Le devoir, 27 juin 1927, lundi 27 juin 1927
Volume XVIII.- No 147.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$#.M Eftts-Unls et Empire Britannlqae .S.00 UNION POSTALE.10.0* Edition hebdomadaire canada.2.0# ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 T T* Tl ti IFOTl) JjIj I/Ij V Ulil Montréal, lundi 27 juin 1927.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL Directeur: HENRI HOUR ASS A FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE : - - Main 7460 Service de nnit: Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Après le Congrès pédagogique Quelques leçons utiles pour tous — A propos de /Vos Humanités Nous avons publié le compte rendu détaillé du récent congrès pédagogique tenu p>;r les professeurs des collèges de l’I ni-versité de Montréal.Il aura sûrement inspiré à plus d’un lecteur d’intéressantes réflexions.Les thèmes traités, la façon dont ils le furent prêtent d’abord à réfléchir, mais l’impression du lecteur dépassera, croyons-nous, ces points particuliers.Il sera surtout frappé du souci général de progrès et de perfectionnement que révèle ce congrès.Entendons-nous: il convient de prendre ici dans un sens très limitatif le mot révèle.Car il ne faudrait point s’imaginer qu’il s'agit, en ce domaine, de quelque chose de très neuf.La publicité donnée aux délibérations du congrès a pu frapper particulièrement le grand public, mais, et personne le proclamerait plus haut que ses initiateurs, cette réunion est loin d’être la première du genre.Avant la constitution de l’Université de Montreal proprement dite, des congrès pédagogiques réunissaient déjà les professeurs des divers collèges de la province.A l’heure même où nous écrivons, les professeurs des collèges qui relèvent de l’Université Laval discutent à Québec un thème de la plus haute importance: la formation du professeur.Une revue spéciale est d’ailleurs consacrée à l’étude de toutes les questions qui louchent à l’enseignement secondaire.Du reste, ces manifestations plus solennelles et plus nombreuses sont loin d’être les seules où les professeurs échangent leurs observations et le fruit de leur expérience.On a parlé au congrès de Montréal des conférences de telle ou telle catégorie de professeurs qui étudient ensemble la matière qui fait l’objet particulier de leurs cours.Chaque année la réunion des correcteurs d’épreuves du baccalauréat constitue en réalité un petit congrès pédagogique.Et combien d’autres preuves de cette volonté de progrès nous pourrions encore apporter?Nous avons déjà signalé les conférences de vacances qui se donnent dans tel ou tel collège.Au cours de l’année dernière, des conférences spéciales d’histoire du Canada étaient régulièrement suivies dans un collège du voisinage de Montréal.Et nous ignorons naturellement la majeure partie de ces choses, parce qu elles se font sans bruit et sans éclat.Mais la preuve est claire pour tous ceux qui veulent y regarder d’un peu près de l’énergie et de la persévérance, de la méthode aussi, qui commandent ces efforts.Et ceux-ci font un digne pendant à l’énergie des fondateurs dont un peu partout ces années-ci on célèbre la mémoire.* * * Mais il est un autre sentiment que devrait laisser le compte rendu de ces congrès et c’est celui de la complexité, et partant de l’extrême difficulté, de la tâche à laquelle ont à faire face nos éducateurs.C’est une dure besogne que celle de former des enfants.Du dehors, on peut facilement dire, frappé de telle ou telle nécessité.de telle ou telle lacune apparente: Il faudrait faire telle chose! mais l’éducateur, lui, n’est pas en face de cette simple réclamation, de cet unique desideratum.Il se heurte à toutes les reclamations formulées de droite et de gauche et qui ne s'harmonisent pas toujours.Loin de là! F’uis, il n’a à sa disposition que des cerveaux d’enfants — des cerveaux qui ne sont capables que d'un certain effort et ne peuvent absorber qu'une certaine quantité de connaissances.Causez d’enseignement, vous trouverez chez beaucoup de gens une double disposition: on est d'abord fort enclin à juger de ce qui se passe dans les collèges par les souvenirs, plus ou moins précis, de ses propres années d'école, on ne songe pas que le monde a marché depuis