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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 5 avril 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-04-05, Collections de BAnQ.

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Volume XV — ,\o Si.MONTREAL, SAMEDI, 5 AVRIL 1921 TROIS SOUS LL NUMBRÜ Abonnements par la posts i Edition quotidienne CANADA.ft.M ETATS-UNIS 1ST UNION POSTALE.• $8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.910.90 Édition hebdomadaire CANADA.~ 92.09 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.9300 LE DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAIN T-VINCENT UON TRIAI TÉLÉPHONE > Main 7 Ut SERVICE DE NUIT : lUdacti»», Main 8191 AéalalrtMitUs, Mal» 8189 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Cet argent ne pourrait-il être mieux employé?Publicité, routes et colonisation L’argent dont nous voulons parler, c'est celui que le ministère de la Colonisation dépense présentement pour ses frais de publicité.Quel en est le chiffre exact, nous l’ignorons, mais il doit être assez considérable.Nous avons vu par exemple que la Mount Royal Sews and Advertising Co.(la Mount Royal Sews and Advertising Co., c’est, pour le noter en passant, M J.-N.Perrault, par ailleurs secrétaire-trésorier de la Compagnie de Publication de la "Patrie”, et ses bureaux sont sis dans l’immeuble de la Patrie, rue Sainte-Catherine) a reçu pour sa part, depuis juillet 1920, plus de •$40,000, et il est fort probable que c’est à ce budget qu’il faut rattacher aussi les quelque $10,000 qui figurent, dans les Divers des derniers comptes publics, au crédit de la Presse.Encore qu’il n’y ait pas eu d’enquête particulière sur ce point, nous croyons pouvoir tenir pour certain que le gros de ces frais de publicité est représenté par une série d’articles publiés dans divers journaux sur le retour à la terre et la colonisation.On ne voit pas du tout où le ministère pourrait dépenser ailleurs tant d’argent.Et nous posons à ce propos une double question : 10 Qu’est-cc que rapporte cetfe publicité?2o Si elle rapporte quelque chose, ne serait-il pas possible d’obtenir les mêmes résultats par un simple appel à la bienveillance des journaux et de libérer ainsi pour d’autres travaux — pour la construction des routes, par exemple — les milliers et les milliers de piastres qui figurent aujourd’hui au budget de la publicité?La question en vaut la peine, et s’il était besoin d’en souligner l’importance, nous n’aurions qu’à rappeler le mot du regretté Félix Marchand à l’un de ses jeunes amis libéraux: Mon ami, rappelez-vous toujours que, pour la province comme pour un particulier, vingt-cinq sous, c'est vingt-cinq sous.Et il s’agit en l’espèce de quelques centaines de mille vingt-cinq sous.* » * Lotte littérature, abondante et assez fade souvent, rapporte-t-elle quelque chose?Connaît-on beaucoup de gens qu’elle ait décidés à se rendre dans les pays neufs?C’est un premier point, sur lequel il vaudrait la peine, ce nous semble, qu’on fît une enquête un peu fouillée.Le deuxième, c’est celui-ci: Si cette publicité sert réellement à quelque chose, n’est-il pas possible pour le gouvernement de l’obtenir gratuitement, ou à peu près?Car, quel est le journal qui, si le ministre faisait à la presse une invitation publique, au nom de l’intérêt national, refuserait de faire — et sans frais — sa part dans une grande campagne de publicité?Nous ne pouvons parler qu'au nom des pauvres gens, mais nous sommes sûrs de lu réponse affirmative de ceux-là.Quant aux autres, à ceux qui disposent de gros budgets, de puissants moyens d’action, nous ne leur ferons pas, après leurs multiples professions de patriotisme et de dévouement à la chose publique, l’injure de supposer qu’ils se refuseraient à urte aussi salutaire besogne.Certains d’entre eux n’hésitent point à dépenser pendant des semaines de pleines pages pour raconter les détails d’un meurtre, à concentrer sur ce sujet, sur les rumeurs qui s’y rapportent, le travail de quelques-uns de leurs plus habiles nouvellistes, à illustrer le tout de copieuses images.Seraient-ils moins généreux pour une grande campagne d'intérêt national, et lorsqu’il s'agirait de la vie des honnêtes gens?11 en est d’autres que le gouvernement gorge de ses faveurs et qui pourraient trouver là une excellente occasion, tout en faisant du bien, de lui témoigner leur reconnaissance.Il suffirait au ministre pour déclencher un grand mouvement d’en appeler au patriotisme de la presse et de fournir à celle-ci une solide documentation, de lui remettre des pièces écrites et de faciliter aux journalistes désignés par leurs chefs — comme cela s’est déjà fait — la visite des pays à mettre en valeur.Sans vouloir être désagréable aux publicistes officiels, on peut dire qu’une campagne ainsi menée aurait vraisemblablement plus d’intérêt que des articles qui, faits du commencement à la fin de l’année par les mêmes hommes (et peut-être par le même homme) risquent de prendre à la fin un certain air de monotonie.Chacun y mettrait son tempérament, son allure, sa vision particulière des hommes et des choses et le tout ne pourrait manquer d’etre très vivant.V- -•}: * En tout cas, la question vaut sûrement la peine d’être étudiée — et sous son double aspect.Songez à tout ce que l’on pourrait luire de bien dans les pays de colonisation, aux routes que l'on pourrait construire, avec, l’actuel budget.Les colons en recevraient un bénéfice direct immédiat, s’en trouveraient plus contents, et voici longtemps qu’on l’a dit, le meilleur, le plus efficace des propagandistes, cest le colon satisfait.Orner HEROUX- ment les contemporains de la brute?Quelle est cette censure de l’autorité?A quoi rime cette prétention effrontée qu’il faille tenir compte des âmes et ne point borner son attention aux corps?Sans s’élever aussi haut, les gardes n’ont peut-être souci que de leur peau et de leur prestige.On comprend que la lecture de journaux qui consacrent des deux pages entières aux exploits de bandits.les héros du jour, fasse relever la tète aux bagnards, allume des lueurs insolentes dans leurs yeux, les confirme dans leur mépris des placides gardiens à jamais privés et jugés Indignes d’une aussi tapageuse publicité.L'orgueil habite les pénitenciers, comme Dosteivski l’a constaté.Ce quon comprend moins, c’est que les forçats jouissent d’une plus grande protection morale que l’enfance.I.es journaux sont bannis des lieux de détention et parfois les ouvrages pornographiques pénétrent impunèrnenut aux foyers, s’étalent sous le regard candide des petits.On est plus sévère au bagne que dans les familles.Licence qui féconde le crime et façonne une génération de jeunes apaches! dirait Burton, Illogisme monstrueux.Folie crapuleuse! Mains de radios et plus d'ellébore! Idiot toi-même, censeur, toi et tes pareils! Moi, je tiens le journal moderne, malgré son épaisseur, pour la plus fine chose de notre civilisation.ALCESTE.Amusant l Bloc-notes, Vactualitè Heureux bagnards Dans l’introduction à son An:i-lomy of Melancholy, Burton, vieil auteur anglais, savoureux philosophe à la Montaigne et jjlaisant enfi-leur de mots à la Rabelais, dénombre les folies de l'humanité.A pleines mains, il jette les grains d'ellébore sauveurs sur les comptoirs et les tréteaux de l'éternelle Foire aux vanités, où les grimaces de la passion, du crime, de toutes les inconséquences, de tonies les contradictions, de toutes les sottises, attestent depuis des siècles la bévue de Dar- j win : T homme ne descend pus du singe, il descend vers lut.Et Burton n'avait pas vu l'aurore de fraternité de la Révolution fran ' raise, la mellifluentc épopée napoléonienne, la trépidation de la civi-ilsatlon moderne, la manie de la vitesse, la Grande Guerre qui a mur-que à jamais la différence entre la brute et l'animal raisonnable.I idylle du bolchevisme, la lubie du féminisme extrémiste, les excentri-1 cités de la mode, les épidémies de \ toquades, le burlesque de la dénia-\ gogie, les ridicules où conduit la fièvre de la notoriété, la puissance destructrice de la science, les ga; asphyxiants et les gros canons.Imaginez-vous alors quelle verve animerait «on Democritus junior en ce mots d’avril 1924 qui nous prodigue les faits divers sensationnels, nous régale de si beaux discours — oui, Mérfértc A la bouche de "belle" argent comme au collier d'or — ri nous éprouve par une si saie température.^ La dévastation de nos bois pour mettre au jour ces journaux de plus en plus gros, de plus en plus vides el de moihs en moins lus, paraîtrait une idiotie renversante à l'auteur satirique de /'Anatomy of Melancholy.Tuer un bel arbre frissonnant, gloire du paysage, pour fabriquer des torchons de feuilles que l on colporte comme une marchandise! Mais quelles réflexions l'incident suivant inspirerait-il à Burton?L’autre jour, au Women's Club, le colonel Hlggar parlait de notre régime pénal et proclamait que le quart des forçats ne sont pas sains d'esprit.Proportion très honorable.si ton contemple le spectacle du monde et observe la politique.Aussi la déclaration ne fit tressauter personne.En revanche, l'auditoire fut tout estomaqué d'apprendre qu'un prisonnier peut passer vingt ans au pénitencier sans rien connaître des événements.Pas de journaux au bagne! {.'opinion générale parmi les gardes, affirma le conférencier avec un sourire et au milieu des rires, c'est que les journaux sont d'ordinaire trop démoralisateurs pour être mis entre les mains de leurs protégés.Une presse capable de déflorer l'innocence des forçats! Belle, presse! Bûcherons, rasez vite nos dernières forcis pour fournir la pulpe avec laquelle se confectionne ce papier odoriférant.F.n vertu de quel droit les gardes-chiourme se mêlent-ils de raisonner?L'important, n’est-ce pas que tes détenus logent dam un palais on du moins jouissent un peu de ce confort qnf distingue essentielle- Un conte.,.Il y avait une fois à Toronto un homme qui s’appelait Tommy Church et qui paraissait devoir être maire jusqu'à la fin de ses jours.Il y avait une fois à Montréal un homme qui s’appelait Médéric Martin et qui semblait devoir rester maire jusqu’à la fin du monde.Chaque fois que Tommy Church demandait aux gens de Toronto s’ils voulaient encore de lui comme maire, les gens de Toronto disaient oui.Pendant dix ans, chaque fois que Mé-déric Martin demanda aux gens de Montréal s’ils lui redonnaient son fauteuil de maire, ils répondirent oui.Un jour Tommy Church, de nouveau sur les rangs comme candidat à la mairie, crut bien que ce seçait cette fois-là comme les autres et qu’il serait réélu.Les gens de Toronto, qui en avaient assez des excentricités de leur Tommy, se dirent que le temps était venu de s’en 'debarrasser.Et ils le battirent.La dernière fois que Médéric se porta de nouveau candidat à la mairie, il se pensa encore un coup assuré de I vaincre ses adversaires.Il y eu avait trois.Tl devait tous les mettre en chair à pâtée.L’un d’eux se retira.Un deuxième resta sur les rangs pour la forme, n’ayant aucune chance de passer.Le troisième plut aux Montréalais.Les Montréalais se dirent qu’après tout Médéric était maire depuis si longtemps que cela commençait à ne plus être drôle du tout, même s’jj avait été amusant au début, sans le savoir.Tommy battu, qu’est-ce qu’il adviendra de Médéric?Il y a des invincibles qui finissent par sc faire battre.A lundi soir la fin du conte.Elle sera ce que les électeurs voudront.“L’explorateur Lapointe” Il y a des journaux fort bien renseignés sur les affaires canadiennes.Tel ce journal de New-York, cité par le Listening Post de Montréal, qui y relève cette eqeasserie: “On parle aujourd’hui d’une course entre le Canada et les Etats-Unis.C’est à qui le premier plantera son drapeau sur les terres inconnues de l'extrême Nord, [.’explorateur canadien Ernest Lapointe vient de consulter des fonctionnaires du gouvernement à Ottawa pour leur demander.croit-on, Paine du gouvernement fédéral afin d’aller hisser avant le drapeau étoilé l’Union Jack dans les régions polaires’’.L’homme qui sera surpris de tout cela, c’est M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice dans le cabinet King.Nous ne savions pas qu’à tous ses dons, il joignait un talent d’explorateur.Lui non plus, du reste.II fallait qu’un journal américain le lui apprit.“Pour notre part, uou» n'hésitons pas à réclamer pour notre journal une certaine somme de mérite d’avoir hâté la décision du gouvernement.I! y avait urgence.La vacance prolongée au poste essentiel menaçait de ruiner l’oeuvre de l’enseignement technique qu’une poli-1 tique prévoyante et sage fit Instituer en dépit des plus grandes dlf-j ficultés’’, écrit en marge de la récente nomination de M.Frigon au poste de directeur de l'enseignement technique provincial un jour-! naliste montréalais.Le mérite qu’-l il attribue à son journal est d’autant plus grand et la présente attitude de ce journaliste d’autant plus amusante qu’il n’y a pas des se-; maines, le monsieur qui se casse; ainsi le nez à coups d’encensoir reprochait aux “petits maîtres nationalistes” ce qu’il appelait "leur campagne étroite el ridicule contre la nomination d’un étranger an poste de directeur vacant depuis quatre ans’’, — ce sont ses propres expressions (la Patrie.22 mars dor-•nier).Il ajoutait le même jour qu’-"en attendant que possédions ici de véritables compétences, c’est en France, en Belgique, que nous devons aller puiser la science certaine".Moins de deux semaines plus £,ard, il reconnaît que le nouveau directeur de renseignement technique, un Canadien français, “possède quelque chose de eette compétence formée par les siècles”, qu’il a fréquenté des institutions européennes et américaines et que “le gouvernement a pu trouver chez les nôtres une compétence”.L’ancienne Egérie du secrétaire provincial n’aurait-elle pu s’aviser, le 22 mars, qu’il y avait alors chez nous “une compétence formée par les siècles”, comme il dit, et, le 4 avril, que cette compétence ne s’est pas formée dans l’intervalle entre ses deux articles prétentieux?11 aura beau faire, ce journaliste ne fera pas oublier de sitôt à ceux de ses lecteurs qui ont pu le comprendre qu’à moins de quinze jours d’intervalle il s’est joliment déjugé.Aussi s’il avait su se taire.CL F*.Nos enquêtes Un hôpital pour les mamans pauvres L’aftiistance maternelle a songé à héberger ses protégées pour qu’elles puissent prendre le repos nécessaire, dans des conditions idéales, après la naissance de iturs enfants — Une belle oeuvre de charité discrète, ferme et constante.Il va douze ans, une grande dame de la haute société montréalaise, madame Henry Hamilton, réunissait quelques personnes charitables et après leur avoir rappelé les devoirs que leur position leur imposait envers les déshérités de In société, elle leur exposait en des accents où vibrait toute son âme de chrétienne et de.femme, les souffrances des nombreuses familles pauvres où les mères exténuées de privation et d’ travail attendent dans l’angoisse l’arrivée d’un être nouveau qui sera une victime toute prête pour la souffrance et la mort.Elle termina en proposant la for-mntion d’une association de l’Assistance Maternelle destinée à donner à toutes les mères pauvres privées des nécessités les plus absolues de la vie et des soins les plus élémentaires en vue de leur future maternité les secours nécessaires qui leur permissent de vivre et de mettre au monde, des enfants sains et robustes.Madame Hamilton parlait à des mères et à des chrétiennes.Le projet fut mis à exécution séance tenante et bientôt quelques familles miséreuses voyaient apparaître à leurs foyers d’élégantes visiteuses qui apportaient avec la joie et l’espérance, un peu d’aisance et de réconfort.L’oeuvre était trop belle pour ne pas susciter dans tous les nobles coeurs de chaudes adhésions.Tou-j tefois la vogue lui fut inconnue.Bon nombre de nos femmes soi-disant charitables ne sont au fond quo d’inconscientes hypocrites pour lesquelles le mot charité ne signifie que réclame mondaine, fêtes, bazars et pieuses occasions de se divertir.Volontiers s’occupent-elles de campagnes pour de vagues sinistrés du moment que dans les salons on en parle et on les en km Mais là s’arrête le feu de leur enthousiasme.Une oeuvre de charité que tout le monde ignorera est au-dessus de leur courage.Elles condescendront peut-être à travail-„ 1 ,4 ! „ î01" dans un ouvroir coquet, tout en I temps on réserve à% MotherwcH iue des slmulaeres de réorganisation.laisse entendre la Pitric; nous sommes de son avis pour une fois.Ce qu'il faut a la sûreté, croyons-nous, pour assurer un service efficace, c'est un plus grand nombre d'hommes disponibles à la minute où le rapport d un attentat quelcon que parvient à la police; il faudrait qne Tes hommes soient mieux outillés, c'est-à-dire qu'ils aient toujours à leur disposition des voitures puissantes, conduites par des chauffeurs avertis, caftables de faire concurrence à Tadresse et à l'audace des bandits.Puis à la télé de la sûreté, il faudrait placer, non pas trots, non pas deux, mais un seul chef qui aurait la haute main tant sur les constables que sur les détectives, afin Vient de paraître ________ | Parmi les pluj, intéressants mimé-; ros qui auront paru de IMc/ion j française, il faut sûrement placer ; le dernier, celui de mars.Articles * vigoureux, variés, de pleine actua-j lité, voilà ee que nous offre à première vue le sommaire.Jit il tient i promesse.Le mot d’ordre demande l’abrogation d’une des lois les plus néfastes votées en ces dernières années par le parlement fédéral ; la loi de faillite.M.Louis Durand, avocat des Trois-Rivières, nous donne un premier article sur cet “Ennemi dans la place” qu’est l’émigration aux Etats-Unis, tys pages de haute vigueur sont déjà fort commentées.Monsieur Trois-Etoiles, portraitiste de VAction française, nous crayonne cette fois la belle figure du sénateur Bclcourt.On lira ensuite le texte de lu conférence de Mgr Prud’homme, l’évêque de Prince-Albert, sur l’apostolat catholique dans l’ouest.Donnée tout d a-bord au Cercle Universitaire, sous les auspices de l’Action française, rette conférence nous offre un sujet de réflexions très opportunes sur le rôle de notre race en ce pays.Charles Gagné continue ses articles sur le problème agricole; et ;’on sait la compétence de cet an-co-n élève des universités américaines, .T emandes et françaises.M.Pabhe Charbonnier continue de enir au courant de la produc-ttéraire canadienne, en des de fin«‘ et courageuse rriti ir le “Lyrisme religieux et ne”.Ajoutons a tout cela le i r de librairie de Libre, la » t'Aftîon française de Jae-trasder et des notes diverses ennent ponctuer la doctrine revue.Et voilà qui vaut à n française d’être appelée la /ante revue de Montréal”.V ous avez certainement besoin d’impressions quelconques : cartes d’affaires, cartes de visite, cartes de faire-part, cartes et tributs mortuaires, remerciements, convocations, programmes, menus, adresses, en-têtes de lettres et d’enveloppes, circulaires, etc.N1 >UI ous sommes en mesure de vous faire ces travaux d’un façon artistique, rapide et à bon compte.N 'ous mettons à votre service une équipe de maîtres-ouvriers en art typographique — Yoyez-nous ou téléphonez : notre représentant passera chez vous.Le “DEVOIR” 43, rue St-Vincent—Tel.Main 7460 VArti LETTRES UE FÀDETTE 3eme et 4eme sé.îes, 55c, franco 5ème s*rîe.8.v .ouvres nrétentieux.: ralvsées fasitc d’un lieu de ren- Nous sentons l’absence Nous pourrons, sans trop de déplacement, faire un pieux pèlerinage, car ici même, à Montreal, nous avons le bonheur de posséder quelques trésors; entr'autres, le Séminaire de Saint-Sulpke, le chateau de Bamesay.A Longueuii.l’ancienne demeure de la baronne de Longueuii, l'an dernier encore dressait sa forme Imposante et grave.Un acte de vandalisme a arraché ce souvenir collection déjà trop ap- su besoin, et le unissait par un lien de ciment.Le résultat de la dispo-siiieb irrégulière de, matériaux était un dessin bigarré nullement désagréable à l’oeil.Une couche de chaux donne à certaines un extérieur des plus gracieux; cette Uianchcur,éclatante dé-Lvieuscmcnt ryleyée par le vert foncé des “contre-vents’' de bois.Le simple mortel (Vhabitant se eonstruisaîu une maison d’un seul étage surmonte dTin'pignon qu’on de notre faisait très pointu, pour empêcher j pauvric.la neige de s'amonceler sur les toits.: Peut-etre aurons-nous Le fn nlispice du quadrilatère et la j chance de visiter le manoir -du bel-f.iéa de .opposée sont de forme rcc- ! gneur de Gif fard, a reaupor,.Je tau gloire Sur les aulr.es côtés ter-! crois pouvoir aftirmer qui! est ie tinnés piî no.nte, les toits reposent doyen des manoirs; et ce ne sera u cheval Pas sans une legitum' expression ÜuclqÙtfoU les murs latéraux; d'orgueuil que nous pourrons due.s'cRrj ent au-dessus du pignon pour j “j’ai vu ça.servir de côté au cube de la chc- ^ «j, jj.minée.Ih’autres am iéiinétcs (elles riéno-, pourrions-nous pa sfaire re-tenf fléut-ètre que le propriétaire I fc> pourrions-nous pas faire re rheureitse lait moirTs favorisé rie la fortuné) ont Min pignon tout rie bois.