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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 9 juin 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1938-06-09, Collections de BAnQ.

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Montréal, jeudi 9 juin 1938 RIDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRI-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 3161* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaar-téranl : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chai : Omar HEROUX VOLUME XXIX - No 133 P - + TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS FAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) E.-Unls et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 B.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 te il y a quelque chose à faire ! Echec complet des créditâtes en Saskatchewan ,yPour les Acadiens de Nie1'-Les leçons d#une campagne Avec le courrier de ce matin notre souscription pour let Acadiens de Vile accuse un total de $501.81.C’est beaucoup plus que nous osions espérer.De ce résultat inattendu et magnifique, on comprendra que nous nous réjouissions profondément.* * * Ces quelque cinq cents piastres — auxquelles il faut ajouter la centaine de piastres que consacrera aux mêmes fins notre Département de l’Instruction publique — permettront d’abord d'assurer le succès du concours de français institué entre professeurs et celui des cours de perfectionnement qui se donneront à Miscouche du 18 au 30 juillet.Ils laisseront vraisemblablement un excédent qui pourra servir plus tard pour les mêmes Acadiens de l’Ile.C’est déjà beaucoup; car, dans un pays où les cours de français de l’Ecole normale se donnent en anglais, on comprend que les professeurs aient besoin de faire pour augmenter leur valeur professionnelle un grand effort personnel.Ils le font, et pour cet effort, pour les semaines de vacances qu’ils lui consacrent, il faut de tout coeur les féliciter.Mais il convient de noter que les réunions de Miscouche àuront un bien autre effet que de hausser la compétence pédagogique de ceux qui les suivront.C’est une sorte de séminaire national qui va s’instituer là-bas, un séminaire où les Québécois comme leurs amis de l’Ile trouveront beaucoup à apprendre, où les uns et les autres se stimuleront réciproquement à une plus vigoureuse •action nationale Là aussi se noueront des amitiés qui ne sauraient qu’être fécondes.Nous sommes assuré que les Acadiens de l’Ile n’auront pas demain de plus fervents amis que les professenrs de notre province qui iront travailler avec eux cet été.Cela, c’est un résultat qui, par ses conséquences possibles dépasse de beaucoup l’importance des cours proprement dits.Ÿ * * La souscription aura un autre résultat précieux: exciter et fortifier chez nous le sens de la fraternité française.Nous avons été extrêmement touché du caractère qu’a pris cette manifestation.Nous n’avions pas voulu faire donner les grands jeux.Nous n’avions pas essayé de nous couvrir de patronages illustres ou d’entraîner par des exemples retentissants les adhésions hésitantes.Nous nous sommes adressés à la foule tout simplement, et c’est la foule qui nous a répondu.Certes, nos listes portent des noms justement fameux; mais la plus grande partie des souscriptions viennent de gens dont la figure n’est pas familière au grand public.Elles viennent pour une bonne part — et c’est un fait agréablement significatif — d’écoliers et d’employés qui ont mis en commun leurs petites ressources.Certains se sont même imposé pour souscrire de réelles privations.* * * Et deux choses, entre plusieurs autres, deviennent ainsi évidentes: Les Acadiens de Vile seront assurés d’abord que nous savons donner autre chose que des mots; Les pessimistes qui disent: Il n’y a rien à faire, nous nous en allons à tous les diables! sauront ensuite que nous ne nous en allons pas si clairement que cela à tous les diables, qu’il y a vraiment quelque chose à faire! Mais pour déterminer ce quelque chose, c’est un appel au courage, à la fraternité, ce ne sont pas des clameurs de désolation qu’il faut lancer à la foule.