lors, que des ressources matérielles plus grandes, par exemple, une expérience accumulée, ont souvent permis de donner aux bonnes volontés un plus efficace rendement; on est fort enclin ensuite à juger de ce qui pourrait être enseigné aux élèves par l’état de son propre cerveau, on oublie que celui-ci s’est meublé, sans qu’on y pense même, au cours des années, de connaissances qui nous paraissent bien élémentaires mais qui sont tout do même absentes du cerveau de l’enfant, on oublie aussi que celui-ci n’est pas tout de suite capable de l’effort d’attention et de réflexion qui est devenu naturel à l’homme fait.Puis, les questions d’enseignement ne sont pas, même dans l'abstrait, aussi simples que cela.Les pédagogues discutent! et telle théorie qui, un moment, séduisit beaucoup d’esprits, se révèle à l’expérience lamentablement insuffisante.On comprend que les maîtres qui savent tout cela, qui connaissent toute l’histoire de leur noble métier, soient moins pressés que des profanes de se jeter sur de brillantes nouveautés.Péiis encore, des choses peuvent être fort désirables, mais ou elles dépassent la capacité actuelle de l’élève, ou elles ne peuvent ensemble lui être enseignées.Il y a telle,chose, hélas! que la surcharge des programmes.Nos maîtres ne prétendent ni à l’infaillibilité ni à la perfection; ils y prétendent d’autant moins qyie les circonstances ne leur permettent pas toujours de réaliser les vues de leur esprit, mais à s’approcher de leur besogne, à en constater la complexité, à voir l’effort qu’ils font pour chercher les voies justes et possibles, pour y progresser, on apprend à les entourer d’un nouveau rcspcci.On apprend aussi à juger de ces questions avec une plus modeste et plus sage réserve.Ce sont des impressions de ce genre que dégage un livre sur lequel nos lecteurs ont déjà pu lire nombre de choses, mais sur lequel nous voudrions avoir l'occasion de revenir, du simple point de vue de l’observateur et du père de famille.Nous entendons parler de .Vos Humanités, l’oeuvre magnifique de M.le chanoine Courchesnc.Ce gros in-octavo de sept cents pages peut avoir l’air presque solennel: nous n’hésiterions pas cependant à conseiller aux hommes sérieux et d’une certaine cultuçe de l’apporter à la campagne, pendant ces vacances-ci.Ils y trouveraient sûrement profit et agrément.L’auteur a passé sa ^îe dans renseignement et -.a culture dépasse de beaucoup les questions proprement pédagogiques.C'est un lettré qui a tait de la théologie, c’est un théoricien qui cannai! l’histoire et qui a confronté ses théories, non seulement avec une longue et quotidienne expérience des classes les plus diverses, mais avec le témoignage1 de l’histoire.Et c’est en plus un homme qui, ayant visité nombre de pays, a de la \ic contemporaine une connaissance étendue et variée.Personne, ùu reste, n’osera suspecter d'emballement cet esprit fin, modéré et volontiers enclin à l’ironie douce.ficulté aussi, offrent les problèmes auxquels ils se heurtent quotidiennement.Et vous y apprendrez sûrement, en une forme élégante et souple, beaucoup de choses dont vous ne pourrez que savoir très largement gré à ce modeste et savant auteur.Orner HER0UX (1) A'oa Humanités sont en vente au Service de Librairie du Devoir: $2.00, plus 15 sou* pour le port.L'actualité ¦ Imitons feu M.Campbell On inaugurera cet après-midi le second terrain de jeux offert à la ville par la succession de M.C.S.Campbell.Bénissons la mémoire du donateur qui a fait bon usage de ses biens.même après sa mort.Peut-on compter qu'il aura chez nous des imitateurs?C’est douteux.D'abord les gens fortunés ne sont pas nombreux; ensuite la plupart sont trop garnis d'enfants eux-mêmes — ei moins que ce ne soit leurs frères et soeurs — pour pouvoir sonper aux enfants des autres.Et cela nous amène à la constatation d’une curieuse inégalité du sort gui est par essence capricieux et parfois mauvais farceur.Des deux éléments principaux qui composent la population de la ville, l’élément français et l’élément anglais, le premier a le nombre, le second la fortune.Le premier a les grandes familles; le second les petites familles.Le premier a les petites maisons; le second les grandes maisons.Le premier habite les