Le devoir, 15 janvier 1926, vendredi 15 janvier 1926
Volume XVH.- No 10.Abonnements pat ia poste : Edition quotidienne CANADA.*••• EUU'ÜnU et Bmpire BrltmanHroe .S.M irNION POSTALE.Edition hebdomadaire CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 Ti?nrirniD LL JJiivUiK Directeurs HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISl Montréal vfndrerli 15 janv 1926, TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration’.336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE : - - Main 746« Service de nuit : Rédaction, Main 8121 Administration, Main 51M Indépendants, ' "" * et progressistes sauvent le gouvernement Trois voix de majorité pour M.King Séance extrêmement tendue, vote empoignant-Com-ment le ministère échappe à la défaite — Cinq progressistes pour M.Meighen, dix-neuf pour M.King — M.Boürassa vote contre M.Meighen CA SITUATION Dl) MINISTERE EST PRECAIRE Tribune ties journalistes, Parlement, Ottawa, le 15.Ayes.120; nays, 123, dit le greffier de la voix blanche d’un consciencieux .fonctionnaire.-The amendment is defeated, tonne le président de la Chambre.En d’autres termes, le gouvernement reste au pouvoir par une majorité>de trois voix.# * * Jamais depuis la Confédération un gouvernement n’a été battu en Chambre sur un vote.Le résultat de ce soir ne crée flonc pas*]o précédent ardemment attendu par les amateurs de nouveauté.Qui a le droit de se réjouir?Les ministériels évidemment.Ils éclatent en applaudissements, font daquer leurs couvercles de pupitres frénétiquement.Mais ils ne se lèvent pas en dépit des exhortations de M.Charles Mardi, lui un ancien président de la Chambre, qui a tiré de sa poche un beau mouchoir en soie jaune pointillé de noir et, qui l’agite désespérément.Les conservateurs au contraire, sont debout, hurlant.Ils lancent en l’air les livres, bleus qui déjà s’accumulent, sans utilité évidemment, sur leurs pupitres.On dirait que ce sont eux, les victorieux.C'est que la majorité du gouvernement est frêle comme une santé débile en temps d’épidemie.M.A.T).Chaplin, député conservateur de Kent, est à l’hèpi-lal.On l'attend dans quelques jours.Dès son arrivée, le vote conservateur passera de 115 à 116 et la majorité du gouvernement passera de trois à deux.A supposer qu’il se présente une nuire question qui divise de même façon les progressistes, un seul indépendant (il y en a deux en Chambre) passant à gauche réduirait la majorité du gouvernement à zéro, le mettrait à la merci du vote présidentiel.M.Lemieux serait contrarié, car il s’est engagé à la plus absolue impartialité et il attend comme couronnement de sa longue et brillante carrière la présidence permanente.Sauf erreur, les règles exigent qu’il donne son vote sans idée de parti pris.Mais-volrf bien nne autre histoire: que les deux indépendants passent à la gauche sur une motion quelconque et le gouvernement n’a plus à recourir au vote, du président: 123 voix moins 2 voix égalent 121 voÿt; 121 voix oppositionnistes plus 2 égalent 123.Et c’est le gouvernement à bas.Pendant la campagne, dans Labelle, on entendait dire par-lois: “Qu’ira faire en Chambre un seul indépendant?” On je voit maintenant: Faire tomber ou maintenir le gouvernement.Les événements ont de ces tours.JÎ! Il peut se produire trois absences simultanées du côte, ministeriel ou parmi ses soutiens actuels et ne s’en pas produire du côté oppositionnisto.On voif tout de suite la précarité de la survie ministérielle.I| est presque impossible que le gouvernement dure.Le vote sur l'adresse sera pour lui un autre moment très critique.S'il franchit ce pas difficile, il continuera de danser dangereusement sur des oeufs.M.King cherchera un comté.11 en cherchera pour quelques-uns de ses ministres battus.Ceux qui se présenteront dans le Québec seront peut-être élus.Mais cela n’auigmentera pas la majorité du gouvernement.Ceux qui sc présenteront ailleurs seront peut-être battus.A supposer, comme on le dit, que M.King réduise, le.nombre de ses ministres et n’en présente que quatre sur huit, il n’en reste pas moins qu’il ne peut les faire tous elire dans le Québec.De plus, s'il sc présente des vacances par mort ou démission, il faudra que dans les six mois il soit procédé au remplacement du démissionnaire ou du mort.Si ce mort ou ce démissionnaire est un libéral, fera-t-on réélire un libéral à sa place?