Le devoir, 21 juin 1937, lundi 21 juin 1937
Montréal, lundi 21 juin 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE :.Blltir 33«t* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administr»Hon BEI*ir 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR ¦* VOLUME XXV1I1 — Ko 141 DlracMur-Cérant s Gaotgei PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu «hat s Omar HIROUX TROIS SOUS LE NUMERO / «ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal at banlieue) E -Uni* et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE J 0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE ., 3.00 De bonnes nouvelles de 1’Alberta.oc lo visite des avant-gardistes — Ce qu'elle rappelle et signifie — Franco-Américains — Un admirable mouvement de jeunesse Les devoirs qu'il nous impose Une dépécha d'Edmonton noua annonça qua la rêva de nos amia de l'Alberta sa réalisa.Ils seront représantés à Québec, non seulement par quelques-uns de leur* ecclésiastiques et de leurs laïques les plus distingués, mais par un groupe de jeunes avant-gardistes.Cette délégation arrivera à Montréal, dimanche matin, à neuf heures cinquante.heure d'été (gare Bonaventure).Elle ne fera malheureusement qu’y passer.Elle devra repartir pour Québec, par l'Express Maritime, un peu après une heure, n’ayant guère eu le temps que d’entendre la messe à la Basilique.Quelque bref que doive être le séjour des délégués, nous espérons qu’on trouvera tout de même le tempn de leur faire jeter un coup d’oeîl sur Montréal.Nos lecteurs connaissent déjà les avant-gardistes.Ce mouvement des avant-gatdes est l’un des plus intéressants que nous connaissions.Il procède d’une très claire vue des réalités.Dans une province comme l’Alberta, les leviers de commande sont encore, dans une large mesure, aux mains d’hommes qui ont été formés dans les vieilles régions de l’Est.Mais c’est là une situation qui ne durera pas.Déjà l’on peut voir monter aux postes supérieurs des Alber-tains de naissance ou de formation.Demain, ce sera là un fait ordinaire et commun.Quç seront ces jeunes gens d’aujourd’hui, les maîtres de demain?C’est tout le problème de l’avenir français en Alberta.* ¥ * Les avant-gardes ont été fondées pour donner aux générations nouvelles» la formation la plus efficace possible, au double point de vue religieux et patriotique.Nous ne les connaissons malheureusement encore que par les journaux de là-bas, et spécialement par leur organe particulier, la Survivance des Jeunes.Mais ces renseignements, pour incomplets qu’ils soient, sont à la fois précieux et émouvants.Nos lecteurs n’ont peut-être pas oublié le récit que nous leur fîmes jadis du grand combat que se livraient à Le souhait paraissait de réalisation bien difficile.Mais nos amis de l’Ouest ne se laissent point aisément rebuter.En dépit de la crise, on organisa là-bas une souscription publique, une douzaine d’avant-gardistes.accompagnées d’une religieuse, d une directrice de voyage, Mme J.-H.Tremblay, de leur aumônier, le R.P.Henri Routhier, O.M.I., et d’un groupe d’Albertains.viendront apporter au vénéré cardinal la réalisation de son beau rêve.Ou nous ne connaissons plus Québec, où les avant-gardistes y recevront un accueil qu’elles n’oublieront jamais.* * * Mais Québec, nos lecteurs le savent aussi, n’accueillera point que les jeunes Albertaines.A part tous les jeunes qui viendront à titre individuel, la ville-mère recevra des Etats-Unis, de la Nouvelle-Angleterre particulièrement, une magnifique délégation juvénile.Le» vainqueurs, garçons et fillettes, des concours de français de la Nouvelle-Angleterre, ont reçu comme récompense de leur efficace amour de la langue maternelle ce magnifique voyage à Québec.Ils s en viendront en autobus, sous la direction de leurs maîtres et de leurs maîtresses.Qu’on ait réussi à organiser pareil voyage, c’est l’une des plus belles choses qu’on ait vues depuis longtemps et l’une de celles dont il faut le plus chaleureusement féliciter les Franco-Américains.Et nous ne résistons point à la tentation de revenir sur un thème qui prend des allures de refrain: si ce retour au berceau d’une race de ses fils dispersés à travers tout un continent, si cette manifestation de fidélité à la langue dés pères nous étaient racontés comme d’une autre nation, trouverions-nous pour les célébrer d’assez enthousiastes accents?Il faut tout de même savoir s'incliner devant Tà beauté, même quand elle brille dans les clairs yeux des gens de cbez nous.* * * Cette participation des jeunes au Congrès est l'un de ses traits caractéristiques, l’un de ceux aussi qui inspirent dont la triste récolte n’a pas fini d’être moissonnée” Après avoir 3clé les événements retentis-i qui suivirent le bill de la conscription.- la sortie du parti E* Iac ÎAiinAC I libéral de tout un groupe de parti- et les jeunes |sflns de gjr Wilfrif, uurier, for.ination du gouvernement unioniste, l’élection de la fin de 1917 au milieu d’une tourmente de fanatisme, — Fred Williams écrit: ‘‘Si Ton jette un regard sur ce passé, est-ce injuste de demander si la loi de conscription valut .ce qu’elle coûta en désaccord national et même si elle rapporta quoi que ce fût?Elle ne donna, d’après les statistiques officielles, que 30,000 conscrits, dont seul un tout petit nombre passèrent l’océan.Je me pose parfois la question de savoir si Tommy Church î(patriote et avocat à tout rompre de la conscription, au temps d alors) n'eût pas raison de dire: “Si le gouvernement avait dépensé à faire du recrutement volontaire un quart de l’argent qu’il sortit pour la conscription, il aurait obtenu de bien meilleurs résultats, il aurai» pu ajouter que si l’on avait dès le début de la guerre lancé le recrutement en en appelant au sentiment de Tunité nationale, dans le Québec, au lieu de recourir aux méthodes de coercition à la Sam Hughes, le résultat eût été tout autre.Si Ton avait dans ce temps-là suivi Tavis des chefs, tant laïques qu’ecclésias du Canada r tiques rait pu lever T Tançais, Ton au- S'usieurs régiments es que le fut le chères et Dollard des Ormeaux.Sous le patronage des héros anciens, les deux groupes de jeunes Albertains se disputaient âprement l'honneur de parler plus correctement que leurs rivaux la vieille langue des aïeux.A deux mille milles du berceau de leur race! Si cela se passait ailleurs, est-ce que pareille fidélité aux traditions ancestrales n'apparaîtrait point comme une chose magnifique?L'est-elle moins pour être le fait d’enfants de notre race et de notre pays?Il y aura à Québec, nous dit-on, une séance publique d’avant-garde, sous la direction d’une religieuse de Sainte-Croix, de l’école de Chauvin précisément.Si nous ne nous trompons, c’est là la réponse — sur laquelle celui-ci ne comptait peut-être pas beaucoup cependant — à une invitation de S.E.le cardinal Villeneuve.Le cardinal, passant dans cet Ouest auquel tant de liens le rattachent, avait assisté à une séance d’avant-garde.Il en fut enchanté et exprima tout haut le souhait que les gens du vieux Québec pussent quelque jour voir cet émouvant spectacle.Camille Chautemps entreprend la formation d’un nouveau cabinet Le cabinet Blum démissionne parce que le Sénat lui a refusé des pouvoirs extraordinaires en matière de finance — Il a duré un peu plus d'un an Le "Populaire" accuse le Sénat de contrecarrer le peuple et déclare qu'il pourrait en coûter cher à la Chambre haute APPEL DE BLUM A TOUS LES ADHERENTS DU FRONT POPULAIRE PARIS, 21 (S.P.A.) — Conformément: à sa décision de vendredi dernier, ie cabinet Blum a démissionné, parce que le Sénat lui a refusé des pouvoirs extraordinaires «n matière de finance — pouvoirs que la Chambre des députés consentait à lui accorder.Le radical-socialiste Camille Chautemps, Tun des ministres démissionnaires, entreprend la formation d'un nou- Par suite de la crise ministérielle, en a posté de nombreux gardes mobiles à divers endroits de la capitale.Le "Populaire", organe du groupe socialiste que dirige M.Blum, accuse le Sénat de contrecarrer le peuple et déclare qu'il pourrait en coûter cher à la chambre haute.Il pose cette question: un peupla libre Vavant-garde de Chauvin les troupes Madeleine de Ver-1 le plus d'espoir — et qui imposent les plus fortes obligations.Car ce mouvement, il n’en faut pas laisser perdre ni diminuer le bienfait.Il faut que les aines fournissent à leurs cadets le moyen de continuer cette oeuvre, qu’ils fassent leur possible aussi pour que, tombant dans la vie courante, ces enfants ne soient ni scandalisés ni découragé» par ce qu'ils y trouveront.Il faut qu’à l’effort qui, sous la direction d’admirables éducateurs, se poursuit présentement dans nos écoles, s’adjoigne un grand mouvement extérieur, qui l'épaule et le prolonge.Il faut, en bref, que par-dessus la politique, tous les jours, nous apprenions à penser et à agir dans le sens d» nos traditions: que la devise du Congrès: Constcvom noire héritage français, soit, non pas l’exclamation d’un jour, mais un mot d’ordre d’usage quotidien et durable.La rhétorique, c'est une belle chose, mais ce qui importe surtout, c’est une pensée ferme et c'esTl action, une action constante et méthodique.Omar HEROUX aussi remarquai vingt-deuxième.Au heu de cela, on fit appel aux préjugés de race et de religion; on joua ne la plus basse politique, n’avant en vue que l’intérêt immédiat d’un seul parti; et cela conduisit à un désastre, dans le domaine de Tunité nationale’.Lest bien la plus juste conclusion à tirer des événements qui eurent lieu aux jours sombres de 1917-1918.Paiements ajournéi Six gouvernemenls d’Etats oui ont fait la grande guerre et emprunté des milliards'aux Etats-Unis viennent de nrévenib Washington de leur incapacité présente de lui verser les sommes dont ils sont censés lui faire remise semi-annuel-lement.Cela ne date pas d’auiour-d'hui.A date ces nations ont, envers les Etats-Unis, des arrérages globaux de $1,520 millions.Ive gou-vernement riu Royaume-Uni îui-tfne-me est retardataire.Il aurait dû verser plus de *85 millions et demi le 15 juin au trésor américain; ü veau cabinet.On n’a pas oublié qua M.Chautemps et grand peut-il tolérer cette assemblée n exprimant ‘ .pQJ |Q y0|0n^ populaire et lui permettre de paralyser l'outre assemblée, qui jouit de la confiance populaire et appuie le gouvernement qu'il s'est choisi?M.Blum, lui, vient d'adresser à tous les adhérents du Front populaire un urgent appel en faveur du calme et de la maîtrise de soi.La transmission des pouvoirs, dit-il, doit s'effectuer d'une façon paisible, conforme à la légalité républicaine.L'intérêt du pays exige cela.M.Blum ajoute qu'il a un double devoir à remplir: exprimer une très affectuuse gratitude è la majorité de la Chambre et à "nos amis" du Sénat qui ont appuyé son gouvernement.