quartiers insalubres et la plupart du temps ne Quitte la ville ni l’été ni l’hiver; le second, sans cesse en voyage, campant l’été, à la montagne et villégiaturant l'hiver dans le sud, {quand il n’esi pas au champ ! de golf), occupe les quartiers salubres.Pour compenser l’injustice du sort, il suffirait d’un peu de prévoyance de la pari des autorités municipales.Dans les quartiers pauvres on devrait multiplier les terrains de jeux.L'enfant est le capital le /dus précieux de la cité.Tout devrait donc tendre à le contenir, à le fortifier, à le défendre.Cependant c’est exactement le contraire gui arrive.Les quartiers les plus denses en population enfantine sont aussi les plus mal servis en terrains de jeux.Dans le nord, le quartier Scdnt-Denis, le boulevard comme on l'appelle, se développe avec une rapidité inouïe.Les maisons surgissent là comme par enchantement.On se dirait en plein boom de l’immeuble, Et II faut voir les enfants gui forment grappe à toutes les portes les jours de beau temps.Et cependant combien de parcs et de terrains de jeux organisés et surveillés compte-t-on au nord des voies du C.P.R.?On peut parcourir longtemps le quartier en tout sens sans en trouver.Même chose pour l’est.A Hoche-laga un petit terrain de jeux, A Maisonneuve aucun.Pourtant la population ouvrière, c'est-à-dire la population courageuse, qui reste saine, moralement, qui a des enfants, ne compte pas un seul terrain de feux.H y a bien un immense parc, mais en friche, mais qui n’est pas sàr — l’expérience Va prouvé — en plein jour.Que l'on compare cela à West-mount où pour les trois premiers mois de l’année le chiffre de la natalité était le plus bas de toutes les municipalités de la province.Il n’atteignait que 4.20 par mille de population.Tandis que dans certains centres ouvriers, il dépasse trente.A Thetford-Mines, il a atteint 57 par mille de population.Pour l'ensemble de Montréal pendant la même période, il atteignait 26.61.Comment s'étonner après cela que les accidents de la rite soient si nombreux, qu’il se soit encore produit un écrasement samedi de pelits garçons qui jouaient sur la chaussée quand on sait que nous possédons quelque quinze terrains de jeux, en comptant les deux donnés par la succession Campbell, pour les trente-cinq quartiers de la ville?Il s'ensuit donc que vingt quartiers n’en ont aucun.Les Anglais ont ta fortune et certains en font un bon usage qui s’inspire d’une saine philanthropie.Sous ne pouvons compter cependant que l’exemple de M, Campbell fructifiera au point de nous donner vingt autres terrains de jeux.Au reste aurions-nous vingt autres terrains de jeux que ce serait encore bien au-dessous de nos besoins.Ce qui serait à souhaiter c’est que chez nous en se rendit compte de l’importance de ces terrains de jeux pour isoler les enfants des dangers tant moraux que physiques de la rue.et que nous groupions no qu’est-ce que le terrain de jeux sinon ficole de vacances, aussi ini portante que l’autre?Car il faut pour le bien de ses muscles comme de son caractère, pour sa sauvegarde physique autant que morale, que l’enfant apprenne à jouer et joue, aime le plein air, le soleil, la joie salubre de Texercice bruyant pour qu’il fuie l'antre du ciné où il s'atrophie, où il se déforme, où il se perd.NEMO Bloc -notes Prohibition Elle a trouvé une forteresse, l’Ile-du-Prince-Edouard, où elle existe déjà depuis plusieurs décades et où il a été question ces semaines-ci de l’abolir jaour v substifuer Je monopole d’FÎtat et la régie.lx' premier ministre conservateur, M.Stewart, y a perdu le pouvoir vendredi, par suite de l’intense campagne menée contre son projet de monopole provincial par des gens venus d’un peu partout.A l’heure présente, un ministère libéral est en train de se former, pour remplacer celui de M.Stewart, battu à fond, et qui n’a plus que 6 députés contre 24 à ses ad versai res.M.Stewart, il y a quatre ans.avait fait élire 25 députés.La situation a changé du tout au tout.Il se peut que la prohibition seule ne soit pas la cause du changement de régime; mais la lutte électorale s>st faite surtout là-dessus.Ainsi la plus petite provinee canadienne restera à peu près seule, avec la Nouvelle-Ecosse, à ne pas admettre chez nous l’idée