Le devoir, 5 décembre 1940, jeudi 5 décembre 1940
Montréal, jeudi 5 décembre 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL * TOUS LES SERVICES TELEPHONE s BEIarr 336l» SOIRS.DIMANCHES ET PETES Admlni*tration : BElalr 3366 Rédaction * BEIair 2984 Gérant : BElalr 2239 LE DEVOIR Directeur-ccrant : Gtoriei PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX VOLUME XXXI — No 283 ——-n TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal «t la banlieue) E.-Unls et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Message de Roosevelt sur la canalisation du Saint-Laurent (Lire en page 3) Pour s’y retrouver Les "Petites Soeurs de l'Assomption" ne sont ni les "Petites Soeurs des Pauvres" ni les "Soeurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge" — Quelques notes rapides sur trois oeuvres intéressantes, mais différentes d'origine et d'objet - Où l'on verra que chacune travaille dans un domaine particulier Un incident, vieux de vingt-quatre heures à peine, nous fait croire que les notes suivantes ne manqueront pas d’utilité.En effet, un titre quelque peu amphibologique, qui coiffait une note sur la vente de charité qui aura lieu lundi, à l’hôtel Windsor, a pu laisser croire qu’il s’agissait de l’oeuvre des Petites Soeurs des Pauvres.Or, c’est au bénéfice des Petites Soeurs de l’Assomption et de, leurs oeuvres que se fera cette vente.Celles-ci, en un sens, sont bien les petites soeurs des pauvres: elles donnent aux pauvres toute leur vie, mais elles ne sont pas les Petites Soeurs des Pauvres.Londres et Washington examinent la situation n’imagine pas qu’un Canadien français puisse trouver pour exprimer son admiration une plus éloquente formule.Ÿ * * Mais les Soeurs de VAssomption ne sont pas les Petites Soeurs de l’Assomption.Celles-ci sont de fondation française.S’il n’était à peu près impossible aujourd’hui de frouver en librairie les volumes qui racontent leur histoire, j’en recommanderais la lecture.On y trouverait un extrême intérêt.Disons simplement que les Petites Soeurs de l’Assomption datent de 1865, qu’elles ont eu pour fondateurs un religieux de l’Assomption, ancien professeur laïque, le Les Petites Soeurs des Pauvres proprement dites soqt les P, Etienne Pernet, et Soeur Marie de Jésus.Elles ont pour filles de Jeanne Jugan.Elles ont célébré l’an dernier leur centenaire.Elles sont chez nous depuis 1887 et tous les vieux Montréalais les connaissent fort bien.Leur oeuvre essentielle, c’est le soin des vieillards, qu’elles groupent dans des asiles où ils achèvent tranquillement leurs jours.Elles sont répandues dans le monde entier.Elles comptent actuellement plus de 300 maisons et de 5,000 religieuses et prennent soin de plus de 50,000 vieillards des deux sexes.A Montréal même, depuis le demi-siècle et plus qu’elles y habitent, elles ont accueilli soigné, réconforté des milliers de nos vieillards.C’est une oeuvre aussi admirable, et pour le bénéfice des pauvres aussi, mais de forme différente, qu’accomplissent les Petites Soeurs de l’Assomption.* * * II importe aussi de dissiper une autre équivoque.Les Petites Soeurs de VAssomption ne sont chez nous que depuis sept années.Elles ont fait beaucoup de bien, mais peu de bruit.Et il arrive qu’en entendant parler d’elles des gens qui ne les connaissent pas songent tout de suite à une congrégation canadienne dont le nom, qui ressemble beaucoup au leur, est familier à des milliers et à des milliers de Canadiens.En fait, il n’y a entre les deux oeuvres aucun lien, aucune ressemblance, si ce n’est le commun désir de faire du bien dans une congrégation religieuse.Les Soeurs de VAssomption de la Sainte-Vierge (tel est leur nom complet) sont une fondation canadienne et dont l’objet propre est l’enseignement.Elles datent de 1853 et sont nées à Saint-Grégoire de Nicolet.Je me rappelle, gamin, avoir vu la vénérable fondatrice qui visitait encore nos écoles de village.Le succès de cette congrégation, aux origines très modestes, tient du prodige.Les Soeurs de l'Assomption instruisent actuellement plus de 25,000 élèves, elles ont essaimé dans les provinces voisines, aux Etats-Unis et jusqu’au Japon.— Et je ne résiste point au plaisir de citer le mot d’un brave homme de l’Ouest qui voulait me bien faire comprendre la qualité des services qu’elles rendent aux Canadiens de son patelin.— Les Soeurs de l'Assomption, voyez-vous, me disait-il, c’est i mère toujours féconde en riches dévouements.une beurrée de crème avec du sucre d’érable dessus! Je| Orner HEROUX s-xii-40 objet propre de rendre service aux pauvres,’ à domicile, Elles les soignent: à l'occasion elles font le ménage.Ce sont des infirmières et des ménagères qui ne demandent jamais un sou, qui ne peuvent rien accepter pour elles-mêmes.Elles sont rapidement devenues très populaires en France: elles ont tôt essaimé à l’étranger.Elles comptent aujourd’hui près de cent maisons en Europe, en Afrique, en Amérique.On peut dire des Petites Soeurs de l’Assomption qu’elles sont une fondation essentiellement urbaine.Elles sont faites pour répondre aux besoins de ces grandes agglomérations où les familles sont, pour ainsi dire, perdues, ne peuvent guère compter sur le secours de parents ou d’amis.Elles rendent, à domicile, d’innombrables services.Et c’est pourquoi, d’un bout du monde à l’autre, on les réclame.* * * Les Petites Soeurs de l’Assomption sont chez nous depuis septembre 1933.Elles se sont installées rue Champlain, près Sainte-Catherine.Elles ont fait, particulièrement dans les milieux pauvres qui ne sont pas loin de leur maison, ce qu’elles font en tout pays.Et l’on sait que, chez nous comme dans les autres grandes villes, ce n’est pas la besogne qui manque.Les Petites Soeurs de l’Assomption ont pris contact avec les besoins particuliers de notre ville, elles commencent à susciter des vocations.Il semble bien que leur oeuvre soit à la veille de prendre ici un nouvel essor.Si grand que soit le bien qu’elles font déjà, elles en feraient bien davantage si elles étaient plus nombreuses, si elles disposaient d’un plus vaste espace.En France, elles ne se contentent pas du bien qu’elles peuvent personnellement réaliser; elles ont provoqué, de la part d’auxiliaires laïques, d’abondantes et fructueuses collaborations.Nous avons, encore une fois, l’impression que cette ocu- anglais imagine une anlilhèse: “Il est curieux de penser que l’homme qui a produit plus d’objets mobiles exactement pareils (les uns aux autres) que qui que ce soit dans le monde soit lui-même si peu pareil à personne.” M.Ford n’est pas un de ces hommes fails en série.Tonies scs idées le montrent.M.Bone aurait bien voulu, on le devine, amener son interlocuteur à parler d’Israël.Mais celui-ci s’est gardé à pique et à carreau, se contentant d’une boutade.“Le plus qu’il a voulu dire au sujet des Juifs c’est qu’on ne saurait s’en passer.“Les Gentils ne travailleraient pas si les Juifs n’étaient là”, dit-il.Sur ses projets, M.Ford ne fait pas mystère.Il travaille à loisir à la construction d'un avion qui doit révolutionner la vie.Il sera muni d’un gyroscope et pourra atterrir sur une aire restreinte, Il sera bon marché.Lui-même pourtant n’est pas un fervent de l’aviation.Il n’a volé que trois fois dont deux avec Lindbergh.Rapprocher les gens en supprimant les distances, activer le melting pot, c’est ce qu’il a commencé avec Tauto bon marché et qu’il veut achever avec l'avion.M.Ford est au fond pacifiste.“A quoi bon la guerre?confie-t-il à M Bone.A rien de rien, l’n tas de voleurs et d’aigrefins font les guer res.Je suis contre tout cela, je ne veux rien avoir à y faire.” Mais il n'interviendra pas.sans doute, en faveur de la paix.La dé pêche que je citais au début rappe lait l’expédition de poix.Voici ce] s* w sin s] S ê Af T} fi Tl fï ¦ 0/1 I Z» I I T» i Que reste-t-il à Londres de réserves disponibles?