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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 10 décembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-12-10, Collections de BAnQ.

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I Montréal, samedi 10 décembre 193S REDACTION ET ADMINISTRATION 4S0 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEIsir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXIX ~ Ne 2â6 Dircctanr-gérant : Gcoreci PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «n chef : Omet HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et ta banlieue) E -Unis at Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Tandis que Berlin et Rome clament “Pour empêcher le fascisme de remporte?et réclament.des succès au détriment de la France” Vote de confiance en Daladier Les pays démocratiques seront-ils esclaves d'une formule au profit des dictatures?Que signifient au juste ces réclamations de l’Allemagne vaincre Berlin, ne fallut-il pas que Londres, Paris, Wash-au sujet de ses anciennes colonies d’Afrique et d’Océanie?ington, les Dominions britanniques groupassent, sous une Quel est le sens véritable des voix qui se sont élevées à Rome, à Naples, ailleurs contre la France, que des fascistes somment de céder à l'Italie la Tunisie, la Corse, voire une partie de l’ancienne Savoie?Que veut dire tout cela?Serait-ce là de nouvelles et sérieuses menaces à la paix universelle précaire, de plus en plus compromise?Et d’abord il y a là, comme il fallait s’y attendre, l'expression de la volonté de nations qui prétendent n’avoir pas assez de territoires où loger leurs populations sans cesse grandissantes, cherchent à obtenir plus d’espace, quittes à le réclamer de pays dont la population est stagnante, en baisse même, bien qu’elles détiennent un empire vaste, — beaucoup trop vaste pour leurs besoins immédiats, voire leurs besoins à venir.Les non-posiédanti envient les possédants.Et les non-possédants se croient ou Veulent se faire croire à l’heure qu’il est plus redoutables que les possédants, parlent fort, crient, hurlent même polir qu’on les écoute d’une oreille qu’ils souhaitent craintive.On a fait remarquer avec justesse comme quoi les clameurs italiennes à propos de la Tunisie, de la Corse se sont élevées juste au temps où M.von Ribbentrop, plénipotentiaire du Reich, arrivait à Patis pour y signer avec M.Bonnet un accord pacifique.Coïncidence^ ces manifestations de Rome contre Paris à l’heure où Berlin et Paris prennent contact?Pour le croire, il faudrait être outre mesure naïf, ne rien connaître des méthodes politiques quasi théâtrales de Mussolini et des dictateurs de l’heure présente.Tout cela est calculé, machiné.¥ * * On a dit de la dictature que c’est un régime né de l’excès du désordre, de l’impuissance à gouverner sans elle; ainsi la définit un commentateur avisé des événements contemporains.Née en Italie et en Allemagne d’urgences plus ou moins véritables, la dictature, régime essentiellement tran-sitoiie, a besoin, pour durer, de l’existence d’urgences, réelles ou fictives.S’il s’en trouve de véritables, cela fait l’affaire des dictateurs.S’il n’y en a pas, ils savent en créer.Ne sont-ils pas là pour les affronter, s’en servir, paraître en avoir raison?Il y avait urgence de remettre sur pied l’Allemagne, grande nation jetée dans la vallée de l’ignominie et qui pouvait s’en aller au désordre ou au bolchevisme.Il y avait urgence de lui donner un gouverr .ment ferme.Celui-ci a assumé'la tâche de découvrir toute une sétie d’urgences; celles de rétablir une armée forte, de lancer une marine de guerre nouvelle, de construire des escadrilles d’avions redoutables, d'épurer le capitalisme, de le fsire servir aux fins de l’Etat; urgence aussi d’élargir les frontières à cause de la hausse de la population; urgence de trouver de nouveaux marchés; urgence de rompre l’encerclement de l’Allemagne par ses voisins; bref.Hitler a vu toute ’’ne chaîne d’urgences plus ou moins réelles, liées les unes aux autres, urgences à la faveur desquelles son régime a voté des lois d’exception, a rompu, écarté des signatures mises au bas des traités et d’engagements solennels, a fait l'annexion de l’Autriche, a réclamé et obtenu un cinquième de la Tchécoslovaquie de Masaryk et de Benès, s’est acheminé vers le bassin du Danube, se propose de marcher après-demain vers l’Ukraine regorgeant de blé et la Roumanie eu sous-sol débordant de pétrole.Ainsi, d’urgence en urgence, de lièvre nationale en fièvre nationale, Hitler s’est rendu presque au pinacle.De même, à Rome.Mussolini prit le pouvoir à la faveur de l’urgence de protéger le pays, a-t-il dit, contre le marxisme, le communisme; puis il a saisi l’urgence de restaurer l’ordre, l’hygiène, la paix dans la nation; et bientôt éclaf?l’urgence d’étendre le domaine territorial de l’Italie afin de loger une population croissant rapidement; l’urgence, longtemps retardée, de faire payer aux Ethiopiens l’affront inflige, en 1896, à Adoua, au général Baratieri et à ses troupes italiennes, vaincues et massacrées par les soldats noirs de Menelik II; le Negus Selassté vaincu, expatrié.Addis-Ababa pris, ce fut l'urgence d’italianiser l’Ethiopie; depuis lors, Mussolini envisage 1a nécessité d'autres urgences, qu'il imaginera, s'il n’en voit pas de plus ou moins prêtes à exploiter.Il n’y a pas tout le temps de vrais griefs nationaux, de menaces réelles.Le monde cherche la détente, veut la paix.Il n'importe.Le dictateur, pour être l'homme de son pays, le duce, le conducteur, le chef, le führer, se trouve forcé de découvrir, d'imaginer, d’inventer des urgences nouvelles, afin de continuer à dominer, à prendre ou plutôt à garder l’attitude de sauveur de sa nation.A force d'imaginer, de dénoncer des urgences, voire des périls inexistants, de soulever des réclamations fondées sur des légendes, voire des erreurs historiques.— ainsi la Tunisie n’a jamais été à l’iralie, si elle fut, il y a plus de deux mille ans, un temps soumise à l'Empire romain, que Mussolini, quoi qu’il fasse, ne saura jamais reconstituer; la Corse ne fut jamais terre historiquement italienne, si les Romains -y prirent jadis pied.— à force de chercher, de provoquer des urgences, le dictateur peut se trouver un jour presque acculé à la guerre.Hitler et Mussolini n'y ont échappé que de justesse.en septembre dernier, — parce que Mussolini était trop intelligent que de vouloir la guerre generale européenne, où son pays et celui d'Hitler eussent à la fin sombré aux abîmes: et aussi parce qu’en face des dictatures gonflées d'urgences, il v avait des démocraties gonflées de paix, un homme qui, s'appelant Chamberlain, avait décidé d’aller à l'extrême limite des accommodements plutôt que de voir l'Europe glisser dans le sang, retourner à la sauvagerie où «c disloqua l'Empire romain envahi par les Barbares.¥ ¥ ¥ Autant les dictatures ne vivent et ne tiennent que parce qu'il y a, ou parce qu'on fait croire aux peuples sous régime dictatorial qu'il y a de toutes parts des urgences graves.devant lesquelles la nation doit faire bloc, autant les démocraties, pour vivre, prospérer, ont besoin de détente, de calme, de paix dans l'univers.La démocratie, qui est par essence le régime de la paix, est si peu forte en période d'urgences véritables que l'on a vu.par exemple, de 1914 à 1918, la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, le Canada, sacrifier des prérogatives démocratiques essentielles ou que l'on rroit telles, pour tenir mieux tête à la quasi-dictature, au pouvoir absolu dirigeant la combinaison germano-austro-turque dominée par l’état-major allemand.qui sut même empêcher Vienne de conclure une paix séparée.Afin de pouvoir tertasaer, J L’actualité direction commune, toutes leurs ressources matérielles, adoptassent un commandement unique, fissent ensemble front sous la même autorité suprême?que la presse de tous ces pays démocratiques férus du dogme de la liberté de presse se soumît à un régime de censure absolu, sans appel, abandonnât ce qu’en d’autres temps elle eût appelé son droit imprescriptible de renseigner à fond le lecteur?que partout le citoyen de pays d’institutions démocratiques renonçât à certaines de ses libertés, les plus élémentaires en temps de paix?et qu’enfin toutes ces nations démocratiques, pu qui pensaient l’être, fussent aveuglément obéissantes aux ordres, à la volonté, même aux caprices du triumvirat dictatorial Clemenceau-Wilson-Lloyd George?La démocratie, de 1914 à 1919, ne fut plus qu’un faux-semblant ne trompant personne d’intelligent, un manifeste portant de théâtre.Un temps, Wilson ne parut-il pas être le seul arbitre de l’univers?Ironie des faits; Wilson, président de la plus grande démocratie de l’univers, ambitionna de soumettre à sa volonté toutes les nations ^’Europe, de régler la vie à venir de toutes les nations belligérantes, de faire sortir du néant de nouveaux pays.Il posa des mois durant à l’autorité suprême, indiscutable, au dictateur absolu.N’ordonna-t-il pas, tant il était mécontent de voir Lloyd George et Clemenceau lui tenir tête sur certains points, que le paquebot Washington l’attendît sous vapeur dans un port français, d’où il voulait cingler, Jupiter boudeur, vers l’Amérique, s'imaginant que l’Europe allait, lui absent, tomber dans le chaos inextricable?Enivré de pouvoir absolu, ce chef de démocratie versa dans la plus absurde autocratie.Première manifestation du mal à la veille de l’emporter, que cette enflure du cerveau?Peut-être.En tout cas, tout le temps de la guerre, les démocraties les plus prononcées prirent des allures de dictature absolue, afin de pouvoir résister à la tempête, ou plutôt de tenir devant le pouvoir à une seule tête de l’adversaire.Aussi, afin de se battre à armes égales dans le duel formidable engagé entre la dictature et la démocratie, celle-ci dut-elle se dépouiller de ses vêtements lâches, prendre les mêmes armes que celle-là.L’heure le lui imposait.¥ ¥ ¥ L'histoire peut se répéter.Qu’est-ce à dire?Et la dictature aurait-elle définitivement raison de la démocratie?Les pays à régime dictatorial triompheraient-ils des pays d’institutions démocratiques?Le "vieux Montréal” dans Die La fièvre électorale ne doit pas nous faire oublier la _ célébration du Troisième centenaire de Montréal, qui sera justement l'un des premiers probrèmes qui devront retenir l’attention toute particulière de la nouvelle administration que Montréal va se choisir, après-demain.Les journaux d’hier nous apparient un faible écho d’une causerie prononcée, devant la Société des Oliviers, par M.Léon T répanier, directeur général de la célébration du Troisième centenaire de Ville-Marie.Au cours de cette causerie, M.Trépanier a fait une suggestion qui mérite d’être soulignée et encouragée.L’organisateur des grands festivals historiques des Trois-Rivières, de Sherbrooke et du Saguenay souhaite donc, pour Montréal, la reconstitution la plus fidèle possible, dans Tlle Sainte-Hélène, de la Ville-Marie d’il y a trois cents ans.Si le projet se réalisait, M.Trèpa-nier songerait à faire de cette réplique une exposition à la fois de petite histoire et de petite industrie.A ce seul point de vue, la suggestion de M.Trépanier est précieuse: elle contenterait, du moins partiellement, les partisans d’une exposition internationale, exposition impossible d organiser convenablement,d'ici 1942, car nous serions bien téméraires, avec notre organisation et nos ressources actuelles, de même tenter d’éclipser ce qui s’est fait à Paris, il y a un peu plus d’un an, ce qui se fera à New-York l’an prochain.Puisque nous ne pouvons rivaliser avec ces deux grandes villes et attirer des touristes de toutes les parties du monde, il vaut mieux, me semble-t-il, nous restreindre dans nos ampitions.Faisons moins grand, mais faisons bien, c’est là le secret du succès.Cette reconstitution historique du "vieux Montréal" ne peut manquer, même au point de vue matériel, d'ê-particulière- ire un grand succès.Certes, si les démocraties, sous le coup même des me- ment auprès des milliers et des mil-naces présentes, s’obstinent à vouloir rester accroupies j ^ La majorité de la Chambre française approuve les décrets-lois et la méthode suivie par le gouvernement pour arrêter la récente grève générale "L'ACTIVITE CRIMINELLE DU PARTI COMMUNISTE" — VIF DEBAT PARIS, 10 (S.P.C.1 — Ce matin, par 315 voix contre 241, la Chambre de* députés a témoigné sa confiance au gouvernement Daladier.Elle a approuve les décrets-lois qu'il a pris et la méthode qu «I « pour arrêter la récente grève générale.Le vote a eu lieu après un très vif débat, que M.Edouard Hemot a au suspendre deux fois.La première suspension a eu lieu après que M.Jean Chioppe eut annonce qu il présentait un projet de loi sur "l'activité criminelle du parti communiste".De nombreuses interruptions a un discours de M.Léon Blum ont omené la seconde.Voici un exemple de ces interruptions; M.Blum ayant dit que a majorité du Front populaire avait "persisté deux ans" ."