Le devoir, 9 décembre 1937, jeudi 9 décembre 1937
VOLUME XXVIII — No 283 Montréal, jeudi 9 décembre 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE s.BEIair 33EI* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 «rant :.BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur-Céran» i Caere's PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef ; Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.09 (Sauf Montréal t?t la banliaua) E.-Unl* at Empira britannique .S.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.- 2.00 E.-UNIS «t UNION POSTALE .3.00 __________.^-—• WWW nEnvvm t.-UNIh «t UINIUN KUi IAIX .3.UU D autres bonnes nouvelles Lejniémoire de la Saskatchewan ^ :iu_ I r , .parti des déchets de la néche d* a> a ¦ < Ellfis^ viennent cette fois du poys franco-américain —— Vers l'union — Besoins nouveaux, formules renouvelées — Nous avons le droit d'espérer.Voici une autre bonne nouvelle! Elle vient dé chez les Franco-Américains, et nous ne croyons pas en exagérer l’importance.Elle atteste, elle souligne cet effort vers 1 union, qui est chez eux, ce nous semble, le plus consolant sypmtôme de ces derniers temps.Donc, dans deux ou trois mois, il y aura, sous les auspices du Club Marquette, de Woonsocket (au Rhode Island), une grande manifestation en faveur des sociétés nationales franco-américaines.Notez bien le pluriel.C’est ce pluriel qui donne à l’initiative sa maîtresse saveur.De même que, le printemps dernier, ce même Club Marquette, profitant de l’arrivée à Woonsocket du nouveau directeur de l'indépendant, M.Arthur Milot, organisait une grande fête en l’honneur de tous les journaux franco-américains, on mettra cette fois à l’affiche, non pas 1 Union Saint-Jean-Baptiste, non pas les Canados, mais toutes les sociétés franco-américaines.Cela est à la fois nouveau, significatif et très beau.Notons en passant qu’au témoignage d’observateurs canadiens, la manifestation du printemps dernier, par le nombre, par la qualité de ceux qui y prirent part, par le ton des discours, fut l’une des plus belles choses qu’on ait vues dans le monde franco-américain.* * * Il n’est pas besoin d’être grand sorcier ni d’avoir beaucoup fréquenté ce monde franco-américain pour deviner l’évolution profonde qui ne peut pas ne pas s’y produire.Voici trente ou quarante ans, la majorité des Franco-Américains devait se composer d’émigrants nés au Canada.Il en est autrement aujourd'hui, et chaque jour qui passe augmente le chiffre des Américains de naissance.Du point de vue sociétés et journaux, on imagine facilement ce qui s’est jadis passé.Aux tout premiers temps surtout, les immigrants, ignorant à peu près tout de leur nouveau pays, ignorant (pour un certain nombre) la langue courante, ont dû éprouver le très vif désir de se grouper en des sociétés où ils parlaient leur langue, où ils se retrouvaient entre gens de formation commune et qui s'intéressaient à de pareils problèmes.Ce même état d’esprit, ces memes besoins ont dû faciliter la naissance de maints journaux locaux.Aujourd'hui, le nombre de plus en plus grand de ceux qui sont nés aux Etats-Unis, qui ne connaissent que ce pays, le fait que tous, ou à peu près, savent l’anglais, modifient profondément la situation.Les jeunes, particuliè- rement, ne doivent plus, tant ils ont de relations à l'extérieur, éprouver le même besoin de se retrouver dans les sociétés dites nationales; et les journaux de langue anglaise les sollicitent avec la vigueur que l’on sait.D’où le danger qui, forcément, doit peser à la fois sur les feuilles et les sociétés de langtfc française.* * * On le voit, la situation est très nette.Les facteurs qui menacent sociétés et journaux de langue française sont précisément aussi ceux qui soulignent la nécessité, de plus en plus grande, de ces sociétés et de ces journaux.Car, plus la langue anglaise, plus les relations anglaises affectent et pénètrent les milieux franco-américains, plus il importe de fortifier les moyens d’action française.L’attitude du Club Marquette prouve que, dans les milieux les plus intelligents, on aperçoit très bien l’urgente nécessité de cette oeuvre, ainsi que l’impérieux besoin de tendre dans le même sens toutes les bonnes volontés.Il y a plus; car.dans les milieux de presse, on paraît vouloir franchement se serrer les coudes.Une Alliance des journaux franco-américains a été fondée qui devrait permettre à toutes les feuilles de langue française de s’entr'ai-der assez efficacement.La coopération là-bas est d'autant plus facile que presque tous les journaux ont un tirage purement régional et ne risquent point de se heurter dans la course à l’abonnement.Du côté des sociétés un grand effort aussi devra être fait (il est commencé, croyons-nous) pour grouper autour des forteresses anciennes les générations nouvelles.Il y va de l’intérêt de celles-ci comme de celles-là.Journaux et sociétés trouveront dans la collaboration de l'élite la plus magnifique garantie de succès; et l’on a de bonnes raisons d’être optimiste.Il a été fait de trop belles choses dans le passé, en effet, pour qu’on n’ait pas quelque droit de compter sur de belles réussites pour demain.* * * Une explication, qui offre aussi un motif de confiance: c'est dans les retraites fermées que s’est faite, pour une bonne part, l’union qui a déjà donné et dont l’on continue d attendre de si fructueux effets.Cherchez d'abord le Royaume de Dieu.Omar HEROUX parti des déchets de la pêche, de ses sous-produits.Une initiative heureuse dans ce domaine, celle de l'utilisation des : déchets de poisson pour l’alimentation du renard élevé en captivité.Une véritable industrie pourrait en surgir.Le ministère provincial, des Pêcheries vient justement de publier un petit ouvrage qui traite de ce sujet: Le poisson de Québec dans l’alimentation des animaux à fourrure, ipar M.Louis Bérutié, (professeur au collège d’agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière.< E.B.L’acf-malité Le docteur Louis Désy Le hasard a voulu tjuc dans les quatre derniers jours qui ont précédé la mort du docteur Désy, de la rue Ontario, un de ses amis de /’extérieur ait été mis au courant que Jean, Conseiller juridique à la Légation du Canada, à Paris, avait télégraphié à la famille de très mauvaises nouvelles de la santé de son père.Les câbles se Suivaient avec régularité.Il avail d'abord repris connaissance.Il avait souri à sa foule petite-fille parisienne, vieille d’à peine un an, et l’espérance, voulant écarter le doute affreux, essayait de faire croire que le cher vieux docteur Désy, qu’on avait vu quelques mois plus tôt si alerte et i si vivant, se tirerait de cette première crise.Pourtant, à cause de la distance, I à cause de la régularité de ces câbles, dont le Ion fléchissait à cause de la brusquerie de l’attaque, quelque chose de secret nous nvertiS-’ suit, dans une crainte instinctive [Que, peut-être, c'était fini.Puis, ce fut une dernière dépêche: lu confirmation, qu’un ami me l communiquait ainsi: “Docteur Désy mort ce soir Paris stop Amitiés".Il semble que ce bon vieux papa f.ouis Désy, il un attachement si so-i tide el si discret, n’aurail pas éle.Imécontent de cette formule: Je ne suis plus là, mais que l'amitié qui [ nous a tous unis vous garde toujours.fil aurait pense: frères, 'mais il aurait dit: copains, par ce sentiment de retenue, de réserve