Le devoir, 3 juin 1937, jeudi 3 juin 1937
Montréal, jeudi 3 juin 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur-Gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef i Omar HEROUX VOLUME XXVIU — No 126 -——«d TROIS SOUS LE NUMERO .’ ABONNEMENTS PAR LA POSTf EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6 00,000 âmes, et les comtés de Russell, Prescott, Glengarry et Stormont, avec une population de 70,000 âmes, soit une population française globale de 120.000 Ames.Au eentre, il y a les régions de North Bay, de Sùdbury, de Penetan-guishene sur la baie Géorgienne, de Toronto, etc., avec une population de 55,000 âmes environ.Au sud-ouest et à l’ouest, la péninsule de Kent et Essex, les régions de Sault-Sainte-Marie, de Fort Williams, de Fort-Francis et de Kenora, comptent une population française ne 50.000 âmes Au nord il y a 47,000 Canadiens français de North Ray à Cochrane et de Cochrane à Hearst.Enfin, dans diverses régions, telles que Pembroke, Kingston, Chaplcau, Blind River.Niagara, Welland, nous avons 25,000 compatriotes, petit îlots dans une mer anglaise.Conséquencer de l'éporpillemenf On admettra que l’éparpillement de notre groupe ethnique n’est pas sans diminuer l’Influence actuelle que pourraient avoir nos compatrio- (Sulte à la page 2) etc.Les premiers Blancs dont l’histoire fasse mention et qui auraient reconnu le pays qu’arrose la Suint-François supérieure seraient deux Français envoyés dans ce» parages par l'intendant Gilles Hocquart, en 1742.Le 18 juillet de cette année-là, ordre est donné à "Noël Langlois dit Traversy et Pierre Abraham dit Desmarets, de se rendre dans le haut de.la rivière Saint-François pour visiter les bois propres à la construction et mâture des vaisseaux du rot.I.esdits Traversy et Desmarets observeront attentivement la qualité des bois, leur grosseur et longueur, s’ils sont nouail-leux; ils examineront la qualité du terrain, les facilités, commodités ou difficultés qui pourront se rencontrer pour l’extraction de ces bois, du bord de l'eau, dont ils dresseront procès-verbal".(Edits et Ordonnances, vol.III, p.469).Très vraisemblablement, Traversy et Desmarets ont accompli leur mission et tout aussi vraisemblablement, ils sont passés sur l’emplacement de l’actuelle ville de Sherbrooke.D’autant plus que l’endroit, aux fourches de la Saint-François et de la Magog, celle-ci se jetant impétueusement dans celle-là, est tout Indiqué pour une halte prolongée.Les deux explorateurs ont-ils dressé procès-verbal de leur expédition?C’est non seulement vraisemblable mais probable.Par malheur, la pièce n’a pas encore été retrouvée.Elle doit dormir dans la poussière des archives.Si jamais on la découvre, on devrait y trouver la première description du site de Sherbrooke et des notes pleines d’intérêt sur les essences, nouail-leuses ou non, des anciennes forêts de la Saint-François.Dans des “Notes historiques sur les paroisses du diocèse de Sherbrooke”, publiées dans l’Annuaire du Séminaire Saint-Charles-Borro-mée (1881-82), le supérieur d’alors, feu l’abbé Pierre Girard, parle de Traversy et de Desmarets mais il n’en peut dire plus que nous ne venons de faire.Tl doit forcément s’en tenir à la première description connue de Sherbrooke, écrite en 1812, par Pierre de Salles Laterrière.La relation de Laterrière est inquiétante, selon un mot de M.Raoul Blanchard, dans son récent ouvrage sur la géographie des Cantons do l’Est.En effet, Laterrière raconte de mémoire, en 1812, un voyage qu’il avait fait, vingt-six ans auparavant, en 1786, de Québec à Boston, par la route de la Saint-François.Sa description topographique de la région est fort inexacte, à (suite à la page 2) Le carnet du grincheux Cela aur» été le point final et fetel d’un règne qui aurait pu être grand et tomba en quenouille.* * it Il est heureux qu’une voix des plus autorisées ait signalé l’importance du logement salubre et celle de l’alimentation aux enfants des villes.On l’oubliait.?* * Le duc de Windsor ne sera pas le dernier à vouloir qu’on ne parle plus de lui avant des mois.Mais if est en ménage.?La première des questions sociales, c’est celle du crédit social.Douglas viendra le prouver eux créditâtes canadiens, qui en sont de reste convaincus.* * * “Amélia est à Porto-RIco” (manchettes des journaux), Amélia?Il s’agit d’une aviatrice dont on Ignore le nom du mari et presque même le nom de fa- mille.Amélia vole.it it it Le Star de Toronto persiste à Ignorer les mises au point sérieuses d’agences de nouvelles dont las enquêteurs ont établi que fa prétendue destruction de Guernica, en pays basque, par l’aviation de Franco ne peut lui être imputée.Ce sont les Rouges qui ont mis le feu à le ville avant de l’évacuer.Mais le Star est une feuille bien informée, — à*geu-che.?* ?Ce trust du lait, ce doit être un conte de mauvaise fée imaginé par le trust électrique, comme dérivatif.* ?* Si tous ces financiers et ces propriétaires de journaux canadiens qui voient dans Madrid et Valence les bastions de la démocratie avaient fait des affaires ou publié des journaux là-bas, ils auraient depuis longtemps pa;'é de leur argent, de leur liberté, même de leur vie, pour connaître le vrai caractère des gouvernants rouges, menés par des communistes et des anerchistes.Ce serait ça, la démocratie?Le CriMkem f Lt DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 3 JUIN 193/ VOLUME XXVIII — No 126 La vie française t qui se passe chez nos frères de l'extérieur La représentation franco-albertaine Une couhime traditionnelle qui date de l’époque des Territoire* du Nord-Ouest — Cette tradition est maintenue lors de la création des province* de l’Alberta et de la Saskatchewan — De nouvelles difficultés se présentent — Le seul moyen de le* régler t - Du Droit, d’Ottawa, numéro du 29 mai: Avant la création des provinces de l’Alberla et de la Saskatchewan, la représenlation sénatoriale des Territoires du Nord-Ouest comprenait deux Canadiens français, par une entente tacite entre les deux partis politiques qui fut toujours respectée.Lorsque, en 1905, les territoires de l’Alberta et de la Saskatchewan furent érigés en provinces, il fut tenu compte de cette entente.De 1905 à 1931, les Franco-Albertains furent successivement représentés au Sénat par MM.Roy, Forget, Côté et Lessard.En 1931, M.Lessard fut remplacé par M.Patrick Bums et, depuis, nos compatriotes de l’Alberta n’ont pas de sénateur.M.Burns étant décédé, les Franco-Albertahis cherchent, très légitimement, à recouvrer leur ancienne représentation à la Chambre Haute.Nous avons rappelé, dans un article précédent, que M.Frank Oliver, ancien ministre dans le cabinet Laurier, déclina, en 1923, l’offre d’un siège au Sénat en faveur d’une candidature canadienne-française, parce qu’il était convaincu qu’au point de vue national et que, pour respecter la tradition, 11 Importait de se conformer à la coutume établie.Le parti politique qui est actuellement au pouvoir a toujours respecté, en ce domaine, les droits acquis de la minorité franco-albertai- plus homogène et le plus nombreux de l’Alberta.Aussi est-il de la plus grande importance que tous les Canadiens français, ministres, sénateurs, députés, hommes publics, journaux, associations, s’unissent ensemble pour empêcher que nos compatriotes de l’Alberta soient de nouveau frustrés de leurs droits, depuis si longtemps acquis, a la représentation sénatoriale.Charles GAUTIER Hommages de T A.CF.A.à “La Survivance^ "Lo Survivance" a été le coeur de l'A.C.F.A.De la Survivance, d’Edmonton, Alberta, numéro du 26 mai.ne.Nous n’avons jamais douté qu’il tiendrait à maintenir le précédent qu’il a lui-mème contribué à établir.Mais, parait-il, un nouveau danger menace les Franco-Albertains et il est à craindre que nos compatriotes ne soient de nouveau spoliés.