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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 14 décembre 1926
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1926-12-14, Collections de BAnQ.

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Volume XVn.- No 289.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.*6.00 EUtB'ünU èt Empire Britannique .• • UNION POSTALE.10 00 Edition hebdomadaire CANADA.200 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .3 00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mardi 11 déc.1926.TROIS SOUS LE N U M E R O Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MOKTKEAI.TELEPHONE : - - Main Servie» de nuit : Rédaction, Main 3121 Administration.Main 3153 M.Brodeur représente-t-il la ville ou le gouvernement de Québec ?La Commission des liqueurs ei l’impôt - Pourquoi tic pas abandonner, selon la thèse du président de l’exécutif, la taxe sur les biens immobiliers du chemin de fer National du Canada ?—Etrange tournure d’esprit — Nouvelle autorité constitutionnelle M.Brodeur passe à tort pour être le président de l'exécutii et l’administrateur de Montréal.C’est une illusion qui dure depuis longtemps, m^is une pure illusion tout de même.Tl est le défenseur du gouvernement de Québec.Piètre défenseur d’ailleurs.Si le conseil avait quelque velléité de discuter et de raisonner, de ne pas se contenter pour toute raison de la volonté du potentat au petit pied, il eût été facile de lui montrer qu’il argumente comme un bébé.La motion de MM.Savard et Mercure est parfaitement conçue.Elle porte que la (Commission des liqueurs qui possède des magasins pour des fins purement commerciales doit être soumise à l’impôt.Elle est dans le même cas que le Chemin de fer national du Canada qui, lui, acquitte la taxe immobilière.La motion comportait la réponse à M.Brodeur.Pour le douer, il n'était que de la relire.Grand juriste, spécialiste des questions constitutionnelles chez les Forestiers indépendants, il joue en virtuose de l’Acte de l’Amérique britannique fin Nord, il faudrait amender la cons-ti-fu-tion' dit-il.A-t-eHe.été amendée quand il s’est agi d’imposer les taxes au Chemin de fer national?Dans l’affirmative, pourquoi ne l'amcnderait-on pas de nouveau?Au veste, la forte thèse de M.Brodeur va à l’encontre de la prétention du gouvernement de Québec.La Commission, prétend M.Taschereau, est indépendante de lui.La preuve, c’est qu’elle ne soumet pas son budget à l’approbation de la Chambre.qu'elle dépense scs fonds sans que des crédits lui soient d’abord votés.M.Brodeur est floue en contradiction avec le gouvernement de Québec et avec M.Taschereau.Donc il ne parait pas qu'il faille amender la constitution, d'apres tes propres déclarations du gouvernement provincial; même s'il-fallait l’amender, on ne voit pas pourquoi on reculerait devant cette éventualité.Et pour arriver à une entente, à un compromis, la ville de Montréal a en mains tous les atouts dont elle pourrait jouer à sa guise.L’administration en jouerait si elle avait quelque fierté, .si elle ne consentait à passer pour la vassale du gouvernement de Québec, si elle rentrait dans son rôle de protectrice des intérêts de Montréal.Ces atouts, ou plutôt cet unique atout mais décisif, péremp-loire, nous l’avons déjà indiqué: Outremont et Westmount ont prohibé chez eux les magasins de la Commission des liqueurs.Nou» avons les mêmes droits.Faisons de même.Si le gouvernement veut vendre chez nous, qu’il paie ses impôts.Donnant, donnant.Une simple sommation basée sur ce motif amènerait M.Perron, couvert de cendre et à genoux, à l’hôtel de ville suivi de M.Cordeau, voire du fier ministre des beaux-arts descendu de l'Olympe pour cette seule fin.* * * Or, que ferait en cela le conseil municipal?Que ferait en cela l’administration municipale, sinon remplir strictement son devoirs envers ses administres?La ville de Montréal a été trop longtemps victime des spoliations du gouvernement de Québec qui l’a dépouillée pour payer les dettes do municipalités qui avaient couru le guilledou, financièrement.Le gouvernement de Québec nous prive d’à peu près toute ta recette de la licence sur les automobiles, nous prive du produit de la taxe des amusements, nous encombre, sans que nous puissions taxer les,municipalités, des malades d’une bonne, partie de la province.Et M.David, pour nous consoler, nous déclare que le gouvernement contribue pour trois cent mille dollars à l'entretien de nos maisons d’assistance de plus qu'il ne retire de revenus sur les endroits d’amusement à Montréal.Resterait encore une autre alternative: faire la grève à la Oommission métropolitaine, refuser do payer les $350,000 annuels.Ce n'est pas ainsi, tranquillisons-nous, que M.Brodeur entend gérer nos affaires.Il tranche, il retranche, il supprime, il coupe.Il réduit ]a police quand le crime s’accroît.Tl supprime le bactériologiste municipal et augmente les malades contagieux.U impose des privations aux citoyens de Montréal, pour que Québec s'engraisse.‘ , Bien mieux, il invite, par le raisonnement saugrenu qu’il a osé tenir devant .le conseil hier, le Chemin de fer national à ne plus payer la taxe immobilière.Si la situation de celui-ci est la même que celle de la Commission des liqueurs, pourquoi payerait-il?M.Brodeur retuse non seulement à créer de nouveaux revenus mais il s’apprête à en lâcher d’autres plutôt que d’embêter la chère commission du cher gouvernement de Québec.^ *1 n était content de son pupille, M.Perron serait bien dif- ficile.Quant aux contribuables, ils ont prouvé, depuis trois ou quatre élections, qu’ils sont comme Martine — sans allusion à M Martin qu'ils aiment le bat ou le bâton.Louis DUPIRE Millet du soir La critique \u temps fh collège, te métier de < ritique m'apparaissait remme une mission sacrée, un sacerdoce redoutable, austère, riqide.J'avais l'impression confuse qu’un critique o pour fonctions d^cplucher scs contemporains, de n'en manquer nu run.surtout les officiels, enfin quelque chose d’à rebrousse-potl.f.n feuneste a ce don heureux de jnqer rfte et sans scrupule des plus oraves questions, qui lui vient d'un heau sentiment, ramour de ta vérité, la franchise frondeuse, ennemie des compromissions: ccttc franchise qui la tance sur toutes les paissances établies et les bourqeqfs en place.w En réalité In critique est un métier ingrat et décevant.Tout d'abord le critique le plus indulgent a une réputation d'universelle mal-vetltaner, il'une hile, toujours en fermentation.On le compare à un roquet abogant aux mollets des grands seigneurs dédaigneux et qui parfois enlève un morceau dr eu-'2, irnportant et fondamental.C est qu'il s'attaque é la classe la plus sensible, la plus chatouilleuse, la plus outrée dans ses rancunes qui soit, les gens de lettres.Car II n est pas un auteur qui admette sa médiocrité, fl vous le dira parfois, mais il n’en croit absolument rien, et n agez jamais la naïveté d'abonder dans te sens de sa fausse humilité; vous le blesseriez mortellement et jamais It ne> vous le pardonnera.Ft puts il ‘g a tanl