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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 13 juillet 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-07-13, Collections de BAnQ.

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VOLUME XXVIII » No 159 Mowtrfaf, monfltt Jriiri* WET REDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRE.DAMI i MONTREAL _____ ) TOUS LIS SERVICES TTLIRHONE i.BEItir 136141 SOIRS, DIMANCHES IT MTIS Admini$fr«Hon :.BEIair 336« Rédaction :.2984 C4r*n* :.- .BEIair 2239 LE DEVOIR r TROIS SOUS LE NUMERO Diractaur-Cérant : Ccorgas PELLETIER Le désordre qui tue.Encore le centre municipal — Pourquoi il s^n va dans l'ouest Une politique pour l'est Nous disions l’autre jour en substance: — C’est le gouvernement d’Ottawa.et singulièrement l’administration ing, de 1926 à 1930, qui sont les auteurs du trou de la rue Dorchester ouest.C’est donc le gouvernement d’Ottawa qui doit réparer les dégâts.Et nous nous opposons quant a nous (comme il en avait été question) à ce que le ffOlivcrncnicnt fniitiuMMal ________ i singulièrement rogné: et le projet réapparaissant sous cette forme, il est douteux que les autorités municipales aient moralement le droit de l'écarter, puisque, encore une fois, sans bourse délier ou guère s’en fapt, l’actif municipal s accroîtrait d’une valeur de trois millions de dollars.Par ailleurs, nul ne peut prétendre que la location des maga- cnt’ibüe Un T P°Ur 13 SmS * ^0ut*ciues aménagés au rez-de-chaussée de cet édi-PP n de cette laideur.Croit-on qu on tolérerait pa-1 fice serait d’un aussi bon rapport dans la partie est de la suppression ________________ _ ^ ^ ^ reil état de choses dans la ville de Toronto?La députation ville de cette ville saurait ce qu’il faut dire et surtout ce qu’il faut faire pour mettre en mouvement le ministère fédéral.Pourquoi devrions-nous subir des affronts que la ville-reine n’endurerait pas?Depuis, il y a eu une délégation municipale officieuse à Ottawa.II semble, selon les journaux, que certains ministres aient manifesté à ce propos l’intention de faire collaborer les C.N.à une entreprise qui utiliserait le canyon de la rue Dorchester pour y construire ce que l'on a convenu d’appeler un centre municipal.La trésorerie montréalaise ne serait pas tenue de bourse délier pour l’exécution de ce projet, nonobstant quoi l’édifice n’en deviendrait pas moins propriété municipale au bout de vingt ans.Les détails restent encore dans le vague et pour cause, puisque le cabinet fédéral ne pouvait ratifier cette suggestion sans le concours de certains de ses principaux ministres, encore absents du pays à ce moment-là.Selon le projet initial, conçu par les techniciens des C.N.et approuvé par l’administration King, on devait dépenser cinquante millions pour la construction d’un terminus des chemins de fer nationaux.On avait dépensé une quinzaipe de millions, la plupart en expropriations, quand M.Bennett, arrivé au pouvoir, suspendit les travaux sur la pression du maire de Montréal de l’époque, qui était le porte-voix du C.P.R., ennemi jaloux de tout progrès de son concurrent.Les temps sont changés depuis.A l’ère des surplus des C.A.a succédé l’ère des déficits.II semblerait donc téméraire de reprendre 1 ancien projet, du moins à la même échelle.Si notre information est exacte, les autorités de la grande compagnie ferroviaire se contenteraient d’une gare souterraine qui pourrait coûter une somme de cinq millions de dollars au plus.C’est le toit de cette gare qui fournirait les assises du centre municipal, lequel contiendrait de vastes salles d’expositions, un spacieux amphithéâtre pour les congrès, des salles de concert et de conférences, etc.Le gouvernement fédéral ne se contenterait pas d amener les C.N.à fournir 1 assiette de l’édifice municipal, nuis il contribuerait annuellement une somme qui irait a défrayer les frais de 1 emprunt, financé par une société incorporée à cette fin et qui émettrait des obligations qu on n aurait pas de peine à faire souscrire par les commerçants et les hôteliers de la région.A l’échéance, l’emprunt serait remboursé à rnêtWt les profits réalisés par la location des salles, des magasins et des bureaux aménagés dans^cet édifice et la ville deviendrait propriétaire, sans avoir à fournir un seul sou, d’un édifice d une valeur de trois millions.Sans avoir contribué un seul sou, disons-nous, il est cependant question d’une commutation de l’impôt foncier, qui constitue un manque à gagner, de même que la location par la ville elle-même d’un certain nombre de salles qui seraient organisées en gymnases, etc.Quand il fut pour la première fois question de ce projet, il devait être construit par la ville — même avec une contributoin des gouvernements de Québec et d’Ottawa.Nous croyions juste à ce moment d’établir un tel monument dans l’est.Depuis, le programme des travaux a été que dans le centre des activités commerciales les plus importantes.De surplus, cette entreprise très vaste et immédiatement réalisable fournirait à un moment particulièrement opportun de l’emploi à une main-d'oeuvre considérable et contribuerait à la résorption du chômage, fin vers laquelle doivent tendre à l’heure présente toutes les éenrgies des administrations publiques.* * # Nous ne celons pas notre dépit que ce centre municipal doive aller enrichir l’ouest ou le centre et que se répète une fois de plus un drame auquel nous avons bien des fois assisté.Mais nous ne devons pas nous cantonner dans un pessimisme stérile.Au contraire, nous devons méditer sur les causes qui l’ont amené.Dès 1910, un conseiller municipal, qui avait ses défauts, mais qui était clairvoyant, dénonçait l’orientation systématique des lignes de tramway vers l’ouest.Nous fûmes frappé de la justesse de ses observations, auxquelles nous fûmes seul de tous les journaux à faire écho.Petit à petit, l’effet prévu par cet édile s’avéra: l’ouest se congestionna aux dépens de l’est et celui-ci, négligé, se vit abandonné peu à peu par d’importantes institutions et déserté par ses résidents les plus influents.^ Le coup de grâce, nous le reçûmes en ces dernières années par la mauvaise volonté du C.P.R., pourtant gâté par la ville et lui devant une grande partie de son succès.L’hôtellerie Viger fut pendant des années sous la menace d’une fermeture extrêmement dommageable à l’est, longtemps avant qu’elle s’effectuât.Depuis, il y a eu retrait systématique de plusieurs trains de la gare Viger et ce n’est un secret pour personne que de deux choses l’une: ou celle-ci sera gare centrale pour les deux chemins de fer ou elle fermera.* * * Mais nous aurions mauvaise grâce i battre notre coulpe sur la poitrine des autres.Nous pouvons taxer le C.P.R.d’ingratitude, mais si elle a pu la manifester de la manière que nous venons de dire, la faute en est à nos représentants municipaux, qui n’ont pas su nous défendre.Il n’y a jamais eu une politique de l'ett à l’hôtel de ville.C’est ce désordre qui noue tue.Mais fort heureusement, nous pouvons prévoir qu’il s’en ébauchera une.On est en train de réparer dans une minime partie îe crime envers le marché Bonsecours, qu’on a essayé de tuer par tous les moyens, bien que seul de tous les marchés il rapportât d’importants revenus à la ville.On vient de voter dans le dernier budget une somme de ving-cinq mille dollars pour l’entretien du jardin botanique, qui sera bientôt l’un des plus beaux ornements de toute la province.Et nous devons compter que cette question de la gare centrale pour les deux compagnies de chemin de fer sera poussée activement, que l’on forcera le C.P.R.à accueillir les C.N.au lieu de continuer à saboter le transport des voyageurs dans l’est.Les échecs doivent nous pousser à réagir plus vite et plus fort.Et s’ils avaient cet effet, nous pourrions les bénir au lieu de les maudire.Louis DUPIRE FAIS CE QUE DOIS -Mais ceci nous mènerait très loin, trou loin pour aujourd’hui.C,e que nous voulons uniquement, cet après-midi, c’est recommander au plus grand nombre de gens possible de profiter de l’invitation de M Bélanger et de la Saint-Jean-Bap liste.Ils y trouveront profit pour eux-mémes et pout ceux sur lesquels ils peuvent exercer quelque influence.Ce n’est pas cela! Une dépêche relative aux fêtes du 12 juillet, en Irlande du Nord parle des “six comtés protestants” er-rarens) dans le Conseil d tration de l’Organisation internationale du Travail, parce que ce représentant contesta, avec dioit, l’admission du délégué ouvrier rus se à la conférence.Je pourrais re iater parmi les nombreux événements sociaux auxquels j ai pi r part à Genève, ceux qui m ont le plus impressionné: ainsi !a fête d travail des syndicats chrétiens, le grand ralliement annuel des jocis-fes, la célébration du 25e anniversaire des Eclaireurs, le souper fraternel de tous les représentants des Syndicats chrétiens d’Europe.et du Canada puisque j y étais.Au cinquontenoire du syndicolisme chrétien Je pourrais agréablement raconter ma réception à l’Action lopu-lairé! dirigéeP par les Pères Jésuites à Vanves, près Paris, et sur tout dire tout ce qui m a in éressé, étonné même au congres de la Confédération française des li avau-leurs chrétiens et tout ce qui m a ému et ravi au cinquantenaire du syndicalisme chrétien en France, célébré dans l’immense stade du Parc des Princes à Paris où les Avis de décès HUOT._____ A l'Hôtel-Dieu.est dé- cédé Jean-Pierre Huot, ôgé de 17 ans.fils de M.J.