et i celte vitalité expansive qui étaient 1 un des charmes les plus attachants de sa compagnie et de sa conversation).Comment dire ici notre plus vive estime, noire véritable affection et un peu aussi de notre admiration sincère! Il avait tellement horreur de la publicité.et il était si éloigné de tout ce qui peut être volontairement ostensible.Ses geux si clairs el si nets respiraient la confiance, la sérénité el la joie, dans ce teint animé que rehaussaient encore des cheveux d’une telle blancheur que ce serait blesser la pudeur du souvenir qu'il aurait voulu que nous gardions de lui, que de parler de la fraîcheur de ses sentiments, de la vivacité de son jugement et de l’étendue de sa culture.Soter qu’on ne l’a jamais entendu dite que du bien de tout et de tous, c’est la façon ta plus tempérée, relie qui lui plairait le plus s il devait nous la permettre, d’indiquer en passant que tous ceux qui ont bénéficié du bien qu’il répandait aussi largement que possible autour de lut, dans te silence cl l’oubli de ses bienfaits, trouveront ici, je l’espère, la nuance exacte du souvenir reconnaissant que lui garderont tÿus ceux qui ont en lé bonheur de te pratiquer."t.e docteur Désy est mort ce soir Paris.Amitiés’’, nieu! comme te temihs passe et quel déchirement! C'est hier encore au'autour de lui nous alitons chercher des nouvelles de l’un au Fautre de ses fils, ab srnt on absents en Kurape.You* t'avions connu alors ijvr nous n’étions encore qu’étudiant cl journaliste de surcroit, si peu que cela le faisait sourire, mais avec quelle sollicitude ne suivait-il pas nos moindres travaux! De ce temps lointain date une amitié gai ne s’est jamais démentie et qu’il a, un jour pas encore éloigné, marqué d’une démarche si simple et si paternelle que celui qui en a été l’objet ne l’oubliera pas de sitôt.Il était comme cela! Son coeur large cl vif traitait ses fils comme des camarades, et leurs camarades comme des fils.Quelle hospitalité’ Chaude et féconde, avec la solidité d’une tête bien fuite et la fermeté d’une affection qui se lisait dans le regard lumineux mais si droit, qu’on y cherchait d la fois et d'instinct une direction, un acquiescement, voire une sanction dans Un quiétude visible d’une cordialité toujours en éveil.Il était, et U est resté, par la délicatesse, la sensibilité el l’allant le plus jeune et le plus spontané de nous tous.Rien ne lui faisait la vie plus belle et plus dorée que de voir ses enfants, tous ses enfants, garçons et filles (et plus tard les petits-enfants) réunis autour de lui en la compagnie de leurs amis et de quelques aînés, à peine plus âgés que ces derniers,' mais déjà aux loul premiers rangs.Toute la curiosité el tout l'appétit des arts, des lettres, de l'histoire, que manifestaient ces jeunes esprit; au contact de cerveaux plus éclairés et plus mûris, se donnaient alors libre cours.Le bon vieux docteur, qui ne perdait jamais le nord, g faisaii perler en cascades breves, un rire sonore qui prouvait avec quelle attention il suivait la conversation.Il ne lui en échappait pas un mot, sauf quand il descendait d'un pas furtif surveiller a tu cuisine te goûter qu'il ne manquait jamais de faire préparer.Au retour, ce terrien de Vile du Pas, émigré plus tard à Saint-Zo-tique du Luc Saint-Louis, où il passait ses étés, qui ne se souciait pus de pittoresque, ni de dissertation et encore moins de vaine ideologic, d’une parole, d'un trait, d'une observation courte el ramassée, avec le sourire indulgent qui ensoleillait sa bonne tète, nous ramenait au fait et peut-être même au bon sens tout court.Vous en souvenez-vous, Léo, tùtouard, Léon, Ernest, Paul-Emile, Hervé, Lêon-M„ et toi, là-bas, à Madagascar, Arthur alias Pierre, et vous, M.Olivier, el vous, Antonio, et vous qu'il est allé retrouver, par delà les espaces, Lamarche, Asselin et Dalbts?Ah! le brave homme et le coeur d’or! Sa vie, sa façon de penser, d'envisager l’existence.constituaient une leçon et un exempte, tout simples, tout unis, d'une seule pièce, mais de quelle force et de quelle richesse.Il tenait par des racines si nombreuses au sol et à la vie de ce qu’il y a de plus sain chez nos gens, qu’il aura été pour tous ceux que la Providence a placés, à quelque degré que ce fût.dans son intimité, un splendide exemplaire de droiture, de fidélité, de modestie, de travail et d’honneur.A tous les siens, le Devoir o/fr avaient été tenus pleinement au courant de tous les aspects des conversations (de lord Halifax avec 1* dictateur d’Allemagne) et que le gouvernement du Royaume-Uni continuerait de les tenir au courant de tous les développements de la situation”.11 en serait de même en ce qui regarde le projet de traité de commerce anglo-américain, d’après une déclaration de M.Malcolm MacDonald, secrétaire pour les Dominions.Le Canada n’ayant pas obtenu de colonies allemandes après la guerre - le Canada n’a rien reçu du tout il n’est pas intéressé au problème posé par le-, demandes de l'Allemagne.M’empêche que maints autres aspects de la question nous Intéressent au plus haut point.Si ce n’était de Londres, nous ne saurions jamais que le gouvernement canadien est informé de ce qui se passe en Europe.Etrange régime démocratique, lout de même! Comme M.King.M.Dunning et leurs collègues ont raison de nous le vanter! Le 27 janvier Pour ce qui regarde l’ouverture de la session on semble l'avoir remise à la fin de janvier, probable- ment au 27.Au cours de l’automne on croyait que le gouvernement, prévoyant une session particulière ment longue, avait l'intention de convoquer les chambres vers la ml-janvier.On est d’avis maintenant que la date d’ouverture d’une session n'influe guère sur la longueur des débats.Que la session commence au milieu ou à la fin de janvier, elle se terniinern à peu près à lu même date en juin.ï/ex-périence démontre au surplus que la qualité du travail parlementait e ne se mesure pas d’après le nom bre des séances et des discours.La dernière session n'a duré que trois mois.On y a fait autant de travail el d’aussi bon — ou d’aussi mauvais que durant une session de six mois.On peut toujours se passer d'une foule tic discours.Lors même que tel député ne prononcé-rail pas de 15 à 20 discours impro visés et mal fichus, le pays ne s’en porterait pas plus mal.Que vous en semble?Il y a plusieurs faits qui laissent noire que la session commencera plus tard qu'on ne l'avait prévu.Sept nouveaux députés En tout premier lieu, M.Mackenzie King n aurait pas pris un congé de quinze jours, mielques semaines, avant la rentrée tics chambres.En outre, le gouvernement voudra commencer la session avec une Chambre à son complet.L’élection partielle de Lotbinière aura lieu le 27 décembre, mais dans le comté de St-Henri les électeurs voteront le 17 janvier.La session ne commencera qu'après cette date, ce qui permettra aux Communes d'arcueillir les nouveaux députés.Ils seront mi nombre de sept.Et si les comtés de j Lotbinière et de St-Henri réélisent des députés libéraux, les conserva leurs n’auront qu’un seul député à présenter au president de la Chambre, et encore ce ne sera point une nouvelle figure.M.Earl Rowe, réélu Bar acclamation dans son comté de ufferin-Simcoe, avait démissionné comme membre des Communes pour se porter candidat dans son comté à rélectfon provinciale onta Tienne.Cinq lénataurs à nommer Avant la rentrée des chambres, le gouvernement devra nommer cinq ! sénateurs; deux du Québec, deux de | l’Ontario et un de l'Alberta.Lorsque ces nominations seront faites, le > parti libéral comptera 37 sénateurs et le parti conservateur 59.ce qui laissera une majorité de 22 aux conservateurs, sous In direction vi Soumise et h/thile de M.Arthur leighen.La iqtte autour des nomi- nations de sénateur» est toujours très serrée entre les candidats et entre les groupes qui appuient les candidats.Les nominations relèvent du premier ministre.En Ontario, on attache beaucoup d’intérêt à la nomination de M.Duncan Marshall, ancien ministre de l'Agriculture en Ontario et en Alberta.A cause de la nouvelle dispute qui s’est élevée entre M.Mackenzie King et M.Mitchell Hepburn, qui appuie la candidature de M.Marshall, celui-ci pourrait bien ne pas obtenir le fauteuil sénatorial qu on lui a promis.M.Manion et le parti conservateur On n’csf pas sans discuter, ici, le discours qu’a prononcé, mardi, à Toronto, M.H.