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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 10 août 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1921-08-10, Collections de BAnQ.

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& VOLUME XII.— No ISC.» ' ' '- t’ ' — .Š> V .MONTREAL, MERCREDI 10 AOUT 1921 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.fe.00 ETATS*UNIS'ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.»* $10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 TROIS SOUS LE NUMERO RĂ©daction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES Main 7460 SERVICE DE NUIT : RĂ©daction, Main 8181 AAniniatnttoa, Mai» 61§Ÿ Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! A quoi ils emploient leurs vacances Vous ĂȘtes-vous jamais demandĂ© Ă  quoi les religieux ensei-gnantst emploient leurs vacances et ce qu’ils peuvent bien faire pendant que leurs Ă©lĂšves se reposent?Nous avons eu la curiositĂ© de le rechercher pour une congrĂ©gation—celle sur laquelle nous pouvions le plus facilement nous renseigner.Les indications que nous avons recueillies ne manquent pas, ce nous semble, d’intĂ©rĂȘt.Elles correspondent, aĂŒ reste, avec quelques variantes peut-ĂȘtre, Ă  ce qui .se fait dans les autres congrĂ©gations ; et ceci permet de gĂ©nĂ©raliser les conclusions qui en dĂ©coulent.Les Clercs de Saint-Viateur, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne prĂ©tendent point tenir une place Ă  part dans les milieux congrĂ©ganistes ni mĂ©riter d’éloges spĂ©ciaux.Donc, Ă  la fin de juin, les Ă©coliers prennent la clĂ© des champs.ou de la rue.Des le 5 juillet, tous les maĂźtres, sauf les quelques unitĂ©s retenues par la garde des maisons, Ă©taient rendus Ă  Joliette.Du 5 au 17, pendant dix jours pleins, ce fut une sĂ©rie mĂ©thodiquement organisĂ©e de confĂ©rences pĂ©dagogiques et de leçons pratiques, destinĂ©es les unes et les autres Ă  perfectionner les professeurs.On s’y est particuliĂšrement occupĂ©, cette annĂ©e, de l’enseignement du dessin et de la physique dirigeaient les travaux de leurs confrĂšres.) Ces leçons terminĂ©es, ce fut la grande retraite collective : oeuvre proprement spirituelle, mais qui, çrt haussant la valeur morale des maĂźtres, t n stimulant leur zĂšle, en affinant chez eux le sentiment du devoir professionnel, ne saurait manquer d’augmenter leur efficacitĂ© professionnelle.La retraite s’est terminĂ©e, le 24 juillet : dĂšs le lendemain, quatre groupes de professeurs, constituĂ©s suivant l’expĂ©rience et les aptitudes de chacun, se dirigeaient vers diffĂ©rentes maisons de l’Institut pour y suivre de nouveaux cours.Ceux-ci commençaient le 26, ils se termineront mardi de la semaine prochaine, le 15 aoĂ»t; — c’est-Ă -dire que, pendant trois semaines encore, les maĂźtres travailleront, sous la direction de leurs aĂźnĂ©s, Ă  augmenter leur avoir intellectuel et Ă  perfectionner leur formation pĂ©dagogique.Le 15 ou le 16 enfin, une couple de semaines avant la rentrĂ©e des classĂ©s, ils rejoindront les postes qui leur sont attribuĂ©s et pourront se reposer.en prĂ©parant leurs classes.Et voilĂ  Ă  quoi ils emploient leurs vacances! Ajoutons qu’avant d’entrer dans l’enseignement, les maĂźtres ont subi une formation particuliĂšre, et qu’au cours de l’annĂ©e scolaire, ils sont suivis, aidĂ©s, conseillĂ©s par un visiteur spĂ©cial.On se plaint souvent que les inspecteurs gouvernementaux sont contraints de.faire, dans les Ă©coles officielles, des visites trop rapides et trop peu nombreuses.Le visiteur congrĂ©ganiste n’est point ainsi talonnĂ©.Il passera huit, dix jours, plus s’il le faut, dans la mĂȘme maison, examinant les choses par le dĂ©tail, opĂ©rant les modifications, les rectifications nĂ©cessaires, prenant le temps de constater que l’on a bien compris et bien exĂ©cutĂ© ses instructions.Et, naturellement, dans cette vie Se communautĂ©, qui tient en contact constant des maĂźtres formĂ©s suivant les mĂȘmes mĂ©thodes, les jeunes ont toujours l’avantage de tirer de l’expĂ©rience de leurs aĂźnĂ©s un profit considĂ©rable.Tous peuvent aussi quotidiennement comparer leurs expĂ©riences, en dĂ©duire et en appliquer les leçons.* * * Nous n’avons rappelĂ© ces choses que pour marqu-er une fois de plus quelles magmfiquĂ©s ressources possĂšde, dans ses congrĂ©-lions enseignantes d’hommes et de femmes, notre population catholique.A cĂŽtĂ© des laĂŻques qu’il.faut, certes, se garder de mĂ©connaĂźtre et dont il importe d’amĂ©liorer constamment le sort — elles constituent une richesse de premier ordre.Elles forment un groupe de professionnels, vouĂ©s Ă  l’enseignement, ne vivant que pour cela, dĂ©barrassĂ©s de tout autre souci, dont nous ne pourrions trouver l’équivalent dans le monde laĂŻque.Chez les nstitutrices, le mariage vient constamment dĂ©cimer les rangs, et .amibien de temps, en dĂ©pit de toutes nos exhortations, se passe-‱a-t-il avant que les conditions Ă©conomiques permettent la cons-itution d’un personnel masculin trĂšs considerable — et stable ?Nous devons aux congrĂ©ganistes le tribut d’un respect et l’une gratitude que personne ne songerait Ă  leur contester.Nous leur devons autre chose aussi, et il peut ĂȘtre utile de le rappeler.De mĂȘme qu’il faut obtenir pour les professionnels laĂŻques m traitement qui leur permette de se donner tout entiers Ă  l'enseignement et d’assurer leur avenir, de mĂȘme nous devons fournir aux congrĂ©ganistes une rĂ©munĂ©ration qui, non seulement garantisse la subsistance actuelle des professeurs, mais permette a la congrĂ©gation de former ses sujets et de protĂ©ger leur vieillesse.Car les communautĂ©s maintiennent, en rĂ©alitĂ©, leurs Ă©coles normales, leurs maisons de retraite, leur personnel d’inspection et, si le traitement des professeurs n’y est point en partie absorbĂ© par des dĂ©penses de famille, il doit pourvoir, en mĂȘme temps qu’à l’entretien personnel des maĂźtres, Ă  tous ces frais collectifs.Ce sont des faits qu’il convient de ne point perdre de vue.Orner HEROUX.v rrr-rrr:.:^ bien vue des employĂ©s, bien qu elle soit contraire aux principes de l'Internationale, d’un fonds de pension.Pourquoi ne rĂ©itĂšre-t-elle point son offre?Ce serait peut-ĂȘtre le moyen de calmer les aigreurs actuelles et de s’assurer des fidĂ©litĂ©s futures.Les employĂ©s de tramway gagnent depuis peu de temps, ĂŻin salaire jugĂ© gĂ©nĂ©ralement plus que raisonnable.Ils ont Ă©tĂ© traitĂ©s durement par la compagnie jusqu’à ce que eelle-ci, grĂące Ă  un contrat habile, ait passĂ© ses charges au public et ait assumĂ© la fonction confortable de rentiĂšre.La plupart n’ont pas 'd’économies substantielles.Un bon nombre sont depuis de longues annĂ©es au service du public; certains depuis vingt-cinq ans et plus.Au moment oĂč ils songeaient Ă  faire des rĂ©serves pour leurs vieux jours, ils sont acculĂ©s Ă  une offre aejaliminution.Leur situation est pĂ©nible et on comprend les rĂ©criminations qu’ils exhalent.Il est reconnu, en effet, que leur besogne use vite.Au bout de vingt-cinq ou trente annĂ©es 'de service, ils ne peuvent plus s’employer Ă  grarid’chĂŽse.La tension d’esprit, les longues stations debout, par tous les temps, ont Ă©puisĂ© leurs muscles et leurs nerfs.Ils ne trouveront plus d’emploi rĂ©munĂ©rateur.I.’offre 'de l’annĂ©e derniĂšre Ă©tait raisonnable; elle aurait sans doute Ă©tĂ© agréée par un plus grand nombre d’employĂ©s si les partisans de l’union internationale n’avaient point opposĂ© l’obstacle insurmontable de leur constitution.Mais depuis lors, les temps ont marchĂ© et l’Internationale ne possĂšde plus la mĂȘme emprise sur les ouvriers, dont le plus grand nombre se rend compte de l’absurditĂ© d’une 'direction Ă©trangĂšre.Naturellement, le fonds de pension constitue une sorte de lien que la compagnie peut serrer Ă  sa guise pour tenir les employĂ©s prisonniers.C’est cette possibilitĂ© qui fournit le meilleur de leurs arguments aux adversaires de ce systĂšme.Mais il n’est point de mal qui n’ait son remĂšde; celui-lĂ  ne se soustrait point Ă  la rĂšgle gĂ©nĂ©rale.Pour dĂ©fendre les employĂ©s contre une exploitation dont la tentation serait trop forte peut-ĂȘtre pour la compagnie ou pour la commission (puisque c’est plutĂŽt celle-ci qui administre que celle-lĂ ), les exploitĂ©s peuvent exiger la constitution d’un tribunal d’arbitrage Ă  sanction finale et obligatoire et les intĂ©ressĂ©s, la compagnie et la commission, y souscrire.Bloc-notes Billet du soir Nom de baptĂȘme Le tribunal a reconnu Ă  la Presse le (jouvernement de facto.On prĂ©voit de nouvelles hostilitĂ©s de la part des exclus et les gens maĂźtres de la place ont pris cette fois leurs prĂ©cautions.Bien n'est difficile cependant comme d’avoir des limiers qui joignent Ă  la force des muscles l’intelligence des situations compliquĂ©es, comme le prouve un extrait de la dĂ©position de l’un des principaux intĂ©ressĂ©s, M.Arthur Berthiau-me.Lors des premiĂšres hostilitĂ©s, il Ă©tait tranquillement chez lui, ne se doutant de rien, lorsqu’il fut appelĂ© au tĂ©lĂ©phone.: “Af.Berthiaume, disait la voix, des tgpographes se prĂ©sentent et veulent ĂȘtre introduits dans l'atelier de composition.” (C’é-tait le vendredi soir et le vendredi soir dans la plupart des ateliers on prĂ©pare le journal du lendemain, gui parait trĂšs tĂŽt.) "Laissez-les rentrer”, dit te prĂ©sident de la Presse sans s’émouvoir.Plus fard, nouvel appel tĂ©lĂ©phonique.La voix prĂ©vient cette fois M.Arthur que ce sont des dĂ©tectives qui arrivent.Meme rĂ©!>9>se: “Lnis-sez-les rentrer.” Et Ils rentrĂšrent.Le premier peloton sc rĂ©jouissait, croyant a l'arrivĂ©e de renforts.Mais il fut tĂŽt dĂ©sillusionnĂ© et rĂ©duit ĂŽ se barricader dans quelques piĂšces oĂč les aliments leur arrivaient par les moyens inusitĂ©s d’un poteau de tĂ©lĂ©graphe, et oĂč ils fuient privĂ©s d’eau cl de toute communication avec l’extĂ©rieur.Simple affaire de prĂ©noms encore que cclfe-la.Allez donc, quand vous ĂȘtes simple dĂ©tective, vous reconnaĂźtre enfr^ tons res frĂšres ennemis, Arthur, Edouard et EugĂšne! Ayant besoin de transmettre une communication urgente, le limier avait fouillĂ© l’annuaire du tĂ©lĂ©phone et pris le seul Berthiaume gui s’u trouvait.Les noms d’Edouard et d’EugĂšne n’y figurent pas.