¦ .fè ttc crois pas que l’on puisse, rom me la chose s’est faite pour nos églises, rechercher “un futur type d’habitation canadienne”.Les maisons construites par les aieux ont toutes à peu près le même cachet: le pignon en pente raide, “la solidité inébranlable, l’adaptation à nos rigoureux hivers, l’agréa-,b!c eoup-d’oeil, les lignes simples.” * -4* * Nous avons vu précédemment les Quelques formes que prennent les murailles.Touchons maintenant 1 question des ouvertures.Des simples habitations, les fenê .très et portes cintrées sont absolu-1 „jss“n| COmme des champignons !11 Pont^r ment bannies.Les manoirs se per- dans (ous ]es coins du pays.» * ao mettront ce luxe; ainsi, par exemple, l’élégante demeure de la baron- Paul MAILLOUX vivre cette architecture qui est propre à notre race?O genre de construction peut, certes, soutenir la comparaison, même au point de vue confort, avec les cubes à lu Yankee qu’on érige de nos jours.Notre rôle se bornera-t-il toujours à la servile imitation, et à l’imitation des choses vilaines et laides?Rentrons en nous-mêmes.Si plu, tard, occasion qui s’offrira certainement a plusieurs d’entre nous, nous avons à opiner dans le ! i0ff' choix du stvle d’une construction, i SuinJe-Maric Telle fut l’origine de sa conversion.Ce puissant esprit revint au catholicisme, non pas par les savants ouvrages des controversistes ou des dogmatistes catholiques, mais par le petit catéchisme qu’apprennent et que récitent les enfants sur les bancs des écoles et des églises de villages.La Société des conférences Mardi soir, sous les auspices de la Société des conférences, M.Arthur Tétreault donna une conférence dont le titre indique assez les préoccupations qui lui sont fa milières: la Richesse est la première des vertus de notre peuple.Oui, s’il peut commencer par pratiquer l’épargne et par économiser! Nous tenons à féliciter MM.Gabriel Cusson, Aimé Dufresne, Paul Dovon et Armand Pellerin, tous membres du Cercle Nazareth de l’A.d.C., pour le Succès qu’ils ont remporté en exécutant le programme musical de la soirée.de la femme et répondant à scs goûts.Les femmes ont besoin de posséder des salles d’assemblées qui leur rappellent la chaude atmosphère du foyer, qui aient ce caractère discrèt et distingué de la famille.La Fédération veut suppléer à cette lacune.Voilà pourquoi elle fait en ce moment un appel au public, afin de créer à Montréal un centre d’activités sociales tout imprégné de vie morale et d’esprit patriotique.Si la Fédération National St-Jean-Baptiste compte sur la générosité du public pour réaliser un projet qui semble rencontrer une opprobation unanime, elle espè- re que toute Canadiepne française sentira son honneur engagé dans cette entreprise et que chacune aura à coeur d’uptporter sa pierre à l’edifice qui sera sieti.La semaine ijii Denier National consistera en une quête à domicile, qui se terminera par un grand “tag day” dans la rue et qui sera le couronnement d’un laborieux travail.Si nombreuses que spient les personnes qui se sont enrôlées avec le plus vgrand dévouement dans cette compagne, on ne peut espérer cependant atteindre eu huit jours une population de 800,090 habitants, aussi compte-t-On que le “tag day”, placé sous la direction de Mme Emilien Daoust, offrira à tous, l’occasion de verser leur obole à une oeuvre d’intérêt commun.Les quêteuses seront munies d’une documentation frappée au sceau de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et tic cartes de présentation signées et contresignées par les personnes autorisées.Un reçu doit accompagner chaque offrande et le nom du donateur doit paraîtra dans les journaux.C’est un moyen de vérification.Durant la semaine du Denier Nationale, un comité spécial siégera au secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste tous les jours depuis 9 heures du matin jusqu’à 6 heures du soir chambre 3, téléphone; Plateau 3303, Montiment National, rue St-Laurcnt.On doit s'adresser à cet endroit pour tout renseignement ou pour toute plain-te.Le comité d’organisation de la Semaine du Denier Nationale se compose comme suit: Mmes Athanase David, présidente d’honneur; Israël Tarte, présidente active; Pierre Casgrain, vice-présidente; Emilien Daoust, présidente du “tag dav”; Zéphirin Hébert, trésorière: Alfred Thibaudeau, Gle.Labelle; Gérin-Lajoie et Mlle Brisset des Nos.secrétaire.ge vigoureux au printemps .ra plus de vigueur aux bourgeons! qui restent et le développement aéra ainsi plus vigoureux, mais s’il y a des branches faibles d’un côte de l’arbre et des branches fortes de l’autre, la sève se dirigera spécialement sur l’étendue la plus feuillue et les branches faibles, qui portent peu de feuilles, s'affaibliront encore plus.Le remède est donc tout indiqué; il faut réduire l’étendue feuillue sur les branches les plus fortes, afin île réduire cette tendance de la sève et de stimuler la végétation des branches plus faibles.On laissera la branche principa-maintenir son avance, non pas, dans le but de former un arbre pyramidal à tige centrale mais pour que l’on puisse en tirer plusieurs branches maîtresses bien espacées; on aura ainsi un type d’arbre plus avantageux que si les branches ¦ maîtresses se développaient .seulement sur les rejetons latéraux, j Après que quelques bonnet brandies maîtresses sc seront formées sur cette tige centrale, on enrayera toute tendance que l’arbre pourrait, avoir à prendre une forme pyirami- ¦ dale avçc une tige centrale s'étendant bien haut dans l’air et portant beaucoup de branches.Le ty-1 pe que l’on doit rechercher est un arbre qui orosente tous les avantages de la ferme pyramidale modérée, sans avoir les» défauts que présentent les arbres à centre ouvert.! Pour équilibrer l’arbre, il est necessaire de rabattre les branches a forte vécétation, mais ce rabattage : tend à développer des branches la-, térals et l’on fera bien d élaguer! quelques-unes de ces branches afin { de ne pas avoir trop de branches! maîtresses.Le but que l’on doit j rchereher est d’édifier une charpente qui puisse porter de grosses: récoltes de fruits sans avoir un excès de grosses branches.(Communique.) chit et nourrit le sang.Father John’s Medicine accroît le pouvoir de résistance de sorte que les personnes affaiblies recouvrent rapidement la santé.11 nourrit l’organisme et lui permet de rejeter les germes de maladie et les restes de déchets empoisonnés.Commencez aujourd’hui même à en prendre.miüiiiira ~ .DONNEDE L'ENERGIE POUR RESISTER AUX RHUMES liiiiiniiiiü^üîiiiiiiiiiüiiiiisfQr I DROgUC» Semences DERY Semées au pays depuis 20 ans avec succès, Graines de légumes, de fleurs, de gazon, mil, trèfles, etc., oignons à fleurs, plantes, arbres, é! etc.Demandez le catalogue GRATIS.Tel.Main 303tt Hector L.DERY 17, Notre-Dame E.Montréal PR a# JG Un service aérien Montréal-Toronto Lundi le quatorze courant, pc de! optant chacun trois passagers, deux hydroplanes quitteront les chantiers extérieurs de la Canadian Vickers, à Montréal, pour Toronto.Les Agences de Voyages Jules Hone ont accepté de vendre des billets pour ce nouveau moyen de transport.Notre représentant a ob-; tenu une entrevue de M.Hone.Celui-ci dit que les deux navires aé-,riens ont été construits à la deman-! de du ministère des forêts de l’On-; tario, pour rendre plus efficace la j surveillance de cette richesse nationale.A la demande des constructeurs de ces machines, qui doivent les livrer pour le 14 avril, le gouvernement de la province voisine n autorisé le transport de voyageurs de Montréal à Toronto.Ce j service qui ne saurait être immé-RnmlMi ctvtude à 5 h.; (Maternent régulier, n’en sera pas Adoration nocturne Les adorateurs sont convoqués pour dimanche soir le 6, à l’église Saint-Eusèbe, rue Fulium, pour 7 heures 30, à l’office des Quarante-Heures.La “Science Moderne” * Le numéro de mars de “La Scien-, ce Moderne’’ est arrivé et contient les articles suivants: Bunet: Distributions d’énergie électrique de très hautes tensions; Alessandri ; ; Rôle de la T.S.F.dans la navigation aérienne; Coffignier: Céruse et couleurs blanches: Lumière: Les vitamines; Phisalix: Les animaux venimeux et les venins; Chèneveau: Portraits de savants: Pierre Curie.Ce numéro contient aussi de copieuses notes sur tfes sujets d’actualité des différents nays où “La Science Moderne" parait.Ce numéro est en vente chez Déom Frère, 251 Ste-Catherine est, Montréal.l^armi/es Smriétésde ‘^TüJbac Canadien itatml FORESTFRÈRES vous trouvert$ le tabac qui vous conte m Convocations DIMANCHE: — k .Saint-Victor.Reunion détîntes * 2 h.de rupris-raidt.Sujet: “Ee bien que l'A.C.JE.fait aux Jeunes", par Alfred Dumont.Tic X.A t2 h.30.cruAte h domicile pour les écoles de l’Ontario.LUNDI: — l,p Moyne.— Réunion d’etudes » 8 h.13 du soir.St-Louis.— Réunion d’étude» à 8 II.du n AVE R du soir.de Casson Réunion d’étude h du soir.Sujet: “E’nrsanlsatlon du commerce canadien-français.¦ t.a Huye, — Réunion d'études à 8 h.du ! soir St-Stanislas.— Réunion d’étude?, à 8 h.: du soir.i’ir X.— Réunion d’études & 8 li.du Loir.Sujet: “Er commerce canadlen-fran- i S'HiN" Jeanne d’Are.— Réunion d’études à 8 h.i du soir De la Mennais — Réuniem d’étude a 8 j h.du soir.Réunion d’études à 8 II.du Réunion d’études à 8 h.Réunion d'études à 8 11.Réunion d'études à 8 b.î Réunion d’études a 8 Dites “Bayer” quand vous achetez.— Véritable Reconnu sur par des millions et prescrit par les médecins contre Eangevin ¦ j soir.I St-Viateur.j du soir.MARDI: Savaria -| soir, MERCREDI : i Chariehols.-i du soir.Maisonneuve.: h.du soir.JEUDI: — Comité régional « 8 h 43 du soir.Colin — Réunion d’études à VENDREDI - Comité ceniral — Réunion d’études 6 8 [ h, du soir.Landry.—- Réunion d’eiudes à 8 h.30 du soir.! Augustin-Norbert -Morin, tudes à 7 II.30 du soir La i i «a a va «.» ***s*c»‘ - ~ — # | donnée thins les airs prendra cinq heures, et le trajet suit les bords ou i Saint-Laurent au lac Ontario ri 'es bords de ce dernier jusqu’à la baie j de Toronto.Une prime de $6.00 Québec, ?.S.ÎÛC.) — Par un arrêté signé hier après-midi, la prime rie défricha go aux colons est portée1 do $4.00 l’acre à $8.00, suivant la demande faite par les représentants des colons, il y a quelque temps.Les semailles en Alberta Urunlou régulière h.du soir.Réunion d’é- Lethbridge, Alberta, o.(S.P.C.) On a semé pour la première fois, dans le sud de l’Alberta hier, a Stasinasln et à Klppenvilie, dans le district de la rivière au Lait.Il fait une température d été et la terre est suffisamment mouillée.Les travaux seront en train partout dans le sud de l’Alberta d ici une semaine.Rhumes Douleur* Maux de tête Maux de dents Lumbago Rhumatisme que le paquet contient le mode Néphrite Névralgie wr* » ¦ N’acceptez Veritable*** ‘ifogli S!i.d emploi approprie.Boîtes facilement maniable» de 12 tablettes.Aussi boites de 21 et de 100 chez les pharmaciens.Aaplrlua «it la marque ue fabrique tfnregislrèr au Canada) 4* la manufacture d» Maeo-aceUcacidrjter de lallcytleaclde de Bayer.Quoiqu'il aoll bien reconnu que I* mot Aaplriiie ilgnlfle produit de Bayer, afin d* proléger le public contre les rcmtrefagoiu, noue éluinprront aur Lia tablette» de la compagnie Bayer la marqua d« fabrique, la nom da_Ba>rr.an_erolx.Décès d’une vieille religieuse Us volent un chauffeur Nicolet, fi.(D.N.C.) t.a semaine dernière chez les Bev.SS.-de l'As- L.-P.Bolduc, chauffeur de taxi Kennedy, a été détroussé hier soir, vers 8 heures 15, par deux apaches qu’il véhiculait, le chemin rie la C.ûtc-Snint-Paul, près du canal.On c eu ri: .- .| lui a pris quinze dollars.La po- somption.Sr.Ste-Rose-de-Lima (née liC(, ax-ortie aussitôt s’en mise en Proulx) rendait 1 Ame « Dieu mu- ct quelle fertvPs après cof- me des secours de l’Eglise.Elle é» fV,it deux individus oue Bolduc a , tait âgée de 83 ans, dont 53 ans de identifiés.Ils ont dit s’appeler Léo-vie religieuse.Ses obsècrues eurent nord Monteith, 23 ans.1ère nve-Uieu à la chapelle des Rev, SS.demie, Verdun, et J.McCaffrey, 26 * l'Assnmotion.‘ans.SERVICE DE LIBRAIRIE du "DEVOIR" Les lecteur* du “Devoir” trouveront le* ouvrages suivants au service de librairie du "Devoir”: BROCHURES DE PROPAGANDE trait co i’uaité.Dixième anniversaire (luxe) .- •• »8Ü Dixième anniversaire (ordin.) .• .Oo “Le Devoir”, témoignages d’évêques.113 “Le Devoir”, Journal catholique ._ par M.l’abbé Perrier.*• .12 “Le Devoir'’, son action intellectuelle et mo raie par Antonio Perrault.».Tlm Pour l’exemple.••••••.•• .25 Cinquième anniversaire du “Devoir (1915) .28 BROCHURES DE M.BOURASSA UNE MAUVAISE LOI (1921) .28 LA PRESSE CATHOLIQUE et NATION ALL .38 “Le DEVOIR”, ses promesses, son avenir, ses conditions de survie (1920) .18 LE CANADA APOSTOLIQUE (1919) .60 I A LANGUE GARDIENNE de la FOI (1918) .28 LA CON4CRIPTION (1917) .12 L'INTERVENTION AMERICAINE, ses mo- tifs, son objet, ses conséquences (1917) .28 I.A LANGUE FRANÇAISE au Canada (1915) .18 LE DEVOIR”, son origine, son passe, son avenir (1ÎM5).,1.2 POUR LA JUSTICE (1912) .12 CONSCRIPTION (en anglais) (1910.12 THE DUTY OU CANADA (en anglais) .12 Le prix indiqué comprend les frais d'envoi, par poste, pour chaque unité.Adresser toutes tes commandes, avec remise par chèque au pair, mandat ou bon-poste, au SERVICE DE LIBRAIRIE “LE DEVOIR” 43, HCE SAINT-VINCENT.MONTREAL {-¦ FORESTW La gare Windsor sera améliorée Après que seront complétées les améliorations qm’ l’on fait actuellement à la «are Windsor, Montréal.I aura l’une des plus belles gares du Canada.Un autre édifice remarquable dans h* genre est la gare Centrale, à Chicago.Le Pacifique-Canadien maintient entre ces deux ¦points un service d trains fréquents et rêguliers.Pépart de la gare Windsor à 9.15 a.m.et à 10.00 p.;n.tous i les jours, arrivée à Chicago, gare ' centrale, à 8.00 a.m.et à 9.05 p.m.respectivement le lendemain Dans la direction ouest, départ de Chicago, gare Centrale, à 5.40 p.m.et à 8.47 a.m.tous les jours, arrivée à Montréal, gare Windsor, à 5.40 p.m.jet à 8.00 a.m.respectivement le i lendemain.Wagons-lits modèles et wagons de jour.Service de wagon-buffet e wagon-observatoire.(réc.) Volume XV — No 82 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 5 AVRIL 1924 La Graphologie au ‘'Devoir** Bibi L.— J’ai bien reçu votre lettre et ce sera bientôt son tour d’être analysée graphologiquement.Soyez patiente.Manon — C’est, quoiqu’elle en ‘list., une imaginative sentimentale qui aime à lire les romans et à les rever pour elle-même.Délicate, sen-sib.e et tendre, mais pas très raisonnable, portée aux exagérations, elle n a pas un jugement sûr et pourtant elle prend mal les conseils et 1 opinion des autres.Toute simple, sans aucune vanité, elle a de I orgueil, pourtant, et un amour-propre qui lui fait prendre en mauvaise part la moindre critique.C est une nature ardente, un peu extreme en tout.L’humeur est variable, elle est souvent capricieuse, brusque et entêtée.Sincère et franche.Elle est bonne, généreuse et capable de dévouement, mais par accès, sans persévérance.Elle manque de résolution et d’initiative et sa force volontaire se dépense en résistance: obstination, entêtement, endurance aussi.En se défiant du rêve et des chimères, en développant le côté pratique, elle gagnerait beaucoup, car elle deviendrait pondérée, plus calme, plus raisonnable, et alors sa bonté, sa générosité, sa délicatesse et son affection la porteront à faire de belles choses.Une qui aime — Quel esprit précis, clair, calme et juste.Beaucoup de délicatesse et assez d’imagination pour développer ie goût.Bonne, bienveillante, calme, douce, elle ne fait pas beaucoup de tapage mais quelle influence elle doit exercer autour d’elle! La volonté est précise, ferme, active, persévérante et égale.Elle est d’esprit enjoué et de caractère sérieux.Ordre, méthode, soin, sens pratique.L’affection est largement développée, elle s’attache profondément et elle est constante, Plus faite pour l’amitié dévouée et parfaite que pour l’amour agité et passionné.Gracieuse, distinguée, discrète, elle est charmante et aimable.Rieuse Sujette — Réfléchie, sensée, sérieuse, toute simple et sincère, elle a un coeur d’or, de la géné rosité et du dévouement.Active et énergique, elle a des affections plus fortes que tendres; sa réserve lui donne des apparences de froideur, mais elle prouve son affection par un dévouement réel et constant.Aucune vanité.Au contraire, c’est une modeste qui craint d’attirer l’attention.La volonté est vive, ferme, parfois raide mais jamais dure.Beaucoup d’obstination silencieuse et invincible.Bienveillante et sociable.D’humeur un peu variable mais généralement agréable.Mon Petit — Sensée, sérieuse et réfléchie, elle est positive, active et pratique.Remplie d’ambition et de bonne volonté, elle travaille vite et elle aime les choses bien faites.Elle est vive, fine, très sensible, plus tendre qu’elle ne le parait, dévouée, bonne et courageuse.Une grande réserve la rend un peu mystérieuse même à ceux qui vivent avec elle Souvent triste Tnais facilement re montée, c’est en s’occupant des autres qu’elle chasse la mélancolie.La volonté est impulsive, autoritaire, assez ferme, capable de souplesse.Signes d’entêtement et de brusquerie quand elle est mal disposée.Droite, loyale, elle est une personne solide sur qui les siens peuvent compter.Xazairc — Sensé, calme, positif, il prend les gens comme Ms sont et la vie comme elle vient.Bon, bienveillant, un pet: nonchalant, et cependant.au fond, plus sensible qu’il n’aime à le paraître.Sincère, encore naïf, confiant et crédule, mais pas bavard et parlant peu de lui-même.La volonté est un peu molle; il subit facilement les influences, il a une souplesse aimable mais un pej inquiétante.Très jeune encore, il subira des modifications sérieuses d’ici quatre ou cinq ans et sa personnalité s’accentuera.Il a besoin d’affection et il s’attache facilement.Délicatesse et réserve.JEAN DESMAYES PAGE DES ENFANTS (Suite de la douzième page.) A TRAVERS L A LITTERATURE LA CHOIX DU MONT-ROYAL En souvenir de la croix plantée jadis par Maisonneuve au sommet de la montagne, près de Ville Marie devenue Montréal, une croix sera érigée bientôt sur notre magnifique Mont-Royal, bénissant de ses deux bras la ville et la nation canadienne tout entière.• Qu’il fait bon se rappeler surtout la “belle part” donnée à Jésus-Hostie par le fondateur de Montréal! En effet, le 18 mars 1642, quand M.de Maisonneuve et ses compagnons mirent le pied sur le lieu où devait s’élever Montréal, on dressa un autel rustique sur lequel un prêtre célébra les saints mystères, et le saint Sacrement y resta exposé tout le jour.Il est à remarquer que l’Eglise ne mentionne nulle part dans son histoire un pareil fait.L’exposition du saint Sacrement, d’ordinaire, est le couronnement du culte catholique : elle comporte un concours de pompes extérieures qui supposent des édifices achevés et des ressources suffisan-les.Mais là, il n'y avait pour tout édifice ou’un berceau de verdure: l’huile et la cire même faisaient défaut, et les fidèles, pour satisfaire leur piété, durent prendre quelques pauvres lucioles ou mouches à feu et les enfermer sous des cloches de verre.(Bulletin eucharistique) 4 * * LA PETITE GEORGETTE ASHBY (1) (Extraits) Il est relativement peu d’àmes qui naissent avec l’inclination à la bonté, à la douceur, à la patience; ou bien, si on a cet heureux penchant, ces prémices favorables ne sont que les pronostics d’un caractère indolent et mou, dont les défauts ne tarderont pas à apparaître avec le développement des facultés.L’indolence ne fut pas le défaut de Georgette : d’un caractère ardent, vif et bouillant, bien souvent elle laissa soupçonner les flots de colère ou d’impatience qu’elle sentait s’agiter en elle, mais la pensée du bon Jésus si doux, si patient, si miséricordieux, opposait une digue puissante à ccs Bots courroucés et tout rentrait dans le calme.Elle avait compris de bonne heure la vérité de cette béatitude: “Bien heureux les doux, car ils posséderont la terre”, c’est-à-dire, Ms gagneront les coeurs et les porteront vers le bon Dieu, La vie de notre chère enfant est la réalisation parfaite de cette prophétie: il suffisait de la connaître pour être attiré vers le bien, vers Dieu.-Î! (1) La vie abrégée de la petite Georgette Ashby paraîtra sous peu en plaquette qui se vendra cinq sous, au bureau des Oeuvres eucharistiques, rue Mont-Royal est.Tante vous engage fortement, chers enfants, à vous procurer cette édifiante et intéressante brochurette.des lièvres forment mille dessins capricieux et jolis et tant d’autres merveilles que nous révèle l’Auteur de la nature et que personne ne peut reproduire ni dépeindre!.Aux jouissances que procurent de belles lectures, s’ajoutent celle d’entendre le gazouillement des petits 'oiseaux qui saluent l’approche du printemps, et le joli bruit des gouttelettes tombant des toits et nous disant que l’hiver va bientôt s’enfuir.” jjç îjç Montréal, 14 mars, 1924, ”.L’ennui est un hôte qui m’est tout à fait inconnu.Je trouve dans les travaux intellectuels mes plus chè res délices.Avant de vous quitter, Tante, je vous envoie, sur l’aile du “petit vent printanier” l’écho alangui des mélodie® nocturnes de { ‘Venise la belle” que, par mon privilège de “Gondolière”, j’écoute du fond de ma gondole gracieu se comme une mouette effleura.it la lagune.N’ayez peur.Je suis profondément canadienne en dépit de mon pseudo.” Montréal, fév, 1924, “.Pour mon sujet j’ai choisi la conversion de Garakonthié, et moi je représente une petite élève du couvent des Ursulines.Vous comprenez, chère Tante, que je ne pouvais pas remplacer un chef sauvage: je n’aurais pas été capable de prendre son langage, ni vous de le comprendre.j’aime bien à rester petite Canadienne française.* * * Montréal, 14 fèv.1924, “.J’ai été heureuse de voir mon nom figurer au tableau d’honneur et mes parents en ont eu une joyeuse surprise.J’ai hâte de prendre part au prochain concours.Je vous remercie de la bienveillance que vous avez bien voulu me témoigner.” jjç jtç L.mars, 1924.“.Enfin, je vous reviens après quelques semaines de silence: l’oiseau peut-il vivre loin de son nid?.” Montréal, 25 janvier 1924.“.J’aime beaucoup le “Devoir”, Tante, et je m’intéresse aux concours proposés parce qu’ils nous fournissent l’occasion de parler de notre histoire et de noter les nobles vertus qui formaient l’esprit chrétien de nos ancêtres.’’ Saint-J., mars 1924.“.Ceci est envoyé par une toute petite fille qui vous aime tendrement et qui est très joyeuse d’écrire à une Tante inconnue mais très dévouée à n(Are égard.” îfî «Jî jjt Saint-J., 29 janvier 1924.“.Je vous remercie bien, chère Tante, de mon beau prix et je remercie aussi spécialement la donatrice de sa générosité pour moi.Cela va m’encourager à prendre part encore à vos concours.” A TRAVERS LA CORRESPONDANCE Sainte-A., le 10 mars 1924.“.Je vois dans le courrier que je ne suis pas la seule à aimer nos Lau-rentides et à jouir des plaisirs de l’hiver à la campagne.Que je trouve beau tout ce qu’on y voit! La neige si blanche à côté des sapins si sombres et des rochers gris, l’air et le ciel si purs, si remplis , du beau soleil, oh! oui, c’est bien beau! J’aime surtout à aller dans les bois.J’ai fait plusieurs marches en raquettes et c’était toujours vers le bois que je me dirigeais.Tout était à admirer; les arbres dépouillés de leurs feuilles ont des formes fantastiques; le soleil, passant entre les branches, fait briller la neige sur les sapins et sur celle qui recouvre le sol: les traces légères des petits écureuils et Coupon graphologique ESQUISSE ORAPHOLOCilQUE de JEAN DESHAYES — AU — «b DK VOIR ” 5 AVRIL 1924.Bon ponr 2 semaines t'n coupon valable et 25 noue en timbree-poete doivent accompagner choque envol.Tout manuaerlt doit être à l’epere.eue papier non rayé.Ne pas envoyer de copie.Adressée: Jetn Deshayes.le "Devoir”, Montréal.Pour les neveux et nièces de tante Annette U arrive qu’on oublie de fêter les petits enfants dans les familles.Il ne faut pas accuser les parents de distraction.Ils ont tant à faire! Les enfolds doivent être les premiers à leur rappeler les fêtes.Aussi suggérons-nous fortement aux neveux et nièces de -tante Annette de choisir un livre pour leurs parents dans tes listes que nous publions en deuxième page.Comme ce n’est pas universellement la coutume de donner un cadeau à Pâques, ce cadeau aura bien [dus de prix; ce sera une surprise.Les neveux et nièces peuvent fort bien aussi découper la liste ci-dessous et la montrer à qui les gâte — il y a assurément quelqu'un dans la famille qui se charge de cette fonction.Si.au lieu de bonbons,, ils demandent un livre, on les trouvera bien raisonnables.Or il y en a ci-dessous de charmants choisis pour eux, frais, clairs et finement illustrés en conteurs, lis doivent y joindre Perrine et Chariot, ù 80 sous par la poste, qui est fait exprès pour des petits Canadiens.Les plus sérieux auront profit et plaisir à lire Aux Glaces Polaires.$1.15 par la poste, et Soixante ans d’apostolat par Mgr Grouard, $1.35 par la poste.POUR LES ESTANTS Historiettes, volumes cartonnés et illustrés en couleurs.Au comptoir, 15s., par poste, 20s.La Chasse de Lina, par Camille Gastê.Un Témoin inattendu, par Pierre Couronneau.Les Petites Patriotes, par Félicité David.La Légende du Point d’Argentan, LES MALADIES ET DOULEURS DE JUmeJJSENER Disparaissent après avoir pria le Composé Végétal de Lydia E.l’inkham Branchton, Ont, — “Lorsque je veus ai écrit pour demander du secours c’était par curiosité.Je suis soulagée de presque toutes mes souffrances.J’ai pris six boîtes de» Tablettes du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham et une bouteille du Remède pour le Sang de Lydia E.Pinkham, et je puis avouer que jamais je n’ai été aussi bien.Je souffrais de douleurs et autres affections depuis l’âge de 15 ans, et durant la “Grande Guei^ re,” j’ai travaillé aux munition» pendant 2 ans, et dans le soulèvement d’articles lourds je me suis trop forcée, ce qui a produit une enflam-mation pelvienne, et souvent je devais me coucher.Je me suis traité plusieurs années sans soulagement, avant de prendre votre remède.” — Mme Goldwin Misener, Branchton, Ont.Ecrivez à The Lydia E.Pinkham Medicir.a Co., Cobourg, Ont., pour une copie gratis du Manuel Confidentiel de Lydia E.Pinkham, sur les “Maladies Particulières de la Femme.” fh OEJgZY&UIs CES PAUPIERES ROITGIE8 Ces yeux tiré», faticués.affaibli» réclament l’aide de NOURYSOL, le tonique magique, le Trai conservateur de la eue.NOURYSOL comprend un to-nique et un onguent.Se rend si.00 la boite.EN VENTE CHEZ TOUS .«PHARMACIENS par Jehan des Manges.Les Cloches de Pâques, par Jehan i des Manges.Le Fil de la Vie, par Louis de \ Vaumourct.Mademoiselle Je-Le-Veux, par ! Mil;a Steag.! Mademoiselle Sabre-Tout, par Jean de.la Gobardière.15 sous chacun au comptoir; 20 sous par la poste.* * * Jeanne d’Are, libératrice de la France, 25s.franco.4- '!• -t* Nouvelles et Contes de Bêtes, par le Dr Boucher.Volume cartonné de 173 pages, illustrctlions à prnfusioir, papier glacé.An comptoir, 50s.; par ta poste, 60s.