-J.Manion, ancien ministre des Chemins de fer dans le cabinet de M.Bennett.M.Manion a montré l'importance d’un congrès et d’un programme afin de redonner vigueur et enthousiasme au parti conservateur.programme du parti, a-t-il dit, devrait tendre à ramener le tarif douanier à un niveau plus raisonnable, à encourager la jeunesse à s'intéresser davantage à la chose publique et à abolir toutes les causes de mésentente entre les croyances religieuses et entre les races.Voilà, en effet, des idées qui permettraient au parti conservateur de se renouveler et de revoir les anciens jours de, splendeur.Il faudra cependant que ces idées n’inspirent pas seulement un programme électoral que ne met-on pas dans un programme électoral?— mais les actes des chefs politiques.M.R.-t.Manion est catholique.Ses demandes partent d’un fond de conviction indéniable.La démission de M.Bennett Qu’adviendra-t-il du parti conservateur dans quelques mois?M.Ren-nelt reviendra ces jours-ci d’un voyage dans l’Ouest.On lui prête l’intention définitive de sc retirer— mais on l'a dit si souvent que cela a l’air maintenant d’un bon mot.Une vieille coutume parlementaire veut que.dès les premiers jours de la session, les partis tiennent des as- semblées générales.M.Bennett profitera de cette occasion pour annoncer ses intentions à ses députés.Ad-venant sa démission, le premier problème consistera à nommer un chef intérimaire, un leader parlementaire.Qui sera-ce?M.Earl Law-son ou M.H.-A.Stewart, ancien ministre des Travaux publics, ou en-core M.C.-H.(.ahanv lai démission ne M.Bennett rendra nécessaire la tenue d’un congrès national.A ce congrès, M.J.-R.Manion posera certainement sa canclidaturc.il avait été 1 un des adversaires de M.Bennett au congrès de Winnipeg en 1927 Mais, encore une fois.M.Manion est catholique.De même qu’on a éloigné M.Charles Mcltae.ancien ministre ontarien des Mines, de la direction du parti conservateur en Ontario, pour l’unique raison qu’il est catholique, ainsi il v a de fortes chances qu’on invoque l’argument contre M.Manion.St-Henri et Lotbinière Le sort du parti conservateur dépend d’une réorganisation complète.La presse tory ne cesse de le dire et les partisans d’en parler.Les eon-servateurs du Québec trouvent la situation lamentable.Ils se voient impuissants à présenter des candidats dans les comtés de Lotbinière et de St-Henri, où il y aurait une bataille intéressante à livrer contre les liberaux, Ceux-ci et c'est déjà assez étonnant seraient bien près de souhaiter d’avoir des adversaires conservateur».Leur foi solide dans Je régime des deux vieux partis leur fait croire qu’ils se porteraient beaucoup mieux s’ils avaient une bonne opposition de la part des conservateurs ou d'un parti responsable c’est le mot que l’on emploie.Reste à savoir, par exemple, si les électeurs s’en porteraient mieux! Il y aurait des commentaires utiles à faire à propos des élections de lotbinière et de St-Henri.La signification d'une double victoire libérale n’échappe à personne.Nous remettons forcément ces corn-mentaires à plus tard.Léopold RICHER La Chine du nord autonome Peiping, 9.(S.P.A.) — On tient de sources sûres qu’un politique chinois qui a été deux fois ministre des finances, M.Homing Ké Min, est arrivé à Peiping et qu’il y vient pour la formation d'un gouvernement dont le Japon veut pourvoir la Chine du nord.Il parait qu’il est venu à Peiping en compagnie du général Seitchi Kita, qui dirige les entreprises politiques du Japon dans cette partie de la Chine.L’ancien ministre, qui étah à Changhai il y a quelque temps,* a passé par Tientsin, dit-on.Il s'y est rendu en avion.Les Chinois considèrent l’ancien ministre, qui a (12 ans.comme l’un des meilleurs financiers de leurs pays.M.Houang Ké Min serait "tiède" en ce qui conrcrne le Japon.Par suite d'une pression de ce pays, en septembre 1935, il résignait in charge de président du Conseil politique de Peiping, organisme auquel ressemblera, pense-t-on.celui qui gouvernera la Chine du nord autonome.Dans des cercles qu'il y n lieu de croire bien renseignés, on dit que si le Japon projette de mettre l’ancien ministre des finances à la tête du gouvernement de la Chine du nord, c’est que le Japon a hâte de mettre à exécution un programme économique.Surplus d'environ $300,000 On prévoit dans les milieux administratifs municipaux que les i premiers six mois de l’exercice financier de In ville de Montréal, pour l’année 1937-38.se termineront par un surplus d’environ $300.000.EN P'AGE 2; A l'Académie française — Réception de Mgr Grente — Notes d'un Canadien, par le R.F.Philippe Oeschamps, C S V.1 v. LE DEVOIR, MONTREAL JEUDI 9 DECEMBRE 1937 VOLUME XXVIII — No 283 AI*Académie française Réception de Mgr Grente La boîte aux colons Les cours de M.Bernard Fay (Notes d'un Canadien) Une séance de réception à l'Académie française présente un vif intérêt pour rétranger qui a toujours, de loin seulement, admiré les Quarante Immortels en suivant leurs travaux.Ce n’est pas la solennité du cérémonial de réception qui l’attire.- On sait qu’il est fort simple.Tout l’attrait vient de la pensée de se Irouver sous la coupole symbolique, en présence des maîtres de la pensée, et d’entendre leurs voix nans ces discours traditionnels où l’on Soute à l'envi la beauté du verbe e France.La réception de Monseigneur Grente à l’Académie procurait, hier, à quelques Canadiens cet inoubliable plaisir.Rendons d’abord hommage à nos îî'.stingués et dévoués compatriotes de la Légation du Canada, en particulier à MM.Pierre Dupuy et Jean Désy, qui nous ont procuré nos cartes 'd’entrée.On ne pénètre pas à ion gré dans cet auguste cénacle.Et meme avec des cartes, il faut se rendre plus d’une heure à l’avance nu quai de Conti.C’est ce que nous faisons, et déjà nous trouvons la foule massée à la porte de l’amphithéâtre de l’ouest, où nous avons accès.Après quinze minutes, la porte s’ouvre.En jouant un peu des coudes, nous parvenons à nous engager dans un escalier étroit et sombre.Nous arrivons aux loges de tribunes dans l’une des quatre grandes baies qui dominent la salle des séances.Nous trouvons place sur de grands bancs sans dossier, qui ne sont guère confortables.Qu’importe! Noiqs avons en face les fauteuils des Académiciens.Nous chercherons tout à l’heure à les reconnaître en nous aidant du souvenir de leurs photographies.Deux