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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 13 juin 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-06-13, Collections de BAnQ.

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> Montréal, lundi 13 jui.i 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUI LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2934 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Rédacteur en chef : Omar HEROUX Directeur-gérant : Georges PELLETIER VOLUME XXIX — No 136 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unla et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 La leçon par la fenêtre Du congrès libéral de Québec au Concours de vacances Cette histoire est d’hier, sa leçon de toujours.Un ami à nous faisait l’une de ces inspections qui marquent souvent la fin de l’année scolaire.— Quels sont tes arbies du pays que vous connaissez?demandait-il à la fillette qui, un peu inquiète, un peu nerveuse, était debout devant lui.— Les arbres que je connais, reprit celle-ci, sont l'orme, le frêne, le sapin, le bouleau.La liste s’allongeait de façon fort convenable, mais le ton indiquait très nettement que l'enfant récitait une leçon écrite.•— Voulez-vous, Mademoiselle, dit alors son interlocuteur, avoir l’obligeance de regarder par la fenêtre (il faisait un temps splendide) et de me dire le nom de l'arbre que vous apercevez là?.Silence.L'enfant savait le nom de l'orme, mais ne pouvait, à l'oeil; distinguer cet arbre magnifique des dix ou douze autres qu’elle avait précédemment, et par un simple effort de mémoire, énumérés.Entre ce qu’elle avait appris par coeur et les réalités de sa terre, il n’y avait aucun lien.Ce divorce entre le livre et la vie.entre la leçon et le fait, si peu nombreux que nous voulions l’imaginer, restera toujours trop considérable.Et la leçon par la fenêtre, la leçon qui commente, qui illustre par les faits courants, le texte écrit, la leçon qui lui donne vie, couleur et joie, sera toujours d’une extrême utilité.Le grand effort qui se développe aujourd’hui a précisément pour objet de lier aux réalités du pays les leçons de la classe, de vivifier celles-là par celles-ci — Quand vous connaîtrez par leurs noms les arbres, les fleurs de votre pays, disait à ses jeunes auditrices notre ami, la terre canadienne vous sera dix fois plus chère.Et quand vous saurez son histoire, l’histoire particulièrement du petit pays où j vous vivez, vous sentirez que ce pays vous tient par toutes les fibres de votre coeur.La rivière qui coule sous vos yeux ne sera plus un cours d’eau quelconque.Elle évoquera le souvenir, l’image de tous les héros, humbles et glorieux, qu’elle a portés, elle vous parlera comme parlent aux petits Français la Loire ou la Seine.Ÿ * * Mais on n’apprend point qu’à l'école, et dans la classe régulière.Les vacances peuvent, avec le repos, avec la détente.apporter par la fenêtre toujours largement ouverte sur la vie les plus magnifiques, les plus utiles leçons.C’est l'objet poursuivi dans le passé par les cercles de Jeunes naturalistes, par les amoureux d'histoire locale au pays du Saguenay, par l’Ecole de la Route, etc., etc.Le Concours inter collégial que l'on organise cette année, qui deviendra une institution de caractère permanent, va élargir, en le systématisant, ce grand effort.Grâce à lui, de toute façon, les enfants apprendront à mieux connaître leur pays, à le connaitre dans son présent, dans son passé, dans ses richesses morales et matérielles.On n a qu'à lire le numéro spécial que vient de publier, sous le titre Vacances, l’/lcfior?nationale, qui a pris à sa charge l’organisation du Concours intercollégial, pour constater que ce ne sont pas les seuls écoliers qui pourront profiter de ces leçons.Au fond, pour la plupart, que savons-nous du milieu et du passé canadiens?Combien d entre nous passent indifférents devant les lieux qui furent témoins des faits les plus émouvants de notre histoire?Combien d'entte nous devinent les richesses vraies de notre pays?Combien peuvent déchiffrer les traits du visage de Ia Patrie, nommer ! ses arbres, les reconnaître?Combien même connaissent réellement notre peuple?Car c’est un fait brutal et lamentable: beaucoup de ceux qui ont grandi à la ville ignorent à peu près tout de la campagne et de sa vie; beaucoup même de ceux qui sont nés à la campagne, mais que les circonstances ont amenés à la ville, ont perdu presque tout contact avec leur région d'origine, en ignorent trop largement la physionomie et les besoins actuels.L’une des forces d’un pays comme la France, c’est que tant de gens, et parmi ceux qui occupent les plus hautes situations, gardent avec leur village un intime contact.En dehors des mondains qui fréquentent les plages à la mode, il y a des milliers et des milliers de gens que les vacances ramènent simplement dans leur petit pays, qui en constatent alors les besoins et les sentiments vrais, qui en deviennent ainsi les naturels interprètes.Le Concours intercollégial, et le mouvement qu’il devrait déterminer chez les parents, chez les aînés des concurrents, aideront à cette nécessaire reprise de contact entre tous les groupes, inciteront les plus vieux comme les plus jeunes à mieux connaître les hommes et les choses du pays.— Et.comme rien de tout cela n'est réservé aux gens du Canada proprement dit.le mouvement qui tend à la fédération morale des groupes français d’Amérique, y trouvera pareillement son profit.* * * Nous voilà bien loin, pensera peut-être quelqu'un, du Congrès libéral de Québec.— Pas tant que cela.Car l’action des hommes qui étaient à Québec, qu'ils doivent demain prendre le pouvoir ou longtemps rester dans l’opposition, seta toujours, dans une large mesure, conditionnée par leur connaissance des réalités canadiennes.Selon qu'ils auront avec les choses du pays un contact plus ou moins intime, les congressistes d'hier conseilleront aujourd'hui, ils appliqueront demain peut-être une politique plus ou moins féconde.Au fond, il n’est pas beaucoup de gens qui aient un plus urgent besoin de regarder par la fenêtre, de se rendre | compte de toutes les réalités, que ceux — qu'ils soient de Québec ou d’ailleurs, quelle que soit leur nuance — qui font ou veulent faire de la politique.C’est à l’ignorance — à une ignorance très sonore parfois, mais qui reste quand même l’ignorance — qu’il faut, et sans le moindre doute, attribuer un forte part des erreurs anciennes.Orner HEROUX M, Adélard Godbout demeure chef du parti libéral ¦.¦¦¦ ¦ .-y M.Edouard Lacroix se réserve pour l’avenir aura besoin de les sentir en bloc derrière et avec lui, car sa lâche ne sera pas des plus faciles.“Je suis le chef du parti et je ne suis pas pour me faire conduire par qui que ce soit”, a-l-il dit samedi soir.Il verra, — il doit déjà le savoir, — que, si un chef de gouvernement doit être un homme de caractère, cela est encore plus nécessaire, s’il se peut, d’un chef d’opposition.Que la tâche ne lui soit pas outre mesure lourde, c’est ce que lui souhaiteront môme ceux qui ne sont pas de ses partisans aveugles.G.p.La convention du parti liberal provincial, tenue à AroHlVno Québec en fin de semaine, s'est terminée par le choix r^ULU ICo aU Llo unanjme de M.Adélord Godbout, comme chef du parti.de 1 Ile M.Edouard Lacroix, député fédéral de Beauce, _______ avait annoncé sa candidature au poste de chef du parti Un contretemps imprévu nous em- à la convention; après avoir présenté, samedi matin, pèche aujourd’hui de donner le.dé-, des critiques assez vives sur la manière dont certains toil de notre souscription ’’pour les délégués et membres des comités d'organisation Acadiens de Vile".Nous pouvons avaient été choisis, il a refusé, samedi après-midi, de simplement annoncer quelle s'achè- j se porter candidat.oe en beauté.M.Damien Bouchard, chef parlementaire de l'op- Sans compter une souscription de j position, a été mis en nomination, mais il a refusé et $100, de l’Alliance catholique des fait l'éloge de M.Godbout.M.Elie Beauregard a alors Professeurs de Montreal, qui sera ! proclamé M.Godbout chef du parti libéral provincial.employée à l’envoi à Vile d’un pro- ' f sseur désigné par l’Alliance, elle dépasse déjà les $577.Mous donnerons demain les détails de cette souscription, ainsi que la lisle totale des offrandes.’actualité Au lac Sainte-Anne Les bonnes roules foui des merveilles.Grâce à elles, on peut pc 'lier la truite le.midi au lac Sainle-inne, à Ht) milles de Québec, cl nanger de celle même truite à sou ouper à Montréal — et sans se ettre à table à une heure indue.L’inconvénient, le seul, c'esl que vendant que, — aussi close que lu :haieur le permet pour protéger '.outre la poussière, — la voiture image la roule, on est privé de la me compréhensive et prolongée du vanorama.Or, de l'avis des tuiliers de touristes qui viennent là, iprés avoir roulé dans toutes les larties du monde, ce panorama est 'un des plus beaux qu'ils aient vus.La sortie de Québec est lente et orlueuse par une rue étranglée eu-re.des constructions qui ne sont ni ouïes jolies ni toutes pittoresques.)n voit le fleuve quand les maisons .’espacent; on voit les chutes Mont-norency par le haut; la rivière apurait ainsi, silencieuse et rapide, omme une large courroie d’eau 'autant sur son arc.On voit la deille maison du duc de Kent, si ilanrhe dans la verlure fraîche ju’elle semble un fantôme.On voit r pont grêle de Vile d’Orléans et ’lie elle-même qui, de ce côté, demie vers la mer en pente douce.)n voit aussi la rive sud dans un noutonnement de.feuillage domine ar le feston des montagnes.Mais lélas! c’est à travers la forêt des irbres squelettiques et torses du hemin de fer électrique! On dit, eureusemenl, que la nouvelle rou-passera tout près de la mer dont es poteaux n’intercepteront plus a vue.Plus loin, c’est Beaupré el ion imposante basilique; c'est ta I !oi, la vie spirituelle et, quelques ¦noments plus lard, c’est la vie ma-érielle dans ce qu’elle a de plus 'nid; c'est une immense fabrique le papier qui.sise près de Veau, re-’oint quand même la montagne pur V tentacule de son chemin de fer mr chevalet.Et ainsi subit-on une «or/e de douche écossaise en pus-innt suintement d’une croix qui trille dans l’azur, à une cheminée nlus haute qu'un clocher, qui sait! ~cl azur.Mais dès qu’on oblique à gauche.I qu’on prend une.roule à la ram-e.terriblement raide, on monte ans la verdure, on se sent baigner la ns le bleu; la ville et ses préoc-upations sont loin.C'est de là que commence la vraie évasion.Désormais.c'est la campagne souvent déserte; quand elle ne Vest pas, on e voit que des maisons et des bâ-imenls de ferme, plus ou moins modestes el délabrés, selon nue le sol environnant est plus riche ou lus maigre.On roule entre des ontagnes qui roulent elles-mêmes jers le nord, mais on lient le re-ard fixé sur l’horizon sud, car on pressent que de temps à autre on écouvrira un à flottent des a se produit Irais ou quatre fois msqu’à l’observatoire, pris de ta aie Saint-Paul, où d’une altitude temps pan au fleuve bleu Iles d’émeraude.Ce dp deux mille pieds on contemple une vaste étendue d’eau: la baie au premier plan, fermée comme par une jetée de verdure par Vile aux Couares et puis un cap avec un quai qui de celte hauteur semble un domino.Et ce sont les Eboule-ments.On bride Saint-Paul, gros bourg blotti dans la vallée, près de son église, vaste comme une cathédrale, et de son asile, qui s’agrandit sans cesse.Et nous voilà remontant de nouveau, remontant sans cesse du niveau de la mer presque au sommet des montagnes.On passe Saint-Urbain, en montant.Sain*-Urbain avec ses terres qui quadrillent le flanc de la montagne.Puis c’est une gorge magnifique bordée de rochers parfois dénudés, parfois piques de la végétation sombre des épinettes noires.J.es poumons se dilatent.Les oreilles bourdonnent.On monte sans cesse, on monte toujours.Le moteur, étonné, s'essouffle un peu.Mais la voiture moderne a une réserve de puissance extraordinaire el bientôt les cylindres ronronnent au même rythme.La voie est large et la circulation maigre.C'est sûrement l’une des plus belles routes montagnardes de la province, voire du monde, compte tenu du peu de densité de la population en cel endroit.On oblique vers la gauche et, par une route carrossable, mais sinueuse el aux rencontres laborieuses, nous voilà sur le bord du grand lac Sainte-Anne.La chaloupe à moteur nous attend pour nous conduire dans la petite lie où nous n'enfen-droits désormais el que très rarement re bruit de mntcuKct ce sera le seul bruit mécanique pour troubler cette parfaife quiétude.Si le sommeil des campeurs esl parfois coupé, e’csl par l’appel de l’orignal, le hululement des oiseaux de nuit ou le cri stridulé du hnard.C’est la paix intense et comme palpable dont on souhaiterait voir I univers entier s'envelopper.On vient ici de bien des points de l'Amérique du nord pour "moucher" ta truite.C’est un lac où "ça mord" parlnut, fout le temps el beaucoup.Une merveille.On ne vous dit pas là.comme dans d’autres endroits: "Si vous étiez venu hier!’’ — ou bien encore: "Vous aurez sûrement plus de chance demain.ou à l’automne".Son.c'est tout de suite et où vous êtes que la truite goulue gobe ta mouche rouge, bleue, brune ou noire, Elle n'c.-,t pas grosse el c’est rarement que vous avez cette sensation sans pareille que procure la canne à pêche ployée en deux et comme prête à casser quand vous ramenez vers vous la prise.Mais la petite huile de Salnie-Anne gagne en succulence ce qu’elle perd en poids.C’est la meilleure de tous les lacs du Nord, c'est elle, aussi qui a la chair la plus fine et In plus rouge, la plus parente à celle du saumon, roi des poissons cl.sans doute, Vancitre lointain de la truite saumonnêe.Et, dans re lac st péché, il y aura toujours autant de truite, tant qu'il sera gardé.Ah, si Von pouvait comprendre ailleurs ce que donne la réglementation observée! Tous nos lacs du nord seraient aussi poissonneux et te touriste, soutien du colon, ne cesserait d'y venir pécher des petits poissons dont chacun lui coûte le prix d'un bon repas.Paul ANGER Bloc-notes Le carnet du grincheux Le Soleil semble surpris d’avoir vu arriver d’un coup tant de libéraux à Québec, Autrement, comment expliquer cette manchette de lui, samedi: “Enthousiasme surprenant, à l’ouverture du congrès libéral’’?N'allons pas lui reprocher cette franchise.Ses amis politiques s’en chargeront.?.Vlr ?Des historiens ont cru devoir parler quelque part de la “chaise percée” de Louis XIV.On les a trouvés fort indiscrets.Que penser des journalistes qui prétendent avoir vu plusieurs chaises percées dans la pièce réservée à un député libéral québécois d'Ottawa?* ?* L’embarras, pour la plupart de nos conseillers législatifs, cÿ sera d'être partagés entre leur allégeance au parti qui M.Godbout est choisi à l'unanimité et les délégués lui font une ovation •— Les représentants de l'organisation renoncent à leur droit de vote — Le brillant rôle de M.Elie Beauregard—M.Edouard Lacroix refuse de poser sa candidature — La déclaration du député fédéral de Beauce LA TACHE DE M.BEAUREGARD Il faut ajouter qu'une grande partie du succès de la convention est due à M.Elie Beauregard, le président.Car la tâche n'a pas toujours été facile et les écueils étaient nombreux.Dès les débuts, la convention a été houleuse, parce qu'on avait négligé à ce moment d'établir les règles de discussion usuelles en pareil cas, — tout le monde parlant en même temps, — mais M.Beauregard sut y mettre tant de patience, d'urbanitc et de politesse que tout finit par s'arranger.Samedi matin, lorsque M.Lacroix fit des observations sur le trop grand nombre des membres du comité, M.Beau-regard a manoeuvré avec une souveraine habileté, offrant de lui-même de radier ces noms — il en était personnellement.Il enlevait ainsi à l'adversaire l'un de ses meilleurs terrains d'attaque.LE CHOIX DE M.GODBOUT M.Godbout avait été choisi comme successeur 6e M.Alexandre Taschereau, le 11 juin 1936.Défait aux élections générales par M.Duplessis, il était resté chef du parti, mois sa situation était demeurée plutôt floua et indécise.La convention libérale, appuyée par MM.Lapointe, Cardin et Rinfret, lui donne une position plus assurée et lui permettra désormais de parler plus net au nom du parti.Quant à M.Lacroix, le principal argument invoqué par ses amis, c'est que le choix de l'ancien premier lieutenant de M.Gouin .torpillerait probablement la convention projetée à Sorel.On ajoutait même qu'il pourrait y avoir entente subséquente pour ramener M.Gouin au bercail libéral officiel.Plusieurs députés fédéraux qui, eux, veulent gardei tous les votes libéraux, qu'ils viennent des partisans de M.Gouin ou de M.Godbout ou de M.Lacroix, et donc veulent l'union et la paix, favorisaient le choix de M.Lacroix, pour cette raison, bien qu'on sût de façon à peu près assurée qua M.Lapointe était le princisal appui de M.Godbout.Une ovation qui a duré cinq bonnes minutes a salué le nouveau chef.Lors de la séance de samedi matin, M.Lacroix s'est plaint de la façon dont on avait choisi certains délégués.Il a noté que les membres des comités d'organisation avaient droit de vote et qu'ils étaient en très grand nombre.Devant ces observations, M.Elie Beauregard, président de l'assemblée, a répondu que pour enlever tout doute possible sur la bonne foi de l'organisation, celle-ci consentait à abandonner son droit de vote.L'assemblée a retranché alors 105 votes pour la région de Montréal et 41 votes pour la région de Québec, ce qui laissait 802 votes pour l'élection du chef du parti, soit cinq délégués par comté, les députés provinciaux et fédéraux libéraux, les candidats libéraux défaits lors de l'élection de 1936 et les cinquante délégués spéciaux.Des membres du comité d'organisation, ainsi re tranchés de la liste des élections, ont fait remarquer qu'ils auraient pu être élus comme délégués réguliers des comtés.DECLARATION DE M.LACROIX M.LACROIX ' Par contre, bon nombre de délégués ne voulaient pas de M.Lacroix, parce qu'il a, disent-ils, largement contribué à l'échec de 1935.C'est probablement le facteur qui lui a été le plus nuisible.D'autres ne voulaient pas de M.Lacroix parce qu'ils entrevoyaient la possibilité que par ce moyen M.Paul Goutn s’emparât M.Godbout’ M.Godbout était resté chef flu parti libéral provincial depuis 1936.Son parti vient de le confirmer à ce poste, samedi.On trouvera ailleurs, dans le Devoir, le discours du chef libéral, Pour le moment, M.Godbout n’est pas député.Ses amis voudront lui trouver au plus tôt un comté certain où le faire élire.Il ne faut pas que cela tarde.Agronome de profession, entré dans la vie publique aux dernières années de l’ancien régime, M.Godbout dut accepter en juin 1936 la lourde tâche de diriger son parti, M.Taschereau ayant démissionné.On ne voit pas chez nous de circonstances aussi désespérées où un homme public d’un avenir prometteur ail accepté un poste aussi important.M.Godbout n’eut pas à se reprocher la responsabilité de ’a défaite de son parti.D’autres, qui n’étaient plus là, en portaient le poids, ayant créé l’état de choses que l’on sait et qui aboutit à l’issue que l’on se rappelle.M.Godbout marcha vraiment au sacrifice, le sachant.Méritait-il lui-même l’insuccès qui marqua la chute du régime?11 y a là mi chapitre de notre histoire politique à reprendre l’un de ces jours.Ce qui est certain, c’est que M.Godbout donna cette fois-là la plus haute preuve d’une extrême loyauté aux libéraux, en acceptant le poste du dernier dangereux qu’on lui proposait et qu’il prit sans hésiter.Il témoigna d’un courage lenace.Son parti lui devait réparalion pour l’avoir fait risquer ainsi son avenir politique.Il n’y a pas à se le dissimuler, la lâche qu’on lui confie de nouveau, ou plutôt qu’on lui réservait, sera des plus dures.D’autant que d’aucuns se garderont de lui laisser oublier le passé de son parli, dont, sans doute, il ne pense que du bien, mais qui ne fut pas tout ce qu’il croit que ce parti fut.A Québec, en tant que chef de l’opposition parlementaire, M.Godbout devra rendre des services à son parti, à la Chambre, à la province.Comme il n'a pas encore atteint la cinquantaine, et qu’il peut se dire que la province ne recommencera pas la coûteuse expérience qu’elle fit de tenir quarante ans durant au pouvoir le môme groupe, M.Godbout se sentira stimulé par l'espérance rie regagner un jour le poste qu’il tint si peu longtemps.Entre temps la bataille sera dure et les coups nombreux.Aux libéraux de soutenir, d'appuyer, d'épauler leur chef.Il Samedi soir, M.Edouard Lacroix a fait la déclaration suivante aux journalistes: "Je regrette que des circonstances incontrôlables ne m'aient pas permis de soumettre ma candidature __________ _________________ ____ a l'appréciation des délégués réunis en congrès pour les fit ce qu’ils sonfet leur délestatioril se choisir un chef nouveau.du parti Qui vient d inscrire à son pro- "je remercje tous ceux qUI* s'apprêtaient à me sup- D’autant que ces deux partis, c’est le porter.Sons vouloir commenter longuement les misons même.‘ i que j'ai eues de ne pas présenter mon bulletin, j'ajou * * * , i ferai tout de meme que je ne pouvais pas m'engagei .U„1U11I1C „uc „UI ,T Quebec serïénéTera'Tanfun^S; COmme .0n 1,0 cxi9é dc,moi' à suPPor^ ^ de lo bientôt du parti libéral.religieux.Ottawa n’aura pas la même; C0n'fenf|0n, apres que j eus connu les noms de ceux | En résumé, pas plus que M.Paul Gouin ne pouvait - .lanc l.«Infnitp rnmme me heureux, ils n’ont pas de chemises, mais s’habillent dans la laine du pays.M.Lapointe raconte que dimanche dernier, passant par Thurso, il s’est arrêté pour entendre un orateur qui, devant vingt-cinq personnes, disait aux braves gens comment s’y prendre pour faire de l’argent, en proposant de fermer les ban- province dotée de l'assurance-chô-mage pour aller s’établir dans les autres.Il est clair qu’en 1807.il ne pouvait pas être question de l’assu-rance-chômage.Aussi l'Acte de la Confédération n'y avait pas pourvu.La commission Montpetit a émis le voeu que l'assurance-chô-mage soit établie sur une base nationale.Depuis, les ouvriers de tou ques, supprimer les intérêts, etc.Et I !es les provinces nous ont demandé je me demandais si les gens instamment l’établissement de J'as- • .____r*__________ j.__cnr'j mr»r»_c»UA.____.Les fautes commises “Le parti liberal a commis des fautes, il a commis des erreurs, s’il n'en avait pas commis, il ne serait pas humain.Il n'y a que les gens te parti libéral est encore le meil leur que je connaisse dans le monde poiiti me canadien.“Pendant ma carrière politique, notre parti a été tour à tour victorieux et battu, mais quand nous avons été battus nous l’avons été noire drapeau à la main: jamais g0U{(e (j’eau comparée au revenu nous n’avons consenti à l’abandon* naijonai.si l’argent circulait, le ner à l’ennemi, mais nous l’avons gardé pour les jours de victoire.