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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 26 janvier 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1923-01-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIV.—No 21 MONTREAL, VENDREDI 26 JANVIER 1923 1 ROIS SOUS Lfc.l\uu.c.i.O Abonnements par la porte; B lÊ( Êm MB ¦» Rédaction et administration I li1 1114 11 11B LF ^ |i ij If jfj |f U1 fli SSS-^L-iP BTATÏ-UNli ter ÜMIOM POSTALE.*>AM ^EEeSS-J lÊmmt bSb BV Adnlnulr.u.».Mâia SKt Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Réminiscences d’histoire La Conspiration des Poudres — Le duel Asselin-Taschereatt — Roberts en prison, MédériOsAU Conseil.Au cours des luttes séculaires entre la Couronne, l’aristocratie et les Communes, le parlement anglais a voté, modifié et abrogé une foule de lois d’exception inspirées par les nécessites ou les passions du moment.Quelques-unes ont subsisté, de celles ¦surtout qui paraissaient répondre à un besoin permanent ou prévenir de nouvelles causes possibles de désordre.C’est à cette dernière catégorie que se rattache le texte désuet invoqué par M.Taschereau pour mettre Roberts en prison.Le privilège que le parlement s’est arrogé de faire emprisonner les perturbateurs qui menacent sa sécurité ou son indépendance remonte à la panique engendrée par la Conspiration des Poudres.Il s’inspirait de l’idée, bien ou mal fondée en fait, qu’il existait une vaste conspiration, secrètement favorisée par la Couronne, pour terroriser le parlement.C’est essentiellement unè loi d’exception, applicable aux cas exceptionnels, quand k loi commune est inopérante.Jamais, aux pires jours de la ré volte contre les Stuarts, de la réaction jacobite ou des représail les d’après 1688, il n*est venu à la pensée d’aucune majorité royaliste ou révoilutionnaire, tory ou whig, d’utiliser cette loi de sécurité publique pour satisfaire les vengeances particulières ou mémo les légitimes revendications personnelles de tel ou tel membre de l’une ou l’autre Chambre.L’objet de cette mesure extraordinaire, telle qu’introduite dans nos constitutions, se manifeste clairement dans le dispositif qui limite à la durée de la session le droit du parlement de détenir ses prisonniers, quelle que soit la nature du délit, voire du crime.Dans toute loi pénale, la durée de la peine est proportionnée à la gravité de l’offense.Ici elle est explicitement subordonnée îi Tunique objectif d’assurer la liberté des délibérations parlementaires.Ce n’est donc pas une loi pénale, mais une mesure de sécurité publique.* * * - L’offense pour laquelle M.Taschereau et ses collègues ont fait condamner Roberts à la prison était toute personnelle.Elle n’atteignait que deux députes, et nullement dans leurs fonctions législatives.Et surtout, elle n’entravait en rien la liberté des deliberations du parlement.S’ils s’étaient bornés à faire appliquer à Roberts la loi existante, les ministres n’en auraient pas moins commis un grotesque abus de pouvoir.M.Taschereau a fait pis que cela.D’un trait de plume, il a transformé une loi d’ordre public, uniquement destinée à sauvegarder la liberté du parlement, en une loi pénale qui permet à n’importe quel député ou conseiller — pourvu qu’il rallie une majorité de copains—de faire enpaumer, sans procès, n’importe qui lui chante pouilles ou le gêne dans ses agissements publics ou privés, licites ou criminels.En ceci, du reste, M.Tascnereau est fidèle à lui-même.Quand M.Asselin lui administra, dans la discrète pénombre du fauteuil présidentiel, une gifle destinée, de toute évidence, fi son unique personne, le futur successeur de M.Gotiin voulait à tout prix faire appliquer au délinquant la lo‘ contre les émeutes! Dans l’affaire Roberts, M.Taschereau, premier ministre et fl AéclaYCltioTlS procureur-général, s’est surpassé.En même temps qu’i‘1 mani-1 *-'Ca ClCCfM# a pulait une loi d’exception et de sécurité publique afin de châtier, de Ai.Mercier ait- 1 avec le premier ministre, le Soleil écrira: “L'honorable M.Taschereau et 'honorable M.Perron ont eu une entrevue au sujet des bills de M.E.-A.Robert.Us ont roucoulé pendant plusieurs heures.” Quand M.Turgeon descendra de son siège pour répondre à un discours de m.Chapais, où le vénérable sénateur aura protesté contre une loi arbitraire, monstrueuse et anti-,'ibirale, le Soleil écrira: M.Turgeon, dont la réputation n’est plus à établir, a henni des arguments formidables contre le leader de l'opposition imprégné d’un lorysme de mauvaise foi.’’ Quand M.Gouin lancera une rude attaque contre les adversaires du C.P.R.et de la protection au parlement d’Ottawa, le Soleil écrira: C’est un homme de poids que l’ancien premier ministre de la province.Etonnerons-nous nos lecteurs en leur disant que le discours qu’il a barri hier a fait sur ses auditeurs, même hostiles, une impression qui n’a trompé personne." Quand le premier ministre dénoncera /’Action catholique et tentera de t’enserrer dans de tfisqueux anneaux, le Soleil ne manquera pas d'écrire: ,, ,, “Le discours que l’honorable M.Taschereau a sifflé hier ne laissera pas que d’embarrasser les directeurs de la pieuse feuille et leur vaudra sans doute leur congé.Personne ne peut sûrement siffler avec une habileté égale à celle de l’honorable M.Taschereau, rompu à la tactique parlementaire et à la pratique de la dialectique par une longue fréquentation du palais législatif et du palais de justice.Quand il lancera un appel aux fonctionnaires à la veille d une élection, il ne pourra s'exempter d’écrire: , , "Nous espérons que tous les fonctionnaires du gouvernement ne manqueront pas de voter demain avec le parti libéral.Tout te monde hurle avec nous." Et moment délicieux, quand la Chambre votera les subsides pour les impressions, les $163,000 annuels, le son et la moulée, le Soleil, c’est forci, dira: “Nous ne savons comment grogner notre satisfaction à la députation libérale et au gouvernement qui ont bien voulu nous accorder ces glands de choix.” Et le surlendemain, pour se venger d'un bloc incisif, l’auteur des “Vautours" braira dam le Soleil.fai dit à toPtume: "La collection des cris n’est ups complète.Qui, par exemple, ululera?' — Personne.Je ne vol» parmi eux personne de choaëtte" NEMO.contrat n’est pas exécuté Intégralement, et c’est notre Intention de le faire exécuter, etc" On est un terme très vague, mais comme nous sommes à peu près les seuls à avoir parlé de l’affaire et comme, dans sa déclaration, le ministre ne fait spécifiquement allusion qu’à nos articles, certains pourraient croire que cette note nous atteint.Or, nous avons toujours précisé que le gouvernement "aura aussi le droit d’annuler le contrat et le permis de coupe de bois, sans aucune INDEMNITE".Nous nous sommes contenté de marquer le caractère facultatif de cette sanction.Quant aux autres conditions du contrat, qu’énumère le ministre, on les retrouvera toutes indiquées dans nos premiers articles.Nous ne contestons point qu’elles constituent un progrès considérable sur certaines ventes d’il y a dix-huit ou vingt ans, par exemple.0.H te p sans procès, un délit de droit commun, il faisait assigner son pri sonnû'r devant les tribunaux ordinaires sous l’inculpation de “libelle séditieux”, délit contre Tordre public! Peut-on s’étonner qu’en présence de telles aberrations, le bon peuple coiTimcnce à se dire: “Ces-gcns-là vSônt trop chatouilleux; ils doivent en avoir gros sur la conscience?” ?* * * Oui, mais que faites-vous de Vhonneur de la législature?s’exclament les ministres.Qu’en font-ils eux-mêmes?Il n’y a pas un siècle, un certain Médéric Martin parcourait en tous sens la ville de Montréal, portant contre le gouvernement et, par répercussion, contre la majorité ministérielle, les plus graves accusations de péculat, de conspiration, de vol même.Voilà qui entachait Y honneur du parlement d’une souillure autrement salissante que la vague insinuation d’un obscur journaliste contre les parents de deux députés.Que firent les preux chevaliers du ministère, champions de T/ionneur national?Ils logèrent leur accusateur au Conseil législatif, à raison de $2,000 par année, sa vie durant.Pourquoi cette différence de traitement?Serait-ce parce que Médéric est tertiaire de Saint-François?Eglise.La canonisation de Médéric remonte, il est vrai, au pon tificat de sir Lomer; mais déjà Tinfluence du pieux Alexandre était grande! Et puis, qui sait?sa religion, comme ses lois de proscription, a peut-être des effets rétroactifs.De Tune, le bon Frère Médéric a profité, des autres le réprouvé Roberts pâtit; en pâtiront également tous les dissidents qui oseront contester les dogmes de la nouvelle Eglise de Québec, le magistère de son patriarche et la sainteté de ses popes.Au risque de concentrer sur nos têtes les foudres du Soleil — songez qu’il en débite pour $160,000 par année! —nous opinons humblement que, contre cette Eglise aussi intolérante que peu orthodoxe, le non