de la régie d’Etat pour le commerce des alcools et à les iproscrire officiellement.II reste a voir jusqu'à quel point, en pratique, la prohibition vraie régnera dans 1 Tie et si elle n’y sera pas maintes fois violée, — tout comme par le passé.A coup sûr, il doit y être plus facile de faire respecter ta loi que dans les provinces populeuses et étendues; car iTle-du-Prince-Edouard est à peine grande comme un comté ordinaire de notre province et n’a pas même la population de la seule ville de Québec.Décorations Celles de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, vendredi dernier, ont été fort remarquées, surtout rue Sherbrooke, bien que des citoyens ca-nadiens-français haut placés, et que leurs compatriotes ont enrichis, n’aient pas jugé bon de mettre te moindre drapeau à leurs maisons, le -long du parcours.De très impor tantes institutions anglo-canadiennes, comme le Pacifique Canadien, la Banque de Montréal, la maison Eaton et plusieurs autres, ont décoré leurs édifices, même ceux qui n’étaient pas sur le trajet de la procès si on de vendredi après-midi.II faut les en féliciter et 'leur en savoir gré.Nos grands magasins, — telle la maison Dupuis, — ont pavoisé d’une façon parfaite.Par contre certaines importantes institutions qui font affaires avec les nêtres ont fait comme si elles ignoraient même l'existence de cette célébration.Ainsi telle grande hêlelterie de l’oue*t de la rue Sherbrooke, en plein sur le parcours de la procession, et dont la clientèle canadien-nc-française es! nombreuse, a dédaigné de faire toute décoration en l’honneur de cette fête, tandis qu'un autre hôtel, du Pacifique, celui-là, et devant lequel ne passait pas défilé, avait l'une des plus belles décorations de toute ia ville.Ce sont là détails, si l'on veut; mais ils ifidiquenl de quel côté souffle le vent.qu’il en était lui-même l’auteur.Or rhebdomadaire Editor A Publisher vient de révéler que tous ces articles ne sont pas de Lindbergh, — on s'en doutait, dans les milieux où l'on coonaît un tant soit peu comment cela se passe, — mais d'un journaliste américain attaché au Times de New-York, qui l’a rencontré à Paris et l'a suivi pendant tout son voyage de retour ô Washington.C’est une méthode de collaboration courante, dans la presse américaine.Le bonhomme en vedette dans l’actualité trouve tout de suite à côté de lui un journaliste ou un nou-vetMsie qui recueille ses impressions, au cours de quelques causeries, les note, les rédige, les soumet, pour corrections de détail, à l’auteur présumé, et les remet à un syndicat de presse qui a un traité ayic l'aviateur, l'actrice, l'explorateur le personnage, quel qu'il soit, dont on exploite la signature.Ce syndicat fournit le journaliste.C’est ainsi que les préiemdus articles de Dempsey, de Tunne.y, de Carpentier et d'autres boxeurs en vue de ces dernières années ont été cuisinés, de même que certains récits de J explorateur polaire Amundsen; et c’est un journaliste américain qui a mis au point le fantastique récit do vovage de la reine Marie de Roumanie en .Amérique, l’an dernier.Pour écrire dans les journaux, il n’y a pas toujours besoin d’être journaliste; il suffit souvent d’avoir sous la main un journaliste complaisant ou prêt à s’adapter à n’importe qui et a n’importe quoi.____ ____________?'P* En Colombie Anglaise La retraite de M.Oliver — Qui le remplacera?— Une convention est possible — Les élections de 1928 et les chances de M.Tolmie, chef con-conservateur M.Guthrie Le chef conservateur provisoire deviendra-t-il chef définitif de son parti, à Ottawa?Si l’on en croit ce que la Gazette écrit en marge de l’un de ses derniers discours, à Stirling, Ontario, il est en train de perdre ses quelques atouts.II v a dit en effet que c’est vers l’Ouest plutôt que vers l’Est que le parti conservateur doit regarder, et que c’est à l’Ouest qu’il lui faudra faire d’importantes concessions.Maints nommes politiques partagent ret avis, jusqu’à un certain point; mais ce n’est pas du tout celui de la plupart des députés et des chefs conservateurs; et il se peut qu’en vnu lant capter les faveurs de l’Ouest.M.Guthrie ne soit pas assez fort, à Winnipeg, pour garder celles de ire effort pour contrebalancer ! pKjJb "Ija Gazelle de vendredi der-imerlie municipale.; nier le lui fait entendre en toutes L’inertie municipale n'est lettres.Ni clic ni ceux qu'elle re- ienrs que la résultante de notre pro- présente, dit-elle à !a fin de son pre inertie.On oppose, dans tous premier-Montréal de ce jour-là, ne ¦ es cas.le dénuement des coffres se proposent de suivre M.