dr gens gui s’en mêlent maintenant, fout bon jeune homme sorti du collège, se croit prédestiné é en.,1er le vul-Rtmi preus.Fort des notions du manuel, il taille, coud, affirme, nie, complimente, dèqotse avec une sérénité qui est hlrn du enllèqe.Il g n aussi le critique d’orrastnn qui pullule avec les journaux dans le règne de la publicité.Dès qu'un au- teur publie un livre, ses amis se croient tenus d’en faire une critique élogieuse et d’en envoger le texte aux journaux.Enfin les méthodes de critique sont tellement variables qu’il est Impossible d'g trouver un critérium.Deux voies principales s’ou-vrent devant vous: louer toujours, partout, n’importe où et n’importe quoi, ou grogner, hurler, déchirer, maudire, condamner ; chercher la petite bête avec des raffinements d’entomologistes, grandir le défaut, Venormiser.Il reste enfin la critique philosophe, indulgente aux mortels, qui fait la part des imperfections inévitables et qui sait s’émouvoir aux beaux vers.Avec tout cela, le critique doit être une compétence ef-frogable.Songez à ce qui! faut connaître pour juger vite et juste.Car il n'est ~pas permis au critique de se laisser induire, en erreur, de ne pas déceler le plagiat.Alors le.pauvre homme doit avoir lu une somme formidable de vers, de prose, avoir emmagasiné un nombre incalculable d’images, de strophes, de pensées.Il n’ose jamais admirer pour tout de bon dans la crainte et le tremblement que l’auteur n’ait astucieusement copié un auteur ancien moins connu et il se demande s’il a déjà lu tel vers, si tel auteur n’a pas déjà développé celte pensée, emplogê cette figure de langage, si tel vers qui lui semble bean ne pèche pas contre telle règle de versification.Vrai! ic critique est un pauvre homme bien à plaindre, lui qui ne peut goûter la douceur langoureuse d'une valse sans auparavant vérifier si l’orchestre a déclanché ses vagues d’harmonie à tel demi-mouvement du métronome, si le violon a filé un son une demi-mesure plus loin que ne l’indique le cahier, plaignez le pauvre critique qui ne peut vibrer à une belle poésie sans avoir auparavant compté les pieds, vérifié la césure, scruté la rime et l’avoir classée comme pauvre ou riche.El puis le poète, Fauteur a toujours la grande ressource de lui dire: Vous critiquez, mais faites-en donc autant".C’est idiot si vous voulez, et l’on pent répondre par des aphorismes: qu’on peut goûter un potage sans en être le cuisinier et connaitre un mauvais vers sans en être Fauteur, déceler une sottise sans l’avoir dite.N’importe, c’est diablement vexant, et vous sentez que les bourgeois dans leur logique ingénue donnent raison à Fauteur, avec la complicité de tous ceux qui seront auteurs à venir.A part cela le critique doit compter avec tes faiblesses dr coeur, 1rs amitiés, les relations, le scrupule de ne pas brfser l’essor d’un débutant qni sans un début pédestre, promet beaucoup cependant; d’où les innombrables petites lâchetés, les compromissions.Et puis l’impuissance de la critique devant Fâneric pure, simple, sans outrance, qui la mette, en relief.Et d’ailleurs, le critique est souvent un brave homme qui répugne à détromper un pauvre diable qui vit de se croire du talent, dont c’est tout te lot d’idéal de songer qu’il écrit de beaux vers.C'est ce qui explique les critiques indulgentes, à l’eau de rose, aux termes vagues, empâtés, qui ne veulent rien dire mais qui ne disent pas de mal.MA RC ELLE S.La session d’Ottmta M.Guthrie enfourche le dada impérialiste Le chef conservateur provisoire blâme M.King des changements constitutionnels qu'il « obtenus à Londres - M.King lui riposte avec bonne humeur - Discours de MM.A user et McPherson - M.Cahan parlera cet après-midi ." Bloc-notes M.Guthrie Les libéraux désireront que le chef provisoire du parti conservateur à Ottawa en devienne le chef permanent.Cela leur assurerait une longue série d’années au pouvoir, s’il continue à manoeuvrer comme il l’a fait depuis le commencement de la session.semaine dernière, U en avait contre le choix de M.Lemieux comme président des Communes, parce que cela violait, dit-il, une coutume établie de longue date, — mais à laquelle, depuis la Confédération, les conservateurs eux-mêmes ont fait deux accrocs, liter, en parlant de la dernière conférence impériale, il a tenté de ressusciter les vieux préjugés impérialistes et s’est déclaré mécontent, nu nom d'un groupe de plus en plus petit, s'il est remuant, des chan«e-ments faits à la constitution, à ccttc conférence et qui, scion lui.mettent l'Empire en danger.Il est malheureux que ni M.Baldwin ni M.Balfour n’aient vu clair comme M.Guthrie et ne se soient pas rendu compte des périVs qu’ils font courir à la communauté britannique en acceptant les conclusions de la dernière conférence.Pour peu que M.Guthrie persiste dans la voie où il est entré.Il conduira son parti, non nas à travers le désert, mais dans te désert, et pour tout de bon.Est-ce pour cela qu’on î’a choisi en octobre dernier comme chef conservateur temporaire?M.Férguson On en parle toujours comme remplaçant de M.Meighen à la dirce-lion définitive du parti conservateur.On parait oublier qu’il vient de remporter dans sa province une victoire qui le retiendra longtemps A Toronto; car enfin il devra organiser toute la régie des alcools qu’il a promise h l’Ontario; et l’on ne voit pas bien comment il pourra se dégager de rette entreprise avant deux ou trois ans.11 faut qu’il donne suite à son projet, en surveille la mise en train, en assure le bon fonctionnement.M.Taschereau n'aurait pas quitté son poste dans de pareilles eirconstanres, pour s’en aller à Ottawa.M.Ferguson ne voudra assurément pas agir autre-.ment que notre premier ministre.' L'ATTITUDE DES PROGRESSISTES-LIBERAUX (par Léu-Paut Desrosiers) Ottawa, 13 — La grande bataille verbale a commence aujourd’hui dans la Chambre des Communes.Après les escarmouches préliminaires conduites par M.Ixmis Auger.député de Prescott et M.McPherson, les gros canons ont commencé à tonner.M.Hugh Guthrie, le ehef temporaire de l’opposition, n fait tout de suite son début.Moins incisif et mordant, moins ramassé que M.Meighen, il a prononcé un discours assez large d’idées, il a offert la coopération de son parti au gouvernement, sur plusieurs points, l’a critiqué sur quelques autres, et a fortement reproché à nos délégués à la conférence impériale Je document qu’ils ont rapporté de là’-bas.Pompeux par endroits, un peu monotone, avec des faiblesses d’argumentation, M.Guthrie s’est assez bien tiré de son rôle tout en ne se distinguant pas outre mesure.M.Louis Auger a proposé d’abord l’adoption de l’adresse.C’est le plus jeune député de la Chambre et il a débité avec, avantage le petit discours de circonstance qu’il avait préparé.Il attribue l’honneur qu’on lui fait au comté qu'il représente, et surtout aux Canadiens français de l’Ontario que l’on n'a pas voulu oublier en le choisissant.Cette marque d’estime sera pour eux un encouragement et une distinction.M.Auger souhaite ensuite la bienvenue an gouverneur général, fait l’éloge du président