Ça leur apprendra Ă  avoir des tĂ©lĂ©phones privĂ©s! Quant Ă  l’autre groupe, gui venait de constituer le nouveau bureau de direction, il vit dans cc hasard une intervention providentielle, quelque chose comme le moycnnĂągeux jugement de Dieu anticipant celui du tribunal.C’est ainsi que par une trahison inconsciente des limiers d’autrui ils pureirt pĂ©nĂ©trer dans la place oĂč ils se maintiennent encore.NEMO.Un fonds de pension Une offre de la Commission des tramways que celle-ci devrait rĂ©itĂ©rer.La situation des employĂ©s de tramway est compliquĂ©e.LĂ© tribunal d’arbitrage, Ă  supposer mĂȘme que la compagnie sc soumit Ă  sa dĂ©cision.ne poura effectuer qu’un rĂš.glement temporaire.L'annĂ©e prochaine tout sera remis en question.Quand la commission prĂ©parera son budget nous verrons de nouveau poindre Ă  l'horizon la menace de grĂšve, ce (jui signifie l’interruption probable d’un service non seulement important mais essentiel Ă  la viç normale de la collectivitĂ©.Nous sollicitions, ces jours derniers, l’intervention de la Commission.Celle-ci s’abstient et se retranche derriĂšre la compagnie.Il y a douze mois, elle se mettait de Pavant et suggĂ©rait la crĂ©ation, trĂšs otuuirtuue, et qui sĂ»rement serait La compagnie n’a point intĂ©rĂȘt Ă  indisposer ses employĂ©s.En travaillant contre eux, grĂące Ă  son contrat, elle parait travailler pour le public.Elle met en conflit l’in tĂ©rĂšt gĂ©nĂ©ral et l’intĂ©rĂȘt de ses employĂ©s et prive ceux-ci du soutien moral qu’ils pourraient attendre dans d’autres conditions.Les gens sont de plus en plus nombreux, en effet, qui finissent par comprendre que chaque baisse ou chaque haus se de salaire des employĂ©s retentit directement dans la bourse du public sans affecter en quoi que ce soit les coffres de la compagnie.Au contraire les revenus de celle-ci, toujours assurĂ©s, vont montant Ă  mesure que sa capitalisation augmente et le moment n’est pas Ă©loignĂ©, oĂč nous paierons un intĂ©rĂȘt de six pour cent sur cinquante millions.« Le public et les employĂ©s finiront par s’entendre par-dessus la tĂšte de la compagnie et par obtenir le redressement de leurs communs torts du parlement de Que bec.Il es! peut-ĂȘtre discutable Ă  plus d'un point de vue de nommer un politicien Ă  un tribunal d’arbitrage; mais si, comme le disent les journaux, M.SauvĂ© accepte les fonctions pĂ©rilleuses qu’on lui offre, cela aura au moins un bon effet; ce sera de mettre le chef de l’opposition, pris par bien d’autres choses emportĂ© sur le flot rapide de la lĂ©gislation nouvelle Ăźle chaque session, Ă  Ă©tudier le contrat, a le pĂ©nĂ©trer, Ă  s’en saisir et Ă  s’édifier de son mĂ©canisme.Peut-ĂȘtre, le gouvernement rcce vra-t-il des Ă©chos du travail qu’il devra s’imposer.Peut-ĂȘtre, le chef de l’opposition communiquern-t-il Ă  ses collĂšgues ses impressions.En tous les cas, tĂŽt ou tard, le moment viendra ou la lĂ©gislature sera priĂ©e de soulager les contribuables du fardeau dont elle les a chargĂ©s et de faire la rĂ©vision dans le sens de la baisse de l’évaluation de l’avoir ma tĂ©riel de la compagnie.Pour le moment, celle-ci se presse de mettre ordre Ă  ses affaires et bouscule, avec l’approbation de la commission, ses employĂ©s.Elle doit un million et demi Ă  la ville de MontrĂ©al.Tant que la commission, prĂ©sidĂ©e par M.Ernest DĂ©cary et nĂ©e, comme la commission du tramway, du cabinet provincial, a dirigĂ© les affaires municipales, il n Ă©tĂ© possible de surseoir au paiement, bien que M.DĂ©cary se soit par instant fait tirer les oreilles et ait fait mine de rouler de gros yeux.Mais avec la nouvelle administration chargĂ©e de tirer de l’orniĂšre une ville profondĂ©ment endettĂ©e, la situation de la compagnie sera modifiĂ©e.On exigera qu’elle pale et il faudra bien qu’elle se dĂ©termine Ă  verser au moins un acompte.La commission cl la compagnie ont dĂ» ajourner pour complaire l’opinion publique, peu Ă©clairĂ©e sur le paiement de leurs dettes.Il arrive, ce qui Ă©tait fatal, qu’il lui faut les paver au moment oĂč eo htl-ci serait le plus en droit d’nl tendre une rĂ©duction du tarif.Mats il ne l’aura pas.La coupure du salaire des employĂ©s sera Ă  peine suf-fisanle pour payer un tiers de la somme dont la ville est crĂ©anciĂšre.Louis DUPiRE.Pas comme ici On annonce de Washington, ee matin, que le gouvernement amĂ©ricain va rĂ©duire de 600 millions de dollars le montant des impĂŽts exigĂ©s du contribuable et que, par ailleurs il amputera de 520 millions le budget des dĂ©penses annuelles de l’Etat.Ce sera un soulagement pour nos voisins.Au train oĂč vont les choses, au Canada, il passera beaucoup d’eau sous le pont de QuĂ©bec avant que nos gouvernants prennent une initiative qui approche d’un tant soit peu celle de Washington, Ce qui prouve bien, par exemple, oĂč en est rendu M.Drayton, notre grand argentier, c’est que le gouvernement canadien vient de nĂ©gocier Ă  New-York un emprunt de plusieurs millions, pour lequel il a payĂ© sept et un huitiĂšme pour cent d’intĂ©rĂȘt.M.Gompers et la loi Scott A en croire la Gazette de ce matin, M.Taschereau, notre premier ministre quĂ©bĂ©cois, se fait une arme contre la loi Scott, — encore en vigueur Ă  QuĂ©bec, et sur le main-tieti de laquelle les QuĂ©bĂ©cois sc prononceront le 12 septembre, — d'une dĂ©claration de M.Sam.Gompers.Celui-ci aurait dit ces ours-ci, Ă  QuĂ©bec, oĂč il a assiste ĂŻ la confĂ©rence des typographes internationaux, que s’il avait droit de vote sur la question, il voterait Ă  coup sĂ»r pour le rappel de la loi Scott.Personne ne niera Ă  M.Gompers le droit de se prononcer comme il l’entend au sujet de la loi Scott et de dire qu’elle est dĂ©testable.C’est son affaire.Mais de lĂ  Ă  se faire un argument contre la loi Scott de ce qu’en pense M.Gompers, il y a quelque marge.L’avis de M.Gompers n’a pas plus de poids que celui de n’importe quel contribuable quĂ©bĂ©cois; il en a mĂȘme moins, parce que le premier ne connaĂźt pas le fonctionnement exact de la loi Scott, tandis que le second est censĂ© la connaĂźtre, sait ce qui se passe autour de lui et peut appuyer son opinion de son vote.Il peut y avoir d’excellents arguments contrĂ© le maintien de cette loi; mais ce qu’en pense M.Gompers importe peu.Culbute Depuis une couple d’annĂ©es, surtout aepuis l’an dernier, il est surgi partout de nouvelles sociĂ©tĂ©s qui se sont lancĂ©es dans la fabrication de la pĂąte de bois.Elles ont Ă©mis des prospectus allĂ©chants, engagĂ© des milliers de gens Ă  placer leur argent sur ces valeurs, elles ont laissĂ© entrevoir la perspective de profits considĂ©rables Ă  quiconque voulait y placer scs capitaux.La spĂ©culation intense qui s’est faite en bourse sur les valeurs de maisons sĂ©rieuses et grandes fabrican-tes a aidĂ© Ă  ce gonflement, de mĂȘme que les prix de plus en plus Ă©levĂ©s qu’atteignait sur les marchĂ©s mondiaux le papier Ă  journal.Des chevaliers de grantle industrie ont profitĂ© du mouvement pour opĂ©rer, il y a eu des Ă©missions considĂ©rables de capital-actions mouillĂ©, les valeurs ont touchĂ© des prix fabuleux, Ă  la cote de la bourse.Et puis il y a eu la dĂ©gringolade ; les valeurs ont flĂ©chi, des parts qui se sont vendues $200, $205 et jusqu’à $400.se coloortent aujourd’hui, pour $2 ou $3 et ne trouvent plus preneur, mĂȘme Ă  cc prix, des fortunes entiĂšres ont disparu dans cette baisse.Ce matin, la chronique financiĂšre enregistre la liquidation d’une de ces maisons-cham-nignons.la Mattagami Pntp and Paper Company.Ses crĂ©anciers sont nombreux et essaieront de tirer le meilleur parti possible de cette liquidation.A MontrĂ©al mĂȘme, ces jours-ci, on parle couramment de difficultĂ©s financiĂšres insurmontables avec lesquelles une importante sociĂ©tĂ© de fabrication de pĂąte de bois se trouverait aux prises.De toute Ă©vidence, le krach atteindra une partie de celte industrie.Seules les maisons oui ont eu la sagesse de ne pas enfler leur capital outre mesure, de surveiller leur fabrication et de pra'iqncr l’économie nu temps de la prospĂ©ritĂ© traverseront ta crise avantageusement, pour rester ensuite maĂźtresses du marchĂ©.La leçon d'aujourd'hui, profitera-t-elle aux spĂ©culateurs et aux gens qui s’imaginent que In prospĂ©ritĂ© factice peut durer indĂ©finiment ?Nous sommes riches Tous les frais que fera le gouvernement fĂ©dĂ©ral pour recevoir notre nouveau gouverneur gĂ©nĂ©ral, re soir et demain, Ă  QuĂ©bec, dĂ©passeront $30,000, Ă  ce qu'on dit.On se demande pourquoi pareille dĂ©pense, Ă  un moment oĂč, dans le ministĂšre des postes et ailleurs, le gouvernement.sous prĂ©texte d’épargner, congĂ©die des fonctionnaires, Ă  la veille d’un hiver qui sera dur aux chĂŽmeurs.Pourquoi ne pas afferter rette somme, ou du moins $25,000 des $30.00(1 qu'on dĂ©pensera Ă  QuĂ©bec aujourd’hui et demain, nu soulagement des quelques centaines d’employĂ©s civils mis sur le pavĂ© ces semaines-ci ?Notre nouveau gouverneur gĂ©nĂ©ral ne s’en serait pas offusquĂ©; et nous n’aurions pas, dans notre pĂ©nurie d'argent public, donnĂ© le spectacle d’une prorlignlitĂ© pour le moins dĂ©plaeĂ©e, Il est vrai qu’au fond le gouvernement se dit que tout argent dĂ©pensĂ© pour faire ne la propagande impĂ©rialiste est bien dĂ©pensĂ©.Est-ce l’avis de la masse des contribuables?0.P.Chronique d'Ottawc En marge d’une enquĂȘte fĂ©dĂ©rale Le commerce des cĂ©rĂ©ales et le parti unioniste.— Le nouveau tarif douanier amĂ©ricain.— Nos exportations baissent.— Financiers et pro -grossistes.Ottawa, 9.— DĂšs- le dĂ©but fie la derniĂšre session, des rumeurs ont circulĂ© daiy» les couloirs fie la Chambre des Communes; on disait que le gouvernement prĂ©parait une grosse machine contre le parti progressiste afin de lui faire perdre l’estime ot la confiance de ses partisans, les fermiers.On pouvait croire dĂ©jĂ  uuc les associations perdraient leurs membres, et qu'Ă  la faveur d'un grand mouvement d# mĂ©contentement, le parti unioniste regagnerait les provinces de l’Ouest.DĂšs le discours du trĂŽne, la manoeuvre se dessinait dĂ©jĂ .M.lien dors, reprĂ©sĂšntant d’un comtĂ© rural, mais qui n’a pas suivi scs amis dans leur exode vers la gauche, M.Stevens, fie Vancouver, et aprĂšs eux, plusieurs dĂ©putĂ©s unionistes des provinces des prairies, s'Ă©levĂšrent contre de prĂ©tendues exactions fies compagnies d’entrepĂŽts et fie transport de blĂ©, et terminĂšrent en rĂ©clamant Ă  grands cris une enquĂȘte.Le cabinet.comme pour rĂ©pondre Ă  ces plaintes et manifester de la sollicitude pour les citoyens canadiens, nommait, peu aprĂšs, upe commission chargĂ©e de faire la lumiĂšre sur ces accusations.Celle-ci, aussitĂŽt la session terminĂ©e, s’acheminait vers les villes principales de l’Ouest oĂč se fait un grand commerce de grain.Sa carriĂšre ne fui pas longue cependant.Les Grain Growers demandĂšrent aussitĂŽt un bref d’injonction qui fut plaidĂ© devant le juge Curran.Quelques membres du Winnipeg Grain Exchange, approuvaient et soutenaient, en mĂȘme temps, les associations fermiĂšres.Le jugement du juge Curran fut pĂ©remptoire et clair.La commission Ă©tait illĂ©gale parce qu’elle avait Ă©tĂ© formĂ©e par te gouvernement fĂ©dĂ©ral qui n’a par, le droit, d’aprĂšs l’Acte de l’Ameri-que brtiannique du Nord, de lĂ©gifĂ©rer sur la propriĂ©tĂ© et les droits civils des provinces.Il avait usurpĂ© des pouvoirs.Les avocats de la commission se prĂ©valaient d’un autre article du mĂȘme acte qui donne au cabinet le pouvoir de s’occuper de tout ce qui concerne “le bon gouvernement dn Canada” ou de l* “rĂ©glementation du commerce”.Le juge a rejetĂ© cette argumentatibn, disant que la portĂ©e prĂ©cise de ces mots n’était pas dĂ©terminĂ©e, mais qu’ils ne pouvaient certainement donner Ă  Ottawa le pouvoir de lĂ©gifĂ©rer sur des contrats particuliers.Le commerce du grain, comme tous les autres commerces, est une entreprise privĂ©e conduite par des individus ou des sociĂ©tĂ©s qui cherchent un gain, et oĂč des commissions fĂ©dĂ©rales n'ont pas pouvoir de s’immiscer.Cette dĂ©cision est fondĂ©e sur celle du juge Duff, membre fie la Cour suprĂȘme du Canada, qui a Ă©tabli les principes exposĂ©s plus haut, lorsqu'il a rendu son jugement dans le cas du Bureau du Commerce.Que la cause soit maintenant portĂ©e en appel, ce qui est peu probable, ou quelle ne le soit pas, le cabinet actuel a les mains liĂ©es pour plusieurs mois.Dans l’intervalle, les Ă©lections gĂ©nĂ©rales doivent arriver, et' les Grain Growers pourront se protĂ©ger eux-mĂȘmes contre toute intervention lĂ©gislative.