peuple du Québec a le droit et le devoir de protester.Et la protestation la plus efficace serait d’envoyer en Chambre le plus possible de députés d’opposition.Henri BOURASSA.M.Bureau a bien fait S’abstenir de toute extravagance et faire des sacrifices On trouvera ailleurs la lettre de M.Bureau à ce fonctionnaire de Toronto qu’il a cru devoir suspendre, en attendant de régler définitivement son cas.Elle dit l’essentiel de l’affaire, elle suffit à justifier l’acte du ministre.En deux mots, voici tout le débat.Ce fonctionnaire reçoit du consul d’Espagne à Montréal une lettre de caractère officiel, rédigée dans l’une des deux langues officielles du pays, le français.Au lieu d’y répondre convenablement, le monsieur, sous l’étampe du ministère des Douanes, engageant indirectement ainsi la responsabilité de son chef, I écrit: S’il vous plaît, envoyez vos communications en anglais.Le consul, un peu abasourdi d’un pareil procédé, porte la chose à la connaissance du ministre, et le ministre donne à l’impertinent fonctionnaire une nécessaire et, souhaitons-le, salutaire leçon de courtoisie.Il ne pouvait faire autrement sans prendre à son compte Timpolitesse de son subordonné, sans admettre implicitement que l’une des deux langues officielles du pays peut être traitée avec dédain par les fonctionnaires de TEtat.Nous ne souhaitons pas la mort du fonctionnaire coupable; mais la correction était nécessaire.A ceux de nos éfcnnpatriotes de langue anglaise que Ton voudrait exciter à ce propos, nous demanderons simplement ce qu’il penseraient de l’aventure si un fonctionnaire canndien-français du ministère des Finances, par exemple, s’avisait, sous Tétampe de son ministère, de renvoyer à un consul américain une lettre écrite en anglais, avec cette annotation française: Veuillez écrire en français.Il suffira d’exposer la question sous son vrai jour pour désarmer le mécontentement des gens de bonne foi.11 eût peut-être mieux valu que pareille leçon fût d’abord donnée par un ministre de langue anglaise; mais, l’incident se produisant dans son ministère, engageant sa propre responsabilité, M.Bureau n’avait d’jmtre alternative que d’infliger au coupable la sanction nécessaire.Il n’a point hésité, il a bien fait.0.H.Bloc-notes V actualit' L ?urs cris quand le Soleil parlera des députes, H dira: ‘Plusieurs députés ont bêlé hier sur l’adresse en réponse au discours du trône.” S’il parle d’un député Mfiume m’U dit: "La petite reo de Montréal (représentant de la votif ication que je t’ai imposée Vautre che à lait), qui aura protesté des jour ne t’a pas trop mortifié, je l’es- bonnes intentions du gouvernement père.En tous cas, pour te remettre, \ envers la métropole, il écrira : je l’apporte ce que vous appelez "M.Vèchevin Vntel, élu en vertu dans te.métier une primeur.Tu sais du double mandat, a meuglé hier que notre organe, le Soleil, compte ; des félicitations au gouvernement," des collaborateurs distingués.It en , Quand M.Perron parlera de ses est un qui a fait des études très for- \ adversaires en assemblée publique, tes dans le dictionnaire des syno-\ie Soleil écrira: nytnes.C’est celui qui écrivait naguère l'article sur tes vautours, où il comparait si adroitement les députés aux oies du Capitole.Il pousse A fond la thèse des animaliers.Il prétend que Von retrouve dans le profil attentivement étudié de tous les hommes un type d'animal; il y a Vhommc-renard, l'homme - cheval, l'homme - chien, l’homme • belette, Vhomme-sanglier, etc.Désormais, il veut tenir compte de cette parenté quadrupède qui existe bien nias nettement (!) encore au moral, et\ dans tous ses articles il désignera les gens par le cri des animaux dont its se rapprochent.Il a commencé hier.Ton confrère Pelletier évoque nécessairement par ses stridentes protestations contre le pillage du trésor public le chien.Aussi di "L’honorable ministre de la voirie a mugi hier un excellent dis- côurs.’ Quand le ministre de l'agriculture dénoncera tes agissements de Ga-reau et tombera .à pattes raccourcies sur les ingérences de Xoé Ponton et de Trudel duns les affaires de ta coopérative, le Soleil écrira : "L'honorable M.Caron s’est une fois de plus montré dune habileté consommée; il a sûrement, de Vault de tous tes auditeurs, miaulé Vnn des meilleurs discours de sa carrière en erpliqiHint, à la satisfaction générale, son intrusion dans les affaires des coopératives.,.” Quand, avant de passer an Power Bill, le ministre de la voirte mm sait- lui: “Il jappe." Désormais.une entrevue de plusleur» heure» A PROPOS DES CONCESSIONS DE M^NICOUAGAN Nous avons intégralement publié, les premiers même, croyons-nous, dans la presse, les déclarations du ministre des Terres, M.Mercier, sur la mise aux enchères des concessions forestières de Manicouagan (Voir le Devoir de mercredi, 3e page, 6e et 7e colonnes.) Ces déclarations se résument a une fin de non-recevoir, temporaire heureusement.Les avis officiels parlent de mise aux enchères.Nous demandions si, étant donnés l’importance de l’opération et celle des capitaux dont elle exigera la mise en ligne immédiate et éventuelle, le temps nécessaire a l’examen des concessions forestières offertes et des forces hydrauliques qui doivent être en même temps louées, ainsi que la brièveté des délais d’annonce, un mois, les enchérisseurs qui n’ont point d’avance examiné le terrain, fait leurs calculs et groupé leurs capitaux, ne se trouvaient point virtuellement exclus de la course et si les enchères partant étaient de véritables enchères.Nous demandions, secondement, la raison de la singulière disproportion qui existe entre les sanctions obligatoires applicables aux enchérisseurs qui, ayant manifesté Tin-tention de participer à la lutte, se déroberont au dernier moment ou refuseront, l’ayant obtenu, de signer le contrat, et à Theureux adjudicataire qui, après sept ans, refuserait d’accomplir deux des conditions essentielles du contrat: la construction d’usine à pulpe ou à papier d’une capacité de cent tonnes par jour et l’aménagement d’une force hydraulique de 15,000 H.P.(confiscation, dans ie premier cas, d’un dépôt de $150,000 et de $50,000 seulement dans le second).Et, subsidiairement, nous nous enquêtions du motif qui a fait choisir comme base de l’enchère, non plus la prime d’adjudication, comme autrefois, mais “le montant à payer en plus des droits de coupe ordinaires en vigueur”.M.Mercier déclare qu’il a pris connaissance de nos articles, mais qu’il n’a “pas cru evo/r y répondre pour le moment", convaincu qu’il est "que ce serait contraire aux intérêts de la province." "Seulement, ajoute-t-il, dès que l’affermage, aura eu tien, je communiquerai aur Jour, nanx des explications qui, fai lier de le croire, seront satisfaisantes et prouveront que nons n'épargnons rten pour protéger et mettre en valeur te domaine public." Ceci ne nous laisse que la ressource d’atteirdre les explications, avec l’indication du motif qui en provoque Tajournement.Nous nous empresserons, dès que M.Mercier nous les aura communiquées, de les transmettre au public et, s’il y a lieu, de les commenter.Réglons simplement nn autre ooint, en attendant.“Contrairement à ce aue Von pré-"end, dit la déclaration écrite du mi- istre.le ganvr-nement pourra cou- i_’ I,*.isquer tou» Us paiements faits si le i *©• ©*©Ctlon$ prOVincialCfi Argent et argent Au Soleil qui reproche à l'Action catholique d’avoir publié des annonces payées de l’organisation oppositlonniste québécoise, — alors que les libéraux auraient pu avoir le même avantage, si le ÿoleil n’avait été si vorace, — l'Action catholique pousse cette botte: “Le Soleil devrait être le dernier à parler des questions d’argent.On ne doit jamais parler de corde dans la maison d’un pendu.L’Acffon catholique reçoit des dons de ses amis, (’.’est un fait.Ces dons 'sont des offi andes volontaires que chacun verse parce qu’il le veut bien, souvent sans être sollicité.Et le Soleil?En dix-huit mois, il a reçu $ 163,000 du gouvernement de la province.D'où vient cet argent?De tous les contribuables, de nous comme des autres.Ce sont les taxes qui fournissent ces milliers de piastres au Soleil.Ce journal a-t-il rdus de droit que les autres aux deniers publics?Les cultivateurs qui ont toutes les difficultés à joindre les deux bouts, à ila fin de l’année, consentent-ils vraiment à verser $163,000 au Soleil?Si l’Action catholique reçoit deux mille piastres par an en dons, c'e,st le plus.Et ces deux mille piastres .sont données nar des gens qui veulent tes donner.C'est loin des $163,000 du Soleil pour dix-huit mois”.Il rst vrai que le Soleil se moque de cio, puisqu'il a *on argent dans sn misse et qu’on ne peut le lui re-iccndrc.Mais la façon dont on le ynvc IxpHque pourquoi, chaque ^ols que quelqu’un attaque le ministère nu le critique, le Soleil •rogne.SI le régime allait culbu-er.quel trou dans an caisse! Un Acadien M.Veniot, devenu hier premier ministre du Nouveau-Brunswick est un Acadien de langue française.Si nous ne nous trompons, c’est le premier de sa race à devenir chef d’un gouvernement néo-bruns-wickois.Les Acadiens de File du Prince-Edouard, il y a déjà quelques années, pnt vu un des leurs, M.Arsenault, devenir premier ministre de leur lie.Nos frères de l’ancienne Acadie font leur trouée dans la vie politique, tout comme la minorité acadienne des provinces maritimes est en train de devenir un groupe de plus en plus important dans la vie de Test du pays.Apprenons à les connaître et à les aider.Ca lui déplait “Voilà que le mystique rédacteur de la feiwHle tory-nationaliste de Montréal sort de son encoignure.H veut faire oublier ses traitrises en mettant la vieille défroque de l’indépendance dos partis, chère à certains imposteurs.Isolé et aiuri.Ses deux chiens de garde O.P.