Le devoir, 16 mai 1939, mardi 16 mai 1939
¦gUMMC VOLUME XXX - No US Montréal, mardi 16 moi 1939 redaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL .TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEI«ir3361* SOWS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR Directeur-gérant Georges PELLETIER % FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal «t la banliaue) E -Unis et Empira britannique S.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Ottawa sera pour ses soeurs un exemple La capitale se préoccupe d'urbanisme — Une causerie de M.Jacques Greber — Les préjugés au sujet de l'aménagement des villes Devant la Ligue du Progrès Civique, ces jours dcr-| ‘ L'aménagement tel que nous devons I entendre, dit niers, M.Jacques Greber a fait une causerie pratique sur M.Unwin, comprend les éléments essentiels du plan, la Les Juifs de Palestine menacent de prendre les armes nous conduire, —où l’on nous con-1 jSnÆfiisÆsin veulent un foyer national juif l'urbanisme.Il s'adressait à un auditoire assez restreint, mais où l’on comptait tout de même la pjupart de ceux qui auraient un rôle à jouer dans l’élaboration d'un plan directeur, si l’on devait en établir un à Montréal.M.Greber a énoncé en formules très nettes quelles doivent être les bases du travail préliminaire.Rien ne se fait sans réflexion et sans préparation, rien ne se fait, du moins, qui soit durable et vaille la peine de durer.L’urbanisme résulte d’une collaboration entre les juristes qui doivent établir le statut légal du corps chargé d’appliquer le plan directeur, les divers services municipaux compétents et généralement les spécialistes en la matière.Bien que cette collaboration puisse être et doive même être harmonieuse, il est parfois utile d'y associer Le drapeau Tricolore UEvéncmenl-Jinirnal posait samedi un problème de petite histoire.Il serait intéressant^ disait il, de connaître les causes qui popularisèrent chez nous le drapeau de la France républicaine.Encore si création de valeurs accrues par la mise en oeuvre d'un nouveau système de relations, que ce soit dans les sphères c'était le drapeau blanc fleurdelisé.1 sociales, économiques ou esthétiques et la préparation d’un s'nn* «totif — tnrlnni a’nlte?plan qui définira et exprimera le nouvel état de choses et permettra sa réalisation.” ‘ Pour que cette conception soit exprimée et définie, on doit se servir de cartes, de diagrammes, de descriptions ou de lois qui deviendront les moyens de réalisation du plan.” Par conséquent, les adversaires de l'urbanisme ont tort d’y voit d abord un programme de travaux d embellisse- j dcs ent à peine le problème et que leur réalisation intégrale •t’apporte pas de solution sensible.Le second danger, c’est de trop embrasser, ce qui signifie toujours: mal étreindre.Un projet trop ambitieux n'entraîne pas généralement de pertes financières sérieuses, puisque son ampleur même en empêche la réalisation et iu’ü est rapidement jeté aux oubliettes.Ça n a été qu un coup d’épée dans l’eau.A noter qu’il n’a pas été question jusqu’ici d’esthetique.I, urbanisme se propose, en somme, des visées modestes, utilitaires, et l'esthétique ne résulte que de la splendeur de l’ordre.Nous trouvons dans L’habitation en Europe et en Angleterre (travail présenté au Conseil national de Santé à Ottawa par l’ingénieur sanitaire de Montréal, M.Aimé Cousineau) une définition de l’aménagement urbain duc à sir Raymond Unwin, le grand urbaniste anglais.Nous avons toujours entendu dire que la popularité du drapeau tricolore datait du voyage de La Capricieuse, le premier bateau de guerre français qui nous visitait depuis la cession du pays à la Couronne an- fh ablution, à ,,uinir k, quant,,, btighud, «•«.•Mi» fh les quartiers déchus, et 1 experience établit que cct assa| Revolution, il a été le drapeau de nissement est à la fois moral et matériel.Le vice fleurit tous les gouvernements français de-avcc la maladie dans les quartiers de taudis et il suffit d'in- puis lors, *:uif au temps de la Res-tioduire dans ceux-ci l'air et l'ensoleillement pour y tuer, j tarnation.Et ce n’est pas à propre-au moins en grande parue, les miasmes moraux comme ; c>e/je drnpeau fran_ physiques.Par ailleurs, 1 urbanisme rend a ces quartiers j çajS( ^0U( simplement, qu’on arela-déchus leur valeur économique, qu’ils perdent rapi- niait ici.Du reste, quand le drapeau tricolore fit son apparition chez nous, c’était au lendemain de la guerre de Crimée, où Anglais et Français avaient combattu côte à côte, et certains des anciens que nous avons connus aimaient à répéter que les Anglais du temps avaient favorisé la diffusion du tricolore.Mais, dans le succès du tricolore, il y a, semble-t-il, deux éléments: d’abord, ce drapeau paraissait symboliser l'idée française, qUe n’exprimait aucun autre, et dans des conditions qui, étant donné notre éloignement de la France et le fait que le Canada ne s’occupait point alors des guerres européennes, ne paraissait offrir aucun inconvénient politique; puis, il était beau.et si facile à faire.Trois morceaux d’étoffe dement et totalement quand on les abandonne à leur dé cripitude.Nous avons de cette dépréciation ruineuse pour les propriétaires fonciers de nombreux exemples à Montréal.Enfin, l’urbanisme tend à introduire de l’ordre dans la cité par une distribution rationnelle des différents services publics, en facilitant les communications et en établissant, par exemple, l'industrie dans l’Est pour que les fumées et les suies ne soient pas répandues sur le reste de la ville pat les vents d’été, qui soufflent généralement de l’ouest.* * * Mais, si nous voulions entrer dans tous les détails des effets bienfaisants d’un plan d'amenagement, cela nous entraînerait trop loin et nous amènerait à des redites ennuyeuses pour nos lecteurs puisque nous avons souvent traité ce sujet ici.On doit dire, hélas! que l'urbanisme fait peu de progrès chez nous: on pourrait même croire qu’il rétrograde quand on voit abolit si mal à propos les lignes homologuées dans nombre de rues, déjà trop étroites pourtant.Mais cette régression ne sera pas durable, car l’exemple possède une influence considérable.Or, tandis que toutes les villes canadiennes avaient jusqu’ei négligé de s’adapter à la science si nécessaire de l’aménagement urbain, l’une d’entre elles, à certains égards la principale, puisqu’elle est la capitale de la Confédération, l'une d’entre elles, Ottawa, vient d’entreprendre de vastes travaux qui en feront bientôt un modèle pour toutes ses soeurs.On peut compter que cette oeuvre, qui déjà se dessine sur un plan un peu particulier, parce que la capitale a le droit et le devoir d'insister sur l'aspect embellissement, sera suivie de près par tous ceux qui s’intéressent à l’urbanisme et qu’ils la citeront en modèle à tous les gouvernements munici-j paux.Il est douteux que l’apathie de ceux-ci ne soit point, à la longue, profondément ébranlée par cette grande leçon de choses.Louis DUPIRE les Juifs prendront les armes si Ton ne tient pas compte de leur désir d'établir un foyer national juif en Palestine.Nous ne voulons pas causer la mort de victimes innocentes, dit l'affiche, mois nous n'hésiterons pas a verser le sang, si c'est nécessaire.C'est demain soir que le gouvernement de Gronde- ! Bretagne doit publier son livre blanc sur la question de Palestine et l'on croit que le projet de règlement comporte la restriction de l'immigration juive à 75,000 âmes au cours des cinq prochaines années.Il semble que tous les groupements juifs soient décidés à faire bloc pour combattre le projet.L'"Agudath Israël", un groupement non sioniste, a décidé hier soir de collaborer avec les sionistes et l'Agence juive pour exiger que l'on respecte l'engagement Balfour et que l'on travaille à la création d'un foyer national juif en Palestine.Les révisionnistes, la faction militante des nationalistes juifs extrémistes, s'efforce de faire déclencher officiers ont tait hier une inspection minutieuse des rues, des maisons et des points stratégiques d« Tel-Aviv.La police s'efforce, avec l'aide de techniciens, de découvrir un poste clandestin de T.S.F, dissimulé dans une plantation juive de la côte.* * m LONDRES, 16 (A.P.) — Le gouvernement fera probablement connaître demain son projet de règlement de la question de Palestine.Le gouvernement aurait décidé d’organiser lentement un Etat indépendant de Palestine qui serait arabe dans une proportion de 60 pour cent et juif dans une proportion de 40 pour cent.Le livre blanc affirmerait que le mandat confié à la Grande-Bretagne par la Société des Nations ne comporte pas plus l'établissement d un Etat entière» ment juif que d'un Etat entièrement arabe.On n'établirait l'Etat indépendant de Palestine qu'après un régime .de transition de dix ans.Le haut-commissaire britannique exercerait un contrôle sur les ventes de terres pendant la période de transition.de couleur, qu’on pouvait acheter chez le premier marchand venu, et l’on avait son drapeau! Ce dernier point a peut-être compté pour beaucoup plus qu’on n’imagine dans la rapide diffusion du tricolore.Et les fabricants de drapeaux ont tort de ne pas suffisamment tenir compte dans leurs projets de ce détail d’ordre matériel.On aura toujours quelque peine à populariser un drapeau de confection difficile, aux dessins trop compliqués, quand il ne se rattache point surtout à quelque grand événement historique qui l’explique et le justifie.O.H.Une autre enquefre Un ancien jardinier du roi est hospitalisé rue des Seigneurs Le toit des Petites Soeurs des Pauvres abrite sa vieillesse indigente — Une lettre à Sa Majesté — Une coutume établie à MBuckingham Palace”, par le roi George V, en faveur des Petites Soeurs — Quand le roi actuel fait un séjour à HoHyrood — Toutes les classes de la société L’actualité.Réceptions de jadis Crâce au zèle de notre maire et de nos conseillers, voici que la ville rtt-tile sous le soleil de mai.Notre hotel de ville s’est affublé d’un mas-que de plaqué aux brillantes couleurs: la compagnie des Iramwags a coiffé ses poteaux de fleurs de lys en or populaire, el Ions les escaliers el estrades le long du parcours royal vous invitent avec hospitalité à vous asseoir moyennant cinq dollars la place; les entrepreneurs en d’oranges, de citrons, de bougies”.Les villes y apportèrent une telle libéralité, que saint Louis fit une ordonnance où il défendait éi ses bonnes villes de sc livrer “à nulle manière de prêt ni de don, fors vins en poiz ou en buriz, sans son congé”.El il ne faut pas croire que les grands de la terre s’offusquassent de ces libertés.Ainsi, en 1082, Je.duc de Bourbon renvoya à la vilie de Mâcon quinze carpes ‘‘qui n’étaicnl pas de grosseur raisannable”.Notre maire ne doit pas craindre d’innover, car fors au roi et à la reine, les maires offraient de Joui.Bayonne offrit des canaris à un maréchal, douze dindons à M.de Grammonl, el six paires de bas de ’anlasniagorie électrique organisent j soie à la soeur du gouverneur.La ville d’Albi envoyait du fromage; Mâcon envoyait régulièrement des pois de confitures et des pois de 'es éclairages superposés.Enfin, nos èchevins, stylés par M.’mile Vaillancourt, oui appris a aire les révérences simple el dou-de, et leurs femmes ont été conne-mblement prévenues contre, cet lernel traquenard des gants neufs gii adhèrent à la peau comme le clement de Ncssus.