des Communes, procedure que suivront tous les orateurs, et après avoir brodé un peu de dentelle autour du discours du trône, il parle de la Confédération dont nous célébrerons l’an prochain le jubilé.Il se demande si nous avons toujours bien observé au Canada l’esprit du pacte conclu alors, s’il n’y a pas des mécontents, si certaines races n’ont pas causé, du tort aux antres, si certaines provinces n’ont pas A regretter la decision d’autrefois.11 faudrait profiter des prochaines réléhra-Mons pour rendre justice à tous et rétablir l’harmonie.Assez étrangement.M.McPherson, député de Porlage-la-Prairie, appuie l’adresse qu’avait proposée le représentant des Canadiens français, des "blessés” de l'Ontario.M.McPherson a battu M.Meighen.c'est vrai, mais nos compatriotes du Manitoba n'ont pas encore oublié quelques-unes de ses phrases, qu’il aurait prononcées à l’appui de M.Norris.Le rapprochement n'était pas des plus heureux, entre M.Auger el M.McPherson.M.McPherson'parle des anciens représentants du comté dont il est aujourd’hui le député.Portage-la-Prairic eut le plaisir d’élire sir John Macdonald, le sénateur Watson, M.Arthur Meighen.Deux candidats ayant obtenu un jour le mê- me nombre de votes, ils siégèrent tous les deux ensemble.M.McPherson n’a que des éloges pour le prochain programme de construction ferroviaire, I£ chemin de fer de la baie d’Hudson, la loi d’évaluation de la terre des soldats et autres cadeaux de Noël du même genre que le pays veut offrir à l’ouest.LE DISCOURS DE M.GUTllRlE Puis M.Guthrie se lève; après les compliments d’usage, il rappelle qu’il y a 26 ans, il proposait l’adoption de l’adresse lui-même tandis que M.Charles Marcile, député de Bonaventure, la secondait.Depuis, il a changé de parti, et aujourd'hui il est le chef d’opposition temporaire, mais M.Marcile et lui ont continué de se faire élire dans les mêmes comtés et ils occupent tous deux aujourd'hui des sièges en Chambre.Après avoir rappelé ce souvenir, M.Guthrie fait l’éloge de M.Arthur Meighen et exprime l’espoir que bientôt le chef disparu pourra revenir.Après cette exordc, le chef de l’opposition attaque une question importante.Il se déclare pour le principe de la représentation par la population au lieu du système que nous avons aujourd'hui.Avant d’en venir à cette conclusion, il rappelle que les conservateurs ont obtenu plus de votes durant la dernière élection que n’importe quel autre parti; que, par exemple, ils ont recueilli 200,000 votes dans l’ouest, contre 400,000 pour les autres partis, et qu’ils n’ont qu’un député pour cette région contre 53 députes pour les autres partis; que dans Quebec, 40 pour cent des électeurs ont voté pour des candidats conservateurs, mais qu’ils n’ont que quatre députés pour les représenter sur 65, et ainsi de suite.On pourrait corriger cette anomalie par la représentation proportionnelle ou le vote alternatif.Mais les conservateura ne voient rien qui vaille dans ces systèmes.Ils ont leur solution à eux.Si les comtés de ville avaient le même nombre d’électeurs que les comtés de campagne, les conservateurs auraient autant de députés qu’ils doivent logiquement en avoir.Le temps est venu d'opérer cette réforme.Les communications sont faciles, les électeurs ruraux peuvent se renseigner aussi vite que les électeurs de la ville, et il n’y a plus de raison de conserver le vieux système qui permet à vfngt, trente mille électeurs de campagne d’avoir un député, tandis qu’il faul de quarante à quatre-vingt-dix mille électeurs urbains pour élire un député.M.Guthrie parle ensuite du commerce.Les Etats-Unis drainent toujours nos ressources naturelles.Puis M.Motherwell fait des siennes.Par son action et celle de notre gouvernement, le pays a importé cette année 8,000,000 de livres de beurre et il n’en n exporté que 9,240,000.Pourquoi ne pas garder ce marché pour nos cultivateurs?Nos associations agricoles auront sans doute leur mot à dire au ministre sur ce sujet.M.Motherwell s’est aussi mêlé de trouver un marché pour A côté de la question Tous les journaux qui font campagne pour le ministère québécois, su sujet de l’affaire du Lac Saint-Jean, dérobent à leurs lecteurs l’aspect le pins grave et le plus sérieux de la question.U est vrai que M.Taschereau leur a donné l’ex- nos chevaux canadiens.Il en n emple et le ton.Ce qui se passe au acheté au pays qui ont coûté $28.175 Eaç Saint+Jean ne s est-il pas re- et j] les a revendus pour $7,261.petc^mamtes fois dans la province Puis, en revenant A t’un des argu-de Quebec et sur tout le continent/ ments dont l’opposition s’est servi Ce développement des villes et des (jurant la dernière session, M.Guth-viIloges n a-t-il pas nécessite le sa- rjf condamne sans rémission tous enfire des terres en culture qu on jes tarifs commerciaux conclus par a converties en lots a bâtir.’ de- l’administration actuelle.Tous, sans mande entre autres journaux le So- exception, dit-il, ont tourné A notre /ci/, qui ne parle de tout cela que désavantage.Nos exportations à depuis le retour lu premier minis- (.es payS onj baissé dans tous les Ire.Le Soin oublie un élément, cas tandis que nos importations dans sa comparaison.Tl est vrai que augmentaient.L’Australie, la Nou- la velle-Zélande, la France, ntalic.ire.En effet, s propriétaires {0l,(PS SP réjouissent d’en avoir im-1 wliVrTi Æ.r.%aTois,n"nt posé à notre gouvernement libéral! «ro J» ,,» L/w dr ,our r®* et de l’avoir berné, pre gré, on ne les Jeur a pas prises , .„ .,, i sans leur consentement, ni sans les ,, Lp chef de 1 opposition attaque M.avertir, comme on a fait dans le Malcolm, le ministre du commerce.Lac Saint-Jean.Cela revient à dire Cet heureux homme est manufactu-1 qu’à Montréal on a reconnu le droit rler de meubles, il est chef dune de propriété privée, qu’il s’est agi «ronde industrie qui jouit de 30 de ventes pures et simples, tandis Pour «‘‘‘‘d de protection.Pourquoi que dans le Lac Saint-Jean on a n Doric.White-Star, de Uvcr-avait dit que les progressistes-libé-j pool, arrivera a Halifax demain, raux mireraient vite dans le sein i " Monlnn du parti libérai.M.Brown lit une résolution pdoptée à Winnipeg ou ceux de son parti ont affirmé leur intention de continuer à former un parti séparé et à conserver leur identité.Mais M.Brown n’a pas eu de succès auprès des conservateurs avec sa déclaration.H parlait au milieu de ses confrères progressistes-libéraux que les libéraux entourent et cernent de tous cotes, au nord, au sud.à l^est et à 1 ouest, et le spectacle de ce petit îlot entouré de la mer libérale a fort amuse opposition.Si les progressiste s-liberaux veulent retenir leur identité, ils devront résister avec force aux ^ pressions du milieu.Léo Paul DESROSIERS Le Montnairn, Pacifique Canadien, de Liverpool, arrivera à Saint-Jean dimanche.