était président du Conseil lorsque les scandales Stavisky ont éclaté (janvier 1934) et qu'il a démissionné peu après cela.¥ ¥ ¥ Le cabinet Blum a duré un peu plus d'un an.'Il était issu de la victoire électorale que le Front populaire a remportée au printemps de 1936.Ce fait et celui de l'ascendance juive de son président de Conseil suffiraient à le mettre en évidence dans l'histoire).Il doit y avoir un rassemblement du Front populaire à Paris, dans quelques heures.¥ ¥ ¥ s’est contenté de faire assurer le gouvernement américain, par Ten-tremise de l’ambassadeur britannique à Washington, de sou profond désir de reprendre avec le gouvernement des Etats-Unis des tractations au sujet de cette dette de guerre formidable.Aussi, la Grande-retagne doit-elle à Washington, pour sa part, $872 millions, exigibles et restés Impayés.Tout cela devra finir nar l’annulation bien et dûment constatée.Ce ne sera qu’une opération de routine: car dès maintenant Ton admet partout que jamais Washington ne retirera un sou de sa lourde créance.G.P.Lattre d'Europ* ) L'actualité Feu Honoré Mercier Le chêne frappé par la foudre.C’est une métaphore banale, mais elle prend un sens plein quand on rapplique à feu Honoré Mercier.On connaissait sa puissante carrure, sa robustesse d’homme des bois.Car cet homme politique fut un fervent amant de la vie simple, de la sauvagerie.Il honnissait la représentation et ne s'y prêtait que par devoir.Son bonheur c’était de déposer le harnais et s’évader vers la vie libre du coureur des bois.Cela faisait le contraste le plus marqué avec sa superbe prestance, le grand nom dont il était l'héritier, les honneurs et In popularité qu'il aurait pu cueillir dans le monde de la politique et le monde tout court.Ce goût des choses de la nature était de famillé.C’est l'un de ses oncles, je crois, qui fit de fréquentes expéditions à la Baie d'Hudson, quand celte région était difficile d'accès.Son frère, Paul, qui fut un temps ingénieur en chef de la ville de Montréal, avait les mêmes goûts.Il avait passé sa jeunesse d faire des explorations au Yukon et dans Wngava.Il a trouvé ta mort au cours d’une randonnée au Labrador.Cette attirance que la sauvagerie exerçait sur l'ancien ministre ne lui soustrayait aucune des qualités de l'homme du monde, car il les possédait toutes: il était urbain, charmant et, dans l’intimité, causeur enjoué.U possédait aussi les qualités du coeur.Si d'aucuns crurent qu’il devait ses premiers succès politiques à son nom.il se montra administrateur tntettigent, scrupuleux, pondéré, ponctuel.De plus nul ministre ne connut mieux le domaine ressortissant à son administration — les terres et forêts — car ici, comme je viens de le dire, ses goûts se conjuguaient avec ses obligations administratives.Par droit d’hérédité, il était comte romain.Jùmais il n’y faisait allusion et bien peu de gens y pensaient.Je lui jouai un jour le mauvais tour dé le révéler.C’était à la suite d’une visite par pur hasard à son cabinet de travail.J'avais admiré de bellès reliures dans la bibliothèque.H me mit en matn t un des volumes orné de la couronne comtale, car il avait été offert à son père par je ne sais plus quel personnage romain, — Mais, lut dis-je, vous avez vous aussi droit au titre.Dans une chronique je rappelai ce fait inconnu du grand public.Il ne m'en voulut pas, car U était incapable de la moindre ’fi-nune.Mats comme il disait, H abhorrait le fla-fla.Et ce mot-là.au seuil de la mort, M.Mercier le prononçait encore, vient de me raconter l'un de ses intimes.Son médecin trouvant son état désespéré, on dit à l’ancien ministre, par ménagement, que le R.P.D’Orsonnens, S.J.non condisciple, aurait'bien voulu lut rendre visite.“Pas de fla-fla!” répondit te moribond, ’’qu'on me l’omè-ne directement dès qu'il arrivera: j’ai besoin de ses services.” Ce même intime m’assure que M.Mercier se rendait pleinement compte de son état, mime s'il ne s'en ouvrait à personne.H avait fait antérieurement, croit-on, d'autres crises cardiaques.La politique n’avùit pas enrichi l'ancien ministre, qui laisse une veuve (fille de Louts Fréchette) et dit enfanis, presque tous encore au foyer paternel.Comme le rappelle son ancien collègue, M Taschereau, c'esl au sein de cette, famille patriarcale qu'il se trouvait le plus heureux.Son intégrité, sa conscience du devoir, son dévouement à la chose publique et les services qu'il avait rendus à la collectivité lui avalent valu de consêrver un poste de la plus haute importance qu'il détenait d’une précédente administration.On peut cependant espérer que les hautes vertus .civiques qui l’avaient protégé de son vivant continueront de protéger les siens après sa mort.* Ÿ ¥ J’ajoute un dernier trail.M.Mercier était, simplement, mais de tout coeur, patriote.Il avait de qui tenir.Etudiant, il avait tenté de faire, sauier le monument N tison avec deux camarades.De cette frasque de jeunesse, il ne crut pas utile pour se la faire pardonner d’étaler un loyalisme de la onzième heure.“De cette dignité d’atti-tnde, si rare de nos jours, je lui sus toujours profondément gré , vient de me dire un grand honnête homme.Ce grand honnête homme vivant a trouvé là une formule qui exprime avec bonheur le sentiment de gratitude qu'éprouvtnt tousses compatriotes pour cè grand honnête homme décédé.L 0.EN PAGE 2: — Shorbrooka at las Cantons < |'E,t — Comment s'est ouvert i quartier de Sherbrooke, par Emile Benoist.’ Un curé Une note brève énumère, dans une autre nage, les datés principales de la carrière du R.P.J.-AMred Roy.C.S.V., qui vient de mourir après avoir été de très longues années vicaire et curé à Saint-Viateur d’Outremont.Toute la iournée d’hier, la foule a défilé près de la dépouillî funèbre du P- Roy.L’on ne compte pas les hommes qui ne pouvaient devant cette tombe retenir leurs larmes.Oar un curé vient de mourir, aui incarnait au plus haut degré, et particulièrement dans sa charité pour les malades et les affligés, le type magnifique du pasteur d’âmes.La douleur est d’autant plus profonde à Outremont que le P.Rov y avant vécu pendant trente ans et la population v étant plus stable nu’ailleurs, i! v connaissait tout le monde et étàit connu de tous.Mais la charité du P.Rov -’étendait bien au delà de sa paroisse.Il malt été professeur avant d’être vl-cairè et curé.Il n’oubliait aucun de ses anciens élèves, pas nlus que de ses paroissiens actuels et anciens.On le voyait partout où i] y avait des souffrances à consoler et agonies à adoucir, dans les maisons privées comme dans les hôpi-taux.Comment pouvait-!! suffire à lent de tâches! Des milliers de gens, h Montréal comme à Outremont, s’inclinent aujourd’hui, dans un sentiment de pieuse vénération, devant la mémoire de cet humble religieux, qui fut une apologétique vivante.Son cxemplê, son émouvant souvenir prolongeront de longues années encore son action féconde.O.H.Le recensement des fonctionnaires fédéraux est en train Le but recherché et les intentions de lo commission __Le rôle du contrôleur du Trésor, M.Sellar Un homme dont les pouvoirs étendus demandent surveillance La guerre civile d'Espagne et le drame “Deutschland"-Alméria Stagnation militaire — Le nouveau gouvernement de Valence — L'Espagne à Genève — Le bombardement du "Deutschland"— La riposte allemande à Alméria prochaine session dans res du fonctionnarisme, le gouver nement ordonne le recensement de toutes les personnes à l’emploi de l’Etat.Le Conseil du Trésor vient d’adresser à tous les services et départements des formules qui expliquent d’une façon détaillée les renseignements que l’on veut obtenir.Ces renseignements vaudront à partir du ter avril.On désire connaître les nom, adresse, occupation, mode d’emploi, date de nomination, salaire, fonds de pension, etc.-, etc., de tous les fonctionnaires permanents, temporaires, sessionnels ou saisonniers.Des questions sont également posées aux fonctionnaires pour savoir s’ils ont été nommés par la commission du fonctionnarisme ou non, s’ils tombent sous l’empire de la loi du fonctionnarisme ou non, s’ils ont droit ou non à une pension en vertu de la loi dès pensions.D’autre* renseignements exigés sont même d’un caractère personnel, On prétend qu’un tel recensement est nécessaire, ce que nous n’avons pas de peine à croire.Il y « même lieu de nous étonner qu’il n’alt pas eu lieu plus tôt.Le recensement es» j’aveu, en somme asseï pénible pour des administrateurs, qu’ils ne savent pas le nombre de leurs employés ni quelles obligations d’pr-dre financier ils ont contractées à l’endroit de ces employés.Ordonné par le Conseil du Trésor Il est à remarquer que ce n’est pas la Commission du fonctionna- de fiches de À un moment '*"¦ r.