- Que lui faut-il?- C'est ce que recherchent ensemble M.Morgenthau, du Trésor américain, et sir Frederick Phillips, envoyé britannique-Quand M.Roosevelt reviendra, toutes les cartes seront sur table-A propos de la capitulation du roi des Belges — Elle s'imposait, dit une série de personnages, belges ou américains "MEME LES VETERANS CANADIENS POURRAIENT RETOURNER DERRIERE LES CANONS" ., , ., • „ - „„ Et elle resta en panne, si bien qu’en vre, qui repond a de «urgentes nécessites, se développera ^ dg volalUe /, n>,; dan& Vaf.bientôt de façon considérable.Nous le souhaitons, en tout cas, du fond de notre coeur.Les Petites Soeucs de l’Assomption, c’est, avec tant d’auttes, l’un des riches cadeaux que nous a faits la France, Lo compagne en faveur de l'oide financière à l'Angleterre, de la part des Etats-Unis, bot son plein, tant à Londres qu'à Washington et dans toute une presse américaine.On se prépare à aplanir tous les obstacles, légaux et autres, qui pourraient empêcher le Trésor américain de se porter au plus tôt au secours de l'Angleterre.A cette aide financière se rattache la question connexe de fournir à Londres des navirey marchands et des avions américains en plus grand nombre.Il se confirme d'autre part que les attaques allemandes sur la ville et le port de Bristol ont causé 4es dégâts considérables à ce centre industriel et maritime anglais.Du côté de la Grèce, les Italiens sont toujours dans une situation précaire.Les Allemands viennent de conclure, dans le domaine économique, un nouveau traité de commerce avec Rome, afin d'activer et de faire pousser à fond l'approvisionnement de l'Allemagne en produits agricoles italiens, dont le volume exporté dans le Reich ne suffit pas à sa demande.C'est dire que l'Italie devra se serrer davantage la ceinture ou mettre plus d'hommes aux champs afin de donner, qu’en dit à M.Bone, iorganisateurpoint de vue economique, satisfaction a son asso-lui-mème de cette expédition: “Le ciée.On ne voit pas jusqu'ici que l'Italie ait fort gagné à entrer dans le conflit qui se prolonge.Elle l'aurait voulu plus court, analogue à la conquête de la Pologne par le Reich, pendant septembre 1939.Les événements, vu la résistance acharnée de la Grande-Bretagne, ont pris une autre tournure, au ralenti.L'Angleterre vient de signer un accord financier et économique nouveau avec la Turquie.Du côté de l'Indochine française, les Japonais et les Siamois, poussés par Tokio, tout au fond, font de leur pire afin d'intimider les forces françaises, et de.tâcher d'en venir à morceler le pays ou de le tenir sous leur influence.Aux Etats-Unis, on parle maintenant de placer les industries de guerre au régime des 24 heures de travail ininterrompu, avec frais ou quatre équipes, afin de presser la livraison des commandes anglaises et canadiennes.Chez nous, un chef de groupe politique, aux Communes, a lancé l'idée d'un prêt forcé, auquel devraient contribuer tous les Canadiens, en proportion de leurs revenus et de leurs disponibilités.Le gouvernement King a laissé tomber le projet, pour l'heure.LA FINANCE ANGLO-AMERICAINE navire de paix Ford?Nous en vin mes à parler de cela à la fin comme exemple de l’expérience durable qu’un homme peut acquérir.11 rappela Mlle James Adams et l’idée du bateau de Paix dans la dernière guerre pour sortir les gars des tranchées pour la Noël.IL y avait 25 ou 26 femmes à bord et des discussions à n’en plus finir.On arriva au Danemark et les gens des journaux'vinrent a^bont et ils parlèrent et parlèrent.lie résultat de tout cela c’est que M.Ford quitta le navire et revint en Amérique.11 avait eu cent jours de cette corvée”.Cela lui avait coûté $400,000, mais l'expérience en valait la peine.” Cette note met le prix à la livre de.la colombe de paix un peu haut.A Ottawa Répercussions du discours de M.Roy (Gaspé) “Impression pénible'’, dit M.Lapointe — En effet; mais pénible pour M.Lapointe — Il n’a rien expliqué de ses paroles de jadis contre la participation en Europe — Ni celles de ses collègues, — Des mots, nulle explication — M.Hanson en a contre les magazines américains à sensation — M.Coldwell parle d'emprunt forcé — M.Blackmore en est aussi M.KING EST HABILE MEDECIN; MAIS SON PATIENT EST TROP SOUVENT PIQUE (Par Lèonold RICHER) de ce fait très simple el irréfutable que pour la première fois les chefs Ottawa, 5-XIT-40 — Ainsi que le | ^ p;,r|j libéral, particulièrement M.Ernest I.apoin- rcux r|u Québec, étaient placés en disait justement te mardi soir, le discours de M.J.S.Roy, député de Gaspé, avait produit une impression pénible sur toute la Chambre.Cette impression était encore visible dans certains ]ev£ p0ur ce,a_ n ne ies a na cercles libéraux du Québec hier.{en(lus_ q M-a rjen expliqué.Il a face de toute la nomenclature rie leurs déclarations passées.Les chefs du parti libéral avaient à se défendre.M.Ernest Lapointe s’est levé pour ceia.Il ne les a pas dé- après-midi.Les députés, dont quelques-uns n’avaient pas assisté à la séance de mardi soir et n’avaient appris ce qui s’était passe que par la bouche de leuis collègues, n’ont rien eu de plus pressé hier que de lire dans le texte, anglais et français, les discours de député de Gaspé et du ministre de la Justice.Bien sages, ces députés qui se sont donné la peint de lire les textes.Rien de tel pour savoir ce qui s’appelle savoii-, que lire dises yeux le texte imprimé en noir sur blanc; le texte qui durera, défiera les années, restera toujours semblable à lui-même.Les politiciens changent, leurs paroles imprimées restent fidèles à elles-mê mes."Le discours de mon honorable ami a produit une impression pénible sur toute la Chambre, et jusque che: scs propres amis”, a dit M.Ernest Lapointe mardi soir en .s’adressant à M.Roy.“// ’’st assez intelligent pour s’en rendre comp te.— Oui, de répondre M.Roy.ruais pour d’autres raisons que pense le très honorable député”.C’était répliqué.Certes le discours de M.Hoy a produit une pénible itnprcs sion, une impression qui s est prolongée toute la journée d’hier.Cet le mauvaise impression était enu see par tout autre chose que ce que pensait M.Lapointe.Elle provenait L'actualité M.Ford et ses idées Henry Ford vient de déclarer: Si l’Angleterre veut de l’argent, “qu’on lui en donne tant qu’elle voudra.Cela finira la guerre en vitesse.Nous l’avons fait avant.Autant vaut le faire de nouveau.Le dollar américain est le meilleur morceau de papier qui soit.A ma connaissance, ce morceau de papier a acheté un boisseau de blé depuis soixante-six ans et le boisseau de blé est le meilleur dollar-étalon que je connaisse.” La dépêche rappelle que Ford, qui, il y a 25 ans, a lancé une expédition de paix dans le paquebot Oscar II, dit qu’il est convaincu que “ni un côté ni l’autre ne gagnera la guerre.La guerre terminée, je vois les gens se tourner vers la terre — la source de foules choses nécessaires à la paix et à la prospérité de toute nation.” Le magnai de l’automobile peut parler de.connaissance personnelle de ce qui s’est passé depuis soixante-six ans.Il a, en effet, soixante-seize ans.Dans une entrevue pittoresque qu’il accordait, à M.James Bone, du Manchester Guardian, il y faire, que le dindon de la farce, qui était l’apôtre de la paix en personne.On comprend assez qu'apres cette aventure, celui-ci laisse voguer la galère de la guerre, maigri ses idées pacifistes.Paul ANGER 5-XII-40 Bloc notes Echo de la Saint-André Les Ecossais de Montréal ont célébré tout récemment leur fête nationale, la Saint Vndré.Les journaux ont rapporté, dans leurs colonnes de la mondanité, pour ceux qui en ont, les brillantes célébrations, banquet et bal, auxquelles cela, comme d’habitude, a donné lieu.Le bal de la Saint-André est, passé à côlé du fond du débat.I! n’a pas interprété ses paroles, il n’en a rien dit.Voilà ce qui a causé la pénible impression dont M.Ernest Lapointe s’est aperçu lu.