Le devoir, 19 août 1940, lundi 19 août 1940
Montréol, lundi 19 août 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAM» MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEI«ir 336l* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Adminiitratlon : BEialr 3366 Rédaction 1 BElair 2984 Gérant : BElair 2239 t LE DEVO Directeur-scrant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX VOLUME XXXI - No 191 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Saut Montréal «t U banlieue) E.-UnI* at Empira brltannlqua 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2,00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Le territoire de la Grande-Bretagne en état de siège (Lire en page 3) Vingt-cinq ans après.Les fêtes de Saint-Isidore — Il faut qu'elles aient une suite Angleterre et Allemagne ont chacune leur blocus Les paroissiens de Saint-Isidore ont commémoré hier le’ Mgr Langcvin, dévot de la Vierge et ami des manifesta-vingt-cinquième anniversaire de la mort du plus illustre lions de plein air.des leurs, Mgr Adélard Langevin.Manifestation .ouchantc à laquelle, avec grande raison, on a voulu associer tous les anciens de la paroisse et qui s’est terminée ce matin par une messe de requiem, qu’a célébrée Mgr Prud'homme.Nous avons dit déjà le programme de cet hommage.* * * Il faut féliciter une fois de plus les paroissiens de Saint-Isidore de n’avoir pas voulu laisser passer inaperçu le vingt-cinquième anniversaire de la mort de leur illustre concitoyen.Ils ont ainsi donné un bel exemple, en même II Hier matin, S, Exc.Mgr Forget, évêque de Sain.-Jean.a temps qu ils s acquittaient d un devoir de gratitude, chanté une messe solennelle, à laquelle M.l’abbé Charles | tr«s bciu W*' non seulement les enfants de la paroisse.Beaudin, qui appartient à la région et qui est le fils de | mais les Passants-aPPrennent Par la Yuc de ccttc ste1e ^ lc 1 pratique sa profession depuis cm-; quanle trois ans, dont plus de cin-j quante à Saint-Dents même.1 Le Dr Richard esl d’origine nca-! dienne.Il était avec nous en Loid.i siane, en 1931, et faiblit bien v res-! 1er puisque le malin même du dé | part de notre groupe, il fut victime 1 d’un assez grave accident Mais il était fait de fer et il nous revint solide, quelques semaines plus tard, après avoir été soigne là-bas par l’un de ses homonymes, peut-être un i lointain parent, le Dr Richard, de la Nouvelle-Orléans.Nous revoyons toujours le bon un des condisciples de Mgr Langevin, feu le juge Beau-! 8r3nd archevêque fut de ce pays.Ce sera pour tous une docteur flanqué dans l'autobus de Air, 3 nmnnnr; un *i>rmnn rte - -•-*-*— ' ' • ¦ • ¦ 1 mens de ce matin une atmosphère particulièrement bienfaisante; de M.Au- ,u pâr ]a bouche de |on ancien M j.Alfred guste Boyer, anctcn depute, enfant de la paroisse lu, Benmr dni ¦ |a radlo gtand„ datf5 de ,a cafrjjre de aussi, qui a rappelé les grandes lignes de la carrière de , ____ M ., , , , , , i MRr Langevin.Nous espérons quart cours de la saison Mgr Langevin; de M.Gerald Demers, de la J.A.C., qui , , ., .