* * * Quant a M.King lui-mème.on lui prête l'intention de sc présenter dans Moose-J a w, en Saskatchewan.En pareil cas, les conservateurs jetteront les sacs d’écus d’un millionnaire dans la balance, dit-on.Le premier ministre a renoncé à Russell; il a du renoncer à Prescott .pour ne pas priver la Chambre de la présence de M.Evanturel.L’horizon n'est pas rose.— encore moins rouge.* * * Le vote a été ce soir intensément intéressant.Rien ne résiste à la poussée d'une foule.Toutes les places dans les tribu-nos étaient prises e.t les robustes factionnaires, à plus d’une porte, ont été débordés.On a même vu, un moment, une vingtaine de.Spectateurs montrer leur tête entre les lambris dorés et le plafond de la Chambre.Mais l’oeil de l’orateur les a aperçus et cette tribune, contre tout précédent, a été fermée.Chaque fois que s’entrebâillait une porte, des mains en des appels désespérés s'agitaient au-dessus des têtes, faisaient signe à des amis.Mais la consigne était inflexible.L’une des plus belles tribunes, c’est celle de la presse.Elle était particulièrement recherchée.On y voyait la belle mousta-clte de M.)e sénateur Casgrain et plusieurs dames et tou» ceux qui de près ou de loin peuvent se rattacher à la presse.Il faut •lire que depuis longtemps le beau sexe avait pris la plupart des sièges des galants pères conscrits.* * * Depuis l'après-midi, l’intérêt sc détachait des discours; et c'est ce qui a été cause que M.Caban n’a pas eu.le.soir, toute l'attention qu’il méritait.Malade, sorti depàiis quelques jours à peine de l’hôpital, il a fait pour parler un effort surhumain et \ raiment dangereux.C.e colosse a demandé grâce aux interrupteur» en invoquant son état de convalescent.Il s’épongeait le Iront â chaque instant et Son teint était plus blanc oue son mouchoir.Nous donnons aiTleur» une analyse de son discours; il a été remarquable par une déclaration particulièrement II a protesté contre rèhontée enchère des votes md se pratique en Lhambrc et qui a atteint son maximum, dit-il, quand M.Boivin tdont le discours a été très habile) a demandé aux progressistes leur appui pour un jour seulement pour le vote de ce matin, taillant, encore l’ambition du gouvernement qui allait s’amenui-Hont de discours en discours, comme un mauvais crayon qu’il faut sans ressr aiguiser.M.Caban a ajouté; ‘Tegpjfere que du côté conservateur on n’a pas recours à de telles tactiques’’, pendant que M.Rob Rogers, frais frisé, applaudissait de ses belles mains fines et souples .à toutes les besognes.* * ¦ * Voilà tnfin le dernier harangueur, M.Garland, progressi.de, qui dit du neuf.Il laisse entendre qu’il faudra changer quelque chose, à cause de la persistance très probable des groupes, au mode de formation du gouvernement.Le cas peut se présenter, en effet, d’un simple groupe de 45 qui deviendrait, s'il était convenu d’appeler au pouvoir après une élection le plus fort groupe, le gouvernement du pays, et qui aurait contre lui 200 députés répartis en groupes de moins de 45.Pendant sa courte durée d’olfice, ce gouvernemcjit pourrait faire les cent coups (il pourrait, disons-le, entre parenthèses, ratifier le traité de Locarno) pour tomber ensuite lors de la convocation des Chambres, mais trop tard pour réparer »e« bévues.C’est sans doute l'hypothèse poussée à l’absurde; mais personne ne peut garantit- que cela ne se réalisera pas partiellement dans l’avenir.