“Si nous en croyons les rumeurs”, lisons-nous dans 1 Ac-tion catholique de mercredi dernier, sous les initiales de M.Eugène L’Heureux, “nos compatriotes vont être sacrifiés encore une fois.Le parti libéral provincial alber-tain songerait à se débarrasser de son chef actuel et l’indemniserait en lui assurant au Sénat l’intéressante succession rie M.Burns .De quoi s’agit-il exactement?A la suite d’une récente visite de M.Gardiner, ministre de l’Agriculture dans le cabinet King, la date de la prochaine convention libérale de l’Alberta, qui avait déjà été fixée, a été avancée de plusieurs semaines.La presse, en annonçant ce changement, a laissé entendre qu’un M.E.L.Gray, fonctionnaire libéral, jusqu’ici inconnu dans la politique active, allait devenir le chef du parti libéral provincial de l’Alberta.M.J.J.Bowlen, qui est actuellement le chef de ce parti, vient de déclarer, dans un discours qu’il a prononcé à Drum-heller, que le choix de M.Gray lui agréait et qu’il était prêt à se retirer comme chef du parti.Evidemment cette abdication, toute désintéressée qu’elle paraisse être, n‘i-rnit pas sans quelque compensation.et il est rumeur que M.Bowlen troquerait volontiers son poste de chef de parti contre un fauteuil de sénateur.M.Bowlen, nous apprend-on.est arrivé au poste de chef temporaire du parti libéral quand M.Howson Peu après que là radio eût fait son apparition, dans l’élan de leur enthousiasme pour la nouveauté, beaucoup pensèrent que, sous peu, la presse aurait perdu de son prestige et que bientôt la Radio la supplanterait.Les idées, je le crois, ont changé depuis: les faits se sont classifiés; la radio, bien qu’elle n’ait pas encore atteint son développement complet, a trouvé son domaine et celui-là à côté de la presse, et toules deux ont aujourd’hui leur champ d’action mieux défini et semblent faire bon ménage.11 faut certainement donner la palme à la radio pour les amusements qu’elle procure aux masses, et cela surtout dans le domaine de la musique.Il est aussi extraordinaire d’entendre sur la radio la voix d’un Européen qui nous parle et que l’on écoute actuellement comme s’il était près de nous; mais je crois qu’il faut donner aux idées écrites dans les livres, revues ou journaux, la préséance pour la direction et l’impression profonde qu’elles laissent dans l’esprit de ceux qui les parcourent, et le vieil axiome qui dit que les paroles s’envolent mais les écrits restent est encore aussi vrai aujour-1 d’hui qu’il était autrefois.C’est aussi dans cet esprit et par-1 ce que les fondateurs de la Survi- \ cance avaient bien compris le rôle et la nécessité de la presse qu’ils faisaient les sacrifices nécessaires, il y a dix ans, pour établir en cette terre albertaine, notre journal, la Survivance, journal canadien-fran-çais destiné à entretenir les contacts, à faire pénétrer les idées mattresses de notre survivance si nécessaire à toute organisation comme la nôtre qui veut se développer et produire un travail constant et sûr.Depuis sa fondation, bien de l'eau a coulé sous le pont; l’Association et le journal ont passé par des périodes difficiles; à certains jours, ce fut le journal, à d’autres, l’Association, mais l’un et l'autre se sont de plus en plus rapprochés, tellement, qu’aujourd’hui, bien que deux organisations différerttes l'une ne peut pas aller sans l'autre, et Us forment bien ce qui doit être pour nous la chair et le sang d’un même corps.C'est donc exprimer ainsi en quelques lignes les sentiments de l’Association envers la Survivance et ce qu'elle représente pour nous.Le modeste journal canadien-fran-çais, fondé il y a dix ans, a été le coeur de notre Association, le porte-parole des Canadiens français de l’Alberta, le propagateur des bons | J mouvements, et je peux dire en; fut nommé juge et qu’i! se trouvait jtoute sincérlté r>„ à |ul que EÆ* ffÆt'r!"«•’ « "'l’or., de ehe, 1 qu’il n’avait pas la compétence nécessaire pour faire honneur a ses responsabilités et on admet que la convention qui se tiendra le 4 juin prochain aurait signifié, en même temps que son abdication volontaire, sa déchéance.En ce cas, pourquoi mettre en péril, pour une si pauvre cause, le principe de la représentation franco-albertaine au Sénat?On dit que M.Bowlen est un représentant du groupe catholique albertaiu, mais son droit à la représentation sénatoriale ne peut, d’aucune fàçon, avoir de préséance sur celui des Franco-Albertains qui, depuis la Confédération, ont eu toujours un représentant a la Chambre Haute et qui.en plus, constituent le groupe catholique le NECROLOGIE nous, l'heureux prestige que possède l’A.F.A.De modeste qu’elle était, au début, cette oeuvre de presse prend de plus en plus une importance inespérée Survivance hebdomadaire, Survivance des Avant-Gardistes, Radiophile Canadien, Voilà que toute cette oeuvre de presse se développe pour entretenir le fu sacré qui fera de nous des vaillants, des lutteurs convaincus de la valeur de notre tradition et de notre civilisation.Je pourrais m’étendre bien davantage sur la valeur de notre presse franco-albertaine.sur ce que nous lui devons tous.Je préfère laisser à votre bon jugement le soin d’y faire vos réflexions.C'est à l’occasion de la célébration du dixième anniversaire de la Survivance que Je me permets d’écrire ces quelques lignes pour l’encourager et lui rendre homma-1 ne pour tout ce qu'elle a fait pour ! nous.Je crois pouvoir admettre de-, — A Outremont > 1er s '' an* ^RKnARn0UJ?e St-Joseph, les pèlerins ont tout avantage b, y de«-««nctre.Tarifs raisonnable* propriété.Vers ce temps-là la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada réglementait la pratique de la médecine.Laterrière, qui Se prétendait diplômé de Saint-Côme, en France, mais qui ne pouvait pro-duire ses papiers, sous prétexte qu il les avait perdus, se vit interdire le droit de pratiquer.II tenta vainement de passer des examens au Canada, “malgré les réponses selon lui très pertinentes qu’il donna à ses examinateurs”.Ses diplômes, il décida d'aller les faire renouveler aux Etats-Unis.M.1 abbé O’Bready dit que c’est à Harvard.Le Dr Léo Parizeau, dans une communication récente à l’ACFAS, écrit que c’est à Cambridge.Chose certaine, c’est qu’en 1786, il se trouve sur la Haute-St-François, en route pour Boston.Il partit le 7 septembre, en compagnie d’un Abénakis.D’après l’abbé O’Bready, il remonta la Saint-François jusqu'aux Grandes Fourches (Sherbrooke), puis obliqua vers le futur Newport et la Rivière-Noire, en suivant la rivière elle lac Mara ou Magock.A Cambridge ou bien à Harvard, il obtint ses titres, après avoir soutenu une thèse intitulée: .4 dissertation on Puerperal Fever, qui fut imprimée et publiée à Boston en 1789.Lors de son passage â l’emplacement de la Sherbrooke d’aujour-, d'hui,.Laterrière se laissait sans doute empoigner par la beauté et le pittoresque du paysage mais il devait penser aussi à la thèse qu’il allait soumettre.Est-ce cela qui explique l'exactitude de son sens prophétique?Quoi qu’il en soit, il avait bien raison, en 1812, d'écrire du Grand-Portage: "Vn jour à venir, cet endroit sera bien é.tabli et de conséquence.’' Les Sherbrookois d’aujourd’hui ne lui imputeront certes pas cela à mal, à erreur et encore moins à péché.Emile BENOIST Demain: Selon Vhistoire et la géographie.Le GRAND TONIQUE FRANÇAIS Quand l'appétit fuit, la Quinfonlne «oui la rtndra.DANS TOUTIS LIS PHARMACIES Wllûltt iÈIttiîs Le* mines Rapport et carte de la géologie du canton de Duverny, Qué.Sherbrooke et les Cantons de l’Est (Suite de la première pacte') moins que quelque cataclysme ait ; depuis changé tout cela.Mémoire inexacte «t sens prophétique M.Blanchard a raison de s’in quiéter quand Laterrière raconte I qu’il a remonté en canot le “saut mission géologique du ministère des rapideux” de la rivière Magog, qu’il ; Mines et des Ressources vient de a pris quatre jours pour atteindre ' Publier un rapport préliminaire sur le bord du grand lac Mara ou Ma-j a géologie du canton de Duverny, à gock, qu'il a trouvé du raisin dans H’6** e* ai1 no,r",,”,e.'a, ,vlJ]e u Amos, ce pays qu’i! juge plat “à quelques ! d?11* I« comte d Abitibi.Une carte à coteaux et ravines près”.Meme l'échelle d’un demi-mille au pouce inexacte, ce qui s’explique par une accompagne ce rapport, rédaction tardive, la relation de La- .Les possibilités minières de cette terrière situe toutefois suffisamment région retinrent 1 attention en 1934, bien l’emplacement de Sherbrooke; à la suite d une découverte d or par par ce qu elle dit de cet emplace-! M^L r-' Samt-Onge et J.Bernard, ment, elle prend aujourd’hui une j jlans jes ranj^V^et VF, où est située incontestable: Ottawa.3 (D.N.C.).La Com- 3g: valeur prophétique incontestable: ' I® Fontana Gold Mines, f.ette région "Vn jour à venir, cet endroit sera ^ lp centre d une activité intense depuis lors.bien établi et de conséquence, parce.qu’il sera l’entrepôt d'un lieu où tout va.Xos petits enfants et nos arrière-nèveux verront cela! Agant couché en cet endroit, nous nous mimes, le matin, à franchir le sault rapideux en canot." Laterrière aurait du se méfier de sa mémoire quant à des faits vieux d’un quart de siècle, et se fier davantage à son sens de la prédiction.Ge qiril écrivait, en 1812, du “Grand Portage ou Sault”, à l’intention de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-neveux, trouve un accomplissement convenable dans la Sherbrooke de 1937.On comprend que les organisateurs des fêtes du centenaire n'aient pas oublié Pierre de Salles Laterrière dans le grand ches carbonatées.en Le canton de Duverny repose sur des roches volcaniques keewati-niennes coupées par du granite et d’autres inlrusions acides.Le rapport de Weeks signale la découverte d’or en plusieurs localités et de l’or natif, «ont certains échantillons sont remarquables,a été trouvé dans des veinules sur les rangs VI et VIL Dans l’ensemble, cependant, ces veines sont courtes et la dissémination de l’or y est assez irrégulière.Le minerai de plusieurs zones de cisaillement s’orientant nord-ouest a révélé des teneurs aurifères plus persistantes.On a aussi remarqué des traces d'or dans des zones de schistes minéralisés au sein de ro- gi—— .spectacle historique qui se prépare j '•'e rapp' aussi un h pour le mois d’août.Un centre de renseignements Les notes historiques pour le tableau consacré à Laterriere ont été ort de Weeks contient ref historique de la ré- préparées par O’'' ’ M.l’abbé Maurice ’Brady, archiviste