Ÿ Ÿ Ÿ Nous aurons l’occasion de feuilleter encore les dossiers de cette souscription.Il y a là des choses magnifiques, et qu’il ne faut pas laisser perdre.Aujourd’hui nous ne voulions que marquer d’un trait rapide le succès de la campagne et sa portée générale.Comme nos deux voyages d’Acadie, comme notre voyage en Louisiane, on constatera vraisemblablement plus tard que cette souscription marque une date dans la campagne de résistance française, ainsi que dans l'oeuvre de fédération morale des groupes français d’Amérique.— Sur nos listes voisinent des noms de l’Ontario, de l’Acadie proprement dite, de la Nouvelle-Angleterre et de l’Ouest canadien.Cela, plus tard, comptera; cela, tout de suite, signifie qu’entre tous les groupes circule un souffle vivifiant.Nos lecteurs ont le droit de n’êtte pas médiocrement fiers de figurer parmi les ouvriers de cette oeuvre de salut.Om«r HEROUX l-’actualifré "Faites que je trouve de bons parents!" La Société d’idoplion et de pro-action vient de se former, sous le mut patronage de Son Excellence fpr Gauthier, pour s’occuper l'adoption.On trouvera, à l'intérieur du nurnal d’autour d’hui, la première ’’line série d’annonces publiées par s soins de celle association, flous-trions nos lecteurs de se reporter ce texte, qui leur fournira toutes es précisions désirables.Il y a tout lieu de croire que ce Toupement, pourvu d’une charte lu gouvernement de la province, era une carrière utile et fructueu-e.Tel n’a pas été le cas de qucl-fues autres organisations, mais mi ne possédaient pas, à tori ou à \aison, lu confiance de ceux qui juraient pu les aider.Cette fois-ci, et obstacle est totalement écarté.; ohs ceux qui accordent leur con-ours à l’oeuvre sont bien connus In public et jouissent de l’estime t de ta considération générales.Quant à l’excellence de la fin ju’iis se proposent, personne ne ongera à la contester.Non senle-laeni l’oeuvre est excellente mais lie est urgente, d’une urgence ni’on pourrait appeler nationale.I.’ndavtaiion des orphelins à la ne sociale est un problème com-dexe.Plus ils quittent tard l'insti-nlion où ils ont vécu et plus le iroblème s’aggrave.Les lecteurs se souviennent sùre-nent des articles si justes que M.Jmer llêrnux a publiés il y a quelque temps à ce sujet.M.Hé roux alsatl part aux lecteurs des observations qu’il avait recueillies de la louche même de la directrice d’un orphelinat.L’éducation en série est ibliqatnirement celle des petits orphelins dans les asiles, au moins dans ceux où on les compte par \ •entainés.Ni le dévouement, ni ’intelligence des bonnes religieuses ni des religieux ne peuvent sup-ilêer d celle exigence du nombre.7 est impossible, en effet, de con-evoir une institution où chaque infant ait sans cesse prés de lui in ou plusieurs éducateurs ou éducatrices pour veiller, à tous les ins-'ants, A sa formation.C’est pourtant le régime de Ven-fant élevé dans sa famille, sauf, évidemment, que les éducateurs de orofession sont remplacés par te oère, la mère, par des frères et des soeurs et parfois par des oncles et des fantes ou des grands-parenls.Chaque fois que le petit commet ’me incartade, U est repris A I ins-tefnt.Cela, évidemment, facilite la formation morale.Mais il y a plus: comme M.Héroux le faisait observer, la formation d l’économie domestique, si l'on peut dire, ne peut s'acquérir qu'au foyer.Hans une institution, quand un enfant a besoin de souliers ou de vêtements, il les trouve comme mccanique-ment, A sa portée.A ta maison, on ne remplace jamais une paire de chaussures on un vêtement usés sans prendre soin de faire observer à l’enfant qu’ils s’usent vite et i allient cher et qu’il doit, conséquemment, en prendre grand soin.Ce sont ces mille et un riens de l’éducation familiale, dont le total forme l’enfant.Or, Us manquent singulièrement A l'orphelin élevé dans une institution, d'aulanl plus que cet orphelin, dans bien des cas, ne reçoit jamais la visite de parents, pour celte raison péremptoire et cruelle qu’il n'en a aucun ou qu’ils Vont abandonné.A ta sortie dans le monde, il se trouve donc affreusement désemparé et c’est miracle qu’il n’y en ait pas