-et Nemo.Cet homme qui.depuis des années a.par orgueil humilié, éniurié les hommes et les traditions du parti politiipie de sa jeunesse, qui, par vengeance, s’est acoquine à tous îes adversaires de ses premières convictions.Ce petit génie malfaisant.Nous attendrons les preuves des assertions du pieux rédacteur sorti de son encoignure.I>o fiel politique de son Ame.Son petit travail destructeur.Rien ne dure longtemps comme la rancune que laisse dans l’âme, après la trahison, le mépris de tout un peuple.’’ On l’a deviné, c’est la voix dos $163,-000 du Soleil qui parle.Un avis au gouvernement Le Progrès du Golfe, dans son dernier numéro, signale de quelle façon le gouvernement do Québec s’y prend pour imposer ses candidats dans certains comtés.Dans celui de Rimouski, par exemple, ies organisateurs ministériels ont choisi M.le docteur Morcault et ont écarté deux candidatures qui leur déplaisaient, celles de MM.J.-E.Parent, agriculteur, et J-.C.Gauvreau Dans deux lettres de ces candidats évincés que publie le Progrès du Golfe, on peut lire qu’à M.Parent on a dit, sur autorisation du ministère, que s’il se présentait et était élu, il devrait s’attendre à être considéré comme un intrus dans le parti et par conséquent ne pourrait compter sur les faveurs du gouvernement pour le comté de Rimouski.Pour ne pas nuire aux intérêts du comté, dit M.Parent, il a renoncé à se porter candidat.De son côté, M.Gauvreau écrit: “L’on m'a dit que si je suis élu, je n’aurai pas Fhôpital qui a été promis à M.le docteur Morcault, non plus que la grande école moyenne agricole de Rimouski”.Lui non plus, comme il ne veut pas faire tort au comté, ne fera pas la lutte.En marge de ces déclarations explicites, où les deux candidats évincés racontent franchement quelles menaces on leur a faites, le Procf ès du Golfe écrit: “Est-ce donc idnsi que les amis du gouvernement Taschereau en sont rendus à procéder pour éliminer des candidatures désagréables qu’ils estiment dangereuses et encombrantes?.Cela revient à dire aux électeurs du comté de Ri-mouski : Si vous élisez tout autre que notre candidat officiel, vous n’aurez ni hôpital ni patronage.Splendeurs d’un régime soi-disant libéral! .A en croire les partisans du régime Taschereau, la part de patronage, c’est-à-dire des deniers publics, légitimement due au comté de Rimouski et la subvention promise pour la construction d'un hôpital dont la nécessité urgente est, ipso facta, admise et reconnue par le gouvernement lul-mèmes, sont la prime attachée au vote que le corps électoral doit donner en faveur de lu politique et du candidat du gouvernement.Contre un pareil procédé de chantage, nous avons le devoir d’élever la voix et de protester.” En fait, les ministériels usent de pareilles tactiques partout, s’ils ne trouvent pas partout des électeurs facilement corruptibles et des candidats qui se laissent intimider.^ 6.P.Tel est le mot d’ordre lancé par les autorités allemandes à leurs compatriotes pour faire face à l’occupation française — Un déficit énorme à combler.Le général Weygand deviendrait haut-commissaire interallié dans la Ruhr.Le 5 octobre 1922 Si quelque lecteur peut disposer, à l’adresse du secrétaire de la rédaction du Devoir, d'un numéro de notre édition hebdomadaire du 5 octobre 1922, il nous rendrait service.Nous l’en remercions d’avance.(Dernière heure.) BERLIN, 26.— Le gouvernement allemand vient de lancer un appel à la nation sous la signature du président Ebert et du chancelier Cuno.Le gouvernement demande à la population de s’abstenir du luxe et de toute extravagance et de faire tous les sacrifices possibles dans l’intérêt du pays dont l’avenir et les libertés sont en jeu.Les principaux établissemenst de commerce et de l’industrie ont fait un appel analogue aux patrons et aux ouvriers dans tout le Reich.Entre-temps le gouvernemenl doit envisager un déficit allant de un trillion trois cent milliards à un trillion six cent milliards de marks.Le départ des troupes américaines de la Rhénanie a causé un regret universel chez le peuple allemand.LE GENERAL WEYGAND AURA L’AUTORITE SUPREME PARIS, 26 (S.P.A.).— On apprend de bonne source que le général Weygand va être nommé haut commissaire de la région de la Ruhr dès que le gouvernement français aura réglé le différend survenu au sujet du choix d’un officier qui ne dépend pas directement du ministère de la guerre.On dit que M.Poincaré a désigné le général Weygand parce que le général Foch le recommandait.Plusieurs militaires pensent comme M.Poincaré et soutiennent que Forcupution de la Ruhr n’est pas une entreprise purement française, mais une action interalliée, vue que la Belgique y prend part.Il faut donc qu’elle soit dirigée par une organisation interalliée.On fait remarquer dajis les milieux bien renseignés que c’est naturellement le maréchal Foch qui organiserait toute extension des opérations militaires, si celles-ci devenaient nécessaires, fl est donc tout à fait convenable de confier au chef d’état-major de Foch une mission économique à son origine, mais qui peut facilement devenir militaire.Le déplacement des troupes françaises demeurera sous la direction du ministère de la guerre, du maréchal Pétain et du général Dégoutté.Les fonctions du général Weygand consisteront à coordonner l’action des Français et des Belges.DES EMEUTES A DUSSELDORF DUSSELDORF, 26 (S.P.A.).—~ La fusillade intermittente que l’on entendait en différentes parties de la ville durant la nuit a cessé lorsque les patrouilles de cavalerie et d’infanterie française rétablirent la circulation dans les rues.A minuit un calme parfait régnait à Dusseldorf.Deux Allemands auraient été blessés nu cours de la manifestation exécutée au commencement de la soirée par la foule qui célébrait simultanément le retour de Fritz Thyssen et une grève de protestation de deux I heures.Le nombre des blessés est aussi peu jdevé à cause des instructions qui avaient été données aôx sentinelles et aux patrounles de tirer en l'air et de ne faire feu pour t#er que si la foule refusait de se séparer.Chaque fois que les carabines françaises sc faisaient entendre, la populace se mettait à couvert.Une pluie abondante, qui commença à tomber à dix heures, amortit l’ardeur belliqueuse des patrouilles allemandes.Les Français ne se font pas d’illusion sur la gravité do la situation.Deux autres corps d’armée ont été dépêchés d'Alsace-Lorraine.LA LOI MARTIALE SERAIT MISE EN VIGUEUR II se peut que la loi martiale soit immédiatement déclarée, si l'on tente de répéter les manifestations d’hier soir.Le télégraphe a recommencé à fonctionner à huit heures, hier Hoir, mais'la grève des cheminots dure encore.Les rapports des autres villes de la Ruhr font savoir que Dusseldorf et Essen constituent les deux foyers des désordres.Le général Fournier n’a prévenu une sérieuse insurrection à Essen qu’en faisant venir le bourgmestre Luther et en lui montrant sur une carte militaire de la ville quatre cercles rouges désignant la position des troupe» franco-belges.“Dites à vos concitoyens qu'ils doivent s’abstenir d’attaquer nos troupes, sinon nous ouvrirons le feu sur ie reste de la ville”, déclara le général Fournier au bourgmestre.BEAUCOUP DE SANG-FROID La manifestation de Dusseldorf s'est produite près de l’hôtel Briden-bacher, réquisitionné pour les officiers français.Ces derniers ont fait preuve d’un grand courage devant les insultes qui pleuraient sur eux.Un colonel désarma son aide-de-camp qui avait tiré un révolver et qui était prêt à faire feu sur la foule."Attendez mon ordre pour tirer”, crin le colonel à son aidc-de-camp.Ce dernier obéit à contre-coeur, en murmurant: “Vous ne ferez jamais rien de bon avec ces gens s’ils ne vous craignent pas.” Ses supérieurs ont vraisemblablement accepté l’opinion du subalterne, car ils semblent plus résolus à rendre l’occupation réellement militaire.M.Le Trocquer, ministre des travaux publics, est retourné à Paris, hier soir, mais le général Weygand, chef d’état-major du maréchal Foch, est resté en arrière.Les Français avouent que la cour martiale de Mayence a commis une erreur en permettant à Fritz Thyssen de retourner dans la Ruhr.Son arrivée a été le signal de la mobilisation des organisations secrètes de jeunes gens en Hhénanie et dans la Ruhr.Cent raille ouvriers de la Ruhr seraient en grève, aujourd’hui.CW un peu moins de 20 pour cent du total.La vie économique de la région est presque paralysée.Les Français, après deux semaines d’occupation, n’ont pu obteniv assez pour payer leurs dépenses et entretenir leurs troupes.