Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 septembre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1941-09-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
*Le Canada est une nation souve-' rame et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, oj des États-Unis, ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” U2-X-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR RédicNsr «a eh«( t Omar HIROUX Directaur-gérant : Gaorget PELLETIER Montréal, samedi 20 septembre 1941 REDACTION CT ADMINISTRATION 430 CST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE; BEIalr 3J61* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration Rédaction ; Gérant : BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair 3361 Le drapeau allemand flotte sur Kiev, annonce Berlin (Lire en page 3) De dures réalités.L'enfance abandonnée — L'encombrement des crèches — L'article du docteur Letondal à ' Relations" —— Pour faciliter l'adoption-Sur la question des taudis: un documentaire social qui fait froid au coeur — Et cela se passe chez nous.Navires de guerre anglais dans les ports des Etats-Unis Pour réparations ou ravitaillement Le Dr Paul Letondal, danj la dernière livraison de Relations, traite d’un sujet tragique, qui lui tient au coeur et qu’il connaît particulièrement, celui des crèches.Le Dr Letondal, on le sait, est un spécialiste des maladies infantiles; il est chef de service à l'hôpital de la Miséricorde.Il sait autant que personne ce que l'on pourrait appeler la grande pitié des enfants abandonnés.Le nombre de ces petits augmente toujours.11 se trouve que les progrès mêmes que l’on a réalisés dans leur traitement aggravent, à certains égards, la situation des crèches, puisqu'ils haussent le nombre des enfants qu'elles doivent hospitaliser.A la crèche de la Miséricorde, rue Dorchester, il suffit de passer à travers les salles pour en constater l’extrême encombrement.On a dit que la maison avait été construite pour itctvoir deux cents petits, qu’elle en contient présentement six cents.Tous les coins, en tout cas, ont été utilisés, et au maximum.Mais, au plus profane, il apparaît très clairement qu’un pareil régime ne peut durer.Les médecins nous disent que cette surcharge même joue contre la santé des petits, l’un des grands facteurs de mortalité chez eux étant la contagion qui trop souvent résulte de la promiscuité.Le Dr Letondal, après avoir signalé qu’il y a dans les .crèches un péril alimentaire et un péril infectieux, écrit expressément; Le péril infectieux est de nos joues beaucoup plus grave que le péril alimentaire.Du reste, U est exceptionnel aujourd’hui que des erreurs soient commises dans la préparation des boires.Par contre, lorsque les enfants sont trop nombreux et que l’on manque d’espace, la plupart sont infectés: c’est là qu’est le danger.Alors, tes épidémies succèdent aux épidémies; U s’ensuit fréquemment des troubles digestifs secondaires, obligeant le médecin à prescrire des aliments de régime, qui forcément retardent le développement de ces sujets.Contre ces infections, il n'g a qu'une chose à faire pour en préserver Us tout-petits: c'est la pratique de l’asepsie médicale rigoureuse, comme dans un hôpital de contagieux, ce qui nécessite des locaux appropriés et un personnel suffisant.Ÿ * * Il faut lire dans le texte l’étude du Dr Letondal, avec ses chiffres et ses observations.A l'heure où l’on dépense tant pour les oeuvres de guerre, où l'on sacrifie sans compter les millions pour les engins de destruction, il semble que l'on devrait, par une sorte de besoin d’équilibre et de compensation, se retourner avec une générosité, une ardeur particulières vers toutes fts oeuvres qui tendent à conserver la vie, — celle des petits surtout.C’est le cas de Sainte-Justine sur lequel se fixera demain Inattention publique; ce devrait être le cas des crèches qui recueillent les plus pauvres, les plus dénués, puisqu’il n’y a personne qui leur soit lié, qui consente du moins à se reconnaître avec eux des liens.Le Dr Letondal indique un plan d'action.Evidemment, pour désencombrer les crèches, pour mettre les enfants dans des conditions qui leur assurent de meilleures condi- tions de survie, il faut de l’argent; mais, de l’argent, on en trouve pour tant d’autres choses.Et la vie humaine n’est-elle pas le plus précieux des capitaux?* ¥ * Arracher à la mort qui les guette ces petits, ce n’est qu’un premier pas.Et nos lecteurs connaissent l’oeuvre admirable qui s’acharne à placer les petits abandonnés dans un milieu qui leur crée en quelque sorte une famille, qui leur permette de vivre dans des conditions à peu près normales.Là-dessus, nous ne croyons pas qu’il y ait deux opinions.Nulle charité, si large, si ingénieuse qu’elle soit, ne peut remplacer la vie de famille.Nous nous rappelons avoir entendu jadis sur ce point des observations que nous ne pourrons jamais oublier.