-mêltie mardi soir.Leur consolation Les députés libéraux ont une consolation.C’est que la presse dans la province de Québec est bien contrôlée.Elle sert le parti.Tout ce qui peut faire tort au parti, elle l’ignore, ou le cache, ou le renvoie dans les pages intérieures.Les gros litres, les inaachattes énormes, les longues colonnes de texte courant, cela est réservé aux orateurs du parti.La première page des journaux n’eu a que pour te' parti.L’opposilionniste s'arrange avec les restes de la mise en page.Voilà ce qu’on fait de la vérité Seulement, la vérité finit toujours par percer.Cela prend parfois du temps.Il arrive toujours un moment toutefois où.par la force même des choses, la vérité retrouve ses droits.Les magazines américains La Chambre «les Communes a consacré sa séance d hier après-midi à l’étude des nouvelles réso- (Suite à ia dernier* page! du lancement de combien de débutantes de la haute et riche bourgeoisie, ce qu'on est convenu d’appeler "la société”?L’éclat de la célébration montréalaise de la Saint-André se comprend facilement, du moins pour qui connaît l’histoire du Montréal de langue anglaise.Les premiers Anglais de Montréal, parmi ceux qui comptaient ou qui comptèrent pour quelque chose, qui firent leur marque à Montréal, ces Anglais-là furent des Ecossais.A l’occasion de la dernière Saint-André, il s’est produit un petit fait, __________________________, „ qu’aucun journal n’a relevé, n’a a quelques semaines, celui-ci se dit ! même, sauf erreur, signalé, il n e frappé de l’extraordinaire vigueur tait pourtant pas sans signification.— .Le premier ministre du Canada, M.Mackenzie King, en adressant scs voeux aux Ecossais, par l’interme Quelle est tout ou fond lo situation financière de la Grande-Bretagne, tandis que le Reich lui coule en masse des navires marchands et s’acharne à détruire le plus possible ses villes industrielles, en retour de quoi Londres fait bombarder les centres industriels du Reich?Les Etats-Unis ont intérêt ô connailre la véritable situation de la finance anglaise, s'ils doivent, dans un avenir plus ou moins rapproché, se porter à la rescousse de Londres et du Royoume-Uni.Et ils vont le faire.L'étude de la question s'est amorcée depuis aue lord Lothian, ambassadeur anglais aux Etats-Unis, .j ., ,, , est arrivé à New-York de son pays en parlant de lo j I etot-ma|0r, des declarations de I ambassadeur ame-nécessité pour le Royaume-Uni de recourir à des em- ! 'ica.n John Cudahy, oms.que de plusieurs autres diplo prunts sur la place américaine, en 1941, vu l'épuise- j mates des Etats-Unis, de meme que de I attache m.h-ment graduel des réserves anglaises.Et, il y a quelques i taire Brown et de (attache naval Gode, en Belgique, heures sir Frederick Phillips, sous-secrétaire du Trésor, j etc.Tous aboutissent a la meme conclusion: dans les à Montréal, un événement mondain Ana|eterre débarquait à New-York et se rendait à circonstances ou se trouvaient les Belges, ils n avaient mut "d'auss loin "que par temple Washington pour y conférer avec M.Henry Morgen- ; d'autre issue que la capitulation; et la Grande-Breta^ Ottawa et Toronto5 C’est l’occasion thou, secrétoire du Trésor, -r on dirait ici ministre des 9™ ams.que la France avaient c e en temps ut.e, et Finances - dans le cabinet Roosevelt.Ce dont il bien avant le fait, prévenues de la decision finale du son que la partenaire Amérique pourrait imaginer pour assurer la manche finale à l'Angleterre, dont les atouts s'épuisent."Il n'y a plus de doute que les Etats-Unis courent à lo guerre", dit de façon pessimiste le sénateur Hiram Johnson, parrain de la loi dite Johnson, contre le rappel de laquelle il s'est déjà prononcé.Lors du retour de M.Roosevelt, la partie sera prête,.Tandis qu'à Londres, le "Mail", grand journal populaire, annonce tenir de source sûre que 150 navires marchands américains sont immédiatement à la disposition de l'Angleterre, ajoutant que des destroyers les accompagneront en bon nombre, pour rester dans les eaux européennes, sous commandement britannique, M.Dalton, ministre du Blocus, a dit à des journalistes que les Etats-Unis pourraient bien porter au crédit de l'Angleterre tous leurs surplus de production industrielle; et qu'il y a déjà des pourparlers avec Washington à ce sujet.D'après une intéressante dépêche de la "Canadian Press", les assauts aériens sur Bristol ont mis en ruines, en allumant des incendies sur des dizaines de points de la ville, une partie des quartiers, ainsi que la plupart des édifices de l'université, des musées locaux, etc.Les docks et les chemins de fer ont été moins endommagés que les quartiers de commerce et d'habitation.Des filées de 30 ou 40 maisons d'habitation ont été totalement rasées.Les services essentiels n'ont pas été trop gravement atteints.Les pertes de vies ne sont pas nombreuses, car la population avait quitté la ville en fin de semaine, mais les dégâts matériels sont des plus graves, LE ROI DE BELGIQUE H vient de paraître à New-York, sous les auspices d'une société belgo-américaine un petit livre: "Lo cam pagne de Belgique et la reddition de l'armée des Belges" (10-25 moi 1940), préfacé par l'ancien président américain Herbert Hoover et qui donne toute une série de documents établissant la nécessité de cette reddition et la parfaite loyauté du roi Léopold III envers ses alliés.MM.van Zeeland, ancien premier ministre de Belgique, van Cauwelaert, président de la Chambre des députés à Bruxelles, W.-H.Tuck, Américain en vue, etc., ont collaboré à la publication de cet ouvrage documentaire.Par suite du désastre français à Sedan, les Belges, mis en mauvaise posture, perdirent en deux jours 40,000 soldats, se trouvèrent isolés des Alliés, les réfugiés civils en marche se faisaient mitrailler sans pitié, il y avait disette d'eau, de munitions, de vivres et de magasins militaires, etc.Seule la capitulation pouvait éviter la destruction en masse, sans profit pour personne.Les documents annexés au volume new-yorkais comprennent la lettre du roi Léopold expliquant à S.S.le Pape Pie XII les motifs de la capitulation, une lettre pastorale du cardinal de Matines van Roey, l'exposé des opérations de la campagne par le général belge Michiels, chef suprême de de celui-là.- “Je remarquai, dit-il, qu’il descendit de sa voiture quand elle était encore en marche”.Plus tard, il décrit M.Ford montant un escalier quatre à nnatre."Je voudrais bien,.dit le journaliste, monter un escalier comme ça, — Peut-être, répond son hôte, que je voulais seulement vous épater.” Malicieux humour qui montre l’excellente santé morale comme physique du richissime vieillard.L’homme, dit M.Bone, est simple, ne donne pas la moindre idée qu’on puisse le croire important.Quant à sa conversntton, elle est un peu à bâtons rompus.On devine que la philosophie qu'il a acquise, grâce à l'observation de la vie avec un regard clair et aigu, reste un peu incohérente.La culture aurait pu jouer le râle de fichier pour le classement de ce fatras.Mais elle manque à M.Ford.Ce que V viens d’écrire est le fruit de mes propres déductions.M.Bone se garde, en effet, d’écrire quoi que ce.soit qui ne soit flatteur pour son hôte, dont il apparnit sincèrement enthousiasmé.Et il note nombre d'Idées du grand Industriel.Notamment son attachement à la terre, son désir dcj’oir 1rs autres faire en cela commentai et son originalité.Pour exprimer ceci, le Journaliste diaire de la Sociéié Saint-André, a voulu que son message soit en langue française aussi bien qu’en langue anglaise.Le compliment français, dont on nous communique le texte, était d’ailleurs fort joliment tourné.C’est le représentant de ii Société Saint-Jeau-Baptiste, M.Rodolphe