é.poMJUCHER) I [XMÆ ".T Otttawa, 21.— En vue de len-|)ar ou sous Ra 8urveiiiance.On quête que Ton entreprendra des la n n cvciAmp H*» flrl nrnrhaine session dans les affai ___________________ donné" on aura ainsi sous la main tous les renseignements désirables sur tel ou tel fonctionnaire.On tiendra ensuite ces renseignements à date avec un minimum de travail.Le bureau du contrôleur sera comme le centre nerveux de tout le fonctionnarisme.Il en est déjà la bourse; il veut en devenir non pas le cerveau, mais le cervelet.En vue de l'enquête Ce recensement des fonctionnai res a aussi pour but secondaire officiel ~ U peut en être cependant le prémlfr but réel — est d’obtenir et de classer toute information né cessaire en vue de l’enquête que Ton se propose de faire dans le fonctionnarisme.Il établira, par exemple, que tous les fonctionnaires ne sont pas nommés par la Commission du fonctionnarisme et ne relèvent pas d’elle.Plusieurs catégories de fonctionnaires sont nommés par les ministres; tl en est ainsi pour nombre de fonctionnaires du ministère des Postes, etc.La Commission du fonctionnarisme est désireuse, avons-nous appris, de démontrer que son emprise sur le fonctionnarisme n’est pas aussi étendue qu’on veut bien le dire.Elle veut ainsi répondre à l’accusation que Ton porte contre elle, à savoir qu’elle est toute-puissante et qu’on ne peut rien faire sans elle.Ce qui n’empêche pas la réalité d’être ce qu’elle est, la Commission Le 5 juin 1937 Quand Te général Primo de Rivera remplaça, «n Espagne, le régime parlementaire par la dictature, il dit qu’il K»i suffirait de trois mois jpour rétablir l’ordre, après quoi f! ramènerait le pays à un régime normal.Or.la dictature, sous sa présidence, dura sept ans, et quand il quitta le pouvoir, c’est une demi-dictature qui remplaça, jusqu’à l’instauration de la République, la dictature totale.Quand le général Franco, en juillet dernier, suscita, du Maroc espagnol, le mouvement destiné à renverser ie gouvernement parlementaire qui siégeait à Madrid, il estimait qu’il lui suffirait de dix jours pour accomplir cette tâche.Or, il y aura, le mois prochain, un an que la guerre civile dure, et on n’en entrevoit pas encore la fin.Un rapprochement s’impose entre ces deux événement» de This-toire contemporaine de J’Espagne et montre combien sont fragiles les prévisions des auteurs de coups d’Etat.Primo de Rivera avait certainement pris goût au pouvoir après s’en être emparé.Quant à Franco, il a prétendu que c’était la “trahison’’ des Basques qui avait déjoué ses prévisions.Il eat vrai qu’il avait compté sur ta coopéra-des Basques, mais ceux-ci se sont tournés contre lui.Même sans ce contre-temps, il n’aurait probablement pas pu venir aussi rapidement à bout du régime parlementaire.Entre l’entreprise de Primo de Rivera et celle de Franco, il n’y a malheureusement que cette similitude en ce qui concerne leur durée.Le régime énoncé par le premier avait, Il est vrai, supprimé la liberté, mais, autrement, l’Espagne n’en , avait pas souffert matériellement En revanche, la guerre civile qui dure depuis oiuè mois multiplie les pertes en vies humaines, accumule les ruines matérielles, donne naissance à des haines inexpiables, sans parler des complications internationales auxquelles elle risque de donner lieu, comme on vient de Je voir par le double drame d’Ibiza et d’Alméria.Les événements qui «e sont déroulés depuis la dernière lettre que j’ai consacrée aux affaires d’Espagne doivent être considérés sous ce quadruple aspect: les opéra par reproche is: et d’autre aussi on se des “atrocités” qui paraissent bien m’être que trop réelles.Celle qui a causé le plus d’émotion a été la destruction presque complète de Guernica.Cette localité du pays basque, aituée non loin de Bilbao, a une Importance historique et sentimentale pour les Basque*.C’était, autrefois, le centre de leur vie autonome, du temps où ils jouissaient encore de leur fuerot.C’est là qu’est le fameux “arbre de Guernica”, plusieurs fois centenaire, en quelque sorte leur “arbre de la liberté” et qui a donné son nom à leur chant national, Guernt-ko Arbola, Mais qui a détruit Guernica?Les blancs disent que ce sont les Basques eux-mêmes, qui y auraient mis le feu avant de la leur abandonner.Du côté adverse, on prétend que la ville a été détruite par des avions allemands au service des blancs.De part et d’autre, on met en avant des arguments techniques pour prouver l’une ou Tau-tre thèse.Le cas des Basques est particulièrement tragique.Si Ton fait abstraction de la ville même de Bilbao, où il y a une population ouvrière assez extrémiste, les Basques, conservateurs et catholiques, sont plutôt “blancs”, mais ils ont fait cause commune avec les rouges pour défendre leur autonomie.Le général Franco consentirait à leur accorder quelques franchises («uite à la page 2) Bloc-notes Après vingt ans Un de» vétérans du journalisme canadien.Fred Williams, du Glàbe A Mail, qui fut pendant des années attaché a l’ancienne Free Press d’Ottawa et àgpltisieurs autres quotidiens, à la tribune de la presse, aux Communes, faisait remarquer il y * une dizaine de jours dans les souvenirs qu’il y publie sur les événements dTl y a vingt ans que, le 11 juin 1917.sir Robert Borden saisissait le parlement fédéral du texte original de sa loi du service militaire, — communément appelée bill de là conscription.“Ce iour-là, dit- lu risme qui décrète le recensement, lflH fonctionnarisme est toute-puis-mals le Conseil du Trésor, le Trea-ri,,,,^ en ,on propre domaine, qui Board, composé du ministre Mt très vaste et elle impose sa 1 à qui elle le veut bien.titre ou de son quelques autres il, le parti libéral canadien se sein -•n en d»*-* et Ton jeta ta semence ti lum*.-.d’uo différend d’ordre national | fles à travers le Canada sury des Finances en remplaçant et de membre* du cabinet.D une façon très générale, ce Conseil du Trésor est chargé d’étudlêr toutes les questions afférant à là dépense des deniers publics.L’explication officielle du recensement de tous les fonctionnaires est celle-ci: le Conseil du Trésor veut Connaître exactement le» obligations financières contracté*» P“r TEtat vis-à-vis ses employés en matière de fonds de retraite et de penaions.A l’avenir, on pourra plus facilemàftt que dans le p***é déterminer la somme d’argent que TEtat devrs affecter au paiement des penaions de même que la somme annuelle qu’il lui faud a contribuer au fonds de retraite.Toutes les informations recueil- seront oi _¦¦¦ Officielle- ment, elle prend de temps à eutre d’étranges attitudes et elle fait mine de n’ètre qu’un outil docile entre les mains des sous-ministres.C’est dans le Jeu.Mais élle possède mille et un moyen de bloquer une nomination qui ne lui revient pas ou de mousser une candidature qui lui es» nvmpathique.Elle s’entend fort bien avec la plupart des sous-ministres.Elle a des appuis commode* un peu partout dans les départements.Elle sait temporiser et elle sali brusquer.Elle n’a pas d’excuse à offrir ‘ ainsi Le carnet du grincheux On v-ant d* poser à l’exposition ds Psrts le dernier clou: le départ du cabinet Blum.¥ ¥ ¥ , .Ceux qui ont travaillé d’arrache-pied.depuis 1930, pour extraire de leurs poches les impôts nécessaires au ( paiement des $800 millions des fonds de chômage seront heureux d’apprendre que ce n'est pas de sitôt que les percepteurs de ces impôts vont entrer en vacances prolongées.¥ ¥ ¥ Ce fabricant de rasoirs électriques tions militaires; le changement dej^,., détord eu une chic réclame: ce pour agir lorsqu'elle fait son devoir «t agit avec équité.Elle rem pllt son rôle, voilà tout, et 11 y aurait mauvaise grâce à ce qu'elle t’offusque qu’on le lui dta*.(suite à la page 3) gouvernement du côté des "rouges”, soit, comme on dit quelquefois, les “gouvernementaux" ou les “républicains"; Tappel de l’Espagne rouge à la Société des Nations et les débats qui en sont résultés à Genève; enfin, le très grave incident international résultant du bombardement du cuirassé allemand Deutschland par l'aviation rouge et du bombardement, en guise de représailles, de la ville espagnole d’Alméria par une escadre allemande.¥ ¥ ¥ Les opérations militaires trel-nent d’une manière lamentable.A part un succès à l'actif des blancs, à savoir la prise de Malaga, et un autre â l'actif des rouges, remporté à Guadalajara sur des forces qui étaient surtout italiennes, c’est 1* stagnation, du moins en ce qui concerne ies résultats obtenus.Car on continue à se battre furieusement, saus’agemen» même Ainsi, on n’a même pas la consolation de se dire que cette stagnation pourrait correspondre à une atténuation des pertes de vie* humaines Des deux côtés, les pertes continuent à être considérables, mais on piétine sur place.serait un ami intime de notre premiar ministre, M.Kina.Puis une réclame moms chic: M.King ne le connaîtrait pas du tout.Où est l’entaille à la face — c'est le temps de le dire, dans toute cetta affaire Schick?sr ?Puisque, depuis son edolescenea, M.Blum s’est toujours dit partisan d» l'union libre et du manege à l’essai, il c'aurait pas dû avoir d'oblection à se coller même aux communistes.as as a Les braves étourdis qui, poing levé, ont dénoncé à l'Areee de prétendues atteintes à le liberté de parole ne paraissent pas s'étre même aperçus vï'-Ton le» laissait pérorer à leur aise, vendredi soir, et aussi massacrer la vérité.Où eussent-ils pu parler avec plu» da libarte et de licence?Et comme ils auraient bien accueilli quiconque se *ef*'J giné d'aller le leur faire sentir! Aurait-Il pu finir son discours, sous la manece des poings juifs tendu»?