\ Ce n’est pas lotit.Notre maire, ni apporle an si méritoire enthou-iasme à recevoir In royale visite, vivant les traditions de meilleur doi, ne doit pas oublier une des >lus succulentes traditions françai-es, qui consistait à envoyer des for-ifiants.Un auteur qui u beaucoup crit sur les vieilles coutumes fran-•oiscs dit qu’il “était d’un usage onstant que, toutes les fois qu’un trincc ou un grand seigneur entrait tans une ville, les officiers munid-mux lui faisaient porter dans des • rocs, des bouteilles ou dans des laçons d'êlain les vins les mcil-curs qu’on avait pu trouver.” Le bon auteur constate cependant wee regret que “c’était générale-vent la salle gai accompagnait les Bloc-notes Ils ne sont pas satisfaits Nous n’avonfS ce malin que le temps de marquer d’un très rapide coup de crayon l’article que publiait hier, en tête de scs colonnes, l'Ottawa Journal.Cet article est significatif.Il démontre qu’en dépit de la hausse si considérable de nos dépenses militaires, qu’en dépit de l’effroyable fardeau que fait encore peser sur nous la dernière guerre, un certain nombre de nos gens ne sont pas encore satisfaits.Ils souhaitent de nouvelles dépenses.M.Manion a suggéré la formation d’un comité conjoint sénateurs et de députés qui examine- A Ottawa L’Atlantique, l’Amirauté et le loyalisme outrancier M.Pouliot offusque des députés loyalistes en disant qu’il a hâte de voir son roi; et M.Beauchesne donne des ordres.tôt contremandés—La Chambre siégera-t-elle le jour de l’Ascension?—Com ment des libéraux votaient là-dessus en 1931 L’emprunt de $750 millions que proposent les créditâtes rait la situation militaire.L’Oitaum cold cream” aux dames; Roubaix | Journal est d’avis qu’un tel comité envoie 8(> livres de beurre au gouverneur; on voit même la ville de Saint-Maixent d'offrir de la moutarde.En Vill.la ville de Bordeaux envoie 172 jambons et 2S barils de cuisses d'oies à différents grands personnages de.Fronce.Mais on envoie de préférence du vin.“C’est le vin, écrit notre auteur, qui est le plus souvent offert imir 1rs municipalités; de là les “vins d’honneur" el l'expression “pois de vin” appliquée plus tard à des actes de cor-ru pf ion.” Comme noire maire, an nom de sa bonne ville, offre ir.n grand banquet m roi, il pourra d'inspirer également des us les plus authentiques.D’après noire vieil auteur, U y | avait pour ees occasion\la vaisselle municipale.Ainsi le maire de I.(inures avait une vaisselle très particulière.“Il était dépositaire de quatre gondoles d’argent, représentant le utn de singe, le via de lion, le vin de mouton et le vin de cochon”.Le vin de lion irnil magnifique- irands personnages gui buvait le dn et qui se mêlait de critiquer et ment à Leurs Majestés, à cause du parfois même refuser.C’est ce j lion britannique; le vlfn de moulon pi on appelait les vins d’honneur.serait pas hors saison pour bon \ "Ces dépenses de vins étaient ac- nombre de nos dépntév: et il n y u cnnipagnécs.suivant les pays, de I*™ de doute mie les deux autres langues de moutons, de gimbtettes, gondoles trouveraient utilement leur \ de pain-beurre, de pain d’épice, de emploi.pains de suci;e, de confitures, devrait être constitué.“Il devrait.dit-il, se réunir aussitôt après le départ d’Ottawa de Leurs Majestés, et il devrait prendre amplement son temps pour examiner à fond la question de.ta défense.Si, en eonsequeitcc de ce qu’il peut apprendre et décider, on constate qu’il y a besoin de nouveaux crédits de défense, t’argent devra cire engagé.Le pays, nous en sommes certain, appuierait ceci de tout coeur." Et le Journal conclut:.il n’existe pas de raisons pourquoi le Canada, en ce moment, jouirait d’une situation privilégiée.Attendons-nous donc à de nouveaux assauts.Du reste, si l’on veut savoir vers quel objectif le Journal et ses pareils sont prêts à marcher, on n’a qu’à lire ces quatre ou cinq lignes du premier paragraphe de son article: En réalité, en comparaison des antres pays, et à la lumière de nos responsabilités, des besoins de notre défense el de nos ressources, ce que nous faisons semble incroyablement mesquin (incredibly puny).(Par Léopold RICHER) Ottawa, 16.— Après avoir consacré les deux journées de vendredi et samedi au très important problème de la défense nationale — il y aura lieu de revenir sur certains discours, notamment sur ceux de M.J.-N.Francoeur.député de Lotbinière, et de M.Arthur Slaght, député de Parry Sound — la Chambre des Communes reprendra dès aujourd’hui l’étude des credits miliCaires.Hier la Chambre s’est occupée de diverses questions, dont voici les principales: l'Incident Pouliot-Casgrain-Beauchesne, le désir du gouvernement de siéger jeudi (fêle de l’Ascension), le projet ministériel d’un emprunt de $750,-4 (100,000 et le hill d’aide à la jeunesse.1 Evidemment la discussion s’est souvent écartée des sujets à l'étude.11 serait possible de relever ici et là.surtout au cours du débat sur le pouvoir d'emprunt demandé par le gouvernement, des remarques intéressantes.Mais il convient tout de même de limiter nos commentaires à l’essentiel.lanls après.M.Arthur Beauchcsne, greffier de la Chambre, envoyait à ia tribune des journalistes une note à l’effet “que les remarques dt M.Pouliot au sujet de l’amirauté ne se-raient pas inscrites au Hansard”.La note contenait cette invitation: “S’il vous plaît, ne vous en occupez pas; Please lake no notice of them”.M.Pouliot, il va sans dire, n’était guère content quand il a pris connaissance de eette note.11 a écrit une lettre au premier ministre et il a envoyé des copies de sa lettre au président de la Chambre et à plusieurs ministres.Et nous apprenons que les remarques de M.Pouliot seront bel et bien inscrites au Hansard.Il vaut mieux qu'il en soit ainsi.Autrement, nous n’aurions pas compris comment il se faisait qu'un député ne pouvait pas parler dùin événement dont il était question dans la presse anglaise et dans la presse canadienne.En effet, la Gazette d’hier matin rapportait en première page que le Daily Express critiquait le gouvernement britannique d’avoir choisi la route du j nord pour le voyage du roi.Serions-nous plus britanniques que les Anglais?L’incident Pouliot sert tout de même à souligner un danger.Nos souverains arriveront dans quelques jours.Il ne faut pas mie nous manifestions un colonialisme d’un autre âge.H ne faut pas — et nous insistons beaucoup sur ce point — que l’on cherche a imposer lu moindre restriction à la liberie de parole pendant la visite royale.Certaines altitudes• officielles peuvent être prises, certaines déclarations peuvent être faites qui appelleront des mises au point ou tout au moins des misés en garde.Le jour de l'Ascension La seconde question sifr laquel- .____ • .4 » :_ MARCELLUS j Vous voyez où l'on serait prêt M.Pouliot .Ce que nous appelons l’incident Pouliot-Casgrain-Beauchesne mérite tout d’abord notre attention.H s’est passé au cours de la séance d’hier matin.M.Jean-François Pouliot.député de Témlscouata, après avoir regretté le retard apporté à l’arrivée de Leurs Majestés, a déclaré que VEmprcss of Australia avait été nolisé par l’Amirauté britannique et qu'R est sous le commandement de l’amirauté.M.Pouliot a ajouté que la marine marchande connaît mieux les eaux canadiennes que l’amirauté._ A peine avait-il dit cela que des députés ont crié: “A l’ordre!” Le président de la Chambre a répété; “A l’ordre! _ .A ce moment, il y avait passable- |e n0us tenons à attirer l’attention ment de bruit.M.Pouliot a continue j (ju jeciÿur sc rapporte à la décision ses remarques en disant que ‘ Sa ; (jc ^ Mackenzie King de siéger Majesté est le roi du Canada et mon ieujj, fête de l’Ascension.Il y a roi, et j'ai hâte de le voir!” Il est quelques semaines le premier mi* arrivé alors une chose exlraordi-i n;s|rp voulait que la Chambre des nairc: pendant que M.Pouliot m'* j Communes ajournât ses séances sait celte profession de loyauté, des ; ppminnt toute la durée de la visite députés le rappelaient à l’ordre.I royale.Voici maintenant que.pris Au beau milieu de la tempête, le d’un beau zèle, il l’invite à siéger (Septième article) (par Emile BENOIST) La visite royale, même retardée par le fait d’icebergs polaires, reste de grande actualité, d’une actualité que le retard ne fait que prolonger.Pourquoi ne pas rattacher à cet événement notre chronique d’aujourd’hui sur les Petites Soeurs des Pauvres?Rien des choses nous y invitent, nous y autorisent.D’abord la présence, à l’hospitalière maison de la rue des Seigneurs, côté des vieux, d’un ancien jardinier du palais royal de Buckingham, Richard Howard.A soixante-quatorze ans, sans famille et sans amis au Canada, bien qu’il habile notre pays depuis bon nombre d’années, il reçoit maintenant asile sous le toit des Petites Soeurs.Il n'est pas de foi catholique pourtant, mais protestant, fidèle de l’Eglise anglicane.La vieillesse indigente, quelle qu'elle soit, reçoit toujours le même accueil chez les Petites Soeurs.Leur catholicisme est assez catholiquement universel pour prendre soin de toutes les misère , qu’il peut soulager.Depuis bientôt un an, l’ancien jardinier du roi est l'hôte des Petites Soeurs, La maladie le retient presque constamment au lit.Sur la, table qui est à son chevet, une, petite | statue de la Vierge, car beaucoup l d’anglicans ne repoussent pas le culte des images, et devant la statue, quelques belles roses qui s effeuillent dans un vase.La bonne Pcti e Soeur infirmière, pour la joie de son pauvre vieux jardinier, a bien soin de renouveler les fleurs; elle doit rappeler de temps en temps aux Petites Soeurs quêteuses cl’inscrire des fleurs sur leurs listes de demandes.Ce qu'il y a de plus remarquable chez les Petites Soeurs c’est la grâce et le charme qu elles savent mettre dans leur charité.Le jardinier du roi n’a pas etc accueilli tout seul à la maison de la rue des Seigneurs.Il n'avait pas d’amis, plutôt, il en ayait un.son chien.Phanser.Les Petites Soeurs ont reçu Phouser avec le vieil homme- l’un el l’autre sont maintenant de l’a famille.Phouser, qui n’est pas invalide, se promène un peu par toute la maison et ses modestes dépendances.11 a appris a connaître les Petites Soeurs de la cuisine, te qu’à la mor» du roi George V, un journal anglais a publié un artide pour rappeler l’intérêt et la charité du feu roi pour les Petites Soeurs des Pauvres.Chaque année, les marins d’Angleterre offrent à leur souverain les prémices de leur pêche; c’est ordinairement un esturgeon géant et il est devenu presque de tradition que le roi l’envoie aux Petites Soeurs qui le partagent entre leurs trois maisons de Londres.