à ruiner la France', a lancé un député de droite.Le président du conseil Daladier a demandé à lo Chambre son appui pour empecher le toscisme de remporter des succès au détriment de la France.Il a dénoncé les communistes.Il a déclare qu il est en mesure de prouver que la récente grève a été une manoeuvre communiste ayant pour but de renverser le Gauches et droites ont ri de bon coeur à ce trait de M.Xavier Voilât: Si I Italie a la forme d une botte, il ne s'ensuit pas que la France a la forme qu'il faut pour recevoir un coup de botte.Troisième centenaire, celle émise par M.Trépanier aux Oliviers nous semble la plus heureuse, car elle ouvre un champ quasi sans limite aux initiatives que Ton pourra prendre pour accentuer le véritable caractère de nos fêtes — c’est-à-dire le caractère français avant tout.En prenant, comme point de départ, la reconstitution du "vieux Montréal’' dans T/le, on pourra ensuite étendre la résurrection française à toute Tlle de Montréal elle-même, tout en ne négligeant pas, évidemment, de réaliser des travaux d’urbanisme moderne qui ne feront que mettre encore plus en valeur ce qui, du passé, fut réellement beau.Lucien DESBIENS parmi les abus d’un parlementarisme caduc, d’un électoralisme corrupteur et corrompu: si les démocraties contemporaines continuent de se vautrer aux pieds de l’idole d’un libéralisme économique aux pieds d’argile et de tête creuse, de se plier aux exigences quasi dictatoriales, dans certains pays, d’un prolétariat indiscipliné, convoitent, accapareur dans la mesure même où il fut jadis asservi, exploité, ces démocraties auront tôt fait de se trouver affaiblies, sans courage, sans vigueur, sans résistance tenace devant un adversaire bardé d’une volonté de fer, armé de toutes les ressources de la technique mise au service d’une autorité sans limites et sans frein.Ce qui veut dire que, dès maintenant, .tout comme de 1914 à 1918, — à un degré moindre, peut-être, mais jusqu’à un certain degré, en tout cas, — les pays de régime démocratique devront, comme l’a fait entendre à Montréal même, il y a peu de semaines, un philosophe français d’une clarté d’esprit, d’une sûreté de jugement remarquables, M.Etienne Gilson, — "se trouver contraints de recourir au moins partiellement à des méthodes non démocratiques, pour pouvoir redresser la situation".Un interlocuteur de langue anglaise lui ayant opposé que ce serait là "le triomphe pour les dictateurs", M.Gilson a justement posé ce dilemme de la vie et de la mott: un pays démocratique doit-il abandonner un temps une part de son idéal, de ses méthodes, pour survivre, ou doit-il se sacrifier, sacrifier son existence même à la survie de la démocratie?Et comment la démocratie survivrait-elle, si les pays qui l’ont mise d’avant meurent pour avoir prétendu la pratiquer jusqu’au bout, alors que leur survivance eût exigé, non pas qu’ils l’écartassent de façon définitive, mais qu’ils lui fissent subir une adaptation, une évolution, voire une éclipse, partielle ou provisoire?Grave alternative, certes: ou que le citoyen consente à restreindre ses libertés pendant quelques mois, quelques années même, afin de préparer la nation à subir victorieusement le choc éventuel des dictatures, ou que le citoyen tienne en bloc à l’idée démocratique, à ses erreurs comme à ses libertés, à ses abus comme à ses privilèges les moins essentiels, et que la nation s’en aille aux heurts Us plus dangereux, pour n’avoir pas voulu subir en temps opportun la mise au point indispensable.L’état présent des choses commande cette adaptation, exige cette évolution.L’idéologie démocratique s’obstine, elle, au »»afu quo dans un régime affaibli, débilité, vicié.Aux citoyens comme aux chefs prudents et avisés des nations démocratiques de choisir.Préféreront-ils, devant le danger éventuel, la survie de leur pays à la creuse et vaine observance d’une formule quasi périmée?S’ils allaient lui rester aveuglément liés, elle ne les sauverait pas, elle périrait elle-même, ensevelie sous les ruines d'une civilisation décadente, écrasée par la technique brutale de 1a barbarie savante.Là est la véritable urgence pour les tenants d'une démocratie raisonnable, réaliste.Georges PELLETIER ront sans doute, en 1942.Ceux d’entre eux qui ont conservé, tenace, le souvenir de leurs origines françaises ne verront pas sans une poignante émotion celte résurrection enchantée et pleine d’atmosphère des débuts de la colonie montréalis-te.Quant à leurs compatriotes d’adoption, en 1942 plus que jamais, ils viendront chez nous dans l’espoir d’y trouver ce something different qui manque à leur beau et prospère pays.Du strict point de vue de l’attirance du tourisme, nous aurions donc tout intérêt à ne pas négliger la suggestion de M.Trépanier.Plusieurs autres motifs nous incitait à l’accepter.Il y a d’abord l’intérêt historique d’une telle exposition, qui, selon le souhait de M.Trépanier, devrait être montée de façon permanente.C’est dire que, même après les fêtes de 1942 X "vieux Mont- Votez — votez de bonne heure, LUNDI LE SCRUTIN MUNICIPAL A LIEU LUNDI Tout citoyen de Montréal jouissant comme tel du droit de vote a le devoir sacré d'exercer ce droit selon sa conscience pour donner à Montréal une administration saine, propre, digne, efficace.Pour éviter que quelqu'un vote h sa place, dans l'intérét de quelque organisation politiaue loucha, tout électeur doit sa rendre le plus tôt possible ou bureau de votation qui lui est indiqué par l'hôtel de ville et enregistrer son vote.réal" continuerait de revivre, dans Tile Sainic-Hélènc.Cela ne coûterait, en effet, guère plus cher, de reconstitue* avec des fondations et matériaux permanents le "vieux Montréal".Les travaux de réfection des anciens établissements et fortifications entrepris dans Tlle, par le gouvernement provincial, sont déjà un pas très important de fait en vue de la réalisation du projet Trépanier, Il n’y aurait qu’à continuer et à développer ces travaux, avec.Taide des gouvernements fédéral, provincial et municipal.H ne resterait plus qu'à reconstruire intégralement — quand ce sera passible — et en miniature, dans les autres cas, les premiers immeubles: maisons d'habitation, église, hûpitnl.etc., du Montréal de 1(542 et le tour — un tour prodigieux — sera loué.Comme le dit M.Trépanier, Tatmosphire recevrait sa touche finale par une exposition des trésors historiques que renferment plusieurs de nos musées et par des travaux de pettte Industrie de nos artisans d’aujourd’hui.Et, évidemment, ce village de 1942 manquerait d’âme st on ne.Ta-ntmait par T évolution de Montréalais et Montréalaises de 1642 vêtus des costumes de 1G42.On suit le succès quasi triomphal remporté aux Trois-Rivières, à Sherbrooke, au Saguenay, par les costumes de nos ancêtres, remis à la vogue, en ces circonstances.Nous savons que Torganisaleur de nos fêtes a songé à user, à Montréal, de ce même “atout" qui Ta si bien servi nlllcnrs.Mais, malheureusement, Montréal, de par son caractère cosmopolite, et de par Ta-palhie trop générale de sa population, ne peut guère espérer donner, par ces seuls costumes anciens, le spectacle coloré qu'on a tant admiré dans des villes plut petites et moins "pressées” de vivre.S'il devait être très difficile de persuader nas jeunes Montréalaises de te promener dans les rues de la métropole en arborant fièrement les costumes de leurs lointaines aïeules, Il serait, par contre, Irèt possible, croyons-nous, de leur faire non seulement accepter mats désirer de te montrer, dans le "vieux Montréal” de Tlle Sainte-Hélène, vêtues de ces pittoresques toilettes tout Imprégnées de la grâce, de l'élégance et du goût français.De taules les suggestions qui se sont multipliées, depuis quelque temps, quant à la célébration du Bloc-notes L'assemblée de demain Que nous souhaitions à la réunion qui doit se tenir demain l’après-midi (ù trois heuresj, au Monument National, le plus grand, le plus retentissant succès, personne ne s’en étonnera.Nous avons été parmi les premiers, sinon les tout premiers, » fsire écho aux articles où M.l’abbé Qroulx s’étonnait qu'on ne célébrât point l’anniversaire du Statut de Westminster et qu'on ne profilât point de l’occasion pour faire saisir au grand public la portée de ce document.C’est Ici même que notre camarade Richer a publié la série d’articles qui ont fait tant de bruit et qui ont été depuis réunis en brochure sous le titre même 'c Statut de Westminster.C’est d’ici que sont partis les milliers d’exemplaires de cette brochure qui, pour la première fois, ont fait connaître à des dizaines de milliers de personnes le texte même du Statut.Et quand la Ligue de l’Action nationale a décidé de convoquer l’as- nale a décidé de convoquer semblée de dimanche, elle n’a trouvé nulle part plus qu’ici un solide et constant appui.Il semble bien qu’en dépit de la campagne électorale, — qui sera virtuellement terminée alors, d'ailleurs,—cette assemblée de dimanche l’après-midi obtiendra un très grand succès.Elle réunira d’abord une remarquable série d’orateurs.Les uns, maîtres indiscutés de la jeune génération, sont au-dessus des partis; les autres appartiennent à des partis classés, déterminés; leur présence côte-à-côte, sur la même estrade, démontrera qu'il est des points sur lesquels on peut et doit être d’accord, que l’on sc réclame d’un groupe ou de l'autre.La participation d'orateurs de langue anglaise attestera qu'il ne s’agit point d’une manifestation exclusivement canadien ne-française, mais d’une manifestation canadienne, au sens le plus étendu de ce mot.« I)u reste, ce ne sont pas les Canadiens de telle ou telle origine, ce n’est pas telle ou telle province que vise le Statut de Westminster.C’est le Canada tout entier, ce sont tous les Canadiens, quelle que soit leur origine, dont il affirme et proclame les droits.Une tradition se fonde.Ce n’est pas qu’à Montréal, nous dit-on, que se célébrera la fête de demain.I/au Vieux théâtre Quand la grippe vous tient loin du bureau, elle vous laisse (après un certain temps!) le loisir de revenir sur de vieux thèmes, qui reprennent parfois une singulière actualité.Tel celui-ci.Il s’agit donc, encore une fois, des journaux et des étrennes.D’un peu partout on nous rappelle que le Journal, pour beaucoup de gens, compte parmi les plus précieuses étrennes.C’est particulièrement le cas de ceux qui vivent au loin.Le journal leur apporte du Canada d’innombrables nouvelles, dont nous ne mesurons guère l’intérêt nous-mêmes, plongés que nous sommes dans la masse des journaux, dans les échos de la radio, qui nous les répètent quotidiennement.Au loin, rien de tout cela.Ce que vous apprenez par dix journaux ou par la radio, votre ami lointain ne le saura que par le modeste journal dont vous aurez eu la gracieuseté de lui assurer l’envoi.Par ce journal jl connaîtra, non seulement les nouvelles, mais le mouvement des idées.Ce journal, auquel vous ne penserez plus et qui, en somme, ne vous aura pas coûté si cher, pendant une année entière portera à votre ami de la lerture française, l'écho des choses et de la vie de son pays.Pour connaître l’intérêt, 1 émotion même, que suscite, en Asie, en Afrique, par exemple, l’arrivée de ce messager du Canada, il faut lire certaines lettres de missionnaires.Aussi bien, répétons-nous ici une offre ancienne: il peut arriver qu’on veuille offrir le journal à un missionnaire, par exemple, mais qu’on ne connaisse personnellement aucun missionnaire à qui faire ce cadeau.Qu’on nous adresse simplement alors le prix du journal ($8 ou $10, selon le cas): nous ne manquons jamais de candidats à l’abonnement .La commission du troisième centenaire devra avoir à commémorer un fait historique important rappelé hier soir per un orateur électoral: un maire du nom de Reynault a présenté une motion au conseil municipal le 10 octobre 1734.* * ?Beete-rMi Textuel Nous recevons de Paris, et d’un Depuis quelque temps un malaise Etreignait nos concitoyens Molgré les drastiques moyens Du cedenas, ne vous déplsiie.Une vague de communisme Déferlait sur notre cité.Menaçant la félicité De notre canadianisme.Mais ai.lourd’hul chacun respire Le firmament semble moins noir, Et ’s manquerais au devoir SI je négligeais de vous dire: Votre vie n’est plus en danger, Concitoyens, soyez tranquilles.Vous avez pour vous protéger Le paratonnerre Camille.Cet orgueilleux paratonnerre N’a que le moindre des défauts: Plus on l’a jadis grimpé haut Moins il valut.Qu’Il reste à terre! Le Crinchewx Conventions collectives de travail Décisions prises par le cabinet provincial Québec, 10 (D.N.Ç.) — Quatre Nouvelles conventions collectives de travail ont reçu l’extension juridique à la dernière séance du cabinet provincial.Il y a d’abord la convention relative au commerce de la nouveauté.Une autre concerne les garages de Sherbrooke.Une troisième a trait aux entrepreneurs de pompes-funèbres de Montréal.La quatrième a trait aux barbiers et membre de la Société des Gens de coiffeurs de Jolictte, Montcalm et Lettres, s’il s’ous plaît, une magnifique enveloppe, très gravement adressée à Monsieur le Rédacteur en chef du Devoir, 4.10, rue Notre-Dame (est), à Montréal, Canada, ETATS-UNIS D’AMERIQUE.Preuve nouvelle qu’il n’est pas inopportun de multiplier des manifestations comme celle de demain, O.H.Le carnet du grincheux Bçrthier.On a amendé la convention collective des boulangers de Québec.I^s boulangers de l’ile d’Orléans ne sont plus astreints aux conditions de ce contrat collectif.On a amendé également la convention des commis de Mapog et colle qui régit la construction dans la région du lac Saint-Jean.La convention relative aux comptables de Jonquière a été révoquée.I.a dernière convention qui a été ! modifiée est celle qui concerne les I fabriques de boites et d’ustensiles ‘ de conserves.Apologue est un mot mesculin, quoi, qu’en eit écrit Albert Alain et quoiqu'il soit permis d’entendre, phonétiquement, j la ,.pologue.L* Grincheux du Deveir s'empresse de le noter event qu’un grincheux d'ailleurs n'elt pensé de le faire.¥ ?* Dé* 1936, en démissionnent, M, Hou-ne pouvait plus rien «- i-K.nji c n .de confessait qu' * prochain, ce sera à travers le pays j f«bej*a, bten ni de bon à la mairie de tout entier.Jamais il ne fui plus opportun d'affirmer l'indépendance et la liberté d’action de notre pays.Un calendrier Les calendriers commencent à | nous arriver.Nous voulons tout de | suite en signaler un, qui nous vient d'outre-frontière, du Rhode Island.C'est un calendrier de caractère à la fois religieux et national.Sa note particulière, c’est de rappeler un certain nombre de dates, de l’histoire du Canada françnis d’abord, puis de l’hlltolre générale de la race française aux Etats-Unis.11 n’y a pas à s’y méprendre: c'est l'oeuvre d’un éducateur de carrière, et d’un éducateur qui tient à enfoncer dans la cervelle de scs élèves franco-américains la conviction qu’ils sont partout chez eux, en Amérique du Nord.Nos respectueuses félicitations.Montréal.* * ?Tel discoureur politique patauga dans l'Evangile et le poésie tout comme un goret ferait dent le bassin aux cygnes.* * * Une élection n'eit pat plut difficile à mener qu'une partie de barbeutte, pente un candidat i perpétuité.?La loterie chinoise avait bien sec cher-met.dent le tempt.?Si qu’ça pouvait recommencer 1 ¥ ¥ x Det petites reckett, dès décembre, se porteraient estez bien, ¦A ?On ne peut pet tout avoir; la beauté, la culot, l'argant pour vivra à l'hôtel.,.et le tuccét électoral.A A A Formule de pentum pour mauvalt can didat: "le périrai, ilt périront", en tram potent à tous let temps, tant oublier le participe pesté: haï been.