Le devoir, 10 août 1921, mercredi 10 août 1921
& VOLUME XII.â No ISC.» ' ' '- tâ ' â .Š> V .MONTREAL, MERCREDI 10 AOUT 1921 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.fe.00 ETATS*UNIS'ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.»* $10.00 Ădition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 TROIS SOUS LE NUMERO RĂ©daction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TĂLĂPHONES Main 7460 SERVICE DE NUIT : RĂ©daction, Main 8181 AAniniatnttoa, Mai» 61§Ÿ Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! A quoi ils emploient leurs vacances Vous ĂȘtes-vous jamais demandĂ© Ă quoi les religieux ensei-gnantst emploient leurs vacances et ce quâils peuvent bien faire pendant que leurs Ă©lĂšves se reposent?Nous avons eu la curiositĂ© de le rechercher pour une congrĂ©gationâcelle sur laquelle nous pouvions le plus facilement nous renseigner.Les indications que nous avons recueillies ne manquent pas, ce nous semble, dâintĂ©rĂȘt.Elles correspondent, aĂŒ reste, avec quelques variantes peut-ĂȘtre, Ă ce qui .se fait dans les autres congrĂ©gations ; et ceci permet de gĂ©nĂ©raliser les conclusions qui en dĂ©coulent.Les Clercs de Saint-Viateur, puisque câest dâeux quâil sâagit, ne prĂ©tendent point tenir une place Ă part dans les milieux congrĂ©ganistes ni mĂ©riter dâĂ©loges spĂ©ciaux.Donc, Ă la fin de juin, les Ă©coliers prennent la clĂ© des champs.ou de la rue.Des le 5 juillet, tous les maĂźtres, sauf les quelques unitĂ©s retenues par la garde des maisons, Ă©taient rendus Ă Joliette.Du 5 au 17, pendant dix jours pleins, ce fut une sĂ©rie mĂ©thodiquement organisĂ©e de confĂ©rences pĂ©dagogiques et de leçons pratiques, destinĂ©es les unes et les autres Ă perfectionner les professeurs.On sây est particuliĂšrement occupĂ©, cette annĂ©e, de lâenseignement du dessin et de la physique dirigeaient les travaux de leurs confrĂšres.) Ces leçons terminĂ©es, ce fut la grande retraite collective : oeuvre proprement spirituelle, mais qui, çrt haussant la valeur morale des maĂźtres, t n stimulant leur zĂšle, en affinant chez eux le sentiment du devoir professionnel, ne saurait manquer dâaugmenter leur efficacitĂ© professionnelle.La retraite sâest terminĂ©e, le 24 juillet : dĂšs le lendemain, quatre groupes de professeurs, constituĂ©s suivant lâexpĂ©rience et les aptitudes de chacun, se dirigeaient vers diffĂ©rentes maisons de lâInstitut pour y suivre de nouveaux cours.Ceux-ci commençaient le 26, ils se termineront mardi de la semaine prochaine, le 15 aoĂ»t; â câest-Ă -dire que, pendant trois semaines encore, les maĂźtres travailleront, sous la direction de leurs aĂźnĂ©s, Ă augmenter leur avoir intellectuel et Ă perfectionner leur formation pĂ©dagogique.Le 15 ou le 16 enfin, une couple de semaines avant la rentrĂ©e des classĂ©s, ils rejoindront les postes qui leur sont attribuĂ©s et pourront se reposer.en prĂ©parant leurs classes.Et voilĂ Ă quoi ils emploient leurs vacances! Ajoutons quâavant dâentrer dans lâenseignement, les maĂźtres ont subi une formation particuliĂšre, et quâau cours de lâannĂ©e scolaire, ils sont suivis, aidĂ©s, conseillĂ©s par un visiteur spĂ©cial.On se plaint souvent que les inspecteurs gouvernementaux sont contraints de.faire, dans les Ă©coles officielles, des visites trop rapides et trop peu nombreuses.Le visiteur congrĂ©ganiste nâest point ainsi talonnĂ©.Il passera huit, dix jours, plus sâil le faut, dans la mĂȘme maison, examinant les choses par le dĂ©tail, opĂ©rant les modifications, les rectifications nĂ©cessaires, prenant le temps de constater que lâon a bien compris et bien exĂ©cutĂ© ses instructions.Et, naturellement, dans cette vie Se communautĂ©, qui tient en contact constant des maĂźtres formĂ©s suivant les mĂȘmes mĂ©thodes, les jeunes ont toujours lâavantage de tirer de lâexpĂ©rience de leurs aĂźnĂ©s un profit considĂ©rable.Tous peuvent aussi quotidiennement comparer leurs expĂ©riences, en dĂ©duire et en appliquer les leçons.* * * Nous nâavons rappelĂ© ces choses que pour marqu-er une fois de plus quelles magmfiquĂ©s ressources possĂšde, dans ses congrĂ©-lions enseignantes dâhommes et de femmes, notre population catholique.A cĂŽtĂ© des laĂŻques quâil.faut, certes, se garder de mĂ©connaĂźtre et dont il importe dâamĂ©liorer constamment le sort â elles constituent une richesse de premier ordre.Elles forment un groupe de professionnels, vouĂ©s Ă lâenseignement, ne vivant que pour cela, dĂ©barrassĂ©s de tout autre souci, dont nous ne pourrions trouver lâĂ©quivalent dans le monde laĂŻque.Chez les nstitutrices, le mariage vient constamment dĂ©cimer les rangs, et .amibien de temps, en dĂ©pit de toutes nos exhortations, se passe-âąa-t-il avant que les conditions Ă©conomiques permettent la cons-itution dâun personnel masculin trĂšs considerable â et stable ?Nous devons aux congrĂ©ganistes le tribut dâun respect et lâune gratitude que personne ne songerait Ă leur contester.Nous leur devons autre chose aussi, et il peut ĂȘtre utile de le rappeler.De mĂȘme quâil faut obtenir pour les professionnels laĂŻques m traitement qui leur permette de se donner tout entiers Ă l'enseignement et dâassurer leur avenir, de mĂȘme nous devons fournir aux congrĂ©ganistes une rĂ©munĂ©ration qui, non seulement garantisse la subsistance actuelle des professeurs, mais permette a la congrĂ©gation de former ses sujets et de protĂ©ger leur vieillesse.Car les communautĂ©s maintiennent, en rĂ©alitĂ©, leurs Ă©coles normales, leurs maisons de retraite, leur personnel dâinspection et, si le traitement des professeurs nây est point en partie absorbĂ© par des dĂ©penses de famille, il doit pourvoir, en mĂȘme temps quâĂ lâentretien personnel des maĂźtres, Ă tous ces frais collectifs.Ce sont des faits quâil convient de ne point perdre de vue.Orner HEROUX.v rrr-rrr:.:^ bien vue des employĂ©s, bien qu elle soit contraire aux principes de l'Internationale, dâun fonds de pension.Pourquoi ne rĂ©itĂšre-t-elle point son offre?Ce serait peut-ĂȘtre le moyen de calmer les aigreurs actuelles et de sâassurer des fidĂ©litĂ©s futures.Les employĂ©s de tramway gagnent depuis peu de temps, ĂŻin salaire jugĂ© gĂ©nĂ©ralement plus que raisonnable.Ils ont Ă©tĂ© traitĂ©s durement par la compagnie jusquâĂ ce que eelle-ci, grĂące Ă un contrat habile, ait passĂ© ses charges au public et ait assumĂ© la fonction confortable de rentiĂšre.La plupart nâont pas 'dâĂ©conomies substantielles.Un bon nombre sont depuis de longues annĂ©es au service du public; certains depuis vingt-cinq ans et plus.Au moment oĂč ils songeaient Ă faire des rĂ©serves pour leurs vieux jours, ils sont acculĂ©s Ă une offre aejaliminution.Leur situation est pĂ©nible et on comprend les rĂ©criminations quâils exhalent.Il est reconnu, en effet, que leur besogne use vite.Au bout de vingt-cinq ou trente annĂ©es 'de service, ils ne peuvent plus sâemployer Ă graridâchĂŽse.La tension dâesprit, les longues stations debout, par tous les temps, ont Ă©puisĂ© leurs muscles et leurs nerfs.Ils ne trouveront plus dâemploi rĂ©munĂ©rateur.I.âoffre 'de lâannĂ©e derniĂšre Ă©tait raisonnable; elle aurait sans doute Ă©tĂ© agréée par un plus grand nombre dâemployĂ©s si les partisans de lâunion internationale nâavaient point opposĂ© lâobstacle insurmontable de leur constitution.Mais depuis lors, les temps ont marchĂ© et lâInternationale ne possĂšde plus la mĂȘme emprise sur les ouvriers, dont le plus grand nombre se rend compte de lâabsurditĂ© dâune 'direction Ă©trangĂšre.Naturellement, le fonds de pension constitue une sorte de lien que la compagnie peut serrer Ă sa guise pour tenir les employĂ©s prisonniers.Câest cette possibilitĂ© qui fournit le meilleur de leurs arguments aux adversaires de ce systĂšme.Mais il nâest point de mal qui nâait son remĂšde; celui-lĂ ne se soustrait point Ă la rĂšgle gĂ©nĂ©rale.Pour dĂ©fendre les employĂ©s contre une exploitation dont la tentation serait trop forte peut-ĂȘtre pour la compagnie ou pour la commission (puisque câest plutĂŽt celle-ci qui administre que celle-lĂ ), les exploitĂ©s peuvent exiger la constitution dâun tribunal dâarbitrage Ă sanction finale et obligatoire et les intĂ©ressĂ©s, la compagnie et la commission, y souscrire.Bloc-notes Billet du soir Nom de baptĂȘme Le tribunal a reconnu Ă la Presse le (jouvernement de facto.On prĂ©voit de nouvelles hostilitĂ©s de la part des exclus et les gens maĂźtres de la place ont pris cette fois leurs prĂ©cautions.Bien n'est difficile cependant comme dâavoir des limiers qui joignent Ă la force des muscles lâintelligence des situations compliquĂ©es, comme le prouve un extrait de la dĂ©position de lâun des principaux intĂ©ressĂ©s, M.Arthur Berthiau-me.Lors des premiĂšres hostilitĂ©s, il Ă©tait tranquillement chez lui, ne se doutant de rien, lorsquâil fut appelĂ© au tĂ©lĂ©phone.: âAf.Berthiaume, disait la voix, des tgpographes se prĂ©sentent et veulent ĂȘtre introduits dans l'atelier de composition.â (CâĂ©-tait le vendredi soir et le vendredi soir dans la plupart des ateliers on prĂ©pare le journal du lendemain, gui parait trĂšs tĂŽt.) "Laissez-les rentrerâ, dit te prĂ©sident de la Presse sans sâĂ©mouvoir.Plus fard, nouvel appel tĂ©lĂ©phonique.La voix prĂ©vient cette fois M.Arthur que ce sont des dĂ©tectives qui arrivent.Meme rĂ©!>9>se: âLnis-sez-les rentrer.â Et Ils rentrĂšrent.Le premier peloton sc rĂ©jouissait, croyant a l'arrivĂ©e de renforts.Mais il fut tĂŽt dĂ©sillusionnĂ© et rĂ©duit ĂŽ se barricader dans quelques piĂšces oĂč les aliments leur arrivaient par les moyens inusitĂ©s dâun poteau de tĂ©lĂ©graphe, et oĂč ils fuient privĂ©s dâeau cl de toute communication avec lâextĂ©rieur.Simple affaire de prĂ©noms encore que cclfe-la.Allez donc, quand vous ĂȘtes simple dĂ©tective, vous reconnaĂźtre enfr^ tons res frĂšres ennemis, Arthur, Edouard et EugĂšne! Ayant besoin de transmettre une communication urgente, le limier avait fouillĂ© lâannuaire du tĂ©lĂ©phone et pris le seul Berthiaume gui sâu trouvait.Les noms dâEdouard et dâEugĂšne nây figurent pas.Ăa leur apprendra Ă avoir des tĂ©lĂ©phones privĂ©s! Quant Ă lâautre groupe, gui venait de constituer le nouveau bureau de direction, il vit dans cc hasard une intervention providentielle, quelque chose comme le moycnnĂągeux jugement de Dieu anticipant celui du tribunal.Câest ainsi que par une trahison inconsciente des limiers dâautrui ils pureirt pĂ©nĂ©trer dans la place oĂč ils se maintiennent encore.NEMO.Un fonds de pension Une offre de la Commission des tramways que celle-ci devrait rĂ©itĂ©rer.La situation des employĂ©s de tramway est compliquĂ©e.LĂ© tribunal dâarbitrage, Ă supposer mĂȘme que la compagnie sc soumit Ă sa dĂ©cision.ne poura effectuer quâun rĂš.glement temporaire.L'annĂ©e prochaine tout sera remis en question.Quand la commission prĂ©parera son budget nous verrons de nouveau poindre Ă l'horizon la menace de grĂšve, ce (jui signifie lâinterruption probable dâun service non seulement important mais essentiel Ă la viç normale de la collectivitĂ©.Nous sollicitions, ces jours derniers, lâintervention de la Commission.Celle-ci sâabstient et se retranche derriĂšre la compagnie.Il y a douze mois, elle se mettait de Pavant et suggĂ©rait la crĂ©ation, trĂšs otuuirtuue, et qui sĂ»rement serait La compagnie nâa point intĂ©rĂȘt Ă indisposer ses employĂ©s.En travaillant contre eux, grĂące Ă son contrat, elle parait travailler pour le public.Elle met en conflit lâin tĂ©rĂšt gĂ©nĂ©ral et lâintĂ©rĂȘt de ses employĂ©s et prive ceux-ci du soutien moral quâils pourraient attendre dans dâautres conditions.Les gens sont de plus en plus nombreux, en effet, qui finissent par comprendre que chaque baisse ou chaque haus se de salaire des employĂ©s retentit directement dans la bourse du public sans affecter en quoi que ce soit les coffres de la compagnie.Au contraire les revenus de celle-ci, toujours assurĂ©s, vont montant Ă mesure que sa capitalisation augmente et le moment nâest pas Ă©loignĂ©, oĂč nous paierons un intĂ©rĂȘt de six pour cent sur cinquante millions.