“Nous nous préparons à une longue occupation et nous faisons venir des cheminots du nord de la France et des mineurs du Pas-de-Calais”, a-t-on déclaré officiellement au quartier générai français.“Il faut que ça casse.C’est A l’Allemagne A céder, car la France ne cédera jamais.” (Voir aussi en page 9) Pendant la campagne électorale EN PAGE 2 : L'assimilation de 2,-CCC des nôtres, à Pem-brooke, par Léo-Paul Desrosiers.DEMAIN : Un nouvel article de M.Henri Bourassa sur D’ici le 5 février, il faut vous renseigner bien, pour savoir comment voter, si vous n’avez pas d’idée préconçue.Pour vous renseigner de cette façon, vous lirez tes journaux et vous g chercherez l’information et les commentaires qui vous aideront à former votre jugement.Des journaux à lire pour cela, le premier est premter est le Devoir.Il n'est lié A aucun groupe politique ou financier, il n'est l'instrument d'aucune coterie ni d’aucune combinaison d'affaires, il ne sert Us intérêts de personne, il met avant tout ceux du public et le bien général.Vous trouverez le Devoir tous les soirs, avec Ut mellUnn comptes rendus d'assemblées politiques.Us plus impartiaux, et Us dernières nouvelles de la campagne électorale, dans Us principaux dépôts de journaux, si vous êtes en ville.Il s’y vend 8 sous te numéro.On peut s’y abonner pour la durée de la campagne électorale et continuer de U lire ensuite, pour savoir ce qui te passera an lendemain de» élections.Deux mois, par la poste, en dehors de Montréal et de ta banlieue, au Canada, $1, 6 moi», $3, nn an.ffl.rmxw'immmmsmxsamm: irri % '¦ .1 a*- % m ff'-r •.»*/*{, " ¦ I LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 26 JANVIER 1923 VOLUME XIV.—No 2i Vos enquêtes .’assimilation de 2,000 de* nôtres, à Pembroke Comment nous sommes menacés de les perdre Pas d’enseignement français, pas d’atmosphere française.i'cmbro«kf ün‘.25.— C’est avec i parlent anglais à leurs enfants pour des sentiments divers que l'on étu- les préparer a suivre leurs classes, ues senuuieun u* L h uonl C’est un degré de plus dans i’assi- LE PROJET FRANÇAIS TOUCHANT LES RÉPARATIONS La délégation française a soumis ses suggestions à la Coirimission des réparations.(Paris, 2G.(S.P.A.) La déléga- tion française de la Commission des réparations a soumis officiel- Itttvttfknl à In vvinn li» nroii't ài la France et à la Belgique.En s’appuyant sur le paragraphe 17, annexe 2, 8e partie, ilu traité de lenient' à la commission le projet Versailles, les délégués demande- die attentivement la population française de Pembroke, la situa- milation.tion difficile où elle vit, les maigres espérances qu elle a de survivre, les dévouements et les abandons qu ei-,e offre au visiteur d’un jour.Mais la plupart du temps on a le coeur serré; car on constate A chaque pas qu’une majorité riche, peu scrupuleuse, ru see et habile, etouite tranquillement et tue toutes les marques d’origine dans une minorité qui compte environ 2,01)0 aines.Et l’assimilation procède par des moyens si subtils, si détournes, si ‘cMorofonnïsants'’ "pourrait-on dire, que les victimes, à peu d exception près, n’ont plus le courage, d’y résister et (lue les étrangers qui s’en rendent compte ne peuvent dire toute leur indignation et leur chagrin.La tristesse est immense de regarder ainsi s’angliciser, en face de la province de Québec, vis-avis l’Ile-des-AHumettes où, Champlain s’arrêta à son voyage de 1 année 1613, un noyau canadien-fran-eais qui compte au-delà de trois cents familles.“Dans dix ans, disait l’un d’eux, on n’entendra plus un mot de français dans Pembroke, à moins qu'il ne se produise un miracle, à moins que quelqu un n'intervienne, qui aura pour lui l’influence, l’habileté, [’énergie, l’audace, toutes lei» ciualites d un directeur d’hommes et d’un chef éprouvé’.* :|s * Comment s’est produit ce grand désastre?Les causes sont lointaines.Parmi les hommes de chantiers qui remontaient le cours de l’Oulaouais pour se rendre dans les forêts, ou les industriels avaient obtenu des droits de coupe, plusieurs décidèrent de se fixer dans un endroit ou il se faisait un gros commerce de bois.Plus tard, il arriva des émigrés de Québec, ces éternels nomades que l’on rencontre dans la INouvellef-Anghit rre, dans toutes les parties de 1 Ontario dans les provinces de l’Ouest, et qui, incapables de réussir dans leur paroisse natale, prenaient je chemin de l’étranger pour obtenir plus fac-ilement de quoi vivre.Ces agglomérations successives forinè-it bientôt un noyau de popula Une institutrice disait dernièrement en montrant rleux petites canadiennes-françaises qui pariaient anglais: “Vous voym, ils ne veulent plus parler français.” C’est l’universelle objection ipi’on nous oppose dans l’Ontario.Ce n’est pas surprenant qu’on ne veuille plus parler le français lorsqu’on a tout fait auparavant pour les dégoûter de cette langue, qu’on a usé à cette fin de toutes les insinuations, de toutes les pressions insensibles qui convertissent les enfants, qu’on ne leur a jamais montré ni signalé les beautés, l’utilité de la langue française.Si certains Canadiens ne veulent plus parler français c’est un résultat des méthodes d’assimilation dont on se sert par endroit.Soumis à une direction sensée et saine qui se serait plus occupée de les développer que de les angliciser, ils voudraient encore parler leur langue maternelle et l’apprécieraient à snJuste valeur.^ ^ ifs Aux Etats-Unis comme chez nous, on a remarqué que dans tous les centres mixtes, l’église française* était pour les nôtres un centre de réunion, de groupement.C’est un avantage dont ne bénéficient point les Canadiens français île Pembroke, les deux paroisses catholiques de la ville étant mixtes, franco-irlandaises.La grande majorité des serinons, les ins tructions aux enfants du catéchis me et aux Enfants .'J tants sur la commission scolaire étaient de pauvms gens, sails 1 , qy.comi)te six membres lorsqu’ils d ure, sans chef pour les rallier.Durant toute la mo’Hé du dernier siècle et depuis 1900.Us vivotent plus ou moins misérablement, oour la plupart manoeuvres de chantiers et d’usines, à qui l’on donne la paie la plus basse et le moins de considération.11 était donc facile à ipie majorité riche, influente, d’empêcher les Canadiens franais de ne jamais re lever la tê'e, de ne jamais leur permettre de s'unir en groupe et de s’organiser, de les tenir en sujétion en leur inspirant même un certain mépris de leurs compatriotes et la croyance qu’ils formaient une race inférieure.Les pères moururent et les fils apprirent peu à peu l’anglais; ceux-ci n'avaient jamais vu le Québec, et n'ayant pas d’élite canadienne-frnnçnisc parmi eux purent croire que leur race c'ait composée de gens comme eux Quelques-uns épousèrent des Anglaises, les (irlandaises, le mariage mixte sévit avec tonies ses conséquences, et le travail de relèvement devint d’autant plus difficile.Enfin, sourdemen.ou ouv rtement n les tourna plus ou moins contre; la nationalité- dont ils faisaient LES y>OLlbThS partie, ou bien, ce oui est moins I CE rare, on leur inspira de l’apathie et de l'éloignement pour tout ce qui est français.Le résultat est très éloquent aujourd'hui.Dans une des écoles séparées de Pembroke, an n’enseigne )as un mot de franeais, bien «tue es trois-quarts «le Canadiens franc tion catholique; ils n’ont pas un seul représentant dans le conseil municipal qui compte douze membres.Bref, la population s’anglicise à grande vitesse.Comment pourrait-ii en être autrement?Le sort «$ deux milliers de Canadiens français est actuellement dans la balance.Si nous les perdons définitivement, c’est un affaiblissement de nos forces, c’est la mort d’un groupe des nôtres aux portes mêmes de notre province, puisque Pembroke est situé sur les bords «le l’Outaouais, vis-à-vis le comté de Pontiac, et l’ile des Allumettes.La question que l'on peut poser est mathématique: demain y aura-t-il deux mille Canadiens français de moins sur la terre d’Amérique?Leo-Paul DESrlOSIERS.MANIFESTE DES PNOHIBiTIONNISTES DE TEMPERAN-DK LA PROVINCE RELEVENT LE DEFI DE M.TASCHEREAU.Canada.James-G.Potter, président, R.-L.Werry, secrétaire «le VAnti-Liquor League of the Province of Quebec.Leila Gugy Geggie, président, E-lizabeth-W.McLaehlan.secrétaire, Quebec Provincial W.C.T.V.Isabella Scott, président, Jane Reeve, secrétaire.Montreal Sorth-ern District W.C.T.U.M.Amelia Miller Currie, président.Margarel-A.Halpenny, secretaire, HocheTaga Co., W.C.T.U.Isaac Collins, G.C., A.-B.Parker, G.S., Hoyal Templars of Temperance.