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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 30 mars 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1921-03-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME XH.— No 73 MONTREAL, MERCREDI 30 MARS 1921 TROIS SOUS LE NUMERO \honnements par la poste : t cii.-'n quotidienne CANADA.$6.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Edition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur : *L—1 Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 Administration, Main 616$ HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! La guerre et les chemins de fer M.Pelletier et nous avons, dès le dépôt des prévisions budgétaires, noté deux faits saillants: d’une part, les dépenses con-.re, prévues par l’argentier fédéral: intérêt Bécutives à la guerre, prev .„ sur les dépenses de guerre proprement dites, pensions, colonisation militaire, réinstallation des soldats dans la vie civile, dépassaient, à elles seules, de quatre-vingt-dix millions l’ensemble des dépenses prévues pour l’administration générale du pays; d’autre part, le budget fédéral prévoyait, pour la seule administration des chemins de fer actuellement dirigés par le pouvoir central, une dépense de cent soixante-douze, ou (en y comprenant les déboursés imputables au capital), de plus de cent quatre-vingts millions — soit, trente-cinq ou quarante-trois millions de plus que pour l’administration générale, estimée a cent trente-sept millions.(Voir le Devoir des 9 et 10 mars.) En prenant les plus bas chiffres, nous constatons ainsi que, d’après les prévisions officielles, les suites de la guerre et les chemins de fer exigeront ensemble un débours dépassant de cent vingt-cinq millions les dépenses générales d’administration.Ce que nous voulons signaler aujourd’hui, c’est qu’au témoignage du conseil d’administration des chemins de fer dits nationaux, une partie des déficits accusés par ceux-ci sont directement imputables à la guerre.Cela est dit, eu toutes lettres, dans le premier de la série d’articles que le directeur du service de publicité de ces chemins de fer fait actuellement paraître dans les journaux de langue anglaise (voir, entre autres, la Gazette d’hier).Le fond de sa thèse, c’est que l’état financier actuel des chemins de fer nationaux tient essentiellement à l’insuffisance du trafic.Ils avaient été construits, dit-il, en prévision d’une grande période d’expansion, que la guerre est venue entraver.C’est ce que le sous-titre de la Gazette appelle The Blight of the War.“Le Canada entra alors, dit le publiciste'officiel, dans la période de la guerre.Le flot d’immigration s’arrêta.La puissance de production de la nation fut orientée de façon à répondre aux conditions changées.Un demi-million à peu près de nos hommes passèrent la mer et la majorité de ceux qui restèrent ici furent occupés à des besognes destinées à fortifier l’effort militaire.L’ère d’expansion fut close et ainsi fut close aussi la besogne de développement du trafic si nécessaire au succès du plan sous l’empire duquel avait été projeté et construit le gros des nouveaux réseaux.” Et nous voyons ainsi, marquée du doigt par un spécialiste qui est peut-être un ardent partisan de la participation à outrance du Canada à la guerre européenne, l'une des nombreuses conséquences indirectes d’une aventure militaire au caractère et aux proportions insensés.Le temps arrachera aux intéressés d’autres témoignages.* * * —Mais, dira peut-être quelqu’un, nous ne pouvions totalement échapper aux conséquences de la perturbation mondiale.Ainsi, pour n’envisager que la question de l’immigration (et n’en parler qu'au point de vue du publiciste des chemins de fer nationaux), il ne dépendait pas de nous de maintenir un courant migratoire que.les nations européennes interrompaient par nécessité militaire.— Assurément, mais l’étendue même des conséquences de la guerre que l’on pouvait compter pour inévitables nous imposait le devoir de surveiller avec une particulière attention celles que pouvait modifier notre volonté propre.Ainsi, en limitant à des proportions sensées (nous laissons de côté pour le moment la question de principe) notre participation militaire, nous aurions conservé au pays, et sur le sol particulièrement, des producteurs précieux; en orientant notre production vers l’agriculture, au lieu de la fabrication intensive des munitions, nous aurions suscité, non point une prospérité passagère et factice, mais un progrès durable aux 1 ointaines et bienfaisantes conséquences.Par cette augmenta-ion de la production agricole, par les commandes qu’eussent exigées les établissements nouveaux, nous eussions, en particulier, maintenu ou augmenté le trafic des chemins de fer nationaux et, dans une certaine mesure au moins, prévenu la crise actuelle.Qu’on ne dise point que c’est là sagesse de l’escalier et qu’il est facile de prophétiser après l’événement.On n’aurait qu’à ouvrir le Devoir de 1914 pour y trouver, à la date du 17 octobre, sous là signature de notre directeur, tout un plan de mise en valeur de nouvelles terres, avec l’indication détaillée des conséquences heureuses qui en résulteraient pour les différentes industries (instruments aratoires, matériaux de construction, etc.), et les compagnies de transport.— Nous pouvons du reste ajouter que le projet avait, dans le temps, particulièrement intéressé M.T.-Chasc Casgrain.Assez lié avec M.,Bourassa, le ministre des Postes de 1914 demanda même à notre directeur s’il consentirait à discuter avec M.Borden les détails du projet.M.Bourassa répondit qu’il le ferait volontiers, mais le vent soufflait d’un autre côté et l’entrevue n’eut jamais lieu.Les résultats, ainsi douloureusement et quotidiennement constatés, d’une fausse politique nous serviront-ils d’utile leçon?Saurons-nous profiter de ces dures expériences?Nous voulons l’espérer.Orner HEROUX.consacreront que quelques heures par jour.La seule façon d’assurer un service d’inspection médical vigilant, actif, c’est de ne nommer que des médecins qui consentiront à être des fonctionnaires et par conséquent sur le même pied que tous les autres fonctionnaires qui doivent consacrer toutes les heures ouvrables à la ville.Mais le seul moyen de trouver des médecins qui consentent à ce sacrifice à une époque où il suffit d’indiquer sur une plaque qu’on traite les maladies des voies genito-urinaires, pour faire fortune, c’est de les bien payer.Ou le service médical est nécessaire et alors il faut trouver des médecins qualifiés, consciencieux et honnêtes pour le faire et par con-séquent les payer un peu plus qu’un empiové de tramway.Ou bien le service est inutile, et qu’on le supprime; mais il est parfaitement ridicule de les diviser en deux catégories: celle des médecins qui donnent tout leur temps à la ville et celle des médecins qui n’en donnent qu’une partie.D’autant plus qu’il est à noter que ceux qui donneront tout leur temps ne gagneront, d’après l’échelle établie par le docteur Boucher, pas même le double de ceux qui ne donnent que quatre heures par jour.Cette classification est joyeuse et le docteur Boucher h* sait bien; il y aura désormais, sauf quelques exceptions, ceux qui admettent ne pas donner tout leur temps à leur service, et ceux qui ne donnent pas tout leur temps sans l’admettre.L’inspection s'en fera-t-elle mieux?Pour les uns, donner tout leur temps pour un salaire dérisoire leur laissera la conscience à l’aise pour tromper la ville.Ce sera une invite à pratiquer la compensation occulte.Pour les autres, l’inspection médicale ne sera que l’accessoire, la corvée, le travail qu’on expédie r indement, pour un client muet et aveugle.Encore une fois, il n’y a qu'une solution logique et de bon sens, c’est de payer les médecins un traitement raisonnable qui devrait être, au bas chiffre, de quatre mille dollars par année.La ville paie bien son directeur actuel du bureau d’hygiène qui a pour toute compétence le même diplôme que ses aides et il n’a pas à faire comme eux une besogne répugnante et astreignante.Pourquoi cet écart?On a assimilé les médecins inspecteurs à des capitaines de police, mais entre la solde de ceux-ci et celle de leur chef, il n’y a pas la marge qui sé .pare le traitement du docteur Bon 'cher de celui de ses aides.placer.Les réclamations, on le voit, servent à quelque chose.Nous ne désespérons pas de voir le jour où le français sera convenablement traité, tout aussi bien dans le service provincial que dans le service fédéral.On admettra que ce jour ne saurait luire trop tôt.L.0.Louis DUPIRE.Billet dit soir Un peu de musique Bloc-notes Pas de bolchevisme Dans une conférence devant un cercle d’universitaires anglais, hier, sir Frederick Williams-Taylor, de la Banque de Montréal, a, selon le compte rendu de la Gazette de ce matin, “rendu un hommage spécial à la province de Québec, qui est la demeure de la population la plus paisible, la plus heureuse et la plus productive de tout le Canada.Quant u la province d’Ontario, sir Frederick regrette d’avoir à dire qu’il y existe un culte du bolchévisme, qu’on y prêche la sédition et la conspiration, que ces idées y font du progrès, bien qu’il ne pense pas que le péril soit sérieux et qu’il estime que le bon sens de la population mettra fin à tout cela” (Gazette, 3f) mars, page 