-E.Huot directeur de l'agence de publicité du meme nom, et de Juliette Bellefemlle.G» dépouille mortelle est exposée dans les salons de la Société Coopérative des Frais funéraires.302.rue Me-Catherine est.Ces funérailles auront lieu mercredi, le 14 courant, en l’église de Saint-Stanislas, a » m 1 e.cortège se formera en fare nu domicile de ses parents.4.>32 rue Garnier, à 7 li.4a.E inliuniîition se fera au cimetière de la Côte des Neiges.Parents et amis sont pries d'v assister sans autre invitation.NECROLOGIE AQUIN — A Montréal, le 10.à M ans.J,-A -Théo Aquin, époux de Blanche Le- ^ALPARD — A Montréal, le 10, à 76 ans, Joseph-Arthur Allard, époux de Cordelia n!BEAUr>IN — A Verdun, le U, à 75 ans.Cyrille Beaudln, époux de Béatrice Mo- raBOURQEOI5 — A St-Kyaclnthe.lelO.A 38 an*.Pau) Bourgeois, époux de Cécile DBUJOLD ’ - A Montréal, le 10.A 35 ans_ Joaeph-Albert Bujold, époux de M'Hante ^CARON — A Ville ï>a Salle, le 10.».«4 ans, Deus Caron, époux d Eudoxte Blaln CHOQUETTE — A Montréal, le 10.6 '.an*.Mme Charte» Choquette, nee Elisa S1DESBOIS — A Montréal, le 10.4 42 ans.Blanche Poupart, épouse d'Aimé DesboK DESORCY — A St-Ours.le 12.à 53 ans.Antonio Desorcy, notaire.GAGNON — A Montréal, le 11.a 55 ans.Ernest Gagnon, époux de Victoria Vêzi-na.GAUTHIER — A Montréal, le 10.Berthe.Plie de leu h-A Gauthier et de Mélina Roy., „„ GAUMONT — A Montréal, le 11, 4 82 ans Dellma Drapeau, épouse de feu Alfred Gaümont., GOUGEON — A Montréal, le 11, 4 42 ans.Mme WlUlam Gougeon, née Béa Des- ormeaux.HUOT — A Montréal.4 17 ans.Jean-Pierre.fils de J.-E.Huot et de Juliette Bellefeullle.LACHANCE — A Montréal, le 10, 4 76 ans.Charles Lachance, époux de feu Julie La tourelle.LACHAPELLE — A Ste-Julienne, le 11.WUltnm-Patrlclc Lachapelle.LAFOND — A Montréal, le 11.4 63 ans.Camille Lafond.époux d'Audiana Blrola.LANDRY — A Montréal, le 11, 4 67 ans.Joe.Landry.LAPORTE — A Montréal.Mme André Laporte, née Odile Laçasse, 4 84 ans LAUZON-DEBIEN — A Montréal, le 11.4 45 ans.Marie-Louise Deblen, épouse d'Albert 1 .auron LA VIOLETTE — A TEplphanle.le 9.4 85 ans.Della Lavlolette.LBXTH — A Montréal, le 11.4 36 ans.Laura Salnt-Onge.épouse de Thomas Leith LORD — A Notre-Dame de Stanbrldge.le 10.4 74 ans, Mme veuve Joseph Lord, née Mathilda Duquette.MAR1NQO — A Verdun, le 10, 4 56 ans.Roea Ménard, épouse de Zéphtrln Marln-go PAQUIN — A Montréal, le 11, 4 73 ans, Marie-des^Ang» Bergeron, épouse d'Alphonse Paquln TASSE — A Montréal, le 10.4 70 ans, L.Tassé.Non, je n’évoquerai pas tous ces bons souvenirs car ce n'est pas ici le moment d’écrire une conférence, mais je me bornerai à retracer les aspects dominants de la Conférence internationale du Travail, à raconter mes impressions du Congrès de la C.F.T.C.et celles du cinquantenaire du syndicalisme chrétien en France.A la Conférence internationale du travail Immense ralliement de 500 personnes environ, dont près du quart, délégués officiels gouvernementaux, patronaux et ouvriers et, la balance, des conseillers techniques, représentants 52 nations.Immense ralliement international, n’ayant eu que trois semaines pour disposées de six grandes questions posées à son attention, dont trois étaient similaires, mais qui durent être étudiées séparément: l’introduction de la semaine des 40 heures dans les industries textile, chimique et graphique, les autres questions étant le relèvement de l’âge minimum de l’admission des enfants au travail, la sécurité des ouvriers dans l’industrie du bâtiment et la détermination d’un plan international de travaux publics pour la réduction du chômage.Six vastes commissions d’une centaine de membres chacune — étant pour ma part dans celle du Textile — creusèrent ces questions pendant une semaine et demie, ou deux, selon le cas, avant de soumettre leurs rapports à la Conférence.Celle-ci endossa une convention internalionale pour l’introduction des 40 heures dans l’industrie textile, mais rejeta la même proposition pour les industries chimiques et graphiques.La conférence accepta d’élever à 15 ans l’âge d’admission des enfants dans les occupations indus-h'(‘Les et à 12 ans dans les oc'-u-]:.Ttions non industrielles (telles l’agriculture).Fut adopté aussi une convention à l’effet d’augmenter la securité des ouvriers contre les accidents dans l’industrie du batiment.Enfin, la quatrième convention adoptée par la Conférence fut un plan de travaux publics eon-bintement avec un système de financement et de collaboration internationale pour l’exécution desdits Travaux publics.La préoccupation dominante v*il dans toutes les industries en générai.Si le ConseU d’administration en décide ainsi la discussion qui s’élèvera au sein de la “Conference" de 1938 réservera de grandes surprises i Pour le prévoir il suffit de dire que si le groupe ouvrier a réussi à obtenir l’adhésion de la conférence pour tes 40 heures dans le textile, c’est parce qu’il a consenti à ce que la convention permette entre deux systèmes pour application; celui de la se-e moyenne des 40 heures sur douze mois ou celui des 40 heures maximum pour chaque semaine.Où l’on Voit que la question des 40 heures et tous les problèmes d’ordre économiques et autres qu’elle soulève vont faire couler encore beaucoup d’encre avant sa réalisation dans tous les pays,., y compris le Canada.Les syndicats chrétiens à la conférence lisme chrétien est florissant et dans lesquels ils obtient une représentation aux réunions annuelles de la C.I.T.-Ce sont: la France, la Belgique.la Hollande, le Luxembourg, la Pologne, la Suisse, la Lithuanie, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et le Canada.Sauf en Hollande où le délégué ouvrier est successivement nommé par l’organisation catholique, par l’organisation chrétienne (protestante) et par l’organisation socialiste, dans les dix autres pays le syndicalisme chrétien, trop faible, n’est représenté que par des conseillers techniques, huit le sont auprès des délégués ouvriers et dans les deux autres pays, la France et le Canada, ces conseillers ne le sont que pour les délégués gouvernementaux.Le cas, cette année, de M.Gaston Tessier, secrétaire de la C.F.T.C.et mon propre cas.—_La C.T.C.C.devra, pour sa part, obtenir mieux que cela l’an prochain.Bien qu’elle n’y occupe qu une place numériquement faible Du reste 4 r.enêve nn oHnnt.ta ternationale syndicale chrétienne moitié plus0 de Conventions ïu’H ! es', V,on^i*1?,e du ^V^’organls^ n’en est de ratifiées et l’on et plaint que même celles qui sont *lon ln,el nat,onale du ratifiées le sont trop souvent pour] la forme par certain* pays qui ne ' He ses les armlimient nas Ft le (Vmseil lieu> seulement a 1 étendue ne ses les appliquent pas.Et le Conseil | cadres Mais eUe n.ignore pas non plus que plus ceux-ci grandiront plaint que même celles qui sont He sa doc- s le sont trop souvent pour ?u fait que 1 influence de sa üoe la forme par certain* pays qui ne *.rlne ne,s* ™fsl.lrf.iterr les appliquent pas.Et le Conseil )seUvf!?.e,!nf 2>f!nnre oas non d’administration de TO.I.T.a été cadres' e^e n Brandiront c hargé d’étudier les moyens — qui i P|us fP-,us ,CCH*ê« fe monde sont déjî indiqués dans la consti- Plus bienfaisante cla.n.,• chré- tution de l’O.I.T.- afin de re- s?™ I’aiuv«ntui«, *r., can.et deotomr.In* française» o 22 ^utour du aamovnr ® ^*ver de rideau ILOO Heum.mU*1C,Ue * ¥ * «WM?*"d" te hagiographie sainte Thérèse de Lisieux) sur un mélodrame banal oû l’on a su mettre tou» les Ingrédient* c»p»ble* de porter sur un public peu exigeant".(Choisir).CLOITREES — Dn documentaire sur la rte au monastère Breen, Charle* Hutte-worth, May Robson, Alan Dlnebsrt C’es.1» 7°lx, 4U Jeun» eoprano, Bobby Brien, qui retiendra surtout l’attention.CALL IT A day — Comédie fantalalate., ., tou» le» membre» d’une famille le père, la ¦*,l“ p*"» ¦» mère, le fil» et le* deux fille», deviennent soudainement amoureux a 1 approche du printemps Dialogue brillant.Production Warner, réalisation d’Archle Mayo.Interprète» Fried» tnesoourt, Roland Young.Alice Brady.Ian Hunter.Olivia de Ha vil-land, Bonita Granville, Peter Wllles, Anita Louis» Pour adultes.*Rax" En c*no« d’Anvers h Paris R.L.Stevenson Mayne Reid Flèche noire — R.L.Stevenson Forgeron do la douleur — |.d* Kerlecq Histoires d’Afrique — M.Ary Leblond Histoires étranges qui sont arrivée# — G.Lenôtre Histoires extraordinaire* — Edgar Poe Hommes et choses du vieux terne.— M.Meindron IF MIOCHE Comédie d» Jean Oulton, Magasin d’antiquités — Charles Dickens réalisation d» i.éontd» Mo^uL j Maréchal [offre — Lt Col.Ch Bugnet Mon père.c» hérotl — Luc Nyamel Lucien Baroux, Gabriel Doralat, PauLne Carton.Pour tou».QUAND MINUIT SONNERA -d# banditisme Interprète»: Merte Bel»., Pierre Renoir Thorny Bourdelle, Rogei Karl.Simone BarllUer.Encore une histoire rte K®1'* 'PP”™* COMPTABLE Briquetage et maçonnerie d» tout genre Spécialité: 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105*1 1030 â 930 840 à 1030 1030 â 1420 960 â 840 840 à 1230 1230 à 840 780 â 980 1219 8 630 THK HOLT TKIIROR "Rivoli* Voir Amheret.4vo!uant en tie triste* millau* • ’L0.™' i Perroquet du Cantinicr — lean Drault »nm.rtc2MfUmUi >i.t.de guerre ~ Msyne Rcd Pour la fortune — Olivier Wright Querelle de 'amille — Marthe Lachèse Secret du Régisseur — Henri Franx Silas Warmer — Georges Eliot Station du bout du monde — Ed.