— Comment voulez-vous, nous disait une religieuse, que ces petits prennent chez nous une vive conscience de certaines réalités?Nous faisons pour eux tout ce que nous pouvons, mais il est des choses qui dépassent nos moyens.Dans la famille, l’enfant, s’il a besoin d’un habit, d’une paire de chaussures, entend ses parents parler de la dépense à faire, de ce quelle représente de gène, de calculs.Si tes enfants sont nombreux, il recueille cette leçon presque tous les jours.Il apprend de même ce qu’il en coûte aux parents pour se tirer d’affaires.Sans qu'il s’en doute, certaines notions s’impriment dans sa petite cervelle.Il acquiert le sens des réalités.Il apprend qu’il faut ménager, épargner.Chez nous, l’enfant, quand il lui manque quelque chose, le reçoit, sans plus.Nous pouvons bien nous efforcer de lui faire comprendre la valeur de ces choses, la gratitude qu’il devrait pratiquer.Mais que valent ces leçons à côté de celles de la maison, de la vie en commun, quotidiennement et indéfiniment répétées, sous les formes les plus diverses?Et comment faire sentir des obligations qui s’adressent à une institution?comment établir entre les enfdhts et cette institution des relations qui ressemblent à celles des enfants avec les parents?La grande école, c’est ta famille.,.L’adoption, par contre, décharge les institutions et l’Etat d’un lourd fardeau; mais l’adoption elle-même est fonction des soins à donner aux petits abandonnés.Pour qu’on les adopte, il faut d’abord — M.de la Palice ne dirait pas autrement — qu’ils soient vivants, qu’ils offrent ensuite des conditions de santé raisonnables.Donc, une politique de sauvetage de l’enfance abandonnée comporte d’abord une large, saine, intelligente politique d’hospitalisation.* * * Nous prions, encore une fois, qu’on Use l’article du Dr Letondal.Tout à côté, on trouver» un documentaire social qui éclaire d’une effroyable clarté la condition où vivent certaines gens à Montréal.C'est, sur la question des taudis, une pièce tragique.Tout cela fait froid an coeur; tout cela met face à face avec de dures réalités; tout cela devrait inciter à l'action, — à l’action aussi rapide, aussi efficace que possible.Il n’y a point — ne cessons pas de nous le répéter — il n’y a point qu’au delà des mers que la misère et la douleur jettent leur lancinant appel.20-1X-41 Om«r HEROUX qu’ils atleindront au perfection ne ment intellectuel et à l'instruction qui leur sont indispensables pour Apercer” dans un pays ou nous n» dominons ni par le nombre ni par la force économique.Ce ne sont pas les lois et les reglements qui favorisent le mieux l’ardeur à l’étude, mais la mise à la portée, dès l’enfance, des choses qui stimulent la curiosité et font contracter en se jouant l’amour des livres.Si la nouvelle que le Devoir a publiée hier est exacte, comme il y a lieu de le croire, c’est un beau don de joyeux avènement que le nouveau conservateur de la bibliothèque, contribue à faire à la jeunesse de Montréal.ao-ix-4i Ls D.Le carnet du grincheux Communistes et nazistes sont gens de même farine, mais qui ne s'entendent pas gros par le temps qui court.?* * Hitler ne s’arrêtera peut-être qu'une fois rendu en Sibérie.Ça ne serait pas ma!, à la condition qu’il y restât.AA* Les Barbares d’autrefois, Goths, Wi-sigoths et consorts, quand iis se donnaient la peine de faire des invasions, marchaient vers l’ouest.C’est à cause de cela qu’on en est venu, plus tard, à dire en anglais, en laissant tomber un simple Hi: Go We*t, young man.Le Fuehrer allemand est homme de peu d’avenir, car c’est en direction de l’est qu’il dirige ses invasions.* + + Un échevin propose une taxe sur les boites à musique qui se trouvent dans les restaurants et qui, moyennant une pièce de cinq cents, servent assez de musique de swing pour donner la nausée à tout un quartier.Cet échevin-là mérite que, de son vivant, on lui élève une statue, si son idée est adoptée et que la taxe qu'on fixera soit prohibitive.* * ¥ 1 Si cela pouvait lui- faire plaisir, nous proposerions même que la statue en question, histoire de faire plus grand, soit équestre.* ¥ » Le ministre des Finances, M.tlsley, affirme qu'il n’est plus permis aux Canadiens de vivre comme d'habitude, to live as usual.Bientôt, leur sera-t-il seulement permis de vivre?A A Des représentants du clergé protes- tant de Toronto font entendre des protestations à propos de la célébration d’une messe catholique sur la colline Modification à la politique de publicité des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne WASHINGTON, 20 (A.P.) - Le déporfemenf de la Marine a révélé que douze navires de guerre anglais y compris le cuirassé "Worspife" se trouvent1 actuellement dans les ports des Etats-Unis pour y subir des réparations ou se ravitailler.Cette annonce constitue une modification de la politique de publicité suivie dans le passé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.On croit que la décision qui a été prise de fournir cette information et de la faire suivre de rapports similaires à l'avenir a pour but de permettre aux Américains et aux Anglais de se rendre compte de toute l'assistance apportée à la Grande-Bretagne par les Etats-Unis en vertu du programme de prêt-bail.On sait que le président Roosevelt a déclaré cette semaine que l'on avait dépensé en vertu de ce programme une somme de $78,169,377 à réparer des navires de guerre et à améliorer des bases