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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 31 mai 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-05-31, Collections de BAnQ.

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- Montréal, mardi 31 mai 1938 .¦* REDACTION IT ADMINISTRATION ' 430 EST.NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEUir 33614 SOIRS.DIMANCHES ET FETES AdministrationBESaîr 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR VOLUME XXIX - No 129 Diractaur-gérant s Ceergas PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at la banlieue).E.-Unls at Empire britannique 8.00 UNION POSTALE J0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.UNIS et UNION POSTALE S.00 M.King, professeur de géographie Une science qu'il faudrait mettre à la mode L’autre matin, au premier coup d’oeil jeté sur le grand I discours de M.King, l’un de nos amis s’écriait: Enfin, Voici M.King qui se fait professeur de géographie! Il est Vraiment temps que cette science devienne à la mode.ILe premier ministre, en effet, a eu le courage et le sens | commun de rappeler à un certain nombre de gens qui paraissent l’oublier les grandes lignes de la géographie lij canadienne et les conclusions qui en découlent forcément.Il es; curieux de constater que tant de personnes parais-\ sent ne se faire aucune idée de la situation des divers pays, 5 des relations que celle-ci commande, etc.On dirait qu'elles vivent dans le rêve, * * * 1 Vous ouvrez un journal européen, de quelque couleur || politique qu’il soit.Vous y trouvez des articles qui dé-| noncent les ambitions de l’Allemagne.L’article peut être ’ justifié ou non: mais il a quelque rapport avec le réel.On prête aux Allemands des projets qui sont dans la ligne de l’action possible et des conditions du terrain.Par exem- If pie, on les accusait de vouloir mettre la main sur l’Autri-i che, pays voisin et de meme langue.On les accuse au jour d’hui de vouloir exercer une action, politique, économique b ou même militaire, en Tchécoslovaquie, autre pays voisin.On leur prête l’intention de pousser leur influence de tel I ou tel côté: mais toujours il s’agit de choses qui, proba-Lbles ou non, sont physiquement possibles On prévoyait qu’il s’attaquerait à la Corée et 3 la Mandchourie.Et voici plus de trente ans un haut fonctionnaire japonais nous indiquait à nous-même cette ligne normale de l’expansion japonaise, expliquée par le voisinage, la communauté de culture, etc.Notre interlocuteur est d’ailleurs mort gouverneur de la Corée.Ici, de bonnes gens, en toute simplicité, ont l'air de croire que le Japon va abandonner sa ligne d’expansion en Orient pour venir se chercher en Amérique du Nord les plus désagréables ennemis qu’ils puissent avoir.Ceux-là.pareillement, ont l’air de n’avoir jamais regardé une carte.Mettre la géographie à la mode, comme on l’a fait des sciences naturelles, ce serait une magnifique et, semble-t-il bien, une assez pressante affaire.Du reste, dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’éveiller chez les gens le goût et le sens du réel, de les habituer à regarder, chez eux et autour d’eux.Le premier coup d’oeil jeté sur une carte, par exemple, ruinerait la comparaison que l’on veut établir entre les obligations militaires naturelles de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, et celles du Canada.Il ferait éclater l’absurdité de certains phantasmes avec lesquels on prétend nous épouvanter.La figure extérieure du monde indique certaines possi- Ici, certains ne paraissent pas du tout s’occuper de ces j bilités, écarte des rêves fous.Elle marque les grandes lignes i conditions et de ces possibilités physiques.Ils parlent | d’action logique des peuples et les causes des chocs pro-’ comme si.entre l’Europe et l’Amérique, il n’y avait pas babies.En gros, à tout le moins, elle est un guide d action I l’Atlantique: comme si, au sud du Canada, il n’y avait i politique.I ; pas une puissance énorme qui a un intérêt essentiel à ce s qu’aucune grande puissance européenne ou asiatique ne I* s’installe dans son voisinage immédiat: comme si les ¦ conditions mêmes de l’Amérique du Nord ne rendaient I pas pratiquement impossible, nous ne disons pas une attaque contre le Canada, mais une occupation permanente de b ce pays par une puissance extra-américaine.Car les troupes de celle-ci se trouveraient si loin de leurs bases, si constamment exposées à l’assaut des Américains de toute catégorie, sur un territoire qui a des milliers de milles de frontière ouverte, que la vie pour elles ne serait pas tenable.¥ ¥ ¥ Ainsi du Japon.A l’étranger, on discute des ambitions de cet Empire, i La connaissance des richesses naturelles des peuples explique aussi tant de choses.Et ceux qui ont la plus vague notion même de la répartition des sources de pétrole savent très bien que l’on ne se bat pas dans l’univers qu’autour du fascisme et de la démocratie.¥ ¥ ¥ M.King, par cette haute leçon de géographie, nous a rendu un service immédiat.Il a fait toucher à quelques gens d’inéluctables réalités.Il nous aurait rendu un service à très longue portée, s’il avait déclenche chez nous un mouvement vers une étude plus nette, plus appuyée, de la géographie.Car notre ami n’avait pas tort.Il vaudrait vraiment la peine de mettre à la mode cette science royale.Orner HEROUX de défense ' en " ' 1 2,* > L’actualité Le théâtre chrétien à Rigaud || Les Clercs de IL , ., , Imm/enf aeio réussi * imphe incontestable Sainl-Vialeur, qui avec un tri-— un vrai '¦«up d'audace en montant à Joli-¦Ite le splendide .Tonafhas du R.P.kiustave Lamarche, C.S.V., viennent de réussir, à Rigaud cette 'ois, un autre coup d’audace mais yicore plus méritoire; il ne s'agit ’plus en l’occurrence d’un simple Succès artistique mais d’une utilisation de toutes les ressources de Sari pour développer dans les âmes le sentiment chrétien, exalter la Vierge de Lourdes et l'Eucharistie.¦¦ l'èlicitons lout de suite ces pion-niers qui, tels les religieux de ¦iainte-Croix ou de Sainl-Viateur, 'but pris l’initiative de rénover f'hez nous le théâtre en le dèpaga-' hi sa ni.| L’expérience tentée l’an dernier sur le parvis de l'église de Saint-Laurent et sur celui de l'église A’o-Ire-Dame (à Montréal) par les re-igieux de Sainte-Croix, en préseliant le jeu de Celle qui la Porte fit ouvrir (et plus tard, au collège de iatni-Laurenl: La Bergère au pars es Loups et Le Noël sur la Place, l'Henri Ghèon) a été.des plus concluantes.L actif et enthousiaste Père Emile Lcgaull, C.S.C., toujours sur la brèche, prépare pour le congrès eucharistique de Québec un jeu de grande ènvergwe: le Mystère de la iWesse d'Henri Ghéon, ainsi que la Création, à Saint-Laurent, d’un au-'fre mgstère illustrant la vie de saint Jxmrcnt, martyr, écrite spéciale-fnent par Ghéon pour l'attachante ^paroisse qui accorde son hospitalité, ces jours-ci, au Festival de Musique de Montréal.Ces deux grands spectacles seront choses qu'il faudra voir et entendre.Pendant que, Sainte-Croix montre une telle activité pour implanter chez nous le théâtre chrétien, Sainl-Vialeur ne montre pas un plaindre zèle; les inoubliables soirées de Rigaud marquent une date importante dans nos annales artistiques, et — on peut bien le dire •¦ dans nos annales religieuses.Car fia mise en scène féerique réalisée pu flanc du rocher de Rigaud pour .La Défaite de l’Enfer, ne doit pas [Sfciire passer an second plan la fin [qu’a poursuivie l’auteur en écrivant son jeu: toucher les coeurs.Iransformer et illuminer les âmes par le trucage du théâtre.Et c'est là le principal mérite de ces jeux \rhoraux qui tranchent si résolu-juent sur le répertoire léger auquel on avait accoutumé nos gens.Aussi poufra-t-on difficilement iconnatlre les répercussions heureuses qu’auront eues dans les Ames des pèlerins les spectacles nocturnes de samedi et de diman-iehe.Le sucrés purement artistique est plus facile à apprécier.Il fui ïretent/ssànt, à en juger par l'en-Ihouslasme.