¥ ¥ ¥ t Li ketüiM mille du “OtcMient” iHmért 31 IL S'EN VA Le numéro 31 du "Document, intitulé "le statut de Westminster, 1931", en est è son huitième mille déjà largement entamé.Cette série de cinq articles de Léopold Richer, parus dans le "Devoir" en fin d'octobre dernier, mise sous un format commode, et suivie du texte môme du statut de Westminster, est d'une actualité t»He que cela explique le succès de ce tirage à part.Ce "Document" numéro 31 se vend, ou "Devait", 10 sous l'unité, $1.00 la douxoiiw, $7.50 le cent franco.On est prié de faire remise avec le commande. LC PtVPm, MONTREAL, SAMEDI 10 PfcCfcMBKe l»3B Ave Clarence Go9non Une école d’art installée /été à Pile d’Orléans Dons Potelier et la maison d’Horatio Walker à Sainte-Pétronille — Cadre incomparable La reconstitution du vieux Montréal pourrait être, à la montagne, le noyau du futur musée régional de plein air à Montréal Walker excellait dans la peinture des "dos-de-rasoir", ces cochons maigres à grand poil frisé —T!ne école d’art, installée l’été dans l'atelier et dans la maison du grand artiste canadien Horatio Walker, mort récemment à l’ile d’Orléans, c’est la plus belle forme d’hommage que l'on puisse jamais lui rendre.Ainsi s’exprime NT.Clarence Gagnon, peintre de très grande notoriété, lui aussi, à propos de son aîné Walker.M.Gagnon admire le grand animalier de Ste Pétronille; il affirme, à qui veut l’entendre: —Jamais, dans toute l’histoire de la peinture, un homme n’a peint les cochons — c’est peut-être curieux à dire — comme les peint Walker.Rembrandt et quelques autres ont peint de beaux cochons, niais aucun ne les a fait vivre avec le réalisme de Walker 11 a principalement excellé dans les "razor-backs", les "dos-de-rasoir", espèce de cochons à grand poil, comme il y en eut longtemps, du moins à l'Ile-aux-Grunes.Ses cochons de VEnfant prodigue sont admirables.Non seulement comme peintre, mais aussi comme préposé à l'in- Remerciements Madame F.-H.Catien, ses enfants et le Dr J.-F.-A.Catien remercient sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l’occasion de îa mort du Dr F.-H.Catien soit par offrandes de messes, bouquets spirituels, tributs floraux, télégrammes, visites ou assistance aux funérailles.Avis de décès EMARD — A Ottawa, le 9 décembre 19S8, madame Emard, née Stuart (Exilda), épouse de feu Jo-seph-Ulric Emard, c.r., fondateur de la Ville-Emard et ancien échevin de la cité de Montréal, est, décédée, à 1 age de 80 ans.La dépouille mortelle est exposée en chapelle ardente chez son gendre, M.Herman Bonneau.59, rue Russell, Ottawa.Les funérailles auront lieu lundi, 12 décembre courant, à 7 a.m.en l’église du S.4Cié-Coeur, Ottawa.L’inhumation se fera au cimetière de la Côte-des-Neiges après l’arrivée du train de 11.45 a.m., gare Windsor.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NfCROLOGÎI ANORKJNON — A Lachine.le S.Alexandre.fils de J.-B.-Arthur Angrlgnon et de Mary SKelly.„ BE'VUDIN — A Montréal, le 7.à 90 ans.Atohouslne-Cordélle Beaudln.épouae de feu Narcisse Beaudln.CATTARINICH — A la Nouvelle-Orléans Louisiane, le 7.à 57 ans.Jos.Cattarlnlch, époux d'Emelda-Blanche Vermette.de Montréal.___ , „ OHEVR.IER — A Casselman, Ont., le 8, Ernest Chevrier., „ , LENIQER — A Outremont, le 9, à jo sus, Ernest Denlger, époux de Laure Beau-dry.DESROCHERS — A Montréal, le 9, X 13 ans, Rita, fille de Joseph Desrochers et d’Irène Pelletier.DUPERREAULT — A Montréal, à 43 ans, Victor Duperreault.ETIENNE — A Montréal, le 7, Jeannette Marion, épouse de Victor Etienne.KMARD — A Montréal, le 9, A 80 ans, Exilda Stuart, épouse de feu Joseph-Ulrlc Emard.GAUTHIER — A Montréal, le 7, à 58 ans.Orner Gauthier, époux de Reine Degulre.KNOX — A Montréal, le 8, A 65 ans, Elliott Knox.LAI ELLE - A Montréal, le 9.A 72 ans.Caroline Larln, épouse de feu Ernest La-belle.LALONDE — A Montréal, le 8, William Lalonde.époux d'Ernestlne Jacquier LANDRY — A Cornwall, le 8.A 26 ans.Oeorges, fils de M.et Mme Ovlln Landry.LANGEVIN — A Montréal, le 8, A 23 ans.Lambert, fils de M.et Mme Georges Lan-gevin.LAVOIE — A Granby, le 7, A 57 ans, Di-Martial Lavoie, époux de Jeanne Rousseau.OUELLETTE — A Montréal, le 9.A 75 ans, Mme Oiéas Ouellette, née Mathilda Langevln QUENNEVILLE — A lAChlne, le 7, A 18 ans.Ovtla, fils d'Arthur Quenneville et de Maria Lartviére.ROCHON — A Montréal, le 8, A 88 ans.Mtrc veuve Joseph Rochon, née Mélina Lescarbeau.ROYER — A Montréal, le 9.A 54 ans, Clérinda Wltcug, épouse de Jean Royer.TIRELLI — A Montréal, le 7, A 68 ans Francesco Tlrelli, époux de Crestlna Fuo- co.TREMBLAY — A Montréal, le 8, A 64 ans, Joseph-Edouard Tremblay.ri.B.BERGERON Directeur de funérailles SALONS MORTUAIRES MODERNES 4228 Avenue PAPINEAU (vls-A-ils t'F.gllse Iro Con.l AMherst 2562 ventaire des oeuvres de l'artiste octogénaire défunt, M.Cagnon est en mesure de porter un jugement sain sur son ami Walker et de le proclamer grand maître.Aussi pour perpétuer la mémoire de l'unique artiste d’Amérique dont les oeuvres .ont été admises au Metropolitan Muséum de New-York de son vivant, M.Gagnon ne voit pas de plus beau | projet que celui d’une académie de ! peinture d’été à l’ile d'Orléans.Il s’explique et il étale des photogra-1 pliies: —Voici, dit-il, l’atelier de ’Walker, i maison vaste qui peut servir à la I fois de salle d’exposition et de ! classe; voici son jardin avec les nénuphars dans son lac artificiel en croissant de lune; voici sa maison, qui peut jouer le rôle d'hôtellerie avec ses trois salles de bain et ses robinets dans chaque chambre.La nièce et héritière de l’artiste, Mlle Pretty, approuve ce projet d’académie dans l’atelier et d'hébergement des étudiants dans la maison.Selon leur nombre, les élève de ces cours d'été pourront se loger facilement aussi dans des familles de Ste-Pétronille et des environ, meme à Québec.Dans d'autres pays —Exisle-t-il dans d’autres pays des académies d’été de peinture comme vous projetez d’en organiser une à Pile d’Orléans?—Mais oui, et elles obtiennent de grands succès.Ainsi ô Chester-Spring, près de Philadelphie.Les cours se donnent en plein air, excepté les jours de mauvais temps.En Europe, cela se pratique aussi depuis longtemps.Ici, au Canada, c’est quelque chose à faire.L’occasion n’est-elle pas excellente de réaliser un projet de ce genre, quand nous avons comme fond la réputation de l’artiste, quand nous avons remplacement aussi magnifique que celui de sa vaste propriété, pointe du joyau du St-Laurent, Pile d’Orléans, d’où la vue s’étend sur Lévis, sur Québec, sur le saut de Montmorency.En outre, c’est un endroit où règne le recueillement, si favorable à l’inspiration artistique La propriété Walker est un endroit sacré.Il faut qu’elle continue de servir l’art efficacement.Elle est — j’allais dire — sanctifiée par cinquante années de travail, de succès, de soins pieux de notre maître Walker.—Mais n'a-t-on pas parlé d’en faire tout simplement un musée?I —Un musée Walker?Mais que voulez-vous y meltrc?Les tableaux de Walker sont dispersés dans différents pays, dans différentes provinces.La province de Quebec est-elle en état de les racheter pour les enfermer dans les maisons du peintre à nie d’Orléans?Autre chose; si l’on faisait un musée Walker, i! faudrait faire un musée à la mémoire de chaque artiste, autrement.Tandis qu’avec l’école d’été de peinture à l’He d'Orléans, on entretient vivace le souvenir de Walker, les élèves tirent profit des études et des tableaux laissés par le peintre dans son atelier et sa maison.Vous pouvez être assuré d’une chose: il ne viendra pas moins de touristes à la pointe Walker s’il y a une école d’été qu’il en viendrait s’il n’y avait qu’un simple musée.Au contraire, ce petit monde de professeurs et d’élèves atti-! rera les touristes.D'ailleurs l’on prendra des mesures pour que le travail puisse se poursuivre dans la paix.Niais il faudra aussi que la bonne humeur y règne.Le travail agréable est la condition de l'art.Ccdre incomparable “Réellement, reprend M.Gagnon, on ne peut trouver mieux pour une école d’art d'été.Le petit bois du Coteau, les pelouses, le lac aux nénuphars, la marée qui vient bat-I tre le pied du mur de pierre de 500 pieds de longueur, le fleuve qui se sépare et embrasse l’He, les vastes maisons qui se dressent sur l’emplacement, tout cela serait un cadre incomparable à une école d’art d’été.Je tiens mordicus à ce projet.Rien n'empêchera d’exposer pour les élèves des reproductions des tableaux du maître, de façon à en étudier les méthodes La realisation d’un tel projet ferai! mie publicité du meilleur goftt A la province de Québec.Récemment des penseurs de la province signalaient précisément que c'est par la culture, I par l'art que notre petit peuple s'affirmera au Canada et dans l’ensemble de l'Amérique.L'école de nie d’Orléans y contribuera.Flic ntti-j rera des professeurs et des élèves de différents points du Canada et i des Etats-Unis.Quant aux profes i spurs proprement dits, déjà je suis ! assuré du concours de quelques- uns.Vous savez qu’il est difficile de trouver des professeurs pour les cours d’été, en général.Leur année d’enseignement terminée, ils veulent se reposer et travailler pour eux.A même les quatre mois de leurs vacances, je vais leur demander de donner un mois à l’ééole de l'ile de d’Orléans.On pourra établir un système de roulement, de sorte qu’il y aura variété d’enseignement pour les élèves.Il s’agit d’élèves assez avancés.Personnellement, je suis prêt à donner un mois de mon temps l’été prochain au fonctionnement de cette école.C’est un mois agréable d’ailleurs, car File est si pittoresque.Rien n’empêchera non plus d’inviter des artistes de passage au pays à séjourner quelques jours à l'école de nie.Nous les prierons de travailler devant les élèves, car les élèves, s’ils doivent peindre eux-mêmes, ont également besoin de voir peindre.René Ri; chard, peintre-trappeur, que j’ai guidé à Paris et qui est installé aujourd’hui en Gaspésie, au Mont-Albert, ra’a fourni à Paris la preuve qu’un élève a besoin de regarder peindre.” —Qu’advient-il de votre projet de musée en plein air après tout cela?—Mais il se porte mieux que jamais.L’école d’art d’été à Elle d’Orléans, c’est le premier pas vers le musée en plein air.En attendant, l’idée fail son chemin.M.Clarence Gagnon me fait voir une nouvelle brochure sur le musée en plein air de Stockholm avec plan détaillé.Le terrain consacré_à ce musée a une superficie de 75 acres.Voilà plus de cent ans que les Suédois ont commencé de l’aménager.La reconstitution de Villemarie —Vous voyez, dit M.Gagnon, il est grand temps pour nous de commencer.Nous sommes passablement en retard.D’ailleurs, ce n’est pas un musée qu’il faut; c’est plusieurs, comme dans les pays Scandinaves auxquels le Québec s’apparente par plus d'un point.Ces jours derniers, au cours d’un entretien avec M.Léon Trépanier, à propos des fêtes du tricentenaire de Montréal, cette question est venue sur le tapis.Je lui ai proposé de profiter de la circonstance pour faire adopter le projet de musées régionaux.A Montréal, on pourrait avoir un musée régional et à l’occasion du troisième centenaire reconstituer, comme le veut M.Trépanier, le vieux Montréal, le Villemarie.Notre province peut se diviser en cinq régions et on pourrait doter chacune d’un musée: région de la Gaspésie, région du Saguenay et du lac Saint-Jean, région de Québec, région de la Mauricie, région de Montréal.M.Trépanier ne veut pas du cirque, ni du carton, et c’est tant mieux.L’occasion est bonne de construire des monuments permanents du troisième centenaire.La reconstitution de Ville-marie se ferait, d’après M.Trépanier, en plein air.Il avait pensé à l’ile Ronde.Cela me parait trop petit et difficile d’accès.Je me demande si la montagne ne conviendrait pas mieux.Cette reconstitution de Ville-marie pourrait être à la montagne le noyau du futur musée régional de plein air de Montréal.—Vraiment, ce ne sont pas les beaux projets qui vous manquent, M.Gagnon.—Vous niiez peut-être dire que c’est l’argent?Il faut souvent moins d’argent que de volonté et de persévérance pour réaliser une chose.La vie se charge parfois de nous l’enseigner.—M.Gagnon, je voudrais reve-nir à Walker et vous demander de donner quelques détails sur l’inventaire des oeuvres de l’artiste.Les larmes du vieux Ferland —Volontiers: Horatio Walker est mort le 27 septembre dernier.Nous étions là quelques-uns en train de décider où inhumer ses restes.L’u i proposait de les déposer sous les dalles de l’atelier; un autre dans le petit cimetière protestant; un troisième parlait de les envoyer à Lis-towel, en Ontario, où il est né.A quelques pas de nous, ii y avait le brave vieux Ferland, gardien du phare de Sainte-Pétronille, qui n’avait pas dit un mot.De grosses larmes lui sillonnaient les joues.Il finit par dire: “Laissez-nous-le dans l’ile, nous lui trouverons bien une petite place dans notre cimetière’’.Finalement, il a été décidé de l’inhumer dans la petite crypte de l’église protestante de l’ile.J'ai été touché par les larmes de ce bon vieux Ferland.Walker était adoré i leur des Oeuvres sociales de Si* VOLUME XXIX des gens de Plie d’Orléans, qu’il peints à merveille.L'inventaire des oeuvres de Walker “L’inventaire, poursuit M.Gagnon, a commencé dès le lendemain de la mort du peintre.11 a fallu repérer tous les tableaux, études, etc.On a trouvé des toiles plis-sées, cassées, couvertes de poussiè- | re, derrière des radiateurs.Il a fal- j )e lu les classer, les tirer.Nous en avons empilé 1,600.J’y ai apposé le sceau de la succession Walker, selon le désir de l’exécuteur testamentaire, M.Richard, sous-ministre à Québec, qui habite à l’ile d’Orléans; et j’ai signé les 1,600 pièces.L’humidité a causé des dommages à certaines études.Dos aquarelles étaient en train de jaunir et de moisir, en raison du voisinage immédiat de journaux de 1890, eux-mê-me jaunis.Il a fallu les sortir de leurs cadres, les nettoyer, etc.D’autres servaient d’aliment aux souris.Nous avons travaillé jusqu’à 3 heures du matin pendant des semaines.” — Cela fait penser aux toiles découvertes dans le poulailler, comme dans le film : Prends garde à tu peinture.'