Le devoir, 12 mai 1938, jeudi 12 mai 1938
Montréal, jaadi 12 mai 193S tl O ACTION IT ADMINISTRATION 410 KT, NOTRi-DAMI MONTREAL TOUS LIS SIRVICIS TELEPHONE : BEI«ir 5H1* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : .BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR VOLUME XX W - Ha T10 DiractMir-sEraiil : Caorga» PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «n ckaf t Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 eA.'' " ' ne “ aucune autorité à la Rowel ’ourquoi nous n’allons pas tout droit chez le diable.[eux mots sur le jeu des forces qui s'exercent dans le silence et l'obscurité — L'apparent démenti que donne à des plaintes cependant justifiées la vie courante — La leçon d'un cinquantenaire Pourquoi nous n’allons pat tout droit chez U diable.Cette formule d’allure peu solennelle, nous en convenons.pose tout de même un problème sur lequel il vaut peine, quand l’occasion s’y prête, de réfléchir un moment.Car, à chaque génération, nous entendons des plaintes t des lamentations, la plupart du temps justifiées.Nous l'avons qu’à regarder autour de nous pour être effrayés !e tant de faiblesses, de tant de fautes d’omission et de ommission, patentes pour tous.Et nous ne parlons point des hommes politiques qui, [e génération en génération, se dénoncent mutuellement omme des imbéciles, quand ce n’est pas comme d’affreu-es fripouilles.Pourtant, en dépit de tout, et malgré de lamentables bettes, nous continuons de vivre, et même de marcher de l’avant.De 1763 à 1938, la route est marquée d’assez lensibles succès.Les hommes politiques eux-mêmes, quoi gu’ils aient pu dire, n’ont pas fait que du mal.Ils ont |difié une oeuvre.?* » D’où vient le contraste entre ces plaintes, ces pénibles onstatations, si souvent justifiées, et ce résultat d’ensem->le.qui paraît les démentir?Tout simplement du fait que ce sont les bobos qui tous frappent et les déficits; du fait que les uns et les luttes nous masquent le jeu de forces puissantes et qui, ralgré tout, maintiennent et assurent notre vie.En dehors de ceux qui tiennent l’affiche, qui crient très fort, qui nous scandalisent, il y en a tout de même une [nultitude d’autres, qui travaillent sans bruit, qui ajoutent notre capital.Pour expliquer que nous n’allions pas tout droit chez |e diable, il faut tenir compte de ces forces puissantes, mais lui s’exercent dans le silence et l’obscurité.Sans cela, notre histoire serait inexplicable.* * * Il faut apprendre à suivre le jeu de ces forces.Leur ¦ connaissance nous incitera à un sain optimisme.En nous acontant ces jours-ci l’histoire du Saguenay, notre camarade Benoist illustre bien cette leçon.Il montre comment les inconnus ou presque, sans qu’on le sache beaucoup à ’extérieur, ont, en moins d’un siècle, bâti un pays deux :ois plus populeux que ne l’était la Nouvelle-France de 1763.Nous retrouvons sur tous les points du continent des faits semblables.Hier encore, dans l’intimité de la conver-iation.un homme comme M.Emile Lauvrière confessait— >t l’on sait pourtant qu’il a suivi d’assez près ces choses — ^que l'effort réalisé en Louisiane par les Acadiens avait été pour lui une heureuse révélation.Tous ceux qui ont visité les centres franco-américains :n rapportent des constatations analogues.* * * Il faut penser à ces forces obscures, aux possibilités qu’elles nous réservent, pour n’être pas tenté de céder au découragement.Il faut y penser pour deviner derrière certains éclats de surface les réalités profondes de notre vie collective.Hélas! Cette pensée n'incite pas qu’à l’optimisme.Nous Isouffrons de maux beaucoup plus dangereux que ceux |dont nous nous effrayons le plus, souvent.La comparaison est devenue classique: on est justement épouvanté par l’effroyable spectacle de la mort, en un accident, de dix ou vingt enfants.Nous sommes beaucoup moins frappés des conditions qui, chaque année, acheminent prématurément vers le cimetière des centaines et des centaines de petits.Et nous pensons encore moins aux conditions qui retardent les mariages, qui inclinent à la limitation des naissances, qui diminuent tragiquement ainsi les forces futures de la nation.Règle générale aussi, et c’est une erreur formidable, nous pensons beaucoup moins aux détériorations intellectuelles et morales que subit notre peuple, qu’à certains accidents physiques, plus facilement répétables pour le spectateur distrait.D’où cette très simple conclusion que nous devrions fahe un grand effort pour deviner les réalités essentielles, — puis, pour agir en conséquence.* * ¥ Mais d’où viennent ce matin ces réflexions, qui paraissent un peu étrangères à l’actualité courante?D’un fait qui illustre singulièrement, lui aussi, la puissance des forces auxquelles nous ne pensons guère et qui, cependant, collaborent de si efficace façon au maintien de la vie nationale.Les anciens élèves des Frères de Saint-Gabriel et leurs! amis célébreront dimanche, avec les autorités religieuses et civiles, le cinquantenaire de l’arrivée chez nous de cette congrégation religieuse.Voici un demi-siècle, quand débarquèrent ici les six premiers Frères de Saint-Gabriel, l’événement ne fit pas grand bruit, — beaucoup moins sûrement qu’un vol avec effraction, beaucoup moins qu’un drame quelconque, auquel personne ne pense plus, mais qni, dans le temps, passionna des milliers de gens.Depuis, les Frères de Saint-Gabriel n’ont guère occupé la chronique.Ils n’ont pas tenu l’affiche dans les journaux.Ils ont paru se terrer dans leurs modestes maisons.Mais ils ont travaillé.Us ont fait du recrutement.Ils ont établi des maisons de formation.Ils ont pris la direction d’écoles importantes.On leur a confié une maison d’Angleterre.Ils ont des représentants jusqu’en Malaisie.Des milliers de Canadiens, avec une filiale piété, les appellent leurs maîtres, et la fécondité de leur action ne fera que grandir avec le temps.Leur histoire, plus ou moins, n’est que celle de tant d’autres congrégations, auxquelles nous devons une si profonde gratitude.Sur un autre plan, cette histoire est celle des familles qui poursuivent 'humblement, tenacement, leur effort à travers les siècles, sans que personne ne le remarque beaucoup.Car cet effort, c’est la règle, c’est l’habitude, et ce qui frappe, c’est le désordre, c’est l’accident.* $ * Et voilà par quel jeu de forces à demi oubliées, et qui s’appuient sur la plus haute des forces, la Force divine; voilà pourquoi, en dépit de tout, nous n’allons pas tout droit chez le diable.Il n’était peut-être pas mauvais de rappeler brièvement cette vérité première, et qui donne le vol à de si hautes espérances.Orner HEROUX K] ah , une menace véritable de la part de .’actualité » C’est ce tout petit mot de la tante française, encore plus court en ifjlais, que le Dr Hugo Eckener s’est \it répondre par M.lakes, se.c.rètai-> de l’Intérieur du pays voisin.Le r Eckener, au nom de l’Allemagne, ait venu personnellement supplier s Etats-Unis de lui fournir un peu hélium pour gonfler — et il préci-dt — le LZ-130.On le sait, le Dr ckener est un pionnier du trans-ort aérien par dirigeables.Ses per-trmances passées dans ce domaine >nt honneur à l’habileté et an génie lemands; il est vraiment regretta-le que les expériences d’un Graf-pppelin ou d'un Hindenburg ne uissent se poursuivre avec le LZ-30.Vu la rareté de l’hélium dans le tonde et par conséquent le prix que acheteur doit y mettre pour se le rocurer, l’on sera tout à fait surpris e la tournure des événements.Unie Sam aurait-il perdu par hasard m sens des affaires?Car enfin, talgré toutes les formes et les eu-hémismes qu’un Allemand a pu y lettre — le Dr Eckener en est sans otite capable quand il est envoi/é n mission diplomatico-commercia-i— il n’a certes pas débarqué en 'rre d’Amérique les poches vides, urietix tout de même.En fout cas, le gouvernement du •oisième Reich peut dormir trau-uille, la conscience en paix.En onfiant cette demande au Dr Ecke-er, il ne pouvait choisir meilleur omme.Personne n’était suscepti-le de plaider une cause avec plus "ardeur.S’il a échoué, qui donc n Allemagne pourrait fléchir le otwernement des Etats-l'nis?Je fais du sentiment et quelqu’un •ourra peut-être me répondre avec aisnn: le Dr Eckener lui-même, tais lesté de quelques milliers de ollars de plus.L’argument américain, présenté our motiver ce refus et selon lequel Allemagne pourrait se servir de eppeliris pour faire la guerre, ne 'on?pas cher, croyons-nous.Avec e perfectionnement des aidons, qui lonc sérieusement pourrait croire ù ces gigantesques cibles dans le ciel?De 'toute façon, d’après les réus-sites allemandes, il semble que le ____________________________ qu i moyen des “plus lourds que l air Les plus grands avions ne vaudront probablement jamais, pour l’espace disponible et par consequent le confort des voyageurs, le dirigeable.Ce dernier, gonflé à thêlium, ne devrait pas être plus dangereux à faire évoluer que les clippers modernes.S'liant an facteur vitesse, c’est un lément éminemment instable; il peut s’améliorer pour ce qui regarde les dirigeables.Souhaitons que Washington se laisse fléchir et qu’à nouveau le Dr Eckener puisse venir froisser les nuages d'Amérique à bord du LZ-130.L’avenir du transport par dirigeables en dépend peut-être.M.H.Bloc-notes Ni critique, ni réserves?On ne trouve pas dans le Journal d’Ottawa, qui proteste si vigoureusement contre les limites raisonnables imposées à la liberté de parole dans la province de Québec, pour ce qui est de la propagande communiste, la dénonciation de l’attitude prise par M.King aux Communes, avant-nier, alors qu’il s’y prononça dans le sens de Tommy Church, désireux de faire imposer silence aux commentateurs à la radio qui font des réserves sur la politique étrangère de l’Angleterre.“Je suis d’avis que Radto-Ca-nada devrait montrer la même réserve que le parlement, qui évite de débattre de ce temps-cf les actes des parlements des autres pays et même d’y faire allusion en cette Chambre.La British Broadcasting Corporation agit avec discernement et prudence, quand elle refuse d’irradier des critiques susceptibles d’embaiTssser le gouvernement de Londres”, a dit entre au- tres choses M.King, faisant entendre que Radio-Canada devrait suivre pareille tactique.Le Journal avait belle occasion d’écrire un article à sa manière, intitulé: This Happened in Ottawa, et de rééditer ses clichés de ces mois-ci sur le Free Speech, assimilant sans doute M.King à M.Duplessis.Le Droit le note judicieusement en ces termes: ’’Chaque semaine des commentateurs de nouvelles étrangères parlent sur le réseau national.Si on leur défend de critiquer la politique étrangère de la Grande-Bretagne ou d’une nation amie, ils devront abandonner celle partie intéressante de la nouvelle mondiale; ou, s’ils en parlent, ils n’auront d’autre alternative que de faire l’éloge de la politique étrangère de Londres ou des nations amies.Avec le nouveau règlement que M.King laisse entrevoir, Radio-Canada, lorsqu’il parlera de la politique étrangère de l’Angleterre ou d’une nation amie, devra s’en faire le panégyriste.Ce sera tomber dans la même erreur que nous reprochons à certains pays totalitaires”.En fait, s’il n’y a moyen que de louan-ger à Radio-Canada la politique étrangère de la France, de l’Angleterre, des Etats-Unis, voire de l’Italie, — car l’Italie, depuis la signature de l’accord de Rome, n’est-elle pas une nation amie de l’Angleterre, ou du moins ne peut-on prétendre avec quelque apparence de raison qu’elle l’est devenue?— autant admettre que la liberté de parole et d’appréciation n’existe plus du tout, du moins en cette matière, à la radio d’Etat.Dans ce cas, voilà un règlement qui irait autrement plus loin que la loi québécoise contre le propagande communiste.Car enfin, dit le Droit, “la politique étrangère d’un pays, après tout, est chose discutable.Le communisme, au contraire, est une doctrine essentiellement mauvaise”.Comme quoi le libéralisme teinté d’opportunisme impérialisant de M.King deviendrait en cette matière de radio de l’autocratie quasi tyrannique.Des députés de tous les” partis ont dénoncé hier à Ottawa l’attitude singulière de M.King, qui, pour une fois, s’est mis presque à la remorque du fantasque tommy Church, sous couleur d'éviter un danger imaginaire.On comprendrait à la rigueur qu’en temps de guerre il serait interdit de critiquer avec vi-lence les actes de tel ou tel gouvernement ami; et encore.Mais qu’aux temps présents il ne soit même plus permis de critiquer ou de commenter avec sincérité et un tant soit peu vivement, la politique étrangère de Londres, de Paris, de Washington, voire même de Rome, de Prague, voilà qui dépasse l’entendement.Pour une fois M.King, si prudent, si précautionneux, s’est mal orienté.Cela lui apprendra aussi à attacher quelque sérieux que ce soit aux funambulesques et tintamarresques déclarations de Tommy Church.Attendons-nous que le Journal d’Ottawa leur tombe dessus, à l’un et à l’autre, au nom de la liberté de parole.Et ce sera bien fait, cette fois.G.P.Sa premiere dent C’est dans un local modeste, très modeste même, presque nu, — comme il sied d’ailleurs à toute oeuvre naissante désintéressée, — que les fondateurs et directeurs de la Bibliothèque des Enfants ont tenu, hier soir, dans la paroisse de M.le curé Deslonçchamps, à la Nativité, leur premiere assemblée générale annuelle.Assemblée générale annuelle, cela peut sembler légèrement prétentieux lorsqu’il s’agit d’une société ou plutôt d’une oeuvre dont la trésorière peut résumer dans deux minutes à peine le bilan.Disons donc en termes plus simples que la Bibliothèque des Enfants vient de faire son examen de conscience annuel, examen qui est, en somme, une simple formalité, car la direction de la Bibliothèque a la conscience tellement pure qu’elle n’a pas à se pressurer les méninges poué retrouver les péchés mis en réserve ou même les peccadilles oubliées.Après un an d’exerefee financier (!) l’oeuvre de la Bibliothèque des Enfants — comme on le pourra voir dans une autre page du journal — sort indemne de l’aventure qu’elle a courue, ce qui ne veut pas dire qu’elle en sorte prospère.Chaque esprit tant soit peu solide admettra qu’il n’en peut être autrement.Il comprendra qu’une oeuvre aussi exceptionnelle que la Bibliothèque des Enfants, .établie dans des circonstançps aussi difficiles, ne peut espérer vivre sur son capital, encore moins sur ses intérêts.De capital elle n’a point; et son rêve le plus ambitieux est de pouvoir à la fin de l’année attacher les deux bouts.Pour cela elle peut compter uniquement sur ses amis, au rang desquels figurent en première place les administrateurs de la ville, qui, jusqu’ici, ont prouvé de façon pratique l’intérêt qu’ils prennent à cette oeuvre dont personne n’oserait nier l’utilité.La ville fait donc sa part; et cette part ajoutée aux dons particuliers et parfois obscurs a permis jusqu’ici à la Bibliothèque de faire ses frais.Malgré cela, comme le disait, hier soir, la présidente, Mme Pretty, la direction est toujours “aux abois”, parce que, ajoutait-elle, “nos chers petits enfants — toutes les bibliothécaires pourront vous le dire — dévorent les livres, dans tous les sens”.Il faut donc souvent réparer, remplacer même, les livres déchirés par des petits ongles trop avides, maculés par des pouces trop insistants.Aussi l’oeuvre de la Bibliothèque des Enfants compte-t-elle que ses amis de la première et de la deuxième heure lui continueront leur sympathie agissante et qu’ils feront aussi une saine propagande autour d’eux pour susciter aux tout-petits lecteurs de nouveaux amis qui aideront à maintenir l’oeuvre de la Bibliothèque soit par leurs sous criptions, soit par l’envoi de livres appropriés.Lucien D.Ottawa aurait dû commencer par consulter toutes les provinces Le gouvernement fédéral n'avait et il n'a pas le droit de faire enquête, de sa seule initiative, sur la situation des provinces - Celles-ci sont restées, depuis 1867, des Etats souverains, cans leur sphère propre-Ni la majorité des provinces, ni le gouvernement fédéral ne peuvent changer quoi que ce soit à la constitution; il faut l'accord unanime de toutes les parties au pacte de 1867 - Le Québec est contre toute centralisation de pouvoirs — Nécessité absolue d'une conférence de toutes les parties à la Confédération préalablement è tout projet d'amendement à la constitution Texte du mémoire officiel présenté à la Commission cet avant-midi par Mtre L.-E.Beaulieu, de la part du gouvernement du Québec QUEBEC, 12.