3).Notons ces paroles, quels que soient les mobiles qui les dictent.Et disons-nous que si le Québec, depuis 1917, s’abstient d’avoir des ministres dans le cabinet Meighen, cela n’empêche pas les compliments de tomber en pluie sur la province.Il n’en a jamais tant reçu.Une réponse Aux deux articles du Devoir sur la loi de l’assistance publique, la Presse répond par des notules où elle parle des “gens de mauvaise foi”, de ceux qui sont “riches en intentions perfides” au point “d’en prêter sans cesse à leurs voisins”, et parle de “certains bondieu-sards” qui “ne comprennent pas que leur DONQUICHOTTISME écervelé constitue la pire menace pour la liberté de conscience et le légitime pouvoir établi”.Tout cela, parce que le Devoir a, une fois de plus rappelé que la Presse et la Sentinel se sont rencontrées dans le même lit, le jour où elles ont parlé de l’affaire Tremblay-Despatie.Ladébauche, quand il se fâche, reste Ladébauche, c’est-à-dire grotesque, rùjioule et prodigue en mots tou-r à*Tait à lui.Et Ladébauche ne s’y entend pas plus dans les questions d’assistance publique qu’en jurisprudence, il a sa spécialité, la ladébancheniaise-rie.Il y excelle.Que ne s’en con-tcnte-f-il?Sur ce terrain, personne ne l’égale, pas même Timothée.Qu’il n’anibitionne pas davantage Chassez Ladébauche, il revient au galop, jusqu’en rédaction.Il pleut une pluie fine, faite de (jrisaille et de glace ; une pluie de brouillard qui pénètre fusqn'ai^ coeur,, goutte à goutte, comme un pleur.Hier c’était Pâques, aujour- ut;a ,Jaill-ul> a Cllllll d hui le déluge ht je suis triste, ( j€ p(.rc (je ja marine marchande ca- Marine marchande Il y a quelques heures, M.Bal-lantyne, que des flatteurs appellent pour un rien, un désappointement futil, une joie que j’aurais voulu avoir et que ta sagesse m’a refusée, je trouve tout sombre et.voilà nadienne, a vanté au parlement le résultat de sa politique de construction navale.Notre marine a eu des recettes de plus de dix millions de que sur lc clavier blanc des doigts 1920 dit-il nous n’avons agiles se posent et Chopin revil.H ^ tn ’t i est là, son âme du moins ! Et voilà Prn: K puit nnlhons rterthm,™ maintenant aan* tante tr0,S-{lllartS.en fra,S ^exploitation, Notes municipales A PROPOS DU CODE DU BATIMENT.— PREPARONS L’AVENIR.— LA CLASSIFICATION DES M E DE GINS INSPECTEURS.Il est question de nouveau du code du bâtiment.Qu’est-ce qu’il contient?Lc public n’en sait rien.Il est très élaboré, très compliqué, très coûteux.Voilà à quoi se limitent les renseignements qui ont transpiré jusqu’ici.Les constructeurs mis au cotirant, ont été effrayés, dit-on, de toutes Tes réserves et les restrictions qu’il impose.Mais personne ne pourra mettre en doute sa nécessité.Il importait de codifier tous les règlements relatifs à la construction et de combler les trous qui avaient pu échapper jusqu’ici à l’oeil attentif du législateur.Mais avant de l’adopter qu’on l’étudie de près et, qu’une fois pour toutes, on fasse disparaître toutes les lacunes.Nous ne croyons pas, par exemple, que le nouveau code tienne compte de l’apparence extérieure des maisons.Si ce détail a été négligé.ne serait-il pas opportun d’y remédier?Tout architecte de lion goût et de bonne foi admettra qu’au point de vue esthétique la maison d’haliitation est en rétrogression constante à Montréal.L’aspect extérieur des habitations construites il y a cinquante ans et plus ne manquait pas de cachet.Celles-ci étaient de proportions heureuses, de lignes sobres, privées à la fois de ce mâchicoulis de tôle et de ces escaliers en tire-bouchon qui donnent aux maisons modernes cet air parvenu, nouveau riche.Pourquoi ne pas prendre le seul moyen à la disposition des autorités municipales en abolissant cette manie des constructeurs?Le code du bâtiment devait pourvoir à la nomination d’une commission d’architectes, commission bénévole — il nous semble qu’il serait facile d’en recruter le personnel — qui approuverait tous les plans pour les constructions nouvelles ou les modifications aux constructions actuelles.Dans certaines municipalités do la banlieue les horreurs qui déshonorent Montréal ne se voient pas, bien que celles-ci aient gangrené les nouveaux quartiers de Québec.A quoi attribuer la tection esthétique dont ont ces villes ?Au simple fait de la création d’une commission du genre de celle que nous réclamons, qui ne s’occupe pas seulement des plans intérieurs des maisons mais aussi bien de l’extérieur.C’est proprement le rôle du gouvernement municipal de sauvegarder l’avenir, de prévenir Montréal contre la propagation d'une laideur qui ne peut pas invoquer l'excuse do l'économie: clic coûte plus cher que la mesure et le bon goût.Beethoven maintenant aans toute sa mélancolie et son charme de poète rêveur.L’harmonie se fait plus admirablement forte, douce, presque sublime.Inconsciemment je monte, j'admire et je ne sais plus s’il pleut ni s’il neige, ni qu’il fait laid dehors.Et j’aime la vie parce qu’elle est bonne, parce qu'elle a des moments de joie intense.Chante encore, pfantste délient, fais vibrer (on instrument docile; donne-lui ton âme et même M.de la Roquchrnne goûtera la saveur de ta rusticité.SUZON Autour d’une inauguration UN SUCCESSEUR DE LANGUE FRANÇAISE AU COLONEL HIB-BARD.Lc docteur Boucher vient de diviser en deux catégories les mc-decins-inspectei rs de la ville.Il y aura désormais ceux qui doivent consacrer tout leur temps au service municipal et ceux qui ne Les journaux annonçaient hier que M.Adrien Beaudry, le nouveau président de la commission des services publics, a siégé pour la première fois à Québec.M.Beaudry, on le sait, a succédé à feu le colonel Hibbard.Iæs autres membres de la commission sont deux Canadiens français, M.F.C.Laberge et sir Georges Garneau.Ainsi que nous j’avons annoncé à nos lecteurs au cours de la session, sir Georges Garneau a l’intention de démissionner, mais à la requête du gouvernement il consent à conserver son poste pendant quelques mois.Eventuellement, il sera remplacé par un Anglais de la région de Québec si possible.La coutume veut, en effet, que sur les trois l?r(>: membres de la commission, l’un joui vjppnp dp Québec et les deux autres de Montréal.Un fait intéressant à noter au sujet de M.Beaudry: c’est «pie.Canadien-français.il a succédé à un président anglais.Quand la vacance s’est produite, au cours de la session, nous avons signalé tout de suite la manie, aussi courante à Québec qu'à Ottawa, de ne confier les postes importants qu’à des sujets de langue anglaise, accréditant de la sorte la légende que lorsqu’il s’agit de financés, d'affaires, il est impossible de trouver une compétence canadienne-française pour occuper le poste.Le gouvernement, en présence de ces réclamations, s’avisa fort à propos qu’on trouverait des avocats canadiens-français tout aussi capables que M.Hibbard pour le rem- il nous reste un surplus brut de plus d’un million et quart, a-t-il dit en substance.C’est à voir.Les recettes nettes sont exactement de $781.400 sur l’ensemble des opérations de notre marine marchande, en 1920, ce qui équivaut à un intérêt de moins de deux et demi pour cent^ (exactement 2.35) sur les 49 millions et demi qu’elle nous a coûtés à date.En fait, si l’on tient compte de ce que ces 49 millions et demi nous coûtent en intérêts, ainsi que de la dépréciation des navires, que des calculs de journaux ministériels évaluent à 17 millions, la marine marchande canadienne a enregistré, en 1920, une perte réelle de 19 millions.Ajoutons cela au déficit des chemins de fer d’Etat, évalué à une soixantaine de millions par des amis du cabinet Meighen et qui, selon un technicien en voies ferrées, M.Payne, autrefois statisticien des chemins de fer, h Ottawa, est en réalité de plus de 135 millions, — et l’on voit où nous mènent les entreprises hasardeuses de l’Etat.Ce qu’il y a de plus clair dans tout cela, c’est que les seuls à avoir fait de l’argent avec les chemins de fer et les navires à vapeur de l’Etat, ce sont ceux qui les ont construits.Pour nous, nous avons payé la note, soldé les déficits et il nous reste l’agréable perspective de continuer à payer et à payer.Printemps?Alors que tout le monde, ou presque, croyait le printemps définitivement arrivé, et quinze jours plus tôt que de coutume, l’hiver nous a fondu dessus de nouveau, le thermomètre a dégringolé en quelques heures d’une cinquantaine de degrés, les gens qui se promenaient vêtus comme en mai dans les rues se hâtent de rentrer à la maison et d’y faire du feu, il y a de la neige nouvelle aux flancs du Mont-Royal, les camionneurs se battent les mains pour se les dégeler, les eaux du fleuve fument, sous le froid, et vingt mille Montréalais pincent un dixième rhume de cerveau.C'itst ce que dts poètes appellent, avec un optimisme et une fantaisie incorrigibles, "le beau printemps”.F.sel a va fte Les révélations faites à Macon, Géorgie, (Etats-Unis) à propos des cruautés d'un planteur blanc qui, -on quelques mois, a fait assassiner onze noirs à son emploi, et a traité les autres nègres qui travaillaient pour lui comme s’ils eussent vécu La session fédérale .- .- - ., 0 La gauche est d’humeur belliqueuse Elle soulève un débat où il est encore question de la démission de M.Ames.— Le gouvernement en majorité de 31 voix.—La marine marchande de M.Ballantyne a ses déficits, que le ministre n’avoue pas.