(fes milliers de specie-itrurs accourus à Rigi .d de tous 'jUes coins de la région de Montréal ^et même d'au delà, puisqu'il g avait jmême des pèlerins de Hull, de xCornwall, etc.,3 Le spec tarie de Rigaud se dis-¦Hngum't de tout ce gu'an avait vu jusqu’ici; d’abord, H esl une oeuvre strictement locale puisque son auteur, le Père Lamarche, est bien d nouti de même le Frère PJacide, CS.C., qui a écrit la musique de scène de la Défaite de l’Enfer, est, lui aussi, l’un des nôtres.Quant à ta mise en scène préparée au flapc de la montagne de Rigaud, elle marquait une magnifique innovation.Rien n’avait été ménagé pour assurer le triomphe le plus éclatant à la Vierge de Lourdes, figure centrale de ce spectacle chrétien.La colline de la grotte, embrasée de mille feux, l'évolution gracieuse des quelque sept cents personnages, dans les sentiers de la montagne ou dans les anfractuosités de roc, la musique sobre el envelop-panle, le chatoiement des costumes bleu et blanc, rouge, jaune, à travers des rideaux de verdure agités par la brise, la succession bien agencée des scènes, la lutte de ces deux forces du bien et du mal qui, de Ions temps.se‘ sont dressées lune en face de l'autre, en un mol ces mille visages d’une montagne métamorphosée par i.n génie mystérieux et qui, à l'apparition de.la Vierge, s’adoucit en une attitude d’orante, laisse dans les yeux du spectateur des visions incomparables.Le texte de La Défaite de l’Enfer.comme tout ce qui coule de la plume de l'écrivain délicat qu’est le Père Gustave Lamarche, est de.très belle venue; et la simplicité voulue du style n’exclut nullement — bien au contraire — l'originalité de l'expression.La rontribu-lion musicale du Frère Placide à l'oeuvre du Père Lamarche symbolise de façon admirable les liens de confraternité et d'amitiè qui unissent les Clercs de Sainl-Viateur et les religieux de Sainte-Croix dans un même amour de l'art et de l’apostolat par l’art.Et il ne faudrait pas oublier non plus ces antres artisans du succès de La Défaite de l’Enfer: les Pères P.-A.Sylvestre, et J.-C.Robitaillc, C.S.V., le Frère Préscault, C.S.V., M.Roger Varia et tous ceux qui se sonf dévoués sans romplcr pour glorifier la Madone de Lourdes.Le spectacle, est fini, [a colline de.Rigaud a retrouvé son silence, les pèlerins ont repris la roule.j mais n'y a-t-il pas lieu de souhaiter que La Défaite de l’Enfer ne soit que le prélude d'une série de spectacles chrétiens à la Grotte canadienne de Lourdes?endroits on a plutôt Juste aboli les rérompenses parce que l’occasion était apparemment bonne pour serrer la vis outre mesure.La vérité, c’est qu’on ne gagne rien, au fond, à privée les élèves des récompenses traditionnelles.Il faut savoir tenir compte de la place que l’émulation tient chez chacun.Et aussi il faut tenir compte que, si l’on veut avoir après-demain des jeunes gens instruits et désireux de se cultiver, l’on a le devoir de commencer par leur donner le goût de la lecture dès le jeune âge.De Don du commerce des blés et des céréales, au Canada.M.Turgeon a exécuté ce travail à la demande du ministère King, en vertu de lois qui autorisent les ministères, quels qu’ils soient, à ordonner des enquêtes particulières et a en confier la direction à des personnes au-dessus de tout soupçon, — la plupart du temps des juges.On peut légitimement se demander si l’Etat ne devrait pas stalUéi* que' Sé(ils des juges à la retraite devraient conduire de pareilles enquêtes ¦—et cela, pour ne pas retarder l’administration de la Justice.Ce qui est vrai, c’est qu'en l’état présent des choses un juge en exercice a droit d’accepter pareil mandat 11 donc que ce n’est pas faire de la politique que de l’accepter, surtout quand il exerce ce mandat aussi bien que M.le juge Turgeon vient d’exécuter la double tâche que le ministère King lui avait confiée.Le tort de M.Turgeon, aux yeux de M, Bennett, c’est d’avoir mis en lumière, de façon tout à fait objective et impartiale, la conduite extraordinaire de l’industrie des textiles, qui a profité, à la faveur du tarif, et du public, et des ouvriers, et s’est enrichie, dans certains cas, de façon scandaleuse M.Turgeon n'a pas employé le mot, il n’a fait là-dessus aucun commentaire.La manière dont il a exposé l’affaire, au grand dam de certains grands industriels des textiles, a mis les abus en relief, Et cela fait sursauter M.Bennett, protectionniste outrancier: de là sa colère contre M.Turgeon, sa sortie de la semaine dernière, insultante et sans aucun fondement.“Loin de diminuer les mérites de M.le juge Turgeon, l’attaque du ohef de l’opposition conservatrice les a mieux fail comprendre.M.Bennett obtient exactement l’effet opposé qu’il cherchait”, note M.Camille L’Heureux, du Droit, dans un récent article là-dessus.On ne saurait porter jugement plus juste sur l’inqualifiable, mais trop explicable sortie de M.Bennett.11 est grand temps qu’il renonce à la vie publique.11 a perdu son sang-froid et il ne sait plus assez bien réprimer des sentiments injustes.G.P.EN ESPAGNE Cargo britannique coulé à Valence C'est le troisième depuis le 24 Cargo français incendié — Un matelot français tué 430 morts au moins, et plusieurs centaines de blessés à Granollers MADRID, 31.(S.P.A.) — À Valence, aujourd'hui, au cours d'un bombardement aérien, un cargo britannique, le "Penthames", o reçu trois bombes et a coulé.Cela porte à trois le nombre des cargos britanniques coulés dans ce port "gouvernemental" depuis le 24.Et c'est ie cinquième navire que les aviateurs blancs détruisent à Valence depuis jeudi dernier.Il est évident que l'Espagne blanche fait un vigoureux effort pour bloquer tout à fait l'Espagne "gouvernementale".Hier, au port "gouvernemental" en question, des projectiles d'avions blancs ont tué un matelot français, lessé plusieurs matelots britanniques et incendié un cargo français, le "Djem".Le "Penthames", un vaisseau de 3,995 tonnes, avait reçu des avaries à Valence, le 22, au cours d'un bombardement.Il déchargeait du blé, ce jour-là.A GRANOLLERS BARCELONE, 31.(S.P.C.-Havas).— Des aviateurs de l'Espagne blanche ont ravagé, aujourd'hui, Gra- nollers, petite ville à 16 milles au nord-est de Bare*-lone: 430 morts au moins, et plusieurs centaines de blessés.Il parait que plusieurs bombes ont atteint la place du marché à un moment où il y avait foule.D'autres projectiles ont détruit des immeubles.Le "STANCROFT" GIBRALTAR, 31.