.— Eh oui! Il y avait aussi sa correspondance, une correspondance de 40 années, dont nombre de lettres n’avaient meme pas été ouvertes.Avec Mlle Pretty, j’ai repassé ces lettres; et nous en avons mis de côté une très grande partie: Le peintre de nos Laurentides va quérir une série d’études de Walker sur les animaux.Hyacinthé, frère du conférencier; le R.IL Ferdinand (miteux, O.F.M.; M.Victor Barbeau, président de la Société des écrivains; le H.P.Robert Fortin, S.S.S.; M.Jules Massé, président de la Société du bon parler français; Mme Alf.Thibaudeau et Mlle Madeleine Thibaudeau; M.l’avocat Cinq-Mars; M.Donat Durand, président des “Amis de St-Francois”; M.l’abbé Bastien.P.S.S.; s RR.PP.I.ouis-Jos.Bouchard et Un magnifique "dos-de-rasoir" — Voici un chef-d’oeuvre, dit-il, en me montrant un dos-de-rasoir, type de cochon maigre à grand poil frisé.Un véritable chef-d’oeuvre.Il y a des études sur toutes sortes de papier, M.Walker ne laissait pas son crayon oisif.Avant de peindre une vache, par exemple, il faisait plusieurs esquisses au crayon, de têtes, de pattes, sous différents angles.De même pour les moutons et d’autres animaux: veaux, paires de boeufs, etc.— Ces études multiples, remarque M.Gagnon, sont la preuve que Walker était un artiste soigneux, minutieux, consciencieux.Quel exemple pour les jeunes d’aujourd’hui qui travaillent trop souvent en vitesse, sans le souci suffisant de la perfection.Au moment de le quitter, le peintre-pêcheur qu’est M.Gagnon m’apprend indirectement une belle nou- Stanislas Ferland, Ü.F.M., etc M.H( .¦rnias Bastien, qui présidait, fit connaître dans l’illustre historien ^médiéviste le révélateur d’une pensée puissante qui par son rôle séculaire et magnifique mériterait d’être mieux accueillie et mieux connue aujourd’hui.La conférence, divisée en deux parties, fut agrémentée par des chants religieux exécutés par Mlle Marthe Letourneau.La jeune artiste chanta l’“Ave Maria” de Gounod et “Prière” de Gab.Fauré.Mlle Madeleine Letourneau était au piano.Voici un bref résumé de la conférence: Le rôle éminent de l’Ordre Franciscain dans la proclamation du dogme de l'immaculée Conception est un fait reconnu de tous les historiens et de tous les théologiens.Trois noms résument et symbolisent l’effort de la théologie et de l’action franciscaine au cours des siècles en re domaine: le bienheureux Duns Scot, Sixte IV et saint Léonard de Port-Maurice.Duns Scot, appelé le Docteur Marial et Subtil, est le premier théologien du XHIe siècle qui ait enseigné et défendu explicitement le mystère de la conception sans tache défini par Pie IX.Avant lui, malgré l’opposition puissante de saint Bernard, quelques maîtres avaient affirmé la même doctrine en Angleterre, mais avec moins d’autorité et de succès: Tels, Eadnier de Cantorbery, le secrétaire de saint Anselme, et le Bénédictin Nicholas de St-Albans.Duns Sccü, de l’Ordre des Frères-Mineurs, reprit et développa ces traditions et par la vigueur de son argumentation fit triompher cette doctrine dans les Université d’Ox-ford et de Paris.Son oeuvre importante et toute consacrée à la défense de l'immaculée Conception est conservée inédite, dans l’ensemble, dans plusieurs manuscrits d’Europe.Le grand mérite de Duns Scot dans cette question est d’avoir saisi le noeud du débat; il a définitivement établi que la gloire du Christ-Médiateur (1) et les mérites de la rédemption, d’accorder à la Vierge le privilège de l’immaculée Con- Benolt XIV.Comme la situation politique de l’Europe s’opposait à la convocation d’un concile à Rome, il conçut le plan “d’un concile écrit et sans frais” et le projet d’une consultation des évêques de la chrétienté par lettres.Ce plant et les pronftesses de gloire que saint Léo-i nard faisait au pape qui définirait l’immaculée Conception au nom de I Dieu furent connus et étudiés de 1 près par Pie IX, qui aimait à prier sur son tombeau à Rome.Le Pape suivit exactement le plan de saint Léonard, lorsqu’il prit la résolution de proclamer le dogme.Pour remercier le saint de l’avoir guidé si heureusement, Pie IX voulut le canoniser en 1867.Ainsi l’Ordre séraphique a contribué largement à faire définir l’immaculée Conception.Le jour de Ja définition, le 8 décembre 1854, les ministres généraux de la famille franciscaine furent principalement à l’honneur; ils offrirent à Pie IX un Iis d’argent qui symbolisait la pureté de la Vierge et la part que l’Ordre séraphique a prise en faisant déclarer dogme de foi l'immaculée Conception.Le Canada a importé plus de papier en octobre Le Canada importe pour $710,-989 de papier en octobre, comparativement à $659,754 le mois précédent et $742,253 le mois correspondant l’an dernier.Le mois dernier les Etats-Unis en fournissent pour $500,956 et le Royaume-Uni, pour $117,518.Les sept mois terminés en Soignez e! fortifiez VOS VOIES RESPIRATOIRES1 ovec le» véritable» PASTILLES VALDA en boite» VALPA octobre la valeur des importation» est de $4,358,468, à rapprocher de $4,669,035 la période correspondante de l’an dernier.Bruck Silk Mills La Bruck Silk Mills, Ltd., enre* gistre pour l’année financière closal le 31 octobre dernier des recettes brutes^ de $295,722 comparativement à $329,953 l’an dernier.Après avoir pourvu à toutes les charges, la compagnie aqpuse un bénéfice net de $1,257 en regard de $17,169 l’année dernière.Toutefois la position liquide de la compagnie esf bonne et elle a réussi à rembourse» $25,000 de son emprunt bancaire.velle: ses originaux de Maria Chap- ception.Pour cette intervention delaine seront exposés dans le salon de la reine Elisabeth, pendant son séjour à Ottawa, le printemps prochain.Alfred AYOTTE L'Immaculée' Conception et les Franciscains La conférence du R.P.Ephrem Longpré devant les "Amis de saint François".Jeudi après-midi, à 4 heures, à l’Auditorium du Plateau, une importante conférence était donnée par le R.P.Ephrem Longpré, O.F.M.L’éminent médiéviste était l’invité de la soHelé des “Amis de St-François” qui continuent brillamment leur troisième série de soirées-causeries.Dans l’assistance se trouvaient une cinquantaine de prêtres séculiers, plusieurs religieux franciscains et capucins et nombre de religieuses de diverses communautés.On remarquait aux premiers rangs M.l’abbé Anselme Longpré, direc- glorieuse l’Eglise se prépare à confirmer le culte immémorial déjà rendu à la mémoire de Duns Scot.Le plus grand des papes franciscain, Sixte IV, poursuivit l’oeuvre .de Duns Scot.Comme l’affirme l’historien de la papauté, Pastor, il était extraordinairement dévot à la Vierge et promut partout son culte.Ce fut lui qui approuva solennellement, de par l’autorité du Saint-Sieège, l’Office de l’immaculée Conception longtemps en honneur dans les diocèses de la chrétienté: aucun pape ne l’avait fait avant lui.Il mit fin aussi, par une constitution apostolique, aux attaques agressives de quelques théologiens contre ITm-maculée Conception.Ses statuts ont dirigé le concile de Trente et l’action du Saint-Siège jusqu'à Pie IX.Un grand missionnaire, saint Léonard de Port-Maurice, a aussi contribué largement à la définition de ITmmaculée, qu’il souhaitait de toute son âme.Il fit d’instantes démarches auprès de Louis XV afin qu’il usât de l'influence de la France pour faire proclamer le dogme.Il se multiplia aussi dans le même but auprès de Clément XII et de POUR LES FETES, DONNEZ-LUI DES TIMBRES ¦ POSTE A cette occasion nous avons préparé de magnifiques collection! 10C9 timbres different!.$1.00 200 colonies françaises.$0.90 2000 “ “ 2.50 300 “ “ 1.75 3000 “ “ 6.50 300 “ anglaises 1.90 ALBUMS ILLUSTRES: PLACE pour 6,400 timbres $0.75 “ “ “ 12,000 “ 1.50 “ 32,600 “ 4.50 “ édition française “ 9,500 “ 2.00 “ “ “ 18,000 “ 5.00 VIENT DE PARAITRE: Catalogue: édition 1939.Comment collectionner les timbres-poste et contenant 250.illustrations des timbres du Canada, Terre-Neuve, etc., 35c.GRAND CHOIX de timbres, albums et catalogues.A.H.VINCENT »“•» La première maison canadienne, établiedepuis 20 ans.* .VV.¦ .v\ ' 1 ?M DIMANCHE Il DECEMBRE DEUX GRANDES ASSEMBLEES en faveur de • CHARLES-AUGUSTE GASCON candidat à la mairie Quelle date?Voy»z ici : (1) Appelait, exigeait la pureté entière de la Vierge et que c’était exalter davantage le Christ-Médiateur.2.30 p.m.ECOLE MEILLEUR 2237, rue Fullum 8.30 p.m.MARCHE ST-JACQUES Amherst - Ontario Tous nos amis qui peuvent disposer de leur automobile gratuitement sont prié» de communiquer avec M.P.POULIOT, BE.1051.1938 DECEMBRE 193S Dim Lun.Mar.Mer.• Jeu.1 Ven.2 Sam.3 4 S 6 7 8 9 10 11 12 13 14 1S 16 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 26 27 28 29 30 31 PENSION POUR SKIEURS Au Véca STE-ADELE (In haut! 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TEMPS PROBABLE AUJOURD’HUI: NUAGEUX, DOUX, AVERSES M.Gascon à Notre-Dame' de-Grâce et à St-Henri • ~ .1 .Le candidat met la population de-langue anglaise en garde contre le “cri de race” lancé par l’un de ses adver-1 saires — L’administration de Montréal ne doit pas s’ingérer dans la politique provinciale ou fédérale — M.Gascon n’est le candidat d’aucun parti politique mais bien celui de tous — Il veut que la prochaine administration en soit une de constructeurs — Les gouvernements fédéral et provincial doivent contribuer aux travaux permanents d’urbanisme qui seront faits à l’occasion du Troisième Centenaire de la fondation de Montréal, en 1942 La votation lund^ De 8 h.du matin à 7 h.du soir Demain après-midi au Monument National Assemblée populaire pour célébrer la fête de l'Indépendance canadienne — Discours de M.Georges-H.Héon, député fédéral d'Argenteuil; M.l'abbé jmer g 7 heures^du joir.Lionel Groulx, M.Maxime Raymond, député fédéral de Beauharnois, et M.Edouard Montpetit — Brefs témoignages de MM.Timothy-P.Slattery, Jacques Perrault, Neil Morison et André Laurendeau Les sous-officiers-rapporteurs et les votants du scrutin municipal de lundi prochain sont priés de bien noter que les bureaux de vote ouvriront à 8 heures du matin, pour fer- ii faut empêcher le retour au pouvoir d’une clique organisée” M.Charles-Auguste Gascon, candidat à la mairie de Montréal, a tenu, hier soir, deux assemblées: la première chez les électeurs de langue anglaise, dans la salle niuni-cipale de Notre-Dame de Grâce, et la seconde dans la salle du collège Saint-Henri.A l’assemblée de Notre-Dame de Grâce, M.Gascon était accompagné de MM.Gordon Scott, conseiller législatif, et de MM.Walsh, député fédéral de Mont-Royal, qui ont parlé en faveur de M.Gascon.La grande salle était remplie et a écouté le candidat avec une vive attention.L’assemblée de Saint-Henri était présidée par MM.Auguste Côté, J.-L.Lefebvre, Joseph Charette, Joseph Lajoie, C.Diotte, Philippe Magedn, Clyde Walker.Les orateurs étaient MM.J.Désor-miers, Jacques Vadboncoeur.Paul Guilbault, Marcel LaFontaine, Eugène Therrien, Fernand Chaussé, John Bumbray et Antoine Senécal.Le cri de race M.Gascon a déclaré qu’il entendait conserver à la lutte électorale, jusqu’à la dernière heure, le caractère de dignité, de loyauté, de slricte honnêteté qu’il a tenu à lui donner dès le début.Il n’est le candidat d’aucun parti, d’aucun clan politique, mais bien le candidat de tous.“J’ai seulement le désir, et vous l’avez tous avec moi, de voir notre ville échapper à i’étrein-te d’une clique organisée qui veut, son intention est chaque jour plus apparente, reprendre le pouvoir pour mettre en coupe réglée nos finances publiques, pour encourager dans notre cité l’immoralité dont c e vit; le désordre sous toutes ses formes, y compris le communisme (,.!i l’appuie, la soutient et la réclame, pour y assouvir ses haines, ses rancunes, ses vengeances, et, sciem-ment ou inconsciemment, pour poursuivre son oeuvre de destruction, d’avilissement et de ruine.La mesure est comble et il nous faut agir rapidement car le danger est à notre porte.Nous ne pouvons plus tolérer qu’après l’injure aussi blessante, aussi calomniatrice que possible, à toutes sortes de personnes, à tous ceux qui veulent leur barrer la route, ces malfaiteurs osent semer des germes de désunion dans notre grande ville et par de prétendues dénonciations aussi mensongères que criminelles, soulever le cri de race et vouloir opposer l’une à l’autre les deux grandes familles de citoyens qui sont la force de Montréal.