* * » 4 L’effet que le gouvernement avait escomptĂ© loin de s etre produit, est tout contraire Ă  celui qu’on attendait.Los unionistes ont irritĂ© et aigri les fermiers et les ont ainsi aines Ă  remporter la victoire de Medicine Hat.Ils se sont aliĂ©nĂ© des sympathies dans le monde des affaires.Le Financial Post porte ce jugement sur les organisations incriminĂ©es: “Des observateurs capables et impartiaux, qui ont fait une enquĂȘte dans ce commerce, sont toujours arrivĂ©s Ă  la conclusion qu’il offre les mĂ©thodes les plus Ă©conomiques, les plus convenables.et les rlus sĂ»res de transporter les rĂ©coltes du monde du producteur nu consommateur, bien uu’il ne soit pas parfait encore dans tous ses dĂ©tails.” L action du gouvernement Ă©tnit aussi inspirer par des motifs si mesquins d avantage politique, que le monde des affaires du pavs s’est senti inquiet de se trouver Ă  la merci d’un en-price fies gouvernants.Si les associations fermiĂšres fie l’Ouest n’avaient pas formĂ© un organisme politique trĂšs puissant, on ne les aurait pas plus inquiĂ©tĂ©es qu on inquiĂšte, par exemple, la Canada Cernent la Dominion Bubber Company, ou tonte autre maison industrielle ou commerciale qui fait, chaque jour, des affaires dans no-'tre pavs.D’ailleurs, c’est aux provinces et non au Dominion fie surveiller leurs-opĂ©rations et fie punir les maladministrations.Dims son effort pour sortir de son enlisement, le gouvernement a fait un mouvement, mais cela n a servi qu’à le faire enfoncer un peu plus avant.H semble que c’est le ''sort qui attend tous les cabinets faibles, dont les plus habiles desseins se tournent contre ceux qui les ont conçus.# * # '‱flans les cercles politiques de la ranltnlc, les hypothĂšses se multiplient sur les consĂ©quences que le tarif amĂ©ricain pourra avoir flans noire nays.Il reste enrore beaucoup d'incertitude sur la nature finale du bM soumis nu CongrĂšs, sur les amendements qui peuvent ĂȘtre prĂ©sentĂ©s, les droits qui peuvent ĂȘtre rejetĂ©s, ainsi nue sur la date oĂč la nouvelle lĂ©gislation entrera en vigueur.C’est pourquoi l’on reste dans l’expectative en aUcndunt que le tĂ©lĂ©graphe apporte fies nouvelles plus certaines, et le texte d’une loi dĂ©finitive.D’ailleurs le cabinet lui-mĂȘme est obligĂ© fie garder le secret jusqu'Ă  la derniĂšre minute, et il sera toujours impossible de savoir l’attitude du gouvernement canadien avant la prĂ©sentation du budget Ă  la Chambre des Communes.On s’accorde Ă  croire cependant que la politique amĂ©ricaine pourrait servir le gouvernejnent actuel en lui mettant entre les mains une bonne carte pour les Ă©lections.Si les AmĂ©ricains Ă©lĂšvent de trop hautes frontiĂšres contre les produits canadiens, les unionistes peuvent.prĂ©senter un tarif de dĂ©fense et def reprĂ©sailles qui occasionnera des appels trĂšs vibrants Ă  l'Ă©lectorat.On se rejetterait du cĂŽtĂ© des tarifs prĂ©fĂ©rentiels avec l’Angleterre et les autres Dominions autonomes, augmentant encore la force fies liens impĂ©riaux.En attendant, les divers bureaux du gouvernement, intĂ©ressĂ©s en la matiĂšre subveiMent la situation afin de mesurer, aussitĂŽt que possible, les retentissements clans notre pays de cette loi tarifaire amĂ©ricaine.— * * * On peut prĂ©voir dĂ©jĂ  dans quelle mesure nos exportations vers les Etats-Unis diminueront, si le tarif actuellement sous considĂ©ration est mis en vigueur; il suffit pour cela d’étudier un tableau publiĂ© dans le .Bulletin du Commerce, montrant le flĂ©chissement de nos exportations pour le mois de juin, flĂ©chissement qui a suivi l’opĂ©ration d’une premiĂšre loi douaniĂšre mise en vi- gueur le 28 mai dernier.Le comparaison porte jur le mois de juin de l’annĂ©e 1920 et le mois de juin de l’annĂ©e 1921.Nos envois de sucre, qui atteignirent l’an passĂ© 14,0351784 livres, valant $1,675,215, ne sont plus, celle annĂ©e, que de 1» quantitĂ© insignifiante de 80 livres valant $8.Le beurre, dont nous avions envoyĂ© 716,973 d’une valeur de $381,122, ne compte plus que pour $4,759, pour 14,767 livres.Les pommes de terre passent de 199,444 boisseaux Ă  26,709, le lait et ses dĂ©rivĂ©s de 2,008,056 livres Ă  331,596, le boeuf, le mouton, le veau et le porc frais ou congelĂ© de 3,338,500 Ă  1,411,800 livres.La diminution, comme on le voit, est sensible et gĂ©nĂ©rale.Les droits imposĂ©s ont «tĂ© assez Ă©levĂ©s pour empĂȘcher en trĂšs grande partie les exportations.Il n’y a que quatre articles, dont le blĂ©, Ă  enregistrer une augmentation malgrĂ© la nouvelle loi, pour on ne sait au juste quelle cause, Quant aux autres produits, dont le tabac, le fromage, ies mĂ©lasses, les laines» la rĂ©duction est sensible.La politique provinciale et la por, Etique fĂ©dĂ©rale 'influent mutuellement l’une sur l’autre, on suit de prĂšs dans la capitale l’avĂšnement au pouvoir du parti fermier dans l’Alberta.Le nouveau gouvernement, a ce que l’on croit, inaugurera une politique de dĂ©veloppement agraire intense.Mais ies milieux financiers ne peuvent s’empĂȘcher de res-seujir une certaine inquiĂ©tude, vu la rĂ©solution passĂ©e par les progressistes, Ă  Edmonton, Ă  leur derniĂšre convention, pour demander k nationalisation des institutions de crĂ©dit et des banques.L’acte des banques de cette province devra ĂȘtre refondu en 1923, et l’on craint que le nouveau cabinet ne profilĂ© de cette occasion pour accomplir ses desseins.D’un autre cĂŽtĂ©, les capitalistes espĂšrent qu’on y regardera Ă  deux foi* avant d’accepter dĂ©finitivement unç initiative aussi radicale et aussi importante.Quelques-uns ont mĂȘme parlĂ© de boycotter le gouvernement Greenfield et de lui refuser des prĂȘts; mais des financiers plus sages prĂ©fĂšrent attendre avant d’adopter une ligne de conduite.LĂ©o-faul DESROSIERS.a voix du Pape «Encyclique “Fausto appetenta die” adressĂ©e par -S.S.BenoĂźt XV aux patriarches, primats, archevĂȘques, Ă©vĂȘques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Saint-SiĂšge Ă  l'occasion du Vile centenaire de la mort de saint Dominique.Ve nĂ© fable s FrĂšres, Salut et BĂ©nĂ©diction apostolique.L’heureux jour approche oĂč, il a y sept cents ans, Dominique, cct astre de saintetĂ©, a quittĂ© ce sĂ©jour misĂ©rable pour le royaume fie l’éternelle fĂ©licitĂ©.Depuis longtemps, Nous sommes du nombre de ses plus fervents dĂ©vots, surtout depuis le jour oĂč Nous fitt ronfiĂ©e l’Eglise de Bologne, qui garde ses cendres avec une piĂ©tĂ© jalouse; aussi Nous est-il fort agrĂ©able de pouvoir convier, du haut de cette Chaire Apostolique, le peuple chrĂ©tien Ă  glorifier la mĂ©moire de ce grand Saint.Satisfaction pour Notre piĂ©tĂ©, cet appel Nous paraĂźt Ă©galement Iq, moyen de remplir un grand devoir de gratitude envers le saint fondateur et son illustre famille.Homme de Dieu sans partage et rĂ©alisant pleinement te sens de son «ont Dominique (“qui appartient au Seigneur”), il ne fut pas moins totalement l’homme de la sainte Eglise, qui voit en lui un invincible champion de la fol; et l’Ordre des PrĂȘcheurs, fondĂ© par lui.s’est toujours montrĂ© un des plus fermes remparts de l’Eglise romaine.Ce n’c.vt donc pas seulement pendant sa vie que Dominique fut le solide appui au temple (1).il en assura la dĂ©fense pour les siĂšcles Ă  venir, et ce sont bien, semble-t-il, des paroles prophĂ©tiques que prononça Honorius HI quand, en approuvant la rĂšgle nouvelle, il fit cette dĂ©claration: ‘Nous entrevoyons dans les membres de ton Ordre de futurs athlĂštes de la foi et de vĂ©ritables lumiĂšres du monde." Dominique et ses fils ont Ă©tĂ©, par leurs prĂ©dications, le "solide appui du peuple chrĂ©tien” (2) En effet, chacun le sait, pour rĂ©pandre le royaume de Dieu, JĂ©sus-Christ ne s’est servi d’autre instrument que de in prĂ©dication de l’Evangile, c’est-Ă -dire de la voix Ă©clatante 'de ses hĂ©rauts, envoyĂ©s semer Ă  travers le monde la doctrine du ciel: Enseignez, dit-11, tontes les nations (3); prĂȘchez l'Evangile Ă  tonie crĂ©ature (4).Ainsi grĂące Ă  la prĂ©dication des apĂŽtres, de saint Paul surtout, suivie plus tard de l’enseignement des PĂšres et des Docteurs, les esprits s’illuminĂšrent aux rayons de la vĂ©ritĂ© et les coeurs s’éprirent d’amour pour toutes les vertus.Appliquant exactement la mĂȘme mĂ©thode dans l'oeuvre du salut des Ăąmes, Dominique s’assigna comme but, pour lui et ses fils, de livrer aux autres le fruit de leurs propres mĂ©ditations; c’est pourquoi, outre la pratique 'de la pauvretĂ©, de la chastetĂ© et de l'obĂ©issance religieuse, B fit Ă  son Ordre un devoir rigoureux et sacrĂ© de se livrer avec zelc Ă  l'Ă©tude de la doc- (1) Eccl.L, 1.(2) Sous-titres ajoutĂ©s par la Documentation Catholique.(3) M«/(/i.XXVIII.19.(4) Mare.XVI, 15.(La fio demain.' trine et Ă  la prĂ©dication de la vĂȘfĂź-tĂ©.Les caractĂ©ristiques de la prĂ©dication dominicaine Or, trois Ă©lĂ©ments caractĂ©ristiques ont distingue la prĂ©dication dominicaine: une grande soliditĂ© de doctrine, une docilitĂ© fidĂšle et absolue Ă  l’égard du SiĂšge Apostolique, une piĂ©tĂ© toute spĂ©ciale envers lu Sainte Vierge SoliditĂ© de doctrine: Chez saint Dominiquef l’étude prĂ©lude Ă  l’apostolat; sa science triomphe de l’hĂ©rĂ©sie albigeoise Encore qu’il se soit senti de bon- ' ne heure la vocation de prĂ©dicateur, Dominique, avant d'aborder ce ministĂšre, Ă©tudia longuement la philosophie et la thĂ©ologie au collĂšge de l’aleneia, et, prenant pour guides et maĂźtres les saints PĂšres, dont il avait approfondi la doctrine, il s’assimila la fĂ©conde substance de la Sainte Ecriture, particuliĂšrement des Ă©crits de saint Paul, La valeur de sa science des choses divines ne tarda pas Ă  se rĂ©vĂ©ler dans les discussions que Dominique soutint contre les hĂ©rĂ©tiques; bien que ceux-ci fussent armĂ©s de toutes le» ressources du talent et de la fourberie pour donner l’assaut aux dogmes de lĂ  foi, on admirait avec quelle vigueur il les confondait et les rĂ©futait.On le vit surtout Ă  Toulouse, qui passait alors pour le centre et la capitale des hĂ©rĂ©sies, et oĂč s’étaient donnĂ© rendez-vous les plu» doctes des ennemis de l’Eglise.L’histoire rapporte comment, entourĂ© de ses premiers compagnon*, remarquables par leur activitĂ© et leur talent de parole, il tint victo-rieusement tĂȘte Ă  l’insolcftce des hĂ© rĂ©thpies, et comment, non contint de refrĂ©ner leur audace, il toucha si bien leurs coeurs par son Ă©loquence et sa eharitĂ©, qu’il en ramena un grand nombre dans le sein de Unir mĂšre l’Eglise catholique.Dans ses luttes pour la foi.il Ă©tait assistĂ© visiblement par Dieu UĂźi-mĂ©me; un jour, notamment, comme il avait acceptĂ© de subir une Ă©preuve imposĂ©e par les hĂ©rĂ©tiques, Ă©preuve consistant, pour chaque dortcur, Ă  jeter son livre au feu, les flammes consumĂšrent les autres ouvrages, ne respectant et ne laissant intact (me le sien.L'oeuvre puissant de Dominique dĂ©livra ainsi l’Europe du pĂ©ril de l’hĂ©rĂ©siĂ© de'» Albigeois.Dans l’Ordre dominicain; rayonnement doctrinal Thomas d Aquin * joyau de son Ordre.Dominique voulut que cette soliditĂ© de doctrine fĂ»t Ă©galement le glorieux apanage de ses fils.A peine eut-ll obtenu du SiĂšge Apostolique l’approbation de son Ordro et la confirmation du noble titro de PrĂȘcheurs, qu’il dĂ©cida de fon-\ der se* couvents dans le voisinage.