(S.P.C.-Havas).— L'Espagée "gouvernementale" demande aux autorités britanniques de lui rendre ce qui lui "appartient" dans le contenu d'un cargo britannique, le "Stancroft", qu'une patrouille du comité de la non-intervention a fait mettre en séquestre à Gibraltar.Le capitaine du cargo, M.Stanley Scott, comparaîtra devant un tribunal vendredi, pour répondre à l'accusation d'avoir entrepris de transporter des munitions de guerre destinées à l'Espagne.(Là réclamation de l'Espagne "gouvernementale" a fort probablement trait à la cargaison).C'est le croiseur britannique "Devonshire" qui a arraisonné le "Stancroft".Pour les Acadiens de IMle Un nouvel élan — Quelques touchantes souscriptions — Pourquoi n'atteindrions-nous pas les $300?Le courrier de ce matin est réconfortant: il porte à $174 le itton- .____ - tant de notre souscription “pour les plus en pius la civilisation présente j Acadiens de.I Ile .détourne les gens du livre, les , Ainsi que nous 1 avons noté, il oriente vers le quotidien populaire s «gît de faciliter la tenue des cours sans lecture sérieuse, le cinéma qui < de perfectionnement pour les pro1 amuse sans instruire, la radio qui1 f"*” ,T tue ie temps sans cultiver véritablement qui que ce soit, dans la masse.Avoir le goût de la lecture, c’est le plus souvent avoir le goût d’apprendre, de s’instruire, d’approfondir ce que dit le livre, et, de la sorte, c’est s’engager sur la routé de.la culture.Certes il y a une dis; Unction à faire dans tout ce qui s’imprime; et l’on ne doit pas s’imaginer qu’un livre, simplement parce que c’est un livre, est de la lionne, de la sérieuse lecture.Mais qui acquiert dès le jeune âge le goût du livre, il est sur une bonne piste.11 n’y a qu’à diriger ensuite ses lectures.On n’apprendra pas aux tout jeunes gens à lire bien, si on ne leur met aux mains des livres sérieux en même temps qu’instructifs et de nature à tourner leur esprit vers la culture et la réflexion.Ces livres, il faut les leur donner de bonne heure.La meilleure heure, c’est à l’école, au collège, au couvent qu’elle sc présente, parce qu’alors l’esprit de l’adolescent est curieux de tout, curieux de savoir, d’appren.dre, de connaître et de trouver le pourquoi des choses et des gens.Il ne s’agit pas, note le bref mémoire de la Société des Ecrivains canadiens.de ne donner que des livres canadiens; il s’agit de donner des livres de langue française, qui ouvrent l’esprit des jeunes gens, satisfassent leur légitime curiosité, les orientent vers les cimes du savoir et de la culture française, surtout en un milieu mixte où l’anglicisation se fait sans qu’on s’aperçoive, presque.Réagissons là-contre.Donnons des livres à mes ‘t|.^s touc^ fessêurs de français de l’lle-du-Prince-Edouard, ainsi que les concours de français établis entre ces professeurs et qui tendent au même objet: augmenter leur valeur professionnelle du point de vue du français.¥ ¥ ¥ Les lettres que nous venons de recevoir sont très émouvantes et d’origines très diverses.Ainsi, le surintendant de l’Instruction publique, l’hon.M.Delage, qui, en sa qualité officielle, nous avait prévenu que son Département contriDuerail pour $100 aux cours de perfectionnement, veut personnellement s’inscrire dans la liste des souscripteurs, il nous écrit, parlant des Acadiens de ITle et de la souscription actuelle: Ce témoignage, de fraternité et de solidarité pour la conservation de leur langue maternelle, aussi la nôtre, leur est dù.Tout à côté de cette lettre du chef du Département de l’Instruction publique, nous trouvons celle d’une fidèle lectrice qui nous envoie $5.0(1, avec l’instante recommandation de ne nas dire son nom.Tout à côté encore, cette note de Mlle Marie-Reine Daudet, de Sainte-Sophie de Lacorne: Je vous inclus un dollar pour les Acadiens de l'ile.Mon grand regret est de ne.pouvoir faire plus.Suivent des félicitations et des souhaits de succès, dont nous som- envoient provient des sacrifices au'ils se sont imposés pour que la langue française sait mieux connue et mieux aimée en terre acadienne.N’est-ce pas vraiment très beau?: Voici maintenant une note: "Pour ! les Acadiens, mes frères’’, qui se ! passe de commentaire: L’étal de mes finances m’oblige à m'abstenir de toute largesse.\ Mais comme descendant du fan-1 dateur de Chipoudy.il m’est impossible de ne pas faire ma toute, petite part.Veuillez croire que je me sens très humilié de ne pouvoir faire plus.ne, avec es pour Et celle-ci, qui accompagi des paroles trop aimabl nous, un billet de $1.00: Vn retardataire entre cent.¥ ¥ ¥ Que tous les retardataires, comme dit notre ami, veuillent bien y mettre la main, et nous aurons bientôt les $300.Pourquoi pas?La somme n’est pas tellement élevée, et elle fera tant de bien.—O.H.S.S.Pie XI Sa Sainleié Pie XI entre aujourd'hui même dans sa qualre-vingl-deuxième année.Tous les catholiques du monde-adressent à Sa Sainleié, du fond de leurs coeurs reconnaissants, leurs hommages et leurs voeux.Les incroyants memes proclament que te vénéré Pontife donne à l'univers l'un des plus grands exemples d'énergie et de force morale, qu il ait connus.L'humanilé s'incline devant celte haute et presque, surhumaine figure.M.Woodsworth en a contre la loi du “cadenas” M.Lapointe lui fait entendra qu'il parle à contretemps — M.Bennett veut donner une leçon au ministre de la Justice et celui-ci le rembarre proprement — M.Tremblay, députe de Dorchester, fait entendre que te Québec se donne les lois qu'il a droit de se donner, s’il les trouve nécessaires — M.Bradctte et la doctrine de Moscou La quetion du désaveu étant à l’étude, M.Woodsworth est intervenu prématurément Lucien DESBIENS nos enfants, des livres de lecture française.Et si l’on prétend économiser, que cela porte sur d’autres points, sur des détails d’ordre matériel plutôt.Bloc-notes M Be"ne,t ,* ?"’i*fort Des livres aux enfants Une société montréalaise, celle des Ecrivains canadiens, dont notre ancien camarade, Victor Rarbeau, est président, — on ne dira pas celte fois que les Ecrivains n’ont pas choisi leur président chez les véritables écrivains, car Victor Barbeau a ces années-ci publié des livres remarquables, à tous les points de vue, — celte société, donc, invite les maison* d’enseignement et les commissions scolaires à donner des livres de récompense aux écoliers, en fin d’année.On sait que, depuis quelque temps, sous prétexte de la crise, on a retranché dans maints endroits les récompenses aux élèves studieux.11 a pu se trouver des cas dans lesquels des commissions scolaires ou des maisons d’enseignement ont dû faire des économies rigoureuses.C’est l'exception.Pans maints Quiconque a lu le remarquable rapport de M.le juge W.F.A.Turgeon sur l’industrie textile au Canada el connait par ailleurs le senti-menl ardemment protectionniste de M.R.B.Bennett comprend la raison.