(PAR LEO-PAUL DESROSIERSi Ottawa, 29.—S’il est rare de voir des montagnes qui accouchent des souris, comme dans La Fontaine, il est encore plus difficile de contempler des souris enfantant des montagnes.C’est cependant te phénomène merveilleux que ce mardi de Pâques a lorgné du coin de l’oeil en Chambre, cet après-midi.La députation avait pris de bonnes vacances, qui ne manquent pas souvent de réjouissances, surtout dans la province de Québec, et elle revenait un peu lassée, engourdie et dissipée de son voyage dans toutes les parties du pays.Encore somnolente et endolorie par le trajet en chemin de fer, elle arrive au parlement.Et là, la première chose qui l’attend, c’est une déclaration très importante de VI.Ballantyne sur la marine marchande canadienne, qu’il lui faut avaler bon gré mal gré, et discuter plus ou moins mal, sans reprendre haleine.Plusieurs députés sont absents et les autres s'en tirent comme ils peuvent.Le docteur Clark qui s’est tout le temps reposé à Ottawa, y mot de la vigour.L'opposition libérale est muselée, par scs déclarations anté- aux pires temps de l’esciavage, soulèvent l’indignation même dans les milieux blancs du Sud, où on n’a pourtant d’habitude aucune pitié pour quiconque a la peau noire.Le planteur Williams, arrêté pour meurtre, devra subir son procès ces semaines-ci.Il faut souhaiter que, pour cette fois, la justice du ' ud n’essaie pas de dérober à son châtiment l'auteur de tous ces meurtres, en tefttant d’invoquer, pour le couvrir, et pour lui éviter la potence, le fait que la plupart de ces assassinats ont été exécutés par un employé de Williams, qui se servait de lui pour terroriser sa matn-d'oeuvré noire Manning et d’autres témoins ont déjà déclaré que c’est à l’instigation de Williams et sur ses menaces de les tuer, eux aussi, s’ils ne faisaient pas ce qu’il voulait.qu'ils ont noyé ou assommé les onze victimes déjà découvertes par les policiers.Pour un pays qui se vante hautement de sa civilisation, qui a crié à la cruauté de l'Espagne envers les Cubains, qui a voulu maintes fois intervenir dans les affaires du Mexique sous prétexte qu’il fallait y protéger les droits de l’humanité, et où l’on s'est tant battu les flancs pour dénonceu les atrocités allemandes, pendant la guerre, les Etats-Unis devraient une fois pour toutes faire leur examen de conscience et de se demander sincèrement s’il y a au monde un pavs qui traite plus durement et plus stupidement une partie de sa population qu'ils le font eux-me-nies des dix millions de citoyens américains de race noire.On a beaucoup parlé, aux Etats-Unis, des massacres de Juifs en Pologne, a Autriche, en Russie et en Galiçio ; pourquoi ne pas commencer enfin nnr v suporinier les lynchages ol les atrocités commis envers les nègres, dans bien des cas innocents «les crimes qu’on letu reproche ?Et même si ceux-ci étaient coupables de tout ee dont on les accuse, pourquoi ne les traduit-on pas devant les tribunaux réguliers, au beu de les brûler à petit feu.comme cela se voit prescrue chaque mots dans les Etats du Sud ?Politesse Un capitaine anglais qui a fait un long séjour en Silésie, raconte flans un livre tout récent, Pole and Czech in Silesia, cet incident au sujet d’une commission internationa-ie dépêchée dans cette région, il y a quelques mois.“Le président était un Français, diplomate poli, versé dans les arts et les lettres, courtois dans ses réponses aux questions, et remarquable pour son talent à éviter les impairs.Le délégué italien était un homme d’un excellent coeur, bienveillant outre mesure.Mais, des deux délégués américains, l’un n’avait absolument aucune notion quelconque des condi fions politiques européennes; il parlait, aux réunions de la coin-mission.comme à un conseil d’administrateurs, il tenait de longs discours pompeux, en anglais, à une commission peu nombreuse, dont deux ou trois membres sculenvnt savaient un tant soit peu d’anglais; et l’autre était pire que lui.Présenté un jour à une comtesse, à Varsovie, celui-ci l’interrompit soudain d’un geste inattendu, dit: "Une minute.comtesse!”, traversa la pièce en se déshenrumant, cracha dans la rue par la fenêtre, et, les mains dans ses poches, revint, en disant: "Vous disiez, comtesse?Parlez vite, vous savez, je n'i.i pas de temps à perdre, moi: je ne vous dis que ça!” Gette anecdote rappellera un tant soit peu à quelques journalistes d'ici qui furent témoins de l’entrevue.à l’époque, la façon dont un reporter d’un journal anglais de Montréal, approcha, au temps du congrès eucharistique de Montréal, le délégué papal, S.E.le cardinal Vannutelli.La main largement ten due, l’homme saisit la droite du car dînai et la lui broya dans la sienne, on s’exclamant: ‘’tlow do vau do, cardinal?Hou> is the Pope?” e.p.rieures, et liée à la politique du gouvernement; elle a beau tirer sur sa chaîne pour aboyer à son aise, elle reste attachée au poteau.Le débat s’en allait ainsi, glissant sur une belle voie, quand M.King intervient, et d’un geste brusque, manoeuvre l’aiguille qui l’engage sur une autre voie, sans crier gare.Alors que les orateurs précédents s’en étaient tenus à la question, le chef de l'opposition présente un amendement à la motion pour que la Chambre se forme en comité des subsides, ce qui avait permis le discours de M.Ballantyne.II veut que la députation déclare que “ la représentation an parlement étant un droit fondamental du peuple, des brefs devraient être signés incessamment, pour remplir les vacances actuelles à la Chambre des Communes, et que des poils devraient être ouverts le plus tôt possible pour assurer la représentation de tontes les divisions électorales au cours de la présente session du parlement.” H y a, en effet, six comtés qui n’ont pas de députés à Ottawa.Le gouvernement ne pouvait pas s’opposer à cette résolution, qui comprend un principe admis par tout le monde; mais présentée dans les circonstances aussi particulières, elle équivalait à une motion de non-confiance et les unionistes doivent faire face à la meute.Quel est le but de M.King?1,1 a jeté l’autre jour dans les tranchées ministérielles une homin' dont M.Meighen a prestement éteint la mèche, d’un geste brusque: l’illégalité de la lettre de démission de M.Ames.M.King a sans doute voulu se reprendre aujourd’hui, et il a réussi en lionne partie, grâce à l’assistance de ses partisans.Les libéraux voudraient-ils temporiser, et retarder le débat autant que possible?En tout cas, il est certain qu'ils se sont fait du capital politique pendant une bonne partie de la séance.S’ils espéraient prendre le gouvernement en minorité, ils ont été trompés puisque le vote pris à minuit a donné une majorité de 31 au parti ministériel.En tout cas, la débauche de paroles et de discours a continué encore toute la journée puisque la résolution était d’avance défaite et écrasée.Le pays n’aura qu’à paver pour que ses représentants viennent se faire, au parlement, les arguments dont ils se serviront plus tard pour l’attirer dans leurs filets.Après la discussion de cet amendement, la Chambre a voté quelques crédits au ministre de l’Intérieur.M.Tolmie en a profité pour annoncer la réorganisation de son ministère dans un délai assez court.Elle s'imposait depuis longtemps.On trouve en effet dans le ministère de l’agriculture toutes sortes de branches qui n’ont pas d’utilité.Ainsi, bon nombre de fonctionnaires s’occupent des pouvoirs hydrauliques du gouvernement.Or, le parlement fédéral n’a de contrôle que sur les rivières e* les fleuves des provinces de l’Ouest, qui.sont, on ne peut plus dépourvues de ces ressources.On fait aussi de l’irrigation sur une grande échelle, avec cartes, plans et devis, etc., quand i! y a encore des milliers d’acres de terre, qui n'ont nas besoin d’être irriguées et sont à la disposition du colon.Les experts américains n’y ont vu aue du feu, et ils ont accordé es salaires les plus élevés aux em-oloyés inutihs mais spécialisés, qui font pour le Canada un travail souvent prématuré.Les fonctionnaires qui font du travail vraiment utile sont les moins rémunérés.Enfin, des quest i ns importantes ont été remuées ici et là, M.Meighen a dû se lever trois fois, et faire trois discours, mais sans avoir le beau i -(Me touiours, comme il est d’habi-! tude courante.L’argumentation robuste de M.Lapointe a passé à travers la sienne comme à travers une toile d’araignée, et l’opposition, bien en train, encouragée et remuante, a manifesté une combativité remarquable Au début de la séance, le premier-ministre a dé,rosé une copi'1 du1 traité conclu entre la France et le Canada dont le Devoir donne le texte ailleurs.M.Ballantyne, dans un discours très long, expose la situation de notre marine marchande canadienne.L’année 1920 a été spécialement désastreuse pour les armateurs et les sociétés de navigation, La panique causée par les sous-marins allemands pendant la guerre a porté les nations alliées à s’embarquer dans une politique de construction intense.