militaires et navales sans fournir d'autres précisions.Le secrétaire de la Marine, M.Frank Knox, a annoncé ce changement de politique en disant qu’il avait été canvenu après plusieurs semaines de consultations avec les autorités anglaises.Il a ajouté que l'an s'est entendu pour fournir au public une mesure raisonnable d'information sans rien révéler qui soit de nature à aider l'ennemi.Voici la liste de ces navires de guerre anglais ainsi que des ports américains où ils se trouvent actuel* lement; le cuirassé "Warspite” de 35,000 tonnes, à Bremerton, Etat de Washington; les porte-avions "Illustrious'' et "Formidable" de 23,000 tonnes chacun, à Norfolk, Virginie; les croiseurs "Delhi" de 4,850 tonnes, et "Dido" de 5,450 tonnes, à Brooklyn, New-York; les croiseurs "Liverpool" de 9,100 tonnes, et "Orion ' de 7,215 tonnes, à Mare-lsland, Californie; r'Asturios" qui serait un croiseur transformé, à Newport-News, Virginale sous-morin "Pandora", à Portsmouth, New-Hampshire; les corvettes "Nasturtium" et "Primrose", à Charleston, Caroline du Sud; le balayeur de mines "Menestheus", à Baltimore, Maryland.Le contre-omiral A.-J.Hepburn, chef du service des relations publiques de la marine, a déclaré que ce n'était pas là les seuls navires anglais ancrés dans les eaux américaines, mais que c'étaient les seul* dont l'on pouvait parler à l'heure actuelle.du Parlement i Ottawa.Ils parlent des empiétements catholiques romains sur les prérogatives du gouvernement du Canada.Depuis quand est-ce la prérogative de ce gouvernement-là de dire une messe catholique?Il est néanmoins naturel que des protestants protestent.Les mêmes protesteront-ils aussi parce qu’au même endroit, quelques jours après la messe catholique, des pasteurs protestants d'Ottawa ont procédé à une cérémonie de leur religion?A A A Si la ville de Montréal passait le jardin Botanique à la province, M.Damien Bouchard serait peut-être tenté de le transplanter à Saint-Hyacinthe, A A A L'air de la Mother Country aurait-il coupé le sifflet à M.Hanson?Huit jours qu’il est en Angleterre et pas encore un seul discours de lui.A A A L'on n’a même pas su si lord Bennett avait été satisfait de sa boite de bonbons au chocolat, A A A C’est au retour que le leader conservateur aura sans doute le verbe haut et abondant.Le Grincheux K>-XX-4! Billet du soir Trois albums de "(i) "Aon Pays La guerre, spécialement la situation pénible acluellc de la France, a affecté sensiblement les librairies-canadiennes.Mais, par ailleurs — et il faut s'en réjouir —• celle disette de livres, revues ou albums français dont tous nous souffrons a provoqué, chez nous même, de louables initiatives littéraires et artistiques.Ainsi dans son assortiment de temps de guerre, la Librairie du Devoir peut offrir les irais premiers albums de la collection Mon Pays préparée par les Editions Fi-des.Ces trois albums, que l'on peut se procurer pour quelques cents seulement, voient le jour dans une toilette singulièrement élégante qui fait honneur à ses parrains.Typographie, ülustraHons, le tout témoigné d'un goût à la fois sobre et sûr.Même, te format de ces albums se distingue des brochures analogues: format pratique de Vade Mecum qui permet d’apporter facilement en voyage ces précieuses synthèses historiques enjolivées d’images de noire beau pays de Québec.Mais, ce qu’il faut souligner davantage, c’esl la bonne tenue littéraire des Irais albums: la langue des textes est soignée, simple et exacte toujours, — elle ne dédaigne même pas, parfois, la fantaisie et la poésie.Le dernier-né des trois frères nous fail connaître totalement l’oeuvre de FOratotre Saint-Joseph du Mont-Royal, si intime me ni liée à la vie extraordinaire du cher Frère André.Tous les amis de iOraloire rl du Frère André — ils ne se comptent plus Ibnt au Canada qu'aux Etats-Unis — voudront sans doute se procurer cette plaquette si au point qui leur révélera des détails Inédits sur la crypte et ta basilique en vole de parachèvement qui couronnent si bien In vie dn Frère André, ainsi que sur l’atmosphère spirituelle dont est imprégné ce versant du Monl-Royal d’où surgit glorieusement le monument élevé au père nourricier de Jésus.Les deux autres albums, pour avoir un inlérêt plus régional, trou- veront quand même leur place dans les foyers du Québec.Des milliers de gens de chez nous ont pu admirer l’incomparable Saguenay, apprécier l’hospitalité de la population saguenayenne aux traditions tenaces, aux moeurs saines et à la fol robuste.Ceux-là seront reconnaissants à Fides de remettre sous leurs yeux des images qui les ont charmés, de leur rafraîchir la mémoire sur certains faits historiques oubliés.Quant aux autres, ma foi, ils ont une double raison de.profiler de celle occasion facile qu’on leur offre de faire, au prix de quelques cents, un merveilleux voyage au Saguenay qui les incitera sans doute à prendre un jour le fleuve pour pénétrer dans ce bras de mer aux eaux fougueuses, qui se précipite entre des caps ailiers et des paysages grandioses, dans une solitude pleine de poésie et de mystère.Us connaîtront du meme coup le développement industriel qui, en ces dernières années, a transformé toute une partie des réglons du Saguenay et du Lac-St-Jean, sans pour cela attaquer l'Ame même de ce royaume émouvant, Vun des joyaux les plus purs de tout le Canada français.