et professeur au Séminaire Saint-Gharles-Borromée.Le même, ainsi que le supérieur du Séminaire, M.l’abbé Victor Vincent, ont eu l’extrême obligeance de nous ouvrir toutes grandes les portes des archives et de la bibliothèque de leur institution.Nous leur devons dans une large mesure, ainsi qu’à lusieurs des membres de la Société liistorique des Gantons de l’Est, particulièrement M.l’abbé Albert (ira-vel, curé de Springhill, et M.le Dr Valmore OJivier, de Sherbrooke, la documentation qui nous permet d’écrire la présente série d’articles.Notons en passant que la Société hsitorique des Gantons de l’Est, qui est en train d’accomplir là-bas une oeuvre semblable à celle qui se fait au pays mauricien sous la direction vers ses noces d’or.de M.l’abbé Tessier, loge sous le L’est le plus ardent désir et le, toit même du Séminaire de Sher-voeu le plus sincère que nous ex-|brooke.Puisque nous en étions à citer Pierre de Salles Lpterrlère, qui fut comme qui dirait le prophète de la grandeur de Sherbrooke, autant achever la présentation du personnage avant de parler des Abénakis, de leurs missionnaires et de nuelques autres.Les notes de M.l’abhé O’Bready nous y Invitent d’ailleurs.! gion, ainsi qu’un exposé des principaux caractères phvsiograpniques, de la géologie et ne la tectonique.v On peut se procurer ce rapport du Directeur des Editions du ministère des Mines et des Ressources, à Ottawa.___________ 'Talitho" Par Philippe CUSSON "Une fiction délicieuse”, dit le Chanoine Chartier, “une fantaisie vraisemblable et magistralement agencée”.Dans cette nouvelle évangélique, l’auteur suppose que la fille de Jaï-re, ressuscitée par Notre-Seigneur, au commandement de "Tatitha.qoumt ;— Jeune fille, léve•to^’, garde par la suite, comme nom, ce mot magique du Maître; Talltha.Elle rencontre le fils de la veuve de Nairn: ils se racontent leur histoire, s’aiment et.L’auteur a obtenu de l’Archevêché de Montréal le “Nihil obstat” et “l'Imprimatur”.Le Chanoine Chartier, vice-recteur de l’Univer-sité de Montréal, a écrit la préface du livre, qui est vraiment une oeuvre d’apologétique où sont enchâssées les plus belles pages de l’Evangile Inutile donc d'ajouter que ce sera un excellent livre de ré-feompense pour toute la jeunesse Le Bas du Fleuve L*J vlll*glatur«i d* Plage MéUt, Rlvière-du-Loup, Ceeoune, Le Bie.etc.«ont pour elnil dire à votre porte! Le* train* rapide* du Canadien.National vou* y mènent en un rien de tempi) Voui y trouverez de bon* hotel* «t de* diverti**ement* veriétt golf, ttnnii, pèche, bain, etc Profitez de ce* tarif* exception, «tellement réduit*, du 15 juin eu 5 teptembre.Validité de* billet*, 21 jour*.Pour plu* ample infprmé, edrenez-vou* eux guichet* de le gare Boneventure ou aux Bureaux au Canadian-National, 384 ouest, rue St-Jacquei, MA.4731.• CANADIEN NATIONAL *4fNE surtout nu CANéinn Les mains d’EsaiL mais la voixde Jacob Le révérend Jones dénonce le prêt consenti par le gouvernement provincial aux Sulpiciens, la .loi donnant la priorité au français dons l'interprétation des lois, la loi du cadenas et la restriction de l'enseignement de l'anglais dans les écoles Le Rév.T.-W.Joncs n dénoncé hier soir devant les délégués de la Conférence de VVnited Church du district de Montréal et d’Ottawa le prêt consenti par Je gouvernement aux Sulpiciens, la loi de l’interprétation, la loi du cadenas contre la propagande communiste et la décision de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal de restreindre l’enseignement de l’anglais aux classes plus avancées.Faisant allusion au passage de la Bible où le pa-triache Isaac, aveugle, déclare au moment de donner sa bénédiction, qui confère le droit d’aînesse, que ce sont bien les mains d’Esaü, mais Îue c’est la voix de Jaçob, le Rév, ones dit qu’il reconnaît bien la main du gouvernement, mais que la voix ressemble étrangement à celle de hautes autorités ecclésiastique*.Le Rév.Jones était le président sortant de la conférence de VUnited Church et c’est le Rév.R.-W.Mc-Nairn qui a été choisi pour lui succéder.Le Rév.Jones se défend de fout pessimisme et de tout désir de fomenter la discorde entre l’élément français et l’élément anglais dans la province de Québec, mais il considère comme un précédent dangereux le prêt considérable consenti par l’Etat à un corps religieux, il ne croit pas que la loi qui établit la priorité du français dans l’interprétation des lois soit conforme a la procédure reconnue dans le royaume, il trouve que la loi du cadenas est une violation de la liberté de pensée et de la liberté de parole.L’orateur a conclu en disant que les Anglo-protestants considèrent qu’ils sont victimes d’une injustice, d’une violation de leurs droits religieux et civils, dans la question des ne peu- cnic mariages mixtes, et qu’ils vent accepter sans protestation*^ les lois récentes qu’il vient de signaler à l’attention.Si vous vovaaez.rsn.fr> « ârffWt*-VOUI «U SIRVICE DES VOYÀ- mpense pour toute la Jeunesse CES LE “DEVOIR”.Billati »*,*• «11.n‘os%?nif, de,L5 '•* ?•T» V »"if dM.«mpstni.* pages, 25 sous au comptoir, 30c par la poste.Service de librairie dû Devoir, 430, Notre-Dame est Montréal.4« paquebot*, chemin* da far, autobwt, autii hâtait, atiurance* bagage* «t accl.dante.chèque» d.voyage*, peu.port*.•K.Téléphone*! lElair J3«l* VOLUME XXVIII — No 126 rm .- h-.— .— CALENDRIER — Demain: VENDREDI, 4 Juin 193» SACRE COEUR DE JESUS Lever du soleil, 4 h.14.Coucher du soleil, ?h.42.Lever de ia lune, 1 h.12.Coucher de U lune, 2 h.47.Dernier quartier, le 2, à Oh.t%ta.du soir.Nouvelle lune, le S, à 3 h.43m.du soir.Premier quart, le U.à 2 h.3 m.du soir.Pleine lune, le 23, à 5 h.59m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de l'"A.B.C."et de la "C.D.N.A" JEUDI 3 JUIN 1937 — demain — MODEREMENT CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 68.Mtme date l’an dernier 75.Minimum aujourd’hui 64.Même date l’an dernier 68.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.48.29.43.Midi: 29.40 ChUlrt* roui ae out ta Maison 74.-R.de Meets.300-a ftx-Denu.Montré si Découverte d'un manuscrit très antérieur à l’imprimerie Il s'agit d'une tranche d'un ouvrage philosophique et théologique en latin, provenant apparemment de France et qu'on a trouvée dans les plats de livres anciens de la bibliothèque du Barreau de Montréal Ce que nous en dit le paléogrophe Raymond Parent, à qui on a confié l'examen du précieux document & On vient de découvrir dans les lats de livres anciens de la bi-liothèque du Barreau de Montréal, à reliure en peau de porc, un manuscrit très, très antérieur à l'imprimerie.Il s’agit d’une tranche d’un ouvrage philosophique et théologique, provenant apparemment de France.Le manuscrit est en latin.On n’y trouve nulle part la mention de la date ou le nom du scribe.Mais M.Raymond Parent, prenmier Canadien français diplômé de l’Ecole des chartes de Paris, est de retour à point au Canada.Me Maréchal Nantel, bibliothécaire du Barreau, lui en a confié l’examen.Ce matin, nous nous sommes présenté chez M.Raymond Parent, à son appartement de la rite Cherrier, pour l’interroger sur les cours qu’il donnera en juillet à l’Ecole de bibliothécaires, nouvellement fondée.Nous l’avons pris en flagrant délit, penché sur des photographies d’un manuscrit difficile à déchiffrer, muni d’une loupe et de dictionnaires d’abréviations.—Mais, qu’est-ce que ces photos?M.Parent est visiblement embarrassé.Il n’aurait pas voulii apparemment qu’un journaliste vit ces documents luisants, niais.Le jeune paléographe capitule petit à petit et raconte alors à peu près ce qui suit.—Au cours de son travail de réfection des reliures anciennes d’ouvrages datant d'un ou de plusieurs siècles, logés dans la voûte du nouveau palais de justice de Montréal, pour le compte de la bibliothèque du Barreau, dit-il, M.Philippe Beaudoin, relieur d’art, a découvert par hasard dans les plats des reliures de porc quelque vingt-cinq pages d’un manuscrit qu’il a décollées une à une.Le Barreau les a fait placer entre des plaques de verre dans un coffre spécial.Vous voyez ici les photos de quelques-unes de ces pages.—En quelle langue est-ce?En Ictin —C’est en latin, mais un latin fourmillant d’abréviations, comme c’était déjà l’usage à l’époque.—De quelle époque parlez-vous?M.Parent a un geste qui veut dire qu’il se sent couler à pic.—Je ne vous ferai pas connaître de date précise, dit-il, bien que je croie la connaître.Vous pouvez peut-être dire qu’il s’agit d’un manuscrit très, très antérieur à l’imprimerie.—Un siècle, deux siècles?Cette fois M.Parent se mord victorieusement les lèvres.Il ne précisera pas davantage.C’est au journaliste à capituler.—Où en êtes-vous dans votre élude de ces hiéroglyphes?—Je ne puis faire ici à Montréal qu’une critique matérielle, en somme, de ces pages manuscrites anciennes.Dans quelque temps je préparerai une communication dans laquelle je décrirai l’aspect du manuscrit: le papier, les trous, les abréviations.Pour faire une étude critique vraiment scientifique, il faudrait être en Europe et travailler à l’aide des catalogues de manuscrits, faire des comparaisons, repasser les manuscrits mutilés.De cette façon, on arriverait sans doute à découvrir le titre, l’auteur et le nom du scribe.A l’heure actuelle, je puis dire que c’est un fragment de traité philosophique et théologique en latin.