Dagenais, qui en n donne lecture à la fête des Ecossais.En temps de guerre, c’est tout naturel, le vent souffle à la Bonne-Entente dans un pays comme le nôtre.Ce fut le cas en 1914-18, c’est encore le cas.Le message en Iran çais et en anglais de M.King aux Ecossais n’était-il pas cependant plus qu’un geste inspiré par des circonstances guerrières et passagères?Il pouvait pour le sûr être bien davantage, renfermer une signification de bien plus de profondeur, se rattacher à une tradition bien vieille, plus vieille même que noire ville et que notre jeune pays.La “Vieille Alliance” Du français dans une fête écossaise, rien ne saurnil être de meilleure convenance.M.King, qui est d’orjgine, plus exactement d’ascen- s'ogit, au vrai, c'est que les Etats-Unis ouvrent de vastes crédits à l'Angleterre.Jusqu'ici elle a payé, en valeurs américaines ou en or, tout comptant, en tout cas, les commandes dont elle a pris livraison aux Etats-Unis, d'accord avec la politique de neutralité américaine qui impose les conditions dites; "Cash and Carry ' aux nations belligérantes.Cette politique ne peut indéfiniment se prolonger, en pratique, dans un conflit comme le présent, extrêmement coûteux, — au rythme de $40 millions en moyenne ,por jour, pour Londres, et de $3 millions et davantage pour le Canada, autrement moins riche que l'Angleterre et proportionnellement plus endetté.Une autre loi, la loi Johnson, défend aux Etats-Unis de prêter quelque argent aux nations qui sont déjà débitrices de guerre à Washington, — et Londres y garde en souffrance une dette d'environ $4 milliards depuis la dernière guerre.Il faut d'abord écarter ces lois, ces précédents ou les contourner, pour que Washington puisse avancer de l'argent à Londres, ou lui ouvrir des crédits.Sir Frederick Phillips et M.Morgenthau, en l'absence de M.Roosevelt, parti pour un voyage en mer d’environ une quinzaine, du côté des Antilles, vont déblayer la situation, étaler sur la table Ire leurs conférences discrètes tout le jeu anglais, — financièrement, s'entend, — et recherche lo combinai- roi Léopold.Les Belges allaient être tués en bloc ou jetés à la mer, malgré leur résistance des plus vaillantes, dit l'attaché militaire Brown; et ils n'avaient plus rien pour se détendre."Ceux qui prétendent le contraire n'ont vu ni le combat héroïque des Belges ni les attaques foudroyantes de l'armée allemande.J'ai vu les deux, et je dis que la décision de Léopold s'imposait, pour la cause même de l'humanité", conclut l'attaché militaire américain.Cela devra mettre 'e point final à la campagne menée contre Léopold par des gens mal informés ou mal inspirés, tant en Amérique qu'en Europe.AU CANADA Dans une causerie publique de ton plutôt extraordinaire, à Windsor, Ontario, le général Laflèche, sous-ministre adjoint aux services de guerre, à Ottawa, o dit aux médecins de la région ceci, entre autres choses: "J'entrevois le jour où tous les Canadiens, dont plusieurs, pense-t-on, ont passé l'âge de servir, devront être engagés à quelque travail que ce soit au service de l'humanité, pendant la guerre.Peut-être serait-il nécessaire d'appeler en service actif les hommes âgés et d'entraîner les soldats de l'ancienne guerre à manier de nouveau les canons.— G.P.S-XII-40 dance écossaise, ne devait pas être sans le savoir.Son message en français aux Ecossais esl comme un rappel à l’Auld Alliance, la Vieille (Suite à la dernière page) Lt carnet du grincheux Les pompiers remplaceront pour fa première fols les agents de police dans les bureaux de scrutin lundi.Pourtant l’élection n’a jusqu ici enftâmmé per- sonne et il est douteux qu'il en soit autrement lundi.* ¥ * On dit que dans la campagne municipale actuelle une assemblée de 49 { personnes, y compris les journalistes, j est une assemblée record.¥ ¥ » On voudrait que cette disette d'audi-¦ leurs provienne de ce que les gens sont I las d'entendre des bobards et des fou-I taises, mais la vraie raison c’est la division par neuf des auditoires qui se divisaient par deux.* * * Cette campagne prend de plus en plus l'allure de la campagne de Russie.Qu’on se rassure: c’est A cause de la neige et non pas à cause du rôle que les j 3-xn-40^ gens de Moscou peuvent y jouer.* * v.Singulier embarras d'un brave homme.Il a signé le bulletin de présentation d'un des neuf candidats à la mairie en se proposant de ne pas voter poir lui.Mais voilà qu’il a bien peur d'étri découvert parce que ledit candidat n aura pas un seul vote favorable dans sot "poil’’.* * ?Trois candidats du même nom à II mairie, c’est assex pot embrouiller l'électeur d’intelligence moyenne.Pout lui débourrer le crin* et v faire entrer la lumière, il faudra, décrète un théra-oeute.que vous le lui tréganie*.La CHneebm Z LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 5 DECEMBRE 1940 pour la mairie de Montréal M.Léonard au chômage, qu’il qualifie problc-1 mémoration que vous rêviez de voir me national, et des obligations que (pour l’honneur de votre ville et de les gouvernements autres que les ! ' «Ire race.” 'Un vote pour moi, c'est un vote contre la mise en tutelle de Montréal, contre le système des 99 conseillers et contre le plan Bouchard" — "Après Montréal, ce sera la province' de St-Henri , , , .- - que T r • administrations municipales doi- I reoanier ven.1 assumer.Il rappelle aussi que • le 1er décembre 1939, M.le pre- mier ministre Godbout faisait un vif éloge de M.Houde comme ad-minislrnteur de Montréal lors d’un banquet donné au Mont-Royal avec présence du ministre de Belgique au Canada.Le l(> mai 1940, M.Houde était le même homme et avait — Au college j les mêmes qualités d'administrateur.Alors pourquoi lui avoir enlevé l’administration de Montréal?N’est-ce pas la preuve de la machination des puissances d’argent?Mais que M.Godbout se le tienne bien dit-il, ce sera bientôt le tour de la province, si ses administrateurs continuent à se faire les jouets des banques.Le lieutenant de M.Cainillien Houde, Me Léonard Trépanier, candidat à la mairie de Montréal, a résumé son discours, hier soir, devant les électeurs de Saint-Henri, comme suit: “Un vote pour moi, c’est un vole contre la mise en tutelle de Montréal; un vole pour moi, c’est un vole contre le système des 99 con- L’un des orateurs a compare seillers; un vote pour moi, c est un \[|Tle Houde à Madeleine de Ver vole contre le plan Bouchard.chères.Comme la jeune héroïne M.Trépanier dit que M.Ca-lqui défendait le fort contre les Iro-inillien Houde est le seul député quois pendant l’absence de ses garde Montréal qui ail protesté à Que- (liens, Mme Houde défend les inté-bec conlre la mise en tutelle et le, rets du peuple en l’absence de son système des 99 conseillers.Le.mari, dit-il.Modame Camillien Houde Devoir du 17 mai en mains, Me Trépanier signale le discours important que M.Houde fit à Québec le 10 mai.jour néfaste dans l’iiis-toire de Montréal, puisque c’est le jour, dit-il, où l’on décida de mettre Montréal en tutelle, ville pourtant capable de s’administrer aussi bien que Saint-Hyacinthe, que Trois-Rivières et que Saint-Pierre-les-Becquets.comme elle en a fourni la preuve dans le passé.En effet, dit-il, Montréal a toujours bouclé son budget.En outre, sa dette a augmenté de $35 million.; seulement en 10 ans, malgré ses dépenses pour les secours directs, tandis que la dette de Québec, pendant le même temps, a grossi de plus de $200 millions et celle d’Ottawa de plus de $2 milliards.Me Trépanier résume le discours de M.Houde, dans lequel il portait des accusations contre les banques, et lit le passage suivant: “Tout le monde sent que ce pro-5el — mise en tulelle et système de 99 conseillers — va beaucoup plus loin que te texte le dit et consacre un principe qui pourra, dans un avenir très bref, avoir des conséquences très graves.Sans