-P.Gehu Tante Bathilde — Mme Chs Péronnet you OMV IIVK ONCt.- MéioAram#: Un neveu i héritage — Stevenson Il Vagit d'un forçat qui veut re- Ver» la lumière - Guy d Aveline fslrr «a vif.mal» qui *» vo', r»mfné Voyage du Ptolémé* — Ed.-P.Gehu devant la lusttee •ur-^îu^naUnee fIn- Xavier d* Maistre — Maurice de la Fuyi dée *ur une preuve de circonstance *n , ___ - SERVIC- DE LIBRAIRIE DU "DCVOUr 430.Notre-Dim# est.Montrée1 terpréte* Henry Fouda Sylvla Sidney NOBODY’S BABY - Ctomédle t#* tribu-latlonk de deux Jeune» fl'J*".**'' *JV ’ÎÎÎ.'ÎI-gent.de la garde du bébé d* 1 une de leurt amie».Interprète*: P4t»y .nT^nmisi bertl.Lvnne Ov*rm»a.Robert Arm»trong Four tou», ignie {Assurance swUVte Saubeptk MONTREAL NaACISSS DMCNAJMI PSUIftEMV Si vous voyagez .adressas-veus au SERVICE DES VOYAGES.LE • DEVOIR”.Blllat» émit peur tou* le* pays au tarif des compagnie* de paquebots, chamim de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagage* et accident*, chèque* d* voyages, passeport*» Cil.Téléphonai; BRIair 3361A /OLUME XXVIII — No 159 lE DEVOIR MONTREAL, MARDI 13 JUILLET 1937 S PAGE [ErlINih lA mant vre Directrice : Germaine BERNIEL LETTRE DE FADETTE btUn {'« relu La femme d un grand hommr d Arvède bmnt.L auteur exalte jurquau martyre cette pauvre Jane Welch, condamnée malgré tee brillante* quahtet, a etre la servante de Carlyle, opprimée et néqliqée TJ,Z ”m ^ «~ * C », l oP,- Cependant, la lecture attentive du journal et des lettres de Jane nous la font suivre d'année en année, de vingt à soixante ans; notre première impression te modifie et il nous paraît évident que l’auteur ne la cannait pas bien et qu il peut te tromper.On se demande d’abord comment un homme droit et bon, excellent fils, frire tendre et ami dévoué, a pu être égoïste et dur uniquement pour ta femme qu’il aimait, ceci est indéniable et tout ceux qui fréquentaient le menage ont pu en rendre témoignage.Alors, il faut chercher.La lecture des lettres et du journal planent à l’esprit, mais froissent le coeur.Jane Welsh s’y révèle spirituelle, maligne, égoïste et plaignatde: ses plaintet sont continuelles.Elle se plaint de sa mite et elle en parle en termes fort irrespectueux tout en prétendant l’adorer.‘ Ma mite continue à être la plus insupportable des femmes, mais je la laisse faire et ne m’en soucie pas." Elle se plaint de son mari ouvertement ou par allusions amères et moqueuses; elle parle durement des parents de Carlyle que celui-ci aimait tant, et cela a lut-méme: elle critique et raille les meilleurs amis de son mari; elle se querelle avec ses voisins et ses lettres sont remplies de récits amusants, soit, mais un peu vulgaires à ta longue, des gaucheries et de ta sottise de ses servantes.Quand elle est à la campagne, elle se lamente et, plus tard, elle ne se fait pas à la vte de Londres où les Carlyle finissent par s'installer.C’est toujours, au cours de ses écritures, elle, elle, elle! Et on conclut qu une persons si occupée d’elle-même ait pu être exigeante et injuste, et que la martyre fut peut-être le bourreau! Je vois bien quelle a été malheureuse, mais est-ce Vraiment la faute de son mari.’’ Je suis portée à le plaindre plus qu elle: les lamentations et les critiques de sa femme ont fini par le faire passer pour "un animal extraordinaire, hargneux, éloquent et bizarre", comme l’écrit un de ses biographes.Des photographies d’autographes de ces deux personnages m’ont permis de demander à la graphologie d’éclaircir le mystère de ce ménage malheureux et voici ce que j’ai trouvé.Dans ta petite écriture fine, ronde, claire et gracieuse de Carlyle se révèlent d abord l intelligence limpide et le talent supérieur du penseur, mais passons, c est son coeur qui nous intéresse et on peut le lire facilement dans son graphisme original.Carlyle avait une nature chaude, vibrante d’une bonté généreuse et délicate.Les signes d égoïsme abondent, en quoi il ressemble à nous tous: la sensibilité et la tendresse se retrouvent dam tous les traits de cette écriture où l’on cherche vainement de la mesquinerie et de la dureté.Il était vif, autoritaire et tenace, mais un autoritaire honnête qui, avant son mariage, écrivait à sa fiancée: "Que ce soit entre nous chose bien convenue, c'est l homme qui, dans le ménage, doit faire la loi et non la femme".Jane Welsh accepta librement cette condition contre laquelle elle se révolta par la suite, parce qu'en épousant Carlyle, elle avait eu plus d'ambition que d’amour.Revenons à Carlyle: il avait de la modération, un sens profond de la justice, une loyauté et une franchise absolues.Toutes ces belles qualités étaient un peu gâtées par des apparences raides et bourrues qu il tenait peut-être de son humble origine et de sa première éducation.C’était de plus un homme malade, très impressionnable et très nerveux.Ajoutons qu il était un rêveur et un idéaliste cherchant à oublier les réalités auxquelles sa femme le ramenait impitoyablement, même quand il avait le plus besoin de repos et de silence.et voilà, je crois, ce qu’était ce pauvre grand homme! Que dit maintenant l’écriture de la prétendue victime?— Nerveuse, anguleuse, inégale, un peu confuse, avec des majuscules immenses, elle peint à la perfection la nature que je veux essayer de mettre sous vos yeux., Elle a beaucoup d’esprit, mais elle manque de simple bon sens.Cultivée, originale, convaincue de sa supériorité, humiliée de sa vie modeste et retirée, qui fut d’ailleurs le désappointement suprême de son existence, elle a un caractère difficile, capricieux et des entêtements indignes d'une femme si intelligente.Elle est hautaine et impérieuse.Très nerveuse, mais peu sensible et d'un égoïsme qui dépasse de beaucoup celui de son mari Mais alors, que faisons-nous de sa vie sacrifiée, car il est évident qu'elle s'est sacrifiée?Une grande droiture, une honnêteté austère nous font présumer qu elle agissait consciencieusement parce que le devoir commandait et non parce quelle aimait.D'où les récriminations contre ses humbles devoirs qui n’étaient, en somme, que ceux de la majorité des femmes, mais qu elle remplissait à contre coeur, avec l’idée qu ils entraînaient une déchéance, et elle les revêtait d une telle importance que le nettoyage d'une maison était un événement dont elle entretenait toute sa parenté! Son écriture a un caractère d'inflexibilité qui rappelle les paroles de leur ami Fronde: "Malgré se* grandes qualités, elle est dure comme la pierre." Il y a là de l'exagération, car l’écriture offre des signes de bonté et il en a fallu pour se dévouer avec une telle persévérance.Seulement, Carlyle eût été plus heureux avec une femme moins austère ment dévouée et une ménagère moins minutieuse, qui eût été une amie douce, tendre et paisible.Dans les lettres de Jane on trouve l’amusante confirmation de son grand orgueil: — "J'ai été un véritable génie pour ne point subir qu'on me fasse la loi." Tout amusant que soient son journal et ses lettres, on garde une tristesse de penser que ses saillies, ses moqueries, ses révoltes, ses plaintes pleuvaient sur l’homme nerveux et sensible qui voulait écrire en paix et qui subissait les scènes de cette femme difficile et bien souvent insupportable.FADETTE L’influence de la femme pour la conservation de l’esprit français dans la vie sociale et politique (Suite) Dans la vie Drivée comme dans la vie sociale, n’est-on pas oarfois trop porté a ne pas estimer à sa juste valeur le travail «ratuit.et la vie des femmes, dans une forte oronor-tion.est basée sur ce dévouement constant ou’elles orodiauent à leur tamille et aux déshérités de ce monde.L’amélioration réelle de la vie est à base d’éducation, et les femmes ont dans leurs mains l’éducation première de toute l’humanité.Comment ne pas se rendre compte, chez nous, de la collaboration nécessaire qui doit exister entre hommes et femmes pour le mieux-être de la grande famille humaine?Les hommes et les femmes sont soumis aux grandes lois générales de la vie.mais précisément parce que tous deux ont une personnalité distincte, ils ne peuvent se remplacer indifféremment en tout.C’est ce oui explique la formation de tous ces comités mixtes qui sollicitent la collaboration des deux grandes divisions de l’Humanité: hommes et femmes, dans un but d’intérêt commun.En somme, c’est une conception de l’ordre social plutôt basée sur l’exemple que donne la constitution même de la famille.C’est la consultation qu'ont entre eux le père, et la mere sur les questions importantes qui regardent la famille avant de reprendre chacun sa tâche.Ces comités mixtes font penser aux uns et aux autres à des points de vue auxquels ils n’ont jamais songé peut-être et, devant celte conception plus large et plus réelle de la vie, nécessairement les conclusions tirées seront plus appropriées.C’est cette mentalité que l’on trouve dans les hauts rangs des Comités d’Action Catholique des autres pays, c'est celle qni existe à Genève, le grand centre international, c’est celle qui est développée depuis maintenant assez longtemps dans la majeure partie des pays dits civilisés.Cette prescience d'une organisation sociale plus large a été entrevue par les fondatrices de la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste de Montréal, il y a plus de 25 