« Le public et les employĂ©s finiront par sâentendre par-dessus la tĂšte de la compagnie et par obtenir le redressement de leurs communs torts du parlement de Que bec.Il es! peut-ĂȘtre discutable Ă plus d'un point de vue de nommer un politicien Ă un tribunal dâarbitrage; mais si, comme le disent les journaux, M.SauvĂ© accepte les fonctions pĂ©rilleuses quâon lui offre, cela aura au moins un bon effet; ce sera de mettre le chef de lâopposition, pris par bien dâautres choses emportĂ© sur le flot rapide de la lĂ©gislation nouvelle Ăźle chaque session, Ă Ă©tudier le contrat, a le pĂ©nĂ©trer, Ă sâen saisir et Ă sâĂ©difier de son mĂ©canisme.Peut-ĂȘtre, le gouvernement rcce vra-t-il des Ă©chos du travail quâil devra sâimposer.Peut-ĂȘtre, le chef de lâopposition communiquern-t-il Ă ses collĂšgues ses impressions.En tous les cas, tĂŽt ou tard, le moment viendra ou la lĂ©gislature sera priĂ©e de soulager les contribuables du fardeau dont elle les a chargĂ©s et de faire la rĂ©vision dans le sens de la baisse de lâĂ©valuation de lâavoir ma tĂ©riel de la compagnie.Pour le moment, celle-ci se presse de mettre ordre Ă ses affaires et bouscule, avec lâapprobation de la commission, ses employĂ©s.Elle doit un million et demi Ă la ville de MontrĂ©al.Tant que la commission, prĂ©sidĂ©e par M.Ernest DĂ©cary et nĂ©e, comme la commission du tramway, du cabinet provincial, a dirigĂ© les affaires municipales, il n Ă©tĂ© possible de surseoir au paiement, bien que M.DĂ©cary se soit par instant fait tirer les oreilles et ait fait mine de rouler de gros yeux.Mais avec la nouvelle administration chargĂ©e de tirer de lâorniĂšre une ville profondĂ©ment endettĂ©e, la situation de la compagnie sera modifiĂ©e.On exigera quâelle pale et il faudra bien quâelle se dĂ©termine Ă verser au moins un acompte.La commission cl la compagnie ont dĂ» ajourner pour complaire lâopinion publique, peu Ă©clairĂ©e sur le paiement de leurs dettes.Il arrive, ce qui Ă©tait fatal, quâil lui faut les paver au moment oĂč eo htl-ci serait le plus en droit dânl tendre une rĂ©duction du tarif.Mats il ne lâaura pas.La coupure du salaire des employĂ©s sera Ă peine suf-fisanle pour payer un tiers de la somme dont la ville est crĂ©anciĂšre.Louis DUPiRE.Pas comme ici On annonce de Washington, ee matin, que le gouvernement amĂ©ricain va rĂ©duire de 600 millions de dollars le montant des impĂŽts exigĂ©s du contribuable et que, par ailleurs il amputera de 520 millions le budget des dĂ©penses annuelles de lâEtat.Ce sera un soulagement pour nos voisins.Au train oĂč vont les choses, au Canada, il passera beaucoup dâeau sous le pont de QuĂ©bec avant que nos gouvernants prennent une initiative qui approche dâun tant soit peu celle de Washington, Ce qui prouve bien, par exemple, oĂč en est rendu M.Drayton, notre grand argentier, câest que le gouvernement canadien vient de nĂ©gocier Ă New-York un emprunt de plusieurs millions, pour lequel il a payĂ© sept et un huitiĂšme pour cent dâintĂ©rĂȘt.M.Gompers et la loi Scott A en croire la Gazette de ce matin, M.Taschereau, notre premier ministre quĂ©bĂ©cois, se fait une arme contre la loi Scott, â encore en vigueur Ă QuĂ©bec, et sur le main-tieti de laquelle les QuĂ©bĂ©cois sc prononceront le 12 septembre, â d'une dĂ©claration de M.Sam.Gompers.Celui-ci aurait dit ces ours-ci, Ă QuĂ©bec, oĂč il a assiste ĂŻ la confĂ©rence des typographes internationaux, que sâil avait droit de vote sur la question, il voterait Ă coup sĂ»r pour le rappel de la loi Scott.Personne ne niera Ă M.Gompers le droit de se prononcer comme il lâentend au sujet de la loi Scott et de dire quâelle est dĂ©testable.Câest son affaire.Mais de lĂ Ă se faire un argument contre la loi Scott de ce quâen pense M.Gompers, il y a quelque marge.Lâavis de M.Gompers nâa pas plus de poids que celui de nâimporte quel contribuable quĂ©bĂ©cois; il en a mĂȘme moins, parce que le premier ne connaĂźt pas le fonctionnement exact de la loi Scott, tandis que le second est censĂ© la connaĂźtre, sait ce qui se passe autour de lui et peut appuyer son opinion de son vote.Il peut y avoir dâexcellents arguments contrĂ© le maintien de cette loi; mais ce quâen pense M.Gompers importe peu.Culbute Depuis une couple dâannĂ©es, surtout aepuis lâan dernier, il est surgi partout de nouvelles sociĂ©tĂ©s qui se sont lancĂ©es dans la fabrication de la pĂąte de bois.Elles ont Ă©mis des prospectus allĂ©chants, engagĂ© des milliers de gens Ă placer leur argent sur ces valeurs, elles ont laissĂ© entrevoir la perspective de profits considĂ©rables Ă quiconque voulait y placer scs capitaux.La spĂ©culation intense qui sâest faite en bourse sur les valeurs de maisons sĂ©rieuses et grandes fabrican-tes a aidĂ© Ă ce gonflement, de mĂȘme que les prix de plus en plus Ă©levĂ©s quâatteignait sur les marchĂ©s mondiaux le papier Ă journal.Des chevaliers de grantle industrie ont profitĂ© du mouvement pour opĂ©rer, il y a eu des Ă©missions considĂ©rables de capital-actions mouillĂ©, les valeurs ont touchĂ© des prix fabuleux, Ă la cote de la bourse.Et puis il y a eu la dĂ©gringolade ; les valeurs ont flĂ©chi, des parts qui se sont vendues $200, $205 et jusquâĂ $400.se coloortent aujourdâhui, pour $2 ou $3 et ne trouvent plus preneur, mĂȘme Ă cc prix, des fortunes entiĂšres ont disparu dans cette baisse.Ce matin, la chronique financiĂšre enregistre la liquidation dâune de ces maisons-cham-nignons.la Mattagami Pntp and Paper Company.Ses crĂ©anciers sont nombreux et essaieront de tirer le meilleur parti possible de cette liquidation.A MontrĂ©al mĂȘme, ces jours-ci, on parle couramment de difficultĂ©s financiĂšres insurmontables avec lesquelles une importante sociĂ©tĂ© de fabrication de pĂąte de bois se trouverait aux prises.De toute Ă©vidence, le krach atteindra une partie de celte industrie.Seules les maisons oui ont eu la sagesse de ne pas enfler leur capital outre mesure, de surveiller leur fabrication et de pra'iqncr lâĂ©conomie nu temps de la prospĂ©ritĂ© traverseront ta crise avantageusement, pour rester ensuite maĂźtresses du marchĂ©.La leçon d'aujourd'hui, profitera-t-elle aux spĂ©culateurs et aux gens qui sâimaginent que In prospĂ©ritĂ© factice peut durer indĂ©finiment ?Nous sommes riches Tous les frais que fera le gouvernement fĂ©dĂ©ral pour recevoir notre nouveau gouverneur gĂ©nĂ©ral, re soir et demain, Ă QuĂ©bec, dĂ©passeront $30,000, Ă ce qu'on dit.On se demande pourquoi pareille dĂ©pense, Ă un moment oĂč, dans le ministĂšre des postes et ailleurs, le gouvernement.sous prĂ©texte dâĂ©pargner, congĂ©die des fonctionnaires, Ă la veille dâun hiver qui sera dur aux chĂŽmeurs.Pourquoi ne pas afferter rette somme, ou du moins $25,000 des $30.00(1 qu'on dĂ©pensera Ă QuĂ©bec aujourdâhui et demain, nu soulagement des quelques centaines dâemployĂ©s civils mis sur le pavĂ© ces semaines-ci ?Notre nouveau gouverneur gĂ©nĂ©ral ne sâen serait pas offusquĂ©; et nous nâaurions pas, dans notre pĂ©nurie d'argent public, donnĂ© le spectacle dâune prorlignlitĂ© pour le moins dĂ©plaeĂ©e, Il est vrai quâau fond le gouvernement se dit que tout argent dĂ©pensĂ© pour faire ne la propagande impĂ©rialiste est bien dĂ©pensĂ©.Est-ce lâavis de la masse des contribuables?0.P.Chronique d'Ottawc En marge dâune enquĂȘte fĂ©dĂ©rale Le commerce des cĂ©rĂ©ales et le parti unioniste.â Le nouveau tarif douanier amĂ©ricain.â Nos exportations baissent.â Financiers et pro -grossistes.Ottawa, 9.â DĂšs- le dĂ©but fie la derniĂšre session, des rumeurs ont circulĂ© daiy» les couloirs fie la Chambre des Communes; on disait que le gouvernement prĂ©parait une grosse machine contre le parti progressiste afin de lui faire perdre lâestime ot la confiance de ses partisans, les fermiers.On pouvait croire dĂ©jĂ uuc les associations perdraient leurs membres, et qu'Ă la faveur d'un grand mouvement d# mĂ©contentement, le parti unioniste regagnerait les provinces de lâOuest.DĂšs le discours du trĂŽne, la manoeuvre se dessinait dĂ©jĂ .M.lien dors, reprĂ©sĂšntant dâun comtĂ© rural, mais qui nâa pas suivi scs amis dans leur exode vers la gauche, M.Stevens, fie Vancouver, et aprĂšs eux, plusieurs dĂ©putĂ©s unionistes des provinces des prairies, s'Ă©levĂšrent contre de prĂ©tendues exactions fies compagnies dâentrepĂŽts et fie transport de blĂ©, et terminĂšrent en rĂ©clamant Ă grands cris une enquĂȘte.Le cabinet.comme pour rĂ©pondre Ă ces plaintes et manifester de la sollicitude pour les citoyens canadiens, nommait, peu aprĂšs, upe commission chargĂ©e de faire la lumiĂšre sur ces accusations.Celle-ci, aussitĂŽt la session terminĂ©e, sâacheminait vers les villes principales de lâOuest oĂč se fait un grand commerce de grain.Sa carriĂšre ne fui pas longue cependant.Les Grain Growers demandĂšrent aussitĂŽt un bref dâinjonction qui fut plaidĂ© devant le juge Curran.Quelques membres du Winnipeg Grain Exchange, approuvaient et soutenaient, en mĂȘme temps, les associations fermiĂšres.Le jugement du juge Curran fut pĂ©remptoire et clair.La commission Ă©tait illĂ©gale parce quâelle avait Ă©tĂ© formĂ©e par te gouvernement fĂ©dĂ©ral qui nâa par, le droit, dâaprĂšs lâActe de lâAmeri-que brtiannique du Nord, de lĂ©gifĂ©rer sur la propriĂ©tĂ© et les droits civils des provinces.Il avait usurpĂ© des pouvoirs.Les avocats de la commission se prĂ©valaient dâun autre article du mĂȘme acte qui donne au cabinet le pouvoir de sâoccuper de tout ce qui concerne âle bon gouvernement dn Canadaâ ou de l* ârĂ©glementation du commerceâ.Le juge a rejetĂ© cette argumentatibn, disant que la portĂ©e prĂ©cise de ces mots nâĂ©tait pas dĂ©terminĂ©e, mais quâils ne pouvaient certainement donner Ă Ottawa le pouvoir de lĂ©gifĂ©rer sur des contrats particuliers.Le commerce du grain, comme tous les autres commerces, est une entreprise privĂ©e conduite par des individus ou des sociĂ©tĂ©s qui cherchent un gain, et oĂč des commissions fĂ©dĂ©rales n'ont pas pouvoir de sâimmiscer.Cette dĂ©cision est fondĂ©e sur celle du juge Duff, membre fie la Cour suprĂȘme du Canada, qui a Ă©tabli les principes exposĂ©s plus haut, lorsqu'il a rendu son jugement dans le cas du Bureau du Commerce.Que la cause soit maintenant portĂ©e en appel, ce qui est peu probable, ou quelle ne le soit pas, le cabinet actuel a les mains liĂ©es pour plusieurs mois.Dans lâintervalle, les Ă©lections gĂ©nĂ©rales doivent arriver, et' les Grain Growers pourront se protĂ©ger eux-mĂȘmes contre toute intervention lĂ©gislative.