“Nous voulons être, nous sommes et nous serons des constructeurs, mais nous devons chasser de notre vie publique, — sans rancune et sans esprit de vengeance, mais sans pitié et sans merci, ceux qu' faisant figure de serviteurs du public ne.sont chez nous que les meilleurs artisans de la désunion, du désordre, de tous les troubles et du communisme.Il n’v a pas de place pour eux chez nous.Manoeuvres démagogiques Il y a, dit M.Gascon, des injures qu’on ne relève pas, tant elles sont basses, laides et sales La population de Montréal, une population saine, travailleuse et de principe d’ordre, ne se laissera jamais séduire et prendre par des manoeuvres démagogiques, par la lâcheté de certaines dénonciations, par la pauvreté d’arguments qui tendent tous vers l’intérêt pcrsonel.Il y a une limite dans l’abjection de certaines attitudes et de certaines paroles, qui veulent accuser une collectivité tout entière.Ceux qui les tiennent et ceux qui les prononcent se condamnent eux-mêmes et ne doivent pas s’étonner du jugement de tout un peuple.M.Gascon dit que l'administration de Montréal le doit pas s’ingérer dans la politique provinciale ou fédérale, car Montréal a besoin des deux gouvernements.Il faut à ?Tontréal un administrateur honnête.Le chômage M.Gascon continue l'exposé de son programme, article par article.Le dixième article a trait au chômage et à la remise des dépenses de chômage aux pouvoirs supérieurs.Il fauf remplacer les secours directs par des travaux.Mais il faudra continuer à distribuer des secours aux chômeurs tant qu'ils n’auront pas trouvé de travail, il importe de donner à manger à ceux qui n’ont pas de travail, ou aux déshérités.Le troisième centenaire M.Gascon parle ensuite dos fêtes du troisième centenaire de Montréal et de la nécessité de préparer un plan d’ensemble approprié.Il fauf de plus organiser notre propagande publicitaire pour attirer le plus grand nombre de touristes possible , et faire des travaux qui auront plus tard leur utilité pratique.Mats pour cela il faut la roopé-ration des gouvernements fédéral La réunion commencera à 3 heures précises — Entrée libre — Nombreuses délégations Demain après-midi, Montréal cé- Québec, assistera à lébrera l’anniversaire du Statut de (Cette délégation se Westminster, charte de l’Indépen- et provincial, et ne point se cantonner dans une hostilité inutile et domageable, pour les intérêts de la métropole.Je vous ai dit les buts que je poursuivrai, en toute honnêteté, en tout désintéressement, et vous avez bien compris cela, je n’en doute pas, que seul l’intérêt général dictait mes paroles, comme seul l’intérêt général dictera tous mes actes administratifs, toutes mes actions à l’hôtel de ville.Et vous m’y enverrez, électrices et électeurs de Saint-Henri, électrices et électeurs de Montréal, vous m’y enverrez pour administrer enfin vos affaires, pour y apporter un esprit de droiture, de loyauté, d’honnêteté, le même esprit qui inspire vos actes à vous-mêmes dans votre vie de chaque jour.Vous m’enverrez à l’hôtel de ville pour y parler réellement en votre nom, pour y être votre véritable représentant, pour traduire d’une façon précise, votre volonté, pour réaliser vos désirs, pour satisfaire vos besoins, dans la compréhension mutuelle de ce qu’il vous faut aux uns et aux autres.Vos votes diront enfin, et cela à la province tout entière, au Canada tout entier, que Montréal, métropole du Canada, où deux grandes races soeurs vivent côte à côte dans l’entente et la meilleure union, que Montréal, où la grandeur du passé est garante de l’avenir, où se sont développés tant d’efforts fructueux, que Montréal qui a fourni déjà à notre patrie canadienne tant de grands serviteurs, que Montréal, dans sa vie municipale, dans son administration municipale entend et exige de demeurer rigoureusement honnête.dance canadienne.Une grande as semblée, organisée par la Ligue; d’Action Nationale, aura lieu au Monument National (1182, rue St-LaurenU, à 3 heures précises.Dames et messieurs sont invités, — entrée libre,— et l’on y conv:e particulièrement la jeunesse étu diante.Les orateurs parleront dans l’or dre suivant: Après quelques mots de présentation par M.André Laurendeau, directeur de la revue VAction A!o-tionale, on entendra trois brefs té moignages de jeunes: MM.Neil Morison, du Conseil national de la Canadian Student Assembly, Jacquei Perrault, avocat, docteur en droit, et Timothy P.Slattery, avocat, président de l’Union des Jeunesses catholiques canadiennes.Puis, ce seront: M.Georges-H.Héon, député fédéral d’Argenteuil: Indépendance canadienne et politique extérieure; M.l’abbé Lionel Groulx, professeur d’Histoire du Canada à l’Université de Montréal: Indépendance et vie intérieure du Canada; M.Maxime Raymond, député fé; déral de Beauharnois: Pensons-nous et agissons-nous selon l’esprit du statut de Westminster?M.Edouard Montpetit, secrétaire de l’Université de Montréal: Le Statut de Westminster et le Canada français.L’Association Générale des Etudiants de l’Université de Montréal sera officiellement représentée.Une importante délégation d’étudiants de l’Université Laval, de l’assemblée, compose de MM.Paul Clermont, président de l’Association Générale tics Etudiants de Laval, Roland Guertin, vice-président, et Jean Leblanc, secrétaire de l’Association; Gérard Lasalle, président des étudiants de la Faculté de Médecine et Samuel Gagné, vice-président des étudiants tie l'Ecole des Sciences Sociales, Economiques et Politiques de La-val.Des délégations venues d’en dehors de Montréal assisteront à la réunion (et d’ailleurs, plusieurs villes de la Province doivent célébrer la Fête de l’Indépendance: Québec, les Trois-Rivières, etc.) La société Saint-Jean-Baptiste, qui met gracieusement le Monument National à la disposition de la Ligue d’Action Nationale, sera représentée par son président, M.Joseph Dansereau; le Comité Permanent des Congrès de la langue française en Amérique, par son second vice-président, M.Alphonse de la Rochelle; l’A.C.J.C.par son président, M.Paul Leblanc, de même que l’Association Professionnelle Catholique des Voyageurs de commerce, le Bloc Universitaire, la Chambre de Commerce des Jeunes.Seront aussi présents: M.Paul Gouin, chef de l’Action Libérale Nationale, M.Paul Bouchard, fondateur du Parti nationaliste, Georges-Etienne Cartier, vice-président des Jeune-Canada, Walter O’Leary, secrétaire des Jeunesses Patriotes du Canada français.On est prié de noter que l’assemblée commencera à 3 heures précises.Chef conservateur de l’Ontario Le traité des Neuf paissances Les gouvernements joponophiles de la Chine le dénonceront M.Camillien Houde au marché Maisonneuve Toklo, 10 (S.P.A.).— Il parait que les gouvernements japonophi-les de la Chine dénonceront le traité des Neuf puissances, que la presse japonaise a déjà proclamé inopérant.Après la dénonciation, dit-on, Tokio réalisera son projet de groupement politico-économique Japon-Mandchoukouo-Chine.On sait que le traité en question exige entre autres choses que tous les pays aient également accès à la Chine en ce qui concerne le commerce et l’industrie.Outre la Chine et le Japon, les premiers signataires sont: la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la France, l’Italie, la Belgique, le Portugal et les Pays-Bas, Le Canada, les autres Dominions et plusieurs «utres pays ont accédé au traité.Des autorités disent que jeudi le ministre des Affaires étrangères, M.Arila, a déclaré aux ambassadeurs de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis que Tokio estime que le principe de la porte ouverte est devenu inapplicable.Il paraît que M.Arita a fait celte réponse à quelqu’un qui demandait si le Japon a transformé en colonies les parties tie la Chine que son armée occupe: Il n’y a pus d’annexion.Ces parties de la Chine ne sont pas des colonies, non plus que des Do- Assemblée enthousiaste — L’attitude des journaux Montréal va garder son argent pour s’administrer Construction de voies souterraines — Disparition solotram — Taxe de vente —- Des chemises d’ pour les policiers “Je suis décidé à nie faire aimer” — Les libéraux et M.Houde Ottawa, 10 (D.N.C.) — L’homme de la Bren, le colonel Drew, a été élu chef du parti conservateur ontarien.La nouvelle a créé une assez vive impression dans les milieux de la politique fédérale.Car l’homme de la Bren jouit ici d’une certaine réputation de batailleur et de tacticien.Les libéraux d’Ottawa ne lui reconnaissent pas toutes les qualités que lui prêtent ses admirateurs torontois, mais ils admettent d’emblée qu’il a une valeur personnelle et que ses luttes passées lui ont donné une précieuse expérience.Les libéraux peuvent se vanter d’avoir aidé considérablement le colonel Drew à se créer une belle réputation et à préparer sa campagne à la succession de M.Ean Rowe.M.Drew eût éprouvé des difficultés pratiquement insurmontables à se donner une organisation suffisante et à se faire des partisans enthousiastes, n’eût été l’enquête royale Davis qui lui a permis de se faire une publicité gratuite.Songeons que pendant des semaines et des semaines le nom et la photographie du colonel ont orné, si l’on peut dire, la première page de tous les quotidiens de l’Ontario, M.Rochefort .à Saint-Arsène Dons la lutte jusqu'au bout — L'autonomie de Montréal — Son programme — MM.Houde et Gascon — Du travail du été M.Camillien Houde a tenu une dans mon temps on n’était pas ca-uii.u: : Li »*-» pable tie rien leur arracher, et, après, il n’y avait pas de courbet- assemblée hier soir au marché Maisonneuve.La foule remplissait la salle et débordait dans l’escalier et jusque dehors, où un bon nombre de gens, qui n’avaient pas pu entrer dans la salle, sont restés sous la pluie pour écouter les discours.Cette foule a fait à M.Houde une chaleureuse ovation et l’a applaudi à maintes reprises.Ÿ * ’/> Les présidents de l’assemblée étaient MM.Albert Pelletier, secrétaire de la Fédération des barbiers-coiffeurs; Georges Sauvé, contremaître au C.P.R.; Idola Duchesne, épicier, Aimé Hotte, bourgeois, Dr Achille Forget et Edgar Malo, entrepreneur peintre.Les orateurs, outre M.Houde, ont été M.Thomas Vien, député d’Outremont aux Communes, Hector Dupuis, échevin de Papineau, Dame Rochon, échevin de Saint-Michel, Simon Latour et Donatien Bourbeau.Ÿ êè êê M.Houde a d’abord parlé de la M.L.H.et a affirmé qu’en 1936 une partie des fonds électoraux de M.Raynault venait de cette com- a-t-il entre l’allégeance (Rie les Do minions doivent au roi Georges et les liens de commun intérêt qui unissent les nations d’Extrême-Orient?La Jeunesse libérale de Ste-Marie et les élections Le président de la Jeunesse l ’ ê-rale de Ste-Marie, M.Ernest Taylor, annonce que ce groupe n’appuie aucun candidat, ni pour la mairie, ni pour le conseil municipal.Ceux de ses membres qui s’occupent des élections le font à titre purement personnel.Retraite du maire Jenkins M.John Jenkins, maire de West-mount depuis 1932.se l’expiration de son présent ternie, le 15 janvier.minions.Mais quelle différence y j pagnie.Il a ensuite rappelé que .„ - i_.n.tous jes journaux de la ville sont contre lui.Il attribue cette unanimité des journaux au fait que, du côté de M.Gascon, il y aurait beaucoup d’argent.11 se propose, après le 12, de recommander aux gens de s’abstenir de lire certains journaux pendant quelque temps, afin qu’on ait une presse libre.M.Houde a ensuite exposé de nouveau son programme.Si Québec n’est pas satisfait de nous, on garde nos taxes, notre argent et on s’arrange avec.Il y aura referendum I sur cette question.Si on garde notre argent pour administrer la ville, ! il n’v a plus besoin de taxe de ven-! te.Si on s’arrange autrement et qu’on continue de donner partie de nos taxes à la province, l’exemption sera portée à 50 cents.On construira un souterrain pour les tramways, les chemins de fer et les autos; il ira de l’est à l’ouest et retirera àl^11 nor3» VOLUME XXIX — No 286 Ca Uie musicale Pour rofroîchir les alentours d'une oeuvre — Vieux airs, jeunes texîes — Pourquoi mendier?— Qui cherche trouvera — Sur une enquête Les Cathedral Singers semblent avoir voulu reprendre la tradition de l’ancienne Société Philharmonique de donner, vers la Noël, le Me»-sie de Haenuel.J’engage fortement le Dr Whitehead à persévérer dans celte voie.De tous les oratorios en effet, le chef-d’oeuvre de Haendel est éminemment destiné à la fête du Christmas, où les protestants n’ont pas comme nous la messe de Minuit de Noël.Et après tout, la musique du Messie n’est-elle pas plus religieuse que la grande masse des messes en musique que l’on nous sert pendant cette nuit, et certainement plus respectueuse du Magnum mysterium, comme l’appellent les textes liturgiques?Mais une oeuvre et ses alentours, son ornementation extérieure, ce n’est pas la même chose.La première, c'est le palais, il doit _ demeurer; la seconde peut se rafraîchir de fleurs nouvelles.L’orchestration du Messie, faite avec les éléments de son temps, est désuète, terne à nos oreilles.Pourquoi ne mettrait-on pas un peu de courage à un travail de mise au point avec les ressources modernes?Il suffirait de respecter les idées maîtresses de la partition originale, pour que ce travail ne pût être accusé de sacrilège musical.A cette question, l’on répond uue là tradition doit être respectée.Eh bien! c’est juste cela (jue Mozart n’a pas fait, quand il a ajouté aux cordes, orgue et trompeltcs aiguës du vieux Georges-Frédéric, la flûte, le hautbois, le basson et le cor et qu’il a changé les violons et les vlooln-celles de la Pastorale pour des hautbois et des bassons.A-t-on jamais tenté, demandent les partisans de la tradition, de rajeunir l’orchestration de Bach, dans la Passion'! Non, car l'Instrumentation de Bach, plus archaïque encore que celle de Haendel, groupe les sonorités d’une façon tellement distinctive qu’il est impossible d’y toucher sans détruire son merveilleux traitement.Elle a été mûrie pendant des années.Le Messie a été composé et orchestré en un mois.Bien que le déclin de l’infhien-ce victorienne soit accompli et que l’école de musique anglaise se soit débarrassée du manteau de plomb que faisait peser sur elle le musicien du Messie, cet oratorio, le seul de lui qui dure universellement dans le monde anglo-saxon, demeure, comme un monument impérissable de majestueuse grandeur.Mais les musiciens du reste du monde qui n’ont jamais succombé à cette emprise ne mettraient-ils pas plus souvent l’oeuvre au concert, si on la rajeunissait?