— nettement mauvaise, — de l'attaque furibonde de celui-ci contre M.Turgeon, lorsque M.Bennelt s'est exclame aux Communes: “M.TMrgeon n’a pas exercé de fonctions judiciaires depuis novembre 1935 et il a retire quand même ses émoluments tout en faisant des besognes politiques”, après avoir prétendu que, si le gouverne-ment allait nommer M.Turgeon ministre du Canada en France, "ce serait une insulle à la population canadienne”.En fait, que M.Turgeon aille ou n’aille pas à Paris, là n'est pas la question.Ce qui est la question, c’est de savoir si M.Turgeon a fait de la politique en conduisant deux enquêtes royales, depuis 1935.l’une sur l’industrie des textiles ej l'autre sur la situa- Voici maintenant la souscription des Chevaliers de Carillon (conseil de Montréal), sous la signature du secrétaire, M.J.-F.Surprenant: Notre socièlê s'en voudrait de ne pas répondre à votre vibrant appel en faveur des Acadiens do VÜe-du Prince-Edouard.Sous pli noire modeste contribution représentée par un chèque de $5.00.Nous souhaitons à votre campagne tout le succès qu'elle mérite.Que les envois se multiplient! Nos compatriotes prouveront ainsi qu'ils savent pratiquer une véritable, solidarité française, car il faut toujours en venir à l'un de vos mots favoris: 1rs petits ruisseaux font les grandes rivières.Une autre souscription, et qui promet pour l’avenir: celle des élèves de l'Ecole supérieure Saint-Via-leur.7315, rue de Lanaudière ($5.00), expédiée par leur prési-dent, M.Gérard Samt-Dems, avec la note suivante: 7,e* élèves de l'Ecole supérieure.Saint-Viateur désirent répondre à notre appel en faveur de.leurs frères acadiens de l'He-du-Prlnce-Edouard.La modal* tomme qu'il» vous Le carnet du grincheux Bombatdement*.incendies, massacres, hécatombes.On voudrait se faire ermite si on savait où aller pour cela; mais même sous terre on risque aujourd'hui de rencontrer une ligne Maginot.Et rien ne nous assure que notre dernier sommeil sera moins agité que l'autre.* ?* Selon une information le Reich empêche quarante fermiers à I aise d émigrer vers le Canada.Nous ne songerions pas trop à nous plaindre sans la contrepartie: si le Reich retient si l'aise, qu’il conserve aussi dants d’Orientaux, à pairer.fermiers i ses descen-Nous sommes prêts * ?Les divorces sont plus nombreux chez les lords britanniques que dans toutes les autres classes, lit-on.Qu'en conclure?Que le divorce est objet de luxe ou de luxure?t * * "Ni vin ni bière à file Sainte-Hélène’’, dit le premier ministre.Voilà ce aui fera bien l’affaire de tous ceux qui ne sont pas intéresses au commerce de l’une ou de l'autre de ces boissons.Ce n’est pas.du reste, la cas du gouvernement; mais il est heureux que le gouvernement hôtelier ne prenne pas le pas sur le gouvernement gardien de l’ordre.¥ * ¥ Le mot pascal comporte l’idée de paix, comme l’agneau qui symbolise la grande tête chréfienna.Et dire, après ce qui se peste à l’hôtel de ville, que notre plus grand importattur de peanuts s'appelle Pascale! U Grincheux (Par Léopold RICHER) Ottawa, 31 (D.N.C.) — La Chambre des Communes a employé la dernière heure de sa séance du soir à entendre des discours sur la loi anticomunisle de Québec, autrement dit loi du cadenas.M.J.-S.Woodsworth, leader de la C.C.F., dans un discours virulent pendant lequel il a pris souvent à partie lu ministre de la Juslice, M.Ernest Lapointe, a demandé que cette< loi provinciale fût référée à la Cour Suprême du Canada.M.Woodsworth a fait la thèse de la liberté de .parole, de la liberté de la presse, des libertés démocratiques.11 a parlé des saisies de journaux, de revues et de livres qui ont eu lieu dans la province de Québec en vertu de la lôi en question.M.Lapointe cloue M.Woodsworth M.Woodsworth a prononcé son discours à la faveur d’une, motion, au moment où la Chambre allait se former en comité des crédits.Il voulait attirer l'attention de la Chambre sur ‘‘la situation très sérieuse amenée par la mise en vigueur de la loi du cadenas’’.M.Ernest Lapointe a immédiatement interrompu l’orateur pour lui demander s’il était vraiment opportun de discuter de cette question alors que le gouvernement fédéral n’avait pas encore pris de décision finale à propos de la loi de Québec.M.Lapointe n’a pas voulu soulever de point d’ordre; il a affirmé catégoriquement qu’il ne pouvait rien dire sur celle question pour la raison qu’il devait faire rapport sur cette loi au conseil des ministres.Le parlement du Canada n’a rien à voir au désaveu dhine loi provinciale, ajoute M.Lapointe.Le pouvoir do désaveu est accordé au conseil des ministres par un article spécial de la constitution canadienne.Le conseil des ministres, ou le gouverneur général en son conseil, peut désavouer une loi provinciale au cours de l’année qui suit sa proclamation.Le conseil des ministres est responsable au parlement.Les actes ou l’inertie du conseil des ministres peuvent être critiquées par le parlement.Toutefois, (anl que la limite d’un an n’aura pas été épuisée, personne ne saurait avoir de grief.M.Woodsworth ne s’cfforcc-t-il pas d’exer-err des pressions indues sur le ministre de la Justice?Celui-ci devra faire son devoir et assumer ses responsabilités, quoi que le leader de la C.C.F.puisse dire.M.Bennett erre M.R.B- Bennett a alors pris la parole pour rappeler qu'en 1889 un député avait proposé une résolution semblable à celle de M.Woodsworth, priant le conseil des ministres de désavouer une loi québécoise relative aux biens des Jésuites.Sir John Thompson a alors prononcé l’un des plus grands discours de sa carrière.A cette occasion on n avait soulevé aucune ob- jection à ce que l’on discutât de la question."Celte Chambré, a dit M-Bennett, possède le droit d’indiquer au gouvernement de quelle façon il doit accomplir son devoir.Cela a toujours été la fonction du parlement depuis la reine Anne, et cela le sera bien longtemps après que nous serons disparus”.On ne saurait, dit-il, mettre en doute le pouvoir du parlement de contrôler l’exécutif.M.Ernest Lapointe a répliqué qu’il n’était pas du tout d’accord avec le chef de l’opposition.La Chambre des Communes peut condamner le gouvernement et lui infliger une défaite, mais elle ne saurait dire au conseil des ministres s’il doit ou non désavouer une loi.“En vertu de la constitution, de dire le ministre de la Justice, cette Chambre n’a pas le pouvoir de me dicter les recommandations que je dois faire au sujet de la validité d’une loi”.Lôrs du débat sur la loi relative aux biens des Jésuites, la situation était toute différente.Lorsque le débat eut lieu, le gouvernement avait déjà décidé de ne pas désavouer la loi et il avait même annoncé sa décision.Toute la question était alors de savoir si l’on devait approuver la décision du gouvernement.De fait, cette décision a été approuvée.M.Lapointe a cité les paroles de sir John Macdonald pour démontrer que le gouvernement du temps avait déridé de ne pas désavouer la loi lorsque lesdébnt eut lieu.M.Woodsworth recommenc» M.Woodsworth a dit alors qu’il n’avait pas l’intention de donner des ordres au gouvernement ni celle de soulever la question du désaveu.M.Ernest Lapointe: De quoi parliez-vous donc?M.Woodsworth: Donnez-moi le temps de m’expliquer.Le ministre de la Justice ne devrait pas être si nerveux.Le leader de la C.C.F.a prétendu qu’il voulait porter à la connaissance de la Chambre les griefs de la population canadienne.Il a abondamment cité des extraits d’un discours qu’il avait prononcé sur 1* même question l’an dqrnier, la loi ne définit pas le communisme, ce qui veut dire que le gouvernement ne Québec peut traiter tous ses ennemis comme s’ils étaient des communistes.L’an dernier, M.W’oôds-worth avait prédit que des biblei pourraient être saisies.