—»— ¦ LA PUBLICITE DIXIEME LEÇON DU COURS DE M.LEON LO B B AIN DONNEE AUX HAUTES ETUDES MARDI DERNIER Ea typographie est un art dont le publicitaire doit connaître au moins les rudiments, s’il veut tirer tout le parti possible de la puissance de suggestion que la présentation d’une annonce est susceptible de comporter.Le point est l’unité typographique partout adoptée pour la lettre; il a remplacé les anciennes dénominations, qui manquaient de précision.Le point a une hauteur approximative d’un soixante-douzième de pouce.Les caractères les plus usités pour les textes sont le 6.le 8, le 10 et le 12 points; mais les grandes fonderies livrent une variété de points allant du 4 au 96.L’em sert à mesurer le texte conte- GOODWIN me ; H* LES PLUS JOLIS VOILES i NOUS ARRIVENT de SUISSE Les plus nouveaux et les plus ravissants voiles viennent d’arriver de Suisse et sont des plus tentants par leurs couleurs et leurs dessins.L’un, entre autres, est à carreaux de voile et marquisette même ton d’un pouce carré.En bleu pâle, orchidée, rose, maïs, Nil, Delft et marine.Un autre est à pois blancs brodés sur fond pêche, taupe, gris, mauve, marine ou noir.36 pouces de largeur.La verge, 1.25.Au deuxième.LIMITED Mesdames, Teignez vos Vêtements et Draperies Teignez ou rénovez habits ou draps usés Diamond Dyi es lout paqti.t de 13c des teintures “Diamond” contient des directions si simules que toute femme peut teindre même san* avoir d'expérience.I^s pharmaciens et vendent de toutes nuances.nu dans une page.(L’em est un carré dont le côté est égal à la hauteur du corps de la lettre m: ainsi, une em 8 points représente un carré de 8 points de coté.) II convient do distinguer de la précédente l’em 12 Points, dite “pica”, qui est l’unité employée pour mesurer la largeur d’une colonne ou d’une annonce.Enfin, l’unité de mesure pour la hauteur des emplacements de publicité dans les journaux est la ligne agate, qui égale un quatorzième de pouce.Il y a deux catégories générales de caractères: le caractère pour le texte courant et le caractère pour les titres et les passages à mettre en relief.Chacune de ees deux grandes catégories comporte naturellement plusieurs variétés de caractères.Il est recommandable de choisir les plus simples, ceux qui offrent la meilleure lisibilité, et de s’en tenir, dans une annonce, à une même famille de caractères parce que la disparité choque l'oeil, rend la lecture difficile, et distrait le lecteur.L’exécution typographique d’une annonce—texte et illustration a une très grande importance, non seulement parce qu’elle en détermine dans une large mesure la puissance de suggestion, mais surtout parce que des milliers de gens liront ou ne liront pas une annonce, selon qu’elle sera bien ou mal présentée.Le publicitaire doit donc sc préoccuper tout autant de la disposition que de la rédaction de son texte.11 aurait tort de s’en rapporter à l’imprimeur, qui manque de temps, et qui, même s’il connaît son métier, n’est pas un spécialiste en matière de publicité.Le publicitaire donnera donc à son texte la disposition dans laquelle il désire qu’il soit publié.Outre qu’il fournira par là d’utiles précisions à l’imprimeur, il se rendra mieux compte de l’effet que son texte ainsi prô- L« thé est le breuvage le plus en usage au Canada et le Thé Primus est plus populaire parce qu’il combine les qualités essentielles d’un bon thé: force, arôme, économie Distributeurs: L.CHAPÜT, FILS et CIE, LIMITEE, MONTREAL.THE sente sera susceptible d'avoir sur le public.On peut souligner ses arguments et ajouter à la force suggestive d’une annonce au moyen de diverses vignettes, notamment de cadres dont les motifs soient propres à fixer l’attention ou à aiguiller l’imagination sur le sujet que l’on traite.Bien n’est plus suggestif que l’illustration, à condition, toutefois, qu'elle soit étroitement en rapport avec la proposition exposée, qu’elle en renforce les arguments, qu’elle concoure au même objet que le texte et fasse corps avec lui.L’illustration doit être, en outre, bien conçue et bien exécutée, agréable à regarder, simple et claire.Les procédés de reproduction, nombreux aujourd’hui, se perfectionnent pour ainsi'dire sans cesse.Il est bon que le publicitaire possède là-dessus quelques notions, afin d’être en état de déterminer quel est le «procédé qui lui convient le mieux en tenant compte à la fois de la nature de sa publicité, des moyens auxquels il a recours, du public qu’il a en vue et du budget dont il dispose.FEUILLETON DU “DEVOIR' FLEUR DE MONTAGNE par MARIE LE MIERE i a (Sur ret lossier s’accoude une jeune fil-rlieuse, tout épanouie dans la tettr de ses dix-huit ans nmt-nent éclos: Raymonde! Vers le te, une silhouelte merveilleu-nt pure s’avance du fond d’une bordée de roses blanches ; me! Ln-bns, sous le couvert, tissent des rires et des cris ants, des bruits de course éche-: Henri, Paulette! La benja-, poursuivie par son frère, délie à l’orée d'un sentier, heur-ti oncle et recule, un peu inter- f'iens! mais viens donc! lui dit Martigue, l’enlevant dans ses bras et mettant un baiser sur les boucles brunes.Puis il la laisse aller et se tourne vers l’extrémité de la terrasse.Là, dominant la scène, Jacques et Bernadette, les fiancés, debout entre les lauriers-roses, s'aiment dans toute la pureté et la simplicité de leurs âmes, dans toute l'a-légresse de leur printemps.Ah! ils peuvent s’aimer ceux-là: il sont bénis! Librement, volontairement, leur amour a souffert pour un idéal sublime : quelle joie, quelle securité ineffables se dégagent d’un amour éternellement sanctifié par un tel souvenir! Non, ce n’est pas une félicité humaine qui resplendit duivs leurs yeux.—Oh! Jacques, est-il possible?murmure Bernadette.Reviendront-ils jamais de la surprise de leur bonheur?Comme elle sourit, la fleur de montagne, la messagère de lumière et de paix! Quelle vision se déploie devant elle : l'honneur rendu à l’innocent, les frères réconciliés, Martigue devenu chrétien! Elle a voulu cette âme, elle l’a obtenue! .Oui, l'oeuvre est comnlètc.Et la pupille de Xavier redit tout bas: “Merci, mon Dieu!” en contemplant ce visage grave qui semble s’ennoblir et s’adoucir de jour en jour.Pourtant, elle ignore le secret de ce coeur.Elle ne sait pas à quelle hauteur d’immolation elle a pu l’emporter.Ses mains se joignent instinct-livement dans celles de son fiancé.Oui, clic a tout, elle est comblée.Dieu lui a même donné, par surcroît, les biens qu’elle ne souhaitait pas : les richesses de ce monde.Le châtelain cfe Rochevigné a constitué à sa pupille une dot dont le chiffre eût fait ciller d’éblouissement des yeux moins fermes et moins purs.Mais Bernadette n’est éblouie que par le geste de générosité royale j elle ue regarde, ù travers l'or, que la carrière aplanie sous les pas de celui qu'elles aime.I! possède à un degré rare les aptitudes qui font le chef d'industrie; et, sans doute, le Canada offrirait un champ très large à son activité débordante.mais?Le Canada, c'était le refuge contre le malheur et l’Injustice, le rêve des mauvais jours, et les mauvais jours sont finis.La mère patrie n’a-t-elle pas besoin «d'hommes de coeur et l'initiative, prêts ù Mais à quoi lion s’expatrier désor- transformer toutes leurs énergies LE “DEVOIR” commencera tout prochainement la publication d’un nouveau feuilleton.vitales en moyens d’apostolat?Le patron d’une importante scierie du Havre, correspondant de la maison de Québec où fut employé Jacques va prendre Je jeune homme pour associé.Et Bernadette, qui avait voulu partir avec lui pour l’aider dans la tâche la plus ardue, Bernadette, qui n’avait pas cru tenter la Providence en acceptant, forte d’un j double courage, la charge d'une ! famille à élever et d’une autre fa- | mille à soutenir, acceptera, sans plus de trouble, les devoirs et les responsabilités d'une situation brillante.La destinée n’a point de surprises déconcertantes pour un ocur si haut placé.Et ceux qui ont tant souffert ensemble se réjouiront ensemble.La mère suivra son fils.Ainsi l’a voulu celui qui fut responsable des déchirements anciens.La famille Le Vnlllcr va s’intaller nu Havre, dans une maison voisine de celle des jeunes époux.Et, ce soir, devant la «cène d’union touchante, où Martigue sc complait et s’absorbe, Antoine répète pour la dixième fois: —Viens donc habiter chez nous, Xavier; qui te retient ici?Martigue secoua doucement la tête.—Je te l’ai déjà dit ; je ne quit terni pas Rochevigné.Il était trop loyal pour ne pa considérer actuellement certaine sé parution Comme un devoir rtgou reux; la plénitude de la paix n pouvait découler que de la pléni tude du sacrifice.Cela, il le tut mais il ajouta, d'une voix ferme e basse : Ce n'est pas seulement enver toi que j'ai à réparer.En effet, lï avait donné un ex ernple funeste : l’exemple de l’ir ré!: "ion, (Te l'isolement farouche de la révolte contre la douleur.Pour le bien du pays, il devait effacei l’Impression mauvaise, transforme) le château en un foyer d'influenci chrétienne dont le rayonnement s'é tendrait au loin.Déjà, en émule d» Mlle de la Croix-Houguc, il visitait les pauvres, se prodiguait aux oeuvres de mer.Il ne se bornerait pa« là.Un grand rôle d’apôtre, de re nmeur, d’éveillcur, rôle qui, dan?cette contrée, était encore à prendre, s’ébauchait peu à peu aux yeux de ce converti quelque chose d'intime et d'impérieux lui disait : “Tu es à ton poste : ne l’abandonne pas.” (à suivre) 1 Cr jourimt est Imprimé bu Ko 43, rut Sa!» Vinrent, « Montréal, pur t’IMPRIMER: POPl'LMRE (à responsabilité limités 4os -J.bouchard, aérant LE DEVOIE, MONTREAL, SAMEDI, 5 AVRIL 1924 Volume XV — No 82 Le problème des concerts — L’Association Chorale Saint-Louis de France — Une oeuvre canadienne — Un concert des Chanteurs de Montréal, le 29 avril — L’aide municipale à la musique — Sir Edmund Walker — Remerciements — Concerts symphoniques.La revue hebdomadaire Musical America, de New-York, fait en ce moment une enquête fort intéressante sur le mal dont souffrent les concerts aux Etats-Unis et au Canada.Elle a adressé à tous ses correspondants un questionnaire qui couvre tout le terrain.Nous n’avons guère à nous occuper de ce qui se passe aux Etats-Unis, excepté pour dire que, quelle qu’y soit la situation, cl.e ne saurait être pire que chez nous.Et par chez nous il faut entendre notre propre province.Il est inutile que nous nous leurrions de mots; ce sont les faits qu'il faut envisager.Vivons-nous en musique d’une vie qui nous soit propre?A cette question il faut répondre tout de suite: Non.Sans doute nous avons quelques groupes très iiuri-toires qui font tout ce qu'lis peuvent, mais leurs manifestations se réduisent à un bien petit nombre, quelle qu’en soit la valeur.Ceia, tout le monde le sait, et il est inutile d’y insister.L’enquête de Musical America vise autre chose: ce qu’on pourrait appeler la musique ambulante, .es tournées d’artistes.Dans des petites salles, beaucoup de musiciens jouent devant des petits auditoires qui ont payé fort dur pour les entendre, et un plus grand nombre encore qu’on vous avait promir ne sont pas venus.A quoi cela tient-il?A fies onuses dont nous ne sommes pis responsables et qu’il faut' aller chercher ailleurs.Un imprésario de chez nous les indique très clairement dans les réponses quV a frites à l’enquête et que nous résumerons brièvement.Les gérants de New-York placent trop de soi-disant artistes à des cachets beaucoup trop élev’s.à force de réclame trop lauciat'vc chez les gérants locaux iinpr.visés.D’où méfiance du public qui par crainte de gaspiller encore une fois son argent s’abstient d’aller entendre des artistes de haute valeur.Si d'autre part, la réel une n’est pas assez intense en fréquence et en exagération ou si l’on n’a pas affaire à un artiste dont le nom seul possède de l'attirance en dehors de toute valeur personne'lc, il y a encore abstention.À cause de la surenchère qui existe dans ies agences new-yorkaises d’engagement, l’imprésario local, s’il ne veut pas se ruiner est forcé cfe demander des prix trop élevés.Enfin si personne ne voulait plus, ici, s’occuper de faire venir des artistes, les agences de New-York s'en chargeraient, puisque Montréal est, après tout, un assez bon marché, et ce serait encore pire, parce que, no connaissant pas nos goûts et nos habitudes, ils seraient accueillis par une méfiance ouverte qui ruinerait tous leurs plans.Ou ne peut mieux condamner, sans le dire, un système qui fait que nous nous obstinons toujours à importer ce que, du moins pour une bonne partie, nous pourrions fabriquer chez nous.Plus nous produirions nous-mêmes, moins nous aurions besoin de faire venir des artistes étrangers; mieux par conséquent les impresarios choisiraient.Quant à la question des prix, c’est à la source qu’il faut remonter pour la résoudre.La surenchère faite par les gérants de New-York est la cause de tout le mal et l’impresario dont je résume et j'analyse les idées est le premier à le reconnaître.4 4 4 L’Association Chorale de Saint-Louis de France, qui, le 8 avril, donnera La Terre Promise de Massenet, après un silence de nlu-sieurs années, à peine rompu l'an dernier, est la plus ancienne de | nos sociétés chorales aujourd’hui vivantes.Pendant plusieurs années, | elle fut même la seule.Fondée par Charles Labelle il y ! a vingt-cinq ans environ, elle et:Çt: formée à l'origine des seules voix d’hommes qui font le service de i l’église dont elle porte le nom.j C’est toujour., naturellement un choeur à voix d'hommes pour les fonctions religieuses, mais, pour les concerts, elle s'est adjoint des voix de femmes.Le concert de mardi aura lieu au Monument National, les solistes de La Terre Promise seront Mlle Fabiola Poirier, soprano, M, Emile (jour, ténor, et M.Joseph Saucier, baryton.On se rappelle que l’automne dernier, l’Association a célébré par un grand banquet le vingt-cinquième anniversaire de l'entrée en fonc-j tion de son président, M.Frédéric j O, Larivière.>(: * »: Mlle Louise Murphy a publié, chez Longmans, Green et Cie, de' Toronto, un petit volume intitulé Sweet Canada, dans lequel elle chante en vers anglais harmonieux et nv*c de jolies mélodies nos oi-seuil’» et nos provinces, avec pour S finir une ronde sur un nom sauva ; ge qui se traduit par une longue j phrase.C’est une aimable contri- j bution à notre littérature musica-| le, dans laquelle se rencontre sur-tout la note gracieuse.Dans les pa-1 raphrases de chants d’oiseaux, il faut remarquer avec quel art l’auteur sait donner, sans les imiter, servilement, leur légèreté originel-1 te aux airs bien nets de certains de i nos oiseaux.Nous cp avons un i grand nombre qui sont excellents chanteurs, malgré que généralc-nent ils possèdent peu de notes.* * * Le 29 avril, l’Association des hanteurs de Montréal donnera Jean-le-Prtcurseur de Guillaume Couture, au bénéfice de la fondation d’une maison pour la Fédération Nationale Saint-Jean-Buptiste.Le concert aura lieu au théâtre St-Denis avec les mêmes solistes et le Liême orchestre qu’à su seconde.•J é rut ion de l’on dernier./ L’oeuvre de lu Fédération nationale est trop connue pour qu’il soil besoin d’insister sur ses mérites.Les divers mouvements auxquels elle a été mêlée ont.donné la preuve de son énergie et de sa bonne volonté dirigées vers un bul qu’on ne peut que louer.L Association n'a pas hésité à donner son concours à la Fédération, en quoi elle a fort bien fait, puisqu'elle se trouve à aider à un groupement qui se fera un devoir de le lui rendre a la première occasion.L'oeuvre choisie pour le concert du 29 avril possède le double mérite d’avoir intéressé au plus haut point ceux qui l’ont entendue et d'être, par son sujet et par son auteur, une oeuvre véritablement national.Le souvenir d’Albert Lozeau qui vient de mourir surgira dans tous les esprits au sujet de Jean-le-Prc- la ville qui s’honore de le posséder.* 4 4 Le Delphic Study Club transmet, par l’entremise de la Vie Musicale, ses remerciements à tous ceux (fui l’ont si généreusement aidé à faire réussir la semaine de musique du mois de mars.Le club a rencontré partout le meilleur accueil et le résultat a dépassé ses espérances.jjî Le 16 et le 30 avril, le 13 et le 29 mai, nous aurons quatre concerts symphoniques au théâtre His Majesty.L’orchestre sera composé des meilleurs musiciens de Montréal et du succès de ces concerts dépendra la fondation d’un orchestre symphonique qui, à partir de l’automne, nous donnera des saisons régulières.Ce mouvement a été annoncé hier.Il reçoit l’appui d’un grand nombre de personnes fort connues dans le monde des affaires, qui jugent que Montréal doit à sa réputation de posséder enfin un orchestre qui lui fasse honneur.Nombreux sont ceux qui déplorent que nous dépendions des Etats-Unis pour ce qui regarde la musique d’orchestre; ils ont enfin l’occasion de montrer que leurs regrets ne sont pas purement platoniques.C’est de leur présence et de leur encouragement que dépendra le succès de l’entreprise.Si elle ne réussit pas.ces personnes n’auront qu’à s’en prendre à elles-mêmes.L’idée des fondateurs est non seulement de donner des concerts réguliers, mais aussi des matinées avec conférences aux enfants des écoles.Pour répandre le goût et le désir de la bonne musique, pour faire une guerre efficace aux formes curseur.C’est lui qui donna la for- basses de cet art.c’est à l’enfant qu’il faut s’adresser et plus on lui donnera ce désir à un Age où se forme sa mentalité, plus il sera, une fois adulte, difficile sur la qualité de ce qu’on lui servira.Ainsi comprise, la campagne qui s’ouvre mérite d’être encouragée par tous ceux qui ont à coeur le progrès intellectuel de notre ville.Le programme du premier concert comprendra l’Ouverture d’Eu-ryanthe de Weber, une symphonie de Schubert ou de Schumann, une oeuvre de Havel et une suite de Saint-Saëns.Les autres programmes seront formés avec autant de soin et viseront à donner des oeu-vr?s attrayantes par leur valeur intrinsèque et leur nouveauté.Fréd.PELLETIER.me lyrique au livret en prose qu'a yait écrit l’abbé LeBel et ses vers élégants dans leur sobriété, aux mètres si suggestifs de rythmes musicaux resteront, ne fût-ce que sous la forme d’un programme, en attendant qu'une édition antholo-gique des oeuvres de Lozeau en renferme les plus beaux passages.afc H: >!< Parmi les questions de Musical America, dont je parle au début de cette chronique, il en est une à laquelle la réponse est purement négative, mais qui mérite qu’on s’y arrête: “What is your attitude toward civic music courses?” Quand toutes les villes d’Amérique tant soit peu importantes s’occupent de procurer au peuple des concerts dans les parcs publics pendant la saison d’été, ici, dans une ville dont la population se chiffre au trois-quarts de milion, l’effort municipal se traduit par un gros zéro.Autrefois, — il y a bien une douzaine d’années, si pas plus, — la ville qui n’était pas plus riche que maintenant consacrait à ses concerts une couple de mille dollars par année, (l’était peu.mais c’était mieux que rien.Ce très modeste crédit a été annulé et nos éche-vins qui ont toujours plein la bouche de leur amour de l’ouvrier, n’ont plus rien fait pour procurer à l’ouvrier et aux autres qui en ont autant besoin, une récréation légitime, honnête et de l’ordre moral le plus élevé qu’il soit en son pouvoir de donner.La preuve était pourtant faite depuis longtemps que la population qui ne peut quitter la ville pendant l’été aimait ces concerts.Le Club Kiwanis s'est chargé de lui donner encore plus d’éclat nar scs séances de chant collectif.Pourquoi faut-il que seules les organisations particulières se chargent bénévolement de procurer cet amusement sain au peuple?Rien ne souligne plus l’apathie de nos dirigeants à l’égard de la population.4 4* 4 Sir Edmund Walker qui vient de mourir à Toronto, laissera un souvenir plus durable par la part qu'il a prise au mouvement artistique que par sa réputation de financier.Dans le domaine de la musique, le nom de sir Edmund Walker restera, du moins dans les milieux de langue anglaise, parce qu’il fut.pendant de longues années, le président du Mendelssohn Choir, qu’il lui donna non seulement l’appui de son nom, mais surtout le dévouement de tous ses instants, qu’il voulut avec une volonté tenace lui imposer la tâche si bien remplie d’être une réclame lumineuse pour MUSICA CES NOTES SONT FOURNIES PAH LES IMPRESARI! - NOUS LEUR EN LAISSONS TOUTE LA RESPONSABILITE ERWIN NYIREGYHAZI L'une des plus belles auditions de fin de saison sera celle que donnera le pianiste hongrois Nyiregyhazi, l’élève du grand compositeur Don-hanyi, le dimanche, 13 avril prochain, au théâtre Orpheum, sous ia direction de M.J.-A.Gauvin.C’est le troisième concert que le virtuose de 19 ans aura donné en une saison, sa première à Montréal.Il nous réserve pour celle de la semaine prochaine, dans des pièces | de Chopin, Tausig, Mozart, Crâne does, Brahms et son maître Liszt, | de belles surprises artistiques.QUATUOR A CORDES DUBOIS Le sixièmefet dernier concert de musique dé la saison par le Quatuor à cordes Dubois aura lieu mercredi soir prochain le 9 avril dans la salle du “Ladies Ordinary” de i’bô-tel Windsor.Voici le programme.Quatuor en Ré majeur I.Allegro moderato II.Andante Tema cou variazioni III.Intermezzo; IV.Finale Allegro vivace, Ottorino Respighi, Sonate en Fa.No.1, Op.8 — (pour violon et piano) Ed.Crieg, Messieurs Hraidi et Brewer: Quia-1 tette en Fa mineur (pour puno.i deux violons, viola et violoncelle), César Franck, Molto moderato qua-j si lento.Allegro, Lento, con molto j sentimento, Allegro non troppc ma j con fusco.LA CHANSON DE FORT UN 10 | La vente des billets pour la chun- j son de Fortunio et La Fille du régiment commencée depuis que.ques ! jours seulement laisse prévoir que La Société canadienne d’operette va encore nous donner sa septième représentation le 29 avril prochain, au Monument National devant une salie comble.La Fille du régiment opera comique en deux actes de Donizcî.i est une des oeuvres les plus fi niches du répertoire, elle renferme des airs à vocalises de toute beauté, que nous lancera Mlle Leonide Lctour-neux avec sa superbe voix toujours juste et sure.La partie comique sera tenue par Gaston St-Jacques.Honoré Vaillancourt tiendra .c rôle du sergent Sulpice, M.A.Duclnr-me, un ténor, fera ses débuts et Madame Jeanne Maubourg-Roberval jouera aussi.La distribution de “La Chanson de Fortunio” comprend: Mesdames Elisa Gareau, Lucille Turner, Jean ne Pelletier, M.A.Tremblay, M.Coaillier Jeanne Fûtes, ces quatre dernières dans des rôles de clercs M.Marcel Noël dans celui de Va-de notaire.Puis M.A.Lamarche lentin.M AISON FONDEE EN 1875 • — MODELE D’ARTISTE LE PIANO PRATTE est plus que jamais Vinstrument par excellence Montréal, 6 septembre 1923.Monsieur Antonio Pralle, Montréal.Cher monsieur, J'ai eu le plaisir tout dernièrement de jouer sur différents nouveaux modèles Pratte et j’ai constaté qu’ils sont aujourd’hui de beaucoup supérieurs aux anciens.Le piano Pratte a toujours été d’après moi le meilleur instrument et je suis heureuse de nie rendre compte qu’il s’améliore toujours et que, par conséquent, vous avez nullement l’intention de vous laisser dépasser par vos concurrents.Vous souhaitant’tout le succès possible dans l’avenir, je demeure Votre toute dévouée, Marie-Louise DVCHARME, professeur de piano, 143, nie St-Denis Montréal.i CATALOGUE ENVOYE SUR DEMANDE Le piano Pratte est toujours fabriqué par monsieur Antonio Pratte qui en est l’in-\enteur et le fabricant.Tous les modèles Pratte sont exhibés chez Téléphone Est 3423 Est 3426 366-368 Est, rue S.