— Voici le texte du mémoire présenté aujourd'hui devant la Commission Rowell, par Me Emery Beaulieu, au nom du gouvernement de la province de Québec : Me Emery Beaulieu Monsieur le président.Messieurs, Au nom du gouvernement de cette province, que j’ai l’honneur de représenter, je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue, et vous conviendrez sans doute que, dans cette province française et dans Ja vieille capitale de cette province, c’est en français que doivent vous être présentées les premières salutations officielles.Nous avons appris avec regret la maladie du président de cette Commission, l’honorable M.Rowell, et nous faisons des voeux pour son prompt rétablissement.Au président de la Commission, à celui qui le remplace et à chacun des membres de cette Commission, j’offre les hommages de la province.Québec ne reconnaît pat l'autorité de la Commission Monsieur le président, votre Commission a été nommée en vertu d’un arrêté ministériel émanant du gouvernement fédéral et vous avez été chargés, entre autre choses, “to examine the financial “position of the several governing “bodies, and to determine if effi-“cient government throughout the “country is feasible undqr the “present set of constitutional lim-“itations and, if not.to recommend “some form of reallocation of fin-“anclal opportunities and respon-“sibilities.” Le gouvernement de cette province se croit obligé de déclarer solennellement qu’il ne reconnaît pas au gouvernement fédéral le droit de conférer, de sa seule autorité, soit à une commission, soit à un individu, le droit de faire enquête sur la situation financière des gouvernements provinciaux.Sous l’empire de notre système fédératif, enaque province, dans la sphère qui lui est propre, constitue un Etat autonome, jouissant de toutes les prérogatives d’un Etat souverain et nullement assujetti au pouvoir fédéral.Le gouvernement fédéral ne peut pas plus s’arroger le droit d’enquêter, par 1 intermédiaire de ses préposés, sur la situation financière des provinces, que celles-ci pourraient enquêter sur la situation financière du pouvoir central.Reconnaître 1 autorité de votre Commission serait, en quelque sorte, reconnaître la suprématie de l’autorité fédérale dans des matières qui sont du domaine provincial et.malgré tout le respect qu’il éprouve pour les person-nés composant la Commission, le gouvernement de cette province croirait manquer à son devoir s il cru devoir se faire représenter à cette séance initiale, c’est qu’il n’a pas voulu manquer de courtoisie envers la Commission; c’est aussi parce que son silence aurait pu être considéré comme un acquiescement au principe qu’a posé le gouvernement fédéral, en confiant à une Cojumission nommée par lui seul la mission de faire inquête en vue d’amender l’acte fédératif de 1867.Centralisation Monsieur le Président, votre Commission a aussi été chargée “to ex-“press what in their opinion, sub-“ject to the retention of the dis|ri-"bution of legislative powers es-“sentinl to a proper carrying out "of the federal system in harmony ‘ with national needs and the pro-“motion of national unity, will best “effect a balanced relationship bet-“ween the financial powers and “the obligations and functions of “each governing body, and con-“duce to a more efficient, indepen-“dent and economical discharge of “governmental responsibilities in “Canada”.; Malgré le choix très habile des termes employés dans le décret de nomination, il est clair que le gouvernement du Canada entend invo cruer votre rapport, si vos conclu-siens s’y prêtent, pour introduire une mesure tendant à amender la constitution, dans le sens d’une centralisation de plus en plus accentuée.Ce but apparaît encore plus clairement, lorsqu’on réfère aux délibérations du comité spécial nommé en vertu de la résolution passée le 28 janvier 1935, par le parlement fédéral et qui avait pour mission “to study and report on “the best method by which the "British North Act may be amend-“ed so that while safeguarding the “existing rights of racial and reli-“gious minorities and legitimate “provincial claims to autonomy, “the Dominion Government may “be given adequate power to deal “effectively with urgent economic “problems which are essentially “national in scope.” Le gouvernement de cette province croit à propos d’exposer dès maintenant, d’une façon catégorique et définitive, sa manière de voir sur la possibilité d’amender l’Acte de la Confédération de 1867.Dans l’opinion du gouvernement de Québec, l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord est la ratification d’un pacte d’une nature nettement contractuelle.Il est puéril de rechercher si le pacte fédératif réunissait toutes les conditions requises pour ia validité des contrat» de droit civil.Les conventions entre Etats sont d’un autre ordre.Elles relèvent du droit public et non du droit privé.Ce qu’il y a de certain, c’est 3u’en 1867 un certain nombre ’Etats, appelés provinces, autonomes et souverains sous l’égide de la Couronne britannique, ayant décidé de se grouper ensemble, ont convenu de se former en une fédération et ont délibérément écarté le système d’une union législative, parce que ce syatèmç.avec la centralisation des pouvoirs qu’il comporte, n’offrait aucune garantie aux minorités.Pour donner naissance à cette fédération, les provinces ont consenti à céder à l’entité fédéra- (Suite à la page 2) M.King a-t-il eu tort de parler il l’a fait?M.Coldwell signale qu'il est juste de pouvoir critiquer la politique anglaise, à la radio ou ailleurs, car elle peut nous entraîner dans une guerre — Divers points de vue On s'accorde à croire que M.King est allé loin Le carnet du grincheux “Le gouvernement [d'Ottawa] ne veut pas et ne peut pas museler Radio-Canada” (titre du Canada).Ottawa pourrait peut-être requérir l’aide, dans son impuissance, du Procureur général de Québec.* ?* On recommande le renvoi des meneurs de grève d'étudiants de l'Ecole normale.Sanction sévère et sans doute méritée.Il reste un recours à la gent écolière; c’est elle, en effet, qui, bien avant l’artisanat, a inventé la gréva perlée.* * * Les Etats-Unis refusent de vendre de l’hélium au Reich.Cela amènera le führer à songer i aller le prendre.* * * Le député communiste anglais Gallagher est comme l’hélium — sauf que c’est le contraire.Le second ne peut sortir de la grande république et le premier n’y peut entrer.* * * Quand le greffier de la Chambre corrige dans un texte une faute de français, un organe ministériel accuse le gouvernement de Québec de manipuler les textes.Le premier texte, dit-il, n'evait ni “que” ni "ne”; et sa critique n’a ni qoeoe ni téta.» V V L'opposition, au consail municipal, versa llttéralament dans la peanuts politic*.La Grincheux tPar LEOPOLD RICHER) Ottawa, 12.— Les adversaires Vie la loi du cadenas traversent une science ou de posait quelque acte impliquant pa- * rnible crise de con reille reconnaissance.I igique.Ils mènent campagne con- L’étude de la structure financière f-c ]a j0i québécoise sous prétexte du pays et de ses parties constitu- , u’elle restreint la liberté de parole, lives, en vue de modifications pos- liberté de la presse.Voici main-siblcs, ne devait être entreprise j.nant qV1e M.Mackenzie King qu’après consultation et avec 1 as- (onseille fortement à Radio-Canada sentiment des provinces, reprèsen- f|e ijm|ter considérablement la tées par leur Législature resperti- j |)erj^ de parole des orateurs qui Cette province a toujours ete ,,iscutenf( à la radio, des questions V6 WVISV w - — prête et est encore prête à collaborer avec les autorités fédérales et provinciales, pour procurer une plus grande somme de bien-être a la population du pays.Mais elle ne peut pas consentir à sacrifier ses prérogatives de province autonome, même si elle y est invitee sous le prétexte de travailler au bien commun.Il semble nue le gouvernement central ait voulu donner l’impression d’une supériorité fédérale jusque dans le mode qu’il a employé pour constituer la présente Commission.Celle Commission qu il chargeait d’entrer en relations étroites avec les gouvernements provinciaux, c’est par simple décret ministériel qu’il l’a nommée.C’eût été plus conforme à ia dignité des provinces que ceux qu on leur déléguait fussent nommés par une loi du Parlement, après consultation avec les provinces.Pour ces raisons et prenant a notre compte une parole de l’honorable M.Hepburn, premier ministre d’Ontario, nous devons déclarer que le gouvernement de la ,f- -, ,- — - province de Qnébec ne comparait jj as nécessaire d’en dire davantage devant cette Commission, ni en qua- j our que la Société de Radio-Canada lité de demandeur, ni en qualité de idopte elle-même une ligne de con-défendeur; et qu’il n’entend être'fduite semblable à celle que tous les lié en aucune façon par les con- nembres de cette Chambre, je crois, elusions de voire rapport.«herchent à suivre dans leurs SI le gouvernement de Québec a discussions - On pourrait faire observer immédiatement qu’il y a une grande différence entre une discipline librement acceptée par les membres de la Chambre des Communes, et un ordre formel venant des autorités de Radio-Etat et devant s’appliquer aux personnes qui parlent à la radio.Cette discipline librement acceptée par les membres des Communes n’a pas d’ailleurs manqué de soulever des commentaires, pas tous favorables.Les députés ne se sont pas engagés à l’observer indéfiniment.Il pourra venir un jour où ils croiront de leur devoir de s’exprimer clairement sur les questions internationales et de critiquer la politique de telle ou telle nation amie.C’est dire que les députés conservent le droit de parole s’ils ne s’en.internationales.Ce qui est blanc {dans un cas peut-il être noir dans un autre?M.Church, qui avait soulevé la discussion mardi soir, défend-il la thèse de la liberlé de Fiarolc dans les seuls cas où cette iherté est favorable aux Intérêts impérialistes?Il faudrait tout de même s entendre sur les mots et I prévalent pas à tort et à travers, sur les idées qu ils représentent.| Mais si on renlève aux Conféren-M.Mackenzie KjiiR a déclaré ,.jer| ^ ]a ra(|i0i ce sera bel et lexluellement mardi soir (traduc- jiien un arte contrajre au grand Hon du Hansard) : “Si le» problè-, nr(ncipe de la liberti dt *aroltt mes sont si graves et si difficiles j rjncjpe qUe i»on invoque contre la à résoudre, c es dû en partie aux ] )t fiu c”denas> Comment peut-on perpétuelles diffusions par un (om]amner Ia ,oi q„ébécoise alors pays de ses commentaires sur les ( ue I>on demandc & restreindre la affa res intérieures d un autre pays.]SbertA de parole dans ]a discussion J estime que, le gouvernement (|es questions internationales?anglais a été bien inspiré de décla rer que, tout en voulant laisser la plus grande liberté possible à la radiodiffusion, il ne convient pa*.ni dans la Chambre ni ailleurs, d* (critiquer les affaires des pays étrangers, surtout quand les critiques formulées pourraient s’avérer (embarrassantes au gouvernement du jour.J’estime que j'ai raison de (parler ainsi; peut-être ne serait-il questions Troublant problème de logique., M.Beverley Baxter et M.John Bassett Des députés n’ont pas manqué de ________(Suite à la j>age 9) ^ En page 2: Au Royaume du Saguenay.- 'Terre fort malplaisan-te" ou l'erreur de Champlain, par Emile Benoist.D^-22^ C0^D 42^752 ^ LE DEVOIR, MONTREAL JEUDI 12 MAI 1938 YULUMt AAIA Sur la tombe ensanglantée 4e M.l'abbé Lapolne Cest avec mu frisson d’horreur que j’appris, par le Devoir, du 9 courant, ja disparition violente de M.l’abbé Lapalme, curé distingué de Notre-Dame de la Côte des Nei- £6 S.J’en demeure péniblement secoué comme par la mort d’un proche.' L’amitié de ce prêtre hautement cultivé, patriote ardent, éducateur éminent, m’honorait autant qu’elle me procurait de joie intellectuelle.Son livre courageux et rempli de légitimes aspirations: Pèlerinage à iecole de rang, m’avait tant impressionné que je ne pus résister au désir d’en connaître plus intimement l’auteur.Dès le premier contact, au presbytère de Ste-Clotilde, je fus frappé par l'intelligence vive, la vaste érudition du pédagogue amateur, excellent écrivain à la plume alerte et incisive, en même temps que charmant causeur.Je me souviendrai toujours de son magnifique bureau de travail dans sa belle demeure de la Cote des Neiges.Il contenait un véritable trésor, et combien inépuisable, de documentation pédagogique et scientifique de toute sorte, en meme temps qu’il offrait au visiteur le parfait modèle de la classifica-tion savante et du souci de 1 ordre le plus désirable.Quel esprit cultivé peut oublier Le Dialogue des Vivants et des Morts, mise au point énergique et vengeresse à des critiques souvent superficielles ou inconsidérées.On me taxera peut-être de naïveté, mais je le dis sans ambage, M.l’abbé Lapalme était à mes yeux un de nos pédagogues les plus avertis et le plus courageux de tous.Parmi les hésitations et les petits calculs qui paralysent tant de nos esprits les mieux cultivés, il a osé dire, sans ménagements inutiles, ce qu’un patriote éclairé a le droit de réclamer de la petite école, chargée, chez nous comme ailleurs, de combler les déficiences de la famille et de perpétuer notre culture etchnique qui est l’incomparable culture française, de sauvegarder les trésors inestimables de notre héritage.Nous n’avions pas, que je sache, péché par excès d’ideal, dans ce domaine, et nous méritions bien la belle leçon de fierté que nous donne Pèlerinage à l’Ecole de Rang.Au milieu d’une quiétude dangereuse et d’une satisfaction trop générale qui l’indignaient, il a paru comme un trouble-fête, uu idéaliste malcommode.Cependant le temps est en train de lui donner rapi-dement et pleinement raison.Emu jusqu’aux larmes devant sa dépouille mutilée, je m’incline sous la main mystérieuse de la divine Providence et je déplore, pour ma patrie, la perte d’une véritable valeur morale et intellectuelle.En pleine ardeur combative, malgré sa santé débile et ses soixante-huit ans, M.l’abbé Lapalme aurait rendu encore longtemps de grands services aux heures de réorganisation que doit connaître assez fréquemment un bon système scolaire.Sa parole ferme et franche comme une bonne lame aurait éclairé jusqu’à ceux qui se piquaient d’ignorer sa valeur.Comment ne pas retenir un mouvement d’épouvante, en le voyant uni dans la mort à ce neveu, jeune professeur réfléchi, pondéré, plein de belles promesses d’avenir, qui a si chèrement payé un moment d’oubli ou une simple distraction?Je ne puis voir fermer cette tombe ensanglantée sans m’agenouiller avec respect et prier longuement Dieu, toujours très bon, de nous donner en grand nombre des pasteurs, éducateurs de cette trempe et de cette qualité, des apôtres de la lignée des curés des âges héroïques, à l’àme éprise de culture profonde et plus soucieux de l’epa-nouissement de notre esprit catholique et français que de tout le reste.Educateurs, religieux et laïques, répondons comme lui à l’ordre du Divin Maître: “Allez enseigner.’’ Ensemble prions pour celui qu’un accident brutal impose davantage à nos esprits distraits, et qui fut un si magnifique exemple de zèle éclairé et de patriotisme véritable.A.H.TREMBLAY, LE.(Drummondville) Avis de décès SEGUIN — A Montréal, le 10 mai 1938, est décédée à 61 ans Imelda Legault, épouse de feu Philias Séguin.Funérailles le vendredi 13 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure no 115 rue St-Philip-de sa demeure, no 115 rue St-Philip-rendre à l’église St-Henri où le service sera célébré à 8 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE SAUVAIS — A Montréal, le J, & 79 ans 'ph-PhlUppe Beauvais, époux de ZAUa RODEUR— A Montréal, le 10.b 71 ans ‘orine Blondln, épouse de feu le Dr J.-ar Brodeur.HARBONNEAU — A Montréal, le 11, à ins, Herménégllde Ch&rbonneau, époux Itza Ste-Marle.U Y Or — A la Rlvlére-des-Prairlcs, la à 83 ans.Mme Jean-Marie Ouyot.UET — A Montréal, le 10, Mme Isala ît, née Adèle Bernier.AHAIE — A Montréal, le 10, b 37 an», ie René Lahale, née Rose-Alina Frété.ABEIXE — A Montréal, le 9.b 89 ans, élle Slcotte, veuve du brigadier A.-E.elle.AROOQUE — A Montréal, le 10.b 7S .Delphls Larocque, époux de feu Ern-Gladu.LASSE.