• Le Mcgantir, White-Star, de Liverpool, arrivera à New-’i ork aujourd’hui.Le Samland.Red-Rtar.d Anvers, arrive à New-York aujourd’hui.Le Roma.Fabre de Marseilles, arrivera à New-York vendredi.le George Washington, U.S.T,., arrivera à New-York vendredi, de’ Brème.Le Rochambeati.Cie Générale Transatlantique, du Havre, arrive-j ra à New-York vendredi.Jortuna -le cadeau par excellence M.En gène Goossphr et Pro Musica Les personnes qui désirent s enrôler dans Pro Musica sont priées de v- rappeler que le premier concert, donné par le P1 a' niste-eompositrur anglais Eugène (rooxscns, a lieu jeudi de cette^ semaine.à 9 heures, h la salle 1 rince of Wales, hôtel Windsor, et qu elks doivent, d'ici là, s’être procure leurs rarte» de membre,en s adressant à M.Lén-Pol Morin, edifice Extirpez la douleur de ces amygdales enflées et enflammées.Frottez-vous la gorge avec du “Bengué.” JN’em- ployez paa de substitut ni d'imitation, mais assurez-vous un soulagement rapide en vous procurant ,w> l'article authentique.ût$ ata ta 11 Knxnjn* tOe.soar oarJTMr les fr»l»d «m-nn*t» )• I*-amln( Mil*» Ga.LU.UaaUà»:.Dignes de leur nom Marque de Qualiti TES Canadiens s’enorgueillissent de I posséder des claques dont la marque de fabrique porte l’effigie de Jacques Cartier.* Les Claques Jacques Cartier, depuis plus d’un demi-siècle, protègent les Canadiens contre les rigueurs de notre climat.En toutes pointures, les Claques Jacques Cartier résistent à l’usure et sont de ligne élégante.¦CLAOUESH JACQUES DUTTIER I CALENDRIER Demain : MERCREDI, !5 décembre 192*.Q.Tempe, JEUNE.Oct.de 1‘Imm.Conc.d.Lerer du seleil, ^ h.39, Coucher du aoleid, 4 h.12.Coucher de la lune, 2 h.39.Dernier quart, le 27, à 0 a.5 m.do matin.Lever du ioleil, 7 h.2*.t oucher du eoleil, 4 h.12.Lever de la lune, 2 h.56.Lcrni»; quart, le 27, à 2 h 2! m.du matin.VOLUME XVII — No 2M DERNIÈRE HEURE Montréal, mardi.14 décembre 192G TF ï Devoir est membre de la Canadian Press, de l'A.B.G.et de la C.D.N.A.DEMAIN BE^U ET FROID MAXIMUM Uf MINIMUM Aujourd'hui maximum 39.Meme date Tan dernier, 26.Minimum aujourd’hui 29.Même date Tan dernier, 1*.BAROfoETRE 10 heure» a.m.29.59, H heure* a.m.29.6J.Midi: 29.70.Qn démolira les édifices en face du nouveau palais ' A la place, on construira u n rdifice de belle architecture pour loger la bibli olhèque du barreau Québec, 14, La bibliothèque du Barreau dans le palais de justice de Montréal, ne sera pas déménagée d’ici cinq ans.On avait annoncé tout d’abord qu’elle serait transportée au rez-de-chaussée, mais comme les expenses encourues récemment pour loger les livres dans des casiers métalliques ont été lourdes, le gouvernement a décidé de ne rien faire d’ici cinq ans.Entre temps, les bâtisses qui font face au nouveau palais et oui sont comprises entre les rues Notre-Dame, St-Jarques et St-Gabricl, seront démolies et l’on y élèvera un édifie^ qui sera consacré exclusivement à abriter la bibliothèque du Barreau.Cette bâtisse ne sera pas considerable afin d.ne lias détruire la ligne de perspective du nouveau oalais, tt elle sera construite dans un style en harmonie avec le nouveau palais.De plus les livres de jurisprudence criminelle seront transportés dans les voûtes du nouveau palais pour la commodité des avocats qui se trouveront à pratiquer exclusivement dans le nouveau palais.FEU M.BUSSIERES T/ANCIEN COMMANDANT DES ZOUAVES PONTIFICAUX VIENT DE MOURIR A L’AGE DE 79 ANS M.Joseph Bussières, ancien zouave pontifical, ancien commandant des zouaves pontificaux de Montréal et commandeur de l’Ordre de St-Grégoire, est mort hier à l’hospice Gamelin.Il était âgé de 79 ans, étant né à St-Henri de Lévis en 1847.Il est parti à l’âge de 21 ans avec le cinquième détachement des zouaves pontificaux canadiens pour aller défendre le pape contre ceux qui voulaient l’unification, italienne.Fait prisonnier lors de la prise de Rome en septembre 1870, il est ensuite revenu au Canada avec ses compagnons d’armes.Après son retour au Canada, M.Bussières fut capitaine de la compagnie des jeunes zouaves de St-Pierre puis commandant de toutes les compagnies de Montréal.U fut aussi président de l’Union Allet.Le service funèbre aura lieu jeudi à 8 heures 30 à l’église St-Vincent de Paul.Tous ses anciens compagnons d’armes et tous les autres zouaves sont invités à assister à son service.Le “Devoir” offre ses plus sincères condoléances à la famille* en deuil.Nominations citez les Servites I.r /?.P.M.Manfriani, O.S.M.vient d'etre nommé curé (te Xotrc-Ditme delta Diffc-sa et le H.P.Uu/ustin Tucci, O.S.M., devient curé de la paroisse Xotre-Dame del Carmine.I.c H.P.P.Mifjlioni, ancien curé de Xotre-Dame del (.arminc, devient prieur du couvent de l'Ordre des Serviles à Ottawa.bord Wülingdon est à Québec Québec, 14 (D.N.C.) — Leurs Excellences le vicomte Wülingdon, gouverneur général du Canada, et lady Wülingdon sont arrivés à Québec, ce matin, à onze heures, et ont été reçus officiellement par les autorités civiles et militaires à la gare du Palais.A une heure, les visiteurs ont dîné à Spencer Wood, puis cet après-midi, à quatre heures, aura lieu la réception civique à l'hôtel de ville où le maire Martin présentera une adresse bilingue au gouverneur général.Ordinations A l'occasion des Quatre-Temps, plusieurs ; prêtres seront ordonnés samedi â la cathédrale.Il y aura cérémonie de tonsure vendredi soir au Grand Séminaire.Un ami savant qui l'instruit et élève son coeur Le Service de librairie du “Devoir” a la réputation de vendre bon marché.Cela fait que son assortiment s’enlève plus vite qu’ailleurs.X'oubliez pas que si vous voulez donner des livres, à Xoël ou au Premier de l’An, à vos enfants, vous devez désormais vous hâter de vous présenter, de crainte d’avoir des déceptions, Le choix est encore beau et les prix très invitants.Or vous devez donner des livres si vous voulez assaqir vos petits, éveiller leur esprit, exciter chez eux le qoùt de la réflexion.Quand vous donnez un beau livre à un enfant vous lui donnez un ami, mais un ami savant, que l'instruit et qukélève son coeur.* * * Saint François d'Assise, dont on célèbre le septième centenairee, est partout fêté cette animée.On le cite comme modèle à la jeunesse.Il faut en effet, faire connaître à celle-ci ce saint délicieux.Pour n aider le Service de librairie du “Devoir” a commandé à la Bonne Presse, de Paris, une petite vie de saint Frau-çoie avec plusieurs illustrations en couleurs.Le prix, pour fi8 paqrs, est inrrnnable: UN DOLLAR LA DOUZAINE, FRANCO.Le nombre, est limite.A I'unite la brorhnrcttc se vend dix sous franco.Service de librairie du Devoir, 336, Xotre-Dame est, Montréal.Pour tentative d'assassinat Le juge Enright a condamné Percy Parber, coupable d’avoir volé $408 à la Well Grove, Ltd.Benoît Ruscio a été traduit sur accusation d’avoir tenté d’assasiner Mme Paul Earose, 6536, rue Saint-Denis, à coups de rasoir.Ruscio était mécontent du déjeuner servi et il a manifesté sa mauvaise humeur en tailladant la gorge de la maîtresse de pension à.coups de rasoir.Le juge a refusé tout cautionnement et a-fixé l’enquête préliminaire avi 21 décembre.Réunion des manufacturiers de chaussures Les manufacturiers de chaussures sont réunis en congrès à l’hôtel Mont-Royal.Ils ont tenu une réunion d’affaires à midi sous la présidence de M.J.A.Walker.Un club de chefs Un nouveau club qui s’appelle: “Le Club des chefs de police et des pompiers de Montréal et du district” vient d’être fondé dans notre ville.Le chef Dubeau do Verdun en cs‘ le président.I,c concours du Devoir UN FAUTEUIL DE $45.00 La nouvelle prime qui sera donnée est un fauteuil d’une valeur de $45.00 offert, â titre gracieux, par la Living Room Furniture Mfg, 1464, rue Sainte-Catherine est.Voiri la lettre que nous écrit M.1.