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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 8 avril 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-04-08, Collections de BAnQ.

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"Le Canada eat une nation aouve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etat»-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pai envers le Commonwealth britannique des nations, mais enver le Canada et son roi, et ceua qui contestent ceci rendent, & mon avis, un mauvais service au Commonwealth.oa-z-37) Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, }sudi S avril 1943 RiOACTION ET ADMINISTRATION 4)0 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE VEhlr ÏJ61* SOIRS, DI MANCHES ET FITES Dirscttar : George* PELLETIER FAIS Ci QUE DOIS R4éocl««r en chai i Orner HEROUX Admlnietretlen t Réfection : Gérant s i flair 1161 SBIair 2984 •EltJr SX1 L’armée du général Anderson attaque au nord de la Tunisie (VOIR EN PAGE TROIS) Quand il faudra bâtir la paix.Un Italien commande les forces africaines de l’Axe Nécessité d'un ordre international - Le discours de M.Anthony Eden — Il n'y a pas que des fascistes et des démocrates — Un jugement pertinent du professeur Fieldhouse — Le prochain traité de paix Drpui* quelque* mois, il est de plus en plus question de l'ordre international d'après-guerre: ordre social et ordre politique.Nous sommes entrés dans cette période du conflit que M.Churchill, qui a le don des formules frappantes, a appelée ‘‘la fin du commencement’’.A mesure que se précise la fin des hostilités, — fin encore lointaine, cependant moins indéterminée qu’auparavant, — les hommes d’Etat et les observateurs songent à l’aménagement d'un monde si tragiquement perturbé en ces dernières années.Car tous se rendent biefi compte qu’il ne suffira pas d’en venir à un armistice: la cessation du feu n’inaugure pas nécessairement une ère de bonheur et de prospérité.On l’a bien vu il f a tout près d'un quart de sièrle.D’innombrables facteurs interviennent pour brouiller les relations entre les hommes et pour jeter la semence de nouveaux conflits, quand l’on n’a pas pris la précaution élémentaire d'évincer les germes de ressentiment.Dans son discours d’Ottawa, jeudi dernier, M.Anthony Eden, secrétaire aux Affaires extérieures dans le cabinet britannique et l’un des candidats les plus sérieux à la succession de M.Churchill, — à 45 ans, avec la formation et l'expérience acquise depuis 1926, tous les espoirs lui sont permis, — M.Eden a déclaré ce qui suit: “La Société des Nations a sans doute souffert d’un terrain nombre de faiblesses et de lacunes.Ce qui, toutefois, ui manquait avant tout, c’est une autorité internationale suffisamment vaste pour exprimer ses décisions avec con-viction et une force capable d’en assurer l'exécution.C’est pourquoi, les nations de proie: l'Allemagne, l’Italie et le lapon, ont pu éprouver leurs forces en vue de parvenir à cuts fins.Il ne faut pas que nous nous retrouvions jamais ians pareille situation.Il est essentiel qu’après la présente guerre, les Nations-Unies puissent maintenir une force iuffisante pour empêcher que ni l’Allemagne, ni l’Italie, ti le Japon soient jamais en état de plonger de nouveau e monde dans la guerre’’.A cet égard, nous croyons bien que tous les gens qui réfléchissent sont à peu près d’accord, même s’il nous pa -aît qu’en dépit de ses fautes, l’Italie ne porte pas la même sponsabilité que les deux autres partenaires de l’Axe, près la guerre, il faudra de toute évidence élaborer un rganisme de collaboration internationale, destiné à faire chec aux entreprises d’égoïsme national, aux menées agres-ives et aux visees impérialistes.Ce ne sera pas là une nihee besogne: et rien n'indique que nous parviendrons du premier coup au résultat espéré.Il n’empêche que l’oeuvre st necessaire et qu elle doit rallier tous les hommes de onne volonté.Dans ces efforts de rapprochement entre les peuples, il era.de^ première importance de nous dépouiller de certains réjuges.Nous avons tendance à diviser l'humanité en eux camps: les démocrates et les fascistes.La