— A Montréal, le 10, b 77 ans, rre-Alexajiclre Massé, époux en 1res as de Marie-Flore Mlclraud; en 2e», de le veuve'Donalda Lalonde.ARE — A St-Vlnocnt de Paul, le 9, b 64 , Georglanna Bastlen, épouse d'Alexan-Paré.ILON — A Montréal.le 9, b 63 ans, x Pilon, époux de Berthe Laflamme.EGUIN — A Montréal, le 10.b 81 an«, ie veuve P.Séguin, née Imelda Legault.ILLENEUVE — A Montréal, b 75 an», e Vltallen Villeneuve, née Hermine Va- 5NECAL — A Montréal, le B.b 78 an», e veuve Charles Senécal, née Mathilde éeal.IMELINI — A Montréal, le 10, b 45 an», t Amédêe Tlmellcl, née Albertlne Lé- Au Royaume du Soguenqy “Terre fort malplaisante'’ ou l’erreur de Champlain Le fondateur de Québec eut certainement tort de se laisser tromper par une première impression — Il a fallu deux siècles pour la corriger — Tadoussac dans le rôle de terminus océanique et de métropole — Messe avec moustiques La première impression que l’on que les trafiquants ont échangées a des gens, des lieux et des choses est parfois la bonne, voire la meilleure; il vaut mieux cependant ne pas s’y fier sans bénéfice d’inventaire, car également l’impression première se peut fonder sur Terreur.M.Samuel de Champlain lui-même, qui fut le fondateur de Québec, en conviendrait aujourd’hui, quant à ce qui concerne au moins Timpression qu’il eut du Saguenay.En 1603.Champlain arrive au Canada.Il est chargé de prendre complète connaissance du pays.Celui qui l’envoie, Aymar de Chaste, gouverneur de Dieppe, est l’héritier du monopole commercial de Pierre Chauvin dans un territoire “de cent lieues'seulement.au long de la rivière vers Tadossart”.De Chaste veut tirer parti de ce monopole mais il veut aussi coloniser le pays et Champlain a mandat de faire enquête en conséquence.Le 24 mai, Champlain est en rade de Tadoussac; le 27, à la Poin-te-aux-Alouettes, côté sud de l'embouchure du Saguenay, il signe avec les Montagnais, les Algonquins, les Abénakis, le traité que Ton sait et qui, en faisant des Français les alliés de ces trois nations contre celle des Iroquois, doit avoir tant de répercussions sur l’histoire à venir de la Nouvelle-France.Puis il entreprend la randonnée qui, en deux mois et demi, lui fera voir 600 milles de pays; il commence par la reconnaissance du fjord du Saguenay.Il le pénètre sur une distance de “douze ou quinze lieues’’, probablement jusqu’à l’endroit appelé aujourd’hui Le Tableau, constate qu’il s’agit d’une “belle rivière d’une profondeur incroyable”, juge cependant que le pays n’est pas propice à la colonisation."Toute la terre que j’ai vue>’, écrira-t-il, "ce ne sont gue montagnes de rochers la plupart couvertes de bois de sapin, de cyprès et boulle, terre fort malplaisante où je n’ai point trouvé une lieue de terre plaine, tant d’un côté que d’autre.’’ Terre fort malplaisante! Il ne pouvait se douter qu’au haut des caps' et des falaises, un peu plus avant dans le fjord surtout, Tan-cienne mer qui porlerait son nom avait déjà déposé de riches couches de belle et bonne terre arable; qu’un premier ministre, le grand Mercier, appellerait un jour cette région "le grenier de la province de Québec’’; que Damase Potvin écrirait: Au plaisant pays de Saguenay.Quatre-vingt-dix ans plus tard, des gens mil connaîtront un peu mieux le Saguenay recommanderont qu’on l’ouvre à la colonisation et à l’industrie.Les autorités ne les prendront pas au sérieux.Le Saguenay, pendant trois cents ans, restera pays à part, territoire fermé à tous, si ce n’est aux premiers occupants, les Indiens, aux trafiquants de la pelleterie, aux missionnaires.* * * Tadoussac fait exception toutefois.Sa situation géographique le met sur la route des navires qui viennent d’Europe.Son histoire connue est déjà longue de cinquante ans quand sa bâtit ï’Abitation de Québec, sans parler de son histoire obscure qui remonte^ à Tan mille et aux Norsemen.Chauvin, de Chaste, de Monts, le fondateur de TAcadie, sont passés par là, y ont laissé leur marque.De Monts a construit la première maison de Tadoussac.Depuis que la pelleterie est devenue monopole accordé par le roi, c’est le revenu qu'elle donne qui fait vivre la colonie naissante, qui en a permis les premiers établissements.11 continuera d’en être ainsi pendant un siècle et demi.Le revenu de la Traite de Tadoussac alimentera seul le trésor de la colonie, lui permettra de s’établir un budget.Jusqu’à la fondation de Québec, Tadoussac avait été le seul comptoir de traite avec les Sauvages.Ceux-ci venaient des quatre points cardinaux, de la rive sud du fleuve, du haut Saint-Laurent, de la Côte Nord et, par l’impressionnant passage du fjord, du Royaume de Saguenay, toujours aussi mystérieux.Aucun Blanc n’a encore pénétré le Royaume, n’a osé s’y aventurer.Les Indiens le défendent à leur manière, racontent qu’il est peuplé d'hommes féroces qui dévorent les intrus.Fréquentent Tadoussac, les Montagnais, les Abénakis.les Algonquins, ennemis héréditaires des Iroquois.Au moment où se signait le traité de la Pointe-aux-Alouettes, ces derniers venaient de subir une sanglante défaite aux mains des trois autres nations.Ils cherchent activement l’occasion de se venger, attaquent les convois de fourrures qui se dirigent vers Tadoussac par la voie du Saint-Laurent.De nouveaux comptoirs deviennent nécessaires.Celui des Trois-Rivières s’établit en 1610; celui de Montréal.en 1611.Tadoussac ne reçoit plus que les Sauvages du Saguenay.Par contre, il devient et restera jusqu’en 1633, c’est-à-dire après l’incident des fi ères Kirke, le terminus de la navigation océanique, ce que Montréal.toutes proportions gardées, est aujourd’hui.De Tadoussac à Québec et au delà, les communications se font en barques.Les pilotes ne connaissent pas assez le fleuve pour s’v aventurer avec de plus gros navires.Tadoussac est le port de débarquement pour les gens et pour les marchandises qui viennent d’Europe; le port d’embarquement pour ceux qui retournent là-bas et le port d’expédition pour les ballots des précieuses pelleteries: peaux d’orignaux, de loups-cerviers, de renards, de lou-loufres, de martres, de blaireaux, de rats musqués, de castors surtout.aux Sauvages pour des vêtements de laine, des fers de flèche, des alênes, des couvertures dites “couvertes”.des couteaux, des vivres, plus souvent pour des quolifichets sans grande valeur, quand ca n’est pas pour de Teau de vie.dont les indigènes sont assez gourmands.C’est au moment de l’arrivée et du départ des navires qui traversent Tocéan que se tient la foire des pelleteries.Les voyageurs qui passent en sont témoins, témoins dont les noms s’inscrivent souvent dans notre histoire.Champlain, pour sa part, passe vingt-trois fois à Tadoussac.Cette métropole avant la lettre voit défiler par exemple Nicolas Marsolet et Etienne Brulé, ces interprètes qu’à Tépoque on appelle des truchements, les premiers missionnaires Récollets, Jean Dol-beau, Joseph LeCaron, Denys Ja-met, Pacifique Duplessis, le premier colon, Louis Hébert, et sa femme, Marie Rollet, Abraham Martin, les premiers missionnaires Jésuites, Jean de Brébeuf, Ene-mond Massé.Charles Lallernant, les frères Kirke, qui pillent la place avant d’aller prendre Québec.¦Y ‘V1 «y De 1608 à 1614, le régime du monopole est suspendu, la traite est libre et le comptoir de Tadoussac est plus fréquenté que jamais.Quand on rétablit le monopole en faveur des compagnies, d’abord la Compagnie des Marchands ou Compagnie de Champlain, 1614-20, puis la Compagnie de Caen ou de Montmorency, 1621-27, enfin la Compagnie des Cent-Associés ou de la Nouvelle-France, dont le monopole s’étend sur une longue période de 1627 à 1663, la contrebande s’établit pour rester.Elle se pratiquera parfois, du moins des fermiers de la Traite de Tadoussac s’en plaindront, comme par exemple Denis de Riverin, sous Toeil complaisant du gouverneur.De Riverin, sous-locataire de la Traite, adresse à la cour de France, le 16 novembre 1683, un mémoire dans lequel il se plaint de Frontenac, qui a accordé à un certain Collin Peltier, "françois de Xation, mais qui vit à la manière des Sauvages avec lesquels, il a contracté alliance par le mariage”, congé d’entrer dans le territoire du Saguenay, "soubs un prétexte spécieux dont les supérieurs ne manquent jamais.” * * * C’esl à Tadoussac encore que les missionnaires prennent un premier contact avec les Sauvages, Montagnais et autres.Les Récollets étaient venus en 1615, avec Champlain.Le Père Paul Huet dit la première messe à Tadoussac, le 11 juillet 1617, dans une chapelle improvisée, sans doute une cabane de traficaut.Un contemporain, le Frère Sa-gard, écrit dans son Histoire du Canada: "Pendant le saint Sacrifice deux hommes décemment vêtus étaient d ses côtés avec chacun un rameau en main pour en chasser les moustiques et cousins, qui donnaient une merveilleuse importunité au prêtre et l’eussent aveuglé ou fait quitter le saint Sacrifice sans ce remède, qui est assez ordinaire et autant utile que facile.” La torture des moustiques, deux siècles et demi après cette première messe saguenéenne, les colons de la troupe des Vingt-et-Un auront également à la subir.Pour s’en défendre un peu, ils inventeront la torche en bois de cèdre.Nous verrons cela dans le temps.La prochaine fois, nous assisterons à la découverte du lac Saint-Jean.Emile BENOIST Catéchisme de l'organisation corporative PAR LE P.RICHARD ARES, S.J.Tous les hommes d’ordre, tous ceux qui cherchent une solution permanente à la crise dont souffre l’humanité se tournent de plus en plus vers l’organisation corporative.Ils ont pour les encourager, au premier chef, les paroles pressantes du Souverain Pontife dans ses dernières encycliques.Mais l’organisation corporative n’a rien de fantaisiste.C’est une institution basée sur des principes, déterminée par des lois, dirigée vers un but.Sans doute ses modalités peuvent varier et s’adapter au tempérament et aux traditions des différents pays, mais là encore faut-il respecter les normes du corporatisme et ne pas s’écarter de la voie que sa nature même et son but lui tracent.Des notions claires sur l’organisation corporative s’imposent donc.Peu les possèdent.Et c’est pourquoi une voix autorisée de chez nous réclamait dernièrement la publication d’un catéchisme sur ce sujet.Ce désir vient d’être réalisé.Le P.Richard Arès, S.J., de l’Ecole Sociale Ponulaire, auteur d’un Petit catéchisme anticommuniste qui connut un vif succès, publie, sous le titre de Catéchisme de l’organisation corporative, une brochure de 64 pages où se trouve contenu tout ce qu’il faut connaître sur cette organisation.En procédant par questions et réponses, il clarifie un sujet assez complexe en lui-même.Cette brochure est en vente au prix de .25s l’unité au Service de librairie du Devoir.430 Notre-Dame est, Montréal.Si vous voyogex.•dratMi-vout ta SERVICE DES VOYAGES.LE "DEVOIR”.Billet» émi pour iaut Im pays tu ttrif des eompi«nie« du piquebots.ihtmint do ter, tutobut, tut») hôtels, ttsurtncet bsgigtt et ««ci-dents, chèques ds voyage», ptneports •te.Téléphonex: BEItir 9361* Le Québec déclare ne reconnaître .s .(Suite de la 1ère page) tive une certaine partie de leurs pouvoirs, mais elles ont conservé, outhe les pouvoirs législatifs non cédés, leur entité politique et leur constitution particulière, et elles sont ain*i demeurées, dans la sphère qui leur est propre, des Etals souverains.Ce n’est pas du gouvernement central que dérivent les pouvoirs et attributions des provinces; c’est, au contraire, de l’accord de volontés des provinces qu’est né le gouvernement cen\ral.C« caractère conventionnel du pacte fédératif a été trop souvent proclamé, tant par les hommes d’Etat que par les juristes, pour qu’il soit nécessaire d’y insister Cette doctrine, le gouvernement de cette province déclare la faire sienne.Assentiment nécessaire de toutes les provinces De là découle une conséquence primordiale.Participant de la nature des conventions, le pacte fédératif ne peut être ni amendé, ni modifié, sans l’assentiment de toutes les parties; c’est-à-dire de toutes les provinces.Il n’appartient ni a une majorité des provinces, ni encore moins au gouvernement fédéral d’y apporter des changements.Sur ce point, qu’il me soit permis de remercier et de féliciter, au nom de la province rie Québec, l’honorable premier ministre de la province d’Ontario, d’avoir proclamé, lors de sa camparution devant cette Commission, Tintangibilité de l’acte fédératif, sans le consentement unanime des provinces: “If there is to be change in Con-“federation (in my opinion), it “can be brought about only be “renewed conferences of the repre-“sentatives of the people and with “unanimity of approval.” On objecte que les dispositions de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord n’ont pas toutes le même caractère; que les unes ont pour objet immédiat la protection des droits des minorités; d’autres la règlementation des relations entre le pouvoir central ét les provinces, et d’autres encore l’organisation du rouage administratif fédéral, et qu’il conviendrait au moins de reconnaître au parlement fédéral le pouvoir d’amender les clauses qui n’intéressent pas directement les provinces.Mais à qui appartiendra-t-il de décider qu’une matière déterminée n’intéresse pas les provinces, et où s’arrêter, une fois le principe reconnu?Dans une constitution, il n’y a pas de clauses secondaires.Mal national et social La centralisation qu’on paraît désirer dans certains milieux adverses aux droits des provinces est un mal national et social.La centralisation se rencontre principalement dans les pays dits totalitaires.Comme le déclare si bien l’honorable premier ministre de la province d’Ontario: “The accumulation of powers leads to autocracy; its distribution is the safety zone of democraty.” (p.7407).Le peuple de cette province a confiance dans le système parlementaire démocratique tel qu’établi par la constitution de 1867 et il croit que pour faire face aux conditions actuelles et introduire des réformes, s’il y a lieu, il n’est pas besoin d’amender la constitution, mais qu’il suffit de l’appliquer avec la largeur de vue et l’esprit de conciliation qui ont présidé à la formation du pacte fédératif.La prospérité du pays ne dépend pas d’une centralisation plus prononcée des pouvoirs législatifs.Au contraire, plus le législateur sera en contact étroit avec les localités pour lesquelles il s’agit de légiférer, plus la législation aura chance d’être vraiment fructueuse.C’est par une collaboration sincère et franche entre le gouvernement central et les gouvernements provinciaux que les meilleurs résultats peuvent être obtenus.Et le gouvernement de cette province est toujours prêt à collaborer et à coopérer à toute amélioration juste et raisonnable.Les revenus provinciaux Monsieur le Président, votre Commission a été aussi chargée “to “examine the sources of revenu “and burdens of responsibility assigned to the various governing “bodies under our constitution, ha-“ving regard to the situation, of “the past, the present and the pro-“bable future.” On sait qu’en 1867, pour donner naissance à TEtat fédéral, les provinces ont consenti à lui céder le droit qu’elles avaient possédé, jusque là, comme tous les Etats souverains, de prélever des droits de douane et d’accise.En compensation, le gouvernement fédéral devait leur fournir les revenus nécessaires à l’exercice des fonctions provinciales et aux charges d’administration des gouvernements provinciaux.On peut affirmer que le gouvernement central ne s’est jamais pleinement acquitté de cette obligation envers les provinces et qu’en particulier celles qui ont formé la Confédération n’ont jamais reçu ce qu’en équité elles auraient dû recevoir; surtout si Ton considère que, dès le début, et toujours, elles ont largement et très généreusement contribué au développement des nouvelles provinces et de la Confédération en général.S’il est vrai que les subsides fédéraux se sont accrus, il n’en est pas moins certain qu’ils n’ont pas augmenté dans la proportion des revenus des droits de douane et d’accise que les provinces avaient cédés en 1867.Le gouvernement de cette province est d’avis que les subsides fédéraux payables aux provinces devraient être rajustés et les sources de revenu redistribuées entre le gouvernement central et les provinces, en tenant compte du chiffre de la population des différentes provinces, des besoins actuels de chacune d eBes et aussi des sacrifices que certaines d’entre elles se sont imposés pour le développement du pays.L’honorable premier ministre d’Ontario a démontré avec une clarté remarquable que ce ne sont pas les provinces de l’Ouest qui ont souffert économiquement du pacte fédératif et il a réfuté d’une façon convaincante les plaintes qu’on entend trop souvent à ce sujet.Pour cette raison additionnelle, le gouvernement de la province de Québec désire le remercier publiquement.Dans une conférence fédérale-provinciale Par ailleurs, le gouvernement de cette province, professant comme il le fait la doctrine que le pacte de 1867 ne peut pas être modifié sans le consentement de toutes les provinces, estime que c’est au cours d’une conférence à laquelle participeraient le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, et dans un esprit de conciliation et d’harmonie, que ces questions devraient être envisagées, discutées et solutionnées par les représentants du peuple.Au reste, cette province a compris l’importance de répartir le fardeau de la taxe aussi équitablement que possible et elle a constitué une commission chargée d’étudier les divers système de taxation en vue de les reviser s’il y a lieu.Cette commission est actuellement à l’oeuvre.Mais soucieux de respecter les principes du gouvernement populaire, le gouvernement de cette province a pourvu à la formation de cette commission au moyen d’une loi spéciale (1 George VI, chapitre 55).En résumé En somme, la position que prend la province de Québec n’est ni compliquée ni ambiguë.A ses yeux, la Confédération est un pacte volontairement cohsenti et qui ne peut être modifié que du censentement de tous.Elle entend en respecter toutes les clauses; elle s’attend à ce que les autres fassent de même.C’est en même temps une forme de gouvernement librement choisi, de préférence à l’union législative, parce que plus propre à assurer la protection des minorités et le développement du pays dans la paix et l’harmonie.Ce choix a été arrêté, aprèsè mûre délibération, par des hommes d’Etat appartenant aux deux grandes races et aux deux partis, dont la vision et la clairvoyance incontestable n’étaient pas obscurcies par les bouleversements d’une époque troublée, La province de Québec croit que ce système est encore celui qui répond le mieux aux besoins d’un vaste pays peuplé de races diverses.En définitive, la province de Québec est disposée à collaborer à toute mesure d’intérêt général non incompatible avec les droits provinciaux; à fournir son assistance pour la mise en vigueur de toute réforme qui pourrait être juste et raisonnable, dans le cadre de la constitution et à coopérer généralement avec les autorités fédérales et les autres autorités provinciales pour le bien-être de tous, dans le respect des droits de chacun.Nos ephemérides 12 mai 1691 L'industrie du bois Tandis que le Roi de Franc* cher, ebait à se procurer les bois propres à la fabrication des mâts de scs navires et qu’ii dépensait des sommes folles à cet effet sans avoir satisfaction, les producteurs de bois canadiens cherchaient à s’ouvrir un marché avantageux en Europe.Seulement, un inconvénient presque insurmontable se dressait en travers des ambitions mutuelles des intéressés: la mer.Cependant, un commerçant tenace, Hazeur, plaidait sa cause: “La Cour a beaucoup dépensé, aux Monts Pyrénées, vSI41aj1*ÀÀ4A l RARE OLD *i LIQUEUR WHISKY MtLANcé rr imboutciuY au canada 13 oc.