-Catherine Montréal Non* avons en magasin le plot «rond choix de Vic-trolas.vendui avec facilitai de paiement, ai désire.LE PLUS GRAND MAGASIN DU GENRE AU CANADA L’OR C HESTR E SY M PHONIQUE DE BOSTON Enfn, la date de cet événement artistique le plus important que nous ayons eu depuis plusieurs années approche; en effet, nous aurons le grand avantage d’entendre le célèbre Orchestre Symphonique de Boston ave ses cent huit artistes le mercredi soir vingt trois avril au théâtre Saint-Denis.Ce sera la dernière occasion de voir M.Pierre Montcux à la tête de cette phalange artistique.Aussi Montréal veut fè ter dignement le grand chef d’orchestre qui retourne en France quelques jours après sa visite ici, et aussi à l’occasion de son élévation récente à La Légion d’Honneur.De tous les coins de la Province et de plus loin encore les demandes de billets se font de plus en plus nombreuses, et il est fort à craindre que le théâtre Saint-Denis soit de beaucoup trop petit pour contenir l’immense foule qui désire applaudir encore une fois M.Pierre Montcux et son orchestre.La vente des billets commencera samedi prochain aux magasins Willis et Archambault.LA TERRE PROMISE Comme on le sait, la Chorale Saint Louis de Franco chantera mardi soir le 8 avril au Monument national ccttc oeuvre de Massenet avec un choeur mixte considérable.Les solistes sont MM.Jos.Saucier, Emile Gour et Mlle Fabiola Poirier.Billets on vente chez Archambault.JEAN-LE-PRECURSEUR L’Association des Chanteurs de Montréal donnera l’oratorio tic Guillaume Couture, J eanle-P ré curseur, au bénéfice de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc.J.e concert aura lieu le 29 avril.La distribution des rôles soli est la suivante: Le Dr Louis Verschel-den (Jean).M.Henri JJneur, (l’ilis-torien), Mlle Fabiola Poirier, (Hc-rodiade), Mlle Alice Raymond (Marie), Mme Décarie-Dubuc (Elisabeth), Mlle Marie-Anne Asseiiii (l’Ange), Mlle Germaine LeBel (Salome), M.Armand Gauthier (Antipas), M.Germain Lefebvre (Zacharie), M.J.-M.Magnan (un Pharisien), MM.Paul Valade et H.Xor-mandin (les Publicains).M.Jean Goulet sera naturellement au pupitre, CONCERT D’ADIEU M.Arthur Lapierre, artiste bien connu, devant quitter Montréal le 26 avril, pour aller prendre ses fonctions de maître de chapelle de Notre-Dame de Fall-River, Mass., la chorale Saint-Jacques a voulu lui témoigner sa sympathie en organisant à son profit un concert d’une haute valeur artistique.Ce concert aura lieu le 24 avril à 8h.15 à la salle des Chevaliers de Colomb, conseil Lafontaine, rue Sherbrooke est, et sera sous le patronage de Al.le curé Henri Gauthier, P.S.S.et la présidence de M.Ludger Gravel.Plusieurs artistes en vogue ont promis leur concours: Mlle Fabiola Poirier.MM.Armand Gauthier, le Dr L.Vcrsehelden, Eugène Chartier, Armand Guénette, Paul Tremblay.M.Arthur Lapierre donnera lui-même plusieurs pièces.L’ac- compagnateur sera M.Eug.Lapierre.M.Olivier Maurault, aumônier de la chorale, fera aussi une'conférence.Le programme définitif sera bientôt publié.LA “JOURNEE DES VIOLETTES” L’oeuvre de la "Journée des Violettes” a pour but le soulagement des enfants pauvres, faibles d’esprit ou tuberculeux à quelque nationalité qu’ils appartiennent.Le 10 avril, au Ritz-Carlton, une violoncelliste canadienne, Mlle Yvette Lamontagne, consacrera son premier récital au bénéfice de cette oeuvre.M.Maurice Jacquet, pianiste-compositeur, prêtera son concours.Le programme se compose ainsi: Sonate en soi mineur de Haendel; Sonate en ut «le Boccherini; Arioso, Bach.Chant élegiaqoe, Florent spagnole, Granados-opper; Sonate en la mineur, Boellmann.Schmitt, Danse esm Casais, Arlequin.P PIANOS REMIS A NEUF L’ATELIER LE MIEUX OUTILLE ET LE PLUS CONSIDERABLE «J A MONTREAL.S CIE LIMITEE 518, RUE RACHEL EST TEL.SAINT-LOUIS 366 L’IMMEUBLE A MONTREAL La maison Ernest Pitt & Cie.courtiers en immeubles, rapporte un volume de ventes de $1,538,084 pour la semaine finissant jeudi soir.De ce dernier montant, les terrains vagues figurent pour $409,116 et la propriété pour $1,128,968.Les terrains vagues sont en tête de liste.La vente à l’Université de Montréal de propriétés rues Sommet.Taft, Tellier, Congrès et Swail (quartier Mont-Royal), d’une superficie de 732,000 pieds carrés, a rapporté $152,472, dont la majeure partie a 50s.du pied et la balance à 20s.près.Une autre vente considérable a été faite à Ville Saint-Michel, dont 1,766 terrains au prix de $166,521 Dans le domaine de la propriété, une propriété, coin Boulevard et avenue Mont-Plaisant, à Westmount, sur un emplacement de 57,455 pieds carrés, a rapporté $53,500.Le numéro civique 279, rue Drummond, a été vendu $50,000 et une fabrique, à Lachine, au prix de $50,000.Suit liste des ventes de propriétés par quartiers: Ahuntsic.$ 90,301 Bourget.88,500 De Lorimier.27,700 Beaconsifield.3,500 Hochelaga.11,750 LnFontaine.3,800 Laehine.64,250 LaSalle.5,150 Maisonneiive.17,950 Montréal-Est 2,000 Montréal-Nord .1,200 Montréal-Ouest 23,250 Mercier 102,325 Montcalm 21,250 Laurier 86,300 Notre-Dame-dc-Grâce .41,000 Outremont .29,750 Pointe-Claire 2,500 Rosemont 23,800 St-André 50,000 St-Denis 27,500 St-Bdouard 41,700 St-Gabriel 20,600 St-Henri 7,900 St-Joseph .11,100 St-Jean 12,300 St-Jean-Baptiste .7,475 St-Georges 20,000 St-Laurent 14,500 St-Louis 3,500 Riv.-des-Prairies .3,000 Valois 2,917 Verdun 48,800 Westmount 118,000 St-Paul 8,200 Propriétés .$1,128,968 Terrains .409,116 TOTAL $1,538,084 Théâtre St-Denis 23 Avril GRAND CONCERT DE GALA SYMPHONIE de BOSTON 108 MUSICIENS Chef d’orchestre: Pierre Montcux Billets en vente samedi matin, 12 avril, aux magasins Archambault et Willis.Administration: Louis-H.Bourdon Le total des ventes pour le mois de mars (28 jours) fut de $7,344.-657.Le mois correspondant de 1912, l’année du “boom”, fut moins du double, à raison de ventes de fermes à gros prix, telles la ferme Chemin de Lachine, 60 arpents, $410,-000, une vente de terrains vagues à $334,593; une autre fermé à la Cûte-des-Neiges, à $220,000; une ferme à Montréal-Est, à $210,000; la vente de 225-227 St-Jacques à $271,130; celle de 251-257 St-Jacques à $415,-000; le no 26 St- Jacques à $86,000; les nos 17-19 Place Phillips, $145,-000; les nos 140-144 Ste-Monique à $275,000; les nos 10-38 avenue Union à $125,000, et ainsi de suite.Le mois de mars dernier a atteint la moitié de la somme de l’année du “boom”, dont les ventes sc composent de petites propriétés domiciliaires ou places d’affaires dont aucune ne revêt la caractéristique du placement spéculatif.POURQUOI Les Pianos ARCHAMBAULT et DAVID & MICHAUD Couvrent Le Continent d’Anticosti à Vancouver \ Nous avons la Clientèle de 700 Couvents au Canada et aux Etats-Unis Un Artiste Renommé en Donne La Raison M.Ant.Letourneau, organiste de St-Louis-de-France Monsieur E.Archambault, Montréal.Monsieur, Je me fais un devoir de vous féliciti r pour le piano " David et Michaud'' qui rassemble de grandes qualités de sonorité et de mécanisme.Je possède depuis plusieurs années un de ces instruments qui joint aux qualités déjà mentionnées LA RESISTANCE ET LA SOLIDITE QUI ES FONT US PIASO IDEAL pour le professeur autant que pour le virtuose.Vous souhaitant dans votre entreprise tout le succès mérité, je demeure votre tout dévoué, Antonio LETOURNEAU, professeur de piano et d'orque.M- Letourneau eat le répétiteur et l’accompagnateur de LA TERRE PROMISE oratorio célèbre que la chorale Saint-Louis-de-France exécutera le 8 avril prochain 11 va sans dire que cette chorale renommée a su reconnaître la valeur du piano Archambault en s’en assurant un pour son grand concert Le Comptoir de Musique en Feuilles Archambault est évalué à plus de $100.000 (stock seulement) DEMANDEZ NOS CATALOGUES EDMOND ARCHAMBAULT ENRG.312-314 Est Ste-Catherine pris St-Denis Til: Est 4486-4487 4 M.Ant.Letourneau, organiste à St-Louis-de-France 4985 I Volume XV — No LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 5 AVRIL 1924 NOTRE PAGE LITTERAIRE +*Mxy+*y f ?>>.?>»>, ?*>?jta ?>> 4 *y * j»>t > * coulisses de la volonté où se prépa-j rent les jeux de la scène.Pour un 1 historien médiocre, ces jeux seuls sont intéressants, et seuls visibles; M.de la Gorce voit plus loin, plus haut; ce fouilleur d’archives est en même temps un évocateur d’èmes humaines: M a des dons d’auscultation qui font de ce livre nne oeuvre unique.Un orateur La Popularité du Thé SUR UN CRUCIFIX C/mr crucifix où meurt le Seigneur indulgent Pour mériter le ciel aux pécheurs de ce monde, le te comprends; je sais ce qu’il faut qu’on réponde Au geste immensément ouvert des bras d’argent.Le front divin souillé du crachat outrageant, Ou l’épine creusa la blessure profonde, Penche, encore sur nous la bonté qui l'inonde, Comme au Calvaire sombre il s’inclinait vers Jean.Qui donc d’amour fervent embaumera tes plaies/ Qui donc, Jésus, dans le ruisseau des larmes vraies.Lavera ton beau corps des opprobres reçus?Tu sauvas T univers, et T univers l’oublie; Ou vieux calice amer tu bois toujours la lie.Et tu meurs chaque jour sur la croix, à Jésus! Albert LOAEAU.MAURICE DE LA SIZERANNE On iira avec intérêt cet extrait il une courte notice publiée par M.J.Vielhomme, dans la Revue des Jeunes, à l’occasion de la mort de ce grand bienfaiteur des aveugles que fut Maurice de la Sizeranne: Un grand homme de bien, Maurice de la Sizeranne vient de mourir.Aveugle, il s’est fait apôtre en faveur de ses frères d’infortune, continuateur de Valentin Uaüy et de Louis Braille, premiers initiateurs, dont il a fécondé l’action.Maurice de la Sizeranne, dont le grand-père, Monnier de la Sizeranne, fut sénateur sous le premier Empire, était né à Tain (Drôme), en 1867.I) perdit la vue à l'àge de 19 ans, d’une blessure reçue en jouant et entra comme élève d'abord à l’Institution des jeunes aveugles d’Arras, puis à l’Institution nationale des jeunes aveugles de Paris, où, ses études terminées, il fut nommé professeur.Doué d’une intelligence remarquable et d’un réel talent musical, il eût pu poursuivre avec succès lu carrière de l’enseignement; il pouvait encore, grâce à la situation de sa famille, choisir une vie facile exempte de preoccupations matérielles; mais une irrésistible vocation le poussait vers le soulage ment des aveugles si nombreux qu souffrent et se débattent, si péniblement parfois, contre les difficultés particulières de leur vie.C’est dans sa foi profonde, dans une ardente charité chrétienne qu’il puisa scs principales raisons d’agir et qu’aux heures difficiles il venait retremper son énergie.L’un de ses ouvrages de prédilection était les Sources du P.Gratry.Tout en complétant son instruction personnelle, surtout par l’audition de lectures sérieuses et méthodiques, Maurice de la Sizeranne commença à réunir les docu ments relatifs à la question des aveugles en consultant les ouvrages publiés à leur sujet, en se mettant en rapport avec toutes les personnes susceptibles rte lè renseigner, en voyageant à l’étranger comme en France pour se rendre compte par lui-même de ce qui avait été fait, se faisait ou pouvait se faire pour le bien des aveugles.Dès qu’il eut reconnu son terrain, discerné les points sur lesquels devaient porter ses premiers efforts, Maurice de la Sizeranne entra clans la période des réalisations.Les aveugles furent dotés, en 1883, de leur premier périodique, le Louis Braille, qui les mit en rapport les uns avec les autres et ies tint au courant de tout ce qui se faisait en leur faveur.La même année, une revue à l’usage ds voyants, le Valentin Haüy, était offerte aux aveugles pour les tenir au courant de toutes les grandes questions de la vie sociale.En vue de remédier à la pénurie des livres écrits en Braille, Maurice de la Sizeranne fonda, en 1886, à l’imitation de ce qui se faisait en Angleterre, une bibliothèque circulante, composée on grande partie d’ouvrages transcrits par des person nés bénévoles, au premier rang desquelles était la propre soeur du fondateur.Ces diverses fondations, qui forment en quelque sorte l’ossature de l’Association Valentin Haüy, furent rassemblée en un faisceau, et l’Association fut définitivement constituée en 1889.Reconnue d’utilité publique en 1891, elle eut une croissance rapide.Installée d’abord dans l'appartement de son fondateur, elle dut bientôt être transféré au numéro 31 de l a-venue de Breteuil, puis, en 1907, s’agrandir encore et occuper un bâtiment spécialement construit pour ses besoins, sur les indications et d’après les plans de Maurice de la Sizeranne lui-môme.Aux services mentionnés plus haut vinrent s'ajouter, à mesure que les ressources augmentaient et sons la poussée des nécessités, d’autres services dont l'ensemble concourait au inênip but: aider matériellement, intellectuellement et moralement tous les aveugles, enfants, adultes, vieillards.En même temps, rien n’était épargné pour prévenir ia cécité et pour faire connaître les aveugles travailleurs: expositions-ventes, brochures, tracts appelaient l’attention du publie, et Maurice de la Sizeranne consacrait la majeure partie du temps que lui laissait lu direction très absorbante de son oeuvre à écrire une dizaine de livres du plus haut intérêt psychologique et social, tous destinés à faire connaître les aveugles, â indiquer les meilleurs moyens de les aider et les meilleurs procédés de leur enseignement.Ainsi, grâce - Maurice de la Sizeranne, en un laps de temps rela tivement court, In situation des aveugles s’est profondément modifiée.Magasin écoulant le travail des aveugles, patronage réunissant 15,000 dossiers d'aveugles aidés et où s'élabore chaque jour une correspondance intense, musée exposant tous les spécimens des nppa reils imaginés tant a l’étranger qu’en I-’rance, pour les aveugles ou par eux, bibliothèque Braille possédant aujourd’hui 80,000 volumes, et d’où partent des expéditions de plus en plus nombreuses, publications diverses indispensables aux aveugles pour l’exercice de certaines professions, bibliothèque musicale, ateliers de chaiserie, brosserie, vannerie, secs en papier, dépôt de matières premières où les aveugles doivent pouvoir s’approvisionner aux conditions les moins onéreuses, vestiaire et garde-meuble donnant vêtements ou objets mobiliers, écoles de massage et d’ac-cordage de pianos, imprimerie; tel est, dans ses parties essentielles, l’organisme vital que Maurice de la Sizeranne a légué à ses frères en cécité.Certes, quelle que soit la distance parcourue, le point d’arrivée ne marque pas'et ne marquera jamais le point d’arrêt: “Ce qui est fait n’est rien, répétait souvent Maurice de la Sizeranne; ce qui reste à faire est immense!” Comment ce pendant ne pas être saisis d’admi ration pour l’homme dont Tactiv: té sut être si féconde! Quels étaient donc les secrets de cette fécondité?Travailleur infatigable, Maurice de ia Sizeranne ne perdait jamais un instant; il n’en treprend rien à la légère et ne sc décidait qu’après nuire réflexion; mais, sa décision prise et son plat bien arrêté, il en poursuivait nié thodiquement l’exécution, avec patience et persévérance, sans jamab J Une vérité historique Waldeck-Rousseau et If s Congrégations Le discours prononcé par M.Raymond Poincaré, le 7 mars dernier, au Palais-Bourbon, sur la politique intérieure, a causé partout une impression mêlée, indécise.11 ne demeurera certainement pas parmi les meilleurs et les plus heureux de la carrière politique, et aussi de la carrière oratoire, de notre actuel président du Conseil.Le fragment relatif aux lois laïques et aux affaires religieuses laisse, plus que tout autre, cette impression équivoque, troublante, apte â créer l’inquiétude, le malaise, à la fois chez les croyants, heurtés par les principes du laïcisme, et chez ies anticléricaux, mécontents de l’interprétation bénévole donnée aux intangibles principes.M.Poincaré parla successivement de la question scolaire, de la question des diocésaines et de la question congréganiste.A propos de la question scolaire, il accorda un témoignage d’éloge sans réserve à l'école laïque, telle qu’elle est instituée, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui en notre pays.A propos de ia question des diocésaines, il a donné â entendre que Pie XI aurait fini par agréer la conception même des associations cultuelles, précédemment condamnées et interdites, et il a proclamé que, désormais, les ressources nécessaires étaient assurées â l’entretien du culte: comme si le droit d’acquérir éventuellement un patrimoine était identique à la possession effective de ce patrimoine, mobilier ou immobilier.Enfin, à propos de la question congréganiste, M.Poincaré promet, en termes un peu hésitants, l’autorisation de cinq Congrégations de missionnaires, mais en ajoutant que cette autorisation aurait, pour contre-partie, l’application des rigueurs de.la loi au reste des Instituts congréganistes qui se seraient réorganisés en France.Chaque assertion du premier ministre appellerait plus d’une rectification de fait et surtout de droit.L’ensemble est loin de donner les garanties équitables que réclamerait la concorde française en vue de la paix religieuse et nationale.Mais nous voudrions_ retenir, en particulier, une appréciation rétrospective de la politique de Wal-dcck-Rousseau à l’égard des Congrégations, qui tend à défigurer la vérité et à perpétuer une légende fallacieuse.M.Poincaré rejette sur le combisme tout l’odieux de la persécution dont ies Congrégations et se laisser rebuter par les obstacles., , .tout en apportant, au besoin, à c«> ^congréganistes furent victimes plan primitif, les modifications tres’se df’s couronnes a Waldeck- exigées par les circonstances.La gratitude des aveugles et l’admiration de leurs amis avaient fait décerner à Maurice de la S' zeranne la croix de la Légion d'honneur, ainsi que plusieurs récompenses de l’Académie; mai.'-nul ne fut moins accessible à la vanité; il dédaignait le bruit et n’avait d’autre ambition que de servir la cause des aveugles qu’il aimait passionnément, â iaquclle il se donna tout entier, invitant discrètement les autres à le suivre dans la voie qu’il avait choisie, les aidant à être utiles à leur tour.Cette absence de toute ambition per sonnelle, jointe à un tact d’une extrême délicatesse, a grandement contribué au succès de son entreprise; il savait s’effacer pour mettre en valeur ses collaborateurs, de sorte qu’à 25 ans, il put prendre un rôle de premier plan au milieu de scs collaborateurs plus âgés, dont quelques-uns avaient été ses maîtres, sans susciter ni opposition ni jalousie.Il savait également, avec une habileté consommée, faire appel à toutes les compétences et utiliser toutes les bonnes volontés en donnant à chacun l’emploi qui lui convenait le mieux.Enfin, nous l’avons dit, la ferme volonté de Maurice de la Sizeranne était animée et soutenue par une foi aussi profonde qu’éclairée, par une inépuisable charité.Tout en consacrant régulièrement à • son oeuvre une part importante de ses ressources, compatissant à toutes les souffrances, il trouvait encore le moyen d’aider personnellement de sa bourse, souvent à l’insu des Rousseau, qui avait conçu la loi de 1901 comme une “loi de contrôle”, niais non pas comme une “loi d’exclusion".L’orateur rappelle cette séance du 27 juin 1903 et relie du 20 novembre de la même année, où Waldeck-Rousseau, cruellement atteint par ia maladie, dont il allait mourir, vint protester, devant le Sénat, contre l’abus énorme que faisait le ministère Combes de la législation dont lui-même était l’auteur.Le souvenir est opportun.Il est bon de commémorer exactement ce que déclara Waldeck-Rousseau, le 20 novembre 1903, et ce qui fut, le même jour, répondu à Weideck-Rousseau par un terrible, interlocuteur.L’impression qui s’en dégage n’est pas précisément celle que voudrait nous suggérer le discours prononcé le 7 mars par M.Poincaré.Waldeck-Rousseau regrette les exécutions en masse accomplies par le combisme, mais il revendique la responsabilité des proscriptions opérées sous son propre ministère et frappant, avec ies Assomptionis-tes et les Jésuites, avec ies Bénédictins et les Carmes, toutes les Congrégations qui n’avaient pas cru devoir solliciter l’autorisation législative.C’est en termes féroces que Waldeck-Rousseau exprime la conviction que ia loi de 1901 brisera irrémédiablement les Congrégations dissoutes.D’après lui, elles ne pourront survivre longtemps à la dispersion de leurs membres, et le voeu même de chasteté deviendra impraticable.Plan machiavélique, programme habilement calculé d’une destruction lente, d’une extinction progressive de la vie religieuse dans chacune des milices sous la conduite de subalternes brutaux, de continuateurs impatients et maladroits?Le 20 novembre 1903, Waldeck-Rousseau, nous l’avons dit, subit une réplique foudroyante et, à notre sens, irréfutable.Elle lui vint de Georges Clemenceau, qui déclara que les arguments dont s’était servi l’auteur de la loi de 1901 pour faire voter son texte avaient pour conclusion logique la proscription universelle des Congrégations et non pas la distinction opportuniste entre un plus grand nombre de Congrégations â autoriser, au moins provisoirement, et un plus petit nombre à proscrire sans délai, Clemenceau rabroua donc Waldeck-Rousseau sans aucun ménagement, au nom de la logique et de ia franchise : * “Messieurs, on est vraiment bien mal fondé à s’étonner de l’instabilité des solutions quand on l’a soi-même préparée, quand on a posé le problème sans prévoir les moyens de le résoudre, sans préparer aucune solution d’avenir, sans s’attarder à un autre problème qu’à celui d’un nombre insignifiant de Congrégations après avoir fait le procès de l'ensemble.“.Nous en sommes là, nous qui avons applaudi M.Waldeck-Rousseau quand il est entré dans cette voie.Et nous applaudissons M.Combes lorsqu’il y persévère.” Qu’avait donc dit Waldeck-Rousseau en 1901?Que les voeux de religion sont chose immorale et antisociale, puisque, par eux.le congréganiste aliène des droits qui ne sont pas dans le commerce; Que l’enseignement congréganiste est intolérable, comme créant, dans notre pays, l’antagonisme des deux jeunesses; Que le clergé “régulier'’ est une menace pour le clergé “séculier”, à cause de la lutte de la chapelle contre la paroisse; Que les Congrégations mettent en péril la paix publique par l’agitation des moines ligueurs et des moines d'affaires; Que la mainmorte congréganiste est incompatible avec le développement de la richesse nationale, et qu’il faut doter la Caisse des retraites ouvrières au moyen du milliard des Congrégations.Voilà les arguments fameux, voilà les formules meurtrières dont fit usage le grand modéré Waldeck-Rousseau pour assurer le succès de la loi jacobine qui porte son nom.De bonne foi, si pareils nrgu-memts ont de la valeur, ne doivent-ils pas aboutir ù l’universel ostracisme des Congrégations religieuses, au lieu d’avoir pour conclusion l’autorisation légale du plus grand nombre?La vérité est que Waldeck-Rousseau fut un sophiste détestable et que, pour assurer la paix religieuse et la concorde française, il faut revenir loyalement aux principes de droit, de justice, de bon sens et de liberté dont Waldeck-Rousseau demeura le perfide adversaire, ! Yves de la BRIERF., SJ.