¥ * ¥ Les voyageurs en France, ces semai-nes-ei, s'ils ont un chaud temps, ne pourront pas dire que le nouveau pre-miar ministre en perspective n# tient pas au moins une promesse: celle de son U Grincheux } LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 21 JUIN 1957 VOLUME XXVIII — Ho 14! i Sherbrooke et les Cantons de l'Est Comment s’est ouvert un quartier de Sherbrooke Comment un irlandais rusé, Daniel McManamy, force la vente d’un territoire que détenait la "British American Land Company" — L'un des administrateurs de la compagnie, À.-T.Galt, fut l'un des "Pères" de la Confédération X succès, uan ioui en venant re.i.eia aura jusqu aux trou intérêts de la comnaanie.s’oc- ont éclaté en Catalogne.1 de constructions ferroviaires, pays, qui est l’un des plus particulièrement de l’établisse- r£s” de .rFxnaon» les é XV Le domaine de plus d’un million d’acres que la British American Land Company s’était taillé, aux environs de 1835, dans les Cantons de l’Est, à des prix que le gouverneur Durham devait plus tard juger dérisoires, comprenait une partie de l’emplacement de la vilîe de Sherbrooke d’aujourd’hui, le territoire de Sherbrooke-Est et de Sherbrooke-Sud.La ville, dont les tout premiers établissements datent de la fin du XVIHe et du commencement du XIXe siècle, s’est petit à petit construite sur des terres qui appartenaient à trois cantons: Ascott, Qr-ford et Stoke.Le fondateur de Sherbrooke, Gilbert Hyatt fils, avait obtenu, en 1803, la concession de tout le can-tan d’Ascot, qu’il dut abandonner, morceau par morceau, à la suite d’embarras financiers.C’est ainsi que, le 24 octobre 1812, un certain C.-F.-H.Goodhue achète, pour 8880, tout le terrain situé entre les rivières Saint-François et Magog, dans la fourche de 1Y que tracent ces deux cours d’eau.C’est le coeur même de la ville de Sherbrooke, de la bosse du Séminaire, au nord, que certains appellent le Mont Saint-Michel, jusqu’à la rivière Saint-François; d’ouest en est, le long de Ja pente que suit la rue King, en dévalant vers la Saint-François.Ce que la British American I^tnd Company avait obtenu, en 1835, et qu’elle appelait sa Town Property of Sherbrooke, se trouvait partie dans Ascot et partie dans Stoke, sur la rive droite de la Saint-Français.Dès cette époque, Sherbrooke n’était pas sans importance.En 1830, avec ses 350 habitants, Joseph Bouchette la qualifie d'emporium commercial.Quoique simple village, elle était, depuis 1823, chef-lieu Remerciements PHENIX-GOSSELIN — La famille Phénix-Gosseün remercie sincèrement les personnes qui ont bien voulu lui témoigner des marques de sympathies à l’occasion de la mort de Mme Zotiqne Phénix, soit par offrandes de messes, fleurs, visites ou assistance aux funérailles.Avis de décès BIBEAU.— A Montréal, le 20 juin 1937.décédé à 66 ans, Delphis Bibeau, époux de Maria Peloauin.Funérailles le mercredi.23 courant.Le convoi funèbre partira des salons B.Lapointe, no 4156 ru?Adam, à 8 h.du matin, pour se rendre à l’église du Très Saint-Nom de Jésus, de Maisonneuve, où le service sera célébré à 8 heures 15, et de là au cimetière de Pointe-aux-Tremhles, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’v assister sans autre invitation.CAMPAGNW.V Strathmore, Je 19 iuin 1937.décédé à 50 ans.6 mois.Théodule Campagna.époux de Thérèse Foucrault.Funérailles le mardi, 22 courant, à 8 heures 30, à Strathmore.Inhumation au cimetière de Lachine.Parents et amis sont priés d’v assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.I) AGEN AI S.— T Montréal ïë 20 juin 1937, est décédé à 77 ans, Stanislas Dagenais, époux de feu Mary McEachran.Funérailles le mercredi 23 courant.Le convoi funèbre partira des Salons Mortuaires I.S.Vallée, No 6821 St-Hubert.à 8 h.la du matin, pour se rendre à l’église Saint-Edouard où le service sera célébré à 8 h.30.Et de là au cimetière de la Côto-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre ihvitation.VIDAL.— A Outremont, le 19 juin 1937.décédée à 22 ans, Pauline.enfant bien-aimée du Dr et Mme J.-A.Vidal.Funérailles le mardi.22 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de ses parents, 55.ave Springrove.à 8 h.15.pour se rendre à l’église rie St-Viateur.où le service sera célébré à 8 h.30 et de là au cimetière de la Côte des Neiges.Parents et amis sont priés d’v assister sans autre invitation.NECROLOGIE BELANGER — A Outremont, le 17 à 74 »ne, Mme veuve Léandre Bélanger, née Xjkura VI au BERIAULT — A Montréal, le 18.fc 87 ans.Mme veuve Auguste Bérlault.BOLDUC — A Montréal, le 18.à 47 ans.Marie-Anne Beaudry, épouse de Romulus Bolduc.DES ROCHES — A Jollette.a 70 ans.Er-mlna Lafleur, épouse de Georges Desroches_____ GAUTHIER — A Maisonneuve, le 17, A 74 ans.Mme veuve Odllon Gauthier, née Cordéüa Laporte.LANTHIER — A Pointe-Claire, le 18.A 76 ans, Mme Bruno Lanthler.née Agnès Claude LAVALLEE — A Montréal, le 17.A 63 ans.Camille Lavallée, époux de Marie-Louise Lavallée MOISAN — A Outremont, te 18.à 43 ans Claire Morin, épouse d’Adrien Motsan.MONGEAU — A Côte St-Paul, le 18.A 78 ans.Mme veuve Auguste Mongeau.née Valérie Lussier.MORAND — A Valleyfield, le 17.à 74 ans.Mme Alexis Morand, née Annie wattle.PARENT — A Montréal, le 17, A RB ans.Mme veuve Alfred Parent, née Céline La- rochelle PARENT — A Lachine, le 17.A 49 an», Wilfrid Parent, époux de feu Rose Poulin.RfVEST — A Montréal, le 18, A SR ans.Mme veuve Joaeph RI vest, née Eugénie Pavette.ROBITAILLK — A ville St-Laurent le 17.A 73 ans.Stanislas Robltallle.époux de Maria Dagenais BANSOUCY — A Montréal, le 18.A 75 ans Mme veuve Pierre Sansoucy, née Ca rollne Morin, VERRETTE — A Montré*,’, le 18.A 23 am.Raymond, fila de Georges Verrette et d Vïta toi ne Mélangea, du nouveau district judiciaire de Saint-François.On était à la veille d’y construire un Palais de Justice et de changer sa condition de village en celle de municipalité de ville.C’est précisément le centenaire de ce changement de condition que l’on célèbre cette année.La ville a grandi pour la peine au cours du dernier siècle.Il ne semble pas que la British American Land ait consenti, de très bon gré, à sacrifier ses intérêts au progrès de la ville.Les circonstances dans lesquelles une partie de son territoire a été ouvert au lotissement urbain sont même fort amusantes.M.l’abbé I.-A.Lavallée, curé de Richmond, les rappelait dans une conférence qu’il fit devant la Société Historique des Cantons de l’Est et que rapportait dans le temps le Messager, de Sherbrooke.Malheureusement, l’abbé Lavallée ne donne pas la date, même approximative, des faits qu’il raconte mais nous verrons par la suite comment ils ne peuvent s’être produits qu’après 1896.McManamy vs Heneker Nous citons l’abbé Lavallée, tel que rapporté par le Messager: “La Compagnie des Terres dont le bureau chef était en Angleterre avait un gérant à Sherbrooke, M.Henniker, — l’épellation correcte du nom serait plutôt Heneker, — qui surveillait avec soin les intérêts de sa compagnie.Ladite compagnie était propriétaire d’immenses terrains allant de la rue Bail iusau’au delà de l’Hospice du Sacré-Coeur et rie la rue Wellington à la rue Belvédère.La compagnie refusait de céder ses terrains: What we have ive hold et retardait ainsi l’expansion de la ville.Un jour le conseil municipal décida d’augmenter (’évaluation de ces terrains, ce qui élevait les taxes.M.Henniker.irrité, se présente devant le conseil pour plaider la cause de la compagnie: “U n’était pas raisonnable de forcer la compagnie à payer de fortes taxes sur des terrains quelle ne pouvait vendre parce nue personne ne voulait les acheter.Ou devrait prendre en consideration tout le bien que la Cie avait fait à la ville”, etc.‘Il v avait alors au conseil un eçhevin averti et habile homme d affaires* M.Daniel McManamy.que i’appellerai le second fondateur de Sherbrooke.Il écoute M.Henniker qui plaidait avec un feu à faire trembler le binocle sur son long nez.Combien demandez-vous pour tous ces terrains?dit M.McMana-mv.Inutile de fixer un prix, répond M.Henniker, bous ne pourrions pas obtenir $30,000 (montant de l’évaluation) pour le tout.Si.reprend M.McManamv.quelqu’un vous offrait $30.000 comptant, les accepteriez-vous.M.Henniker?Celui-ci surpris, répond: Oui.l’accepterais au nom de la Compagnie.Lh! bien, dit M.McManamv.moi.ic les achète à ce prix.Réveil du gérant qui veut se dédire.mois impossible, tout le conseil étant témoin de l’affaire.M.McManamv gagna les terrains: M.Henniker perdit sa position et alla mourir en Angleterre.” Nous trouvons la confirmation du récit rie 1 abbé Lavallée dans un ouvrage de V.