- leur salait* pendant des semaines, peut-être, nu détriment des intérêts faUmhmx bien compris.Mais ces ditmes sont laryes; je veux- dire qu'elles n'ont jtas cet esprit exclusif qui caractérise leurs maris et clics ont permis à ceux de ces derniers qui ont voulu le faire d’assister à leur réunion.Parions qu’elles espéraient, bien secrètement, convaincre ces derniers dès cette première séance, au moins par leurs charmes, sinon par ta force des choses et celle de l'organisation qn élles sc proposaient de créer, La première speaker, après la présidente qui se distinguait de ses compagnes par le fait qu’elle portait ce bijou de petit chapeau qui datait du jour de ses noces tandis que les autres n’aoaicnt que le traditionnel fichu de laine, traita ai>ec une belle vigueur du côté psychologique de ta situation.Elle décrivit ces pauvres maris, très gonflés d’eux-mêmes, très prétentieux et dont le seul but paraissait de vouloir.en toute occasion, montrer leur prétendue supériorité, revenir bien-tôt au bercail, irés soumis, presque honteux, se faire remonter le moral par leur compagne qui peut en même temps leur servir la soupe grâce aux économies faites malgré la parcimonie maritale, alors que le “rrv(it- erate n’a pas paru plaire à ces messieurs qui, en manière de sarcasme, entonnèrent cette bonne vieille chanson — en Angleterre, on n’apprécie toujours que les vieilles chansons — Tell me the old, old story.Indignation.très naturelle d’ailleurs, de ces dames qui protestent.L’une d’entre elfes, particulière1'*'* échauffée en apercevant son liom-me dans le groupe t subitement hier soir.no 2, «n la ote dr vfyniréni.wxnt pères de familles à y envoyer leurs fils avant de les lancer dans la vie.Sir Lomer C»ouin dit ensuite qu’il est d’autant plus fier des résultats obtenus jusqu’ici à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales que lors de la fondation de cette institution, on a critique sévèrement ce geste du gouvernement d’alors."Nous avons maintenant la satisfaction de dire que nos espèrancee »e sont réalisées, grâce à ceux qui sc sont dévoué» pour le succès de votre école”, continue sir I,orner Gouin.Le fondateur des Meutes Etudes termina ses remarques en formulant ses meilleurs souhaits pour les anciens et tous les membres de leurs familles.Parmi les anciens qui assistaient à cette réception, on remarquait MM.Oscar Biain, J.Bourgouin.Bdm.Garou, J.René Chagnon, A.Clermont, N.Delorme, C.-R.Dufresne, L.Favreau, Roger Fontaine.J.Guérin, H.Huot, B.Joubert, E.La-pierre, M.Langlois, V.Lecrenier.E.Minvitle, J.Nolin, R.Parenteau.G.Parizeau, J.-J.Penverne, P.Riou, A.PETITES AFFICHES Tarif TOUTE» DEMANDES — Uoratlo.n î mnlsonn, «'hamUrt*.manslns, ftc.T- * **ndr*.r«rd«.1 rtavi, fie.» 1 «ou lo mot, tnlnlmi.m J5 «nui.— L» m»m* annoncf, un mol», réunir edio de $1215.00.dans un cabinet (gene le» aceaeeeiree).Lee six pm suivant» «ont de magnifiques phonographe* pleine longueur, modèle cabinet.1 Envoyés to- tre réponse CANADIAN SELLING AGENTS 4077, rue ST’DENIS, MONTRÉAL, QUE.IO I I I I ANNONCES MUNICIPALES Cité de Montréal CONSTRUCTION D’EGOUTS L'on recevra A l'hôtel de ville de» soumission* cache tfes adressée» au Comité Exécutif et transmisrN pur lettre reooni-mondée, pom l« chnctruetloa d’égout» dans: - HL'Ë BRIAND, d* la rur LeCiron à le ru« DeBtencourt ; RL'F.BEAU BIEN, d* In 23ème avenue i la ,'lOéine «venu*; rue; DES ROORES, de la rue Bélanger A la rue TTUemont; RLE FLEURY, de la rue St-Laurent A la ru* St-Deui»; RLE FLEURY, de ta rue lajemiewe è ta rue Durham ; RLE IRLTYVIT.I.F, de la me Tlllamont a l'égout existant nord de la me Be langer; RLE TILLEMONT, de la rue