îo-ix-41 Lucien DESBIENS (1) — i.Le Saguenay historique; 2.Le Saguenay pittoresque; 3.L’Oratoire St-Joseph.En vente à la Librairie du Devoir, à30 est, Notre-Dame, Montréal, au prix de 0,25 l’exemplaire, broché (0.30 par la poste) ou de f.50, relié (par la poste, 0.55).Bloc-notes L'hôpital Sainte-Justine Il tendra bientôt la main au public.La publicité mettra relui-ci au courant d’une situation fausse: Nos hôpitaux n’ont pas, à Montréal assez de place pour nos malades et nos accidentés, particulièrement pour les jeunes, malades.Au fond de cette fausse situation toujours la même cause: manque d'argent.Le public sera appelé à se montrer généreux.On a lieu de croire que les grosses souscrip- tions, qui sont plus gênées cette année parce qu’elles ne jouissent plus d’une exemption de taxe sur les dons charitables que de moitié di ce qu’elle était autrefois, se maintiendront au moins au même niveau que l’an dernier et que, par contre, les petites souscriptions s’accroîtront, puisque, s'il y a moins de riches, il y a aussi moins de pauvres.Mais pour assurer un budget suffisant aux hôpitaux qui souffrent si durement de la vie chère, il faudrait une forme d’indemnité de vie chère.Les octrois de l’assistance publique restent constants et pourtant le coût des aliments monte et montent aussi les salaires des employés.Puisque cette dernière hausse est sanctionnée et voulue par l'Etat, il est logique qu’il en tienne compte et revise les allocations qu’il paie aux institutions hospitalières pour les soins aux malades indigents.Cette fixité des octrois de l’assistance publique est illogique et paralyse le développement des institutions qui sont obligées de refuser des malades.Ces malades ne reçoivent pas les soins ou'ils devraient avoir ou encore ils se diri genl vers d’autres institutions dont on ne peut accepter sans une sorte de gêne qu’elles hébergent nos propres indigents.% Les enfants auront leur salle Une information de source sé i icuse nous apprend que I on réparera un tort qu’on leur avait causé en les privant de leur salle de lecture a la bibliothèque municipale qui avait été cédée à la Commission de chômage.Le choix était franchement malheureux.Dans une ville où les enfants sont si nombreux et les bibliothèques si râres nn devrait multiplier les salles de lecture pour lesienfants et c’est ur.crime de fermer celles qu’ils ont déjà.Il est temps et grand temps que l’on réagisse contre cette manie de vandalisme.Et à ce propos, il est bon de monter la garde autour de ce Jardin botmique qui ouvre à nos enfants le plus beau 'ivre qu'ils puissent voir: le livre de la nature Il faut faire naître et développer l’esprit, l’observation et le goût de la lecture et de la culture chez, nos enfants.C’est a cctla condition Lettre d'Europe La phase germano-russe de la guerre Conflits de conscience et nécessités politiques — 23 août 1939: volte-face d'Hitler à l'égard de la Russie?— Les griefs d'Hitler contre Moscou — Les alliés des deux belligérants — De 1812 à 1941 Le 3 août 1941 Je dis la “phase” germano-russe de la guerre plutôt que la “guerre1’ germano-russe^ parce qu’il apparaît toujours plus qu’on se trouve en présence d’une guerre unique qui s’amplifie, et dont les actes se succèdent assez logiquement, mettant de nouveaux acteurs en scène.Il en a été de même en 1914-1918.La guerre qui devait devenir “mondiale” avait, commencé entre les Funpires centraux, d’une part, et d’autre part, la France, l’Angleterre et la Russie.Puis, successivement.d’autres puissances, grandes ou petites, se joignirent à l’un ou à l’autre des deux camps belligérants, prenant aux hostilités une part plus ou moins effective, certaines d’entre elles n’étant même belligérantes que théoriquement.Finalement, ie traité de Versailles devait être signé par vingt-huit puissances, européennes, américaines ou asiatiques.Ensuite, quaire autres traités, ceux de Saint-Germain, de Trianon, de Neuilly et de Sèvres, ce dernier remplacé ultérieurement par celui de Lausanne, achevèrent l’oeuvre de paix (?) commencée à Versailles.Tous ces acles diplomatiques avalent mis fin u une seule gu en e aux phases multiple-, 11 n>V pas sûr que !» phase germano-russe de la guerre actuelle fermera le cycle, il sera prudent d’en considérer comme possibles d’autres encore, * * # Plusieurs fois déjà, j'ai fait appel à l’objectivité des lecteurs du Devoir, en m’efforçant moi-même de traiter avec objectivité certains sujets délicats.Je le ferai de nouveau aujourd'hui a propos des hostilités germano-russe*.Parce que la Grande-Bretagne et avec elle l’Empire britannique sont, en l’oc-curfonce, les alliés de la Russie soviétique.Le public canadien n’a que de l'antipathie pour le regime sovié- tique et communiste, de même, du reste, que le public anglo-saxon en général.Cette antipathie procède du caractère de ce régime aux poinls de vue politique, social, et peul-ètre plus encore religieux.Faut-il donc blâmer la Grnnde-Rielagne, suivie par les