-E- Morrill et Erastus-G.Pierce: 1/c/i of To-Day in the hosiern Townships, publie à Sherbrooke en 1917.Une brève notice luqgranhique de Daniel McManamy, a la page 222, indique qu’il fut maire de la ville en 1892 et membre conseil municipal de 1882 à 1913.qu’il prit l’initiative d’ache-ter de grandes étendues de terre appartenant à la B.,4.Land Corn-puni) pour v ouvrir un nouveau quartier.M.McManamv était natif de la ville de Québec et Irlandais d origine.S’il vit encore, il est presoue centenaire, car il naquit en 1839.La retraite du gérant Le gérant de la British .imerh can Land Company.M.Heneker, tomba-t-il en disgrâce à cause de • forcée qu’il dut consentir a M.McManamv?S’il prit alors sa retraite c’est plus vraisemblahle'-ment à cause de son âge et de ses états de service, car Channel], dans son History of Compton County.au il publia en 1896.dit que M Heneker est encore gérant de la Com-txrgnie des Terres après quarante et une années.La vente forcée et la retraite de ce gerant ne peuvent donc avoir eu lieu qu après 1896.L avente forcée indique bien en tout cas le peu de souci que la Camoagnie avait du progrès de la ville de Sherbrooke.La eompagnie eut toujours son siege social à Londres, confiant I administration de son domaine des Gantons de l’Est et des commis-aires canadiens.I.es deux pre- furent Peter McGill et George Moffatt, deux marchands de Montréal.Ceux-ci se choisirent d’abord.comme représentant dans les Gantons de l’Est, comme administrateur Immédiat du domaine, un certain Artbur-C.Webster.Nous lisons dans Ghannell que son mandat.son poiver of attorney, portait la signature, comme témoin.d’Alexander iilloch Galt.futur construc-f>ür fie fer.futur homme d Etat.] un de ceux que l’on appelle maintenant les “Pères” de la Confederation.Sir Alexander Golf Galt.natif d’Angleterre, était venu au Canada, en 1835, romne ,£ommis de la British American Land Company.Il en fut bientôt le gérant dans les Cantons, à la place d un certain John Fraser qui avait lui-même succédé à Webster.C’est sous la direction de Galt que ta compagnie aura connu ses nlus beaux succès.Galt tout en voyant aux intérêts de la compagnie, cupa tout ment du rail de Montréal à Portland.Maine, partie du réseau de l’ancien Grank Trunk de fer conduisit Galt à la politique.En 1855, j] abandonnait le service de la compagnie et.trois ans plus tard, il était ministre des Finances.A défaut de mieux.!a British American Land Company nous aura au moins fourni un “Père” de la Confédération non seulement quelqu’un qui fit sa marque, mais quelqu’un qui fit parler de lui dans notre monde politique, avant comme après 1867.Sir Alexander Galt était en effet un ministre nui avait la démission facile.Mais cela ne concerne pas la British American Land Company, non plus que.d’une façon particulière.Sherbrooke et les Cantons de l’Est.Emile BENOIST Prochain article : Quelques types de pionniers loyalistes.Lettre d*Europe (Suite de la première page) analogues à leurs anciens fueros.Mais il ne veut pas leur concéder l’autonomie proprement dite comportant un gouvernement basque.En cela, il suit la tradition monarchiste, qui est, en Espagne, centralisatrice et unitaire.La tradition républicaine, au contraire, est décentralisatrice et fédéraliste.C’est pourquoi non seulement des Basques, mais aussi des Catalans de tendance “blanche”, font cause commune avec les rouges, parce qu’ils songent avant tout à leur autonomie.Cette situation à moitié paradoxale conduit à cette consequence en apparenre paradoxale: que le gouvernement central, quoique de tendance rouge, croit opportun d’admettre dans son sein des représentants des Basques, qui sont de tendance différente.Pour le moment, c’est surtout contre le pays basque que sont dirigées les opérations militaires du gouvernement blanc.L’objectif principal est la prise de Bilbao, qu’on peut considérer comme la capitale des Basques.Les blancs, depuis quelques jours, annonçaient des succès.Mais un contretemps vient de se produire pour eux.Le général Mole, qui dirigeait ces opérations, est mort dans un accident d’aviation.On ne saurait encore dire dans quelle mesure la disparition de ce chef pourra réagir sur les opérations militaires.Du côté de Madrid, c’est le statu quo militaire, quoiqu'on se batte toujours et que la capitale soit de temps en temps arrosée de bombes.11 semble que, aussi longtemps que les blancs n’auront pas pris Madrid, capitale de l’Espagne entière, Barcelone, capitale de la Catalogne, et Bilbao, capitale du pays basque, il ne pourra pas être question pour eux d'une victoire définitive.En ce qui concerne la Catalogne, on est frappé du peu de part qu’elle prend à la guerre.D’aucuns se demandent si elle ne sc réserve pas, en se repliant sur elle-même, pour proclamer quelque jour son indépendance complète, autrement dit sa séparation de l’Espagne.Du point de vue à la fois militaire et politique, dans l’ordre international, il faut toujours tenir compte de ceci: ce ne son! pas seulement des Espagnols qui se battent entre eux.Dans les deux camps, on est seconde par des forces étrangères, soit en hommes, soit en ce qui concerne le matériel de guerre et l’aviation.A supposer même que la mise en pratique de la politique dite de non-intervention ait empêché l’entrée en Espagne de nouveaux contingents étrangers, ceux qui y étaient déjà y sont restes.Quoiqu'aucune donnée statistique ne permette de le dire avec certitude, il ne parait pas douteux que ce ne soient les Italiens qui sont les plus nombreux.La très grande majorité d’entre eux sont du côté des blancs.ÿ * # Le changement de gouvernement qui est intervenu du côté des rouges a créé une situation un peu nouvelle, mais dont certains partisans de ce camp ont sans doute exagéré l’Importance dans un esprit de parti.Quand la guerre civile a éclaté, le ministère était relativement modéré.Il s’appuyait, aux Cortès, sur une majorité qui comprenait les so- les éléments syndicalistes et anarchistes, représentés surtout par la Confédération nationale du travail, prirent beaucoup d’importance.Ces éléments détenaient, du reste des portefeuilles dans le ministère.Cela dura jusqu'aux troubles qui Dans ce avancés” de • l'Espagne, les éléments anarrho-syndicalistes ont recouru .i à l’émeute pour s’emparer du pou-cnemin j vojr Cette émeute a été réprimée, mais ce qu’elle avait eu d’inquiétant à ouvert les yeux aux gouvernementaux sur le danger que faisait courir l’extrémisme à la cause républicaine.C’est pourquoi U a été décidé de modifier le ministère dans un sens plus modéré.M.Largo Caballero a été remplacé par M.Negrin, qui était ministre des finances, et qui est un socialiste modéré de la nuance In-dalecio Prieto.M.Alvarez del Vayo a été remplacé aux Affaires étrangères par M.José Giral, ancien président du conseil, qui appartient à la gauche républicaine.Le ministère de la défense nationale, réunissant désormais les dépar-temnets de la guerre, de la marine et de l’air, a été confié à M.Indale-cia Prieto, socialiste réformiste, c’est-à-dire modéré, qui sera, pense-t-on, l’esprit dirigeant du nouveau gouvernement.Un nationaliste catholique basque a été choisi pour la justice, un républicain catalan pour les assurances sociales, deux communistes pour l’instruction publique et l’agriculture.Le caractère relativement modéré de ce ministère vient de ce qu’on en a éliminé les représentants des anarcho-syndiealistes, soit de la Confédération nationale du travail.C’est pourquoi d'aucuns estiment, surtout en Allemagne et en Italie, que le changement est insuffisant, que la soi-disant “modération” du nouveau gouvernement n’est qu’un trompe-l’oeil, une manoeuvre.EAU DES CARMES BOYER DELICIEUX RECONFORTANT EXCELLENT DIGESTIF Ce gouvernement pourrait donner des gages de sa "modération” en mettant un frein à la politique anticléricale pratiquée jusqu’ici par les rouges.Mais il ne semble pas qu’il y songe.Dans son programme, ce gouvernement dit qu’'‘il estime comme étant sa mission fondamentale de conduire les masses populaires vers le triomphe contre les factieux et les envahisseurs, dans la certitude qu’il n’y aura pas de paix possible aussi longtemps que la rébellion ne sera pas complètement écrasée”.Cette déclaration laisse entrevoir la guerre à outrance et ne permet pas d’attendre grand’chose des tentatives de conciliation en vue d’une trêve, dont il est actuellement question.I.es principes des deux partis sont violemment opposés, et l’un et l’autre déclarent que la guerre ne pourra se terminer que par l’écrasement d’un des deux adversaires.Les deux conditions principales pour remporter la victoire, est-il dit dans le programme du ¦ nouveau gouvernement, sont le maintien de l’ordre à l'arrière et l’unification de la direction des opérations militaires^Ue sont, effectivement, deux choses qui ont manqué aux rouges jusqu’à présent.Un autre article du programme est très important au point de vue international.Le gouvernement "élève de nouveau la protestation la plus vive contre les restrictions que le pacte de non-intervention apporte à ses droits de gouvernement légitime”.C'est la répudiation d’une politique qui constitue une innovation en matière de droit international, politique dont le gouvernement français a pris l’initiative, et à laquelle ne se sont ralliés d’autres gouvernements que parce qu’on leur a dit que c’était le moyen d’empêcher que la guerre d'Espagne ne se propageât à l’Europe.Abstraction faite de la question espagnole actuelle, cette politique est de nature à créer un précédent.Un gouvernement quelconque, rouge ou blanc, pourra être empêché rie se procurer au dehors des moyens de défense contre un adversaire intérieur.Du reste, même dans le cas actuel, il est possible que cette interdiction nuise aussi bien au gouvernement blanc qu’au gouvernement rouge.Comme on le verra plus loin, cette question joue un rôle dans l’alerte qui vient de se produire.A côté du gouvernement central de Valence, il y a encore les deux gouvernements autonomes de la Catalogne et du pays basque, le premier rouge, le second plutôt blanc.Ce trialisme est une cause de faiblesse en face de l’unité de l'Espagne blanche.En ce qui concerne la Catalogne, le gouvernement cialistes.mais aucun de ses mem-: Valence y a envoyé"un général qu* hres n’était socialiste.La guerre „ pr|s iP commandement de toutes civile a eu pour conséquence assez ics forces armées C’est une res-naturelle de le modifier.Il s’agis- triction apportée à l’autonomie