(Suite à ta page 2) Le carnet du grincheux Ce qui aurait tout a-rangé, ça aurait bien été de suppn'vier la visite de leurs Majestés à Toronto.* * » L’Amirauté aurait voulu montrer aux agresseurs possibles du Canada la difficulté de la route océanique qu'elle n'aurait mieux su s’y prendre.* * * Toronto présentera au Roi une adresse gravée sur une tablette d’or fin.C’est justa< Toronto, qui voulait arriver, est parvenu.• ¥ * ¥ L’idée est-elle de M.Wnght ou de M.McCullagh?De qui que ce soit, elle a fort riche mine.Trop riche.¥ ¥ ¥ Un quotidien parle de ta mort d’un fameux équilibriste ontarien, qui franchit ladis Niagara sur un fil de fer.Cet homme est si fameux que le journal ne sait même pas son nom: il l’a oublié.Absence de mémoire, ou ironie?*¦ •*• ?L’Express aurait pu nous dire que lord Beaverbrook sait mieux naviguer que l’Amirauté.On apprit jadis au Canada comme il savait se retrouver^ en eaux troubles.Cet art de naviguer l’a conduit iusqu’en Angleterre.¥ ¥ ¥ Distrait, te Canada.Parlant de certaines annonces, ce matin, il écrit que pour les avoir, il faut être au mieux avec le gouvernement et la kégie.Or il en publiait au moins six de cette sorte, hier même.On ne le savait pas tellement ami du nouveau régime.C’est lui qui le dit.?Pour avoir couru trop vite, lord Fne- pour obtenir sa pâtée et des os Qaks s.#5t heur^ j Jean-François Pou-gruger.> _ , | üot.Qui fut le plus ébranlé, du beau Après que la visite du LunAQH ou cju député?Le chént en vibre par les souverains eût été uéfjnitr> jencorfi vement décidée, le vieux jardin "' président a déclaré; "A l’ordre! Je ne crois pas que ces remarques soient convenables".M.Pouliot s’est rendu de bonne grnee à l’injonction présidentielle.Quelques ins- mème un jour de fêle.C’est tout l’on ou Nous avons peine à tout l’autre, reconnaître (Suite à la page deux) du été définiti 1er de Buckingham écrivit au roi, Pol,![ lui faire connaître sa présence «a Montréal, chez les Petites Soeurs.Richard Howard a connu le roi actuel dans sa tendre enfance, alors que Sa Majesté d'aujourd’hui n était que duc d'York, ne paraissait pas appelé à jamais régner sur 1 Angleterre el sur les autres nuys britanniques, Le jeune duc d'York n’avai* que sept ou huit ans quand le jardinier Howard a quitté le palais de Buckingham pour tenter fortune en Amérique.Une coutume établie par George V Si Majesté se souviendra peut-être du jardinier des jours d’autrefois.En tout cas, l’oeuvre des Petites Soeurs ne lui est pas inconnue, non plus qu'à sa famille.L’une des Petites Soeurs de la maison de Montréal, qui a séjourné, comme supérieure, en Angleterre, rappor- ?Bouts rimes d'actualité: Lt cortège royal Sc paiora la régal Da passar par la Catharine Four en admirer tel vitrines, Couronnai, écusconi In papier mâché.Drapeaux et fanions.La peuple endimanché.Du tout lo plus charmjnt, Co aora sûrement L'enseigne toute neuve Qui, près de Maisonneuve.Tape l’oail du passant.L'apercevant, Le souverain, quittant Four un instant San air qu’on peint auatèra, Il sourira, Fuie saluera.Fauché sur son réchaud, La roi du Chien-chaud.U t LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 16 MAI 1939 Uns sorte de gernison polonaise à Dantzig Un ancien jardinier du roi.En Autriche Confiscation de 24 journaux polonais Varsovie, 16 (C.P.-Havas) — La du Corridor.Comme question de Pologne manoeuvre de façon à fait, re sont toujours les mêmes maintenir une sorte de garnison i soldats qui font la navette à tra-polonaise à Pantzig en transpor- vers le territoire de la Ville libre tant constamment des troupes .i, et qui en constituent la garnison travers le territoire de la Ville U-! roulante.Souvent, les trains s'ar-blindés.On t me- : la son rat- bre dans des trains apprend île bonne source que les Polonais prennent toutes les mesures voulues pour être prêts à résister à une invasion directe de Pant-zig de la Prusse orientale ou à une “insurrection” naziste au sein me du territoire.On croit que le haut-commandement te a décidé de rompre 1 es4i_ens économiques qui unissent Dantzig a Pologne afin de préparer lâchement à l’Allemagne.La Pologne, qui délient de grands intérêts économiques à Dantzig op se trouvent 45,000 de scs nationaux maintient une sorte d “armée roulante” à Dantzig.Depuis quelques jours, on observe que des trains transportant des troupes polonaises circulent constamment en ti c Tczew, sur la Vistule, à la frontière de la Pologne et de la \dle libre à Gdynia, le grand port polo de la province de Pomorze ou rétenl pour subir des “réparations” et les soldats se trouvent à séjourner plusieurs heures à Dantzig pendant que mécaniciens et ouvriers s'affairent autour de la locomotive et des wagons, (“est a peine si l’on se donne la peine de savoir I dissimuler le manège car on veut nazis-: montrer aux Allemands de Dantzig que l'on peut facilement et rapidement emmener des troupes polonaises dans la Ville libre.nais Dantzig, 16 (C.P.-Havas) Le nazistes ont ordonné aujourd’hui b piquetage de tous les magasins po-j louais dans la Ville libre de Dant-j zig afin d’empêcher les Allemands d'y entrer.Les autorités nazistes de Dantzig ont confisqué ‘24 journaux polonais depuis quatre jours et elles ont ordonné la démolition de la synagogue de la ville, démolition qui est déjà commencée.L’Atlantique, l’Amirauté et le loyalisme outrancier (Suite de la première page) l’homme qui, en toute circonstance, recherche une politique de juste milieu.On est en train de changer notre premier ministre.Des séances jeudi?Cela nous rappelle un court débat qui a eu 'ieu, dans une circonstance semblable, le 11 mai 1931.A cette date on célébrait la fete de l'Ascension.M.Bennett avait apparemment décidé de siéger comme d’habitude.A l’ouverture de la séance de 3 heures, M.Vincent Dupuis, député libéral de Ln-j rairie-Napierville, appuyé par M-Denis, député libéral de Saint-Denis (Montréal), proposa de lever la séance et de ne pas siéger i e jcur-là.On prit le vote là-dessus : MM.Pierre Casgraiu.P.-J.-A Cardin, Mitchel Hepburn, Ernest Lu-pointe, C.-J.lower, Fernand Um-fret se prononcèrent en faveur de l'ajournement.Il est vrai cependant que M.Mackenzie King vota contre la motion de M.Dupuis.11 n’en reste pas moins que le gros du parti libéra) était en laveur de ne pus siéger le jour de l'Ascension, sous le régime Bennett.Gela m us étonnerait beaucoup de savoir comment on peut changer d opinion aussi facilement (tu seul fait qu’un parti quitte les banQueites tic l'opposition pour occuper ceilcs lu gouvernement.$750,000,000 j La Chambre a passé la séance de l’avant-midi et la majeure partie (Suite de la première page) L’intérieur du parc qui entoure le palais de Buckingham est interdit au public, (t’est encore l'ancien roi, George V, qui a voulu que l'accès en soit permis aux Petites Soeurs et à leur voilure noire qui s'est niolonsée là-bas comte en Amérique, de façon que les quêteuses du bon Dieu et des pauvres puissent atteindre facilement le palais et y recevoir les victuailles qu’on leur reserve.George VI maintient la coutume Le roi actuel maintient vraisemblablement cette coutume.Au mois d'août dernier, Leurs Majestés le roi et la reine allaient faire un séjour dans l’historique château de Hollyrood, en Ecosse.La supérieure de la maison des Petites Soeurs à Edimbourg reçut à l’avance une lettre portant le sceau du palais de Buckingham.On t'informait que tout le temps que les souverains seraient à Hollyrood, les dessertes du château seraient assurées à sa maison.En journal d’Ecosse, en rapportant le fait, rote que les Petites Soeurs, lorsque \ jr voiture parut a l’entrée du parc qui entoure le château, furent d’abord arrêtées; elles n'eurent toutefois qu’à montrer l'invitation, Je faire-part royal, pour devenir l’objet de toutes les attentions.Le même journal signale aussi, ce qui confirme notre information.Salzbourg, 16 ,A.P.) —On révèle j que Son Excellence Mgr Sigismond i Waitz, archevêque de Salzbourg, ] n'a pas réussi a conserver son pa-j lais épiscopal.Le bureau naziste de la région i va s’y installer apres l’avoir rénové.D’autre part, ta Gestapo (police (secrète) s’est installée dans un mo-' nastère franciscain et elle a con-erti à l'usage de la jeunesse nazis-I te plusieurs orphelinats.Des laï-I ques ont succédé aux religieuses i dans les écoles.Le palais épiscopal est la pro-| priélé de l’Etat.Le 24 avril, Mgr ! l'archevêque a reçu l'avertissement i que l'Etat ne peut plus lui permet-; tre d’y résider.Mgr Waitz en a appelé au chancelier Hitler lui-même, lui demandant de rescinder l’ordre donné.j Chez les Indiens Les jardins collectifs faire prêter serinent et à établir des affidavits.Scs honoraires sont fixés par la loi.Dans 1 Etat de New-York, l’attestation de I authenticité d’un document n’entraîne qu’un honoraire de 25 sous.In notaire qui demande oi: exige davantage pratique un chantage et il peut être poursuivi en justice pour délit.11 est à remarquer que dans un nombre restreint d’Etats, tels que Connecticut, Rhode-Island et New-Hampshire, les notaires peuvent recevoir des dépositions et établir des actes judiciaires tout comme les juges de paix.Cependant, règle générale, les 4’nc,'ons ‘l® notaire public, aux Etats-Unis, sont strictement restreintes, comme il a été dit plus haut.D’ordinaire, une personne qui veut exercer les fonctions de notaire public est désignée à cette charge par le secrétaire de l’Etat, et sur recommandation d’un juge, pour une période de deux années.Il n’esl pas exigé que le candidat lait fait des études de droit, mais il | doit être citoyen des Etats-Unis.¦ l n notaire public qui établit des ! actes juridiques peut perdre sa li-j cencc et il peut être poursuivi en de celle de l’après-midi à étudier la coutume établie par George V, Avis de décès McCOMBEïL—A Cbâteauguay, le 16 courant, est décédée à 63 ans Emma Cawthorn, épouse de J.