Dominions, d’avoir fait cause commune, alliance même, avec Moscou?D’aucuns le font, qui ne sont pas directement intéressés dans la question.Ils dénoncent comme incorrecte i’allian-ce d’un pays où l'on respecte la religion avec la Russie athée, d’un pays à régime capitaliste avec la Russie communiste.Ces sentiments, explicables en soi, procèdent d’une subjectivité très sincère, mais qui fait abstraction des nécessités de la politique internationale.Me trouvant en Angleterre, il y a longtemps déjà, aux débuts de la première alliance franco-russe, ic pus constater combien des Anglais, sans aucune prévention contre la France elle-même, étaient indignés de voir ce pays républicain s’allier à la Russie tsariste.Ils n’admettaient pas qu’on leur parlât des nécessités de la politique internationale.Mais, plus tard, leurs griefs s’atténuèrent, disparurent même, quand, par la conclusion de l'Entente cordiale, l'alliance franco-russe se fut transformée en la Triple-Entente.Les inléréts de l’Angleterre semblant désormais être solidaires de ceux de la Russie tsariste, de subjectif qu’il était le jugement des Anglais devint réaliste.Pour rappeler des faits plus récents, quand, en août 1939, ’e Reicn conclut un traité avec, la Russie soviétique, l’Angleterre et ;a France, puissances démocratiques, étaient en train de négocier avec, cette même Russie pour s’allier à elle, mais le Reich leur coupi l’herbe sous les pieds.On connaît l’adage latin: Primo vivere, deinde philosopharl.On connaît aussi l’adage français: Nécessité fait loi.’On pourrait les commenter en disant que l’homme qui se noie ne s’inquiète pas de savoir auquel de ses semblables U peut se raccrocher.Du reste, s’exprimant au Parlement ou hors du Parlement, les représentants du gouvernement britannique ont pris soin de spécifier que l’alliance avec la Russie soviétique ne comportait aucune reconnaissance de son régime politique et social.L’alliance anglo-soviétique ayant été critiquée au point de vue religieux, à cause rte l’athéisme des Soviets, il vaut Ja peine de reproduire le jugement suivant que l’archevêque anglican de Cantorbéry*a formulé dans son organe diocésain: "Il peut sembler étrange qu’on associe l’alliance avec la Russie à notre prétention de hitter en faveur de la civilisation chrétienne.Mais le but essentiel de la laite dans son ensemble est le renversement de la tyrannie du mal incarnée dans les chefs de l'Allemagne, et tous ceux qui sont engagés dans cette cause doivent nécessairement être nos alliés.Une victoire de la puissance nazie détruirait toute forme tolérable de gouvernement humain.Il ne faut considérer la Russie que comme le dernier pays qui a été attaqué sans provocation par l’Allemagne nazie.Elle lutte en faveur des principes de la liberté et de l’indépendance nationale, qui sont également défendus par te Commonwealth britannique des Nations et les Etats-Unis."Il peut très bien se faire, que la défense par la Russie de son propre territoire et la nouvelle unité qui peul en résulter conduisent à une tolérance nouvelle du gouvernement soviétique d l’égard de la religion, gui a toujours été profondément enracinée dans le coeur du peuple russe.Nous devons donc souhaiter tout le succès possible aux vaitlantes armées et au peuple russes dans la lutte engagée et leur donner loule l'aide possible".Que la plus haute autorité de l'Eglise d’Angleterre puisse s’exprimer ainsi, cela ne parle-t-il pas en faveur des adages latin et français précités, ainsi que du commentaire qui en a été fail plus haut?Quant aux Etats-Unis, que l'archevêque de Cantorbéry a mis en cause comme poursuivant et défendant le même idéal que l’Angleterre, on peut leur appliquer les mêmes considérations qu’à celle-ci.Quoiqu’ils ne soient pas en guerre avec l’Allemagne, ni formellement alliés à la Russie, ils se disposent à prêter appui aux Soviets comme à l’Angleterre.Pour eux aussi, ce qu’ils croient être leur intérêt prime leur sympathie ou leur antipathie pour tel ou tel pays avec lequel il peut leur paraître utile de coopérer.* * * Un autre conflit de conscience n’est inis moins intéressant que celui qui se pose entre les puissances anglo-saxonnes et la Russie soviéti-nue.C’est celui qui se pose dans l’émigration russe, parmi ceux qu’on appelle les Russes “blancs”, ennemis irréductibles du régime soviétique et communiste.Doivent-ils souhaiter la victoire d’Hitler sur Staline, pour délivrer la Russie de ce régime?Ou bien, Russes avant tout, doivent-ils souhaiter la victoire de Staline sur Hitler, au risque de voir se maintenir dans leur pays un régime qui, à leurs yeux, signifie pourtant sa perte?Cruelle pcrnlcxité! Cette perplexité, elle est aussi le cas moral de certains Allemands, ennemis déclarés du régime national-socialiste, et de certains Italiens, ennemis non moins déclarés du régime fasciste.Parmi eux.il y en a qui souhaitent la défaite d'Hitler et de Mussolini, parce qu’ils considèrent les régimes qu'ils représentent comme plus nocifs qu'une défaite militaire Parmi les Russes “blancs” émigrés, il y en a qui raisonnent de la même manière, mais pas tous, d faut le reconnaître.Les Russes “blancs”, en Angleterre, ont manifesté, dans un sens national, en faveur de l’alliance anglo-soviétique et de la victoire de la Russie.Sur le continent, un groupe d’émigrés » manifesté dans le sens contraire.Sans souhaiter expressément la défaite de Staline, ils ont, en désavouant leurs compatriotes “blancs” qui avaient manifesté en Angleterre, proclamé leur hostilité irréductible à l'égard du régime soviétique.Qu’Il l’agisse d’Allemands “antt-MUériens”, d’Italiens “antlmusso-liniens” ou de Russes “antistaliniens", ces conflits de conscience doivent avoir quelque chose de tragique.