-Georges LangeRer, directeur de cette importante maison de meubles: I.e Devoir.Montréal.* Messieurs, C.'rsl avec joie que la Living Room Furniture Manufacturers.Ltcd, vous offre un prix pour le concours récemment ouvert dans le Devoir.Il consiste en un superbe fauteuil de repos "Confort’’, tel que nous en fabriquons pour bureaux d’affaires, bureaux de direction, cercles, hôpitaux.Ce fauteuil recouvert en authentique Mohair an-qlais, est d une valeur de $45.00.Il est très confortable, possède un haut dos rembourré ainsi que des oreillettes.Le dns.le fond et les bords sont à coussins Marshall.La popularité de ce fauteuil de choix augmente sans cesse et en fait le préféré des connaisseurs.En vous présentant ce radeau, nous tenons à faire remarquer à vos lecteurs que votre maison est cnnadirnne-française.Il n'y a pas mi seul étranger dans notre direction, nos bureaux, ateliers ou magasins.En achetant de nous, le client encourage ses compatriotes, toujours à îles prix très bas, puisque nous sommes nous-mêmes fabricants.Xous prenons plaisir à souhaiter plein succès au concours du Devoir et nous vous prions de croire à notre parfaite consideration.Sincèrement vôtres LIVING ROOM FURNITURE MANUFACTURERS.Ltcd.Par J.-Georgcs LAXGELIER Le gagnant sera le lecteur qui aura trouvé son nom et viendra en faire la preuve nu bureau du “Devoir” — pourvu que* ce gagnant se conforme aux conditions stipulées ailleurs Hans le journal.Nous publierons dix noms; les 9 autres dont les noms auront paru recevront un rnrnet d'un mois d'abonnement gratis nu "Devoir”.Si deux ou plusieurs personnes arrivent les premières ensemble, il sera procédé à un tirage entre elles.Les noms qui paraîtront dans Je Devoir seront choisis au hasard parmi les inscriptions.Ce qui vent dire qu’il est très important de s'inscrire.Comme nous voulons que les chances soient égales pour tous, ceux qui auront trouvé leurs noms devront *è présenter à partir de 9 HEURES DU MATIN—PAS AVANT—LE LENDEMAIN du jour où les noms auront paru.Le bureau du concours sera ouvert aux heures mentionnées dans les conditions publiées dans une.sutée page.Ourpci l’oell: des noms paraîtront ces jours prochains.Officier du M frite Agricole Leu concert* M.l’Al L WATTIKR.PRESIDENT DE LA SOCIETE DES JARDINIERS-MARAICHERS.REÇOIT EA MEDAILLE ET LE DIPLOME DES MAINS 1)1 MINISTRE DE L'AGRICULTURE M- Edouard Caron, ministre de l’agriculture, était au congrès des horticulteurs, ce matin, salle Caron.Le ministre a prononcé un discours et puis il a.annoncé que M.Paul Watticr.président de la Société des jardiniers-maraîchers de la province de Québec, avait été créé officier du Mérite Agricole.Comme horticulteur, M.Wattier ne peut participer au concours du Mérite agricole.Les concurrents doivent pratiquer toutes les sortes de cultures.Mais en raison des services qu’il a rendus comme président de la Société des jardiniers-maraîchers, le ministère de l'agriculture a voulu faire une exception en sa faveur.M.Wattier a reçu le diplôme el la médaille d'usage.M.Caron a félicité les organisateurs du congrès et il a exprimé le voeu cjuc l’an prochain les délégués soient encore plus nombreux.11 a insisté sur la nécessité de la coopération de tous les jardiniers-maraîchers pour atteindre à ces deux choses essentielles: l’uniification et la classification de la production.La coopération est encore nécessaire pour éviter te mévente et M.Caron invite tous les intéressés à faire partie de la Coopérative fédérée.A titre d’agriculteur, le ministre demande aux jardiniers-maraîchers de ne pas faire une question politique avec les choses de leur métier.Les jardiniers-maraîchers de la région de Montréal ont absolument besoin qu’on améliore la situation quant apx marchés.La législature a autorisé la ville à emprunter $2,00(1,000 à ce sujet.Espérons que la ville ne tardera pas à agir.11 y va de son intérêt comme de l'intérêt de lii classe agricole.Les maraîchers de la rive sud ont demandé à plusieurs reprises que le C.N.R.leur consente une diminution du taux de péage sur le pont Victoria.M.Caron s’est occupé personnellement de te chose.Sir Henry Thornton, après avoir pris en considération te demande des maraîchers la trouve raisonnable.Si le péage n’est pas aboli pour les maraîchers, ceux-ci peuvent du moins s’attendre à ce qu’il soit réduit.M.J.-H.Lavoie, chef du service de l'horticulture à Québec, a présenté un travail sur l’orientation de la culture et de l’industrie ma-raichère.I.e même problème, à cause des mêmes causes, existe partout.La culture forcée est appelée à disparaître au Canada.Ça n’est qu’une question de temps.La même chose se produit en France.Les primeuristes ne peuvent rivaliser avec les producteurs des paye de soleil.Aussi voit-on 'les jardi-j nieirs français et belges qui vont s'établir en Algérie.Pour la culture maraîchère ordinaire, te situation peut être considérablement améliorée dans notre province.A cause du manque d’uniformité et de classification dans la production, il y a mévente.Et pourtant la demande ne manque pas puisque l’an dernier encore, nous importions de grandes quantité de pommes de terre des provinces maritimes, de pleins wagons de céleri, de tomates et d'oignons, de l'Ontario, toutes choses qui sont produites chez nous.L’çducation du producteur est à faire comme celle du consommateur.Celui-ci achète souvent des produits inférieurs qui viennent d’ailleurs quand il pourrait se procurer, à moins cher, de bons produits de chez nous.D'un autre côté le producteur doit fournir au consommateur ce qu'il désire, La coopérative entre producteurs, entre consommateurs, entre producteur» et techniciens, voilà trois choses essentielles au succès, Poua que cette triple coopération s’établisse le ministère de l’agriculture est prêt à faire tout ce qui lui sera possible.L’assemblée a voté des remerciements à M.Lavoie.Son travail sera imprime dans le rapport du congrès.M.Paul Boudrias, un maraîcher, a parlé ensuite de la question des marchés à Montréal.L'agrandissement du marché Bonsecours coûterait très cher, dit-il.La “Bouse-cour» Really Gorp.” achetait ré-ceinmeTit les propriétés à l’angle des rues Ronsccours cl Notre-Dame pour $97,51)0.Elles couvrent 15,714 pieds, ce qui fait $0.25 du pied \ quel prix la “Bonsecours Really” revendrait-elle à la ville et celle-ci.d’après le projet d'un marché jusqu'à la rue Bcrri, devrait acheter 2(1(1.000 pieds carrés.Au bas mot l’expropriation coûterait $2,000,-000 sans compter 1rs dédommagements de déplacement.Et il resterait Its travaux de démolition et de construction.Un marché â deux étag s sur le Champ de Mars ne serait pas uralique, dit M.Boudrias.qui suggère