davantage, chez les garçons comme chez les filles, qui tournent mal.La Providence a, évidemment, envers eux, des attentions spéciales.Ils emportent aussi la garantie d’une formation religieuse très poussée.La société de protection de l’enfance visée par cet article est au courant de toutes ces choses.Elle sait de plus quel problème présente, du point de vue économique, le placement des enfants des deux sexes A leur sortie de l’orphelinat, surtout dans les conditions actuelles, où le chômage est si répandu.C’est pourquoi elle fait appel à la charité chrétienne pour trouver des foyers à ces orphelins.Autrefois, le problème du placement des enfants était bien moins aigu, parce que les familles, courageuses et animées par l'esprit de foi, n’aiiendaient pas d'en être priées pour adopter des orphelins.Nous pourrions en citer plusieurs qui, ayant pour leur propre compte, huit et même dix enfants, n’ont pas craint d’en adopter un ou deux.Nous connaissons même un ancien député qui se fait gloire d’avoir adopté et élevé onze enfants.Nous voici loin de ces temps héroïques, — bien que les personnes dont nous parlons soient encore bien vivantes et bien qu’elles n’aient non plus jamais songé A considérer comme héroïque leur simple et discrète abnégation! Cependant, les familles sont aujourd'hui moins nombreuses qu'au-trefois et la dénatalité menace de sévir parmi nous comme dans les pays de vieille civilisation.C’est, nous semble-t-il, un moment bien favorable pour prêcher les douceurs de la paternité et de la maternité aux ménages sans enfants.Que ceux-ci n’apportent que joie et consolation, il serait mensonger de l’affirmer.Mais c’esl un fait qu’ils détournent les époux du repliement sur eux-mêmes, qui recroqueville coeurs et esprits, qu’ils les sauvent d'un égoïsme desséchant et d'une préoccupation maladive de son bien-être et de sa santé.Dt plus, l’acte de l’adoption doit s’éclairer de l’espril de foi, el ce n’esl pas en vain que cette parole a été dite: “Ce que vous ferez A l’un de ces petits, c’est comme si vous le faisiez à Moi-même”.La Société d’adoption et de protection de l’enfance a son siège social au no .74 est, boulevard Sainl-Joseph.Téléphone: LAncasier 6’flti.Nous souhaitons que la prière qu’elle fail réciter chaque, soir par ses protégés, prière qui sert de.thème A l'annonce d’aujourd'hui, soit exaucée: “Mon Dieu, faites que je trouve de bons parents”.L D.Bloc-notes Mariage civil Un arrêt important de M.le juge Greenshields pose la question du mariage civil dans la province de Québec.Celle-ci, hors de tout petits groupes, est tout à fait opposée au mariage civil, tout comme au divorce.Il faudrait un extraordinaire revirement de l’opinion publique québécoise pour que des gouvernants de che* nous puissent s'imaginer d’introduire dans notre droit deux modifications aussi graves et qui heurteraient de front, à l’heure présente, l’économie de nos lois, la formation chrétienne et morale de la très grande majorité de noire population.Néanmoins, on fera bien de surveiller toute apparence de campagne en ce sens.Et aussi de laisser voir plus clairement que jamais à nos législateurs, — ils le savent déjà, — que la province de Québec reste fondamentalement chrétienne et ne souffrira chez elle aucun de ces deux maux de la société neutre contemporaine.Bn Saskatchewan ***¦ M.Aberhart a pris deux députés sur cinquante, en Saskatchewan.L’un d’eux n’a que quatre voix de majorité; ce qui veut dire qu’au pointage des voix il peut sauter.Cela n’est guère brillant, si l’on tient compte de la vigoureuse campagne que les crédilistes ont meneo en Saskatchewan.Le ministère Aberhart et ses principaux députés ont en vain fait de leur mieux dans l’élection.Le résultat d’ensemble ne fera guère de bien aux idées créditistes.Des alarmistes voyaient déjà le Crédit social envahissant et dominant la Saskatche w.an, s’étendant, vers l’ouest, à la Colombie et, vers l’est, au Manitoba.Ensuite, un parti créditiste dans l’Ontario et le Québec.Après cela.Le pot au lait créditiste sort du heurt quelque peu écorné.N’importe.M.Aberhart tiendra, du moins jusqu’apres sa prochaine élection.Ensuite?Scrait-ce