* , ., .j c • n c prochaine, on reprendra ce theme dans les seances de sec- a apporté à la mémoire de l’archevêque de Saint-Boniface rion.que des études nouvelles mettront en relief les traits l’hommage de la jeunesse; du R.P, E Guérin, neveu de | de rarchevj soldat> Mgr Langevin, qui fait actuellement fonction de provin- i, .,u • - j.ru , , * , ^ _ .Il est peu d hommes qui mentent d aussi vifs homma- cial des Oblats et qui a dit a fierté de sa Congrégation.,, .,, ., j s s , I ges.Alors que le temps efface tant d éclatantes renommées, heureuse d avoir donne a 1 fcghse et a la patrie un sujet tel i , , ., .L, .; il n a fait que hausser celle de Mgr Langevin.que Mgr Langevin.en meme temps qu il exprimait les ^ ., , , 1 ,6 6 , , , , , vue les generations qui grandissent apprennent donc a remerciements et les hommages de la famille de 1 illustre i _¦ „ •.t ¦ ¦ j .i 6 mieux connaître celui qui se donna tout entier pour leur ls*13ru' • i bonheur.Le nombre est encore considérable, beureuse- Samedt soir et dimanche soir, les Compagnons de saint j ment, de ceux qui peuvent apporter sur sa personne et Laurent ont joué devant l’église le jeu de Celle qui fit la ' sut son oeuvre un témoignage direct.Profitons-en L'accord défensif des Etats-Unis et du Canada ne ttendait manc1ue Pas d ®fre commenté par les journaux londo-sant au docteur la chronique des pa-1 une j-ent-Qj-jye d'invasion du territoire britannique par lore.e,pédi.io»na„e rtmy* .paroi.PO.comme chez nous fjros habitant vraisemblable, du moins pas a breve échéance.Les forces aériennes de l'Allemagne, très actives en fin de semaine, ayant opéré un grand nombre de raids sur diverses régions des Iles Britanniques au cours de la journée de dimanche, n'agissent aujourd'hui qu'au ralenti.tour désigner un cultivateur riche).De son côté, l'aviation anglaise, profitant du répit, se porte vigoureusement à l'attaque.Des villes d'Aile magne ont été bombardées, et aussi diverses régions de ; exemple ô s'ossurer des bases dans les Antilles an la France occupée.Les aviateurs anglais ont notam glaises.ment porté la guerre contre les positions allemandes, ! Le "Daily Telegraph" dit de son côté qu'il ne s'agit le long de la côte française de la Manche, entre Bou- j pas simplement pour les Etats-Unis de s'assurer des logne et Calais.Les Anglais se mettent à l'offensive | bases en territoire canadien mais de coordonner les porte s'ouvrir, qui eût sans doute fait bien olaisir à 19-vin-40 Orner HEROUX L'actualité Le premier morguillier de Saint-Jacques Une note discrète dans les jour- d'apprendre que M.Alphonse Champagne, puisque c’est de lui qu’il s'agit, avait 90 ans, ï,es lecteurs se souviennent, j'en suis sûr, de t'entrevue que le nonagénaire avait accordée à mon camarade Emile Benoist, il y a deux ans.Il lui racontait alors sa vie pittoresque, te travail ardu des premières années, puis le développement d'une petite industrie à la- Lettre d'Ottawa Une étape nouvelle dans nos relations avec nos voisins -¦ ' ' .• Z-1-" ¦ ¦ ¦¦ Qui a pris l'initiative des pourparlers Roosevelt-King ?Officiellement, c’est le président des E.-U., mais M, King a-t-il joué un rôle si modeste?— Avertissement de M.J.-F.Pouliot— Réserve du premier ministre — Mieux vaut tard que jamais — Que se passe-t-il en Angleterre fPar Lèonold RICHER) ! l'inanité.| La seconde raison louchait à b Ottawa, 19-VIII-40.— Les pour- ; prennere.Puisque la flotte anglaise parlêrs qui ont en lieu en fin de se-; devait assurer notre défense, il maine entre M.Roosevelt, président i n’était pas digne des traditions ti ldes Etats-Unis, et M.King, premier ministre du Canada, au sujet de la défense du territoire nord-américain, marquent une étape nouvelle dans l’histoire de nos relations avec nos voisins du sud.C’est peut-être, de la part du gouvernement canadien, le commencement —venu trop! chambre des communes pour jeter fard, à nos avis, — d’une politique; \e déshonneur sur ceux qui preten-étrangère qui lient compte de la géo-j daient que nous devions nous préva-graphte.Tout nous poussait vers une > ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ politique semblable.On n’a pas vou tu écouter la saine raison et suivre la ligne droite de nos intérêts permanents.On a fait une politique extérieure fondée sur des sentiments (de moins en moins profonds) et la routine.On a laissé passer de superbes occasions de s'entendre avec pour Washington d’une question les Etats-Unis au sujet rie la défense d’élémentaire prudence.Elle montre du territoire nord-américain.aussi que nous aurions dû prévoit- il v a environ deux ans, lorsque b grave éventualité à laquelle nous M.Roosevelt avait dit que les Etats- devons faire face.Pour le dire d’un _ , r.Unis ne resteraient pas inactifs si le ; mot, nous n avons jamais eu, et nous ( 1 • , en njrer'0,, Canada était envahi, c’était le t’avons moins que jamais à l’heure 1 /V.mfe»r réeX Xm temps ou jamais d'entamer des Uctuelle, la liberté de nous passer de rr rl/ hU ni In fournissaient for pourparlers en vue d’assurer la dé- lJaid£.de b puissante République fournissaient toc tense d .blanc avait recueilli d abondants témoignages sur la guerre de séees sion.) Nous ci oyons que ce voyage au pays où vivent encore des centaines de milliers d'Aeadiens est resté, en dépit du cruel accident «le la fin.l’un des bons souvenirs du Docteur Richard.Si c’était ailleurs.On a lu dans le Devoir de samedi la lettre du voyageur rie commerce que nous connaissons bien, qui dé glare n’avoir pu se faire compren dre en français du contrôleur des billets entre Coaticook et Montréal, qui affirme qu’un état de choses J analogue existe sur les trains de la (laspésie.Quels hurlements si pareil fait se produisait dans une province en tous les commissaires régionaux qui agissent sous sa majorité anglaise, si des citoyens ne djrecpot1.Ce qui équivaut, semble-t-il, à la proclama tion de l'état de siège, pour toute la Grande-Bretagne.N'avait été jusqu'à présent soumis à un tel régime que le territoire du littoral, une bande d'environ vingt milles de largeur, le long des côtes.Mesure de précaution, au cos où les forces allemandes tenteraient, après une nouvelle offensive por la voie des airs, une invasion territoriale du pays.Le "Times" dit que la décision prise à Ogdensburg en est une de répercussion lointaine et il ajoute qu'il ne s'agit pas là l'un mouvement isolé.Le grand journal britannique, qui est comme l'organe officieux du gouvernement de Londres, ne s'étonne pas de ce que les Etats-Unis aient le souci d'établir des bases navales et aériennes pour la protection du canal de Panama, il trouve même cela naturel.A son dire, la Grande-Bretagne voit d'un oeil sympathique que les Etats-Unis, en vue de la défense panamienne, pensent par pour empêcher, à tout le moins pour contrecarrer un retour offensif des aviateurs allemands.Le système défensif du territoire britannique sem ble maintenant complété.Le ministère de la Sécurité nationale, le "Home Security Ministry", annonce, ce plans du Canada et des Etats-Unis pour résister à une offensive que l'Allemogne pourrait tenter contre le Nouveau-Monde.Par voie de Londres, nous vient l'écho d'un commentaire fait à propos du même accord par !a radio allemande.Un poste de Brême a prétendu que l'accord pouvaient se.faire comprendre er de billets! anglais des ’ontrôleurs Mais cela ne seateduira pas, U.ela est hors de rorÜffa «lu possible.Il n’v i a que nous qui consentions à nous j laisser traiter de cette façon vales et politiques britanniques, il n’était pas digne de nous, de passe-un traité tie défense mutuelle avec les Etats-Unis.Depuis une coup'e d’années, surtout depuis un an, combien de députés, voire