doute, la situation de Montréal exige des remèdes, mais encore faut-il que les remèdes ne soient pas pires que le mal”.M.Trépanier ajoute cet avertissement: “Aujourd'hui, les banques mettent le grappin sur Montréal; demain ce sera sur la province.L’influence française à Montréal diminue dans le domaine administratif.Ce n’est pas cependant une conspiration de race.C’est une conspiration des gros contre les petits.Que fait-on du principe évangélique: Aimez-vous les uns les autres?Eh bien, moi, connue M.Houde lui-même, je veux que les petits vivent; je veux qu’ils puis-_________ sent manger eux aussi, je veux qu’ils j ia faç travaillent, pas d’après le plan inhu- ' ' ¦ main Bouchard, mais d’après un plan digne d’un homme de coeur”.Pendant une vinglaine de minutes, M.Trépanier a attaqué ses adversaires: MM.Léon Trépanier, Àdhémar Haynaull, Oscar Bélislc.Me Léonard Trépanier réaffirme que Je nouveau mode d’administration de Montréal est le ix'sullnt des machinations de puissances financières, ef il fait la enronologie des événements de mai qui l'ont préparée: échéance de quelques millions, retard de la publication du rapport Sirois, etc.Il dit ensuite (pie si le rapport Sirois avait paru quelques jours plus tôt, Québec n’aurait pu mettre Montréal en tutelle, en _ raison des recommandations qu’il contient relativement Mme Houde s approche alors des mégaphones, et elle dit aux électeurs (Je Saint-Henri que lorsque son mari venait parler dans cette partie de Montréal, il disait toujours: “Ce soir, je m’en vais à St-llenri; je suis content daller à St-Hcnri, car à St Henri je me sens à l’aise comme dans Sainte-Marie.” Mine Houde fait un appel en faveur de Me Léonard Trépanier, fidèle ami de son mari et son dévoué lieutenant dans les circonstances présentes.Elle reprend son siège, et est fort applaudie.Les autres orateurs furent: MM.Louis Caron, Roger Prévost, Lucien Lizotte, Albert Charpentier.MM.Dollard Brault et Roma Allen présidaient.On remarquait aussi sur l’estrade: Mmes Leonard Trépanier et Albert Gervais Communication de Mme C.Houde Madame Camillien Houde nous fait tenir aujourd'hui le communiqué suivant: “Avec les nombreux amis de mon mari, je demande à la population de Montréal de voter pour M.Léonard Trépanier, qui est le seul et véritable candidat à la mairie autorisé à porter l’étendard de M.Camillien Houde dans la présente lutte.“J’ai déjà remercié Madame Bé-iisle d’avoir demandé au Gouvei-neur Général la libération de mon mari.J’apprécie encore son geste, geste d’ailleurs, de gratitude envers M.Houde pour te poste important qu'il avait confié à M.Bélislc.“Je dois au public d’expliquer les motifs qui m’ont poussée à accorder mon appui à M.Léonard Trépanier.il y a des aimées et des années que M.Léonard Trépanier combat aux côtés de mon mari.Depuis le début de la campagne électorale j'ai reçu des centaines de lettres et de téléphones approuvant on énergique avec laquelle M.Léonard Trépanier conduit cette lutte.“On m’a fait valoir aussi que M.Bêlisle n’a plus sa résidence à Montréal depuis plusieurs mois.J’ai constaté, en outre que certains des orateurs qui entourent M.Be-lisle ont été par le passé des adversaires acharnés de M.Houde.“C’est pour ces raisons que j’ai demandé aux électeurs d’appuyer M.Léonard Trépanier”.M.Léon Trépanier "Il en est peu parmi vous, peut-être, citoyens du nord de Montréal, qui savez que depuis cinq ans, un religieux éminent Iravaiile discrètement, dans la tranquillité de son cabinet d’étude, à écrire l’histoire de la partie nord de Montréal.Le premier volume de ce travail important est terminé; j'en ai vu le manuscrit et le jour où vous, jeunes gens, où vous, adultes, feuilletercz ce volume, qui sera publié sous les auspices de la Commission du troisième centenaire, vous serez fier des efforts, de l’énergie dont ont fait preuve ceux qui ont développé loulc la partie U’ 'd de la cité, depuis Mont-Royal jusqu’à la rivière des Prairies.La Commission s’est attachée dès le début à faire aimer la petite hisfoire à nos gens, et c’est pourquoi elle a rnis dans son programme la niono- que M.Houde est mal pris, mais c’est de sa faute au fond si le mode actuel a été imposé.11 fallait absolument intervenir parce que les finances de la ville l’exigeaient.M.Léonard Trépanier n’a pas le liroi*.de tenter d’escamoter un mandat didat à la mairie, dit-il, qui se vante d avoir été échevin pendant dix-huit ans.Il ne se vante pas d'avoir voté en faveur de la ti ausaction scandaleuse de la Montreal Water and Power, 11 n’a jamais vécu autrement que de la politique.Pour ma part, je n’ai pas besoin d’être maire pour gagner ma vie.Pour j moi, l’administration municipale nn c.i- | .! est une fonction et non une posi- en st disant le représentant de M.tjon.1 Houde.Les autorités municipales auraient dû présenter leur propre projet.Il est probable que le système actuel ne durera que deux ans, et il se pourrait qu'il soit remplacé par un système d'arrondissements.M.Léon Trépanier m’a téléphoné pour me demander de l’appuyer.C’est le seul qui m’a demandé.11 m’a dit qu’il pensait que le parti l’appuierait; j’ai répondu: Je ne m'occupe pas de ça.M.Léon Trépa-eu de l’influence au conseil Si vous voulez, dit en terminant M.Raynault, un maire libre qui puisse s’occuper des intérêts de toutes les classes de notre population, accorde-moi votre appui.Je ne vous fais pas de promesses irréalisables, je vous promets simplement mon effort.Je vous offre ma collaboration, accordez-moi la vôtre et je serai pendant deux ans votre serviteur au meilieur sens du mot.graphie de toutes les paroisses de 1At,itibi.il était question dans ce Montréal, travail qu’elle poursuivrai lelljPs;Jà _ des petits propriétaires, nier a il aurait pu faire quelque chose à I k I ID part d’envoyer des chômeurs dans i IVlC J, "J.I CflVCmC Avis de décès J ALBERT.— A l’Hôtel-Dieu de Montréal, le 4 décembre 1940, est décédé Amédée Jalbert, époux de Dorila Leblanc, de Saint-Denis sur Richelieu.Les funérailles auront lieu samedi, le 7 courant, à cet endroit, où aura lieu la sépulture.Barents et amis sont priés d'y assister sans aulrc invitation.NECROLOGIE Assemblée dons lo salle de l'école La Mennois — La collaboration avec les gouvernements — Un livre sur l'histoire de la partie nord de Montréal — Nécessité de la refonte fiscale municipale — Le frère du premier ministre Godbout sur l'estrode a mesure que se développeront les préparatifs des fêtes.” M.Trépanier a insisté sur la nécessité de dégrever la petite propriété d'une bonne partie des taxes qui l’écrasent.Le système actuel de fiscalité qui, dans ses grandes lignes, date de plus de cent ans, tenait pour acquis que la grande majorité de la population était propriétaire et que la richesse était en majeure partie sous forme de propriété fo.tcière.En conséquence, la taxe foncière était alors une taxe juste, mais aujourd’hui la situation est changée.A Montréal, il n’y a que treize pour cent de la population qui soit propriétaire, ce qui veut dire que, en maintenant le vieux système de fiscalité municipale basé surtout sur 1.taxe foncière, on impose a 13 e”, de la population un fardeau disproportionné.Ainsi le seul proprietaire montréalais doit payer entièrement la taxe scolaire.Or on ne voit pas bien le rapport inévitable qui existerait entre l’éducation et la propriété foncière pour que celle-ci soit seule affectée par le coût éducationnel, ni pourquoi le seul propriétaire doive payer.H en est de même pour l’enlèvement de la neige que seul le proprié-taire paie quand le déneigement profite au commerce, à l’industrie et a toutes les classes, beaucoup plus en general qu’au propriétaire.Le fait de lui imposer la grosse partie des charges fiscales rend la situation du petit propriétaire montréalais aléatoire, tl est surcharge de taxes et.par exemple; on le surtaxe sans pitié s’il a l’imprudence d embellir sa maison.Aussi le nombre des petits proprietaires va-t-il sanse cesse diminuant.Or c’est la grande classe par excellence qui assure le maintien de i ordre social, car le petit propriétaire, c’est généralement l’ouvrier, L fonctionnaire qui réussissent à se faire un chez-soi, qui leur est d autant plus cher qu’il leur a coûté plus de travail et de privations.Par la la classe du petit propriétaire offre aux classes ouvrières un but enviable.Ma s si on condamne l'ouvrier à ne jamais y parvenir, il ne faut pas alors être surpris si l’on constate de l’inqui’tude et de i’irri-tafion dans les masses.M.J.