«1.18 - 28 oc.*2.19 - 49 w.*348 Q Viclui Supreme I ni -Limonade Gazçiïsc Purgative Le laxatif idéal, légèrement effervescent, que même les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supérieure.Exigez-la dans toutes les pharmacies.J.-Alfred OUIMET.Ag.gén.pour le Canada 84 est, rue Saint-Paul, Montréal.y larves / U i EXTRA EXTRA Lisez toutes les nouvelles T Que ce soit une crise en Europe continentale.un cyclone dans le Mid-West.un revirement politique au Canada — ce sont des nouvelles.Chaque jour vous apporte, par le journal, les faits qui se produisent dans le monde.Les annonces du journal sont aussi des nouvelles qui vous renseignent sur les différents produits et services offerts par notre civilisation moderne.Si vous avez un produit convenable ou un service que les gens devraient connaître, faites-le savoir par les journaux, qui sont toujours vus et lus.Cette annonce a 8U préparée pour l'Association des quotidiens canadiens par la Consolidated Advertising Service Limited.pour avoir des mâts qui ne sont pas trouvés bons, n’approchant pas de la_ force ni de la bonne qualité des nôtres.Il n’en coûtera pas beaucoup si elle veut faire un essai de ce cté-ci, car avec trente ou quarante hommes bien commandés, les harnois de chevaux et toutes autres choses nécessaires que l’on disposera dans la suite, on en viendra au succès”.Ce plaidoyer fut appuyé par l’intendant Champigny.Aussi, le ministre ordonna-t-il, le 12 mai 1691, d'envoyer un maître-charpentier au Canada afin d’y juger de la valeur des mâts, de faire abattre les arbres nécessaires et d’en charger une flûte qui retournerait Tannée suivnate en France.Ce fut le début d’une industrie florissante pour le Canada.Jardin botanique L«s apprentis-horticulteurs .Ees étudiants du cours d’apprentissage horticole au Jardin Botanique de Montréal ont terminé leur première année d’entraînement lundi dernier.Ils ont passé les examens sur la partie théorique du cours, qui a été donnée cette année à TUniversité de Montréal, Le Frère Marie-Victorin, en leur communiquant leurs résultats d’examens, s’est déclaré plus que satisfait du succès qu’ils ont remporté et il les a encouragés à mettre le même enthousiasme, la même attention dans la partie appliquée de leur entrainement.Ces étùdiants entreprennent immédiatement leur deuxième et dernière année d’apprentissage.Ils pourront suivre au cours de la sali son d’été toute la marche du trd vail d’horticulture qui se fait ai Jardin Botanique et au cours di l’hiver prochain une seconde séri de cours théoriques leur sera rore donnée.Les élèves actuellement admi dans ce cours sont: Roland Raj mond, Roland Bouvrette, Raymom Gascon, Léonile Millette, Louis R* naud, Baptiste Lévesque, Arthu Giasson, Roger Dupré, Camille La|: belle.Jean-Marie Dufour, Marcti Laporte., |i Ligues du Sacré-Coeur |t Nous prions instamment tous le’ Directeurs des ligues du Sacré) Coeur de Montréal de faire cont naître, le plus tôt possible, le non’ et le grade des ligueurs qui def; vront prendre part à la retrait» fermée des officiers, qui aura liev; du 23 mai au soir au 26 inclusive, ment.j ; S’il vous plaît, aviser M.O.Vaï; Hères, 1961 Rachel est, au Messager canadien (Télép, Frontenar1 1189).Nous comptons sur un geste généreux: Le comiié, Jos.Hébert, or ganisateur.Votre beauté madame ! w SM-I protégez-la «t rahaussez-i par le sommeil.Si vous dar| mez mal, prônez KSLEEPEX LA RELEVE 4e ««hier — Avril — 4e séria PAUL BEAULIEU .Réflexions sur r'Echenge" 97 DANIEL ROPS .Lettre de Franc# 101 JEAN LE MOYNE .Illuminations et sécheresses 111 JEAN-MARIE PARENT .Dialogue sur le médecine 118 Chroniques France, »»a»ir du monde.L’afecfinemaitt (10 eahiars) $1.le cahier ! If ceet* 34, ave RotkHée, Ourremont.FuïfiSEË $ Faites plaisir à votre femme en apportent avec vous une bouteille de Vin St-Pierre aujourd’hui.ROUGE-MA NC t*vt» iA wv«m ee naicM VltHil MM DCS rdve En vente I La Cm «ion des Llqaeurt.U., CANADIAN WINERIES LIMITED .a ii a «*i ki ~ LiAYiiSàimf .g ¦ ¦ t mmi i i ¦ i CMUJJlAJjCmd ALLER ET RETOUR DE MONTREAL Far ht trains ordinaires à 9 h.p.m.(H.sel.), ou plu» tard, VEN.20 MAI ee SAM.21 MAI DIM.22 MAI Pu Im traîna ordinaire* Pu les trains du matin (là oft U» circulent) COATICOOK - 0 - $3.25 Island Fend - - $3.85 St-Hyacinthe - 1.00 Lystar - - - -Sherbrooka - - $3.35 2.70 Richmond - - - $2.05 1 VictoriaviMe - - 2.90 1 h Famham - - - - $1.10 Crand’Mère - - 2.35 St-|«an - - - - 0.75 Garnaau - - - -toilette - .- % $2.45 0.95 Crsnby $1.45 j Reuses Feint - - 1.45 j Waterloo .1.75 [ Shawinigan Falls * $2.20 Arundal - - - - $1.95 Mentfert - - - 1.50 St-Sauvaur - - - 1.15 Huberdeau - - -Morin Heights -Seise-Iles • - .$1.95 1.30 1.70 Lac Rem! .$2.30 St-jérAme .0.85 Weir .1.10 - $3.15 ‘Cornwall - - - $1.70 Cananogua - - - $4.If - 2.50 Morrisburg • - 2.35 Praacott - - - - 2.t$ Shawbridge $1.05 Rawdon $1.05 '•reckvillo 1 roquet» - ?KINGSTON - - .*BUleU non valablM sur le» trains Ko» 13 de Montréal, à 3 h.p.m., et No e de Kingston, à I h.19 p.m.,Brorkvllle, à 8 h.03 p.m., et Cornwall, à s h.96 p.m.(Heure solaire).RETOUR ; par le* trains ordinaire» pas plu» tard que LUNDI, 23 mal.Voiture* ordinaire* Pour plus de renseignements, appelés MA.4731.$4.35 CANADIEN NATIONAL VOLUME XXIX — Ne IM CAUSNDUmt Demain: VENDREDI, IJ mai IMS gatet Robert BeUxrmin, eonf.et docteur.Lover de soleil, 4 h.24.Coucher du soleil, 1 h.1S.Lever de U lune, 4 h.50.Courtier de U.lune, 3 h.54.Premier quart, le 4.i 4 h.24m.du soif.Pleine lune, le 14, à 3 b.39m.du matin.Dernier quart, le 22, à T h.36m.du matas.Nouvelle lune, le 29, à 9 h.dm.du matin.DEVOIR jcuoi, is mai mi Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"À.B.C." et de la "C.D.N.A." NUAGEUX NT PLUS PRAM MAXIMUM ET UMOCDM Aujourd’hui maximum 42.Même date l’an dentier 73.Minimum suiourd’hui 40.Même date l’an dernier M.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.M.M h.am.29(0.Midi: 29.42.Chiffres fournis par Mme L.-P.de MeeM, 7631 rue Saint-Denis, Montréal.nquête Rowell à Québec La séance de ce matin le notaire Sirois définit le rôle de la Commission Le mémoire de Me Emery Beaulieu c, 12.(D.N.C.) — La collision Rowell a siégé ce matin au is de justice de Québec, sous résidence de M.le notaire Sien l’absence de M.N.-S.Ro-1,'malade.Sirois était accompagné de .John-W.Dafoe, MacKay et An- ès le début, M.le notaire Si-a fait les remarques suivantes: M.le notaire Sirois sieurs: a Commission royale des rela-s entre le Dominion et les procès poursuit à Québec l’enquê-ommencée en novembre der-à Winnipeg, et continuée à Ré-a, Halifax, Charlottetown, Vic-a, Edmonton, Toronto et Otta-Permettez-moi dès le début cette séance de regretter la ma-’e de notre président qui Pem-hera pendant quelque temps de ndre part à nos délibérations, s profitons largement du presque valent au juge en chef ntario, l’hoo.Newton-W.Rowell, rande science légale, son expé-ce de la vie, sa connaissance hommes et des choses, son tact arquable, sa courtoisie sourian-Un repos assez prolongé lui mettra de mener à bonne fin uvre qu’il a commencée et à la-11e tous quatre: mes collègues, .Dafoe, MacKay, Angus et moi-e, sommes si heureux de colla-er dans la mesure de nos yens respectifs.e vous dois d’abord quelques ex-ations sur le rôle de notre com-sion.Voici ce que dit l’ordre conseil qui Ta constituée: 3 — Que, sans que soit limitée portée générale de leur enquê-il soit tout particulièrement en-t aux commissaires: A) D’examiner le mode consti-onnel de répartition des sourde revenu et des charges entre gouvernement du Dominion et x des provinces, d’établir les ré-ats de ladite répartition et de surer si son application con-t aux conditions actuelles de e qu’elle sera appropriée aux ditions futures: B) De s’enquérir du caractère ‘u montant des taxes perçues au ada, de considérer celles-ci du nt de vue légal, constitutionnel, ncicr et économique, et de dé-liner si l’imposition, telle qu’ac-lement repartie et effectuée, la plus équitable et efficace qui puisse concevoir; (1) D’examiner les dépenses et dettes publiques en général îi de déterminer si la présente lartition du fardeau administra-est équitable et si elle favorise „ administration efficace;de pré-r la faculté qu’ont les gouver-ents fédéral et provinciaux de quitter de leurs responsabilités jvernementales sôus le régime de présente répartition des fonc-is et pouvoirs publics ou en ver-,d’une nouvelle répartition qui .•rait en être faite; D) D’étudier les subsides et oc-is du Dominion aux gouvernent.s des provinces; —Qu’il soit enjoint aux com-saires d'étudier les faits reye-par leur enquête et d’en faire port, et de dire ce qui, à leur s, sous réserve du maintien d’u-répartition des pouvoirs légis-!fs nécessaires au fonctionne-;nt de notre système fédéral, aux fmins du pays et à l’unité natio-e, sera le plus propre, à main-ir, d’une part, un état d'équili-entre la capacité financière et obligations et fonctions de çha-* gouvernement, et à favoriser, litre part, l’acquittement plus ef-ace, indépendant et économique responsabilités gouvernemen-:s au Canada.” >tte citation est plutôt longue.mais elle était nécessaire, je crois, pour bien représenter dans quelles conditions notre travail doit s’exécuter.Pour préciser davantage notre pensée sur ce point, il est impossible.je crois, de faire mieux que de citer les paroles de notre président, prononcées à Toronto le 2 mai dernier: “W’e were not appointed and we do not understand our function to be to revise the constitution.That is not the purpose for which the commission was appointed, nor do we intend that to be our object.We are a fact-finding body, it is our duty to investigate, ascertain the facts and make our report.If on the facts as we find them it would appear that there should be some change in the financial relations between the Dominion and the Provinces, it is our duty to recommend what those changes should be, but our recommendations must be within the strict limits of a federal constitution.“Any report which we may make will depend for its value on its inherent merits.It mav be good or bad.Its value will depend solely upon its merits.“The report, of course, must be followed by a conference such as you have suggested, or some method whereby the Governments of the Dominion and the provinces meet together and confer on those various problems with a view to their solution.” Encore une fois, messieurs, je ne vois pas comment j’aurais pu mettre plus clairement devant vous la façon dont nous comprenons notre rôle, qu’en citant ainsi ces paroles de notre président.En terminant, vous me permettrez de vous faire remarquer que la tâche qui nous est confiée est extrêmement lourde.Dans un pays comme le nôtre, s’étendant de l’Atlantique au Pacifique, de la frontière américaine à l’océan Arctique, avec des commerces, des industries d’ordre si différent, il est bien difficile de réconcilier les vues, les désirs et les intérêts.Il nous est absolument impossible même de tenter la réalisation d'une pareille tâche , si nous ne recevons l’aide des gouvernements, des associations, des corporations et même des diverses dénominations religieuses.Nous serons heureux de recevoir le concours de tous ceux qui voudront bien nous Tac-cordér.Nous pourrons peut-être ne pas réussir dans la tâche qu’on nous a confiée, mais une chose certaine, ce ne sera certainement pas par absence de bonne volonté.Après cette allocution prononcée en français, M.Sirois a répété les mêmes remarques en anglais.M.Dofoe M.John-W.Dafoe, un des commissaires, fait ensuite quelques observations.Il a fait un exposé des obligations de la commission.La Confédération n’a pas été une faillite, déclare M.Dafoe, et il espère qu’avec de la coopération il sera possible de régler, dans l’intérêt général, les principaux problèmes qui nous intéressent.M.Beaulieu M.Emery Beaulieu, représentant du gouvernement de la province de Québec, parle ensuite.(On trouvera le texte du mémoire de Me Beaulieu en première page.) M.Beaulieu soumet ensuite une version anglaise de ses remarques.M.Sirois fait observer que les documents et mémoires soumis à la commission sont bilingues.M.Lobley présente ensuite le mémoire du Board of Trade de Montréal.L'enquête Rowell Le mémoire du Board of Trade Contre la tendance à faire des neuf provinces autant d'Etats souverains — La province de Québec dépense trop en frais d'administration Québec, 12 (C.P.) — Le mémoire que le “Board of Trade” de Montréal a soumis ce matin à la commission fédérale qui enquête sur les relations fédéraies-provinciales dénonce vigoureusement la tendance qui se manifeste depuis une décade à faire des neuf provinces du Canada autant d’Etats souverains.Aussi longtemps que cette tendance ne sera pas freinée, qu’elle ne sera pas remplacée dans une certaine mesure par une tendance contraire, aussi longtemps que Ton n’aura pas atteint le degré de solidarité nationale, que Ton voulait atteindre au moment de la Confédération, aussi longtemps que les Canadiens n’admettront pas cet axiome que le tout est plus grand que la partie, dit le mémoire, le Canada rie saurait espérer la prospérité et le progrès.Le “Board of Trade” considère qu’un rajustement des relations financières entre le gouvernement provincial et les provinces s’impose.Il considère qu’il faudrait grouper tous les services sociaux sous une même juridiction et une même administration dans l’intérêt de l’efficience et de la stabilité financière du pays même si cela doit entraîner une nouvelle répartition des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les provinces.Si toutefois la chose s’avérait impossible, il faudrait une nouvelle répartition des impôts selon le?responsabilités des divers groupements.Le “Board of Trade” préconise, entre autres recommandations pré; cises, l’abandon de la pratique qui consiste à capitaliser les dépensés de l’assistance aux chômeurs, la standardisation ou normalisation des comptes publics par tout le pays, la suppression des taxes doubles par le moyen d’ententes entre les gouvernements, une orientation vers l’augmentation des impôts sur le revenu et vers la suppression des taxes de vente.Le “Board of Trade” a demandé que les gouvernements réduisent leurs dépenses d’administration et il a soumis des chiffres pour établir que les frais d’administration du gouvernement de la province de Québec sont deux fois plus élevés que ceux de n’imporle quelle autre province du Dominion, TAlberla exceptée, eu égard au chiffre de la population.La province de Québec dépenserait 26 pour cent de ses revenus en frais d’administration tandis que celle proportion ne serait que de 9 pour cent en Ontario, de Ï3 pour cent en Colombie canadienne et dans THe du Prince-Edouard et de 18 pour cent en Alberta.________________ Poil coûteux Noël joue de malheur Ittawa, 11.(D.N.C.) — M.A.-W.il, député indépendant de Co-x-Alberni, joue le malheur.Il pas été heureux dans sa tenta-e de faire déclarer hors d’ordre projet de loi du gouvernement ne contenait aucune note expli-ive.On sait que Tuh des bills M.Neil avait été rejeté mardi r précisément parce qu’il ne tenait pas de notes explicatives.Charles Dunning a fait adopter troisième lecture un projet de loi rmettant au gouvernement de nbourser les obligations échues, échoir ou remboursables, des C.Le hill fixe une somme totale $200,000,000.M.Neil a tenté ntervenir, niais des députés lui t rappelé qu’il aurait dû soulever ;i objection lorsque le bill était idié en deuxième lecture.Le Aident de la Chambre a invo-é le même argument pour per-ttre la continuation de la dls-ssion.position du "gaspillage' Paris, 12.