* * » 4 Lâeffet que le gouvernement avait escomptĂ© loin de s etre produit, est tout contraire Ă celui quâon attendait.Los unionistes ont irritĂ© et aigri les fermiers et les ont ainsi aines Ă remporter la victoire de Medicine Hat.Ils se sont aliĂ©nĂ© des sympathies dans le monde des affaires.Le Financial Post porte ce jugement sur les organisations incriminĂ©es: âDes observateurs capables et impartiaux, qui ont fait une enquĂȘte dans ce commerce, sont toujours arrivĂ©s Ă la conclusion quâil offre les mĂ©thodes les plus Ă©conomiques, les plus convenables.et les rlus sĂ»res de transporter les rĂ©coltes du monde du producteur nu consommateur, bien uuâil ne soit pas parfait encore dans tous ses dĂ©tails.â L action du gouvernement Ă©tnit aussi inspirer par des motifs si mesquins d avantage politique, que le monde des affaires du pavs sâest senti inquiet de se trouver Ă la merci dâun en-price fies gouvernants.Si les associations fermiĂšres fie lâOuest nâavaient pas formĂ© un organisme politique trĂšs puissant, on ne les aurait pas plus inquiĂ©tĂ©es qu on inquiĂšte, par exemple, la Canada Cernent la Dominion Bubber Company, ou tonte autre maison industrielle ou commerciale qui fait, chaque jour, des affaires dans no-'tre pavs.Dâailleurs, câest aux provinces et non au Dominion fie surveiller leurs-opĂ©rations et fie punir les maladministrations.Dims son effort pour sortir de son enlisement, le gouvernement a fait un mouvement, mais cela n a servi quâĂ le faire enfoncer un peu plus avant.H semble que câest le ''sort qui attend tous les cabinets faibles, dont les plus habiles desseins se tournent contre ceux qui les ont conçus.# * # 'âąflans les cercles politiques de la ranltnlc, les hypothĂšses se multiplient sur les consĂ©quences que le tarif amĂ©ricain pourra avoir flans noire nays.Il reste enrore beaucoup d'incertitude sur la nature finale du bM soumis nu CongrĂšs, sur les amendements qui peuvent ĂȘtre prĂ©sentĂ©s, les droits qui peuvent ĂȘtre rejetĂ©s, ainsi nue sur la date oĂč la nouvelle lĂ©gislation entrera en vigueur.Câest pourquoi lâon reste dans lâexpectative en aUcndunt que le tĂ©lĂ©graphe apporte fies nouvelles plus certaines, et le texte dâune loi dĂ©finitive.Dâailleurs le cabinet lui-mĂȘme est obligĂ© fie garder le secret jusqu'Ă la derniĂšre minute, et il sera toujours impossible de savoir lâattitude du gouvernement canadien avant la prĂ©sentation du budget Ă la Chambre des Communes.On sâaccorde Ă croire cependant que la politique amĂ©ricaine pourrait servir le gouvernejnent actuel en lui mettant entre les mains une bonne carte pour les Ă©lections.Si les AmĂ©ricains Ă©lĂšvent de trop hautes frontiĂšres contre les produits canadiens, les unionistes peuvent.prĂ©senter un tarif de dĂ©fense et def reprĂ©sailles qui occasionnera des appels trĂšs vibrants Ă l'Ă©lectorat.On se rejetterait du cĂŽtĂ© des tarifs prĂ©fĂ©rentiels avec lâAngleterre et les autres Dominions autonomes, augmentant encore la force fies liens impĂ©riaux.En attendant, les divers bureaux du gouvernement, intĂ©ressĂ©s en la matiĂšre subveiMent la situation afin de mesurer, aussitĂŽt que possible, les retentissements clans notre pays de cette loi tarifaire amĂ©ricaine.â * * * On peut prĂ©voir dĂ©jĂ dans quelle mesure nos exportations vers les Etats-Unis diminueront, si le tarif actuellement sous considĂ©ration est mis en vigueur; il suffit pour cela dâĂ©tudier un tableau publiĂ© dans le .Bulletin du Commerce, montrant le flĂ©chissement de nos exportations pour le mois de juin, flĂ©chissement qui a suivi lâopĂ©ration dâune premiĂšre loi douaniĂšre mise en vi- gueur le 28 mai dernier.Le comparaison porte jur le mois de juin de lâannĂ©e 1920 et le mois de juin de lâannĂ©e 1921.Nos envois de sucre, qui atteignirent lâan passĂ© 14,0351784 livres, valant $1,675,215, ne sont plus, celle annĂ©e, que de 1» quantitĂ© insignifiante de 80 livres valant $8.Le beurre, dont nous avions envoyĂ© 716,973 dâune valeur de $381,122, ne compte plus que pour $4,759, pour 14,767 livres.Les pommes de terre passent de 199,444 boisseaux Ă 26,709, le lait et ses dĂ©rivĂ©s de 2,008,056 livres Ă 331,596, le boeuf, le mouton, le veau et le porc frais ou congelĂ© de 3,338,500 Ă 1,411,800 livres.La diminution, comme on le voit, est sensible et gĂ©nĂ©rale.Les droits imposĂ©s ont «tĂ© assez Ă©levĂ©s pour empĂȘcher en trĂšs grande partie les exportations.Il nây a que quatre articles, dont le blĂ©, Ă enregistrer une augmentation malgrĂ© la nouvelle loi, pour on ne sait au juste quelle cause, Quant aux autres produits, dont le tabac, le fromage, ies mĂ©lasses, les laines» la rĂ©duction est sensible.La politique provinciale et la por, Etique fĂ©dĂ©rale 'influent mutuellement lâune sur lâautre, on suit de prĂšs dans la capitale lâavĂšnement au pouvoir du parti fermier dans lâAlberta.Le nouveau gouvernement, a ce que lâon croit, inaugurera une politique de dĂ©veloppement agraire intense.Mais ies milieux financiers ne peuvent sâempĂȘcher de res-seujir une certaine inquiĂ©tude, vu la rĂ©solution passĂ©e par les progressistes, Ă Edmonton, Ă leur derniĂšre convention, pour demander k nationalisation des institutions de crĂ©dit et des banques.Lâacte des banques de cette province devra ĂȘtre refondu en 1923, et lâon craint que le nouveau cabinet ne profilĂ© de cette occasion pour accomplir ses desseins.Dâun autre cĂŽtĂ©, les capitalistes espĂšrent quâon y regardera Ă deux foi* avant dâaccepter dĂ©finitivement unç initiative aussi radicale et aussi importante.Quelques-uns ont mĂȘme parlĂ© de boycotter le gouvernement Greenfield et de lui refuser des prĂȘts; mais des financiers plus sages prĂ©fĂšrent attendre avant dâadopter une ligne de conduite.LĂ©o-faul DESROSIERS.a voix du Pape «Encyclique âFausto appetenta dieâ adressĂ©e par -S.S.BenoĂźt XV aux patriarches, primats, archevĂȘques, Ă©vĂȘques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Saint-SiĂšge Ă l'occasion du Vile centenaire de la mort de saint Dominique.Ve nĂ© fable s FrĂšres, Salut et BĂ©nĂ©diction apostolique.Lâheureux jour approche oĂč, il a y sept cents ans, Dominique, cct astre de saintetĂ©, a quittĂ© ce sĂ©jour misĂ©rable pour le royaume fie lâĂ©ternelle fĂ©licitĂ©.Depuis longtemps, Nous sommes du nombre de ses plus fervents dĂ©vots, surtout depuis le jour oĂč Nous fitt ronfiĂ©e lâEglise de Bologne, qui garde ses cendres avec une piĂ©tĂ© jalouse; aussi Nous est-il fort agrĂ©able de pouvoir convier, du haut de cette Chaire Apostolique, le peuple chrĂ©tien Ă glorifier la mĂ©moire de ce grand Saint.Satisfaction pour Notre piĂ©tĂ©, cet appel Nous paraĂźt Ă©galement Iq, moyen de remplir un grand devoir de gratitude envers le saint fondateur et son illustre famille.Homme de Dieu sans partage et rĂ©alisant pleinement te sens de son «ont Dominique (âqui appartient au Seigneurâ), il ne fut pas moins totalement lâhomme de la sainte Eglise, qui voit en lui un invincible champion de la fol; et lâOrdre des PrĂȘcheurs, fondĂ© par lui.sâest toujours montrĂ© un des plus fermes remparts de lâEglise romaine.Ce nâc.vt donc pas seulement pendant sa vie que Dominique fut le solide appui au temple (1).il en assura la dĂ©fense pour les siĂšcles Ă venir, et ce sont bien, semble-t-il, des paroles prophĂ©tiques que prononça Honorius HI quand, en approuvant la rĂšgle nouvelle, il fit cette dĂ©claration: âNous entrevoyons dans les membres de ton Ordre de futurs athlĂštes de la foi et de vĂ©ritables lumiĂšres du monde." Dominique et ses fils ont Ă©tĂ©, par leurs prĂ©dications, le "solide appui du peuple chrĂ©tienâ (2) En effet, chacun le sait, pour rĂ©pandre le royaume de Dieu, JĂ©sus-Christ ne sâest servi dâautre instrument que de in prĂ©dication de lâEvangile, câest-Ă -dire de la voix Ă©clatante 'de ses hĂ©rauts, envoyĂ©s semer Ă travers le monde la doctrine du ciel: Enseignez, dit-11, tontes les nations (3); prĂȘchez l'Evangile Ă tonie crĂ©ature (4).Ainsi grĂące Ă la prĂ©dication des apĂŽtres, de saint Paul surtout, suivie plus tard de lâenseignement des PĂšres et des Docteurs, les esprits sâilluminĂšrent aux rayons de la vĂ©ritĂ© et les coeurs sâĂ©prirent dâamour pour toutes les vertus.Appliquant exactement la mĂȘme mĂ©thode dans l'oeuvre du salut des Ăąmes, Dominique sâassigna comme but, pour lui et ses fils, de livrer aux autres le fruit de leurs propres mĂ©ditations; câest pourquoi, outre la pratique 'de la pauvretĂ©, de la chastetĂ© et de l'obĂ©issance religieuse, B fit Ă son Ordre un devoir rigoureux et sacrĂ© de se livrer avec zelc Ă l'Ă©tude de la doc- (1) Eccl.L, 1.(2) Sous-titres ajoutĂ©s par la Documentation Catholique.(3) M«/(/i.XXVIII.19.(4) Mare.XVI, 15.(La fio demain.' trine et Ă la prĂ©dication de la vĂȘfĂź-tĂ©.Les caractĂ©ristiques de la prĂ©dication dominicaine Or, trois Ă©lĂ©ments caractĂ©ristiques ont distingue la prĂ©dication dominicaine: une grande soliditĂ© de doctrine, une docilitĂ© fidĂšle et absolue Ă lâĂ©gard du SiĂšge Apostolique, une piĂ©tĂ© toute spĂ©ciale envers lu Sainte Vierge SoliditĂ© de doctrine: Chez saint Dominiquef lâĂ©tude prĂ©lude Ă lâapostolat; sa science triomphe de lâhĂ©rĂ©sie albigeoise Encore quâil se soit senti de bon- ' ne heure la vocation de prĂ©dicateur, Dominique, avant d'aborder ce ministĂšre, Ă©tudia longuement la philosophie et la thĂ©ologie au collĂšge de lâaleneia, et, prenant pour guides et maĂźtres les saints PĂšres, dont il avait approfondi la doctrine, il sâassimila la fĂ©conde substance de la Sainte Ecriture, particuliĂšrement des Ă©crits de saint Paul, La valeur de sa science des choses divines ne tarda pas Ă se rĂ©vĂ©ler dans les discussions que Dominique soutint contre les hĂ©rĂ©tiques; bien que ceux-ci fussent armĂ©s de toutes le» ressources du talent et de la fourberie pour donner lâassaut aux dogmes de lĂ foi, on admirait avec quelle vigueur il les confondait et les rĂ©futait.On le vit surtout Ă Toulouse, qui passait alors pour le centre et la capitale des hĂ©rĂ©sies, et oĂč sâĂ©taient donnĂ© rendez-vous les plu» doctes des ennemis de lâEglise.Lâhistoire rapporte comment, entourĂ© de ses premiers compagnon*, remarquables par leur activitĂ© et leur talent de parole, il tint victo-rieusement tĂȘte Ă lâinsolcftce des hĂ© rĂ©thpies, et comment, non contint de refrĂ©ner leur audace, il toucha si bien leurs coeurs par son Ă©loquence et sa eharitĂ©, quâil en ramena un grand nombre dans le sein de Unir mĂšre lâEglise catholique.Dans ses luttes pour la foi.il Ă©tait assistĂ© visiblement par Dieu UĂźi-mĂ©me; un jour, notamment, comme il avait acceptĂ© de subir une Ă©preuve imposĂ©e par les hĂ©rĂ©tiques, Ă©preuve consistant, pour chaque dortcur, Ă jeter son livre au feu, les flammes consumĂšrent les autres ouvrages, ne respectant et ne laissant intact (me le sien.L'oeuvre puissant de Dominique dĂ©livra ainsi lâEurope du pĂ©ril de lâhĂ©rĂ©siĂ© de'» Albigeois.Dans lâOrdre dominicain; rayonnement doctrinal Thomas d Aquin * joyau de son Ordre.Dominique voulut que cette soliditĂ© de doctrine fĂ»t Ă©galement le glorieux apanage de ses fils.A peine eut-ll obtenu du SiĂšge Apostolique lâapprobation de son Ordro et la confirmation du noble titro de PrĂȘcheurs, quâil dĂ©cida de fon-\ der se* couvents dans le voisinage.