-W.Allard a félicité M.Trépanier de s’être abstenu de toute atfaque personnelle contre ses concurrents à I;i mairie, mais au contraire de s’être borné à expliquer aux contribuables son programme.Il formule 1 espoir que ce genre de campagne électorale finira par jiré-valoir afin que Montréal connaisse de nouveau les.campagnes électorales dignes et propres pour te plus grand avantage de lout le monde.Les organisateurs de l’assemblée ont signalé aux journalistes la présence sur l'estrade, comme invité d honneur, de M.Ernest Godbout, frère de M.Adélard Godbout, pre-niirr ministre de la province.M.Raoul Trépanier M.J.-A.Froncoeur, député de Mercier, appuie la candidature du mais M.Léon Trépanier n’en disait pas un mot; il en parle maintenant.Avec M.Raoul Trépanier vous aurez un homme capable de parler à Ottawa.La guerre, maintenant qu’elle est commencée, j’en suis.Les ouvriers veulent défendre leur liberté, mais ils veulent aussi une répartition équitable de l’argent qui se dépense pour la guerre.On dépense des A Notre-Dome-de-Grôce et à la Cô-te-des-Neiges — Dans la lutte jusqu'à la fin — Ses adversaires — Son programme Me J.-J.Penverne, candidat à la mairie, a déclaré hier soir, au Com-munity Hall, dans Notre-Dame-de-Grâce, et à l’école Notre-Dame-des-i.eiges, à la Côte-des-Neiges, qu’il est dans la lulte pour y rester jusqu’à la victoire.Il a fait cette déclaration il y a ceux des Syndicats catholiques et tous les autres qui sont libres.L’assemblée dans Notre-Dame de Grâce était sous la présidence de saire, M.Raynault, que son indépendance politique est douteuse” puisqu’auparavant il était “député U.N.Mon autre adversaire, M.Léon Trépanier, dit-il, aurait pu MM.J Coleman et Peter Dunnelt, vous aider pendant 18 ans à l’hôtel telle de la Cote des Neiges sous la de ville.Il ne l’a pas fait.Croyez- présidence de M.Auguste Beaulieu.— 1 oyez millions pas Join de Montréal pour;p qu.llne rumeur cirë^dTsâni chef ouvrier HUAIS — A Montréal, le 3, A 55 ans, Léonard Blais, époux de Bernadette Nor-mandln.CHARBONNEAU — A Montréal, le 3.Mme Donat CTiarbbnneau, née Anna Con.l nery.D'AOUST - A Montréal, le 3, A 70 ape, Ernest d'Aouat.époux de feu Emilia Normandeau.HURTUBISK — A Ste-Anne de Bellevue, le 3.A 76 ans, Mlle Marte-Catherine Hur-tublse DESïKJSSBS ¦— A Montréal, le 3.A 71 ans.Mme Henri Deafoasés, née Henriette Vadboneœur.FARIBAULT —¦ A Westmount, 1e 2, A 53 ans.René Faribault, époux d'Annette Fauté.! .TOLY — A Montréal, le 2.A 43 ans, Mme Adora Joly, née Germaine Leblanc.LEJCAVAUER — A St-Laurent, le 2, A 57 ans, Albert Leeavaller.MALRIO A Montréal, le 30.A 7» ans, teux* épou* leu Wocadto Fau- OUIMET — A Montréal, le 3.A 49 ans Henri Ouimet, époux d'Alberta Ualar neau.POITEVIN — A Montréal, le 3.A 85 ans Mme veuve Avlla-B.Poitevin, née José-phlne Bienvenu*.ROBILLARD — A Montréal, le 3, k 71 ans, Mme Krne*t Robîllard, née Marie Ma«Reo ROUSSE — A Montréal, le 3.A 65 ans.Bo„b*rî1®0»Me' *P?ux do Vlnelda Chassé „ bT-D®N1» — A Lachlne, le 3.A 26 ans, René, fils de feu Camille St-Denis et cl Amanda Lefebvre.ST-PIERRE — A Montréal, le 2.A 77 ans Faul St-Pierre, époux d'Emma Proulx.' THEORET — A Montréal, el 2, A 73 ans Mlle Flrmlna Théoret.WHITEHEAD — A Montréal, le 3, A 86 •ns, James Whitehead, époux de feu Margaret Buchanan.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMÉRC1E ITS Imprimés ou gravés.M.Léon Trépanier, candidat à la mairie de Montréal, a tenu une as- \r R,lnl,i TrAr,n„i-, „ .semblée hier soir, dans la salle de ]., ma,.|1.n,1am,!r' caner.rn,s?l?n pour venir Montréal, “il nous faudra d’abord î.?.1’ a _ |e n,ai Pas demande parti, ni des travaux.Mais sur 6,000 ouvriers spécialisés qui travaillent là il n'y a que 2,500 Montréalais.Placez donc à J’hôtcl de ville un maire qui a l’expérience des ques lions ouvrières.Je fais un appel aux syndicats catholiques et à tous les ouvriers.Qu’ils se rangent autour de M.Raoul Trépanier et l’élisent maire, et à Québec je seconderai ses efforts.M, Raoul Trépanier a parlé de quelques-uns de ses adversaires.Ceux qui ont déjà passé à l’hôtel de ville disent qu’ils ont été de bons hommes, de merveilleux administrateurs.Cela fait penser à la chanson : Tout va très bien, madame la marquise.Ils proclament qu’ils ont de l’expérience; c’est certain qu’ils en ont, ils en ont même trop.C’est peut-être préférable d’avoir moins d’expérience et plus de connaissances.J’aime l’ex-perience qui sert la population, mais pas celle qui sert l’intérêt personnel.Les cinq candidats qui ont ete à l’hôtel de ville ne peuvent tout de même pas dire que leur oeuvrera été un succès.La “Raynaultvation” s’en vient dire aux travailleurs: Le vrai chef ouvrier, c est moi.Si M.Raynault est chef ouvrier, moi je dois être millionnaire.Pendant son terme comme maire de Montréal, M.Raynault est allé à Londres au couron-rlu roi, et la ville lui a payé i j Pour, son voyage.Or un jour les deux échevins qui accompagnaient M.Raynault ont reçu un billet qui disait: Par ordre du roi vous serez demain matin au palais Saint James pour être présentés à Leurs Gracieuses Majestés.Les échevins y sont allés seuls, car M.Raynault était rendu à Rome.Mon cousin Léon Trépanier se promène dan^ Içs usines avec un ouvrier, et se proclame l’ami des travailleurs.Jamais je ne fai connu comme ça, si grand ami des ouvriers.Mes adversaires disenl qu’un chef ouvrier n’est pas qualifié pour la mairie» l’oi 1 ^ » A .1.ea 1 ) nous engager résolument dans des mesures financières pour assurer l’équilibre annuel du budget, 2) il nous faudra protéger davantage le petit propriétaire de façon à a encourager la construction d'habitations et à développer petit à jictit 1 attachement de nos concitoyens pour le sol montréalais ; 3) nous de-iyrons manifester an gouvernement fédéral comme au gouvernement provincial notre intention et noire désir de travailler de concert avec chacun d’eux pour départager les 'obligations financières que l'un cl I nuire ont le devoir d'assumer.Mon indépendance politique me permet d offrir dès maintenant une tnaiu cordiale aux hommes des deux partis, aux deux gouvernements au pouvoir, et mon passé leur permet de ne pas douter de ma sincérité sous ce rapport.” “Dans l’effort de guerre que le G.anatla accomplit en ce moment, ce ne sont pas les guerres intestines qui doivent prévaloir ni les divergences politiques, mais c’est l'union sacrée des citoyens, et c’est dans celte disposition d'esprit que je rue présente actuellement devant l’électorat.” '.