[La Croix) D’un article de Franc, dans la Croix, sur le chanoine Poulin, qui vient de mourir à Paris : En chaire, qu’il était beau! Avec M.de Mun, c’est certainement l’ora leur qui m’a le plus profondément impressionné au cours de mon existence.Son ami Pierre l’Ermite a , superbement décrit son genre : “H j parlait vite, très vite., les images [ succédant aux images, les éclairs | aux éclairs, et, tout d’un coup, il ! planait., tenant son auditoire) vaincu comme un grand aigle sa proie dans ses serres.” J’ai eu bien souvent, certes, le plaisir d’entendre et de goûter l’éloquence de l’abbé Poulin.Un jour en particulier, en une fête de l’Ascension, parlant du haut de la chaire de Saint-Sulpice, il nous fit, il y a longtemps, sur le ciel, un discours qui parut presque surhumain.Semblable à un avion qui décolle du sol, il nous élança avec Jui vers les splendeurs éternelles en des envolées rappelant l’incomparable page où saint Augustin raconte l’entretien d’Ostie avec sa mère.Nous aussi nous crûmes un instant, “d’un coup d’aile de Pâme”, avoir touché Dieu.Ce fut délicieux.L’abbé Poulin a été un des rares hommes capables de produire de tels effets.Etudes H38»f tient uniquement à son mérite.Un essai vous en convaincra.Un historien psychologue intéressés eux-mêmes, ceux que loi qu’on aura jugé opportun de frap malheur mettait dans l’embarras Mais il savait que, trop souvent, hélas! toute intervention humaine devient impuissante à consoler l’homme plongé dans la nuit; intérieurement illuminé d’en haut, il voulait partager avec ceux qu’il ai malt plus que lui-même, les douceurs de la charité céleste et des espérances éternelles: “Ne vous lassez pas de répéter, disait-il, que l’homme ne vit pas seulement de nain.” Avec une délicatesse infinie, et pour leur plus grand bonheur, c’étaient surtout les âmes de ses frères souffrants qu’il voulait atteindre.Le nom de Maurice de la Sizeranne restera gravé dans les annales de la charité française, mais il doit laisser plus et mieux qu’un stérile souvenir, La vie si remplie de cet aveugle n’est-elle pas une grande leçon d’énergie en même temps qu'un bel exemple de dévouement à ceux qui souffrent?En une page émouvante, Maurice de la Sizeranne rappelle que le divin Sauveur s’est parfois servi de l’aveugle pour faire éclater aux yeux des hommes sa toute-puissance et son infinie bonté, et il adjure les disciples du Maître bicn-al me d’avoir pitié de l’aveugle, non par de vaines paroles ou d’infructueuses aumônes, mais en lui confiant un travail qui lui rendra sa dignité en le replaçant dans la vie sociale.Vous qui lirez ces lignes, lorsqu’une occasion vous sera offerte de répondre à cet appel, nù nom de Maurice de la Sizeranne, je vous le demande, ne n’oubliez pas.J.VIELHOMME.per.Relisons cetto page d’un puissant relief littéraire, toute semt'C d’images cruellement expressives, pleines d’intentions meurtrières: “Non! ia loi de 1901 n’a pas été inefficace.Non! ce n’est pas en vain que certaines Congrégations ont été supprimées.Oh! sans doute, elles pourront tenter par des artifices de se survivre pour un temps.“Lorsqu’une source tarit, ses eaux continuent pendant quelque temps de glisser dans la plaine, mais bientôt leur courant s'affaiblit et le lit se dessèche.“Non! ce n’est pas en vain qu’une Congrégation ne peut plus ni s’affirmer ni se recruter.Pensez-vous que les règles monastiques, si minutieuses, aient été inspirées par le; seul caprice?Sint ut sunt, formule ! qui revient à dire que ie lien mo- j nastique ne s*- relâche pus sans qu’il ! se dénoue.“Ce n’est pas en vain que, si peu que ce soit, on rentre dans le monde, que l’on participe â son mouvement, à son agitation, à ses passions.et l’homme ne se mêle pas longtemps à la vie sociale sans lui demander bientôt toute sa part d’humanité.CS'ir.) “La loi de 1901 n’est donc pas une loi impuissante.Elle l’est si peu qu’elle vous fournit toutes les armes que vous pouvez exiger.” Peut-on prétendre que celui qui parlait ainsi en 1903 n’avait pas eu la volonté d’accomplir contre les institutions congréganistes et religieuses une oeuvre pervers** de démolition sectaire?N”apparait-il pas comme l’initiateur réfléchi de la politique de proscription et de spoliation légale, qui, plus hftMvement j qu’il ne I aurait voulu, se p’écipita M.Georges Goyau vient d’écrire dans la Revue d’Apologétique un article sur M.Pierre de la Gorce où il met en valeur ce que cet éminent écrivain apporte de neuf, dans sa conception do l’histoire: Beaucoup d’historiens, s’attachant surtout, dans le drame révolutionnaire, aux mouvements de masses, au chaos dos violences confuses, racontaient volontiers ce drame, comme s’il avait été je résui-tnt d’un obscur et absolu détermi-msme, et de leurs récits ainsi conduits, l’âme humaine était comme exilée.Or, la pente est rapide: d’un certain déterminisme à un demi-matérialisme, et puis à un matérialisme complet, la distance est brève, et si l’on sc laisse dévaler vers ces abîmes, c’est finalement l’homme lui-même, l’homme intégral et responsable, l’agent humain, on un mot, qui s’efface ci disparaît de l’histoire.La science historique, assurément, fut loin de faire une conquête le jour où, captive et victime d'une philosophie déterministe, elle exagéra la puissance de ce trouble et mystérieux élément qu’elle appelait.en certains mots trop vagues pour être instructifs, la “force des choses”, ou bien la “fatalité”.L’in-térêt de cette science, et sa gloire, c’est au contraire de redire la lutte des hommes contre toutes les forces aveugles nu brutales, force des choses ou violences des autres êtres humains; et les magnifiques nages d’héroïsme qui nous montrent, au temps de la Terreur, la foi religieuse résistant, et luttant, et s’enracinant, se déroulent dans le livre de M.de ia Gorce, comme un hommage à cet artisan par excellence des faits historiques, qui s'appelle l’homme.La psychologie fût-elle bannie de l’histoire — et ce serait là nn grand malheur l’histoire religieuse.tout au moins, devrait continuer do lui faire une place; car, au delà des lois qui règlent le statut civique des diverses ronfessions, nu delà | «les organisations qui s’essaient à traduire le régime social de Dieu, au delà des manifestations extérieu-rea du culte, il y a les mystérieux organes des âmes, où la religion vit.où la religion travaille, où de génération en génération, elle se perpétue.l.’flisloire religieuse de la Révolution française, qui vient de s'achever en un cinquième volume, est, par excellence, une oeuvre de psychologie.M.Pierre de la Gorce va droit aux profondeurs des âmes; il observe leurs duels intimes, il les sent hésiter, souffrir; il les voit cherchant à connaître leur devoir, et tâtonnant, et parfois reculant.C’est le prestige de ce livre, do traverser, si j’ose ainsi dire, les fouillis des événements, pour nous éclairer, au-dessus et au delà, toutes les obscurités des consciences.Il nous fait assister à ccs drames Intérieurs dans lesquels s’élaborent les résolutions humaines; il nous fait pénétrer, si j'ose ainsi parler, dans ces Revue catholique d’intérêt général, paraissant le 5 et le 20 de chaque mois.Abonnement: France, 30 fr.palan, 21 fr.par 6 mois.Union postale: 40 fr.par an, 21 fr.par 6 mois.— Le numéro: 2 fr.Sommaire du 5 mars 1924: Les Juifs et le capitalisme moderne.“Le fait capitaliste” .Henri du Passage.— Notes sur le mouvement littéraire de la Nouvelle Italie .Maurice Vaussard.— Famille et tuberculose.L’oeuvre de préservation .Dr Joseph Génévrier .— Mélanges thomis tes .Adhémar d’Ales.— Le Canada et son clergé aux débuts du régime anglais (1960-1771> Joseph Boubée.— La Société des concerts du Conservatoire .M.-J.Rouet de Journel.— Un navire-école de la marine marchande.Le “Jac-quesUartier”.Joseph Olphe-Galliard.— Chronique du mouvement religieux.La chambre du 16 novembre et la politique religieuse .Yves de la Brière.Revue des livres: Religion et piété: L.-A.Billion; E.Janvier; A.Oldra; Bossuet-Lebarq; Granger; M.Ghéon; A.Bcssières.— Philosophie: M.Delacre; E.Leroux.— Questions politiques et sociales: M.Marion; A.Lorton; H.de Pully; P.Haury.— Histoire: G.Schlum berger; F.de Tessan; A.Filon; V.du Bled; J.Normand; M.de Viller-mont.— Questions actuelles: L.Juge; Lucien-Graux; D.Cochin; E.Renauld; Fonck.— Littérature; A.Brenot: R.Garnier.— Romans et Nouvelles: E.Labelle; Jean de Range; A.Savnete; J.Valdi; V.Fé-li; A.Murat; H.de Saint-Quentin; D.Newton.— Poésie et théâtre: R.Browning: M.Leclerc; L.Clermont.— Sciences: Hamon; Vau-caire; J.Villey; G.Fournier; E.Bord; H.Bouasse et Z.Carrière.Ephêmérides du mois de février 1921.Paris: 5 Place du Président-Mi thouard.Revue dominicaine II pour le Rhume i • o '# s MH Cattvi» sCougu Syrup i i n Mjgk mÊLdfP mÊB*' Vous pouvez facilement préve-** nîr, atténuer, enrayer un rhume en prenant à temps quelques doses de SIROP GAUVIN POUR LE RHUME, àbase de MENTHOL, EUCALYPTOL, GOMME D’EPINETTE et CERISIER SAUVAGE.Voici l’époque où nous «omme* le plus exposés à contracter le rhume et les maladies dangereuses qui s’en suivent.Ceux qui sont prédisposés aux rhumes sont toujours les premières victimes de “LA GRIPPE”.Heureusement qu’avec quelquesdoses de SIROP GAUVIN POUR LE RHUME, un rhume est vite enrayé.Donc c’est une précaution sage de toujours avoir à portée de la main ce sirop bienfaisant - vous en prendrez une dose dès les premiers signes, après un refroidissement, un éternuement et éviterez ainsi toutes les AflFectionsde la GORGE, des BRONCHESet des POUMONS.En vente partout- 25c‘ la bouteille J.A.E.GAUVIN, Pharmacien-Chimiste - Montréal Directeur: R.P.A.Bissonnette, O.P.Sommaire de la livraison d’avril: F'ra Tomaso—La morale et Je temps du carême.R.P.Th.Couët, O.P.— Mère Marie de la Charité.R.P.M.Lamarche, O.P.— La morale Thomiste.M.Joseph Gélinas, ptre — Les traditions du sacrifice.R.P.Ginnes, O.P.—Le sionisme en Palestine.Dans l’Eglise et dans l’Ordre—A l’étranger: (Rome)—Les ambassadeurs au Vatican — La cause de Pie X.(Paris)—La fête des syndicats ouvriers à Montmartre.Belgique—Le Père Rutten et les socialistes—Les conversations de Malines.Au Canada: Dans la province — La fête de saint Thomas d’Aquin.Administration: Le Rosaire, St-Hyacinthe, Canada.Dimanche de la Passion EVANGILE SELON SAINT JEAN CH.VIII, V.16.Le Corset Vraiment Elégant Les meilleures couturières avouent qu elles ne peuvent donner â une robe sa meilleure apparence s'il faut l’ajuster sur un corset mal seyant.Le bon ajustement du corset détermine toujours la plus grande beauté de l’ensemble et, partant, constitue l'élégance vraie.Venez, Madame, essayer votre nouveau corset sous l’oeü exercé de nos corsetières MHnufuctttrier» H ImpnrUteut* it* Cerift» 401-403, rut* Sainte-Catherine Est Maison fondée en 1878 Angle Saint-Uubert En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs: Qui de vous nie convaincra de péché?Si je vous dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas?Celui qui est né de Dieu écoute les paroles de Dieu, et vous ne les écoutez pas, ~>arce que vous n’ètes point nés de Dieu.Les Juifs lui ré pondirent: N'avons-nous pas raison de dire que vous êtes un Sama ritain et un possédé?Jésus reprit: Je ne suis point un possédé, mais j’honore mon Père; et vous, vous me déshonorez.Pour moi, je ne cherche point ma gloire, un autre en prendra soin, et me fera justice.En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne mourra jamais.Les Juifs lui dirent: Nous voyons bien maintenant que vous êtes un possédé.Abraham est mort, et les Prophètes aussi, et vous dites: Celui qui garde ma parole ne mourra jamais.Etes-vous plus grand que notre père Abraham, qui est mort, et que les prophètes, qui sont morts aussi?Qui prétendez-vous être?Jésus leur répondit: Si je me glorifie moi-même, rna gloire n’est rien; celui qui me glorifie, c’est mon Père.Vous dites qu’il est votre Dieu, et néanmoins vous ne le connaissez pas; mais mol, je le connais; et si je disais que je ne le connais pas, je serais un menteur comme vous; mais je le connais, et je garde sa parole.Abraham, votre père, a désiré avec ardeur de voir mon jour; il l’a vu et il en a été comblé de Joie.Les Juifs dirent: Vous n’avez pas encore cinquante ans, et vous avez vu Abraham?Jésus leur répondit: En vérité, en vérité ic vous le dis, î’étals avnnt qu’Abraham fût né.A ces mots, ils prirent des pierres Jamais de vieux JAMBONS CONTANT chez votre fournisseur, il te reçoit frais fumés à rhnqu< matin.DEMANDEZ-LES ! pour les lui jeter; mais Jésus sc retira et sortit du Temple.L’oncle du Canada Dans la salle des spectacles du collège Saint-Henri, jeudi soir, à 8 heures 15 précises, le cercle académique Lafontaine donnera une comédie-vaudeville en trois actes.L’Oncle du Canada.Cette -ni rée est donnée au profit du “Foyer du Sacré-Coeur.31, rue Qucsnel.La fanfare J.-lt.Dupuis, de Verdun, prêtera son concours.Durant les entr’actes on entendra MM.Gaston Saint-Jacques et Chs-Ed.Guilbault dans leur répertoire.Les billets en vente à la porte de la die le soir ou 31, rue Qucsnel.('plowni 8088.(Commtiniqui ?INVENTION Ru tous Demandrz le OUIDG DM | I fwr NTS-un oui mtb envoyé gratli MARION & MAKtON «I.RUK UNIVERSITE i 1EI.*JP *471 :• » ranciscain Sainte-Elisabeth, rue uiest, no 964.Réunion rofesses, dimanche le 6 eril à 2.30 p.m.alcrnité N' ot i e-I) ante s-d es - A i s rue Lugauchetièro ouest, no Réunion des soeurs novices, di-i lie, [e (i avril, à 2 lires p.m.v sK * at er ni te Sucré-Coeur, rue La-hetièiv est.n 777.Réunion des s dimanche, le li avril, à 2 p.m.jfc >’i if uternih* Suint-Krifant-Jesus du Hnd.Réunion des frères, di he, le (i avril, à 4 lires 30 p.tu.membres Mint priés de s'y mire convocation.Le Secrétaire.F raternit i torehester des soeurs et lundi 7 : Fi 130.H ' JJ ÏJ Fr Ça uc frèrt lires Vt\ Mile-in a ne remin Les entants pleurent pour avoir “Castoria” Un succédané inoffennif de l'huile de ricin, du parégorique, des gouttes et sirops pour la dentition — Pas de narcotiques.Mère», on «vnplnic |i> « nstorla ib- Fletcher | , d'pul» plui de 30 ans iiour soulager !( t/éL^s «rf les enfants de lu constipât.on, .h-U flatuosité, des coliques cause s par les vents et de In rtlnrrhi'e; il nltl'nue l'êtat dt fièvre résultant de ers malaises et, en ee i culartsant l’estomac et les Intestins, raelllle ! rasilmllatlou des alimenta.li pnvure un somme!) naturel ann» l'aide d'opiner*.t,e 1 iiitlien rie in signature i 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 5 AVRIL 1924 Volume XV — No 82 EN AFRIQUE-SUD -Au Basutoland Les débuts d’un missionnaire -tjjupcs — Une course à travers le pays noir — Le jourj ii de l’An sous un soleil de juillet — Lettre du P.Gérard Martin à ses confrères de Ville La Salle.modestement vêtues portant sur leur tèt'e un fet,os paquet de linge.Ce paquet est très précieux, il contient les beaux atours.Une lois à la Mission, la femme dépose ce I son colis, le déplie, en sort une ]es 'dizaine (peut-être plus) de jolies}ne de foute couleurs, en train de s’ajuster une par-dessus l’autro.ra l'air d'un irai de Et la voi ses jupes! Elle au-ijallon, peu im- embaume l’atmosphère.Et dites-vous “C’est le matin du jour de l’an.” Vous ne vous croirez pas.Eh! bien, moi non plus, je ne le croyais pas.fut Un beau jour «l’été comme autres.On se souhaita la bon-année, le • matin, et, ce fut tout.Ce jour n’est pas chômé chez les Rasutos.Nous, nous l’avons ! chômé.Ce P.Lebreton, après le i _¦ i.,1., ! travail des jours passés, tient à : porte, la richesse 11 la ucautt d prendre un neu n*nns car au u?usUgrandnno'mbret^deSjupes01C,est l)rochain poste, il lui faudra se une mode conmm une aùtr'e Et mettre a l’oeuvre.Le lendemain ____________ —.— i vous croyiez que les Noirs sont Nous avons signale .le départ | iL ne sont jamais ferrés, et glissent : nus.S; on met tout en caisse à manche ici, mais pas un dimanche , liaPÇHe car personne ne viendra ici ordinaire.Nous faisons ce matin *1' ant einq ou six mois.On dejeu- l'église i’Afrique-sud, voici quelques i très rarement.remettre à l'oeuvre.Le matin, de bonne heure, nous sommes sur pieds.Les messes dites, on met tout en caisse à la L’Eau Purgative RIGA” SOULAGE LA CONSTIPATION Hül Cartes Professionnelles ei tarie ((’Affaires’ Auuutiur ei Administration “V- MOBILE ••T.llyV’ pour Euchre (rati, aur demanda.| LES PRODUITS“RIGA 'Lti.2, Sta-Céclle, Montréal.d’un jeune missionnaire O-!e H.P.Gérard Martin.On liver intérêt la lettre que vient resser à ses confrères du novi-' • Ville La Salle le R.P.Mar Me-, chers Frères, Venez avec moi faire une visite u Père Lebreton dans ses montagnes, mais n’oubliez pas que vous «‘les rendus en Afrique, au Rasuto-l:;nd.C'est chose importante.Roma.le 27 décembre, 1923.l! est quatre heures du niatin.Déjà, je suis en train de déguster mon dejeuner.Le jour commence à peine à luire.Les chevaux sont sellés, le bagage dans les sacs des selles.et vite en route pour le pôle nord.non, non, en route pour les Malutis.En quittant Roma, je n’ai qu'un compagnon, Josefa, l'homme de confiance du Père, à Mantsunyane.C’est un brave Mosotho.A Mapho-tong, (à dix minutes de Roma) je prendrai d'antres compagnons «le roule.A Maphotong donc, me voilà chez Ananias.Son frère Valentinus, qui doit venir avec moi, doit être prêt à sauter à cheval pour que nous puissions filer avant que le soleil soit trop chaud.Mais, mais.avec les Noirs, il y a toujours des "mais".Le cheval de Valentinus a déserté pendant la nuit.Il faut maintenant le ratrap-per.Cela nous retarde d'une bonne demi-heure.Kn attendant, je cause avec la vieille grand'mère, qui me montre sa chapelle, la hutte «le la prière.Ia>s images n’y manquent pas, et la vieille a le soin de bien m'expliquer par «pii chaque image a été donnée: Celle-ci vient de Père Gérard.Oh! «pitd bon Père que le Père Gérard! Celle-là a été apportée par le Père Rjard.par le Père Rolland, par le Père Lebihan, par Mgr Gene/,.etc., etc.Valentinus est prêt, allons-y.Un se passe le lething (bière des Caffres) puis, en avant.On ne va pas loin.,.Valentinus doit prendre un autre cheval en passant au premier village voisin.Encore un quart d'heure de perdu.Allons-nous enfin avancer?Patience.Au village suivant, Valentinus arrête chez son frère pour compléter ses approvisionnements.l'ne autre demi-heure écoulée sans avancer sur la route.Mais le soleil, lui, n’a pas attendu Valentinus pour sc lever et monter « l'horizon, (l’est le métier qui rentre; avec les Rasutos, il faut de la patience, il ne faut jamais ieur dire; “Hâtez-vous lentement.' Ne craignez jamais ) la mite jou les CORS s’enlèvent sans douleur ^HIezone moindre dou-j de “Kreozonc” douloureux, il cesse àj faire mal puis, peu pas la u peu Mardi, le 1er janvier 1924.Imaginez un beau soleil de juillet.Les oiseaux sonnent votre réveil.Le parfum de la fruichc prairie.Ne eau se leur! Versez sur un cor l'instant demHPVMPHHHIRI après vous l’enlcv-cz avec les doigts Votre pharmacien vend une petite bouteille de “Freezone” ques cents; c’est assez pour ré • maxima des bénéfices; 6) le délai en deçà duquel la mort doit survenir pour avoir droit à l’indemnité convenue; 7) le droit d’annulation de l’assureur; 8) incapacité de renouvellement pour l’assuré.(Cf.Riegcl et I.oman: Insurance Principles and Practices).Les tarifs ont été établis d’après une classification des risques.I.e taux s’élève suivant le caractère plus ou moins dangereux de l'occupation de l’assuré et en même temps que la protection diminue.L’écart entre les meilleurs risques et les moins bons s’éleva jusqu'à 1900 pour cent.11 faut constituer «les réserves.Assurance obligatoire E n q u ùt e am é r i ca i n e.LES ASSURANCES SOCIALES CONTRE LES ACCIDENTS ET LA MALADIE j On peut en distinguer deux sortes: les assurances de responsabilité, et ; le a assurances collcctives-loi.Ce sont des contrats qui ga j tissent le patron contre le paiement j de toutes les indemnités en cas de j mort, d’incapacité permanente ab-soluo ou partielle de travail, d'in-(capacité temporaire que les cliver* | (scs législations sur les Accidents dei I travail mettent à la charge du pa* | | Iron au profit de l’ouvrier victime; | d'un accident de travail ou de ses! ayants-droits.Ce sont les rentes aux Veuves et aux orphelins, les rentes en ras d’incapacité permanente, absolu.- ou partielle, les demi-salaires en cas d’incapacité temporaire; les frais funéraires, les frais médicaux, pharmaceutiques et d’hospitalisation.Les accidents industriels.Le principe tie la faute du patron et rie l’employé et l’assurance de rcs-I ponsubilite.(Inability insurance).! Le risque professionnel et l’assuran-I ce de compensation, ou assurance i < ollcctivc-loi.(Compensation insurance).Description «le ces polices et des principes qui les régissent.Les .réserves à constituer.__ M.Peter Smith serait poursuivi J-PAUL vermette AUDITEUR et ADMINISTRATION GENERATE Chambre .07, IinmcuM» —Power" Rés.Tel.E.5153 Tél.Main 238:.AVOCATS ARCHAMBAjLT & MARCOTTE AVOCATS 30, rue S.int-Jacque» Tél.Main 2761 Joseph Archambault.C.R.M.P.Emile.Marcitte.LL.B , J.-Edm.Gaünon, LI.B.ALDEROLAL\,B.A.,LLL fivorAv Bureau du Jour: 50, rue Notre-Dame ouest Immeuble Duluth, chambre 21 Tél.Mfcin 522S Avîseur légal de l'Association des Hommes u affaires de Montréal-Nord.Jac«iPM Cartier, LL.I- Tél.Main 5328 Jean-Victor Cartier.LL.f* L -.L Un redo.LL.B.CARTIER ET BARCEL0 AVOCATS Chambre 708a, limnev>i)le “Power” 83 ouest, rue Craig Montréal ARTHURLAL0NDE AVOCAT rROCTTTf'PTrp t-tc Fo.est.Lalondc et Coffin Kdotce du Crédit Foncier — Montréal Résidence, téléphone: Est 2281 ST-GEim.Cm UAYMOND AVOCATS Tel.Main 5154 S0.rue St-Iacqucs P.St-Gertnain I.L.L.L.Guérin, LL.L.P.Panet-Raymond, LL.Anatole Vanier Guv Vanler VAN1ER & VANIER AVOCATS Tél.Main 2622 07.rue Rt-Tacques JEAN-C.MARTINEAU ” B.A.L.L.L.AVOCAT ET PROCUREUR Imm.Versailles, 90, ru» Saint-laeque» Tél.Main 140.MONTREAL A.S.ARCHAMBAULT,CR.AVOCAT maladies intimes de F homme et de la femme; voies urinaires, reins, vessie et maladies vénériennes.460, rue Saint-Denis, Montréal TEL.EST 7580 Consultations dn 2 6 3 p.m.Est 6734 DR A.DESJARDINS Médecin de l'Institut Ophtalmique Maladies de» yeux, des oreille", du neA et de la gorge en face du 523, RUE ST-DEXIS carré St-Louis DR ALBER1C MARIN 295, RUE SAINT-DENIS Tél.Est 6958 Montréal DR GABRIEL LAMBERT Tel.Spéclaliat, pour le Diahèt, Traitements scientifique* “ INSULINE ” Est 1854 —- 560.Saint-Denis C \DRES! 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M.Booth a 97 ans Ottawa, 5, (S.P.C.) — John Ru-dolphus Booth, le roi du bois du Canada, célèbre aujourd'hui son 97 ième anniversaire.M.Booth est encore plein de verdeur et chaque jour on le voit parcourir de longues distances pour surveiller ses ehan tiers._ Le mouvement national en Allemagne repre- belges Paris, 5, (S.P.A.) — Les semants anglais, français et mandent à leurs gouvernements, «le Coblentz, que les organisations nationalistes secrètes redoublent d'agitation.Elles ont imaginé d’enrôler dans la Reichwehn un grand nombre de jeunes gens afin de leur donner l’entrainement militaire, Des mesures re répression onl été prises afin d’enrayer le mouvement. Volume XV — No 82 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 5 AVRIL 1921 0 igîliiiiiiiiiuiiiiH>iiiiHinntiiHiiiiiiiiti»iii»iiiniHmnnimmiinmmmiiiiinmi>uiii»uniinnmii»mmn»im>iim>i>u>i)ii= -APREbbEb DEVOIR •iinmniiHiiHinmiu iiniiiiiiiihiiiiiiiiiniiniiiiinininiiiiimiummiinmimniiiiiuinuuiniinmiimmiiniiinimnuiimimiuiuiHiiEfS—il RETE NIR.kiHitHitiiiiiiiiniiiiiiiimiiiimiimmimimiiiiiiiimiiimiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiinmitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiKf: Accessoires d’auto.Anneaux de Piston “i.'*ceUenc'«'’ Page de renseignements divers —i——-:-r——“ Annonces par ordre alphabétique L’île aux perles S3B, MAOf.IN CANADA Lamontagne limitée, tue Notre-Dame O.C’est de l’Orient que nous viennent les plus belles perles, l.’lle de Bahrein, dans le golfe ^ersique, est célèbre dans le monde entier, car Téi.Main 835* | c’est là que viennent les perles fines débitées à Bombay, à Paris, à ACTIONS PRIVILEGIEES 8% I .ondres, à New-York.Souvent des a»*e en pin», participation» Français sont allés acheter des perles à Bahrein »u* benefice*.Kembour*enient 9 an» ou — Agent» demandés.£.GODET, LIMITEE la, rue St-Laurent, Tel.Main 6855 Administration Generale La Société Xat.de Fiducie Exécutrice et Fiduciaire 286, rue St-Laurent, Tel.Plat.3680 ARGENT A PRETER CahiTateurs I Pour emprunter ou vendre votre terre, adre8»ez>vous su Crédit Immobilier Franca-Canadien 7, rue Notre-Dame Ouest, Montréal Articles de classe et bureau ^i»r*s de comptabilité à feuillets mobiles.Articlea religieux et de fentaiaie, fgros et détail) LIBRAIRIE REPIX, LTEE »60, Ste-Catherine Est.Tél.Est 920 ARTICLES DE SPORT Bicycles et motocyclette» — rendus à termea.McBRIDE JOB- (MMntKHE' 437, rue Bleury, ASSURANCE — INCENDIE Système mutuel Cie d’Assurance Mutuelle de Montréal contre le feu, (J.