Pull uni, v|« la rue Iberville et le chemin Côt* si • Michel A Végnnt existant de 2’ x 3’ en brique dan a M-Michel de laval; RIE VILKHAY, de la rue Boyer vie Un rue» Papineau, Ad», Pelartmirr et TU “wwit é P' 1 | "* Inné , Fulfuin , lemont _ .brique ,|ïin la rut égout projet* de 2’ * S* en Tiltemont à la ru* pourvu que ces somnisakm» soient mis*' a la ijoste le plu* tard Je 25 JANVIER tô».pour être ouverte* te 27 janvier, A MIDI fa» cahiers des charges, formule» de gou-Oilésion» et tous les re.nseJgrwniiente supplémentaires pourront être «Stenus au bureau du Service des Egouts, hôlcl de ville.J.-ETIENNE GAUTHIER, Asst.-greffier d* tu ( lté.Bureau du greffier de la Cité, Tfôtel de vlUe, Montréal, le Tû janvier 1028.Cité de Montréal Rue Hochelaga Avis «t par les présentes donné i que le président de la Commission , des Services Publics de Québec a, conformement à la loi, le 13ème jour de janvier 1926, déposé son rapport chez le greffier de la Cité, concernant l’EXPROPRIATION DF.LA RUE HOCHELAGA, et quc ledit rapport sera soumis pour confirmation et homologation à la Cour supérieure, division de pratique, chambre no 31, au Palais de Justice, à Montréal, le ÜSèmo Jour de janvier 1926, à dix heures et demie de l'avantt-midi ou aussitôt que conseil pourra être entendu.Damphoume, Butler et St-Pierre Avocats de la Cité.Montréal, 14 janvier 1936.Cité de Montréal DEPARTEMENT DES - EG0ÜTS Avig public est par le présent donné que l'on se propose do construire immédiatement, des égouts dans: RUE BRIAND, de la rue LeCaron à ia rue DeBiencourt; RUE BEAUBIEN, de la 23ètnc avenue à la 30èmc avenue; .RUE BOYOE, de la rue I-ebrun a la rue Mercier; „ ,, RUE BERNARD, de la rue Belle-rive à la ru« Notre-Dame; RUE DES E COKES,, de la rue Belanger à la rue Tillemont; RUE FLEURY, dç la rue .St-Laui ent à la rue St-Denis; RUE FLEURY, de la rue Lajeuncsse à la rue Durham; RUE IBERVILLE, de la rue Tille-mont à l’égout existant nord d@ la rue Bélanger; RUE OAK.de la rue Mill a environ 517 pieds vers le nord; RUE SA GARD, de la rue Belanger , vers le nord; RUE TILLEMONT, de la rue Fui-him, via la rue Iberville et Je chemin Côte St-Miehel, à l’égout exiv-tant de 2’ x 3’ en brique dans St-Michel de Lavai; RUE VILLERAY, de la rue Boyer, via les rues Papineau, \da.Delo-rimier e» Ti-Ueniont.à l'égout projeté de 2’ x 3’ en brique dans la rue Tillemont à la rue Fullum; AVENUE WESTERN, de l’avemnj Girouard à l’est de l’avenue Old Orchard.Les proprietaires qui désirent eonatruir* de» drain» privé» ôuur communiquer “.W'Vâ.TÆ Vo"‘ h“» Xft (rigola de brebis, à partir de 6 livres, la livre .48 Filets de veau nourri au lait, la livre.! 4s Excellents rosbifs dans 1 aloyau, viande solide, la livre 4ft Choux-fleurs blancs, chacun à partir de .45 ^ Coeurs de céleri blancs et croquants, 2 pieds pour .43 Fève» verte» I1 ‘ * Navel» neeveaux POISSONS FUMES Oijmena au pHittempe Navet» naaveaax 1 .ECOSSAIS.| Endive* fratekee Le cardinal Mercier csl plus faible Bruxelles.15, (S.P.A.) — Le cardinal Mercier est encore dans un état de très grande faiblesse.Après s’être consultés, hier, ses médecins ont décidé de ne pas publier de bulletin de santé, ce qui est interprété comme un signe pou favorable.11 ne paraît y avoir aucun doute sur la gravité du cas.Le cardinal dort durant la plus grande partie de la journée.Il ne «e fait aucune illusion sur son état et il répète que seul bn miracle peut Je sauver.Malgré cela, il a reçu plusieurs visiteurs, hier, y compris le ministre pour les colonies.La Libre Bel-tique exhorte ses lecteurs à redoubler leurs prières pour qrue le cardinal recouvre la santé.A Sainte-Anne-du-Lae Chez les jeunes libéraux Le prochain dîner-causerie de 1 l'Association de la Jeunesse libérale aura lieu mercredi prochain, à sept heures du soir, dans les salons Club de Réforme.Le conférencier sera M.Bernar* Bissonnette, avocat.L’hôte d’honneur sera M.Geo.