(iulhrie municipaux aux demandes des so- ou tout chef conservateur désireux 1-a Colombie anglaise traverse ac-tucMem«nt une petit*' crise politique.Son premier ministre, M.John Oliver, vient de subir une- opération dangereuse et ne pourra probablement: pas reprendre ses devoirs parlementaires, vu son âge.M.Sloan, ministre des raines, devra probablement quitter le cabinet pour la même raison.Et le parti libéral qui dirige les destinées de la province depuis 1916 a perdu tout récemment une élection complémentaire dans le comté d’Okanagan-Nord, où s’esit produite urne lutte violente et très vive.Les journaux libéraux avaient déjà commencé à réclamer une ré organisation du parti après la dé faite subie dans Okanagan.En ce temps-là, ils demandaient surtout la refonte, du programme et l'infusion de sang nouveau dans ie ministère.Ces réformes, croyaient-ils.lui donneraient une attitude plus agressive et des initiatives plus hardies.Maintenant une réorganisation plus complète du parti s’impose.M.Oliver n’a pas encore dit le dernier mot sur ses intentions.Dans une déclaration faite de son lit de malade, il avait affirmé son désir de rester premier ministre de sa province pendant quelque temps encore afin de régler certains problèmes pressants.Mais madntenant, on s’attend à sa démission dans une couple de mois.L'un de ses collègues vient d’annoncer que ce vétéran politique est maintenant au crépuscule de sa carrière.Les libéraux spéculent sur la manière dont il faudra choisir son successeur.Les uns préféreraient laisser cette tâche aux députés actuels de 4a LéoisJalure.Si nette idée triomphait, c’est probablemenl M.J.-D.Maclean, ministre actuel des finances qui succéderait à M.Oliver.Il est populaire auprès de la députation libérale dont il possède la confiance.Le Dpvoir t>n Acadie Il reste deux “sections” et quelques “hauts” Il reste tout juste deux sections et quelques hauts dans le premier train pour le voyage en Acadie.Et te deuxième train est fort entanié.Cependant nous sommes séparés de la date du départ par plus d'un mois encore.C'est donc le moment de rappeler 1rs conseils de prudence.Décidez-vous lout de suite si vous ne voulez manquer l’un des plu* jolis voyages qui soient.Encore ici l’épithète joli est-elle déplacée pour une excursion en pays ami, au berceau de l'histoire canadienne qui remue si profondément l’âme.On nous demande parfois pourquoi- nous avons choisi le chemin de fer comme mode de locomotion, "l/e bateau dit-on, est si agréable, par-ticuliremenf on été.Oui, quand l’été u'est pas froid ou pluvieux, nous le concédons.Mais cette question ne nous vient pas de ceux qui nous ont fait déjà l'honneur de nous accompagner.Pour faire par eau la moitié du trajet utile que.nous faisons en chemin de fer.il faudrait au moin# le double du temps.le bateau est lent et n'accoste pas partoul.Le train nous comduit à la porte des gens que nous voulons voir.Et il est organisé avec tant de soiiiyavec un tel luxe de confort qu'il se compare sûrement aux meilleurs navires.C’est moins un voyage de repos (quoique nous veillions à éviter toute fatigue à nos voyageurs* qu'un voyage instructif que nous voulons faire.Ce n’est qu'à terre que l’on peut prendre contact avec la population, la connailre, la fréquenter, la pénétrer.Du reste, nous avons eu soin de couper la monotonie d’un voyage par rail par de jolis à-côbés en bateau.Ainsi l’excursion .sur le fleuve Sarht-.lean; ainsi la longue randonnée sur les fameux lacs Bras-d'Or.Encore une fois, on sort de ce* voyages du Devoir mieux instruit sur son paya — et en ce cas particulier sur un coin de pass qui doit nous être cher —on a fait, tout en se délassant, provision de souvenirs intéressants d’ordre moral mais aussi d’ordre matériel.Te Mc sera la visi'.