„ ^ .D.-S.Wilkinson, G.C.T., International Order, Hood Templars.E.-I.Hart, secrétaire.Quebec Prohibition Cam/Miign Committee.LA VOIX DU PAPE La Croix de Paris public la dépêche suivante: Rome, 6 janvier.—Le Saint-Pere a reçu hier les membres de l’aristocratie romaine, qui venaient, se; Ion l’usage, offrir à Sa Sainteté leurs voeux pour l’année nouvelle.A l’adresse lue par Don Dominique Orsini, prince de Solofra, assistant au trône, le pape a répondu par le discours suivant: La présence des plus illustres citoyens romains, qui est en' clic-même toujours agréable au coeur «lu Saint-Père, revêt en ce moment un caractère plus solennel, soit à cause de la circonstance, soit à cause de la noblesse des sentiments exprimés au nom de tous par S.Exc.le prince Orsini.A cause de la circonstance: en effet, tous les commencements sont empreints d’une certaine solennité: c’est une nouvelle année que nous saluons au seuil, une année ciui promet tout et qui menace égale* ment toutes choses, comme tout ce qui est couvert du voile impénétrable du mystère, que, sans le secours de la lumière prophétique, nous ne pouvons soulever, dans la nécessité où nous sommes d’atten-tire le cours des événements.Ce sont «les promesses qu’apporte Tannée nouvelle, ce sont «les promesses que Nous voulons voir dans Huit sociétés anglaises de tempérance et de prohibition dans la province, la Dominion Alliance en élèves soient!tète, viennent de publier un mani-1’ n’y a pas: teste pour condamner lu loi des li-une seule institutrice «ç.i sache no-J quairs de Québec, comme une rétro langue.L’éct'*.existe depuis | pense au défi de M.Taschereau peu, on a promis Tinstitutrice pour qui j n’avait jamais reçu de plain-ran nroehain, mais de bons '-'* * ” .dlens français de l'endroit nous ont affirmé que cotte promesse ne recevrait jamais son aocompMsse ment parce qu’on veut achever l’an-gl'cisation de cette partit* de la population.D’ailleurs, le simple bon sens (lT «m»' si Ton avait voulu trouver une in U'utric ¦ française sachant assez le français pote l’enseigner, on aurait nu facilement la trouver.C.ettc nouvelle école t.ana-jtes formelles contre la loi.Le manifeste réclame le retour à la loi m peut le voir.L’ins-tltutrioc es' malade; elle est obli- "Après deux ans d’opération d gèe de (Wseontinu r ses classes la loi des liqueurs, disent-ils, il est pendant deux ou tro s mois, et! manifeste «tue le gouvernement con-quelquefois pendant des périodes sidère, tout comme à l'origine, plus courtes.est mitant de per-1 comme une source de revenus, ce du pour le français; et ces p.ertesqui veut dire «rue plus il v aura do sont si cor si d érables nu une pu - j ventes, mieux ce sera pour le gou-te to nie serait préférable.La pn- ; vernement.Augmenter les ventes, pulation .anadiennc-françaisc pour- ; (.Vs, ;(URm,nU,r lft consominatlon; ‘ ’ ! |‘t c'est aussi revenir aux résultats le fugue, moins développée cette nouvelle étape du chemin quoi dant que celle que M.Du] la divine Providence ouvre ù Nos ' regards.La divine Bonté nous permet d'espérer que la nouvelle année sera meilleure que la précédente, non seulement parce qu’il est facile d’espérer une amélioration à un état de choses aussi lamentable, mais encore parce que le nouvel an s’ouvre sous de meilleurs auspices.Tout en demeurant, Tannée passée, dans le sillon bouleversé et encore sanglant de la terrible guerre, nous avons joui cependant de quelques rayons du ciel qui nous sourirent à travers les grands événements récemment célébrés.Il suffit de rappeler le Congrès eucharistique international, le troisième centenaire de la Propagande et le premier de Tocuvfe de la Propagation de la Foi, ainsi que les centenaires de grands saints tels que saint Ignace, saint François-Xavier, saint Philippe de Néri, saint François de Sales et sainte Thérèse.Nous voulons aussi considérer comme d’heureux augure, bien qu’affligé par les turbulences de cette pauvre terre, votre présence même et ces bonnes traditions, pieuses, nobles et religieuses, qui vous amènent autour du vicaire de rait du moins se plaindre plus de liberté et les assimilateurs n’auraient plus un semblant d’excuse.inévitables d’un mal qui suit l’usa J 8e «tes liqueurs alcooliques.De plus ; le système actuel n’a pas empêché ¦** I les coutumes illégales qu’necompa- C'est donc dire que de 325 à 350 J gnent le commerce des liqueurs; élèves canndiens-frnnçais n’appren- au contraire, elles se sont aggravées, nent pas un seul mot de français, Aujourd’hui nous voyons dans ne peuvent lire ni écrire en fran- notre province à cause du régime çnis.sont, de ce chef, séparés effec- des liqueurs, un état «le choses ré* tivenumt de leur race, ils désnp-' voilant; et nous encourageons en firennent en même temps il parler dehors de la province ceux qui rançnis aussi, car on les oblige cherchent à annuler les lois do pro- fdus ou moins sévèremnt à parler I hibition des autres provinces, ’anglais à Péc.ole, etc.C’est l’assi- ; “Comment pouvons-nous, nous milation totale en perspective, car qui sommes opposés au commerce ces gens ne pourront bientôt plus des liqueurs, appuyer en toute lire nos journaux, ni nos livres, ni ; conscience un gouvernement qui PELERINAGE EN TERRE SAINTE Sous la direction spirituelle du Très Révérend Père Mathieu-Marie.Départ de New-York le 15 février par le “PATRIA” de la Compagnie Fabre.Les personnes désireuses de prendre part à cet intéressant voyage feront bien de nous faire parvenir leurs noms le plus tôt possible par lettre ou télégramme, car le nombre de nos inscriptions est limité.THOS COOK & FILS, 526-OUEST, RUE STE-CATHERINE, MONTREAL.50% C’est bien ainsi: Ces rabais extraordinaires s’appliquent à tous les ouvrages de la littérature moderne; ainsi qu’aux classiques Garnier et autres que nous avons en magasin.n; AMIS, CLIENTS BIBLIOPHILES : VOTRE INTERET vous commande ,de ne pas hésiter trop longtemps à venir prendre votre part des avantages que comporte notre Vente Extraordinaire, dont le terme est fixé au 17 février: A la demande d’un grand nombre de nos clients, demeurant en dehors de la ville, nous publions ci-dessqus une liste partielle des ouvrages suivis de leur prix de rabais, dont déjà grand nombre de nos clients ont bénéficié.Il I II Prix RM.k franco U.LE BIHOIS: L’Honneur au Miroir de nos lettres .$1.25 A.LAMARTINE: Geneviève, Edition sur beau papier HENRI GHEON: Jeux et Miracles pour le peuple fidèle G.GEY-GRAND : Iji Démocratie et l’après-guerre.M.BOURBIER: L’Oiseau «rt son milieu.HENRI JOLY: Le Droit féminin PIERRE RIVER î La Bataille Verte.¦ DE MEREJKOWSKY: Le Mystère d'Alexandre 1er .AUGE DECAEN; Mtss Poker et Consorts.DAVICrNON : Alntée Colllgnet .Léon de TINSEAU : Sur les deux Rives .T.BENTZON : Une conversion .PESQUIDOUX: Chez Nous Travaux et Jeux rustiques .R.DUVERNE: Pouek, Aventures petit garçon pendant la grande guerre.J.NESMY : Pour marier Colette K.MOREAU: La Nièce de Bona- parte .E.LASALLE: Comédiens et Anylteurs.'.Léo D’YRIL: Symphonies, III par E.Venne.I.OINGHAS: La chanson du $ .(10 Prix Ré» .5o J CHERBUUEZl Le Roi Apépl .} ERCHMANN-CHATTUAN : L’Ami .60 .85 w .55 Fritz .60 .83 *t A5 ( FEUILLET: l* Roman d’un Jeu- ne homme pauvre .60 .85 rt .55 j GREVELLE: Perdue .60 .85 M .53 ! MALOT: Sans famille i TH EUR I ET: Le mariage de .85 ** .55 Gérard .60 \ Jules SANDEAU: la Maison de Penarvnn .60 » .53 ! DE SEGURi Les malheurs de .85 rt .55 Sorphle .00 | THEURIET: Contes de la Vie .85 9U .55 ! Rustique .45 ( J IjESCURE: Problème des Ré- 1.00 tt 35 ) para t Ions .45 t TASHI: L’Energie en 12 leçon» M .90 »• 25 ! BLANCHARD: L’Art de la Fa- 1 role .60 .75 ts 20 j EFC., ETC.50 .40 Nous rappelons à tout acheteur que, pour chaque dollar dépensé, il a droit à un volume-prime dans notre collection de la bibliothèque contemporaine ou autre.Pour recevoir nos primes par la poste, on est prié d’ajouter 10 soub par prime.Librairie DEOM, 251-est, rue S.