“Au début de la guerre le tonnage mondial était d’environ 49.000.000 de tonnes.Le tonnage mondial aujourd'hui est d’environ (15.000.000 tonnes”.La concurrence est plus grande et les prix du frnnsnort baissent tandis que les frais d'exploitation ne diminuent pas sensiblement.La baisse des taux a atteint des pourcentages très élevés : 05 p.e.pour la farine, fil p.c.pour le grain, 48 p.e.sur les céréales et ainsi desuite.Les diminutions ont été en moyenne de 17 à 50 p.e.sur les marchandises envoyées dans l'Amérique du Sud, de 20 p.c.sur les produits en- voyés aux Indes, de 15 à 30 p.c.sur ceux que hi Colombie-Anglaise envoie en Australie.Le bois de construction, à lui seul, enregistre une baisse de 25 p.c.En même temps que se produisait ce phénomène, les dépenses d’opération étaient les plus hautes connues dans l’histoîre.Le fret a manqué aussi très souvent, en Angleterre, aux Etats-Unis et ailleurs, et des navires sont restés dans les ports à attendre des chargements et à les solliciter.Le Canada possède aujourd’hui une marine marchande d’Etat de 47 navires jaugeant environ 259.-783 tonnes et il reste à terminer encore 10 navires jaugeant 114,470 tonnes.Lorsque le gouvernement aura exécuté son programme en entier, nous aurons ainsi à notre disposition 63 navires, d’une capacité approximative de 374.254 tonnes.Quelques-uns sont munis d’appareils de chauffage à l’huile, d’autres de compartiments frigo-rifiques.L’an passé, le gouvernement a voté pour la construction de cette marine la somme de $20,-000,000, dont la plus grande partie est maintenant dépensée.Sur les $8.000.000 nécessaires pour la terminer, $1.0(î'5.4!>0 ont déjà été accordés l’an passé, par le parlement, qui n’aura à voter, cette année, que lu balance.11 paraît que nous aurions économisé de forts montants, puisque le coût de construction pour les navires américains a été de $215.la tonne, tandis qu’il n’a été pour nous que de $191.95.Même économie pour les salaires des marins.Un bulletin émis par une compagnie de New-York porte, que pour un navire de_ 8.100 tonnes, nous payons $3,-705 de salaires tandis que les Anglais paieraient $3.924, les Américains $5.315, Les Norvégiens et les Japonais paient moins cher que nous cependant.Le nombre total des marins est de 1,674, dont 808 sont Mes Cana diens, et les autres des Anglais.M.Ballantyne énumère ensuite les services établis et dit entre quels ports nos navires font la navette.Cinq routes maritimes ont été établies pendant l’année 1920.Et pour donner effet au traité de eominvr-ce signé avec les Antilles, deux vapeurs seront aménagés pour transporter les passagers.Comme notre marine marchande a été construite pour favoriser notre commerce d’exportation, le ministre (de la marine dit quels pro doits ont été spécialement transportés par nos vaisseaux, et dans quels pays ils l’ont été.Le total re présente une valeur de $50,000,00(1 environ, et le nom de chaque navi re précédé du mot Canadian fut pour notre pays une bonne publicité.Pour l'année qui vient de s'écouler, le revenu brut forme une sommé totale de $10,027,442.77, tandis que les frais >d'opération sont de $8,733,917.22, laissant une balance favorable de $1,293,525.55.Mais il faut déduire de ce profit une somme pour la dépréciation, une autre pour les frais d’incorporation et pour les engagements en cours, de sorte qu’il ne reste en bc néfices nets que $781,460.09, qui re présentent environ 2.25 pour cent d’intérêt sur les sommes dépensées par notre gouvernement pour la construction des navires.Et le bilan général, tel qu’établi récemment 'démontre que notre marine mar chaude, avec son outillage, a un ae tif de $53,687,649.40, comme le prouve le certificat des contrôleurs.M.Ballantyne félicite la compagnie gouvernementale qui administre notre marine, des bons résultats obtenus malgré les conditions difficiles de l’année 1920.Pour Pave nir, ij apparaît tout en rose au ministre.Les 23,000 milles de chemins de fer administrés par le gouverne ment alimenteront nos navires.Si les taux du fret sont encore suscep tiblcs de diminution, les frais d’opération le sont aussi.Et le Canada peut concurrencer les vieilles na lions en construisant à meilleur marché, la* cabinet étudie dans le moment s'il est Opportun d’accor der encore une prime aux constructeurs de navires; le ministre des finances fera une déclaration sur ce sujet en temps et lieu.Quant au gouvernement, son programme sera exécuté vers le mois de juillet prochain.Le ministre de la marine rappelle ensuite qu’il a énoncé sa politique le 4 avril 1918, et que la Chambre des Communes a été unanime à lui donner son approbation.Les chefs libéraux ont été très enthousiastes et ont félicité le gouvernement à cet te époque.Le pays aussi par la voix des journaux n’a jets ménagé ses éloges.Et M.Ballantyne croit qu’ils sont encore dus.Presque toute la machinerie est de fabrication canadienne, et peut se comparer à celle des navires étrangers.Les produits canadiens sont maintenant transportés dans lés pays du monde les plus éloignés.Notre"commerce, notre agriculture et nos industries tirent ainsi de notre marine des avantages appréciables.LA CRITIQUE M.I).D.Mackenzie ouvre le feu contre M.Ballantyne.i.cs navires canadiens ne valent pas In moitié de la somme qu’ils ont coûté, vu la dépréciation générale qui se fait sentir aujourd’hui ; et le gouvernement aurait dû cesser d'en construire dès la signature de l’armistice.Si l'opposition avait su en 1918 que le ministère continuerait cette politique durant plusieurs années, elle aurait étudié plus attentivement le projet.Telle est l’excuse que les libéraux se donnent pour avoir approuvé cette politique.M.Lemieux reprend cet argument quelques instants plus tard, ainsi que le docteur Clark.Malheureusement il ne vaut pas beaucoup, puisqu'aucun contrat n’a été signé, ni un navire commencé depuis l'armistice, comme M.Meighen devait le déclarer quelques instants (Suite à la 2ème page.) l.E liKVOlU, iVlüNiHÜAI., MEHtKKDI 30 iUAUS 1021 VOL.XII.— No j~r i)aurav demeure fidèle divorce par chaque trois maria- i’^mc fictive pour exploiter les che-m.ons-nous sur ce tram-,a.avec le même caractère d’inflcxibi-i**8* et même trente d’entre eux en ! «uns de fer et les navires canadiens.1 chef de 1 Opposition tom-son sujet à lui.Il y a plu-anees, et les brefs d’élec-sont pas encore signés.Ces comtés ont droit a ce que leur représentant soit en Chambre durant Bagues de Fiançailles Noun vous avons longuement en-(relenus du diamant.Cette pierre ne saurait être! absente de la bague de» fiançailles, en raison de son symbolisme.Le diamant n'cNt sujet à aucune vicissitude : ainsi sera l'amour que vous «rçx voué à l’élue de- votre coeur et de vos pensées.Donc, par son inaltérabilité, cette gemme est excellemment la parure qui convient à l'anneau tant convoité.Mais de ce qu elle est indispensable, il n’en faut pas conclure qu’elle ne souffre pas d’être accompagnée par d’autres pierreries.Au contraire, le diamant s'accommode très bien de leur voisinage.Souvent, il gagne en éclat, par contraste avec son entourage.Ainsi, le diamant et les perles forment une combinaison qui n'a pas de supérieure en beauté.On en peut dire quasi autant du diamant associé au rubis, au saphir, à l'émeraude, à l’aigue-marine, voire même à l’onyx: Il arrive souvent que la bague de fiançailles suit présentée à la fiancée à son anniversaire de naissance.Alors le diamant peut très bien s'allier à la pierre de naissance pour orner le chaton du joyau symbolique.Notre assortiment se prête admirablement à toutes les combinaisons.Nous avons des bagnes dont les diamants sont entourés d'un cortège de gemmes variées à l’infini, et il s’en trouve de tous les prix.Vos ouvriers experts réparent soigneusement : chronométrés montres de precision et horloges à sonnerie compliquée.* Scott & Bousquet 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se forme ensuite en comité des subsides.M.Tolmie, ministre de l’agriculture, remplace M.Lougheed.sénateur.Après avoir 1 voté la liste civile, la Chambre s’ajourne à 2 heures Vis du matin.Léo-Paul DESROSiERS.CONTRE L’ADULTERE.mais il me semble que c’est le i/e- Tll-•qU aU (ié4blit ,'k' ;SlJ laborieuse Pair de tons les amis de l’ordre et î.fJnS!£ «arerdotale.Au soir de sa * ¦ de la morale de diminuer, m moins aedaignant un repos bien me 1., procureur généra! Lewis du lia session.Pour prendre* "un “ras - ptas'Possible, ces choses qui nous • déféwS^il^ne^riinr0^*; l|,‘’Mrr»* ^ New YorH, a résolu i particulier, la démission de M.heminent sûrement vers une ca- T- ne 7 (IIHI mm le (V.iits f,.,; ' Uon.avec )r plus haut salaire payé ?Qtiel-U pour ira/,UUU,UUU dt iruits liais „„ semaines d’apprentissage suffisent ; et de fruits en conserve.Et ce qui système moderne.Position assurée, pourren-CSt pire nous sommes allés les cher- iâge payé en apprenant.S'adresser Moler cher là où ils se vendaient le plus Bttrbcr Col,**e'6“ st'Laurent-citer.____________________ _____________?Sir Henry a ensuite parlé des pommes canadiennes et a déclaré que l’an dernier, il s’en était perdu une grande quantité faute d’acheteurs.Il a terminé en disant que les marchands détaillants pouvaient aider à remédier à cet état de choses.Ni vendu REPARATIONS MEUBLES de toutes sortes polis et rembourrés ; matelas et Waldorf refaits.Echangeons meubles neufs contre vieux.Rolland Frère* et t’Ie, 1294 St-DenU et 1 oorier.St-Lonis 937w.EDUCATION Le Devoir ne se vend qu’au numéro.il ne vend jamais tout son ti- L’anglais enseigné par la poste rage au meme bonhomme, il ne rom- 2r,c u leçon merce fias de son influence.C'est à Toute dernière méthode.Résultats anrpre-cause de relu nu'il u ,!,¦ /., 1,0/0.,- ; nanls en quelques semaines., j 7 UC ni laleur.i Je garantis par écrit faire lire, écrire et I lus OU se venu, moins on vaut.! parler mon élève en anglais dans l'espace _______________ _________________________; de 40 leçons.Etablie i! y a 12 ans.Ecrire pour details NAISSANCE Mlle BLANCHE FISHER.Dept.70.1264 av.Lexington.New-York, N.Y, ieticr; I^s autonomistes parlent j rimnrév,, hJ Aa d’agriculture.