“En a-t-o« (Suite à U paie 2) En page 2: Au Roy ay.- LV aumf année du Saguenay 1842, qui marque une date d'importance dans l'histoire du pays, par Emile Benoist» * i \ 5654541 0219 31^6 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 31 MAI 1938 VOLUME XXIX — No 125 Au Royaume du Saguenay L’aimée 1842, qui marque une date dlmportance dans l’histoire du pays xviïï * Les entreprises de William Price et de Pitre McLeod assurent la permanence de I industrie du bois — La barrière à la colonisation disparaît __La première paroisse se fonde et reçoit son premier curé L’année 1842 marque une dale d’importance dans l’histoire du Sa-cuenay colonisé et civilisé.Il y eut d’abord, en juillet, vente de toute l’entreprise des Vingt-et-Un à William Price, qui n avait eu jusque-là, en terre sagueneenne, qu’une petite scierie a 1 Anse-a-l'Eau, près de l’embouchure du ïjord., ., Puis, le mois suivant, en açmt, l’établissement de Peter ou Pitre McLeod à la Riviere-du-Mouhn, ce oui peut être tenu pour la seconde fondation de Chicoutimi.Auparavant, il y avait eu, au Bassin, deux milles à l’ouest, le poste de traite dont VH.B.G.avait fini par hériter.Dès 1844, Pitre McLeod est rendu la aussi, construit une autre sciei le.Au commencement d octobre, te bail de YHonorable Compagnie de la Baie d'Hudson sur tout le Domaine du Saguenay, bail qui lui donnait un monopole absolu et sif sur le pays, prend fin.U es renouvelé, mais a la condition bien spécifiée que le gouvernement du Bas-Canada pourra faire arpenter toutes les terres qu’il jugera a propos, les ouvrir à la colonisation a,?Le015 octobre, les Vingt-et-Un, qui viennent de céder leur entreprise du Saguenay, adressent une requête à sir Charles Bagot, alors gouverneur général, et lui rPP,'e-sentent, entre autres chores, nue pour manufacturer ledit bmv les pétitionnaires de Votre Excellence ont été obliges de former dhci s établissements de moulins à scies, maisons et bâtisses, et d ouvrir e améliorer le territoire d alentour et dans les environs de leurs etablissements; que vos pétitionnaires sont encore livrés aux memes occupations et désirent tenir et posséder à perpétuité les améliorations qu’ils ont faites dans le territoire susdit et d’améliorer et cultiver les terres adjacentes à leurs établissements susdits, lesquelles terres sont désignées dans la schédule ci- ^0ILaC schedule mentionne treize sites ou endroits.differents.Celle- requête des Vingt-et-«Jn indique bien que même apres avoir cédé leur exploitation forestière, alors que la plupart d’entre eux, “propriétaires et censitaires ne la Malbaie’’, rentrent dans leur ancienne paroisse, ils n’oublient pas la Avis de décès I ABBE —- A l'hôpital Notre-Dame le 29 mai 1938.décédé à 48 ans Jean-Louis Labbé, de la Starke-Seyboid, epoux d Aline Bes sette.Funérailles le mercredi, lei juin.Le convoi funèbre partira de la demeure de son pere, no asia rue des Erables, à 7 h.45 du matin, pour se rendre à 1 église St-.lean-Befchmans, où le service sera célébré à 8 h.Et de la au cimetieie de la Côte des Neiges, heu de sepulture.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.ROBERT — A Montréal, le 28 mai 1938, est décédé Auguste Robert, époux d’Ernestine Simard, demeurant au no 448 rue Cherrier.Funérailles le.mardi, 31 courant.Le convoi funèbre partira de institution des Sourdes-Muettes, no 3725 rue St-Denis, à 8 h.30 du matin pour se rendre, à 1 eglise St-Louis de France où le service sein célébré à 8 h.45.Et de la au cime tière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.NECROLOGIE établit ses scieries à la rivière du Moulin et au Bassin de Chicoutimi, précisément aux endroits indiqués comme particulièrement favorables à une exploitation forestière, en 1725, par Le Gardeur de Tilly, en 1750, par le Père Coquart.L’exploitation forestière a rendu des services à la colonisation, des services de deux ordres contraires, de bons et de mauvais services.Son influehce sur la vie sague-néenne est en tout cas incontesta- Emile BENOIST (1) L’un des mémoires les plus intéressants parmi ceux qui sont conservés dans les archives de la Société Historique du Saguenay est de Philias Lavoie dit “Cayen”, né à Lacadie, près Montréal, vers 183L AUBUCHON - A Montréal, le 28.Jk Jl (tua.Hormisdas-Pierre Aubuchon, epoux de Lucie-E.Dalgle.i 4 «9 BEAUCHAMP — A Montréal, le » A « ins.Mme veuve Louis Beauchamp, épous.en Ses noces de Desery Ethler BONIN — A Montréal, le 29, à 53 an*, Arthur Bonin.BrtAZE-\U — A Mont al.le 3J.* ^ ans.Odüon Brazeau, époux de Mathilde ^CHAMPION Y — A Montréal, le», A «° ms, Joseph Champlgny, époux de Phtlo- m&R-UAnMontré.l.,e 29.à 80 ans, Isaïe Cvr, époux de Rose-Anna Archambault.DAIONEAÜLT — A Montréal, lé 30.A 88 an», Mme Philiaa Daigneault, née Lucla colonisation saguenéenne.Ce sont des gens de chez eux, des Eboule-ments, de la Baie-Saint-Paul, des autres paroisses de Charlevoix, des paroisses de la côte de Beaupré, des paroisses de la rive sud, de L Islet à la Rivière-du-Loup, ensuite de regions aussi éloignées que la Beau-ce et Lotbinière, parfois même de Montréal (1), qui iront par vingt, par cent, par mille peupler les terres nouvelles du Saguenay, a l’embouchure du fjord, le long de ses deux littoraux, qui pénétreront jusqu’aux terres grasses de la cuvette du lac Saint-Jean, en suivant la route des anciens portages des Sauvages et des traiteurs de la pelleterie, A leurs traces se multiplieront les établissements agricoles, les paroisses.Au vrai, c’est aussi de 1842 que date la première paroisse sague-néenne, avec curé résident, celle de Saint-Alexis de Grande-Baie.Le premier curé, l’abbé Charles Pou-liot, tout jeune prêtre qui avait ete vicaire à la Malbaie, est nomme le 20 octobre.Le 4 novembre, il est à son poste et il ne tarde pas d’ecru re à son archevêque, Mgr Signay, de Québec, une lettre qui est conservée aux archives de l’éveche de Chicoutimi: “Mon arrivée à Saint-Alexis de la Grande-Baie a eu lieu le quatre du présent mois, jour de la fête de mon* saint patron (saint Charles Borroméej.J'ai été reçu avec de grandes démonstrations de joie et de cordialité; presque tout le peuple est venu me voir au débarquement.l’air retentissait de tous côtés de coups de fusil, on pouvait a peine s’entendre parler.’’ Alexis Simard, nous le savons déjà, possédait $150 qu’il avait pu thésauriser avec le produit de sa location et de ses quêtes dominicales, en vue de la construction d’une première chapelle.