(Suite Ă  la 3Ăšme page.) J VOL.xn.—No 188 DANS LES LAURENTIDES NOMIMNGUE FETE SES FONDA*! T'ETES.— DOUBLE JUBILE; MARTINEAU.____ Nominingue, le 9 aoĂ»t 1921.I Le Devoir ouvrait naguĂšre ses colonnes Ă  ceux que le hasard de la vie en vacances conduit Ă  des villĂ©giatures nouvelles ou Ă  des expĂ©riences intĂ©ressantes.Sera-t-il permis Ă  un fervent des Laurenti-des de consigner ici le souvenir d’une fĂȘte qui vient de se tenir au Nominingue et d’y ajouter quel-iques aperçus du magnifique Royaume du Nord du vĂ©nĂ©rĂ© curĂ© Labellc?.Dimanche et lundi derniers, No-ipiningue cĂ©lĂ©brait dans des fĂȘtes intimes, paroissiales, presque familiales, qui n’avaient certes rien de la pompe et du symbolisme de Penetanguishene, le jubilĂ© sacerdotal de son fondateur et premier curĂ©, le R.P.Marcel Martineau, s.J., et le cinquantenaire de mariage d’un de ses tout premiers colons, M.Vital Martineau, frĂšre du prĂ©cĂ©dent et son compagnon des premiers jours.Tous ceux qui s’intĂ©ressent a la colonisation et au dĂ©versement des surplus de nos vieilles paroisses dans les rĂ©gions nouvelles connaissent le nom du PĂšre Martineau et le vaste "Projet de Colonisation" qu’il lançait en 1908, pour le recrutement automatique de nos fils de cultivateurs et leur transplantation en pays neuf.Ce qu’on sait moins, c’est qu’avant d’exposer des thĂ©ories le vieux missionnaire avait fait de la pratique en fondant la paroisse de Nominingue.Au mois de mars 1883, sur la demande de Monseigneur Duhamel et du curĂ© Labellc, et dans le but d’attirer les dĂ©fricheurs toujours plus avant, le P.Martineau venait fonder l’église et habiter le premier chantier de bois rond de Nominingue.DĂ©jĂ  les PĂšres JĂ©suites desservaient la ChĂ»te-aux-Iroquois, aujourd’hui Labelle, et rayonnaient dans les colonies d’alentour, l’Annonciation, la Conception, l’Ascension, et dans les divers chantiers et fermes dissĂ©minĂ©s le long de* bois et des riviĂšres.C’était l’ĂȘge hĂ©roĂŻque oĂč l’on voyageait en voiture Ă  partir de St-JĂ©rĂŽme.Les routes Ă©taient ce que $o«t les chemins en forĂȘt, Ă  travers les montagnes et les fondriĂšres, ou dans la neige non battue sur des parcours de vingt Ă  trente milles.Un bon cheval pouvait traĂźner une charge de six cents livres, et encore, aux Ă©poques de pluies ou de fonte des glaces, ainsi qu’en tĂ©moigne le prĂ©cieux journal du P.Martineau, fallait-il soulager ou mĂȘme dĂ©teler les meilleurs chevaux, fourbus, morfondus, refusant d’avancer.Mais rien n’effrayait les apĂŽtres du Nord, et grĂące Ă  l’appui que lui fournissait la Compagnie de JĂ©sus, renouvelant le geste de ses premiers missionnaires de la Nouvelle-France, le curĂ© Label trouĂ©e des Laurentides et semait les germes des paroisses que nous voyons aujourd’hui et qui ne devaient ĂȘtre que l’acheminement vers la bonne vallĂ©e de la riviĂšre au LiĂšvre et vers les grandes et riches plaines de l’Abitibi, oĂč l’on espĂ©rait faire aboutir le chemin de fer.En 1883, le noyau de paroisse du Nominingue sc composait de trois mĂ©nages de la famille Martineau et d’une famille Corbin, Ă©tablie sur le petit lac Nominingue, avec les colons isdiĂ©s ou de passage, Passif tance aux offices religieux se composait d’une douzaine de personne».Modeste paroisse vraiment, et telle qu’on n’a plus l’IdĂ©e d’en Ă©tablir de nos jours.Mais l’effet d’attraction devinĂ© par le curĂ© Labelle ne manque pas de se produire, et dĂšs l'Ă©tĂ© suivant plusieurs colons venus de Saint-JĂ©rĂŽme, d’Hochelaga, de Saint-Henri et de Sainte-Cunegon-de se choisissaient des lots et commençaient leurs dĂ©frichements.C’est cette oeuvre crĂ©atrice exercĂ©e autour de lui par le P.Martineau que les paroissiens du Nominingue voulajent reconnaĂźtre en le priant de venir fĂȘler au milieu d’eux son jubilĂ©.Originaire des Cantons de l'Est, Ă©lĂšve au sĂ©minaire de Saint-Hyacinthe, le P.Martineau entra d’abord dans le clergĂ© sĂ©culier.OrdonnĂ© prĂȘtre en 1871, par Monseigneur Bourget, — le diocĂšse de Saint-Hyacinthe n’existait pas encore — il fut vicaire Ă  Saint-Henri, puis aumĂŽnier chez les Soeurs de Sainte-Croix, Ă  Saint-Laurent, d’oĂč il partait pour le noviciat du Sault au-RĂ©collet, le 4 fĂ©vrier 1875.AprĂšs quelques annĂ©es d’études Ă  MontrĂ©al et en France, et du ministĂšre pour diverses rĂ©sidences de son ordre, c’est aux Trois-RiviĂšres que le P.Martineau, ainsi qu’il l’écrit dans son Diarium, le 15 dĂ©cembre 1882, Le français dans l’Ontario Fin de la rĂ©ponse de F Association canadienne-française d’Education au mĂ©moire Harris — Observations de dĂ©tail — Vue d’ensemble du RĂšglement XVII, de son esprit et de ses consĂ©quences.Voici la fin du mĂ©moire prĂ©parĂ©] souvent ne partagent pas notre foi par /’Association canadienne-fran- et sont disposĂ©s Ă  faire manoeuvre çaise d’Education en rĂ©ponse Ă  une ! d’anglicisation et d’assimilation.communication rĂ©cente de M.Sam Qu’on organise les Ă©coles d’en-Harris, un manufacturier ontarien.; (rainement pĂ©dagogique d’Ottawa, La premiĂšre partie de ce mĂ©moire | sturgeon Falls, Sandwich et Vank- a Ă©tĂ© publiĂ©e dans le Devoir des 2G et 30 Juillet, des 2, 3.4 et 6 aoĂ»t.Dans une dizaine d’autres paragraphes de son mĂ©moire, M.Harris traite de l’application du RĂšglement XVII, et de plusieurs mesures prises par le MinistĂšre de l’Instruction publique en faveur du français.De ces mesures, que M.Harris prĂ©sente comme libĂ©ralitĂ©s des autoritĂ©s provinciales en faveur de nos Ă©coles, nous ne relĂšverons que celles dont il est question dans les paragraphes 9 et 11: les autres Ă©tant suffisamment expliquĂ©es dans nos articles prĂ©cĂ©dents.* * * La premiĂšre de ces mesures a trait aux Ă©coles d'Ă©tĂ© ou “Summer Schools”."Des Ă©coles d’étĂ©, dit le mĂ©moire, ont Ă©tĂ© Ă©tablies pour les instituteurs des Ă©coles secondaires.Dans ces Ă©coles on se sert du français pour la conversation et la discussion.Des mesures seront prises pour augmenter l’efficacitĂ© des mĂ©thodes d'enseignement du français dans les Ă©coles secondaires et chaque fois qu’un inspecteur jugera qu’un professeur de français profiterait d une plus grande pratique de la conversation française, il lui prescrira de suivre des cours d’étĂ©.” Tout ceci est parfait, mais n’a aucune relation avec les Ă©coles frĂ©quentĂ©es par les Canadiens français.Ces “Summer Schools” dont parle M.Harris ont Ă©tĂ© créées pour les professeurs d’écoles secondaires.Or, il n'y a pas dans l’Ontario d’enseignement secondaire d’Etat, ni bilingue, ni catholique.Tout l’enseignement secondaire d’Etat est anglais et neutre, de sorte que, Ă  part de trĂšs rares exceptions, cet enseignement n’est pas suivi par les Canadiens français.Us ont l’UniversitĂ© d’Ottawa et les couvents.Les professeurs canadlens-fran-çais qui suivent ces cours — ils sont rares — se destinent Ă  l’enseignement dans les Ă©coles secondaires.Leur perfectionnement en français, si tant est qu’ris peuvent en acquĂ©rir dans ces Ă©coles, n’est donc d’aucune utilitĂ© pour les Ă©lĂšves cana-dlens-français.L’observation de M.Harris est un trompe-l’oeil comme du reste, ainsi que nous l’avons vu, lĂ  plupart des observations de son mĂ©moire.(1) w # * Dans sa onziĂšme observation, M.Harris dĂ©clare que “des arrangements viennent d'ĂȘtre conclus qui profiteront aux graduĂ©s des univer- Ăźe poussait toujours davantage sa sitĂ©s françaises ou belges qui rĂ©si- dent au Canada et qui ne sont pas sujets britanniques, d’enseigner le français dans les Ă©coles anglo-françaises d’Ontario, s’ils ont l’entraĂźnement pĂ©dagogique requis.” Le projet de faire pĂ©nĂ©trer des Ă©trangers dans nos Ă©coles primaires et de leur confier l’éducation de nos enfants est une nouvelle mesure d’oppression Ă  laquelle les pĂšres de famille canadiens-frunçais rĂ©sisteront.Quelle que soit sa valeur personnelle, nul Ă©tranger ne peut remplacer le professeur de mĂȘme origine et de mĂȘme mentalitĂ© pour l'Ă©ducation vĂ©ritable de l’enfant.Nous n’avons que faire de ces Français ou Belges ignorants de notre histoire et de notre Ăąme qu’on veut nous imposer, qui ne savent rien de nos moeurs, de nos aspirations, qui donnĂ©es sur les premiers dĂ©buts de la paroisse.Qu'on nous permette de citer un passage de cette seconde partie: “Je vois ici quelques-uns de ces arciens pionniers de la premiĂšre heure, qui ont souffert des privations et des ennuis, qui ont travaillĂ© rudement pour Ă©difier cette colonie naissante.C’était je puis le certifier, de vrais colons, des hommes d’une forte trempe, comme il s’m rencontre peu de nos jours.“Songez-y, en effet, que dans ces temps qui datert dĂ©jĂ  de 35 Ă  38 ans, nous Ă©tions Ă  90 milles du terminus du chemin de fer.Ă  Saint-JĂ©rĂŽme.Les chemins Ă©taient peu frĂ©quentĂ©s, surtout en hiver, et Ă  partir de Sainte-Agathe.C’était souvert un voyage de trois Ă  quatre jours, par monts et pur vaux.En outre, entre la Chiite aux-Iro-quois et Nominingue, distance de 21 milles, il y en avait 16 en pleine forĂȘt sans aucune habitation, par un chemin qui venait Ă  peine ., .d’ĂȘtre ouvert et qui Ă©tait loin d’ùtre a'Cr''- 3" m"’" ! faire revivre dans un sermon de prpinipr a.j, .im,r notr.que soumis Ă  ce rĂ©gime, les Ă©lĂšves haute tenue les sacrifices obscurs mtionale l’a Saint-Jein-Bnntlsle ' «‘‘s campagnes nul fie connaissent, et !es cĂŽtĂ©s glorieux de la vie sa-, Je Z «"i'-Ă©e Ă  l’école que le mm,- çerdotalç du vĂ©nĂ©rĂ© jubilaire.A m(eri co|on, ici prĂ©sent fort hĂ»- vaiĂŻ.anKlnis ,,e ,a rup* ,p frnnCnis issue de la messe solennelle, oĂč 0hrr0n, Ă  ,p',i j’avais donnĂ© miel-l Pnr!Ă© In maison, subissent un re-jl le- choeur paroissial, assistĂ© de donnĂ© qucl-ii .,___ dĂ©fricher en ht liard dc denx annĂ©es.On peut en;] sentait une adresse de souhaits et ! ,H,U sPS f0|-ce!ti pLH«0ns!/aif MrC; "V?i id/ C’est sacerdoce et en ajoutant quelques nt l'autre langue.C’est le rĂ©sultat invariable dans a* v»i tin tit v m «iviĂŒ ut in nrr- a*.* i i ‹» * miĂšre heure, M.Vital Martineau, ttou* ^.endroits ou comme dans, « * ‱ .* i f» 4* * r» n ivs ?i».irix mĂȘme plus bas que ceux d’avant-guerre.N’en profiterez-vous pas pour ineublcr cette chambre qui depuis si longtemps attend une occasion aussi favorable ?Les Pianos Pratte sont les Meilleurs Pianos.