“Et jamais non plus nous n a croyaient ces sornettes.Car dans mon temps, dans le comté de Ka-inouraska, l’assemblée de ces predicants n’aurait pas duré longtemps.Le manque de confiance Tout cela indique la nécessité de garder au pays un parti libéral fort.Le manque de confiance est le mal de l’heure.Si nous pouvions disperser la défiance qui règne dans le monde économique et social, le mal serait guéri.Ce manque de confiance se manifeste de toute manière.Le dernier bon du Trésor, pour une tranche de $20,000,000 à Ottawa, a été négocié à intérêt de quarante-six centièmes de un pour cent.Pourquoi un si faible intérêt?Parce qu’il y a de l’argent en disponibilité, mais que ceux qui l’ont ont peur de le mettre en circulation.Autrefois quand l’argent était en circulation, le gouvernement aurait paye quatre ou cinq cents au lieu d’un demi de un pour cent.Les gens ne veulent pas placer leurs capitaux dans l’industrie et la production et les banques sont surchargées et prêtent leurs capitaux à intérêt très bas.Tous les revenus du gouvernement, revenus des taxes, des impôts, droits d’accise et douane, etc., atteignent $510,000,000 par an.Mais le revenu national composé du produit des récoltes, produits manufacturés, intérêts sur les débentures, etc., atteint la somme de $5,000,000,000.Donc le revenu annuel n’est qu’une surancc-chômage.En 1935, M.Bennett, avant son dernier salut d’adieu au peuple canadien, a institué l’assurance-chômage sans consulter personne.C’est d’ailleurs une loi dont nous ayons contesté avec raison la cons-tituonnalité, en disant: nous allons instituer rassurance-chôma-ge mais nous allons amender la constitution.Mais avant de le faire, nous allons demander l’assentiment des provinces.M.Bennett, lui, l’avait fait sans même leur en parler.Nous, nous l’établirons après consultation.Nous disions aux provinces: “pennettez-nous de le faire”.Est-ce là un empiétement?On nous a accusés d’empiéter sur le domaine provincial; mais qui de M.Bennett ou des libéraux d’aujourd’hui sont les champions de l'autonomie?Les provinces nous demandaient aussi depuis longtemps de changer le système de taxation.Les provinces estiment que dans la part des revenus qui reviennent aux divers gouvernements du pays, il y a des ajustements à refaire, parce qu'elle ont droit à certains revenus dont elles ne jouissent pas aujourd’hui.A cause des instances des provinces, le gouvernement a décidé de nommer une commission afin d’étudier ce problème; une commission impartiale, à la tète de laquelle nous avons nommé de personnalités respectées par tout le y-tys.Nous avons nommé le juge Rov.'ll, le juge Rinfret, de la Cour suprême, qui ne sont certainement pas de poliliciens.A la suite d’une maladie du juge chômage et les traient.toutes les réformes.Sa politique a toujours été à ciel ouvert, apaisant tes discordes au lieu de les envenimer.Le passé du parti libéral et surtout son présent sont la preuve fu’il peut seul garder le pays uni, ci au Canada.Le résultat des élcc-ons en Saskatchewan est, selon M.apointc, le plus grand exemple pie seul le parli libéral a le droit k s’appeler parli national, même S’uni on nationale.La preuve des >rétendues unions nationales a té donnée aux élections de Saskat-hcwalï.Le seul parti uni, fort commet, ayant des candidats partout lans cette province était le parti ibéral.Il a fait la lutte contre cinq u six factions et il a balayé la laskatchewan.béral délais dans la défaite comme je l'étais dans la victoire.Et c’est comme libéraux que nous allons continuer à faire appel à tous les hommes de bonne volonté, pour le respect de la justice cl de toutes les opinions qui méritent d être respectées."Soyons unis!" Chez nous (Voici la partie nouvelle du texte ?M.Lapointe) : “Plus près de chez nous, dans la 'iv mmi', '•» V ^ sent plus de quel parti ils sont, oupes qui dureront jusqu'au mps où la tempête s’élèvera et ui disparaîtront alors.Seul le par-libéral sera debout, son drapeau otiant.avec ses traditions, la gain! e de son passé, avec le même mi.Ces prédictions funèbres “Il y a des gens qui disent que parti libéral est mort dans la ovince de Québec.J'ai assisté à nombreuses prédictions modules contre le parti libéral.En 17, nous, libéraux, nous n’é-ms qu’une poignée à Ottawa, et ius avions alors à faire face à un uvernenient d’union nationale; i disait que le parti libéral était art et ces messieurs célébraient laque jour nos funérailles.Mai,, vis ans plus tard les libéraux bu» “Mais pour cela, il y a une condition.C’est ce à quoi je pensais lorsque j’ai dit, cet avant-midi, que je ferais aux libéraux de cette convention un appel ardent.La condition, c’est que nous soyons unis.Il n’y a aucune armée qui peut remporter la victoire si elle n’est pas unie.Il faut que ceux qui ont les mêmes idées, le même but.les mêmes aspirations sachent faire l’union contre l’ennemi.Car si les libéraux qui partagent les mêmes idées se battent entre eux sur quel-‘Plus près de chez nous, aans ta i poi“,s secondaires au lieu de ovince de i combattre l’ennemi, ils ne pourront pointe, il y a des groupes qui ont , j plier Battez-vous donc avec ange de noms, des gens qui ne j ^ a(\versaircs rai faü .-ela toute ma vie et je m'en trouve bien.“La formule: Diviser pour régner, peut être bonne, utilisée contre Tad.versaire, peut être appropriée, mais non dans les rangs d'un parti, ; “Nous n’avons pas le droit d’épar-I |>iller nos forces.Il nous faut les i garder entières, compactes.Nous ; n’allons pas faire le jeu de nos adversaires, par nos discordes.Leurs journaux montrent assez bien leur espoir que nous allons nous diviser.Ne leur donnons pas ce plaisir.Nous avons une tâche à remplir, qui est de construire pour étayer l’avenir de noire province.“Pour accomplir celte tâche, il faut regarder en avant, et ne pas nous attarder et nous complaire dans les récriminations.11 faut atténuer ces difficultés internes et que tous les libéraux marchent la main s ans puis uiru ics huci.iua i/„- dans la main.Les divergences de dent le pays et Mackenzie King vues secondaires peuvent cire legj-t élu premier ministre.” times, mais elles doivent disparai- I apointe rappelle la période tre devant l’intérêt supérieur de la tique de 1892 à 1897.En 1892 province.iis encore au collège et en 1895.! 'M'ai parcouru la province, je ils étudiant à l’Université del connais toutes scs régions et aussi ce.En 1892.nos adversaires; sa belle population et je puis dire tiques dans la province de Que- nllP le '?ar" 1.,be™1 ‘ proclamaient la mort du parti! h} t.„i Mprcinr été défait aux Mais je rappellerai ce quAsquitn ?, pi il él di trVmé devant disait aux libéraux d’Angleterre, ¦ ions et .1 eb tr .a lL1£'a “ alors que ceux-ci étaient en pleine tribunaux.< ‘ ‘ • .puissance, mais éprouvaient certai- mr car il v a sens «tu .Jlps (liffl(.lllu.s (1ans leurs rangs.As-la police, crient au I (Illj|h disait : Le parti libéral ne peut pas disparaître, niais il peut se suicider._ i “Le parti libéral dans la province de Québec ne peut pas disparaître.Car il est associé aux sentiments et aux convictions intimes de la population, mais il peut se suicider.Ce ne sont pas les advty-saires mais ce sont tes libéraux qui peuvent le battre.Je suis ici pour vous demander d’unir toutes les forces vives du parti libéral”.M.Lapointe parle de la situation dans le inonde: Rowell, nous avons remplacé ce troubles disparai- dernier par le notaire Sirois, de Québec.Des brefs ont été soumis devant cette commission, des arguments, des mémoires, soumis et par toutes les provinces, excepté une seule, et je crois oue cette province a eu tort d’agir ainsi, c’est-à-dire de s’abstenir.Nous avons voulu fout faire pour tâcher d’en arriver à une entente dans le domaine fiscal.On a dit qu’on a insulté les provinces procédant ainsi.Je m'aperçois qu’il y a des gens qu’il faut renoncer à satisfaire parce qu’ils ne sont jamais contents.Et s’il faut renoncer à les satisfaire, ce qu’il a de mieux, pour cela, ce serait de les remplacer.Je veux faire un dernier appel à mes concitoyens de la province de Québec, surtout aux jeunes, nombreux dans ce congrès.11 importe d’avoir les jeunes avec nous pour décider, parce que si nous commettons des erreurs, ce serait eux qui porteraient la responsabilité et le fardeau de ces erreurs.Mais Dieu merci, les jeunes savent se faire enlendre.La vraie source de la richesse Mais ce n’est pas le gouvernement qui peut faire ça.Il peut bien aider à l’économique du pays, par des traités, en facilitant les échanges, etc.Mais la vraie source de la richesse existe dans le peuple lui-même.Ce qu'Ottowo dépense dons Québec Certains journaux pensent que le gouvernement fédéral ne dépense pas assez dans la province de Québec.J'ai ici un état des montants dépensés depuis deux ans par ie fédéral dans la province de Québec: Travaux publics, $13,464.227: ministère des Transports (sauf chemins de fer), $26,354,130; ministère des Mines, $688,725; ministère de la Défense nationale, $1,-634.103; frais de secours directs, travaux de chômage, $21,640,465; dépenses pour pensions de vieillesse.$10,731,337.Incidemment au sujet des travaux de ehôinage, dans plusieurs cas on ne faisait pas crédit au fédéral pour les travaux qu’il payait; on disait que c'étaient les travaux payés par la province.Quant aux pensions de vieillesse, dit M.Lapointe, vous savez mieux que moi qu’on oublie de dire dans la province, la part que paie le fédéral.Chaque fois qu’un vieillard Un idéal élevé J'ai foi en un idéal elevé.J'ai foi en mon parti.Je n’ai pas assez vieilli pour désespérer.Je suis encore optimiste, et ce sont les optimistes oui font ouetque chose dans la vie.En rega/rt de cela, les pessimistes font .ytrès peu de chose.J'ai encore foi que nous pourrons , , ânre quelque chose.Je m’adresse reçoit $-9 de pension par mois, le .particulièrement aux jeunes parce federal en a paye $15.L on me dit nous faut rtes hommes, ras qu’il ses! meme gagne des elections pour demain, mais pour auiour-proyinciales sur la pension des i d-hui n ,10US faut des hommes vieiljards.Dites-le partout: quand j pour l’oeuvre à accomplir.C’est le un vieillard reçoit annuellement une j devoir de tous de travailler à cette pension de c-40 il y a 'MoO qui j oeuvre.Vous allez vous choisir un viennent d Ottawa, et c est le parti I provincial pour le parli libé mité des comptes publics et tirer toute l’affaire au clair.” Nous sommes d’avis que le gouvernement devrait enquêter.N’est-il pas de son devoir en effet d’étudier tous les cas de corruption politique portés à sa connaissance?Va-t-il laisser l’opinion publique sous l’impression que les hommes politiques peuvent agir impunément?Si M.Bennett et ses collègues ne sont pas coupables ils ont droit à une enquête qui leur permettra de se disculper.De toutes façons, le gouvernement ne devrait pas hésiter à ordonner une enquête sérieuse.Vulnérable Quoi qu’il advienne, M.Bennett sera dorénavant vulnérable.Peut-être quelques-uns de ses collègues devront-ils porter avec lui _ une part de responsabilité.Pareil scandale éclatant moins d’un mois avant le congrès conservateur, n’est pas de nature à fortifier la position de M.Bennett non plus que de son parti.Des conservateurs eux-mêmes l'exploiteront contre le chef de l’opposition.Ce leur sera une nouvelle raison de l’écarter de la direction.M.Bennett a été loin d’avoir eu le dernier mot vendredi soir.11 a même reçu, è notre sens, la plus formidable rebuffade à laquelle il nous ait été done d’assister.L’un après l’autre, MM.King, Mackenzie, lingers et Slaght lui ont servi une raclée d’importance.Comment M.Bennett compte-t-il se tirer de ce mauvais pas et maintenir ce qui lui reste de popularité parmi les membres de son parti, cela reste à voir.Bcste â voir également jusqu’à quel point M.B.-.I.Manion est im-plique dans ce malheureux incident.L’ancien ministre des Chemins tie fer est ie candidat le plus sérieux à la direction du parti.La lettre de M.Ralph Webb peut lui porter un coup fatal.M.Manion parait moins assuré du succès, d’autre part, depuis que Ton s’est avisé, dans certains milieux, que les membres du parti de l’Union nationale de Québec ne participeraient pas au congrès conservateur.Entre nous, on a mis du temps à s'apercevoir que le gouvernement d’inion nationale n’avait aucune attache avec le parti tory.On espérait nue la candidature de M.Manion rallierait la province de Québec.M.Manion n’a pas encore perdu beaucoup de terrain, puisque la délégation de l’appuiera autre.de préférence L'Union nationale détourner "attention de la | iee d’eux-inêines.Mais l’élec-i suivante les persécuteurs de -cier étaient balavés de la nro-ce, et pendant quarante ans ès leurs successeurs ne sont pas enus.NECROLOGIE ÜIjANGER a Montreal, le 10.A i>3 j Aldéa Laîibmé, épouse d Ernest Be- OULAY — A Montréal, te 10.a 4A ans, j e Alphonse Boulay, née Aurore Caron IRBEIL — A Ste-Dorothée, le » A “La guerre menaçante, les nations agressives qui interviennent __ A HtD-UOroinre, ie v n uuiin ijut nuui > ici! Ui m ms.Mme Louts corbeti, née Luci« | dans les affaires des autres nations, hpmwau.i 66i|c -• —-'» îtrÏsÂC - A Montréal, !e io.A 681 ie mécontentement qui gronde Fabien Dutnsac, époux de leu Eugt- partout, la suspic ion qui se glisse Beaulieu., 1 dans les peuples et les énerve.Par- cRIEPY — A Montréal, le 10.Mme ;i nvincilie d’union et de e P, Oarténv.née Henriette Cloutier.J mm u > a manque ci union et ue >R.TIN — A Québec-ouest, A 51 ans Fortin, epoux de Georgian» Dupont CQUES — A Montréal, le 10, Mane-se, fille de feu Emile Jacques et de ia Jacques.cMARRE - A Montréal, le 10.A 57 ans.-S.Lamarre, époux de Rose-Dellma sur., __ XjRIS — A Terrebonne, le 10, A 70 ans.don Legrls.époux de Marie-Louise jehamp.ÎVAC — A Vaudveuil, le 9, Madeleine, de Patrick Levar et de Louise Boi- ARTEL — A Montreal, le 10.A 75 ans.lard Martel, époux de feu Armandine bvre._.VQUETTE — A Montréal, le 10, A 8Z A.