* * * L’industrie du bois s’établit donc en permanence avec William Price, voit augmenter son importance avec les entreprises de Pitre McLeod, bientôt fondues dans celle de Price; la barrière à la colonisation, qui élait maintenue depuis les tout premiers temps du régime français, disparait; les colons obtiennent des titres pour les terres qu’ils occupent; ils ont un premier curé; Chicoutimi est fondé.Price était à la Grande-Baie et Pitre McLeod à Chicoutimi, c’est-à-dire à la Rivière-du-Moulin et au Bassin.Price est un Anglais, venu d An-glelerre en 1810, qui a l’oeil mu* jo Saguenay depuis trente ans.Il s V installe enfin, avec trois de scs fus, David, William et John, qui fonderont bientôt la compagnie Price Brothers.Ce sont sur tout les deux premiers, David et William IL qui feront leur marque dans le Saguenay, vivant avec les pionniers, de la vie des pionniers.De William II, dont on dira le meilleur des Price, les Saguenéens font leur député à l i Chambre des Communes d’Ottawa.de 1872 à 1874, à m Législature de Québec, de 1875 à 1880.L’autre, David, avait déjà représenté la même circonscription, a Québec, en 1864, se faisant alors élire contre l’ancien député, le Dr Marc Pascal de Sales LaTerriere, âgé de 73 ans, et qui promettait rien moins qu'un car 1 du lac St-Jean à Saint-Alphonse de Grande-Baie, de façon à éviter tous les portages de la rivière Chicoutimi, du lac Kénogami et du lac Kcnogami-chiche.C'est la signature de David Price qui apparaît généralement sur les pitons, sorte de monnaie que la compagnie Price, pendant des années fit circuler au Sague-nav et au Lac-Saint-Jean.* * * Peter ou Pitre McLeod était un Métis, fils d’un Ecossais dont la famille avait été pendant plus d'un siècle au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et d'une Sau-vagesse montagnaise.Il prétendait être né à Chicoutimi même.Sa vie s’entoure de légende et sa mort, en 1852, de mystère.Comment McLeod s’établil-il au Saguenay, .prit-il possession de terres et d'emplacements à l'embouchure de la ri- Nos éphémérides 31 moi 1908 Mort die Louis Fréchette Il ne sont pas nombreux ceux qui célébreront aujourd’hui le trentième anniversaire de la mort de Louis EVéchette.Il fut un temps cependant où son nom restait intimement lié au mot poésie du moins au Canada.Quand même Louis Fréchette n’aurait eu comme mérite que de se vouer à cet art, c’était déjà une ferveur qui lui mériterait une statue, Fréchette étudia le droit puis se lança dans le journalisme.Il traîna ses pénates un peu partout en Amérique.Revenu au Canada il se lança dans la politique fit un terme comme député puis devint greffier du Conseil legislatif, ce qui lui donna du temps pour rimer.Il n’avait pas d’ailleurs attendu ce moment pour se lancer dans la carrière des lettres.Il eut le grand tort d’être hanté par le genre de Victor Hugo.Chaque fois qu’il fut personnel, il apporta une pierre à notre trésor littéraire.Que n’a-t-il écrit que des contes de Noël canadien! Il fut par deux fois couronné par l’Académie française et il obtint le prix Montyon.Il mourut le 31 mai 1908.Un instant de pensée fervente pour Louis Frechette qui eut certainement quelque chose de grand dans le caractère.Cinq cents milles de voies ferrées québécoises retranchées?° DORE — A Lapralrle, le 29.» 80 ans, Jo Mdore'— A,°ste-Anne1• $1.00 Mlle Graz.Bourbeau .w.$1.00 Un Jeune .$1.00 L’Association professionnelle catholique des Voyageurs de Commerce du Canada (Section Mont-RoyaU $5.00 M.Eugène Cousineau (Québec) .$2.00 M.l’abbé François-M.Daigle (Moncton, N.-B.) .$1.00 M.Emile Benoist .$1.00 Les finissants de Jolietle.$1.50 La Fédération des Amicales des Anciens élèves des Frères des Ecoles chrétiennes $5.00 Les élèves de l’Ecole supérieure du Plateau .$5.00 Mme M.-P.Labcrge (Rimous- ki) .$1.00 M.C.-E.Couture.$1-00 M.l'abbé Léonide Primeau, Saint-Boniface (Man.) .$2.00 Un prêtre éducateur (Sherbrooke) .$2.00 “Pour les Acadiens de l’Ile” $1.00 M.Raoul Bernier .- $1.00 Un ami .Mme L.-B.G.«,•••••••«••••• $1.2o Anonyme .- $1.00 M.J.-H.Duchesne (Bagot- ville) .M.P.Bastien .$1.00 M.et Mme J.-Adrien Gagnon et leur fils Jean-Louis .$1.00 M.l’abbé Paul Desaulniers (Manchester, N.-H.) .$5.00 Un Prêtre .$1.00 Un jeune (.deuxième versement) .$1.00 “Pour les Acadiens, mes frères” .$1.00 Les élèves de l’Ecole supérieure Saint-Viateur .$5.00 Une lectrice assidue du Devoir .$5.00 Mlle Marie-Reine Gaudet (Sle- .Sophie de Lacorne) .$1.00 Un retardataire entre cent .$1.00 Les Chevaliers de Carillon (conseil de Montréal).$5.00 L’hon.C.-F.Delage.$3.00 M.Woodsworth.(Suite de la 1ère page) saisi?” a demandé un député libéral.— “On a empêché la distribution de quelques bibles”, de répondre M.woodsworth.Celui-ci avait dit également l’an dernier que l’Université McGill pourrait être cadenassée.Elle ne l'a pas été, mais dans la crainte de la loi des personnes ont cru bon de refuser des invitations qu’elles avaient reçues de porter la parole à l’université, La C.C.F.a été attaquée en vertu de ia loi.M.Maurice Duplessis a déclaré que la C.C.F.était une organisation inspirée par les communistes.La C.C.F.a donc parfaitement le droit de protester aux Communes contre de semblables allégations.Depuis que la loi a été proclamée, la police de la province de Québec a fait plusieurs saisies.Elle a été jusqu’à saisir des ouvrages de Dickens, de Sydney et de Beatrice Webb ainsi que dès discours de Lloyd George.M.Woodsworth a parlé du désaveu de la loi albertaine réglementant Ja presse.Y aurait-il une loi pour une province, une autre pour une autre province?Le gouvernement ne peut certes pas éviter d’assumer sa pleine responsabilité.Depuis 14 mois on fait des arresta- | DEMANDEZ CEAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN 1 iti£i VICHY SOURCE CAMILLE Eltlcica contre l'IndlgeEtlon, la Goutte, lf Rtm-matlsme Matadles du Foie et autres malaisée.En vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET .84.rue St-Paul est.Montréal.Séminaire de Joliette __ Joliette, 31.— La distribution de« Forbës7 archevêque d^ÔtlaXTaT vient prix au Séminaire au.a lieu le same-de faire les nominations suivantes; di.^ juin, a midi, sous la prési* M.l’abbé W.-T.McCauley, curé à Diocèse d'Ottawa Ottawa, 31.— Mgr Guillaume Fallowfield, est nommé vicaire fo rain pour les paroisses rurales de langue anglaise d’Ontario et de Québec.M.l’abbé René Bergeron, aumônier de l’Hospice Saint-Charles, est nommé curé à Calumet, pour remplacer M.Tabbé A.Rollin, récemment nommé curé de la nouvelle paroisse de Sainte-Bernadette de Hull.M.l’abbé Albert Routhier est tiens illégales dans la province de j nommé chapelain à l’Hospice Saint $174.00 A quoi il faut ajouter une souscription de $100 du Département de l’Instruction publique, dont il a bien voulu nous avertir et oui sera eniployée à l’envoi d’un professeur aux cours de français.Le flambeau de Jeanne d’Arc La France honore par des cérémonies émouvantes la Pucelle de Domrémy Le 81e anniversaire de naissance de Pie XI Ï«L Wellington 1145 Sièf* Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Comptgnla .-! B.Bennett s’est de nouveau reveie jouteur habile, retors, capable de placer ses contradicteurs en mauvaise posture.En l’absence du pre mier ministre, M.Ernest Lapointe, s’est montré à la hauteur de la situation.Il a répliqué du tac au tac.M.H.-H.Stvens a fait valoir sa te-nacité.Quant à M.C.