microphones, l’un à la tribune du prési dent, l’autre au centre de la seconde stalle, attestent que nous sommes au bon endroit pour voir les orateurs.C’est heureux.La salle étant déjà comble, nous ne pourrions songer à nous déplacer.La salle des séances elle-même est tôt remplie.Le cercle laissé libre au centre pour faciliter la circulation se resserre de plus en plus.Tant qu’il y reste un petit vide, on apporte des chaises pour asseoir les nouveaux venus, parents et amis du récipiendaire.Mais il passe deux heures et les Académiciens n’ont pus encore paru.On nous avait pourtant parlé de la régularité militaire sous la Coupole de l’Institut.L’ittente n'est pus longue toutefois.Bientôt le silence se fait et, avec ensemble, les auditeurs se lèvent.LL.EEm.les cardinaux Verdier et Suhard, S, F.xe.Mgr Valeri, nonce apostolique, font leur entrée et vont se joindre aux treize évêques déjà groupés en mis des Àcadémicie elle a, d’ordinaire, moins de succès auprès de la foule.L'apparat lui donne facilement un air froid e‘ guindé.” L’ancien professeur de belles-lettres dans les collèges de Mortain et de Saint-Lô, évite avec souplesse les écueils qu’il prévoyait alors.Son discours ne prend pas un air "froid et guindé”, fl respecte scrupuleusement les règles du genre.Mgr Grente s’applique à faire voir en son prédécesseur un parrain de l’humanisme, un disciple émérite de Dante et de Pétrarque, un historien impartial de Louis XV et de Murie- ip Antoinette.Aux applaudissements de la foule, il évoque les strophes où s’exprime sans emphase la foi chrétienne profondément ancrée dans l’âme de Nolhac.Et c’est sut cette note qu’il termine l’éloge du poète du Testament d’un Humain.“Etonnant son entourage par le contraste de la maîtrise de soi avec la faiblesse d'un corps exangue, il avait, lucide et délicat jusqu’au dernier souffle, convoqué ses amis pour un remerciement suprême: Are me pousse: plus à vivre.Je vois les miens sur la route Qui me pressent du regard.La page d’aujourd’hui ne s'achèvera [pas.“On eût dit qu’habitué par ses études aux rites île la cour et renseigné sur l’étiquette des audiences il attendait, avec une dignité déjà révérentielle, beaucoup mieux, avec l’humilité du chrétien, que s’ouvrît la porte de lumière, et que “l’ange au sourire” lui répétât suavement la parole de l’Evangile, promesse de non accueil: "Le Maître est là, et il t’appelle.” Les applaudissements qui soulignent eette brillante péroraison ne sont pas cessés que M.le duc de La Force se lève pour répondre à Mgr Grente.Il s’acquitte de sa tâche avec autant d'élégance que de finesse.Tout son discours est émaillé de spirituelles anecdotes et de judicieuses citations.Esprit clair, il trace succinctement la vie si bien remplie du nouvel élu.Nous le voyons d’abord jeune étudiant au collège de Saint-Lô, au Grand Séminaire de Goutances, à la Sorbonne, où il devient le disciple et l’ami d’Emile Enguet.Puis, après avoir soutenu en Sorbonne une thèse sur Jean Ber taud, le futur évêque du Mans devient professeur et directeur de collège.C’est alors qu’il publie ses pré ceptes de Composition et de Style, dont plusieurs générations d’eco liers conserveront longtemps un profitable souvenir.11 écrit aussi la vie de Pie V et de Marie-Madeleine de Postel.Tout jeune encore, le Pape Benoit XV vu le prendre à Cherbourg pour le placer sur le siè ge épiscopal du Mans.M.le duc de La Force évoque en suite cette longue théorie de sermons, de panégyriques et de confé rences qui contribuent à la gloire des lettres françaises.L’orateur souligne en particulier le panégyrique de Jeanne d'Arc, le Bossuet à Met.et YEloge de Richelieu.Enfin, la mission de Mgr Grente dans le Levant avec le cardinal Du bois, son “ambassade morale” au Congrès eucharistique rie Chicago, son passage en terre canadienne, qui fui fit écrire d'inoubliables nages sur les habitants de la Nouvelle-France, sont autant de titres à l’immortalité du nouvel académicien.Selon la tradition, le duc de La Force reprend et achève l'éloge de Pierre de Nolhac, en qui il célèbre surtout le restaurateur de Versailles.!l termine par la lecture de strophes “d’une grâce ailée” improvisées par le poète à l’issue d’un repas.L’auditoire applaudit longuement.Ainsi prend un la séance de réception rie Mgr Grente à l’Académie française.A la sortie, l'on s’attarde un peu dans la cour gardée par une escouade de dragons et l’on peut voir s'avancer réminent prélat académicien entre ta double baie do gardes républicains, qui lui rendent les honneurs.Quelques membres de l'Institut, coiffes rie leur bicorne, se frayent un chemin à travers les.simples mortels.Déjà tout est fini et la curiosité.satisfaite.Philippe DESCHAMPS, C.S.V.Paris, 26 novembre.Puis c'est l’arrivée de Mgr Grente accompagné de ses deux parrains, S.Km- le cardinal Baudrillart e1 André Chaumeix.Dans le défilé qui continue nous parvenons à riistin guer Louis Gillet, Henry Bordeaux, Paul Valéry, François Mauriac, Georges Duhamel, Abel Hermnnt.Franchet ti’Esperey, S.Exe.Mgr l-.snerey, Ruoh, évêque de Strasbourg, et quelques délégués de l’Académie royale (te Belgique siègent avec les membres de l’Institut.Les applaudissements soulevés par l’entrée des Immortels s’apaisent.Le murmure (tes voix s’éteint.L’évêque du Mans, drapé dans son manteau rouge, se lève, visiblement ému.Il remercie ses nouveaux collègues avec simplicité et ferveur, attribuant à l'Eglise seule l’honneur 3.35 La Fayette et les révolutions de 1793 et de 1800 Péris, 9 (P.C.-Havas) — “C’est de la prison Lafayette, dans la citadelle d’Olmutz, que sont sorties la formule et la conception libérales”.Tel fut le thème du cours “Lafayette et les révolutions de 1793 et de I860”, qu’a inauguré le professeur Bernard Fay, au Collège de France, où il occupe la chaire de civilisation américaine.C’est la première leçon d’une série de douze consacrées aux “Prisons de Lafayette”, au cours de laquelle il montrera comment s’est mûrie la pensée politique du père du libéralisme français.Les premières secousses de la Révolution française ont commencé dès 1786, expose le professeur Fay.Le groupe moteur responsable est constitué par les amis de la Rochefoucauld et de Lafayette.Or, dès 1792, le groupe est écrasé et vaincu, ne pouvant plus contenir les mouvements de la foule qu’il a provoqués.Le 19 août 1792, Lafayette émigre mais il est arrêté par les Autrichiens.C’est dans le sombre cachot d’Olmutz qu’il se recueille.“L’injustice du peuple, dit alors ItF héros désabusé de la période révolutionnaire, c’est ce que je regrette le plus.Elle a détruit chez moi la sensation de sourire de la raulti-tude”.___ A la salle Tudor Mlle Garo Lamoureux, soprano lyrique, donnera un récital, ce soir, à la salle Tudor.Elle interprétera des pièces de Debussy, Delibes, Johann Stauss^ Lucien Martin, Ba-chelet Bizet, Verdi et Bimsky-Kor-sakoff.MM.Edouard Baudry, critique et Jean Leduc, pianiste, sont aussi au 'Programme.Soignez •f fortifiez VOS VOIES RESPIRATOIRES' avec une botte de PASTILLES VALD POUR CONSERVER NOTRE HERITAGE FRANÇAIS par Mgr Camille ROY Brochure de 186 pages, formai bibliothèque.En vente au prix de 75 sous franco au SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR" 430 Notre-Dame est, Montréal A Thotel Mont-Royal Un événement intéressant dans l’histoire de l’hôtel Mont-Royal : la deux millionnième inscription depuis son ouverture y a été faite par le sénateur George P.Graham.M.Vernon C.Cardy, .qui attendait dans Je hall l’arrivée du deux mil-lionnième hôte de l’hôteil, s’est dit heureux que ce soit le sénateur Graham, qui y est souvent descendu, et lui a présenté un stylo et un crayon sur lesquels on inscrira la date et le nom de M.Graham.M.Le laxatif idéal, légèrement effervescent que même les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supé rieure.Exigez-la dans toutes les pharmacies.J .