de la sait, pour tous les éléments rouges, Généralité, de faire bloc contre l'adversaire )(.s/, sf.' commun.Dans la mesure même où j Le cas de l’Espagne vient d’être celui-ci représentait l’esprit d'ex- évoqué à Genève, à la session ordi-trême droite, on voulut lui opposer nairc du Conseil de la Société des l'esprit d’extrême-gauche.Cela Nations, qui en avait été saisi par le remportait la présence des soeia- souvernement de Valence Le Pacte listes dans le gouvernement.C’est de la Société ne prévoit pas son in-! un socialiste avancé, M.Largo Ca- tervention dans le cas d’une guerre hallero, qui en prit la présidence, i civile.Auxi est-ce un autre motif M Aharez del Vayo, ministre des que le gouvernement de Valence Affaires étrangères, représentait la avait mis à la base de sa requête.Il même nuance.estime que les forces étrangères, Le ministère fit de la politicjue allemandes et surtout italiennes, très rouge, en même temps très an-1 qui combattent contre lui avec les ticléricale.Sous son administration, armées blanches, dépendent direc- GIN CANADIEN.’,*»î 'fe-SV CROIX Landan n»> Fondé* *n 1 «Vf Union MELCHERS DtSTILlERIES UM>%r 'fhrfê « Dr* fin Mo»U*l *t Btrthitnlllt, P.c - Sponlor t WR* I •tement des gouvernements italien et allemand.Ce seraient donc ces gouvernements eux-mêmes qui lui feraient la guerre.Or, cela tomberait sous l’application de l’article 10 du Pacte, qui prévoit une agression d’un Etat contre un autre Etat.L’article 11 pourrait être aussi invoqué, d’après lequel "toute guerre ou menace de guerre intéresse !a Société tout entière”.C’çst donc au nom de ces deux articles que le gouvernement de Valence avait adressé sa requête au Conseil de la Société.On a vu alors se manifester deux tendances opposées: celle des gouvernements oui n’admettent pas que la Société reste inactive, et celle des gouvernements oui ne veulent pas trop lui demander pour ne pas (faire éclater son impuissance.Dans le cas actuel, les abstentionnistes avaient la partie belle, car ils pouvaient nrétendre que le comité de non-intervention était compétent plutôt que le Conseil de la Société.A l’appui de sa requête, le gouvernement de Valence avait publié un gros Livre blanc contenant de nombreux documents pris aux Italiens après leur défaite de Guadalajara.D'après ce gouvernement, ces documents prouvaient qu’il s’était agi d’unités italiennes proprement dites, faisant partie de l’armée italienne et commandées par des officiers italiens.Au Conseil, M.Litvinof.commissaire soviétique aux Affaires étrangères.a mis beaucoup de zèle à soutenir la thèse espagnole d’une agression formelle de la part de ITtalie.I] v a même mis plus de zèle que le délégué du gouvernement de Valence.(M.Alvarez del Vayo, qui, bien que n'étant plus ministre des Affaires étrangères, représentait son pays à Genève.'M.Eden, au nom du Rovaume-Uni.et M.Delbos, au nom de la France, ont tenu un tout autre langage.Ils ont évité de se prononcer sur le bie* ou le mai fondé de 1-thèse espagnole concernant une agression de la part de ITtalie.Tout leur effort a consisté à dessaisir le Conseil en faveur du comité de non-intervention de Londres.Finalement, le Conseil a voté une résolution qui.malgré une habile mais trompeuse rédaction, équivalait à son propre désaisissement en faveur de ce comité.•k •fe Le double drame dTbiza et d’Alméria a paru un moment très menaçant pour la paix de l’Europe, mais l’émotion qu’il avait causée s est assez vite calmée.Par malheur, on ne sait nas encore exactement aujourd’hui comment les choses se sont passées et à qui incombent les responsabilités.On se trouve en présence de deux versions différentes, et, selon qu’on tient pour les blancs ou pour les rouges, ort adopte l’une ou l'autre.D ou la nécessité d’essay’er de faire preuve d'objectivité.Le cuirassé allemand Deutschland.qui faisait partie des forces navales chargées par le comité de non-intervention d’exercer le con-•trole sur les côtes orientales d’Espagne.se trouvait dans les eaux d Ibiza, l’une des îles Baléares oui tient encore pour les blancs.Cette de ne faisait pas partie de la zone nu le cuirassé allemand exerçait son contrôle, mais on admet ou’il pouvait v stationner pour des raisons d'ordre pratique.G’est dans cette position que ce cuirasse a été atteint par des bombes lancées par des avions faisant partie des forces rouges.Le résultat a été terrible: vingt-sept morts et de nombreux blessés parmi 1 équipage.P ^près les Allemands, il s'est agi d une agression sans aucune provocation de leur part.D’après le gouvernement de Valence, au contraire, c’est le Deutschland qui aurait tiré Je premier sur les avions espagnols qui le survolaient.Ces avions auraient simplement riposté en bombardant le navire allemand.A 1 appui de sa thèse, le gouvernement de Valence signalait que le commandement allemand l’avait avise que les navires allemands tireraient sur les avions qui les survoleraient.Il aurait donc mis /.mpTbace à exécution.Ii faut reconnaître que ceux qui ont examiné le cas techniquement onrtSnmtô0tCHUDa,l0n «d€ Darti Dris* s ,do*11é raison- même en r r ance, à J a these allemande.ca.s ser1ai.t particulièrement fonrÜLis* c®riaine hypothèse était latTuellt‘ » V aurait bésir de provoquer par cet soît de" aUne * ?lerre ebroDéenne.w/lnL Da,n,db «ouvernement de nemenf rù°\f de a Parl du Rol,ver-S d MosSou’ soi‘ blême de Ja »4»n'i aw'd"” *ouv'™'nl'"'> pflnHai,P/èi une oplnion assez ré-rm, ,hJ v abbvarnement de Mos- giicrrp :^rai‘ à Provoquer une guerre en Occident, soit pour en ni Me D7 n Pouvait pas demander raison au «ouvernement de Dev/îni (Tul,Pexis,e Pas pour lui.DevaiGÜ.au lieu de se faire justice à lui-même, s’en rapporter au comité de non-interventior, de Lon-yires, quoique cet organisme DEMANDEZ CEAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN DE* VICHY sour.ce: CAMILLE Efficace contre l’Indigestion, la Goutte, le Rhumatisme, Maladies du Foie et autres malaises.En trente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA |.ALFRED OUIMET M.Rue St-Paul Est.Montrée!.désavoué par le gouvernement de Valence?Un l’a prétendu.Mais le gouvernement allemand a sans doute estimé qu’une riposte immédiate était nécessaire, soit pour calme-l’opinion publique allemande, soit pour empêcher de nouvelles agressions contre des navires allemands.De toute manière, il y a eu un mouvement de profonde sympathie à l’égard de la population d’Alméria qu’on avait fait paver pour une faute dont elle n’était nullement responsable.'L’AUemagne ayant immédiatement annoncé qu’elle bornerait là HOTEL QUEEN MART (DnUsrd THEORET, prop.) 3774, Ch.ReliM-Maria - Montréal Etant voulu d?l'Orald-» St-Joteph.les pèlerins ont tout avau tacs b r haa* «andra.Tarifs taUonnablto, ses représailles.U en est résulté une accalmie et une détente.Mais la situation n’en reste pas moins compliquée.parce que l’AUemawne et l’Italie, qui marchent toujours plus (Suite à ia troisième page) soit Wi mi b ,L VÊTEMENTS D'ÉTÉ Pour le bureau .le sport ou le voyage.PLET Complets de worsted tropical, tout laine, qui vous assureront confort et élégance pour tout l'été.—32.00 Complets de homosptm anglais, très légers, très frais, très durables et ce qu'il y a de plus chic.—*22.50 (Complets 4 Saisons, 22.50 à 38.00) GILETS Nos clients eux-mêmes nous disent que noos avons cet été le plus bel assortiment de gilets de sport à Montréal.—14.50 à 18.50 PANTALONS Pour.faire ensemble avec le gilet de sport, peut être porté à la ville comme en villégiature.—6.00 à 12.00 AUX des meilleures marques.Formes nouvelles.Feutres légen $3.50 è $ 8.00 Chapeaux de paitle $2.50 à $ 4.00 $5.00 è $12.00 Chapeaux coloniaux $1.00 è $ 3.50 CHEMISES Chamleae de spart, $1.75 A $3.50 ^ Chdmites Forsyth Cravates de sale fcwtefà $2.00 è $5.00 $1.50 è $2.00 SOULIERS Souliers de golf; souliers blancs; souliers de deux nuances combinées, brun et blanc ou noir et blanc.—$6.00 à $12.00 notre grand assortiment de costumas do bain, un ou deux morceaux.Toutes grondeurs.* '^MaxSieaiWais^ 385 rue St.Jacques O."U dé QtMtiiFé pom Mouton” \ Arthur Poulin, pritUmâ, \ .«n.*— VOLUME XXVIII — No 141 » CALIN CM II» — Domain: MAJIDI, 23 juta INT Saint Paulin, Artqu* «I hertr du aolell.4 h.11.Coucher du »ol«U, T h.SI.Lever de la lune, t U.97.Coucher de la lune, S h.09.Dernier quartier, le I, a Oh.«3m.du eohr.Nouvelle lune, le I, à J h.43u.du loir.Premier quart, le 1».A I h.1 m.du »olr.Pleine lune, le 23, à S h.SBm.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de T'A.B.C/'et de la "C.D.N.À" LUNDI 21 JUIN 1937 («Lb.— DIMAlte — F BEAU ET CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 70.Même date l’an dernier M.Minimum »’i|.vurd’hul N.Même ént-r i zn Étnw aï.BAHOitIRTTIR; 14 h, a.t, * a U h.an W.HL Midi: M.I0.La laïcisation de l'enseignement L’en volée russe en Bavière Un décret nazi dissout les écoles catholiques paroissiales et en fait des institutions laïques — "Livre blanc" du Vatican sur la question allemande Munich, Allemagne, 21.