—De saint Thomas?—Je ne puis dire.Abréviation M.Parent a la patience de feuilleter son Manuel de paléographie et son dictionnaire d’abréviations.Il signale comme exemple d’abréviation le mot matrimonium que le scribe ancien désignait par deux “m” collés et un trait horizontal au-dessus.II fait aussi observer qu’à mesure qu’on avance vers les temps modernes, les abréviations se multiplient et parce que le coût du parchemin augmente, et parce qu’on tient à gagner de l’espace et parce que la main va plus vite.—Les scribes suivaient-ils des règles strictes pour la transcription des ouvrages?EN VACANCES faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .20 2 semaines.35 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois .L00 Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .75 3 mois .2.00 Faire remise par chèque au pair ou mandat, au "Devoir", C P 4020, Montréal (abonnements).—On peut dire qu’à chaque période de cinquante ans, leurs écritures varient passablement, sous l’influence des chancelleries, des universités, etc.La paléographie est en quelque sorte l’histoire de la culture.Il jr avait autrefois deux genres d’écritures: l’éplstolaria, forme réservée aux chartes, aux minutes notariales, plus cursive; et la li-braria, réservée aux manuscrits, plus posée.— Et la valeur marchande ou vénale de la découverte de votre ami, M.Beaudoin?— Il n’appartient pas aux archi-shtes-paléographes de la déte-.TU-ner.Cela regarde des experts comme il y en a à l’hôtel Drouot à Paris, comme il y en a à Londres et ¦auieurs.Evidemment, si on découvre à quel ouvrage mutilé appartiennent les pages manuscrites de Montréal, cela peut représenter une valeur considérable.Mais on n’en sait rien encore.Mais M.Parent se hâte de passer à un autre sujet.Il repousse les grandes photos du manuscrit sous ses chartes et fait sentir que la uouche a assez duré.A l'Ecole de bibliothécaires -Combien d’heures de cours donnerez-vous à l’Ecole de bibliothécaires?— J’en donnerai quinze sur les quarante-cinq cours de la saison.Un m’en confie donc le tiers.Iis porteront sur la technique et FtiLs-toire du livre, sur les répertoires bibliographiques.M.Parent les prépare.Il a en mains des exemplaires de la icvue Archives et Bibliothèques et de la revue plus volumineuse Bibliotlè que de l’Ecole des chartes.Archives économiques Mais ce dont M.Parent tien, à nous parler aussi, c’est des archives économiques contemporaines comme source de l’histoire.Sou intention est d’entreprendre au Canada une campagne de sauvetage des papiers de nos entreprises financières, industrielles et commer ciales — Si nous n’avons pas d’archives très anciennes, dit-il, nous form ms cependant un pays où ia vie économique est fort développée Le Canada occupe un rang avantageux dans le monde économique.Je crois que les archivistes modernes seront appelés à classer, à étudier, à conserver les papiers des maisons d'affaires.Les hommes d’affaires eux-mêmes y trouveront profit, mais surtout les historiens de l’avenir.D’autre part, les maisons d’affaires devraient ou communiquer des pièces à des dépôts d’archives ou les céder de trente en trente ans.L’Ecole des hautes études commerciales avec sa bibliothèque est une institution toute désignée pour en recevoir.Aujourd’hui, on ne peut écrire l’histoire sans tenir compte de l’économique.Songez par exemple à la brasserie Moison qui a été une pionnière de la navigation à vapeur et qui a eu sa banque.Peut-on séparer le développement du 'Saguenay de la maison Price?Et le rôle de la Compagnie de la Baie d’Hudson dans le Nord-Ouest?Il faut aussi décentraliser les archives pour les mieux conserver.En Europe, on le fait à cause du danger de la guerre.Ici il y a toujours comme en Europe d’ailleurs celui de l’incendie.Le chevalier Hector de Callières M.Parent veut bien nous rappeler en terminant l’interviou le sujet de sa thèse pour l’obtention du diplôme d’archiviste-paléographe à l’Ecole des chartes: le Chevalier Hector de Callières, gouverneur de Montréal et gouverneur général de la Nouvelle-France, qu'il a soutenue avec succès en 1936.A.A.Le "Boa rd of T rade" contre la priorité du français Le "Boord of Trade" est carrément opposé à la mesure adoptée à la dernière session de la Législature de Québec qui établit la priorité du français dans l'interprétation des lois.La question a été soulevée à la réunion tenue hier soir par le conseil du Board of Trade sous la présidence de M.J.W.Nicoll.On a rappelé que le conseil avait fait signifier sa protestation à Québec contre ce projet de loi dès le 19 avril et qu'il l'a renouvelée à la veille de la prorogation.On a noté "avec intérêt" la résolution de protestation adoptée récemment par les avocats de langue anglaise et on a exprimé le voeu que le gouvernement provincial prenne les mesures voulues pour corriger la situation créée par l'adoption de cette loi.La pendaison de Bernard ajournée au 9 juillet jresse) (Au moment d’aller sous p Québec, 3.— (S.P.C.) — La pen daison d’Honorat Bernard est ajour née au 9 juillet.L'expertise industrielle Causerie de M.McLagan au Club des publicitaires Nominations au C.N.M.C.-S.Gzowski, gérant intérimaire du service industriel et des ressources naturelles du Canadien National, annonce la nomination de M.Norman-J.Thompson, commissaire de l’inidustrie à Montréal, au noste de commissaire général pour le réseau et celle de M.C.-J.Houghton.adjoint de l’agent de l’emprise à Montréal, au poste de commissaire intérimaire de l’industrie pour le Canada oriental.M.Thompson est à l’emploi du Canadien National depuis 1900 et a une grande expérience des chemins de fer ayant occupé des postes très importants dans plusieurs services.LeComte de Paris Prince Révolutionnaire par Simon Arbellot Brochure de 45 pages, .25 franco.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430 Notre-Dame est, Montréal M.T.Rodgie McLagan, de la firme Dufresne, McLagan et Associés, conseillers industriels, a donné une causerie au déjeuner hebdomadaire du Club des publicitaires de Montréal, hier à l’hôtel Mont-Royal.Il a parlé de quelques problèmes que pose l’organisation industrielle et dont la solution influe sur le rendement du capital investi.C’est à l’étude et à la solution de ces problèmes que s’emploient les conseillers industriels.M.McLagan a répondu à quelques préjugés que certains hommes d’affaires ont sur les méthodes d’efficience.A part les questions qui relèvént directement de la fabrication et de la technique d’une industrie, il y a toutes sortes de problèmes qui se posent.Les experts s’efforcent, en suppriment certains gestes ou démarches inutiles, de diminuer le temps que requiert un travail donné.Cela a pour effet d’augmenter le rendement et donc le salaire des ouvriers, et en même temps de diminuer le prix de revient.Ces méthodes emploient divers procédés; elles dissquent les opérations d'un travail quelconque pour voir s’il n’y aurait pas une perte de temps quelque part.Ainsi la grosseur de la bobine de fil sur une machine à coudre a son importance, car si la bobine est trop petite, il faut la changer plus souvent, et l’ouvrière perd du temps sans aucun profit pour le patron et comme elle travaille généralement à la pièce.elle perd aussi de ce fait du salaire.Dans certaines occupations, on procédait autrefois au hasard; on établissait le salaire d'après le rendement des ouvrières travaillant à la pièce; puis lorsque ce rendement augmentait, on coupait les salaires; cela a eu pour résultat que les ouvriers se sont bien gardés d’aller plus vite.Les méthodes nouvelles procèdent autrement.On a affiché dans certains établissements des avis promettant formellement que les salaires ne seraient pas diminués si le rendement augmentait, et le rendement a, par la suite, augmenté.On a aussi créé de Témulation entre divers établissements ou les maisons d’une même firme en établissant et en affichant des statistiques sur le rendement des ouvriers.En publiant une défectuosité ou une déficience du travail, on arrive à la faire disparaître, et en publiant une amélioration on ja rend générale.Au mariage du duc de Windsor Le pasteur Jardine Monts, France, 3.(A.P.) — Le révérend R.Anderson Jardine, pasteur anglican du temple St.Paul, de Darlington, Angleterre, qui a défié ses supérieurs ecclésiastiques en se rendant au château de Gandé, bénir, ce matin, selon les rites de l’Eglise anglicane, le mariage ÿi duc de Windsor et de Mme Wains Warfield, est âgé de 50 ans.Le modeste pasteur aux cheveux grisonnants, qui a connu, aujourd’hui, Tune des plus fortes émotions de son ministère en mariant son ancien souverain, est père de deux filles et d’un garçon.Il s’est fait remarquer de son entourage par son indépendance de pensée et sa charité envers les humbles, les pauvres.A 'cause des grands services qu’il a rendus aux ouvriers des “slums” (taudis) de Liverpool et aux mineurs du Yorkshire, on Ta surnommé “le pasteur des pauvres".La paroisse qu’il dirige depuis 1927 compte 9.500 fidèles, ouvriers, pour Ja plupart.Il reçoit de sa paroisse un salaire annuel de $2,090.Il a été ordonné en 1924, après avoir été messager dans une librairie et mineur dans un village de Yorkshire, Le maire de Monts Monts, France, 33.