de minis-res, ne se sont-ils pas levés à la Il serait peut-être temps cepen-! dant que ceux qui affirment que ! nous nous battons en Europe pour naux de ce matin fait savoir au ' ^ droits de notre 4an- public que la paroisse Saint-Jac- | «ue voient a faire cesser ret elat di' ques vient de perdre son premier marquiUier.Il n'est pas étonnant choses.Ils savent ce qu’ils font T.es Anglais savent ce qu’ils font Aussi n’envisagenl-ils pas la guerre du seul côté soldats et munitions.Une dépêche publiée, par la Gazette de samedi nous apprenait que l’Angleterre fait présentement un effort énorme pour s’emparer du marché «les jouets où les Allemands tenaient jadis une telle place.Si nous faisions un pareil effort matin, qu il a accordé des pouvoirs supplémentaires a conc|u "ne sjgnjfj€ pas outre chose que l'incorporation ^ Canada dans le système politique des Etats-Unis d'Amérique".L'OPINION DE M HEPBURN Les conversations de M.Kmg avec le président Roosevelt marqueront-elles un nouveau rapprochement entre M.King et l'un de ses plus impétueux antagonistes, M.Mitchell-F.Hepburn?On le dirait.L'accord d'Ogdensburg était à peine connu que le premier ministre de l'Ontario exprimait son acquiescement; "J'approuve de tout coeur le principe de défense collective qui vient d'être posé par le président Roosevelt et par M.King, à leur rencontre historique".DEUX DISCOURS AUX ETATS-UNIS quelle il s était consacré ej * qui j.p0,|r remplacer chez nous le jouet lui apporta l aisance et le gout du i pjranger par ]e jouet canadien?.voyage.j q ti M.Champagne rappelait aussi ! 19-viii-40 n ses souvenirs sur le vieux Mont- I- mm * tm, réal, car le premier marquiUier de Saint-Jacques avait conservé jusqu'à ces tout derniers temps une extraordinaire verdeur.Il n’avait pas cessé de demeurer dans la meme paroisse et dans le même quartier depuis lors.Et cet exemple de fidélité est aussi bien louchant.L'Angleterre se met donc elle-même en état de siège, en même temps qu'elle poursuit, forte de toute sa puissance navale, le blocus du continent européen.Les Allemands, de leur côté, ont la prétention, d'opérer le blocus complet du territoire britannique.Berlin a lancé une proclamation en ce sens, avertissant les neutres de se tenir loin de la zone dangereuse.En Somalie, les forces britanniques assaillies par des forces italiennes bien supérieures en nombre, con tinuent de se replier sur la ville de Berbera.Ce mouvement les rapproche donc sensiblement de la côte du golfe d'Aden.loir de la doctrine Monroe.Encore i i • j , •.i ici la nécessité, la dure et terrible ! J?.™ ^nt.en2P^!Pl I nécessité de la guerre rend la vue aux aveugles.Elle montre que les Etats-Unis ne se réclament pas de la doctrine Monroe pour 1rs beaux veux des pays du continent américain, niais bien parce qu il s’agit Le carnet du grincheux M.Breckinridge, sous-secrétaire à la ont persisté, fortune faite, à habiter : guerre de l’administration Woodrow Wu-la maison de leur jeunesse.\ %Bn< a parlé en français — et en excel- Xon seulement M.Champagne y i |en( français - à Radio-Canada, hier.resta, mais depuis de nombreuses années il suivait avec assiduité les mutations foncières du quartier.Avec une sagacité que l’âge ne faisait qu'accroître, il estimait la juste valeur île la propriété et, plus d’une fois, il a su conseiller ou opérer ainsi, dit-on.d'excellentes transactions immobilières.Les gens ense’ de l’Amérique du Nord.M.des Etats-l ms.Roosevelt n’a pas fait le discours, si .r.u • souvent commenté depuis, pour le L initiative laissée aux Etats-Unis plaisir, pour avoir de la publicité.