* * # Ces questions d’ordre moral li-quidées, passons aux questions d’ordre politique.Quand, le 23 août 1939, fut signé le pacte d’amitié et de non-agression germano-soviétique, cet événement produisit dans le monde une grande surprise.D’abord, on s’était attendu à un événement tout différent, à la conclusion d'un accord anglo-franco-aoviétique.En vue de cet accord, des missions militaires anglaise et française se trouvaient à Moscou.Elles durent en partir m peu piteusement, la nouvelle ayant éclaté que les Soviets avaient préféré traiter avec Berlin.La surprise fut d’autant plus grande que le Reich semblait, par là, renoncer à une idée fondamentale de la politique allemande telle que Hitler l’avait exposée dans Mein Kampf.D'après cette idée, c’est vers l’Est que la nouvelle Allemagne devait chercher son expansion, c’est-à-dire vers les vastes étendues russes insuffisamment peuplées et mal mises en valeur par les Slaves.Hitler, il est vrai, annonçait une guerre, et même une guerre d’anéantissement contre la France, mais uniquement parce qu’il considérait comme certain qu’elle voudrait s’opposer à cette expansion de l’Allemagne vers l’Est.Il devait donc s’agir, contre la France, d’une guerre défensive, éventuellement preventive.Le parte du 23 août 1939 pouvait donc être considéré comme le renversement d'une politique, puisqu’il paraissait régler et éliminer l'antagonisme germano-slave.Cette Impression et la surprise oui devait en résulter trouvèrent leur confirmation dans l’entrévue oui eut lieu à Berlin, en novembre dernier, entre Molotoff, le commis-sairo soviétique aux Affaires étrangères, et le chancelier Hitler.En effet, d’après ce qui s’est dit dans la presse à ce moment-lâ, cette entrevue aurait, en quelque sorte, scellé la réconciliation entre le Reich et les Soviets, C’est pourquoi, en juin 1941, la surprise fut plus grande encore qu’en août 1939, lorsqu'on vit le Reich attaquer brusquement ’a Russie soviétique.D’aucuns y cherchèrent une explication peu presti- 8ieu.se pour Hitler.En août 1939, aurait simplement feint de se réconcilier avec la Russie.Il aurait voulu l’endormir pour être sûr de ne pas être attaqué sur deux fronts, dans sa guerre contre la Pologne d’abord, et dans celle contre la France ensuite.Mais, puisqu’il avait vaincu la Pologne et la France, il pouvait désormais renoncer à la feinte, jeter le masque et inaugurer contre la Russie la politique rte Mein Kampf.Dans quelle mesure celte Interprétation était-elle fondée?La proclamation que le chancelier a adressée au peuple allemand le jour même où il partait en guerre contre la Russie a montré qu’on s était mépris sur le sens aussi bien de uaete gcrmano-Tusse du 23 août 1939 que de la visile rtc Molotoff à Berlin en novembre dernier, t ç parte ne comportait pas une renon- U^uile à la page huit) 2 Li DEVOIR, MONTH BAI, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1941 VOLUME mil — No 218 Gazette DES Tribunaux par Paul SAURIOL Résiliation d’un bail — Cas d’un édifice loué comme garage et qui ne remplit pas les conditions necessaires pour l'octroi d'un permis de la ville—Le proprietaire devait livrer au locataire la chose louée, ce qu’il n’a pas fait Arret d« U Cour d'appol, 30 avril 1941.Dossier no 1841.(C.S.182.-8431.Peter Greenberg, défendeur appelant, v.Irnesf Germain, demandeur intimé.Appel rejeté.M.Greenberg a, le 19 octobre 1938, demandé un permis pour la construction d’un garage sur la petite rue Craig, spécifiant notamment nue les murs extérieurs auraient douze pouces d’épaisseur et seraient en blocs de béton.Il loua eel édifice .i M.Germain, le 1er mars 1939.M.Germain demanda un permis pour tenir garage à cet endroit, mais bien que la propriété eût été construite et loué pour servir comme garage, il n'a pu obtenir ce permis parce que la construction de l’un des murs latéraux n’avait pas été faite conformément au permis de la ville.On a prévenu M.Greenberg des travaux qu’il devait faire pour que le permis piit être émis, mais il a négligé de se conformer aux exigences des règlements municipaux.Pendant les mois de mai et juin.M.Germain a tenu garage sans permis; il était passible de poursuites et, après avoir attendu deux mots, il a intenté une action en résiliation du bail.Le défendeur a plaidé que le de-jnandéur n’avait jamais été empêché d’exploiter le garage; que le demandeur aurait dû faire les démarches pour obtenir le permis, et que, comme il ne l’a pas fait, lui, le défendeur, avait commencé des démarches et qu’il était en train d’étudier avec les autorités municipales les mesures à prendre pour