(Suite Ă la 3Ăšme page.) J VOL.xn.âNo 188 DANS LES LAURENTIDES NOMIMNGUE FETE SES FONDA*! T'ETES.â DOUBLE JUBILE; MARTINEAU.____ Nominingue, le 9 aoĂ»t 1921.I Le Devoir ouvrait naguĂšre ses colonnes Ă ceux que le hasard de la vie en vacances conduit Ă des villĂ©giatures nouvelles ou Ă des expĂ©riences intĂ©ressantes.Sera-t-il permis Ă un fervent des Laurenti-des de consigner ici le souvenir dâune fĂȘte qui vient de se tenir au Nominingue et dây ajouter quel-iques aperçus du magnifique Royaume du Nord du vĂ©nĂ©rĂ© curĂ© Labellc?.Dimanche et lundi derniers, No-ipiningue cĂ©lĂ©brait dans des fĂȘtes intimes, paroissiales, presque familiales, qui nâavaient certes rien de la pompe et du symbolisme de Penetanguishene, le jubilĂ© sacerdotal de son fondateur et premier curĂ©, le R.P.Marcel Martineau, s.J., et le cinquantenaire de mariage dâun de ses tout premiers colons, M.Vital Martineau, frĂšre du prĂ©cĂ©dent et son compagnon des premiers jours.Tous ceux qui sâintĂ©ressent a la colonisation et au dĂ©versement des surplus de nos vieilles paroisses dans les rĂ©gions nouvelles connaissent le nom du PĂšre Martineau et le vaste "Projet de Colonisation" quâil lançait en 1908, pour le recrutement automatique de nos fils de cultivateurs et leur transplantation en pays neuf.Ce quâon sait moins, câest quâavant dâexposer des thĂ©ories le vieux missionnaire avait fait de la pratique en fondant la paroisse de Nominingue.Au mois de mars 1883, sur la demande de Monseigneur Duhamel et du curĂ© Labellc, et dans le but dâattirer les dĂ©fricheurs toujours plus avant, le P.Martineau venait fonder lâĂ©glise et habiter le premier chantier de bois rond de Nominingue.DĂ©jĂ les PĂšres JĂ©suites desservaient la ChĂ»te-aux-Iroquois, aujourdâhui Labelle, et rayonnaient dans les colonies dâalentour, lâAnnonciation, la Conception, lâAscension, et dans les divers chantiers et fermes dissĂ©minĂ©s le long de* bois et des riviĂšres.CâĂ©tait lâĂȘge hĂ©roĂŻque oĂč lâon voyageait en voiture Ă partir de St-JĂ©rĂŽme.Les routes Ă©taient ce que $o«t les chemins en forĂȘt, Ă travers les montagnes et les fondriĂšres, ou dans la neige non battue sur des parcours de vingt Ă trente milles.Un bon cheval pouvait traĂźner une charge de six cents livres, et encore, aux Ă©poques de pluies ou de fonte des glaces, ainsi quâen tĂ©moigne le prĂ©cieux journal du P.Martineau, fallait-il soulager ou mĂȘme dĂ©teler les meilleurs chevaux, fourbus, morfondus, refusant dâavancer.Mais rien nâeffrayait les apĂŽtres du Nord, et grĂące Ă lâappui que lui fournissait la Compagnie de JĂ©sus, renouvelant le geste de ses premiers missionnaires de la Nouvelle-France, le curĂ© Label trouĂ©e des Laurentides et semait les germes des paroisses que nous voyons aujourdâhui et qui ne devaient ĂȘtre que lâacheminement vers la bonne vallĂ©e de la riviĂšre au LiĂšvre et vers les grandes et riches plaines de lâAbitibi, oĂč lâon espĂ©rait faire aboutir le chemin de fer.En 1883, le noyau de paroisse du Nominingue sc composait de trois mĂ©nages de la famille Martineau et dâune famille Corbin, Ă©tablie sur le petit lac Nominingue, avec les colons isdiĂ©s ou de passage, Passif tance aux offices religieux se composait dâune douzaine de personne».Modeste paroisse vraiment, et telle quâon nâa plus lâIdĂ©e dâen Ă©tablir de nos jours.Mais lâeffet dâattraction devinĂ© par le curĂ© Labelle ne manque pas de se produire, et dĂšs l'Ă©tĂ© suivant plusieurs colons venus de Saint-JĂ©rĂŽme, dâHochelaga, de Saint-Henri et de Sainte-Cunegon-de se choisissaient des lots et commençaient leurs dĂ©frichements.Câest cette oeuvre crĂ©atrice exercĂ©e autour de lui par le P.Martineau que les paroissiens du Nominingue voulajent reconnaĂźtre en le priant de venir fĂȘler au milieu dâeux son jubilĂ©.Originaire des Cantons de l'Est, Ă©lĂšve au sĂ©minaire de Saint-Hyacinthe, le P.Martineau entra dâabord dans le clergĂ© sĂ©culier.OrdonnĂ© prĂȘtre en 1871, par Monseigneur Bourget, â le diocĂšse de Saint-Hyacinthe nâexistait pas encore â il fut vicaire Ă Saint-Henri, puis aumĂŽnier chez les Soeurs de Sainte-Croix, Ă Saint-Laurent, dâoĂč il partait pour le noviciat du Sault au-RĂ©collet, le 4 fĂ©vrier 1875.AprĂšs quelques annĂ©es dâĂ©tudes Ă MontrĂ©al et en France, et du ministĂšre pour diverses rĂ©sidences de son ordre, câest aux Trois-RiviĂšres que le P.Martineau, ainsi quâil lâĂ©crit dans son Diarium, le 15 dĂ©cembre 1882, Le français dans lâOntario Fin de la rĂ©ponse de F Association canadienne-française dâEducation au mĂ©moire Harris â Observations de dĂ©tail â Vue dâensemble du RĂšglement XVII, de son esprit et de ses consĂ©quences.Voici la fin du mĂ©moire prĂ©parĂ©] souvent ne partagent pas notre foi par /âAssociation canadienne-fran- et sont disposĂ©s Ă faire manoeuvre çaise dâEducation en rĂ©ponse Ă une ! dâanglicisation et dâassimilation.communication rĂ©cente de M.Sam Quâon organise les Ă©coles dâen-Harris, un manufacturier ontarien.; (rainement pĂ©dagogique dâOttawa, La premiĂšre partie de ce mĂ©moire | sturgeon Falls, Sandwich et Vank- a Ă©tĂ© publiĂ©e dans le Devoir des 2G et 30 Juillet, des 2, 3.4 et 6 aoĂ»t.Dans une dizaine dâautres paragraphes de son mĂ©moire, M.Harris traite de lâapplication du RĂšglement XVII, et de plusieurs mesures prises par le MinistĂšre de lâInstruction publique en faveur du français.De ces mesures, que M.Harris prĂ©sente comme libĂ©ralitĂ©s des autoritĂ©s provinciales en faveur de nos Ă©coles, nous ne relĂšverons que celles dont il est question dans les paragraphes 9 et 11: les autres Ă©tant suffisamment expliquĂ©es dans nos articles prĂ©cĂ©dents.* * * La premiĂšre de ces mesures a trait aux Ă©coles d'Ă©tĂ© ou âSummer Schoolsâ."Des Ă©coles dâĂ©tĂ©, dit le mĂ©moire, ont Ă©tĂ© Ă©tablies pour les instituteurs des Ă©coles secondaires.Dans ces Ă©coles on se sert du français pour la conversation et la discussion.Des mesures seront prises pour augmenter lâefficacitĂ© des mĂ©thodes d'enseignement du français dans les Ă©coles secondaires et chaque fois quâun inspecteur jugera quâun professeur de français profiterait d une plus grande pratique de la conversation française, il lui prescrira de suivre des cours dâĂ©tĂ©.â Tout ceci est parfait, mais nâa aucune relation avec les Ă©coles frĂ©quentĂ©es par les Canadiens français.Ces âSummer Schoolsâ dont parle M.Harris ont Ă©tĂ© créées pour les professeurs dâĂ©coles secondaires.Or, il n'y a pas dans lâOntario dâenseignement secondaire dâEtat, ni bilingue, ni catholique.Tout lâenseignement secondaire dâEtat est anglais et neutre, de sorte que, Ă part de trĂšs rares exceptions, cet enseignement nâest pas suivi par les Canadiens français.Us ont lâUniversitĂ© dâOttawa et les couvents.Les professeurs canadlens-fran-çais qui suivent ces cours â ils sont rares â se destinent Ă lâenseignement dans les Ă©coles secondaires.Leur perfectionnement en français, si tant est quâris peuvent en acquĂ©rir dans ces Ă©coles, nâest donc dâaucune utilitĂ© pour les Ă©lĂšves cana-dlens-français.Lâobservation de M.Harris est un trompe-lâoeil comme du reste, ainsi que nous lâavons vu, lĂ plupart des observations de son mĂ©moire.(1) w # * Dans sa onziĂšme observation, M.Harris dĂ©clare que âdes arrangements viennent d'ĂȘtre conclus qui profiteront aux graduĂ©s des univer- Ăźe poussait toujours davantage sa sitĂ©s françaises ou belges qui rĂ©si- dent au Canada et qui ne sont pas sujets britanniques, dâenseigner le français dans les Ă©coles anglo-françaises dâOntario, sâils ont lâentraĂźnement pĂ©dagogique requis.â Le projet de faire pĂ©nĂ©trer des Ă©trangers dans nos Ă©coles primaires et de leur confier lâĂ©ducation de nos enfants est une nouvelle mesure dâoppression Ă laquelle les pĂšres de famille canadiens-frunçais rĂ©sisteront.Quelle que soit sa valeur personnelle, nul Ă©tranger ne peut remplacer le professeur de mĂȘme origine et de mĂȘme mentalitĂ© pour l'Ă©ducation vĂ©ritable de lâenfant.Nous nâavons que faire de ces Français ou Belges ignorants de notre histoire et de notre Ăąme quâon veut nous imposer, qui ne savent rien de nos moeurs, de nos aspirations, qui donnĂ©es sur les premiers dĂ©buts de la paroisse.Qu'on nous permette de citer un passage de cette seconde partie: âJe vois ici quelques-uns de ces arciens pionniers de la premiĂšre heure, qui ont souffert des privations et des ennuis, qui ont travaillĂ© rudement pour Ă©difier cette colonie naissante.CâĂ©tait je puis le certifier, de vrais colons, des hommes dâune forte trempe, comme il sâm rencontre peu de nos jours.âSongez-y, en effet, que dans ces temps qui datert dĂ©jĂ de 35 Ă 38 ans, nous Ă©tions Ă 90 milles du terminus du chemin de fer.Ă Saint-JĂ©rĂŽme.Les chemins Ă©taient peu frĂ©quentĂ©s, surtout en hiver, et Ă partir de Sainte-Agathe.CâĂ©tait souvert un voyage de trois Ă quatre jours, par monts et pur vaux.En outre, entre la Chiite aux-Iro-quois et Nominingue, distance de 21 milles, il y en avait 16 en pleine forĂȘt sans aucune habitation, par un chemin qui venait Ă peine ., .dâĂȘtre ouvert et qui Ă©tait loin dâĂštre a'Cr''- 3" m"â" ! faire revivre dans un sermon de prpinipr a.j, .im,r notr.que soumis Ă ce rĂ©gime, les Ă©lĂšves haute tenue les sacrifices obscurs mtionale lâa Saint-Jein-Bnntlsle ' «ââs campagnes nul fie connaissent, et !es cĂŽtĂ©s glorieux de la vie sa-, Je Z «"i'-Ă©e Ă lâĂ©cole que le mm,- çerdotalç du vĂ©nĂ©rĂ© jubilaire.A m(eri co|on, ici prĂ©sent fort hĂ»- vaiĂŻ.anKlnis ,,e ,a rup* ,p frnnCnis issue de la messe solennelle, oĂč 0hrr0n, Ă ,p',i jâavais donnĂ© miel-l Pnr!Ă© In maison, subissent un re-jl le- choeur paroissial, assistĂ© de donnĂ© qucl-ii .,___ dĂ©fricher en ht liard dc denx annĂ©es.On peut en;] sentait une adresse de souhaits et ! ,H,U sPS f0|-ce!ti pLH«0ns!/aif MrC; "V?i id/ Câest sacerdoce et en ajoutant quelques nt l'autre langue.Câest le rĂ©sultat invariable dans a* v»i tin tit v m «iviĂŒ ut in nrr- a*.* i i âąÂ» * miĂšre heure, M.Vital Martineau, ttou* ^.endroits ou comme dans, « * âą .* i f» 4* * r» n ivs ?i».irix mĂȘme plus bas que ceux dâavant-guerre.Nâen profiterez-vous pas pour ineublcr cette chambre qui depuis si longtemps attend une occasion aussi favorable ?Les Pianos Pratte sont les Meilleurs Pianos.âVictor His Masterâs Voiceâ.Records et Phonog raphes de QualitĂ©.UlMfotlouette) 4TR.CATMftRIKIt $ 1 r .I VOL.XII.âNo 186 MONTREAL, MERCREDI 10 AQUT 1921 ^3 CALENDRIER DEMAIN.JEUDI U AOUT lt21 I SAINT TIBURCE ET SAINTE S US ANNE Lever du aoletl, $ heure* 0t.Coucher du loleil, 7 heures 09.Coucher de lu lune, le «elr.11 h.41.Pleine lune.le 18, Ă 10 h.34 m.du mutin.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rĂ©dacteurs, nos correspondants et les services de dĂ©pĂȘches du monde entier DEMAIN BEAU ET PLUS CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourdâhui msiimuin.MĂȘme date l'an dernier.Aujourdâhui minâmum.MĂȘme date l'an dernier.BAROMETRE 8 h.du matin, 30.13 ; 11 h., 30.10 : 1 de i'apreĂš-midi.30.08.Au Maroc espa: MADRID, 10 (S.P.A.).