(A.P.) —¦ Des centaines de milliers d’enfants catholiques ont dû quitter leurs écoles catholiques paroissiales dans route la Bavière aujourd’hui pour se conformer à un décret nari oui dissout ces écoles et en fait des Institutions laïques.Dans Munich «t dans la Haute-Bavière seulement, wflÔ écoles catholiques deviennent ties écoles laïques.Seulement 100 Ecoles laïques existaient Jusqu’à maintenant dans cette vieille province de traditions catholiques.Les autorités gouvernementales Insistent sur le fait que les parents ont donné leur consentement au changement survenu.En effet, on a procédé à un referendum.Le résultat a été favorable au projet du gouvernement de laïciser l’enseignement.Mais les catholiques disent que le referendum a élé conduit de façon hâtive et injuste, que dans bien des cas les parents n’ont pas eu la chance de voter.Le ministre de l’Intérieur, M, Wagner, a déclaré, entre autres choses, qu’une des raisons de la suppression du caractère confessionnel des écoles, c’est la multitude des ms d’immoralité.Il a fait ensuite allu-lion au fait que le pape a pleuré $ devant un groune de pèlerins aile mands et il a ajouté: Cela m’affecte étrangement d’ap prendre que le SalntJpère pieu sur l'Allemagne.Mais que fuit dans le cas de la Russie et de l’Espagne?Si le pape voulait rétablir l'ordre parmi les représentants de l'Eglise catholique en Allemagne, notre pays serait le plus heureux du monde.Les catholiques allemands, cependant, devraient pleurer sur la décadence des moeurs dans les Institutions catholiques.Selon M.Wagner, 97.6% des parents sont en faveur d’écoles laï-ues en Bavière, d’après le referen-um qui vient d’avoir lieu.Cité du Vatican, 21.(A.P.) — Dans les milieux du Vatican, on dit que le Souverain pontife s’opposera de tout son pouvoir a la fér-meture des écoles catholiques en Allemagne.Les prélats attendent le texte officiel du décret du ministre de l’Intérieur relatif aux écoles bavaroises.Il se peut aussi que le pape rende public son "livre blanc” déjà imprimé sur la question allemande.Hier même la Congrégation des affaires ecclésiastiques a examiné le projet de la put>limM même façon dans son livre, Eludes et appréciations' Dans le cas des syndicats catholiques de notre province 11 y a plus.Nos syndicats de l’imprimerie sont incorporés.Ils ont une étiquette enregistrée qui est leur propriété.A tous les patrons qui emploient par contrat leur main-d’oeuvre ils donnent droit d’apposer cette étiquette sur leurs imprimés.De quel droit alors, naturel ou positif, pourrait-on nous empêcher de subordonner l’usage rie notre propriété, réputé utile, à certaines conditions des plus honnêtes?Cette étiquette est donnée aux j patrons en retour des avantages ! naux nous apportent' l'écho des qu ils accordent h nos membres, protestations qui vous arrivent de M.le premier ministre, de notre entier appui et de notre concours dans vos projets de restauration sociale.Espérant que ce témoignage amoindrira i’apreté de l’immense tâche que vous vous êtes imposée, nous nous souscrivons, Vos humbles serviteurs, Emile Bertrand, sec.Armand Malo, président, Ed.Laporte, pire, aumônier.En Gaspésie Gaspé, (Par courrier».— Le bureau de direction du Syndicat d’i-jamais employés nitiative de la Gaspésie a tenu sa les mêmes méthodes Que le gou- ; premiere assemblée, au Séminaire vernement ne tolère pas de tels procédés d’organisation s’il en est capable, très bien: mais de grâce qu'il ne nuise pas au développement des syndicats qui n’emploient que des moyens honnêtes.Avantages de l'atelier fermé Gomme M.Marcotte s’est appliqué à trouver des inconvénients, au sujet de l’atelier syndical, il __ nous permettra de lui en montrer leurs,’M.le pTéTidënf attaque une leVVM»tn3 qui permet « lu polies de mettre Is meln ; »ur des bandit» et qui obtient, une récompense qui a es» ure revenir de «a famille I Interpréta» Wallar# beery, C«ctlla Pwk#r, Eric Linden.Pour toue."Amherst" WINGS OF THE MORNING — Romsn d'une Jaune tsigane Production anglal-aa en couleur» nature!!»!, payiax»» d'An-|l»terr# et d'Irlande.Interprètes Auua-beila.qui apparaît pour la première (ou d»n« un film auglala.Henry Fond».Leelle Bank!.Harry Tele, Irene Vanbrugh Stewart Rome.Jobs McCormack, le célèbre ténor "Belmont" HISTORY IS MADE AT NIGHT Comédie et drame à la fols: C'est une fol» de plu* l'éternel triangle que I on reprend avec le mari Jaloux, la grande dam* et le maître d’hôtel aympathlque Interprèle»: Charles Boyer.Jean Arthur.Léo Cartllo, Colin Clive Pour le» adultes qui devront cependant *e détendre de rimpreaalon qui se dégage du film et qui tend « Juatlfler un amour coupable WOMAN IN DISTRESS - Comédie-drame.Interprète»: Mary Rob»on.Irene Her- ‘Mount-Royor READ OVER HEELS IN LOT* — Comédie mualcal» de facture originale, mettant en vedette l'actrice anglalae Jeasl» Jtatthewa Production Gaumont-Brltlah réalisation de Sonnle Haie mari de Jessie 1 Matthew*.Interprète» Remmey Virent.Whitney Bourn».Paul Leveeao.WITHOUT ORDERS - Film d’avlatdon Interprète»: Sally Ellers Robert Armstrong.Toting, Alice Faye.Arthur Treacher.'Ytrdun-Palac*" THEODORA DOES WILD — Comédie •atlrlque.Réalisation de Bolaslaweky.production Columbia Interpréta»: Irên» Dunn Melwn Douglas ’’L’lntrlgut' «rest pa* Intéressant* A raconter: elle utlltae largement le Ht et l’adultère, élément* quasi obligatoire* du vaudeville st noua ne somme» pas plu* aévére* (le Hlm ait coté parmi le* oeuvre» itrlotement.réservées!, c'ait que tout d* même un souci de discrétion i\ présidé k sa réaltaation".(Cholalio "Woitmoynf" OUTCAST — lhistoire d'un médecin en butte aux persécution» de la famille d'un patient décédé Interprètes: Warren William Karen Morley, Lewis Stone.Production Paramount TIME OUT FOR ROMANCE — uomédi* : te» aventures d’une héritière qui trouve un mari en fuyant celui que *a mère voulait lu! Imposer Interprètes: Clair» Trevor, Michael Whalen, pour toua.WHEN YOU’RE IN LOVE — Opérette filmée Oeuvre de Robert Rlskln qui seat 1 chargé lut-mème de la réalisation cou- i pieu d* Jerome Kern, production Columbia Interprète» Grace Moore.Cary Grant.! Aline Mar Mahon, Henry Stephenson.Tho- j ma* Mitchell.SINNER TAKE ALI Drame Inlerpré- | te»: Bruoe Cabot.Margaret Llndaay."Orléons" SWING HIGH.SWING LOW — Un film divertissant, relatant le* effort» do deux ! pauvres hères pour conquérir 1» gloire, j j Coméd.e muitcsle, production Paramount.‘ i Interprètes Fred MacMurray’s Carole, i Lombard, Charles Butterworth.Jean Dlxon : Pour «dultes THE LAST OF MR R CHCYNEY — Corné- 1 i dle-dram# qui tourne autour d’un vol 1 commis dans le baau monda.Production Metro-Goldwyn-Mayer, réalisation d» fau -j Voyages aubaines EXPOSITION PARIS^ 1 T Vf.Départs hebdomadaire» de Montréal et Quebec y compris — Patine* éller *t retour an ièm* modern*; cabin* et tous repas à bo, i.Train ipécial H*vr*-P*ri» *» retour.Hôtel location centrsl* à Paria «t tous petit* déjaunar» — chambre i 2 I léger aupplémcnt chtmbr* h 1 lit).Visit* an autocar avec guide: Pari*.Vorta Miller.0 11 0 2 ab.p.c.c.r.a.Rell.2b .4 0 0 3 4 sankev, ac.3 1 1 1 3 Dunlâp, cd.1 0 0 2 0 Dugas, cd.1 1 0 1 0 lefries, a.b.3 0 1 1 3 Benning, cg.3 0 1 1 0 lobb, 1b.3 0 0 8 1 .handler, r.3 0 0 0 0 smythe, 1.3 0 1 1 1 Total 24 2 4 18 12 NEWARK ali.p.c.c.r.a.iordnn, 2b.2 0 4 GleesOn, cg.3 0 0 0 0 Kelleher, 3b.2 0 0 1 1 Dahlgren, 1b.2 0 0 12 0 Kellcr.cd.2 1 0 Seeds, cc.2 2 1 1 0 Hargraves, r.3.0 0 4 0 Rich’dson, ac.2 0 1 1 2 Beggs, 1 2 0 0 n 3 Totaux .25 0 0 27 14 2 Résultat par mnàches: Montréal .000000330— 6 Jersey City .000000000— (J SOMMAIRE Points comptés sur coups de Cobb, Béll 2, Polli.Dunlâp.Deux buts; Dugas.Chandler et Bell.Buts volés: Smith et Jeffries; Sacrifices: Jeffries et Cobb.Doubles-jeux: Ràdon.Redmon et Anton; C.Wilson, Smith et Anton; Cobb (sans ôidc).Laissés sur les buts: Montréal 10, Jersey City 5.Buts sur balles: Polli 8; GOahler 1; McDonald 1; Radon 3.Retirés au bâton par Polli 2.Coups sûrs sur balles de Gabier 6 èn 6 manches 1-3; McDonald.0 en 1-3 manche; Ra-dôn.5 en 2 1-3.Lanceur perdant; Gabier.Arbitres: Solodare et Kelly.Temps: 2 h.13.Deuxième partie.— MONTREAL Bell, 2b .4 Sankéy.ac .3 Dunlap, cc .4 Dugas, cd.4 q i Jeffries.3b .4 Benning.cg .2 Cobb, 1b .3 Kies, r .3 Johnson.1.3 Total 22 3 6 21 10 Montréal .010 001 0 — 3 Newark .010 002 x — 3 SOMMAIRE Erreur: Aucune.Points comptés mm coims de Richardson.Benning, Keller.Hargraves, Deux-buts: Gor-îon.Smythe.TroiS-buts; Seeds.Cir-ruil: Kellcr.Ruts volés: Dugas.Sa-rrifices : Dunlap.Doubles-jèux: Sankey, Fell et Cobb 2.Laissés sur les but' : Montréal 5, Newark 5.Buts sur balle* de Smythe 4.Beggs 3.Rc-•irés, n i bâton par Begg, 3.Mauvais luncer; Reggs, Arbitres: Campbell, Wcafcr, Romncl.Temps 1.35.Dans la Ligue Provinciale.100 001 000 001 — .002 000 000 A01 Panthères .3 111.Trois-Rivières 02 - 5 17 2.DEUXIEME PARITE Panthères .000 100 0 -1 3 1 Trois-Rivières 210 000 x—3 8 3 Robinson el Birch, Smith; McDermott et Lombardi.A Drummondville Sorel .201 201 00-8 15 0 Drummondv.001 100 00—1 4 2 A Sorel Drummondv., 000 104 000—563 .Sorel .100 030 03x—7 9 3 Newell et Paresse; Ebnet el Galftn.Granby .000 200 2004 14 3 ! Sherbrooke .000 000 201—4 9 0 Corrigan et Boresquet; Hamid, Geovangelli et Th Totaux 30 1 4 24 11 1 JERSEY CITY ' E.Wilson, cd Smith.2b-àc l-ÆC, cc .Dwyer, cg .C.tVilson.Mb Anton, 1b .Redmond, r .RIiiege.ac .de la Criue.1 d-.Blakelv .e-Klumpp .Gomes, 2h .Brennan.1 .Totaux .28 2 9 27 10 1 d-A frappé pour Bluege à la 7e.ê-A frappé pour de la Crtu à la 7e.Résultat par manches: Montréal.000000100— 1 Jersey City .000001001— 2 SOMMAIRE Points comptés sur coups de E.Wilson 2.Deux buts: Smith, de la PO;! lompsnn.Cru* et Let.Sacrifices: Smith.An ton, Gomeii et Brennan.Doubles-jeux: Bell itt Sankey: Bell, Sankey et Cobb; de la Cru* et Anton.Laissés sur les buts: Montréal 4, Jersey City 11.Buts sur balles de Johnson, 1; de ïa.Cruze.2.Retirés au bâton par .Rihnson.5; de la Cruz 3; Brennan 2.Coups sûrs sur balles de de la Cruz 3 en 7 manches; Brennan 1 ein.2 manches; lanceur1 gagnant: Breiman.Arbitres: Kell -et Solodare.