-Delphi» Paquette, époux de feu phlne Picard .QUIN — A Montréal, le 10.M.Ber-Paouln.fils d'Albert Paquin et de Joséphine Fatardeau.CHETTE — A Montréal, le 9.A 73 Jacob Plchette.énoux de Louisa Pan- UMEAU — A Beauharnols.le 9.A 74 Napoléon Prlmeau.époux d'Hosanna List.VARD — A Montréal, le 10.Luce bert.épouse de feu Télesphore Rt- jy __ A Montréal, le 10.A 74 ans, Syl- loy, époux d'Emma Martel.'-ANDRE — A Montréal, le 10, A 71 Mme veuve Manuel St-André, nee t Dwyer, épouse en 1res noces de feu içols St-Amant., c -MICHEL — A Montréal, le 9 à 45 Ludovic St-Mlchel.époux de Bcrna- EMBLAY — A Montréal, le S A 49 Mme Eldas Tremblav.née Annette ^EyUllt a Montréal, le tO, A 53 an*.nom Saey, époux d Irène L*vigne.confiance."Les marchands d’illusions" libéral qui a donné ces pensions aux vieillards.La défiance est le grand malheur de la politique.Le meilleur moyen de la semer, c’est d’insulter les hommes publics, de les attaquer, de les vilipender, de dire à la population qu’elle ne doit pas avoir confiance en eux.On m'envoie de temps à autre des articles d’injures à mon adresse.Je n’ai pas le temps de les lire, j’ai trop de travail à faire; je n’ai pas le temps d’avoir de la haine pour personne et j’aime mieux leur pardonner.Une nation devient grande et forte à cause des choses qui se font par ceux qui font ces choses et non par ceux qui critiquent ceux qui font les choses, sans eux-mêmes faire quoi que ce soit, .Je suis heureux, dit M.Lapointe, de parler à des gens qui partagent les mêmes idées.L'union des âmes, dit-il, c’est ce qu’il faut pour créer une nation.Une nation ne peut exis ter, suivant une parole de Lacordat-re, que par l’union de ceux qui la composent.Si ce sentiment d union n‘existe plus, elle peu» porter encore le nom de nation, mais elle s'effritera au premier souffle de tempe le.Voulez-vous me permettre de dissiper un mythe qu’on a essayé d'implanter dans notre province?On a dit que, nous les libéraux, nous ral; il ne m’appartient pas de donner aucun conseil et je n’en don-j nerai pas.J’ai le droit de voter | comme délégué en ma qualité de député de Québec-Est.J’ai le droit de parler aujourd’hui; j’ai fait des batailles pour le parti libéral autant que n’importe quel.Je donnerai mon vote comme délégué et lorsque le scrutin sera connu, ie prends rengagement formel devant tous de me rallier au chef qui sera choisi.Cet engagement n’esl pas un sacrifice.Tout mon être de libéral me pousse à faire cet engagement et me poussera aussi à le respecter.A tous nies amis, à tous ceux qui n’auront pas vnté pour l’élu de cle-main, j’ai le droit de demander de faire comme moi et de supporter On se leurrait sur les idées politiques de M.Maurice Duplessis en escomptant qu’il assisterait, lui, ses ministres et ses députés, au congrès fédéral du parti conservateur.Le gouvernement d’L'nion nationale ne se compose pas, que nous sachions, seulement de conservateurs.Et les conservateurs oui en font partie n’ont aucun lien — à de rares exceptions près — avec le parti tory.Pour les gens du Québec — les membres de l’Union na-lionale compris —¦ le parti tory doit disnaraitre ainsi que la doctrine impérialiste et réactionnaire qu’il représenle.S’il survit, il ne sera plus qpe le parti d’une infime minorité de l’Ontario et de la Saskatchewan.Comment se fait-il que l'on a pu croire que le gouvernement d’Union nationale oublierait ses engagements électoraux pour s’intégrer dans un parti fédéral qui iusqu’iri a préconisé une.politique antinationale?Cela ferait trop bien l’affaire des libéraux du Québec, tout de même.Or, entre M.Duplessis et M.Bennett, il ne saurait y avoir plus de cordiale entr’aide qu’entre le premier ministre du Québec et M.King.Les appuis de l’Union nationale, à l’exception de quelques individus, n’ont aucune raison d’accepter le parti conservateur fédéral.C’est pourquoi très rares seront les députés de, l’Union nationale qui viendront à Ottawa en juillet.La vérité, nous l’avons dite la semaine dernière: “Les délégués de la province de Québec viendront ici bien préparés, avec des demandes et des suggestions.Si on ne leur offre pas des garanties suffisantes de sincérité, les délégués de langue française n’auront qu’une chose à faire: quitter le congrès, abandonner le parli et travailler à une fondation nouvelle.” Il est temps, en effd.que les Canadiens français songent à faire de la politique intelligente, à faire de la politique adaptée à leurs besoins par- raux de Québec, redressez-vous pour vous unir tous.Nous voulons faire de notre parti un grand parli.Je veux terminer de la façon que j’ai commencé, en vous répétant que ie suis libéral; je veux vous dire cela au cas où vous l’auriez oublié.Je nie rappelle encore la grande con-vention libérale de 1919 ou le Très Honorable Mackenzie King fut choisi pour succéder à sir Wilfrid Laurier.et j’eus alors l’honneur de porter la parole à tous les délégués du étions les adversaires de l’autono-1 par»! liberal national.Je leur rap-mie provinciale.Au contraire, les pelais^ aolrs jnot^ ne^ ^lacaiild)-.ibéraux ont toujours été les chain- — *-1 « 1 *, * ¦ « 4 sa tv/a » ix ¦ r* i il * * i n 1 :i l’élu, quel qu’il soit, parce qu’il est ! ,ic«]!ers- 11 cst temps que nous tra-l'élu de la convention.i vantions pour nous.Les liberaux à Libéraux, redressez la tête, libé- \ussi longtemps qu’il y aura un lambeau de la bannière qui flottera au vent, moi au moins, je marcherai derrière ce drapeau.” L’assistance a fait une longue ovation à M.Lapointe et a chanté: “11 “Au Canada, nous avons un peu de ces divisions de classes, de ces mécontentements, qui sont une menace pour l’avenir du pays.H y a deux sortes de gens qui travaillent contre l’union et l'imité nationale.Il y a deux groupes qui veulent détruire, qui veulent fa ruine pour ensuite y trouver leur profit personnel.II y a aussi les marchands d’illusions, ceux qui font lever les rêves dans l’âme des populations, vers des choses irréalisables, et qui semenl ainsi le mécontentement et la perturbation dans tes esprits et les caractères.11 y a ici dans notre province, des factions.On trouve de par le monde les chemises bleues, rouges, noires, etc.Les Canadiens français, je l'espère, vont continuer à s'habiller de bonne laine du pays.La chemise de l'homme heureux M.Lapointe raconte ensuite l’his-loire de la chemise de l'homme heureux, du bon roi à’qui on avait promis guérison s’il mettait la chemise d’un homme heureux.Il trouva l’homme heureux, mais il n’avait pas de chemise.Les peuples libres, dit M.Lapointe, sont comme l'hom- pions de l’autonomie provinciale a travers l’histoire du Canada.Ils l’ont toujours été et ils le sont encore, On nous dit que nous avons voulu établir l’assurance-chômage, et qu’en , .ce faisant nous portions atteinte j a 8a8ne ses epaulettes aux droits provinciaux.| - Nous avons voulu établir l’assu-rance-ehômagc, comme le meilleur moyen de prévenir le retour des crises comme celle de 1929.nous avons voulu établir cette mesure de prévoyance pour assurer la sécurité des ouvriers.Et les ouvriers de notre province réclament cette réforme depuis plusieurs années.La Commission des assurances sociales, formée il v a plusieurs années et qui avait if.Edouard Mont-petit comme président, un bon homme, puisqu’on le choisit encore sur d’autres commissions,Mgr Courches-ne et autres, a fait un rapport sur la question d’assuranee-chomagc.Elle a dit que cette mesure s’imposait pour la protection des ouvriers et de la nation, mais elle a ajouté qu’aucune province ne pourrait ( établir seule, parce qu’une telle mesure est essentiellement nationale d’application.1 leur congrès de vendredi et de samedi ont, une fois encore, entonné le refrain "du grand parti libéral”.On sait où le grand parti libéral a conduit en 40 ans la province de Québec et où il menace de nous conduire à Ottawa, avec sa pénurie d’hommes de valeur et son inénarrable esprit de parti.Une politique canadienne-francaise.à Ottawa, il n’appartient qu’à nous d’y travailler.Léopold RICHER Lettre d'Europe L'assurance-chômage Car si l’assurancc-chôniuge existe dans une province et n’exisle pas ailleurs, les ouvriers des autres provinces envahiront celle-ci pour profiter de l'assurance-chômage.De même les industries fuiront cette 1%® ate Le laxatif idéal, légèrement effervescent, que meme les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supérieure., Exigez-la dans toutes les pharmacies.J.-Alfred OUIMET.Ag.gén.pour le Canada 84 est.rue Saint-Paul.Montréal.v » Vta^nce/ Québec à tout (Suite de la 1ère page) des alliances, ou, comme disait le prince de Bülow, de “tours de valse”.Une telle politique est évidemment de nature à diminuer les risques de heurts entre les blocs rivaux.Mais elle peut présenter aussi un inconvénient dont l'Allemagne s’est aperçue lors de la guerre mondiale: elle facilite les lâchages.H- H- Les lecteurs du Devoir auront appris que le kaléidoscope politique.en France, avait fait apparaître une nouvelle image de la structure parlementaire.Après une existence de vingt-trois jours seulement, le second ministère Blum avait dû s’effacer devant l’opposition faite par le Sénat à ses projets financiers.Il avait été remplacé par un ministère Daladier.Le ministère qui avait disparu était présidé par un socialiste et comprenait plusieurs membres socialistes.Celui qui l’avait remplacé était présidé par un radical et ne comprenait plus de socialistes, le parti socialiste ayant refusé lui-même d'y figurer.Il ne sera dit un mot ici de cet événement parlementaire qu'on ce qui concerne la politique extérieure du gouvernement français.Etant donné que les socialistes sont d’ardents adeptes de la mvsti- Une politique canadienne.(Suite de la 1ère page) Bennett lui-même — avec quelques-uns de scs collègues, dont M.R.-J.Manion, aspirant chef du parti, — s’est rendu coupable d’un acte qui sent l'électoralisme à cent lieues.De connivence avec M.Ralph Webb, organisateur du parti conservateur au Manitoba, le conseil des ministres aurait autorisé en l!)3.i une dépense de $1,365,000 afin de gagner les comtés manitobains de Lisgar, Prove ne lier et Saint-Bonifacc.Bien plus, il était entendu que les travaux ainsi autorisés devaient cesser apres le scrutin, ‘ „ Si l’affaire est véridique — et clic semble fondée en fait —, M.Bennett ne s’en tirera pas honorablement: “Dans toute l’histoire parlementaire do notre pays, a dit M.Mackenzie King vendredi, on n'a jamais mis a jour une corruption aussi éboulée., Je ne suis pas certain s’il ne vau- .diait pas mieux convoquer U co-J^que de gauche, on pourrait croire| que leur absence du gouvernement rend plus de liberté à celui-ci vis-à-vis des exigences des adeptes de cette mystique.Cela n’est que très relativement le cas.En effet, si le ministère Daladier î16 compte plus de socialistes, il doit s’a p p u y e r toujours, au Parlement, sur la même majorité de Front populaire qui soutenait le ministère Blum.Or.cette majorité n’a pas changé rie tempérament et n’a pas non plus modifié ses exigences.C'est dire que le nouveau ministre des Affaires étrangères, M.Georges Bonnet, n’est pas beaucoup plus libre, vis-à-vis de la mystique de gauche, que son prédécesseur immédiat, M.Paul-Boncour, ou que M.A von Delbos, qui avait précédé M.Paul-Boncour.Il V a pourtant une différence quant aux personnes.Indépendamment de la dépendance des ministères vis-à-vis de la majorité, M.Paul-Boncour est lui-même beaucoup plus “de gauche” que M.A’von Delbos el M.Georges Bonnet.Il pouvait donc, de son propre gré, être plus accessible aux pressions du Front populaire.