-D.Ilowc, i* 1 s’est peut-être trop avancé, offrant | prise à l’adversaire.Le plus remarquable de l’affaire a été de voir M Bennett se porter à la défense de | son ancien eollègue, M.H.-H.Sle-' vens et justifier son intervention * sous lé manteau de l’intérêt pu-fblic.Le début d'un incident piquant L’incident a commencé lorsque |M.H.-H.Stevens a demandé au mi-Inistre du Transport, M.C.-D, llo- * we, de déposer au greffe de ia I Chambre le texte d’une lettre ccri-f te par un membre de la Commis-| sion dqs ports nationaux à un re-j présentant de la maison Louis I Dreyfus, courtiers en grains de I New-York, au sujet de l’entrcposa-i ge et de la manutention des grains ' dans le port de Québec.At.Howe a ! refusé de se rendre à la requête de » M.Stevens, alléguant que la lettre | portait l'indication “personnelle e! I confidentielle” et que les négocia-I lions auxquelles elle se rapportait 1 n’ont pas eu de suite.M.Howe a 1 déclaré qu’il n’y avait aucun arrangement spécial entre la maison « Dreyfus et la Commission des | ports nationaux au sujet de la ma-nulention des grains à Québec.A l’ouverture de la saison de la ;[ navigation, Québec a bénéficié de taux préférentiels par rapport au | port de Montréal, à cause d’une décision prise par les compagnies I qui font le transport sur les Grands ^ Lacs, Après des négociations et des discussions, on a fait disparaître ce taux de préférence.La lettre qui a fait le suiet du débat aurait ; été écrite simplement pour s’assu-J rer que les constattalions de faits * qu'elle contenait, étaicnf un résumé exact de certaines discussions.i Vu que la Commission des ports ¦ nationaux vient eu concurrence avec les autorités d’autres ports.M.C.I).Howe n’a pas jugé d’intérêt public de dénoser la lettre au greffe de la Chambre, ainsi que 1^ I demandait M.Stevens.M.Stevens s'explique Mais Cette réplique indique qu’il y a des hommes qui font partie du gouvernement et qui sont incapables de comprendre que l’on unisse faire passer l’intérêt public avant un désaccord personnel”.C’a été au tour des conservateurs d’applaudir.C’est le devoir du chef de l’oppo-sition, a continué M.Bennett, .de protéger les privilèges et les droits du parlement contre les empiéte-inenls des gouvernements et du pouvoir tyrannique de* fortes majorités parlementaires.La Chambre a le droit de connaître le contenu intégral de la lettre.Le gouvernement ferait bien d’éludier de nouveau toute la question avant de s’en tenir à la décision de M.Howe.M.Bennett se fait valoir Le groupe qui a bombardé Han-r .„ fnil- i-llrc „ .• i kéou se composait de 30 avions.Il — —- - —- -o- fortes majorités 0 s leurs adver^ai-j g eu a combattre des avions chides mesures de défense nationale res: MM.Chs bioui, Jules Sioui, Hen-1 nojs.Les Japonais affirment qu’ils que le gouvernement vient de pren- rj.p.Sioui, Jos.A.Sioui, et Albert ont abattu 18 de ees avions et qu’ils dre au moyen de décrets-lois.Dè- nn(, imprimerie appartenant re que le gouvernement fédéral mi-, à (>^ii|0.Dans le but d’apaiser les pose à ces entreprises une taxe sur | rèv0ltés.Cardenas aurait fait distri-le volume des affaires dont le pro- huer plus de 390,090 acres de terre duit sérail remis aux provinces qui ! dans 66 districts à 39,278 individus, l’affecteraienl à des fins municipales.L’association représente également que les magasins en série abolissent les profits de leurs magasins prospères pour combler les nertes de leurs magasins moins Rangés dans leur casiers, voici j flouissants et que l’Etat perd de ce les voix de Venizelos, du Pape | Léon XIII, d'Alberl Premier, du capitaine Dreyfus, de Poincaré, de Monnet-Sully, d’Hindcnburg et d’Aristide Briand, de Théodore Roosevelt, d’Edouard VII et de ’.ant d’autres.Mais voici des enregistrements qui pour être de personnes inconnues n’en sont pas moins émou-1 vants: ceux des rééduqués de la parole.11 existe des enfants arriérés qui ne sont pas muets.Seulement, par un accident physiologique, ils n'ont pas l’usage de la parole parce que leur faculté de langage n’est pas reliée à la pensée de leur cerveau.Ils entendent, ils comprennent, mais ne peuvent pas s’exprimer autrement que par des cris inarticulés.Ces enfanis sont rééduqués et leurs voix ont été enregistrées.D'abord, ec sont des cris pareils à des aboiements, puis ces cris rauques s'assouplissent en sons articulés, se continuent en mots qui sortent de leur gorge serrée el enfin, ce sont des phrases hachées, incomplètes, mais il comprend.L'infirme parle! Afois à rôté de cette documentation scientifique, la phonothèque poursuit son activité historique, enregistrant régulièrement toutes les voix des personnes arrivant à quelque notoriété dans l’activité de quel» que ordre que ce soil.Ainsi, cile recueille des documents parlés qui seront une richesse incomparable pour les générations futures.Les gardes-malades congédiées î.e gou- F.-l, Les Juifs Warburg Berlin, 31 (C.P.-Havas) — Le gouvernement allemand continue sa campagne pour enlever aux Juifs toute leur influence dans la finance et le commerce allemand»* il vient d’expulser Max, Fritz et Erich Warburg, parents des ban-oiiiers new-yorkais du même nom, nu conseil DEMANDEZ notre liste de VOYASES sur l’EAU AU SAGUENAY DANS LE GOLFE Côte Nord — Terreneuve — Labrador A et de NEW-YORK Boston — Atlantic City LES GRANDS LACS Toronto — Niagara — Buffalo Détroit — Chicago — Duluth AUX BERMUDES et aux ANTILLES Le magasin général Grâce A un subterfuge.Baptiste ï'aiar-deau.avec son audace habituelle, a réussi j â enlever Clara A Polydore et Mathurtn I Sansfacon.et.— ce qui met les choses au | pire, c'est qu'l! a légalisé sa situation oar , un ordre de la Cour.Les deux vieux propriétaires du Magasin I général se tlendront-lls pour battus et ! abandonneront-ils leur pupille A Baptiste?I C'est ce qu'on verra probablement dans ' ' le 39ème épisode du Magasin général, réalisé oar Paul L'Anglais et diffusé par CBF | et un réseau de postes canadiens, le mer-: credt.soir.1er Juin, de 9 heures A 9 h 30 5.15 La chronique parlée sur le* programmes de la soirée et le disque pour tous.5 30 Les chansons de Jean-Paul Prud'- homme.5.45 Cotes de la Bourse de Montréal.6 oo Salade russe 6 30 L'heure exacte.6 30 Les beaux disques.7.00 Aujourd'hui dans le domaine des sports.Causerie de Roland Beaudry.7.15 Les voix Intérieures.7.30 L'heure exacte.7.30 Le Réveil rural.7.45 Jimmy Kemper et son orch.8.00 Dans ma tasse de thé.8.30 Souvenir, orch.sous la dlr.de Marjorie Payne.9 00 L'heure exacte 9 00 Le magasin général.9.30 Spotlight Parade.10.00 Orch.Symphonique sous la dlr.d'Alfred Wallenstein 10.30 Les chanteurs de Radio-Csnada.A Toronto, sous la dlr, d'Albert White-head.11 00 L'heure exact*.11.00 Radio-Journal.11.15 Les Plaisirs de la vie au grand air.Causerie de M.Paul Beaulieu.11.30 Horace Heidt et son orch.12 00 L'orch.de Nano Rodrigo.12.30 Glenn Miller et son orch.1.00 Fin des émissions.CBM — 286 mètres — 1050 kiloecylea 12 00 midi Ernest Coulton.baryton.12.15 Wings Over the World.12.30 Radio-journal en anglais.12.35 Raymar.1 00 The Happy Gang.1.30 Archie Cunningham, planiste.1.45 Rex Battle et son orchestre.2.00 London Calling.4 00 Concert.Disques phonographlques 4.30 Ruch Hughes.Commentaires sur les faits du Jour.4 45 A communiquer du studio.5.00 Dick Tracy.5 15 Radio-Journal, en anglais, et la chro- nique parlée sur les programmes de la soirée.5.30 The r loom Chasers.5 45 Cotes de la Bourse de Montréal.6 00 L'heure exacte.6 00 A communiquer du studio.6 30 Hommage de l’Allemagne au Canada.7 00 Amos 'n' Andy.7.15 The Count of Monte Christo".Adaptation radiophonique du roman d'Alexandre Dumas.7 30 L'heure exacte.7.30 Kathleen Stokes, organiste.7.45 Outdoors.Causerie de M.Stuart Thompson.8 00 One Mans Fanjlly.8 30 Souvenir.Orch.sous la dlr de Mar- jorie Payne.Relais de Halifax.9.00 L'heure exacte.9 oo The Red Ledger.9 30 Spotlight Parade POSTES DE RADIO-CANADA RESEAU DE L'EST Station Ville Klloc.CBF Montréal, P.Q.910 CBM Montréal, P.Q.1050 CRCK Québec.P Q.350 CRCO Ottawa, Ont.98J CRCS Chicoutimi, PQ.1120 CHNC New-Carllsle.P.Q.960 CRCT Toronto, Ont.840 CKCW Moncton, N.