â Les hostilitĂ©s qui durĂšnt depuis trois semaines entre les Espagnols et les Maures dans lâest du Maroc semblent se propager dans lâouest.Le commandant espagnol Ă Tetuan rapporte que les tribus aborigĂšnes ont attaquĂ©, (ĂŒmanche, la redoute de Meijas et que la garnison a dĂ» se replier sur Gouk-cl-Arba, non sans avoir perdu plusieurs hommes., Le communiquĂ© officiel dâhier soir traitant des' opĂ©rations militaires autour de Melilla dĂ©clare que la bataille a complĂštement cessĂ© Ă Montar-ruit et que lâennemi paraĂźt ĂȘtre moins nombreux dans la rĂ©gion.Des nouvelles d'autre source indiqueraient cependant que le gĂ©nĂ©ral Navarro se trouve dans une situation de plus en plus prĂ©caire.Lâeau ferait dĂ©faut Ă ses troupes.La crise politique suscitĂ©e par la dĂ©faite des Espagnols au Maroc continue Ă captiver lâintĂ©rĂ©t fie la foule.On dit qbe le premier ministre de Salazar est vraiment dĂ©sireux de quitter son poste.Son successeur probable, Antonio Maura, chef conservateur, rencontrerait, dit-on, bien des difficultĂ©s sur sa route, Ă cause de lâambition effrĂ©nĂ©e de certains petits clans politiques.LA NAVIGATION Le âPolandâ de la ligne Canada, est parti Ă onze heures ce matin de MontrĂ©al Ă destination de Rotterdam, Dantzig et Liban, .-utralitĂ© dans ce conflit.Les firmes partie;'.!âĂšres, Ă quelque nation qu'elles appartiennent, auront cependant la libertĂ© de trafiquer avec les belligĂ©rants, mais les gouvernements nâauront rien Ă voir dans ce com merce.Lâambassadeur amĂ©ricain en An gleterre, le colonel George Harvey, qui est Ă Paris et qui assiste aux sĂ©ances du Conseil, a dit que cette dĂ©cision est conforme Ă la politique dâavant-guerre des Etats-Unis.Ceux-ci ont commercĂ© avec les belligĂ©rants de 1914 Ă 1917.M.Harvey a approuvĂ© lâattitude du Conseil sur ce point.LA VOIX DU PAPE (Suite de la 1Ăšre page.) immĂ©diat des plus cĂ©lĂšbres UniversitĂ©s.pour permettre Ă ses religieux de se dĂ©velopper |>lus aisĂ©ment dans tous les ordres de connaissance et donner occasion Ă un p us grand nombre dâĂ©tudiants dâentrer dans sa famille nouvelle.Aussi, lâInstitut dominicain s'est-il.dĂšs le dĂ©but, signalĂ© comme un Or;l re doctrinal.Ce fut toujours comme sa mission et son privilĂšge de guĂ©rir les maux causĂ©s par Fer reur sous scs diverses formes et de rĂ©pandre la lumiĂšre de la foi chrĂ©tienne: il nâest pas, en effet, de pire obstacle au salut Ă©ternel que lâignorance religieuse et la perversion des esprits.11 nâest donc pas surprenant que tous les regards et lâattention gĂ©nĂ©rale se soient tournĂ©s vers cette nouvelle et fĂ©co .de forme dâapostolat, qui, Ă l'Evangile et aux enseignements des PĂšrts, quâelle prenait pour base, joignait le prĂ©cieux appoint de connaissances de tout genre.La sagesse divine elle-mĂȘme sembla s'exprimer par la bouche des fils de saint Dominique, alors que brillaient parmi eux de puissants hĂ©rauts et dĂ©fenseurs de la doctrine chrĂ©tienne, tels Hyacinthe de Pologne, Pierre le Martyr, Vincent Ferrier; des esprits remarquables pour leur gĂ©nie et versĂ©s dans les sciences les plus Ă©levĂ©es,, tels Albert le Grand, Raymond de Penna-fort.Thomas d'Aquin, ce fils de Dominique dont Dieu daigna se servir, plus que de tout autre docteur, pour illuminer son Eglise.Aussi bien, cet Ordre, qui fut toujours si apprĂ©ciĂ© pour son apostolat de la vĂ©ritĂ©, sâest-il vu dĂ©cerner son Plus beau titre de gloire le jour oĂč 1 Eglise proclama que la-doctrine de saint Thomas Ă©tait sa propre doctrine, et donna aux Ă©tudiants catholiques pour maĂźtre et saint patron ce Docteur, que les Papes avaient comblĂ© des Ă©loges les plus insignes.DĂ©vouement absolu au Saint-SiĂšge: Chez saint Dominique; la vision I dâInnoccnt III: le Tiers-Ordre do-; ininlcufn.milice dĂ©fensive de la j chrĂ©tientĂ© cat romain, et qyc ce mĂȘme Pape le vit en songe, la nuit suivante, soutenant vigoureusement de ses Ă©paules lâĂ©difice chancelant de la basilique du Latran.Lâhistoire re-late cet autre fait: Ă lâĂ©poque oĂč il formait Ă la perfection chrĂ©tienne les premiers disciples qui sâĂ©taient mis a son Ă©cĂčle, Dominique eut lâidĂ©e de constituer comme une suinte milice composĂ©e de laĂŻques pieux et dĂ©vouĂ©s, qui auraient pour double objet de dĂ©fendre les drolls de 1 Eglise et de barrer Ă©nergiquement la mute aux hĂ©rĂ©sies.Câest de cette pensĂ©e que naquit le Tiers-Ordre dominicain, qu, en rĂ©pandant chez les gens du monde la pratique de la ĂŻje parfaite, devait ĂȘtre pour notre Mere la Sainte Eglise un glorieux fleuron en mĂȘme temps quâun vĂ©ritable rempart.(Traduit du latin par la Documentation Catholique.) Mutinerie dans une prison autrichienne Vienne, 10.(S.P.A.) â Les forçats du grand pĂ©nitencier nutri-cnien de Stein se sont mutinĂ©s, lundi soir, aprĂšs avoir adressĂ© au gouvernement une sommation demandant que leurs sentences d'emprisonnement soient raccourcies.Il v a eu quatre hommes de tuĂ©s dans la ni cl ce et plusieurs do blessĂ©s.Les prisonniers ont lancĂ© par la fenĂȘtres des allumettes enflammĂ©es sur les matelas qui se trouvaient en pile dans la cour de la prison.Le i dĂ©clarĂ©.En mĂȘme temps, es dĂ©tenus sabotaient lâintĂ©rieur de leurs cellules.Les gardiens du pĂ©nitencier ont l*nJ.mpo s,sants * rĂ©tablir seuls I ordre, il leur a fallu'mander lâaide des soldats.La colonie des grĂšves prĂ©occupation de il la fo| et de la Celle ardente demeurer fidĂšle dĂ©fense d'accoinnagnait chez !)Š i mlnlqne.d'ime absolu dĂ©vouement aĂŒ 8alni»SiĂšge, Câest ainsi que lâon i rapporte que.prosternĂ© aux pieds de Notre prĂ©dĂ©cesseur Innocent III, ?UofefiW Gâą'-*es Gauthier, de 1 nrcivevĂȘrhĂ© de MontrĂ©al, ira ren- enfnni* *1â prochain, aux enfants de la colonie des grĂšves, non loin du village de Contreroeur.Sa Grandeur assistera Ă la grandâ-ni(vise et V prononcera le sermon.Na Grandeur passera aussi une partie de 1 aprĂšs-midi avec les enfants de la colonie des grĂšves.?âm)PUXde mort nccldcn-tPlle ont cW rendu» ft ],j mordue, ce matin, dans les cas de TrĂ©filĂ© Chn-rest tuĂ©, avant-hier, h la ville Saint-Pierre, a lorn quâil se trouvait sous x,nij'a.Rl>n ^ Carbon due lâon Ă©tait a.'^charger, et de l'Inconnu qui sfs* tuĂ©, hier soir, h Laval des Rapides en tentant de monter sur un Lââ01ympicâ, de la ligne âWhite-Starâ, vient de faire la traversĂ©e de lâAtlantique en moins de six jours.Parti le 3 aoĂ»t de Southampton, il est arrivĂ© Ă New-York Ă 8 heures hier soir, et ce aprĂšs avoir fait escale Ă Cherbourg.LââEMPRESS OF ASIAâ LââEmpress of Asiaâ, venant de Hong-Kong, ShanghaĂŻ, Nakasaki, Kobe et Yokohama, est « -rivĂ© Ă Vancouver lundi.Parmi les passagers on a remarquĂ© le violoniste Mischa Elman.MOUVEMENTS DES NAVIRES Le âMetagamaâ, Pacifique Canadien, est attendu Ă MontrĂ©al vers 8 heures ce soir.Le âScandinavianâ.Pacifique Canadien, a quittĂ© Anvers hier Ă destination de MontrĂ©al, LââEmpress of Britainâ, Pacifique Canadien, quittera Liverpool demain Ă destination de QuĂ©bec.Le âMontrealâ, Pacifique Canadien, est attendu aujourdâhui mĂȘme Ă Naples, venant de MontrĂ©al.Le âVictorianâ, Pacifique Canadien, est attendu Ă MontrĂ©al dimanche, venant de Liverpool.Le âMelitaâ, Pacifique Canadien, quittera Liverpool vendredi Ă destination de MontrĂ©al.Le âPannoniaâ, ligne Clinard, venant de divers ports mĂ©titerranĂ©ens, est attendu aujourdâhui Ă New-York.Le âFindiandâ, de la ligne Red Star, quittera Anvers demain Ă destination de Southampton, Cherbourg et New-York.LES SIGNAUX 15 du ma-lââEmpress Grosse Ile.â A 7 h.tin, iĂŻ 70 milles Ă lâest, of Franceâ.Ile aux grues.â Descendant Ă 1 h.20 du matin, le âTopdalfsjordâ; Ă 2 h.20 du matin, le âGildaâ.Montant Ăč 9 h.30 ce matin, la goelette âL.Berreaultâ.Descendant, le âSi-rioâ.Pointe au PĂšre â Montant Ă minuit.le âCanadian Foresterâ.A 5 h.30 du matin, le âManchester Spinnerâ et le âStarakerâ; Ă 7 h.du matin, le âBrandford Cityâ; Ă 7 h.30 du matin, le âManchester Merchant; Ă 8 h.30 du matin, le remorqueur âSlrathbojieâ.Cap Madeleine.â Montant Ă 7 h.30 du matin, le âAhebaâ; Ă 9 h.du matin, le âNewton* Hallâ.Descendant Ă 9 h.du matin, le âRoyaliteâ.Pointe Ă la RenommĂ©e.â Montant Ă G h.du matin, le âNewton Hallâ; Ă 4 h.45 du matin^Ă 8J milles Ă lâest, le âCasseitaâ Belle Isle.â Montant' Ă 4 h.du matin Ă 300 milles Ă lâest, le âVictorian"; Ă 4 h.25 du matin, Ă 278 milles Ă lâest, le âFanan Headâ.Descendant, Ă 12 h.15 du matin, le âCassandraâ; Ă 10 h.15 hier soir, le âLakoniaâ.Cap au Saumon.â Montant Ă G h.45 du matin, ]ââEmpress of Fran: ceâ; Ă 8 h.du matin, le âGildaâ; Ă 8 h.du soir, le âCanadian Recruitâ.DE QUEBEC A MONTREAL La Banque Provinciale du Canada a tenu Ă midi lâassemblĂ©e annuelle de ses actionnaires, au bureau chef de la banque, 7, Place dâArmes.Etaient prĂ©sents: sir Hormisdas Laporte, M.N.Garneau, QuĂ©bec ; MM.W.F\ Carsley, sir Alex.Lacoste, MM.G.M.Bosworth, Martial Chevalier, sir Lomer Gouin, N.PĂ©ro-deau, MM.S.J.B.Rolland, Pierre Desforges, Joseph Normandin, J.E Labelle, c.r., reprĂ©sentant le SĂ©minaire de Saint-Sulpice, M.LĂ©vesque QuĂ©bec, C.P.Fabien, P.Vanier, J.D.Adam, reprĂ©sentant la Cie Charles Desjardins, limitĂ©e, Jean Normandin, F.S.Mackay, N.P., A.E Prudâhomme, N.P., G.N.Moncel, Thomas PrĂ©fontaine, Alph.Aumond, H.Dufort, Gervais Cousineau, Hector Cousineau, Mathias TĂ©trault, Raoul Bastien.Lâactif total de la banque Provinciale sâĂ©levait au 30 juin der nier, au chiffre important de $45,-029,743, dont $28,306,000 dâactif li quide reprĂ©sente au-delĂ de $10,-000,000 en caisse, $12,080,000 en obligations des gouvernements, corporations municipales, scolaires et autres, aussi au delĂ de $0,200,000 de prĂȘts Ă demande sur nantisse ment de titres.Le montant de lâactif liquide, tel que susdit, reprĂ©sente au delĂ de 68 p.c.sur les obligations dues au public, les dĂ©pĂŽts, etc., sâĂ©lĂšve Ă la somme de $41,048,388.Les profits nets de lâexercice Ă©coulĂ©, au 30 juin dernier (12 mois dâopĂ©rations) ont Ă©tĂ© de $425,047, contre $333,882 de lâexercice prĂ© cĂšdent, Ă©tant une augmentation de $91,765.Aux profits nets mentionnĂ©s sâajoute la somme de $200,000, reprĂ©sentant la prime perçue sur une Ă©mission dâun million de parts nouvelles qui ont Ă©tĂ© souscrites et payĂ©es durant lâannĂ©e, et portant le capital payĂ© de lâinstitution au chiffre important de trois millions.Sur les profits rĂ©alisĂ©s, des dividendes reprĂ©sentant 9 p.c.lâan, soit $264,024, ont Ă©tĂ© pavĂ©s aux aâetion nalres durant lâannĂ©e et la somme importante de $300,000 a Ă©tĂ© ajoutĂ©e au fonds de rĂ©serve, lequel est maintenant de $1.400,000.tout prĂšs de 50 n.c.du capital nnvĂ©.Une somme de $25.000 a Ă©tĂ© portĂ©e Ă la rĂ©serve spĂ©ciale du fonds de pension pour le personnel de lâinstitution : cette rĂ©serve accuse maintenant un chiffre de $125.000.La Banque possĂšde maintenant deux cent quatre-vingts succursales et sous-agences dans les provinces de QuĂ©bec, dâOntario, du Noiivc.au-Brunswick et de File du Prince Edouard.QuĂ©bec â Sont arrivĂ©s Ă matin, le âCape Diamondâ; hier soir, le âMaskinongĂ©â.10 du matin, le âLabradorâ.A 25 du matin, le âSaguenavâ; Ă tin m afin 1^» TV.8 h.du Ă 8 h.A 5 h.5 n.