cela?On parle moins ces jours-ci de l’enquête sénatoriale sur la situation de nos voies ferrées.Il se peut qu’elle tourne court, qu'elle abou tisse de telle sorte qu’on puisse lui appliquer le mot du vieux poète latin: Desinit in plscem.En tout cas, jusqu’ici, on n’a guère pu savoir le fond de la pensee et du projet des fusionnistes tels que les a exposés à demi sir Edward Beatty.Un point est important, entre différents autres: la manière dont les deux réseaux ferroviaires diviseraient la masse provenant de leurs surplus d’opérations.On a prêté au Pacifique Canadien, qui n’a pas démenti ce propos, le projet qu’à même l’excédent mis en commun des revenus sur les dépenses des deux réseaux, le Pacifique prélèvera.! d'abord le montant de ses charges fixes, plus l’intérêt et les dividendes de 4% attribuables aux $137 millions de capital-actions de préférence que détiennent certains capitalistes ou actionnaires.Après quoi les C.N.H.prendraient le montant de leurs charges fixes; et viendrait en troisième lieu le paiement des dividendes sur le capital-actions commun du Pacifique.Les C.N.R.se trouveraient donc sandwiches.si l’on peut dire, entre le ca-püal-actions de préférence et le capital-actions ordinaire du C.P.R., qui prendrait aussi le premier le montant de ses charges fixes.Que cela donnerait-il en somme aux deux chemins de fer?Quelqu'un a fait tout de suite remarquer que le Pacifique, depuis 1931, n’a pu rencontrer ses charges fixes qu'en nuisant dans les revenus imputables à scs sociétés filiales; et qu’en outre les surplus de ces sociétés ne tomberont pas dans le fonds commun C.N.R.-C.P.R., le C.P.R.gardant pour lui seul tout ce qui paie bien.La Fner Press de Winnipeg a dressé le tableau de la maniéré dont se ferait le partage des excédents de revenus des deux réseaux, à la façon qu'on prétend être celle que le Pacifique proposerait à l'Etat.Il en ressort qu’au lieu d’améliorer la situation des C.N.R., cette partie, encore assez vague, du projet de sir Edward Beatty protégerait surtout les intérêts du C.P.R., laissant l'autre réseau en plan.’.Voyons 1937, dit la Free Press.Le Pacifique y eut un surplus d’opérations de quelque $23 millions et trois quarts, pour faire face à des charges fixes de- près de $28 millions et demi pour ses réseaux et ceux de la Soo Line, qui lui appartient.II avait aussi à payer des dividendes au montant de près de $5 millions et demi sur ses actions de préférence.Cela faisait un peu plus de $34 millions en tout.Or les surplus nets des deux réseaux, les C.N.B.et le C.P.R.ont à peine atteint, mis ensemble, le total de $34,984,000.A s’en tenir à la proposition prêtée à sir Ed-vvafd Beatty, le Pacifique aurait pris à même cela $34,081,000 et il ne serait resté aux Chemins de fer Nationaux, pour .faire face à leurs charges fixes, que $902,000.Dans l’état présent des choses et sans fusion, les C.N.R.ont pu verser au compte de leurs charges fixes plus de $11 millions, excédent de leurs revenus sur leurs dépenses.Leur déficit a été de $42 millions.Il aurait été de près de $52 millions et demi, en s’en tenant au partage d’après le plan Beatty.La conclusion qui découle de tout cela, c’esl qu’en établissant leur projet, les fusionnistes ont pensé bien pUi« au C.P.R.qu’aux C.N.R., bien plus à la finance du premier qu’à celle de l’Etat.Cela est explicable.Mais ainsi que le dit la Free Press, si Ici est le fond du projet fusionniste, “nous serions mieux de rester comme nous sommes”.Voilà le point de vue de ceux qui ne sont pas des actionnaires du Pacifique Canadien.Cela les regarde-t-il?Il n’y a pas très longtemps, à Toronto, se réunissait la Conference on the Padlock Law and Civil Liberties, organisation dans laquelle on trouve pêle-mêle les noms de pasteurs protestants, de rabbins, de Social Workers protestantes ou agnostiques, de membres de la Womens’ Christian Temperance Union et d’autres groupements analogues.II y a pour le moins une douzaine de Juifs en vue dans le conseil de cette Conference.On a décidé à cette réunion de commencer par adresser un questionnaire assez étendu aux députés fédéraux aux hommes publics et à des