-N.Cabana, gérant) 2, rue Notre Dame Fvt.Chambre 35, Téléphone : Main 8524-3955 ASSURANCE — IMMEUBLE Administration générale i'OMPTOIR VILLE-MARIE Pureau de confiance AIMF TOUGÀS, Gérant 02.Ste-Catherine E., Tél.Est 3409 ASSURANCE — VIE Es Sttuurnarîip Tompagnie de langue française faisant toutes «es affaires en français.Bureau principal, Montréal.BANQUE D’EPARGNE Lu Banane d’Eparqne de la Cité et du District de Montréal Ta grande 'manque des travailleurs Hureau nrinc pal et seize succursales 176.rue St Jacques, Tél.Main 5734 BISCUITERIE * bi.cuit* “Vi!l*gc" “vin” et “Madslon”.trèa délicieux.En renie chez voire érieîer.DAVID A- FRERE.FABRICANTS 530, rue Champlain, Tél.Est 601 P dont certains commerçants commencent à venir vendre eux-mêmes leurs belles marchandises à Paris, car ils ne trouvent plus leur compte à Bombay.Pratiquement, le groupe insulaire de Bahrein se compose de deux lies: Awal et MoharrOg.Awal est de beaucoup la plus grande et s’étend sur 208 milles carrés, ayant pour capitale Menama.Moharrag n’a que 5 1-4 milles carrés.La plus grande partie de ces îles est inculte, les habitants arabes manquent d’eau et préfèrent s’occuper de la pêche et du commerce des perles qui sont extrêmement importants: certaines années, la pêche vaut un demi-million de livres sterling.On y cultive des dattiers, la luzerne et quelques mauvais fruits et légumes.La population arabe totale atteint environ 100,000 âmes réparties dans les deux capitales, à Budaiya, à Hadd et dans de nombreux petits villages, mais i! y a une forte population flottante venue des pays voisins.Arabes et Persans, dans un but surtout commercial.11 y a aussi quelques Hindous, Juifs, Mésopota-miens, trois ou quatre Européens et Tél.Plat.3458 quelques missionnaires américains.____ — An Bahrein se trouvent des ruines et des tombeaux qui paraissent remonter aux Chaldéens et aux t’hém'eiens.Les navires se tiennent j , 'rès loin de la côte et même des j ! barques ne peuvent y accoster.Passagers et marchandises débarquent souvent à dos d’âne.Les ânes titanes de Bahrein sont renommes i dans tout le golfe Persique.i Quand les Turcs dominaient en \rabie et en Mésopotamie, ils ont i essayé plus d’une fois de mettre la | main sur les Bahrein dont le com-j meree dépasse un mittion et quart de livres sterling chaque année par ! suite des pêcheries de perles.La famille arabe régnante a été placée sur le trône par les Anglais, en Comptables — Vérificateurs Hurtubist, Pelletier fe pour chaque goût, un prix poor rnaque bourse.C.-J.GREXIF.R & CIE 401-403, rue Sainte-Catherine Est.DECORATION D’INTERIEUR Draperie», meuble» fa'ta aur commandea.Travail garanti.G.BRENT A 305, rue' Saint-Denis, Tél.Est 1866 Nos dents sont très belles, blanches, naturelles et incassables.Nos prix sont 50% plus bas que Partout ailleurs, sans exception.Tou* nos travaux «ont garanti» par écrit PLUS DE 25 ANNEES TVEXPEItlENCE.instil»» remalre Francc-Americaln Ino., 162.rue Saint-Denis, Montréal COURTIER EN DOUANE EDMOND LALONDE Importation & Exportation 180.St-Jacques, Ch.215, Tél.M.5186 VOTRE TESTAMENT Choisissez votre notaire entre cent votre EXECUTEUR TESTAMENTAIRE entre mille Ne remettes pas à demain ce que la vie vous permet de faire aujourd’hui Nommez dès maintenant à cette charge La compagnie SUN TRUST (limitée) Capital autorisé________$500,090.Capital souscrit_________$250,000.MONTRÉAL: 26, rue St-Jacques Tél.: Main 2371 C.Postale: 2010 Succursale 0 QUÉBEC: 253, rue Saint-Jean EN LIBRAIRIE.Livre» ancien» eotnm» le» plua résent» i non.le» avons.Livras d'occasion : una spécialité.LIBRAIRIE NOTRE-DAME MttdtmoUelle» Mlgngult 28, Notre-Dame O.Tel.Main 7767 LIVRES CANADIENS L’ACTION FRANÇAISE 369, rue Saint-Denis Tél, Est 1369 Demandes no» cataloouoa t de livre» d'étronne», (en déc.), de livrée prix, (on avril), da livre» Canadian», (ea actobre).Nouveautés Littéraires Ouartier» généraux du livra francala.LIBRAIRIE DCOM 251, rue Sainte-Catherine Est, Tél.Est 2551 OUVRAGES CANADIENS 133, Anciena et nouveaux Catalogue aur demande LIBRAIRIE DVCHARME rue St-Lanrent.Tél.Est 1065 Un monument aux officiers généraux morts à l’ennemi ________***'»TM*0 Malle», fsrde.robe pignon MAM im caM»0* LAMONTAGNE LIMITEE, JJ8.rue Notre-Dame O., Le Musée français de l’armée a tenu à conserver plcuse-ment la mémoire des généraux et amiraux morts & l’ennemi pendant la grande guerre de 1914-1918.Leurs noms ont été inscrits sur un bas-relief provisoire, en plâtre, maquette du sculpteur Pierre Fcitu.On va remplacer ce has-relief en plâtre par un haut-relief en marbre, oeuvre définitive du même sculpteur.Voici les noms des officiers géné-! raux morts à l'ennemi: Aimé, An-j sclin, Arrivct, Barbade, Barbot, i Bataille, Battesti, Bridoux, Cau-drelier, Challe, Colin, Deffontaines, Delarue, Diou, Dupuis, Durand, Gn-j neval, Girodon, Grand d’Esnon, de Grandmaison, Guignabaudet, Kricn.Largeau, Lize, Marcot, Marque!, Masnou, Moussy, Plessier, Raffcnel.LA PATISSERIE FRANÇAISE.Pâtisseries, confiseries, charcuteries, épiceries, glaces, etc.KERHULU & ODIAU.^Vn'-Dan"' aon< réputée» le» meilleure» La Pâtisserie Parisienne — TEA ROOM — f»l>Ac!a!tt.,*r» qui connaît I* SA - v VON et U POUDRE "Impérial" d» ~ H»r»*l»u.ne prend pa» d» »ub •TltwtA.— Chra votre fonrmMtar.NOTRE PAIN QUOTIDIEN Diane d* »otr# p*trona«# t la Bal» “VleturU" ou "PurUlen** d* Broitrau — eult •«** !• éptriar, ap»oï#* Saint-Louis 678 fher entre Téléphone Pour les, ^’uiuxsurcs r> haut ton 281, rue Sainte-Catherine Eat, CIGARES Exigez de votre fournisseur le cigare •LA CHAMPAGNE” lOt* trois pour 25^ trouble Mais rlenqis deux o"t pfr-iiro â im nouveau br'leriniqpe.A ta suî’e lie rt.',»-».Aî,».' sérieux le eheik a été r1é-T,n nori,dation nrotest».Un •.rvtopfi an-lnis.eonsnl p-néral à Roiiebi- not*- tou* le trotfe Persimie eP rond!t à Vile Bahrein e» informa les habitants des volontés du gouvernement nnfflnis.' Ouclques sanctions furent nrises.et les nmtestataires s'inclinèrent devant la force.C’est assez «lire que le nmtecto-rnt nnalais s’exere" de rompiéte façon sur tout le golfe Persimie.L'ile an» nerles reste un fief britannique.(la Croix).LAVAGE DE FENETRES New York Window Cleaning Co., Ltd., 214, rue St-Jacques, Tél.Main 1203 La aoir : Salnt-l^ui* 7617 | La Vie technique et industrielle | Paniers de toutes sortes (février) annonce, d’après le Sc/en- Balai».**at«l»a.v»«iro«iii»» Sp*ci»ut*a » tific American, qu’on vient d’es i ^ t » j sayer aux Etats-Unis un nouvel en- Atelier de l Aide aux Aveugles gin qui tient du canon et du lance- ! 157, Ste-Catherine O., Tél.I lat.4297 bombes.C/est une arme du calibre | de 75 millimètres, très longue (50 ! calibres, dont la portée verticale serait de 9 kilomètres, et qui pour- j Le» parfum» ”P«it*«-MoL*z»t "Boat*- rail tirer 500 coups par minute.Ce DAntruFRil' J^JIJTRAS serait la terreur des avions de l’a- LA PARU MERLE J.JL J BAS 'en,r'" l " - pour revuette ‘‘Toil’etU” PARFUMERIE Ecrivez ÿii-r — -m-T—r-Tn—nrrnrii «irm'" 'iimniniin'i1 i n "i-rniuffinininirimi i mrr Le uDevoir compte sur CLOCHES D’EGLISE Z.-O.TOURANGEAU repriaenlanl d* fondarloa française, antlaiee ot 8 j8, TiU américaine rue Rachel aiet Le théâtre de Monique Deux pieces er, un volume: en vente dans les diverse» librairies et VOUS.• • VOUS avez certainement besoin d’impressions Hoignées : cartes d’affaires, cartes de visite, cartes de faire-part, carte.» et tribut» mortuaires, remerciements, convocations, programmes, menus, adresses, en-têtes de lettres et d’enveloppes, circulaires, etc.NOUS sommes en mesure de vous faire ces travaux d’une façon artistique, rapide et à bon compte.NOUS mettons à votre service une équipe de maîtres-ouvriers en art typographique.Voyez-nous ou téléphonez: notre représentant passera chez vous.iJb i ; bouillfe bordelaise de la composi-I tlon suivante; couperose bleue, 4 ^ livres, chaux, 8 livres, enu, 40 gai* j ions, (2) une bouillie de chaux sut 1 furée faite à raison de un gallon de la solution concentrée pour 39 gallons d’eau, et environ 10 livres de chaux hydratée par 160 gallons du mélange.Il y avait également deux mélanges nour le saupoudrage.L’un d’eux se composait de 90 livres de soufre et de 10 livres d'urténiatc do plomb et l'outre de 12 livres de sulfate de cuivre désydraté, 8 livres d’arséniente de chaux et 80 li vres de chaux hydratée.On u commencé l’arrosage et le saupoudrage dès que les boutons sc sont ouverts et que quelques-unes des feuilles étaient aussi grosses qu’une pièce de dix cents.Les traitements ont été appliqués â environ une semaine crintervnlle.A ln fin de la saison, 12.22 pour cent des fruits des arbres saupoudrés étalent tavelés, tandis qu’il n’y avait que 3.57 pour cent de fruits tavelés sur les arbres arrosés.Le saupoudrage avec le mélange d’arséniate de cuivre a coûté $13.55 l'acre; il a coûté $17.-82 l'acre nvec la poussière de soufre arsénialée tandis que les applications de bouillie ont coûté $16.-48 pour la bouillie arséniatée el $12.29 pour la chaux sulfurée arséniatée.Ces prix couvrent trois applications dans chaque cas.(Communiqué.) SERRURIER r-t* REPARATIONS «^GENERALES IE.TELLIER ?268 Dorchester Est st-pcnis SYNDIC AUTORISE ALEX.DESMARTEAU, Ri/lr mente effector» mtr» créancier» *1 débiteur» rue Notre-Dame Est, Tel.M.8770 92 MARCHAND-TAILLEUR La aaccè* en affaire* dépend d* eetre 534.en affaire* dépend ml»* soignée.ERNEST MEUNIER Rachel Esf.Tél.St'Louia 40S LETTRES DE FADETTE 3eme et 4ême oê.les, 55c, franco 5ème série.80c franco Remise spéciale pour les commandes à la douzaine.En vente I Is librairie do *T>evolr".AU ROYAUME DES TAPIS La malien gui occupe dan» la cent meree de* TAPIS, l’rélart».Rideau» l'un de» premier» ran*.— Spécialité* Tapla «or commanda pour é(lt»es, mal •on» d'*ns»l*netnent, édifie*» publie», etc., etc.Vloitoar* et acheteur», tou» bieneoage MAISON F1UATRAULT CI an* d’offalrea.429, Blvd St-Laurent, Montréal “Triomphe" est le nom d’un jambon “CONTANT” Y, DEMANDEZ-Ll B58D 951642^830965158 \ 10 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI.5 AVRIL 1924 Volume XV — No 82 COMMERCE ET FINANCE (GEOFFRION & CIE NOS ENQUETES ECONOMIQUES LA MARAICHERIE LÉGARÉ Virgile, le doux poète latin, aides légumes et des fruits frais en bien écrit quelques milliers d’hexa- toutes saison®.Il est également mètres pour chanter la gloire des vrai que depuis, les distances se jardins.Il a des mots touchants I sont raccourcies : la Monde nesl pour parler du vert concombre qui s’incurve et qui rampe, de scs !ai-tUL's humides de rosée, de scs échalotes, des primeurs, qu’il veut manger avec du pain frais et du lait chaud.De la façon dont Virgile voulait manger ses échalotes nous ne sommes cependant pas tout a fait sûr car c’est loin le temps ou nous traduisions les Bucoliques et les Géorgiques en jetant parfois, très souvent, un coup d’oeil de con-vodise — horresco referens — vers les espaliers sulpicicns_ qui atteignaient presque aux fenêtres de la classe.Bien des poètes, bien des artistes se sont laissés prendre au charnu des jardins, non pas seulement des jardins de fleurs mais des jardins potagers.La comtesse de Nouilles a écrit plus d’un vers sur la rose tomate et même sur la citrouille pansue.En peinture les le-nnnes et les fruits servent plus sou-eut qu’à leur tour de modèles pour les natures mortes.N’est-ce pas vrai-: eut une chose réjouissante pour foeil qu'un étalage de beaux légumes i avec leur variété de couleurs îi h* vie pétille encore?V a-t-u ectaele plus pittoresque qu une n-.dinéc au marché Bonsecours üurnd les maraîchers viennent mbreux des campagnes cnviron-uiites avec des charrettes pleines tous les produits de ta terre, que l’aube a baignés de sa fraîcheur/ :>:U.]L.S matins clairs d'automne ois les ravons d’un soleil oblique, ’est la fête île la couleur vivante ! ; vibrante.V travers l’encombrc-¦ nt des étalages sommaires, les -clients vont par groupes, se mou- nt à petits pas, s’arrêtant de ci, i,-.' là pour tâter un fruit ou unie, pour marchander •onvjcnt.quoi que les prix soient imodiques, à cause de la surabondance des produits.La nature mul-i’ilie ses dons en achevant de se Unouiller.T,es derniers grands marches an-oortent les tomates vertes dont ta ’lu’pe servira à des sauces piquantes.les barils de pommes, et les gousses d’ail tressées.La saison des or; ni eues commence ensuite et le maraîcher tout simple fait place a re spécialiste, le primeunste.U octobre à mai.celui-ci vient offrir ses nroduits qui reposent en des eot-fres bien clos et non plus simple ment sous ta bâche tremblotante «l'une charrette.Quand un clien.qu; a l’air sérieux s’approche, les coffres, tels des écrins.g’entrebai! lent et laissent voir des laitues vertes et croquantes, des radis roses attachés par six, des bouquets de persil frisé.C’est cher habituellement mais pas trop pour du prin-ttnuis hors de saison.Bès que les légunns s anoblissent et deviennent des jirimeurs, les marchands des quartiers chics en font des étalages somptueux.Les montres ont des Jets d'eau qui pieu-,t en des vasques non sans arro-¦ k* potager qui les entoure.On >06 dans la culture exclusive des fleurs dé serres.Son établissement est voisin de celui de son père et de ses frères, ü y a sept serres pour les légumes et trois serres pour les fleurs.Elles sont en bordure de la grande route Saint-Laurent.qui va a LES LEGUMES se dissimule, sous ce s memes coffres.Actuellement il n’y a pas de tomates; les dernières ont été récoltées vers le dernier janvier.La production des tomates de serres à cette époque de l’année est peu rémunératrice à cause des arrivages considérables qui commencent à venir des Etats-Unis.ACTIONS & OBLIGATIONS MEMBRES de !» BOURSE de MONTREAL 101 RUE NOTRE-DAME, 0.MONTREAL LES PROCEDES CULTURE un lé-comme il re rachcteur.* * * La saison des primeurs est »ar-tu-u.ereinent longue à Montréal, de septembre à mai et même a juin ;«:*ur les laitues.Une bonne partie des primeurs que l’on voit cher les merchant!s de victuailles viennent des Etats-Unis, tiu sud des Etats-Uni» ou même du nays lointain de C.dïfornie.Cependant ü est tout nrès des primeuristes qui alimentent abondamment îe marché local d'une bonne variété de produits.Les vieux Romains avant de per-dre la foi en leurs dieux, croyaient que l’un d’eux.Hole, aide de ses i douïe enfants, gardait les vents en! des outres pour les déchaîner à son 1 son bon plaisir.Où l’on voit que ledit Foie était presqu'un metteur en conserves avant la lettre.L’idée des vieux Romains d’ima-j giner une divinité de cette sorte, encore qu’elle fut simpliste, ne manquait jins fie pittoresque.Il n’y avait rien de vrai en tout cela cependant et les Romains eux-mêmes finirent par s'en apercevoir.Comme l’a flit beaucoup plus tard Lincoln : You run fool some people all the time; you can fool all the people sometimes but yon cant fool all the people all the time.Aujourd’hui des gens qui n’ont pour cela plus de prétention pai _ réalisent des choses autrement merveilleuses que la fable d’Eole ou les autres inventions mythologiques.Ils ne gardent pas les vents en des outres, mais ils s’ingénient à conserver l’été, au beau milieu de Montréal.toute l'année durant.A la Cô-te-des-Nciges, ils sont comme cela un bon nombre, les Cardinal, les Deguire, les Légaré.LES PRIMEURISTES Dès qu’en automobile on a contourné les hauteurs d’OutremonÇ la plaine s’étend en pente douce jusqu’à la rivière des Prairies que l’on découvre à peine dans le brouillard d’une journée de mars.Presque au pied du Mont-Royal s’élèvent les serres des primeuristes, toutes pareilles avec leurs toits pointus dont les carreaux de verre miroitent au soleil.Nous avons visité oes jours derniers deux de ces établissements, celui de M.Camille Légaré, qui produit les primeurs maraîchères, et celui de 1 un de scs fil*.qui cultive les fleurs.Nous sommes allés là de préférence parce que M.Camille Légaré est incontestablement le pionnier de la culture sous verre à Montréal.11 a élevé ses premières serres a la Càte-rfcs-Neiges il y a trente ans, en Î894; déjà auparavant son père avait eu une serre de dimensions plus modestes mais qui produisait suffisamment pour offrir des légumes sur le marché de Montreal, il va sans dire qu’à cette époque, 1rs primeurs n’apparaissaient que sur les tables des gens très fortunés.Aujourd'hui, c'est un ramment en demande; •'est habitué peu à peu Nous visitons d’abord les serres de M.Légaré père.Dès l’entrée, une chaleur estivale nous accueille et la première pensée qui vient c’est d’enlever son paletot, l’as le moindre vent naturellement; c'est comme une de ces journées chaudes de juillet et d'août mijotant dans une atmosphère torpide et faisant soupirer après une brise ou de la pluie.Les grandes cloisons obliques abritent d’immenses tapis verts qui ,e déroulent de toute la longueur des 500 pieds de chacune des serres: ce sont des pieds de laitue, des touffes de cresson, des bouquets de persil Comme nous restons un peu donné devant tant de verdure inopinément apparue, M.Légaré explique jihîiosophiqueineiit ’‘C’est un gros mangeur, Montréal.” L’aspect intérieur d'une serre a quelque chose de religieusement troublant.Un jour laiteux et pourtant très lumineux tombe de la voûte sur le vert du plateau.C est un peu la même impression, en petit, que l’on éprouve dans l’atelier d’un photographe.Les cloisons translucides qui entourent de toutes parts ne semblent pas limiter l’espace.Et pourtant, à côté d'une floraison réelle, nous voyons des champs couverts de neige qui se prolongent jusqu’à perte de vue.Les plus grandes des serres meurent 500 piêds de long par environ 05 de large.La superficie totale ri culture est de 150,000 pieds cares.Toute la charpente repose suite minces montants en fer qui sou-iennent des théories de tuyaux por-.ant les uns de la vapeur pour ré hauffer la place et les autres de • eau pour arroser les plantes.La température varie pendant le jour de 70 à 75 degrés Far.; la nuit elle tombe aux environs de 45 degrés.La nuit, c’est la vapeur qui maintient la température voulue.Le jour, on se sert du soleil autant qu'il est possible.Le verre a les deux vertus, diathermane et anathermane, c’est-à-dire qu’il laisse entrer la chaleur mais qu’il ne la laisse plus sortir ensuite.L’atmosphère de la serre bénéficie donc de tous les rayons solaires et il n’y a aucune déperdition du fait de son revêtement de verre.11 est des journées.même l’hiver, où l'intervention de la vapeur n'est nas nécessaire : le soleil suffit.C’est *c cas actuellement.L'arrosage se fait pur de gros tuyaux qui reçoivent 1 eau de la M.\Y.& Power.Ces tuyaux sont percés de trous très petits qui ne laissent passer l'eau qu’en fines gouttelettes, presqu’en vapeur.Le faite pointu de la voûte s’entr'-ouvre à volonté pour l’aération.11 est des jours tièdes de mars et d’avril où ces prises d’air ne se ferment pas.Mais parlons des plantes.Elles occupent presque tout l’espace et ça n'est que juste.De chaque côté et dans le centre, d’étroites allées ménagées, garnies de rails où peuvent circuler des wagonnets.Un s’en sert surtout pour renouveler la couche de terre, car l’humus s’évite dans les serres.A l’une des extrémités de chacune des serres, de grands coffres en bois, que l'on dénomme des tablettes, garnis d’environ six pouces de terre engraissée, sont montés sur des pieds.C’est dans ces tablettes que l on fait les semis.11 y a un double avantage à les mettre sur pieds.Les jardiniers y travaillent plus facilement et le sous-sol sert a la culture de la rhu-j barbe qui n’a pas besoin de lumière autant que les autres plantes.La terre des tablettes doit être changée tous les ans.La terre dite de pleine terre, doit cire renouvelée sur une profondeur d'un pied environ tous les quatre ou cina ans.La plus grande partie de l’espace dans les serres Légaré est prise actuellement par les laitues, ces indispensables feuilles de toutes les sa lades.Ne vient bien dans les serres de Montréal que la laitue Grand Rapids, originaire du Michigan et la laitue pommée de Boston.11 ne faudrait jias croire que dans une serre tout vient au goût du jardinier.La nature se laisse violenter jusqu’à un certain point mais il lui reste toujours un mot à dire.Chose à noter aussi, jiuisque nous venons de parler de la nature qui se rebiffe, c'est qu’au printemps la culture en serre se fait avec moins .Le® racines de rhubarbe sont prises dehors à l’automne; on les laisse geler dehors et on les plante quelques semaines avant ie.temps que l’an a choisi pour la première récolte.Les radis ne réclament guère plus de soin.On les sème en tablettes et ils viennent tout seul, à condition qu’on ne les laisse pas geler et qu’on les arrose à leur soif.Les laitues, le cresson, la menthe, le persil, les tomates demandent plus de considération.On les sème d’abord en tablettes; après la germination, quand la plante a fait quelques folioles, on la pique dans une autre tablette en distançant davantage chaque plant.Un dernier repiquage se fait en pleine terre, en augmentant encore la distance entre chaque plant.Actuel lenient, a cause du'printemps qui s’annonce, la végétation va deux fois plus vite qu'à l’automne.En semant maintenant de la graine de laitue, les .semis peuvent être piqués dans trois semaines, être repiqués dans trois autres et .après cinq semaines' de pleine terre, la laitue peut être rééditée pour la consommation; U faut donc à l’époque la 'dus favorable onze semaines pour produire un pied de salade de serre.Cela peut expliquer les prix que l’on en demande au consommateur.En décembre et en janvier, il faut environ 15 semaines pour arriver au mêm résultat.Ce mode de développer le plant par piquages Successifs est considéré comme le plus pratique pour sauver de l'espace.A mesure que la plante devient plus touffue on la transplante pour lui donner ses aises.Dès que les semis sont faits il faut commencer le sarclage, exactement comme dans les jardins en plein air; dans les carrés ou tablette.,, le sarclage se fait à la main; le sarclage en pleine terre se fait avec un sarcloir à très long manche en bambou semblable à une canne de pêcheur à la ligne.Pour les insectes qui naissent dans les serres, on les détruit en faisant brûler tou tes les deux semaines en de grosses cassolettes, des cotes de tabac.Il arrive souvent que des plantes soient atteintes d’une maladie.On les arrache simplement car il n’y a guère de remèdes connus pour les guérir.On a déjà tenté le procédé de stérilisation à la vapeur, ("est très coûteux, pas toujours heureux.De plus la plante ainsi traitée perd toute sa richesse en vitamines; si la science ne peut dire encore ce que sont les vitamines elle sait au moins leur nécessité.Sans vitamines, le scorbut, le heH-beri et bien d’autres maladies restent Incurables.A propos nous avons oublié plus haut de signaler que le cresson tout eu faisant une excellente salade offre cét’.e vertu appréciable d’être apti-scorbutique.Les divers travaux dans les sept serres de M.Camille Légaré occupent un personnel qui peut_ varier selon les époques, de 25 à 35 jardiniers et jardinières.La main d’oeuvre féminine est surtout employée pour le repiquage, la mise en boites des radis, la préparation des bouquets de cresson et de persil.Nous terminons la visite en passant par la chaufferie centrale.Qu atre foyers énormes consument le charbon à la tonne.C’est d’ici que partent les tuyaux à vapeur qui vont produire le printemps dans les serres.ne Ile ; les jonquilles, les daffodils, deux cousins du narcisse; les iris, fleurs éthérées perchées sur des roseaux; les pois de senteur, frêles "comme des orchidées; en moindre quantité; la giroflée au parfum prenant; le liiufflier, le jasmin, noctambule qui embaume la nuit et teste inodore le jour; l’héliotrope, fleur capiteuse et langoureuse qui rentre dans la gamme des parfums violets; le réséda, fleur, sans pretention.Les jilantes d’appartement sont légion de même que les fougères et la verdure de l’asperge.La serre s’orne encore de bien d autres plantes plus rares mais qui restent là : des cactus, une ronce de l’alestine, vieille (Ton ne sait combien d’années, un caoutchoutiei monstre, de quinze pieds de haut et qui étend ses feuilles 'dates et | sans nervures de toute la largcui de la serre.Le système de chauffage est ici le même que dans les serres maraîchères.Il n’y a pas de tuyaux l’arrosage cependant.On donne à boire aux fleurs avec l’arrosoir portatif et l’eau n’est pas versée sur les feuilles de la plante mais seulement sur la terre qui entoure sa racine.* * Les entreprises horticoles de MM.f.égaré sont strictement personnel-ks.11 n’est pas question ici de compagnie à responsabilité limitée et ' ous n’avons pas poussé l'indiscrétion jusqu’à nous enquérir du apital que ncuvent représenter les divers établissements non plus que du chiffre approximatif des recettes.Ce que nous avons vu cependant suffit à nous convaincre que les serres Légaré constituent une part appréciable de l’actif écono-inique du Canada français.