ç-e que M.Mackenzie King a fai1 En lealite, il tendait la mam au La- en dc scmajnCi jj aUt-at dû i» caswn.il.Champagne, bien que d'apparence frêle, n joui jusqu'à ces derniers temps d'une exceptionnelle .~ ,,, est unilmRue verdeur et na interrompu scs aeti- appr 5 1 La Caxette ne mentionne pas ce fait.V V * Cette omission est-elle intentionnelle, Peut-être.Il est assez cuisant pour la vanité de nos Anglo-Saxons unilingues de se faire faire la barbe par les Américains chez qui le français n’est pas langue officielle.* * * Combien de nos ministres anglo-saxons peuvent parler les deux langues officielles?M.Kmg a répondu lui-même, à l’enregistrement national, nous ont nada.Le discours de M.Roosevelt était une ihvilation, indirecte si l’on veut, mais claire et évidente, au gouvernement canadien à s’entendre avec Washington au sujet de la défense militaire de notre continent.Les autorités d’Ottawa auraient cer-viS S" se Fr®valoir des avances de M.Roosevelt pour entamer des né gociations en vue d’un traité rie dé fense mutuelle avec les Etats-Unis.faire il y i> une couple d’années.On dit «pie M Mackenzie King a traversé la frontière à l’invitation du président Roosevelt.Il convient «le ne pus oublier que, lorsqu’il s'agit de conversations diplomatiques de cette importance, on ne sait à peu près jamais les circonstances exactes qui vitês que pour s'étendre sur son lit de mort.On est pris de respect et d'émotion devant cette vie tout unie, toute simple et marquée par celte fidélité à sa vieille église (dont les murs an moins sont restés debout), à ses vieilles amitiés, à scs vieilles habitudes.Devant ses racines profondément poussées, on s’étonne, particulièrement à cette époque, de constantes vicissitudes ?* Deux discours hautement' significatifs onf été prononcés, hier, dimanche, por des personnages en vue des Etats-Unis, par M.William-C.Bullitt, ambassadeur des Etats-Unis en Fronce, actuellement de passai dans son pays, et par M.Wendell-L.Willkie, le candidat choisi por les Républicains pour faire la lutte à M Roosevelt dans la prochaine élection présidentielle.Un communiqué de Rome porte que les forces M.Bullitt est sorti de la réserve dans laquelle se italiennes ont rompu la seconde ligne cie defense des tiennent généralement les diplomates de son rang II Anglais et qu'elles ont investi la place de Lafaruk.portait la parole à Philadelphie, qui est sa ville."II r-AMAnA CT ctatc IIKIIC est clair, a-t-il dit, que les Etats-Unis n'iront pas CANADA E______________;-£ guerroyer à l'étranger, mais il est non moins clair que Depuis un demi-siècle, en diverses circonstances, I la guerre s'en vient du côté des Etats Unis .Il prévoit lors de la guerre de l'Angleterre contre les Boers, lors que l'Allemagne attaquera les Etats-Unis, dans le cas de la guerre de 1914, tout récemment encore, à l’oc- ou la Grande Bretagne serait vaincue: C est ma con-casion de la guerre entreprise par la Grande-Bretagne ; viction, fondée sur ma propre experience et sur I mfor-contre l'Allemagne naziste et qui maintenant la met motion qui est entre les moins du gouvernement n aux prises avec l'Italie fasciste, le Canada s'était rap- Washington, que les Etats Unis sont auiourd hui dans proche de l'Europe.Voici que lo situation se modifie un péril aussi grand que celui qu.menaçait la fronce brusquement.C'est maintenant l'Europe qui se rap- il y a un an".Il demande a son pays d organiser au proche du Canada en même temps que celui-ci sent plus tôt le service militaire national, de voter la cons-le besoin d'ordonner sa politique en tenant