-hü-uionct Mc Comber, et mere de M.l’abbé B.McConiber cure de S e-Clotbilde.et du R.P.Albert Mc-Comber, missionnaire ,au,.Hasilt10' land.Funérailles vendredi le 19 courant, à 10 heures, à 1 egbse de Cbâteauguay.Parents et anus sont priés d’y assister sans autre invitation.Pas de fleurs.Remerciements M.Vincent Lamarre, ses enfants et les autres membres,de sa tamnie remercient tous ceux qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l'occasion de la mort de Mme Vincent Lamarre, nee Aimée Papineau, soit par offrandes de messes, tributs floraux, bouquets spirituels, visites ou assistance aux funérailles.en seconde lecture le projet de loi accordant au gouvernement ua pouvoir d’emprunt de $750,000,000.M.J.C.LandeYyou, créditiste de Calgary-Est, a proposé en amendement que l’on obtienne $200,000,-000 de ces $750,000,000 au moyen d’une émission de papier-monnaie au1 lieu de par la voie de l’emprunt.Par ailleurs M.M.J.Coidwell, député coopératiste de Hosetown-Biggar, a proposé un sous-amendement dans le but d?limiter la nouvelle émission de papier-monnaie à $100,000,000 à la condition qu’elle soit faite au cours de Tannée courante.Un nombre considérable de députés ont pris ta parole.A certains moments la discussion avait un ton tout familier.Les questions monétaires et financières et le problème du crédit suscitent un intérêt grandissant.Les créditistes, il va de soi, n’hésitent jamais à émettre leur théorie.Ils y vont de bon coeur.Remarquons aussi qu’ils prennent de plus en plus d’autorité.Certains libéraux, tels MM.T.-J.O’Neill (Kamloops) et Arthur Slaght (Pany Sound),* ne s’opposent pas à une inflation modérée, ou contrôlée, soutenant que cela est plus recommandable que des emprunts.M.R.-J.Manioh, leader conservateur, ne paraît pas apprécier outre mesure l’idée de l’émission de papier-monnaie ou de l’inflation.Une émission peut parfois stimuler l'organisme économique, comme l'opium stimule l’organisme humain.Mais ces sortes de stimulants créent des besoins factices.M.Manion avoue toutefois qu’il n’a pas de lumières particulières sur le problème, controversé de la monnaie.te iccordé à la de traverser se rendre à NECROLOGIE sa Vl- ALLAtRE - A St-Roch-l’Acmgin le 13, Mme Albert Allaire, mere U une Clarisse d'une Soeur de Jésus-Marie.BARBEAU — A Montréal, le 15, a 16• Olivier Barbeau, époux de feu Cèlina Pou- AIR — A Montréal, ie 14.à 7J ans.Napoléon Belair, epoux dOlympe Felle- ^ BELANGER — A Montréal, lé 15, à 77 ans.Plerve-OHens Bélanger.B LAIN — A Montréal, lé 13.A 44 ans.Albert Bliiin.époux de Cécile Lussier.BROMBY — A Montreal, le 13.à ,)0 ans.George-Stanley Bromby, poux de Jeanne» Weir CARTIER A Verdun, le 14.A 64 ans.Wilfrid Cartier, époux de Rose-Anna La- ^CHATBIjOIS - A lachine, le 15.A 6« ans.Damien CUatelois, époux dA.exlna Huner.ult.DAGÉ.NAIS — A Montréa,.lé 13.a ans, l’abbe Joseph-Edouard Dagenats calre de la paroisse St-Joseph.DARRAGH — A Verdun, ie Ij Gordon Darragh.époux d’Amelia Destochers.GAONON-LEVEILLE A Montréal, le 14, à 73 ans.Mme veuve Rosanna Gagnon, épouse de feu Damase t>veiné, DESROCHERS — A Montréal, le 14, A 59 ans, Mme Léon Desrochers.née Alma Lé-plue.HAtNEAXILT — A Valleyfleld, le 14, à 84 ans.Henri HalneauLt, époux de Delvlca Lemire.JOBIN — A St-Vlncent de Paul, le 12.a 63 ans, Eusébc Jobtn, époux de Jeanne Jalbert.JUDD — A Montréal, le 14.à 68 ans, Mme Thomas Judd.née Léocadle Cliarct- te.LAPORTE — A Valleyfleld.le 14.A 77 au.s.l'abbé Alphonse de Llguori Laporte, incten curé d'Ormstown LAVOIE — A Montréal, le 15, A 4 ans, ,ise Lavoie, enfant de Roland Lavoie et l'Agathe Béchard.LEDUC — A Montréal, le 14.A 58 ans, vlme Joseph-Frédéric Leduc, née Joséphine Bernard.LEFEBVRE — A St-GUllJaum# d'Uptnn, le 14, A 80 uns.J.-Adélard Lefebvre, époux i'Emilia Btsson.LEFEBVRE — A Montréal, le 15, A 13 ans.Antoine, fils d'Alexandre Lefebvre et de Germaine Desgrosellllers.MONDOUX — A Montréal, le 14, Mlle Elodle Mondoux.POLIQUIN — A Montréal, te 15.A 68 ans, Joseph Pollquin, époux en 1res noces le feu Alma Maisonneuve; en 2ea noces, de leu Aztlda Caron.REGIMBALD — A Montréal, le 14.Pierre Réglmbald, époux de feu Corinne Lévesque.ROCH — A l’Epiphanie, le 13.A 68 ans, Bylvanl Roch.époux d'Albina Rtopel.ROCH — A l'Epiphanie, le 13, A 24 ans.Fernand Roch.LEFRANCOIS — A St-Reml de Naplcr-le, le 14.A 60 an*.Isidore Lefrançols.époux én 1res noces de feu Blandine Marotte; en 2es.d'Alberttne Hébert.Les jeunes Par après, la Chambre des commîmes a étudié de nouveau le bill de M.Rogers, ministre du Travail, relatif à l’aide à la jeunesse.Le titre officiel du bill est assez long: Loi a fiant pour objet la formation (tes jeunes pens en me de les adapter à une occupation rémunératrice.Comme on étudiait le bill en comité, la discussion a pris la forme d’un dialogue.Le projet de loi pourvoit à une contribution fédé raie de $4,500,000 pendant (rois ans.Le ministre du Travail estime que 40'â pour 100 des jeunes gens ayant terminé leur entrainement ont obtenu de l’emploi.Au cours du débat, M.Jean-François Pouliot s’est plaint de ce qu’aucun jeune homme des quelques centaines qu’il avait recommandés n’a été accepté.M.Rogers a répondu à cela que dans la province de Québec rembaurheinent se fait par l'intermédiaire du directeur du bureau provincial d’aide à la jeunesse.A la fin de la soirée, la Chambre a repris l'étude du bill afférant à la Commission du blé.Le projet de loi a été adopté en troisième lecture.Léopold RICHER Dans tes églises parisiennes Paris, 16 (PC-Havas) — A l'occasion de la grande saison de Paris une série d’auditions musicales d'oeuvres peu connues des maîtres français du seizième au dix-huitième siècles seront données dans les églises parisiennes.C'est le groupe musical “La Chapelle Française", dirigé par l'abbé J.Delporte, qui a organisé cette contribution, à ta fois musicale et religieuse, aux fêtes qui se dérouleront dans la capitale.Des auditions seront données au cours des grand’niesses, chaque dimanche dans une église de Paris, du 21 mai au 9 juillet.Le programme comprend notamment en l’église Saint-Sévérin le 21 mai, la nicsse'à quatre voix de L.Vanpilacr et lu messe à quatre voix de Fevin des motets et des psaumes du seizième siècle; à Saint-Germain-des-Prcs, le 4 juin, ta messe à cinq voix de J.I.eleu du seizième siècle; à Saint-Merry, ic 25 juin des motets et des psaumes du dix-septième siècle; le 2 juillet, à Saint-Germain-FAuxer-rois, la messe à quatre voix de Lallouettc et enfin, le 9 juillet, à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre des motets et des psaumes du dix-huitième siècle.privilège qu'il avait petite voiture noire le parc royal pour Buckingham Palace.La communauté des Petites Soeurs était fondée depuis douze ans seulement qu'elle traversait la Manche et commençait de s’établir dans la protestante Angleterre.Sa réputation Ty avait précédée, par la voie d’un article très élogieux du grand romancier Charles Dickens, (pii avait connu tes Petites Soeurs en France, les avait vues a l’oeuvre.A l’heure qu’il est les Petites Soeurs ont plus de vingt maisons dans les principales villes d’Angleterre, quatre en Ecosse et trois en Irlande.D'autres cas L’actualité nous procure l’occasion de parler du vieux jardinier de Buckingham Palace, hospitalisé rue des Seigneurs, à Montréal.Bien d’autres cas vaudraient d’être signalés; en effet, à mesure que l’oeuvre des Petites Soeurs s’est répandue dans les grandes villes, ses maisons ont vu affluer une nouvelle classe de pauvres, membres de la bourgeoisie et des carrières libérales, victimes de revers de fortune, revers souvent déterminés par des bouleversements financiers et sociaux.Les temps d’aujourd’hui sont devenus fertiles en ces sortes de faits.Il n’est pas rare (pie les Petites Soeurs reçoivent, comme hospitalisés, d’anciens bienfaiteurs insignes, tombés dans la misère, qui se retrouvent ainsi comme en famille.Dans les maisons des Petites Soeurs, toutes les classes de la société sont représentées.La Bonne Mère Marie-Joseph, actuellement ; supérieure, rue des Seigneurs, a connu, dans une maison de France, alors qu'elle était jeune novice, une comtesse qui avait vécu dans la grande opulence et puis avait perdu tous ses biens.La “Petite Famille”, religieuses et pauvres vieilles, l’avaient adoptée de telle manière qu'elle .pût conserver l'illusion de sa vie d’autrefois.L’une lui faisait la lecture et lui servait de damé de compagnie; une autre acceptait d’être sa camériste.La vie de la “Petite Famille” offre parfois (les traits louchants d’ajlop-tion entre vieillards.Lors de la première conversion à la maison de Montréal -—les conversions sont fréquentes dans les asiles des Petites Soeurs — le nouveau baptise avait dépassé le cap des soixante-dix ans et son parrain, qui avait contribué à la conversion, avait bien quatre-vingt-deux ans.Tout récemment, un groupé de femmes de la haute société montréalaise, des Canadiennes françu’-sgs, visitaient la maison.11 y cul en leur honneur une petite réception organisée par les vicülcs.L une de celles-ci, Irlandaise, 85 ans, dansa en leur honneur.La danse, au théâtre, était autrefois son métier.Chez les vieilles encore, l’on nous signale le cas d’une artiste peintre qui se risque encore à brosser des tableaux, pas des aquarelles, des tableaux à Thuilc.Le toit des Petilcs Soeurs abrite les cas les plus divers de vieillesse indigente.La charité fait de l'ensemble un milieu de vie familiale.Approvisionnement de légumes alimentation plus variée Ottawa, 16.— L’établissement de| fermes et de jardins collectifs dansj les réserves indiennes du Canada se révèle une initiative heureuse aux deux points (ie vue économique et sanitaire, annonce la Division des Affaires indiennes du ministère fédéral des Mines et des Ressources.En assurant un abondant approvisionnement de légumes aux Indiens, les jardins collectifs leur tint fourni une alimentation plus variée, dont le résultat s’est concrélisé en une amélioration générale de leur condition physique.Les jardins collectifs des réserves ont aussi stimulé l’intérêt des ludions à leur jardin particulier.Dans une agence entre autres, 3,000 Indiens ne récoltaient en une année que 2,000 boisseaux de légumes, avant la création du jardin collectif.Avec cette innovation, on récolta la première année 4,500 boisseaux dans le jardin collectif et un total de 5,000 boisseaux dans les et justice.Nos éphémérides 16 mat 1646 Une ambassade chez les Iroquois Au commencement de mai 1646, Guillaume Couture arriva aux Trois-Rivières en compagnie de sept ambassadeurs iroquois.Ces derniers venaient offrir la paix au nom de leur nation.Au cours de l’hiver précédent plusieurs Algonquins de la région des Trois-Rivières avaient été tués.On avait soupçonné les Agniers de ce forfait, niais des Indiens laissés pour morts avaient rapporté qu’il s’agissait plutôt de Sokokiois.Les Iroquois, de leur côté, pleuraient avec sincérité la perte de deux religieux morts quel-I que temps plus tôt: les Pères De jardins particuliers.Et la produc , , ,, , ,, Ition globale de l’agence ne tarda | j prépara d’abord de grandes globale de l’agence .