-Catherine Montréal.Tel.: Est 2551 te, mais celle qui fait qu’on rie saurait concevoir une p’èçe autrement «tu’il la joue, tant il 1 imprègne d’une personnalité cependant respectueuse des intentions de l’auteur.Le Prélude et Fugue de l'artiste, No 2 du cahier des trois préludes et fugues est construit sur les notes do, ré bémol, fa du ton de fa mineur qui reviennent obstinément nu cours du prélude et se présentent comme suit au sujet de U» fugue : do, ré bémol, fa, si bémol, do, fa.Cette insistance thématique semble un arrêt sans appel, et comme tsit l’analyse que donne le Programme elle est peut-être la signification "des vains efforts de l’homme pour échapper à sa fatale destinée." il s’ensuit une impression de grandeur mélancolique que les développements de la fugue paraissent affirmer tant dans le sché- vuiis uimriiiriii iiuujui uu vu «tire uc , curt nrntf*- Jésus-Christ pour demander la bê- " tation ns f0" mTo- pellc à présent tout ce qui prési-j1 ct?t*,u j,*11 ,coiu'l‘r* mm- dait avec le plus de valeur, «le no-iiir1’ •* St-Andrews and S - blesse et de mérite aux origines | soir.mêmes de la société actuelle.C’est f A la derniere colonne, on ni .ainsi que se justifie «le lui-même le 7ad bafmu.ler d’une jolie fnç< nom de patricien en indiquant ceux 1,1 attribuant ceci: parmi lesquels la res publica choi-^ "On peut v(dr par l exemple qu sissait ses chefs.C’est vous dire la ® donné M.Dupré l'fmprovjsatt u .rieuse quand clic vient de vous, «le votre rang, de votre nom.Car il suffit de penser à votre nom pour y joindre l’idée de la véritable et solide grandeur, comme le démontre le fait qu’auprès «les plus radicales démocraties, ce nom conserve tout son prestige, parr qu’il rnp t écouter ceux qui voudront leur ins Jiircr des Idées plus saines et plus ustes.Ce n’est pas tont encore.Comme toutes les Institutrices sont nnglai-*es.qu’un enfant doit savoir Tnn-glai* pour réussir dès ses premiè- fes années à Técole, îles parents l par sa jpolitique a violé d’une ma nière si flagrante les principes de la cause de tempérance?" Le manifeste est signé par Iles personnages suivants: S.-J.Carter, président, W.-R Marnes, secrétaire, succursale de Québec de la Dominion Alliance of particulière bienveillance que Nous vous portons, à vous «jui êtes nobles, non d’une ville quelconque, mais de cette Rome de laquelle notre grand poète disait le Christ citoyen, en sorte que vous-mêmes oouves, d’une manière toute parti-ulière, vous nommer ses conci-hiyens.C’est vous dire encore tout en que Nous espérons de vous et combien Nous comptons sur vous pour a restauration chrétienne de la so-.iété à laquelle votre noble interprète a fait allusion.C’est vous dire enfin la profon- eut voir par l’cxemplr qn en n donné M.Dupré qu'lntprovisniioti ne veut pas dire,— bien loin de là, — fantaisie incohérente.La for-me, sujette nur transformations que suggère le génie de l'Improvisateur, doit toujours exister.Fni.PELLETIER.f FEU LE R.P.CHAMBERLANDO.P.Ottawa, le 25.— Ce matin, à Thô-pital du Sacré-Coeur de Hull, est décédé le R.P.ConstanKVMred Chamiberland, de l’Ordre des Dominicains, à l’àge de 44 ans.Né a Montréal le 5 janvier 1879, il fit ses études classiques au collège de Ste-Thçrèse.Le 3 août 1900, il prenait Thaibit dominicain à Saint-Hyacinthe, P.Q., et Tannée suivante prononçait ses voeux perpétuels.^ Ordonné prêtre le 18 mars 1905, le Père Chamiberland fut dirigé par se.s supérieurs aussi bien que par ses aptitudes naturelles vers renseignement.Pendant une dizaine d’années, il enseigna au couvent des Dominicains d’Ottawa le droit canonique, les langues grecque et hébraïque, puis l’apologétique et Thi&toire ecclesiastique.En même temps, il remplît les fonctions de chapelain a l’orphelinat St-Patrice, de la rue Laurier à Ottawa.R fut sous-prieur pendant trois ans, à Ottawa, puis en 1915 prieur des Dominicains, à KalLRrvcr.Mass.En 1918.Il fut rappelé à Ottawa et s’occupa activement de l’administration conventuelle.En 1919, il fut nommé chapelain des Soeurs de la Miséricorde de la rue Cambridge.Ije père Chanibcrand était un religieux de devoir, un laborieux dans la force du mot, un savant même.Avec une persévérance remarquable, il entreprit et mena à bonne fin le catalogue des livres de «a bibliothèque «le son couvent.Plusieurs opuscules documentaires turent publiés par lui, ces dernières années.• Atteint d’une maladie grave, en décembre dernier, il fut transporté h 1 hôpital des Soeurs de la Providence, à HuM.La mort du Pere Chamhcrlnnd est une lourde perte pour les RR.PP.Dominicains.Outre son père, il laisse un frère.M.Edouard Chamiberland, gérant de la maison française Joncas, de Montréal et une soeur, Mme notaire Cl ave 1, aussi de Montreal.Les funérailles auront lieu samedi, le 27 courant, â St-Hyaeinthc, ù Kl heures du matin.Un premier service so’cnnel sera chanté vendredi matin, à Saint-Jean-BmpHste d’Ottawa à 9 heures du matin.Les com-nir.nitès religieuses et les fidèles de i paroisse sont invité» P us spécialement à assister à ccs différents services._________ Protégez, votre santé L’effet lonîtnie et laxatif des comprimés laxatifs de Brome Quinine conservera Torgnnissne en saine condition et le prémunira ainsi contre rhume, grippe ou Influcnta.A la communauté des Rît.PP.Do- r Chamber land le Devoir offre ses minicains et à la famille du Père j respectueuses sympathies.Ce qu'est LE DEVOIR I .— Un journal honnête pour des gens intelligents i Il y a toutes sortes de journaux.Ainsi, il y a le journal à patins, le journal à sensation, le journal jaune, — trois journaux pour des gens de plus nu moins d’instruction, qui ne cherchent pas à se cultiver et à se renseigner, mais à s’amuser, en écoutant des potins.Ce n’est pas dans cette catégorie de quotidiens qu’il faut chercher de quoi de sérieux, ni la véritable information.Celle-ci porte sur la politique extérieure, sur celle du pays, sur ce qui se passe dans ie domaine économique, dans la finance, dans le commerce, dans le champ des lettres, dans les milieux où Ton s’occupe d'oeuvres sociales, dans le monde des idées.Bref, elle comprend tout ce qui, de façon directe on indirecte, est susceptible de réagir sur la vie d'une nation, tant dans le domaine de l'esprit que dans le matériel.Il faut y ajouter Tinfonna-tlo'n locale, dans une certaine mesure, — les accidents, les catastrophes, les faits saillants de la vie d’un village, d'une ville, d’une province.Mais la véritable information ne comprend pas le grossissement du fatt divers au point qu’il emplit l’horizon, prend tout l’espace, ou ci peu près, dans les colonnes des quotidiens et, de la sorte, distrait l’attention des lecteurs des sujets d’.nne bien plus grande importance réelle, si bien que, graduellement, ils deviennent incapables de s’intéresser A quoi que ce soit de sérieux, L'Information véritable n’est pas toujours dans les journaux de grand tirage et de format considérable.Il existe une presse qui pratique ce genre de vraies nouvelles, série les informations, donne au fait divers la place qu'il doit avoir, pas plus, met en vedette les faits réellement importants de la vie religieuse, nationale, économique, ne néglige pas l’information locale, mais la subordonne à la nouvelle de portée générale.Le Devoir Je place dans la catégorie des journaux qui ont le sens de leur responsabilité et celui des proportions; il donne de l'importance d ce qui est important, met A sa place l'information négligeable, compte les lignes au fait divers banal, mais ne les ménage pas d la nouvelle.Ses commentaires, ses articles rte rédaction, ses rubriques, tout cela encadre l'information, l'éclaircit, la met au point, fournit aux lecteurs de quoi réfléchir sur ta portée réelle de tel ou tel événement, sur les conséquences qui peuvent en dérouler, qui en découleront immanquablement, pçur les individus, pour le pays, pour la société en général.Il cherche avant tout d présenter A ses lecteurs, sous une forme attrayante, les faits tels qu'ils sont, à leur aider A se renseigner et A s’instruire, à se former une opinion saine, il leur fournit une lecture agréable en même temps qu’intelligente.Il ne cherche pas des centaines de mille lecteurs, mais des müllers qui, pris par leurs occupations quotidiennes, ont tout juste le temps de lire uu ou deux quotidiens, préfèrent le journal qui leur fournit de ia substance «î ceux qui ne donnent r/tte le volume.Aussi, si Ton veut avoir un journal qui informe, mais de façon intelligenie, commente, mais de façon désintéressée, fournit de la lecture, mais de la bonne, et choisie, on doit s'abonner au Des .!».Cest un jonrnal d'information modérée, un journal hnnncii, fait pour des gens intelligents qui veulent s'instruire, se cultiver.Un an, f fl, six mois, |3, par la poste, uu Canada, en dehors de Montréal et de la banlieue.Deux mois d'essai, #1.Le minière.9 sons.USEZ LE ‘DEVOIR9 TOUS LES JOURS agæiajn M •VOLUME XIV.—No 21 MONTREAL, VENDREDI 26 JANVIER 1923 CALENDRIER DEMAIN, SAMEDI 17 JANVIER 1HS SAINT JEAN OHRYSOSTOME l*rtr du soleil, 7 heures St.Il Coucher du soleil, 4 heures 68.Pleine lune, le 1er {érrler ù 19 henteu 3» du matin.J DERNIERE HEURE DEVOIR Toutes les nouvelles per nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN MOIS FROID Aujourd'hui maximum .,, .•• ! Mtme dute l’an dernier .,.3 Minimum aujourd’hui.—18 Même date l’en dernier.—lô BAROMETRE: .8 heure» du matin, 30.14; 11 heure».30.10; 1 heure de l’aprèe-midl, 30.07.M.Patenaude répond à M.Martin Le candidat oppositionniste dans Jacques-Cartier invite le mair ’ de Montréal à se présenter dans ce comté et à céder son siège de conseiller législatif à M.Ashby.____________________ ~ LA LUTTE DANS LIES * CAhiflftà UE L’EST CAUSERIE DE M.JLE AC0CK LE PROFESSEUR D’ECONOMIE POLITIQUE A L’UNIVERSITE I McGILL PARLE SUR L’“AVE-XIH DE MONTREAL”.Sherbrooke, esure que la proche, les tri 25.ÇS.P.C.) ~ A mesure que la date a e, M.l'aschereau, doit porte.