-H Boivin, ministre des douanes et de l’accise Le dîner sera préaidé par M.Ar mared Lebeau, avocat, pré«ident de la Jeunesse libérale.Automobiliste accusé Negvelle* fève» de Uma Oiamplrnone fr*l« 4 .35 I.aitie letbrr» Choux frU4 12 6300 Ste-Anne du Lac.15.— Aurèle Pharand, fils de Alfred Pharand, a été victime d’un grave accident ces jours passés.Etant a travailler à la manufacture de M.-O.Légaré, il s’est fait arracher le pouce de la main droite par une machine.L’amputation a été jugée nécessaire.Il est sous les «oins du docteur Neveu, de Ferme-Neuve, et en voie de guérison.* * * M.Jos Lanthier a été élu mar-gui'lller, en remplacement de M.Côme Beauchamp, sortant de charge.* * * Les travaux de notre presbytère nouveau avancent rapidement.Les entrepreneurs sont Médérie Cour-sol et Eugène Miller.Une vente typique La vente aux enchères des objets iaissés au bureau du grand conné- Léo Labeile, 38 aus, 3630, rue Drolet, a été arrête hier par les sergents-détectives Colangelo et Frisky, sur l’accusation d’avoir conduit un auto sans permis et d’avoir blessé Lucien Bleau, 23 ans, 688, rue Notre-Dame.Bleau a été blessé le soir du 12 janvier au coin des rues Versailles et Notre-Dame, comme il descendait de tramway.Le chauffeur de Tauto, loin d’arrêter, a filé rapidement.Les détectives sont ailés à la mai son hier et on leur a dit d’abord que Labeile était malade dans un hôpital.Ils ont insisté quand même et ont trouvé Labeile dans la maison.Labeile prétend qu’il a perdu son permis d’auto il y a quelques semaines, à la suite d’un accident.L’art magique du guérisseur Aux premiers temps de la colonie, le guérisseur indien connaissait l’existence, dan* ies racines et les herbes des champ*, d’un remède susceptible de soulager presque tous les maux de l’humanité.Sa puissance était telle que le soulagement aux souffrances semblait s’opérer comme par magie.H y a plus de 50 ans que Lydia E.Pinkham.de Lynn, Mass., tira son Composé Végétal, aujourd’hui si célèbre, de racines et d’herbes des champs, et pendant toute cette période d’années, on n’a encore rien découvert qui lui fût égal comme remède aux maladies des femmes.FEUILLETON DU “DEVOIR” Gilbert Darame par G.du BOURG - / (Suite) -Ben, pourtant, y mériterait rudement d être mi-s à l’abri, c’Ie fripouille-Qà! Darame arrêta d’un regard sévère l’explosion d« l’enfant.Mais le blessé, avec ironie, intervint.—Laisscz-le donc! Au moins il rst sincère celui-ci.' J« préfère sa brutale franchise à votre bypoeri- si P.Le gosse faillit oe jeter sur le mi-«érable, mais, d’un main ferme, son naitre le dirigea vers la porte.-Va à ton travail, petit.Le pauvre Mouche se soumit, non sans avoir écrasé de son regard le nlus méprisant ce bandit qui osait braver, insulter le meilleur des hommes.—Ah! si on me iaùaait faire, je lui ferais rentrer ses mauvaises paroles dans la gorge! bougonnait le gavroche, que la charité chrétienne n'étouffait pas encore.Cependant, le médecin, revenu selon sa promesse, se montrait satisfait de l'état du blessé.Une hausse à peine sensible de température indiquait clairement que nulle infection dp la plaie n* semblait s’annoncer.—Tout i ça bien, fit le praticien.referai le pansement ce soir.Jusqu’alors, pas la moindre agita- tion, n’est-ce pas?Autant que possible, immobilité complète et nourriture substantielle.—Pardon, docteur, interrogea alons l’artiste, pourrez-vous me permettre bientôt de me lever?•»'ai hâte de débarrasser monsieur Darame de mon encombrante personne.Ce dernier fit un geste de protestation.~Ta, ta, ta.répondit le médecin.II s agit d’avoir un peu de patience, si tout continue à aller parfaitement, on songera à vous rendre votre liberté — J’entends pour ce qui est de vous transporter d’ici chez voJ\s—vers le milieu de la semaine.Ln pli de vive contrariété barra le front de Marcel Pruvost.