“Victor His Master’s Voice”.Records et Phonog raphes de QualitĂ©.UlMfotlouette) 4TR.CATMftRIKIt $ 1 r .I VOL.XII.—No 186 MONTREAL, MERCREDI 10 AQUT 1921 ^3 CALENDRIER DEMAIN.JEUDI U AOUT lt21 I SAINT TIBURCE ET SAINTE S US ANNE Lever du aoletl, $ heure* 0t.Coucher du loleil, 7 heures 09.Coucher de lu lune, le «elr.11 h.41.Pleine lune.le 18, Ă  10 h.34 m.du mutin.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rĂ©dacteurs, nos correspondants et les services de dĂ©pĂȘches du monde entier DEMAIN BEAU ET PLUS CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui msiimuin.MĂȘme date l'an dernier.Aujourd’hui min’mum.MĂȘme date l'an dernier.BAROMETRE 8 h.du matin, 30.13 ; 11 h., 30.10 : 1 de i'apreĂš-midi.30.08.Au Maroc espa: MADRID, 10 (S.P.A.).— Les hostilitĂ©s qui durĂšnt depuis trois semaines entre les Espagnols et les Maures dans l’est du Maroc semblent se propager dans l’ouest.Le commandant espagnol Ă  Tetuan rapporte que les tribus aborigĂšnes ont attaquĂ©, (ĂŒmanche, la redoute de Meijas et que la garnison a dĂ» se replier sur Gouk-cl-Arba, non sans avoir perdu plusieurs hommes., Le communiquĂ© officiel d’hier soir traitant des' opĂ©rations militaires autour de Melilla dĂ©clare que la bataille a complĂštement cessĂ© Ă  Montar-ruit et que l’ennemi paraĂźt ĂȘtre moins nombreux dans la rĂ©gion.Des nouvelles d'autre source indiqueraient cependant que le gĂ©nĂ©ral Navarro se trouve dans une situation de plus en plus prĂ©caire.L’eau ferait dĂ©faut Ă  ses troupes.La crise politique suscitĂ©e par la dĂ©faite des Espagnols au Maroc continue Ă  captiver l’intĂ©rĂ©t fie la foule.On dit qbe le premier ministre de Salazar est vraiment dĂ©sireux de quitter son poste.Son successeur probable, Antonio Maura, chef conservateur, rencontrerait, dit-on, bien des difficultĂ©s sur sa route, Ă  cause de l’ambition effrĂ©nĂ©e de certains petits clans politiques.LA NAVIGATION Le “Poland” de la ligne Canada, est parti Ă  onze heures ce matin de MontrĂ©al Ă  destination de Rotterdam, Dantzig et Liban, .-utralitĂ© dans ce conflit.Les firmes partie;'.!’ùres, Ă  quelque nation qu'elles appartiennent, auront cependant la libertĂ© de trafiquer avec les belligĂ©rants, mais les gouvernements n’auront rien Ă  voir dans ce com merce.L’ambassadeur amĂ©ricain en An gleterre, le colonel George Harvey, qui est Ă  Paris et qui assiste aux sĂ©ances du Conseil, a dit que cette dĂ©cision est conforme Ă  la politique d’avant-guerre des Etats-Unis.Ceux-ci ont commercĂ© avec les belligĂ©rants de 1914 Ă  1917.M.Harvey a approuvĂ© l’attitude du Conseil sur ce point.LA VOIX DU PAPE (Suite de la 1Ăšre page.) immĂ©diat des plus cĂ©lĂšbres UniversitĂ©s.pour permettre Ă  ses religieux de se dĂ©velopper |>lus aisĂ©ment dans tous les ordres de connaissance et donner occasion Ă  un p us grand nombre d’étudiants d’entrer dans sa famille nouvelle.Aussi, l’Institut dominicain s'est-il.dĂšs le dĂ©but, signalĂ© comme un Or;l re doctrinal.Ce fut toujours comme sa mission et son privilĂšge de guĂ©rir les maux causĂ©s par Fer reur sous scs diverses formes et de rĂ©pandre la lumiĂšre de la foi chrĂ©tienne: il n’est pas, en effet, de pire obstacle au salut Ă©ternel que l’ignorance religieuse et la perversion des esprits.11 n’est donc pas surprenant que tous les regards et l’attention gĂ©nĂ©rale se soient tournĂ©s vers cette nouvelle et fĂ©co .de forme d’apostolat, qui, Ă  l'Evangile et aux enseignements des PĂšrts, qu’elle prenait pour base, joignait le prĂ©cieux appoint de connaissances de tout genre.La sagesse divine elle-mĂȘme sembla s'exprimer par la bouche des fils de saint Dominique, alors que brillaient parmi eux de puissants hĂ©rauts et dĂ©fenseurs de la doctrine chrĂ©tienne, tels Hyacinthe de Pologne, Pierre le Martyr, Vincent Ferrier; des esprits remarquables pour leur gĂ©nie et versĂ©s dans les sciences les plus Ă©levĂ©es,, tels Albert le Grand, Raymond de Penna-fort.Thomas d'Aquin, ce fils de Dominique dont Dieu daigna se servir, plus que de tout autre docteur, pour illuminer son Eglise.Aussi bien, cet Ordre, qui fut toujours si apprĂ©ciĂ© pour son apostolat de la vĂ©ritĂ©, s’est-il vu dĂ©cerner son Plus beau titre de gloire le jour oĂč 1 Eglise proclama que la-doctrine de saint Thomas Ă©tait sa propre doctrine, et donna aux Ă©tudiants catholiques pour maĂźtre et saint patron ce Docteur, que les Papes avaient comblĂ© des Ă©loges les plus insignes.DĂ©vouement absolu au Saint-SiĂšge: Chez saint Dominique; la vision I d’Innoccnt III: le Tiers-Ordre do-; ininlcufn.milice dĂ©fensive de la j chrĂ©tientĂ© cat romain, et qyc ce mĂȘme Pape le vit en songe, la nuit suivante, soutenant vigoureusement de ses Ă©paules l’édifice chancelant de la basilique du Latran.L’histoire re-late cet autre fait: Ă  l’époque oĂč il formait Ă  la perfection chrĂ©tienne les premiers disciples qui s’étaient mis a son Ă©cĂčle, Dominique eut l’idĂ©e de constituer comme une suinte milice composĂ©e de laĂŻques pieux et dĂ©vouĂ©s, qui auraient pour double objet de dĂ©fendre les drolls de 1 Eglise et de barrer Ă©nergiquement la mute aux hĂ©rĂ©sies.C’est de cette pensĂ©e que naquit le Tiers-Ordre dominicain, qu, en rĂ©pandant chez les gens du monde la pratique de la ĂŻje parfaite, devait ĂȘtre pour notre Mere la Sainte Eglise un glorieux fleuron en mĂȘme temps qu’un vĂ©ritable rempart.(Traduit du latin par la Documentation Catholique.) Mutinerie dans une prison autrichienne Vienne, 10.(S.P.A.) — Les forçats du grand pĂ©nitencier nutri-cnien de Stein se sont mutinĂ©s, lundi soir, aprĂšs avoir adressĂ© au gouvernement une sommation demandant que leurs sentences d'emprisonnement soient raccourcies.Il v a eu quatre hommes de tuĂ©s dans la ni cl ce et plusieurs do blessĂ©s.Les prisonniers ont lancĂ© par la fenĂȘtres des allumettes enflammĂ©es sur les matelas qui se trouvaient en pile dans la cour de la prison.Le i dĂ©clarĂ©.En mĂȘme temps, es dĂ©tenus sabotaient l’intĂ©rieur de leurs cellules.Les gardiens du pĂ©nitencier ont l*nJ.mpo s,sants * rĂ©tablir seuls I ordre, il leur a fallu'mander l’aide des soldats.La colonie des grĂšves prĂ©occupation de il la fo| et de la Celle ardente demeurer fidĂšle dĂ©fense d'accoinnagnait chez !)Š i mlnlqne.d'ime absolu dĂ©vouement aĂŒ 8alni»SiĂšge, C’est ainsi que l’on i rapporte que.prosternĂ© aux pieds de Notre prĂ©dĂ©cesseur Innocent III, ?UofefiW Gℱ'-*es Gauthier, de 1 nrcivevĂȘrhĂ© de MontrĂ©al, ira ren- enfnni* *1’ prochain, aux enfants de la colonie des grĂšves, non loin du village de Contreroeur.Sa Grandeur assistera Ă  la grand’-ni(vise et V prononcera le sermon.Na Grandeur passera aussi une partie de 1 aprĂšs-midi avec les enfants de la colonie des grĂšves.?„m)PUXde mort nccldcn-tPlle ont cW rendu» ft ],j mordue, ce matin, dans les cas de TrĂ©filĂ© Chn-rest tuĂ©, avant-hier, h la ville Saint-Pierre, a lorn qu’il se trouvait sous x,nij'a.Rl>n ^ Carbon due l’on Ă©tait a.'^charger, et de l'Inconnu qui sfs* tuĂ©, hier soir, h Laval des Rapides en tentant de monter sur un L’“01ympic”, de la ligne “White-Star”, vient de faire la traversĂ©e de l’Atlantique en moins de six jours.Parti le 3 aoĂ»t de Southampton, il est arrivĂ© Ă  New-York Ă  8 heures hier soir, et ce aprĂšs avoir fait escale Ă  Cherbourg.L’“EMPRESS OF ASIA” L’“Empress of Asia”, venant de Hong-Kong, ShanghaĂŻ, Nakasaki, Kobe et Yokohama, est « -rivĂ© Ă  Vancouver lundi.Parmi les passagers on a remarquĂ© le violoniste Mischa Elman.MOUVEMENTS DES NAVIRES Le “Metagama”, Pacifique Canadien, est attendu Ă  MontrĂ©al vers 8 heures ce soir.Le “Scandinavian”.Pacifique Canadien, a quittĂ© Anvers hier Ă  destination de MontrĂ©al, L’“Empress of Britain”, Pacifique Canadien, quittera Liverpool demain Ă  destination de QuĂ©bec.Le “Montreal”, Pacifique Canadien, est attendu aujourd’hui mĂȘme Ă  Naples, venant de MontrĂ©al.Le “Victorian”, Pacifique Canadien, est attendu Ă  MontrĂ©al dimanche, venant de Liverpool.Le “Melita”, Pacifique Canadien, quittera Liverpool vendredi Ă  destination de MontrĂ©al.Le “Pannonia”, ligne Clinard, venant de divers ports mĂ©titerranĂ©ens, est attendu aujourd’hui Ă  New-York.Le “Findiand”, de la ligne Red Star, quittera Anvers demain Ă  destination de Southampton, Cherbourg et New-York.LES SIGNAUX 15 du ma-l’“Empress Grosse Ile.— A 7 h.tin, iĂŻ 70 milles Ă  l’est, of France”.Ile aux grues.— Descendant Ă  1 h.20 du matin, le “Topdalfsjord”; Ă  2 h.20 du matin, le “Gilda”.Montant Ăč 9 h.30 ce matin, la goelette “L.Berreault”.Descendant, le “Si-rio”.Pointe au PĂšre — Montant Ă  minuit.le “Canadian Forester”.A 5 h.30 du matin, le “Manchester Spinner” et le “Staraker”; Ă  7 h.du matin, le “Brandford City”; Ă  7 h.30 du matin, le “Manchester Merchant; Ă  8 h.30 du matin, le remorqueur “Slrathbojie”.Cap Madeleine.— Montant Ă  7 h.30 du matin, le “Aheba”; Ă  9 h.du matin, le “Newton* Hall”.Descendant Ă  9 h.du matin, le “Royalite”.Pointe Ă  la RenommĂ©e.— Montant Ă  G h.du matin, le “Newton Hall”; Ă  4 h.45 du matin^Ă  8J milles Ă  l’est, le “Casseita” Belle Isle.— Montant' Ă  4 h.du matin Ă  300 milles Ă  l’est, le “Victorian"; Ă  4 h.25 du matin, Ă  278 milles Ă  l’est, le “Fanan Head”.Descendant, Ă  12 h.15 du matin, le “Cassandra”; Ă  10 h.15 hier soir, le “Lakonia”.Cap au Saumon.— Montant Ă  G h.45 du matin, ]’“Empress of Fran: ce”; Ă  8 h.du matin, le “Gilda”; Ă  8 h.du soir, le “Canadian Recruit”.DE QUEBEC A MONTREAL La Banque Provinciale du Canada a tenu Ă  midi l’assemblĂ©e annuelle de ses actionnaires, au bureau chef de la banque, 7, Place d’Armes.Etaient prĂ©sents: sir Hormisdas Laporte, M.N.Garneau, QuĂ©bec ; MM.W.F\ Carsley, sir Alex.Lacoste, MM.G.M.Bosworth, Martial Chevalier, sir Lomer Gouin, N.PĂ©ro-deau, MM.S.J.B.Rolland, Pierre Desforges, Joseph Normandin, J.E Labelle, c.r., reprĂ©sentant le SĂ©minaire de Saint-Sulpice, M.LĂ©vesque QuĂ©bec, C.P.Fabien, P.Vanier, J.D.Adam, reprĂ©sentant la Cie Charles Desjardins, limitĂ©e, Jean Normandin, F.S.Mackay, N.P., A.E Prud’homme, N.P., G.N.Moncel, Thomas PrĂ©fontaine, Alph.Aumond, H.Dufort, Gervais Cousineau, Hector Cousineau, Mathias TĂ©trault, Raoul Bastien.L’actif total de la banque Provinciale s’élevait au 30 juin der nier, au chiffre important de $45,-029,743, dont $28,306,000 d’actif li quide reprĂ©sente au-delĂ  de $10,-000,000 en caisse, $12,080,000 en obligations des gouvernements, corporations municipales, scolaires et autres, aussi au delĂ  de $0,200,000 de prĂȘts Ă  demande sur nantisse ment de titres.Le montant de l’actif liquide, tel que susdit, reprĂ©sente au delĂ  de 68 p.c.sur les obligations dues au public, les dĂ©pĂŽts, etc., s’élĂšve Ă  la somme de $41,048,388.Les profits nets de l’exercice Ă©coulĂ©, au 30 juin dernier (12 mois d’opĂ©rations) ont Ă©tĂ© de $425,047, contre $333,882 de l’exercice prĂ© cĂšdent, Ă©tant une augmentation de $91,765.Aux profits nets mentionnĂ©s s’ajoute la somme de $200,000, reprĂ©sentant la prime perçue sur une Ă©mission d’un million de parts nouvelles qui ont Ă©tĂ© souscrites et payĂ©es durant l’annĂ©e, et portant le capital payĂ© de l’institution au chiffre important de trois millions.Sur les profits rĂ©alisĂ©s, des dividendes reprĂ©sentant 9 p.c.l’an, soit $264,024, ont Ă©tĂ© pavĂ©s aux a’etion nalres durant l’annĂ©e et la somme importante de $300,000 a Ă©tĂ© ajoutĂ©e au fonds de rĂ©serve, lequel est maintenant de $1.400,000.tout prĂšs de 50 n.c.du capital nnvĂ©.Une somme de $25.000 a Ă©tĂ© portĂ©e Ă  la rĂ©serve spĂ©ciale du fonds de pension pour le personnel de l’institution : cette rĂ©serve accuse maintenant un chiffre de $125.000.La Banque possĂšde maintenant deux cent quatre-vingts succursales et sous-agences dans les provinces de QuĂ©bec, d’Ontario, du Noiivc.au-Brunswick et de File du Prince Edouard.QuĂ©bec — Sont arrivĂ©s Ă  matin, le “Cape Diamond”; hier soir, le “MaskinongĂ©â€.10 du matin, le “Labrador”.A 25 du matin, le “Saguenav”; Ă  tin m afin 1^» TV.8 h.du Ă  8 h.A 5 h.5 n.