„ , vas à monter à 20,01)11 boisseaux.On isjuslt immédiatement 1 offre de paix ,répara d’abord de grandes caves ^LC?"e.™S Ie- !3 Le [pour emmagasiner les produits, mais les Indiens ne tardèrent pas à Père Jogues, qui avait eu des expériences malheureuses avec les Iroquois, fut choisi avec Jean Bourdon se creuser des caves d eux-mêmes, et j p0Ur aqer en ambassade.Les sau 11 % AA » , * », I J , , » » » i a , 4 rv » i •/lit i * __ _ .aujourd’hui les grandes caves du[ début ne sont plus employées que pour conserver ie surplus et les graines.Le premier pas à faire dans rétablissement des jardins collectifs dans les réserves indiennes est de gagner les Indiens au projet.Cela fait, on peut laisser toule l’entreprise à l'initiative des indigènes.Le chçf et tes conseillers de la tribu remplissent le rôle d’inspecteurs et désignent comme chefs d’équipe d’autres Indiens qualifiés.A la fin de la saison, on constitue un comité pour la distribution de la récolte.On tient Je registre du travail de chaque Indien, et ceux qui ne travaillent pas ne partagent pas dans les revenus.Les fermes collectives jusqu’ici établies produisent également d’ex-cellents résultats.Les Indiens v re- vages des Trois-Rivières conseillèrent au missionnaire de ne pas commencer dès le premier contact avec les Iroquois à leur prêcher la loi du Christ; ils le prièrent aussi de se vêtir comme les laïques.Le départ s’effectua le 16 mai 1646.Le Père Jogues courait à son martyre.Problèmes démographiques Genève, 16.—- Un comité d’experts a tenu récemment sa première session à Genève.Ce comité a pour mandat d’étudier les problèmes démographiques et, notamment, leurs rapports avec la situation économique, financière et so- coiveut des provisions en retour del B s devront soumettre, sur leur travail et cela les aide considè- ce,.te gestion, une etude pouvant rablc ment nies.à se subvenir à eux-mè- Àux Etats Unis il notaire public" Sa fonction Emile BENOIST Création du sanctuaire d'oiseaux à Kingsmere TH WEllington I14J Siège Social: 2630 La Comnagnlo df Assurance Funéraire NOTRE-DAME OUEST URGEIL BCUDGIC, Lmiitt tnconsorée Dar Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de 6150 000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conlormlté avec la loi des assurances sanctionnée par la Parlement de Québec le 23 décembre 1916 MoOt da MA000JO au Gouvernement — salons mortuaires A la disposition du public, SERVICE JOUR ET NUIT Ottawa.16.— Le ministère fede rat des Mines et des Ressources au , nonce la création, rn vertu de la loi de la convention des oiseaux mi- j graleurs, du Sanctuaire d’oiseaux Kingsmere, dans le comté de Gaii- J neati, P.Q.Le nouveau sanctuaire i couvre une superficie d’environ 1809 acres et il comprend le lac Kingsmere et quelques propriétés privées avoisinantes; aussi celle j création fut-elle rendue possible j grâce à la coopération de la province de Québec et des propriétaires j de la région.Ce sont plutôt des oiseaux de d’intérieur des terres qui fréquentent ce sanctuaire, particulièrement des chanteurs et des insectivores, et le lieu ressemble à nombre d’autres sanctuaires d'oiseaux du genre établis à d’autres endroits, dans les Laurentides, et un peu partout au Canada.Il est donc interdit dans les limites du Sanctuaire d’oiseaux de Kingsmere de tuer, ( Lasser, capturer, blesser, prendre ou molester un oiseau migrateur, gibier oit non.de même rnager ou oeufs.que de prendre, eudom-délruire son nid ou ses New-York, 16.(Service français du Foreign Language information Service).— Lorsqu’on a besoin de directives pour établir des actes, des hypotheques, des contrats, des beaux, des testaments et d’autres documents juridiques, on devrait toujours s’adresser à un bon avocat.On ne devrait jamais, dans ces cas, avoir recours à un “notaire public” si celui-ci n’a pas la qualité d’avocat, et même s’il prétend être en mesure de conduire à bonne fin l l’acte juridique que vous désirez établir.Un notaire qui n’est pas avocat et (pii remplit les fonctions d’un avocat viole, la loi.Et nous savons, par experience, que nombreux furent les gens qui durent essuyer de lourdes pertes d’argent attribuables à la rédaction fautive d’actes juridiques exécutés par des personnes qui n’ont pas fait d’études de droit.MM, Mieliae!-F.Walsh, secrétaire de l'Etat, ci 11.-Randolph Guggen-heimer, président du sous-comité d’enquête sur la pratique illégale du droit, de la ,Vrw York Cou ni g \ Laun/ers’ Association, dans un écrit qui vient de paraître, rappel- ; lent magistralement aux notaires! publics, qui ne sont pas avocats,! que leurs fonctions doivent se li-1 miter aux attestations de documents.aux affidavits et à la presta- ; lion du serment des clients.Un grand nombre de gens nés à ré!ranger ont une fausse concep-j lion de la fonction que peuvent | exercer les notaires publics, aux j Etats-Unis, Dans d’autres pays, le j notaire est “un officier ministé-j riel qui reçoit et rédige 'es actes, i contrais, ele.pour leur donner un ! caractère d'authenticité”, 11 n’en ! est |>as ainsi dans la plupart des ! Etals (le l'Union et voilà pourquoi ; MM.Walsh et Guggenhcimer vien-i nent de faire une sortie contre les! notaires publics non avocats, qui ! se livrent à la pratique du droit sans qu'ils y soient autorisés et j qui.parlanat.trompent le bonne! foi des clients.Dans l’Etat de New-York, la loi .stipule que les notaires publics doivent s'abstenir de la pratique du droit et même de l’interprétation des lois.Ils ne peuvent donc établir d’actes juridiques, tels que testaments, contrats, etc., à moins qu'ils ne soient avocats et régulièrement admis à la pratique du droit dans cet Etat.11 leur est éga- ! lenient interdit de partager avec un ; avocat des honoraires qu'entraînent l’exercice du droit.Enfin, il leur est défendu de faire de la ré-1 clame dans les journaux ou pério- j dique-s, relativement à rétablissement d’actes juridiques.Le notaire public, aux Etats- ! | Unis, est une personne autorisée i par le comté à attester l'authenticité de documents juridiques* à1 présenter une valeur pratique pour les gouvernements en vue de la détermination de leur politique.I.e comité a envisagé de retenir tes trois groupes de questions suivants; les problèmes qui se posent dans tes pays où la population aug mente rapidement; ceux qui concernent tes pays où la population diminue ou menace de diminuer; enfin, les problèmes qui ont trait Disparu LACROIX.— Léopold Lacroix, 5 pieds SV» pouces.Pesanteur: 120 livres.Epoux de Jeanne Leroux, n’a pas donné de ses nouvelles depuis son départ de Montréal, en 1932.Demeurait rue Fabre avant sa disparition et passait l’été à Rosemere.fl était petit-fils des Limoges, propriétaires de fours à chaux de Montréal.Toute personne pouvant donner quelques renseignements à son sujet est priée de communiquer avec Mme Léopold Laorowc, son épouse.Tél.: BEIair 1648.UN DOCUMENT HUMAIN POIGNANT et d'une parfaite probité Vingt ans au service de riJ.R.S.S.par Alexandre BARMINE Souvenirs d'un Diplomate Soviétique L'énigme de l'U.R.S.S.actuelle Un volume in-8o evec de nombreuses illustrations, 380 pages.Au comptoir $1, par |a poste, $1.10.Service de Librairie du Devoir 43Û, Notre-Dame est, Montréal.Voyez ici Quelle date?1939 MAI 1939 Dim tnn Mar, Mer Jeu Ven.1 2 3 4 5 7 8 9 10 II 12 U 15 16 17 18 19 21 22 23 24 2S 26 28 29 30 31 Sam.VOLUME XXX — No 113 GRANDE SOURCE VITTEL EAU MINERALE NATURELLE Une bonne diurèse constitue un véritable lavage du ssng.VITTEL GRANDE SOURCE à jeun et aux repas, est le plus puissant des diurétiques naturels.EN VENTE CHEZ VOTRE PHARMACIEN Embouteillée aux Source» même à VITTEL (France) Agent général pour le CANADA J.ALFRED OUIMET 84.St-Paul Est - Montreal Exiger la marque aux pays où ta population est faible par rapport à la superficie productive ou aux ressources naturelles.A propos du premier type, l’enquête recherchera notamment l’influence qu exerce, sur la situation économique de ces pays, l’émigration ou 1 absence d’émigration.En outre, dans quelques-uns de ces pays, le comité fera procéder à des enquêtes sur les conditions démographiques (effectif et densité1 de la population, natalité et mortalité, taux et fertilité et de reproduction), sur les conditions du travail agricole, le niveau de vie des populations, etc.En ce qui concerne les deux autres types, l’influence de la diminution de la population sur la vie économique du pays, celle de l’immigration sur la situation démographique, le niveau de vie et ses effets sur les questions démographiques, et les mesures prises pour relever le taux de natalité, feront Tobjet d’un examen.Le comité a également envisagé l’opportunité d’organiser, auprès du secrétariat de la Société des Nations, un centre démographique qui aurait pour tâche de favoriser la coordination et la standardisation des méthodes appliquées en matière de statistiques démographiques, ainsi que de porter à la connaissance de tous les Etats les constatations faites dans chaque pays en matière démographique.Les membres du comité ont été invités à fournir des renseignements sur ces différents points par rapport à leur pays respectif: Etats-Unis d’Amérique.Argentine, Brésil, Royaume-Uni, Egypte, France, Inde, Norvège, Pologne et Roumanie.Si vous voyagez.adressez-vous au SERVICE DES VOTA» CES, LE “DEVOIR”.Billets émis pour tous les pays au tarif des compagnie* de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports etc.Téléphone*: BEIair 3361* fil i PgUp! distille, mélangé n embodteillE'en ECOSSE ROBERT McNISH ANQ COMPANY.Lia ^3 o*.$3.10 - 40 oz.$4.65 SCOTCH WHISKY PRETS PERSONNELS ramns des aux taux les plus bas.$56i par $100üo — Remboursables en 12 versements mensuel»*— V^onswltex ie gérant de notre seccursak ta plus rapproèhte.?ou* saurez apprécier sa façon de vous aider à résoudre vos pMbiàaoak “t ••• T— 1 " ¦—"'t— • ¦» j m jpgiut.BANQUE DE MONTREAL * fONDEE EN 1817 ‘ •• 'Vtn; BANQUE QUI ACCUEILLE BIEN LES PETITS DEPOSANT^.,: > ' ' ' '' -'-t r ¦: .'> ¦^.v T AVI S I AL VISITE ROYALE QUEBEC, TROIS-RIVIERES, MONTREAL et OTTAWA retardée de deux jours Tous le* trains spéciaux *t le* modification* dam i’horair* de* train* réguliers, précédemment annoncés comme devant avoir lieu les 15, 16 et 17 mai, sont retardés de deux jours.Des «ndroits où le vante des billets d’excursion est autorisée à destination de Québec, Trois-Rivières et Montréal, la période de vente ainsi qu* la limite d* retour seront prolonged do deux jours.M VOLUME XXX — No 115 CALENDRIER Demain: MERCREDI, 17 mai 193» BOGATIONS.Saint Pascal Baylon, conK Lever du soleil, 4 b.ZS.Coucber du soldi, 7 b.25.Lever de la lune.3 b.35.Coucher de la lune, 5 h.55.Pleine lune, le 3, à 10 h.15 m.du matin.Dernier quart, le 11, à 5 b.40m.du matin.Nouvelle lune, le 1*, à 11 h.25 m.du soir.Premier quart, le 25, à S h.20 m.du soir.DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"À.B.C." et de la "C.D.N.A." MARDI, 16 MAI 1939 NUAGEUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 60.Même date l’an dernier 12.Minimum aulourd’hui 48.Même date l'an dentier 40.