—Même s’jl y avait quelque imprudence, je préférerais partir plus l tôt, dit-il d’un ton qui surprit le 1 docteur Gosse not.Ce dernier riposta assez verte- J ment : —Les malades ou blessés doivent d'abord obéir, s’ils tiennent à guérir.Et je ne suppose pas, monsieur, que vous ayez lieu de vous Îilaindre de votre infirmier volon-aire.—Non.crtes.bien au contraire! s'empressa d’affirmer le peintre, qui *v*it saisi le méronlentrment du médecin.Seulement U m'en coûte d’abuser de l'hospitalité, même la plus charitable! —Oh! le dévouement de M.Darame est de ceux dont on peut user sans limite.Je le connais assez pour m’en porter garant! fit avec une conviction chaïeureuseTexcel-lent homme, que l’explication du blessé avait apaisé.Allons, au revoir, mauvaise tête, et laissez-vous soigner, dorloter sans remords! Ce dernier mot fit monter une rougeur subite aux joues pâles du peintre.Mais Gilbert, qui s’en était aperçu, détourna l’attention de son ami, en l’entraînant vers Vautre pièce.A partir de ce moment l’idéaliste sc consacra au blessé dont il avait la garde pour quelques jours, s'attachant.avec la plus délicate bonté.à lui faire oublier le drame.Ou ce drame était l’acte d’un déséquilibré, comme il avait lieu de le croire, ou c’était un geste criminel.Dans les deux cas Gilbert absolvait, sans hésiter.Il n’éprouvait qu’une intense pitié pour cet homme dont l’âme obscure s’agitait dans un troublant mystère, de fois ou de haine.11 ne voulait considérer qu'une chose, c’est que ce malheureux était une triste épave de la société, victime de quelque tare héréditaire ou de la misere morale découlant de la dépravation originelle non combattue.Aussi, on pansant la blessure physique.Darame voulut tenter de mettre un baume sur la plaie cachée du pitoyable dévoyé.Bien loin de lui faire la morale, il s’ingénia à l’égayer, n dérider son front pensif, en lui faisant la lecture d'auteurs humoristiques.Comme le régime prescrit comportait une nourriture substantielle.Gilbert fit préparer do» mets appétissants et choisis.Enfin, il eut pour le blessé ces attentions touchantes que l’on réserve aux malades très chers, à ceux qui vous tiennent de pré» Ces procédés généraux, au lieu d’émouvoir celui qui en était l'objet, avaient plutôt l’air de lui peser étrangement.Il se refermait dans une froide et banale politesse que Von sentait hostile.Et, pour écarter le plus possible la présence immédiate de son hôte, il affectait de dormir durant de longues heures.Flus d une fois Darame avait sur.pris des lueurs inquiétantes dans son regard aigu, des flammes de révolte, do haine, comme il sc rappelait en avoir vu, un soir, dans un meeting populaire, sur les visages exaltes de grévistes incendiaires Quel feu dévorant couvait donc ju3fond de ce coeur invincible?V oilà ce qu’avec tristesse sr demandait Gilbert.Ce feu.c'était celui de la jalousie.qu’attisait involontairement le jeune idéaliste.'1 an tôt sa videur moi aie pai'ais-sait d une si évidente supériorité a Marcel Pruvost que celui-ci devi.naît ) amour dont une femnip pouvait etre pénétrée pour un tel homme.’ Tantôt, rejetant cette valeur, la niant, la confondant avec la plusi habile hypocrisie, il se sentait de ! venir fou à l’idée qu’Elise avait été! ia dupe de cet imposteur.Car, enfin, il ne pouvait plus y avoir de1 doute: ces deux êtres jeunes s’ai-| maient! Il les avait aperçus, ensemble uni soir très doux, sous les ombrages en fleurs d’un jardin presque solitai-i re.Il avait vu une lettre, une des| quotidiennes lettres peut-être que la jeune femme écrivait .(A suivre) Ce Jwirnal '»• Imprimé »>» MG-âéÔ, nie N
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