réalité n’est as du tout aussi simple.Il n’y a pas que le noir et le lanc, mais tous les tons intermédiaires.Et c'est une etreur rossière de s'imaginer que nous aurons réglé tous les pro-lèmes complexes qui exigeront une solution immédiate, n partageant le monde en bons et en méchants.D’autant us qu’il paraît assez contraire aux faits et même assez juste d’appliquer l’étiquette fasciste à une France livrée ieds et poings liés à son vainqueur: tout comme de qua-fier de démocrate le régime stalinien.La pire infirmité e l’esprit est toujours de refuser de voir les choses telles u’el'es sont.Reconnaissons sans peine que nous avons été souvent rompts à nous faire un ennemi d’un pays qui pour une ule de raisons ne participait ni à nos modes de pensée 1 à nos formes de gouvernement.Le professeur d’histoire l’Université du Manitoba, M.H.-Noël Fieldhouse, re-larquait dans une étude récente que les gens de gauche nt tendance à condamner comme fasciste “toute nation , pour quelque raison qi’e ce soit, a trouvé qu’un sys-me de gouvernement emprunté à l’Angleterre était mal 'apte à son tempérament propre ou aux circonstances, et en concluent aussitôt que cette nation est naturellement o-allemande’’.Et il donnait comme exemple que le régi-e de Salazar au Portugal, celui de Franco en Espagne et ême celui de Mussolini en Italie n’ont pas les mêmes cines idéologiques que le régime d’Hitler en Allemagne, ajoutait plus loin: “De 19Î5 à 1939, la seule façon acquérir la réputation de “démocrate’’ en affaires exté-cures, c’était de se conduire en malappris dans les relions internationales, en condamnant tout pays dont le ouvernement n’était pas à l’image de celui de Westmins-r.Tout pays, c’est-à-dire à l’exception de la Russie’’.Ces réflexions vont beaucoup plus loin qu’une simple uestion d’onomastique, tant il est facile de vider tous les ncepts de leur substance réelle et de leur faire signifier actement le contraire.Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une Ottawa fois les hostilités terminées, il sera essentiel d’oublier les querelles passées et d’entreprendre la tâche de reconstruire le monde, non plus sur l'argile des haines antiennes, mais sur le roc solide de la bonne foi et de la franchise.Dans nos rapports avec les divers pays européens, i! faudra ne pas oublier que la plupart de ceux qui ont collaboré avec l'Allemagne l’ont fait sous la pression de circonstances incontrôlables.Qu'il se soit trouvé dans chacun de ces pays des groupes d’homme* heureux de cette situation qui leur rapportait gros, le fait est évident.Mais ce n’est pas avec ces hommes que nous aurons à traiter; ils auront depuis longtemps été écartés de la scène politique par leurs concitoyens.Le peuple lui-même n’aura pas à encourir la vengeance des Nations-Unies, car ce peuple n’aura été que la victime des événements, victime impuissant* et désarmée.En n'agissant pas ainsi, selon les dictées conjuguées de la justice, de la charité et de l’intérêt bien compris, nous courrons le risque que ces nations, libérées du joug par notre victoire, ne soient tentées d’opétet une nouvelle collusion qui demeurera toujours une menace suspendue au-dessus de l’Europe.L’Allemagne au sein d’une Europe unie, associée en vue d’un but commun, ne peut pas grand chose pour jeter le désarroi dans le monde.Elle tire sa puissance des divisions des autres, et ce serait une politique à courte vue et singulièrement butée que de ressasser de vieux gtiefs et de jeter ainsi des nations démunies dans les bcas d une Allemagne désireuse de les inféoder à ses rêves de grandeur impériale.C’est dire que les Nations-Unies devront s* montrer hospitalières et ne pas faire preuve d’un désastreux exclusivisme.On parlait beaucoup, jusqu’à ces derniers mois, d'une hégémonie anglo-saxonne.Le silence commence à se faire à ce sujet et il n’y a lieu qu’à s’en féliciter.Comment voudrait-on séduire plusieurs peuples d’ascendance méditerranéenne ou slave en leur offrant de devenir vassaux plus ou moins déguisés de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis?Croit-on, par exemple, que cet idéal susciterait l’adhésion enthousiaste des pays latins de l’Amérique du Sud ou des Etats nordiques de la Baltique?A cet égard, le rapport de \’In$titut de» relations du Pacifique, déposé hier, est particulièrement intéressant.On y préconise la formation d’un Conseil des Nations-Unies pour élaborer une politique commune.Le secrétaire de l’Institut, M.W.