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.00.11 h.a.m.29.85.Chiffres fournis par time L -P de Mesié.7631 rue Saint-Denis, Montréal Maisky et non Potemkine représentera la Russie soviétique à Genève Genève, 16 (C.P.-Havas) — Iæ gouvernement soviétique a informé aujourd’hui le secrétariat de la Société des Nations que l’ambassadeur russe à Londres, M.Ivan Maisky, représenterait la Russie soviétique à la session du conseil de la S.D.N.qui doit s’ouvrir lundi prochain.La nouvelle a causé de la surprise dans les milieux diplomatiques où l’on croyait que le sous-commissaire des affaires étrangères Vladimir Potemkine se rendrait à Genève afin fie rencontrer tes ministres des affaires étrangères de Funérailles de France et de Grande-Bretagne et d'aplanir les difficultés que l’on a rencontrées en négociant un pacte anglo-russe contre l’agression.On avait rapporté il y a quelques jours que le gouvernement britannique avait demandé au gouvernement soviétique d’envoyer à Genève le commissaire «les affaires étrangères Vyacheslaff Molotoff ou son adjoint M.Potemkine.L’ouverturc de ia session du conseil avait meme été retardée d’une semaine afin de permettre à M.Molotoff ou à M.Potemkine de se rendre personnellement à Genève.,A Ottawa M.labbé Dagenais Les crédits A l'église Saint-Joseph A la Société royale Deux nouveaux membres de langue française Me Léon-Mercier Gouin et M.Pierre Davioult Le président de la Société royale, Mc Victor Morin, annonce l’élection de deux nouveaux membres de langue française dans cette académie canadienne: Me Léon-Mercier Gouin et M.Pierre Daviault.Me Léon-Mercier Gouin, avocat de Montréal, fils de sir Lomer Gouin, porte grand intérêt à la littérature canadienne et a largement contribué, notamment, à la diftyuon de Maria Chupdelaine, roman de Louis Hémon, et aux études et recherches jqui s’y rapportent.Dès 1918, il visitait avec Mme Gouin la région du Québec guette l’arrivée de nos souverains La Société royale au Jardin botanique ~ .i.ii .Programme des séances de l'Académie canadienne Une dépense de capital de $175,000,000 pour la Défense nationale Ce matin ont eu lieu les obsèques de l’abbé Joseph-Edouard Dage-nais, vicaire à St-Joseph de Montréal.décédé subitement pendant qu’il disait sa messe samedi.La translation des restes mortels a eu lieu hier après-midi à 4 h.Mgr J.-Conrad Chaumont présida et la levée du corps et à l’office des morts qui suivit: il était assisté des abbés Charles Pilon, curé de Sle-Cunégonde, et Joseph Daipé, curé de St-Joseph.Ce matin le service a été célébr?par le curé de la paroisse, M.l'abbé Joseph Daipé, assisté des abbés J.-E.Charlebois, curé de Ste-Anue de Bellevue, comme diacre el Rosario Forest, curé de St-Norbert, comme sous-diacre.Disaient des messes aux autels latéraux: les abbés C.Pigeon, curé de St-Hippolyte et J.Pigeon, cure ||£ |-pagne.Ils ont eu lieu dans cet édifice même, dans cette enceinte, sous la direction d’un premier ministre du Canada.A cette époque j’habitais l’Alber: ta, et je sais que les c inscrits de la province de Québec ont été traités en esclaves.Dans la ville même de Québec il y eut effusion de sang.Les soldats du roi ont abattu des citoyens paisibles en pleine rue.Ces choses ne sont pas oubliées; elles restent dans toutes les mémoires.Ceux de mon âge, ou de dix ou vingt ans plus jeunes, se souviennent de tout cela.l’est pourquoi ! prends aujourd’hui la parole pour supplier de rester à l’écart de la politique impérialiste, pour supplier aussi d’éviter toute politique susceptible de nous engager dans un conflit mondial.Nous voulons surveiller les intérêts de notre propre patrie et demeurer Canadiens.Les heures étaient si déprimantes en 1918 que l’honorable député de Lotbinière (M.Francoeur), alors membre de l’Assemblée législative; je regrette qu’il soit et la prospérité de la métropole ou que je ne suis pas épris de l’idéal j démocratique, comme d’un prin-j cipc digne d’être préservé dans le j mue s monde.Mais notre pays, avec son ] «IK nn» r immense superficie et ses ressources illiminées, n’a ni la population, ni les cadres sociaux, ni la puissance financière voulue pour ailop-ter un programme comme celui-ci.Il importe de nous en tenir aux | exigences nationales et uniquement à celles-là.On répète, comme un lieu corn-; mun, que la neutralité n'est pas ! possible.Le Statut de Westminster] — dont j'ai célébré les mérites ] dans cette enceinte -.est de moins ; en moins compris.Il est dépourvu de sens, si nos pouvoirs sont limités.Nous ne sommes pas la nation qui était censée avoir pris naissance il v a quelques années.“Quand l’Angleterre est en guerre, le Canada est en guerre”.C’est l’épée de Damoclès.Nous devons fortifier l’est et l'ouest, le nord et le sud du ] pays.Il nous faut nous procurer des millions et les dépenser sans ] compter, — nous sommes déjà dans ; la fournaise, monsieur le président.; Nous sommes virtuellement engagés à faire la guerre; c’est ainsi qu’on fait fi du patriotisme canadien tel que je l’entends et tel qu il devrait exister.L’honorable député de Mont-Royal a parlé d’état d’esprit.Il a relevé les déclarations faites, en 1933, par les membres du parti libéral, lorsqu’ils condamnaient les crédits militaires Irop considérables.Sans doute, rien de plus vrai.Et nous nous v étions sans cesse opposés avant 1933.Nous sommes en.présence d’une volte-face qui se dessine depuis deux ans.Le régime actuel est converti à l’impenalis-nie; et en l’occurrence, je ne puis souscrire à l’augmentation des crédits, non pas tant à cause du montant proprement dit que du principe en jeu.Il v a là un programme que 1 on a élaboré et qu’on développe sûrement et graduellement.Il y a exactement trois ans.le ministre de la Justice (M.Lapointe), a dit que l’argent que nous volions n’étaü pas destiné à la guerre, mais que c’était pour nous protéger contre les communistes.Cela devait être une chose purement locale, mais il n’en est plus ainsi.Si jamais on a eu cette intention, on ne J’a plus.j dis simplement ce que je pense.J’ai la plus grande admiration pour lui, mais je déplore la situation j dans laquelle il se trouve.Le bud-.gel destiné à ces fins est irop élevé | à une époque ou nous traversons ! une crise économique qui s’aggrave de jour en jour, où nos villes sont remplies de gens qui sont sans emploi et sans nourriture.Nos cultivateurs vont à la faillite et le crédit de la nation est presque épuisé.On ne devrait pas nous demander, j à une époque connue celle-ci, de dé- ; penser ces sommes pour des fins militaires.Voilà pourquoi je main-) tiendrai l’attitude que j’ai prise, au début de mes remarques.A Ottowo $9,569,604 Le nouveau budget supplémentaire Ottawa, 16 (ONT,) — Le minis tre des finances, M.Charles Dun- j ning, a déposé samedi aux Commu- ; nés un nouveau budget supplémen- ; taire, représentant une dépense to- i taie de $9,559,604, dont $1.081,640.- ] 43 pour le ministère de ia défense nationale et $2,904,056.23 pour celui de l'agriculture, dont voici les ! détails; De la somme demandée par le ministère de l’agriculture, il y a $400,000 pour compensations diverses pour l’abattage d’animaux infectés; $39,500 pour le conseil d’aviseurs en matière d’exportation de fruits, légumes, miel et produits de l'érable.La distribution du beurre aux chômeurs, y compris Jes salaires du personnel temporaire qui pourrait être nommé par le gouvernement en dehors de la juridiction du fonctionnarisme fédéral, exigera un million de dollars.Il y a $300,000 pour aider au renouvellement de l’outillage des sucreries; $200,000 pour aider à la mise en vente du bétail et du boeuf canadien.Le ministère des Affaires extérieures _ a besoin de *220,525, dont *214,025 pour payer au gouvernement des Etats-Unis une somme due, d’après la convention du Lac-des-Bois signée à Washington et ratifiée par le Parlement du Canada en mai 1925.Le gouvernement contribuera cette année $10,000 au comité des jeux olympiques canadiens et $5,000 aux concours sportifs de l’Empire britannique.l ue somme supplémentaire de $168,000 est demandée pour défrayer les dépenses de la commission royale Sirois chargée de faire enquête sur les relations financières entre le Dominion et les provinces.Le ministère des Pêcheries demand $825,000 dont $800.000 pour ailler à l’industrie du poisson salé et $10,000 comme contribution à la commission internationale de l’aide aux enfants réfugiés d’Espagne.Là commission des pénitenciers aura besoin de $81,295.Il s’agit du personnel de cette nouvelle commission fédérale.Le président recevra $9.000 par année; 2 commissaires, $7,500 chacun; l’architecte en chef.$4.200; le directeur des fermes, $4,200.Le ministère des Mines et Ressources demande la somme additionnelle de $209,000, dont $94,000 pour le service des Affaires indiennes: $90,000 pour remboursement à la province de Saskatchewan pour avances faites aux municipalités dans le besoin.Un crédit supplémentaire de $1,-081,040 est nécessaire pour le ministère rie la Défense nationale.Sur cette somme la milice non permanente recevra $622,000; le service naval.$300,000.Il y a $75,000 pour le nouveau conseil d’achat.Le ministère des pensions et de la santé nationale demande la somme de $781,256 dont $312,340 pour soins médicaux aux anciens combattants; $400,000 pour allocations supplémentaires aux vétérans de la grande guerre; $43,500 pour corne pensation advenant l’abolition de la Cour d’appel des pensions.Dans aucun cas J’allocation ne devra dépasser un an et demi de traitement.Le colonel John-T.