gens en vedette, dans différents groupes, pour connaître leur ayis au su jet de la loi québécoise en question et pour les amener à en préconiser soit le rappel, soit le désaveu par le gouvernement fédéral.J>e ce (ruestionnaiïV, relevons le*», points d’interrogation suivants: “4° Croyez-vous que “la loi du cadenas” de Québec viole les droits basiques de la démocratie canadienne; liberté de la presse; liberté des assemblées; liberté de parole; droit des ouvriers à se grouper en unions de leur choix?5° Appuieriez-vous un appel de la part du peuple du Canada en faveur du désaveu de la lot du cadenasl” Un feuillet de propagande accompagne ce questionnaire et formule toutes sortes d’objections à la loi contre la propagande communiste, tout comme contre la décision de M.Hepburn de fermer l’Ontario à la C.I.O.Nous signalions ces jours-ci l’impertinence souveraine des pasteurs de la United Church réunis la semaine dernière à Toronto et qui ont dénoncé la loi du cadenas.qui ne les regarde pas.Que penser de la conduite de ces pasteurs, de ces rabbins, de ces Social Workers, de ces busy-bodies, comme disent nos amis anglais des gens qui ont le nez partout et le cerveau nulle part, gens si empressés à se Le gouvernement libéral Patterson conserve le pouvoir par une très forte majorité Les membres de la C.C.F., qui constituaient l'opposition officielle à la dernière assemblée législative, gagnent quatre sièges Tout comme à l'élection de 1934, les conservateurs n'ont pas réussi à faire élire un seul député — Deux créditistes élus REGINA, Saskatchewan, 9.(C.P.) — Le gouver-! une majorité de près de 1,000 voix dans sa circons-nement libéral du premier ministre W.J.Patterson cription de Cannington contre Mme Gladys Strum, a réussi à écarter la menace créditiste à l'élection d'hier en Saskatchewan et à conserver le pouvoir par une très forte majorité.Les membres de la Co-operative Commonwealth Federation, qui constituaient l'opposition officielle dans la dernière Assemblée législative, ont maintenu et même affermi leur position en gagnant quatre sièges.Tout comme à l'élection de 19^4, les conservateurs n'ont pas réussi à faire élire un seul député.Aux dernières nouvelles, les libéraux avaient fait élire 33 députés, les C.C.F., 9; les créditistes, 2, sans parler d'un progressiste-unioniste et d'un indépendant également élus; les candidats libéraux étaient* en avance dans 3 circonscriptions et le candidat créditiste en avant dans une autre circonscription.L'élection est retardée au 28 juillet dans les circonscriptions d'Athabasca et de Cumberland, dans le nord de la province.L'ECHEC CREDITISTE Le fait saillant de l'élection, c'est l'échec complet des créditistes.Ils ont tenté un vigoureux effort pour créer un bloc dons les provinces des prairies en présentant 39 Candida n'ont réussi à en foire élire que deux.Le premier ministre de l'Alberta, M.William Aberhart, tous les députés albertains «t fédéraux du Crédit social, ont pris part à la campagne, qui a été menée à fond de train.Les chefs créditistes candidate de la C.C.F.Tous les ministres du cabinet i’bérol Patterson ont été réélus à l'exception de M.l.-M.Dunn, ministre de la voirie, qui n'a été battu que par 4 voix par le candidat créditiste dans Melville, et de M.W.-F.Kerr, ministre des ressources naturelles, dont l'élection contre un candidat C.C.F.n'est pas encore assurée dans Turtleford.Le président de la Chambre, M.J.-M.Parker, qui avait représenté sans interruption la circonscription de Touchwood depuis 1917, a été défait par un C.C.F.Le chef provincial de la C.C.F., M.George Williams, a été réélu dans la circonscription de Wadena par une majorité de quelque 1600 voix.Le chef conservateur, M.J.-G.Diefenbaker, a été battu dans Arm-River par le député libéral sortant, M.G.-H.Danielson, par une majorité de 168 voix.Le prédécesseur de M.Diefenbaker, l'ancien premier ministre conservateur J.-T.-M.Anderson, n'a pas été plus heureux; il a mordu la poussière à Saskatoon.M.A.