(A.P.) — Le Dr Charles Mercier, maire de Monts, qui a présidé, ce matin, la cérémonie civile, au mariage du duc de Windsor et de Mme Wallis War-field.est un médecin de campagne âgé de 46 ans.Il est maire du petit village de Monts depuis trois ans.Il est court, grassouillet, moustachu, myope et digne.Quand ses devoirs de maire et de médecin lui laissent des loisirs il les emploie à cultiver son jardin ou à jouer de la flûte, ses deux passe-temps favoris.Souvent, sa femme', qui joue le piano, se joint à lui dans des petits récitals qu’ils se donnent l'un à l’autre, le soir, et qui profitent par ricochet aux villageois qui s’approchent souvent des fenêtres ouvertes pour entendre la musique du “maire” et de la “mairesse”.Depuis quelque temps, le maire de Monts se complaît à se comparer au Dr Allan Roy Dafoe, le désormais célèbre médecin des quintuplettes .Dionne, de Corbeil, Ontario (Cana-] da) : “‘Le Dr Dafoe et moi, dit le Dr Mercier, avons l’un et l’autre été précipités, du jour au lendemain, dans la célébrité mondiale; et pourtant, l'un et l'autre demeurons de modeste médecins de campagne”.Le mariage Windsor> Warfield Ce matin, au château de Candé, en Touraine — Les deux cérémonies, civile et religieuse, ont été brèves — Aucun représentant de la famille royale ni du gouvernement britannique à la cérémonie — Le pasteur Jardine a présidé la cérémonie religieuse, sans l'autorisation de ses supérieurs ecclésiastiques — Un soleil resplendissant Une page d'histoire se clôt Sur le front basque Bilbao, 3 (S.P.C.-Havas) — Des troupes basques ont pris d’assaut les hauteurs de Lemona, qui sont à 8 milles au sud-est de Bilbao et ont beaucoup d’importance au point de vue stratégique.Ces troupes ont opéré à la faveur d’un ciel couvert qui restreignait l’action de J’avia-tion.Jean Effront et la compagnie Lallemand M.le juge Forest a entendu ce matin une requête civile présentée par Jean Effront et autres.Les requérants demandent qu’on mette de côté un jugement rendu contre eux Ear défaut.La compagnie Fred A.allemand Refining Co.avait acheté en 1927 des requérants un procédé pour faire de la levure pressée.Les requérants, qui sont établis en Belgique, ont envoyé un expert pour orcamser la production avec ce procédé, mais cet expert n’était pas compétent et, pendant les trois mois qu’il a passés au service de la firme Lallemand, il n’a pas réussi à fabriquer la levure.La firme belge a fini par envoyer un autre expert, qui a réussi.Mais pendant ces trois mois la firme Lallemand avait subi des dommages qu’elle estimait à $85000.Elle prit une action contre Effront et ses associés; ceux-ci répondirent par une dénégation, mais ne comparurent pas au procès, et furent condamnés par défaut.C’est ce jugement qu’lis veulent faire écarter pour que la cause soit entendue au mérite.Les chèques des pensions de vieillesse Québec, 3.(D.N.C.) — Le 31 mai, la Commission des pensions de vieillesse, dont M.J.-R.Forest est le président, a émis 35.178 chèques au montant total de $1,115,034.85.La Commission a payé, du 1er novembre 1936 au 31 mai 1937, la somme de $5.014,351.52.La Commission demande instamment aux pensionnaires de bien vouloir encaisser leur chèque immédiatement sur réception, car ces chèques deviennent nuis après 60 jours de leur date ainsi qu’au décès du pensionnaire.Les pensions de vieillesse, on Je sait, sont pavées dans la proportion de 75% par le fédéral et de 25% par la provincial.C’est le ministre du Travail.M.William Tremblay, qui a l’administration de la loi des pensions de vieillesse.Le châfeau des Guérin Paris, 3.— Le département du Tarn vient d’acheter Je château du Cayla, berceau de Maurice et Eugénie de Guérin.Il se propose d^n faire un musée guérinien.Le transport des abeilles La prochaine fois qu’une abeille viendra bourdonner autour de votre tête, cherchez un endroit frais et vous n’aurez rien à craindre.C’est le conseil que donne M.H.H.Whiteman, des messageries du Canadien National, à qui une longue expérience dans le, transport des abeilles a appris les meilleures méthodes de les soigner et de s’en défendre.Chaque année, en effet, les messageries du Canadian National transportent de grandes quantités d’abeilles importées du sud et de l'ouest des Etats-Unis pour combler les vides creusés dans les ruches canadiennes par le froid de l’hiver.Incidemment on achète ces abeilles | à la livre, chaque livre renfermant 1 de 4500 à 5,500 abeilles, Comme le laisse entendre M.¦Whiteman, le transport de ces industrieuses mouches se fait dans un wagon à basse température sous la surveillance de spécialistes habitués à donner des soins non seulement aux abêilles, mais aux renards, aux serpents, aux tigres et à toutes sortes d'animaux vivants transportés chaque année par les messageries du Canadien National.Au nord>ouest de Madrid Madrid, 3 (S.P.A.).— Le généralissime Franco envoie des renforts aux troupes blanches que les rouges menacent d’encercler à La Granja, à 33 mille.s au nord-ouest de Madrid.Les renrorts sont partis de Ségovie, qui est à 6 milles de La Granja.On ne sait pas si le généralissime a retiré des troupes du front basque pour faire face a l’offensive que les rouges ont entreprise dans la région de La Granja, afin de sou kger les défenseurs da Bilbao.Château de Candé, Monts, France, 3.(D’après les dépêches de la Canadian Press et de VAssociated Press) Son Altesse Royale le duc de Windsor, fils aîné de la reine-mère Marie d’Angleterre et de feu le roi George V, ancien roi de la Grande-Bretagne, du Canada, de l’Etat libre d’Irlande, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l’Afrique-Sud et ancien empereur des Indes, a épousé, ce matin au château de Candé, à Monts, France, Mme Wallis War-field, ex-femme de M.Windfield Spencer et ex-femme de M.Ernest-Aldrich Simpson, pour qui il a renoncé au trône le 10 décembre 1936, tu faveur de son frère le duc d'York, devenu depuis Sa Majesté George VL Le mariage civil Le mariage civil, qui b eu le grand salon du château comme décor, a commencé à 11 heures 42 du matin heure de France; (fi h.42, heure de l’Est).La cérémonie, présidée par le Dr Charles Mercier, maire de Monts, a duré exactement cinq minutes, et elle s’est faite dans la seule langue française.Le maire Mercier a prononcé une courte allocution de circonstance.Quelques invités seulement ont assisté à la cérémonie.Cinq journalistes et quelques serviteurs du château ont pu y assister, d’un salon voisin.La famille royale d’Angleterre n’était pas représentée au mariage.De même, il n’y avait aucun délégué officiel du gouvernement britannique.Après le mariage civil, le duc et la duchesse de Windsor et leurs invités ont pris quelques rafraîchissements sur la terrasse du château.puis se sont rendus dans le salon de musique pour le mariage, religieux.Le pasteur Jardine Il ne devait pas y avoir de cérémonie religieuse, à cause de l’interdiction faite à ce sujet par les chefs de l’Eglise d’Angleterre.Cependant, hier matin, le pasteur anglican R.Anderson Jardine, du temple St.Paul, de Darlington, Angleterre, surnommé “le pasteur des pauvres”, a décidé spontanément de passer outre à l'interdiction de ses supérieurs ecclésiastiques, et il a offert au duc de Windsor de bénir son mariage, selon les rites de l’Eglise anglicane.Le duc et Mme War-field ont accepté avec empressement.Le supérieur immédiat du pasteur Jardine, le révérend Herbert Henson, lord-évêque de Durham, a déclaré ce matin qu’il n’a pas autorisé M.Jardine à se rendre au château de Candé.De même, le révérend Basil Batty.lord-évêque de Fulham, qui a juridiction sur toute l’Eglise anglicane de France, n’a pas autorisé le révérend Jardine à marier le duc de Windsor et Mme Warfield.Il lui a même envoyé un télégramme, demeuré sans réponse, dans lequel il lui disait qu'il “officiait au nom de l’Eglise anglicane de France, sans avoir pour ce faire le moindre droit ni la moindre autorisation”.Le lord-évêque de Fulham ajoutait que la cérémonie religieuse du château de Candé ne doit être considérée que comme un acte privé et non comme un arte sanctionné par l’Eglise d’Angleterre.On pense toutefois qu’aucune mesure disciplinaire ne sera prise contre le pasteur Jardine.Le mariage religieux Le mariage religieux a été très court.La cérémonie était terminée à 12 heures 15 (heure de France), 7 heures 15 (heure de l’Est).Le salon de musique, de style Louis XVI, où a eu Heu le mariage, disparaissait entièrement sous les fleurs.C’est M.Herman Rogers, ami des mariés, qui a conduit Mme War-field à l’autel improvisé au fond du salon.Le duc de Windsor avait comme garçon d’honneur, son évuyer, le major Edward Dudley Metcalfe.Mine Warfield portait une toilette “bleu Wallis”.Le duc était en habit de cérémonie.R portait, comme seule décoration, un oeillet rouge à la boutonnière.Au moment de la cérémonie, la mariée était pale et apparemment nerveuse alors que le duc était radieux.Les invités Les Invités qui étaient présents aux deux cérémonies étaient, outre les témoins (M.Herman Rogers et le major Metcalfe): le baron et la baronne Eugène de Rothschild, hôtes du duc de Windsor pendant son séjour en Autriche, immédiatement après l'abdication; M.Hugh Lloyd Thomas, ministre plénipotentiaire à l’ambassade britannique A Paris (qui n’était là qu’à titre d’ami personnel du duc); lady Selby, femme de l'ambassadeur britannique A Vienne; M.Dudley Forword, écuyer du duc; M.A.