remplacement du Parc (Îrèmnzic.angle Saint-Hubert et Laurier.L’assendtlée a ununiipement approuvé celte suggestion.Le congrès se termine ce soir.Plusieurs travaux seront présentés au edurs «le l’après-midi.MLLE GERMAINE MALEPART Sun programme ; pour piano seul, la Sonate opus 31, no 2, de Beethoven, l’Etude no 11 de l’opus 20 et le Nocturne no 1 de Topus 27 «te Chopin.un Prélude en la mineur de De-bussy, le Prélude en sol mineur de Rachmaninoff; pour piano avec cordes, le Trio opus 18 de Saint-Sacns, le Quatuor en ut mineur de Gabriel Fauré.Oeuvres belles et substantielles, d’un choix irréprochable et exécution plus que remarquable, le concert donné hier au Ritz par Mlle Germaine Malépart a été un beau succès d’art et d’auditoire.Il y a quelques années que Mlle Malépart n’avait joué en public et il semble bien que ce silence consacré en partie à l'étude ait fortement mûri son talent.La forme concert permettait de la considérer sous deux aspects, comme soliste et comme concertante, mais était d’autre part assez lourde à soutenir.Passons sur ce qu’on a convenu d’appeler 1a technique, o’est la moindre considération.parce que tout artiste qui se présente devant un auditoire lui doit, comme il sc le doit à soi-nièmc, — d’être aussi impeccable que possible.C’est dans la présentation des oeuvres qu’il faut considérer Mlle Malépart.Je n’irais pas jusqu'à dire que l’artiste a joué la Sonate de Beethoven selon la tradition.Elle en a au contraire donné une conception qui pour lui appartenir n’en est pas moins très intéressante, parce qu’elle accuse une pensée réfléchie et une volonté de découvertes.On pourra, par exemple, demander, un peu moins de retard dans la fin des grands arpèges par quoi débute le premier mouvement, mais on ne saurait, d’outre part, la blâmer d’avoir voulu élargir cette belle construction.La sonorité de Mlle Malépart, à laquelle contribuait le Steinwav, est souvent somptueuse; elle n’est jamais débile et elle s’en sert avec intelligence.Fort sagement, Mlle Malépart a mis entre les divers mouvements de la Sonate juste le silence qu’il fallait pour que la nouvelle impression ne se fît qu’après la chute de 1a précédente.J’aimerais qu’une sonate, ou une symphonie, fût toujours jouée de cette façon.Ij’Etudc de Chopin est avant tout une pièce «le virtuosité pure, mais non pas de tapage, et il faut pour la réussir une délicatesse dans 1a vélocité qui n’erre jamais.Dans le Nocturne qui la suivait, c'est au contraire les qualités chantantes du toucher qui doivent primer, car ce Nocturne*cst une Rêverie, mot d’ailleurs inconnu à Chopin, sinon à ses contemporains.On peut à cause des qualités «le toucher qu’il exige l'accoupler au Prélude de Debussy et de ces deux oeuvres c’est la 'dernière que je préfère pour son exécution.Concertant dans le Trio avec MM.Chambcrlahd et Jean Rolland, auxquels s’adjoignit l’altiste Chartier pour le Quatuor, Mlle Malépart a montré qu’elle sait, lorsqu'il le faut, asservir sa personnalité à la conquête du but commun.Un Stein-xvav grand format est cependant un géant pour les instruments plus discrets que sont les cordes et peut-être aurait-il mieux valu le fermer, au risque d’emmitoufler scs résonances.Saiht-Saéns.plus clair que Gabriel Fauré, n'a pas, dans l’oeuvre choisie, sa puissance d’évocation; l’un et l’autre offraient donc un contraste évident dont l’avantage va au second.Tous les deux ont fait la preuve d’une préparation soignée en scs moindres détails et la pianiste, la prééminence lui appartient tant à cause du rôle joué par l’instrument que parce quelle était la figure centrale du concert, a attiré toute l’attention, sans que pourtant ses partenaires en souffrissent.L’enquête des douanes! .Au Sénat Ottawa, 14 — Au Sénat, hier, M.Dandurnnd a fait l’éloge funèbre «les sénateurs David, Thibeautiratl, Blaln et McHugh.M.Dessoûles, qui compte 99 ans, était à son siègo et en parfaite santé.On a pu faire cette rémarque que l’auditoire qui remplissait tous les coins de la salle n’était pas là par simple amitié, mais qu’il était venu pour écouter de la belle musique, rien qu'à sa façon d’écouter religieusement.U en a été récompense par une audition qui vaut beaucoup d’autres amenées à grands frais de loin.Frêll PELLETIER La rur MacGregor Les Messieurs de Saint-Sulpier ont offert à la ville, qui a accepte leur proposition, de disposer en talus le terrain qui longe le côté sud dr lit rue MacGregor, sur une superficie de 10.385 pieds carrés.El.afin de donner un meilleur alignement de la bordure de trottoir du rôté sud et d’amoindrir le danger d’areidents à l’intersection de la rue MacGregor et du chemin de la Côte-dcs*Veiges la viNe achètera un morceau de terre d'une superficie de 771 pieds encrés, au prix de SI.00 le pied carré, à la condition que la vil|P érige une clôture en broche amillée avec poteaux.le long du côté sud de la rue MacGregor, en remplacement «lu mur de pierre et de l'ancienne clôture qui seront démolis pour faire place au talus.Lut* explosion lue 19 ouvrier* Digae.Basses Alpes.I t, (S.P.A.) L'explosion «le 20,000 kilogramme de chlorure liquide dans une fabrique «le St Aubin a causé la mort de 19 ouvriers.Soixante-dix mitres ont été blessés, dont une trentaine sérieusement.Six seulement de oes ouvriers sont des Français; les autres sont des Russes, des Algériens et «^s Portugais.Ql ATRE ARRESTATIONS QEI SERAIENT RECOMMANDEES PAR LA COMMISSION ROYALE DE LA DOl ANE LA MARINI.MARCHANDE DU GOUVERNEMENT MISE EN CAUSE.Vancouver, 14 (S.P.G.) — Il se pourrait que quatre des personnes qui ont compara devant la commission royale de la douane, et «pii ont témoigné au sujet du “Chris Moeller”, ce cargo affecté à la contrebande des alcools, soient arrêtées et accusées de parjure.Le ju^e J.-T.Rrown a unonncé, hier après-midi, (pie ses collègues et lui sont à considérer la chose.Ils feraient par exemple une recommandation au procureur général de Colombie-Anglaise et celui-ci porterait les accusations.Les jioms des quatre personnes concernées n’ont pas été mentionnés.I.e juge Brown a fait sa déclaration à la suite du témoignage de Tom Fay, l’un des principaux témoins au sujet du “Chris Moeller”.Pendant toute une semaine on avait vainement cherché Fay «pii était disparu «le Vancouver.Hier il s’est présenté de lui-même devant la commission.D’autres témoins avaient déjà parlé d’un certain Rodriguez, de San Bias, Mexique, à qui la dernière cargaison du "Chris Moeller”, 1,000 caisses d’alcool, avait été consignée.Fay a «Ht que Rodriguez existe bien; qu’il n’est pas un personnage imaginaire.C'est Rodriguez T.EATON C?, PE MONTREAL DEPARTS poor Gl»t§ow, l>SrcrDool.Belfost ndres 31 Janv,.Alavmla, à Cobh (Queenstown), Liverpool 31 Janv., Antonia, A Ply., LeHavre.Londm H fCv., Auraala, * Cobh (Queenstown), Liverpool 21 rev., Audonia.