‘En démissionnant d'un emploi tut était aussi lucratif, au point de vue pécuniaire, que celui de la mai • c de Montréal, cl qui m'assurait m pécule jusqu’en 1943.je n'ai pas su d autre but que de mettre à pro-pom; le bénéfice de mes conci- fil, Liits de» prix et ipécimeni »ur demande.l'Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est.Montréal] Tél.: BEIair 3361 toyens, les études que j'ai faites depuis trente ans sur tous les sujets ( ordre administratif, tant au point de vue d urbanisme, que de voirie salubrité publique, embellissement ! etc., etc.I.cs préparatifs que nous Ilnan( avons finis depuis deux ans, pour tonte une série d’enlrepriscs publi- Inucs, en vue du troisième cenlenairc le Montréal, ne doivent pas tomber i l eau et, en devenant tyso facto irésident de la Commission, en me faisant «lire maire, je vous donne I assurance que vous serez témoins un jour des splendeurs d'une com- mix organisateurs de mon a M, Bouchard.On parle beaucoup du plan Bouchard; je suis député à Québec et je dois dire qu’il n y pas eu un mot de discussion sur ce plan.Le plan Bouchard, c’est son plan à lui, M.Bouchard, ce n est pas le plan du gouvernemeut Godbout.M.Godbout a promis que les ministres seraient libres (l’administrer leurs départements comme ils le jugeraient à propos, et qu’il interviendrait lorsque ce serait nécessaire.Je crois que M.Bouchard n e pas besoin de faire, breveter son plan; les députés de Montréal ne sen empareront pas.Personne n’en veut, et pour ma part je n’en veux pas.Je suis pour le principe de taire travailler les gens.Tout le monde veut travailler, mais' dans des conditions humaines.Je connais les besoins du chômeur.Mont l'ral n'est pas Saint-Hyacinthe.Je n en veux pas à M.Bouchard, c’est un garçon que j'estime, mais son administration ne fait pas l’affaire des citoyens de Montréal; nous ne voulons pas que les chômeurs travaillent à dix cents de l’heure.M.Léonard frépanier se présent te comme le représentant de M.Houde, J'ai siégé à la dernière session avec le maire de Montréal, député de Sainte-Marie; nous étions ensemble au même pupitre.Avant In dernière élection municipale il avait démissionné; celte fois-ci ii a un autre mal, il s’est mis dans une position ridicule.J'ai eu beaucoup d estime pour le maire de Mont-j en ai moins depuis qu'il a iiqué a son devoir de premier magistrat lors de l’étude du nouveau mode d'administration.Dans le premier projet le maire était élu par le conseil.M.Houde voulait une élection populaire et M a réussi a faire changer le hil! Pourquoi M.Houde et le conseil n ont-ils pas présenté un projet?Je ne veux rien dire de plus parce la mairie, J’ai traité avec des officiers de compagnies puissantes, avec des groupes importants d'employeurs, et jamais un seul n’a pu me reprocher de n’avoir pas été un homme raisonnable et juste.J’ai respecté les patrons et j'en ai été respecté.Les autres orateurs ont été MM.Lucien Rodier, Emile Naud, A.Duquette, Claude Jodoin, et Mme E.-S.Prévost.M.Adhémar Raynault A lo Côte-Soint-Paul, hier soir, M.Adhémar Raynault insiste sur la Commission du Bien-Etre social qu il entend créer et sur le nouveau contrat qu'il veut négocier avec la "Montreal Light" M.Adhémar Raynault a rendu visite hier soir aux électeurs de la Cote-Saint-Paul, dans la salle même ne 1 ecole de Lévis où il avait ren-i u rompte de son mandat à la fin de son terme d’office à la mairie ii y a deux ans.fl a prononcé un bref discours pour exposer ce qu’il compte pouvoir faire dans les eir-constanees actuelles en insistant sur la Commission du Bien-être social qu'il veut créer el du nouveau contrat qu’il veut négocier avec la Montreal Light Heat and Power.i On remarquait sur l'estrade aux coles du candidat, M.Ovide Taille-fer, ancien président du comité executif, ainsi que deux conseillers élus par acclamation, MM.Emery ¦sauve et Amédée Marcotte.Les autres orateurs ont été MM.Philippe rrrland, Philippe Aube, Maurice H infret, Mme Dumont, MM.Marcel Iraban, Lucien Duchaine, Louis Morin et Georges Cromp, M.Adhémar Raynault a déclaré aux électeurs qu'il ne venait pas h'iir promettre des choses impossibles.Je veux, dit-il, une Commission du Bien-être social afin de coordonner toutes les activités qui visent a améliorer le sort de nos gens.Gela c'est possible tout de suilc.Il est nombre de Iravaux publics qui s’imposent afin d’assurer le (l.'veloppeinent ordonné de noire ville.Je ne viens pas vous dire que cela peut se faire tout de suite car on sait que l'effort de guerre absorbe la plus grande partie de nos ressources.Je crois que la signature d’un I nouveau contrat d’électricité s'im- • pose tout de suite car il y a moyen j d'épargner par là 8400,000 par an- ] née à Montréal.Quand le moment i est venu d'agir sur la fin de mon premier ternie d’office a la mairie, ; on a pris une injonction pour re- i larder l'affaire.Si je suis élu, mon premier souci sera d’amener celle question devant le nouveau conseil et de faire 1rs démarches (iai s'imposent pour régler entin In question.M.Raynault a porté quelques hottes à l’un de ses adversaires qu’il n'a pas nommé.Il y a un cnn- qu’il se retirerai) samedi matin en faveur de M.Raynault.Il dit que quelque deux cents jeunes gens sont payés pour répandre cette rumeur.Or la rumeur sert M.Raynault, dit-il.Me Penverne conclut qu’il est justifiable de supposer que c'est un agent de M.Raynault qui fabrique ce canard.II a rappelé que M.Raynault J avait nommé chef du département des réclamations pour mettre fin à des abus à l’hôtel de ville.C’est ce O» d fit.Il en a fait un tel succès cjue M.Raynault ne cessait d’en par-1er, pour s’en glorifier lui-même dans une certaine mesure.Me Pen-verne le comprend facilement, car, si J on fait abstraction du nettoyage qu il a opéré dans ce département, 1 administration de M.Raynault n’a pas autre chose à son crédit que e travail de Me Penverne.C’est tellement vrai que AL Raynault est le premier à reconnaître que Me Penverne a épargné à la ville plus de $200,000 pendant qu’il était en fonctions.Me Penverne a encore parlé du nouveau conseil municipal de 99 membres.Il ne veut pas le juger avant de l’avoir vu à l’oeuvre.Toutefois, il reconnaît dès aujourd’hui que le nouveau conseil est de beaucoup supérieur à ceux de l’ancien régime.La présence de représentants de corps publics comme l’Université de Montréal, le McGill, la Chambre de Commerce, etc., est une garantie d’amélioration.Cette supériorité demande un maire dont les connaissances et la culture facilitent les relations avec des personnalités comme celle d’un Edouard Montpetil.Me Penverne est heureux de se proclamer un élève de M.Aiontpetit, car il est un élève de la première promotion de 1 Ecole des Hautes Etudes commerciales.Me Penverne est le premier avocat canadien qui a obtenu sa licence en économie politique et en sciences sociales.L’ancien élève de M.Montpetil a parle du rôle que devra remplir le maire élu lundi prochain.Avec la Commission municipale qui détient le pouvoir, le pouvoir du maire est de faire des suggestions.Dans cet ordre d’idée, Me Penverne se propose de suggérer d’étudier la dette de Alontréa! pour la rajuster.S il est élu maire.Me Penverne ,s occupera du chômage, qui existe toujours.Il n’a pas la prétention de le faire disparaître complètement, niais il est assuré de l’atténuer.Jamais il ne traitera les chômeurs en quantité négligeable comme cela se fait ailleurs.Dans son Opinion, si l’on x'eut sincèrement aider les chômeurs, il faut y mettre plus d’humanité qu’on .en trouve dans le plan Bouchard.C’est ce qu'il fera, parce qu’il croit qu’il faut autant de vérité dans le coeur que sur les lèvres.Me Penverne veut encore pour fous les ouvriers des logements convenables et un salaire raisonnable.Ce salaire raisonnable, il le veut, non seulement jiour les ouvriers syndiqués, mais pour tous les ouvriers.A l’hôtel de ville i! veut représenter tout le monde.Or toutes les classes de la société n’ont jias été représentées à l’hôtel de ville depuis un quart de siècle.Le petit propriétaire a souffert de cet étal de choses, aussi Me Pen verne veut-il s’occuper de lui d’une façon parliculière.Il dit qu’il ne faut pas le taxer de faire de la démagogie, qu'il déteste par principe, car il est de ceux qui croient en ces pondes de sir Wiifrid Laurier: “Le meilleur moyen d’être un grand patriote, c'est de dire de cruelles vérités”.Il s’est ensuite attaqué à deux autres de scs adversaires.Il a lancé à AL Léon Trépanier le même défi qu’il a lancé à M.Raynault, de le rencontrer en assemblée contradictoire.Il espère que M.Léon Trépanier s'empressera de relever le défi plus que ne l’a fait Ai.Raynault.Dans le cas de Mj Léon Trépanier il a rappelé l’histoire de la Montreal Water A Power qui a coûté $4 millions de trop à la ville et reproche à M.Trépanier de n’avoir même pas tenté d’empêcher que la transaction se fit.