-G.Allen, avocat du dur à Londres; M.William-Cumming Graham, consul britannique A Nantes; Mme Buchanan Mer-ryman, de Washington, tante de la duchesse de Windsor; lady Alexan- der Metcalfe.Sir Walter Monckton, procureur L'aviation blanche gagne une bataille SEGOVIE, (Espogne), 3.(S.P.A.) — L'aviation blancha a gagné une bataille au-dessus de la chaîne de Guodarrama.Vingt-neuf avions rouges, dont neuf appareils de chasse, avaient entrepris d'opérer sut le front de La Granja, où des troupes blanches ont réussi à enrayer une offensive.Vingt-cinq avions blancs les ont attaqués et en ont abattu quinze.général du duché de Cornwall, aviseur légal de Tex-roi Edouard, durant la crise constitutionnelle qui s’est terminée par l’abdication ; Mme Herman-L.Rogers, hôtesse de la duchesse de Windsor, à sa villa de Cannes, immédiatement après l’abdication du roi Edouard; M.et Mme Charles Bedaux, hôtes du duc et de la duchesse au château de Candé; le Dr Charles Mercier, maire de Monts, qui a présidé le mariage civil; Madame Mercier; le révérend R.Anderson Jardine, de Darlitijgton, Angleterre, officiant au mariage religieux; cinq représentants de la presse et quelques membres du personnel du château de Candé.La réception Immédiatement «près le mariage religieux, le duc et la duchesse de Windsor ont reçu les félicitations et les souhaits de leurs invités, dans le grand salon, pendant que de l’extérieur, montaient des acclamations dans près d’une demi-douzaine de langues, des milliers de touristes qui avaient envahi la campagne environnante et que des escouades de policiers maintenaient difficilement à bonne distance du château.La réception nuptiale a eu comme décor le site enchanterir de ia terrasse de Candé, toute enveloppée de soleil.La table du buffet était ornée d’un gâteau de noces à six “étages” surmonté de roses qui, à la demande du duc, ont été substituées par le Chef à la couronne ducale.C’est le major Metcalfe qui a porté la santé du duc et de la duchesse.L’ex-roi Edouard VIH s’est contenté de remercier tous ses invités d’avoir accepté d’être témoins de cette cérémonie “si im- j portante pour lui et la duchesse”.; Le duc a offert en cadeau de noces à sa femme un diadème serti de diamants.Mme Charles Mercier a donné ài la duchesse un bouquet de fleurs bleues, blanches et rouges.* # « Avec le mariage du duc de Windsor se clôt une page mouvementée de l’Histoire d’Angleterre.Le duc de Windsor est monté sur le trône d’Angleterre, sous le nom d’Edouard VIII, à la mort de son père George V, Je 20 janvier 1936.Il a abdiqué le 10 décembre 1936, afin de pouvoir épouser Mme Wallis Warfield.-Son frère le duc d’York lui a immédiatement succédé, sous le nom de George VI.Mort de l'abbé J.Edmond Potvin Curé de St-Jean-Baptiste de Maplewood (Fall-River) Fall-River, 1er juin fpar coup rier) — M.l’abbé J.*Edmond Pot-vin, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Maplewood (Fall-River), est décédé dimanche à son presbytère à l’âge de 66 ans.Il était curé de Saint-Jean-Baptiste depuis quatorze ans.M.l'abbé Potvin était originaire de Bagotville.Il avait fait ses études classiques à l’Ecole Normale et au Petit Séminaire de Québec et ses études théologiques au Séminaire de Chicoutimi.Après avoir enseigné pendant quelque temps au Séminaire de Chicoutimi et exercé le ministère à Saint-Célestin, il passa aux Etats-Unis et fut successivement vicaire à Saint-Hyacinthe de New-Bedford, et à Saint-Matthieu de Fall-River.IJ fut curé du Saint-Rosaire de New-Bedford de 1910 à 1914; curé de Saint-Jean-Baptiste de Fall-River, de 1914 à 1918.curé de St.John dans le Dakota-nord de 1918 à 1926 (il avail dû changer de climat pour refaire sa santé), curé du Saint-Rosaire de New-Bedford de 1926 à 1927 et enfin curé de Saint-Jean-Baptiste de 1927 A sa mort.Lui survivent trois frères: M.Joseph Potvin, de Chambly; MM.Edouard et Adjutor Potvin, de Saint-Alphonse de Chicoutimi.A Woonsocket L'évêque de Providence bénit lo pierre angulaire de l'église Notre - Da me - des - Vie foires M.Duplessis ne sera pas à Toronto Québec, 3 (D.N.C.) — Contraire ment à la nouvelle lancée par une agence de presse, M.Maurice Duplessis ne sera pas à Toronto aujourd’hui.Ainsi que nous l’avions déjà annoncé, c’est M.Rona Dussault qui représente la province de Québec au congrès de rAssociation des manufacturiers canadiens et au congrès des assureurs-vie qui se tiennent dans la Ville-Reine.L'ex-roi Edouord VIII espère trouver la paix Monts, France, 3 (A.P.) — Son Altesse Royale le duc de Windsor, qui a épousé, ce matin.Mme Wallis Warfield, pour qui il a renoncé an trône d’Angleterre, a déclaré, à midi, après son mariage, qu’il espère qu’on va désormais lui laisser la paix.Après avoir remercié tous les amis et les inconnus qui lui ont témoigné de la sympathie, lors de son abdication, ou qui lui ont envoyé des cadeaux et des félicitations à l’occasion de son mariage, le duc a ajouté: “La duchesse de Windsor et moi regardons maintenant vers l’avenir.Après être passés, l’un et l’autre, par une dure épreuve, nous espérons vivre une vie heureuse et utile et nous espérons que l’on nous laissera, enfin, en paix.” Gagnantes du derby Londres.3.— A New-Westminster, dans la Colombie canadienne, un marchand de chaussures va toucher une somme de quelque $80,000 à la suite de la course d’Epsom et du suecès de Middag Sun.A Toronto, 14 Jeunes filles détiennent en commun un billet de loterie sur le cheval Sandsnrits et se diviseront la somme de 875,000.Plusieurs d’entre elles se sont évanouies en apprenant l’heureuse^nouvelle.Du bois pour allumettes On peut voir sur les quais du port de grandes quantités de bois destiné a l’Angleterre, où on le transformera en allumettes.C’est le premier envoi de l’année.L’an dernier, il y a eu cinq envols de ce genre.Hier le cargo Ashworth a apporté au port la première cargaison de bauxite, nécessaire à la fabricalion de l’aluminium._ Sympathie envers M.Borden Londres; 3 (S.P.C.) — Au cours d’une séance tenue au no 10 de la rue Downing, ce matin, les principaux délégués à la conférence impériale ont manifesté de la sympathie envers l’ancien premier ministre du Canada sir Robert Borden, Woonsocket, 1er Juin.(Par courrier) — Son E, Mgr Francis P.Keough, évêque de Providence, a hém hier la pierre angulaire de 1 église Notre-Dame-des-Victoires.Les paroissiens s’étalent rendus en procession aux limites de la ville pour accueillir Son Excellence Algr Keough.Après la cérémonie de la bénédiction, le curé de la paroisse, M.1 abbé J.-M.-L.Giroux, a chanté la grand'messe solennelle.Le premier vicaire, M, l'abbé Dion, a souhaité la bienvenue aux invités au nom du curé de la paroisse et le R.P.Rodolphe Martel, supérieur du Collège, de l’Assomption de Worcester, a prononcé îe sermon de circonstance.Les membres du comité paroissial, MM.Antonio Prince, Eugène-L Jalbert, Alphonse Fugère, Sylvia Lareau, le Dr Henri Gauthier, Edmond-A.Côté et Thaddée Ga-doury, assistaient en corps à la cérémonie.La grand’messe fut suivie d’un dîner au presbytère qui réunissait une soixantaine de prêtres et d’un concert par le corps de musique de l’Académie LaSalle dans l’après-midi.M.Desrochers trouvé coupable Le Juge en chef G Perrault a trouvé coupable, ce matin en cour d'assises, Marcel Desrochers, 40 ans, 1024 est, rue Laurier, accusé d'avoir conspiré pour vendre des spiritueux fabriqués illégalement et pour frauder ainsi le gouvernement fédéral d’une somme de $25,-000, U expédiait ses marchandises par l’entremise du chemin de fer Canadien National à la gare Moreau, à des gens connus de lui, perlant des noms fictifs et domiciliés à Dolbeau, Kénogami, Jon-quières, Chicoutimi, Roberval et autres lieux, et percevait le montant dû pour ces ventes d’abord par mandats-poste, puis ensuite par lettres recommandées.Sur ces deux chefs d’accusation, le prévenu recevra sa sentence le 10 juin.Le même jour, une autre accusation sera portée contre lui, à savoir d’avoir eu en sa possession lesdits spiritueux illégalement fabriqués.oui est très malade- Bulletin météorologique Toronto, 3.— (S.P.C.) — Voici le temps qu’il fera probablement dans chacune des régions du Qué- gec, demain : Bassin de TOutaouais et du haut Saint-Laurent: beau, modérément chaud; Bassin du bas Saint-Laurent: ciel en partie couvert, hausse possible de la tejnpérature; Nord: ciel en partie couvert, température modérée, temps incertain le soir; Lac Sain-tJcan: ciel en partie couvert, température modérée; Rive nord et golfe: pluie une Eartie de la journée puis mise au eau et vif vent du nord-ouest; Baie de Chaleur: vent de l’ouest et du nord-ouest, ciel en partie cou* -Jb'ert. * Lt UtVUIK, MONTREAL JEUDI 3 JUIN 1937 ^caMGE FEMto Directrice : Germaine BERNIER Déclaration importante de Mgr le coadjuteur aux fêtes de T Assistance Maternelle La population, dit Son Excellence, est plus intéressée aux logements salubres et au prix du lait qu'au taux de l'électricité Messe solennelle d'action de grâce — Sermon par le R.P.Lévi Côté, O.M.I.