* Emile BENOIST.Valeurs fondamentales Les effets publics doivent faire le fond de tout portefeuille bien constitué.Comme titres de sérieux aloi, nous suggérons, dans cette catégorie, les obligations Sherbrooke 5% 1943, Montréal 5% 1954 et Montréal Ecoles 5% 1943— pour donner à vos économies un revenu net de 5.05 à 5.30% irculairt et tous renseignements sur demande.» EN C-T.LECLERC In cor port* ton trial!- 1S9, rua S.-Jaepuas Uuibtc:- 74, rua S.-PItrr* (MAISON FOND** (N IMl) POMMES DE TERRE Le.pommes de re d Mont font $1.30 par 80 livres au gros.Les pommes rie terre du has du fleuve, de $1.30 à $1.40 au gros.Au wagon les prix varient de $1.15 à $1.20 par 90 livres pour les envois de là région du S'.-Lauren* inférieur.Les pommes de terre de ' \ i gicn «ne • réalaise sont moins cher I E MARCHE DE MONTRÉAL LE 5 AVRIL 1924 Cours fournis pour les farines, par la maison Ogilvie Flour Mills; pour les produits de la ferme, par la maison Z.Limoges et Cie, Limitée.26, rue William; pour les fruits, par Hart and Ttickwell; pour les céréales, par Quintal et Lynch; pour le poisson, par Hatton et Cie et pour les viandes, par Noé Bourassa, Limité, 45, marche Bonsecours pour les volailles par P.Poulin et Cie, pour les poipnigs de terre, par la maison A.halonde, 22-24, place Jacques-Cartier.N.B.—Les prix que nous publiens sont les prix de gros, excepté pour le poisson, les To’a'Iles **t les viandes.dont nons donnons les prix de détail.* * * Dindons Poulets : 3 à 3¥j 4 à 4Mî et SI- VOLAILLES frais.1 bs ••,•••••• 35 et 38s.et Ibs.Ibs plus 30s.33s.36s.38s.25s.30s.32s.$1.75 $1.50 23s.Prix article coule public à manger de difficulté.Tout vient, tout poux se, lu sève monte bien dans les tiges et les feuilles de lallue sont vigoureuses et gaillardes.A l’antom-nc et l'hiver pour les premières primeurs, il faut des soins attentifs et suivis en janvier c’est toute une affaire que de réussir des semis, de risquer (fes piquages et des repiquages.En marge de la laitue, il y a des plate-bandes de cresson de fontaine.niante aquatique qui s’habitue au regime see avant de devenir garniture d’un plat de beefsteak aux nommes,; des carrés de persil, ce feuillage frisé qui nous vint de France et qui lui vint d’Italie; d'autres carrés se recouvrent du feuillage sombre de la menthe, brin qui sent bon et qui finira en Mint Sauce pour une quelconque Ley of mutton.Les radis prenrjent p?u de INDUSTRIEL ET PROTECTIONNISTE Comme nous le faisait remarquer M.Légaré, le primeuriste est un industriel autant qu'un agriculteur.11 a ceci de commun avec les autres industriels en tout eus qu'il désire un régime protecteur contre les produits lies Ltas-Unis.M.Camille Légaré est d’avis qm: la culture maraîchère sous verre au Canada est appelée à disparaître si les droits sur les produits‘américains ne sont pas élevés.Ces droits sont actuellement d’environ 25 pour cent ad valorem, mais sur la valeur aux Etats-Unis.En Californie, la main-d'oeu-vre horticole de la main d’oeuvre chinoise le plus souvent est très bon marché et à tel point que des laitues importées de là-bas peuvent s’offrir à des prix très bas.L’horticulteur earttuiien voudrait naturellement que le tarif fixe un droit spécifique sur ces pro- j duits ou encore hausse lé droit et | le fasse porter sur le prix valant à Montréal.Les moyens de transport sont as- i sez améliorés aujourd'hui pour per-j mettre à Montréal île s'approvisionner Je légumes en Floride et | encore plus facilement dans les serres de la Nouvelle-Angleterre.On sait que les plus grandes forceries d’Amérique sont établies aux environs de Boston, La culture maraiehère sous verre vaut d’être sauvegardée au Canada.Outre qu'elle contribua à diminuer nos importations de- légn mes et la quatité qui en vient des Etats-Unis est considérable, d'une valeur de plusieurs millions de dollars chaque année elle peut fournir en hiver du travail à la main d’oeuvre agricole.LES FLEURS Apres avoir passé l’après-midi dans les serres potagers, il ne nous restait que fort peu de temps pour admirer les spendides variétés de fleurs que cultive, dans un autre pavillon vilré, tout à côté, M.Arthur I.égaré.Cèlul-ci vend des- fleurs coupées à presque tous les fleuristes de Montréal.Il a été le premier (kmadien français dans cette in tfustrle.Dans les serres de fleurs il ne sc fait pas de culture en pleine terre; tout est planté en tablettes, l’otir le moment on récolte; en abondance les tulippes de toutes sortes, ces vendant aux épiciers, Prix de gros: FARINE-TYPE Royal Household .Glenora .• • Spéciale .Manitoba .Fiorest King .Son, Man., ai' wagon, tonne Farine d’avoine: Gru, la tonne, au wagon .$30.25 Avoine roulée, baril .$6.30 Avoine roulée, le sac de 90 livres.$2.65 CEREALES ET FOURRAGES La maison Quintal et Lynch cote, prix vendant à Montreal: $6.20 $5.60 .$5.40 .$4.70 .$5.20 $28.25 5 6 Ibs Poules: 3 à 3% livres.4 à 414 Ibs.5 livres et plus.Poulets du printemps: La paire .Poussins, la paire .Oies du printemps.Canards du lac de Brome la livre .38s.Canards ordinaires, la 1b .30s.Pigeonneaux .75s.Pigeons, la paire.50s.Cochon de lall, la Ib.30s.Faisan anglais, chacun $2.50 et $3 Perdrix, Sud-Américain, paire 82.La maison Poulin offre des oeuff aux prix suivants: extras, 33s., et spéciaux, 36s.la douz.Le sirop d’é rable nouveau se vend $1.50 par bidon de 8 livres.Le beurre Régal, en bloc d’une livre.au détail, 40s.Beurre de cuisine .35s.Beurre doux .42s.Beurre de crémerie .38s.Ce sont la, tes prrx du détail, VIANDES Rosbif: Sirloin .Tenderloin.Epaule.Cote .Steak : Ronde .Sirloin.Flanc .Côtelettes .Point du sirloin Filet , .la livre 43s .la livre 30s.la livre 12s.la livre 33s.,.la livre 24s.la livre 33s.la livre 20s.33s.28s.70 et 90s.r BLE Northern Northern Northern $1.14 $1.11 I $1.061 avoine .48s.1-2 -51s.47 s.1-2 45 s.12 .97s.95s.No 3, Canada Ouest .No 2, Canada Ouest .No 1, d'alimctatation .No 2.d'alimentation .Mats jaune no 2.Mais jaune no 3.Pour le mais, en cote en fonds américains et i' faut naturellement tenir compte de la prim: qui varie constamment.Blé à volaille, qualité moyenne par 100 livres .$-.09 fourrage prix vendant à Porter house.45s.Hamburger .24s.Veau : Devant .la livre 9s.Fesse (entière) .la livre 26s.Bout-rond Bout du jarret .Longe .27s.Côtelette.30s.Back 15s.Ris .;.80s.Jarret .70s.Agneau du printemps : Quartier de derrière .$5.00 Quartier de devant .$3.00 Demi-agneau $7.50 Agneau d’hiver : Derrière .32s.Devant .18s.Côté entier.25s.Longe .35s.F'esse .,.•.33s.Côtelettes .40s.La Société d’Administration Générale Edifice Crédit Foncier Franco-Canadien 35, rue Saint-Jacques Conseil d’Administration : Sir HOR.MISDAS LAPORTE, président; CHARLES CAHEN D’ANVERS, PARIS, Vice-président; MARTIAL CHEVALIER, PARIS; J.O.GRAVEL.MONTREAL; TANCREDE BIENVENU, MONTREAL; L.de la VALLEE POUSSIN, PARIS; Hon.RODOLPHE LEMIEUX, MONTREAL; J.A.RICHARD, L.L.D., MONTREAL; de ROUMEFORT, MONTREAL; Hon.NARCISSE PE-RODEAU, QUEBEC; Hon.THOMAS CHAPAIS, QUEBEC.Directeur-Général: J.THEO.LECLERC Ex écut eu r t estarn e n taire-Fiduciai re PARFAITE SÉCURITÉ $3,131,095 d’actif contre une première hypothèque de $1,026,100, et $315,608 de bénéfices pour un service d’intérêts de $62,000, telles sont les formidables garanties que présentent les obligations-or 6%, 1951, de la Brasserie Frontenac, Limitée.Coupure»: $100, $500 et $1,000 PRIX : 87.80 et intérêts - Rendement : 7% L.G.BEAUBIEN & Cie, Liée Banquier» en Obligation» 50, RUE NOTRE-DAME OUEST MONTREAL Un appel à nos catholiques “nationaux” et Le Cinéma Canadien Ltée, poursuivant depuis près de deux ans une campagne d’éducation patriotique et d’assainissement moral — en beaucoup de points semblable à celles menées en France et en Italie — fait actuellement appel à tous les Canadiens français qui ont à coeur les intérêts de la race et de la religion.“Ceux-là seuls comprendront qu’il faut, au plus vite, nous aider à décupler nos moyens d’action; fabrication de films du terroir — propres et réconfortants — importation de bons films français — pittoresques, instructifs ou édifiants — pour lutter vigoureusement contre l’influence malsaine des “vues américaines”.Le champ d’action est vaste et rémunérateur, la clientèle gagnée d’avance à nos idées.mais notre affaire grandit trop vite pour les capitaux en mains.Il nous faut l’aide du dehors.” Le Ciné-Canada offre un placement sérieux.un placement d’une belle marge de sécurité : Ses actions privilégiées à 8% Depuis la fondation de la compagnie, les dividendes sont régulièrement distribués, à même les bénéfices d’exploitation, et de nouveaux contrats — fort importants — assurent pour les années à venir des revenus substantiels aux actionnaires privilégiés.Que ceux qui coulent aider la cause, en faisant fructifier leur argent, nous écrivent.LE CINEMA CANADIEN LIMITEE IMMEUBLE BANQUE NATIONALE Téléphone Main 2539.99, rue St-Jacques, Montréal Rognons .chacun, 15s.DIVERS Nom cotons, Montréal: Mill no t.Miil no 2.§13 ?§î • Mill no 3.$11 a $1 OEUFS Oeufs Ch mteeler .Extra frais .Premiers frais .beurre Crémerie île choix no 1 Crémerie Je choix no 2 En bloc J’une livre : Crémerie Je choix no I Crémerie Je choix no 2 FROMAGE Fromage d'üka, la livre Fort, au morceau .A la meule .Doux, au morceau .A la meule .SAINDOUX Un tinette.En seau.FEVES ET POIS Fèves blanches, minot.Pois, le minot .MIEL Brun en seau de 60 livres, la livre .• • • • • • Brun, seau.de 5 Ibs, la 1b.Blanc, bocal de 5 lbs.l“ 1b.Bocal Je 2 Ibs 1-2, la Ib.D’ERABLE Porc : I Langue, la 1b.32s.'Filet Je boeuf gelé.70s.| Poitrine .10s.Filet Je boeuf frais .W*.$15 ] Bout rond.32s.tranches .40i 36s.33s.30s.37s.36s.38 s.: 37s.38*.27s.i 25s.21s.20s.15’»s.16s.•3.60 •3.60 Jambon en F'esse .Filet .Longe .¦ Epaule .Lard salé .Lard gras .Côtelettes Tète .Jambon, 10 Jambon Jambon Foie .• ¦ Demi jambon, Hareng .Eperlan .à 13 livres entier .Pique-nique .jarret.Le MICHE sirop d’érable nouveau se place et croissent dans les tablettes Hollandaises extravagantes en nuan- \ vend IP'J.âQ le gallon et le sucre üc qui les ont vu naître; lp rhubarbe1 ces; les oeillets qui fleurent la can-j rable, 25 s.la livre.b LE MARCHE DU POISSON Bacon tranché .Saucisse au boeuf .Saucisse au porc frais Saucisse Belle Fermière Doré gelé.Morue fraîche.,-• • • Brochet ouvert, gelé .Haddock frais .Haddock lumé .Filctt de haddock frais Homard vivants .Flétan gelé .Plie .Truite des lacs.Poisson blanc.Maquereau .S nui n o.i Colombie gelé, Pâle Crevettes .LES HUITRES Huîtres, le gallon.82.75 Au baril .••• • FRUITS Oranges Sunuist: la caisse .$4.50 a $6.50 Citrons de Messine, caisse .$2.75 Citrons de Californie ._.la caisse.$3.75 et $4.25 Bananes, le regime $5.50 à $6.0(1 Raisin Alméria, le baril, de $7 à $9 Dattes nouvelles, boites de 70 IF cres, la livre.?*• Noix .15:'.à 4;)*.Pamplemousse Floride, caisse, $5.00 De Californie, la caisse.$4.75 Fraises, la pinte .40s.POMMES A la boite: Rome Beauty .$3.50 Reincltcs Newtown .$3.2.1 Reinettes VVincsap .$3.25 LEGUMES Oignons espagnols, la caisse $5.25 La demi-caisse .$2.73 Oignons rouges.100 livres $4.00 Laitue Iceberg, la caisse .$6.00 Patates sucrées, le panier .$6.25 Céleri de Floride, 3 et 4 douz.à Ja caisse .$5.50 Choux-fleurs, une douzaine $3.50 Atocas, 50 livres .$5.00 Tomates de Floride, la caisse .«$4.00 à $5.75 H y a des arrivages constants de fèves vertes, de fèves jaunes, d’aubergines, do laitue Boslon, Je radis, d’écnalottes, de persil, de tomates, de piments rouges et verts, d'en-dines, d’épinards.Je pois verts, de coneombres et Je champignons.Les prix sont variables^.Partie de carte» Une partie de caries sera donnée le lundi 28 avril 1924 a 8 heures p.m.précises, à la salle LaFontnine.352.rue Sherbrooke est.Le bénéfice ira au fonds que recueille nc- , __ tucllcmcnt la F.N.St-J.-B.pour $20.00! l’acquisition d’un immeuble destiné 2ns.28s.7s.20s.35s.et 40s.a * 15s.25s., • • • e 30s.13s.8s.Dis.8s.e e e • e e 12s.16s.65 s.• ••••• 10s 20s.16s.*••••• 10s.rouge.21s.12s •••••• 45s LA PREVOYANC 189, RUE ST-JACQUES MONTREAL r«l: Main 4310-4311-4312-431 ASSURANCES INCENDIE, AUTOMOBILE, RESPONSABILITE, VIE, ACCIDENTS, MALADIES, GLACES, VOL, GARANTIE, CAUTIONNEMENT.(Etablie en ISOS': ‘‘L’HUISJHJ PASSE” poèmes par madame BOISSONNAULT En vente au “Devoir”, cher Déom et chez l’auteur: 570, rue de l’Univergité, au nrix de 1.00; franco, 1.13.aux oeuvres féminines canadiennes françaises.Pour plus amples renseignement à ce sujet, l’on voudra bleu s’adres ser A Mlle Florin® Phaneuf, 229, Bleury. Volume XV — No 82 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 5 AVRIL 1924 11 U VIE SPORTIVE «£.tut.L.Jti Pv» XTXi kl aJI SS Eæ itfflPn LA BOXE GEORGES CARPENTIER TENTERA DE SE REHABILITER DANS UN COMBAT AVEC TUNNEY, -CHAMPION DEMI-LOURD DES .ETATS-UNIS New-York, 5 — Georges Carpentier, ancien champion demi-lourd d’Europe, rencontrera Gene Tun-ney, champion demi-lourd des Etats-U.nis, à New-York, ou à New-Jersey, durant la semaine du 9 juin prochain, et le vainqueur de cette rencontre se mesurera contre Toni Gibbons, à Chicago, Détroit ou Michigan, le 4 juillet.Cette nouvelle a été annoncée hier par Billy Gibson, gérant de Tunney, après une entrevue spéciale avec Floyd Fitzim-mons, promoteur de Benton Harbor, qui est venu dans l’est pour terminer les arrangements, ici, au nom de Carpentier.La rencontre Carpentier-Tunney, avait d’abord été fixée au Ifi juin, mais afin de permettre à Fitzim-mons de préparer cette rencontre convenablement et dans les meilleures conditions possibles, Gibson a consenti à faire battre son protégé une semaine plus tôt.Cette entente fut conclue après que Gibson eut refusé une offre de §30.000 faite par Fitzimmons pour céder à ce dernier son contrat avec Carpentier.STRIBLING CONTRE McTIGUE un tournoi AU Y.M.C.A.LES ÉCHECS MATCH PAR TELEGRAPHE MONTREAL vs TORONTO Un match par télégraphe, entre les meilleurs joueurs de Toronto et de Montréal, aura lieu en mai prochain, dans les nouvelles salles du club Wcstmount.Il y aura six échiquiers de chaque côté et les parties commenceront vers 2.30 h.de l’après-midi, elles seront ajournées à fi heures et seront reprises vers "h.30 et continuées jusqu'à minuit, Le jeu de paume devient main- ' pBr,ics n°n-terminées tenant de plus en plus jjopulaire et se^?n* ®djugées.il ne l’aura jamais été plus que lors 1 J1 ma*c^ du grand tournoi qui commencera i P®r télégraphe depuis plusieurs anaux quartiers généraux du Y.M.C.i oées, ce|ur-ei suscite déjà beaucoup A., la semaine prochaine.d intérêt dans notre monde échi- Les joueurs des différentes équi- quéen.pes prennent un vif intérêt a ce nmT'TixrrsT titt x-roT?a T tournoi et se préparent activement iuun.xui afin d’y prendre part et d'y faire, je cinqUjème tour du tournoi bonne figure.Des joueurs très i p0ur ]e championnat de Montréal a habiles sont inscrits pour les par- £1 ., ^ „4i .flvec ie r£.ties simples, et doubles, et les ama- j ^ ‘ teurs assisteront à des joutes très sul,at sulvant’ contestées.j Blancs Les équipes suivantes se sont ins- < i,eDain .1 crites jusqu’à date: ._ , Sawyer Association athlétique de la Po-1 Fnlrnnpr.^ lice de Montréal: Julien Chamail- r.>rO„r j lard, N.-L.Langlois, A.-J.Albert et Blanchard * 1 A.Hamel.Cercle Outremont: — Paul La-pointe, Jean-Louis Masson, J.Go- i clin, Beecher et Martens.YjM.C.A.— A .-AV.Pae, W.Lortie, ; O.Benoît, Pepesca, T.Armour et, C.Hastings.! Voici les équipes telles qu’elles [ joueront: J.-L.Masson, de la Police vs G.Stanford, c|u Y.M.C.A.L.Chamail-lard, de la Police, vs C.Hustings, du Y.M.C.A.J.Godin, du cercle Outremont, vs R.-H.Watta, du Y.M.C.A.N.-L.Langlois, de la Foliée, vs A.-S.Benoit, du Y.M.C.A.' A .-AV.Pae.du Y.M.C.A.vs J.-E Griffin (x) Partie ajournée.\oirs Rawlings .0 Wilson .x Winfrey ,,.,.x Harvey .0 POSITION DES JOUEURS Sawyer G.2L.P.Ua (a) LeDain .,.4 1 Blanchard .,.tVa Falconer *) 1 (a) Cartier .3 2 Wilson *) » * « • *• 2 (b) Harvey ¦> 3 Rawlings 3 Griffin .1 4 (b) 4 LES SECRETS DE LA COURSE A PIED - Après avoir rempli ma saison de cross-country, J« me mettais tout aussitôt à la piste, me contentant de prendre part à toute une série d’épreuves dans lesquelles Je n'avais guère à m'employer.Le fl juin, je disputais les cham-ionnats dit Littoral et gagnais le New-York, 5—“Young” Stribling, ; Armour, du Y.M.C.A.D.-J.Carde Macon.Géorgie, merveille de la tier, du cercle Outremont, coudasse poids-moyen devra se conten- tre inconnu.ter de combats de six rondes dans Ceci est pour la premiere renies limites de l’Etat de New-York,, de._ La seconde ronde alignera les équipés suivantes.Le gagnant de la première partie contre le ga- (a) Deux parties ajournées.(b> Une partie ajournée.TOURNOI MINEUR vu que la Commission Athlétique de cet Etat vient de refuser une de mande du “Pèfe” Striding, son gé- {fnanI .d.e, seconde.Le gagnant de rant, d’accorder à son fils, un j_a troisième partie contre le ga^ match de douze rondes, devant 1a jP-'d1 iemie' Le gagnant avoir lieu au bénéfice d’un cjub | ^a ^1I\cIul1^me.con,rc olympique.“Young” Striding nVst „„ nge que de 19 ans, et les reglements de boxe de l’Etat de New-York prohibent les combats de plus de six rondes, pour les boxeurs âgés de meins de 21 ans.En refusant de violer ou d’outre-nasser la loi.le président George-E.Rrower a déclaré que la Commission ne voulait pas établir de précédent.Le “Père” Stribljng a déclaré oii’il ne permettrait pas à son fils ite prendre part à des combats de six rondes seulement, et il a avisé j la Commission mi’il ne solliciterait* aucune licence dans cet Etat, à ces oomiitiops, Los nromotcurs du Hub, Olympique ici avaient somtè à faire rencontrer “Young” Stribling avec Mike Burke, poids-léger de planes Lamothe .x Kenrick .1 Brault .0 Richard .0 Schuhnan, repos Soirs Décarie .x Saunders Pap.Couture.Gaud et .POSITION DES JOUEURS tre le gagnant des parties trois et quatre.Pour la finale, le gagnant de la partie cinq et six contre les gagnants des parties un-deux vs trois-quatre.La semi-finale aura lieu le 9 avril et la finale le 10.à 8 heures p.m.LE TENNIS UN DESAPPOINTEMENT Kenrick (j.3 P.0 Sehulman 4 0 Pap.Couture 3 4 Saunders 2li» 2^4 Richard t 1 3 iP-a Gaudèt 1 3 Décarie 1 3 Brault 1 4 3 (a) fa) .t i r___ __ Augusta, Ga., 5.—- Plusieurs New-York! dans un’ cornbat de dou- amateurs du tennis venant d’en de-ze rondes., i hors de la ville ont été désappoin- Lr “Père” Striblina a aussi-.-dé-,Tés de ne pas voir la fin du tour < laré qu*' son fils est nrèt à ren- noi de tennis contrer de nouveau Mike McTigue.pluie eôntinùciu.- csi luinore iomv ; le champion poids mi-lourd du j la journée et que le concours a étéj m onde, contre lequel il a obtenu la, remis à aujourd’hui, décision dos journaux lundi der- Lamothe .U (a) Une partie ajournée.: Le sixième tour sera joué mercredi prochain, à PA.A.d’A.Nationale, comme d’habitude.Les amateurs seront les blenve-j nus, comme toujours.; LES MAITRES ONT UN JOUR DE CONGE New-York, 5.- Hier les maîtres d’échecs engagés dans le grand tournoi, international se sont reposés en attendant de reprendre, cet lè pas voir la un uu tour- après-midi.lâ quatorzième ronde tus pour la raison qu une y r ni manche aura lieu Mike McTigue.pluie continuelle est tombée toute I g1 fonde, puis lundi on nier, après lin combat de dix rondes.Des promoteurs de New-York tentent actuellement d’arranger une rencontre entre ces deux boxeurs, pour le 2 juin prochain.DES POIDS-LOURDS DU CHILI New-York, 5 — Quiutin Romero-Rojas, poids-lourd du Chili, et Luis Vicentini, poids-léger du même pays, sont arrivés hier à bord du Teno, venant de Valparaiso.Vicentini doit rencontrer Pal Moran, de la Nouvelle-Orléans, dans un match de douze rondes, à Madison Square Garden, le 2 mai, alors que tous deux essaieront de se qualifier pour une rencontre avec Benny Léonard, qui pourrait avoir lieu un peu plus tard.Rojas, un des candidats étrangers qui aspirent à rencontrer Harry Wills, l’aspirant nègre au titre de champion poids-lourd du monde, fera probablement scs débuts avec Floyd Johnson, d’hiwa, à Madison Square Garden, lui aussi, le 9 mai.HARRY WILLS SE BATTRA New-York, 5-Harry Wills, le nègre de qui Tex Rickard a obtenu un contrat pour une rencontre avec Jack Dempsey, à condition que Wills prenne part à un combat préliminaire et en sorte victorieux, a consenti à respecter un vieux contrat par lequel il s’engage maintenant à rencontrer Bartley Madden, poids-lourd de New-York, au stadium Queenshore, le 13 mal.Ballon au panier à la Palestre DE HEWITT BELLE VICTOIRE MORGAN New-York, 4.— Hewitt Morgan de New-York a remporté une victoire internationale hier en battant \V.D.MacPherson, étudiant de l’Université Harvard, et représentant du Queen’s Cluo de Londres.Hewitt Morgan a gagné dans la partie finale du tournoi amateur national pour le championnat du tennis par un résultat de 6-3, 2-6, 6-3, 6-3.Morgan a maintenant le droit de rencontrer Jay Gould de Philadelphie, le champion dans le concours d’aujourd’hui.quinzième .terminera les parties ajournées Le docteur Emmanuel Lasker reste en tête du tournoi.Lundi, il jouera deux parties ajournées et tout indique qu’il les gagnera, vu qu’il possédé l’avantage dans les deux; s’il remporte ces deux ci-toires, il aura 9 points et demi à son crédit, soit un point et demi de plus que son plus proche concurrent, Richard Reti, de Tchéco-Slo-vaqule., ,, , Capablanca,*Reti et Alekhine sont des adversaires dangereux pour disputer au docteur Laskcr lu palme de la victoire.Le golf à Dixie Ligues majeures Résultats des parties tion disputées hier: A Amarillon, Texas: Chicago, Nat.Amarillo High School .A Shreveport, Le: St-Louis Am.Shreveport, T.L.A Palmetto, F'Ia.: St-Louis.Nat.d’exhihi 11 10 0 4 5 7 7 13 Demain* après-midi, l’équipe de ballon nu panier du National, dirigée par M.Armand Lantcigne, recevra la visite de l’équipe du collège Saint-Laurent.11 y a une semaine le National a rendu une visite aux collégiens.Comme le National était pirvé des services de quelques-uns de scs meilleurs joueurs, les collégiens ont remporté la victoire.Le National compte bien se reprendre de son échec.La partie de demain après-midi aura lieu à 3 h.30 précises.J.c National invite tous ses amis à assister, de même que le public en général.L’admission est gratuite.LE TIRAGE DE L’AUTOMOBILE 11 est actuellement donné à tous les Montréalais de courir pour une somme ridiculement modique la chance de gagner une magnifique voiture automobile, une Essex Coach, à cinq places, valant au bas mot $1,700.U ne voiture exactement comme celle qui sera tirée au sort est actuellement exposée dans toutes les succursales de la maison Lc-garé Automobile.Ce tirage est organisé au profit du National qui entend par là rétablir sa situation financière.Les directeurs du National ont cru mieux faire en organisant un tirage qu’en faisant de nouveau appel au public pour une souscription, Un tirage, outre qu’il peut donner d’aussi bons résultats qu’une souscription, donne la chance 3 tous ceux qui y participent la chance de gagner un gros lot.Les billets *ont en vente en différents dépôts qui ont été ouverts par toute la .ivllle, au bfix d’un dollar ou de six lillets pâtir cinq dollafs.Milwaukee, A.A.1 12 A Dallas, Texas: Boston, Am.Dallas, T.L.A St-Pctersburg, Fia.i Boston, Nat.St-Pctersburg, F.S.A Tampa Floride; Washington, Am.Tampa, F.S.13 19 21 Club Les championnats de golf pour le championnat de la province dans les classes ouvertes, handicap et amateur, auront lieu à Dixie les 20 et 21 juin, sous les auspices du Royal Montreal Golf Club.Le tournoi ouvert et les classes spéciales seront disputés le vendredi, 20 Juin, et les tournois, amateur et handicap, le samedi, 21 Juin.„ ' M.W.Garth Thomson, de Kana-j waki, a été élu président de l'As-: soclatlon de Golf de la province de 1 Québec, M.Jos.-Mercier, de Laval-4 : sur-lc-Lac, a été nommé vice-pré-sident, Les directeurs sont: Kcn-neth-T.Dawes, Royal Montreal Golf 0 4 ; Club i Golf Club ; Dr I.Tatley, Summerlea Golf ; et W.-Georgo Kent, Whitlock vj.vv.8 12 15 15 3 8 C.de Colomb vs les Amis du Plaisir Un autre trophée pour les quilleurs du National CETTE FOIS-CI C’EST M.F.