(P.C.-Havas)^—Atten-n au gaspillage! Le Comité nn-nal de l’organisation française ice une rampagne sur ce thème vient d’ouvrir une exposition du aspillage” destinée à montre.-x chefs d’industrie ainsi qu’aux rticuliers, mille petits trues qui rmettent d’éviter “les pertes in ibles mais qui n’en sont pas ins lourdes pour les budgets des treprises”.De nombreux rapports ont été ésentés au cours des Journées na-nales contre le gaspillage qu’a ganisées ce comité.Ce sont les saignements de ces rapports il- lustrés par des graphiques et des montages qui composent le musee contre le gaspillage.On peut ainsi apprendre que les sept minutes qui précèdent Theure de la sortie des ateliers et pendant lesquelles les ouvriers se lavent et se rhabillent, peuvent coûter annuellement une somme de sept millions de francs à certaines entreprises.Qu’on peut, d’autre part, économiser neuf mille francs par an en évitant d’employer de la ficelle trop grosse et disproportionnée avec 1 usage qu’on en veut faire.Le musée contre le gaspillage indique aussi l’importance de certaines matières considérées comme négligeables et qu’on met au rebut alors qu’elles peuvent être récupérées avec le plus grand profit.On apprend ainsi que, si la ferraille commune ne vaut que trois centimes le kilogramme, le kilogramme de fer-blanc, qu’on a trop tendance à mépriser, vaut 2 francs 50.Bulletin météorologique Le poil spécial, ouvert à Thôtcl de ville à l’occasion de l’élection du quartier Sainte-Anne, s’est révélé plutôt coûteux.Il a élé ouvert deux jours, lundi et hier, de 1 heure de Taprès-midi à 10 heures du soir.Il a fallu tenir quatre employés à la disposition des électeurs, et deux constables pour garder le poil.On estime qu’avec les avis et les autres dépenses cela coûte à la ville environ une centaine de pi as! res.Or, lundi, personne n’est allé voter à ce poil, et quatre électeurs y sont ailes hier.Cela fait donc à peu près $25 par vole.Me Lorenzo Dutii Le comité exécutif a retenu les services de Me Lorenzo Dutil pour la préparation du contrat entre la ville et la Montreal Light, Heat and Power Cons, pour l’éclairage des rues et l’électricité dont la ville a besoin pour ses divers services.M.Dutil, en plus d’être avocat, est un spécialiste des questions d’électricité.Il a été nommé par l’administration Honde-Savignac dans la commission d’experts qui a fait enquête sur la question du renouvellement du contrat de la compagnie avec la M.!.H.Il a soumis un rapport distinct de celui des autres experts, dans lequel il prétend que la ville peut économiser $500,000 par an dans le renouvellement-de son contrat.Doctorat en théologie L’abbé Roland Fournier a ce matin soutenu à l’Université de Montréal une thèse de doctoral en théologie sur l’action catholique.Le jury, présidé par M.Rosario Le-sieur.P.S.S., doyen de la Faculté de théologie, fera connaître un peu plus lard, comme la chose était entendue à l’avance, sa décision.Le concours de poésie de la "Canadian Authors" Funérailles de l’abbé Lapalme S.E.Mgr Deschamps donne l'absoute — M.l'abbé Léonidas Desjardins chante le service — Le clergé présent S.E.Mgr Deschatnps.évêque auxiliaire de Montréal, a interrompu sa visite pastorale pour assister au service de M.Tabbé Auguste Lapalme, célébré par M.Tabbé Léonidas Desjardins, curé de Saint-Germain d’Outremont.M.Tabbé Lapalme a été tué dimanche avec son neveu par un convoi de chemin de fer prés de Strathmore.Mgr Deschamps a présidé l’absoute, assisté de MM.les abbés René Kieffer, curé de St-Pascal-Baylon, et Emile Lambert, curé de Saint-Antonin, tous deux curés des paroisses voisines de Notre-Dame-des-Neiges.Le curé de St-Lambert, M.Tabbé Lessard, et l’aumônier du pensionnat d’Outremont des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, M.Tabbé Melançon, ont assisté M.Tabbé Desjardins comme diacre et sous-diacre.Dans la sanctuaire, on remarquait: Mgr Chartier, vicaire général; Mgr J.-B.Bazinet, curé de Ste-Agathe des Monts; le chanoine Z.Alary, M.Tabbé Z.Picotte, le Père L.Lalande, S.J.; le chanoine Joseph Picotte, curé de St-Pierre-Claver; le P.Georjes Mongeau, S.J.; le P.Léo Boismenu, S.S.S.; le P.Malte, S.S.S.; M.Tabbé J.-F.L’Heureux, curé de Saint-Vincent-Ferrier; M.Tabbé G.-E.Boileau, curé du Christ-Boi; M.Tabbé J.-Albert Bastien, le F.Germain, C.S.C., principal de l’Ecole Normale Sainte-Croix; M.Tabbé Damien Trudeau, vicaire de Buckingham; le P.Alfred Léger,, Eudisle; le P.Augustin Séguin, O.P., curé de Notre-Dame de Grâce; M.Tabbé Horace Chabot, aumônier du couvent d’Hochelaga; M.Tabbé R.Tessier, vicaire à Notre-Dame des Anges de Cartierville; M.Tabbé Guv Schetagne, de Lachine; M.Tabbé R.Duplessis, M.Ernest Sa-vignac, P.S.S.; M.Tabbé H.Bernard, M.Tabbé H.Quesnel, curé de Ste-Dorothée; M.Tabbé Vianney Desroches, vicaire à St-Antonin; M.l’abbé Ernest Coursol, curé à St-Amable; Tabbé Emmanuel Charlebois.curé de Ste-Jeanne-de-Chantal, Pointe-Claire; Tabbé Donat Godin, curé de Ste-Claire; Tabbé M.Nantel, Tabbé J.-N.Labelle, curé de Ste-Ge-neviève de Pierrefonds: le Père Alphonse de Grandpré, C.S.V., assistant provincial des Clercs de St-Viateur; le Père A.Monet, S.J.; Tabbé Alphonse Kieffer, curé de Ste-Thérèse de TEnfanl-Jésus; 1 abbé J.Verschelden, ancien curé; le Père Laurent Morin, C.SS.R.; Tabbé Eugène Therrien, curé de Saint-Bernard; Tabbé John L.O’Rourke, curé de St-Raphaël; le Père Hugh L.McCarthy, S.J., recteur du collège Loyola, le Père J.-M.Cadieux, C.S.V.; le Père Emile de Guire, supérieur du collège St-Laurent: Tabbé Eudore Charbonncau, curé de St-François d’Assise, de Montréal; Tabbé J.-A.Gibeault, curé de Saint-Eusèbe: Tabbé G é d é o n Sanche, curé de Saint-Placide; le Père Simon Chênevert, O.M.I., curé de St-Pierre-Apôtre, le Père Lévi Côté, O.M.L, Tabbé Arthur Desjardins, Tabbé F.Archambault, vicaire du défunt, Tabbé J.-A.Ber-thiaunie, curé de Ste-Marguerite-Marie, Tabbé C.Berthiaume, curé de Ste-Elisabeth.Tabbé R.Chevalier, vicaire au Christ-Roi.le Père Ena Laneuville, S.S.S., M.Raoul Allard, P.S.S., du Grand Séminaire, Tabbé J.-A.Gralon, curé de St-Nicolas-d’Ahuntsic, Tabbé Paul Contant et Tabbé Emile Trudeau, du séminaire de Ste-Thérèse de Blainville, Tabbé J.-Z.Dufort, eu» ré de St-Jean-de-la-Ç.roix, Tabbé William Lessard, curé de St-Etien-ne, Tabbé Lionel Martel, curé de St-Raymond, Tabbé L.Bovey, vicaire de St-Pascal-Baylon, Tabbé Bernard Lefils, vicaire à St-Fran-çois-d’Assise, Tabbé André Dorion, vicaire à Saint-Etienne, Tabbé Henri D e s 1 o n g c h a m p s, curé de la Nativité d’Hochelaga, L’abbé J.-R.Granger, curé de Nolre-Dame-du-Rosaire, Tabbé H.-A.Vanier, Tabbé G.Leclaire, Tabbé Armand paiement, curé de St-Louis-de-France, le Père C.LeDoré, eu-diste, curé de Laval-dcs-Rapides, Tabbé Arthur Viau.curé de La Far-geville, N.-Y.Tabbé J.-Hervé, I^e-duc, Tabbé Jacques Brossard, vicaire de St-Louis-dr France, Tabbé J.-A.Papineau, le Père E.Aubin, C.S.V., de Joliette, Tabbé Orner Des-chênes, curé de Sl-Paul-de-la-Croix, Tabbé Emile Léonard, aumônier de St-Arsène, le Père Aidée Denis, C.S.V., du collège de Rigaud, le F.L.-P.Daignault, C.S.V., directeur de l’Academie St-Jean-Baplis-te de Montréal, l’abbé J.-A.Gariépy, visiteur des écoles, le Père J.Poliras, C.S.C., du collège St-Laurent, Tabbé E.-L.Laberge, directeur du collège de Valleyfield, Tabbé J.-A.Grenier, curé de Ferme-Neuve, le Père Ernest Roby, S.J.curé de rimmaculée-Conceniion, Dom Claude-Marie Côté, O.S.B., Dom Jean-Anselme Mathys, O.S.B.lous deux de St-Benoît-dii-Lac, le Père H.Couture, O.P., M.Adonias Ouimet, P.S.S., le Père Albert Blais, le Père Albert Les créditâtes en Saskatchewan Li compagne électorale provinciale Saskatoon, 12.(C.P.) — A l’issue d’une conférence avec le premier ministre Aberliart le secrétaire pro.vincial de TAlberla, M.E.-S.Manning, a fait connaître aux journalistes la ligne de conduite que le parti créditiste entend suivre au cours de la campagne électorale provinciale en Saskatchewan.J1 a déclaré que c’est l’Association crédi-tiste de l’Ouest canadien, dont il est l’organisateur, et non pas le gouvernement alberlain qui dirigerait toute la campagne.Après avoir conféré avec les chefs locaux, M.Manning a annoncé que la tenue des conventions dans le nord de la Saskatchewan serait retardée, niais que Ton procéderait immédiatement au choix des candidats dans les circonscriptions du sud de la province.Il doit se rendre à Régina dès aujourd’hui pour s’occuper de la chose.M.Manning a pris soin de préciser que l’association dont il est l’organisateur, groupe les créditis-tes des quatre provinces de TOuest et que c’est à la demande des crédi-tistes de la Saskatchewan que l’association a accepté de se charger de l’organisation de la campagne.Il a ajouté que les créditistes se proposent de présenter un candidat dans chacune des circonscriptions de la province.L’aviation britannique La Grande-Bretagne portera les effectifs de son aviation de première ligne à 3,500 appareils d'ici mars 1940 Cousineau, le Père Alfred Laplante, ‘ ¦ ’ de f Toronto, 12.(C.P.) — Voici ie Dm ns qu’il fera, probablement, au IJuébec, demain: région de Montréal et d’Ottawa: bent modéré, nuageux et frais; vallée du bas St-Laurent: vent Hu nord-est, nuageux et frais avec averses; nord-ouest du Québec: vent du nord, beau et frais; lac St-Jean: nuageux et frais, avec averses ou neige; golfe, five nord et baie des Cha-hurs: nuageux et frais avec averses ou neige.La Canadian Authors’ Association vient de faire connaîlrc le résultat de son concours annuel de poésie, i./.- .y, .c * * Figure dans la longue lisle de* ! |LT„ T îv.hhi'a- lauréats, canadien bue leur sonnet français.Ce prix, de $10, est offert par lady Roddick, poétesse, de Montréal.tous de la Congrégation de Ste-Croix, le F.Jules, C.S.C., le Père Eugène Goulet.C.S.C., le Père P.-A.An- "éats.ïe nom d’imleune poète I n!:;ï»brthkAFD* adien-français, M.Marcel Du- cipC j-e’îe’A «U , qui gagne un prix pour le meil- e,s, F01,11 „fÏIu,?er ’ • «nnno» r-anJ;* rD nrir ,1p C.S.C., 1 abbé L.Lacombe et autres.Tuée par un train à Pointe-Claire Mme K.Palmer est décédée ce matin, vers 8 h., après avoir été frappée par un train du C.N., à proximité de la gare de Pointe-Claire.Le cadavre a élé transporté à la morgue pour enquête qui aura lieu vraisemblablement matin, L’église était remplie à capaciié.Parmi les laïques, on remarquait: le frère du défunt,’ M.Victor Lapalme; ses soeurs, Mlle Eva Lapalme, Mme veuve L.-O.D’Argencourt, Mère Lapalme des Soeurs Grises; les mar- ftuilliers, Léo McKenna, L.-M.Lvm->erner, René Fréchard, Dr P.Cha-rette, Charles Lussier, Ernest Labelle; aussi MM.Gabriel Hurtubise, Dr A.-D .Lecavalier, Victor Barbeau, James McKenna.Firnest Desrosiers, Dr J.-F.Perreault, le maire de Montréal, M.Raynaud; le député Bullock, demain, J.Brisson.Bené Duclos, M.-A.Arse-[ nault, Léo Hébert et autre*.Londres, 12 (C.P.) — L* comte de Winferton.qui se faisait l’interprète du ministre de l’aviation, le vicomte Swinton, qui siège à la Chambre des Lords, a annoncé aujourd’hui à la Chambre des Communes que la Grande-Bretagne n décidé d’augmenter du double son programme de construction aérienne et de porter les effectifs de son aviation de première ligne à 3,500 appareils d’ici le mois de mars 1940.Le ministre a fait cette déclaration au cours d'un débat déclenché par l’opposition contre la politique aérienne du gouvernement qui se déroulait en même temps qu’un autre débat sur le même sujet à la Chambre des Lords où le ministre de l’aviation se défendait lui-même.Les dépulés.la presse et l’opinion publique en Grande-Bretagne s’inquiètent fort de Té-chec partiel du programme de réarmement aérien._________ Les piliers de la rue Rouen M.l’échevin Tnillon a remis ce matin aux journalistes la déclaration suivante: Je suis très confiant que les piliers de la me Rouen disparaîtronl.J’ai pris connaissance de la lettre reçue, lundi, du C.P.R., au sujet du renouvellement du contrat pour l’évaluation des usines Angus, et on y fait des concessions que j’apprécie beaucoup, car on me donne raison sur deux points importants.1— C’est qu’il est admis que les piliers peuvent disparaître; chose qui n’avait jamais pu être obtenue jusqu’ici.2— Que Ton n’avait pas raison de craindre comme représailles de la part du C.P.R.le déménagement de ses usines puisque, dans cette même lellre.la compagnie exige le renouvellement du conlral pour une période beaucoup plus prolongée qu’il me paraît nécessaire.Je félicite donc le C.P.R.d’avoir enfin raisonné comme il Ta fait ces jours derniers, et je ne doute pas que.s’il veut démontrer seulement un peu de bonne volonté, nous nous entendrons parfaitement.L'Ethiopie (Dernière heure) Genève, 12 (AP) — Les dernières espérances de l’empereur d’Ethiopie, Hailé Sélassié, se sont évanouies ce malin lorsque la majorité des délégués au conseil de la Société des Nations se sont prononcés en faveur de la reconnaissance de la conquête de l’Ethiopie par l’Italie._________ t_________ Aux Postes Ottawa, 12 (D.N.C.) — M.Hcr mas Deslauriers, député libéral du Ste-Marie, apprenait du ministère qu’il y a à Montréal seize fonctionnaires des postes âgés de plus d * 65 ans; neuf ont obtenu une cxlen sion de temps, sur la recommandation du directeur général des postes.Les sept autres, âgés de plus de 65 ans, sont maintenant en congé, en attendant la mise définitive à la retraite._ L'Office d'initiative A la demande du maire, M.Val-more Gratton, de l’Office d’initia-live économique, a convoqué hier pour lundi, la réunion des hommes d’affaires, à laquelle M.Gratton soumettra un mémoire sur les projels de l'Office d’initiative économique.A la première réunion des bom-mse d’affaires avec le maire, il a été décidé que Ton rendra cet Office indépendant de l’administration municipale, condition que posent les hommes d’affaires pour donner leur concours à l’Office dans son travail.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir".430 Notre-Dame, est, Montréal.Le botaniste Fernald Son éloge par le Frère Marie-Victorin Voici un aperçu de l’allocution prononcée par le Frère Marie-Vie torin, directeur de l’Institut de botanique, à l’adresse de M.Merritt Lyndon F'ernald, éminent botaniste de l’Université Harvard, à l’inauguration des six conférences publiques ce matin à l’Université de Montréal.L’Institut de botanique, dit son directeur, souhaitait depuis longtemps recevoir la visite du professeur Fernald.Non seulement M.Fernald est l’un des trois ou quatre plus grands botanistes du monde, mais il est le grand inspirateur de la petite équipe de botanistes qui rayonne de l’Université de Montréal et du mouvement botaniste qui a eu pour résultat la création de l’Institut de botanique de l’Université et celle du Jardin botanique de Maisonneuve.Mon premier échange de lettres avec le professeur Fernald, dit le F'rère Marie-Victorin, date de janvier 1913.Nos dossiers contiennent des centaines de manuscrits de lui.11 nous reçoit comme des frères au Gray Herbarium qu’il di rige.Le Père Louis-Marie a passé une année là-bas.Jacques Bous seau, Jules Brunei et moi-même* avons passé des semaines à étudier sous sa direction.H y a quarante ans, la flore de l’Amérique du Nord passait pour complètement connue.M.Fernald en a repris l’étude.Sa première découverte a été que cette flore était précisément méconnue.M.Fernald est aussi un explorateur botanique et un alpiniste.II connaît mieux la géographie que nombre de géographes.Il a voyagé du Labrador à la Virginie, scrutant côtes, ravins et forêts.H est le véritable découvreur de la flore gaspésienne, qu’il a étudiée il y a 25 ans.Nous regrettons, nous du Québec, qu’il n’ait pas publié le fruit de ses courses en Gaspésie, mais nous espérons que ses notes verront le jour.Après cette allocution, Mgr Mau-rault a dit quelques mots et conféré le grade de docteur ès sciences honoris causa à M.Fernald.On remarquait la présence de M.Arthur Léveillé, doyen de la Faculté des sciences; de M.Georges Baril, secrétaire de la même Faculté, du Dr E.