â , â 7 h, 40 du matin, le âQuĂ©becâ Parti en descendant, le âSaguenayâ.Saint-Nicolas â Montant Ă 9 h.20 du matin, le âMetagamaâ.Grcwidines.â Descendant Ă 8 h.40 du matin, le âDavid*Thompsonâ.Trois-RiviĂšres.â Montant Ă 5 h.du matin, le âVerchĂšres.â A 5 h.du matin, le âTrois-RiviĂšres.Sont arrivĂ©s de MontrĂ©al le âTrois-RiviĂšresâ.Du bas du fleuve, le âWorcester.â Sorel.â Montant Ă 8 h.55 du matin, le âRose Castle.â Cap Saint-Michel â Descendant Ă 8 h.du matin.le âPicrpontâ; Ă 9 h.45 du matin, le âSir Hugh Allanâ.Longue Pointe (prĂšs MontrĂ©al).âMontant Ă 6 h, 30, le âSommnau-gerâ, Ă jG.3ĂŽ du matin, le âRrigno-ganâ.A8 h.du matin, le âMontrĂ©al"; Ă 8 h.50 du matin, le âMe-akâ et sa bouĂ©e: hier soir, Ă 9 h.25 le âCiudrun Maerskâ.A 10 h.ce matin le âLord Gilfordâ.Pa« dâĂ©conomie QuĂ©bec, 10.(S.P.C.) â LâUnion typographique internationale, en congrĂšs ici, sâest prononcĂ©e ce matin contre les mesures dâĂ©conomie pro-losĂȘes hier par le prĂ©sident John TcParlnnd.Les retranchements de dĂ©penses prĂ©conisĂ©s par le prĂ©sident aurait diminuĂ© de $50 par annĂ©e le salaire de M.Rurrctt, premier vice-prĂ©sident de lâUnion.Du charbon pour la ville La commission administrative vient dâaccorder les contrats suivants pour la fourniture du charbon : A la compagnie Ilartt and Adair .'*âą732 tonnes de charbon Egg , Ă $13.85 la tonne de 2.000 livres; 535 tonnes de âStoveâ Ă $14.-10 la tonne de 2.000 livres; 24 tonnes de âChesnutâ Ă $13.85 la tonne A la compagnie Ogdensburg and Touting.Limited: 72 tonnes de charbon âBuckwheatâ No 1, Ă $8.50 la tonne de 2.000 livres.A la compagnie Paragon Coal and Coke-.1,32 tonnes de charbon âRird's Eyeââ, Ă $5.79 la tonne de 2 000 livres; 472 tonnes de charbon Ă vapeur, Ă $8.48 la tonne de 2,000 livres.A la compagnie Nova-Scotia Steel and/Coke: l00 tonnes de charbon Ă vapeur (Slack) Ă $7.50 la tonne de 2,000 livres.Ix*s commissaires ont aussi octroyĂ© le contrat pour la fourniture et la livraison de tuvaux en fonte pour le service de l'aqueduc Ă la compagnie Canada Iron and Foundries, Limited, aux prix suivants: Tuvaux de 8 pouces.020 livres Ă $03.70 la tonne de 2,000 livres-tuyaux de 0 pouces.420 livres mi mĂȘme prix; tuyaux de 4 pouces, 250 livres, Ă $68.70 la tonne de 2-000 livres.tl *>c von* Ă la dĂ©fen&e du RontifL convoi do marchandises, Bien puni QuĂ©bec, 10, (D.N.C.) â- Un nommĂ© Joseph Fortin, dâEscourt, TĂ©-miscouata, n Ă©tĂ© condamnĂ© hier, Ă la RiviĂšre du Loup, par le magistrat Fisct, de Rimouski, Ă un mois de prison pour vente de boisson.11 n Ă©tĂ© de plus condamnĂ© Ă $1.000 dânmende et les frais oĂč Ă un mois de prison pour transport de boisson.Lâautomobile dont il se servait n Ă©tĂ© confisquĂ©e par la Commission des Liqueurs.FĂȘte de nuit au parc Lafontaine Domain soir, Ă huit heures et demie.aura lieu la grande fĂȘte de nuit organisĂ©e par le service des terrains do jeux dp la ville au lâarc Lafontaine, sous la prĂ©sidence des 6cbovins Lamarre et Vandolac.(les messieurs distribueront les mĂ©dailles t les prix aux garçons et fillettes qui ont fait le plus de progrĂšs on gymnastique sur le terrain de jeux du parc Lafontaine.Il y aura de nombreuses attractions au cours de !n soirĂ©eâ: outre les danses rustiques et ia gymnastique, il y aura une exhibition de danses du bon vieux temps, donnĂ©e par M.Leroux, vieillard de 85 uns.La garde de Maisonneuve IndĂ© pendante, forte de 60 hommes, fera son entrĂ©e prĂ©cĂ©dĂ©e des clairons Ăč huit heures et demie, et fera la garde d'honneur pendant la soirĂ©e.BaptĂȘme dâadulte QuĂ©bec, 10.(D.N.C.) â Lundi, le 8 aoĂ»t, dans lâĂ©glise de RenucevlIIe, M.Joseph Jonathan Harvic, ĂągĂ© de 48 ans, fils de feu John Thompson Harvic et de feu Maggy Brack, a adjurĂ© Fc protestantisme anglican.Il a reçu IciaptĂšme des adultes.La cĂ©-rĂ©moniwa eu Peu de bonne heure, dâune maniĂšre solennelle.M.Harvic, aprĂšs son baptĂȘme, a Ă©tĂ© reçu du scapulaire et a fait su premiĂšre communion.Pas de gĂ©rant aux Trois-RiviĂšres LE RESULTAT DâUNE ASSEMBLEE CONVOQUEE PAR LE MAIRE NORMAND POUR ETUDIER LES DIVERSES FORMES DâADMINISTRATION MUNICIPALE.â LA SITUATION NâEST PLUS LA MEME AUJOURDâHUI.Trois-RiviĂšrçs, 10.(D.N.C.) â La ville des Trois-RiviĂšres ne sera pas administrĂ©e par un gĂ©rant, selon la suggestion qui en avait Ă©tĂ© faite par la Chanibre de Commerce.Câest ce qui semble dĂ©couler des dĂ©libĂ©rations de la derniĂšre rĂ©union du conseil.Le maire Normand avait promis aux contribuables de convoquer une rĂ©union des membres du conseil avec des reprĂ©sentants des ouvriers, des commerçants, des industriels et de la Chambre de Commerce.Cette rĂ©union vient dâĂȘtre tenue.Le maire Normand a expliquĂ© le but de lâassemblĂ©e et il a invitĂ© M.Henri Bisson, prĂ©sident de la Chambre de Commerce, Ă exposer les raisons qui militent en faveur dâun gĂ©rant.Ce dernier a fait remarquer1 que le changement de systĂšme prĂ©conisĂ© par la Chambre de Commerce Ă©tait plus impĂ©rieux, il y a deux mois quâil ne lâest aujourdâhui.La nouvelle administration donne de grandes promesses dâactivitĂ©.Il n ajoutĂ© que la Chambre de Commerce Ă©tait prĂȘte Ă Ă©tudier tout autre systĂšme qui pourrait ĂȘtre suggĂ©rĂ© et Ă lâadopter sâil convenait mieux aux besoins de lâheure prĂ©sente.M.Noel Michelin, qui avait fait une Ă©tude profonde de notre administration municipale dans le.liasse, a rappelĂ© les suggestions quâil fit en 1912 dans une semblable occasion.M.Michelin veut que le maire et les Ă©chevins soient Ă©lus pour un terme plus court, le maire par la ville et les Ă©chevins par quartier.Les pouvoirs du maire devraient ĂȘtre plus Ă©tendus.Les commissaires dâĂ©coles ne devraient pas ĂȘtre les Ă©chevins, mais devraient ĂȘtre Ă©lus par la ville indĂ©pendamment du conseil.Tout changement Ă la charte devrait ĂȘtre ratifie par le peuple et on devrait fixer le montant minimum do loyers qui peut donner droit de vote Ă un locataire.M.O.Rhcault, prĂ©sident de la Corporation OuvriĂšre Nationale Catholique dos Trois-RiviĂšres, a fait dâintĂ©ressantes suggestions au noni de ses comnagnons de la C.O.N.C.La C.O.N.C., est en faveur dâune administration par un maire et des Ă©chevins.Il croit quâil faut plutĂŽt sâen prendre aux hommes qui coin posent une administration quâĂ lâadministration cllc-rncmc.La C.O.N.C.est opposĂ©e Ă lâad ministration par un gĂ©rant parce quâil lui semble imnossiblc quâun seul homme puisse rĂ©unir toutes les connaissances nĂ©cessaires en gĂ©nie civil et en finances par exemple, pour ne nommer nue ces deux branches.pour administrer une ville comme Trois-RiviĂšres.M.Frank Ritchie, de la âWayaga-mackâ, reprĂ©sentait les industriels.II est d'avis qu'un gĂ©rant serait le meilleur homme pour administrer les finances de la ville.I! dit que plus de 150 villes amĂ©ricaines sont administrĂ©es par un gĂ©rant et quâaucune dâelles ne veut retourner Ă lâancien systĂšme.M.Ritchie est contre le systĂšme des comitĂ©s qui donne lieu Ă trop de âcombinesâ.Il dit quâun gĂ©rant nâa rien Ă voir a^; finances qui restent entre les mains d'un trĂ©sorier compĂ©tent.II est pour que tout le travail se fasse par soumission ou contrat comme dans les grandes compagnies.M.Ritchie fit remarquer que ies manufacturiers ne se prononcent pas sur un systĂšme dĂ©fini d'administration.Ce quâils veulent surtout, c'est que tout se fasse par soumission et suivant contrat.Selon lâĂ©chevin Robichon, on nâa marchĂ© quâavec des commissions ou des comitĂ©s qui ont eu la surveillance, la direction et le contrĂŽle de toutes les affaires municipales.Elles ont Ă©tĂ© la cause de tout le mal.H sâagit donc de trouver un mode capable de faire disparaĂźtre les causes qui ont des effets dĂ©sastreux.Il faut faire disparaĂźtre les comitĂ©s.M.Robichon est dâavis quâun gĂ©rant pourrait faire plus de politique et de patronage que n'importe qui.Un dĂ©bat gĂ©nĂ©ral a suivi.Finalement le maire a tirĂ© la conclusion du dĂ©bat : A ce que je puis voir, nous ne sommes pas si divergents dâopinion.Vous semblez ĂȘtre d'avis que chaque chef de dĂ©partement soit gĂ©rant (le son bureau Ă l'hĂŽtel de ville.Alors, câest en dĂ©finitive six gĂ©rants (tue nous aurions, Ă qui nous voterions chacun un certain montant des appropriations pour les travaux Ă exĂ©cuter dans chacun des dĂ©partements durant lâannĂ©e fiscale.Chaque chef de bureau devra se tracer un bilan sur ce budget et son devoir sera de ne pas outrepasser le montant des sommes quâit se sera fait voter par le conseil qui devra ce budget indivi-voter.Si je peux conclusion, je di-reste avec sa res-contrĂŽle et que LE MUSĂE DE v LA BIBLIOTHEQUE LH MAIRE PARTAGE LES IDEES DU SECRETAIRE DU COMITE FRANCE-AMERIQUE A PARIS.âUNE LETTRE INTERESSANTE.Le projet dâun musĂ©e rĂ©trospectif dâart français Ă la bibliothĂšque municipale retient lâattention du maire, Ă la suite dâune communi cation du secrĂ©taire du ComitĂ© France-AmĂ©rique de Paris.M.Martin est bien disposĂ© Ă doter les vastes salles de la bibliothĂšque, de toiles et dâobjets dâart français, pourvu que les fonds de la municipalitĂ© le permettent.Il nous a remis, ce matin, copie de la lettre de M.Gabriel Louis Jaray, du comitĂ© France-AmĂ©rique, partageant les suggestions intĂ©ressantes quâelle conlient.La lettre se lit ainsi: Monsieur le Maire, La Mission organisĂ©e par le ComitĂ© France-AmĂ©rique pour vous exprimer la gratitude de .a France, a Ă©tĂ© particuliĂšrement heureuse de se rencontrer avec vous Ă MontrĂ©al Ă plusieurs reprises.Parmi les questions qui intĂ©ressent votre cite et nous-mĂȘmes, celle du MusĂ©e RĂ©trospectif dâArt français est au premier plan.Oc nous avait signalĂ© les deux ou trois Ă©tablissements publics qui paraissaient de nature Ă pouvoir recevoir le objets destinĂ©s Ă figurer dans ce MusĂ©e rĂ©trospectif dâart.Mais dans lâentretien que jâai eu lâhonneur dâavoir avec vous en prĂ©sence du MarĂ©chal Fayolle Ă la BibliothĂšque Municipale, vous avez bien voulu nous communiquer lâidĂ©e que vous aviez eue dâaffecter deux ou trois salles du premier Ă©tage de cette BibliothĂšque Municipale Ă ce MusĂ©e dâArt.Nous avons recueilli cette suggestion avec tout lâintĂ©rĂȘt quâelle comportait, et nous nous sommes empressĂ©s de visiter les salles auxquelles vous faisiez allusion et nous avons remarquĂ© que le premier Ă©tage de cette BibliothĂšque Municipale comportait une galerie sur laquelle sâouvrent deux grandes salles de chaque cĂŽtĂ©, sans parler des dĂ©gagements accessoires; il nous a paru que la rĂ©union de la galerie et des 3 salles auxquelles Vous pensiez faisait un ensemble des plus intĂ©ressants et vraiment digne de la CitĂ© de MontrĂ©al.Cet ensemble pourrait recevoir une exposition dâart rĂ©trospectif et il suffirait, premiĂšre vue, dâouvrir une porte entre deux des salles pour communiquer facilement entre elles.Nous avons pensĂ©, dâautre part, quâil serait possible de placer au milieu du hall du rez de chaussĂ©e, une ou deux piĂšces particuliĂšrement remarquables.de grandes dimensions et de grand effet qui pourraient en mĂȘme temps appeler lâattention du visiteur et orner ce hall dâentrĂ©e.AprĂšs un nouvel examen Ă Paris, nous nous rangeons rĂ©solument a cette opinion et nous accueillons votre suggestion avec le plus grand plaisir.Le ComitĂ© France-AmĂ©rique fient a vous en remercier tout spĂ©cialement.Il apprĂ©cie lâaccueil charmant (pie vous avez bien voulu rĂ©server Ă son initiative, et il est assurĂ© quâavec votre concours cette RĂ©trospective dâArt français, dont vous avez compris toute lâimportan-ce, aura Ă MontrĂ©al le plus grand succĂšs.Veuillez agrĂ©er, Monsieur le Maire, les assurances de mes senti-ments de trĂšs distinguĂ©e considĂ©ration.Le Directeur GĂ©nĂ©ral du ComitĂ©, maĂźtre des RequĂȘtes au Conseil d Etat : Gabriel Louis JARAY.Le pĂ©ril jaune - Le Dr A.