compte du cription militaire, de coder o I Angleterre tous les vieux destroyers disponibles afin de permettre a cette der- fait de sa situation géographique américaine.En fin de semaine, le président des Etats-Unis, M Roosevelt, qui ovait pris l'initiative de cette entrevue, nière de mieux pourvoir o sa propre défense et, du même coup, ô la défense de l'Amérique.M Bullitt dit ._ , .5 ' aue les aaents des dictateurs sont déjà aux Etats-Unis et le premier ministre du CancMa, M Mackenzie King, j quiMwagen sj _______________,nmme ,u dnn* les nnt rendues possibles.Aujpur d’hui il semble de bonne politique ^ On ne l’a nas "V" de céder à M.Roosevelt l'initiative | où rien ne parait tenir en place, où de raisons qui liefi^nn lo”6 c°ur)le «le ces démarches.De cette façon le attaches que l'on souhaiterait r .‘ " i Canada n a pas l’air d’entraîner 1rs p/us solides et que l'on tient J, L TJ n -.qiion I Etats-Unis dans une politique qui Ponr les plus vénérables se rom- Aui.ns-:.es^ri de nos gens ; pourrait indisposer l’opinion publi- pPni ni)er tant d'aisance et de rélé que américaine.M.Mackenzie King a laissé à M.Roosevelt le soin d’ar-noncer que des pourparlers étaient entamés.Pour le publie M.King s'attribue un rôle lout à fait modeste.Reste à savoir la part v*'ritahle qu’il a prise aux démarches initiales.se sont rencontrés dans la petite ville d'Ogdensburg, dans l’Etat de New-York, à la frontière canado américaine, et, après conversations, ils ont convenu de rétablissement immédiat por les deux pays, conjoin tement, d'un comité permanent de défense.La convention, qui vraisemblablement devait conduire bientôt à un» alliance militaire entre les deux pays en vue de la défense de toute l'Amérique du Nord, était à peine conclue que les deux hommes d'Etat faisaient connaître les noms «le ceux qui constitueront ; rj Q(jx Etats.Um's sont tourncs vcrs |es choses le comité.,Pour les ^0/s;U^ j de la guerre.M.Willkie, dans sa ville natale d'Elwood, Il UII1 II U i * « vj i v i vj «x.x* » ~ r ~ • sr M.Roosevelt ne répondrait |e major.qénéral H.-H.Arnold, commandant des for-"commeTs!- :es aériennes; pour le Canado, le major-général H.la fable qui voulait que notre pre 1 nière et plus sûre ligne «le défense fût la marine anglaise.Le Telegram de T oronto, et ceux qui pensaient comme lui, continuaient de voir ries flottes entières de Gibral-tars faisant la patrouille dans les eaux de l’Atlantique, à proximité de nos eûtes.Et pourtant il v avait longtemps que les autorités militaires britanniques elles-mêmes admettaient «pie la marine anglaise s: puissante fût-elle, ne pouvait assurer.toute seule, la défense de notre territoire.Il semble qu’à la dernière conférence impérial» on ait admis implicitement ce fait puisque les Dominions se sont engagés à prendre tous les moyens à leur «lis position pour défendre leurs terri foires respectifs, Mais les fables on* la vie dure.Avant que de se décid»r à les mettre au rancart il faut, au préalable, que la réalité en montre rite.19-VIII-40 L.D.Bloc-notes En prenant le discours de M, Brekin-ridge par le milieu à la radio, hie^, d’aucuns se sont demandé avec nue!-que émoi, vu le ton qu’il prenait.George C Marshall, chef de I état-major de I armee, si ce n'était pas M.F.D.Roosevelt qui | |'omjral Harold R.Stark, chef des opérations navales, parlait.Ca pas comme il est au moins bilingue.Comme le sa- .- .vent tous les gens de Québec qui l'ont D.-G.Crerar, chef de letat-ma|Or general, le contre- entendu en 1936, il parle couramment ^ amiral Perry-W, Nelles, chef de l'état-major naval, le français.