-L.Holland, précise que “des protestations commencent à se faire entendre contre une domination anglo-saxonne excessive dans la conduite de la guerre”.C'est traduire un sentiment général qui deviendrait rapidement dangereux pour la poursuite efficace des buts proposés par les Nations-Unies.La démocratie doit s?faite sentir, d’une façon réelle et pratique, dans l’organisation du monde de l’après-guerre, comme on !a réclame aujourd’hui, à juste titre, pour U direction des opérations militaires et économiques.L’avenir de notre civilisation occidentale et chrétienne repose sut une étroite association entre Washington, Lon-dues et Paris.Mais à ces trois pivots de l’ordre international que laissait entrevoir l'autre soir, à Montréal, M.Philippe Barres, dans.sa remarquable conférence dénuée de toute passion mesquine et de tout ressentiment étroit, devront s’ajouter les appuis secondaires, néanmoins indispensables, de Buenos-Ayres et de Madrid, de Stockholm et de Rome, de Bucarest et de Genève, de Sofia et d’Ankara.Tout cela est jusqu'à un certain point l’oeuvre du temps.Nous ignorons encore dans quelles perspectives précises s’ouvriront les assises qui décideront du sort de l'après-guerre.11 n’est pas trop tôt cependant pour prévoir dès maintenant une orientation salutaire, pour écarter les ambitions de certaines nations qui aboutirsient au reste à leur propre ruine.Des traités de paix inspirés par la vengeance n'ont pour résultat que d’entretenir et de perpétuer indûment des haines qui doivent, une bonne fois, prendre fin, si nous voulons éviter le retour périodique d* cataclysmes qui mettent chaque fois en péril nos valeurs les plus précieuses et qui engendrent pout des millions d’êtres des misères sans nom, " Les plus forcenés réalistes devront s* rendre compte une bonne fois qu’il existe telle chose que la charité, que cette vertu ne se pratique pas seulement entre lés individus, qu’elle a aussi sa place toute marquée entre les nations.Dans cette lumière aux rayons surnaturel», peut-être pourrons-nous espérer voir s* lever sur le monde une ère de paix et de dignité humaine.A cette tâche de notre génération, nous déroberons-nous?Rogsr DUHAMEL 8-IV-4S donné la nécessité de fabriquer ainsi un fauteuil par année, si les Orateurs changent aussi souvent, on devrait installer un grand fau ieuil inamovible et que les Orateurs successifs naîtraient pas le privilège d'apporter chez eux pour en faire l'ornement de leurs grands salons, l.es présidents, à leur départ, auraient cependant le plaisir de recevoir une réplique réduite de cette chaise imposante qui, elle, resterait fixée d demeure dans la Chambre législative.Les journaux illustrés d’aujourd’hui apporteront au public la photographie de M.Dumaine prenant possession de sa nouvelle chaise curule, qu’il occupe avec grande dignité.Pour nous, à défaut d’image photographique, nous y allons de notre brin d’écriture.Louis ROBILLARD Québec, 8 avril 1913.Ce changement' s'opère au moment où les Alliés remportent des succès sur tous (et fronts de Tunisie — Américains et Britanniques réussissent une jonction et poursuivent Rommel — Hitler et Mussolini ont de nouvelles conversations au col du Brenner — Aux Communes de Londres, M.Anthony Eden rend compte de son voyage aux Etats-Unis et au Canada — “De tout coeur et de toute âme avec le peuple britannique — Washington et Londres en parfait accord — Le cas de la France — De nouvelles grèves au Canada Dttawa afferme la chasse aux conscrits réfractaires ne agence de Toronto est chargée de les retracer au prix de $2.50 par tête — M.Sandwell, de la “Saturday Night”, se voit inculper de “propos séditieux” — Des créditistes y trouvent lieu à des professions de foi im-périalisfe — Pourquoi M.Vincent Dupuis aime l’humanité avant et par-dessus tout — Les tapis de M.Fournier far Léopold Richer ttawfl, 8-IV-43.