-Alfred OUIMET, An.g«n pour le Canada.84.eat.rua Saint-Paul.Montréal.NOIRE FAVORI NATIONAL iis* GIN CANADIEN CROIX D’OR ma mm —4% I'mu blon ehautfê —to |ut d'un «ttron •-doux doigta do MKLCHEM —du tuoro au goût —oaupoudros do muteodo Cardy souhaita à M.Graham d’être présent à l’hôtel à l’arrivée de la trois millionnième personne qui s’v inscrira.L’hôtel Mont-Royal ouvrit ses portes e;n_ décembre 1922.L/élecHon de BagoT Saint-Hyacinthe, 9.— La cause en contestation de l’élection de M.Cyrille Dumaine, d’Upton, député de Bagot à l’Assemblée législative; a été ajournée au 13 décembre, vu | l’absence du juge Philémon Cousineau.Avez-vous besoin de bons livres?| brairie du "Devoir", 430 Notre-Da- j Adressez-vous au Service de IL me, est, Montréal.Obiers enec* —lorsque les cancans et la conversation venaient à manquer, c’était l’album de famille et les vues stéréoscopiques qui constituaient le diver* tissement en famille le plus excitant* lUïcTW uttttttt: I.”électricité vous apportera quatre 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"Canadian Press'*, de et de la "C.D.N.A." JEUDI 9 DECEMBRE 193'* PLUS FROID, AVEC NEIGI MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 26.Même date l’an dernier 10.Minimum aujourd'hui 22 Même date l’an dernier 10.BAROMETRE.10 h.an».29.50.11 h.a m.29.55.Midi: 29.60.ChUrree Touihjj par la maison M.-R.de MeelA Le mémoire de la Saskatchewan M Deibos en L’union de l’Autriche à l’Allemagne - Roumanie ° Devant la Commission d'enquête Rowell Regina, 9.(C.P.) — La commission d’enquête sur les relations fé-dérales-provinciales, que préside M.le juge Rowell, a tenu ce matin sa première séance dans la capitale de la Saskatchewan.C’est le procureur général de la province, M.Davis, qui a présenté le mémoire du gouvernement provincial de la Saskatchewan.Ce mémoire, qui couvre 434 pages, suggère que le gouvernement fédéral procure au gouvernement de la Saskatchewan de nouveaux revenus par voie de subsides et de concessions en matière d’impôt, qu’il assume une partie de la dette provinciale et des charges qu’entraînent les services sociaux; il proteste contre la politique tarifaire si désastreuse pour l’agriculteur de la Saskatchewan; il consent à reconnaître des pouvoirs plus étendus au gouvernement fédéral en plusieurs domaines, “afin que l’on respecte dans la pratique le véritable esprit de la Confédération”.Le gouvernement provincial n’entend cependant pas être réduit au status de conseil municipal.Principales suggestions Voici les principales suggestions concrètes que renferme le mémoire de la Saskatchewan: la conversion volontaire de la dette provinciale à un taux d’intérêt avec le privilège pour le gouvernement provincial d’emprunter du gouvernement fédéral lorsqu’il le voudra; l’assurance sur les récoltes comme corollaire de l’assurance-chômage qui profite aux régions industrielles; une augmentation substantielle du subside annuel et un subside temporaire pour fins de réhabilitation; l’abrogation des droits de douane sur les instruments de production et une réduction de ces droits sur les articles nécessaires à la vie; une nouvelle étude de la question des taux de fret; l’extension de la route trans-Canada; l’acceptation par le gouvernement fédéral des charges qu’entraînent l’assistance aux sans-travail et aux agriculteurs éprouvés par la sécheresse ainsi que de la dette provinciale qui s’est accumulée de ce chef; l’administration par le gouvernement fédéral des pensions de vieillesse, de l’assurance-chômagc, de l’assu-rance-maladie, des pensions con-trihutoires à 65 ans; la cession au gouvernement fédéral par les provinces de toute la juridiction en matière de législation ouvrière; un amendement constitutionnel qui reconnaisse au gouvernement fédéral le droit de légiférer sur toutes les questions sociales.Le gouvernement de la Saskatchewan est disposé à abandonner au gouvernement fédéral la perception des droits sur les successions ainsi que de l’impôt sur les revenus et les corporations, à la condition que le partage du produit de ses impôts entre la province et le gouvernement fédéral s’effectue sur une base équitable.La province réclame également le droit d’imposer des taxes indirectes.La question constitutionnelle Le mémoire aborde la question constitutionnelle.Le Canada, affirme-t-il, a dépassé le stage colonial de son évolution et il ne devrait plus être nécessaire de s’adresser au Parlement impérial pour apporter des amendements à la constitu lion.11 y a trois catégories d’amendements qui s’imposent: les amen-detnents qui établiront de façon définitive que le Canada est une nation qui a le droit de conclure des traités; les amendements qui reconnaîtront au gouvernement fédéral le pouvoir de légiférer sur les questions d’intérêt national; les amendements qui permettront au gouvernement fédéral d’aider au développement des provinces, qui permettront à une ou plusieurs provinces de collaborer avec le gouvernement fédéral sans être obligés de recourir à des amendements constitutionnels.La Saskatchewan n’admet pas ia théorie du porte fédératif qui veut que le consentement unanime des provinces soit nécessaire toutes le-, fois cpie l’on veut modifier l'Acte de l’Amérique britannique du Nord.Elle soutient que le Canada n’est pas une confédération, mais une fédération d’un type particu lier où le gouvernement central possède des pouvoirs très étendus pour tout ce qui a trait à la paix, à l’ordre et au bon gouvernement du peuple.La province reconnaît cependant qu’il faut établir une exception dans le cas des droits des minorités garantis par l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord.Subside à augmenter Le mémoire de la Saskatchewan déclare qu’il est nécessaire que le gouvernement fédéral augmente son subside à la province, même s’il accepte de prendre à sa charge tous les services énumérés dans le mémoire.Cette augmentation de subside ne devrait d’ailleurs pas être considérée comme un cadeau, mais comme un rajustement qui s’impose à la suite de la concentration de la richesse dans les provinces du rentre grâce à une politique nationale qui s’est avérée extrêmement défavorable à l’ouest canadien.Le tarif, les taux de fret et la monnaie constitueraient les principaux éléments de cette politique nationale.11 faudrait une commission des octrois pour obvier aux désavantages d’une économie pro vinciale instable en établissant de temps à autre des octrois d’urgence.La question de la réduction des droits tarifaires l’emporte cependant de beaucoup en importance sur celle des subsides aux yeux du gouvernement de la Saskatchewan.Si l’on n’accorde aux provinces de l’ouest rien autre chose cjue des augmentations de subside, il est évident que l’on n’obtiendra pas d’autre résultat que de fortifier la domination de l’est sur l’ouest agricole.Les