* Pour ce qui est de AL Raoul Trépanier, Me Penverne affirme qu’il ne représente pas lotis les ouvriers, mais seulement ceux de l'Union Internationale, soit seulement 3 p.c.environ des ouvriers organisés, quand Quelle dote ?Voyez ici 1940 DE4 CEMBRE 1940 Dim Lnn Mât Mfl J*u Ven Sam 1 2 3 4 5 6 7 L* 9 10 U 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Mc Charlemagne Landry A I académie Christophe-Colomb — Le chômage, les taudis, l’Université, le Jardin botanique, le petit propriétaire, l’autonomie de Montréal Le chômage, la plaie du taudis, la nécessité de terminer l’Université de Montréal et le Jardin Rota nique, le sort du petit propriétaire, la carte d’enregistrement national, et l'autonomie de Montréal, tels sont les principaux problèmes traités, hier soir, a l’Académie Cnris-tophe-Colomb, par Me Charlemagne Landry, avocat, candidat à Ja mairie.L’assemblée était présidée par AIM.Adrien Francoeur, Napoléon Thivierge et Alfred Hétu.Ale Maurice Piuze, avocat, agissait comme maître de cérémonies.Les principaux orateurs, outre le candidat, étaient MAL Georges Latulippe, Alfred.Hétu, Paul de Blois, Wilfrid Lefebvre, Raymond Latulippe, L.-C.Desjardins, etc.Me Landry a dit que “le moment était venu pour la population d’e lire un jeune homme pour la représenter à l’hôtel de ville”.“Les jeunes connaissent les be j soins du peuple parce qu’ils oui j souffert, dit-il.Je saur-.i vous ot> i tenir ce que certains candidats ac- j tuels vous promettent depuis dix j ans, c’est-à-dire la démolition des! taudis, des travaux rémunérateurs | et l’autonomie de notre ville”.M.Landry ajouta que ses adversaires ne sont pas sincères lorsqu ils redemandent la population de leur faire confiance une fois de plus.“Ils ont eu l’opportunité de réaliser les réformes qu’ils proposent présentement et ils ont misérablement failli à la lâche, dit-il.Ne les trouvez-vous pas audacieux rie revenir devant vous, aujourd’hui, avec les mêmes réformes?” Le candidat à la mairie a aussi affirmé qu’il trouverait le moyen de soulager le petit propriétaire du fardeau des dettes et des taxes.Il s’est dit opposé à de nouveaux impôts, mais favorable ; des réformes fiscales pour répartir équitablement les responsabilités.“Je veux aussi, a-t-il dit, collaborer avec les gouvernements fédéral et provincial, car c’est le seul moyen de bien administrer Montréal.Nous ferons l’essai du nouveau système, mais je n’épargnerai pas.mes efforts pour obtenir notre autonomie municipale.Je n’hésite pas à affirmer à ce sujet que nous de- j vons ce nouveau problème, celui i de la mise en tutelle, aux administrations précédentes dont les chefs sont candidats.” AI.Landry a dit de son adver- Croyez.- vous qu’il puisse le faire aujourd’hui?Réfléchissez sérieusement avant de voter lundi prochain.” Les officiers du C.P.C, de Montréal Tous les principaux officiers du C.P.O.de Montréal prenaient part lundi soir à une brève cérémonie au Montreal -HliO» School, rue University.M.C Barnes, dl-recteur-adlolnt de la Police de Montréal, passait les officiers en revue.Ils étalent commandés par leur directeur général.M.A.H.Paradis.Les officiers exécutèrent, avec beaucoup de précision, de courts exercices militaires.On comptait parmi les officiers présents MM.E.S.McDougall, sous-dtrecteur général, J.-A.Blondeau, sous-dtrecteur général, H.C.Bèatty, chef du personnel, Gerard Parizeau, sous-chef du personnel, K.H.Olive, agent de liaison, H.W.Morgan, chef de la division ouest, Justice O.G Macklnnon, sous-chef de la division ouest.F.Curzon Dobell, chef de la division centre.A.R.Chioman, sous-chef de la division centre.R.B.Perreault, chet d* la division nord.Dr O.Lefebvre, chef de la division est.L'habitation Ce soir, à 8 h.15 précises, au no 4219 rue Bordeaux.l'Union économique d’habitations tiendra sa réunion d'études hebdomadaires; les chefs de famille (maris et femmes) sont invités à venir connaître les possibilités de la loi nationale du logement, 1938.partie 1, projections lumineuses de cités-jardins d’Europe.Entré» gratuite.POUR VOS PRODUITS LAITIERS EXIGEZ: Cl de lait et crème de Montréal Enr.Lait Pasteurisé Crime Lait Homogénéisé Beurre Breuvage chocolaté Oeufs Tél.AMherst 2171 miïm im AIR-CANADA (Trans-Canada Air Lines) VOYAGEURS POSTE AÉRIENNE • MESSAGERIES PRÉVENU CASSEZ— rre« um bonni PONCE LA MEILLEURE RECETTE Brit A OU Co isi; 6 Walk G & W 42% 75 C Ac D Sug .28 Mi 29 26% 29 MINES : S C Nor P pr .98’ 17300 Arntf G M .8% 8% 8 8 300 C Brew Ltd .no 4>00 Bouscad G 2% 195 Do pr .25% 300 EfiNt Mal 305 310 305 310 5 Can Vickers .:g, 30 Iwake Shore M 20 19 H 10 C Westing Co 42% 43 42% 43 1200 Mai Ol FI .120 122 120 122 19 Cons D Sec p 3% 100 O'Brien G M 115 RO Cns Pap Crp 4% 100 Pato Cns O D 210 725 Cub Aircraft 105 lis 105 200 Pend Oreille 180 300 Donna Pap A 5 100 Perron G1 M 176 50 Eastern Dr pr 7% a 7% R 100 Preaton East 330 120 Fairchild Alrc 3 3 2% 3 200 Siscoe Gold M 50 275 Ford of C A 16*3 16% 16% 16% 500 T.Hugh Ol M 325 25 Gen Motors 55 500 Wood Catl .9 100 Mackenz A S 100 HUILES: 50 McColl Fr pr 94 1580 Home Oil .230 210 230 240 1 Melrhera D p 5 55 Royallte Oil .21% 80 Mitch, (te Co .10% .• • A[(n' lies Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées LE CURB DE MONTREAL Court fournis pat la maisor !.FOKGET & CIE.471.rue St-Frs-Xavler.Montreal Bant Bru Clot Charu 125 Algoma Steel .9% 9% 9% 9% 126 Asbestos .25 Bathurst A 14% 12% 12% 12% 12% 76 Bell Telephone 157*2 205 Brazilian 5% 100 B C Power A .660 Bldg Product» .26 15% IOO14 15% 1544 15% loo C Cement pr .380 Can Steamship 4% IT.4 9 13 Do prlv .B75 Can Car .9% * 9% 25 Do prlv .22 50 Can Celanwe .29% .IS Do ptlv .133 35 O InO Ale A .185 B85 Can Par R .5ti 35 Con Smelttns .38',S 30 Dom Bridge .38'Â 140 Dom Coal nr 19',a 400 D Steel it C B 94Î SH SH s% »H 9« 9% 30 Dom Textile .25 Dryden .85 Foundation Co 15 Qen Steel W .575 lmp OU 225 lmp.Tobacco 95 Indust.Accept, 200 Int Nickel .50 Int.Power .793 Mont Pow .29 Mont Tram .15 Nat.Brewerle* .165 Nat Steel Car .75 Noranda 360 Power Corp .35 Price , .100 Rolland P vot t 305 St L*w Crp pr 25 St Law Pap pr 700 Shawlnlgan .61 Steel of Can .Rant Bas Clôt.Chan 83 .5Vi.12 .6ti 13'» 6% 6 6 i8% 18 Mi 18% 35% 35 35% 28% 29 29% 38 rm.37% 57 56 Mi 56% Chocolaleria, Î3I9 ave Green, Charles Mignault, marié.R.Woolf Rcg’d, Reuben Woolf, marié, et Dame Lillian Adelson, épouse de I Hyman Weinstein, I Breslav Realty Co., 3500 ave Atwater, John |.Segueir, marié, et Samuel Nusselman, marié.General Business Councillors, 635 ouest, St-Paul, William Henry Davis, marié.Josephine Sully, 2019 Stanley, appt 3, Dame Josephine Séguin, épouse de Walter P.Sully.Marston Paper Co., 81 ouest, Dorchester, David Marston, marié.Wcstmount Ladies Tailoring, Harry Fa-lishman, marié.The Canadian Veteran Publishing Co., 1502 ouest, Ste-Catherme, Lt-col.Fiederick James Picking, célibataire.Les obligations Mines non inscrites DERNIERS COURS DE FERMETURE DOMINION DU CANADA! « Offts Dam 2% Juin 1er 1944 .100',i 101'/« a‘,i% Juin 1er 1943 .102 10252 2H% nov 15 1944 .102 10241 3% oct.15, 1942 .102*8 10352 3% perp.8889 V« •let.Juin le.1950-55 .98 99 3% Juin 1er 1953-58 .97% 98% 3Yt% luln 1er 1946-49 .lOD.i 1023,2 3',-i% nov.15, 1948-51 .100'i 101% 3Vi% 1er fév.1948-52 .IOOMi 101'/, 3W% Juin 1956-66 .99'a 100% 3'/,% oct 15.1944-49 .102',! 103% *
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