— Discours rtc MM.~pr.èvV ,Us Monk, Paquet, Nante! et Gilbert, Un attentat à Terre-Neuve Saint-Jean, T.A'., 30 (S.P.C.) —Un attentat a main armée, que l’on dit être le premier dans l'histoire de Terre-Neuve, a été coin-' ghsc et le bien des àmes.Avec une bonté admirable ils se sont multiplies pour aider à vaincre les rire mières difficultés et donner, avant sa naissance même, une personnalité légale au collège-pensionnat des hautes études, afin d'en assurer of fictellenient l'existence nonobstant niprévu des événements futurs, tout récemment encore, lors de la célébration des noces d’or sacerdo taies de Mgr Dauray, Sa Grandeur Mgr Hickev dans un discours élogieux du parlant Missouri Cooperative Crop, à dix millions de dollars.Les dommages aux grains sont moins considérables.M.J.A.Whitehurst, président de la Chambre d'agriculture d’Oklabo-ma, a déchiré que quatre-vingt-quinze pour cent de tu récolte de fruits de l'Etat d’Oklahoma était détruite.Et encore cé qui reste est fort c -dornmagé.La vague de froid qui s'est éten- ________ due sur presque tous les Etats ne magnifique!sesJ Pas étendue toutefois aux Etats jubilaire et : de l’ouest moyen, où !,t température __ présen du premier.Le discours de M.Ames à Londres en 1920, est clair et “parle oar lui-même”, comme diraient les avocats.La date est aussi importante que te reste du document e! ne peut être ajoutée avec ce sans gène merveilleux dont onjjj^s IMPOTS ET LES HOMMES a fait preuve.F.'argument tu qnogue D'AFFAIRES, employé oar > ministre ne couvre) - pas la faut, qu’il a faite et ne Pex-! Ottawa, 30 rnement ne peut * infiance k iui-niérn« mine tou'e cette di* vole est pri* aver I l'on *a/t, 31 eot* d ta droite.r (ju a termina ivait augmenté eonx.dét < en dépit de ta baisse des somme totale pour res on lot* a été de f2.2WB.Uhi»,hh.Bouchard, maire de Saint-Hyacin-thc.M.Jos.Beaubien, maire d’Ou-tromont, M.Thurber, maire de Lonaucuil, leurs municipalités res-pertives.Les délégués s’oreupcrnnt aussi de logements ouvriers, des octrois fédéraux pour l’amélioration des routes publiques, des restrictions de rimmigratirtn et de nombre de questions municipales.Le groupement des municipalités LA COMMISSION METROPOLITAINE SERA DEFINITIVEMENT FORMEE LE 11 AVRIL PROCHAIN - LE RUT DE CE NOUVEL ORGANISME, Lu commissiou \ métropolitaine des municipalités de l’île de Montréal est déjà en bonne voie de formation.Le greffier de la ville a donné avis au secrétaire de chacune des municipalités intéressées à choisir un représentant pour la grande réunion du 11 avril, alors que les quinze membres de la commission seront définitivement installés dans leurs fonctions.Montréal aura sept représentants, nommés par la commission administrative, dans cette commission nouvelle; puis les villes de West-mount.d’Outreiuont, de Verdun et de Lachine auront chacune un représentant; deux autres membres représenteront l’un, les municipalités de l’est, au nombre de cinq: Pointe-aux-Trembles.Laval de Montréal, Montréal-Est, Montréal-Nord et Saint-Michel; et l’autre, les municipalités de l’ouest, soit Lasal-le, Saint-Pierre, Hampstead,, Mont-Royal, Saint-Laurent et Montréal-Ouest.Et pour compléter le nombre des quinze, il y aura, en plus, M.Justinien Pelletier, contrôleur des finances de la ville, et le représentant du ministère des affaires municipales de la province.A cette réunion extraordinaire du 11 avril, les municipalités du groupe de l’est ont choisi leurs délègues; ce sont MM.Joseph Versailles, maire de Montréal-Est; Rosaire Prieur, maire de la Ppinte-aux-Trembles; A.Brosseau, maire de Montréal-Nord; R.C.Déry, maire de Laval de Montréal, et Z.Pesant, maire de Saint-Michel.Les représentants de Montréal, des villes avoisinantes et des deux groupes, de municipalités doivent être nommés en vertu de la loi, d’ici au 8 avril.Les administrateurs actuels choisiront les représentants de la ville; mais ces derniers ne conserveront leur poste que jusqu’aux élections municipales d’octobre prochain, alors que l’administration nouvelle les maintiendra en fonctions ou les remplacera à sa guise.La commission métropolitaine, fortement recommandée par les commissaires de la charte, a reçu l’appui de M.Taschereau et de M.Mitchell, ministre des affaires municipales; ce qui lui a valu d’être acceptée par les députés et établie définitivement par le gouvernement.Elle a pour principal motif, celui de surveiller les finances de chacune des municipalités de File, sans s’ingérer dans la régie interne de chacune.Elle exercera un contrôle absolu dans les affaires qui intéresseront toutes les municipalités en général, comme les emprunts municipaux, les travaux de pavages, les grands systèmes d’aqueduc et d’égouts, et autres améliorations d’un genre particulier.La commission préparera ainsi tout doucement les voies aux annexions prochaines; elle évitera les banqueroutes des municipalités trop entreprenantes, et préviendra l’annexion de celles qui cherchent ce remède à leurs finances embarrassées.La réunion plénière des membres de la commission métropolitaine suivra de près la revision du 11 avril.En Bulgarie LES ACCUSATIONS CONTRE LE MINISTERE RADOSLAVOFF Sohpia.30.(S.P.A.) — Le Parlement a ratifié hier, comme bien fondées les accusations portées contre le ministère bulgare présidé par Vaseil Rados-iavoff que l’on tient responsable de rentrée en guerre de la Bulgarie contre l’Entente.Les deux tiers des députés ont voté a'ffirmativement.M.Radoslavoff s’est enfui à l’étranger, mais tous les autres accusés sont en prison depuis un an.Le parlement ordonne qu’on fasse tout île suite leur procès.-£ - Femme ministre Vancouver, C.A.30.(S.P.C.) Mme Ralph Smith, qui fait partie du cabinet provincial de la Colombie-Anglaise depuis quelque temps, part pour Ottawa ce soir.Elle assistera au congrès des membres du conseil canadien d’immigration, j Mme Smith se rendra à Montréal et portera la parole au Women’s Canadian Club.Elle pariera aussi à Toronto en revenant à Vancouver.La femme-ministre sera absente un mois.M.Viviani à la Maison Blanche LA CHARTE NOUS COUTE CHER LES AUTORITES MUNICIPALES SOLDENT DE NOUVELLES DK- PENiSKS DUS COMMISSAIRES DE LA CHARTE Al MONTANT DE $3,821.03.La commission de la charte continue à nous coûter des sous.11 ne se passe pas de semaine sans que les administrateurs en acquittent les comptes pour plusieurs milliers de dollars.Au nombre des derniers, se trouvent les suivants, au montant global de $3,821.03: MM.Aimé Geoffrion, $1,827.90 et $790.93; George-A.Campbell, $872.-35; J.-T.Foster, $148.70; Gustave Francq, $136.15; J.Girard.$45.—Les administrateurs votent une somme de $9.771.60 pour maintenir en activité k;s pompes des stations de pompage des égouts des rues Craig et Mill, afin de prévenir une inondation.—La Cie B.-C.Wilkins obtient le contrat pour la fourniture de 842 salopettes à l’usage des pompiers, au prix de $1.35 chacune; et la Cie E.-J.Scott, le eontrat de 1,770 chemises pour les pompiers, à $1.85 chacune.—«M.J.-P, Ricard, gérant du ma gasin municipal, a démissionne; i1.quittera son poste le 1er avril.Histoire pathétique Un certain James Simpson a été accusé, ce matin, d’avoir volé deux petits pains chez l’épicier G.Hers-eovitch, 757, rue Saint-Dominique, et cinq bouteilles de lait chez ses voisins.Il a avoué sa culpabilité.Puis il a raconté une histoire touchante.Marié et père de famille il voyait sa femme et ses enfants torturés par la faim.Il a cherché du secours mais n’a pu en trouver.Alors en désespoir de cause, il est allé voler pour permettre aux siens de subsister.Tout le monde se mouchait en cour de police et les,agents de police sc sentaient même quelque chose monter dans la gorge.La scène devenait pathétique.Alors l’agent de police Boisvert a raconté que l’accusé était un vieux garçon des plus authentiquf s.Les fronts se sont alors rembrunis et c’est d’un ton sévère souligné d'un froncement de sourcils tempétueux que le juge a annoncé à l’accusé qu’il recevrait sa sentence demain.-£- Des pénalités à l’Allemagne Paris, 30.(S.P.A.q — Une dépêche de Londres au Petit Parisien annonce que le premier ministre Lloyd George, sir Lansing Worthington-Evans, secrétaire de la guerre, et le feld-niaréchal Wilson ont conféré ensemble hier soir.Le message dit qu’on croit à Londres qu’il a été question à cotte conférence d’imposer des pénalités militaires à l’Allemagne pour son refus de verser les douze billions de marks demandés par la commission des réparations d’ici au premier mai.-^- Pour se renseigner Mardi prochain, les membres de l’Union Mutuelle des Employés Civiques tiendront une réunion spéciale pour se renseigner sur les deux projets de la charte, qui font l’objet du referendum du seize mai.Pour la circonstance, ils ont lancé des invitations aux commissaires de la charte et aussi aux échevins.Ce sera une assemblée contradictoire scion toutes les apparences.