- la,parole ici, ce soir, à une assemblée libérale en faveur du Dr Ludger Forest, député sortant de charge.M.C.-C.Caibana, le candidat libéral-travailliste, a tout un contingent d’orateurs.M.O’Bradv, cand’dai conservateur rend "des mesures pour faire une \1.L.-L.Patenaude, candidat oppositionniste dans Jacques-Cartier, nous fait tenir la letfre ouverte suivante adressée à M.Médéric Martin, maire de Montréal, qui lui a adressé une lettre publiée dans la Preste d’hier soir.Voici le texte Je la réplique de M.Patenaude: Montréal, 2d jjnvler 192:1.’ l Honorable Médéric Martin, Conseiller Législatif, et Maire de Montréal.Monsieur:— Je Us dans la Presse d'hier soir, 25 janvier, la lettre ouverte que vous vous donnez la peine de m'adresser.Il est évident que vous n'aimer pas û vous entendre dire des vérités comme celles que je dénonçais aux électeurs de Pointe-Claire, dimanche dernier.Et le ton de votre lettre Indique que j'ai mis le doigt sur une plaie douloureuse qui vous fait encore souffrir, vous et vos amis.Vous m’invitez A une assemblée contradictoire pour dimanche prochain, à Saint-Laurent, après la grand'messe.Eh bien! Monsieur, vous savez (pie je suis dans la lutte dans le comté de Jacques-Cartier et que j’y serai jusqu'au bout.Si vous voulez y entrer vous-même, à la bonne heure! je vais vous en fournir le moyen.Vous avez, Monsieur, un siège au Conseil législatif .o0 le baril, en sacs de coton neuf, pris en magasin.U n’y a pas eu de changement quant à la farine de maïs blanc, qui est peu demandée en ce moment et se vend de $5.20 à $5.'10 le baril, en sacs de jute, livrée aux commerçants.RLE-D’INDE On constate que l’option île mai est montée n Chicago.Par contre, la tendance des prix est plutôt faible à Montréal ofi la demande est pratiquement nulle et les vendeurs assez embarrassés pour écouler leurs stocks.La demande pour l'exportation est normale.Les prix demeurent pourtant stationnaires, la petite ré-cqdtc de la dernière saison limitant l’offre A de faibles proportions par eorhparaison ' avec les disponibilités antérieures.I AVOINE La demande des contrées européennes continue à s’affirmer de façon non équivoque, notamment de France, de Belgique, et de Hollande.On observe, d’autre part, que la demande locale s’est sensiblement accrue depuis la semaine dernière.La tendance générale du marche n’en demeure pas moins stationnai-re.PATATES Le marché s’est quelque peu raffermi depuis la semaine dernière.Cela tient, apparemment, au fait que les arrivages ont subi une certaine dépression depuis que la température est plus rigviureusc.Par niHeurs, ia demande demeure normale, ce qui justifierait, dans une certaine mesure, la légère avanep de prix qui vient de se manifester.» On cote actuellement de $1.10 a 81.20 le sac de 80 livres, selon qu’il est pris en magasin ou livré à domicile.LA MATINEE À LA BOURSE Le Converters, la Montreal Power et le Dominion Textile ont fait prime sur le marché, à l’ouverture .de la bourse.Le premier a monté j de un point et demi, et les deux autres de quelques fractions.Le Shawinlgan s’est vendu à 116 1-4 et le Toronto Hy à 92 1-4.Traïuaction» do 10 h.•-m.à midi *t d»mi Niitlonul Breweries—50 à 48‘^.Abitibi P.and P.-«35 à (VS, Î5 à 68%.Bell Tel.—30 à 115%; 6-'> * ; 8 à Brazilian Traction—75 à 13.32 à 43%.Brlt.Emp.Steel—40 à 9%.B.K.Steel 2e prf.-10 il 25% 1 20 à 23%, Hrcxniptun P.ami H.—35 ft 37%.Ottawa Power—10 à 88%.Detroit United—50 à 08%, 15 à 70.Cou».Smelting—40 à 26%; 15 à 20%; 2 à 20%; 00 ft 26%.Dom.lilnsN—35 à 94.Crown llcsCTVr—265 ft 35.Canada Steamship prf—2 à 50.laturrntldc Co.—25 à 92%; 15 â 93; 100 ft 94 Mont.Power —10 à 104%; 10 ù 104%; 10 à 104%; 2 ft 104%; 25 â 104%.Simili ah River—50 ft 93%.Do prf.-10 ft 102%.5 5ft 102%.Dominion Bridge 23 ft 71%.Canada Car—10 ft 31, 51 ft 32.Canada Car prf.—5 ft âBVii.Penmans 50 ft 133, 25 ft 134.Converters—25 ft 93, 25 ft 03*4.1 ft 92%, 2o ft 93%, 25 ft 93%.25 ft (M.5 ft 93%, 5 ft 91, 15 ft 93%, 100 ft 04.Twin City—S ft «0.Montreal Telegraph—20 ft 52.Tncketts prf—50 ft 92.Nat.Breweries—275 ft 48.Asbestos Corp.prf.-10 ft 84%.ivil Tel.—30 ft 115%.Brazilian Traction—5 ft 43, 5 ft 43%.Brit.I'Vnvp, Steel—105 ft 9*4.Brampton—53 ft 37%.B.E.Ste-l 2e prf.-—40 ft 25%, 20 ft 25%.Canada Cement—10 ft 77%.Detroit United—10 ft 095, Cons.Smelting—10fl ft 26%.Dom.Olass—225 ft 94.5 ft #8.B.E.Steel 1er prf.—10 ft 68%.Canada Steamship prf.—15 ft 49%.Converters—80 ft 94, 65 ft 94%, 25 ft 94%, ' "Montreal Power—5 ft 104%, 5 ft 104%, 20 ft 104%.1 ft 101%.5 ft 104%, 1 ft 104%.Price Bros.15 ft 44.Oiiebec By.—105 ft 22%.Spanish River—75 ft 94%.Spanish River prf.-90 ft 102%.shawinlgan—10 ft 116%, 8.5 ft 116, 3o a 116%.Mnekay—50 ft 1:16%.Canada Car—10 ft 33, 315 ft 32%.Do prf.—25 ft 69%.Twin City - 25 ft (VO.Penmans—25 ft 133.Crown Reserve—50 ft 34%.H.C.Fishing-85 ft 22.25 ft 23, Can.Cottons —85 ft 22, 25 A 23.Can.Cement prf.—5 ft 101%.Can.Cement prf.—5 ft 101%.Woods Mfg.-lO ft 77.Tornnt.*—20 ft 92, 150 ft 92%.Maekay—50 ft 116V4.Dom.Textile—75 ft 67%, 85 ft 67*4, a ft 67%.130 ft 67%, OO ft 07%, 7.5 ft 67%.25 ft 67%.50 ft 68.Oglivle FI Mills -20 ft 292.1(1 ft 300.35 ft 3*1.75 ft 300.25 ft 302, 25 ft 302, 25 4 304.Dbl trntlons— 13 ft 302, 25 ft 300%.Québec—1000 ft 72.Mont.Tram.l>6b.—500 ft 79%.Près d’un milliard en récoltes DURANT L’ANNEE 1922, LES RECOLTES DU CANADA ONT RAPPORTE LA SOMME DE $91)2.-610,200, SOIT 31 MILLIONS DE PLUS QU’EN 1921.STATISTIQUES OFFICIELLES.Ottawa, 26.Bureau Fédé- Cividendes déclarés Canadian Bank of Commerce.— Dividende do 3 p.c.nour le trimestre so terminant le 28 février, payable le premier mars aux inscrits du 13 février.Montreal Light Heat and Power Ct>.— Dividende de 2 p.c.; Cedar Rapids Mfg ans Power Co.— 3-1 de 1 p.c.; tout payables le 15 février aux inscrits du 31 janvier.Itanqna*— Commerce—2 ft 199.Montreal—6 ft 230.^ Cotations hors-liste Tram, and Power: vendeur, IS.Saguenay commun: acheteur, 1; vendeur, Saguenay pfd.: acheteur, t%; vendear,t.NrwvRIordon cam.: acheteur, .40; ven-leur, .50.Southern C, P.prf.: ventes, 10 ft 87.Argonaut U.M.: acheteur, .50.HolMngcr: (i.M.: acheteur, 1186; ventes, 50 ft 12.British Cant.Oil: acheteur, 1%; vendeur.2%.Northrn American Pulp and r.: vendeur.1%.A WALL STREET Les compensations Les ciaiijzcnsafions de hamjues des prtn-cipiibs villes canadVcnnes.pour la semaine trruiin^c hier, lotit les suivante».— Montréal .sS5.-22t),:.e.t 1922 5 90.500,(90 104.,201,029 Toronto ., .97»5I7»454 Winnipeg .:n,7r'iKi 24 202 951 Vancouver .n.tsti.rtftft 12,2:41,953 Ottawa .n.TS3.2X‘2 5.107.8m» Hamilton .Oulgnry ., .1.27t.«r.2 1,2132113 Hagin , , , ;i,t 2,033,878 lïdnMMiton .077 2,.529,1X3 Wim.lsor .2,011.502 2.;w;t.87« ï»ndon .2,020 202 lislifas .2 tlSAI.t 2.ÎHV2,W2 Saint-,lean .2.400,16.) 2.5112149 Moarton .n:î5.4‘2:> l>5sH.;>94 Sh rhrooke .fvôT.WY* 793.129 Kingston .i!W,2t:t 007 217 Rntndon .407,077 402,416 I.cthhridge 400,202 429.001 11 nuit forci .itt:) tnt 951.880 Kllchtmer .s:n.(MV2 Hi VI ,801 Fort Will 1- ru .625 m 1,0)0.(157 Mcdichie Hat .2S222t2 202,47.3 Mom; .T.i w (Kkï.Otrt 1*27.418 4,502.681 Vietortu .2 .Ht 0 tVJO 1.954JM7 i’rjnce Albert ., .205 *96 390.317 N-\V estait’ter .415,4,20 125.8.52 Snskntoou .1,200,510 12445,508 New-York, 2f.(10 h.30) — Les prix en ouverture à la Bourse, ce matin, évoluaient de façon irrégulière, la plupart des valeurs ne variaient que de fractions de point.La demande se concentrait sur les aciers indépendants, les rails et les matériels.Une certaine lourdeur se manifestait chez quelques actions cuprifères et pétrolières.Le Columbia (las a débuté à un point plus haut et le Consolidated Gas, stock nouveau, qui avait progressé de six points, hier, a reculé de 3-4 de point.Le Fisher Body débuta à 9 points en hausse, soit a 182, parce qu’on avait appris pendant la nuit que W.-C.Durant, manufacturier d’automobiles, avait offert d’acheter le stock à $200 l’action.Le Wool-worth a progressé de 5 points.Le Corn Products, l’United Retail Stores, le Owens Bottle, le MacKay Company et le California Petroleum, ont fait des gains d’un à deux points.Le Burns Brothers “A”, a monté de 1-2 point et en a perdu 1 1-2.La préférence du Steel and Tube, l’Allled Chemical, le North American et le Piggly Wiggly ont cédé de fractions de point.Les changes étrangers ont débuté plus faiblement.Cours au enange COURS MOYENS LE 26 JANVIER 1923.ral de la Statistique publie son rapport définitif sur les récoltes de l’année 1922.La statistique des terres en culture et les estimations de la production et de la valeur ont été établies d’un commun accord, avec les ministères provinciaux de l’agriculture et pour Québec, avec le Bureau des Statistiques, conformément à la coutume suivie depuis 1918.La superficie totale des terres en culture en 1922 était de 57,200,681 acres, contre 59,635,346 acres en 1921.CULTURE ET PRODUCTION DES CEREALES La production totale du blé au Canada en 1922 est maintenant finalement établie à 399.786,400 boisseaux récoltés sur 22,422,693 acres, comparativement à 300,858,109 boisseaux provenant de 23,261,224 acres en 1921 et 236,025,200 bois seaux moissonnés sur 18,545,808 acres moyenne annuelle des cinq années 1917-21.La production de 1922 se subdivise en 18,956,00' boisseaux de blé d’automne mois sonnés sur 892,569 acres et de 380,- ! .