* * * Dans la question des rapports franco-anglais, le gouvernement n’est pas gêné par les tendances du Front populaire.En effet, l’Angleterre étant une puissance “démocratique”, ce Front n’est pas opposé à des rapports étroits avec elle.De leur côté, aussi bien les modérés français que les conservateurs ne sont pas opposés à l’alliance anglaise.En fait, la politique française tend à obtenir de l’Angleterre qu’elle s’engage plus à fond sur le continent.C’est du côté de l’Angleterre que se produit de la résistance.les hommes d’Etat anglais s’engageant à protéger la France contre une agression allemande, niais hésitant quand il s’agit d’aller plus loin.Pendant les premières années qui suivirent la guerre mondiale, l’Angleterre fit preuve de tolérance et même de ménagements à l’égard de l'Allemagne.Elle craignait que la France ne devint trop puissante sur le continent, ce qui eût été contraire à sa politique traditionnelle de l’équilibre.Comme ie Fai expliqué.Locarno n’avait pas été autre chose, pour l'Angleterre, qu’une combinaison destinée à oro-téger l’Allemagne contre une prépotence de la part de la France.Mais le régime hitlérien, en refaisant de l’Allemagne une puissance militaire de premier ordre, et en assignant à sa politique un programme d’action, a changé tout cela.L’Angleterre s’est de nouveau sentie solidaire de la France contre une prépotence menaçante de j l’Allemagne.M.Baldwin lança alors la formule que la frontière de l’Angleterre était sur le Rhin.L’Ans-chluss a naturellement augmenté les préoccupations des dirigeants britanniques.C’est donc l’Angleterre qui a pris l’initiative d’un resserrement de l’Entente cordiale.En novembre dernier, le voyage à Londres de M.Chautemps et de M.Yvon Delbos, alors président du conseil et ministre des Affaires étrangères en France, avait marqué une première étape de ce resserrement.Le récent voyage de M.Daladier et de M.Georges Bonnet, invités par le gouvernement britannique, et qui ont été les hôtes du roi Georges VI, a marqué le couronnement de cette politique.Les pourparlers entre les ministres français et anglais n’ont pas abouti à un traité proprement dit; mais ils ont donné lieu à un “communiqué” qui avait toute la valeur d’un pacte.Ce qu’il y a de plus important, dans ce document, c’est que les deux gouvernements sont convenus de coordonner, en temps de paix, leurs préparatifs militaires, pour ne pas être pris au dépourvu eu cas de guerre.C’est pourquoi on peut parler d’une “alliance” militaire, quoique le mot n’ait pas été prononcé., Le communiqué dit aussi que les deux gouvernements se sont trou; vés d’accord sur (’“action” qui pourrait étçe le plus utilement entreprise en vue d’assurer la solution “pacifique et juste” des pro blêmes qui se présentent en Europe centrale.En ce qui concerne l'Espagne, le communiqué parle, en termes généraux, du retrait des volontaire* étrangers et du matériel de guerre.11 sera parlé plus loin de la partie de ce document où il est ques lion des rapports anglo-italiens et franco-italiens.D’une manière générale, il est question, dans le communiqué, ds l’“etroite communauté d’intérêt” qui unit la Grande-Bretagne et la France, et aussi, en dehors des intérêts, des “idéals de vie nationale et internationale” qui les rapprochent également.On remarquera* cette dernière expression.Elle indique le côté idéologique, “mystique”, de l’Entente cordiale, car c’est une allusion à ce qu’on appelle couramment l’“union des démocraties”.Il faut noter aussi que le communiqué ne fait pas mention de la Société des Nations comme devant être la base de la politique anglo-française.¥ * * xLe communiqué laissait subsîf-er un doute quant à la manière dont-s’exercerait Inaction” des deux pays pour assurer la solution “pacifique et juste” des problèmes qui! se présentaient en Europe centrale.| Le doute était d’autant plus regret-| table que la crise germano-tchéco-1 slovaque s’annonçait déjà à l’hori-I zon.La France étant tenue, par sou® alliance, de secourir la Tchéco-j Slovaquie attaquée par l’Allema-f gne, l’Angleterre se joindrait-elle k elle, ou resterait-elle neutre?Les! déclaralions faites précédemment1 au Parlement à cet égard n’avaient pas été précises.Le communiqué ne l’était pas davantage.Depuis lors, la crise germano-tchécoslovaque a éclaté dyupe manière aiguë.A l’heure où j’écris ces lignes, elle bat son plein.Je lui consacrerai très prochainement une lettre spéciale.Je me borne pour aujourd’hui à signaler que U France et l’Angleterre marchent lai main dans la main pour dissuader?l’Allemagne de rien entreprendr«| contre la Tchéco-Slovaquie.Mais l'Angleterre a-t-elle été jus qu’à menacer Berlin de se joindre à la France dans une action militaire contre l’Allemagne en faveur de la Tchéco-Slovaquie?On ne lî sait pas encore, pas plus qu’on ne sait exactement quels étaient, ou quels sont les projets de l’ÀHema-gno à l’égard de ce pays.Quoi qu’il en soil, on doit constater que la coopération anglo-française se manifeste d’une manière très étroite.La Duplice germano-italienne ne s’est pas manifestée non plus par la conclusion d’accords nouveaux, du moins rendus publics.Mais ellui s’est affirmée, pompeusement et bruyamment, par les honneurs extraordinaires rendus au Führer du, Reirh allemand, et aussi par les-manifestations oratoires qui ont, marqué sa présence en Italie.De ces manifestations, la plus importante a consisté dans les dis-' cours échangés, à Rome, au palais de Venise, entre le Duce italien et le Führer allemand, et qui ont fait pendant au communiqué anglo-français.Avant même de parler de la-communauté des intérêts entre l’Italie et l’Allemagne.M.Mussolini a parlé de la communauté de leurs idéologies.“Cette entente, a-t-il dit, a ses racines dans voire et notre révolution; elle puise sa force dans la communauté de conception de l’univers qui unit nos deux peuples,” Il a précisé en disant que l’Allemagne et l’Italie “s’étaient libérées récemment de la pourriture d’idéologies désagrégeantes, pour créer ce nouveau régime du peuple qui est la caractéristique de ce siècle.” Cela équivalait à opposer la mystique fasciste à la mystique démocratique qui s’était affirmée à Londres.D'autre part, M.Mussolini a clairement fait allusion à la sortie de l’Allemagne et de l’Italie de la Société des Nations, en disant : “L'Allemagne et l’Italie ont laissé derrière elles les utopies auxquelles l’Europe, dans son aveuglement, a confié ses destins, pour chercher ensemble et avec les autres un régime de paix internationale, propre à instaurer de la même façon pour tous des garanties plus efficaces de justice, de sécurité et de paix.” M.Hitler a tenu à rassurer FRa-lie en déclarant que la frontière de l’Allemagne était définitivement fixée au Brenner.C’était déclarer qu’elle renonçait à cette partie allemande du Tyrol qui dépend d* l’Italie.Il a prétendu montref une raison de 1 entente germano-italienne dans le parallélisme de l’histoire des deux pays au XIXe siècle, alors que l’un et l'autre luttaient pour leur unité.Puis il a dit que les deux pays étaient décidés “à sauvegarder leurs éternels droits vitaux et à se maintenir en présence de toutes les forces qui chercheraient à s'opposer à leur développement naturel.” Quelques efforts qu’on ait faits (Suite à la page trois) HlflLOWE?i plui glcmotA ipédodiitel du.LTEB 4BQ0 W > > 's'»” ' Rvadu PHI VOLUME XXIX — No 136 LUNDI, 13 JUIN 193S CAUCNOUm MARDI, H join IMS Mat RmR*, tr.oonf.ct Ooeteui l»*er d« soteU, 4 h.M.Coucher du toleU, T h.42.Lover do lei une, S h.SI.Coucher de le lane, 5 h.M.Premier quart, le 4, à 11 h.32 m.du soir.PMne lune, le 12, A Mi.41m.du soir.Dernier quart, le 2ft, à 8 h.32m.du soir.Nouvelle lune, le 27, à 4 h.10 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A." REAU ET MODEREMENT CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 70.Même date l'an dernier «0.Minimum aujourd’hui 00 Même date l'an dernier 80.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.*».11 h.a u MM.Midi: *0.02.Chiffres fournis par la Maison M -R.de Meslê, 300a, St-Denis, Montréal.Sur la Côte nord Toute une ville et tout un domaine forestier pour un journal Plus de 300 tonnes de papier par jour pour le "New York Daily News" — Avertissement de M.Duplessis Le discours lu en français par M.Robert McCormick à l'inauguration de la gigantesque papeterie de la Baie-Comeau (De notre envo>é spécial) Da Baie-Comeau, 1.1 — Le programme de l'inauguration officielle de la Baie-Comeau, samedi, était le suivant : 11 h.Arrivée des bateaux (“New-Northland”, Gaspésia”, et “Jean Brillant”) dans la magnifique baie de Comeau.M.Duplessis descend en avion.11 h.45.Cérémonie de l'ouverture.12 h.45.Visite de Lusine à papier de l’“Ontario Paper”.1 b.45.Service de rafraîchissements dans le grand entrepôt à papier.2 h.Déjeuner au même endroit.3 h.10.Visite de la région.8 h.Banquet au Manoir (l’hôtellerie de l’“Ontario Paper”).9 h.Discours irradiés.12 h.Départ des bateaux reconduisant les invités.Des allocutions prononcées à cette occasion, il faut retenir plus particulièrement celles de MM.Maurice Duplessis et Robert McCormick, président de la Chicago Tribune, et le grand animateur du formidable établissement industriel de la Baie-Comeau qui tient de l’épopée industrielle, A.A.Schmon, président de 1’ Ontario Paper, qui prend maintenant le nom de Quebec North Shore Paper Company; de Mgr La-brie, nouveau vicaire apostolique du golfe Saint-Laurent, de qui relève le terrilore ecclésiastique de Baie-Comeau, el de l’éveque Carrington, de Québec.M.Duplessis A la cérémonie de la bénédiction de l’usine de la Baie-Comeau, le matin, le premier ministre a signalé le bel exemple dont les assistants étaient témoins de la coopération entre l’Eglise et l’Etat, entre les catholiques ct les protestants et entre le capital et le travail.Au banquet du soir.M.Duplessis a averti les industriels du papier qu’ils ne devaient nas compter que le gouvernement de Québec allait accorder à tous les journaux amc-ricains les mêmes privilèges qu’à VOnlnvio Paper et au New-York Daily News, car le gouvernement est le fidéicommissaire des ressources naturelles de la province.Son devoir est de penser aux générations futures.Et nos forêts sont aussi la réserve du gibier et les régulatrices des cours d’eau.Les deux évêques Les convives du banquet ont aussi applaudi les très habiles discours du vicaire apostolique de la Côte Nord et de l’évêque anglican de Québec.Chacun a des missionnaires dans celte région et tous deux se sont félicités mutuellement du travail accompli et rappelé les misères endurées.Je sais, a dit notamment l’évêque Carrington, que les missionnaires protestants de la Côte Nord orieront pour Mgr Labrie, au jour de son sacre.Lue des figures principales de ces fêtes était M.Robert McCor-i”ic’ .Son discours du matin à l’inauguration de l'usine, lu en français, avec un léger accent étranger, nous a particulièrement intéressé.Nous en donnons le tex-j te parce qu’il résume toule la signification des fêtes de la Baie-Comeau: M.McChrmick Puis M.Rohert-R.McCormick, président de la Chicago Tribune, a lu l'allocution suivante avec un léger accent étranger: Messieurs, Je dois avouer que je suis à la fois surpris et heureux de trouver réunie iri aujourd’hui une société si distinguée.Je n’aurais pas cru que les efforts ; que nous avons faits pendant noire lutte de 25 ans contre ces immenses forêts désertes pussent avoir un tel intérêt général.Je vous suis infiniment reconnaissant, Messieurs, d’avoir bien voulu venir iri ct je vous remercie de me donner l’occasion de rendre hommage à l’énergie, à l'habileté et au caractère de tous ceux qui ont rendu possible la cons-Irurlion de cet édifice.Je dois aussi rappeler avec tristesse et sincère affection la mémoire de ceux qui subirent les difficultés, les désappointements et les privations des premiers jours de notre entreprise, et qui ne sont pas avec nous pour jouir tic leurs efforts.Je dirai à ceux qui viennent opérer ce moulin que les hommes qui les ont précédés ici donnèrent un bon exemple qu’ils devront suivre.La lutte contre la forêt ne fut nas terminée à l'ouverture du moulin, file vient plutôt de commencer.Les problèmes forestiers, hydrauliques, chimiques et manufacturiers continueront, Nous espérons avoir fourni les équipements les meilleurs et les plus modernes en leur genre, et avec raf-son.Le papier à journal a beaucoup de concurrents, parmi lesquels per-mettes-moi de citer la radio, le cinéma, les enseignes électriques, les sports et les genres d’impressions qui n’emploient que le papier broyé comme hase.La fabrication du papier à journal a traversé une erise temporaire et cela est dû à plusieurs raisons, dont l'iinc est que sa qualité ne s’est pas améliorée autant que certains autres produits manufacturés et d’autres arU, A son prix actuel, le papier à journal est le papier à meilleur marché de cette industrie.mais, au fur et à mesure que les gravures remplacent les caractères