-C.Stewart, un ancien ministre du gouvernement conservateur Anderson, s'est fait élire comme unioniste-progressiste dans Yorkton; il n'avait pas posé sa candidature à l'élection de 1934.M.William Loucks, ancien député conservateur fédéral, a posé sa candidature comme créditiste dans la circonscription de Rosetown, mais il a été défait.LES LIBERAUX Les libéraux ont administré )rovînc« de Sas- ont réuni partout des auditoires considérables moisi.»V* l,berjou*.onf oommjstré la prov ils n'ont réussi à S'emporter que dans deux cir- f‘^,ttc.hewa,, o«Pu fruW* et QU» é» p° ,0* \e«* le©' c* tèft° t©c tie' A® 00* fort»’ ,c®\ ‘‘ p ,\u» i>ro" »*>* Ar* té et eu** le'** ootV* boo»® VtttA* et ^ et *®?pice té A« CC©t A* ft b° tv»6 ,»V# té .Mec1 ,Tt*e rxi) A» e” \ R’ to»' A® \'e y» Ac Ùot\.«veut AO'* oce- et Ae \cttr cow et jjai at'1' rttfct*’ -ère tue’ iist- ave« i\ot»s A® po iU* e»’ e©*’ nO*' aw è A® et ce’ Ae A® U CMoV*' PEU importe la sorte de conserves de fruits ou de légumes que vous achetiez, U existe un moyen d’avoir la certitude que vous obtenez la qualité que vous désirez depuis que toutes les conserves de fruits et de légumes cana* diennes sont classifiées selon les catégories établies par le Département fédéral de l’Agrieulture.Il y a trois entégorica: Qualité de luxe, Qualité de ehoix, et Qualité régulière, pour la troisième.La marque de catégorie est imprimée sur l’étiquette de chaque boîte.Préeiscz donc toujours la catégorie en demandant la qualité que vous désirez et examinez toujours l’éti- quette pour vous assurer que la marque de catégorie qui y est imprimée est bien celle que vous aviez demandée.Quand vous précisez la catégorie vous achetés avec confiance.LISTE DES CONSERVES DE FRUITS ET DE LEGUMES CLASSIFIÉES Pommaa Compote S» pomme.Abri cota A.pergea Kèvea Bel fera vaa MArea Blue ta Cariaaa Carotte.Vénfi Blé d'Inde Péchaa Caaaia Poire» Frulta pour Prune# aaladea Citrouille Groaetllea Krambolaoa Loganberriea Rhubarb* Champignon» Epinard» Pol» (la gmaaeur Frataea n'intllcrue pal la Tomate» qualité) Jua de tomate» «a la marque de catégorie sur Vétiquette de CHAQUE hotte Service des marchés MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L'AGRICULTURE Honorable James G.Gardiner, *1» Précisez la catégorie et achetez avec confiance VOLUME XXIX » No 133 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 9 JUIN 1938 PAGE FEHINin _ / iî \ Vivre en^aimant 99 Oirectrica: Germaine BERNIER -ourdes et ses fêtes Du haut de son rocher, la Vierge e Lourdes, les bras tendus, sou-t.Depuis deux jours elle en a mt vu de ses enfants à ses pieds, n a fait pour elle de si belles cho-Qu'émerveillé le ciel est de-leuré tout bleu et là-haut la Vier-; sourit encore.Dès samedi soir vers six heures > montagne de Rigaud est prise ‘assaut; huit heures, pas la moin-re place! Jamais on n’a vu pareil lêâtre chrétien dans si magni-ques décors! La scène est taillée i coeur même de la montagne au nlleu des rochers, en pleine narre sauvage, embaumée d’aiguilles e pins et bercée par le vent dans s feuilles.La simplicité prenante u texte, la parfaite évolution des rpt cents figurants, (due au Père icard, l’infatigable répétiteur, l’ar-san du succès), la merveilleuse istallation électrique (oeuvre du rère Fallon, le grand électricien), • chatoiement des costumes, la rande voix de l’orgue dans la nuit i ont fait un spectacle féerique wubliable! Griserie des yeux, gri-trie de l'âme.Neuf heures.La foule récite à aute voix quelques Ave pour bien r mettre dans l’esprit requis et le -and feu commence.Du haut de son amboie accro-hé au flanc du rocher, le héraut arthénien fait le procès de l’hu-'anité: orgueil, luxure, soif effré-ée de l'or et des plaisirs; voilà où n sont les enfants de Dieu.Il la ipplie, et là on sent qu’il s'adresse la foule, d’écouter la voix de ieu, qui, ce soir, criera par Vacant des consciences que le bon-eur n’est pas dans l’esprit du \onde mais dans le règne du hrist sur les âmes.A travers les ïchers, par le chemin de droite, avance un groupe de jeunes filles q/euses, chantant et dansant.Les mgues robes à la grecque, aux ri-hes couleurs, scintillent sous l'é-at des lumières et tranchent sur fond gris des rochers.Le héraut s présente: l’humanité heureuse
de

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