-F, français qui qu'er qu ne lui-i Ă©tudier et mĂ»rir duel avant de le appeler cela une rni que le conseil ponsabilitĂ© et son cette question dâun gĂ©rant gĂ©nĂ©ral pour la ville reste sur le tapjs, pour ĂȘtre Ă©judiĂše plus tard au besoin." AmĂ©ricains libĂ©rĂ©s Riga, 10.(S.P.A.) â Six prisonniers amĂ©ricains ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s en Russie par le gouvernement liolchĂ©-vixtr.Us sont arrivĂ©s sains et saufs Ă Nurva, ville dâEsthonlc.Les six personnes Ă©largies sont Emmett Kilpatrick, Weston R.Estes, William Flick X.B.Kulmatisno, li.J.Laniarc, et Russell iâattinger.Paris, 10 (S.P.A.).Legendre, un Ă©crivain trançais q a voyagĂ© pendant 25 ans dans les pays (l'ExtrĂȘme-Orient, vient dâĂ©crire un article oĂč il met le monde en garde contre les 900.000,000 d'Asiatiques qui vivent tout prĂšs des blancs et qui constituent ce quâon appelle le pĂ©ril jaune.Il fait remarque le Japon a pris conscience meme depuis quâil a battu la Russie en 1905.Durant la grande guerre, le Japon sâest enrichi et a mĂ©nagĂ© scs forces, tandis que l'Europe sâest enfretuĂ©e et que 20.000.-000 de ses meilleurs hommes ont Ă©tĂ© mis hors de combat.De plus, la convalescence de lâEurope est longue, cette partie du monde souffre de dĂ©pression intellectuelle, morale et economique.Le Dr Legendre prĂ©tend que la Grande-Bretagne a eu tort de sâallier au Japon.Cette alliance est devenue fort embarrassante.Le mĂȘme Ă©crivain soutient que les ressources de l'Asie se dĂ©veloppent et que les Jaunes pourraient den devenir les fournisseurs des blancs au lieu dâen ĂȘtre les acheteurs.II faudra, si lâon ne veut pas (pie les rĂŽles soient renversĂ©s, que les EuropĂ©ens stimulent leur commerce, crĂ©ent des manufacturĂ©s en Asie mĂȘme, et activent la production dans toutes leurs colonies.L'auteur concĂšde cependant que les blancs sont meilleurs artisans et font de meilleurs contremaĂźtres que les Jaunes.Du boeuf canadien en Angleterre Londres, 10.(S.P.A.) .La pre- miĂšre consignation de boeuf gelĂ© canadien qui soit entrĂ©e en Angleterre est arrivĂ©e ces Jours derniers et a Ă©tĂ© mise en vente sur les marchĂ©s de Londres, de Liverpool et de Manchester.JĂčsquâici, c'est lâArgentine qui avait presque seule fourni le boeuf gelĂ© Ă lu Grande-Bretagne .Au secours de la ville dâAvion LE MAIRE MARTIN REĂOIT UNE COMMli.MCATlON OFFICIELLE Ql I EXPOSE LA DETRESSE DE l'A VILLE DONT MONTREAL EST LA MARRAINE EN FRANCE.I-** maire a reçu du maire dâA-yion, ville du Palais-de-C-ilais que MontrĂ©al a adoptĂ©e, une communication intĂ©ressante sur les dĂ©tresses dont souffrent les citoyens de cet Je ville ravagĂ©e par le passage des armĂ©es.La lettre, dont nous publions le texte, parle par elle-mĂšine; aussi le conseil a-t-il chargĂ© un comitĂ© spĂ©cial composĂ© du maire Martin et oc MM.Turcot, Rubenstein, OâConnell, Lamarre, Brodeur et Hushion, de pourvoir aux besoins immĂ©diats tfĂ© la ville dâAvion.Le maire dâAvion expose ainsi la situation: âNous nous sommes trouvĂ©s au lendemain de lâarmistice dans U< situation la plus terrible quâon puis* se imaginer.Toutes les descriptions sont infĂ©rieures Ă la triste rĂ©iF litĂ©.âAvion n'a pas Ă©tĂ© simplement dĂ©truite mais pulvĂ©risĂ©e; ce terme nâa rien dâexcessif.Pas un arbre, pas mĂȘme un arbuste, pas un pan de mur, pas mĂȘme un vestige de clapier nâest restĂ© debout.Rien plus, par tin raffinement de destruction, qui ne fut heureusement pas employĂ© partout, lâennemi en battant en retraite fit sauter tontes les cnvps des habitations dĂ©jĂ dĂ©molies, sans exception."Vous avez par ce tableau bien imparfait qiielĂźe Ă©tait la dĂ©solation de notre dĂ©sert.Avion comptait avant la guerre prĂšs de 14.000 habitants; malgrĂ© les efforts considĂ©rables faits par une population dĂ©vouĂ©e, mais hĂ©las! combien peu et mal secondĂ©e par l'administration placĂ©e trop loin et trop haut, notre renaissance traĂźne et languit lamentablement.On nous promet baraquements et reconstruction et efi rĂ©alitĂ© on nous sert au cmnpte-goiilv tes une parcelle de l'indispensable.âNous savons quâon ne repaie pip.en un jour pareil dĂ©sastre.Cependant il est souhaitable que les mat-heureux rentrĂ©s trop'tĂŽt sans mobilier, sans abri, soient soutenus, il serait utile que les milliers qui attendent la permission de rĂ©intĂ©grer puissent le faire.Le bureau de bien,, faisanec rĂ©serve son peu de ressources pour lâhiver, et hĂ©las! conibieM» ce peu sera insuffisant quoique LĂŻ pĂ©riode de secours soit rĂ©duite Ă la seule partie dâhiver oĂč la misĂšre ext Ă craindre pour les malheureux.; âNos Ă©coles manquent des ressources Ă©lĂ©mentaires que la municipalitĂ© ne peut leur donner, impuissante Ă rĂ©pondre Ă tous I s besoins.Nos Ă©coles, nos Ă©difices communaux sont dĂ©truits tous se rĂ©tabliront dans un temps donnĂ© par dommages de guerre, seule notre mairie ne pourra se reconstruiiv aussitĂŽt.âEn effet, alors qirc lâĂ©glise vieilli}, usĂ©e va se reconstruire autoniaĂŒ-quemont, parce que les capitaux utiles Ă©taient prĂȘts en 1914, ont «te sauvegardĂ©s, notre mairie, vieiLjp bĂątisse restaurĂ©e, aurait pu s.-rvu* 30 Ă 50 ans encore; mais dĂ©truite, â elle ne reprĂ©sente par suite de vĂ©tustĂ© qu'un sinistre dâune valeur de moins dâun dixiĂšme de la sommĂ© utile Ă la reconstruction.Nous devrons attendre longtemps la possibilitĂ© des ressources utiles.âNous possĂ©dions avant la guerre des sociĂ©tĂ© de tout genre qui Ă©tait lâagrĂ©ment de nos jours de rĂ©créà '-tions.Entre toutes, celle qui pqr excellence tenait au coeur de nos concitoyens Ă©tait notre brillante harmonie.HĂ©las, tous les efforts sont insuffisants devant les sacrifices Ă©normes au cours du jour nc's instruments et des partitions.âJâai voulu vous souligner que quelles que soient les branches, les, hommes de coeur qui voudraient nous aider, trouveraient selon leur goĂ»t, leurs prĂ©fĂ©rences Ă exercer leur gĂ©nĂ©reuse bienveillance vis-Ă -vis dâune population essentielle-â ment ouvriĂšre qui le mĂ©rite.â M.Martin ignore quels seront 'es secours oue la mĂ©tropole apportera Ă la ville (lâAvion, mais il nĂ© veuf point que les quelques 25,000 sans travail qui battent le pavĂ© de nos rues, en soient pour cela placĂ©s au deuxiĂšme plan.LĂ©ger est libĂ©rĂ© Le magistrat Cusson siĂ©geant en Cour d'KnquĂȘtc ce matin, a rendu jugement sur la motion prĂ©sentĂ©e par Me J.-A.Houle, dĂ©fenseur dâAI-, fret! LĂ©ger, accusĂ© dâhomicide involontaire.LĂ©ger avait Ă©tĂ© tenu responsable par le jury du coroner de la mort dâAlice LavallĂ©e.La jeune* fille, avait donnĂ© une dĂ©position ante mortem, accusant LĂ©ger dâavoir pratiquĂ© sur elle une opĂ©ration illĂ©gale.Me J.-A.Houle, sâĂ©tait opposĂ© Ă la production de cette dĂ©position, allĂ©guant quâau, moment oĂč cette dĂ©position avait Ă©tĂ© prise, la jeune fille ne savait quâelle devait mourir.Le magistrat* n dĂ©clarĂ©, ce matin, que la dĂ©poli-, lion Ă©tait illĂ©gale et quâen consĂ©quence elle ne pouvait ĂȘtre mise au dossier.Comme celle dĂ©position Ă©tait la seule preuve contre lâace»-* see, la plainte a Ă©tĂ© renvoyĂ©e et* lâaccusĂ© remis en libertĂ©.Le testament de Caruso Naples, 10.(S.P.A.) â Le testai ment de feu Enrico Caruso a Ă©tĂ© ht en Cour, hier, en prĂ©sence de MinĂ©' Cnrttso, de Giovanni Caruso, frĂšre du tĂ©nor, et dâun de ses fils.Câest un document qui a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© en' 1919 et dans lequel il nâest pas fait mention de ta femme et de la fille de Caruso.Cependant, ce sont elles* qui.dâaprĂšs te droit italien, devraient avoir la maioure partie dĂ©s biens Immobiliers.Le reste est at* tritmnhlc Ă dâautres, selon les dĂȘ-.sirs du donateur.Les avocats fĂŽnt actuellement lâinventaire des biens de Caruso, x â LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 AOUT 1921 VOL.XII.âNo 186 TARIF DES PETITES AFFICHES DKMANDKfl D'BMPLOI l â )ŠâąÂ«ÂŠ> J» meU.10 M«a, et 1 >*r mot «appUmen- tatro.DEMANDES D'ELEVES i â J-toâĂ ĂS mots, 10 ft 1 «ou p»r mol âąupplĂ©men- taftro.TOUTES LES AUTRES DEMANDES t â jnaqn'Ă 1> mot», 10 ton».1 P»r mot »«P-pHmcnUlro.CHAMBRES A LOUER t â 1* »on» Jm-quâĂ 10 mot», 1 »ou p»r mot ouppUmcntotro.TROUVE i â jaĂŻqnâĂ 10 mot».20 «ou, 1 too por mot «opplĂ©mentotro.PERDU > â tuaqu'Ă 20 moto.10 »ou».1 âąou por mot âąÂ«ppUmontolro.MAISONS.MAGASINS, ETC., A LOUER : â JutquâĂ 10 moto, 15 «ou», 1 »o« par mot «appMmontolro.A VENDRE : â lu»quâ* 10 moto, 10 «ou», 1 «ou por mot »uppWm»ntoIr*.CARTES PROFESSIONNELLES, torlf demondo., â .AVIS LEGAUX .â 15 «ou* UJItlto «B»t«.NAISSANCES.DECES, MESSES t â 50 «a*» por Insertion.REMERCIEMENTS t â 50 .oa».CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES.ETC.i â Il 00 p»r Ineertlon.EMPLOI DEMANDE FF.MME DK JOURNEE demande emploi.Sâadresser Ă 13 Notre-Dame de Lourdes.AVIS AU CLERGE Pour vos ouvrages en cuivre, en or ou en argent, adresaee-vous directement et Ă©viter, les IntermĂ©diaires.Toutes rĂ©parations faites promptement.Les Ouvrage» d Art en Cuivre, LimitĂ©e, 250 Beaver Hall.AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandĂ©s.Suive* le» cours, jour ou soir.Licence garantie, position assurĂ©e.Cour» privĂ©s pour dames.S'nd.Coulomfce, 708 Uemontigny Est.TĂ©l.Est 4344.ACCORDEUR DE PIANO ALEXANDRE GERMAIN Accordeur de pianos, rĂ©parations de toutes sortes, ouvrage garanti ; aucien professeur d'accordage A Naiareth.^ adresser No 432 avenue Mont-Royal Est.TĂ©l.St-Louis 3748 ou Calumet 1405J.COLLEGE DE BARBIERS tion, Voule*-vous occuper une excellente PO*|" on.avec le plus haut sa aire 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que la ville leur impose pour la premiĂšre fois, cette annĂ©e, M.Brodeur leur a rĂ©pondu que le conseil nâavait aucune juridiction dans lâaffaire et que les commissaires avaient droit, dâaprĂšs la charte, de les taxer tout comme nâimporte et quel marchand de la ville.Jusquâici, par une nĂ©gligence dâun commis subalterne, peut-ĂȘtre, la taxe rĂ©guliĂšre ne leur avait pas Ă©tĂ© imposĂ©e.DorĂ©navant ils payeront comme tout le monde.Le sort des fermiers Toronto, 10.â(S.P.C.) â A.A.Powers, prĂ©sident de la coopĂ©rative des Fermiers-Unis de lâOntario, prĂ©voit que tout ne sera pas rose pour les cultivateurs ontariens dâici un an.