sur la page imprimée ct que des écrans plus fins et des procédés d’entaille sont de plus en plus usités, l’industrie du papier à Journal doit résoudre des problèmes d’opacité, de couleur et d’éclat si elle veut reprendre son marché.En tout cela, Messieurs, la Baie-Comeau vous présente une opportunité merveilleuse.Trouvez les moyens de résoudre ces problèmes et vous serez plus que des pionniers dans votre métier et vous serez des bienfaiteurs véritables de l’industrie du papier.La Baie-Comeau doit être une entreprise forestière importante en même temps qu’un grand moulin à papier pour la Quebec North Shore Paper Company; elle doit aussi être une ville d’entreprises de tous genres dans lesquels la compagnie renie toute intention de participer.Tels développements avantageux pouvant résulter de sa situation seront laissés à ceux qui les entreprendront.La Baie-Comeau doit être de plus une société importante de citoyens importants du Canada.Nous devons préparer l’avenir non seulement des enfants qui sont avec nous aujourd’hui, mais auss! des enfants qui viendront après nous.Les vieilles familles de la Baie-Comeau viendront à occuper les positions importantes à la Baic-Co-meau, mais elles devront aussi être préparées aux professions et aux autres activités.Je suis assuré que vous établirez ici les meilleures écoles possibles pour une ville de cette étendue.C’est mon grand désir que vos institu-teurs inculquent dans la jeunesse Tardent désir des hautes études et des sciences techniques.A cct esprit inestimable de confiance en soi, qu’on ne trouve que parmi ceux qui vivent aux abords de l’iiiconnu, doivent être ajoutés lous les avantages de la civilisation el de l’éducation.De la Baie-Comeau doivent sortir des médecins, des avocats, des hommes d’affaires, des chefs dans la vie publique et la vie religieuse.Moi qui ai eu moins peur de mourir jeune que de devenir un vieillard courbé, j’attendrai anxieusement le jour où la Baie-Cormau donnera un premier ministre à la province de Québec (se tournant vers M.Duplessis) et un archevêque à l’Eglise (s’inclinant devant Mgr Labrie)._ Cabotent eventré sot le St-Laurent Victoire de Henlein A Chopleou Perte de la "Lina-Gagné" — L'équipage sain et sauf Québec, 13 (D.N.C.) — Six hommes et deux femmes ont failli être engloutis dans les eaux du Saint-Laurent.en face de Saint-Simon, au cours de la nuit de samedi à dimanche, à la suite d’une collision au milieu d’un épais brouillard entre le Manchester Regiment, de la Manchester Line, et le caboteur Li-na-Gagnè, appartenant au capitaine Florian Simard, de Ste-Anne-des-Monts.Ce drame de la mer s’est déroulé vers une heure, dimanche malin.alors que le brouillard était dans son plus for?et que la visibilité était nulle sur le fleuve.La Lina-Gagné, qui descendait le fleuve sous la conduite du capitaine Florian Simard lui-même, se trouva tout à coup nez à nez avec le Manchester Regiment, commande oar le capitaine Râper, qui se diri-| geait vers Québec.Le coup ne pouvait cire évité et le gros cargo ne put faire autrement qu’éventrer le caboteur.^ _____ Quelques pierres de doctrine PAR LE CARDINAL J.-M.-RODRIGUE VILLENEUVE, Oblal de Marie-lmmaculèe archevêque de Québec 10 Saint Thomas, mystique docteur; 2o Le rôle de la philosophie dans l’oeuvre des universités catholiques; 3o L’université, école de haut savoir et source de directives sociales; 4 o Ile ad Thom am; ho La vraie culture th imiste; do Liberté el libertés.Ce livre exprime une foi ardente] et érlairée au thomisme intégral et vivant, lel que l’enseigne l’Eglise par la voix aulorisée des derniers papes.11 projette une lumière supérieure et pénétrante sur la mission apostolique et de primordiale bienfaisance des universités, sur des problèmes fondamentaux de la société contemporaine, notamment de notre patrie canadienne.Ouvrage in-douze de plus de deux cents pages, où figurent six magnifiques conférences de S.Em.le cardinal Villeneuve.Prix: l’exemplaire.$1.00 Service de Librairie du Devoir, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.La troisième série d'élections municipales — Les négociations entre Tchèques et Sudètes — La force des autonomistes slovaques Prague, 13 (SPA) — La troisième série d’élections municipales a confirme les indications qu’avaient données les deux premières en ce qui concerne l’attitude des Allemands des Sudètes.Le parti que dirige M.Konrad Henlein a obtenu près de 91 pour 100 des suffrages dans les municipalités allemandes qui ont voté hier.Des observateurs disent que la république tchécoslovaque.qui a seulement 20 ans d’existence, est sur le point de prendre une décision qui pourra influer très profondément sur son existence.Cette décision, ce sera celle qui marquera des négociations que commenceront demain Prague et Je parti des Allemands des Sudètes.Il parait que le premier ministre Hodza, désireux de montrer à la France, à la Grande-Bretagne ct aux autres pays amis de la Tchécoslovaquie que Prague veut user de conciliation, afin d’assurer la paix, se prépare à faire aux délégués de M.Henlein des propositions de nature à satisfaire certaines des exigences autonomistes du parti des Sudètes.Il est évident que l’accueil que recevront ces propositions aura une importance capitale.Hier, dans les municipalités tchèques, les groupes gouvernementaux ont obtenu des majorités considérables.On considère cela comme un témoignage de confiance envers le gouvernement Hodza.A un seul endroit, les élections de la troisième série ont causé des troubles sérieux: à Maerisch-Scho-enberg, cinq agents de police et neuf partisans de M.Henlein ont été blessés au cours d’une intervention de la police contre une manifestation organisée pour célébrer une victoire électorale du parti des Sudètes.Sf.3f.%, Prague, 13 (SPC-Havas) — Aux élections municipales, le parti slovaque que dirige Mgr André lilin-ka a obtenu de 40 à 45 pour 100 des suffrages de la Slovaquie.Non seulement ce parti, qui revendique l’autonomie pour la Slovaquie, est demeuré le plus nombreux des groupes politiques slovaques, mais il a gagné du terrain.La conflagration à Cherbourg, près de Matane (Dernière heure) GRAND MECHINS, Qué., 13 m déroulée dans un silence prêteur» aient démissionné depuis, j i^tnt, I La visite au riinclière a suivi ’ te déjeuner.Toute la population j de la ville Tavail envahi.Au pied \ de la modeste épitaphe offerte en 1920 par la Soriélc St-Jcan-Rap-! lisle de Montréal, près du tertre 1 fleuri où reposent les restes de I Louis Hémon.les demoiselles Hé-| mon ont présenté à Mgr Maurault un coffret de lerrr lyctonnc provenant du jardin fmniral de Quimper et lui ont demandé de le bé-mr.Elles ont religieusement répandu cette lecre du pays natal de l'auteur sur la terre franco-ontarienne du Canada.Celle pensée des demoiselles Hémon d'apporter au Canada un peu de terre bre-.Uine pour la mêler à la terre canadienne.ce geste si simple et à la fois si touchant » vivement ému tous les assistants.Rien des yeux Mgr Maurault l.c recteur de l’Université de Montréal prononce l’allocution suivante : Je représente ici la Société Nationale St-Jcan-Baptistr de Montréal et TUniversité rie Montréal, deux institutions à qui la mémoire de Louis Hémon est chère.Le livre désormais classique de Maria Chapdrlai ne a ajouté au patrimoine littéraire du Canada cl a fixe pour la postérité des traditions nationales qui ont fait notre force dans h passé.Je ne parle pas de la langue parfaite dans laquelle ce roman fut écrit: elle es! un modèle pour tous crux qui parlent français.En ma qualité de Montréaliste, je désire rappeler que Louis Hé-mon fut des nôtres pendant plusieurs mois.De plus, la première édition canadienne de Maria Chapdelaine parut it Montréal.Et deux des plus habiles illustrateurs de ce roman furent montréalaistes: Suzor Côté et Clarence Gagnon.Tnt proclamé ré- ! femmes de Chapleau et toute la po- j cause pulation de la petite ville.^ A A Le marché Bonsecours Le conseil municinal tiendra cet après-midi, sa dernière assemblée régulière avant les vacances d’été.On y discutera ntoul la question du marché Bonscemirs.L'assemblée du maire Roynault On sait que le maire Ravnault tiendra une assemblée mercredi soir, pour exposer l’oeuvre qu’il ni' , accomplie depuis son avènement !p,ns rs wagons garés sur des voies d’évitement furent renversés par la force du seul.cette mort et promet à Qautnler de dé-780 couvrir l'assassin aut n'est autre que la 710 reine de France: Marguerite de Bourgogne.Burldan obtient d* la reine en échange de un silence, d’étre nommé coadjuteur du roi Alors se découvre peu à peu toute l'Intrigue.Burldan.dans aa Jeunesse, fut l'amant de Marguerite.Gauthier et son frère sont les enfants de Bu-i lan et de Marguerite.L'aventure se ne peut arrêter à temps.Interprètes: Ta-termlnc par raasasslnaf de Gauthier, victime d'une machination de la Reine ou'elle nia Fédor Jean Weber.Amato.Jacques Varennea.Rlgnault.Pour public averti.LE CLUB DES ARISTOCRATES - Comédl*.Une bande de cambrioleurs, le "Club des Aristocrates" opère dan* les château: de Touraine.Serge de Mont-bresse est entraîné par des besoins d'argent A opérer pour le compte du club dont son valet de chambre est run des membre».Serge dérobe un bijou: puis, à la demande de la comtesse ae Wladsposka.11 le restitue On s’aperçoit bientôt que le bijou retrouvé est un faux.Alors, on découvre une série 0 vols dans les châteaux voisin» La c-mtesse oui est en réalité le chef du club de* Aristocrates parviendra à s* tirer d'affaire en laissant croire que les oblct* volés ont 2.***** •Ü^ V*’ o ' Tout le commerce des fourrures AU DEBUT DU DIX-NEUVIEME SIECLE Canots —- portages — facto-rerigt — routas fluviales — voyageurs — liqueurs alcooliques — derouine — baisions — famine — bourgeois — Crand-Pertage — méthodes de concurrence — rivalité des compagnies pelletières — districts do Rabaska, do la Saskatchewan, de la rivière Rouge, etc., etc.LES ENGAGES OU GRAND-PORTAGE par Léo-Paul Dosrosiert CARACTERES: — Louison Tu-ronna — Nicolas Montour — Lon-featé, Provençal, plusieurt autres, dont les passions, loi ambitions créent dos situations dramatiques —- Scenes do famine, do carnage, choc dos hommes et de tours ambitions.Typas gui demeurent dans la mémoire.Publié aux EDITIONS DE LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE.Paris.En vante à la librairie du “Devoir ”, 430 Notre-Dame est.Prix: 90 sous.L*' - * zi ¦ —* SO.I*' - "g-** *5^ L ••T.* **- .-»»• ‘ ’¦ :?* ’-T - ¦ r'1* v*** y 'J, » *LV 'v.*.v*\ - P'' 7*.1 • r, .'SSj£ l/'V **** ! Cl»*’ \A Depuis 152 ans, l'histoire de la Molson a été faite par les hommes qui disent: r, \ Z **,.*3 109', 1071,2 lOSt» m-, ns»; 312% 113% 11U» 112V» 111% 112% 1121/4 1131,4 113 111 Sur le Curb (PC.) — Le morché était ferme ce matin.Fraser Voting Trusts a glissé d'un point.Fairchild a fait Va à 6Va.N'ont pas changé: Beau-harnois à 2%, Consolidated Paper à 5, Donnocono "A" à 4%, et Mel-chers privilégié à 5'/2.Dans la section des mines, Bulolo a fait Va à 27%, et Lake Shore ]/2 à 51 Vz.Eldorado a avancé de .02 à 2.12, si Read-Authier a glissé de .10 à 3.00 et Red Crest un sou à .07.La sidérurgie Pittsburgh, 13 — On estime la production de la sidérurgie de la semaine dernière aux Etats-Unis à 2% de la capacité, sans tenir compte du congé, qui ne fut pas chômé partout.Calculé sur 5 jours, le rendement fut de 307p.La production de mai serait de 30.39 comparativement à 33.44 en avril el 31.58 pendant le premier trimestre.Une légère augmentation des achats démontre simplement que les acheteurs épuisent leurs stocks.On s’attend à ce que la production de juillet cl d’août soit encore moindre et on se demande si on n’atteindra nas de nouveau le fond atteint en 1932, mais la plupart des observateurs ne le croient pas.D'autre part la consommation est réduite et on croit qu’en iuillel et août l'industrie automobile n’achètera pas plus que si elle était inex-istante* alors nue celle industrie manifestait quelque activité pendant cette période, même au plus ereux de 1932._____ Diminution dans la production d'or Marché des changes Cours moyens à l’ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Compagnie: Pair Ouv.Angleterre, L.S.