-C.Thompson, ancien commissaire du cens électoral recevra une pension viagère de $5,416 par année à dater de sa mise à ia pension.Une somme de $2,253,565 est requise pour le ministère des Travaux publics.Sur cette somme il y a $1,100,000 pour l’agrandissement du bureau de poste de Toronto, entreprise qui coûtera environ un million et demi.Il y a aussi $500,000 pour améliorations des facilités au terminus postal de Montréal dont le coût total est estimé à $688.900.11 y a aussi $250,000 pour la construction d’un barrage sur la rivière des Quinze dans Québec.Le ministère du Commerce demande $277.494 dont $18,000 pour le bureau cinématographique; $96,-144 pour les expositions; $100,000 pour le service océanique entre le Canada et le Royaume-Uni sur l’Atlantique; $4,000 pour le service de la Rivière-du-Loup à Tadoussac et autres endroits de la rive*nord.Le ministère du Transport exige une somme additionnelle de $494,-685 dont $30,000 pour la division des postes radio-télégraphiques; $50,000 en plus du crédit de $350,-000 déjà voté pour les dépenses de radiodiffusion se rapportant à la visite au Canada de Leurs Majestés le Roi et la Reine.La commission des ports nationaux recevra $50,037 pour payer le déficit et autres dépenses relevant de l’administration du port de Churchill.Une somme de $722,000 est demandée pour l’allocation annuelle destinée à défrayer les dépenses du capital du ministère de la Défense qui doivent, être payées en ; une période de dix ans conformément à la déclaration faite aux : Communes récemment par M.lan ! Mackenzie lorsqu’il a demandé que l’on vote un budget militaire de $63 millions.Un prêt de $750,000 sera consenti à la Société de Radio-Canada à un taux d’intérêt et aux conditions qui seront déterminées par le gouverneur en conseil.Cet argent sera utilisé pour des fins de construction, d’extensions ou d'améliorations au service de Radio-Canada.Lettre au "Devoir' notre ignorance de l’anglais et du latin et de noire manie de souhai- ¦ ter que Dieu le protège, le sauve .de quoi?Pour l’amour de Dieu, qu’on se débarrasse donc de ce sauvetage incongru.Pourquoi tenons-nous tant à passer pour des ignorants?Bien à vous, Frédéric PELLETIER Mous ne publions que les lettre* signées ou des communications accompagnées d'une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Comment traduire "God save the King" Monsieur le Directeur, Le Devoir, Montréal.Cher monsieur, On accordera, je pense, que les Anglais connaissent la signification exacte du verbe dans le premier vers du God save the King.Le magasin Eaton, probablement indécis sur la traduction française, à tourné la difficulté d’une élégante façon: il s’est servi du latin.On peut lire sur sa façade; Deus regem servet Deus reginam servet.Je n’apprendrai à personne que le verbe servare veut dire conserver et par conséquent garder.Si le vrai sens de save the king avait été, comme nous traduisons, en esclaves du son, sauve le Roi, n’aurait-on pas écrit en latin: Deus regem salvet‘} Donc c’est un contre-bon-sens de traduirê “Dieu sauve le roi”, quand il serait aussi facile de dire Dieu garde le roi.Leurs Majestés sont, je crois, assez familières avec notre langue, pour ne pas sourire de Chez les médecins A la réunion de la Canadian iheumatie disease Association, sec- ! tion de Québec, au Montreal Neurological Institute, le 12 mai.Les élections ont donné le résultat suivant: Dr A.Déguisé, directeur des dispensaires de l’hôpital Notre-Dame, a été élu président.Il remplace le Dr R.R.Struthers, de l’hôpital Children’s Memorial, président sortant de charge.Le Dr L.J.i Adams, de l’hôpital Général, est élu secrétaire et le Dr J.H.Palmer, de l’hôpital Victoria, trésorier.Cette association prendra une part active au congrès de la Canadian Medical Association, qui aura lieu à Montréal en juin prochain.M.Daniel Roper Ottawa, 15 (D.N.C.) —M.Daniel Roper, le nouvel ambassadeur américain à Ottawa, présentera probablement ses lettres de créances au roi, pendant la visite de Sa Majesté à Ottawa._____ Feu le Dr L.-P.Sylvestre Joliette, 16 — Le Dr L.-P.Sylvestre, médecin vétérinaire, de Joliette, est décédé à l’âge de 75 ans.Ses funérailles auront lieu à la cathédrale» de Joiiette mercredi, à 10 h.30 (heure solaire).Lui survivent: sa femme, née Phoenix (Béatrice), un fils, Eloi, de Joliette; deux frères, Joseph, shérif de Joliette, et Isaïe, de Crookston, Minn., et une soeur, Mlle Eveline Sylvestre.MMaoté it Embouteillé ju Canada C0RBY DISTILLERIES LIMITED 13 oz.$1.20 - 25 oz $2.20 • 40 oz.$3.50 gwgBgg te i de Québec, Je suis certain que le chef de l’op- ! abseqt de lu Chambre pour le mo-position me comprend très bien, j ment, — présentait une motion Non seulement c’est un excellent ! priant le Québec de se séparer du orateur et un chef affable, mais c’est reste de la Confederation, un auteur, et j’ai eu le plaisir de Actuellement les deux grands lire son ouvrage ces jours derniers, i partis politiques de la Chambre Dans ce livre il parle de l’ostraeis- ! :ne dont on entoure le député qui a l’audace de différer d’opinion avec le gouvernement au pouvoir ou les chefs de son parti.C’est une ques-lion de devoir.Je vous ferai re- conviennent qu’il n’y aura pas de conscription, ni d’envoi outre-rner tie contingent expéditionnaire.Monsieur le président, voici ce que je pense â ce sujet; celte attitude changera du soir au lendemain; l’a marquer.sans plus tarder, monsieur ' gitatîon et la pression s'exerceront le président, qu’il y a unanimité suri sur nous.En septembre dernier, ia question de la défense nationale.! alors que la métropole passait par fl n’y a pas de différend au sujet quelques heures d’inquiétude, la dê-d’un programme de défense conve- putation a été sur le point d’être nàble, sensé, maintenu dans de justes bornes et limites: mais nous nous emballons.On connaît mes sentiments; je les ai exprimés au cours de toutes les sessions de la présente législature, et ce que j’ai entendu et ce que l’on a fait n’est1 lation.convoquée a la Chambre des communes, et je sais fort bien ce qui devrait s’y passer.J’étais parfaitement au courant des intentions des ministres, des chef-, des différents partis, de la majorité de la popu- Le français tel qifon le parle au Canada De quoi io compose notre tangue?— Quelle langue parlaient nos ancc-troa?—- Quelles déformations y avons-neus fait subir?— De quelle manière I avons-nous enrichie?Quelles sont nos fautes de syntaxe les plus courantes?— A quoi tient l’invasion des mots anglais?LE RAMAGE DE MON PAYS par Victor BARBEAU répond i toutos ces questions •» à bien d’autres encore — Mieux qu’un manuel do corrigeons-nous, c’est l’étude la plus complète qui ait été publiée aur le français du Canada en mémo temps que la première grammaire de nos fautes.Un ouvrage nouveau, pratique, indispensable.En vente i la librairie du “Devoir”.Un dollar franco.Nous entreprenons trop Je ne veux pas retenir plus longtemps l’attention du comité.Je crois avoir suffisamment explique mon point de vue et j’espère que les honorables membres du comité repousseront toute idée de manque de loyalisme ou d’affaiblissement d’affection ou de dévouement de ma part.Je dis simplement que nous entreprenons trop.Notre pays ne peut pas supporter cela.Nous avons devant nous le problème des secours aux chômeurs; des hommes sc trouvent sans abri et sans nourriture dans nos villes.11 y en a dans la ville même que je représente.Ces gens s’adressent à moi, mais que puis-je y faire?L an dernier, le ministre du Travail (M.Rogers) a donné à la province de Québec une maigre pitance de $400,096 par mois, soit $4.800,000 par année.Comparons â cola les 60 millions qu’il faut pour nos chemins de fer, le chemin de fer de la baie d’Hudson.l'élévateur de Prince-Rupert et le reste.Nous puisons dans le trésor public par Centaines de millions.et nous ne sommes pas encore au bout de nos peines.On nous demande maintenant de voter encore des millions pour des mitrailleuses et d’autres armements.Que personne n’aille penser que je n’ai pas une grande admiration pour les Canadiens qui sont soldais.Il y a dans ma propre ville un régiment de milice et j’essaie de lui être utile.Je suis prêt à appuyer ses demandes quand elles sont raisonnables, mais je m’oppose à ce qu’on dépense ainsi des centaines de millions de dollars que nous pourrions faire servir aux besoins réels du pays.Pour les raisons que j’ai exposées, je volerai contre l’augmentation de ces crédits.Je regrette de ne pas partager l’opinion du ministre de la Défense nationale (M.Mackenzie).C’est un homme on ne peut plus aimable, très bien doué, possédant une belle éducation.Je crois en sa sincérité.Ce n’est pas pour m’excuser que je lui discerne des compliments en ce moment; je fêm&CLnt la visite de nos Souverains chacun cleinci obiezuet tijouteuiement Ui ûtjUmmti de la.citcula.ti.on Dans rintérèl général, les automobilistes devront observer rigou» reusement les règlements de la circulation durant la visite de lueurs Gracieuses Majestés, le Roi et la Reine.Comme les autorités municipales auront une lourde tâche à remplir, chacun pourra en faciliter l’execution et assurer la sécurité de tous en agissant ainsi: 1e—Vérifier l’état de sa voiture, conduire avec la plus grande attention et suivre les règlements à la lettre.2 —rVérifier la solidité des balcons, des vérandas et des estrades qui scronl envahis par le public.3*—Empêcher les gens de s'approcher trop près des feux d'artifice.U—Mettre toute matière inflammable hors d’atteinte des cigarettes ou des allumettes lancées par des fumeurs.5°—Collaborer spontanément avec les agents de la police pour assurer l'exécution des mesures de sécurité générale qui seront prises.6'—Se rappeler que plus la foule est grande, plus le danger de panique et d’accident augmente.Si tous collaborent dans ce sens, aucun accident ou incident fâcheux n’assombrira la visite de nos Souverains* CANADIAN UNDERWRITERS' ASSOCIATION MONTHIAI T 0 R 0 N1 II I LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 16 MAI 193V L’alliance anglo-française et la Russie Les François s'efforcent de trouver une solution qui serait acceptable aux trois puissances — Les répercussions possibles d'une alliance sur l'attitude de l'Espagne, du Japon et du Portugal Les paroles françaises du “God Save the King” La pêche à la ligne en haute mer agent de la compagnie d’assurance Metropolitan Life.M.Gagnon, qui était disparu de sa résidence depuis environ deux semaines, était âgé de 30 ans, marié et père de trois enfants.La découverte de son cadavre a été faite par un bambin, Paris, 16 (PA) — La France s’efforce aujourd’hui de concilier les vues divergentes de ses deux alliées, la Grande-Bretagne et la Russie soviétique, pour en arriver a une forte entente qui serait acceptable aux trois puissances.Le ministère des affaires étrangères, qui a, dit-on, un projet qu il croit de nature à résoudre la diff‘-culté, S’est tenu en contact avec Londres.On aura une occasion tie négociations directes lorsque les ministres des affaires étrangères des trois pays se rencontreront a Genève samedi.On rapporte que la Russie a refusé de se joindre au front de la paix aux conditions proposées par l’Angleterre, qui comportent que b Russie promettrait de combattre, si on le lui demande, pour la Pologne et la Roumanie, dans le cas où l’Angleterre et Va France se porteraient d’abord au secours de ces deux pays.