-G.Asselin, de Me Damien Jasmin, du Père Louis-Marie, de MM.Jacques Rousseau, Jules Brunei, de Mlle Marcelle Gauvreau, et autres.Lee taxes Politique Mémoire des camionneurs La Commission MontpetÜ siège à Québec Québec.12 (DNC) — Le Commission de révision du système d’impôts a siégé publiquement ce matin sous la présidence de M.Edouard Montpetit.La Commission a pris connaissance d'un mémoire de l’association des camionneurs de la ville de Québec, organisation qui groupe environ 70 membres.Me Paul Le-bel, avocat ,a présenté ce mémoire et défendu le point de vue des petits camionneurs.Il a fait valoir que les charges sont trop élevées, présentement, pour cette catégorie de routiers publics.II demande une gradation dans le coût des licences, disant qu’il n’y a pas de gradation logique présentement.M.Donat Simard a suggéré que Ton augmente la taxe sur les voitures des compagnies de transport qui ulilisent les routes à Tannée longue, jour et nuit.H est disposé à $25 de plus sur les petits camions à condition que les charges soient moins lourdes sur les camions de six milles livres et plus.Au cours de la discussion M.Arthur Foster, assistant-trésorier, a révélé qu'il en coûte actuellement $28,000 du mille pour la construction des routes quand il en coûtait mille dollars autrefois.Il faut faire ces roules plus solides à cause du camionnage.M.Donat Simard a dit qu’il y avait au moins un camion sur trois de trop dans la ville de Québec actuellement pour le transport public.M.Shink, contrôleur du revenu, a dit que le plan d'impôt soumis par M.Lebel signifierait une réduction de $150,000 dans les revenus de l’automobile.M.Lebel estime que ce que l'Etat perdrait d’un rôté il le gagnerait de l’autre.La Commission a entendu ensuite M.A, B.Normandin, du service hydraulique au ministère des Terres et forêts, mais à huis cio*.La causerie de M.Gouin é Ottawa Le chef de TA.L.N., parlant devant la jeûna Chambre de Commerça d'Ottawa, condamne sans ambages les tendances centralisatrices — Il analyse les courants d'idées politiques dans notre province et préconise pour le Québec, une doctrine pro-canadienne-française Ottawa, 12 (dTnTc.).— Parlant sous les auspices de la Chambre junior de commerce d’Ottawa, hier soir, au Château Laurier, M.Paid Gouin, chef de l’Action Libérale Nationale, a déclaré que dans la province de Québec, séparatistes, autonomistes et partisans du sta!u quo sont irréductiblement opposés â la centralisation des pouvoirs à Ottawa.Il a exprimé la conviction qu’une doctrine pro-canadienne-française peut se poursuivre suivant les principes de la Confédération, quitte à demander, et à obtenir, pour les provinces ,de plus amples pouvoirs, une plus parfaite autonomie au moyen de la décentralisation législative.Il a condamné sans ambages les tendances centralisatrices.“La centralisation fédérale, dit-il, constitue une telle imprudence, que je n’hésite pas â la qualifier d’anticanadienne et même d’antibritannique.Je répète, pour que cela parvienne aux intéressés, à tous les intéressés, ue toute manoeuvre centralisatrice u fédéral provoquerait immédiatement chez nous et probablement aussi dans toutes les autres provinces, une grave réaction de l’opinion publique, une contre-manoeuvre immédiate de la part du gouvernement provincial,_ et peut-être aussi une redistribution insoupçonnée des groupements politiques.” M.Paul Gouin a traité du problème constitutionnel.Il a analysé les courants d’idées politiques dans la province de Québec: séparatisme, autonomisme, fascisme et communisme.Il a parlé des chefs du mouvement fasciste, du danger centralisateur que représente le mouvement.Il a abordé la question controversée de la loi du cadenas et celle des réformes qui s’imposent.àê àê N.D.L.R.—Nous donnerons, demain, un compte rendu plus détaillé de lia causerie de M.Gouin.Lti cultivateurs et leurs créanciers Ottawa, 11.(D.N.C.) — Le ministre des Finances, M.Charles Dunning, a fait adopter en troisième lecture un bill modifiant la loi d’arrangement entre les cultivateurs et les créanciers.Le bill a un double but: permettre au gouvernement de constituer plus d’une commission de revision dans une province et permettre de soustraire une province de l’application de la loi.__________ _ M.J.-F.Pouliot Ottawa, 12.(D.N.C.) — Dans les milieux fédéraux, il est de plus en plus question de la candidature de M.Jean-François Pouliot, député libéral de Témiscouata, â la direction du parti provincial à la conven.tion de juin.Plusieurs députés fédéraux favorisent cette candidature.• Interrogé à ce propos, M.Pouliot dit qu’il n’a rien à déclarer pour le moment à la presse.Les juges de 75 ans Ottawa, 12 D.N.G.).— M.C.-E, Ferland, député libéral de Joliette, demande si le gouvernement a Tin-tention de donner suite à une résolution de l’Association du Barreau canadien, proposant de mettre les juges qui ont atteint 75 ans à leur retraite avec leur plein salaire, en leur laissant le pouvoir de siéger ad libitum sur l’invitation du juge en chef.M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, dit que la première partie de la question se rapporte à la politique nu gouvernement.Il n’a aucune déclaration * faire â ce sujet.Quant à la dernière partie, elle serait du domaine de la législature provinciale.____ Le gala français du MRT Nous sommes forcées de remet tr«* à demain le compte rendu du cala français du M.R.T., qui a eu lieu, hier soir, h TAuditonum du Plateau, En cours du coroner Un inconnu a été trouvé noyé au pied de la rue Mills, ce matin.La victime avait une jambe de bois du côté gauche et pesait environ 200 livres.Enquête demain.Un verdict d’accident a été rendu au sujet de la mort de Mme Elienne Langlois et d# ses filles, Etiennette et Henriette, mortes de bonne heure hier matin dans un incendie à Montréal-Nord, au no 10761 de la Montée Saint-Michel.On a trouvé ce matin le corps de Mlle Lucienne Duplessis, noyée en arrière du numéro 16245 boulevard Gouin, La victime était réputée démente et un verdict de destruction volontaire en un moment de folie a été rendu dans son cas.La victime était disparue de chez elle 6623 rue St-Dominique depuis le 25 avril dernier._______________ Eloi Vallée envoyé aux Assises Eloi Yallée, tenu responsable de la mort de Villebois Lapierre, jeune homme d« vingt ans, qu’il frappa avec son auto en face du numéro 13452 de la rue Notre-Dame (est), à la Poinle-aux-Trembles, le soir du 3 avril dernier, a été envoyé aux Assises où il subira son procès lors du prochain terme.Telle a élé ia décision du juge Marin, ce matin.Le contrôle des naissances au foyer chrétien PAR CL.DUVAL-AUMONT (Imprimatur du vicaire général ei au censeur ecclésiastique di Tournai) Exposé moral et biologique.Les problèmes conjugaux.L’esprit conjugal chrétien.Volume de 144 pages.Au con»* loir ou par la poste .60s.Service de Librairie du DEVOIR, 436 ma Ma-' tre-Dame aet, Mantraak - LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI U MAI ITO» VOLUME XXIX — No 110 RADIO-GAZETTE (X.B.— J«u4i, 12 moi Ondes courtes 8CHBNBCTADY — «-30 p m.— Bclene* — W2XAT.31.4 m„ 9.53 m»g.BERLIN — 6.45 pm.— VlMt« à Brème — DJD, 35.4 m, 11.77 tnêg.LONDRES — 7.15 p.m.— Chansons de marins — Choeur de BBC — Q8P, Q8D, GJSCI GSB ROME — 7.30 p.m.— Sélections d'opéras - Castelgandolfo (causerie) - 2RO 31 1 m., 9.63 még ; IRP.30.5 m., 9.83 meg., tQT, 25.21 m.1190 még.PRAGUE, Tchécoslovaquie — 8 P.m.— Variétés — Cauierle — OLR4A, 253 m., 11.83 még.; OUR5A.19.7 nu 15.23 meg CARACAS — 9 p.m.— chant — YV5RC LONDRES111— 9.40 p.m.— L'Orchestre Impérial de BBC - GSI.GSD, GSC, GSB.Radio-Fronce Station Paris-Mondial sur 25.24 mètres.4.30 p.m , Cours coloniaus; Informations •n portugais.Station à ondes courtes, sur 25.40 mètres.5.15 p.m.Concert de musique enregU- trâa 6.15 p.m.Informations en français et cours; informations en espagnol, en por- tl?006 p.m., Causerie par Madame de Gra-mont.9.00 p.m.Concert de musique enregia-trée.lo’oo p.m.Informations en français et cours; Informations en anglais; concert de musique enregistrée.Radio-Italie Station 2RO — Rome — sur 31.13 mètres 7.30 p.m.L'Heure de l'Amérique du Nord — Nouvelles en anglais; sélection d’opéra; causerie: Castelgandolfo; nouvelles en Italien.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 860 WloefclM 1.00 p.m., Fanfare de la marine amérl-cala*.2 30 p.m., LOrchestre de salon Colum-bia.3.30 p.m., Fanfare de l'Année américaine.4.00 ¦p.m.Aventures scientifiques.4.15 p.m.Ouatuor vocal Eton.4.45 p.m.Questions d'actualité devant le Congrès.5.15 p.m., Jour national des hôpitaux.6.15 p.m.Conférence de la Société médicale de New-York.7 30 p.m.We, the People.8 00 p.m., L'Heure de Kate Smith.9.00 p.m.Les amateurs du major Bowes.10.00 p.m.Essais en musique — Orchestre de concert Columbia.10.30 p.m.Les Américains au travail.11.15 p.m.Primeurs de Hollywood.WXAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 6.30 p.m., Sport.7.15 p.m.Variétés vocales.9 00 p.m., Nouvelles des studios MGM.10.00 p.m., Music-Hall Kraft, avec Blull trosby.WJZ 394.5 mètres — 760 Kilocycles cours; Informations en anglais; coneart de musique enregistrée.Radio-Italie 1.45 p.m., Glenn Darwin, baryton.2.45 p.m., Johnnie Johnston, baryton.4.00 p.m., Matinee Club.5.00 p.m.Ensemble Instrumental.6.30 p.m.George Crook, orlantste; Robert Braine, planiste.7.30 p.m., Elvira Rios, chanteuse mexicaine.9.00 p.m.Promenade symphonique de Toronto.10.30 p.m., Musique Encore, de Roy Shield.Rodio-Conodo AVIS IMPORTANT Au sujet de certains programmes des stations locales Les publicistes des stations locales nous Inondent littéralement, depuis un certain temps, de littérature Hasque, amorphe.sur certains programmes épisodiques d'aventures abracadabrantes.A l'avenir, qu'on se le tienne pour dit, nous ne publierons plus toute cette litanie d’éloges faits sur commande de tel ou tel artiste, de tel ou tel metteur en scène.Nous nous réservons le droit de taire des exceptions pour certains programmes réguliers, si nous le Jugeons A propos.LE CHRONIQUEUR Radioreportage du déjeuner des hôteliers de la campagne du Québec Le poste CBF de Radio-Canada diffusera les discours qui seront prononcés au déjeuner de l'Association des hôteliers de la campagne du Québec, le Jeudi.12.de 2 h.à 3 h.de l'après-midt.Ce déjeuner terminera rassemblée générale annuelle de l'association.Les concerts "Prom" diffusés de Toronto Le Jeudi, 12, de 9 h.à 10 h.du soir, aux postes du réseau national, aura lieu le deuxième des concerts donnés, cette saison.A Toronto, sous la rubrique Promenade Symphony Concerts.Au cours de l'heure que diffusera Radio-Canada.on entendra la Symphonie no 7.de Beethoven: Romance, de Dais exécutée par William Primrose, violoniste, et Danse et Choeurs de l'opéra de Bo-rodlne, le Prince Igor.Cette symphonie que dirige Reginald Stewart se compose de 90 Instrumentistes.La chorale Bach, de Toronto, se fera entendre au cours de ce concert.Elle exécutera certains passages de l'oeuvre de Borodlne.Concerts d'adieu de Madame Jeanne Mignolet Madame Jeanne Mignolet, soprano, se fera entendre A Radio-Canada, les Jeudi-.12, 19 et 26, de 11 h.15 A U h.30 du soir dans son répertoire d'airs d'opéra.Ce sont en quelque sorte des concerts d'adieu car Madame Mignolet nous annonce qu'elle quitte la scene lyrique.Madame Mignolet possède un répertoire de vingt-six opéras.Elle a chanté dans plusieurs villes d'Europe, A la scène et au concert.Elle a fait nombre de tournées aux Etats-Unis.Vendredi, 13 moi Ondes courtes TOKYO.— 6 h.p.m.Solo» de chant JZJ, 25.4m., 11.SO meg.LONDRES.— 6 h.45 p.m.Orchestre impérial BBC.G8P.19 6m., 15.31 meg : OSD 23.5m.11.75 meg.; GSC, 31.3m„ 9,58 meg; GSB.31.5m., 9.51 meg(.8 MOSCOU, — 7 h.p.m.Nouvelles et pro-trammes en anglais, RAN, 31m., 9.6 meg.ROME.— 7 ,h.30 p m.La voix de minuit: 2RO, 31.Un.9.63 meg ; IRF, 30 5m • 83 meg.; 1QY 25.21m , 11 90 meg.PRAGUE, Tchécoslovaquie — 8 h.p m.Variétés, causerie en anglais.OI.R4A, t5.3m., 11.83 meg.; OLR5A, 19.7m., 15.23 meg.CARACAS.— 8 h.30 pm.Variétés mu-llcsles.YV5RC.51.7m .5.8 mrg.LONDRES.— 9 h.20 pm."Take your :holce”, OSI, 19.9m .15.26 meg.; OSD.23.5 m.11.75 meg.; GSC, 31.3m, 9.58 meg.; DSB, 31.5m., 9.51 meg.Station 2RO, Rome — sur 31.13 mètres 7 h.30 pm.L’Heure de l'Amérique du Nord Nouvelles en anglais: “La voix de minuit”; nouvelles en italien.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 860 kilocycles 12 h.45 p.m.Quatuor Eton.1 h.p.m.Ensemble de concert Maxim Lowe.3 h.p.m.Fanfare de la marine amérl.calne.4 h.p.m.Variétés de Chicago.4 U.30 p.m.Quatuor vocal Eton.5 h.p.m.Orgue.6 h 45 p.m.Lum et Abner, comédiens.7 h.p.m.L’Université du Nord-Ouest.8 h 30 p.m.Programme de P.Whitman.9 h.p.m.Hollywood HoteL ÎO h.45 p m.Points de vue américains WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 6 h.p.m.L’éducation dans las nouvelles.8 h.15 p.m.Piano.6 h.30 p.m.Sport.8 h.pm.Concert “Cities Service”.9 h.p.m.L'Heure de la valse.WJZ — 394.5 mètres — 764 kilocycles 6 h.25 p.m.Duos de piano.7 h.15 p m.Story behind the headlines.7 h.45 p.m.Craig Mathuee, ténor.10 h.p.m.partie de boxe.Radio-Canada "Fémino" Pendant la saison qui commence, l’audition hebdomadaire de Radio-Canada, le vendredi soir, A huit heures et demie, comprendra une chronique des activités féminines et un concert vocal et Instrumental.L'émission sera d une durée de quinze minutes.A l'audition du vendredi.13, le soilste sera M.Réal BlsaUlon.artiste lyrique, qui sera accompagné au piano par Mlle Jacqueline De Foye.Sommaire H B.— le* lettres NBC, a le suite des émissions, signifient: National Broadcasting Company (réseau américain); les .el-toes CBS (ou WABC) signifient; Columbia Broadcasting System (réseau américain).JEUDI, 1* MAI CBF — 329-7 mètre» — 416 kilocycles 4 00 Concert.dUques.4.45 Mademoiselle au piano: Thérèse Tur 5.00 &adk>-Journal et Intermède.5.15 La chronique parlee sur les pro- grammes de la soirée et le disque pour tous.„ 5.30 Les chansons de Viviane Vallée.5.45 La bourse de Montréal.6.C0 Les beaux disques.6 30 Heure — Heure mauve, avec Helen Webber, soprano, et un orch., sous la dlr.de Howard Fogg.7.00 From the Pacific.7.15 Oroh.Markowskl.7.30 Heure — Le réveil rural 7.45 A communiquer du studio.8.00 Petite Symphonie, sous la dlr.d A.-fred Wallenstein.8.30 Radio-théAtre.9 00 Heure — Concert symphonique, sous la dlr.de Reg Stevart.10.00 Le music-hall Kraft, avec Bing Crosby, Bob Burns et l’orch, de Johnny Trotter.11.00 Heure -11.15 Louis Bourdon, 11.30 Orch.Huntley.12.00 Orch.Owen.12.30 Orch.Garwood Van.CBM — 286 mètres — 1050 klioceylM 4 00 Airs populaires, dlnques.4.30 Rush Hughes, commenalres sur les faits du Jour.4.45 A communiquer du studio.5.00 Dick Tracy.5.15 Radio-Journal en anglais et 1s chronique parlée sur les programmes de la soiree.5.30 These Four.dlr.Howard Higgins.5.45 La bourse de Montréal.6.00 Heure — Airs populaires, disques.6.15 Music from the secluded Heart.6.30 L’Heure mauve, avec Helen Webber, soprano, et un orch.sous la dlr.de Howard Fogg.7.00 Amos and Andy.7.15 The Count of Monte Crlsio.Adaptation radiophonique du roman d'A-1'exandre Dumas.7.30 Heure — Ernest Dainty, organiste.7.45 On Matters Musical, causerie.e 8.00 Petite Symphonie, sous la dlr.d'Alfred Wallenstein.8.30 The CBC Summer Theatre, sous la dlr.de James E.Harvey.9.00 Heure — Good News of 1938, au programme Robert Taylor et autres artistes.10.00 Music Hall Kraft, avec Bing Crosby, Bob Burns et Torch, de Johnny Trotter, 11.00 Heure — Appel en faveur de ia Croix-Rouge.11.05 Radio-Journal en anglais.11.15 Youth Intervenes.11.30 Orch.Huntley.12.00 The Moonstone.12.30 Orch.Marshard.Radio-Journal., baryton.CKAC — 411 metres 7JC kilocycle» Radio-France Station k onde» courte» — »ur 25.60 mètre» 5 h.15 p m.Concert Relala de Radio- Pan# 6 h.15 pm Informations en français, cours; Informations en espagnol, en portugais.7 h.p.m.Musique enregistrée.9 h.p.m.Concert de musique enregta- trée.10 h.p.m.Informations m français, 4 00 Classiques légers.4.15 Eton Boys.4.30 Evénements sociaux.4.50 Sérénade tzigane.4.55 Votre cinéma-journal.5.00 Musique de danse.5.15 Richard Beauchamp.5.30 Madeleine et Pierre.5.45 Le programme du foyer.6 15 Saynète.6.20 L'histoire des pages Jaunes 8.25 Sérénade tzigane.6 30 Radio-reportage.8.45 L'histoire des femmes célèbre» 7.00 Le club sportif.7.15 Marchands détaillants.7.30 We, the People.8 00 Orchestre tzigane.8.30 Rhapsodie printanière.9 00 Major Bowes.10.00 Cavaliers de la Salle.10.15 Radio-Journal.10.25 Planologue.10 30 Essais en musique 11.00 Allô, silo, les sports.11.15 Planologue.11.15 Chanteur Indien.CFCF — 500 mètre» — (WKl kUocyelè* CFCX — 49.96 mètres — 6005 kilocycles 4.00 Matinee Club.NBC.5.30 Musique.6.00 La Bourse commentée.6.15 Musique.6.45 Vedettes de comédie du Broadway.7.45 Revue du sport.8.15 Studio.9.00 Promenade, symphonique de Toronto.NBC.10.00 Under Western Skies.NBC.10 00 Musique Encore, de Rov Shield, NBC.11.00 Dernières nouvelles de sport Mol-son.CHLF - 266 mètres — 1120 kilocycle» 4.00 Baseball: Newark à Montréal.5.30 Heure et sommaire.5.30 Méli-mélo.6.30 Chansons françaises.7.30 Heure — Le drame du pavillon.8 oo Sur le pont d’Avignon.8.30 Récital.9.00 Heure — Orchestre.9.00 Orchestre.9.30 Studio.10.00 Orchestre.10 45 Studio.11.00 Heure.LE VENDREDI, 13 MAI 19» CBF - 379.7 mètres - 918 kilocycle* 12 00 Midi.Au Jour le Jour.12.15 Edward Damage, ténor.12.30 Radio-Journal.12.35 Chansonnettes françaises.12.45 Raym&r.1.00 les planistes CarlUe et London.1.15 The Escort.» and Betty.130 Le Trio instrumental da l'hôtel Mont-Royal.2 00 La musique de la marine dee EtaU-Unl».3.00 Concert, disques phonographiques.5 00 Radio-Journal et Intermède.5.15 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et le disque pour tous.5 30 Les chansons de Viviane Vallée, 5.45 Cotes de la Bourse de Montréal.6.00 Le* beaux disques.6 30 L’heure.Causerie au sujet du Con- gr* eucharistique.6.45 Chansonnettes françaises.7 00 L’orchestre de Luigi Romanelll.7.15 Mon oncle répond A ses neveux.7 30 L'heure.Le réveil rural.7 45 Creagh Mathues, ténor.8.00 'Toi, Ton chante", avec Mlle Marthe Lapointe, soprano.Paul Létourneau, baryton, et un orchestre sous la direction de Gilbert Dsrlsse.8.30 "Fémlna”, sous la direction de Mme Pierre Casgrain.8 45 Ensemble Instrumental sous la di- rection de Pierre Marchand.9.00 L'heure.Waltz Time, avec Frank Munn, ténor, le choeur Manhattan et un orchestre sous la direction d'Abe Lyman.9.30 A communiquer du studio.10.00 L’orchestre de Gilbert Dansse.10 30 L'orchestre de Lloyd Huntley.11.00 L'heure.Radio-Journal.11 15 Au rythme de Paris.11.30 Orchestre.12.00 L'orchestre de Frank Trambauer.12.30 Orchestre, 1.00 Fin des émissions.CBM — 286 metres — 1056 kilocycles 12.00 Ernest Coulton, baryton.12.15 Carte Blanche, causerie par d'Aroy Marsh.12.30 Radio-Journal, en anglais.12.35 Airs populaires, disque# phonographiques.12.45 Raymar.1.00 The Happy Gang.1.30 L’orchestre de Rex Battle.2 00 La musique de la marine des Etats-Unis.3.00 London calling.4 00 Airs d’opéras, disques phonograph.4.30 Rush Hughes, commentaires sur les faits du Jour.4 45 This English, causerel.5.00 Dick Tracey.5.15 Radio-Journal, en anglais, et la chronique parlée sur les programmes de la soirée.5.30 Louise King, chanteuse et les planistes Snyder et Ross.5.45 Cotes de la Bourse de Montréal.6.00 L'heure.Airs populaires; disques phonographiques.6.15 The Sports world.6.30 Airliners.6.45 The House of dreams.7.00 Amos n' Andy.7.15 Crown Colony of Sports.7.30 L'heure.Roland Todd, organiste.7 45 Unconventional Journeys, causerie.8.00 Ici Ton chante, avec Marthe Lapotn-te, soprano, et Paul Létourneau, ba-ryton, et l'orchestre de Gilbert Da-rlsse.8.30 Topics of the day.8.45 The Fusbys, sketch.9.00 L'heure.Waltz time.avec Frank Munn, ténor, orchestre sous la dl-rectlno d'Abe Lyman.9.30 A communiquer du studio.10 00 Appel en faveur de la Croix-Rouge.10 05 Are you superstitious?, causerie.10.15 Mlnlstrel Jamboree.10.30 L’orchestre de Lloyd Huntley, 10.45 1 shall never forget.11.00 L’heure.Radio-Journal.;i.l5 ozzle Williams et son orchestre.11.30 Poets Gallery.12.00 Récital d’orgue par H.Bancroft.12.30 Orchestre.MBS.1.00 Fin des émissions.CKAC — 411 mètre» — 1» kilocycle* 7.15 Mélodie» rythmées, 7 25 Sommaire.7.30 Pot-pourri matinal.8 00 Les nouvelles.8 15 Aubade.8.30 Chansons françaises.9.00 Metropolitan Parade.CBS 9.25 Nouvelles Press-Radio, CBS.9.30 Bonjour madame.10 00 A choisir.’