ans, lorsqu'elles ont convaincu certains de leurs concitoyens de l’utilité d’avoir une branche féminine qui fédérerait toutes les activités ues femmes afin de fortifier leur action particulière, à l’occasion, dans une action commune nationale.La Société St-Jean-Baptiste étant alors exclusivement masculine a amendé sa charte à cette occasion.Ce groupement a eu une influence sociale fort heureuse, mais comme tout ce qui est nouveau et présente une certaine transformation de l’esprit, surtout en ce qui regarde les femmes, elles eurent à lutter beaucoup pour former l’opinion publique.Un autre groupement qui présente aussi beaucoup d’avantage est celui des "Cercles de Fermières” qui occasionnent chez ces personnes de la campagne un développement utile à leur genre de vie, ce qui constitue aussi un crédit pour notre race.Dans le domaine économique, une forte proportion de nos femmes ont à faire face à des responsabilités sérieuses, Elles-gagnent leur subsistance, et même souvent celle de leurs enfants ou de leurs parents qu'elles font vivre partiellement ou totalement, selon le cas.Leurs activités sont nombreuses et diverses.Mentionnons celles de secrétaires, sténographes, caissières, bibliothécaires, agents d'assurance, marchands, employés de magasins, d’usines et autres (qui représentent tant d’emplois divers), couturières, modistes, coiffeuses, etc.Parmi toutes ces travailleuses, elles sont les exceptions celles qui ont des postes do commande; c’est pourquoi, du point de vue social, il y aurait avantage à ce que ces personnes aient des femmes qualifiées pour veiller officiellement à leurs Intérêts et à l’amélioration de leurs con-ditioas de vie, suivant le mode de représentation de notre système démocratique.Avec le développement des études supérieures, un certain nom- bre de femmes ont poursuivi l’étude du baccalauréat, d’autres ont passé avec succès leur licence dans diverses facultés de nos universités, et quelques-unes, enfin, leur thèse de doctorat, L’Université de Montréal a reconnu la valeur de certaines femmes supérieures de notre race, en conférant le titre de docteur honoris causa, à sept d'entre elles dont cinq religieuses, deux laïques canadiennes-françaises et une femme distinguée de langue anglaise.Selon leurs talents et les circonstances, on retrouve nos femmes canadiennes dans bien des domaines divers, suivant en cela les transformations des temps modernes; les unes, bien que toujours en nombre très restreint, sont médecins, pharmaciennes, aide-botanistes, aide-chimistes, etc.Mentionnons aussi les institutrices, dont l’action importante au point de vue de la propagande de l’esprit français parle par elle-même, et les gardes-malades, généreuses et dévouées, qui forment un groupement si important de nos femmes professionnelles.B ne faut pas douter qu'une proportion de ces femmes, dans les milieux où elles évoluent, ont une influence pour propager l’esprit français; je veux en citer quelques exemples récents: un groupe d’institutrices a, durant toute* l’année, fait des études spéciales en f*cvi-sion de ce Congrès; quelques jeunes filles employées de magasins, ont organisé une séance publique pour demander aux commis d’épurer leur langage; dans certaines paroisses de campagne, des dames el des'jeu-nes filles ont tenu à honneur d’organiser une soirée patriotique, toujours en rapport avec ce Congrès.Ces femmes sentent vibrer en elles un amour réel de leur race, elles en sont fières et ont provoqué l’occasion de la faire exalter par un certain public.Dans le domaine des arts, nous avons des femmes peintres dont quelques-unes rendent bien notre riche nature canadienne, d’autres se distinguent dans le portrait, la peinture murale, le croquis, etc.Les musiciennes sont nombreuses qui ont de jolis talents et qui apprécient cette jouissance de la vie; les femmes se sont exprimées aussi en prose et en poésie avec un certain succès; quelques-unes ont vu leurs oeuvres couronnées publiquement, même par l’Académie française; les conférencières et les journalistes font aussi oeuvre de propagande.En ce qui regarde ce« dernières, lorsque l’on se décidera à donner pleine liberté aux femmes instruites qui dirigent nos pages féminines, lorsqu’on les modernisera, on favorisera ainsi un meilleur développement de toutes les activités féminines, tant familiales que sociales.Les femmes, comme les hommes d’ailleurs, ont des aptitudes diverses.et n’est-ce pas peut-être, parce que, chez nous, on ne nous a pas encore étudiées socialement que l’on nous représente si souvent en série?Au physique, avec les mêmes éléments, chacun a une physionomie différente, doit-on être surpris qu’il en soil ainsi dans le domaine intellectuel et moral?Dans des groupements féminins solides, on pourrait faire donner aux femmes le rendement social que notre pays a droit de recevoir, en utilisant leurs qualités naturelles et leurs connaissances acquises, pour le bien général de la communauté, et je réponds ici à la question posée au début de cel entrelien.Oui, la femme canadicnne-française a puissamment contribué à la conservation de l’esprit français dans notre vie sociale et davantage pourra-t-elle, dans l’avenir, exercer une action heureuse el effective, dès qu’on lui enseignera ce qu’est la prévoyance sociale, et qu’on lui donnera la liberté d’utiliser les moyens modernes pour pouvoir l’exercer.Nos femmes, en plus grand nombre.devront se rendre compte de la‘différence qui existe entre une oeuvre de charité proprement dite et une oeuvre sociale.Comme le définit si bien un auteur moderne: "Les premières de ees oeuvres, toutes vénérables qu elles sont, n’arrivent qu’après le ma accompli; elles ramassent des épaves, mais n’empêchent point le naufrage; elles recueillent les blessés, mais ne prennent point part à la lutte et ne coopèrent point à la victoire.Les secondes constituent un commencement d’organisation sociale; elles s'adressent à la force pour l’orienter et en multiplier l’effet; elles travaillent non à boucher des trous qui se recreusent sans cesse, ni à guérir des plaies qui renaîtront toujours tant qu’on en laissera subsister la cause, mais à assurer la santé sociale, autant que faire se peut, par une hygiène meilleure, à instruire, à moraliser, à civiliser, au sens étymologique du mot, ce qui veut dire rendre aptes ses clients à une vraie vie sociale; à appuyer l’individu, si faible en son isolement, en le faisant entrer dans des groupements qui feront de lui une force organique; bref, à dresser l’échelle qui permettra l’ascension des classes populaires vers plus de bien-être, plus de vie véritablement humaine, plus de bonheur”.L’oeuvre sociale, c'est une source rie vie, et quel magnifique champ d’action pour des femmes instruites et généreuses; mais toute leur bonne volonté ne peut porter de fruits en abondance si elles ne re-ççivent des autorités un endossement réel.Sur ce sujet, voilà ce que pense un de nos hommes d’Elat les plus distingués: "A l’heure ac-tueldCj surtout où, dans le monde, la crise des idées est encore plus dangereuse et plus grave que la crise économique, quand le socialisme et le communisme s'attaquent surtout à l’idée de Dieu et travaillent avec une persévérance inlassable à détruire toute trace de christianisme dans le monde, n’est-M pas nécessaire que les femmes dont l’intelligence ei le jugement valent l’intelligence masculine, se joignent aux hommes pour déracines l’erreur et faire resplendir la lumière et la vérité.L’impiété s’attaque surtout à i’âme des enfants.(Vest autour de ces derniers qu’il faut monter la garde.Si la femme est laissée libre, que dis-je.si elle est asssistée des pouvoirs publics, elle constituera la sentinelle vigilante qu’aucun homme n’aura jamais besoin de relever." (La fin demain) Retraites fermées à Granby Pour jeunes filles: Ifi au 19 juillet et du 6 au 9 août.Pour dames: 9 au 12 aoûl.Pour jeunes filles: 13 au Ifi aoûl; du 20 au 23 et du 27 au 30 août.Pour jeunes filles; 3 au fi septembre.Chez les Missionnaires de l’Im-maculée-Conception, Retraite Marie-Médiatrice, Granby, P.Q.L'Amicale du couvent de Saint-Paulin La réunion de l’Amicale aura lieu le lundi, 2 août prochain, à l'occasion du jubilé d’or curial de M.le chanoine J.-A.