-c de la région dea minea de Sydney.Qui n'a entendu parler, à propos de* grèves notammenC qui ne sail qu?là vit une population aux moeurs particulières, qui passe partie de ses jours sous terre et sous la mer - • car une bonne étendue des mine* eat sous la mer?C.’cst l’une des puissances économiques du pays.A chaque instant il est question dans les feuilles ou les assemblée* publiques de l'opportunité de vendre le charbon canadien sur le marché canadien.Nous auront des informations de première main sur le problème.Nous constaterons l'importance et l’état d'organisation et de désorganisation de cette industrie capitale, Ceux qui voudraient pour un motif quelconque voyager sur le premier train feraient donc bien de se munir d’un Ut du haut qui n'a d’ailleurs aucune .Infériorité quelconque sur un lit du bas.si ce n'est l'infériorité du prix.En est-ce une?On adresse toutes les demandes de renseignements au DEVOIR (Acadie* Case postale 4020 336, rue Notre-Dame est Montréal libéraux comptaient 24 députés, au | ce pour les élections provinciales parlement colombien, les conserva- à moins d’une réorganisation anté-teurs, 16, les ouvriers.3, le parti j rieure complète, provincial, 3, les indépendants, 1, et C est pourquoi les journaux libé-U y avait une vacance.Depuis ce j raux l'annoncent depuis quelques temps, les conservateurs ont gagné ' Jours et !a demandent.D’aiWeurs un siege.Les députés du parti pro- ; ] parti possèd encore des atouts vincial sont des conservateurs dé- dans son jeu.Pour redevenir popu-guisés.Ce qui donnait nu premier lain* avant l'appel au peuple et m* ministre une majorité absolue sur mette en bonne posture, il espère 1 tout d'abord vendre le chemin de fer du gouvernement qui occasionne de gros déficits et dont il ne sait que faire.C’est pour la provin- i ce un lourd fardeau.M.Oliver î’â mis en vente avec de* réserves fo-! r est i ères importantes comme ca- ; deau.Personne ne s'est présenté ï tout d’abord pour acquérir cet éléphant blanc.Maintenant un groupe , de capitalistes américains auraient I | entamé les négociations et la ehan- ! les autres groupes combinés, c'était le* députés ouvriers.M.Oliver seul les tenait en sa main.Lui disparu, on ignore de quel côté ils vont se ranger.Le sort du ministère tient à leur décision.La session peut donc être dangereuse pour le parti ministériel colombien.s'il ne se choisit pas auparavant un chef d’expérience et d’habileté et s’il ne réorgaaiise pas le cabinet.‘Cette réorganisation s'impose tse de vendre serait grande, pour deux raisons moins pressantes.En second Heu la Colombie An-mais également fortes.Tout d’abord glaise veut obtenir la rétrocession ! la date des élections provinciales se ! dp grosses réserves forestières I rapproche rapidement.I,e dernier! qu’elle a données au fédéral comme i appel au peuple a eu lieu en 1924.| subsides en nature pour la cons-i Le prochain se produira en 1928, à traction d’une autre voie ferrée.La l’été ou à l'automne au plu* HH tard.!>>* libéraux n'ont donc pas beaucoup de temps à perdre.Il leur reste amplement de temps, mais pas trop, car la réunion d’une convention on province prétend que le fédéra!, j n'ayant pas utilisé res réserves forestières doit le* lui remettre.Une commisaion nommée par le gouvernement a commencé son en- la réfonte d'un programme prrn- quête ces jours-ci.Comme ce der nent des semaine* et des semaine*., nier gouvernement esi libéral, on t’- ce temps-là, il faudra aussi | croit qu’il peut écouter le* réclama- rir/és gui voudraient voir se nmlli-plier ers terrains de jeux.Et cela de faire d’importantes concessions à l'Ouest, pour tenter de le rallier à réunir une convenliot# Et lorsqu’on réunit une convention, on ne sait jamais d'avance quel nom pourra sortir des urne,*.Plusieurs eandi-dais se présenteraient, entre autres le général Odium.M.Farris et un vieil ami, M.Donaghy, ancien député fédéral du comté de Vancouver.M.Donaghy a fait, partie du comité des douanes durant la dernière session.Au parlement il s’est distin gué par se* discours violents, son tempérament agressif, la dureté do ses coups.Durant le dernier appel au peuple, il a voulu sc présenter contre M.Stevens, dans Vancouver.La lutte a été chaude, mouvementée, contestée, car M.Stevens ne manque pas de violence, lui non plus, et il a l’humeur également batailleuse.La victoire est