* * Sous le titre de Northland Songs, M.John-Murray Gibbon a écrit des paroles qu’il a adaptées à des vieilles ehansons et en a demandé les accompagnements à sir Ernest MacMillan; trois garanties de réelle valeur.C’est édité chez Gordon-V.Thompson, de Toronto.Dans le patelin des Canadian Performing Pights, c’est fort habile à ¦wiBWwiiiiwiiWBiiiwir wwiiiii CONSTIPATION M.Gibbon, qui nous donne par-dessus le marché de très jolies choses; il faut espérer qu’un poète de chez nous voudra lui demander l’autorisation d’en faire une élégante traduction.Les auteurs connus ou inconnus dont M.Gibbon a pris la musique, s’ils la reconnaissent dans leur tombe depuis si longtemps fermée, seront charmés qu’on les ait conservés à la postérité.Il y a l'air de Hinnnel, Kennst du das Land, un air danois et dix-huitième siècle de Weyse, Bernard Klein, aussi vieux, voisine avec Mozart et son \agel-fanqer, avec Zelter, et son Liebhal-ter'in allen Gestfallen, William De-fesch est un contemporain de Haendel, Rameau et Béranger se sont déjà servis de Y Age Futur, et même Jean-Jacques Rousseau est ici plus à sa place qu’en cantiques.L’Acadie est représentée par un air écossais que Saint-Saëns a déjà mis dans le ballet d’Henry VIII, et Québec se drape dans l’air orgueilleux d’une Pavane contemporaine de Louis XIV.Sous le même titre général, c est le deuxième fascicule que publie M.i.Hr - graphies, oo n’est pas plus avancé que s’il n’y avait eu aucune enquête.Quand ou est privé de renseignements comme ont dû en accumuler ces messieurs et qu'on n’a aucun moyen de les trouver soi-même, ne peut-on s’adonner au petit jeu des conjectures?L’enseignement public de la musique, dans noire province, ne consiste que dans les cours de solfège des Arts et Métiers, auxquels on peut associer les cours donnés dans les écoles primaires organisés, sauf erreur, dans les seules écoles des deux commissions scolaires de Montréal.Partout ailleurs, excepté au Conservatoire de McGill, et à l’Ecole de musique de l'Université Laval, dans une couple d’Ecoles supérieures de communautés de femmes, c’est l’enseignement privé.Or le comité d’investigation n’a certainement pas dû s’immiscer dans l’enseignement privé, qui n’est l’affaire que des professeurs.Les Ecoles supérieures de musique des SS.NN.de Jésus et Marie et des SS.de Sainte-Anne ont aussi échappé à leurs recherches.Il ne reste donc que les deux écoles ou conservatoires que j’ai tout à l’heure nommés et les cours publics ou semi-publics de solfège.C’est plutftt mince, comme matière d’enquête.Frédéric PELLETIER Le Petit Septuor de la Bonne Chanson à la salle du Gesù CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes ROBOL Résultat demain matin 25c la boîte Cte Chlmlqu* FRANCO Américaine Lté* ISM ru* St-Déni» Montréal Veuillez m'envoyer un échantillon de ROBOL Nom.Adre&st e • john-Murrav Gibbon.Heureux hom me qui a le'loisir de s’occuper avec pareille élégance et trouve un collaborateur comme sir Ernest MacMillan! * * * Fort à propos, M- Léo-Pol Morin, dans une de ses chroniques du La nada.a donné un vigoureux coup de bistouri dans Tabcès de 1 kneou-rageons les nôtres, nourri et mûri par tous ceux qui ont un ours a vendre., „ Les nôtres qui peuvent réellement faire quelque chose dans un art quel qu’il soit n'ont pas besoin qu’on mendie pour eux un encouragement dont ils ont su se passer.Wilfrid Pelletier s’en est passe, Jean Dansereau ne l’a pas sollicite.Ce n'est pas en tendant la main qu’ils ont eu ici le succès qu’on leur devait.Ils se sont imposés, et, si nous ne les avions pas reconnus, c’est des cinglants reproches que nous eussions mérités.Les autres, ceux qui ont besoin qu'on demande pour eux de 1 encouragement, sont justement, pour la plus grande partie, ceux qui ne le méritent pas, ceux qui se croient arrivés au faite parce que quelques douzaines de naïfs ont succombé à la sollicitation, ceux qui attendent, murés dans la tour d’ivoire de leur incapacité, qu’on aille les prier d’en sortir.Ceux qui savent marcher tout seuls, point n’est besoin de les encourager; ceux qu’il faut pousser, qu’ils restent chez eux.* * * Vers 1826, un humble musicien d’un village d’Autriche, François-Xavier Griiber, faisait chanter un Noël de sa propre inspiration tlans sa petite église.Dix ans plus tard, Holg Night avait fait le tour des églises catholiques et des temples luthériens d’Allemagne; toutes les églises et tous les temples d’Angleterre le chantaient; on le chante toujours.Je ne sais pas s’il en existe une traduction française, je n’en ai jamais vu la partition, mais, devant les louanges sans restriction qu’on en fait, je me demande s’il ne vaudrait pas la peine qu’on essayât de lui faire prendre la place qu’usurpe le fameux Minuit, Lhrétiensl Qu’on ne m’accuse pas de vouloir ressusciter la querelle qui a fait rage autour de l’air d’Adolphe Adam; je n’en ai nullement l’intention et je n’y prêterai plus les mains.Mais il serait peut-être temps qu’on eût la curiosité de chercher s’il n’y a pas autre chose dans l’immense répertoire des Noils depuis le Moyen Age jusqu’en l’an de grâce mil neuf cent trente-huit, quand ce ne serait que par amour dun peu de nouveauté.* * * On se demande, dans le monde | des musiciens, ce qu’est devenu le ! rapport du groupe d’enquêteurs qui a fait — est-ce l’an dernier?—• une étude de la situation de l’enseignement musical dans noire province.Ou serait-ce qu’on n’y pense plus du tout?Pourtant, chez de rares individus, la curiosité, vive ailleurs, légitime ici, demeure toujours; elle peut dormir, mais ne périt Jamais.J’ai celte curiosité et J’ai demandé à une couple de membres de ce comité s’ils ne pourraient pas la contenter.La réponse a naturellement été, — je m’y attendais bien, — qu’ils se croyaient tenus au secret.C’est fort bien; mais il demeure qu’après tout ce que les journaux avaient annoncé avec force photo- Le lundi soir 16 janvier prochain, avec le concours de M.Jean Belland, violoncelliste Pour la première fois à Montréal, le “Petit Septuor de la Bonne Chanson’’ se fera entendre en concert à la salle du Gesù, rue Bleury, le lundi soir, 16 janvier prochain.M.Jean Belland, violoncelliste, soliste aux Concerts Symphoniques de Montréal, a bien voulu prêter son concours pour celle circonstance.Ce groupe de petits chanteurs de chez nous, mieux connu à la radio et dans nos maisons d’enseignement, s’est donné pour mission de propager la bonne chanson et nos chants de folklore canadien et français; c’est dire qu’il fait oeuvre d'éducation et éminemment patriotique, et à ce titre, il mérite l’appui et l'encouragement de notre population.Au cours de sa récente tournée en Nouvelle-Angleterre, où il a donné trente concerts, le “Petit Septuor” a été accueilli avec bienveillance et applaudi avec beaucoup d’enthousiasme.Le concert du 16 janvier prochain sera sous le patronage de l’A.C.J.C.de Montréal.A propos d'un spectacle de charité Quel réconfortant coup d’oeü pour les amis des pauvres que celui que présentait l’Auditorium du Plateau le 30 novembre dernier à la soirée au bénéfice de l’Oeuvre de la Soupe.Une foule compacte envahissait la salle dans un élan de vraie charfté et de sincère admiration pour les oersonnnlités au programme.Une fois de plus remercions MM.Louis Francoeur, Mario Duliani, Emery Phaneuf et les membres du M.R.T,, qui ont prêté leur concours à titre gracieux.La reconnaissance du Comité de l’Oeuvre de la Soupe va vers tous ceux qui ont pris part au spectacle ou qui ont travaillé en vue du succès avec une générosité admirable.11 offre un hommage particulier aux journaux, aux postes de radio, où les organisateurs ont trouvé une bienveillance inoubliable.M.Jean Clément a su charmer l’auditoire, se prêtant avec la meilleure grâce aux nombreux rappels qui lui ont été demandés, • Mme L.-M.Gouin, Mlle Andrée Beaubien, présidentes conjointes des Dames Patronnesses et du Comité des Jeunes Amies de l’Oeuvre de la Soupe, sont heureuses de remercier particulièrement toutes celles qui ont collaboré si généreusement au traavi ardu de la préparation de cette fête.L’exercice de la charité se fait sur un haut pied dans notre ville.Le public a su en donner une nouvelle preuve.Béni soit-il, c’est le soudait de la gratitude sincère.(Comm.) 'Le mort à cheval!" Les élèves du collège Jean-de-Bréheuf présenteront celte fine piè-re d’Henri Ghéon, en matinée, au Gesù, samedi le 17 décembre, à 2 h.30.Ce jeu sera précédé d’un amusant lever de rideau Cette représentation est organisée nu bénéfice des pauvres assistés par les élèves du collège.Billets en vente au contrôle du Gesù et au collège Jean-de-Brébeuf.Téléphone: AT.4200.Gazette artistique 10 déc.ECOLE SUPERIEURE DE MUSIQUE D’OUTREMONT — Récital Léo-Pol Morin.Sf» Sfs 10 déc.: MONUMENT NATIONAL — Les Variétés Lyriques, dans: Le Chant du Désert, opérette de Romberg.(Aussi le 11 déc.J Impresa ,,os Goulet-Daunais).•¥• •¥* 13 déc.: HOTEL WINDSOR — Récital d’Isidore Gralnick, violoniste.Sfs 14 déc.: CONGRESS HALL (rue DorchesterJ _ Le MRT français, dans: “Chacun sa vérité”, de Pirandello.(Aussi le 15 déc.) s/» "jf* 15 déc.INSTITUT NAZARETH.—» Grand concert par la chorale de Nazareth, avec le concours d’André Marchai, organiste de Saint-Germain-des-Prés, à Paris.Sfr *¥* 15 déc.: MONUMENT NATIONAL —• “Evangéline”, opéra de Xavier Leroux, par le Conservatoire National de Musique.18 déc.: MONUMENT NATIONAL — Sixième Guignolée des Colons.Programme artistique par La Manécanterie d’Hochelaga, le Théâtre des Petits.(Aussi le 19 déc.).sfi 25 déc.: HIS MAJESTY’S — La célèbre artiste parisienne, Gaby Morlay, avec-sa troupe de Paris.Durant toute la semaine.Au program: “Il était une fois” et “Victoria Regina”.(Impresario J.-A.Gauvin)._ Une nouveauté théâtrale à Montréal Le Mont-Royal Théâtre Français, pour son dernier spectacle de l’année, a été bien inspiré de monter Chacun sa vérité, de Pirandello, qui sera joué les sjirées des 14 et 15 décembre prochains, au Congress Hall, 454 Dorchester ouest.En effet.Chacun sa vérité est, de toute l’oeuvre si complexe et si originale du grand dramaturge Pirandello, celle qui caractérise mieux el qui résume peut-être plus complètement la philosophie pirandel-lienne.Jouée à Paris au Théâtre de l’Atelier, par Dulin en 1925, Chacun sa vérité fut représenté plus de cinq cents fois, et Tannée dernière la Comédie Française, voulant rendre un éclatant hommage à Pirandello, la fit entrer dans son répertoire.Chacun sa vérité, traduite dans toutes les langues, a été présentée sur les scènes du monde entier et cette année même on prépare à New-York un grande reprise de la pièce.A Montréal, Chacun sa vérité n’a jamais été jouée, et c’est pour cela qu’il faut féliciter le Mont-Royal Théâtre Français de son initiative.M.Victor Barbeau, président de la Société des écrivains français, a bien voulu accepter de dire quelques mots sur l’oeuvre de Pirandello.Pour tout renseignement, téléphoner au Mont-Royal Théâtre Français, M Arquette 3937.À Nazareth CONCERT 'DIT CHOEUR ET DE L’ORGUE M.André Marchai, l’organiste pa-ricien, et l’excellent choeur de Nazareth, qu’on n’a pas entendu en concert depuis plusieurs années, donneront, dans la chapelle de l’Institut, Chemin de la Reine-Marie, une grande audition d’oeuvres anciennes et modernes dont nous publions le programme.I On voudra bien prendre note que ce concert aura lieu le jeudi 15 décembre et commencera à 8 heures précises.PROGRAMME 1.— a) “En son Temple Sacré” (Psaume 150), Mauduit; b) Ad To Domine Levavi, Goudimel; c) Ave Maria du XVIe siècle; d) Fnlge-bunt, Orlando de Lassus.A cappella par le choeur.2.- Domine Deus, Couperin.André Marchai, 3.— Ode à sainte Cécile (Louange à Toi).No 4, Haendel.Le choeur 4.— Choral: “Veni Redemptor”, J.-S.Bach.André Marchai.5.— Sanctus et Benedictus, Fheinberger.Le choeur.6.— Choral No 2, César Franck.André Marchai.7.— Quant Dilecta, Saint-Saëns.Le choeur 8.— Fantaisie (Office de l’Fpi-phimie), Tournemire.André Marchai.9.— Prière du Soir, Gounod.Le choeur.10.— Symphonie, Augustin Barrier.André Marchai.1.Tantum Ergo, Marcel Du-pré.I,e choeur.12.— Improvisation sur un thème donné.André Marchai MLLE LUCE OSTIGUY L’une des artistes du programme de la Guignolée des Colons, les 18 et 19 décembre au Monument National Elle tiendra le rôle-titre dans l’opérette Bécassine fait sa folle.La musique à Paris Musique pour les morts (Spécial au "Devoir") En ce doux et triste novembre, quelques-uns de nos orchestres ont dédie leurs programmes aux morts.Les Concerts Lamoureux avec Eugène Bigot, l’Orchestre National, avec D.-E.Ingelbrecht, le Société des Concerts avec Bruno Walter, ont exécuté le Requiem de Mozart, le Requiem de Fauré, le Requiem de Verdi.La juxtaposition de ces trois monuments sonores impose d’utiles comparaisons qui éclairent les positions métaphysiques de ces trois artistes.C’est peu de temps avant sa mort que Mozart, le plus miraculeux des musiciens, écrivit son Requiem.Cette musique unique, que d’aucuns cependant trouvent peu émouvante parce qu’elle n’est presque plus humaine, semble nous apporter un divin message qu’on croit aisément composé par quelque ange instruit des plus grands mystères.Le Requiem de Verdi, au contraire, avec ses moyens faciles, extérieurs, parfois même vulgaires, monte comme un chant terrestre vers un RECITAL D'ORGUE «ou* In autplcn d» la SOCIETE CASAVANT E.POWER BIGGS célèbre ortanlste anfUia Abonnement de demi-saison |1.00, chez Wim*.Archambault, ou à l'église, mardi soir entre T et S.30 p.m.JEUDI, LE 15 DEC, A 8.00 P.M.A LINSTITUT DE NAZARETH Concert de la Chorale de Nazareth avec le concours < ANDRE MARCHAL le célèbre organiste aveugle de St-Germain des Fiés.Paris.Billets: .75 chez Archambault et chez Willis.ciel lointain, un chant magnifique et sincère, un hymne puissant et généreux, un acte de foi.Quant au Requiem de Fauré, n’est-il point avant tout la plus simple, la plus noble attitude d’un homme devant la mort?Prière admirable qui se développe calme, pleine de pudeur, de tendresse, d’espérance, de grandeur, et qui s’achève dans une béatitude grave et claire.On a souvent reproché à ces trois ouvrages, dont deux au moins sont d’immortels chefs-d’oeuvre, de n’être point absolument de la musique religieuse.Le singulier grief! Et qu’exprime-t-il exactement?Pour moi, vraiment trop de puritanisme.D’ailleurs on serait bien embarrassé de délimiter rigoureusement ce qu’on est convenu d’appeler musique religieuse.La querelle est surtout, je pense, d’ordre "formaliste”.Aussi bien rappelons-nous que la forme d’une oeuvre d’art ressortit nécessairement au temps, au lieu, à la mode; qu’elle n’est qu’un moyen, qu’elle ne saurait être un but, que rien n’est plus périssable et qu’il faut toujours distinguer la lettre de l’esprit pour garder à celui-ci la meilleure part.Donc ne confondons pas les vocalises du Requiem de Mozart avec les vocalises du Stabat Mater de Rossini, par exemple.Souffrons le style théâtral de Verdi puisqu’il s’agit de découvrir un coeur sous une apparence.Et laissons-nous charmer, sans réserve, par la magie des cadences fauréennes car nous ne saurions trouver prière et musique plus pure.Roland MINIOT (Paris, novembre 1938).u Choeur de France a “Choeur de France”, dirigé par M.José Delaquerrière, donnera, dans quelques jours, un grand concert populaire.Les pièces choisies, qui seront exécutées avec brio, ont été minutieusement choisies et le programme de la soirée ne le cédera en rien aux grandes représentations qui jusqu’ici ont été offertes à notre population.Les dernières répétitions ont été fixées comme suit; mardi soir, 13 décembre, pour les garçons; mercredi soir, 14, pour les deux sections (cours mixte), et vendredi soir, 16 décembre, pour les jeunes filles.