— Déjeuner à l'hôtel Windsor Madame Henry Hamilton Les fêles pour la célébration du Tingl-cinquième anniversaire de fondation de l’Assistance Maternelle ont débuté hier matin par une messe solennelle célébrée à l’Institution des Sourdes-Muettes par le R.P.E.Langlals, O.P., assisté du R.P.Hamel, O.P., comme diacre, et du R.P.Lambert, O.P., comme sous-diacre.La messe a été magnifiquement chantée par la chorale des Aveugles de l’Institut de Nazareth, qui a donné des extraits d’oeuvres religieuses de Dubois, Ropartz, Vézina et Gounod.Les solistes étaient Mlles Marie Bailly, Laurelie Delorme et Rachellfc Bêaurhemin.Déjeuner-causerie présidé par S.E.Mgr Gauthier De nombreux convives ont assisté au déjeuner-causerie donné à l’hôtel Windsor.A la table d’honneur on remarquait, outre S.E.Mgr Georges Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, Mgr Conrad Chaumont, P.A., V.G., directeur de l’Action catholique; le R.P.E.-A.Larglais, O.P., directeur spirituel de l’oeuvre; le R.P, Lévi Côté, O.M.L; M.E.Savignac, P.S.S.; le R.P.Paul Delplauque, S.C.J.; M.J.-A.Côté, maire suppléant; M.le sénateur C.-P.Beaubien, Mme P.Leduc, Mme A.David, Mme .T.-A.-A.Brodeur, Mme G.Marchand, le docteur Stephen Langevin, Mme L.-G.Beaubien, Mme ET Viau, Mme E.Chaput, Mme E.Girardot, Mme A.Rivet et plusieurs autres.d’ceuvres qui attestent partout ses bienfaits.De tous ces chiffres, il y on a un que je veux relever tout particuliérement parce qu’il touche au p:oblême du luit.Je lis dans le ràp-pr.rt que l'Assistance Maternelle a distribué graUj' cment 33,446 pintes de lait en 1J3Ü.“Le lait! voilà un problème dont les répercussions sociales sont grandes.Réalise-t-on assez que le lait est l’aliment essentiel du nouveau-né pendant plusieurs mois?Il est peu coûteux de production, mais quand il s’agit de la distribution aux consommateurs, c'est un aliment qui devient cher; où donc va le profit?L’homme public qui résoudra ce problème de la distribution du lait aura rendu un fier service à la population de sa province.“Nous pouvons envisager cela sans qu’il soit question de politique.J’estime que la population esl plus intéressée aux logements salubres et au prix du lait qu’aux taux de l’électricité.“L’Assistance Maternelle est une grande chose.Qu’est-ce donc qui mène cette armée de la bienfaisance?Le principal mobile n’est autre que la charité.Grâce au dévouement d’une liste maintenant longue de dames patronnesses, de présidentes des ouvroirs de l’Assistance Maternelle; tfrâce au service bénévole aux dispensaires, aux vestiaires; grâce à tous ces médecins qui composent l’imposant personnel médical, aujourd’hui l’oeuvre a pu vivre, elle a pu progresser.S.E.Mgr Gauthier “C’est avec plaisir que je m’associe à vous tous pour rendre un grand témoignage à l’oeuvre de l’Assistance Maternelle, à sa fondatri-n, Mme Henry Hamilton, et aux collaboratrices qu'elle a groupées autour d’elle.“J’ai ce privilège d avoir assisté au début de 1 oeuvre et d’en être un ami de la première heure.Elle avait commencé modestement, mais après 25 ans :;on budget annuel dépasse .*100,000.Voilà un budget extraordinaire.“Autour de l’oeuvre générale, on a de plus multiplié les initiatives heureuses.Des comités paroissiaux o ' t été fondés, des services d’assis-tonce, un comptoir des enfants pauvres; un comité du service social; un autre de la visite aux hôpitaux; un comité du vestiaire.Mais je veux vous dire fout ce qu’il faut surtout penser des cliniques prénatales qui son, d’un si grand secours pour la inné expectante et qui doivent indiscutablement résorber de beaucoup lu mortalité chez les mère.et les nouveau-nés.On y pratique la charité de fayen admirable, l'.n 1016, ot.donnait déjà 600 consultations prénatales, en 1926, 2,040 et en 1936, S,915.“L’Assistance Maternelle possède des tableaux xiafisliques de cette sorte pour un grand nombre Poli Liquide ^.8e “ÉLÉGANT” pour '’ PLANCHERS PRÉLARTS en vente partout BEAVER PRODUCTS en iTit 4591a Papineau • Montréal Propagande dangereuse Mais d’autres problèmes surgi sent toujours nouveaux: rendon nous à l’évidence, il y a une aut humanité qui est née avec l’indn trie moderne et les crises qu’el comporte.Il y a le chômage, la < ?minution des salaires.Plus que mais aujourd’hui le travail est u nécessité rigoureuse.Tl faut di que les perspectives se sont aggr vées.Il se poursuit une propaga de populaire dangereuse, et ce qu faut c’est d’attaquer le mal da sa racine.” Ici, Mgr Gauthier cite des extrai d un pamphlet communiste où ]’< Qualifie particulièrement l’aumôi inventée par l’Eglife” de moyen distinguer une classe sociale d’ui autre."Voilà les idées que la propaga de répand parmi nous, s écrie M I archevque-coadjuteur.On l’a c spirituellement; f‘Il y aura toujou des pauvres”.Il y aura encore p le monde bien des misères et des i justices qui sont le lot de la natu humaine.11 v aura toujours des pa vfes, a dit Notre-Seigneur.Qui pu Le démentir depuis qu’il a pr nonce ces paroles?Le législateur, si habile qu’il so ne pouréa Jamais inscrire dans s statuts, en pensant sérieuseme l’appliquer, une loi de la bonté ob gafoire pour équilibrer la force d uns et la faiblesse des autres.Mais grâce, encore une fois.1 Assistance maternelle, vous appc tez aux indigents la réponse r remptoire de l’exemple Avant d’ètre fondé sur le dro l’ordre social est fondé sur le d voir.Il faut rendre hommage à 1\4 isistance Maternelle, .société q J existe pour le réconfort des pauvr jet qu’anime une charité illumin i par la foi.Si vous voulez goûter de bell pages stir la charité, relisez la 2 conférence du R.P.Lacordaire s ce chapitre.Ici Mge Gauthier ci quelques passages du célèbre Don nicéin.Puis il conclut: "Vous êh Mesdames, les servantes d’une bi grande cause et par là même i grand facteur de paix sociale.” Son Excellence Mgr Gauthier a élé présenté et remercié par Mme Athanase David.Mme J.-A.-A.Brodeur L’historique de l’Assistance maternelle a été présenté par Mme Louise Brodeur, secrétaire-archiviste.C’êst en octobre 1912 que Mme Henry Hamilton, O.B.E., décorée depuis par Sa Sainteté Pie XI, en 1927, de lu médaille “Pro Ecclesia et Pon-tifice” et par Sa Majesté le Roi George V, qui la créait en 1934 Officier de l’Empire britannique, fonda cette oeuvre admirable de l’Assistance maternelle avec l’approbation et la protection de Son Exc.Mgr Paul Bruchési et sous la direction spirituelle du R.P.Hage, O.P.Soigner et secourir la mère pauvre avant, au moment et après la naissance de son enfant, faire mieux comprendre la noble tâche de la mère de famille et l’héroïsme qui en est souvent synonyme, consoler cette mère, la soutenir, l’encourager et par là protéger l’existence de son foyer comme la vie de l’enfant à naître, tel fut le but de l’Assistance maternelle.Et Mme Brodeur fait la revue des activités et des fondations magnifiques de l’oeuvre depuis vingt-cinq ans, et à chaque page ce sont des chiffres dont l’éloquence est encourageante autant que pénible, puis-qu elle démontre la réponse généreuse de la charité à la grande misère des mères.Depuis sa fondation en effet, l’oeuvre a assisté 35,429 mères, et sur ce nombre on n’a que 68 décès à déplorer.Dans les trois premières années de sa fondation il n’y eut que 134 cas d’assistance contre 1,48/ en 1930 et 4,294 en 1936.En cette dernière année, l’Assistance maternelle a prodigué scs soins au quart des enfants nés à Montréal et au tiers des nouveau-nés d’origine canadienne-française.En cette même année, elle a dépensé $91,'904.07 et ses recettes ont été de $85,621.91.Etablie par Madame Hamilton sur des bases solides, dit en terminant Mme Brodeur, l’Assistance maternelle a grandi d’une façon étonnante.Si le passé garantit l’avenir, nous pouvons prédire avec certitude que, sous l’égide de la fondatrice, l'oeuvre se développera davantage et atteindra l’idéal de perfection auquel elle tend sans relâche depuis sa fondation.Le Dr Langevin Le Dr Stephen Langevin, président du conseil medical de l’Assistance Maternelle repasse les activités de l’association depuis sa fondation et fait les remarques suivantes ; Natalité décroissante Première cause: atteinte sérieuse à la vitalité du nouveau-né.En 1933.il y eut 72 nouveau-nés non viables; en 1934, il y en eut 166; en 1935, 177 et en 1936, 310.Donc une perte de 7 p.c.de la population assistée.Deuxième cause: natalité décroissante.En 1925, le nombre des naissances était de 21,976, dont 15.465 Canadiens français; en 1936, ce nombre n'était plus que de 16.725, dont 12,223 Canadiens-français.Une diminution globale de 5,215 et du côté canadien-tran-çais, 3,242.Pourquoi cette stérilité?Est-elle volontaire ou involontaire?Faut-il en