restée à M.Stevens, mais son adversaire lui a entamé sa majorité.Une femme.Mme 3farv-Ellen Smith, aura beaucoup à dire sur la manière dont il faudra choisir ce nouveau chef.Elle a déjà fait partie du cabinet Oliver, dlc est aujourd'hui présidente générale de l'Association libérale prosûnciale.Elle' occupe ainsi une position stratégique et ne manquerait pas d'ambition pour eHe-mème.Etre la première femme à devenir chef d’un grand parti provincial, voilà de quoi lui donner de l’ardeur, La seule chose douteuse aujourd’hui, c’est la convention.Car le choix d’un successeur à M.Oliver et le replâtrage du cabinet ne peuvent j reprendre le pou Sur ¦¦¦i .________ __________ prendre une couple de mois pour la j lion* de la Colombie Anglaise afin -! d’aider le parti libéral -¦ Si le sucee*seur de M.nail la remise de ce* forêts, il pourrait se présenter devant les session En second lieu, te* libéraux sentent te besoin de se réorganiser: Mais une autre aile du parti veut [ oar ^ conservateurs ont eu l’an dernier leur convention, ont choisi un nouveau chef et bleu mis au point leur machine électorale.JH ont à leur tête M.Tolmie, ancien mimotre fédéral, qui travaille depuis ce temps-là à panser les blessures du parti, et à terminer toutes 1rs zizanies et le* mierelle* intestines qui l'affaiblissaient depuis sepl ou huit «ns.Os différends ont pris une telle importance que durant la dernière campagne provinciale les conserva tours étaient di- éleçteurs avec plus de confiance.Enfin, à l’automne, il y aura la conférence Interprovinclale.M.Oli- ! ver « préparait à obtenir toutes j sortes de concessions de cette as- ! semblée, en subsides ou autrement.: Si lui ou l'un de ses collègues remporte quelque succès, le narti Hbe- i ral colombien en sera affermi sur sa hase.Voilà les cartes que les libéraux i de lu Colombie veulent jouer pVmr j conserver le pouvoir, et faire face qui nous puni il suivi les comptes Lisez .Vos Hitmanilcs (1): r'est le conseil devoir naturellement s’adresser à ceux qui oui rendus du congres pédagogique, à ceux (et lotis tes pères de fn oiille devraient en etre) qui se préoccupent des questions d'enseignement.Lisez .Vos Humanité*, vous y verrez «le quelle forte mb.*;- ¦¦'.»• «o nourrissent 1rs profer' '-urs, quel interet, m ¦miu ! esi particulièrement vrai quand on l’opposition présente.M.Guthrie i gaspille des millions faute de pré- sc dira sans doute que la Gazette i voyance.j n«- parle nas au nom de tous les eon- ; Nous pouvons donc obtenir quel- servateurs de l’Est.Mais quel chef que chose de la ville, d'nbard en conservateur de troisième ordre surveillant l'administration.Nous pourra désobéir aux dictées des i pouvons obtenir plus encore en exf-! ,îro!,,,vrs financier* de Montréal et i ariwl, s'il le faut, que Ton augmente de lorouto?M.Guthrie est-il assez tes ImpAt» fi celle fin spéciale.È(j'ort pour les affronter” que la session va sa rapprocher et j pourquoi pas?f.a proteelion de qu’il v aurai* danger pour le parti ! enfance ne vaut-elle pas re.sarrl- libéral de s'engager dans le travail , f'cc?Si elle ne le vaut pas annltc 0n sVst (.lon„y „tH, |’nvialcur de la «ession sans s’être auparavant pr„i Mm ire ta dépensé administra- Lindbergh, pendant son bref séjour i réorganisé.Car M.Oliver parti, 'a line qui sml plus justifiée ’ Sera-t-il ,.n Europe, où il a été pris vingt chute du ministère en pleine session Pnr ailleurs qua Montréal /es ! heures par jour par toutes sortes de ; deviendrait une possibilité.Qucl-] contribuables refusent île subir un réceptions cl de cérémonie*, ail que* corrcspomlants de journaux la -ehveinent d’imnàt pour protège- trouvé le temps d'écrire de* colon-1 signnleot sans pourtant trop y in-, leurs enfants?On dont e à eeux-ei ne* et des colonnes de récits de vo-|Sister.! 'Ifs r, .i fs cl des écv-es co*}fr«iae«.; yages dans le, journaux, en Europe * ?* viftés en deux camps, les uns ap-1 »«* conservateurs réorganisés.; pu va lent le parti conservateur pro- Leur situation, comme on le voit, prement dit.les autres avaient fon- i n est pas désespérée, si le prochain dé le parti provincial.