„ , „ 7 h, 40 du matin, le “QuĂ©bec” Parti en descendant, le “Saguenay”.Saint-Nicolas — Montant Ă  9 h.20 du matin, le “Metagama”.Grcwidines.— Descendant Ă  8 h.40 du matin, le “David*Thompson”.Trois-RiviĂšres.— Montant Ă  5 h.du matin, le “VerchĂšres.” A 5 h.du matin, le “Trois-RiviĂšres.Sont arrivĂ©s de MontrĂ©al le “Trois-RiviĂšres”.Du bas du fleuve, le “Worcester.” Sorel.— Montant Ă  8 h.55 du matin, le “Rose Castle.” Cap Saint-Michel — Descendant Ă  8 h.du matin.le “Picrpont”; Ă  9 h.45 du matin, le “Sir Hugh Allan”.Longue Pointe (prĂšs MontrĂ©al).—Montant Ă  6 h, 30, le “Sommnau-ger”, Ă  jG.3ĂŽ du matin, le “Rrigno-gan”.A8 h.du matin, le “MontrĂ©al"; Ă  8 h.50 du matin, le “Me-ak” et sa bouĂ©e: hier soir, Ă  9 h.25 le “Ciudrun Maersk”.A 10 h.ce matin le “Lord Gilford”.Pa« d’économie QuĂ©bec, 10.(S.P.C.) — L’Union typographique internationale, en congrĂšs ici, s’est prononcĂ©e ce matin contre les mesures d’économie pro-losĂȘes hier par le prĂ©sident John TcParlnnd.Les retranchements de dĂ©penses prĂ©conisĂ©s par le prĂ©sident aurait diminuĂ© de $50 par annĂ©e le salaire de M.Rurrctt, premier vice-prĂ©sident de l’Union.Du charbon pour la ville La commission administrative vient d’accorder les contrats suivants pour la fourniture du charbon : A la compagnie Ilartt and Adair .'*‱732 tonnes de charbon Egg , Ă  $13.85 la tonne de 2.000 livres; 535 tonnes de “Stove” Ă  $14.-10 la tonne de 2.000 livres; 24 tonnes de “Chesnut” Ă  $13.85 la tonne A la compagnie Ogdensburg and Touting.Limited: 72 tonnes de charbon “Buckwheat” No 1, Ă  $8.50 la tonne de 2.000 livres.A la compagnie Paragon Coal and Coke-.1,32 tonnes de charbon “Rird's Eye’’, Ă  $5.79 la tonne de 2 000 livres; 472 tonnes de charbon Ă  vapeur, Ă  $8.48 la tonne de 2,000 livres.A la compagnie Nova-Scotia Steel and/Coke: l00 tonnes de charbon Ă  vapeur (Slack) Ă  $7.50 la tonne de 2,000 livres.Ix*s commissaires ont aussi octroyĂ© le contrat pour la fourniture et la livraison de tuvaux en fonte pour le service de l'aqueduc Ă  la compagnie Canada Iron and Foundries, Limited, aux prix suivants: Tuvaux de 8 pouces.020 livres Ă  $03.70 la tonne de 2,000 livres-tuyaux de 0 pouces.420 livres mi mĂȘme prix; tuyaux de 4 pouces, 250 livres, Ă  $68.70 la tonne de 2-000 livres.tl *>c von* Ă  la dĂ©fen&e du RontifL convoi do marchandises, Bien puni QuĂ©bec, 10, (D.N.C.) —- Un nommĂ© Joseph Fortin, d’Escourt, TĂ©-miscouata, n Ă©tĂ© condamnĂ© hier, Ă  la RiviĂšre du Loup, par le magistrat Fisct, de Rimouski, Ă  un mois de prison pour vente de boisson.11 n Ă©tĂ© de plus condamnĂ© Ă  $1.000 d’nmende et les frais oĂč Ă  un mois de prison pour transport de boisson.L’automobile dont il se servait n Ă©tĂ© confisquĂ©e par la Commission des Liqueurs.FĂȘte de nuit au parc Lafontaine Domain soir, Ă  huit heures et demie.aura lieu la grande fĂȘte de nuit organisĂ©e par le service des terrains do jeux dp la ville au l’arc Lafontaine, sous la prĂ©sidence des 6cbovins Lamarre et Vandolac.(les messieurs distribueront les mĂ©dailles t les prix aux garçons et fillettes qui ont fait le plus de progrĂšs on gymnastique sur le terrain de jeux du parc Lafontaine.Il y aura de nombreuses attractions au cours de !n soirĂ©e’: outre les danses rustiques et ia gymnastique, il y aura une exhibition de danses du bon vieux temps, donnĂ©e par M.Leroux, vieillard de 85 uns.La garde de Maisonneuve IndĂ© pendante, forte de 60 hommes, fera son entrĂ©e prĂ©cĂ©dĂ©e des clairons Ăč huit heures et demie, et fera la garde d'honneur pendant la soirĂ©e.BaptĂȘme d’adulte QuĂ©bec, 10.(D.N.C.) — Lundi, le 8 aoĂ»t, dans l’église de RenucevlIIe, M.Joseph Jonathan Harvic, ĂągĂ© de 48 ans, fils de feu John Thompson Harvic et de feu Maggy Brack, a adjurĂ© Fc protestantisme anglican.Il a reçu IciaptĂšme des adultes.La cĂ©-rĂ©moniwa eu Peu de bonne heure, d’une maniĂšre solennelle.M.Harvic, aprĂšs son baptĂȘme, a Ă©tĂ© reçu du scapulaire et a fait su premiĂšre communion.Pas de gĂ©rant aux Trois-RiviĂšres LE RESULTAT D’UNE ASSEMBLEE CONVOQUEE PAR LE MAIRE NORMAND POUR ETUDIER LES DIVERSES FORMES D’ADMINISTRATION MUNICIPALE.— LA SITUATION N’EST PLUS LA MEME AUJOURD’HUI.Trois-RiviĂšrçs, 10.(D.N.C.) — La ville des Trois-RiviĂšres ne sera pas administrĂ©e par un gĂ©rant, selon la suggestion qui en avait Ă©tĂ© faite par la Chanibre de Commerce.C’est ce qui semble dĂ©couler des dĂ©libĂ©rations de la derniĂšre rĂ©union du conseil.Le maire Normand avait promis aux contribuables de convoquer une rĂ©union des membres du conseil avec des reprĂ©sentants des ouvriers, des commerçants, des industriels et de la Chambre de Commerce.Cette rĂ©union vient d’ĂȘtre tenue.Le maire Normand a expliquĂ© le but de l’assemblĂ©e et il a invitĂ© M.Henri Bisson, prĂ©sident de la Chambre de Commerce, Ă  exposer les raisons qui militent en faveur d’un gĂ©rant.Ce dernier a fait remarquer1 que le changement de systĂšme prĂ©conisĂ© par la Chambre de Commerce Ă©tait plus impĂ©rieux, il y a deux mois qu’il ne l’est aujourd’hui.La nouvelle administration donne de grandes promesses d’activitĂ©.Il n ajoutĂ© que la Chambre de Commerce Ă©tait prĂȘte Ă  Ă©tudier tout autre systĂšme qui pourrait ĂȘtre suggĂ©rĂ© et Ă  l’adopter s’il convenait mieux aux besoins de l’heure prĂ©sente.M.Noel Michelin, qui avait fait une Ă©tude profonde de notre administration municipale dans le.liasse, a rappelĂ© les suggestions qu’il fit en 1912 dans une semblable occasion.M.Michelin veut que le maire et les Ă©chevins soient Ă©lus pour un terme plus court, le maire par la ville et les Ă©chevins par quartier.Les pouvoirs du maire devraient ĂȘtre plus Ă©tendus.Les commissaires d’écoles ne devraient pas ĂȘtre les Ă©chevins, mais devraient ĂȘtre Ă©lus par la ville indĂ©pendamment du conseil.Tout changement Ă  la charte devrait ĂȘtre ratifie par le peuple et on devrait fixer le montant minimum do loyers qui peut donner droit de vote Ă  un locataire.M.O.Rhcault, prĂ©sident de la Corporation OuvriĂšre Nationale Catholique dos Trois-RiviĂšres, a fait d’intĂ©ressantes suggestions au noni de ses comnagnons de la C.O.N.C.La C.O.N.C., est en faveur d’une administration par un maire et des Ă©chevins.Il croit qu’il faut plutĂŽt s’en prendre aux hommes qui coin posent une administration qu’à l’administration cllc-rncmc.La C.O.N.C.est opposĂ©e Ă  l’ad ministration par un gĂ©rant parce qu’il lui semble imnossiblc qu’un seul homme puisse rĂ©unir toutes les connaissances nĂ©cessaires en gĂ©nie civil et en finances par exemple, pour ne nommer nue ces deux branches.pour administrer une ville comme Trois-RiviĂšres.M.Frank Ritchie, de la “Wayaga-mack”, reprĂ©sentait les industriels.II est d'avis qu'un gĂ©rant serait le meilleur homme pour administrer les finances de la ville.I! dit que plus de 150 villes amĂ©ricaines sont administrĂ©es par un gĂ©rant et qu’aucune d’elles ne veut retourner Ă  l’ancien systĂšme.M.Ritchie est contre le systĂšme des comitĂ©s qui donne lieu Ă  trop de “combines”.Il dit qu’un gĂ©rant n’a rien Ă  voir a^; finances qui restent entre les mains d'un trĂ©sorier compĂ©tent.II est pour que tout le travail se fasse par soumission ou contrat comme dans les grandes compagnies.M.Ritchie fit remarquer que ies manufacturiers ne se prononcent pas sur un systĂšme dĂ©fini d'administration.Ce qu’ils veulent surtout, c'est que tout se fasse par soumission et suivant contrat.Selon l’échevin Robichon, on n’a marchĂ© qu’avec des commissions ou des comitĂ©s qui ont eu la surveillance, la direction et le contrĂŽle de toutes les affaires municipales.Elles ont Ă©tĂ© la cause de tout le mal.H s’agit donc de trouver un mode capable de faire disparaĂźtre les causes qui ont des effets dĂ©sastreux.Il faut faire disparaĂźtre les comitĂ©s.M.Robichon est d’avis qu’un gĂ©rant pourrait faire plus de politique et de patronage que n'importe qui.Un dĂ©bat gĂ©nĂ©ral a suivi.Finalement le maire a tirĂ© la conclusion du dĂ©bat : A ce que je puis voir, nous ne sommes pas si divergents d’opinion.Vous semblez ĂȘtre d'avis que chaque chef de dĂ©partement soit gĂ©rant (le son bureau Ă  l'hĂŽtel de ville.Alors, c’est en dĂ©finitive six gĂ©rants (tue nous aurions, Ă  qui nous voterions chacun un certain montant des appropriations pour les travaux Ă  exĂ©cuter dans chacun des dĂ©partements durant l’annĂ©e fiscale.Chaque chef de bureau devra se tracer un bilan sur ce budget et son devoir sera de ne pas outrepasser le montant des sommes qu’it se sera fait voter par le conseil qui devra ce budget indivi-voter.Si je peux conclusion, je di-reste avec sa res-contrĂŽle et que LE MUSÉE DE v LA BIBLIOTHEQUE LH MAIRE PARTAGE LES IDEES DU SECRETAIRE DU COMITE FRANCE-AMERIQUE A PARIS.