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphona: BEIalr 3361 t cent le mot.23g minimum comptant.Annonces facturées lTao |# mot.40c minimum.NAISSANCES, SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES, ORAND'-MESSES.REMERCIEMENTS POUR F-'î IPATHIES BT AUTRES.2o par mot.minimum de 50c.FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES tl.00 par Insertion.EMPLOI DEMANDE Sténo-dactylo bilingue, bonne Instruction.Références.AM.2178.Notre fabrique de Pianos et d*Harmoniums, située à 9090 Blvd.St-Laurent, à Montréal.Voici la Preuve ! Voici l'illustration de lo seule monufocture de Pionos à Montréol.C'est là où sont fabriqués tous les Pianos neufs que nous vendons: et mettons au point tous les pionos reconditionnés que nous offrons au pubKc, à moitié prix.CONDITIONS FACILES à partir ft 4 de * par semaine Mut MS léflST «MppWmsnf initial PIANOS NEUFS aux prix de la manufacture à partir de PIANOS RECONDI- TIONNES dans presque toutes fee marquee à partir de fm "Modtms %" $m.Maison 100% canadienne Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre Dame (est), Montréal.lié I 510 EST, RUE SAINTE-CATHERINE am« (Entre Salnt-Denii et Saiot-Hubert) Feutikton du “Devoir" j L’IRIS BLEU * pur Marthe Lâches* 6.(Suite) Elle se leva, son front devenait brûlant.Elle aurait voulu le maintenir sur du marbre.Elle ouvrit la croisée.Il lui vint une bouffée d’air pur tout chargé de senteurs printanières.Elle l’aspira avidement.Elle sonna.Le domestique parut.“Attelez, lui dit-elle, et baissez la capote.Je vaia sortir, courir In campagne.Cela me fera peut-être du bien.J’ai la migraine.Prévenez Nanon que je ne déjeunerai pas.” BnpHsle se retira en hochant légèrement la fête.Le matin sà maîtresse se portait parfaitement.Si M Oervbts AfsH v-*- 1 n’était pus comme médecin consultant, puisqu’il craignait de ne pas la rencontrer.Sa visite (è une heure singulière) s’était prolongée, pas mal même, quand il était toujours si pressé.Voilà que maintenant Mme de Vauflers était malade, ne pouvait pas même manger, ce qui, aux yeux de Baptiste, constituait vite un cas extrême.Il y avait quelque chose là-dessous.Qu’avait donc pu dire le docteur?Sur quel sujet, Baptiste ne le demandait pas.Il n’en était plus qu’un pour lui, pour Nanon, sa compagne, pour le village et pour les alentours.Le rachat du domni ne de famille avait achevé de lin cer le pays en Uair.^ I.a nouvelle avait couru comme une flamme.On y joignait, bien entendu, la note rembrunissante.La jeune fille n’c-tnit pas noble, Raoul faisait ce qu’on appelle un mariage d’argent.Depuis que la chose était connue, même auparavant, depuis que Mme de Vauflers avait reçu quantité de lettres timbrées de Paris et pour la plupart cachetées avec le même blason qui resplendissait au fronton du château, elle était prise à chaque instant de malaises, de souffrances nerveuses, et surtout d’humeurs noires.Fallait-il pourtant qu’elle fût fâchée pour n’avoir jnnîais dit un mot de sa future nièce, à eux, ses vieux fidèles, qui la servaient depuis trente ans! Par là même que leur entrée au manoir, d’une date à peu près la même, remontait à la hauteur de plus d’un quart do siècle, c’étaient eux qui avaient reçu, soigné, choyé Raoul.Us l’aimaient à qui des deux le plus.11 leur était dur de voir Mme la -.•'.ulr* rnathrurcMse.Mais, tout de même, si le jeune maître pouvait être heureux! Pourquoi lui faire un crime, après tout, d’avoir cherché à s« tirer de la gêne qui constituait le régime invariable du manoir?Encore Mme de Vauflers avait reçu de son mari une rente viagère qui échapperait un jour à son neveu.Il se disait tout cela, Baptiste, pendant qu’il bridait la grande jument noire, une vieille servante, elle aussi, dont la robe, Jadis si lustrée, commençait à prendre, çà et là, des tons plus ternes, plus indécis.Puis 11 la poussa dam les brancards île la victoria, qui était le seul moyen de locomotion de Mme de Vauflers: voiture respectable, qui lui servait depuis tant d’années.Après quoi Baptiste courul à la cuisine avaler une assiette de soupe pour se mettre un peu de lest •dans l’estomac, si le déjeuner ne devait plus avoir d’heure.Ensuite 11 monta revêtir sa II-vréc.tTt3 fnnrtif'nt nprè*.Mwf d# Voti« fiers roulait sur la route, sans but, sans désir, en quête seulement d’un peu d’air qui la ranimât, d’un spectacle quelconque, moins encore, d’un objet qui l’arrachât à ses amères pensées.Loin du bourg, loin de sa demeure, par des chemins inexplorés qu’elle s’efforçait de considérer comme des nouveautés très intéressantes.Tout à coup, au milieu d’un vrai fourré capable d’émousser des er-pes, elle vit un autre chemin s’ouvrir, si fruste, si étroit, qu’on pouvait presque l’appeler un sentier.Des châtaigniers le bordaient, leurs sombres couronnes lui for niaient une voûte d’ombre.Il était bien plus attrayant que scs voisins, celui-ci; aucun ne paraissait comme lui une sauvage retraite où toutes les ailes devaient s’ébattre et le monde entier s’oublier.“Arrêtez, Baptiste,, je vais descendre.La voiture ne saurait en trer dans ce chemin, et, moi, Je veux y faire quelques pas.” Elle descendit et s’enfonça pen- dant que le domestique réfugiait l’équipage sous la pleine ombre des arbres.Mme de Vauflers, passée tout à coup de la route brûlante dans une douce oasis, en savourait la fraîcheur exquise; elle y revenait peu à peu au calme que l’entretien du docteur lui avait enlevé.Aussi elle ne se pressait pas d’en sortir, elle y marchait lentement, jouissant du silence qui la reposait, du bien-être qu’elle puisait dans ce tête-à-tête avec inie nature toute franche, toute verte, un peu Apre même, comme celle que développent les jeunes sèves.Elle n’avait pas à craindre de s’égarer, car le chemin creux filait droit comme une avenue.Ses châtaigniers paraissaient lui rester fidèles jusqu'au bout.Cependant la marquise crut remarquer un vide dans leur alignement, bien étroit, produit par l’absence d’un seul arbre.Elle approcha et s’aperçut alors que cette brèche était volontaire.Elle avait pour but de dégager la vue devant une maison.Qui aurait jamais pu supposer qu'une demeure se blottit là, dans ce sentier perdu, tout comme un nid cm hé d: i s la verdure?De tous côtés le regard ne rencontrait que des cultures maraîchères, des choux, des betteraves, ou des arbres fruitiers en rapport, ou, çà et là, comme par luxe, quelques beaux arbres destinés à la coupe.Les fourrés no se composaient guère que d'acacias, de petits chênes, de tout ce qui, en général, forme haie au-dessus des talus.On aurait cru errer dans un désert.Voilà, au contraire, que des vies humaines venaient de se trahir.Car cette maison était habitée.Il est certain qu’elle ne demandait pas grand espace, elle ne montrait pas beaucoup de prétentions.Cependant ce n’étalt pas une maison de paysan, un simple coup d’oeil le faisait comprendre.Elle ne comptait qu’un étage, exhaussé, il est vrai.Ensuite elle se coiffait d’un toit au milieu duquel s’arrondissait un oeü-de-boeuf.(A suivre) C* journal aat Imprimé au no OO ni* Notre-Dame e»t.fc Montréal, par fEiwrl-merle Populaire (à reeponaabJUté.UmHjJjl mssrxsf - 7 VOLUMI XXIX - N# LE PEVOIR, MONTREAL, SAMEDI |Q DECEMBKK IBS» lA PAGE EEHINin Vivre en*aimant" Directrice: Germaine BERNIER La leçon d une anecdote On rapporte l’anecdote suivante sur l'illustre cuisinier Marie-Antoine Carême, qui fut successivement chef de bouche du prince de Talleyrand, des empereurs d’Autriche, de Fussie, etc., et qui a laissé plusieurs ouvrages importants sur l’art culinaire.C'était donc un homme qui devait être assez occupé et qui devait apprécier la valeur de son temps.Or, un soir qu’il se promenait le long des quais de la Seine, à Paris, il aperçut une pauvre femme qui pleurait devant la porte d’un cabaret.Charitablement, Carême, s’approchant, ^’informa de la raison de ce: pleurs.C’était un cas parmi bien d'autres semblables: le mari toujours au cabaret, laissant la maison sans argent, malgré une femme et trois enfants.Cette scène me rappela un magnifique tableau d’un peintre français.Par un soir neigeux, à la lueur d'un réverbère, une femme se tenait anxieuse et penchée dans la fenêtre d’un cabaret.C’était intitulé: Soir de Paye.C’était simple et tragique à la fois et l’auteur avait réussi un beau tableau.Donc, après une petite enquête, le promeneur apprit que le mari de cette femme n’allait pas au cabaret que les soirs de paye, mais qu’il ne se donnait même plus la peine de travailler, ce qui est encore plus grave Et Carême posa une drôle de question à la femme presque abandonnée.—Votre mari est-il gourmet, c’est-à-dire aime-t-il les bons morceaux?—S’il aimait autant le travail, répondit la femme inquiète, nous ne serions pas si malheureux.—Boni répondit Carême; votre mari est sauvé.D’autres renseignements lui apprirent que le mari en question s’appelait Wagner et qu’il était sculpteur sur métaux.Après avoir donné quelques francs à la malheureuse pour acheter du charbon de bois, Carême lui promit d’aller voir la famille le lendemain.Le lendemain, il se rendit, en effet, chez Wagner, qu’il trouva couché.—Monsieur, lui dit-il, j’ai entendu parler de votre talent et je viens vous confier un travail des plus délicats.Voici une coupe fort remarquable; elle est très ancienne, mais très malade.Je la remets à vos soins, assuré que vous me la guérirez.Veuillez bien accepter vingt francs d’avance, que je remets à Madame Wagner pour les soins du ménage.Il ne faut manquer de rien pour bien travailler.Maintenant, levez-vous et déjeunons.Je vous invite à déjeuner chez vous.Allons, Madame Wagner, du charbon, une casserole, un tablier.Wagner écarquillait de grands yeux et se demandait si cet homme n’était pas fou.Enfin, Carême sortit de sa poche une magnifique bécasse, qu'il pluma, arrangea, accommoda à sa façon.L’ouvrier, qui était un vrai gourmet, assura n’avoir jamais ri.cn mangé de meilleur.—Mais Carême, s’écria-t-il, n’est pas plus habile que vous! —Je suis Carême, répondit le cuisinier.Je reviendrai dans huit jours.Si ma coupe est prête, nous mangerons une pareille bécasse.Huit jours après.Carême revenait et la coupe était prête.C’était un véritable chef-d’oeuvre.On mangea la bécasse promise, qu'on trouva encore meilleure que la première.De nouvelles commandes furent faites, et de nouvelles bécasses furent savourées.Enfin, de commandes en commandes, de bécasses en bécasses, Wagner, qui n’avait plus le temps d’aller au cabaret, devint sage et laborieux.Un jour.Carême reçut une botte d’où sortit une bécasse merveilleusement sculptée.Elle portait à son bec une coupe ciselée où étaient gravés ces mots: "A mon sauveur, Carême.Wagner”.Carême, parait-il, donna une place d’honneur à cette bécasse dans son cabinet d’étude, qui était un véritable musé» d’antiquités et de eu riosités.Ainsi l’ouvrier paresseux devint un artiste, le "pilier de cabaret” un bon père de famille, et cela, grâce au secours intelligent d’un homme qui ne se contenta pas d’une aumône en passant, mais aida charitablement et socialement un père de famille à retrouver le sens de ses obligations et de ses responsabilités et c’est toute une famille qui fut sauvée."A mon sauveur”, c'est justement le mot que le sculpteur sut graver sur le bronze de la pari de l'homme reconnaissant.Il ne faut manquer de rien pour bien travailler, avait dit Carême, mais en même temps il faisait reprendre son travail à l’ouvrier.Voilà un exemple de charité bien comprise, une assistance sociale bien exécutée et efficace: une famille est arrachée à la misère, un artiste est rendu au pays.Sans doute, il est malheureusement vrai que tous les buveurs ne sont pas des artistes, tous les chômeurs ne sont pas des talents, mais il importe toujours de s’intéresser aux diverses ressources d’une famille quand on veut l’aider réellement et non pas seulement lui faire l’aumône.Quelques-uns, en effet, n'ont besoin que d’un coup d’épaule pour passer un temps difficile, d’autres ont besoin d’être aidés plus longtemps.C’est ce que comprennent bien plusieurs d’entre nous, quand ils aident en particulier une famille à retrouver ses moyens d'existence ou qu'ils souscrivent à l’un ou ri l'autre de nos services sociaux, qui ont pour but de remettre l’ordre dans les foyers désorganisés, de redonner à chacun sa place et son activité dans le plan social, de faire retrouver à chacun une vie personnelle, utile et libre.PRISCA NOUVELLE Entente cordiale Sur une réprimande, cependant justifiée, la bonne du ménage Heur-tier venait de rendre son tablier; La septième en cinq ans de maria Gardes-Malades Enregistrées de la province de Québec Le* nouvelle* gardes-malades enregistrées aux examens de l’Association des Gardes-Malades Enregistrées de la province de Québec qui ont eu lieu en octobre dernier, étalent au nombre de 130, graduées de 13 écoles; 21 n'ont pas réussi, male ont le droit de reprendre les examens en avril prochain.Nous donnons Ici la liste de celles qui ont réussi et qui sont autorisées à se servir du titre de "garde-malade enregistrée”.Ackerman.Mary-M, Axford, Jean-A., Barrett, Mary-P, Bélanger-Savage, Yvonne, Bell, El Inor-C., Booth, Kathertne-J., Boudreau.Gabrlelle, Bowland.Adelyn-J„ Braithwaite, Dorothy-E., Bready.Katherl-ne-E., Calma, Edith, Callahan.Morlne.Chase, Rlta-IC., Chtpman, Isabel-M .Cooke, Rosamond-A., Coote.Marlon-A., Cox, Mrs R.-H.Dakln, F.-Margaret.D'Aubin.Pearl, Dayman, Jean-H„ Desborough.Mar-garet-L., Dewlt, Kathleen.A.Dlxon, Mar- Fallon, M.Rowena, Farmer, Madellne-S.Farquhar.M.-Adellnc.Fee.Phyllls-M„ Ferguaon, Elleen-P„ Findlay, Lole-T, Flta-patrick, Kathieen-M., Flanagan.E-Dor-sen, Flannery.Margaret.Gendreau, Marie-Ange, Goldensteln, Miriam, Gray.Jean-O., Hamilton, Margaret-F., Hanna, Alexandra-E.Hayes, Henrletta-C., Hennlger, Sylvia-E.Hornlbrooke, Mary-A„ Howard, Fran-ce*-L, Hyndman, Andrea-A., Jamieson, Ellsabeth-T., Jean, Rose, Johnson, He- len-E., King, Patriots, Lachance, Clarlce-A., Laramée, Berthe, Lavoie, Jacqueline, Leslie, Heanor-E., Livingstone, Luclnda-M.Mabee, J.