|t^onf'lt électoral s annonce tomme c» i______ rwaM.t.la .i-cairo 11 un des plus contesté* qui se soient dans le comté d’Oknnagan-Nord.'nrnrf' P'' pJo"nceRnsVpRq*' ’ tout «iernièrement, M.Tolmie a; Léo-Paul DESROSIERS consacré d’une manière éclatante Ottawa.2eMe Léa Bourtçéflu.demanderesse, v» AJexandre Nelson, défendeur.Ix fiéme jour de juillet 1M7.a 11 heure» de l’avant-midi, nouvelle heure, au no 25ft rue Oxford, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effet» dudit défendeur saisi» en cette cause, consistant en meuble» de ménage, un piano, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.I.H TRUDEAU.H.CJL Montréal.27 juillet IdîT_____________ le ^Assurance swrlàVfe SanbeoarW' MONTREAL ANTIKOR-LMIRENCE n- ÇîfLty/ ‘POOMPTEMtNT (S •ic \' v" du 19.21.6,6,9^0 URFACE Les Places »e»i^ JO-*'» M ^ é« fto-! T b Msinc V* V,t*V b *«>»** AbFjf nô v-.v.;«vsirïSi» „ ÇSλ *•“ Srecbaralfta mutrtu, rtnttignsmssls, rétsrvs* e» pittrtê, *IO-, é»a mutit •" VTfi».ajo n» t Metn Vit.Retour de Mgr Rouleau Québec, 27 — S.G.Mgr Rouleau i s'embarquera à Cherbourg le 7 juillet «t «rivera Ici le 15.Canadien National Le Plus Grand Chemin de Fer de VAmérique Explication du cliché Voua voya» Mart* at Fred an train da aatiw tout »n ae tarent la main.Frad murmur» quatqua oho a» A I'arallla d» M».rt* qui a’»mpc»aaa d» lui répondra! "La baauté n’ett qu’à la surfaca”.et Frad da répondra., Vais au fait quails •* dona aetta réponaa da Fred qui fait sourira Maria.__ Il ya trois mots dans la répanaa.Ghaqua *rou-pa da numéro i «prétnta un mot.H y a 3 mot» dixna la réponœ.CRiaqu» group» Aa numéros rnpre»»nt» un mot Numérote» i'aJp*t d» A 4 Z.L* lettre A aaca, la No L B la No 8, C le >To S et alnri d» auiu.Pouvei-vous timxmr I» rfponwi de Fred.Règles du concours ft o— E art v ex à l'enore aur un oûté du parier «eu-le men*.8w—Dan» la sein droit •upérlaur .éaHvaa vote» nam at votre adresse (apéolflea Monsieur, madame eu madomoltelleK Au coin sr»uoh« •upérlaur éortv»* le nom d» oa journal aln»l eue la dat».Ecrive* votre r*pon»a au mllUu rte votre papier._ , »o—N’éorivea rien autre bhoaa.SI vou» dé»lre* faire oartalnaa remarqua», aarvai-vou» d'une autre feuille da papier.«a—Laa employés da l’ATLANTIC MILLS alnal que (aura parent» na peuvent participée à m concoure.Ho—UNE aaula réronaa par facrilla aar% aocap- MT AVIS.— Toute personne envoyant la solution correcte recevra IMMEDIATEMENT un prix tout en ayant la chance de gagner 1 un de* prix en argent.$1,500 en argent en prix _» -.«cm Auwaant Aa prix .028 en argent le prix 01,00(1 an argent 8 ^ gio phaoun, 8.prix 1200 en argent «engan^ Sa prix .078 an argent giso en argent Pas un concours de vente VOUS N’AUREZ ABSOLUM^rlT,_îl!EàN|'un VENDRE POUR NOUS pour avoir droit à I un da» prix an ang»'* ol-deaaua ment lorn te._ Quand noua aurona reçu votre réponaa noua voua avisarena du nombre da q“* aurai gipné et nout vous demanderon* a* r*m-pllr UNE aimpta formalité.VOUS NE VOUS OBLIGEREZ EN RIEN EN NOUS ENVOYANT UNE REPONSE A CE CONCOURS.Voua n’ava* rien à payar pour concourir.Concours “Atlantic Maid ’ En organisant oc oonoouca et en offrant 81800 •n argent an prix noua déalrona annoncer la nom "ATLANTIC”.Il y a au Canada un grand nom.bra de localité» où laa article» trlootéc Attan-tte Ma|, l'agriculture est le fon- ! appui aux r^olulious de la jour- née.___ BANQUET le dément de l’édifice social.f,a terre est le .soutien du genre humain.L'a Rrieoltore est le premier métier , tfarcc que si un soustrayait la clas- Un succulent banquet tut se'' sc agricole il faudrait trouver d’au-! midi, au couvent tenu par les me très moyens pour nourrir les hom-ISS.Saint-Joseph.La salle revetan nies.|lin air de fête et plusieurs dames ne D'ailleurs, ia ferre fut particuliè-Ta paroisse s'occupaient du .servies' renient honorée.Notrc-Neigiieur îles tables.En outre de Mgr Inirnn-s’esl toujours tourné vers la terre et j lean cf des aumôniers de cercles ne y puLsaif de nombreuses comparai-1H C.C.on leraarquali plusieurs ol-50 ha.U Malliy» s’élait pciK'hc vers ' fi ci ers de I’UjiIou à lu tubie d non-le.se!.Quand pour répandre le roy-incur, présidée par M.A.Loi onde, «unie de Dieu sur la terre, H récta- président général «le IT .C.C.inait des apôtres ,so«;iaux en disant: i Après que \t ic «'uré J.-N.I oun-La moisson e.*t ahon
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