satisfaire aux règlements de la ville; que, d’une manière ou d’une autre, il était assuré d’obtenir le permis.M.le juge Fortier a maintenu l’action, par jugement du 25 août 1939; il a annulé le bail cl eomlamné le défendeur à payer au demandeur les sommes qu’il a dépensées en vue de l'exploitation du garage, soil •’1*398.77.Le défendeur a appelé de ce jugement, cl la cause a été entendue par MM.les juges Letourneau, Hall, Saint-Jacques, Francoeur et I.anglais ad hoc, qui ont rejeté l’appel.Voici des extraits des notes de MM.les juges Saint-Jacques et Hall.M.le juge Saint-Jacques: “Le défendeur appelant soutient.que le demandeur aurait dû se prévaloir des dispositions du par.1 de l’art.1(141 C.G., et qu’au lieu de conclure û la résiliation immédiate du bail, il aurait dû demander que le locateur soit contraint à faire les réparations ou améliorations nécessaires, et que l’action, telle que portée, est prématurée.“.Je ne puis admettre rette proposition de droit, en face des faits dévoilés par la preuve.Il ne s'agit pas de réparations ou améliorations devenues nécessaires depuis que le bail est en vigueur et que le demandeur a la possession des lieux loués.Tl manquait à l’édifice loué, pour le rendre propre à l’exploitation d’un garage, suivant les exigences des règlements de la cité, un élément essentiel, c’est-à-dire que l’un des murs de cet édifice devait être refait, afin d’en faire disparaître les ouvertures qui s’y trouvaient et qui constituaient un obstacle à son exploitation comme garage.“C’est par la faute et le fait du défendeur que l’édifice était atteint de ce vice, même s’il était apparent, et il appartenait au défendeur d’y remédier immédiatement.F.n d’autres mots il devait délivrer au demandeur la chose louée, ce qu’il n’a pas fait.Que le demandeur Fait exploité temporairement, espérant toujours que le défendeur ferait ce qui était nécessaire pour que le permis d'exploitation pût être accordé par la cité, il n’en résulte pas qu’il ait acquiescé à cet état de choses.“Lorsqu’il a institué l’action en NECROLOGIE DAN8ERKAU — A Montréal, le 18.A 19 ans, Jules, fils d’Ovlla Dansereau et de Cécile Chlcotne.DUSSE A UL,T — a Montréal, le 19, à 85 ans.Irénée Dusseault, OINDRAS — A la Polate-aux-Trembles, le 18.A 3 ans, Jean-Pierre, fils de Victor Glngras et de Jeanne Sénécal.GRATTON — A Montréal, le 18, A 58 ans, Ida PerrauKf épouse d'Arthur Oration.LABELUE — A Montréal, le 18, A 71 ans.David Labelle, époux de Delphine Proulx RAYMOND — A Chambly-Bassln, le 18, A 78 ans, Raymond Fr.ymond, époux de feu Délia Ostlguy.RIVEST — A Montréal, le 18, A 40 ans, Mme Armand Rlvest, née Yvonne Brochu.ROUSSEAU _ A Montréal, le 19, A 22 an*.Germaine, fille de feu Armand Rousseau et de feu Aurore Decotret.résiliation de bail, sa demande était manifestement bien fonoée et elle l’était encore lorsque le jugement a été rendu.I.c défendeur a prétendu, lors de l'enquête, avoir obtenu des autorités de la Gité le permis que requérait le demandeur .depuis au delà de 2 mois.La pro-I duction de ce permis a été faite, ' sous réserve des objections du demandeur, et toute la preuve qui a 'pu être versée au dossier est manifestement illégale, car on ne peut prouver que ce que l’on a allégué dans les pièces de plaidoirie, “Si le défendeur voulait tirer parti de ce permis qu’il prétend avoir obtenu le jour même de l’audition de la cause, il devait demander la permission de produire un plaidoyer supplémentaire, appelé ‘‘puis darre in continuance”, car il s’agit d’un fait qui se serait produit subséquemment à l’institution de Faction et même à la production de la défense originaire.“La Cour d’appel doit donc envisager le dossier comme il était constitué, lorsque la cause a été entendue au mérite, et elle ne doit lenir aucun compte de cette partie de la preuve concernant le permis qui y a été versé d’une façon absolument illégale.C’est donc à bon droit que la résiliation du bail a été prononcée, parce que l’édifice loué au demandeur n’avait pas l’aptitude légale requise pour en faire un garage.» “Le demandeur réclamait des dommages qui manifestement étaient trop élevés et dont une grande partie ne pouvait pas être léga-1 lenient demandée.La Cour a accordé au premier item s'élevant à 8179.32, la somme de $100, consistant dans des dépenses strjotej ment nécessaires pour la publicité que pouvait nécessiter l'établissement d’un garage à cet endroit.“Quant à l’autre item de $298.17, il se rapporte à des dépenses faites à l’intérieur de l’édifice pour l’établissement de divers accessoires nécessaires au fonctionnement d’un garage.Le montant en est justifié par des comptes détaillés qui ont été payés par le demandeur et qui portent tous la quittance des fournisseurs de chacun de ces accessoires,’’ M.le juge Hall: “The sole contention of the appellant is based upon the jurisprudence referred to by Mr.justice Mignault (1906) vol.7, p.326: On voit donc que lorsqu’il s’agit d un simple défaut de faire des réparations ou améliorations, le locataire ne peut demander la résiliation du bail sans accorder au locateur l'alternative de remplir son obligation.