.0.15 L’art de la draperie.10.30 L’heure récréative.11.00 Sonia, ses mélodies au piano 11.15 Le vieux maître d'école.11.30 Big Sister.11.45 La Parade des mélodies 12.00 Programme service rapide 12.30 Nenette et Rin-tln-tin.12.45 La province en progrès.1.00 Cours de bourse.1.15 Nouvelles.1.30 Le monde féminin.2.00 Capsules mélodique*.2.15 La rue principale.2.30 Captlvstors.- 3.00 Buffalo Summer threat, CBS.330 Kate Smith cause.3.45 Al Bernard's mlcùtrels.4 00 Chicago varieties, CBS.4.15 Extraits d’opéras, CBS 4.30 Les événements sociaux.4.30 I es événements sociaux.4.50 Classiques légers.4.55 Votre cinéma-journal.51'1 Couleurs musicales.5.15 La fantastique odyssée ds Richard Beauchamp.5.30 Variétés continentales.5.45 Le programme du Foyer.8.15 Le Don Juan de la chanson 6.30 Radio-reportage.6.45 Moments embarrassant*.7.15 Chansons française*.7.30 Nénette et Rin.tin-tln.7.45 Hollace Shaw, soprano.8.00 The Ghost of Benjamin Sweet.8.30 Radio-Encyclopédie.9.00 Hollywood hotel.10 00 Revue hebdomadal!* des sports.10 15 Radio-Journal.10.25 Planologue.10.30 A choisir.10.45 Duke Ellington et oreh 11.00 Allô Allô les sports.11.10 Planologue.CFCF — 500 mètre» — 600 kilocycle» CFCX — 49.96 mètre» — 0005 kilocycles 12 30 Orgue.2 00 Fanfare de la marine américaine.3 00 Radio Guild, The Bells.4 00 Matinée-Club, NBC.5.15 Musique.5 30 Petites variétés.NBC.6 00 La Bourse commentée.8.15 Musique.6.25 Nouvelles-éclairs.8.30 Soliste de NBC.8 30 Municipal Service Bureau.8.45 The Fuseys.10 30 Studio.11.00 Derniers# nouvelles de sport Molson.CHLF — 286 mètres — 11» kilocycles 7 55 Sommaire.8.00 L'heure.Réveil matin musical.9.00 L'heure.Chanson» françaises.9 30 College days.9 45 Les disques de Rede Caire.10 00 A Bélanger Liée.10.30 Emission Living Room Furniture.11.15 Prog N -O.Valiquette Ltée.11.30 Iæs disques de Ray Ventura 12.00 Midi.L'heure.L'heure féminine.1 15 Nouvelles éclair.1.20 L'heure féminine.I.59 L’heure.2.00 Fantaisies Instrumentale* 2.30 Orchestre de Torn Dortng.3 00 L’heure.Musique classique.3 30 Oklahoma outlaws.4.00 Radlo-base-ball.5.30 L’heure et sommaire.Met-Melo.6 00 L'heure.Mell-Melo.8.15 Variétés.6.30 A votre santé.6 45 Radio-annuaire, chansons française* 7 30 L’heure.Sommentateur sportif.7.45 Radio-concours, voyages modernes.8 00 Récital d’artistes.8 30 Orchestre.9 00 1,'heure.London Oïdlln*.9 30 Orchestre.10 00 Studio 10.30 Orchestre.II.00 L'heure.Fin de l'émission.Les disques Symphonie No 3, op.55 en Mi bémol de Beethoven, exécutée par I orchestre philharmonique de Berlin, sous la direction d'Eugen Jochum — Six grands disques "Telefun-ken" contenus dans un album.Grand orchestre C'est la symphonie dite ‘'Héroïque".Elle date de 1804.Elle marque l'avènement du troisième cor au grand orchestre.En ce qui concerne sa conception, il faut dire que c’est un peu une oeuvre de commande, en effet Beethoven l'avait écrite à la gloire de Bonaparte, plus tard, à la proclamation de l’Empire, il la dédia simplement au souvenir d'un grand homme.Ce qui a eu pour effet la substitution de la marche funèbre du second mouvement au mouvement primitif d'allure héroïque.Matériellement parlant, elle est parfaitement gravée sur disques "Telefunkcn”.Par rapport à ses deux symphonies précédentes, Beethoven devient ici plus humain par le traitement de ses thèmes.Il reste que nombre de passages de cette symphonie soient des plus sévères et des plus éloignés de l'idée romantique.Suite dans le genre théâtral de François Couperin.Deux grands disques “Telefunken” par un petit ensemble, le Wiesbaden Collegium.Ensemble d'instruments à cordes et à vent de Musique faite de sobriété classique, de paix et de charme mélancolique.Une très belle interprétation de la part des exécutants.La douceur de la flûte et les accents naïfs du haut bois sont rendus avec tout le moelleux requis, grâce à un savant enregistrement.Cette suite du grand claveciniste français est superbe.Ecoutons-la bien vile, afin de ne Excellente nouvelle de M.Pierre Mille Le prix de littérature française "hors-France" est porté de 3,000 à 4,000 francs De Paris, M.Pierre Mille nous adresse une excellente nouvelle.Le prix de littérature française “hors-France" est porté de 3,000 a 4,000 francs.Ce n’est pas de la somme j qu’il faut s’épater, mais du geste.pas trop oublier ce qu’est la véritable harmonie.Notre siècle si fertile en nouveautés musicales et, devrait-on ajouter, en atrocités musicales, est si propre à nous détourner du beau! De celui qui s’impose aux âges ou plutôt à travers les âges.Orchestre Concerto Grosso de Hændel en trois mouvements.L’orchestre philharmonique de Berlin.Deux disques “Telefunken.” Une musique de grand style comme savait en écrire le maitre allemand.Enregistrement très clair.Au verso du deuxième disque, Feu d’artifice royal, du même auteur.Trois petites pièces descriptives dans le genre suite, très réussies.Orchestra Phèdre, ouverture de Jules Massenet, par l’Orchestre de Berlin sous la direction du Dr Hans Schmidt-Lsserstedt.Cette oeuvre est bien connue des musiciens.Elle est pleine de majesté et de grandeur et a été bien conçue pour préluder à la célèbre tragédie de Racine.L'orchestre berlinois ne la dépare point.Une excellente cire, M.H.Disques fournis par la maison Hufnagel de Montréal.L'histoire secrète de la révolution espagnole (par LEON de PONCINS) Beaucoup de livres ont été publiés sur la guerre d’Espagne, mais celui-ci est différent de tous les autres, car il traite un aspect peu connu et particulièrement important du conflit; les dessous maçon-nico-communistes de la révolution espagnole depuis la chute de Primo de Rivera jusqu'à la guerre civile.L’auteur nous montre, avec des documents impressionnants, les influences internationales occultes qui ont animé et dirigé dans l’ombre le mouvement révolutionnaire; F.:.-M.:., judaïsme, communisme, et comme rien n’y est avancé sans preuves, plusieurs importants documents cités dans le texte sont reproduits intégralement en appendice.Aussi cet ouvrage aura-t-il une valeur historique, car l’on y trouve des renseignements que l’on chercherait vainement ailleurs.Un vol.in-8 couronne (288 pages), avec une carte, $1.00 franco.Service de librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.! De la part de M.Pierre Mille, c’est une idée très heureuse que la fondation de ce prix, que les Canadiens français sont appelés à briguer; c’est une excellente idée aussi de la part de M.Félix Chancel-Ma-raveire, que d’y ajouter sa vie durant la somme de 1,000 francs annuellement.Il serait à souhaiter qu’un Canadien ou autre personnage de sang français l’imite.Le gouvernement français fournit les premiers trois mille francs, pourquoi des particuliers ne grossiraient-ils pas ce prix par leurs largesses?Voici les principaux passages de la lettre de M.Pierre Mille, fondateur du prix de littérature française “hors-France”, destiné, comme on sait, à couronner l’ouvrage d’un écrivain ou journaliste français de langue française de pays qui ne dépendent plus ou même n’ont jamais dépendu de la France; “La Société des auteurs et romanciers coloniaux fera tout ce qu’elle pourra pour que ce prix si minime destiné aux écrivains français hors de France ait le plus grand retentissement possible en France.“Je viens de recevoir de M.Félix Chancel-Maraveire, Hyères (Var, France), une lettre qui m’a touché jusqu’au fond du coeur.Ayant lu mon article du Temps, du 15-IV-38, que je devais au Devoir, il m’écrit que, jusqu’à sa mort, il ajoutera 1,000 francs à notre pauvre prix de 3,000 francs! Voulez-vous être assez bon pour l’annoncer dans votre journal, et lui adresser un mot de remerciement.“Et puis, tâchez d’organiser, à Montréal, et dans toute l’Amérique française, ce concours pour lequel nous serions si heureux de couronner, en ‘39 un auteur canadicn-français.“Je rappelle que les ouvrages peuvent être adressés à la Société des auteurs et romanciers coloniaux, secrétaire général Marius Leblond, 10, rue du Cardinal-Lemoine.Paris, IVe” M.Pierre Mille est le premier à reconnaître que la somme de 3,000 francs souscrite par le ministère des Affaires étrangères est bien minime.Pourtant, c’est une “attention”.dit-il.Elle prouve qu’on n’oublie pas, chez nous, ceux qui continuent à penser, à parler, à écrire dans notre langue.Et il ajoute: -— Mais, alors, en véritable, en humble mendiant, je dis aux Canadiens français, aux Mauriciens, aux Haïtiens, aux Egyptiens: “Si vous y ajoutiez quelque chose?Quelques sterlings, quelques dollars, quel-, ques livres égyptiennes?Evidemment, ce serait un vrai cadeau de ' votre part.Car Canadiens, Mauriciens, Egyptiens, Haïtiens ne bénéficieraient du prix que chacun à leur tour, chaque année, ou à peu près — à moins d’une oeuvre dont le mérite s’imposerait de telle sorte que la même “nation” verrait plus tôt se renouveler la faveur du jury.“Ce jury serait français, et parisien.Pas moyen de faire autrement.Mais pourquoi chaque pays de langue française — je persiste à affirmer que l’Egypte “en est” ainsi que la Syrie — n’organiserait-il pas une espèce “d’avant-jury” qui signalerait les oeuvres — poèmes, romans, même articles de journaux — au jury de Paris; et qui, en même temps, si possible — mais ce ne serait nullement obligatoire — chercherait à accroître d’une modeste obole la valeur du prix?” La “fédération de tous les écrivains français écrivant hors de la France et de ses colonies”, je vous assure que ce serait nne belle chose! Funérailles de Mme J.-L.Daoust Les funérelUes ds Mme J.-L.Daoust ont eu Heu hier matin, è Saint-Clément ds VUuville.Mgr Maurault, recteur de TUnl-verslté de Montréal, a lait la levée du corps et M.l'abbé P -E.Roblllard a chanté le service, assisté des abbés G.Dumontet et J.-R.Ouimet.Conduisaient le deuil: les frères de la défunte, Aegldlus Fauteuz, Etherlua Fau-teux; ses beaux-frères.MM.J.-M -Z.Daoust, P.Lafcrrière et J.Ballargeon, lé notaire, J.-E.Lachapelle; ses neveux: MM.P.-E.Montpetlt, M.Ballargeon, Paul Daoust.M.Montpetlt et R.Balllargeon.Dans le cortège on remarquait aussi MM.Beaugrand-champagne, Raoul Laporte.G St-Jean, W.-A.Baker.Noël Fauteux, Mon-tarvllle de la Bruère, Gérard Malchelosse, Dr J.-F.-A.Gatlen, les Frères Herménégilde et Samuel, F.E.C., J.Prieur, D.Milord, A.Lebeuf, A.Pépin, A.Olivier, et A.Mercier, de la bibliothèque municipale, L.-A.Lefebvre.J.A.-N.Pesant, F.Ooyer.Auré.e Paiement, J.-C.Denault.J.-P.Malèpart, R.-E.D amenais, Napoléon Bnsebois.H.L'Espérance, F.Hébert, Oscar Bonin et autres.La famille a aussi reçu de nombreuses cartes de sympathie, télégrammes, bouquets spirituels, offrandes de messe, fleurs, etc.etc.Audition d'élèves Le studio des "Artistes en herbe’* la direction de Mme Géllnas-Gagnon nera son audition annuelle dimancl 15 mal, à 8 h.30 p m., à la salis ( Palestre Nationale, rue Charrier.Au programme: “Les Poupées vivai opérette: "Les jardinières de San cy“; “Poupées et Petites mamans".Cette audition sera sous la présk d’honneur de M.Jules Massé, prés de la “Société du bon parler français Pour Informations, téléphoner à F tenac 0964.Les élèves de Mlle Berlingueti Le Jeudi, 19 mal prochain, à la * de la Palestre Nationale, rue Chef Mlle Juliette Berélnguette.planiste 11 gle, diplômée de l'Ecole de muslqial Nazareth et de Mlles Wllscam et Ro“ fera entendre ss nombreux élèves e; audition de fin d’arné*.Comme pi années passées le programme ne portera que le choix de pièces class exécutées par les élèves de piano, t et solfège.Une opérette Joyeuse t nera la soirée.Pour Informations, 3585 LONGUEURS D’ONDES nnr .PTOM .t ÔKAO .CFCF CFCX CHLP CHRO ruNd 411.500 49 96 296.465.CRCS CKCV .WABC WRAP 200.222.3486 \W.17.WGY WT1C WLWL .379.5 .282.8 272.6 Mètre» Kll«cQue__ M CAi LLOUX_.v ^.1.J.MJ U1 ______i_ 1.« Vv /-V » ___ j_____» zon?L’abbé Vethléem — parler de l’abbé Bethléem, ça donne l’air petite pensionnaire, n'est-ce pas?— dit: les grandes personnes liront "Les Américaines chez elles, Choses et gens d'Amérique, Un remords.Tony, Constance, son chef-d’oeuvre, et toutes les jeunes filles liront: Contes de tous les pays, Yvette.etc.Pourquoi parler de Thérèse Bentzon?Parce que ce fut une femme virile qui sut réfléchir.Tout en ouvrant son salon à de très célèbres auteurs, elle écrivait de la solitude: “Dans ce refuge, j’ai tardivement retrouvé la santé, le calme et la possibilité du travail.J’y suis arrivée malade de corps et d’âme, mais la forêt a fait son oeuvre et l’absolue solitude rétablit en moi T équilibre- Combien peu de gens comprennent la puissance de la solitude sur les malheureux”.La clé de sa vaste érudition?Une élude à la fois et poussée à bout chaque foist De la réflexion, du recueillement! Pour nous, chrétiennes, quels outils à utiliser, à user au service du Christ! LUCIE DES H Al ES Outremont, mai 1938.Pèlerinage au tombeau de Catherine Tekakwitha Sous le distingué patronage du R.P.Ernest Roby, SJ., curé de la paroisse de l'Immaculée-Conception Le dimanche 22 mai 1938 A cette occasion M.le juge Edouard-Fabre Surveyer, de la Cour supérieure, sera reçu membre de la nation iroquoise de Caughnawaga.Départ des autobus de l’église de l’Immaculée-Conception à 8 heures du matin (heure avancée).Arrivée à l’église Sainte-Catherine de Laprairie vers 9 heures.Messe du pèlerinage, sermon, communion, Prières au tombeau de Catherine Tekakwitha.Départ pour le village indien de Caughnawaga.A l’arrivée, visite à l’église S.