-C.LA-BERGE.LE PRESIDENT DU NA-TIONAL QUI EN EST LE GENEREUX DONATEUR Grâce au travail du président de la sous-commission de quilles M.G.-Hcnri Lintault.le département des quilles vient d’hériter d’une autre coupe généreusement donnée par notre populaire président M.F.-C.Laberge.Connaissant tous sa générosité, M.Laberge se fit un grand que ce trophée doit aller aux quilleurs de la classe C et aux nouveaux adeptes du jeu de quilles, c'est-à-dire aux membres qui ne prennent pas part aux différentes joutes des ligues entre associations et pur conséquent ne sont pas classés.En d’autres mots tous les quilleurs de l’Association qui ont obtenu une moyenne de moins de 105 sont éligibles.Les parties seront jouées le dimanche après-midi, le 13 avril courant sur les huit allées de la palestre et le gagnant sera celui qui aura obtenu le plus fort total pour scs huit parties.Comme il y aura beaucoup d'entrées il faudra inscrire son nom immédiatement sur la liste qu'il y a d’apposcc sur le tableau de la salle de quilles à cet effet.Jeudi soir, avait lieu sur les allées du conseil LaFontaine des Chevaliers de Colomb une partie de petites quilles entre les Amis du Plaisir et une équipe formée parmi les membres du conseil LaFontaine.Il faut dire que !çs Amis du Plaisir avaient à lutter contre des joueurs de clause sunérreiYrc à eux et ils ont montré un bel esprit sporJ tif en acceptant l’humiliante défaite qu’ils ont subie, car après le grand nombre de victoires qu’ils viennent de remporter, ils ne devaient pas être en forme ce soir-là, et nous espérons voir une autre rencontre sous peu.J.-E.Couillard, du conseil LaFontaine, fit la plus grosse partie simple.135, et P.Auclair de la même équipe n les honneurs des trois parties avec 336.C.de C.LaFontaine Auclair .tir» 119 tnt— F.Couillard .102 100 109— Riendeau .102 103 120- J.-K.Couillard.109 125 99— Caron 88 110 107— TtT 559 536- Les Amis -du Plaisir Habcau .86 98 88— Lévesque.93 91 93— Toupin .90 in 91 — Collins 92 105 94 — Martin il8 113 86— 336 311 337 333 305 277 294 479 520 453—1451 C.de C.LaFontaine gagnent 3 parties par 161 ^points de majorité.Le théâtre de Monique Deux pièces en un volume; en vente dans les diverses llbrelrles et au Devoln un dollar l’exemplaire.,0©0 mètres-eéat inscrit au pro gramme dans lè Temps de 15 m.14 s.(le record du monde de cette distance était détenu à cette époque par l’Américain Scott en 15 m.6 s.).J'étais plus que satisfait de moi-même, car ce résultat obtenu sans efforts sur une piste rudimentaire ô quatre virages me laissait quelque espoir de battre le temps mondial.J’espérais y parvenir le 14 juin dans les championnats de France, à Colombes, mais dès les premiers tours Je m'aperçus que la piste mal entretenue m’empêcherait de réussir.Quelques jours après, je partais pour Stockholm en compagnie de nos Internationaux de lawn-tennis, parmi lesquels se trouvait la charmante Mie Broquedis qui devait, par sa brillante victoire, nous consoler de nos nombreuses défaites.Dès notre arrivée, alors que mes compagnons de voyage s’en allaient visiter la ville, je me rendais au Stade, car j’avais hâte d’en connaître les merveilles tant vantées, mais ma principale préoccupation était la piste que je tardais pas à essayer et je me rendais vite compte qu’elle était parfaite.J’en concluais que les records tomberaient ' facilement sur un sol aussi soigné.Matin et soir je poursuivais ma préparation en y apportant toute l’application qjie mes aptitudes me permettaient.Certain matin, je fus amené à m’entrainer avec celui qui devait quelques jours’ plus tard être mon j vainqueur après une course mémorable.Sous prétexte que les Américains ou les Anglais s’entraînaient par équipes alors que Kolehmainen et moi étions isolés dans nos groupements sportifs, par le fait que nos ; nations n’avaient délégué que très ! peu de coureurs pour nos distances, ou bien encore que ces hommes fussent trop inférieurs, nous décidâmes de courir 2,500 mètres ensemble en menant un tour chacun.Le train assuré ainsi à tour de rôle était très rapide, chacun de nous voulant montrer son état île forme afin d’impressionner nos adversaires qui surveillaient chronomètre en mains notre travail.Ce fut alors le dernier tour: j’attendais que mon camarade fit son enlevage, espérant ainsi connaître sa valeur au finish.Mais les 200 derniers mètres arrivèrent et Kolehmainen ralentit; l’homme était aussi prudent que moi ,nou.s finîmes ensemble sur | le poteau.Le lieutenant Brûlé à gui j’avais , confié nia montre me la remit avec un grand, sourire;, i’uiRUiUe était arrêtée sur un .temps qui battait de * loin le record français de la distance.' ‘ ¦Satisfait, et n’ayant plus que quelques jpurs devant moi, jé décidais de me reposer 4S.h^ure^.Ce besoin de repos m’était im-; posé également par l’obligation de courir une série de 5,000 mètres pour être qualifié dans la finale qui se déroulerait le lendemain meme.II était donc nécessaire de garder un peu de poids et d'éviter le surentraînement qui peut facilement survenir dans un excès de préparation.Le 8 juillet, veille de l’éliminatoire.je reprenais mon training et courais un 2,000 mètres doucement mais avec un maillot de laine pour prendre une bonne suée.L’après-midi, un 1,000 mètres à grande allure, les soins habituels, une promenade au bord des lacs et j’étais prêt à affronter la course qui me désignerait à la lutte décisive.Quoique confiant en ma forme j’étais véritablement émotionné, car dans une compétition aussi importante il y a toujours lieu de redouter l’outsider.Le nombre de partants de ma série s’élevait â une trentaine, appartenant à une douzaine de différentes nations.J’étais seul pour représenter la mienne.Dès le départ.Je me plaçais derrière le Suédois que déjà le public acclamait, et ne restais pas longtemps à cette place, mes foulées ne j pouvant s’accorder avec celles de mon concurrent.Démarrant légèrement' je prenais la tête et là, sans aucun effort, je m’assurais une avance considérable: à chaque tour j’apercevais les gestes de quelques Français m’indiquant de ralentir, je suivais leur conseil, mais néanmoins mes temps au tour ne baissaient guère.J’étais en pleine forme et coupais le fil d’arrivée précédant de 200 mètres environ le Suédois Ohtsson et le Finlandais Johannsson: nous étions tous les trois qualiffés pour la finale.Alors que je regagnais le vestiaire, j’entendis les applaudissements de 11 foule qui s'élevaient soudain Comme s’il était arrivé quelque chose d’anormal: je me retournais et vis les signes de quelques officiels 1 me montrant le tableau d'affichage.* A mon grand étonnement je lus 15 |h.5s.je battais ainsi le record d’une bonne seconde.Pour être sur- * pris, réellement je le fus, ear à aucun instant durant rette course, je ne fis le moindre effort, inc réservant pour le lendemain.A peine installé dans l'appartement qui nous était réservé, je reçus les félicitations enthousiastes, mais vraiment trop prématurées de la petite colonie française que nous , formions.I Le calme retrouvé, je réfléchis et ine mis à calculer qu’après cette per-j formance je pouvais, en m’employ-I an*, à fond, courir la finale en 14m.50s.Celui qui aurait osé faire une ! semblable déclaration aurait été 1 considéré comme un fou ou un bluf-j feur.A la suite de cette brillante exhibition, je fus donné favori et, à dire I vrai, j’espérais bien triompher: ce fut peut-être cette confiance qui me coûta la victoire.Le 10 juillet À 11 h.55, lorsque les sonneries électriques eurent résonné dans les vestiaires, appelant les 15 athlètes sélectionnés pour disputer la finale et que le starter çut donné les dernières recommandations, J’étais très émotionné, conscient d» la grande partie que J'allais Jouer.L’Intérêt nu point de vue récompenaa ne constatait qu'en une modeste breloque d'or au vainqueur, argent pour lo second et bronze pour le troisième, mais il s’agissait de faire hisser au grand mât indiouant les victoires, les couleurs de la nationalité à laquelle appartenait le triomphateur, suprême honneur.Je n’eus pas le temps de rêver longtemps, et encore moins d’écouter les banales instructions du commissaire de coursç, lorsqu’un dernier appel et un coup de pistolet retentirent.A cet instant je ne pensais plus qu’à la tactique que j’allais employer pour tenter de triompher.Durant quatre ou cinq tours je restais placé dans les foulées de Han nés Kolehmainen qui assura it le commandement depuis le deuxième tour; je me contentais de suivre encore quelques mètres et dé cidais de passer en tète au pro chain passage avant l’entrée du virage.Plus de la moitié de la distance restait à parcourir lorsque je mis ma tactique à exécution.Elle consistait à essayer d’écoeurer tous mes adversaires par un train soutenu : un à un ceux-ci lâchèrent pied, seul le Finlandais semblable à une sangsue n’avait pas décollé.J’activai davantage, encore confiant dans un résultat significatif.J'entendais les temps des tours que m'annonçait un camarade dévoué placé dans un des virages: j’en étais stupéfait, mais ce qui m’étonnait le plus c’était de sentir le Finlandais dans ma foulée.Il me semblait Impossible qu’à cette allure un autre homme pût suivre, je ne le voyais pas, i’entendais son souffle puissant, nullement saccadé, je sentais que cette respiration aussi bien rythmée ne pouvait être que celle d’un véritable phénomène, Alors que d’après les compétences athlétiques, nous ressemblions à deux machines humaines disputant le concours en dehors des autres concurrents, qui étalent à près de deux tiers de piste (384m.10) en arrière, nos figures ne trahissaient pas la moindre fatigue, nous poursuivions notre route, lorsque la cloche résonna.Le Finlandais simula un démarrage dans le but de me faire mener les dernières foulées, Je tombai dans ce piège ne le laissant pas i passer, j’étais encore en tète à trois mètres du poteau.Malgré mon énergie et cette lutte acharnée où Je dépensais sans compter tout ce qui me restait de mes forces physiques dans ce “rush” qui me paraissait Interminable, ie ne parvenais pas à lâcher mon rival.C’est alors que celui-ci, rassemblant ses dernières ressources et dans une détente irrésistible, se jeta sur le fil, s’assurant la poitrine d’avance qui devait lui donner la victoire et l’un des ni us beaux records du monde, celui des 5,000 mètres en 14m.36s.3-5.Nous fûmes très applaudis par la foule qui était en admiration devant un temps qu’on croyait inaccessible aux forces humaines.L’Anglais Hutsson arriva troisième mais à plus de 200 mètres.Tous les temps intermédiaires furent battus; malheureusement, les dirigeants suédois ne se donnèrent pas la peine de les faire constater officiellement; c’est ainsi que les 3 milles anglais (4.827) détenus par Alfred Shrubb furent couverts en 14m.7s.au lieu de 14m.18s.Le soir même je télégraphiais à mes amis: “Battu d’une poitrine, temps 14 m.36s.3-5, suis très heureux quand même.” Si ma course en France ne fut pas comprise des profanes, le temps en disait long.COMMENT ON VIENT EN FORME Dans les milieux sportifs on emploie couramment l’expression é/re en forme pour signifier être en pleine possession de ses moyens physiques, maître de scs muscles^ en excellente santé, prêt à pouvoir fournir un effort sans fatigue, etc, Certains coureurs sont en forme dans ur temps plus ou moins court.Ordinairement, les jeunes athlètes sont vite en condition, alors qu’au contraire ceux qui sont âgés et puissamment bâtis y parviennent plus lentement, mais généralement la forme de ces derniers est supérieure à celle des premiers.Pour l’acquérir, un travail sérieux, régulier et méthodique s’impose.Au début, les portsman s’assurera la bonne santé par différents soins qu'il appliquera à son tempérament, ensuite il commencera par1 des séries d’exercices d’assoupissement et du footing de préférence dans les bois ou sur de grandes et larges promenades.Le corps physiquement préparé à la fatigue par les longues marches.le coureur pourra alors entreprendre son entraînement sur piste ou en pleine campagne.Il s’apercevra qu’il est en pleine forme, lorsque son souffle aura acquis de la cadence, que les battements de so') coeur seront devenus réguliers,î qu’il ne ressentira plus trace de fa-1 ligue et surtout d’après les résu! 1 taU qu’il aura obtenus contre la montre ou comparativement avec ! scs adversaires ou camarades de) sport.Pour s’entretenir dans cet état! physique, l’athlète ne cessera pas j l’entrainement, bien au contraire il j poursuivra son travail aussi souvent | qu’au début, mais en ayant soin de< ne jamais produire d’efforts, et de 1 s’abstenir de parcourir de longues! distances.Geei pour le roureur dej fond.CICARETTES lERBY LE PAQUET TARIF DES PETITES AFFICHES nEMAVTO?D’EMPLOI! — JFuaquI ^ mot*, *onj, et t «ou o»r mot «upplétnen* tulre.OEMANDE D'ELEVES: — Jusqu’A 25 mots, 30 sou», et 1 «ou p«r mot «upplteen- xH T TOl’TES LES AtriTtES DEMANDES» — Jiiftifti*! 2* mot», 20 *ous, 1 sou psr m.w.imsm?'- « i.,»-, 2fl moti, 1 «ou pur mot aupplAmentatr*.morvr?: — Jusqu’* M mot», 30 «OU».1 «ou par mot «unnWipentnlre.PERDU: Jusqu’A 30 toots.’ÎO «oui.1 «ou pnr mot «uppUmenttlre.tursovs.MAGASINS RfC., A LOUER» — Jusqu’* 20 moti, 25 sous, 1 «ou *j»r mot «tinnlAnrntalre.A VENDRE: — Jusqu’* 20 mot».30 «ous, j -» «m» nnr mot »unpl*mentslre.r A R TES PR OFT.SSIOVNELLRS : — tarif «ur itrmnmln.AVIS LEGAUX : - 1S «ou* la Ilftn* aga-Tn*.VAISS ANTES.DECES, MESSES t - 55 «ou* nnr Insrrtlon, oEAtERriEMEN'TS: - 50 «ou».CAnVET MDNDArN, NOTES PERSON-NETXES.FTC : - il.00 par Insertion.intérêt pour les coureurs de vitesse et de demi-fond, mais elle aura une (;rande importance pour ceux de ougues distances.Dans ces dernières, le nombre de tours étant nombreux, le stayer devra veiller à s’assurer la corde, le plus souvent qu’il pourra, il évitera de passer un adversaire dans les virages.Aux séances d’entraînement, il s’habituera à marcher le plus prés possible, à frôler même la bordure qui délimite ordinairement les différentes pistes.Je me rappelle qu’en vue de mon record de fa demi-heure, je m’étais entraîné une quinzaine de jours sur la piste de Cofombcs, le sol de cette dernière était très affaissé, en raison des dernières inondations.En m’exerçant, R m’arrivait parfois do sentir l’herbe de la pelouse qui entoure la piste me caresser les jambes tant je me tenais rapproche du cercle de bois qui sépare la cendrée du gazon.Dans ma course de 3’hriiUe du C juillet 1913.à Stockholm, j’eus à lutter très souvent pour éviter de perdre de la distance, et il y avait sur piste 32 coureurs.Chaque fois que je voulais en passer un, j’étais obligé de lé faire a l’éxtérieur.On peut évaluer facilement que je perdis ainsi une centaine de mètres.Ceéi en dit long sur l’Importance de .M) voir eourjr à la corde et éviter dé voyager inutilement.QU'EST-CE QUE- LE CROSSCOUNTRY’?La saison dg , çf-osKftuptry ou course à travers la campagne se pratique généralement dès le commencement de novembre pour se terminer dans les derniers jours de murs.A l’instar du Petit Pouéct qui semait des‘miellés de pain.pour retrouver son chemin, les coureurs suivent une piste tracée avec des rognures de papiers mult'colores, lesquelles, o,ot, eje jetées auparavant par queUiuçs'caitturades do club.Ceux-ci sont appelés plus couram-irjctit traceurs.Ce rôle est habituo Içment rempli par des ancieiis drossmen dcvçpqs plus tard diri-geants de clùb.Après avoir répéré soigneusement le parcours à l’aldc d’une carte, les traceurs, porteurs de sacs gonflés de papiers, se séparent en deux groupes, partant dans deux directions opposées pour con- DORtTRF.ARGENTURE SUR CALICE, CTROTRE.ETC.VERNISSAGE A L’OR SUR ORNEMENTS D'EGLISE PLACAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE.REPARATIONS Cie ROYAL SILVER PLATE A.GIROUX, tirant.4».CRAIG OUEST COLLEGE DE BARBIER Voutri-vo*«s oecuptr one (•xctllrntc p ¦i-rnd.- surprise, la de me donner ta clef cudi, cette indication sv.;: v i iiaudre du piano, pluie odo-raiçc fleurs jolies que les amies ¦ ' v 'fi es de la jeune musicienne .lent offrir à profusion d celle ¦:i avait bien voulu mettre ce soir-tin remarquable talent an ser-"r * » CONSEIL Contre tes rhumes.— Une limonade chaude arrête un rhume, si on emploie ce remède dès le début.On peut faire cette limonade de la même manière que la limonade froide, seulement on se sert d’eau bouillante et on ne met que la moi-tic du sucre.* * * Devinettes 1.— Par mon premier, débute [l’écolier, Mon second, outil de l’ouv-rter.Mon tout indique le réveil printa- [nler.* * 2.— Pourquoi entaille-t-on les érables au printemps?* * * 3.— Avec les lettres et les points qui suivent, reconstituez un proverbe connu: “P .i .— .— .e .t — .’.is.— ,a.t — s .- .d .”?Hc ?H: DE TOUT UN PEU Je serai prêtre.— On lit, dans la vie du Père Etienne Pcrnet, fondateur des Petites-Soeurs de l'Assomption le trait suivant: “Un jour que le bon curé de la paroisse expliquait au catéchisme le sacrement de l’Ordre, il s’écria soudain: “Qui sait, mes enfants, si parmi vous qui êtes ici, il n’y en a pas un qui sera prêtre?Le petit Etienne se tit alors au fond de son âme quelque chose d’extraordinaire et de si irrésistible qu’aussitôt il pensa: “Ce sera moi?” — Je bondis sur mon banc, a-t-il écrit en racontant ce fait.Ce fut une lumière, un trait qui frapoa mon âme, et je sus que je serait prêtre.(Bulletin Eucharistique) * * * PROTECTION DE SAINT JOSEPH Pendant une nuit profonde, un prêtre qui exerce le saint ministère dans une grande ville, entend sonner à sa porte; c'était un vieillard qui lui dit de le suivre en toute hâte pour administrer un moribond.“Ne craignez rien ajouta-t-il, je vous conduirai.” Le prêtre suit son guide qui s'arrête devant une maison de sinistre apparence, en disant: “C’est ici!” Il frappe violemment, on ouvre et le prêtre est introduit auprès d'un malheureux qui se mourait.C’était un grand pécheur qui avait vieilli dans le crime.Tout d’abord le mourant s'étonne: “Quoi! un prêtre ici! Qui a pu vous amener?Qui vous a prévenu?” Cependant il accueille avec joie le messager de la miséricorde et confesse ses fautes en pleurant.Quant il fut réconcilié avec son Dieu, il dit au prêtre; "Au milieu de mes égarements j’avais gardé la foi; tout à l’heure, me voyant sur le point de mourir et de tomber en enfer, sachant qu’aucun de ceux qui sont ici ne consentirait à aller chercher un prêtre, je me souvins que saint Joseph est le patron de la bonne mort, et je l’invoquai de tout mon'coeur.Alors vous êtes venu! C’est sans doute Saint Joseph qui vous a conduit.Pour moi, je vais mourir, et j’irai chanter les miséricordes de Dieu.Elles ont été grandes pour moi!" Le prêtre resta convaincu que celui qui l’avait conduit auprès de ce pauvre moriboçd n’était autre que le grand saint Joseph, le Patron des mourants.(Annales de St-Joseph.) ^ VIEUX SOUVENIRS Je Us dans les mémoires d.’un vieil instituteur; "Un jour, je demandais à un écolier: “Où sont contenues les vérités que nous devons croire?— Dans le» trois boles des apôtres, Monsieur.— Pauvre petit, il voulait dire: le symbole des apôtres, et je pris occasion de retto réponse, qui excita les rires des bambins, pour expliquer à mes futurs bacheliers, ce que signifiait te mot symbole.'’ POURlES FILLETTES RECETTE GATEAU AU CAFE Deux cuillerées à soupe de beurre fondu, 1 tasse de sucre, un oeuf, 2-3 de tnssc de café froid, 1 tasse rfe farine, 2 cuillerées à thé poudre à pâte, Batte* le beurre, le sucre et l’oeuf ensemble et njoutez-v le café.Faites cuire dans un four à chaleur modérée durant à peu prés 30 minutes, LE ZOUAVE DE SAINT JOSEPH (Suite et fin.» “tégez-moi durant toute ma vie et surtout à l’heure de ma mort.Ainsi soit-il".— Vous voyez, ça n’est pas long: ausi, même au régiment, je l’ai dite tous les soirs.“—Quel brave homme, ce père Jean Mathieu! Alors, vous voulez bien vous confesser?M—Ma soeur; ma soeur, dit-il en hochant la tète, je ne dis pas non, mais.vous savez?.c'est qu’il y a diablement de temps que je ne me suis pas confessé! “—Cela ne fait rien! Voilà justement M.l’Aumônier qui fait sa tournée; allons-y! Du courage, père!” L’aumônier arrivait, souriant il s’approcha du père Jean Mathieu, lui prit la main, qu’il pressa doucement, et lui demanda des nouvelles de sa santé : “—Comment cela va-t-il, mon ami?"—Ça va que ça ne va pas, Monsieur le Cure; je crois bien que le moment approche où il faudra faire son petit paquet : on est de la classe du départ, à ce qu’il parait.“—Toujours de bonne humeur, ce bon pere Mathieu! “—Ah! non, pas toujours!.Tenez Monsieur le Curé il faut que je vous le dise : je voudrais me confesser, pour ne pas mourir comme un chien vous savez, quand on a rengagé trois fois, quand on a été sergent! “—Tout de suite, mon ami, je suis â vous.“—Pour ça non pas aujourd’hui.Monsieur le Curé, revenez demain; car, ii y a une grande revue, il faut s’y préparer, tout astiquer.Je vais m’occuper de cela toute la journée avec la bonne soeur, et puis demain, vous pourrez vous présenter, on sera prêt et on fera les choses proprement”.L’aumônier vint trois jours de suite.Le père Mathieu n’était jo mais suffisamment prêt : il n’avait jamais tout dit; il irétait pas encore en état de recevoir l'absolution: le brave et vieux sergent en était aux scrupules.Enfin, le jour est fixé pour la communion.Dans la salle, tout est préparé avec soin, selon l’usage.Après la messe, l’aumônier reprend le saint Viatique pour le porter au brave militaire; un cierge à la main, toutes les soeurs l’accompagnaient.Quand le cortège entra, le père Mathieu se souleva avec effort, et, fixant Je Saint Sacrement d’un long et ardent regard, il sc signa religieusement : puis il s’écria dans un sentiment de profonde et admirable humilité : “—Mon Dieu! faut-il que vous soyez bon! Comment! c’est vous qui voulez bien venir visiter un pauvre rossard comme moi'.” Et des larmes jaillirent abondam-tes de ses yeux, tandis que ses mains se joignaient, comme au jour de sa première comunion, dans un suprême élan d’amour.Aussi à cette vue, toute la pieuse assistance pleu-ra.Le prêtre récita les prières liturgiques, puis déposa l’Hostie sainte dans le coeur du vieux zoua ve, plus ému, plus recueilli, plus heureux même, qu’au jour de sa première communion, qu'avant de mourir il venait de renouveler.Trois jour après, le père Jean Mathieu allait plus mal; mais il avait conservé !a même bonne humeur, il disait joyeusement à sa garde-malade : “—Ma soeur, êtes-vous contente de moi?A-t-on bien fait les choses?“—Oui, mon ami, et le bon Dieu doit être content aussi."—Et saint Joseph donc?Ah! vous savez, celui-là, c’est mon homme.D’ailleurs, ma mère me l'avait toujours dit : “Mon garçon, quoi qu’il arrive, ne manque jamais de prier saint Joseph tous les jours." Je n’y ai pas manqué, et c’est grà ce à lui, j’en suis sûr, que ie vais aller au paradis.Bas vrai, ma soeur?“—Oui, très vrai, mon ami." Le lendemain, le vieux sergent était agonisant.Ses derniers mots furent pour saint Joseph.Une dernière fois, il murmura pieusement la prière que sa mère lui avait apprise dans son enfance; une dernière fois, il baisa la médaillé qu’il portait au rcu depuis sa première communion, et il rendit le dernier soupir en invoquant saint Joseph.Sa belle àme était aux cieux.(Annales de Notre-Dame des Armées.) ( Suite a la cinquième page.) Coupon bon jusqu'au Sam.12 avril, 1924.A inclure «vec le* réponse» aux concoure, et avec toutes les lettres à ‘Tante Annette”.Adressez : “Tante Annette”, le DEVOIR.Montréal.Un mystère insondable E>M relui du coeur de la 1cm-; me.Quel est le motif qui « fait prononcer à Pauline Dubois, l’héroïne | du roman canadien Jutes Faubert, lorsque le roi du papier lui propose d’unir su vie à la sienne pour toujours, ce "non" fatidique qui anéantit le courage du financier?On peut se procurer Jules rati-bert nu prix rie 90 sous l'exemplaire (franco t.rtO) en s'adressant au Service de librairie du Devoir.(U.o muni m que) Telephone est sooo L/M/re* LE MAGASIN DU PEUPLE Une Autre Vente Extraordinaire d’Etoffesà" ' ." 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