-B.137J CFBN Fredericton, N.-B.550 CHSJ Saint-Jean, N.-B.1120 CJCB Sydney, N.-E.1240 CHNS Halifax.N.-E.930 CFC Y Charlottetown, I.-P.-B.630 CRCW Windsor, Ont.650 CKSO Sudbury.Ont.780 CKPR Fort-Wllllam.Ont.730 RESEAU DE L’OUEST CKY Winnipeg, Man.910 CKCK Reglna.Sask.1010 CFQC Saskatoon.Sask.840 CFCA Edmonton, Alla .920 CJCA Edmonton, Alta.780 CJOC Igithbrldge, Alta.950 CRCV Vancouver, Colombie .1100 N.B.— Les stations énumérées cl-des-| sua ne sont pas toute* des stations de l'Etat mais transmettent toutes régullt-! rement et A des heurs* déterminées les émissions de Radlo-C*nada.R ADIO-SAL,.«MANQUE A L’AMERIQUE DU NORD Station Salamanque 28.92 mètre* 10.375.44 kilocycles (Heure de l’Est: 9 h.A » h.45 p m.) Pour ceux qui désirent des nouvelles de source nationaliste, l’émission officielle ae Radio-Salamanque donne tous les Jours, de 9 h.â 9 h.45, heure de l’Est, une transmission spéciale pour l’Amérique du Nord L’émission se donne en espagnol et en anglais.V.c ances Lettres ou "Devoir' Nous ne publions que ’es lettres signées ou des communications ac~ compagnces d'une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Vieux papiers.Monsieur le directeur.Il y a déjà près de quatre années, une personne qui s’y connaissait écrivait au président de l’une de nos organisations économiques pour lui rendre compte de la situation des colons à Val d’Espoir, au pays de Gaspé.En ces temps déjà reculés, dit ce vieux papier, “la population de Val d’Espoir était de 170 familles, ou 78.'» âmes”.Le narrateur rapporte: “que le sol est très fertile, qu’il est exempt de roche, que c’est de la bonne terre arable oii croissent toutes les essences forestières, entre autres l’érable, le merisier, le bouleau, l’épinette, le sapin.En somme, qu’un sol de cette valeur peut, avec quelques arpents de défrichés, en bonne culture, produire assez de denrées alimentaires pour qu’une famille ait de quoi manger tous les jours de l’annee”.Le vieux papier, envoyé par la personne qui sV connaissait, donne ensuite des renseignements sur la venue des colons établis dans les cantons Percé, Rameau, Malbaic (paroisse de Val d’Espoir).Ces colons, y lit-on, “vinrent des comtés de Beauce, Frontenac, Mégantic, en 1930, 31 et 1932.Dès leur arrivée, ils furent dirigés en pleine forêt, sans chemin, pas même un sentier.Us durent portager sur leur dos leurs provisions, leurs effets de ménage, voire jusqu’à leurs enfants, et cela pour des 5 et 6 milles de distance”.Une fois arrivés sur leurs terres, comment les colons s’en sont-ils tirés?La réponse lue sur le vieux papier dit: “Secours directs.Tous furent obligés de travailler en plein temps des semences.On les traita comme des journaliers des villes”.Puis on lit encore sur le vieux papier: “En plein hiver, des travaux de chemin, perte de temps, perte d’argent.Et le colon au printemps au même point.De plus le peu de chemin fait dans ces conditions est mal fait, impassable.Conséquence funeste des secours directs et du chômage, les colons travaillent un peu partout, excepté sur leurs terres”.“Quant aux travaux faits à contrats, depuis 1930, les salaires payés aux colons, lit-on encore sur le vieux papier, furent d’un dollar par jour, quelques rares fois d’un dollar et vingt-cinq sous.Les colons, pour gagner cet argent, devaient faire de 4 à 5 milles par des chemins impra-tiquables pour se rendre au travail et étaient forcés de commencer le travail le matin au fanal et de finir le soir au fanal.” “Au lieu de commencer les travaux des chemins immédiatement après les semailles, de 1930 à nos jours (1934), on commençait durant les récoltes, ou parfois un peu avant les récoltes.Conséquence non moins grave, pour ne pas mourir de faim les colons négligeaient leurs récoltes.” En conclusion, nous lisons sur le vieux papier.“Si l’on veut faire de la colonisation sérieuse, avoir des colons sérieux (comme à Val d’Es- fioir), que le département de la Co onisation abolisse les secours directs et le chômage et qu’il donne une aide aux colons pour travailler sur leurs terres”.Et voilà ce que disait le vieux papier, adressé par quelqu’un qui connaissait bien ta situation là-bas, qui y habitait, qui y vit encore.Depuis, le gouvernement a fait les chemins.Il a payé des salaires valant le’double de' ceux payés auparavant.Il a fait travailler les gens après les semailles, avant les moissons, après les moissons.Il a aboli les secours directs.Par une prime spéciale de défrichement, par des primes statutaires de défrichement et de labour, par des primes de construction et diverses autres primes, il a facilité à ceux qui voulaient travailler sur leurs terres Concours international de composition de musique de chambre Le Quatucfr belge è clavier (MM.Mom-baerts, Harvant, Fotdart, Wetzel*) commémore son Xe anniversaire par un con-coura de composition ouvert è tous les compositeurs sans distinction de nationalité, l’âge, ou de tendance artistique.Le Jury «et composé de personnalité* internationales parmi lesquelles nous relevons les nom* de MM.Jongen.directeur du Conservatoire royal de Bruxelles, président, Alfredo Caseüa.Jacques Ibert.Wilhelm Pyper.Arthur Honegger, Alex Tansman, etc.L’oeuvre demandée est un quatuor pour Slano.violon, alto, violoncelle, de forme bre .en une ou plusieurs parties.Elle devra durer de 20 à 30 minutes, mats être entièrement Inédite, c'est-à-dire n'étre point la résultante de transcription ou remaniement d'oeuvres antérieures.Le* deux prix Institués sont dé 8,000 et 3,000 frs belges.Les opérations du concours sont Plè- L cées sous le contrôle de la direction de iè b Fondation musicale Relna-Eiusbeth.Lee manuscrits devront parvenir aous ; pli recommandé avent le 1er octobre 1938 i à M.l’Huissier de Lobel.14 rue Van Moer.à Bruxelles, qui sera seul détenteur «te ! l'identité des candidats.Demande de renseignement* et règle- 1 ment* au Secrétariat du Quatuor belge w à clavier, 6 rue CapoutUet, Bruxelles.L'ESTOMAC ACIDE DES GAZ JE PRENDS DU SEl ABBEY’S POUR ME SOULAGER.ARPENTEURS & INGENIEURS M.LADMtCQUt-I.Cà , MCAILLOU50______l.ç" i pd PAPlMtAU-__l.2.* atf tMTkun .dionfcru.IhGÉMiEUJL/* con/tiu llt IraÉniut/ Avczocli/ •OUL/T.RUL «ZT* J AC
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