>30.400 boisseaux de blé de prin j temps produit par 21,530,124 acres.| Cette récolte de blé de 399,786,400 ' boisseaux est la plus ocnsidcrable qui ait été produite au Canada, le record précèdent étant de 393,542,-iOOboiseaux en 1915.Le rendement moyen par acre pour tout blé est de 17 3-4 boisseaux comparativement à 13 boisseaux en 1921 et 12 3-4 boisseaux moyenne quinquennale et 26 boisseaux record de 1915.En 1922, l’avoine a donné 491,-239,900 boisseaux, produit de 14,-541,229 acres, au lieu de 426,232,-j 900 boisseaux provenant de 16,949,-' :)29 acres en 1921, 530,809,700 boisseaux fruit de 15,849,928 acres en l’année de record 1920 et 436,138,-380 boisseaux, moissonnés sur 15,-170,961 acres moyenne -annuelle des cinq années 1917-21: la moyenne du rendement à l’aere pour 1922 est de 33 3-4 boisseaux, contre 25 1-4 boisseaux en 1921 et 28 3-4 boisseaux, moyenne quincfueniiale.'La récolte d’orge a produit* 71,- 865.300 boisseaux, provenant de 2,599,520 acres, comparativement à 59,709,100 boisseaux récoltés sur 2,79o,66o acres en 1921 et 62,350,-808 boisseaux, fruit de 2,707,801 acres moyenne quinquenn-ale; la moyenne du rendement à -l’acre s’établit à 27 3-4 boisseaux contre 21 1-4 boisseaux en 1921 et 23 boisseaux moyenne quinquennale.La graine de lia a donné 5,008,500 Boisseaux récoltés sur 565,479 acr es, comparativement « 4,111.800 Ixysseaux provenant de 1,008,409 acres, moyenne quinquennale; en 1922 la moyenne du rendement à -l’acre fut de 8.85 boisseaux, 7 3-4 boisseaux en 1921 et 5.85 boisseaux moyenne quinquennale.(Nous donnons ci-dessous la production dos autres céréales en 1922, en boisseaux, en ajoutant entre parenthèses, les totaux correspondants de 1922 et de la moyenne quinquennale : «Selifle.32,373.400 (21,455,360), (11,066.132); nois 3,428.600 (2,-769.981); 3.408,824); haricots 1,- 303.300 (1.089 909; 1.716.236); sarrasin.9,701,200 (8.230,100; 9.260,- 100): grains mélangés 27,707,700, ,271.500: 26,872,656): et maïs à (14,904,000; 13,- Fondée en 1868 sans arpent, la maison Dupuis Frères a aujourd’hui un actif de plus de $4.000,0(81 pour un passif de $1.600,000 seulement.Elle a fait dans les douze mois de 1911 pour $493,012 d’affai-ic-s, et dans le seul mois de décembre 1922, pour $524.553.-25.Nous recommandons comme la meilleure valeur du marché k l’heure actuelle ses actions privilégiées au dividende cumulatif de 8"r.Tous renseignements sur demande, virsoine^Jiftairt MONTREAL QUrRCC OTTAWA BUREAU-CHEF: lau».Vwaatll»», Mer.trét* i' Jy., par tomne.11.02 (1.89); blé de printemps, 84 cents (8(1 cents; $1.75); tout blé, 85 ets (81 cents; $1.66): avoine, 38 cents ^34; 62); orge, 46 cents, (47; 92): seigle, 58 cents (72; @1.15); pois, 11.79 ($1.96: $2.78)4 haricots, $2.85 (2.90; $5.02); sarrasin, 84 cents (.89; $$,36): grains mélangés, 60 cents (62; $1.05); lin, $1.72 $1.44; $2,66>j maïs à grain, 83 cents (83; $1.32): pnr quintal: pommes de terres, 90 cents ($1,28; $1.56); navets, rutabagas, rtr.54 boisseaux: blé d’au-! ($6.50; $10.07.i 1.a valeur totale dos récolté» dp' (*267.764.200; $267,459,520); lu-1922 peut donc sttaLlir aux ^ ^0,295,000 ($13,211,000; fr s suivants, comparativenient a S sq 780,740) ; maïs fourrager, $-J,-la valeur de ln2! et 1« moyenne.(gqq.qgO.SOO; $33,207,660); quinquennale 1917 21 ,Va betteraves à sucre.$1,500,000 ($1,- tre nuren hèsos: (!)!é, $339,419.000] 742,000; $2,453,100).I-a valeur 11242,036,000; $392,546,320) j avoi- j0 ivzi» a* w*»*rv .» a v-.j i » » xr * * ¦ - ™ tr* de 2» gruvurea drs roces de volaille» le» plus avantageusement connue» nu puy», ST, sous pur poste.Ecrive* vo* besoin» et Incluez toujours timbres pour réponse vite ftv' ' et assurée.—Toi Ferme Sntn*-tTv.ftothe* Qo» Ivlcole Yamaska, EMPRUNTS DEMANDÉS Par J.-A.Nadeau,' notaire, en première hypothèque, 7 pour cent, *8.500, $3,000.$2,500, *5,000, *24,-0(10.Main 2131.97 mm St-,lacqucs.AViS Adoration nocturne DEMANDE n Ius que jamais pour conserver aux citoyens leurs droits.Tous les journaux, à l’exception de la presse vendue au gouvernement, ont condamné la loi Roberts.11 ne s’agit pas dans une pareille chose de la personnalité de Roberts, mais du principe qui permet au gouvernement d’emprisonner par la seule raison de sa force, un individu, apache ou honnête.M.Taschereau quand il parle du _ ’C’est l’intérêt que paie annuel- d*un agent de police complaisant ; lement un pays qui indique le pour nous frayer un chemin à tra-1 mieux de quel poids la dette pu- vers lés rangs pressés des auditeurs; ; blique pèse sur ce pays.’ Telle ., et nombre de fois nous avons subi était la phrase que contenaient les but Roberts declare qu il ne le re les foudres oculaires des spectateurs brochures libérales de 1912, 1916, | grettera jamais même sur son lit que nos coudes frottaient trop vio- 1919 pour expliquer comme les libé- de mort.On croirait à l’entendre iemment.raux empruntaient peu.On la re- ;quc M.Taschereau parle rien que Pour ses assemblées rompu.11 n’y avait qu terrupteur.tes exhortations blés d’aller Tont bientôt convaincu d'écouter ! dans chacun de ses discours a ou- siéger jour et nuit continuellement.,,vec un respect tout religieux.La verture de la campagne électorale., essayant par là de nous ruiner phy-note prédominante de 1s» réunion'h I Chose curieuse, la fameuse phrase ! siqueraent et moralement.Il n’y •ïè une curiosité attentive II semble ! cst disparue de la brochure de i avait aucun répit pour nous, et un que ies gens°sciicnt surtout désireux j 023.Voilà qui est significatif.; soir que brtsé de fatigue, je me suis *lc se renseigner et que les hgnes sa- Serait-ce que les temps sont | endormi quelques minutes, M.Ni-crées de parti les laissent très changés et que la dette pèse plus col a eu la courtoisie de dire que froids.Ils ont applaudi davantage lourdement qu’autrefois sur notre j’étais ivre.M.Taschereau prétend l’exposé des faits.De toute évidence, province?Voyons ce qui en est.qu’il va me battre dans Westmount.>n ne gobe plus aussi facilement Ouvrons la brochure de 1912 à Je l’en défie.Dépensât-il un mil- jt.raux empruntaient peu.un ta re- que .m.xasenereau parte rien que la première fois au cours de ‘rou,vne * >a Pa*e 31 ^ la brochure : pour lui-même.11 croU teJ le Kai-•mblées, M.Sauvé a été inter- £e J912, à la page 32 de celle de ser régner de par le droit divin.Il n’y avait qu’un seul in- cl enfin à la page 24 de la Grace aux réglementations de la r Les paisibles et pressan- i brochure de 1919.Sir Lomer Gouin j Chambre qui exige pour la présentations de voisins charita- ne manquait jamais de la répéter : talion d'une motion, un quorum de er en dehors de la salie sa voix de financier influent cinq députés,’ il nous a forcés à lion, qu’il ne réussira pas.Il a dê- „ _______ .^îaré que les Anglais convenables I payable sur la dette consoli- *he voteraient pas pour lui.Il le de la province représentait a saura le 5 février prochain.Ce sont lies autocrates comme Taschereau et Perron qui font les bolchévistes l’antique bouillabaisse oratoire ; et | la page 31.“Or voici, dit la bro-rélectcur aime davantage à savoir ; chure la somme que l’intérêt an pourquoi on le mène voter.1 nue! ;¦* ^ | [ 1C t* DISCOURS DE M.SAUVE diverses époques (Procès-verbaux il.Sauvé était en train, hier soir, J®12- p.540).' Le ?6 mai 1897.et les réflexions amusantes n’ont jmr tetç.le 3tl juin 1911, $0 44 dans les pays.•- s maiioi'é \i Sauvé n fait annal P*»" tête.Ajoutons que le chiffre M.A.Lafteur, candidat conser- ' ' - ‘ ' H 1 de 1897 est exagéré car on ne tient valeur, a dénoncé le gouvernement pas compte du fait que si la dette : en termes sévères.Il s’est surtoui consolidée était de $34,225,747 en élevé contre les spoliations dont 1897 d’autre part la province avait une créance de $7,000,000 contre n-ïiv libéraux."Le gouvernement ac .ucl dit-il, a trahi les grands principes qui ont orèsidé à la fondation lie son parfî." Quels sont les orateurs du gouvernement qui récla- ïaent, aujourd’hui, à cor et à cri l.€* une au*re .'abolition du Conseil législatif e! de l^e $-.394,000 contre le gouverne-îipencer Wood?Tout cela, c’était ®ent federal, creances qui ont ete bon tant que les vertus libérales ont a ^a province entre 18SG et jnt se développer loin du pouvoir, l»**- Mais, aujfmrd’hui.on trouve que le De sorte que si l’on tenait comp-• .veil létrislalif n’est plus rempli te de ces creances'l’intérêt payable tu vieillards aussi malfaisants sur la dette en 1897 serait d’envi-ug*l.Dir««itar-C4f*nt r«.X*int*-Cküi*rln* K»t, »n«U Ssint-AnCr» H R.Inl-ChrUt.ph.MBBBBBSHBSgffÜff , III I11 ".JL .IJIMLI BgBgBaBaaaB
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