(Temps: 1 h.53.Le numéro principal de la matinée d’aujourd’hui à Blu eBonnets.sera la coupe de Dhôtel Mont-Roval, ouverte aux chevaux de trois ans et plus, sur une distance d’un mille, et cette épreuve a réuni onze partants.dont deux entrées.Perdition et Costlier, courant sous les couleurs de J.Embrey et de rétablissement Summvbridge.Huit courses seront de nouveau au programme avec une course à obstacles sur une distance de deux milles, réunissant six partants.Les “sprints” sont surtout en évidence sur ce programme, avec deux épreuves sur cinq furlongs et demi et trois autres sur six furlongs, pendant que le programme, à l’exception de la course à obstacle, se complète par deux épreuves sur un mille.PREMIERE COURSE.— Bourse $400.3 ans et plus.A réclamer.5 1-2 furlongs.Temps 1.11.Piste détrempée.Départ à 3.01 hrs.Le vainqueur est un rejeton de Prince Pal, issu de Bendita, appartênant à Mme D.-M.Clark.Baby Princesse, T.Everett, Laurian, A.Burnett.Stirred Up, H.Chinn.Dr Jillson, R.Fair.Logwood, C.Smith.Perdition, B.Myers.Princess Nadi, C.Payne.Red Vamp, B.Narshio.Stone Chatter, N.Cantino.Onside, F.Fellows.$2 au mutuel rapportent sur Baby Princess $24.20 en 1ère, $11.30 en 2e et $6.70 en 3e; sur Laurien, $20.30 en 2e et $11.40 en 3e; sur Stirred Up, $5.30 en 3e.DEUXIEME COURSE.— Bourse $300.3 ans et plus, nés au Canada.Le vainqueur est un rejeton de Aromatic, issu de Breathless, appartement à Mme J.-E.Hughes.Temps 1.12 1-5.Piste détrempée.Départ à 3.41 1-2 hrs.Time Limit, A.Harris.Crimson Rock, C.N.Smith.Oiseau Noir, R.Feeney.Shadow Waltz, R.Ashley.Smoke Ring, W, Halliburton.Belle Fille, F.Fowler., Kings Bounty, E.Tandell.No Trouble, B.Fair.Crystal Beach, H.Chinn.Cowland I.ad, F.Fellows.$2 au mutuel rapportent sur Time Limit $28.20 en 1ère.$13.75 en 2e et $9 en 3e; sur Çrimson Rock, 87.20 en 2e et $4.90 en 3e; sur Oiseau Noir $8.25 en 3e.Le pari-double.Baby Princess et Time Limite a rapporté $314,70.TROISIEME COURSE.— Bourse $300.3 ans et plus à réclamer.7 furlongs.Temps 1.32 4-5.Piste détrempée.Départ à 4.21 1-2 hrs.Le vainqueur est un rejeton de Bright Knight, issu de Non Nan, appartenant à S.W.Kearns.Tappanaugh, H.Chinn.Winning Woman, T.Everett.Exclusive, B.Myers.Vee Eight, J.Dias.Law Maker, W.Scott.Bough Lane.T.Wilson, Sweepingly, R.Moore.Jennie Jr, B.Marshio.Mouthpiece, C.N.Smith.$2 au mutuel rapportent sur Tap-panaugh $6.75 en 1ère, $5.65 en 2e et 83.35 en 3e; sur Winning Woman, 88 en 2e et $4.90 en 3e; sur Exclusive, 84 en 3e.QUATRIEME COURSE.Steeplechase.Trophée du Café Martin.Bourse $400.3 ans et plus.Temps 4.15 2-4.Piste détrempée.Départ à 4.51 1-2.Le vainqueur est un rejeton de Kiev, issu de Aleina, appartenant à M.J.Northgrave.Capitol Hill, M.J.-À Northgrace.Cnlabang, J.Convey.Mr Peck.R.Fair.Super Power, H.Smith Dunlin Lad, A.Kelly.Bryanstown, R.J.Shore, No.Room, M.D.Brow" Masketier, A.Polvin.Kissinburg, H.Chinn.Lord Dean, W.Halliburton.Luke Commoner, J.Dirts.Namor Slare, B.Myers.Tabler, R.Fair.Lady Oldham, T.Everett.Tuffy J., R.Feeney.Filana, A.Barnett.^ Tolimata, W.James.Northern Sir, W.Scott.$2 au mutuel rapportent sur Kissingburg $4.20 en 1ère, $3.10 en 2e et $2.50 en 3e; sur Lord Dean, $6.85 en 2e et 84.30 en 3e; sur Luke Commoner, 83.05 en 3e.Le baseball samedi INTBRNATTONALB Montréal .000000330—« 11 0 Jersey City .000000000—0 O' 2 ~ " Gabier, McDonald.Ra- .000000100—1 4 1 >00001001—2 9 1 Delacruz, Brennan et mu et Chandlèr don et Redmond.Montréal .Jersey City .Johnson et Kies; Rsdmond.Toronto .001001000—2 10 0 Baltimore.00120013*—7 7 1 Caldwell et Heath; V&ndenber* et Crouae Toronto .1213000—7 7 O Baltimore .0021023—8 9 3 Meola et Hevlnj; Perkins.Splttler, Slvees et Crouse.Rochester .000020102—S 12 1 Newark .002000200—4 16 1 Klelnke.Kpst et OTarrell; Tamulla, Rusao et Herahberjer, Brewer.Rochester .0011000- 2 8 4 Newark .230420*—11 11 0 Smith et Poland; Fallon et Hargraves.Buffalo .0000000—0 2 1 Syracuse .300000*—3 4 0 Kowaltk at Savtno: Hockatte at Moore Buffalo .000000000—0 6 Syracuse.OOlOOOOO*—1 4 Harris et Sartno Mooty et Campbell.AMBRICAINH Courses et concours hippique à King’s Park Durant la dernière assemblée générale hebdomadaire du comité d’administration de l’Exposition agricole de Montréal, tenue à l'édifice de la Sauvegarde, un programme de courses de chevaux a été soigneusement élaboré, pour les jours de l’Exposition, du 9 au 17 août, à King’s Park.M.Pacifie Vandelac, homme bien connu des amateurs de chevaux.fut élu président du comité des courses de chevaux.11 est changé par le comité exécutif de choisir les plus beaux ambîeurs et frotteurs de tout l’Est du Canada.Il a été décidé qu'à chaque jour il v aura deux courses au programme, et six départs en tout.Les prix seront divisés de manière à ce qué ces six départs forment une course.M.Vandelac a l'intention de choisir son comité cette semaine et il veut aussi communiquer avec tous les propriétaires des meilleurs chevaux de courses.C’est aussi l’intention des officiers de l’Exposition agricoel de Montréal de «ré-senter au publie le meilleur programme de courses qui ne soit jamais vu à Montréal durant cette grande Exposition.M.R.-tP.Chanbonneau, gérant général, nous a aussi annoncé que World of Mirth Show s’est engagé à présenter son midwav durant tout le temps de l’exposition.M.J.-Waiter Nesbitl.un des membres du comité des courses hinpiques.représente actuellement l’Exposition agricole de Montréal à l’Exposition de Lachute.Il prend les entrées des exposants de chevaux légers, en vu du concours hinnimie de l’Exposition agricole de Montréal.Distillé «t embouteillé au Canada aoua la «urvejnanç» directe de JOHN de KPYPIR * SON.Distillateur», Rotterdam, Hollande — Maison fondée en 1695.EN VENTE AU JCANADÀ DEPUIS PlUS DE IOO ÀNS Chicago .New-York 000010004—5 9 qooooi 0 110—3 8 0 Lee.Brown et Sewell.Shea, Rensa; Ruffing et Dlekcy.Détroit .210030002—8 13 2 Philadelphia .04010100(1-6 9 0 Lawson.Coffman et Tcbbette; Ross, Tur-beville.Nelson et Haye*.Saint-Louis __________ OOOOOOIO©—1 7 0 Washington .OOlOOOOlx—2 7 0 Boneth et Huffman; Weaver.FUcher et R.Ferrell.Cleveland à Bœton.remisé, pluie.NATIONALE Bœton .102000200—J il 0 Salnt-Loul*.100002103—7 13 1 Fette.Turner et Lopez, Ryba, Harrell, Win ford et Ogrodowakl.Owen.Brooklyn .000102001—4 11 0 Plttaburg .010010010—3 7 0 Fitzsimmons et Phelps, Swift.Weaver fit Todd New-York .000020000—2 3 1 Cincinnati.00110002*—4 6 1 Ceurtleman et Mancueo; Derringer et Lombardi.Philadelphie .ooooooioo—I 4 0 Chicago .02000000*—3 4 o Lamaater, Jorgens ét Atwood; French et Hartnett.Les Royaux au bâton Smythe Chandler Jeffries , Dugas Benning Dunlap .Johnson Bell .55 225 Pattlaon .5 7 Polli .8 11 Harris .44 156 Cobb .30 114 Hafey .45 176 Sankey .53 204 Duke .15 41 Kie* .42 1 30 26 Lisenbee .10 18 3 Myllykangas 13 35 1 P Ab.Os.2b 3b 17 32 16 3 1 11 34 12 2 0 56 221 77 16 2 45 155 52 20 3 22 36 12 0 O 56 216 68 12 2 11 3 0 65 8 O 2 0 0 3 0 0 42 7 1 30 5 2 46 3 3 52 5 * 9 1 O 17 36 Duke .Myllykangas Pat tison Smythe .Lisenbee ., Johnson .FOUI .Lis r.ANCFCBS P M.es P bb r*b g P .15 89 9R 38 30 26 8 3 13 91 102 42 25 26 7 3 .5 15 16 10 12 3 2 l .le 85 89 39 19 24 6 3 .10 52 83 30 14 18 2 2 12 60 «1 36 29 33 4 4 .à 39 32 21 16 13 2 3 33 289 0 286 2 283 25 269 16 263 32 261 15 255 1 220 30 200 0 167 1 028 Le combat de boxe sero radiodifusé La Société Badio-Eanada diffusera le mardi.22.à parlir de 1?heures p.m., le reportage du combat de boxe, à Chicago, entre James-J.Rraddock.champion du monde, et Joe Louis.Celte émission sera relavée au pavs grâce à la courtoisie de la General Motors Corporation of Canada Limited Ce reportage nui a été confié au rédacteur sportif Clem McCarthy, consistera en une description ronde .PO" ronde du combat.Entre les rorldes.Edwin- .103 103 î‘,4% Juin 1er 1943 .101 102 3% Juin 1950-58 .95% 96% 3% oct.15.1942 .103% 104% Dom.Bridge .120 Dom.Class .5.00 Dom.Textile .600 Electrolux .1.60 Imperial OU .50 lmp.Tob.Ino.Ext.57V* Int.Nickel .3.00 Int.Pete 160 Montreal Power .1.50 Mont.Tramweya .9.00 Nat.Brewerlea .2.00 Ogilvie 8.00 Ottawa Power .6.00 Ottawa Traction .2.60 Page Hereey .400 Penmans .3.00 Quebec Power .100 Shawinlgan *0 So.Can.Pow.80 Steel of Canada .1.75 Do.extra .2 00 Walk.Good.2 00 ACTIONS DK BANQUE*: Montréal .800 Nouvelle-Ecoaae 12,00 Canadienne Nationale 8.00 Commerce .8 00 Royale .8.00 ACTIONS PRIVILEGIEES.Can.North.Pow.1.00 Can.Bronze .5.00 Can.Celaneae .7.00 Can.Cotton .6 00 I Can.Fair.Morse .6.00 Can.Foreign Inv.8.00 Can.Industries .7.00 Dom.Coal .1-50 Dom.Glass .7.00 Dom.Textile .7.00 i Goodyear .2.60 j Howard Smith .6.00 I Int.Pow.7% 7.00 Jamaica P.Service .7.00 Mont.Cottons .7.00 Nat.Brewerle* .175 Ogilvie .7DO Ottawa Power .5.00 Penmans 6 00 Power Corp.6.00 Regent Knitting .1-60 njx Rea* 167 ' “ 23 36% 60 37% 20 47 47 24% 28 kb 25 25 239 48 110 80 18 20% 14% 58% 34% 30 85 40 248 89 22% 103% 61 18 27% 13% 78 78 47% 47* 4.35 4.40 2.33 4.02 8 00 319 4.78 6.53 7.14 5.0» 6.40 8.00 251 2.45 4.55 6.25 8.88 2.41 3.97 3.42 4.35 500 10 58 500 3.23 S/N 8 89 3.86 4.92 5.56 2 88 5 93 2.24 4 80 4.23 En 1936, comme depuis un bon nombre d’années, les mines de quartz aurifère des camps de Porcupine et de Kirkland Lake, dans le nord d’Ontario, ont été la principale source d’or au Canada.Au cours de l’année, le rendement combiné de ces deux camps a formé environ 53 p.100 de la production totale du pays, sontre 58 p en 1935.La relative est E, sontre 58 p.100 nution en valeur d’ailleurs entièrement Cadillac en fonctionnement au cours de l’an née, ainsi que le nouveau moulin de la McIntyre, à Mud Lake.Au Manitoba, bien qu’il ne se soit produit aucun fait nouveau d’une importance exceptionnelle en 1936, l’extraction de l’or s’est poursuivie d’uge manière satisfaisante.Les mines Gunnar Gold et Laguna ont ,a production r„ d-.ufr., p.Sic, du [
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