-E.LaFlèche.Toutes les anciennes y sont ror-dialemenl invitées.Que rette invitation soit considérée comme personnelle à celles dont les adresses manquent à la secrétaire.Il y aura k 9 heures (heure solaire), une messe par le pubilaire et sermon de circonstance.Dîner champêtre dans le bocage du couvent.Réception au vénérable jubilaire.Causerie aux amicaiistes par S.E.Mgr Courchesne, évêque de Ri-m ou.ski.ni.'Ui Salut du Saint-Sacrement.L'aigle et la fermière Une fermière du village d’Orta, dans la province de Novare, en îlalic.du haut de la fenêtre de sa chambre, aperçut l’autre matin un spectacle pas du lout ordinaire: Un aigle affamé, venu sans doute des cimes montagneuses peu loin-aines, étaient descendu dans la cour de la métairie, avec l’intention, sans doute, de s’emparer de quelque poule de la basse-cour.Mais apercevant au milieu des volatiles la fillette des tenanciers, il se jeta sur elle et la prit dans ses serres, afin d’emporter dans son aire cette proie inattendue.Pourtant, la villageoise, à laquelle son épouvante n’enlevait pas son sang-froid, courut décrocher le fusil de son mari accroché à la muraille, visa le rapace au moment où il allait prendre son vol et lira: l’aigle énorme, s’abattit, tué sur le roup, Chez EATON mercredi Complets à rabais exceptionnel Voy«s ce que veut économises .puis venes examiner les complets mercredi.Vous n’Hé-siteres pas » vous en choisir un immédiatement.Avec 1 ou 2 pantalons Ce groupe est franchement intéressant Vous y trouverez des worsteds et tweeds tout laine .modèles de ville et de sport,.Des gris, pâles, moyens et foncés .des bruns moyens et fonces , et quelques gns-bleu.Complets pour hommes et jeunes gens de tailles élancée, courte, forte, courte-forte et régulière 35 à 44 dans le groupe.SPECIAL DES VENTES DE JUILLET MERCREDI 18.00 Achutes-lss psr Psismonts Différés ou Comp-te-Budget EATON, si vous le désire*, moyennant un supplément équitable.Vêtement» pour hommes, su deuxième.ST.EATON C?, PC MONTnRAU iHixto laissant échapper l’enfant, auquel ses griffes n’avaient fait que quelques égratigniires.Professeur distrait Dans une université anglaise se trouvait un professeur ayant une réputation d’étourderie bien établie.Un soir, trois étudiants et le professeur décident de faire une partie de cartes, mais, préalablement, on forme une cagnotte, chaque joueur déposant une livre sterling.Les trois étudiants sortent chacun leur “pound note”, mais le professeur s’abstient el ses élèves attribuent son abstention à l’étourderie; pour ne pas froisser le digne homme, les trois camarades, pour le ramener à la réalité, entament une querelle feinte, chacun prétendant “qu’un d’eux trois” n’a pas versé la mise.Le professeur assiste, impassible, à la scène, et, au bout d’un moment, il allonge la main, retire une des irois “pound note" de la cagnolte et déclare: “Puisque vous vous querellez ainsi, jeunes gens, je reprends ma mise”.Un mot de Clemenceau On a inauguré, au Sénat 'tançais, un buste de Clemenceau, oeuvre du sculpteur Sicard.A ce propos un des anciens collaborateurs du “Tigre" citait une réplique à l’emporte-pièce de celui qui fut son chef.Un buste flatte quand il ressemble.Mais ressemble-t-il quand il flatte?1-2 c.à t.de sel.1- 8 c.à t.de poivre.2- 3 tasse de mayonnaise.3 grosses tomates.Laitue.Faites cuire les oeufs durs, laissez refroidir un peu; lorsqu’ils sont encore chauds enlevez la coquille et pressez-les à travers une passoire à pommes de terre, ajoutez le sel et le poivre et tassez fermement les oeufs émincés, dans deux verres.Lorsque vous êtes prêts à servir la salade enlevez les oeufs des verres en passant un couteau tout autour du verre; vous pourrez ensuite les couper en tranches.Pelez les tomates, coupez-les en tranches épaisses, mettez une branche d’oeuf par-dessus, mettez sur des feuilles de laitue ei versez par-dessus le tout une cuiller à soupe de sauce à salade et servez.Recettes éprouvées SALADE "RAYON D’OR (Golden Glow) (Pour 6).1 paquet de poudre à gelée au citron.| 1 1-2 tasse d’eau bouillante.2 c, à s.de vinaigre.1 t.de carottes crues râpées.1-2 c.à t.d’oignon émincé.1-2 c.à t.de sel.1 tasse de concombre coupé en cubes et égoutté.Faites dissoudres la gelée dans l’eau bouillante.Ajoutez le vinaigre et le sel et faites refroidir.Lorsque )a composition commence à s’épaissir ajoutez les légumes et mettez en moules.Laissez refroidir jusqu’à ce que ce soit ferme, et démoulez sur des feuilles de laitue fraîche.1 SALADE DE TOMATES ET D’OEUFS EN MOULE (Pour 6).6 oeufs.PETIT CARNET On annonce les fiançailles de Mlle Madeleine LaRamée, fille de Mme .L-A LaRamée, de Montréal, avec M.Thuribe Belzile, de Montréal.fils de Mme Bruno Belzile, des Trois-Pistoles."Comment vivre au foyer” PAR ELISABETH CHOUQUET Que ne fait-on pas de nos jours pour la réhabilitation des besognes ménagères qui ont été plus ou moins méprisée* depuis la guerre?j Combien de petites filles, depuis ce temps, n’ont grandi qu’avec l’espoir de travailler en dehors?D’autre part, combien de maltresses de j maison qui s’intéressent le moins 'possible à leur foyer?Pour toutes celles-là et pour les autres qui aiment déjà leur état de i ménagère et leur profession d’édu-:catrice et qui veulent enrichir leur savoir et perfectionner leur technique.Elisabeth Cbouquet a écrit ce très bel ouvrage qui s’intitule Comment vivre au foyer, divisé en trois grandes parties; Installation du foyer, (8 chapitres); Organisation intérieure et travail ménager, (11 chapitres), el Vie de la femme au foyer, (7 chapitres), dont voici les titres: Vie chrétienne, vie professionnelle.vie intellectuelle e‘ artistique, |a vie familiale, vie extérieure et sociale.la vie à la campagne et la formation ménagère.Volume de 460 pages sous fort carlonnage.nu comptoir ou par ta poste, $2.00.Service de Librairie du Devoir.Pour un Nettoyage Hygiénique et de Qualité Supérieure A P P E l I Z .UMfTèt \ TCtaTURieRS-nerTovcuRS .PARTHENAIS MOMTaÉAL 'WûfruS Crvucxcyqe vtnuS ptefo 5 Feuilleton du "Devoir' Le Jardin de l’Enchantement par MAGALI 27.(Suite) è — Vous permettez qu’on l’introduise, mademoiselle?demanda Me Claraart.— Je vous en prie!,.Marizou, dis-lui d’entrer.Marizou disparut.On l’entendit parlementer quelques secondes sur le perron.puis, un pas lourd retentit dans le couloir.Muriel, muette, attendait.Quand il fut proche, le pas, hésitant, s’arrêta.— Allons.Berthomieu, cria le notaire, ne m’obligez pas à aller vous chercher.Le petit homme apparut au seuil de la porte.Très rouge, il baissait la tète.On eût dit qu’il n’avait plus la force de faire un pas,,.Le notaire s’impatientait.— Eh bien, avancez.puisqu’on vous le dit.| —Entrez, monsieur Berthomieu, encouragea Muriel, Le clerc leva son visage vers elle, et elle vit qu’il avait les yeux pleins de larmes.— Mon pauvre homme, que vous arrive-t-il?.Ne craignez rien.Voyons, on ne voua veut pas de mal.— Ah! mademoiselle, cria Ber- thomieu dans une explosion de dé sespoir, je vous en prie! Empêchez qu’on me mette en prison!.J’ai des enfanta.Qu’est-ce qu’on dira de moi dans le village.Il suppliait ses mains jointes tendues vers la jeune fille.— Vous mettre en prison?.Qu’est-ce que cela signifie?Elle tournait des yeux interrogateur» vers le notaire.— Qu’il vous le dise lui-même, mademoiselle.C’est à vous qu’il appartient de juger si, oui ou non, on doit le livrer à la police.A ce mot de police, le petit homme parut galvanisé.Se précipitant vers Muriel, il s’agenouilla et prit le bas de sa robe.— Je vous en supplie, fit-il, ne me livrez pas! Je jure que je ne voulais pas mal faire.Je ne suis pas un brigand, ni un voleur.les circonstances m’ont entraîné.Je regrette!., je regrette !.Des sanglots lui coupaient la voix.Les larmes ruisselaient sur son visage.Muriel fut touchée de son désespoir.Elle le força à se relever.- Berthomieu, je vous affirme que vous n’avez rien à craindre de moi, Je vous en donne ma parole, là.Etes-vous rassuré?"Mais il faut me raconter ce que vous savez.— Oh! oui., oui, Je dirai tout.U y a assez longtemps que ce secret me pèse.J’avais peur.J’ai voulu.— Allons! tranche Me Gamart, impatient, dévidez votre histoire, mon bonhomme.et tâchez d’être clair.Nous verrons ensuite s’il y a lieu de pardonner., — Voilà.Cela s>st passé, il y i a deux ans.quand Mme Smithson était ici, en villégiature dans sa villa des Glycines.Un jour, elle nous fit appeler, mon patron et moi.Elle était souffrante et n’avait pu se déranger pour venir à l’étude.Elle montra à Me Tournié une lettre qu’on lui faisait suivre de Calcutta et qui lui annonçait la mort de son frère.“Ah! je vous assure, mademoiselle, continua-t-il, tourné vers Muriel, que la pauvre dame a eu bien du chagrin.Elle disait: •*—Mon Dieu! que! malheur!., Il est parti sans que noua nous soyons réconciliés.— Alors! interrogea Muriel dont les yeux s’embrumaient — Alors, elle a parlé de vous.die a déclaré à Me Tournié qu’elle voulait vous garder avec elle.et vous ’doter.— Pauvre tante!.Et mol qui l’accusais d’indifférence!.Ensuite?— Me Tournié et elle ont parlé longtemps de donations, d’actes notariés.Puis.Mme Smithson a voulu écrire immédiatement et elle m’a prié d’aller, à bicyclette, porter la lettre à Moissae, car le courrier de Riveraine était parti.A cet endroit de son récit, Der-thomieu s’interrompit.H regarda craintivement le notaire, puis Muriel, avec une expression de confusion extrême.— Continuez., continuez., brusqua Me Clamant.— Je vous en prie, prononça doucement Muriel.— Il faut vous dire mademoiselle, qu’à cette époque je traversais une passe difficile.Mes deux enfants avaient eu successivement la fièvre typhoïde et cela nous avait coûté toute notre épargne.J’avais emprunté sur le petit clos que je possède, espérant rembourser à lir récolte.mais les raisins se sont très mal vendus cette année-lè.Il n’y a même pas eu assez pour solder ma note chez Malhalis, le marchand d’engrais et de sulfate.Tout me tombait dessus à la fois.Personne ne voulait attendre."Quand j’ai vu que je ne pourrais pas payer les traites, j’ai pris ! peur.C’était la première fois de ma vie que j’avais signé da pareils | papiers, Je me suis vu jeté à la porte de ma maison avec tous les j miens, nos meubles vendus è l’en-1 can, et tout le pays se gaussant de moi, me traitant de mauvais payeur.Alors.Alors, Interrompit durement le notaire, vous avez pérféré devenir un voleur! F.’homme baissa la tête.La honte lui empourprait la face.