-I François-Xavier.Diner.Promenade et repos au bord du fleuve, dans les jardins de la résidence des Pères missionnaires jésuites.Visite des souvenirs historiques.Prières auprès des reliques insignes de Catherine Tekakwitha, Salut solennel du Très Saint Sacrement.Retour à Montréal vers 6 heures.Au début de l’après-midi, il y aura dévoilement d’une plaque de bronze, placée sur le \ vieux fort Saint-Louis, à quelques pas de la résidence des Pères missionnaires, au bord du fleuve Saint-Laurent.Cette plaque de bronze est donnée par la commission des monuments Jean, P.Q.Le sermon sera donné par le R.P.Antonio Poulin, S.J., vice-postulateur de la cause de béatification.La chorale des dames et demoiselles de la paroisse de l’Immaculée-Conception fera les frais du chant le matin durant la messe basse.Dans l’après-midi, durant le salut du Très-Saint-Sacrement à l’église de Caughnawaga, le magnifique choeur de chant des Indiens exécutera des pièces de son répertoire en langue iroquoise.Pour renseignements s’adresser au Père Directeur du pèlerinage, presbytère de l’Immaculée-Concep-tion.Tél.: Amherst 1104.La mode d’été dit que vous pouvez: Garnir vos boléros de petites boules roses entourées de résille noire faisant boutons ou grelots.Fermer un gilet au tricot par une série de petits poignards en métal argnté.Décorer votre robe de Un de boutons représentant des têtes de Pierrot avec leur collerette blanche.Peindre vos blouses de toile de fleurs, de fruits, de motifs fantaisie.Parler des boucles d’oreilles à une seule oreille alors que Tautre formera clip.Ainsi on aura une grappe de raisin à une oreille et l’autre grappe en pendeloque à l’encolure.Donner plus d’éclat à vos robes en égayant les manches longues d’une robe noire d’un brassard en ruban de couleur vive.Multiplier vos parures en ayant une robe parée en toile à grosses fleurs imprimées de ton vif que vous transformerez en tenue de casino, en enfilant au-dessus une robe de dentelle noire ouverte du bas.Un collier de fleurs multicolores égayera cet ensemble.Rajeunir vos manteaux en les égayant de broderies à jour qui permettent de voir la robe d’un ton différent, ce qui est d’un très joli effet.Orner vos jupes de petites poches faites en fleurs ou encore de poches simulées par des touffes de plumes d’autruche.Fleurs et plumes pourront être remplacées par des poches e ntissu flou travaillées dans laj robe.Elles sont froncées comme des' aumônières et resserrées en haut | par u npetit brin noué en même Peisson frais pour le m « nu de vendredi Volailles et légumes de qualité pour la fin de semaine Asperges SAUMON FRAIS DE L'EST FLETAN frais 30c la livre Truite des lacs Doré Poisson blanc Pétoncles Maquereau Filets de soles Service des commandes ouvert le jeudi soir jusqu’à 7 heures 30, Pois verts Haricots verts Epinards Choux-fleurs, etc., etc.Nos divers sens peuvent être impressionnés par des modificateurs réels: dans ce cas on dit qu’il y a illusion.Si le modificateur est imaginaire, il y a hallucination ou perception sans objet.La plupart des songes nous offrent des exemples de ces dernières.Tous les éléments du rêve sont empruntés à la réalité.Même les rêves invraisemblables, où nous nous sentons voler dans l’espace et précipités dans des abîmes sans fond, etc., ne sont pas que des formes hallucinatoires du vertige, phénomène nerveux qui se produit fréquemment durant l’état de veille.Les songes les plus incohérents, les plus illogiques en apparence, présentent toujours à l’analyse des associations d’images sensorielles qui nous sont plus ou moins familières.L’origine même de la plupart des rêves peut, pour ainsi dire, se toucher du doigt; ils reflètent le plus souvent les fortes préoccupations de la journée.D’autres fois, les rêves naissent d’impressions véritables, perçues par les organes des sens, et dont la perception donne naissance à des images variables.C’est ainsi que le craquement des meubles se transformera en coups de fusil, le bruit des cloches évoquera l’image de cérémonies religieuses.La compression d’un nerf fait rêver de blessures.L’impression lumineuse du soleil ou de la foudre provoquera des rêves d’incendies, etc.La souffrance de certains appareils organiques est cap’able également de produire des songes spéciaux dont Hippocrate avait déjà remarqué la grande valeur pronostique.Les maladies du coeur engendrent des rêves terrifiants; les affections respiratoires donnent lieu, pendant le sommeil, à des scènes pénibles et angoissantes; une digestion pénible cause des cauchemars, avec sensation d’écrasement ou bien encore des impressions de faim des images gastronomiques plus ou moins pénibles.Que faut-il penser du caractère prophétique des songes?Aristote dit qu’il est également embarrassant de le dédaigner comme d’y croire.La loi des coïncidences en explique d’abord un bon nombre.Les autres ont pris naissance dans diverses pensées, divers événements, déjà présents à l’esprit du dormeur et dont le pressentiment e t - me pour ainsi dire exaspéré par « sommeil.L llucination est susceptible l’éclater en dehors de toute folie, lans certains cerveaux d’élite, com-ne si elle était la suprême mani-l'station de l’activité intellectuelle.Un peut citer à cet égard les exem- indien, cause des hallucinations encore plus nettement délirantes.Sous l’influence du haschisch, le monde extérieur revêt des formes monstrueuses, les sons ont une couleur, les couleurs une musique.Mais l’impression de bonheur ne tarde pas à céder la place à des visions d’une tristesse amère.C’est que nous ne jouons pas impunément avec notre cerveau.Concluons donc: la surexcitation mentale est funeste.Toute ivresse a son lendemain, et la dépression et la démence ne suivent que trop souvent les excitations forcées et maladives.La volonté sombre avec le moi, qui fait la supériorité et l’orgueil de l’être humain.Rappelez-vous ce que Balzac a dit du fumeur: “Entre le pain et le tabac, le fumeur n’hésite pas’’.L’intoxication par le tabac n’est vraiment grave que dans des cas exceptionnels.Mais il n’en va pas de même des autres intoxications que nous venons de passer sommairement en revue pour mieux les dénoncer.A aucun prix n’entrez et ne laissez entrer les vôtres, si peu que ce soit, dans cette terrible voie.Journée d'étude La Fédération des Cercles d’études des Canadiennes françaises incite cordialement tous les membres des Cercles d’études féminins et leurs amies à sa 24e Journée d’études annuelle, qui aura lieu à l’Institut pédagogique, 4873 Westmount, le dimanche 15 mai, à 2 h.30, sous la présidence de Mgr Conrad Chaumont, P.A., directeur diocésain de l’action catholique.Le sujet traité sera “La famille’’: a) Origine et caractère; b) Cause de la déchristianisation de la famille; c) Remèdes.Chez les Sourdes-Muettes Sous la présidence de Mme L.J.Tarte, une assemblée générale des dames bienfaitrices et du comité des jeunes, la dernière de la saison, aura lieu à l’Institution des Sourdes-Muettes, le jeudi, 19 mai, à 2 h.15.L’ordre du jour comporte le compte rendu de la récente partie de cartes; plusieurs questions importantes seront aussi soumises à l’attention de l’assemblée.Toutes les amies de l’Oeuvre sont instamment priées d’être présentes.On voudra bien tenir compte du changement de jour pour la tenue de cette assemblée, jeudi a» lieu de mercredi.Jours d*Aubaines chez EATON Vendredi et samedi PLUS Di 300 SPECIAUX NON ANNONCES DANS LES JOURNAUX Li bonne nouvelle eit répandue dans toua le* foyert de Montréal., Vendredi et samedi sont doux (ours d’Aubainoe comma loo client* Eaton los aimant.Cette foie ce sont dos économios en artidoa d’été., articles pour pique-niques.articles pour jardin.artidos pour la m tison qu’Hs vous apportont h prix tris tpé-ciaux.L’eecaaion o s t bette.faites le tour do tout loi étages vendredi et samedi.Cherches I e a étiquette* d a s “leurs d’Auhai- EATON Ok™.DI MONTRCAl roux assez clair, ajoutez un bouquet Te thym, laurier, persil et quelques AU couvent de Marie Réparatrice.1025 Petits morceaux de lard maigre.Le Mont-Royal ouest, Outremont, les retrai-1 tout étant bien revenu, remettez vos tea suivante* seront prSchées.Jeune, ni-, j lorceaux de viande D’autre part, les: du 23 au 2fl mal.du 2 au î Juin et du oiii-ot 1sI.i„„hA 8 *u a juin; dame*: du 13 au 18 juin.j ‘«us auiez épluché en morceaux Aux Trois-Rivières, les retraites îermées 8:>sez petits une OU deux Carottes, pour mal et Juin au couvent de la rue ln 0U deux navets.Versez CCS lé-St-Charles, auront lieu aux dates aulvan- sllr i0 cal».tes: Jeune» fille»: du 16 au 19 mal; du 8 fl,n,Çs SUT 18 Viande, salCZ, mettez au 12 juin, du n au 20 et du 23 au 26 tur le feu doux et laissez mijoter suin; 1 ^u.,,30,f;1:nau.ev.J,’1 I'endant deux heures environ.Au du Vau 30 Ju3tn 18 J 1 1 ut trt noment de servir chauffez forte- nent le plat de service disposez les Retraite fermée Les bonnes recettes Institut pédagogique de Montréal 4873.avenue Weslmount Samedi prochain, 14 mai, M.l’abbé A.Forget donnera un cours sur l’enseignement de la langue maternelle.à neuf heures trente.A onze heures, M.l’abbé Fillon donnera un cours de Logique.Toutes les institutrices sont cordialement invitées à ces cours.hSSAvoir pour votre vêtement du soir pies connus de un long paletot en marabout bleu de Loethe.Une volonté énergiqu très pâl'\ Fleurir la calote de votre chapeau d’un bouquet de violette posé à l’envers; c’est-à-dire le bouquet touchant la paille et les tiges s’élançant en aigrette sur le fond.Modifier l’aspect d’une robe de peut même objectiver au souvenir certaines images: un peintre anglais, après avoir vu et esquissé une personne, pouvait se passer du modèle et terminer un tableau, des j lus ressemblants.Talma entrant en scène, faisait disparaître à volon- JEUNES HOMARDS Poulets, dindes à rôtir, poulets à gril-ler, pigeonneaux, canetons du Lac Brome.«îGATEHomJ Pi 8121 dentelle noire en la transparentant j U*, de ses regards, les spectateurs sur un fond de satin fait de quatre des fauteuils pour leur substituer coloris différents de bleu ou de|lln Parterre de squelettes.Sans rose> *-ela.pensait-il, son jeu n aurait eu ni la puissance ni le degré de vérité qu’il savait atteindre.* * Certaines substances ont la propriété de faire naître des images Une réplique de Toscanini Le grand maestro italien Toscanini avait un jour, aux alentours de _____________ ________________^ Î912, à diriger un concert consacre ; jmiil[CinatQires_ L’opium et le basaux oeuvres de Claude Debussy, et 10m.•OS» - » ot.KLM - Mm.»J.OO Léopold RICHER Ville de Québec L'ONCLE GASPARD vous offr# LE DESSUS OU PANIER de ses chroniques parues dans r'Evénement" el le "Journal" Volume de 285 pages, format 6x9.Au comptoir ou par la poste $1.00.Service de librairie du "Devoir" 430, rue Notre-Dame est, MONTREAL Québec, 12.(D.N.C.) — Au cours de leur séance d’hier après-midi, les échevins ont virtuellement oboli le département de l’électricité, en y mettant cependant une condi-t'on: c’cst que le comité administratif se prononce sur la question, svant que cette décision n’enlrc en , igueur.Le maire et les échevins ont cban-t& leur décision nu sujet du salaire (> M.Jules Leclerc et on a remis au s'rificateur de la cité le $700 qu’on !ui avait enlevé la veille.Comme /« 132 Elu président M.Charles Bourassa vient d’être élu président de Reynolds-Quebec Gold Mines Ltd.Int.Paper & Power New-York, 12 (P.A.) — International Paper & Power Co., rapporte pour le premier trimestre une perte de $332,241, comparativement à un profit net de $1,746,577 soit l’équivalent de .32 par action ordinaire compte tenu du paiement de l’intérêt sur les actions privilégiées, comparativement au premier trimestre de 1937.Parce que les directeurs envisagent avec plus ou moins d’optimisme l’avenir, ils n’onl pas jugé bon de déclarer de dividendes pour le premier trimestre.Niogora Hudson Power New-York.11 — Le revenu net de la Niagara Hudson Power Corporation et des filiales pour le premier trimestre s’est élevé à $2,541,* 591 ou 20 cents par action après les dividendes privilégiés, comparativement à $3,392.598 ou 31 cents par action l’an dernier.Les obligations New-York.12 (P.A.) — Le marché des obligations ici a connu, grâce au volume d’achats d’emprunts de services publics et de ferroviaires, un mouvement de hausse à New-York.La chute des emprunts brésiliens n’a eu aucune influence sur les valeurs américaines.Rondo Gold Mines Cette compagnie minière commencera la semaine prochaine une campagne de forage au diamant souterrain en plus de poursuivre les travaux actuellement en cours.On doit explorer les veines sous le niveau de 550 pieds.Air Reduction .4711.Allied Chemical .uo American & Foreign Power .3% American Power & Light _____ 6>,« American Smeltliw .39 American Water works .loti American Tel.& Tel.132 Anaconda .29>,4 Atchison .30 Baltimore & Ohio .6(4 Bendlx Aviation .n% Bethlehem Steel .48>.'4 Canadian Pacific .6 Case Threshing Machine .£1 Cerro de Pasco Copper .3734 Commercial Solvents .7»,* Chrysler Motors .45% Columbia Gas &, Electric .7(4 Consolidated EM Ison .JS'i Douglas Aircraft .47 Dupont .104 Elec.Power ® Light Corp.29% 28% 30 30 6% 6% 11% 11% 48% 48% 6 8% £1 81 37% 37% 7% 7% 45% 45% 7% Us 26% 25% 47 48% 104 Gillette General Electric Int.Harvester Int.Tel.® Tel.Co.Kennecott Copper .Loews Theatres .Motgomery & Ward .National Biscuit .National Power Light .New York Central .North American ., Packard Motors .Pennsylvania R.R.Phllllpps Pete Pith.Serv.of New Jersey Pullman .Radio Corporation .Republic Iron & Steel .Sears Roebuck .Standard Brand .Standard OH of New Jersey Socony Vacuum OH .Studebaker Texas Corp.United Aircraft.United Gas Improvement .U.S.Steel .Western Union .Woolworth 11% 11% 25% 25% 31% 31% 8% 3% 36% 36% 59 59 9% 9 73% 73% 35 34% 43% 43% 33 33 22% 22% 7% 7% 13% 13% 21% 21% 3% 4 17% 17% 33% 33% 32% 32% 29 29 6% «% 14% 14% 58% 58% 17% 17% 18% 17% 7% 744 49% 49% 13% 13% 45 45 37% 38% 27% 27% 10% 10% 45% 45% 22% 22% 80% 79% 43% 44% Elle disparaîtrait Les actionnaires de L.R.United Mines Ltd.ont approuvé la disparition de leur compagnie et la remise de la charte.Il y a quelque temps,'comme on sait, Agawa Gold est de $711,932 Mines Ltd.a acquis les biens de ; L.B.United Mines Ltd.(International Nickel POMMES — Les approvisionnements de pommes ont été beaucoup plus abondants cette semaine à la suite d’arrivages croissants de stocks de la Nouvelle-Zélande.Les pommes de l'Ontario sont moins abondantes et la demande porte surtout sur les Jonathans de la NouveUe-Zélande Les McIntosh de C.-B.continuent à sortir de l'entrepôt, mais elles ne s'expédient pas rapidement.Il s'offre encore des Spies de l'Ontario; les cageots no 1 se vendent de *2.$2.25 et les domestiques de ELIS-^.Les très belles McIntosh de C.-B.ont rapporté de $2-82.10; les belles de $1.75-$1.80.tandis que la catégorie “C" s'est vendue de $1 40-$150.Les Jonathans de Nouvelle-Zélande sont restée* A prix fermes toute la semaine; les très belles et belles se sont vendues $2 la caisse.BANANE».— Grâce au temps chaud continu, la demande pour les bananes s'améliore et les prix beaucoup plus fermes.Les tiges des Antilles se sont vendues A prix variant de $3.75-$4 le quintal.OANTELOUP6.— Les cantaloups ont fait leur première apparition cette semaine et se sont vendus lentement.Les nrix avalent une tendance A fléchir pendant les trois derniers Jours.Lee cageots réguliers de Californie se sont vendus de $9 25.$9.50 et las cageots "pony” de $7.25-$7.50.ORANGE».— Les approvisionnements d'oranges ont beaucoup diminué A la suite des faibles arrivages.Les prix se sont raffermis pendant la semaine.et les cageots de Californie se «ont vendus de $3.25-$4.POIRE».— n e’offre toujours de petites quantités de poires d’AustraJle; les belles Packham.en cageots plats, se vendent de $3-$3 25.ANANAS.— Les arrivages d'ananas de Cuba ont.beaucoup augmenté cette semaine et les prix ont baissé.Les cageots de Cuba se sont vendus de $2,75-3.25.RHUBARBE.— La quantité de rhubarbe locale de pleine terre a augmenté tou» les Jours cette semaine et les prix sont resté» A peu près les mêmes, variant de 25-35 et» la douzaine de bottes.FRAISES.— Les approvisionnements de fraises étaient abondants sur le marché cette semaine et les prix ont été maintenus grâce A une bonne demande.Les cageots de la Louisiane se sont vendus de 25-27 cts la pinte; ceux de l'Arkansas.27 et» la pinte, tandis que ceux de Virginie se sont vendus de 11.14 cts la ohoplne.ASPERGES.— Les approvisionnements d’asperges de l'Ontario ont beaucoup varié d'un Jour A l'autre et les prix ont grandement oscillé en conséquence.Le» paniers de 11 pintes de l'Ontario se sont vendus de 90 ots-$1.50, suivant la quantité dont on pouvait disposer Cependant, le ton du marché s’était raffermi A la fin de la semaine.FETVES.— Les arrivages de fèves étalent egalement beaucoup plus considérables et les prix ont légèrement baissé.Il s'offre A l'heure actuelle des fèves de Virginie de très bonne qualité; les fèves beurre et de Valentine se vendent de $1 90-$2.25, tandis que la variété Bountiful s eat vendue de $1.75-$2, BEHTE1RAVE».— Las betteraves locales font toujours leur apparition en petites quantités, mais elles se vendent lentement et la demande est très limitée.Les prix sont restés soutenus toute la semaine de 65.70 r.ts le sac de 70 lbs.II en est de même des betteraves Importées dont la quantité est très faible, les deml-cageots de Virginie se vendent $2.50.CAROTTES.— On signale que la récolte locale de carottes a presque toute été vendue.Grâce â une bonne demande les prix ont beaucoup augmenté cette semaine.Les carottes de Québec se sont vendue» de 70 cts-$l.le sac de 70 Ibs.Les prix de* carottes Importées ont également augmenté; les cageote de l’Arlzona se sont vendus $3.75, tandis que ceux de la Californie ont rapporté de $3-$3.75.Bourse de Montréal Compilation de It nulton L.-G.beau ’EN * CIE Valeurs Brazilian .B.C.Power “A'* .29 Can.Car à, Found 12 C.Ind.Al."A" C.Ind.AI.‘'B’’ C.Pac.Ry .C.Steamshlpn C Steam, prlv., C.Smelters .Dlst.Seagram .D.Bridge .D.Steel & Cl "B” Do.Tar èi Cl.Co.Oen.Steel Wares Oyp.Lime
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.