à Ply.Le Havre, londre» 28 f a SK S 25 U - oO a 23 100 a 22.95 tO A 22.95.Towagmac, iOP fl Dominion Coal L'assemblée annuelle des actionnaires de la Uominwn (.oui Company.Limited a eu lieu hier üprès-niidi.Le président, M.R.M.Wol- l'expropriation des terrains situes vin, v a prononcé des paroles op- du côté nord de l’avenue des Pins, timistes.Il a dit que les mines de entre l’avenue du Parc et la clo-la compagnie sont actuellement en turc séparant le parc Mont-Royal de meilleur état qu’en aucun temps de- la propriété «le l'université McGill, puis la fin de la guerre.Il a fait al-1 Le coût total de l’expropriation ou liision au rapport de la commis- de l’acquisition à l’amiable de ces sion Duncan et il a dit que si on v terrains sera réparti entre les prodonne suite la compagnie en res- priétaires des immeubles compris .«Lins un certain rayon, depuis le côté nord-ouest de l'avenue «les Pins, le côté sud-ouest du chemin de la rues Burnside et Ontario et le côté sud-ouest de l’avenue du Parc.Cette expropriation fera disparaître les maisons qui se trouvent à l’angle de l’avenue des Pins et de l'avenue du Parc, qui masquent la , vue «lu parc quand on se rend à la ! montagne en montant par l’avenue du Pare.Elle diminuera les dangers .de la circulation à ce point d’inter- j section très fréquenté.sentira «les résultats bienfaisants.Le chargement ferroviaire Le chargement ferroviaire pour la semaine terminée le 4 décembre se chiffre par 69,657 wagons, soit une diminution de 6,470 wagons sur la semaine précédente.La mauvaise température et les embarras de la navigation ont affecté le charge-des céréales qui accuse une ____ ’ouest.Le charbon accuse une diminution de 353 wagons, le bois «Je 518 wagons, le bois de pulpe de 323 wagons, le fret «livers de 563 wagons, Quatre nouvelles émissions municipales Villes de: Farnham Buckingham Dônnacona S.-Eustache- sur-Ie-Lac Toutes ces obligations sont remboursables de 1027 à 1955.rapportent 5rr et se vendent au pair.Renseignements supplémentaires sur demande.MONTREAL QUEBEC BUREAU CHEF: Imm.Versailles, MONTREAL Tel.: M.70S» Placements qui offrent des chances de fortune Lisez le Bulletin du Change Etranger GRATUIT SUR DEMANDE LA MAISON DE PLACEMENT* C.M.C0RDASC0 & CIE Spécialités exclusivement dans let abliiatiant gouvernementalet et municipales étrangères.IMMEUBLE MARCIL TRUST .292 RUE SAINT-JACQUES MONTREAL CANADA «9 Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires dividende no.2R AVOCATS La glace marche Depuis 8 heures 30 ce matin la Comparativement h la même se-j glace est en mouvement sur le lac 32 10 A 32 35 A 32 105 A 32 .T, A 32 »0 A 32 Il Hi A 31 > 50 à 32 50 H 32 L» A 32 4j A 32 .1 32 13 a 32 30 A 32 65 à 32 » à 32 IJ» # 32 200 à X! 50 A 32 10 A 32 2j * 33 2j A 32 Onsolldatol Mining and Smelting, 1 A 252'.35 à 252*, » A 052 25 à 2o2W 1« A 2j2.Dominion Glass, Kl A 97 2o A 9i 3a A .35 A 97 15 A 97 .1 .Dominion Brtdgr, la A lit.Dominion Textile, 35 a 101 25 A ’'îl ,, iauirenlklc Co., 25 A U23., o0 a A 113 75 A 113 25 il 113 10 a 1124* >0 a 113 50 ù 113 50 A IDH, 50 « U3Vs ’J00 A JUS 45 A 113T, 5 A 113', 1 5a 113U 5 * tSh -i h 11*5"a 2.) A 113V* 30 A 113a0 a U3'4 2o A 113*4 20 A 113 2Ô * 113 25 A M.V, 10 A 113%.Montreal Light, Heat and Power.1 A h» 34 A 196 li 25 A 08 %145 A 09 30 A 69 27 A (>M 15 A 09 50 A 69 70 A 69 5 A 69 lo A 69 oO National Breweries, 16 A 67% 160 A 67 10 A 67.Ugilvie, 5 A 202.0uehn.' Power 25 A 188.Steel of ( anadfl.20 A 114 ShawTnigan Water and IVwer .> A 20, 1j a 267 50 A 267 70 A 267 100 A 267.Winnipeg Kleetrie, 50 A 65% 50 a lw% .>0 a 05% 20 a 65% 50 A 65', Was agmnack, nouveau, aO A 55% oO a -m , 50 A a5% 10 a 55.PRIVILEGIEES inaine "de Pan dernier, il y a dimi nution do 2,895 wagons.La diminution est de 7.028 wagons pour li*s céréales et de 1,042 pour le bois de pulpe, mais il y avait eu augmentation de 2949 wagons pour le charbon, de 671 pour les produits de la forêt, «ie 1010 pour la marchandise, et de 706 pour le fret divers.La récolte en Argentine Ottawa, 14.— Le Bureau Fédéral de la Statistique annonce qu’il a reçu du commissaire du commerce canadien à Buenos Ayres un câblogramme donnant comme suit l’estimation officielle de la prochaine récolte de blé, graines de lin et avoine de l’Argentine pour la saison 1926-27: Blé, 125,318,000 boisseaux provenant «le 19.274,268 acres, comparativement à.191,007.000 boisseaux et 19,197.900 acre; en 1925-26, et 196,385,200 boisseaux et 16.096,200 acres, moyennes de la période quinquennale 1920-21 et 1924-25; graine de lin, 71,650,000 boisseaux et 6.671,862 acres comparativement à 75,193.000 boisseaux et 6,201.100 acres en 1925-26.et 49.344.300 boisseaux .et 4,938.500 ! acres, moyennes quinquennales; , avoine 73.920,000 boisseaux et 3.- | 162,957 acres, comparativement à 1 3,194.000 St-Pierre et les trois brise-glaces Ixidy Grey, Mikida et Rellechasse se tiennent à Port St-François prêts à .se rendre à Sorel pour briser le barrage qui tient encore, si la descente dis glace,,, qui ressemble à une véritable débâcle printannière, continue.On conserve donc l’espoir que ‘les quelaues navires actuellement aux ports «te Montréal et de Sorel pourront reprendre leur route vers la mer._ C’est le roi qui a signé Ottawa, 14, (D.N.C.) ~ Au cours «lu débat hier on a appris que c’était le Roi lui-même et, non lo gouverneur général o!\ Bouyn .ïhiprat .Fl» K O .Goidale .Gold lull .Hollinger .Keeièy .Kirkland .I^ke Shore, .Iflivfll (juetwc Mètnlvre 'In 46% présenté à _________ .d, 5, V0(p sympathie à Mmes J.Laro- 86% o, j 54% 56 , 59 «il I 26 H» 111 21% x 10% 1200 120o 45 24 25 10% 15 26% 28 % 48 19% 1M0 1900 150 154 73 74 14.50 1 1150 r 3450 2475 278 28» 4(1 690 700 2276 3300 195 19 MONTREAL LaSeulf.Compagnie Canadienne Française D'Assurance surlaVie N'oubliez pas ., .Prorince de Québec District de Montreal.No 8901.Phllias Blanchard, rentier, de la cite et 1 du district de Montréal, demandeur, vs N.Perron, forgeron, dea memes lieux, defrn- st agir comma celui au! arrêterait •a montre pour aauver du tempa.3 VOLUME XVII — No 289 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI.14 DECEMBRE 1926 Une partie nulle LA VIE SPORTIVE au Forum Montréal vs Toronto Les Maroons reçoivent ce soir, la visite des Saint-Patrick, au Forum Il y aura trois parties dans la li-f?ue du hockey Nationale, ce soir.Détroit joue à Boston; Ottawa visite’ New-York Américain et le Montréal recevra la visite du St-Patrick.Hier soir, le président C,aider a annoncé que la joute locale sera dirigée par.Cooper Smeaton.La situation continue de se compliquer pour la deuxième place de la ligue Nationale et s’il fallait que Toronto l'emporte ce soir, il deviendrait par le fait sur un pied d’égalité avec Montréal, car chaque club aurait chacun sept points à son crédit.Puis si Montréal gagnait il en aurait neuf et il passerait en avant du Canadien.Les St-Patrick sont les derniers de la ligue, mais ils inspirent toujours beaucoup de crainte à leurs adversaires.Ainsi il n’y a pas longtemps on ne les croyait pas de taille pour Pittsburg, mais ils onl blanchi les Pira.es.Samedi, on aurait cru qu’Ottawa avait une partie facile niais 1rs Irlandais les ont forcés à la limite et les Sénateurs ne Pont emporté que par un point.LE CANADIEN SE DEPOSE Le Bleu Blanc Bouge sera au retins jusqu'à jeudi soir, alors