chercher la cause dans la pauvreté on dans l’expansion de la doctrine du “Birth Control" nui s’est infiltrée, dans notre population depuis quelques années par une méthode dite physiologique répandue par Ogino Knauss.Heureusement que la nature déjoue souvent les calculs des partisans du système économique de Malthus, sans quoi notre réputation de rare prolifique aurait en partie disparu.Enfants anormaux La troisième cause est le nombre imposant d'enfants anormaux que l'on compte dans nos éroles.Une enquête récente a dépisté sur 152.186 élèves répartis dans 288 écoles, 20,596 enfants présentant des manifestations psychologiques, maladies, etc.Rappelons-nous que ceux qui fréquentent actuellement dos écoles sont nés avant ou pendant la première année de la crise économique.Quels sont les problèmes que nous avons à résoudre quand nous savons que dans les années 1932, 1933, 1934, 1935 et 1936, 20,- 493 enfants conçus par des générateurs au sang appauvri par les privations et la misère sont nés dans des conditions déplorables?Comment réagir contre ces forces destructives?1) En donnant plus d’extension à l’Assistance maternelle par la formation d’un comité paroissial maternel dans chacune de nos paroisses; 2) Par plus de consultations prénatales.Nous avons à regretter l’influence du Comité médical de la commission de chômage qui misse aux mères la liberté de subir ou de refuser les traitements et les examens qu'exige leur état.3) Nous recommandons une alimentation plus substantielle.Toute insuffisance alimentaire gêne l’évolution d’un groupe de cellules ou l'ensemble des masses cellulaires génératrices du petit être en voie d’évolution avant sa naissance, période ou tout l’édifice humain porte en lui les forces constructives de vingt ans à venir*.L’enfant peut-il puiser dans le sang de sa mère ce quelle n’a pas?Les générateurs transmettent à leurs descendants toutes leurs hérédités; hérédité de forme, puissance musculaire, hérédité de sensibilité, d’intelligence.Toutes ces hérédités sont en puissance dans le Pelit être qui naîtra demain.” Le R.P.Côté, O.M.I.En premier lieu, le révérend Père commente la devise de l’association: Pour Dieu seul vers le pauvre, devise bien suivie puisque “voilà vingt-cinq ans cette année que l’Assistance Maternelle recherche Jésus-Christ parmi les pauvres”.L’oeuvre a parfaitement justifié son nom; “Elle est une oeuvre maternelle dans son objet immédiat: la mère; et de ce chef, elle est maternellement sociale en s’inclinant vers le pauvre.Elle est une oeuvre maternelle encore, parce qu’elle met au service de l’amour de Dieu le noble instinct de l’amour maternel, et invite à Taction pour Dieui seul.Pour l'enfant, continue le prédicateur n'est-il pas vrai que la mère c’est en quelque sorte son univers?C’est un peu sa divinité et c’est le bon Dieu qui a voulu cela, il a voulu que le culte de la mère précédât son propre culte a».t coeur de l’enfant.Il a voulu que son culte fût préparé au coeur de l’homme par le culte de la mère.Qu’elle enveloppe l’homme à n’importe quel moment de son existence ici-bas, la charité est toujours belle; mais elle revêt des traits d'une particulière tendresse, quand, par les soins qu’elle prodigue à la mère de celui qui va naître, elle soulage les premiers instants de l’être humain venant en ce monde.Relever, par l’idéal chrétien, le moral des mères que désole l’indigence, stimuler leur vigueur physique par les fruits de-l’aumône, leur procurer le moyen de déposer la vie dans des berceaux, c’est préparer la vigueur physique et morale des enfants qu'elles donnent à l’Eglise et à la société.Le révérend Père termine en rappelant le sauvetage de Moïse” par Ta fille du pharaon, sauvetage qui se répète de nos jours quand l’Assistance Maternelle recueille les berceaux de nos enfants pauvres flottant sur le fleuve de la douleur et des privations.“Vous avez adopté des berceaux qui flottaient à la dérive, dit le prédicateur, et comme la fille du pharaon, vous avez remis les enfants à leurs mères respectives”.A l’exemple de la Sainte Vierge, conclut le prédicateur aussi longtemps que voire oeuvre s’appuiera sur la croix, par le sacrifice, le travail et le dévouement, la grâce du ciel la pénétrera comme une sève vigoureuse, et elle établira, pour le bonheur de nos familles pauvres, la splendeur de sa force et la fécondité de son action Pour Dieu seul vers le pauvre.Retraite fermée au Foyer Ste-Claire La retraite fermée prêchée par le B.P.Joseph-Alfred, O.F,M., supérieur de Sherbrooke, commencera vendredi, le 11 juin, à 7 h.30 du soir, au FoVer Sainte-Claire d’Assi-se.5045, ru eSaint-Dominique, Montréal.tpi.BOllard 8026, pour se terminer mardi, le 15 au matin.Les jeunes filles sont cordialement invitees et sont priées de se faire inscrire à l'avance.Québec reçoit son Dieu Pour la première foi», cette année, le Saint-$acrenient a été invité à se reposer, au cours d’une procession de la Fête-Dieu, à l'ombre du Parlement de Québec.Quelques fidèles de la paroisse duw St-Coeur de Marie, dans les limites de laquelle sont érigés les édifices gouvernementaux, en ont eu la pieusè idée et les autorités civiles ont accédé de bonne grâce à leur désir.Il convient de les en remer-cierl Dans ce décor somptueux, idéal, le spectacle élait vraiment impressionnant.Et l’on ne pouvait s’empêcher de songer, devant cet encens, ces fleurs, cette immense foule à genoux, enfin cette grandiose réception offerte au Dieu de l'Eucharistie sur ta colline parle-mcnlaire, que ce déploiement pieux c élait en quelque sorte une affirmation magnifique de l’attachement de notre peuple, à la foi de ses pères .et une sorte de défi de la catholique, province de Québec aux hordes des sans-Dieu répandues sur le monde et déferlant jusqu’en ses murs.Nous voulons Dieu, c’est notre ^Isî tre Nous voulons Dieu, c’est notre Roi! clamait la blanche, procession des petits communiants de la Fêlé-Dieu.El l’Oslensoir lumineux, scintillant là-haut sur les pierres sombr'es parées des couleurs de l’Eglise, semblait aussi proclamer: Iri, le Christ règne en Maître!.Il domine noire vie religieuse; Il domine notre vie nationale!.Et lorsque les douze coups de midi lentement s’égrenèrent du haut du beffroi provincial, ce fui comme un appel vibrant, invitant tous les catholiques du- vieux Québec, berceau de la foi dans le Xou-veau-Monde, à répondre, à la menace rouge en se groupant, comme au temps des premiers missionnaires, à l’ombre de leurs clochers! L’ostensoir étincelant sur la façade du Parlement.n’est-ce pas aussi le symbole de l’esprit chrétien qui doit animer nos législateurs et leur inspirer des lois sociales fondées sur la justice et la charité?Dans cette fonte prosternée, combien priaient Dieu de les éclairer et de les guider dans ce sens?Car en ces temps de bouleversement économique et social, formidable esl la tâche de ceux qui ont pour mission de gouverner.Ils y songeaient sans doute, eux, tous ces représentants de.l’Etat, humblement inclinés à la suite du dais d’honneur; et une ardente prière devait monter de leur coeur vers le Législateur par excellence, Celui qui leur enseigna le secrel de créer du bonheur pour les peuples, par ce simple commandement: “Aimez-vous les uns les aulres!." MYRTILLE Québec 1937.Faits et glanes Favoris d'empereurs Cararalla eut un lion apprivoisé qu’il appelait Cimeterre; il le menait partout, partageait avec lui sa table et son lit.et l’embrassait en public.Il avait la prétention, ainsi, de rivaliser avec Hercule.Héliogobale se promenait sur un char attelé tantôt de lions, tantôt de tigres.11 faisait paraître à sa table, au second et au troisième service, des lions et des léopards dressés à ce manège par des dompteurs.Tl avait eu soin de faire arracher les dents et limer les ongles à ces redoutables favoris; mais personne ne savait que ces monstres “eussent été désarmés”, et il trouvait un plaisir extrême dans le spectacle de la frayeur qu’éprouvaient ses convives.Parfois, après avoir enivré ses compagnons d’orgie, il.les enfermait dans une chambre où, pendant la nuit on introduisait ses lions et ses léopards, et il jouissait de leur épouvante quelques-uns en moururent —- quand ils se voyaient, au réveil, en pareille compagnie.Valentinien 1er avait deux ourses favorites, Paillette d’or et Innocence; il avait le plus grand soin dt ces fauves familiers; leurs cages étaient placées près de sa chambre à coucher; il leur dq*-naît des hommes à manger.Les astres chevelus Parmi les millions d’astres brillant au-dessus de nos têtes, notre soleil n’est qu’une étoile parmi les étoiles.Cdrnme elles, il est animé d’une vitesse fantastique.Humble soldat de l’armée céleste, il emporte avec lui les planètes, la terre, leurs satellites, et ces astres, plus petits comme masse, dont le nom signifie chevelure: les comètes.Mais ces messagères vagabondes le suivent comme autant de papil- VOLUME XXVIII — No 126 Mallettes “TWEED” à prix de grand rabais ORDINAIREMENT VOUS VOUS ATTENDRIEZ DE PAYER 9.95 ET PLUS.Voici lo nouvelle la plus étonnante! qui se vend le plus aujourd'hui! 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