—UNE LETTRE INTERESSANTE.Le projet d’un musĂ©e rĂ©trospectif d’art français Ă  la bibliothĂšque municipale retient l’attention du maire, Ă  la suite d’une communi cation du secrĂ©taire du ComitĂ© France-AmĂ©rique de Paris.M.Martin est bien disposĂ© Ă  doter les vastes salles de la bibliothĂšque, de toiles et d’objets d’art français, pourvu que les fonds de la municipalitĂ© le permettent.Il nous a remis, ce matin, copie de la lettre de M.Gabriel Louis Jaray, du comitĂ© France-AmĂ©rique, partageant les suggestions intĂ©ressantes qu’elle conlient.La lettre se lit ainsi: Monsieur le Maire, La Mission organisĂ©e par le ComitĂ© France-AmĂ©rique pour vous exprimer la gratitude de .a France, a Ă©tĂ© particuliĂšrement heureuse de se rencontrer avec vous Ă  MontrĂ©al Ă  plusieurs reprises.Parmi les questions qui intĂ©ressent votre cite et nous-mĂȘmes, celle du MusĂ©e RĂ©trospectif d’Art français est au premier plan.Oc nous avait signalĂ© les deux ou trois Ă©tablissements publics qui paraissaient de nature Ă  pouvoir recevoir le objets destinĂ©s Ă  figurer dans ce MusĂ©e rĂ©trospectif d’art.Mais dans l’entretien que j’ai eu l’honneur d’avoir avec vous en prĂ©sence du MarĂ©chal Fayolle Ă  la BibliothĂšque Municipale, vous avez bien voulu nous communiquer l’idĂ©e que vous aviez eue d’affecter deux ou trois salles du premier Ă©tage de cette BibliothĂšque Municipale Ă  ce MusĂ©e d’Art.Nous avons recueilli cette suggestion avec tout l’intĂ©rĂȘt qu’elle comportait, et nous nous sommes empressĂ©s de visiter les salles auxquelles vous faisiez allusion et nous avons remarquĂ© que le premier Ă©tage de cette BibliothĂšque Municipale comportait une galerie sur laquelle s’ouvrent deux grandes salles de chaque cĂŽtĂ©, sans parler des dĂ©gagements accessoires; il nous a paru que la rĂ©union de la galerie et des 3 salles auxquelles Vous pensiez faisait un ensemble des plus intĂ©ressants et vraiment digne de la CitĂ© de MontrĂ©al.Cet ensemble pourrait recevoir une exposition d’art rĂ©trospectif et il suffirait, premiĂšre vue, d’ouvrir une porte entre deux des salles pour communiquer facilement entre elles.Nous avons pensĂ©, d’autre part, qu’il serait possible de placer au milieu du hall du rez de chaussĂ©e, une ou deux piĂšces particuliĂšrement remarquables.de grandes dimensions et de grand effet qui pourraient en mĂȘme temps appeler l’attention du visiteur et orner ce hall d’entrĂ©e.AprĂšs un nouvel examen Ă  Paris, nous nous rangeons rĂ©solument a cette opinion et nous accueillons votre suggestion avec le plus grand plaisir.Le ComitĂ© France-AmĂ©rique fient a vous en remercier tout spĂ©cialement.Il apprĂ©cie l’accueil charmant (pie vous avez bien voulu rĂ©server Ă  son initiative, et il est assurĂ© qu’avec votre concours cette RĂ©trospective d’Art français, dont vous avez compris toute l’importan-ce, aura Ă  MontrĂ©al le plus grand succĂšs.Veuillez agrĂ©er, Monsieur le Maire, les assurances de mes senti-ments de trĂšs distinguĂ©e considĂ©ration.Le Directeur GĂ©nĂ©ral du ComitĂ©, maĂźtre des RequĂȘtes au Conseil d Etat : Gabriel Louis JARAY.Le pĂ©ril jaune - Le Dr A.-F, français qui qu'er qu ne lui-i Ă©tudier et mĂ»rir duel avant de le appeler cela une rni que le conseil ponsabilitĂ© et son cette question d’un gĂ©rant gĂ©nĂ©ral pour la ville reste sur le tapjs, pour ĂȘtre Ă©judiĂše plus tard au besoin." AmĂ©ricains libĂ©rĂ©s Riga, 10.(S.P.A.) — Six prisonniers amĂ©ricains ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s en Russie par le gouvernement liolchĂ©-vixtr.Us sont arrivĂ©s sains et saufs Ă  Nurva, ville d’Esthonlc.Les six personnes Ă©largies sont Emmett Kilpatrick, Weston R.Estes, William Flick X.B.Kulmatisno, li.J.Laniarc, et Russell i’attinger.Paris, 10 (S.P.A.).Legendre, un Ă©crivain trançais q a voyagĂ© pendant 25 ans dans les pays (l'ExtrĂȘme-Orient, vient d’écrire un article oĂč il met le monde en garde contre les 900.000,000 d'Asiatiques qui vivent tout prĂšs des blancs et qui constituent ce qu’on appelle le pĂ©ril jaune.Il fait remarque le Japon a pris conscience meme depuis qu’il a battu la Russie en 1905.Durant la grande guerre, le Japon s’est enrichi et a mĂ©nagĂ© scs forces, tandis que l'Europe s’est enfretuĂ©e et que 20.000.-000 de ses meilleurs hommes ont Ă©tĂ© mis hors de combat.De plus, la convalescence de l’Europe est longue, cette partie du monde souffre de dĂ©pression intellectuelle, morale et economique.Le Dr Legendre prĂ©tend que la Grande-Bretagne a eu tort de s’allier au Japon.Cette alliance est devenue fort embarrassante.Le mĂȘme Ă©crivain soutient que les ressources de l'Asie se dĂ©veloppent et que les Jaunes pourraient den devenir les fournisseurs des blancs au lieu d’en ĂȘtre les acheteurs.II faudra, si l’on ne veut pas (pie les rĂŽles soient renversĂ©s, que les EuropĂ©ens stimulent leur commerce, crĂ©ent des manufacturĂ©s en Asie mĂȘme, et activent la production dans toutes leurs colonies.L'auteur concĂšde cependant que les blancs sont meilleurs artisans et font de meilleurs contremaĂźtres que les Jaunes.Du boeuf canadien en Angleterre Londres, 10.(S.P.A.) .La pre- miĂšre consignation de boeuf gelĂ© canadien qui soit entrĂ©e en Angleterre est arrivĂ©e ces Jours derniers et a Ă©tĂ© mise en vente sur les marchĂ©s de Londres, de Liverpool et de Manchester.JĂčsqu’ici, c'est l’Argentine qui avait presque seule fourni le boeuf gelĂ© Ă  lu Grande-Bretagne .Au secours de la ville d’Avion LE MAIRE MARTIN REÇOIT UNE COMMli.MCATlON OFFICIELLE Ql I EXPOSE LA DETRESSE DE l'A VILLE DONT MONTREAL EST LA MARRAINE EN FRANCE.I-** maire a reçu du maire d’A-yion, ville du Palais-de-C-ilais que MontrĂ©al a adoptĂ©e, une communication intĂ©ressante sur les dĂ©tresses dont souffrent les citoyens de cet Je ville ravagĂ©e par le passage des armĂ©es.La lettre, dont nous publions le texte, parle par elle-mĂšine; aussi le conseil a-t-il chargĂ© un comitĂ© spĂ©cial composĂ© du maire Martin et oc MM.Turcot, Rubenstein, O‘Connell, Lamarre, Brodeur et Hushion, de pourvoir aux besoins immĂ©diats tfĂ© la ville d’Avion.Le maire d’Avion expose ainsi la situation: “Nous nous sommes trouvĂ©s au lendemain de l’armistice dans U< situation la plus terrible qu’on puis* se imaginer.Toutes les descriptions sont infĂ©rieures Ă  la triste rĂ©iF litĂ©.“Avion n'a pas Ă©tĂ© simplement dĂ©truite mais pulvĂ©risĂ©e; ce terme n’a rien d’excessif.Pas un arbre, pas mĂȘme un arbuste, pas un pan de mur, pas mĂȘme un vestige de clapier n’est restĂ© debout.Rien plus, par tin raffinement de destruction, qui ne fut heureusement pas employĂ© partout, l’ennemi en battant en retraite fit sauter tontes les cnvps des habitations dĂ©jĂ  dĂ©molies, sans exception."Vous avez par ce tableau bien imparfait qiielĂźe Ă©tait la dĂ©solation de notre dĂ©sert.Avion comptait avant la guerre prĂšs de 14.000 habitants; malgrĂ© les efforts considĂ©rables faits par une population dĂ©vouĂ©e, mais hĂ©las! combien peu et mal secondĂ©e par l'administration placĂ©e trop loin et trop haut, notre renaissance traĂźne et languit lamentablement.On nous promet baraquements et reconstruction et efi rĂ©alitĂ© on nous sert au cmnpte-goiilv tes une parcelle de l'indispensable.“Nous savons qu’on ne repaie pip.en un jour pareil dĂ©sastre.Cependant il est souhaitable que les mat-heureux rentrĂ©s trop'tĂŽt sans mobilier, sans abri, soient soutenus, il serait utile que les milliers qui attendent la permission de rĂ©intĂ©grer puissent le faire.Le bureau de bien,, faisanec rĂ©serve son peu de ressources pour l’hiver, et hĂ©las! conibieM» ce peu sera insuffisant quoique LĂŻ pĂ©riode de secours soit rĂ©duite Ă  la seule partie d’hiver oĂč la misĂšre ext Ă  craindre pour les malheureux.; “Nos Ă©coles manquent des ressources Ă©lĂ©mentaires que la municipalitĂ© ne peut leur donner, impuissante Ă  rĂ©pondre Ă  tous I s besoins.Nos Ă©coles, nos Ă©difices communaux sont dĂ©truits tous se rĂ©tabliront dans un temps donnĂ© par dommages de guerre, seule notre mairie ne pourra se reconstruiiv aussitĂŽt.“En effet, alors qirc l’église vieilli}, usĂ©e va se reconstruire autoniaĂŒ-quemont, parce que les capitaux utiles Ă©taient prĂȘts en 1914, ont «te sauvegardĂ©s, notre mairie, vieiLjp bĂątisse restaurĂ©e, aurait pu s.-rvu* 30 Ă  50 ans encore; mais dĂ©truite, ‘ elle ne reprĂ©sente par suite de vĂ©tustĂ© qu'un sinistre d’une valeur de moins d’un dixiĂšme de la sommĂ© utile Ă  la reconstruction.Nous devrons attendre longtemps la possibilitĂ© des ressources utiles.“Nous possĂ©dions avant la guerre des sociĂ©tĂ© de tout genre qui Ă©tait l’agrĂ©ment de nos jours de rĂ©créà'-tions.Entre toutes, celle qui pqr excellence tenait au coeur de nos concitoyens Ă©tait notre brillante harmonie.HĂ©las, tous les efforts sont insuffisants devant les sacrifices Ă©normes au cours du jour nc's instruments et des partitions.“J’ai voulu vous souligner que quelles que soient les branches, les, hommes de coeur qui voudraient nous aider, trouveraient selon leur goĂ»t, leurs prĂ©fĂ©rences Ă  exercer leur gĂ©nĂ©reuse bienveillance vis-Ă -vis d’une population essentielle-’ ment ouvriĂšre qui le mĂ©rite.” M.Martin ignore quels seront 'es secours oue la mĂ©tropole apportera Ă  la ville (l’Avion, mais il nĂ© veuf point que les quelques 25,000 sans travail qui battent le pavĂ© de nos rues, en soient pour cela placĂ©s au deuxiĂšme plan.LĂ©ger est libĂ©rĂ© Le magistrat Cusson siĂ©geant en Cour d'KnquĂȘtc ce matin, a rendu jugement sur la motion prĂ©sentĂ©e par Me J.-A.Houle, dĂ©fenseur d’AI-, fret! LĂ©ger, accusĂ© d’homicide involontaire.LĂ©ger avait Ă©tĂ© tenu responsable par le jury du coroner de la mort d’Alice LavallĂ©e.La jeune* fille, avait donnĂ© une dĂ©position ante mortem, accusant LĂ©ger d’avoir pratiquĂ© sur elle une opĂ©ration illĂ©gale.Me J.-A.Houle, s’était opposĂ© Ă  la production de cette dĂ©position, allĂ©guant qu’au, moment oĂč cette dĂ©position avait Ă©tĂ© prise, la jeune fille ne savait qu’elle devait mourir.Le magistrat* n dĂ©clarĂ©, ce matin, que la dĂ©poli-, lion Ă©tait illĂ©gale et qu’en consĂ©quence elle ne pouvait ĂȘtre mise au dossier.Comme celle dĂ©position Ă©tait la seule preuve contre l’ace»-* see, la plainte a Ă©tĂ© renvoyĂ©e et* l’accusĂ© remis en libertĂ©.Le testament de Caruso Naples, 10.(S.P.A.) — Le testai ment de feu Enrico Caruso a Ă©tĂ© ht en Cour, hier, en prĂ©sence de MinĂ©' Cnrttso, de Giovanni Caruso, frĂšre du tĂ©nor, et d’un de ses fils.C’est un document qui a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© en' 1919 et dans lequel il n’est pas fait mention de ta femme et de la fille de Caruso.Cependant, ce sont elles* qui.d’aprĂšs te droit italien, devraient avoir la maioure partie dĂ©s biens Immobiliers.Le reste est at* tritmnhlc Ă  d’autres, selon les dĂȘ-.sirs du donateur.Les avocats fĂŽnt actuellement l’inventaire des biens de Caruso, x — LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 AOUT 1921 VOL.XII.—No 186 TARIF DES PETITES AFFICHES DKMANDKfl D'BMPLOI l — )Š‹«Š> J» meU.10 M«a, et 1 >*r mot «appUmen- tatro.DEMANDES D'ELEVES i — J-to’à ÎS mots, 10 ft 1 «ou p»r mol ‱upplĂ©men- taftro.TOUTES LES AUTRES DEMANDES t — jnaqn'Ă  1> mot», 10 ton».1 P»r mot »«P-pHmcnUlro.CHAMBRES A LOUER t — 1* »on» Jm-qu’à 10 mot», 1 »ou p»r mot ouppUmcntotro.TROUVE i — jaĂŻqn’à 10 mot».20 «ou, 1 too por mot «opplĂ©mentotro.PERDU > — tuaqu'Ă  20 moto.10 »ou».1 ‱ou por mot ‹«ppUmontolro.MAISONS.MAGASINS, ETC., A LOUER : — Jutqu’à 10 moto, 15 «ou», 1 »o« par mot «appMmontolro.A VENDRE : — lu»qu’* 10 moto, 10 «ou», 1 «ou por mot »uppWm»ntoIr*.CARTES PROFESSIONNELLES, torlf demondo., „ .AVIS LEGAUX .— 15 «ou* UJItlto «B»t«.NAISSANCES.DECES, MESSES t — 50 «a*» por Insertion.REMERCIEMENTS t — 50 .oa».CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES.ETC.i — Il 00 p»r Ineertlon.EMPLOI DEMANDE FF.MME DK JOURNEE demande emploi.S’adresser Ă  13 Notre-Dame de Lourdes.AVIS AU CLERGE Pour vos ouvrages en cuivre, en or ou en argent, adresaee-vous directement et Ă©viter, les IntermĂ©diaires.Toutes rĂ©parations faites promptement.Les Ouvrage» d Art en Cuivre, LimitĂ©e, 250 Beaver Hall.AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandĂ©s.Suive* le» cours, jour ou soir.Licence garantie, position assurĂ©e.Cour» privĂ©s pour dames.S'nd.Coulomfce, 708 Uemontigny Est.TĂ©l.Est 4344.ACCORDEUR DE PIANO ALEXANDRE GERMAIN Accordeur de pianos, rĂ©parations de toutes sortes, ouvrage garanti ; aucien professeur d'accordage A Naiareth.