— J’ai ou tort, avoua-t-il, les lèvres tremblantes.Ce fut un moment de folie.J’ais vu Mme Smithson | glisser un billet de mille francs dant l’enveloppe.Je me suis dit : ! “Une lettre, ça se perd, personne ne pourra me soupçonner.’* Mme Smithson, par oubli sans doute, ne m’avait pas dit de l’adresser i sous pli chargé.Et puis, je vou jure, mademoiselle, je vous jun sur la tête de mes enfants, que j me promettais de rembourser! “Seulement, dame!.il m’a fa lu du temps.D’autre part.le 1er demain même, Mme Smithson étai partie on ne savait où.et on n parlait plus d’elle.Tout de même, mol, Je pensai toujours à l’argent volé.Je n dormais plus.Chaque lois que M Tournié me parlait de votre tant< dont il s’étonnait de demeurer san nouvelles, il me semblait que Toi allait tout découvrir.“J’avais gardé la lettre.Je l’a vais enfouie en haut de l’armoire sous la corniche, et je mettais li aussi tout ce que je pouvais écono miser sans éveiller les soupçons de< miens.Ah! Je vous assure que ji n’ai pas souvent dormi tranquille pendant cea deux terribles années!., fâ suture) O» journal e*t Imprim* au no «M ru« Kofre-D*»» oat, t Mbntr**!.per l’Impr}.merle Populaire IS, r«eponaabltlt4 Uait4»i, Mltnce-proprtota/ro — Oooraw FoUatU* dlreoteur-tSraP* Lt Ut VOIR, MUNtKtAL, MAKUI >3 JUILLET 193/ VOLUME XXVIII — Ht 1» Menace de grève dans les textiles La Fédération catholique nationale des ouvrier* de filatures lance un ultimatum à la "Dominion Textile" _ Si la compagnie refuse encore de négocier une entente collective de travail on prendra^ le vote sur une proposition de grève générale dans toute la province La Fédération catholique nationale des employés de filatures a envoyé hier une lettre au gerant fénéral de la Dominion Textile Company, M.Clair Gordon, pour l’inviter upe dernière fois à négocier une entente collective de travail pour les ouvriers de cette industrie.Un refus de répondre dans l’affirmative entraînera une menace de grève dans toutes les usines de cette compagne situées dans la province de Québec.Cette nouvelle a été annoncée hier par M.Alfred Charpentier, président de la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada.La Fédération s est réunie dimanche sous la présidence de M.Albert Côté et a résolu de recommander à ses membres de faire la grève si la Dominion Textile refuse de nouveau de reconnaître cette organisation.On donne huit jours à la compagnie pour prendre une décision.La Fédération tente depuis plusieurs mois d’obtenir pour ses membres certaines améliorations dans leurs salaires et les conditions de leur travail, mais la compagnie a toujours refusé de négocier.On a envoyé au ministère du travail à Québec une requête pour protester contre cet état de chose, mais sans résultat.Les membres de la Fédération sont fatigués de cette situation et veulent une action définitive.Fondée depuis plus d’un an, la fédération groupe des syndicats de tous les centres importants de cette industrie dans Québec.Une menace de grève entraînerait, scion ces ouvriers, l’arrêt de plusieurs moulins.De l’avis même de M.Charpentier, si la compagnie n’accepte pas encore cette proposition, 'la fédération se verra forcer de prendre un vole de grève qéné-rale.“Je crois dans les cirrcjns-fances actuelles qu’il n’y a pas d'autres moyens à prendre”, dit-il.De retour d’Europe, où il a assisté à la Conférence internationale du Travail et au congrès de la fédération des filatures de France, M.Charpentier est très renseigné sur la situation particulière de cette industrie.“Les travaux présentés à la Conférence, dit-il, prouvent que Ton peut améliorer la situation du travail dans cette industrie sans pour cela diminuer la production ou lâ consommation du textile dans le monde.” Selon le président de la C.T C.C.les compagnies canadiennes’' peuvent difficilement refuser de négocier un contrat collectif de travail en prétendant que la concurrence mondiale les ruinera.“Ce que nous leur demandons est très raisonnable, dit-il, et nous ne voyons aucune raison pourquoi la compagnie Dominion Textile provoquerait par son refus une protestation générale de ses employés.Nous avons asseï toléré jusqu’ifci.Notre intention est maintenant d’être catégorique et de ne pas reculer devant nos decisions.’* Un poste de radio à Rimouski // L'Ecole de jL'âffaire du bibliothécaires "Gypsum Queen Le» cours se donnent fous les jours, l L'officier de couleur Allison a rendu souf le samedi et le dimanche, à f un faux témoignage à la demande lo bibliothèque Samf-Sulpice, du ; du sénateur Logan 12 au 31 juillet Rimouski.13.— Le ministère du Transport a accordé à M.Jean Brillant, un permis pour l’établissement d’une station émettrice de T.S.F., d’une puissance de 1,000 watts à Rimouski.Cette station sera logée dans une annexe attenant à l’immeuble de la C.ie du Pouvoir du Ras St-Laurent, rue St-.Iean.M.Brillant croit qu’il sera en mesure d’inaugurer sa station de T.S.F.le 1er octobre.Assistant contrôleur du revenu Québec.13.(C.P.) — Le notaire Antoine Audet, de Lévis, a été nom-1 mé assistant contrôleur du revenu de la province.On sait que le contrôleur est M.J Shink.L’inauguration de l’Ecole des bibliothécaires de l’Université de Montréal a eu lieu hier matin, à la bibliolhèque municipale, 1210 (est) rue Sherbrooke, sous la présidence de M.Aegidius Fauteux, conservateur de la bibliothèque et directeur général de Técole.Le nombre des inscriptions est de 75., , Ces cours sont donnes tous les jours à la bibliothèque municipale, de 9h.à 5h., sauf les samedis après-midi et les dimanches.La première série sera repartie sur trois semaines, du 12 au 31 juillet, en 1937., .Une session d'examen a ta ilo-ture de cette série de cours donnera droit à l’obtention d un certificat d’études.L’assistance aux deux tiers des cours est requise pour l’admission aux examens.A la fin des cours de 1 annee prochaine, on décernera un diplôme technique de bibliothécaire à ceux qui auront suivi les cours et passe les examens.Dans son allocution d ouverture.M.Fauteux souhaita au nom ne l’Université de Montreal, à laquel e l’Ecole est affiliée, et au nom de la Bibliothèque municipale, la plus cordiale bienvenue aux eleves venus en si grand nombre.“Je ne puis m’empecher de trouver ce moment solennel’.njoulc -'*• Fauteux.“puisqu’une Ecole nouvelle entre auiourd’hui en existence.qu’elle est la première du aenre où les cours seront donnés en français en Amérique, qu elle est la troisième au Canada, avant c®rnil’|‘ devancières celle de McGill et celle de TUniversité de Toronto .Le conservateur de la Bibliothèque rappela cme la première J’cole du «enre au monde fut roudee a l’Université Columbia, en i»»t>.que McGill ouvrit d’abord des cours succints en 1904 et acqu.t son école régulière en 1927, que cello de Toronto a été fondée en 192».“Le conservateur de la bibliothèque Redpath de McGill, le Dr Lo-mer”.continue M.Fauteux, eut la grande amabilité d’ouvrir des cours d’été de bibliothéconomie à l’usage des 'Canadiens français, à partir de 1932.Trente des nôtres les ont suivis et V ont été diplômés.Nous lui devons une bien vive reconnaissan- ce**., Puis le directeur de l’Ecole déclara que la fondation d’une telle institution à l’Université le Montréal devait beaucoup an zèle et a l’enthousiasme de Mlle Daveluv qui v rêve depuis quinze ans.M.bail-leux avoue qu’il n’était pas au début gagné à la cause et qu’il ne voyait nas l’opportunité de fonder une école de bibliothécaires alors mie nous avons si peu de bibliothèques publiques.Il ajouta qu’il était maintenant complètement persuadé du contraire et que l’inscription élevée prouve que la fondation répond à un besoin déni existant.M.Fauteux rappelle que les cours de six semaines seront partagés en deux tranches, dont la seconde sera donnée, l’été prochain et que le diplôme accordé par l’Université n'assurera nullement une situation comme bibliothécaire.“Quand même le cours de vulgarisation que vous allez suivre ici ne vous oer-inettrait que d’augmenter votre culture, ce serait déjà beaucoup et cela suscitera peut-être un jour l’ouverture d’autres bibliothèques publiques.car le peuple qui.chez nous, quitte l’école de bonne heure, n’a plus que le tournai pour poursuivre son instruction.Puisse-t-il un jour pouvoir tirer profit, dans son quartier, de la bibliothèque publique qui est une école continuée’’._____^ m Feu Mme Léon Gagné Mme Léon Gagné, née Faquin (Al-berline, est décédée hier à l’âge de 59 ans.M.Léon Gagné est un marchand de bois bien connu de Montréal.La défunte laisse dans le deuil, outre son mari, quatre enfants, Mme George Wyse et MM.Lucien, Marcel et Yvon Gagné; quatre petits-enfants, un frère, M.Hormisdas Faquin, et une soeur, Mme O.Limoges.Sa dépouille est exposée chez M, Wyse, 4521 rue Harvard, à Notre-Dame de Grâce.