producteurs de blé de la Saskatchewan se sont vus dans l’obligation, dans une mesure beaucoup plus grande que n’importe quel autre groupe, d’acheter des marchandises sur un marché abrité où les prix sont élevés avec le produit des exportations vendues sur les marchés du monde où la concurrence est très vive.Le mémoire cite les chiffres contenus dans une étude du professeur Rogers (aujourd’hui ministre fédéral du travail) qui établissent que la politique /arifaire du gouvernement fédéral a causé en 1934 une perte de $28.18 per capita à la Saskatchewan, de $29.93 per capita à l’Alberta et do $13.25 au Manitoba tandis qu’elle procurait un gain de $15.15 per capita à l’Ontario et de $11.03 per capita au Québec.Le mémoire représente également que la politique monétaire du gouvernement canadien pendant la crise a été néfaste pour l’ouest et que l’agriculteur de l’ouest a dû consentir des sacrifices pour le bénéfice du reste du pays.Les taux de transport Le gouvernement de la Saskatchewan insiste également sur la question des taux de fret qui absorbent une bonne part de la richesse produite par l’ouest.Le producteur de la Saskatchewan doit sans cesse lutter contre la géographie; il ne subit pas seulement des pertes sur les marchandises qu’il expédie, niais il doit encore payer ‘ des prix élevés sur foules les marchandises qu’il reçoit en raison du coût du transport.La dette Le mémoire consacre beaucoup i d’espace aux conséquences de la ! sécheresse et de la mévente du blé qui ont tellement augmenté la dette per capita de la province •qu’elle est devenue l'une des plus élevées de tout le Dominion quand elle était autrefois la moins élevée.Les frais d’assistance se sont élevés à $110,602,638 fin 1er septembre 1929 au 30 avril 1937: le gouvernement fédéral a versé $35,700,000.les municipalités $4,318,000, le gouvernement fédéral s’apprête à annuler des emprunts au montant de $28,-400,000, mais la dette de la province de ce seul chiffre n’en atteindra pas moins $42.180.000.Le gouvernement provincial ne peut plus augmenter les taxes et il ne lient plus réduire les dépenses car les citoyens de la Saskatchewan ne toléreront pas d’autres compressions budgétaires pour tout ec qui a Irait à l'instruction publique, à l'hospitalisation cl aux services sociaux.Les démocraties de l'ouest européen ne projettent aucune alliance qui soit de nature à isoler les Etats du sud-est de l'Europe Bucarest, 9.7sJbÀ.) — Dans le monde gouvernemental, on dit que le rainistre des Affaires étrangères de la France a assuré à la Roumanie que- les démocraties de l’ouest européen ne projettent aucune alliance qui soit de nature à isoler les Etats du sud-est de l’Europe.M.Deibos a expliqué, affirme-t-on, que ces démocraties cherchent à raffermir la paix sur une base comprenant toute l’Europe.Le ministre des Affaires étrangères de la Roumanie, M.Victor An-tonesco, a dit (à M.Deibos, sans doute), que l’intégrité territoriale des pays du sud-est de l’Europe est d’un intérêt vital pour la France.Hier, M.Deibos, qui effectue un voyage ayant pour but le raffermissement des alliances de la France dans l’est européen, a eu des entretiens avec le roi Carol, avec le premier ministre Tataresco et avec M.Antonesco.Funérailles du Or Pinault A l'église Saint-Jacques Ce matin ont eu lieu à l’église Saint-Jacques les funérailles du ; docteur Joseph-Alfred Pinault, pro-1 fesseur titulaire de prothèse à la Faculté de chirurgie dentaire de l’Université de Montréal.M.Maximilien Lacombe, P.S.S., curé de la paroisse a fait la levée du corps, M.l’abbé Georges Deni-ger, aumônier des étudiants a chanté le service assisté de M.A.Beau-lac, P.S.S.et de M.A.Deschênes, P.S.S., comme diacre et sous-dia-| cre.Les .porteurs d’honneur étaient MM.les docteurs Eudore Oubeau, doyen de la Faculté dentaire, Ernest Charron, secrétaire; Théo Cô-i té, Paul Geoffrion, Henri Lanthier, J.A.Beaudoin, Alcide Thibodeau, Louis Era ne h ère, tous titulaires à la Faculté dentaire.Manchester, 9.— (S.P.C.-Havas).Le correspondant diplomatique du Manchester Guardian annonce que la prochaine étaipe de la politique étrangère de Berlin consistera en une nouvelle campagne pour unir l’Autriche à l’Allemagne.La Grande-Bretagne et la France, explique-t-il, ayant consenti au moins à étudier les revendications de l’Allemagne en matière rte colonies, Berlin laissera la question coloniale de côté pour un certain temps.Berlin concentre maintenant son at- Ordre de rendre Nankin Avant demain midi Changhaï, 9.(S.P.A.) — Le général Matsoui, commandant des forces japonaises de la région Changhaï-Nankin, a sommé le commandant des forces chinoises, le général Tang Seng Tchi, de rendre Nankin avant vendredi midi (11 heures ce soir), sous peine d’attirer à cette ville les “horreurs de la guerre”.Un aviateur japonais a lancé à Nankin une communication disant que renoncer à résister, ce sera épargner la ville, ses trésors historiques, ses beautés naturelles.L’agence Doméi annonce que des aviateurs ont vu des chars d’assaut japonais entrer à Nankin par la porte du sud-est.Un porte-parole de l’élément japonais dit que la prise de la ville s’effectuera dans moins de 24 heures.M*#*****#*##-#######*#*#*?« *• Cartes de souhaits | t 4 # 4 ?!» 4-4 4 4' 4> * 4* 4 4' 4» *• 4 -4-4 4» 4 4- « Sujets canadiens (D'êprèi Edmond-J.Massicotte) La bénédiction paternelle Le retour de la messe de minuit l.a visite du Jour de l’An Les sucres: (D'après Henri Julien) Repas de Noël Nuit de Noël au Canada portant des voeux imprimés pour Noël et le lour de l'An cartes dans une boite, .30s franco.?1 (D'après Henri Julien) A le tienne vieux! Les sucres Le fumeur au coin du feu Retour de la messe La Débâcle portant des voeux imprimés pour Noël et le |our de l’An — 5 su- i jets, reproduction en noir-carnet, .059 l’unité.Service de Librairie du "Devoir" 430 Notre-Dame est.Montréal.?¦J* 4P > ¦P ¦P ‘P V.» «3 még AlfNDRBB 9.25 p.m.— Goda Admi-R* asr>.G8C.GSB „ an».tsburO ~ il 30 p m.— DX Club ri Rame, 486 m., 6.14 még.CKAC 411 mètre* — 7J« kilocycle* .SOMMAIRE JEUDI, 9 DECEMBRE 1937 CBF — 910 kilocycles — 3Ï9.7 mètre# 4.00 La Symphonie Faust, de Franz Liszt, (disques nhonographlquesi.5 00 Le disque pour tous 5.15 Chronique parlée sur le» programme» de la soirée 5.20 Le disque pour tous 5 30 jo»é Deiaquerrtére.ténor 5.45 Cote» de la Bourse de Montréal 6 00 L'heure exacte 6 00 Les beaux disque».6.30 L'heure mauve aver- Marcelle Rouet.| soprano.Charte* Hutchins, barvton et un orchestre sous 1» direction de ! Howard Fogg 7 00 Le» pastille» Valda.7.15 Jules et Gaston, chanteurs.7 30 L'heure exacte.7 30 Radio-Journal 7.35 Charlotte Cooke, planiste 7 45 Chronique eportlve.par Roland Beau-dry.8.00 Lucille Tremblay, nlantete.815 La chorale de l'école Ixn-d Selkirk, de Winnipeg.Chant», en françkU- 8.30 Le quatuor k corde» Tudor.9 00 L'heure exacte.9 00 Le théAtre radiophonique Lambert.9 30 La Petite Symphonie de Radio-Canada à Montréal.Soliste, Fleurette Beanrhamp.planiste.10JO Mademoiselle au piano: Olga Lieber.planiste.10.45 L'heure exacte.10 45 Rodlo-Journal.11 00 Musique de danse 11 30 L'orchestre de Jimmy Dorsey.12 00 LL'orchestre de Jerry Blaliw 12.30 LL’oreheetre d'Barl Hlnes.7.15 Mélodies rythmée».7.25 Rom maire 7.30 Pot-pourri matinal.8.00 Aubade.8.15 Les nouvelle».a 30 Chanson* françal*e» 9.00 Metropolitan Parade 9.15 8on» of the plonee»».9 30 Jovette Bernier P 45 Bonjour madame 10 00 Mélodie» exquise».10.15 Radio-cinéma-revu*.10.30 Heure de la gaieté.! 