|e commodore L.-S.Breadner, chef de l'état-major de * * ; l'air.A noter que les trois Canadiens du comité sont Les dépêches de ce matin nous rap- anglo-saxons.peMent que M.Kmg et M.Rooseve t fu- Qf GENEVE A MONTREAL rent copains de Harvard.Curieux que celui qui avait le plus besom «Je savoir le français soit celui qui, au collège, l’a le moins appris.et préporent la voie aux armées, comme ils ont, dans un passé tout récent, préparé les voies allemandes en France M.Bullitt avait d'avance rédigé le texte de son discours, il l'avait soumis ou secrétaire d Etat aux Affaires étrangères, M.Cordell Hull, qui l'avait approuvé et sanctionné.Ce qui ajoute ou sens et o la portée des déclarations du diplomate Le discours de M Willkie, sans être revêtu d aucun caractère officiel, indique également comme le* La thèse de M.Pouliot Le 6 août 1940, à la fin de la première partie de la session.M.Jean-François Pouliot, député libéral de Témtscouata.avait déclaré à la Chambre des communes: “Sans doute, te président Roosevelt nous a-t-il rendu, il y a quel ques laquelle il a prononcé d’admirables discours, nous assurant que si te Un chroniqueur .n , d n française du colonel Breckinridge Infatigablement, le Dr .DR Ri- ^ flattés de l’entendre parler si ni chard recueille pour d'histoire régionale.île Quoi qu’ils aient, par ailleurs, pensé de son discours, tous les auditeurs de langue ont la • I v.** »-—-¦ nette- un traitement tout à fait équi- d un regime politique ou aptes (at)]e- Oans l’état présent des rho-une revolution.En temps normal, dans les pays de droit constitutionnel anglais, on procède plutôt par une lente évolution.Du point _ fie vue politique, l’évolution Par j j'io'naîe étapes mesurées vaut mieux qu’u ' ses, consentir à une extension de pouvoirs au gouvernement fédéral, ce serait poser une nouvel obstacle à l’accomplissement de l’unité na- Le temps n'est pos mûr né transformation brusque.La commission entretient Iaxis j Toute chose pesée, le pour et le qu il conviendrait de ne pas tarde! j contrp étudiés, mon sentiment per-a tenter 1 execution de ses leton - : sonne] c’est que le temps n’est pas mandations, meme pendant la 1 • guerre, erreur.,, ____ mûr et n’est pas venu pour le pass.Mais ce serait une fi™'*' d'entreprendre de modifier ,a Cons- i titution présente.Le rapport Sirois est arrivé en pleine activité politi j que; dans une session d’une parti j entière importance où la guerre, l’ef- i fort de guerre du Canada, les événe j Nos hommes politiques ont déjà assez de poursuivre l’effort de guerre du Canada.Comment pour raient-ils reprendre en même raiem-ns ' „ nxrot r!» li (’An- nients d’Europe et leurs répercus-i temps l oeuire < s ‘ A ' > sions possibles au Canada et (tans le federation.Le temps set, < i monde ont monopolisé l’attention Avis de décès pol générale.Une législation d’extrême importance.des projets de dépenses ex-traordinaii es, inusités au Canada CHAMPAGNE A Montreal, le j ont pris et garde le premier plan de dimanch- 18 août 1940, à l’àge deJJO 11 actualité M.Ring l’a compris et ans et lu mois, est décédé Alphonse j «’•’M pourouoi, a la session qui vient Champagne époux de feu Emm* Lo*1 v» ‘ lore son ministère n>a nus Jandrx les funérailles auront Heu j eu devoir meme amorcer un débat le mercredi 21 du courant.Le con : préliminaire sur ce rapport consi-voi funèbre quittera la demeure du j Arable.On n étudié pas en effet une défunt 2017.rue Saint-Hubert, à 8 ; °euyre de cette extreme ampleur de h H) pour se rendre à l'église Saint-1 Porlt'
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