$4.86 2-3 $5.03 1-8 France, franc.0392 .0282 1-4 Belgique, belga .1390 .1721 Italie, lire.0526 .0533 1-2 Suisse, franc i.193 .2316 Hollande, florin .402 .5615 Espagne, peseta.193 .0582 Suède, couronne.268 .2591 Norvège, couronne .268 .2526 Danemark, couronne .268 .2245 Brésil, milreis.1196 .0597 Etats-Unis, dollar $1.17-32 p.c.pr.Allemagne, R.Mark .2382 .4080 A MIDI Cours fournis par la Presse Canadienne A Montréal: Livre sterling .Dollar américain .Franc .$5.02 1-2 $1.01 5-32 .0281 1-2 A New-York: Livre sterling .Dollar canadien Franc .A Paris: $4.96 3-4 .98 27-32 .0278 5-8 « Livre sterling.178.33 frs Dollar canadien Dollar américain .En or: Livre sterling .Dollar américain Dollar canadien 25.89 frs 35.52 frs 12sh.Id.59.21s.58.53s.Les rendements ACTIONS ORDINAIRES : Div.Exportations de grains secondaires Comparativement à mai de l’an dernier, les expéditions d’orge p.itir l'exportation ont beaucoup dimin lé en mai de cette année et s’élèven* à $700,317 boisseaux évalués à $4 49,-758 contre 1.615,973 boisseaux évalués à $1,548,261.Le Royaume-Uni prend 699.245 boisseaux évalués à si39.391 comparativement à 146.332 évalués à $79.018.Il s’exporte 8.571 boisseaux de seigle évalué- à $5.657 comparativement à 608.534 évalués à $726,997 en mai de l’année dernière.Ottawa, 13 En avril, les mines canadiennes extraient 368,439 oners d’or comparativement à 376,023 le mois précédent et à 323,337 en avril 1937.Le premier trimestre de cette année, la production s’élève à 1.446,386 onces comparativement à 1,288,231 la période correspondante de 1937.En avril, le prix moyen do l'or est de $35.15 par once.et à ce prix la production du mois vaut $12,950,631; le mois précédent le prix moyen est de $35.05 et la valeur de ta production du mois est de $13,179,606.Les exploitants de mines signalent une production de 227.091 onces se décomposent ainsi: 100,438 onces de Porcupine, 83,631 des terrains dr Kirkland Lake et 43.022 d’autres ressources.En mars, ta ini-Les exploitants du j nr Porcupine produit 102,587 onces, te champ dr Kirkland I ' •> 86.000 et les autres sources 46,-648, Québec produi1 comparativement à 72,376 en mars et 56,606 en avril 1937.Les producteurs de la Colombie britannique font rapport d'une production de 46,781 onces comparativement à 46,773 le mois précédent.La production du Manitoba et de la Saskatchewan augmente de 4.2 pour cent'et s’élève à 19,957 onces comparativement à 19.153 en mars.Les producteurs de la Nouvelle-Ecosse expédient 2,115 onces d’or à l’hôtel de la Monnaie du Ca-I nada on avril, comparativement à 2,486 te mois précédent.L’Hôtel de Ja monnaie reçoit en avril des bijoux et des rognures contenant 1,629 onces d’or comparativement à 2,357 l’année dernière.Production de pétrole brut Ottawa, 13.champ de Turney Valley signalent une production de 143,183 barils de pétrole brut el de gazoline naturelle en avril; en avril, ta production canadienne totale est de 464,-316 barils comparativement à 480,-803 le mois précédent et 188,014 eu avril 1937.Le premier trimestre de celle année, le Canada produit 1,815.685 barils comparativement à 659,655 la période correspondante de 1937 et 452,949 en 1936.Temporoirement fermee Hawkesbury, 13.(P.C.) L'usine locale de ta Canadian Internatio.nat Paper a fermé ses portes à cause du manque de eoi.lr indes.apprend-on de personnages officiels de la compagnie.L'ordre est venu de Montréal.Il démissionne Anew Sur.ias» .60 As/.oc.Brcw .SO Beldlnc CortlceUl .4 00 Boll Tel.800 B A.Oil .100 B.C.Pow “A" .2.00 Build.Prod."A" .2 00 Can and D.Sugar .1.50 Can.Malt.1.50 Can.Nor.Pow.1 20 j Can.Vinegars .1 20 Can.Bronze .1.50 Can.Celanes* .160 Can.Cottons .400 Can.Dredge .2 00 Can Foreign Inv.160 Can.Oen.Elect.6.00 Can.Indust."B” .7.00 Can.WestlngUous* .2.00 Crown Cork .1.00 Dom.Bridge .1.20 Dom.Glass .500 Dom.Textile .5 oo Electrolux .1.60 Ford of Can."A" .1.00 Imp, OH .50 Imo.Tobacco -.40 Indust.Accept."A” .150 inter Coal _________ 6.00 lot Nickel .2 no Int.Pete .1 so Jamaica Pub.Serv.175 Laura Secord C S.3 00 Montreal Power .1.50 Mont.Tram .00O Nat.Brewerle* .2.00 Niagara Wire .2 00 Ogllvle .1.00 C tawa L.A P.6 00 Ottawa Elec.Ry.3 20 Page Hersey .4 00 renmauR .3 00 Quebec Power .1.00 Royal! te .1 00 8t.Law Flour .1.00 Shawlntgan .80 So.Can.Pow.80 Steel ol Canada .1.75 Walk.Good.4 00 Wax tern Groceries .3.00 ACTIONS DE BANQUES Canadienne Nationale 800 Commerce .8 00 Dominion .1000 Montréal .8.00 Nouv.-Ecosee .12.00 loyale .8.00 ACTIONS PRIVILEGIEES : Agnew Surpaa* .7.00 | Assoc.Breweries .7.00 ! Bold.Cort.7.00 y.r nov.15 1941 .111% 112% 5% 15 oct.1943 114% 115% AVEC GARANTIE DE L’ETAT C.N.R.2% 1942 .101% 102% C.N.R.2% 1943 .100% 101% C.N.R 2V.o 1944 .100% 101% C.N.R 3% 1944 .104 105 C.N.R.3% 1945-50 .98% 90% C.N.R.3'V 1948-52 .98% 99% C.N.R.3% 1948-53 .98'.99' • :Ç.NJÎ.4%% 1951 .• 115% 116% IC.N.K.4%'„ 1956 .116 il 7 C.N.R.4%% 1957 .115% 116% IC.N.R.4% 22 : ° 68 rralChCS tuées- L information minièrt Monetary Metals «S ¦ JSUKSSg *58»» y Mines6 ,e ^ MPôneu- iy Mines — 1938.Le capital de la nouv.i- Hn^0rnrfPRenleA„cons“tera en 2.000 000 d ac-tions dont oOOOOO seront distribuées aux actionnaires actuels 4 raison d'une action pour trois détenues actuellement?ftCtl0Q Mortin-Bird Toronto.— La perce du minerai m «( veau de 250 pieds à l’ouest dupmts'o/ nel?T Larder ?eJa Martln-B‘l-Cl Gold MG c-a^der Lake, en Ontario, a donné $11.32 à travers 7.34 pieds.La longueur et ^'PtL^e^nt^oâM^ aonnTwT $.eoXt1raalttonPnreéCéd6mmeDt Le creusage en galerie dans le massif no 3 sur deux niveaux et le fonçage du puits no 2 à une profondeur de 375 pieds permettront d’ouvrir l’usine vers la fin de Juillet, selon M Bird.n Paymaster Cons.s^LPr»?Uctlon c,e Ia Paymaster Consoü-?atf0tl Mlnfs, » atteint un nouveau som- «i?asdssrant e raols tie mat en s'élevant à $118.553.comparativement à $114 440 en avril et à $105,538 en mal 1937.Waite Amulet 4m0,ï2?to ~ ^ C,lr|8eants de 1* Walle Amulet annoncent que le trou de forage ar,,t,I’aVPrsé du m!n"ral de haute vL -eur.On n a pas encore terminé tes esta».h*,?’1, a:'tenf‘ de connaître les résul-iVes détails1 f* P°Ur rtonncr de Plus aln* „ C® tom de forage au diamant est situé a IOO pieds au sud du trou no 3 et constitue le prolongement d'un ancien trou qui atteignait 230 pieds.M Le.trou no 3 a révélé deux Intersections , .Æl P‘us Importante donna sur 165 pieds $2 45 d'or, 8.9% de cuivre et environ 5% de zinc.Pins haut, une perce ver-de 15 pieds rapporta 1.8% de cuivre et 15% de zinc.PerroB Les travaux vont commencer pour atteindre une profondeur de 1.000 pieds A la propriété de Perron Gold Mines, soit que l'on continue le puits no 2 ou qu'on perce un petit puits qui percerait les quatre niveaux à quelque distance du puits.Ce fonçage vient à la suite des forages au diamant effectués l'année dernière qui révélèrent du minerai à une profondeur relativement restreinte, aux environs de 350 pieds Actuellement, la production est d'environ $100 000 par mots.La compagnie exécute aussi des perces latérales A la propriété de la Pascaiis Gold Mines, en vertu d'une entente, mais on n'en connaît pas encore les résultats dé.tinltifs.Globe.Hargal .Highwood Sareee .Home OU .Hunter Valley .Hvlo.Lethbridge .Madison .Mar Jon .McDougall Segur .McLeod .Mercury.Merland.Model .Monarch .National Petroleum New Valley.Ok&lta.com.Prairie Royalties .Reward .Richland.Richfield .Royallte .Three Point .United Oils .Vulcan .Waymarn .Wellington West Flank Spy Hill .Rova’ Crest Offre Dem .04 .08 .02% .03% • • .16% — « • .07', .00 • • .05 — • • .08 e e 2.05 2.11 • • 30 — • • .67% .70 • • 26 • * 30 .34 14% — ., .15 — • • .15 • • .18 .08% 09 • • 3 03 — .15 • • — .07 • • .02% .021.• • .03 04 • • 05 • • 13% .14% • • .15 • » .08% .10% .04 - .• • .22 • • .13 .14 • • .13 .15 06 • • 1.10 114 2250 30 00 Pourquoi Radio-Canada n'a pas irradié le discours de M.Godbout La Société Radio-Canada avait fait annoncer dans les journaux, vendredi et samedi qu'elle irradierait sur tout son reseau français, samedi soir, le premier discours prononcé à Québec par te nouveau chef provincial du parti libéral choisi par la convention des 10 et 11 inin.Radio-Canada n'a pas irradié ce discours.Seuls les postes CKAC et C.HRC ont transmis le discours de M.AdUard Godbout.nouveau chef du part?libéral provincial.Nous tenons de source sûre que si dariio-Canada n'a nu : emplir sa promesse envers les ridiophiles.c'est que l’organisation libérale n’a pas payé le réseau pour cette émission.comme l’exincnt les rèale-ments.Et l'organisation libérale n’a pas pavé l’émission, pour relie bonne raison que, quelques heures avant le choix du chef provincial, les postes CKAC et GHRC ont offert d'irradier à titre gracieux '# discours du nouveau chef, offre que l'organisation a accepté d’ero» btée, pour motif d’économie.Criminellement responsable • •• .«.•• •» .35% .03v; .06% 02% 37 50 .16% 71 .01 •• •• «• •• •» • • •• »• .» .,10 .OS .37% .04 .07 03% .10 17 .85 •02% M .11 .05% .10 Mike Clirpak, 1620, avenue de rHôtel-de-Ville, a été tenu ce matin en cour du coroner, criminellement responsable de la mort de George Waremega, un garçonnet de huit ans, frappé par un camion dans uno ruelle située entre les rues Clarke et St-Urbain, samedi malin, vers 10 h.;to.Tentative de meurtri Harry Spirk eomparaissait ce matin devant le juge Desmarais sous l’accusation de tentative de meurtre sur Ja personne de son patron, Alex Sïolksy.L'enquêta préliminaire a clé fixée à vendredi prochain, 6 VOLUME XXIX — No 136 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 JlirN >938 jggwgwwyi ; LA VIE SPORTIVE Les Royaux sont écrasés à Baltimore Baltimore 13 — Les amateurs qui ont été témoins de la joute entre les Royaux de Montréal et les Orioles de cette ville, samedi après-midi, ont pu croire que le Baltimore avait affaire à un club semi-pro tanl les visiteurs étaient inférieurs aux locaux et sans un relâ-eHement dans les 7e et 8e manches les hommes de Rabbit Maranvi.te auraient été encore plus écrasés mais les Orioles se contentèrent d'une victoire de 16 à 4 sur le Montréal.Tauby a frappé trois circuits et il a fait compter 7 points.Les Orioles ont attrapé un total de 16 coups, dont 7 circuits, contre Ben Cantwell, Oadis Swigart et Ken Heintzelman.Ab Wright s’est distingué avec une paire de 4-buls.Tauby a frappé son 3e circuit avec les buts remplis à la 6e reprise.Cantwell a commencé la partie pour Montréal, mais il a quitté le monticule après avoir rempli tes tuts sans retirer un frappeur.Swi-Itart l’a remplacé, et il n’a réussi à retirer qu’un Oriole, accordant 5 coups qui ont valu 10 points, Heintzelman l’a remplacé et il a mis fin au ralliement, mais les Orioles ont compté deux points à ses dépens à la huitième.Bucky Crouse a envoyé un gaucher, Pete Blumetle.au monticule au début de la partie, et Blumetle s’est retiré après avoir fait face à deux frappeurs.Orville Jorgens l'a remplacé, et il a tenu les Royaux à 8 coups sûrs après cela.Gus Dugas et Heintzelman ont frappé des circuits pour les Royaux, portant le total des 4-buts à 9 pour la journée, ce qui est un record de la saison dans l’Internationale.MONTREAL a.b.p Les honneurs sont partagés à iaint-Louis St-Louis, 13.— Près de 30,000 personnes ont assisté au programme double d'hier alors que les Cardinaux étaient aux prises avec les Giants de New-York, qui mènent actuellement dans la ligue Nationale.Les Giants sont sortis victorieux par 8 à 5 dans la joute d’ouverture, tandis que les locaux l’ont emporté par 4 à 1 à la deuxième joute.Tenant les Giant-v à six coups et retirant six frappeurs au marbre.Bob Weiland a lancé sa quatrième partie complète fie la saison, remportant sa quatrième victoire.Hub-nell, qui tentait de remporter son 200ème triomphe dans les majeures, a cédé sa place à Walter Brown à la huitième manche.Lon Warneke a subi sa première dàéfaite de la saison à la première joute.Il a quitté le monticule à la septième manche après avoir acocr-dc sept coups.Harry Gumbert a reçu le crédit de la victoire.NEW-YORK ab p es Bartell.ac.5 0 2 J.Moore, cg.5 0 0 Ripple, cd.* ifc » 4 0 0 OH.3b.3 2 1 Leiber, cc.m » 3 3 1 McCarthy, 1b.„ »¦ 3 0 2 Danning, r.• W! :m: 3 1 3 rttmipouris, 2b., 4 1 1 Gumbert, 1.:.3 1 0 Coffman 1.« 1 0 0 r 4 0 3 1 l 11 3 4 0 0 Bell.2b.Dugas, c.d.Hooks, 1b.Kies, r.Schuster, a.c.Sankey, 3b.Moser, c.g.Oliver, c.c.Cantwell.1.Swigart, , Heintzelman, I.Campbell, d.Bennin".3b.Dunlap, c.g.4 4 1 5 0 c.s.r.a.0 0 2 4 1 2 1 12 0 0 2 0 0 1 2 0 n o 2 4 ft ft ft 0 1 1 ft ft ft ft 1 ft ft ft ft 2 ft 0 0 ft 0 0 ft ft ft ft 2 ft 1 ft Total.31 8 10 27 15 ST-LOLTS Stripp, 3b.