$ Ottawa, 13 (C.P ).Le noir Alexander Allison, un des officiers supérieurs à bord du Gypsu/n Queen, a rendu un faux témoignage à Boston lors de l’enquête devant la Commission des reparations de uerre parce que, dit-il, le sénateur ance-J.Logan le voulait ainsi.Allison a fait cette déclaration hier devant le magistrat de police Gleen Strike.Il témoignait pour la Couronne contre le capitaine Freeman Hatfield, propriétaire el capitaine du Gypsum Queen, qui a fait naufrage en 1915 sur jes côtes d’Irlande.En 1930, avec le sénateur Lo^an comme avocat-conseil, le capitaine avait réclamé devant la Commission des réparations de guerre en prétendant que son navire avait été tor- fiillé et coulé par un sous-marin al-emand.A la suite de cette réclamation, une indemnité de $71,000 a été payée.Plus tard, cependant, il fut découvert que le navire avait sombré dans une tempête.Il y eut en conséquence une action en remboursement devant les tribuanx civils tant contre Hatfield que contre le sénateur Logan et une poursuite pour vol et fausses représentations devant les tribunaux criminels contre le capitaine.Le capitaine Hatfield comparaissait hier matin à son enquête préliminaire.La Couronne a abandonné son accusation de vol pour»Jie garder que celle de fausses représentations.Contre-interrogc par Me A.-W.Beament.Allison a expliqué que les pompes fonctionnaient bien et qu’il n’y avait qu’une quantité d’eau normale dans les cales lorsque l’ordre a été donné d’évacuer le navire et de descendre les chaloupes à la mer.Les mats et les agrès avaient été abattus par la tempête, mais il n’y avait aucun danger.M.Allison aurait reçu quelque $500 pgur le prix de son parjure devant la Commission des réparations.Interrogé de nouveau par le procureur de la Couronne, Allison a admis qu’il n’avait entendu parler de sous-marin dans cette affaire que quelque temps avant son témoignage, en 1930.devant la Commission des réparations.L’affaire se continue.___________ En Irlande LE CENTENAIRE DE SHERBROOKE Belfast, 13 (C.P.).— Le vicomte Craigavon, premier ministre de l’Irlande du Nord, et sir Joseph Davidson.grand maître de la loge oran-giste de Belfast, ont informé hier l’Etat libre d’Irlande du fait que leur pays ne voulait avoir rien de commun avec celui d’Eamon de Valera.Lord Craigavon déclara que l’Uls-ter est imprenable et qu’il restera irrévocablement lié à l’Empire.“Nous avons notre propre constitution et notre propre parlement, ajoute sir Davidson.Nous n’avons jamais songé et j’espère que nous ne songerons jamais a nous unir à l’Etat libre d’Irlande.” Tous deux ont fait ces déclarations à la suite de l’approbation que la nouvelle constitution de l’Etat libre d’Irlande a reçue du peuple aux dernières élections générales.Cette nouvelle constitution préparée par de Valera lui-même prévoit qu’un jour l’Irlande unie pourra devenir entièreinent autonome et ne plsu faire partie de la Grande-Bretagne.Si vous voyagez.Mn4.rtll „_,(C «dranex-vout au SERVICE DES V .Bruce revient ou pays CES Ue “devoir”.Biiiet* émis Les projections ou théâtre Berlin.— Le nouveau musée du théâtre à Mannheim a ouvert une exposition qui montre l’usage progressif des projections dans les décors.Aujourd’hui elles jouent un rôle de premier ordre, des appareils perfectionnés permettent d’obtenir les effets de lumière les plus variés.Qui se douterait «que la projection au théâtre date de plus d’un siècle?Goethe s’en servit déjà pour la représentation de son Faust à Berlin : une tète géante de l’Esprit de la Terre fut projetée sur la scène à l'aide d'une laterne magique.Goethe fut probablement le premier à recourir à un procédé technique qui a fait depuis d’énormes progrès.__ La chambre de la soeur de Goethe à Francfort :.v sitiüèi ¦ .t.¦ ¦ hrt ¦ l« fi Ile rte Barbara Morgan portant lo costume du centenaire.L’exposition de l’Ecole technique Invito lion soir à visiter les kiosques, ce Les visiteurs de l’Exposition tenue récemment à l’Ecole Technique de Montréal, ont pu se rendre compte du genre d’enseignement qui se donne dans cette institution et de son importance au point de vue de l’avenir de notre jeunesse.Les élèves qui suivent les cours de l’Ecole Technique reçoivent un enseignement théorique, et pratique qui leur permet, l’expérience acquise, de devenir des compétences dans l’industrie et d’occuper des fonctions importantes dans la production industrielle.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal s’intéresse vivement à tout ce qui contribue à l’avancement des nôtres.Elle ne ménage pas ses encouragements à ceux qui se dépensent pour l’éducation de la jeunesse et elle ne peut rester indifférente à ses succès.Le Conseil général invite donc, avec la bienveillante autorisation de M.Alphonse Bélanger, directeur de l’Ecole Technique, les dirigeants et les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ainsi que ceux des autres associations nationales à visiter les kiosques de l’Exposition de l’Ecole Technique.Les salles seront ouvertes aux visiteurs, ce soir, à 8 h.15.Berlin.Dans la maison natale de Goethe à Francfort on vient de Victoria.13.(C.P.) — M.Randolph Bruce, ministre du Canada au Japon, est arrivé hier de Tokio, à bord de VEmpress of .4sùi.xdretiex-vous au SERVICE DES VOYA- pour ; restaurer la chambre de jeune fille tous les pars au tan.des compagnies > de sa soeur Cornelia.On y a rétabli de paquebots, chemins de fer.autobus | tapisserie qui ormiit le mur et aussi hôtels, assurances bagages et aeci- j avait été recouverte par six tapis series, superposées, elle présente des feuilles de vigne et des roses dents, chèques de voyages, passeports etc.Téléphontx: BEIair 3361* Nouveautés françaises UNE REVOLUTION DANS LA PAIX — Introduction de Mourice Maeterlinck — par Oliveira Salazar, chef du gouvernement portugais.Brochure de 295 pages.Au comptoir ou par la poste .T00 L'ART D'AIMER SES ENFANTS, par Vérine.Brochure de 305 pages.Au comptoir ou par la poste 90 METIER D'HOMME, par Rooul Dautry.Brochure de 330 pages.Au comptoir ou par la poste .90 CE QUI MEURT ET CE QUI NAIT, par Daniel-Rops.Brochurn de 245 pages.Au comptoir ou par la poste .90 L'ANTIRELIGION COMMUNISTE (1917-1937) — préface par le Comte de Wiart, ministre d'Etat, par J.de Bivort de la Saudée.Brochure de 225 pages.Au comptoir ou par la poste .75 Collection: DECOUVERTES - EXPLOITS HEROÏQUES La belle vie des pilotes de ligne, par Jacques Mortane.Brochure de 120 pages, nombreuses illustrations .50 Le Père de la Louisiane — Cavelier de La Salle, par Charles de La Roncière — Brochure de 128 pages, illustrations .50 Marchand L'Africain, par Julien Maigret.Brochure de 128 pages, nombreuses illustrations .JO Collection: CONQUETES DE L'HOMME Diffusion des nouvelles et de la pensée dons le monde, par Hervé de Peslouan.Brochure de 128 pages, nombreuses illustrations JB La Protection de la vie au cours des siècles, par Remi Ceillier.Brochure de 125 pages, nombreuses illustrations .50: La Lumière et la vision, par Pierre Crochet.Brochure de 136 pages, nombreuses illustrations .50 (Pour les commandes par la poste ajouter .05) SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR", 430 Notre-Dame est, Montréal L'Université de Gottingen Berlin.— L’Université de Gottingen a fêté du 25 au 30 juin son deuxième centenaire.G’est en effet en 1737 que Münchhausen, ministre de Georges II, roi de Hanovre et d’Angleterre, créa la “Georgia Augusta”, d’après un plan de Leibniz.» La grande préoccupation de son fondateur fut d’v réunir des maîtres célèbres.Un des premiers savants de rénoque.le Suisse Albrecht von Haller, chimiste, physiologue.botaniste, v enseigna; de même Lichtenberg, physicien, auteur d’un recueil d’aphorismes, dont Nietzsche a dit qu’il était un | des cinq meilleurs ouvrages de la 1 prose allemande; le poète Bürger; plus tard les frères Grimm, les mathématiciens Gauss et Weber, le juriste Jhering, je philosophe Paul de Lagarde.le chimiste Wohler, qui a découvert l’aluminium et la première synthèse d’une matière or-ganique.l’urée.Les élèves qui ont illustré l’Uni versité de Gottingen ne sont pas moins nombreux que les professeurs: Schopenhauer v étudia les sciences naturelles, Treitschke faillit s’v établir comme professeur Humboldt v ainsi que sur un fond vert.Aux murs sont suspendus d’antiques portraits, qui avaient disparu depuis longtemps et qu’on a retrouvés.Dans une vitrine on voit la grammaire fran-! çaise dont Cornelia Goethe se ser- d’économie politique.Ht vit â l’école, un sac à main qu’elle suivit des cours de droit, broda pour son frère, un pouvoir Stein Bardenberg, et Bismarck, de son père l’autorisant à se ma- ; dont on montre encore aujourd’hui ricr, des devoirs d’écolier et des ; la chambre d’étudiant, poésies de jeunesse de Goethe.Une Parmi les étrangers il faut citer sanguine de Morgenstern, récem- Benjamin Franklin, qui voulut fai-ment retrouvée, représente Corne-j re de l’Université Pennsylvania “un Üa dans la maison de ses parents.iGpttinsen américain”, le poète amé- ricain Longfellow, qui introduisit des poésies allemandes dans une de ses oeuvres, le poète anglais Coleridge.oui traduisit le Wallenstein de Schiller.Motley, ami de Bismarck, ambassadeur des Etats-Unis à Vienne et à Londres.La France a envoyé A Gottingen l’officier d’artillerie Charles de Villers, qui y devint professeur de littérature française, et Je pholologue Gaston Paris.C’est en s'inspirant de Schlozer.professeur â Gottingen, que Louis 1er de Bavière, fit transformer l’Université de Munich.On peut dire que le rayonnement de cette école, foyer de toutes les sciences, s’est étendu à l’Allemagne et au monde entier.En Belgique La démission du ministr* de la Justice Bruxelles, 13 (P.C.