-#—- Acquitté Tclesphorc Laflamme, ancien agent de police, accusé d’avoir volé une dame de la gent canine à Willie Rivet, a été acquitté cc matin par le juge Bazin en Cour de sessions.L animal appartenait à La-flamme et lui avait etc enlevé par Rivet.Laflamme est allé chercher son bien et c’est alors que Rivet a accusé Laflamme de vol, prétendant que ledit animal lui avait été donné en héritage de son frère.Laflamme a prouvé que l’animal i^i appartenait bel et bien._______«n».-:__ MM.Carroll et Drouin et Québec Quebec.30.(D.N.C.) — MM.Car-roll et Nap.Drouin, deux membres de la Commission des liqueurs alcooliques, auront un bureau à Québec.On a commence ec matin à faire certains changements aux appartements de l’asSistant-orateur, afin de permettre aux deux commissaires de Québec, d’y installer leurs bureaux.Cette installation est temporaire.-«- Les Grecs avancent Washington.30.(S.P.A.) — Le président Harding s'est arrangé pour recevoir officiellement aujourd'hui M.René Viviani, envoyé extraordinaire de la République française, venu ici faire une visite de courtoisie an président des Etats-Unis.Mais avant de voir le président.l’ex-premier ministre de France doit être reçu à midi par le secrétaire d’Etat Hughes qui accompagnera le distingué visiteur à la Maison Blanche._.___£_______ , En Nouvelle-Ecosse Halifax, N.E„ 30 (S.P.C) — M.Murray, premier ministre de la Nouvtlle-Ecosse, a dessein de cesser de diriger le parti du gouvernement à la législature provinciale, II gardera le poste de premier ministre cependant C'est le Herald de re matin qui anaouce cette nouvelle.Constantinople, 3ü, ((S.P.A.) — Ia's forces grecques du front septentrional en Asie Mineure ont eu tics escarmouches avec l’arrière-garde de l'armée turque aujourd'hui.Elles ont dépassé la ville de Kski-Shehr lundi soir.L’hôtel de Standbridge ejt détruit Sherbrooke, 30 (D.N.C.) Le feu vient ded éfruire le seul hôtel qu’il y eut à Standbridge, causant (les pertes évaluées à $10,0110.E’s flamme .< nt commencé au troisième et lorsque jes pompiers volontaires sont arrives sur les lieux, l’incendie était tel qu'on n’a pu tenter quoi que ce soit d’effectif.Les pompiers de Barford ont rendu aussi de grands services.L’hôtel appartenait à M.Homer Yates.Une instance EN ALLEMAGNE indivisible LA REVOLTE COMMUNISTE A COMPLETEMENT ECHOUE — LES DERNIERS SOUBRESAUTS.UN MANUFACTURIER PRETEND QUE LE RECORDER GEO F -FIOION A RENDU JUGEMENT SUR UNE PARTIE SEULEMENT D’UNE INSTANCE DANS LAQUELLE IL ETAIT DEMANDEUR.M.A.Vaillancourt, manufacturier de chaussures, a plaidé au mérite, ce matin, par l'entremise de son procureur, sur un bref de certiorari demandé contre la Cour du recorder.Il prétend que cc tribunal n'a rendu jugement que sur une partie du procès seulement.Il s’agit d’une réclamation pour du salaire qui avait été demandée par quatre des employés de la maison Vaillancourt.Ces réclamations variaient de $30 à $50.Os quatre employés faisaient ce qu’on appelle en terme du métier du ‘‘Image”.Ils étaient payés à tant la caisse.On les payait régulièrement, lorsqu’un jour ils se sont vu refuser le paiement de leur salaire.Us ont poursuivi, en Cour su-nérieure, la maison Vaillancourt pour le montant de leur dû.Cette dernière, par voie do demande rc-conventionnelle, a prétendu que ces quatre employés lui devaient une* somme de $100.O chiffre représentait des heures de travail que ce s employés avaient escamoté à la défenderesse.Cette dernière alléguait qu’ils avaient inscrit des heures de travail supplémentaires sans avoir réellement fait le travail.Le recorder Geoffrion qui a entendu la cause a déclaré que la demande reeonventionnelle de la maison Vaillancourt était bien fondée mais que comme la somme réclamée dépassait $100, il ne pouvait pas rendre jugement sur cette procédure.Le recorder a cru devoir cependant accorder la demande des quatre employés.La maison Vaillancourt prétend que la demande principale et la demande reeonventionnelle ne faisaient qu’une instance dans ce procès et qu’en faisant droit à une réclamation le recorder Geoffrion aurait dû aussi faire droit à la sc-cpnde demande.Le juge Bruneau, devant qui la cause est venue dernièrement a donné gain de cause à la défenderesse en disant que les deux demandes ne faisaient qu’un tout.Il disait que le recorder aurait dû se déclarer compétent sur la demande reeonventionnelle comme sur la demande principale.Le juge Surveyer a pris la cause en délibéré.-£- Berlin, 30 - (S.P.A.) - Les nouvelles de l'Allemagne centrale portent que la révolte communiste qui paraissait menaçante la semaine dernière, dégénère rapidement er.petits soulèvements sans consistance.On déclare que lu base même de la révolution préméditée est à l'eau.On rapporte de Halle et de Jéna que certaines usines d’énergie électrl-ue ont fermé leurs portes pur suite es grèves.Quant aux tentatives faites pour faire chômer les gens dans U* district de la Rurh, elles ont pitoyablement échoué, sauf à Ramschéid, où une demi-douzaine d’ouvriers ne se sont pas présentés à leur poste de travail.Les communistes nuisent encore un peu à la circulation des chemins de fer à diverses jonctions en Allemagne occidentale.Le vote a été pris parmi les ouvriers de Berlin, hier pour décider do la grève générale dans les industries, mais le vote a été formidablement en défaveur de l’agitation.* * * Cologne, 30 — (S.P.A.) — Les tié-marches des communistes pour déclencher une grève complète à So-lingen ont été vaines, suivant un télégramme reçu ici de cette ville que les troupes anglaises occupent.Des groupes d’èmeutiers ont pénétré dans les édifices publics de diverses communes des alentours de la cité et ont pillé des banques, mais la police leur a ensuite tombé dessus.Gevelsberg a été pendant quelques heures hier sous la botte des communistes.Ceux-ci ont fait une forte opposition aux policiers, qui finalement leur ont tue 28 hommes.La police a elle aussi subi des pertes considérables.ÇA RECOMMENCE Berlin, 30 — (S.P.A.) — Les soulèvements se rallument en diverses sections de l’Allemagne et les nouvelles du jour indiquent qu’une soixantaine de personnes ont été tuées par la reprise des combats.La région qui sépale Leipzig et Halle parait être maintenant la zone préférée des opérations communistes.Le service des trains a été suspendu entre res deux villes.Les communistes, 'rnttus dernièrement dans le diÿrict de Mansfehl, ont regroupé leurs forces près de Grobzig, où, dit-on, ils détiennent une position formidable.Ils sont bien armés et la police de sûreté a perdu douze hommes en voulant les eu déloger.Mais les pertes ont été particulièrement fortes à Gevelsberg, West phalio, où 50 personnes ont trouvé la mort hier.Un sténographe récalcitrant M.A.Saint-Martin, sténographe de la Cour supériure, a dû répondre ce matin, devant le juge Surveyer, en Cour de pratique, à une demande de règle nisi qui avait été formulée contre lui Un avocat voulait forcer ce sténographe à produire des dépositions qui avaient été sténographiées par l'intimé.Le requérant prétendait qu'il avait, à plusieurs reprises, demandé à ce sténographe de lui fournir les dé-uosilions en question en lui offrant de payer les frais de transcription, mais que ce dernier avait refusé, 11 a donc pris une règle nisi comme mesure coercitive.M.Saint-Martin s’est fortement opposé à cette procédure qu'on veut faire contre lui.Il prétend qu'aucun juge n'a le droit de forcer un sténographe de la Cour A produire des dépositions.Il déclare que les sténographes officiels relèvent du protonotairc et que les juges n’ont pas de juridiction sur eux.M.St-Martin prétend que c'est un chantage organise par les avocats et que ces derniers et les juges se partagent les fruits du Initin.Le juge Surveyer a d’abord refusé d’entendre Vt.Saint-Martin,.en disant que ses arguments étaient oiseux td qu'il devait produire les documents demandés quitte à plaider sa cause, plus tard, devant un autre tribunal.M.Saint-Martin fera de nouveau valoir rcs raisons à l'encontre du requérant, cet après-midi, -———•- ETAT DE SIEGE A ESSEN Berlin, 30 — (S.P.A.) — Une dépêche d'Essen mande qu’un état de siAge extraordinaire a été déclaré dans cette ville, mais que les usines Krupp soi t encore en fonctionnement et que les tramways continuent à circuler.CINQUANTE MORTS Londres, 30 —- (S.P.A.) — La pacification des insurgés communistes à Gevelsberg, en Wcstphalie, a coûté la vie à 50 personnes, suivant des messages reçus de Berlin.Au cours < es désordres à Mennheim, la polire a été attaquée et en ripostant elle a tué trois personnes et en a blessé cinq autres.A Dresde, 92 communistes ont été arrêtés.-«- Séance du cabinet à Québec Québec, 30.