“These principles do not apply when the work called for and required is necessary to put the premises in a condition to serve the purpose for which they were specifically leased.“The appellant, therefore, was nos called upon to effect repairs in the sense or restoring that which might have deteriorated, but he was called upon to complete the building in conformity with the specifications upon which was1 based his original permit to build a garage.In my opinion, therefore, the appeal should be dismissed, with costs.” ^ ^ Congrès d'amicales à Shawinigan Shawinigan, 20 —Le congrès annuel de la Confédération des Amicales des anciens élèves des RR.FF.de Flnsttuction Chrétienne sera tenu à Shawinigan demain, 21 septembre, sous la présidence conjointe de Me Conrad Pelletier, avo rat de Laprairie, e* de M.Fernand Bilodeau, de Shawinigan, respectivement présidents de la Confédération et de la Fédération du District de Québec.CALENDRIER Couronnement du con- ; cours des boites à fleurs; — - Nombreux concurrents récompensés j — Présence du maire et de nombreuses personnalités — Sous les auspices de la Fédération horti- j cole du Québec La Fédération horticole du Qué- j bec a distribué, jeudi soir, dans l’an- j ditorium du Jardin Botanique, des prix et certificats de mérite aux gagnants du concours des boîtes à fleurs organisé dans l’ile de Montréal.La soirée était présidée par M.E.Gernaey, président de la Fédération horticole du Québec Elle était rehaussée par la présence de M.le maire Adhémar Raynault ainsi que de M.J.-O.Asselin, président du comité exécutif de la ville de Montréal.Outre ees derniers on remarquait dans l’assistance: le R.F.Marie-Victorin, directeur du Jardin Botanique, M.Jacques Rousseau, sous-direeteur; M.l’abbé G.-H.Martel, curé de la paroisse St-Joseph de Sorel; M.l’abbé Henri Raynault, curé de Saint-Jean-Baptiste de la Salle; M.S.Vincent, secrétaire français de la fédération horticole du Québec; M.William Millette, président du comité d’embellissement «le la paroisse Saint-Nicolas d’Ahuntsic; M.F.Todd, architecte paysagiste, ancien président de la Fédération horticole, qui distribua des récompenses aux gagnants; M.J.Tawel, secrétaire anglais de la Fédération.* * * Au début de la soirée.M.Gernaey, président de la Fédération, souhaite la bienvenue à tous et fait quelques remarques intéressantes sur les moyens d’embellir son chez-soi.Il dit tout le bien que peut retirer celui qui prend un peu de peine, et se livre à la décoration par les fleurs La guerre se rapproche de la Transcaucasie soviétique Trois républiques: Géorgie, Azerbaïdjan et Arménie — Principales villes: Bakou, Tiflis, Batoum — Ressources: pétrole, coton, manganèse, thé, oranges, citrons, tabac (Du "Service d'information de l'Institut canadien des affaires internationales") outre du cuivre en quantité appréciable.On trouve également dans ces régions du thé, ties oranges t*t des citrons, du tabac et plusieurs autres ressources inexploitées, ce oui ne peut manquer de faire l’affaire d’une région soumise au blocus comme l’Europe allemande.Elections des anciens de Ste-Cunégonde Les terres lointaines de la Transcaucasie s’imposent de nouveau à l’attention du monde.C’est de cette masse de terre qui constitue le pont entre la mrr Noire el la mer Caspienne que les troupes russes sont parties récemment pour participer à l’occupation de FJran.C’est à travers cette région que l’on compte faire passer prochainement du matériel de guerre^ anglais et américain à la Russie» Et il y a lieu de croire que ce pays riche constitue l’un des objectifs principaux de la poussée allemande à travers l’Ukraine.La Transcaucasie ne formait autrefois qu’une seule république de l’Union soviétiijuc, mais elle a été divisée en 1936 en trois républiques: la Géorgie.l’Azerbaïdjan et l’Arménie, Chacune d’elles est aujourd’hui partie intégrante de l’Union dès républiques socialistes soviétiques que nous désignons généralement sous le nom de “Russie” quoique la Russie proprement dite ne soit que l’une des républiques de l’Union.Cette partie fort importante de FU.R.S.S.n’occupe en fait que moins de 1 pour cent de la superficie totale et ne compte qu’une population d’environ 8,000,-000 d’âmes.Ses principales villes sont Bakou, le grand centre du pé- Le R.F.Marie-Victorin, appelé J {ro]e sur ja nier Caspienne, dont la à son tour a prendre la parole popUiati0n dépasse 800,000 âmes, ^ TifHs> quj ^ plus de 5oo,000 âmes.Batoum, le grand port d’ex- Imprimés de deuil MEM8NTOS — REMERCIEMENTS Imprlméi «« gravé*.Demain: dimanche zi septembre mi XVI Pent.Sol.de* Sept Douleur*.Lever du soleil.5 h.45.Coucher du soleil, 6 h.01.Lever de la lune, 6 h.05 Coucher de la lune.6 h.31.Se mois SCèWMBRls JO lours Pleine Lune, le 5.à 0 h.36 mtn.du soir Dernier quartier, le 13, i Z h.31 m du soir.Nouvelle lune, le Z0, A II h.38 m.du soir Premier quartier, le 27.à 3 h.9 m.du loir Usle étl pria at tpécimana tut demanda.l’Imprimaria Populaire, Limite* 430, Notre-Dame eet.Montréal Tét.t BEIelr 336* SEPTEMBRE 1941 Dim Lon Mar Mer le» Ven Sam.I 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ® l*.l.S 'eui)J0h,Loc"111
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.