„ „ , .La Russie, en rejetant 1 offre britannique, aurait suggéré un retour au projet original soumis par Mos- cou, d’engagements militaires réciproques entre les trois puissances, et de garantie britannique pour la sécurité des Etats de la Baltique.On croit ici que l’attitude de Moscou est assez élastique pour permettre un compromis, et le?Français s’emploient à susciter une solution de ce genre.Les observateurs français attribuent l’altitude britannique à la crainte qu’une alliance militaire solide avec les Soviets force le Japon et l’Espagne à entrer dans l’alliance italo-aliemande et, de plus, indispose le Portugal.Depuis assez longtemps l’incertitude au sujet de l’attitude de l’Espagne a été une cause d’inquiétude pour les diplomates français.On exprime encore des craintes que l’Allemagne s’empare de la ville libre de Dantzig.Le ministre polonais de la guerre, le général Kas-przycki, est arrivé hier pour conférer avec les chefs militaires français.La Pologne est membre du front anglo-français.Plusieurs lecteurs nous ont de répéter le texte de la traduction française du Cod Save the King, d’après Benjamin Suite.Voici: Dieu protège le roi En lui nous avons foi Vive le rui! Qu’il soit victorieux Et que son peuple heureux Le comble de ses voeux.Vive le roi! demandé ! *"on e* espadon que I on peut je jeunt» Morency, qui pêchait hiec THÉ prendre eu large de la Nouvelle-Ecosse et du Cap-Breton après-midi, un peu après trois heures, dans la rivière Laircts.Ottawa, 16 — La nouvelle annon-) çant que le troisième tournoi inter-nationai de la pêche au thon aura lieu en sefcdembre prochain au lar dissant que l’on prend à la pêche à la ligne en haute mer.A celle occasion, des équipes de pêcheurs de gwjs gibier représentant l’Empire britannique, les Etats-Unis et Cuba j mesureront leur habileté récipro-La navigation 1 que et se mesureront toutes contre -2- j le thon, gros, agile cl fort.Ce pois son ne vient dans les eaux de la Nouveiie-Ecosse que vers la fin de juin, à l’extrémité sud de la péninsule d’abord, mais plus au nord p.L .j bientôt, et finalement tout le long Du détroit de Belle-Isle a Quebec —; ,[e ]a i-ôte.Les meilleurs mois pour Les travaux du service hydrogro- la pêche du thon sont juillet, août L'appel de la femme Cloutier Québec, 16 (DNC) — M.E.-Rosaire Beaudoin, de St-Joseph ; de Beauce, avocat de Marie-Louise ge de la cote sud-ouest de Ja Non- | uioutier, dont l’appel d’une sentea- ! velle-Eeosse révèle l’intérêt gran- ce (|e nu)rt a été rejeté, le 5 mai ! ,i .1’““ " 1 " Vernier par la Cour du banc du roi, vient de donner avis à Me Noël | Sur le St-Laurent phique fédéral A Ottawa // He is whipping â dead horse Les remarques en français du député Walsh à l'odresse de M.Pierre Gauthier Hitler poursuit sa visite D'Aix-la-Chapelle à Trier — Fortifications invincibles — Congrès à Vienne pour le retour des colonies allemandes Ottawa, 16 (D.N.C.) — M.VV.A.Walsh, député conservateur de Mont-Royal, a fait précéder son discours de samedi de quelques remarques en français à l'adresse de M.Pierre Gauthier, député de Portnenf.Voici le texte du discours français de M, Walsh: Comme je le disais, en français, l’an dernier, à mon ami l’honorable député de Portneuf (M.Gauthier), Je ne doute pas dç sa sincérité, ' mais je ne partage pas ses sentiments.Je crois aussi que les sentiments qu’il a exprimés ce matin ne sont pas les sentiments de la province de Québec ni ceux delà plupart de ses compatriotes.Pendant qu’il parlait de conscription, je me suis souvenu d’une expression anglaise: “He is whipping a dead horse".Je dis à mon honora-1 bie ami que la conscription est1 morte et que nous ne devrions pas employer ce cri dans notre province lors des prochaines élections.Tous les partis, le parti conservateur.le parti libéral et le parti des C.C.F., s’accordent sur ce sujet, et je ne crois pas que mon honorable ami aide sa cause, de cette manière, aux prochaines élections.Comme je l’ai dit en anglais: He is whipping a dead horse".M.Gauthier — Mon honorable ami rn« permettra de lui faire remarquer que je ne prétends pas, en prononçant ce discours ou d autre-» discours, avancer ma cause, mais je désire exprimer ce que je ressens et affirmer mes convictions, m je ne suis plus député, je serai encore Canadien.M.Walsh — J'ai déjà dit à mon honorable ami que je ne doutais pas de sa sincérité, je sais qu il est sincère mais je ne puis partager ses sentiments.Berlin, 16.(A.P.) — Le chancelier Hitler a continué aujourd’hui la visite des fortifications allemandes devant la frontière française, fortifications que ses experts militaires prétendent invincibles, et dont le chancelier a dit lui-même: “Dans ces constructions, mes concitoyens, imaginez vous-mêmes la différence entre aujourd’hui et le passé”.Hitler a prononcé ce discours d’une phrase devant une foule enthousiaste, hier, après le spectacle d'une bataille simulée, dont les experts militaires ont dit qu’elle démontrait que les fortifications sont imprenables.La tournée du chancelier l’a conduit aujourd’hui d’Aix-la-Chapelle à Trier, dans la zone fortifiée de l’ouest; il était accompagné des généraux Watther von Brauchitsch et Wilhelm Keitel, et de chefs nazis i de la région.Von Brauchitsch, qui est chef d’état-major, a dit aux chefs nazis hier: “Ce drapeau du Fuehrer sera élevé à quelque en- droit qu’on l’ordonnera Un congrès de 25,000 nazis pour - .demander le retour des colonies j dans une cale-sèche de Quebec.Ottawa, 16 —- L’ouverture récente de la navigation sur le Saint-Laurent marque le commencement d’une autre saison de transport sur l’une des voies fluviales intérieures les plus importantes de l’univers.Les travaux cpie le Service hydrographique du Canada, du Ministère fédéral des Mines et des Ressources, vient de terminer faciliteront pour une bonne part le transport par océaniques sur cette importante route, du détroit de Belle-Isle à la ville de Québec, soit une distance de 878 milles, et en font l’une des artères de navigation les mieux protégées qui soient au inonde.Une série de trente-quatre cartes couvrant les côtes et les ports indique le passage le plus sûr, et cela sans compter les multiples autres aides à la navigation: phares sur tour et phares flottants, bouées et signaux, postes^ de signaux de brume et de tempête, enfin comme plus récentes acquisitions, avertisseurs radio-automatiques et équipement de sans-fil pour aider aux navigateurs à repérer leur direction.Les océaniques géants d’un tonnage de 42,000 tonnes et de 33 pieds de tirant d’eau peuvent maintenant sillonner le Saint-Laurent à une vitesse inimaginée dans le passé.J^e relevé de la route du Saint-Laurent reste l’une des plus importantes réalisations de la science hydrographique.C’est l’histoire de plusieurs hommes et vaisseaux.Dès l’époque des premiers explorateurs français, à partir de 1678, dn fit irrégulièrement des tentatives ^ de sondage du Saint-Laurent.Ce n’est toutefois qu’en 1827, alors que l’Amirauté britannique envoya le capitaine Bayfield faire le relevé du fleuve et du golfe, qu’on fit de réels progrès dans cette considérable tache.La première goélette de Bay-field, la petite Gulnare, avait été construite spécialement ^lJj et septembre, mais on peut en prendre jusque tard en novembre.Un autre gros gibier d’eau qui attire l’attention des pêcheurs en liante mer est l’espadon au long bec, qui fréquente les parages de la côte orientale de l’He du Cap Breton du commencement de juillet jusqu’à la mi-septembre.L’espadon, conquête relativement récente de la pêche en haute mer, tire son nom pittoresque du fait qu'il porte une espèce d’épée, qui est cji réalité le prolongement de sa mâ choire supérieure et lui sert de terrible défense.Les villages dTiiflo-nish et de Neil’s Harbour, situés près du l’are, national des Hautes Terres du Cap Breton, comptent parmi les centres de pêche à l’espadon les plus connus.Faits divers Dorion, C.R., substitut senior du j procureur général, qu'il inscrirait la cause de sa cliente devant la j Cour suprême dans les délais voulus._ _____ Anniversaire de la fondation de Montréal Démonstration â 11 h.demain matin à la Place d'Armes Le Comité permanent de la célébration Curh mestlque se serait quelque peu améliorée.Les COUTS Ont Tiecni sur le L.urD.Lundi avant-mldl, le 15 mal.les prix du Si Poto a fait .10, Wright Hargreaves, East Malartic, Eldorado, Abitibi, Fraser, Beauharnois et Aluminium ont fléchi.Les rendements Aitnew Suroass .60 9% Assoc.Brew .80 16 Beldlna Cortlcelll 4.00 95 Bell Telephone 8.00 14% B, A, OU 1.00 22 B.C, Power "A" .2.00 25% 76 Build Prod.“A" 70 C.& D.Sugar 1.50 27% Can Malt.1 50 34 Can, North.Power .1.20 16% Can.Vinegars 1 20 12 Can, Bronze 1 50 32 Can Cottons 400 65 Can Oen Elect.000 220 Can Int.“B" 5.00 193 Can.Westinghouse .2.00 Si % Crown Cork 1.60 24", Dlst Seagram 2 00 17% Dom.Bridge 1 20 26 Dom.Glass 5.00 110 Dom.Textile 5.00 43 Electrolux 1.20 11 Ford of Can."A" .,.1.00 19% imperial Oil .50 16% Imp.Tobacco 40 16% Int.Accept."A" .2 00 30 Inter.Coal 6.00 50 Int.Nickel 2,00 48% Int.Pete 1 50 25% Jamaica Pub.Serv.1.75 38 L.Secord C.S 80 11% Montreal Power 1.50 31% Mont.Tram 900 66 National Breweries .2.00 40 National Steel Car .2.00 45% Niagara Wire 1.00 17 Ogilvie 1.00 28 Ottawa L.& P 1.00 15 Page Hersey 4.00 97% Penmans 3.00 Quebec Power 1 00 17% Royallte 1,00 37% St.Law.Ficur 1.00 13 SbawinirKii .90 20% So.Can.PoWer .90 10 Steel of Canada 1.75 72 Walk.Good 4.00 41 Western Grocerle* 3.00 50 ACTIONS DE BANQUES: Canadienne Nationale 8 00 165 Commerce .8.00 167 Dominion 1000 205 Montréal ' 8,00 213 Nouvelle-Ecosse 1200 302 Royale 8.00 186 ACTIONS PRIVILEGIEES: Agnew Surpass 700 104 4ng Can T 2 75 48% Assoc.Breweries 7.00 m beld Cort.7.00 Calgary Power .6.00 Can.Cement 614% .5.00 'an Bronze 5.00 Can.Car & Pound.1.Ï5 Can.Ceîanese .7.00 Can.Cottons .6.00 Can.Fair, Morse .6,00 Can.Foreign Inv.8.00 Can.Indust.7,00 7.00 5.00 1.50 7.00 700 2 50 6.00 2 92 «00 7.00 7.00 6.00 .60 7.00 1.75 7.00 5 00 6.00 6 00 5.50 7.00 6 00 1.75 7.00 1.00 7 no 7.00 Cnnodion Cm Saguenay Power .Sherwin Williams .Kc> Can r>ower Steel of Canada Tuekett Tobacco ., Walk.Good Vest Kootenay Western Groceries '• TION1.nr MINES t Rulolo Gold .Cons.Smelting .Dome .Falconbridge .Hol’tnger .Hudson Bay .Int.Mining .Lake Shore .McIntyre .Macaasa .Noranda .Pickle Crow .Pioneer B.C.Dans un rapport officiel des progrès ci de, la situation de la Canadien Sir & Foundry Co.Ltd.jusqu’à date de l’année fiscale se terminant lé 30 .septembre prochain, préparé par M.L.-A.Pèto, viçe-prési-dcnt et gérant général de la compagnie, il est dit qu’en ce qui regarde , les rumeurs concernant le dividen- ?!*
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