(D.N.C.) — II v a eu, ce matin, une séance du cabinet provincial.Tous les ministres, à l’exception de M.Perrault étaient présents.Il est fort probable qu’au cours de celte séance, il a été question de la date des élections partielles dans ie comté de Ven-bores dont le siège à la Chambre est libre depuis la nomination de M.A.Beau-dry, comme président de la commission des services publics.Avant la séance du cabinet.M.Taschereau a reçu la visite de M- Adhémar Gagnon.propriétaire de la cie des Agences Européenne* qui est arrivé d'Europe ces jours-ci.M.Louis Letourneau a aussi rendu visite au premier ministre ainsi (pie M.Phaneuf.Condamnés au bagne Le juge Weir a rendu jugement ce matin dans la cause de Giovanni Messouri accusé de recel de marchandises, et de Nicholas Smith, de ton live de meurtre sur la personne de J.Carey, Smith a été condanné à cinq >ms de pénitencier.II avait de plus été relâché do prison précédemment sur un ‘‘ticket of leave” de 2 ans et demi.Le juge l'a condamné à faire deux années do plus, soit en tout s:pt ans.Messouri, trouvé coupable, a d’abord été condamné à trois mois do travaux forcés.Le juge lui a demandé s'il avait quelque chose à dire.Messouri a répondu qu'il était innocent.Le juge a «lors ajouté trois mois de plus a la sentence précédente.L’enquête du Grand-T ronc La Commission d'arbitrage du Grand-Tronc a rcnri.s ses séances, cé malin.M.Geoffrey Roeboetham, comptable expert de la maison Price Waterhouse Co., a expliqué la manière dont les livres de la compagnie du Grand Tronc étaient tenus.R a aussi donn • des chiffres relativement aux avances faites au Grand Tronc, par les gouvernements de l'Alberta et de la Saskatchewan.Il a de plus déclaré que le gouvernement canadien avait avancé $100,000,000.au Grand-Tronc.Il a aussi parlé des compagnies subsidiaires du Grand-Tronc, telles que la "Grand Trunc & Terminal Co,’, 1 LE TEMPS I iiiüiiiüiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiriiiiiiiiiiii Toronto, 0.(S.P.C.) — Le temps est beau dans Québec et dans les provinces maritimes.Il fait froid dans l'Ouest.TEMPS PROBABLE.Lacs inférieurs et Baie Géorgienne.Beau et doux aujourd’hui et demain.Vallée de ’’Outaouais et Haut St-Laurent: Beau et doux aujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent : Plus doux.Golfe et rive nord: Plus froid, demain.Prince Rupert.44 38 Victoria .52 Kamloops .588 26 Calgary .42 20 Edmonton .32 20 Prince Albert .38 10 Winnipeg .44 20 White Hiver .28 20 Saint Sainte-Marie, .34 28 Toronto .36 27 Kingston .24 22 Ottawa .34 Î8 Montréal.20 18 Québec .20 8 Saint-Jean.N.-R.24 12 Halifax .32 12 Saint-Jean.V.-E.52 20 Détroit .56 28 New-York.« 40 32 Une bonne saison pour notre part LES COMPAGNIES MARITIMES FONT LEURS PREPARATIFS.DE NOUVEAUX PAQUEBOTS.LES TOURISTES SONT NOMBREUX.- LES SERVICES DE LA CANADA ST/: AM SHIP.- L’ECHOUE-MENT DU CITY OF COLOMBO.Les compagnies maritimes sc préparent au surcroît de travail que leur donne toujours l’ouverture de la navigation dans le port de Montréal.On s’attend à une bonne saison.Plusieurs nouveaux paquebots vont accoster à Montréal cette année.Le Pacifique Canadien en aura un ou deux nouveaux dès le commencement de la saison dont le Victorian qui n’ai-lait anciennement qu’à Québec et d’autres qui seront ajoutés à sa flotte d’ici à l’automne.La White.Star se propose de mettre deux ou trois navires de plus sur la route Montréal dont le Vedic, navire cie troisième classe qui sera ici dans les premières semaines de mai et le Gothland qui fera le service entre Montréal et Hambourg.La ligne Canard et la ligue Anchor-Donaldson auront elles aussi plusieurs nouveaux paquebots qui accosteront à Montréal.Il viendra aussi plus de cargos que l’an dernier.Le nombre des passagers, disent les directeurs des compagnies maritimes, sera au moins aussi nombreux que l’an dernier si on juge par Jes demandes qui se font tous les jours aux bureaux maritimes.Le transport des immigrants de l’Europe au Canada est toujours considérable au cours do l’été et souvent les paquebots retournent à peu près vides.11 n’en sera pas de même cette année parce que les compagnies annoncent que toutes les cabines de leurs paquebots sont réservées depuis l'ouverture de la navigation jusqu’au mois d’août.Le Canada Steamship Unes, par ailleurs, s’attend à un afflux plus nombreux de touristes silices navires qui font le service sur le St-Laurent et sur les Grands-Lacs.Un grand nombre d’Américains et de Canadiens ont déjà retenu leurs cabines à bord de ces navires et les directeurs ont tenu une assemblée spéciale, hier, afin de voir aux derniers préparatifs pour accomoder tous les voyageurs.Rien que la navigation soit ouverte depuis hier, après l’arrivée dans le port du “Lady Grev”, on ne croit pas que le porl soit eh pleine activité d’ici à quelques ,semaines.Il est assez difficile de cha.jgor les datés de départs de paquebots, dates fixées longtemps d’avance.Les compagnies sont cependant à étudier le moyen de changer ces dates pour profiter des avantages que leur procure la navigation sur le Saint-Laurent et les facilités que leur donne le port de Montréal et pour Je Inns port des marchandises et pour le transport des passagers.Le “Lady Grey” retournera probablement à Sorel avant de remonter le canal Lachine.Il ne remontera sur le lac Saint-Louis que la semaine prochaine pour aller briser les dernières glaces qui restent sur les battures et à l’entrée du canal de Soulangcs.CAPITAINE SUSPENDU Le capitaine Robinson qui commandait le “City of Colombo” qui s'est échoué ces jours derniers au large de Dugbv et qui sera proba blement une perte complète a été suspendu pour trois mois à la suite de l'en quête qui a été tenue res jours derniers sous la préshUnce du juge Demers.Il appert que le capitaine s’est complètement trompé pensant qu’il allait d’un côté tandis qu’il allait (de l’autre.MOUVEMENTS DES NAVIRES L’”EnipreS's of Britain”.ligne du Pacifique, doit arriver à Saint-Jean demain soir venant de Liverpool, lx- “Scandinavian”, môme ligne, partira de Saint-Jean, vendredi pour se rendre à Liverpool.Le “Pretorian” partira le même jour pour se rendre à Glasgow.Une messe pour le cardinal Gibbons Baltimore, 30 (S.P.A.).—- Ce matin les catholiques se pressaient plus nombreux encore que les jours précédents à la cathédrale pour assister à la messe de requiem spéciale dite pour ic repos de l’âme du cardinal Gibbons, décédé jeudi dernier et dont les funérailles auront lieu demain.A Tissue de la messe, les fidèles ont défilé lentement dt-vant le cercueil pour jeter un dernier regard sur les traits du cardinal.On estime à trente mille le nombre des personnes qui sont allées voir la dépouille mortelle du prélat hier durant les douze heures où l’on a permis au public d'approcher.Mgr Mannix reçu par le Pape Rome, 30 (S.P.A.).— Le pape a accordé une audience, hier, à afgr Daniel J.Mannix, archevêque de Melbourne.Australie, venu d'Angleterre à Rome causer des choses d’Irlande avec le Saint-Père.Sa Sainteté a man i féal 6 un profond chagrin de voir les conditions déplorables qui régnent en Irlande.Mgr Cerrctti, sous-secrétaire d’Etat papal, a servi d’interprète durant cette audience qui s’est prolongée une heure et qui a été mar» nuée au coin de la plus grande cordialité.-* 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 30 MAKS 1021 VOL.All.— No < J Ottawa n’en sait rien Ottawa, 30.— (S.P.C.) — Il 'est pas à la connaissance des autorités du Dominion qu’une offre d’échan- Ke du blé pour du vin ait été faite au gouvernement portugais, disait-on aujourd'hui au département du Commerce.Il se peut cependant que certaine compagnie particuliè- Krrlve* peur I*» prli RECTIFICATION DE CYLINDRES CYLINDER GKINDING nu PISTONS ET D’ANNEAUX DE PISTONS RECTIFICATION D’ARBRES DE LA MANIVELLE Autil loutes reparutions d'automobiles en «#n février, était membre de la Société d’une Messe, section provinciale.Albert VALOIS, pire.Savez-vous ce que c’est ?Las (tans ne 8* douteraient même pas rpie le ver solitaire qui cause des souffrances indicibles et Indéfinissables de par le monde entier -st tel que ce que représente cette gravure.Maints hommes et femmes ainsi que des enfants qui en sont victimes sont traites pour quelque autre maladie, sans résultat, alors que leur mal véritable est le ver ordinaire de porc, de boeuf, le ver ténu, rond, ft amorce ou solitaire.U e signe certain de la présence du ver est le passage de particules du parasite.Ue* symptômes avertisseurs sont: perte de l'appétit, avec fringales éventuelles, langue chargée, gastralgie, douleur dans l’estomac, sensation de campement dans l’Intestin, montée d'obstruction dans la gorge, expectoration continuelle, indigestion, douleurs dans le dos et les membres, étourdissement, maux de tête, épuisement, sensation de défaillance quand l'estomac est vidé, cernes émaciés noirs sous les yeux.Ij» démence, le* attaques d'épilep-sic ét lés convulsions sont attribuables souvent nu ver solitaire.Ues symptômes très fréquents du mal cher 1rs enfants sont les picotements continuels nu ner.l’insom-hié, les mnnx de tête, in perte de l'appétit.In teinte pille et blême du visage et l’absence dé gm)t pour le Jeu avec le* camarades.I.C laixatodes a pour but d'extirper le ver du système et comme ce remède n été en usage général en Europe, son efficacité n’est pas même mise en cause.SI vous craignez que le» vers ne menacent votre santé, commandez Immédiatement un traitement complet au Uaxntodr*.lequel coûte dix dollar» et quaruntr-hult sous.I-c dé-ml-trnltement coûte six dollars et solxante-qulnxe sous.Il tous sera envoyé Immédiatement sur réception d’un mandat-poste, de monnaie ou d’une traite de banque.Il est mis en vente partout par la Marvel Med.Co., distributeur des célèbres pastilles au Thè Bulgare contre la constipation, Dépt J-77, B-963, Pittsburgh, Pc.Assurance sur I» paquet, vingt-cinq sous- (Ann.) 