-Havas) —Le premier ministre Paul Van Zeeland de Belgique a accepté la démission du ministre de la Justice, M.Victor de Lavelaye.Cette démission soulagera l’atmosphère tendu depuis que M.de Lavelaye avait présenté son bill pour l’amnistie des Belges qui avaient été privés de certains droits civils après avoir été trouvés coupables d’activités pro-allemandes durant la guerre.L’Association des vétérans de la grande guerre s’était opposée avec ardeur a cette amnistie.Le ministre de la Justice avait été l’objet de démonstrations hostiles, et il avait même été blessé au cours d’une manifestation à Mons, au sortir du Palais de Justice.Après avoir rendu visite au premier ministre, hier après-midi, M.de Lavelaye a déclaré que sa décision était irrévocable.Le septième centenaire de Berlin Berlin.— Berlin fêtera du 14 au 22 août son septième centenaire.Une exposition historique sera ouverte au Kaiserdamm: elle durera jusqu'au 12 septembre et montrera le développement géographique, économique et culturel de la capitale du Reich.Le 15 août aura lieu une grande calvcaade qui se rendra des Tilleuls à Stralau, localité des environs de Berlin, où l’on assistera à une fête populaire traditionnelle.Il y aura des concours sportifs entre écoliers au Poststa-dion.un concert avec de la vieille musique berlinoise dans la cour du Château, une représentation de “700 ans de Berlin”, spectacle historique, au Stade Olympique, et diverses autres manifestations principalement musicales.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir1', 430 Notre-Dame, est, Montréal Pour les amateurs de thé vert THÉ VERT SALAM COLLEGE JEAN - DE - BREBEUF MONTREAL , Sous la direction des PERES JESUITES Cours clossique complet, couronné par deux années de Philosophie-Sciences et par le degré de Bachelier ès Arts de l'Université de Montréal.Classe préparatoire aux Eléments latins.PENSIONNAT-DEMI - PENSIONNAT EXTERNAT libre pour les Philosophes et les élèves qui demeurent dons les paroisses de Saint-Germain, de Saint-Pascal, et de Notre-Dame-des-Neiges.Edifice moderne; cours spacieuses; sports et gymnastiquo, ou grand air du Mont-Royal.Prospectu* sur demande: s’adresser au R.P.RECTEUR ou au R.P.PREFET 3200, Chemin Sainte-Catherine - Tél.ELwood 5191-5192 ORGANISEZ UN SAMEDI SOIR MOLSON m y Ecoutez à CKAC à 9 h.p.m la musique de Lloyd Huntley durant 3 heures Chaque samedi soir, dorant tout cet été, vous n’aurez qu’à écouter su poste CKAC lorsque vous voudrez danser.Pendant trois heures, sans interruption-—de 9 h.à minuit — deux excellents orchestres, dirigés par Lloyd Huntley, actuellement en vedette à la Terrasse “Normandie” à l’Hôtel Mont-Royal, exécuteront pour vous les morceaux les plus en vogue et les plus entraînants.Vous ne sturiez imaginer façon plus agréable et moins coûteuse de vous amuser î» samedi soir: de la musique Molson pour danser et de 1* Bière Molson pour vous rafraîchir! Que vous passiez la fin de semaine en ville ou à la campagne, peu importe: un almple tour de cadran de votre appareil de radio vous apportera la musique Molson, et quant à la Bière Molson, vous la trouvez partout.Organisez une série de samedis soirs Molson cet été.j!a fnonv- MOLSONS LA « Sim • om • VOTRE • ARRIiae - QUAND -nat • BUVAIT Etat des récoltes de grande culture Ottawa, 13.— Dans tout le Canada Pétat des récoltes de grande culture au 30 juin 1937, exprimé en pourcentage de rendements moyens par acre durant une longue période, est, d’après les rapports, comme il suit, avec chiffres du 31 mai 1937 et du 30 juin 1936 entre parenthèses, dans l’ordre mentionné: blé d’automne 101 (98,89); blé de printemps, 51 (85, 82) ; tous blés, 52 (85, 82); avoine, 73 (90, 87); orge, 79 (93.87) : seigle d’automne, 47 (69, 38); seigle de printemps,48 (83, 79) ; tous seigles, 49 (73, 70); pois, 97 (93, 95) ; fèves, 91 (—, 89) ; sarrasin, 96 (—, 95); grains mélangés.97 (92, 94) ; graine de lin.44 (—, 83) ; maïs pour grain, 87 (—, 89); pommes de terre, 94 (—, 95); navets, etc., 98 (—•, 94) ; foin et trèfle, 90 (90, 99); luzerne, 95 (89, 94); mais d’ensilage, 92 (—, 93) ; betteraves à sucre, 92 (—-, 86); pâturages, 96 (92, 100).Dans les Provinces des Prairies l’état des récoltes principales de graminées au 30 juin 1937 était, a’anrès les rapports, comme il suit, chiffres du 31 mai 1937 et du 30 juin 1936 entre parenthèses: Manitoba-Blé, 102 (101, 89); avoine, 98 (97, 98 00,000, Montréal; Ivinghorn Stargeon* Holdings, Limited, $20,000, Val d’Or; Lapa Cadillac Gold Mines (1937), Ltd, $20.000, Montréal; Soroda Gold Mines.Limited, $1,000,#10, Québec; Rainbow Club Incorporated, $20,000, Montréal; St-Arnaud et Bergevin, Limitée, $20,000, Monl-tiéajj Sudburv Contact Mines (1937) Linnled, $20,000, Montréal; V.-A.Olivier, Limitée, $20,000, Sherbrooke; Ascot Holdings Limited, $20,000, Amos; Aetna Biscuit Company, Limited, $19,900, Montréal; English and Company Limited, $1-4,000, Montneal; Hudson Textile.Limited, $10,500, Hudson; Spotless Dry Cleaning Agencies, Limited, $20.000, Montréal; Mnrva («oui Mines (1937), Limited, $20,-000, Montréal.Prêts oux courtiers Toronto, 13.Les emprunts à fage subsidiaire des membres du ’oronto Stock Exchange s’établissent au 30 juin à $38.559.983; c’est une diminution de $1,312,827 par rapport au mois précédent.En même temps, la valeur de tous les titres inscrits à la Bourse a diminué de $202.372,348 et s’inscrit à $5,544,081,545; ce qui fixe le coefficient des emprunts à la valeur des inscriptions à .70 pour cent.Montréal.— Les avances sur fifres accordées aux agents de chance de la Bourse de Montréal s’établissent au 30 juin à $37.451,786 comparativement à $37,067,089 1« mois précédent; c’est un gain de $384,697, Au 30 juin 1936 les avances se chiffraient par $20,993,850.Arrivages de blé La semaine finissant le 2 juillet, les arrivages de blé sont de 510,865 boisseaux, contre 722.270 la semaine précédente et 1,751,642 la semaine correspondante de 1936.Les arrivages au cours des 48 semaines finissant le 2 juillet s’établissent à 162,435,351 boisseaux, contre 213,-166,025 la période correspondante de la campagne précédente.Les arrivages au cours des 48 semaines terminées le 2 juillet se décomposent ainsi cni’il suit (chiffres correspondants *4 • 11*4 1114 1274 12% 12Ti 1 Montréal 50 Royale BANQUES 228 202 Le Curb (Compilation de la maison L.-J.FORGET A CIE S t-Frs-Xavier, .Montréal ouv.Haut Bai Midi 71 Asbestoi 89 379 Beauharn, 8 % 8% «% 8% 38 Br.Am.OU 24 •Oan.Malt.38 385*Oons Paper 17 % 17 % 17 % 17 % 120 Fairchild 10 235 Fraz.V.Tr.46 % 46% 46 48 % 900 Home OU 218 101 B.C.Pack.13 % 75 Marconi 200 830*Prlce Bro» 41 % 42 % « % « % 33 % 175 MoLa.Paper 33 33 % 33 500 Donna.A.16 % WalkervlUe .200 MINTS 200 Aldermac I 11 200 Big Miss.48 •Du Parquet 7*4 Pend Oreü.3 85 1200 Perron 1 05 105 1 00 100 50 Pickle Crow 5 90 Raad Auth.390 1275*Sher.Gord.2 75 280 2 75 280 500*Stadacona 1 25 900 Th Cad.56 M.RENE LACROIX, qui vient d’être élu membre de la Chambre de Commerce de Montréal.Morris Klrk.21 Noranda 64 64% 64 Pick le Crow 5 80 Pamour 2 10 2 15 2 10 Paymaster 57 Red Lake Gold 43 Reno Gold ,.82 Sullivan a 1 25 Sudbury Basin 3 85 Bladen 97 Stadacona 1 35 124 Sher Gord 2 80 2 83 2 79 San Antonio 1 70 1 66 Syivanlte 3 20 325 3 20 Tawagmao .,.1 07 7 95 Venture» e 00 Waite Amulet .3 00 TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphona: BElair 3361 1 aou 1» mai.25c minimum «omp-tant.Annonce» facturées.1 %o le mot, 40c minimum.NAISSANCES.SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES, ORAND’-MESSES, E EMERCIKMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, 2c par mot, mlmumum de 50c.FIANÇAILLES, PROCHAINS MARIA-G ES.MARIAGES.*1.00 pal Insertion Chambre et pension Chambre aérée, propre, bonne table bourgeoise dans famille honnête, tranquille, sans enfant, dans quartier distingué.Cinq lignes tramway i la porte.)! Eentretien ilu linge si désiré.6980 rue* St-Denis.I."*0-' Emplois demandés 84*,; 213 280 3 25 1 41 Comptable cige sérieux, experience générale de bureau, demande camp-fobilité, jour ou soir.Organisation de compagnie.DO.3643.ijx.o.* LIVRES à VENDRE Marché des changes Cours moyens à l’ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Compagnie : Pair Ouv.Angleterre, L.S, $4.86 2-3 $4.98 $0.0392 - 0.1390 France, franc Belgique, belga • 'Titre hors-llate.Bourse de New-York HE, Lav 1er Ouv.72% ' 72% 226% 227 102 102 8% 8% 10 10 924* 18% 92% 18% 45% 45% 56% 56*4 82 % 82% 32 31% .6% 6'4 29% 29% 20% 20% 92% 92% 170% 170*4 71% 71*4 13% 13% .105*, 104% 12% 12% 36% 36*4 2% 2% 61% 61** 157 % 157** 38% 19% 38% 19% 28% 28% 38 38% 53% 53*, Mines non inscrites 98% 10114 94 96 95 *a 96, 98 100 101 103 106'4 108*4 108 no 102 104 94*4 96 Philadelphie .OOOOOOfiOx—6 11 2 Batteries: Sch’macher, Gumbert, Smithet Mancuso; Jorgens.La Master et Atwood.St-Louis .100300020—6 11 j Pittsburgh .001200200—5 15 J Batteries: Johnson, Weiland et M.Brown, Bauers, Weaver et Todd.Les Royaux au bâton P Ab.Smyfche .27 52 Dugfl* .59 204 JMfrte* 78 301 Dunlap .78 301 Johnson 19 42 Bfl! .75 299 Bennlnc .27 41 Chandl*r .25 75 Harrt* .64 222 Cobb .42 153 8ank*y .75 288 Polli .13 25 Hafsy .68 242 •Duke .19 50 Patttoon .B 10 Kle» .51 153 Usembee .14 28 Myllykanga* 17 42 C*.2b 3b C 23 4 70 24 101 21 97 18 13 4 90 12 21 61 42 9 0 4 12 6 73 10 8 1 57 11 2 30 3 3 1 3 3 2 0 1 0 1 2 2 3 0 4 0 0 1 1 0 Psc Pc.14 442 42 343! 39 335 ; 47 322 5 310 ; 34 301 4 293 1 6 280 ; 34 275 22 2
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