10.45 L'art de la draperie 11.00 Bcoutee-vous.madame?11.15 Symphonette , 11 30 Btg Sl«ter.11.48 Musique de danse.I 12.00 Programme service rapide.; 12 45 Tabatière musicale.1 00 Musique de concert.1.15 Mercuriale de» produits laitier».1 17 Température.1 18 Nouvelle» 1 30 Le monde féminin.2 00 Le Trio Mignon.2.15 La rue principale.2.30 Chansonnettes française».2 45 Cipeule» mélodique».3.00 Balle de concert Columbia.3.30 Musique légère.3.45 Lyn Murray * Four Clubmen.4 00 Between the bookends.4 15 Music from the Gold Coast.4.30 Demièrer nouveautés populaire#.4.45 Musique d'orgue.8.00 Lee événement» sociaux.5 15 Citant et musique 5.30 Arthur Romano et »nn saxophone.5.45 Le progranunr du foyer.8.15 L'Heure récréative.6.30 Nouvelle» 6.35 Four Star».8 45 Mélodie* française».7 00 Lee trois secret» 7.1J 1* curé de village 7.30 Chansonnette» »t L'ORGUE A TUYAUX LINDSAY UN CONSEIL AUX EGLISES ET AUX INSTITUTIONS OU MANQUE LA BELLE MUSIQUE D'ORGUE.* Pourquoi ne feriez-vous pas installer un orgue pour Noel?Vous serez étonnés du peu de frais que cela comporte.Le petit orgue à tuyaux Lmdsay, à cause précisément de son faible coût, a rendu cette acquisition facile pour maintes églises Demandez par lettre des renseignements complets et donnez les dimensions de l'édifice L'on vous enverra, sans que cela vous oblige en rien, les devis et les prix.Nous pourrons aussi vous faire des conditions de paiement à votre convenance.*% i k Ia jKT-YiK J.-A.HEBERT, président et gérant général.1M2 rue St«-C*therine Ouest (Juste A l'ouest d» Peel) 580 rue Ste-C*therine Est (Angle Ht-Huhert) MONTREAL 6885 rue St-Hubert Prêt Bélanger l 4232 rue Wellington Verdun INVENTIONS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant des Brevet», marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université, Montréal Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant des Brevets, marques do commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université, Montréal ENCADREURS Wisintainer & Fils 908 BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadre» — Miroirs Réparation de cadre» et miroirs LAnc.2264* IMPORTATEURS COMPTABLES Anderson & Vallquette Complables-Vérificateurs J.-Charles Anderson.L.I.C.Jean Vallquette.L.S.C., C.A., L.I.C.Roméo Carle, L.S.C., C.A.A.Dagenais.L8.C., C.A.84, Notre-Dame ouext - LA.2412 Si vous voyagez.adresses-tout au SERVICE DES VOYAGES, LE "DEVOIR".Billet* émi* pour tou* le* pays au tarif de* compagnie* de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtel*, assurance* bagages et accidents, cheques de voyages, passeports, etc.Telephone»: BEIair 336IA J.-A.BERNIER Fondée en 1892 C.X.Tranchemontagne CIE IMPORTATEURS Tissu» et toile» pour communauté» religieuses.459.St-Sulpiea - Tél.LA.1344 MEUBLES LE VIVOIR MODERNE (O.Baillorgeon, prés.) 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réalisé pratiquement par des travaux entrepris bûli à l’avance et des préparatifs de tout genre.Seul, cet idéal pouvait susciter chez les acheteurs et les vendeurs un si noble, un si bel enthousiasme.Les directeurs de l’hôtel Queen firent très large leur part en mettant gracieusement à la disposition de l’oeuvre, pour la circonstance, le beau salon espagnol de l’hôtel; vu l’affluence des visiteurs, les dames de l’organisation eurent aussi l’usage des salons attenants.Les daines patronnesses apprécient hautement ce geste charitable et remercient vivement les directeurs de l’hotel et tout particulièrement leur distingué président, M.Adélard Raymond.Merci du fond du coeur aux journaux de Montréal, qui nous ouvrirent leurs colonnes, avec tant de sympathie, sans se lasser, dans le but, également, d’aider les pauvres.A quels besoins les plus urgents de l’oeuvre iront ces belles aumônes?En premier lieu, elles défraieront les dépenses de ‘TEcole des Enfants épileptiques”, section “arts et métiers”.(Fournitures de classe aux écoliers nécessiteux, billets de tramways, nourriture, frais du service social organisé pour les deux écoles, celle de Chambly-Bas-sin, (40 élèves pensionnaires), et celle de Montréal (21 élèves externes).Ces mêmes recettes se convertissent en dons de vêtements chauds, sous-vêtements, chaussures et autres cadeaux pratiques pour les protégés de l’association, petits et grands.L’oeuvre fit diligence dans l’emploi de ses deniers, puisque huit jours après la vente de charité, elle organisait une fête pour les grands garçons de son école professionnelle.à l’issue d’une assemblée générale ai^ cours de laquelle lecture fut donnée du rapport détaillé des recettes encaissées.Celle jolie fêle., organisée par Mmes E.E.Cummings, Albert-P.Dorais, J.-A.Lemieux, réunissait les dames pa-tronnes.ses de l’oeuvre, les professeurs de l’école, les élèves.Grâce au bienveillant concours d’artistes dévoués, (Mmes Alexandre Brassard^ Corinne de Guise, M.Fernand Dorais), un beau programme de chant et de violon fut exécuté.Les vingt élèves de l’écote professionnelle reçurent ensuite des cadeaux utiles et fort appréciés au début de la saison rigoureuse: chaussettes, routards, sous-vêtements, chandails, mouchoirs, cravates, effets classiques, le tout agrémenté de friandises.Un excellent goûter servi aux élèves, le thé gracieusement offert aux personnes présentes, clôtura cette journée fort réussie, belle page aux annules de l’oeuvre, puisque sa devise y fut matérialisée: ensoleiller leur vie”.La direction de l’oeuvre réitère ses remerciements sincères à tous ses amis, à ses collaborateurs dévoués et espère que leur patronage et leur appui se continueront poulies entreprises charitables de l’avenir.Dons spéciaux et noms des gagnants , Aquarelle de prix: Mme Etienne Crevier, 3531, avenue Van Morne; berceau: M.Marcel Raymond, 505, chemin Ste-Catherine; bouteille de parfum: Mme Albéric Marin, 1469, rue Drummond; chat: Mlle Marie-Marthe Gravel, 3570, avenue McTa-vi.sh; chat: Mlle Suzanne Matthieu, 26, avenue Maplewood; chapeau de prix: Mlle Toupin, rue Sherbrooke; chapelet de cristal et d’argent: Mme H.Noiseux, 3759, ave.Vendôme; coffret de toilette: Mlle l.Wayland, rue Sherbrooke; épagneul: Mme Robinson, 4114, ave.Western; horloge: Mite I.Joubert, 48, rue Joyce; nappe: Mme Jean Panet-Raymond, 64, ave.Nelson; nécessaire de toilette: Mlle Annie Martin, 4114, ave.Western; ours en peluche: Mme F.Suzor, 5447, rue S.-Urbain; panier de provisions: Mlle Gisèle Content, 229, ru’ Sherbrooke est; panier artistique; en “tire”: Sr Damien de Marie, pensionnat des Rvdes SS.des SS.NN.de Jésus et Marie, Outremont; poupée: Mile Gabrielle Gagnier, 4279, rue Saint-Hubert; poupee et trousseau: Mme Ludger Boyer, 192, rue du Couvent, S.-Laurent; poupée et trousseau: Mme Georges Cousineau, 4153, blvd Gouin O.; robe de tricot (petite) : Mlle Rose Granger, 4114, ave.Western; table à cartes et chaises: M.J.-V.Desaul-niers, 55, rue S.