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Polichinelle, Yvette, saluez, — Polichinelle, a la moitié du visage rouge et la moitié du visage jaune ocre.Et sur sa joue ocre, un rond de rouge, et sur su joue rouge, un rond de jaune.Il a des rides noircies, un casque à grelots, et il ferait peur au jjIlis fanfaron des enfants.Pierrot, — saluez, Isabelle, — Pierrot ferait sûrement pleurer.Jamais, sous son bonnet pointu et dans sa collerette blanche, on ne vit face mieux enfarinée et nez plus artistiquement rougi.Quand on le regarde en riant.Pierrot déclenche vile ses sourcils charbonnés et, sans larmes, prend cependant la plus larmoyante des expressions.Le diable,—petite Anne, ce njest plus vous!— le diable tout moustachu, le visage aussi jaune et rouge, est encapuchonné du plus méphisto des bonnets, et agace ses voisines de ses cornes ornées de clochettes.Dieu, qu’il est énervant! Il en veut au navet, c’est votre servante Michelle, tout humblement, le navet,— l’empêche de manger, et ce pauvre navet qui souffre d’un invincible appétit de mi-carême! Marie, bel artichaut, dèlivrez-moi du diable! Marie, qui adore tout ce qui se mange à la in- naigrelte, Marie ù la tele perdue sous l'artichaut le plus vert et le mieux dentelé, un artichaut comme nulle part il n’en pousse, un artichaut unique, superbe, bien fait pour coiffer la plus originale et la plus amusante des petites bretonnes.Et l'antre Marie ne se voit plus sous le feuillage échevelé de deux pissenlits fleurissant sur son chef; et parlant plus qu’elle ne mange, elle rit ù l’ombre de son panache jaune.Mais le plus comique des visages, c’est celui de Gugusse, Jeanne est méconnaissable, Jeanne est disparue, Jeanne n’est plus qu'un gamin déguisé qui se glorifie de son minuscule "huit reflets’’.Jamais pareil haul de forme ne se pencha de plus irrésistible façon sur une tête plus désopilante.Sous des sourcils rapportés, et très accents circonflexes, scs yeux bruns pétillent.Son nez, coiffé d’un gros pois de fard, fait le drôle entre ses joues également ornées de deux ronds de l’écarlate le plus ardent.Une moustache complète ce Gugusse qui sort d’un col à pointes bien cravaté, et qui porte au revers d’un gilet vaguement masculin une énorme boucle rouge.On est décoré, je vous prie de le croire! En face de Gugusse, Yvonne, surnommée Fracasse, admire ses chefs d’oeuvre, car c’est Fracasse le grimeur de profession.Mais sous sa coiffure de fantaisie, Frhcasse a su garder son teint naturel; elle sait trop bien que le fard une fois collé aux joues.ne s’en va pas sans se faire prier! Ft elle a fait aux autres ce qu’elle ne voudrait pas qu’on lui fit! Qu’importe! Autour de la table la gaieté court comme un lutin et c’est avec le bruit des grelots de Polichinelle des éclats de rire sans trêve.Michelle Le NORMAND.Conseils pratiques L’ALCOOL AU CABINET DE TOILETTE Bien souvent, au cabinet de toilette, on se sert d’alcool, pour chauffer les fers ù friser, par exemple.Tout le monde n’a pas à la maison un aéromètre pour vérifier si cet alcool, qui parfois ne fournit pas la chaleur attendue, n’a pas été fraudé par addition d’eau.Cet alcool devrait nous être livré à 85o minimum et est souvent additionné d’eau par fraude et n_e pèse plus x.Overland.Atlantic Gulf, .Mexican Petrol.Out 41 *i 60 no 124 44 Vi 87 36 H S*Mn 10KS 73 Vs HI» 8 l4 ¦ 39** 27 H • j * * 9 j .i»1* •hoi.r‘ 13 *8 12»-.31 l4T-s 59 lx 29% 18N, 79 > 17*1, 71V» 35% 36 N, 33% 71 24'« 41% 78 118 164% ., 70% 82% 49% 8% 40% 146% Mid 41% 60% 30% 124 45% 87% 36 80% ,106% 36 89 34% 5*% 113% 38 27 19% 71% 89 61% 13% 12% 31 11% 58% 29% 18% 79 17% 71V, 33% 30% 33% 70% 63 21% 76% 41% 119% 105 67 69 81% 49% *H i 46V.J 145% La plus Grande Invention du Siècle dans le domaine de la Publicité Offre de 20,000 actions du BUSINESS DIRECTORY SERVICE, LIMITER (Constitué d’après la Loi dos Compagnies de Québec) Aucune responsabilité personnelle CAPITAL AUTORISE.*.$2,000,000 réparti en 200,000 actions de $10 au pair, dont 20,000 sont présentement offertes au public.BANQUIERS : DOMINION BANK, MONTREAL.Notre machine-réclame CONSEIL D’ADMINISTRATION î J.H.DANSEREAU, marchand de bois, Montréal, président ; O.BROUILLARD, M.P., marchand de bois, Montréal, vice-prés.; S.E.DUVECK, courtier, Montréal, secrétaire-trésorier ; D.H.PENNINGTON, propriétaire de mine et marchand de bois, Québec ; J.R.DUCKETT, Montréal ; J.K.ASHWORTH, ingénieur, Montréal ; W.C.LINTON, procureur pour les brevets, Montréal.OBJET DE LA PRESENTE EMISSION 1.0 BUSINESS DIRECTORY SERVICE, LIMITED, a été organisé dans le but d’acheter la Canadian Automatic Directory Co., Limited, qui détient les brevets d’une machine-réclame.Cette compagnie a fait, pendant les huit ans qu’elle a mis à perfectionner son invention, des déboursés considérables, et maintenantJque la machine est prête à servir à l’usage du public, il lui faut de nouveaux capitaux pour financer l’entreprise.Les perspectives sont vraiment excellentes et ceux qui feront des placements dans cette affaire bénéficieront d’une des plus grandes chances de profits jamais offertes.Inventée pour répondre à un besoin public.SOURCES DE REVENU A.UN INDICATEUR CLASSIFIE On demandera $10 la ligne, par an, pour chaque nom figurant sur les cartes de la machine, qui contient 55,000 lignes.D'après les informations recueillies, on pourra obtenir au moins 20,000 abonnés dans la province de Québec.15,000 abonnés louant en moyenne une ligne et demie fourniront un revenu brut de $225,000.B.ANNONCE-PLACARD Sur chaque carte, le nom de l’annonceur sera entouré d’un espace suffisum pour Ta réclame, et cet espace sera divisé en sections et vendu au pouce, par contrat.Chaque carte contiendra un espace de 270 pouces pour l'annoncc-placard.Il y a 50 cartes dans chaque machine, de sorte que l’espace total sera de 13,500 pouces.Au tarif fixé, le prix moyen par pouce approximativement de $15 par année, 13,500 pouces à $15 le pouce font $202,500.Supposant qu’on ne vende que la moitié de cet espace, le revenu pour 12 mois sera de $i 01,250.Pour les placards.Pour les annonces classées.APERÇU DES RECETTES ESTIMATION DES FRAIS D’EXPLOITATION POUR LFS OPERATIONS MENTIONNEES CI-DESSUS, POUR LA PROVINCE DE QUEBEC : Administration et frais courants.$20,000 Commissions ct autres rémunérations aux agents.\ ! ! 108,750 Taxes., .! ,'ÙHH) $101.250 225.000 $326,250 131.750 $194,500 Soit une balance équivalant à Ût'fccfr de tout le capital, pour la province de Québec seulement.D’après ces calculs, le revenu pour les autres provinces donnerait, en calculant avec modération, un surplus net de $1,115.000 par an, soit 55% du capital-actions.PRIX: $10 l’Action Remplissez vos rhèques.mandats, etc., payable!#* l’ordre de la Compagnie.BUSINESS DIRECTORY SERVICE, LIMITED 222-221, RUE ST-JACQUES, immeuble Bank of Ottawa - - - MONTREAL VENEZ VOIR FONCTIONNER LA MACHINE A NOS BUREAUX ET VOUS CONVAINCRE DE SES GRANDES POSSIBILITES. /JL.XH.— No 7a LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 30 MARS 1921 V SPORTIVE SALLY YOUNG GREEN ESI SUPÉRIEUR À GIRARDIN Le petit boxeur juif a remporté la victoire sur le protégé de Paul Bolduc, hier soir, au Monument National.—Demers et Lewis vain -queurs.— Les autres préliminaires.— Ricard contre Smith lundi prochain.— Reprise des séances à PAréna Mont-Royal.LES SERIES DE LA CLASSE “B” DE LA M.B.A.Résultats des joutes de la classe “B” de la Montreal Bowling Association, disputées hier soir: Y.M, C.A.Ulley.1)5 110 113— 324 McArthur .88 99 99— 280 Snow .100 103 88— 291 Hvlund .99 98 96— 293 Kyle.109 107 102— 318 I F.(1.Orr Bain .J.H.Orr .! Steer .F.C.Orr .La séance du Club Athlétique Bc-gal, au Monument National, hier soir, a remporté un véritable succès à tous les points de vue.L’assistance était très nombreuse, car .pies de trois mille personnes ont été admises dans la vaste salle de la société Saint-Jean-Haptiste et plusieurs centaines de personnes ont dû être refusées faute de place.Le succès sportif fut aussi complet et les spectateurs funyit unanimes à déclarer après la soirée que la séance d’hier soir valait le prix d’admission et même davantage.Le combat Green-Girard in, l’attraction principale de la soirée, a été de toute beauté et fort mouve mente.11 faut admettre immédiatement que le petit boxeur juif a eu l’avantage sur le Canadien, mai -Green ne put mettre son adversaire hors de combat et il serait même assez difficile de dire (pie le frère de T.ouis Greenbaum a mis le protégé de Roi duc en danger, quoiqu’il ait gagné par une assez large marge.Green se battit très bien hier soir et paraissait en excellente condition car il eut l’avantage dans presque toutes les rondes à l’exception de quelques reprises a or.s crue Girardiir eut recours à son “jab” de gauche pour tenir son adversaire à distance.Girardin eut le tort de vouloir mêler dans les premières rondes et nous ero'-ons que ce fut là la raison de sa défaite.Si Girardin s’était contenté rl poids libres, mais Green narniîssni* neser nu sept livres de plus que le Canadien.LEUWTS EST VIGTORTEUX, Young Lewis de I.achine a reste de la taxe sera payable en i trois versements bi-mensuels.Les) échéances tomberont le 30 juin, le 31 août et le 31 octobre 1921.I^s compagnies devront faire leur rapport d'ici demain.Ceux qui sont sujets à la taxe sur le revenu et qui n e verront pas aul moins une somme de 25 pour cent | de cette taxe devront payer une ! surtaxe d* 25 pour
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