qu’il recevra la visite du club Boston, qui en sera à sa première apparition à Montréal cette année.I n peu de repos devrait faire beaucoup de bien car sa partie de samedi soir a prouvé qu’il en avait grandement besoin.Son voyage à Pittsburg a sans doute affecté les joueurs, qui étaient loin d’être eux-mêmes samedi soir.Deux jours de chemin de fer ne font jamais de bien à un club de hockey et on a pu en juger par la tenue des Bleu Blanc Bouge.Le Bleu Blanc Bouge aura de légères pratiques, et Hart, qui vient t d’ètre acheté, prendra part à celle, de ce midi.Le gérant du Canadien j a aussi annoncé qu’il était en pour parlers pour obtenir un autre jou eur de défense.LES SUBNOMS Le surnom est presque obligatoi-J re pour les clubs professionnels de hockey et de baseball chez, les Américains et les Anglais du Canada.Le surnom fait souvent le tour de la presse avant que le club rebaptisé’ ait figuré sur la glace ou sur le lo-j sauge.En peu de temps, ce substantif devient un adjectif! Quelques clubs ont plusieurs surnoms.Ainsi les joueurs du Canadien, de la N.H.L., sont des ‘’Habitants”, des “Tricolores’’, des “Bleu Blanc Bouge” et des “Flying Frenchmen”, pour les amateurs de langue anglaise.Les joueurs du Toronto de la même ligue, sont les “St.Patricks”, des “St.Pats”, pour les Irlandais, et des “Irishmen", pour les autres.Un exploit quelconque, parfois un travers (!) d’un promoteur, ou, encore, un fait caractérisant une ville peut “rebaptiser” un club.Un concours est souvent organisé pour choisir un surnom.Ce fut le cas de New Haven, dans la ligue Canado-Américaine, où le mot “Eagles” (aigles) a prévalu contre "Bears”, (ours).Voici .la liste dos surnoms des clubs professionnels de hockey: LA N.H.L.Canadien: Habitants.Chicago: Black Hawks.Boston: Bruins.Détroit: Cougars.Montréal: Maroons.New-York : Américains : New-York: Bangers.Ottawa: Sénateurs.Pittsburg: Pirates.Toronto: St.Patricks.LIGUE ( ! AN ADO-A ME B1 CA I NE Boston: Browns.Providence: Beds.Québec: Castors.Springfield: Indians.New-Haven: Eagles.LIGUE CANADIENNE Hamilton: Tigers.Tigers: Panthers.Niagara-FalIs: Cataracts.Stratford: Nationals.Windsor: Hornets.LIGUE DES PRAIRIES Calgary: Tigers.Edmonton: Eskimos.Moose-Jaw: Maroons.Hégina: Capitals, Saskàtoon : Sheiks.LIGUE AMERICAINE Chicago: Cardinals.Détroit: Greyhounds.Duluth: Hornets.Minneapolis: Millers.Saint-Paul: Saints.Winnipeg: Tigers.Les surprises de l’année QUELQUES RECORDS ONT ETEj BRISES.DES ETOILES ONT J PALI ! New-York, 14.Une prospérité sans précédent, ainsi que des surprises énormes ont marqué la saison du sport ru 1927.Ici et là les gros événements ont reçu un bel encouragement du public et les promoteurs ont naturellement récolté en conséquence.Voici quelques-uns des faits saillants de l’année: Un nouveau champion poids-lourd; un nouveau champion poids demi-lourd; un nouveau champion poids-moyen; un nouveau champion poids-léger.Une roretle de près de deux mil-lions de dollars à une partie de boxe et une autre d'un million à une joute de rugby.La foule la plus nombreuse jamais vue à une partie de boxe et la foule la plus nombreuse jamais vue à une joute de rugbv.Deux nouveaux champions au baseball et St-Louis qui a décroché son premier championnat mondial.l/cs défaites de Jack Drmpsev et dd Harry Wills.Un Américain qui a gagné le premier championnat amateur de golf Jess Swatzer.La preiniere victoire de l’Amérique dans le tournoi de golf anglais: Bobby Jones.La défaite de Bill Tilden et la vir-toire de René Lacoste, qui est devenu champion, Deux Américaines ont traversé la Manche à la nage.La chute des New-York Giants cl la belle tenue des Yankees, comparée à l’année précédente.Le retour de Mme Mnllori championnat féminin.L’entrée de Suzanne Lenglen dans le domaine professionnel.La chute de Roger Hornsby eom-mr ojiampion frappeur de la Ligue Nationale.Le départ de Tv Cobb.Tris Speaker et Eddie Collins du baseball professionnel.Le retour de Ruth.Le congé de sept gérants des ligues majeures.La débandade du “Big Tree", oc-eusionnée par l’attitude de Princeton.La défaite d Notre-Dame par Carnegie Tech., et la fin du régime d > l’Universilé de la Californie lins l’Oiiesl américain.La défaite de Bobb\ Joncs dans •• championnat amateur de golf aux Etats-Unis.La victoire de Walter Hagan, dans le championnat de golf professionnel, cl le succès des Américains dans la défense de la Coupe Davis ont été les seuls événements qui n’ont pas amené de surprise.Mais si on considère la tenue des Français dans le tennis, on peut aussi prendre ceci comme une surprise.Du côté financier, -la rencontre Tunney-Dempsov et.la joute de football Army-Navy ont été les plus profitables.Le championnat de boxe a réalisé une recette de plus de deux millions et plus de 133,000 personnes ont assisté à la rencontre.La joute de football en question, qui a eu lieu à Chicago, a réuni 110,000 spectateurs et la recette fut de plus d’un million.au FORUM UPTOWN 9112 Ce soir, à 8 heures 30 TORONTO MONTREAL, Prlxi *#.»0, I1.ÏS, $1.8e, II.A0, .80, — Txx* compris*.— t!< * * Un peu partout dans la province, notamment à Montréal, on signale i 1» tendance des grands entrepreneurs à poursuivre le travail dr, j construction le dimanche.Le res- i | pert du repos dominical diminue | et des efforts semblent se faire ; pour accentuer cette diminution 1 On signale aussi l’envahissement i ! insensible du commerce, le diman-| che.particulièrement dans les épi-i ; ceries.où.sou* le titre de rafrai-I chlsscinents, on vend n’importe i j quoi, même dans les villes.La Ligue dû Dimanche sollicite donc de nouveau, avec tout le respect nui convient, l’appui chaleureux nu clergé, l’appui effectif des conseils municipaux et des associations de toute sorte, l’appui moral de tous les citoyens, pour mainte nis l’intégrité du repos dominical.Ta bonne «ibservnnce du jour du Seigneur.Elle attire Vnttention de tous sur l’importance de l'exactitude a respecter la loi religieuse et ci rile du dimanche, pour le hien-élre social rl le maintien de la moralité publimie.La Ligne du Dimanche prie l'honorable premier ministre de Que-' bec d'accepter, une fols de plus, 1 Tn*suraner de scs bons sentiments, I (le ses félicitations pour le succès fabrication du papier.Ce film est I Grand’Mère à 8h.55 p.m.Au redes plus intéressants pour tous ceux j tour, ce w agon quille Grand'Mère à qui s’intéressent» de près ou de loin, 2h.10 p.tn., donnant ainsi un scr-à la publicité, car une compréhen- vRf de wagon-salon entre Mont-sion des procédés de fabrication du réal.Shawinigan et Grand’Mère, papier permet de se rendre mieux ! aux voyageurs qui quittent la gare! compte des effets que Ton peut nb- Viger à 5h.p.m., tous les jours.Au i tenir des diverses qualités de pa-, retour ce wagon est attaché au pier.La Rauque Royale sera à cette réunion.le booster Conférence de M.Emile Benoist Vendredi soir, a la salle Sainl-Sulpice, M.Emile Benoist, rédacteur au Devoir ihjnnera une conference devant la "Société des conférences de* Hautes Etu
de

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