^ adresser No 432 avenue Mont-Royal Est.TĂ©l.St-Louis 3748 ou Calumet 1405J.COLLEGE DE BARBIERS tion, Voule*-vous occuper une excellente PO*|" on.avec le plus haut sa aire payĂ© t Quel: 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leur impose pour la premiĂšre fois, cette annĂ©e, M.Brodeur leur a rĂ©pondu que le conseil n’avait aucune juridiction dans l’affaire et que les commissaires avaient droit, d’aprĂšs la charte, de les taxer tout comme n’importe et quel marchand de la ville.Jusqu’ici, par une nĂ©gligence d’un commis subalterne, peut-ĂȘtre, la taxe rĂ©guliĂšre ne leur avait pas Ă©tĂ© imposĂ©e.DorĂ©navant ils payeront comme tout le monde.Le sort des fermiers Toronto, 10.—(S.P.C.) — A.A.Powers, prĂ©sident de la coopĂ©rative des Fermiers-Unis de l’Ontario, prĂ©voit que tout ne sera pas rose pour les cultivateurs ontariens d’ici un an.“I/eur pouvoir d'achat va grandement diminuer au cours de la prochaine annĂ©e,” dit-il.M.Powers affirme que les fermiers vivent encore avec l’argent qu’ils ont reçu en Ă©change de leur rĂ©colte de l’automne dernier, laquelle fut bonne.M.Powers a parcouru la province d’un bout Ăč l’autre pendant le mois de juillet.Il a constatĂ© que la rĂ©colte est maigre.A part le ulĂ©-dTttde et les lĂ©gumes, K pense que le rendement ne sera mĂȘme pas de 50 p.c.dans l’Ontario.Il ajoute que les “habitants” vont ĂȘtre obligĂ©s d’économiser d’ici septembre 1922.pour !*‱ pwĂźw RECTIFICATION DE CYLINDRES CYLINDER GRINDING DE PISTONS ET D’ANNEAUX DE PISTONS RECTIFICATION D’ARBRES DE LA MANIVELLE Aflsst toute* rĂ©parations d'automobile» en gĂ©nĂ©ral et d’engins da yacht.L'organisation la plus considĂ©rable et 1s plus solide de MontrĂ©al, se spĂ©cialisant dans rette ligna, H.E.Bourassa, Limited TOUS LES NERFS TENDUS Fruit-a-tives guĂ©rit la prostration nerveuse R.R.No 4, Gilbert Plains, Man.“En 1910, je fus atteint de Prostration nerveuse Ă  son plus haut degrĂ©, perdant 55 livres de mon poids ordinaire.Les mĂ©decins dĂ©sespĂ©raient de me quĂ©rir, et tous les remĂšdes que j’essayais ne me faisaient rien, jusqu’à ce qu’un ami m’engageĂąt Ă  prendre "Fruit-a-tives’.Tout de suite, je me suis senti mieux, et jamais, depuis Jmit ans, je n’ai joui d’une aussi bonne santĂ©.Je aarde toujours 'Fruit-a-tives’ Ă  la maison.” JAS.S.DELGATY.50s la boite, fi pour $2.50, boĂźte d’essai 25s.Chez tous les pharmaciens ou envoyĂ©, franco, par Fruit-a-tives Limited, Ottawa.Union Nationale française Le prĂ©sident de l’Union Nationale Française informe les membres de la SociĂ©tĂ© qu’ils sont cordialement invitĂ©s par les “Sac-au-Dos” Ă  participer au pique-nique que ces derniers organisent pour dimanche prochain, 14 aoĂ»t, sur le terrain Rivet, Ă  MontrĂ©al-Nord.Pour s’y rendre: prendre le tramway de la rue Saint-Denis (CrĂ©ma-zie) avec, correspondance pour le Sault-au-RĂ©coĂźlet, et descendre aux limites de la ville.Deux tramways spĂ©ciaux partiront le matin, Ă  10 heures, du boulevard CrĂ©mazie.Le dernier tramway pour MontrĂ©al sera Ă  1 heure du matin.CHOSES MUNICIPALES LES SEIZE NE SONT PAS UNIS LE MAIRE NE PEUT CONVAINCRE M.CREELMAN DE REJETER LES RAPPORTS DE LA COMMISSION ADMINISTRTIVE.—SEANCE AJOURNEE ENCORE A VENDREDI.Y ou* avez peut-ĂȘtre une affection rĂ©naL sans le savoir 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Donahue ,et Wingo.A St-Louis: Boston.010000300—4 11 0 St-Louis .000002100—3 S 1 Oschger, Watson et Gowdy; Walker.Sherdel, North et Ainsmith, Dit.hoefer.A Pittsburg: Brooklyn.000002000—2 10 0 Pittsburg.00000040x—4 8 1 Mitchell, RuĂźthcr cl Ktueger ; Adams, Zlnn et Brottsn.A Chicago: New-Cork.203100010—7 12 3 Chicago .,02000400x—6 14 4 Douglas et Snyder; Ponder, Freeman, Cheeves et O’Farrell.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Pittsburg.65 37 .637 New-York.65 41 .613 Boston.‱ 0 Brooklyn.9 Cincinnati.45 60 .429 St-Louis.53 50 .515 Chicago.43 61 ,413 Philadelphie .31 71 .304 LIGUE INTERNATIONALE A Reading— Buffalo.100100001—3 7 2 Reading .00031200x—6 8 0 Heltman et Rengough ; Fisher et Smith.A Baltimore — Rdtimore.000110000—2 7 1 Syracuse .000100021—4 10 6 Clarke et Egan; Olsen, Montgomery, Kirrher et Nicbcrgal.A Jersey City— PremiĂšre partie Rochester .112000100—5 7 1 Jersey City .220000002—6 9 4 Blake, Wlsner, Keenan et Merrill; Birmlllcr et Freitng.DeuxiĂšme partie Rochester .1100010004—7 10 0 Jersey City .001200000—3 8 3 Jenan et Murphy ; Tecarr et McNeil.A Toronto— PremiĂšre partie Toronto .401020000—7 13 0 Newark .000100000—1 10 2 Thompson et Sandberg, Barn-hardt; Singleton et Wltherow, DeuxiĂšme partie Toronto .000000012—3 9 2 Newark.010001101—4 9 1 Snyder et Devine ; Sandberg, Barnhardt et Manning.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Baltimore.85 30 .739 Buffalo.68 49 .581 Toronto.63 52 .663 Rochester.59 52 .532 Newark.51 62 .451 Syracuse.47 67 .412 Jersey City.41 67 380 Reading.39 64 .372 AthlĂ©tique, 7; Saint-Henri, 0.L’AthlĂ©tique a remportĂ© uni Lril-lanic victoire in_ blanchissant le Saint Henri, par 7 Ăč 0 dans une partie rĂ©guliĂšre de la Ligue d j la CitĂ©, hier soir, au Parc Atwater.Tnorpe, ic "ouveau 'ancetir de l’AthlĂ©tique a Ă©tĂ© le grand hĂ©ros de la partie et il a laissĂ© une bonne impression aux amateurs qui ont Ă©tĂ© tĂ©moins de la partie.Dans toute la partie, il n’accorda que trois coups rĂ©ussis.L'AthlĂ©tique enrĂ©gistrn son premier point dans la manche initiale et il en compta trois autres dans In quatriĂšme.Alors qu’il y avait deux hommes sur les buts.Papineau compta un coup de circuit en lançant la balle par-dessus In clĂŽture de la rue Sainte-Catherine, permettant Ă  ses deux co-Ă©quipiers Ăźle compter.Desrosiers, qui lançait, pour le Saint-Henri, a fait belle figure, mais il n’a pas eu beaucoup de support.Ce soir, le Crescent renoentrera les Indiens.ATHLETIQUE Ab.R.H.Po.A.E.Carmel.1b.3 10 7 16 Farrand, 3b.10031 0 DĂ©lisle, c.f.5 0 0 1 0 « Flaherty, c.5 1 2 7 0 0 Lamothe, l.f.4 2 0 1 0 0 Sabourin, r.f.3 1 0 1 0 fi Papineau, s.s___ 4 2 2 2 2 2 Pilon, 2b.3 0 0 5 2 0 Thorpe, p.4 0 1 0 3 0 32 7 5 27 9 2 SAINT-HENRI Ab.R.H.Po.A.E.Barry, r.f.2 0 0 0 0 0 St-Pierre, c.f.3 0 0 0 0 0 Carter, l.f.4 0 1 0 0 1 Culver, s.s.4 0 1 1 4 2 Buell, 3b.3 0 1 0 3 1 Fortin, c.3 0 0 10 1 0 Slater, 2b.3 0 0 1 2 1 Miller, 1b.3 0 0 14 0 0 Desrosier,s, n__ 2 0 0 1 5 0 Cardinal, r.f.2 0 0 0 0 0 Ducharme.c.f.1 0 0 0 0 0 30 0 3 27 15 5 RĂ©sultat par reprise: AthlĂ©tique.100300030—7 Saint-Henri.000000000—0 SOMMAIRE: 2 buts.Culver ; coup de circuit, Papineau ; buts volĂ©s, Flaherty, Lamothe : sacrifice, Farrand ; buts sur balles de Thorpe 2, de Desrosiers 7 ; retirĂ©s au bĂąton, par Thorpe 7, par Desrosiers 10 ; frappĂ© par le lanceur par Thorpe (Des-rosierse; 1er but sur erreurs, AthlĂ©tique 3, Saint-Henri 2 ; double jeux, Papineau Ă  Pilon Ă  Carmel, Desrosiers Ă  Miller ; laissĂ©s sur les buts, AthlĂ©tique 6.Saint-Henri 6.Temps: 1.45.Arbitre.Lechich.‱-*- L’avantage Ă  Mike Gibbons Jersey City, 10.— Mike Gibbons, 'tr de Saint-Paul, a eu l’avantage sur! VAnrftllVPV* ' Jaff SmHh, de Bayonne, dans un *0**'-"l*Vd ‱ combat de douze rondes, dis- utĂ© ici, hier soir.Gibbons pesait 155 livres et Smith faisait le poids de 159 1-2 livres.Dans la deuxiĂšme ronde, Gibbons fut envoyĂ© au tapis par un solide crochet de droite Ă  la mĂąchoire, mais il ne remit immĂ©diatement sur ses pieds.Pour la Sauvegarde des Affaires |OIXANTE-D!X NEUF pour ?cent des faillites arrivĂ©es au Canada l’an dernier peuvent ĂȘtre attribuĂ©es Ă  l’imprĂ©voyance.L’Assurance sur la vie aurait sauvĂ© un grand nombre de ces entreprises de la faillite et des embarras qui en rĂ©sultent, car L’Assurance sur la vie constitue un instrument de crĂ©dit— Elle compense la perte des services d’un associĂ© ou fonctionnaire important— Elle fournit de l’argent comptant pour liquider les obligations— Elle sauvegarde les intĂ©rĂȘts d’un associĂ© dĂ©funt-— Elle constitue un actif d’une valeur fixe, Ă  l’abri des dĂ©prĂ©ciations— Elle protĂšge contre la perte de ce qui constitue le plus prĂ©cieux actif de toute entreprise—la vie de l’homme, dont les lumiĂšres, la prĂ©voyance, l’énergie, la personnalitĂ©, le gĂ©nie pour concevoir et exĂ©cuter, font le succĂšs de l’entrepriie.L’Assurance sur la vie protĂšge des milliers d’entreprises aujourd’hui, et le reprĂ©sentant de n’importe quelle Compagnie se fera un plaisir de vous dĂ©montrer quels services elle peut vous rendre.Toutes les banques canadiennes et les institutions de crĂ©dit se sont ouvertement dĂ©clarĂ©es en faveur de l'assurance-vie contractĂ©e dans un but de protection commerciale.Elle est la meilleure sauvegarde des entreprises.Service de Diffusion de l’Assurance sur la Vie “Sauvegardez le Foyer et vous Stabilisez laNation,, n “Donnez-moi 30,0 FĂȘte champĂȘtre Ă  Belle Plage Dimanche prochain, le 14 aoĂ»t, aura lieu la troisiĂšme fĂȘte champĂȘtre annuelle de Belle Plage.Cette fĂȘte fut dans les annĂ©es passĂ©es un Ă©vĂ©nement trĂšs remarquable et soulevant beaucoup d’intĂ©rĂȘt, tant au point de vue des spectateurs qu’aux participants au programme.Tel que ce fut le cas.prĂ©cisĂ©ment, il y aura des attractions de toutes sortes, aussi le comitĂ© en charge fait les prĂ©paratifs nĂ©eessaires pour assurer le confort d’une nombreuse assistance.De magnfiques prix seront don-nĂ©s aux aagnants d chaque rour-se.le choix et la variĂ©tĂ© ont Ă©tĂ© faits d une maniĂšre minutieuse afin d’assurer le surcĂȘs de cet Ă©vĂ©nement sportif.Cette fĂȘte champĂȘtre sera tenue sous le patronage du maire et de la mairesse de Belle Plage, M.et Mme V.-H.Dupont.-—#- Paul JournĂ©e bor* de combat New-York, 10.— Al Beech, pugiliste poids lourd de New-York a mis Paul JournĂ©e, entraĂźneur ' de ! Georges Carpentier, hors de combat dans la premiĂšre ronde d’une bataille qui devait durer douze re-! prises.Cette rencontre n eu Heu hier soir, Ăą Long Island City.Une demande d’habea* corpus Le juge Cousineau a prĂ©sidĂ©, nier aprĂšs-midi, en Cour de pratique Ăą l’audition ou mĂ©rite d'un bref li'/iabea* corpus Ă©mis par le Juge Loranger il y n quelque temps.Le 20 juin dernier, le demandeur de la requĂȘte.M.Joseph Dcsrochers.a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  trois mot* de dĂ©tention pour avoir enfreint la nouvelle Loi de» liqueurs de QuĂ©bec.Le mandat d’emprisonnement portait qu’il avait Ă©tĂ© condamnĂ©, le 20 juin, pour une offense qu’il avait commise le 25 juin de la mĂȘme annĂ©e.Naturellement l'avocat prĂ©tendait que le mandat Ă©tait nul prima fade, et demandait rĂ©largissement de son client.L'avocat de la commission a rĂ©torquĂ© que ce n’était Ui qu'une erreur d'Ă©crituro due au greffier et Le Longue Distance est si parfait qu’on n’hĂ©site jamais de nos jours Ă  demander on point Ă©loignĂ© tel que Los Angeles, Vancouver, la Nouvelle OrlĂ©ans ou Cuba.La voix qui vous rĂ©pond est si claire 3u’on dirait qu’elle est ans la chambre voisine.‱—A# — fne veod que deux Choses ipeairt et Satisfaction- »«u*«mpl.t dĂ©tail.adrtsMwr-rsm.‱“ GÏTnd Trvnc* r*Ppr0ch* ch*min d* fer N,Clonal ou PĂąli» nritoxr «» r«minl*l«r »«.« ch»- rt.avx par le» ‱en!» vtrIMbW* chap»-l.r.‱pĂ©
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