« , i’ F ft* S.Martin, 2b.« »,¦ » 3 2 2 Slaughter, cc.m 4 ft 1 Med wick, cg.^ * 4 ft 1 Mize, lb.» « » 3 ft 1 Radgett, cd.» 4 ft 1 Owen, r.* » * 4 1 1 Gutter’ge, ac.» » », 4 0ft Warneke,!.» » » 2 0 ft Macon, .1.» « 0 0 0 zBordagaray » », * 1 1 1 Shoun, 1ft 0 0 zzBrown 1 0 1 Les Yankees gagnent par un point New-York, 13.— Les Yankees ont réduit l'avance de Cleveland en tête de l’Américaine à une partie et demie hier en battant les Indiens 7-6 devant une foule de 43,702 amateurs.Le circuit de Joe Gordon, avec un coureur sur les buts à la huitième manche, a donné la victoire aux Yankees.Red Ruffing a lancé toute la partie pour les Yankees et il a remporté sa huitième victoire de la saison, contre deux défaites.Red a frappé un circuit avec deux coureurs sur les buts à la deuxième manche.Johnny Allen a commencé la partie pour Cleveland mais il a cédé sa place à Bob Feller à la sixième manche et Feller a encaissé sa deuxième défaite de l’année.CLEVELAND AB P CS R I.ary, ac .5 ft 1 3 Campbel, cd .4 Haie, 2b .4 Heath, cg .4 Averill, cc .4 Trosky, 1b .4 Keltncr, 3b Pytlak, r .Allen, 1 .Feller, 1 .x Weatherly Total .1 2 1 2 2 1 fl ft 0 0 6 10 24 5 >-• «r* «r* .36 NEW-YORK AB P CS R Crosetti, ae Rolfe, 3b .DiMaggio, cc .Gehrig, 1b .Dickey, r .Henrich, cd .i Powell, cg .Gordon, 2b .Ruffing, 1 #*• 4 3 3 4 2 4 4 4 4 1 1 2 4 9 4 3 3 0 Les séries de la Ligue Provinciale Diummondville, 13.—_____ Québec a subi sa neuvième défaite de la saison b er après-midi alors qu’il a dû baisser pavilion devant les jo'uu vs .cc«ux dans une joute des séries de la ligue Provinciale.La partie fu! Irès contestée et ce n’est que pir r-iv.mtage .1 un noint que le Drummondvijle t’a emnorté sur les Québécois, ca- la partie se termina par un résultat de 3 à 2.Ce fut un D'alcti sensaPonnel au possible.Le héros du match, le frappeur d’urgence TeJ Veach n’oublira pas l’ovation qui lui a été faite, la première quant il s’avança pour frapper à la place du lanceur Murphy et la seconde, lorsqu’il eut fait compter le point victorieux avec son simple sur la ligne du champ droit.QUEBEC Demko, ac .Pctrella, ac .Béliveau, 2b Gladu, !b .Pepper, cg Bennett, r .Daoust, 3b .Tteze, cd .Monneys, 1 ab 4 4 4 3 4 3 4 3 3 es ft 2 1 1 1 ft 2 0 1 Totaux .32 2 8 26 17 0 La réunion de King's Park Si l’on en juge par les chevaux qui sont arrivés hier de Suffolk Downs, la qualité des coursiers qui prendront part à la réunion de King’s Park, qui doit s’ouvrir samedi prochain, sera bien supérieure à j celle de l’an dernier et les fervents ., I du turf peuvent être assurés Le club d’épreuves contestées et des temps I rapides seront enregistrés.Hier un camion contenant plusieurs chevaux de l’écurie Small-mann est arrivé à la piste de Saint-Laurent et dès ce matin, ces pur-sang se mettront à l’entrainement afin de se familiariser avec le parcours qui est unique en son genre puisque la piste de M.Louis Smith est le seul hippodrome de trois quarts de mille en Amérique.M.Owen-E.Pons doit arriver ici demain matin et immédiatement il prendra charge de la réunion; après avoir fait l’enregistrement, ces coursiers il verra à prendre en considération les demandes c?-c permis pour entraîneurs et jockeys et fera rapport aux officiers de la Province of Quebec Racing Association.La plupart des coursiers qui cnl réservé des places d’écurie arriveront ici mercredi, venant de Toronto, Boston, Springfield, Akron et Wheeling, et le starter Walter Richey verra à la préparation de ces coursiers à la barrière.Tout est maintenant prêt à la piste et avec une tempéralure favorable les officiers du King’s Park sont assurés d’un succès sans précédent pour la réunion qui commencera le 18 courant pour se prolonger jusqu’au 4 juillet.deux autres joutes furent des par- | Le championnat des simples fé-ties d’exhibition.minins a été remporté par Mme Si- Dans les simples, Alice Marble a monne Mathieu, qui a défait Mme défait Peggy Striven par 6-3, 3-6, j Pierre Landy par 6-0, 6-3; Mmes 6-0 et dans les doubles Joan Ingram | Mathieu et Yorks ont remporté les et Evelyn Dearman, de Grande-Bre- | doubles féminins en battant Mmes tagne, l’ont emporté sur Mme Moo- j Halff et Landry par 6-3, 6-3, pends' et Dorothy May Bundy par 6-2, 'dant que Mme Mathieu a remporté 7-5.Tournoi d'Auteuil Auteuil, 13.— Les Français qui avaient vu Don Budge remporter le championnat des simples samedi, ont été tout heureux hier de voir le meilleur joueur de tennis de l’univers et Gene Mako défaits dans le championnat des doubles.Bernard Destrcmeau et Yvon Petra se sont assuré ce championnat par les résultats de 3-6, 6-3, 9-7, 6-1.Budge avait défait Roderich Men-zel samedi par 6-3, 6-2, 6-4, pour les doubles mixtes alors que faisant équipe avec Demeter Mitic, elle a défait Christian Boussu et Mlle Wyan« par 2-6, 6-3, 6-4.Ligue Impériale Joutes d'hier: Fils d'Italie .03000000000—3 • 1 N.D.V.00000210001—4 11 I Giiaciagno, DIM&ulo et Buccl; Hardy et U-zotte.P A.Tremble* .100000211—S 11 4 Facteurs .040010002—7 10 • Gauthier, Berthelet et Tremblay; Laflèche et Dallalre.St-Lambert .'.001000002 -3 4 3 Rosemon* .33010000X-7 11 3 ajouter le championnat de France I Dcegan et Duflie; James et Bouiiane.à celui des Etats-Unis, d’Angleterre j i:;:::::::: ooS§Uta3l4 4 et d’Australie.Galktn et Ellard; Larose, Cecil et Corbett.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires r 1 3 3 13 0 1 1 2 2 ARPENTEURS Cr INGENIEURS P DRUMMONDVILLE Oliver, 2b .DiVanuti, ac Dupont, cc .Smith, cd .Shurch, cg Bergeron, 1b Dufort, 3b .Harlow, r .Murphy, 1 4 4 4 3 4 2 3 2 3 x-Veach .1 1 11 Totaux 30 3 8 27 14 1 Totaux.32 4 8 24 12 BALTIMORE a.b.p.c.s.r.a.Richardson, a.c.51 13 Corbett.1b.4 3 2 7 Taubv, c.c.5 3 4 1 Puccinelli.c.g.4 2 1 1 Wright, c.d.5 3 Cissell, 2b.•» .5 >1 2 ï 0 0 ft 1 2 ft Greenberg, 3b.21013 Blumett, 1.ft ft 0 0 ft Jorgens, 1.« » .4 2 3 Crouse, r.2 0 1 Spencer, r.„ .2 1 1 1 1 1 Tolaux.39 16 16 27 11 Montréal Baltimore ftftftOftft 3 10— 4 102010 10 02—16 Sommaire — Erreur; Sankey.— Points comptés sur coups de Taubv 7.Moser, Corbett, Spencer 2, Jorgens.Puccinelli, Dugas, Heintzelman 2.Wright 3.Deux buts: Sankey, Richardson, Cissell.Trois-huls: Crouse.Circuits: Tauby 3.Corbett, Puf cinelli,* Wright 2, Dugas.Heintzelman.Sacrifice: Dugas.Doubles-jeux: Cissell, Richardson à Corbett; Schuster à Hooks; Benning, Bell à Hooks.Laissés sur Les buts: Montréal 10, Baltimore 3.Buts sur balles de Blumetle 1, Cantwell 2, Swigart 2, Jorgens 7.Retirés au bâton par Blumetle 1, Jorgens 6, Cantwell 0.Coups sûrs sur balles de Blumett: 0 en 2-3 manche; Jorgens, 8 en 8 1-3 manches.Cant well 7 en 5’ manches; Swigart 5 en 1-3 manche, Heintzelman, 4 en 2 2-3 manches.Mauvais lancer: Swigart.Lanceur gagnant, Jorgens; perdant.Cantwell.Arbitres: Campbell et Solodarc.Temps: 2.05.AUTRES JOUTES DE SAMEDI Syracuse.3111403010—12 18 Rochester .000101001— 3 10 0 Mooty et Moore; Wilks.Bowman, Raffensberger et Ogrodowski.Toronto à Jersey Cilv.nluie.Buffalo à Newark, pluie.Total.34 5 9 27 12 z—Frappa pour Macon à la 7e.zz—Frappa pour Shoun à la 9e.New-York.000214100— S St-Louis.000102200— 5 Sommaire; — Erreur: Gutteridge.Point scomptés sur coups de Leiber, Danning 2, J.Moore, Kampouris 3, Bartell, Slaughter Medwick, Mize, S.Martin 2.Deux-buts: Leiber, S.Martin 2.Slaughter, Bartell, Kam-nouris.Trois buts: Mize.Sacrifice: McCarthy.Doubles-jeux: S.Martin, Gutteridge et Mize; Ott, Kampouris et McCarthy.Laissés sur les buts: New-York 6, St-Louis 5.Buts sur balles de Gumbert 3, Warneke 5, Macon 1.Retirés au bâton par Gumbert 3, Warneke 2, Shoun 1.Coups sûrs sur balles de Gumbert 6 en 6 manches 2-3; Coffman 3 en 2 manches 1-3; Warneke 7 en 6 manches (aucun à la 7e); Macon 2 en 1 manche; Shoun 1 en 2 manches; Mauvais lancer; Gumbert.Lanceur gallant: Gumbert.Lanceur perdant: iVarncke.Arbitres; Stark, Barr et Stewart.cTmps 2.35.DEUXIEME PARTIE New-York .010000000—1 6 ft St-Louis.00012001x—4 8 0 Hubbell, Brown et Maneuso; Weiland el Bremer.AUTRES JOUTES Philadelphie.005000000— 5 14 3 Pittsburgh .100ft6400x—11 13 fl Passeau, Smith.Siness et Atwood, Wilson; Klinger, Brown et Todd.Boston .Olülflflllftftl—6 9 1 Washing/ 007400 100—12 15 2 Cincinnati.1000013000—5 10 5 P,°Jfenbfr^r;.d ’ Batteries: Shoffner, Canning et ; Brltl8es e| York, W.Ferrell.Kel Mueller; Weaver, Schott, Cascarella Appleton, Krabauskas et R.F et Lombardi, Davis.Deuxième partie: Boston .030000100 Total .32 7 8 27 4 x Frappa pour Feller à la 9e.Cleveland .041001000— 6 New-York .- 04000102x— 7 Sommaire: Erreurs: Rolfe, Trosky.Points produits par Averill, Keltncr, Pytlak 2, Lary, Powell, Ruffing 3, Dickey, Gordon 2.Deux-buts: Kellner, Powell, Hale, Trosky.Trois-buts: Heath.Circuits: Ruffing, Gordon.But volé: Gordon.Sacrifice: Kellner.Double-jeu: Lary (sans aide).Laissés sur les buis: New-York 5, Cleveland 4.Buis sur balles de Allen i, Feller 3.Retirés au bâton par Allen 5, Ruffing 6.Feller 2.Coups sûrs, sur balles de Allen, 6 en 5 manches (aucun de retiré à la 6e); Feller, 2 en 3 manches.Balk: Ruffing.Lanceur perdant: Feller.Arbitres: Quinn, Basil, Hubbard et Summers.Temps 2.20.AUTRES PARTIES 1ère partie: Chicago .010000100—2 5 0 Boston .ni000002x - 3 8 0 Lyons et Bewell; Wilson, Bag-by et Desautels.2e partie: Chicago .0030000001—• 4 7 0 Boston _______ 102000000— 3 5 1 Dietrich, Rigney et Rensa; Marcum et Peacock.1ère partie: St-Louis .000100002— 3 7 0 Philadelphie 40100030x— 8 11 1 Walkup, Bonetti et Sullivan; Ross et Hayes.2e partie: St-Louis .OOOftOO— 0 1 ft Philadelphie .OlOOOx— 150 H.Mills et Heath; Thomas et Bruc- ker.Détroit .00010(10)007—18 20 1 x-A frappé pour Murphy à la 9e.Résultat par manches: Québec .000100010—2 Drummondville .010001001—3 SOMMAIRE Points produits par Bergeron, Pepper, Dupont, Béliveau et Veach.Deux buts: Smith, Dupont et Mooneys.But volé: Mooneys.Sacrifices: Elheze, Dufort et Bergeron.Doubles-jeux: DiVanuti à Oliver â Bergeron; Dupont à Oliver Mooneys à Pelrella à Bladu.Buts sur bailes, de Mooneys 4, Murphy 1.Retirés au bâton par Murphy 2.Frappés par le lanceur Murphy, Gladu et Mooneys.Arbitres: Briggs et Bruneau.Durée: 1 h.59.Assistance, 2,000.AUTRES PARTIES Trois-Rivières: 0000020040000000— R 10 1 St-Hvacinthe: 3001020000000001— 7 13 5 Shapiro, Robinson, Choquette, Steinberg et Conley; Andrus, Gendreau et O’Flaherty.Sherbrooke .000000100— 1 5 0 Sorel.ft012ft000x— 3 6 0 Maher, Mitchell et Barry; Johnson et Galen.RESULTATS DE SAMEDI.— Drummondville 8, Sorel 2.Québec 1, Sherbrooke 0.Trois-Rivières 6, Granby 4.POSITION -4 14 3 Cincinnati .lôlüOOOOx—7 10 1 Batteries: Turner, Mutchinson, Errickson et Riddle; Derringer et Lombardi.-3 7 9 12 JOUTES D’HIER Toronto .000300100— 4 9 2 Newark.30004301x—11 15 0 Sullivan.Mulligan.Lanfranconi et Reiber; Donald et Rosar.Deuxième partie: Toronto.0000010-1 5 1 Newark.ft04000x—4 / 1 Oison et Reiber; Russo et Holm.Première partie: Buffalo.• 0200010000—3 10 1 Jersey City.0000201001—4 12 2 Ash et Tresh; Baker, Carpenter et Padden.Deuxième partie: Bnf., -> .0003003—6- 10 0 Jersev City .0000002—2 5 1 Archer et Tresh, Phillips; Gabier.Joiner et Padden.Rochester .0000000— ft 7 2 Baltimore • • ¦ 2030302—10 11 ft Scherer, Johnson.Judd cl Ogro-dew'ski; Wiltig.Malone et Crouse.(La partie fui arrêtée à la 7e pour cause de pluie.) | ___ Les meneurs des ligues majeures P*r la "Presse associée" r Ah.rts c* Pc.Averill, Indien* .47 179 41 #7 374 Pro*ky.Indiens .46 165 39 61 370 Lavagetto, Dodgers .38 139 35 50 363 Lombardi.Reds .33 138 13 46 359 Mver, Sénateurs .41 132 26 47 356 McCormicks, Red* .47 201 29 70 348 Circuit*: Foxx, Red Sox.18: Johnson.Athlétique*, 15; York, Tiger*, 14; Goodman Reds, 14: Ott, niant*.12: Medwick cardinaux.8; Gutteridge.Cardinaux, 8 Point» produits: Foxx, Red Sox.69: AvarUl, Indiens.30.Ott.Olant*.49 York Tifera, 43.Medwick.Cardinaux, 43; «alan.Cuba, U.Brooklyn.ftftUftllftOl Chicago .000ft0009x Mungo, Tamulis, Hamlin, Butcher cl Phelps; Lee, Bryant et O’Dea.2ème partie: Brooklyn .005000001—6 12 0 Chicago : .000000000—0 4 2 Fitzsimmons et Phelps; French, Bolt, Russell et Garback.PARTIES DE SAMEDI Boston .000000000—0 0 1 I Cincinnati .
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