âI/eur pouvoir d'achat va grandement diminuer au cours de la prochaine annĂ©e,â dit-il.M.Powers affirme que les fermiers vivent encore avec lâargent quâils ont reçu en Ă©change de leur rĂ©colte de lâautomne dernier, laquelle fut bonne.M.Powers a parcouru la province dâun bout Ăč lâautre pendant le mois de juillet.Il a constatĂ© que la rĂ©colte est maigre.A part le ulĂ©-dTttde et les lĂ©gumes, K pense que le rendement ne sera mĂȘme pas de 50 p.c.dans lâOntario.Il ajoute que les âhabitantsâ vont ĂȘtre obligĂ©s dâĂ©conomiser dâici septembre 1922.pour !*âą pwĂźw RECTIFICATION DE CYLINDRES CYLINDER GRINDING DE PISTONS ET DâANNEAUX DE PISTONS RECTIFICATION DâARBRES DE LA MANIVELLE Aflsst toute* rĂ©parations d'automobile» en gĂ©nĂ©ral et dâengins da yacht.L'organisation la plus considĂ©rable et 1s plus solide de MontrĂ©al, se spĂ©cialisant dans rette ligna, H.E.Bourassa, Limited TOUS LES NERFS TENDUS Fruit-a-tives guĂ©rit la prostration nerveuse R.R.No 4, Gilbert Plains, Man.âEn 1910, je fus atteint de Prostration nerveuse Ă son plus haut degrĂ©, perdant 55 livres de mon poids ordinaire.Les mĂ©decins dĂ©sespĂ©raient de me quĂ©rir, et tous les remĂšdes que jâessayais ne me faisaient rien, jusquâĂ ce quâun ami mâengageĂąt Ă prendre "Fruit-a-tivesâ.Tout de suite, je me suis senti mieux, et jamais, depuis Jmit ans, je nâai joui dâune aussi bonne santĂ©.Je aarde toujours 'Fruit-a-tivesâ Ă la maison.â JAS.S.DELGATY.50s la boite, fi pour $2.50, boĂźte dâessai 25s.Chez tous les pharmaciens ou envoyĂ©, franco, par Fruit-a-tives Limited, Ottawa.Union Nationale française Le prĂ©sident de lâUnion Nationale Française informe les membres de la SociĂ©tĂ© quâils sont cordialement invitĂ©s par les âSac-au-Dosâ Ă participer au pique-nique que ces derniers organisent pour dimanche prochain, 14 aoĂ»t, sur le terrain Rivet, Ă MontrĂ©al-Nord.Pour sây rendre: prendre le tramway de la rue Saint-Denis (CrĂ©ma-zie) avec, correspondance pour le Sault-au-RĂ©coĂźlet, et descendre aux limites de la ville.Deux tramways spĂ©ciaux partiront le matin, Ă 10 heures, du boulevard CrĂ©mazie.Le dernier tramway pour MontrĂ©al sera Ă 1 heure du matin.CHOSES MUNICIPALES LES SEIZE NE SONT PAS UNIS LE MAIRE NE PEUT CONVAINCRE M.CREELMAN DE REJETER LES RAPPORTS DE LA COMMISSION ADMINISTRTIVE.âSEANCE AJOURNEE ENCORE A VENDREDI.Y ou* avez peut-ĂȘtre une affection rĂ©naL sans le savoir OEUFS ET VOLAILLE» Nous sommes maintenant prĂȘts, avec ne sujets de choix, pour vos ex position» h** les.Demandez notre brochure, JJlu»tré«d* 2Ă gravures, des race» de poules, canaM».oies, dindes, pigeons, faisans, tade», etc., g 25 sous par poste.Indispensable.Cartes postales en couleurs strictement naturelles, de toutes les races, a in sou» chacune.Collection de 12 cartes, *100, 25 cartes, 52.00.Extra spĂ©cial : 40 belle» nies Mmorque noires, a 52-50 piĂšce.Fou-laniplue dufĂ©e.avec 11 poulets de trois semaines, 510.Dinde avec 8 dlndons dç 4 semaines.515.00.F.xtra choix.Heaux trios dâoies de Toulouse ou Embden, trios de pintade».58.Flacons-voyageurs, aucune nuance, jeunes, 52.50 la paire.Tumblers Jaunes, 54.Km,tails noir», 54.Hiboux blancs, 55.Ple-griĂšclic bleu-marine.54.00.Hirondelle bleue.55.Archangel, *5.00.C.arncaux, 53.50.Tourterelle* Jaunes, 54.Coupe Trumpettor allemand noir, 57.Coupe, bleu anglais, 5a-Turbttls, aile noire.53,50.Coqs pour exposition.toutes les 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Donahue ,et Wingo.A St-Louis: Boston.010000300â4 11 0 St-Louis .000002100â3 S 1 Oschger, Watson et Gowdy; Walker.Sherdel, North et Ainsmith, Dit.hoefer.A Pittsburg: Brooklyn.000002000â2 10 0 Pittsburg.00000040xâ4 8 1 Mitchell, RuĂźthcr cl Ktueger ; Adams, Zlnn et Brottsn.A Chicago: New-Cork.203100010â7 12 3 Chicago .,02000400xâ6 14 4 Douglas et Snyder; Ponder, Freeman, Cheeves et OâFarrell.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Pittsburg.65 37 .637 New-York.65 41 .613 Boston.âą 0 Brooklyn.9 Cincinnati.45 60 .429 St-Louis.53 50 .515 Chicago.43 61 ,413 Philadelphie .31 71 .304 LIGUE INTERNATIONALE A Readingâ Buffalo.100100001â3 7 2 Reading .00031200xâ6 8 0 Heltman et Rengough ; Fisher et Smith.A Baltimore â Rdtimore.000110000â2 7 1 Syracuse .000100021â4 10 6 Clarke et Egan; Olsen, Montgomery, Kirrher et Nicbcrgal.A Jersey Cityâ PremiĂšre partie Rochester .112000100â5 7 1 Jersey City .220000002â6 9 4 Blake, Wlsner, Keenan et Merrill; Birmlllcr et Freitng.DeuxiĂšme partie Rochester .1100010004â7 10 0 Jersey City .001200000â3 8 3 Jenan et Murphy ; Tecarr et McNeil.A Torontoâ PremiĂšre partie Toronto .401020000â7 13 0 Newark .000100000â1 10 2 Thompson et Sandberg, Barn-hardt; Singleton et Wltherow, DeuxiĂšme partie Toronto .000000012â3 9 2 Newark.010001101â4 9 1 Snyder et Devine ; Sandberg, Barnhardt et Manning.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Baltimore.85 30 .739 Buffalo.68 49 .581 Toronto.63 52 .663 Rochester.59 52 .532 Newark.51 62 .451 Syracuse.47 67 .412 Jersey City.41 67 380 Reading.39 64 .372 AthlĂ©tique, 7; Saint-Henri, 0.LâAthlĂ©tique a remportĂ© uni Lril-lanic victoire in_ blanchissant le Saint Henri, par 7 Ăč 0 dans une partie rĂ©guliĂšre de la Ligue d j la CitĂ©, hier soir, au Parc Atwater.Tnorpe, ic "ouveau 'ancetir de lâAthlĂ©tique a Ă©tĂ© le grand hĂ©ros de la partie et il a laissĂ© une bonne impression aux amateurs qui ont Ă©tĂ© tĂ©moins de la partie.Dans toute la partie, il nâaccorda que trois coups rĂ©ussis.L'AthlĂ©tique enrĂ©gistrn son premier point dans la manche initiale et il en compta trois autres dans In quatriĂšme.Alors quâil y avait deux hommes sur les buts.Papineau compta un coup de circuit en lançant la balle par-dessus In clĂŽture de la rue Sainte-Catherine, permettant Ă ses deux co-Ă©quipiers Ăźle compter.Desrosiers, qui lançait, pour le Saint-Henri, a fait belle figure, mais il nâa pas eu beaucoup de support.Ce soir, le Crescent renoentrera les Indiens.ATHLETIQUE Ab.R.H.Po.A.E.Carmel.1b.3 10 7 16 Farrand, 3b.10031 0 DĂ©lisle, c.f.5 0 0 1 0 « Flaherty, c.5 1 2 7 0 0 Lamothe, l.f.4 2 0 1 0 0 Sabourin, r.f.3 1 0 1 0 fi Papineau, s.s___ 4 2 2 2 2 2 Pilon, 2b.3 0 0 5 2 0 Thorpe, p.4 0 1 0 3 0 32 7 5 27 9 2 SAINT-HENRI Ab.R.H.Po.A.E.Barry, r.f.2 0 0 0 0 0 St-Pierre, c.f.3 0 0 0 0 0 Carter, l.f.4 0 1 0 0 1 Culver, s.s.4 0 1 1 4 2 Buell, 3b.3 0 1 0 3 1 Fortin, c.3 0 0 10 1 0 Slater, 2b.3 0 0 1 2 1 Miller, 1b.3 0 0 14 0 0 Desrosier,s, n__ 2 0 0 1 5 0 Cardinal, r.f.2 0 0 0 0 0 Ducharme.c.f.1 0 0 0 0 0 30 0 3 27 15 5 RĂ©sultat par reprise: AthlĂ©tique.100300030â7 Saint-Henri.000000000â0 SOMMAIRE: 2 buts.Culver ; coup de circuit, Papineau ; buts volĂ©s, Flaherty, Lamothe : sacrifice, Farrand ; buts sur balles de Thorpe 2, de Desrosiers 7 ; retirĂ©s au bĂąton, par Thorpe 7, par Desrosiers 10 ; frappĂ© par le lanceur par Thorpe (Des-rosierse; 1er but sur erreurs, AthlĂ©tique 3, Saint-Henri 2 ; double jeux, Papineau Ă Pilon Ă Carmel, Desrosiers Ă Miller ; laissĂ©s sur les buts, AthlĂ©tique 6.Saint-Henri 6.Temps: 1.45.Arbitre.Lechich.âą-*- Lâavantage Ă Mike Gibbons Jersey City, 10.â Mike Gibbons, 'tr de Saint-Paul, a eu lâavantage sur! VAnrftllVPV* ' Jaff SmHh, de Bayonne, dans un *0**'-"l*Vd âą combat de douze rondes, dis- utĂ© ici, hier soir.Gibbons pesait 155 livres et Smith faisait le poids de 159 1-2 livres.Dans la deuxiĂšme ronde, Gibbons fut envoyĂ© au tapis par un solide crochet de droite Ă la mĂąchoire, mais il ne remit immĂ©diatement sur ses pieds.Pour la Sauvegarde des Affaires |OIXANTE-D!X NEUF pour ?cent des faillites arrivĂ©es au Canada lâan dernier peuvent ĂȘtre attribuĂ©es Ă lâimprĂ©voyance.LâAssurance sur la vie aurait sauvĂ© un grand nombre de ces entreprises de la faillite et des embarras qui en rĂ©sultent, car LâAssurance sur la vie constitue un instrument de crĂ©ditâ Elle compense la perte des services dâun associĂ© ou fonctionnaire importantâ Elle fournit de lâargent comptant pour liquider les obligationsâ Elle sauvegarde les intĂ©rĂȘts dâun associĂ© dĂ©funt-â Elle constitue un actif dâune valeur fixe, Ă lâabri des dĂ©prĂ©ciationsâ Elle protĂšge contre la perte de ce qui constitue le plus prĂ©cieux actif de toute entrepriseâla vie de lâhomme, dont les lumiĂšres, la prĂ©voyance, lâĂ©nergie, la personnalitĂ©, le gĂ©nie pour concevoir et exĂ©cuter, font le succĂšs de lâentrepriie.LâAssurance sur la vie protĂšge des milliers dâentreprises aujourdâhui, et le reprĂ©sentant de nâimporte quelle Compagnie se fera un plaisir de vous dĂ©montrer quels services elle peut vous rendre.Toutes les banques canadiennes et les institutions de crĂ©dit se sont ouvertement dĂ©clarĂ©es en faveur de l'assurance-vie contractĂ©e dans un but de protection commerciale.Elle est la meilleure sauvegarde des entreprises.Service de Diffusion de lâAssurance sur la Vie âSauvegardez le Foyer et vous Stabilisez laNation,, n âDonnez-moi 30,0 FĂȘte champĂȘtre Ă Belle Plage Dimanche prochain, le 14 aoĂ»t, aura lieu la troisiĂšme fĂȘte champĂȘtre annuelle de Belle Plage.Cette fĂȘte fut dans les annĂ©es passĂ©es un Ă©vĂ©nement trĂšs remarquable et soulevant beaucoup dâintĂ©rĂȘt, tant au point de vue des spectateurs quâaux participants au programme.Tel que ce fut le cas.prĂ©cisĂ©ment, il y aura des attractions de toutes sortes, aussi le comitĂ© en charge fait les prĂ©paratifs nĂ©eessaires pour assurer le confort dâune nombreuse assistance.De magnfiques prix seront don-nĂ©s aux aagnants d chaque rour-se.le choix et la variĂ©tĂ© ont Ă©tĂ© faits d une maniĂšre minutieuse afin dâassurer le surcĂȘs de cet Ă©vĂ©nement sportif.Cette fĂȘte champĂȘtre sera tenue sous le patronage du maire et de la mairesse de Belle Plage, M.et Mme V.-H.Dupont.-â#- Paul JournĂ©e bor* de combat New-York, 10.â Al Beech, pugiliste poids lourd de New-York a mis Paul JournĂ©e, entraĂźneur ' de ! Georges Carpentier, hors de combat dans la premiĂšre ronde dâune bataille qui devait durer douze re-! prises.Cette rencontre n eu Heu hier soir, Ăą Long Island City.Une demande dâhabea* corpus Le juge Cousineau a prĂ©sidĂ©, nier aprĂšs-midi, en Cour de pratique Ăą lâaudition ou mĂ©rite d'un bref li'/iabea* corpus Ă©mis par le Juge Loranger il y n quelque temps.Le 20 juin dernier, le demandeur de la requĂȘte.M.Joseph Dcsrochers.a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă trois mot* de dĂ©tention pour avoir enfreint la nouvelle Loi de» liqueurs de QuĂ©bec.Le mandat dâemprisonnement portait quâil avait Ă©tĂ© condamnĂ©, le 20 juin, pour une offense quâil avait commise le 25 juin de la mĂȘme annĂ©e.Naturellement l'avocat prĂ©tendait que le mandat Ă©tait nul prima fade, et demandait rĂ©largissement de son client.L'avocat de la commission a rĂ©torquĂ© que ce nâĂ©tait Ui qu'une erreur d'Ă©crituro due au greffier et Le Longue Distance est si parfait quâon nâhĂ©site jamais de nos jours Ă demander on point Ă©loignĂ© tel que Los Angeles, Vancouver, la Nouvelle OrlĂ©ans ou Cuba.La voix qui vous rĂ©pond est si claire 3uâon dirait quâelle est ans la chambre voisine.âąâA# â fne veod que deux Choses ipeairt et Satisfaction- »«u*«mpl.t dĂ©tail.adrtsMwr-rsm.âąâ GĂTnd Trvnc* r*Ppr0ch* ch*min d* fer N,Clonal ou PĂąli» nritoxr «» r«minl*l«r »«.« ch»- rt.avx par le» âąen!» vtrIMbW* chap»-l.r.âąpĂ©
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