-Patricia, Marks, Eleanor-F., Markiun, Mary-E., Métlvler, Antoinette, Métlvler, Lucille.Miller, Brucha, Miller.Florence-E, Miller, Patricia.Milligan, Violet, Mongeau, Geneviève, Morton, Marton-G,, Murphy, Helen-F., MacAlllster, Lots-A„ MadDonald.Clïtharlne-J.MacKinnon, Alexlna, MacL&tchey, Prances-M., Maclean, Ann-H., MacPherson, Margaret-F., MacQuarrle.Norma.McCann, Margaret, McElhanney, Helen-R., McGovern, Mary-E.McKenzie, Marguerite.McLelan, He-McMurray, Blleen-M.Nault, L«-na, Nicholson.Clara-B., Norgeot, Suzanne, O Brien, Dorls-H., O'Regan, Maureen, Plt-man.Alleen-M.Reay, Phyllls-M,, Reld, Bertha-M.-H., Rich, June-E.Rodger.J-Eleanor, Russell.B.-Mavla.Savage, Joan.Sawers owenneth Scott, Helen-A„ Scott, Shella-M., Schofield, Oladys-L., Skead, .Termant, Laura-S., Trite*.E.-Enld, Vallée.Françoise, Walker, Leona, Waller, Manr-O.Watt, Gladys, M , White, Frances, Woolmer Ethel-M.et Young, Agnee-R et Goodman, Louise.Le bol belge L’association Belgique-Canada, cercle de bienfaisance, organise our le 18 février le bal annuel des eiges à l’hôtel Mont-Royal.Leurs Excellences le gouverneur général et lady Tweedsmuir ont accepté d’accorder leur haut patronage à ce bal./'PARC! QU’IL EST PLUS PROFITABLE d’employer des essences culinaire» d» qualité Faites usage des fameuses essences JONAS in vont* chai tow loi boni marchands.J O NA ’mixtvÜc IXTSSÇT VANIU.A ge! Pour Yvonne Heurtier, quel aria! A moins d’accepter, yeux fer més, la première venue, il allait, de nouveau, falloir courir les bureaux de placement, manoeuvrer chez les fournisseurs, solliciter des renseignements, vérifier des références et, momentanément, se passer de ser ,1e.Le pis cela! Avec un bambin délicat à dorloter, où donner de la tête aux fins de cuisiner, lessiver, repasser, tout en entretenant un appartement de cinq pièces?Sans compter le reste! Ce mauvais pas franchi, mettre la débutante au courant.Autre tourment! A l’instar de plus d’une, sur la façon de traiter la besogne si elle allait encore innover un système?Enfin, la dénicher, d’abord.Au cours d’un repas hâtivement préparé, à ce sujet les jeunes épaux se consultèrent.Désemparée, Yvon-se proposa d’en appeler à la sagesse de sa mère.—Tu crois?objecta Paul Heurtier.Rappelle-toi cette brave An-nette, de sa province elle adorait Paris.Sitôt ici, atteinte du mal du pays, elle regagna sa Bretagne d’où déjà, sur notre prière, nous l’avait expédiée ta mère.Ce soir, en sortant du bureau, si je passais plutôt voir maman?Veuve, celle-ci habitait seule.Il la trouva brodant un napperon.—Mon enfant, dit-elle gravement, en réponse à ses doléances, le moment est venu, je crois, de te faire un aveu pénible, mais, en revanche, susceptible de vous tirer actuellement d’embarras.Depuis un an je suis ruinée, ou presque.—Ma pauvre maman! Mais comment vis-tu?—Ça, c’est d’un bon fils.Embrasse-moi.Maintenant, qu’il se rassurât.Cette broderie en train était rétribuée.D’autre part, Mme Heurtier était sur le point d’accepter de prendre une ou deux pensionnaires.Solution tentante.Elle s’ennuyait tellement! —Folie, maman! Avec des inconnues, tu risques de ne pas t’entendre.—Nous y sommes.En ce cas pourquoi, dès demain, n’irais-je pas simplement tenir votre intérieur?“Chaque mariage, chaque ménage” prônait-on en un temps où, gâté par la vie facile, on se faisait un monde d’un rien.A notre époque hantée d’âpres problèmes, qui chicanerait sur un détail?Peut-être gagnerions-nous à vivre réunis?Essayons, veux-tu?—Si je veux! —Et Yvonne?—Oh! voyons, maman.* * * Ainsi effectuée à propos, l’installation de Mme veuve Heurtier au domicile de son fils devait, cas échéant, bénéficier d’un tel début.Sur quelque sujet que ce fût s’y trouvait-on en désaccord?En dehors des considérations d’ordre ancillaire, au foyer familial quelle infinie quiétude née du fait de compter mutuellement sur chacun! Une certaine noblesse, d’origine patriarcale, en découlait.A table, quand Yvonne découvrait la soupière, autour du jeune Toto haut perché sur sa chaise, un auguste silence saluait cet humble geste.Triplement protégé, l’enfant en abusait fatalement un peu.Bah! qu'il en profitât! Au sein d’une pareille accalmie un jour ou l’autre une soeurette allait lui échoir, oh! bien sûr.Rajeunie, Mme Vve Heurtier paraissait constamment sous le coup d’une heureuse nouvelle.Comme son fils, un soir, en faisait la remarque.—Eh bien! oui; au fond, tu dis vrai, confessa-t-elle.Allons, trêve de cachotteries.Que notre bonne entente reçoive enfin sa récompense’ Mes enfants, je vous ai mentL Ma petite fortune — la nôtre plutôt — est intacté.Mais oui: exclamez-vous, faites-moi les grands yeux, menacez-moi du doigt; n’empêche que nous allons bien vite être d’accord.Pour m’introduire ici si j’employai un stratagème la faute doit en incomber à notre culte outré de l’individualisme.Religion combien néfaste! De crainte d’encombrer son voisin on se prive, à l’occasion, de tout secours.Afin d’aller de pair avec les événements, ajustons sur les Temps nouveaux de vieux dictons et dont le plus fécond, ainsi métamorphosé, donne : Chacun pour tous;,Dieu — ou sa conscience —pour soi." M’approuvez-vous?—Bravo, maman.—J’applaudis avec Paul.Seulement, puisque nous le pouvons, reprenons d’abord une bonne.—Pas une bonne, non; une collaboratrice.Que je m’explique encore ici! Actuellement des milliers de veuves, autrefois fortunées, végètent.Passé cinquante ans à quoi leur servirait d'apprendre un métier?On ne saurait — et cela s'explique — entrer dans un bureau ou un atelier à tout âge.Kn revanche, quelle gouvernante s’entendrait, comme la plupart, à seconder, dans ses attributions, une maltresse de maison?une maman même?"Ces personnes-là, on n’ose pas les commander”, dit-on.Quand cela serait?S’imagine-t-on en imposer à quelqu’un aujourd'hui?Donc, faute de pouvoir dicter nos volontés, bornons-nous à les discuter.Avec nos égaux, si possible.F.ntre gens moralement semblables en sc comprend à demi-mot.Demain, une vieille amie, devenue besogneuse de la sorte, viendra, si vous le voulez bien, se mêler A notre existence.A elle aussi cela s-audrait maints avantages.Et puis, quand on R in- térêt à s’entr’aider, voyez-vous, on finit toujours par s’aimer.Serait-ce exact?Toujours est-il que, mises en pratique, les théories de Mme Vve Heurtier, dans son entourage immédiat, ont fait école: raison pour laquelle j’ai pensé devoir vous communiquer cette histoire.Suzanne CLAVEL __Le Petit Echo de la Mode.Les activités féminines LA FED.NAT.ST-JEAN-BAPTISTE Hommage à Mire dTouvilta La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste invite cordialement tous ses membres ainsi que les autres sociétés féminines de Montréal A prendre part à une manifestation en l'honneur de Mère d’Youville, qui aura Heu à la maison-mère des Soeur» Grises, 1190 rue Guy, le dimanche, U décembre, à 4 h.de l'après-midi, dans le but de rendre hommage k la première fondatrice canadienne, à l’occasion du deuxième centenaire de la fondation de cet institut.Au cours de la visite, des fleurs seront déposées sur le tombeau de Mère d'Youville.Au profit de N.-D.de la Garde Une partie de cartes sera donnée mercredi, le 14 décembre, à 8 h., au profit du foyer Notre-Dame de la Garde, 956, rue Lagauchetlère ouest.Prière d’apporter canes et marqueurs.Aux Sainte-Anne Dimanche, le 11 courant, récollection mensuelle destinée aux amicalIstes et membres des cercles d’études des religieuses de Sainte-Anne & l’Académie Ste-Anastasle, 155, blvd Saint-Joseph est.Les exercices commenceront A 8 h.30 précises pour se terminer A 11 h.he R.P.Robert Fortin, S.S.S., sera le prédicateur.Cordiale invitation A toutes.Retraites fermées Des retraites fermées seront wêchées au couvent de Marie-Réparatrice, 1025, Mont-Royal ouest, Outremont, aux dates suivantes: Jeunes filles, du 12 au 15 décembre; 12 au 15 Janvier; 9 au 12 février; 21 au 24 février et du 9 au 12 mars.Demoiselles Agées, du 17 au 20 Janvier.Dames: du 26 au 29 mars.Aux Trois-Rivières Aux Trois-Rivières, 865, rue Saint-Charles: pour dames, du 12 au 15 décembre; et du 14 au 17 février.Pour employées de magasins, du 7 au 10 janvier.Pour demoiselles de presbytère, du 16 au 19 Janvier.Pour Jeunes filles, du 20 au 23 Janvier, du 6 au 9 février, du 10 au 13 février, et du 9 au 12 mars.Pour Institutrices, du 26 au 29 Janvier.Partie de cartes Lundi, le 12 courant, A 2 h„ aura Heu une partie de cartes organisée par les Dames patronnesses au profit de l'Oeuvre de la Réparation A la T.Sainte Face Inc., au no 4312.Papineau.Pour Informations appeler AM.4959.A l'Académie Marguerite Lemoyne Les anciennes élèves de l’Ecole Salnt-Stanlslas et de l’Académie Marguerite-Le-Moyne, 1752, rue Saint-André, sont Invitées A la réunion annuelle de l'Amicale qui aura Heu le 11 décembre, à 2 h.p.m.Le R.P, Voyer, O.P., donnera une causerie Intitulée; “Psychologie de caractères".Toutes les anciennes sont priées de considérer cette Invitation comme personnelle.Archiconfrérie de N.-D.- des-Malades - “Donner au Christ ! toutes nos souffrances." j Chers malades.Nous acceptons bien de Dieu le Père son autorité, sa volonté de fai-1 re de nos vies des vies de malades, I des vocations d’infirmes, mais l’au-torité étant acceptée, nous plaçons notre confiance dans Jésus.Oui, confiaucé en Jésus.Nous j sommes malades, peut-être grave- ! ment, en face de la mort; que faire?; Récapituler les années vécues; examiner en détail nos actions; consta-1 ter malheureusement bien des négli- j gences; nous rendre compte d’omissions volontaires au service de i Dieu; nous être même opposés à sa j volonté; surtout au début de la maladie.Tout c^la porte au trouble.Voir que nous n’avons pas servi Dieu comme nous aurions dû le servir, voir même que nous lui avons déplu.Crainte filiale, mais crainte quand même.Chers malades, chassez cette crainte et éloignez cette frayeur.Le seul fait de reconnaître et d’avouer si rtout que vous n’avez pas aimé Dieu est un indice suffisant de contrition, de regret.Votre désir dorénavant est de servir Dieu avec fidélité.Vous voulez que votre volonté soit d’accord avec la sienne.Ayez confiance en sa miséricorde.Votre maladie, votre épreuve vous donnent l’occasion de le mieux servir.Acceptez avec entière soumission les incommodités de la vie de malade, les insomnies, les douleurs, les gênes, les privations que toute maladie longue implique.Mais acceptez surtout les peines morales inhérentes à toute vie humaine.Et cette acceptation joyeuse de la maladie vous fèra acquérir une quantité de mérites qui vous feront goûter ia joie de ceux qui espèrent en Dieu.Zoël FRECHETTE, pire.Sherbrooke, P.Q.A T O N A la bibliothèque — J’aimerais un livre d’histoire ancienne, pour faire changement, si vous en avez.— Nous avons “Les derniers jours de Pompéi.” — Oh! et de quoi est-il mort le pauvre homme?D’une certaine forme d’éruption.Les petites aiment le beau Les petits apprécient les belles choses mieux que les laides.Il faut leur en mettre plein les yeux.Elisabeth Ivanovsky a brillamment illustré ces albums de grand luxe que les grandes personnes elles-mêmes ne regarderont pas sans intérêt.Voilà un joli cadeau pour les étren-nes ou pour Noël.Signalé particulièrement aux parrains et aux marraines.HISTOIRE NATURELLE POUR LES PETITS Huit albums en couleurs, illustrés par Elisabeth Ivanovski, commentés en vers e* — par Mar- celle Vérité.PAPILLONS, FLEURS, SCARABEES, PETITS POISSONS, BAIES, PETITS OISEAUX, LEGUMES, PETITS RONGEURS.Chaque album bV* :: 694—8 planches et couverture en couleurs les huit albums $2.50 franco.Service de librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.Fête de Tarbre de Noël à Sainte-Justine La fête de l’arbre de Noël pour les petits malades de l’hôpital Ste-Justine aura lieu vendredi, le 30 décembre à 3 h.Tous les amis de l’oeuvre sont cordialement invités.A rhôpital Notre-Dame Le Dr Aldège Ethier fêté Les autorités et le personnel dq, l’hôpital Notre-Dame ont fêté mercredi le Dr Aldège Ethier, qui prend sa retraite après quarante-sept ans de service continu comme gynécologue à cette institution.On lui a présenté une peinture de l’hôpital Notre-Dame.Le Dr B.G.Bourgeois, président de l'hôpital Notre-Dame, le Dr Albert Lesage, doyen de la Faculté de médecine, et le Dr Léon Gérin-La-joie ont rendu hommage au Dr Ethier.“Je conserverai longtemps le souvenir de cette fin de carrière déjà assez longue et que j’ai toujours accompli® au meilleur de ma connaissance”, a dit le Dr Ethier en exprimant ses remerciements.Il exprime son regret d’abandonner ce service de gynécologie où il a travaillé tant d’années, et la nuit et le jour, sans compter, pour les indigents, pour les gens fortunés, en y mettant toute son âme et son dévouement entier.Ayant prolongé l’oeuvre des Brennan et «les Harwood, il se plaît à rendre hommage à ces deux maîtres et amis, aujourd'hui disparus.Il ne veut pas ou-bler de mentionner le Dr O.-F.Mer- FOURRURE CHATSAUVAGE Manteaux faits de peaux allnnicées; rouleur argentée; les plus nouveaux styles de col.Spécial: HUDSON SEAL Manteaux faits de peaux lustrées et d’un noir d'ébène.Style droit ou princesse.Spécial: 14S.* 225.! 145.‘ 235.Mouton de Perse Prohx lustrées ou frisé dur, plat ou étendu.Cuir souple et durable.Spécial: Seal français oullhert au lustre aarantl: dans tous les *CC et styles .*ex#a P|ul 175 4 350 Castor A 2 tons, mouton Mongol, broadtail, etc.RTlè et I »»• plus Manteaux rat musoué.couleur vl- *00 ** ¦on ou foncé Plus 20 manteaux d* fourrures de différentes sortes telles que: PATTIC de caracul Rdf, BROADTAIL, LAPIN.BRUN, etc., sacrifiés A ca prix, 947 CQ Uni qu'il y en anra.“ > »wM 1473 AMHERST JF RCID CH.3181 I ¦ Coffres de cèdre % POUR ETRENNES! ^ Trois superbes modèles qui feront la joie de celles qui les recevront! EATON IA WAVERLEY SUPERBE Plaqué noyar.?oye, combiné, avec Noyef 40> 45” x 25" x 1*”.i'Ta».40 * 24 x 22” x 19”.25.00 19.70 32.50 PLAN BUDGETAIRE, moyannant un supplément équitable — PAS DE DEPOT — 10 mois pour payer — PREMIER PAIEMENT DU LE 16 JANVIER.Articles d’ameublement, au sixième.'encontre de Roméo Juheno, 1 histoire d amour que renfer-me As You Like It finit bien.Reginald Stewart a choisi pour le dé-sonore des oeuvres de l’époque d’EUza rbn»' oe.v™ que feront entendre un choeur et un orchestre.Récital de piano par Mlle Ste-Marie Mlle Alice Ste-Merle donnera un récital de piano le dimanche U.d.10 h A 10 h 30 du soir.Elle jouera les pièces de Rave 8on*’tlh®; Pièce en forme d’Ha p
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