-Jacques O.; toile de Rita Mount: Dr Eugène Gar-ceau, hôpital Saint-Luc.Association des gardes-malades enregistrées de la province de Québec Les gardes-malades inscrites aux examens de l’Association des Gardes-Malades Enregistrées de la province de Québec, qui ont eu lieu en octobre dernier, étaient au nombre de 136 graudées de 14 écoles.Vingt-cinq n’ont pas réussi, mais ont le droit de reprendre les examens en avril prochain.Nous donnons ici la lisle de celles qui sont autorisées à se servir du titre de “garde-malade enregistrée”.Ce sont Mlles Bavly, Lois Mary, Bel-vin, Frances.Bennett, Elaine G., Bienvenue, Aline, Black, H.Isobel, LES ADOLESCENTES ET U MODE Dimanche matin le 13 décembre à S h.45 à r»c»démle Salnte-Aneeteete, 155 Boul Selnt-Joeeph est, mure Heu la récollec-tlon mensuelle prêchée par le R.P.Emile Penult.C.S.O.Cordiales et particulières Invitation* aux anciennes amlcallstee et membres des cercles d'études des Sainte-Anne.Couvent de Mo rie-Répara trice 1025 Blvd Mont-Royal Les membres de 1 Association de la Bee Vierge Marle-Répa-ratrloe, sont priés de prendre part à la réunion qui aura lieu dan* notre chapelle.le 12 décembre à 4 h 15.Il y aura sermon par M.l'abbé Lacombe, et Salut solennel du Trée Saint-Sacrement.Le 14 décembre un messe de Requiem sera célébrée A 7 h.pour les membres défuta da 1 Association.Gardes-Mo Iodes de Notre-Dame L’assemblée mensuelle de décembre, txmr les gardes-malades graduées de l’Hô-pltal Notre-Dame, est contremandèe à la faveur du cours de Mlle Deiand.i LAIT-CREME-BEURRE-CREME GLACEE LAIT et CREME, MONTREAL 4101 Notre-Dame Est - AM 2171 Bothwell, Doreene, Brien, Rose-AL ba, Brook, Ruth ï„ Bryden, Ann Ross, Bullock, Marion W„ Burges., Doris M., Cameron, Janet M., Campbell, Margaret J., Campbell, Martha B., Carrier, Marie-Olive, Carson, Margot P., Clunie, A.Kathleen, Connor, Patricia M., Conyers, Ruth L., Cotton, Dorothy B., Cornish, Elaine M., Cox, Pauline, de Wit, Marie Thérèse, Downey, Lorenda J., Drew, Phyllis M., Dufault, Gabrielle, Dunn, Gladys M., Eddy, G.Elva, Edwards, Norma L., Elliot, Jean W., FitzGerald, Geraldine, Fortier, Suzanne, Fritz, Constance, Fuller, Thelma H., Fulton, Reta M., Gibson, Katharine B., Giguère, Laura, Gutteridge, Olive C., Harvev, Eleanor, Harvie, Ina M.Hawlev.E.Patricia.Hewson, Ella Mae, Hudson, Anna H., Inkster, Bessie G., Johnston, Gwendoline, Jones, Amelia, Jones, Olive C., Kelly, Madeline M„ Kerr, Elizabeth, Ring, Miriam, Lake, P.Louise, La-londe, Bibiane, Lane, Mary Isabel.Lavallée, Alexandra, Leroux, Ida, Lessard, Ethel H., Libby, Cynthia, Lindsay, Agnes W., Lord, Bertha.Lusby, Gwendolyn, MacDonald, Margaret H., MacDonald, Margaret M., MacDonald, Mary E., Maclver, Christeen, MacLean, Beta M., Mac-Pherson, Mary, McKell, Luella A., McKenna, Blanche, Mandigo, Beryl A., Marchant, Annie, Marshall, Carmel M., Matheson, Laura E., Moore, Rose C.Morey, Manorie, Moris, Miriam, Moyse, Àdele V., Oulton, Kathleen, Paterson, Muriel G., Patterson.Mrs.H.E., Pearle, Stella M., Phil-pott, Caroline, Post, Annette I„ Rhu-land, Margaret B., Robertson, Maria M., Robinson, Enid A., Shackleton, Ruth E., Sharpe, Louise L„ Short.Isabel, Sims, Felicie, Smith, Pauline, Snider, Isabel L., Soeur Cécile de Jésus, Soeur Jeannette Manseau, Soeur Ste-Clarisse, Soeur St-Fran-cois de Sales, Sproul, Rheba L.E., Swettapple, Olive, Tracey-Gould, May E., Trottier, Bibiane, Tuttle, Muriel J., Vardy, Gertrude V., Vow-les, Margaret R., Ward, Evelyn F., Watson, Elizabeth, Wilson, Doris E., Withers, Eunice, Witzell, Stella M., Wolfe, Catherine M., Wright, Elaine S., Young, Annie A,, Younge.Mary C.____ Hommage à une musicienne Mlle Eugénie Remington, professeur et organiste à l’église Saint-Irénée de Montréal, a été l’objet d’une belle fête à l’occasion d» l'anniversaire de ses vingt-cinq années de services comme titulaire des orgues de la paroisse, La fête débuta par une grand’-messe sous la direction du notaire L.-D.Clément, maître de chapelle, A l’issue de la messe, une gerbe de fleurs a été présentée à Mlle Remington par M.Yves Laurent, président de la petite maîtrise, M.le curé H.Bellerose est venu saluer l’héroïne de la fête et lui présenter au nom de tous un joli souvenir.M.J.-A.Bourbeaii, président de la chorale, remercia M.le curé, les marguilliers et les membres de la chorale.Mlle Remington prit aussi la parole pour exprimer ses remerciements._______ _________ La bonne cuisine HUITRES AU FOUR A LA MODE MEXICAINE 1-2 tasse de ketchup aux tomates Heinz 1 c.à thé de sauce Worcestershire Heinz 1-2 c.à thé de sel 1 pincée de poivre 1 pinte de grosses huîtres 1-2 tasse de fromage canadien râpé 1 c.à soupe de beurre Véritables concombres salés Heinz (Dill).Ajoutez au Ketchup la sauce Worcestershire, le sel et le poivre.-Placez les huîtres dans un plat-casserole ou autre ayant été beurré, recouvrez-les du mélange de ketchup, saupoudrez de fromage râpé et placez des petits morceaux de beurre sur le dessus.Faites cuire au four modéré (350o F.) jusqu'à ce que le fromage soit fondu et que les huîtres se recoquillent.Servez très chaud avec de grosses tranches de concombres salés.DINDE ET OLIVES A LA CREME 4 c.à soupe de beurre 4 c.à soupe de farine 2 tasses de lait ou de crème 3-4 c.à thé de sel 1 pincée de poivre 2 tasses de dinde ou de poulet froid 1 c.à thé de persil haché 1-4 tasse d’olives espagnoles farcies Heinz, coupées en tranches 1 jaune d’oeuf battu Pain grillé beurré ou biscuits au soda beurrés.Faites fondre !e beurre dans une casserole, mettez-y la farine et mélangez bien.Ajoutez le lait ou la crème, le sel et le poivre, puis continuez la cuisson, en remuant constamment, jusqu’à consistance épaisse.Ajoutez la dinde ou le poulet, le persil et les olives.Ajoutez le jaune d’oeuf bien battu.Servez sur des branches de pain grillé ou sur des biscuits au soda croustillants et beurrés.____ Si vous voyagez.sdrettes-vous «u SERVICE DES VOYAGES, LE “DEVOIR ”.Billets émis pour tous les pays au tarif des compagnies de psquebots, chemins de for, autobus, sussi hôtels, sssurances bagages ot accidents, chèques de voyages, passeports.Institut Pédagogique 4873 avenue Westmount COURS DE PEDAGOGIE M.l’abbé A.Forget donnera samedi matin, 11 décembre, à 9 h 30 une conférence pédagogique sur 1 enseignement de la langue maternelle.Cette classe sera suivie d’une '«S?” de logique par M.i’abbé E hilion, P.S.S.Toutes les institutrices, religieuses et laïques, sont cordialement invitées à ces cours.M.Auguste Descarries à la Société d'étude et de conférences M.Auguste Descarries, prix d’Europe 1921, pianiste compositeur et vice-président de l’Académie de Musique de Québec, fera une causerie musicale sous les auspices de la Société d’Etude et de Conférences, mardi le 14 décembre, à 3h.j ,ia5ns,H- sa,on Prince de Galles de 1 hôtel Windsor.Cette conférence est intitulée “Leur Message"’.Elle sera illustrée au piano par des pièces de Duphly.Marais, Daquin, üandrieu, Couperin et Rameau.M.Descarries démontrera ce que les modernes doivent aux maîtres anciens et à la fin de son exposé, il interprétera des oeuvres de Debussy et de Fauré.Les personnes qui ne font pas partie de la Société d’Etude jieu-vent se procurer des billets à l’entrée de la salle.Bal historique au Château de Ramezay Offrez-lul une MALLETTE GARNIE Celles-ci sont à prix vraiment exceptionnel! Jolies, durables, couvertes en Fabrikoïd fantaisie, noires ou brunes.Contenant: miroir, brosse, peigne, 2 flacons à lotion et 2 pots à crème.Tel qu'illustré—• né- CZfS cessaire de toilette en "Enameloïd" de uOw différentes teintes.Doublure de rayon, 3 pochettes.Environ 21" x 13" x 6/2".Autres mallettes garnies 7.95 à 125.00 ValUerie, au «Ixlèm*.
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