— Qu’un loyalis-aussi avancé, convaincu et raili-t que M.B.-K.Sandwell, direo-ir de la Saturdaq Night de Toron-soit tenu pour suspect et que ses pos soient soumis au ministre de ustice parce qu’on les estime xé-ieux, voilà qui est bien amusant, st pourtant ce qui arrive à ce rnaliste torontois qui n’a jamais nagé ses critiques de certaines tudes du Devoir.Est pris qui yait prendre.A loyaliste, loya-e et demi.Ou.si l’on veut un nu-proverbe.on trouve toujours un s sélotte que soi.Ces jours der-rs.devant les membres de la Suc-sale canadienne de la Société des Ions, réunit dans une salle du Parlement.M.Sandwell a parlé de l’établissement d’un organisme mon-dial capable d’assurer la paix et de régler pacifiquement les différends internationaux dans l’avenir.Il a fait certaines déclarations qui n’ont pas plu aux députés créditistes.L’un d’eux, M.Norman Jaques, député de Wetaskiwin.a attiré l’attention du ministre de la Justice sur la conférence de M.Sandwell.Un compte rendu de la conférence a paru dans le Citizen d’Ottawa du 1er avril.Comme poisson d’avril, le Citizen en a servi un de taille à ces braves créditistes.# * * Pour revenir a une question qui intéresse toute la population et à (tuile à la dernière page) L’actualité Lt nouveau fauteuil de M.Dumaine L’Orateur de la Chambre basse, M.Cyrille Dumaine, occupait, pour la première fois, hier après-midi, son propre fauteuil présidentiel.Jusqu’ici, il présidait les délibérations dans celui de M.Bienvenue, puisqu’il est de tradition que.chaque Orateur parlant hérite de sa chaise “oratoriale" et ait le loisir de placer ce meuble armorié dans son boudoir, son salon, ou ailleurs, si les lambris de sa maison sont trop bas.Les Orateurs de l’Assemblée légistative se remplacent au rythme moyen d’un par année, en ces derniers temps: MM.Bisson nette, Bienvenue et Dumaine, en l’espace de quelques mois.Les deux premiers ont reçu leurs fauteuils; M.Dumai-ne a maintenant le sien; cette chaise "curule", en chêne doré, est I oeuvre de M.l'abbé Raoul Martin, du Séminaire de Saint-Hyacinthe.Elle est, cela va sans dire, l’objel de l'admiration des uns et de la critique des autres, dans l’intervalle des séance parlementaires, alors que les députés et les passants de la salle des délibérations légis.latines ont tout le loisir de s'arrêter et de gloser, en fumant tranquillement un cigare.Quelques esprits novateurs vont mime jusqu’à soutenir qu’étant Bloc - notes (psrOH.) Le blasphéma Le Bonheur, bulletin du Cenlre catholique des Trois-Rivières, dit dans sa livraison d’avril, sous la signature de M.René Johnson: Dans un coin du Québec, on distribue aux ouvriers canadiens-français des feuillets où on leur apprend à blasphémer, — comme s’ils ne le savaient pas déjà assez.On leur montre, dans ces feii’.l-lets, qu'ils n’ont pas encore atteint la perfection en cet arlt.De simples mots ne suffisent plus pour blasphémer, on leur donne un texte de phrases blasphématoires, horribles.Il existe, dans le Code criminel du Canada, un texte qui permet de pu nir le blasphème proféré dans la rue.N’en existe-t-il pas qui permette d’atteindre le blasphème systématiquement diffusé par l’imprimé, comme ce serait le fait dans le cas que cite le Bonheurl Nos amis des Trois-Rivières, qui sont au courant des faits, feraient bien de les dénoncer officiellement aux autorités compétentes.On ne peut tolérer que subsiste un état de choses pareil.“Le temps «st venu.” Sous ce titre: Le temps est venu pour les Canadiens de mettre le holà! M.François-Albert Angers publiait dans VAction nationale un article qui a retenu l’attention de tous les lecteurs.On sait qui est M.François-Albert Angers: l’un des cerveaux les plus forts, les plus solidement organisés, les mieux outillés de la jeune génération, qui a fait en Europe des études brillantes, qui est revenu de là avec un acquis considérable et, surtout, avec des méthodes et des habitudes de travail de premier ordre; un coeur solide aussi, qui aime son pays par-dessus tout et que rien n’intimide.Homme d’étude avant tout — on serait oresque tenté d’écrire homme de laboratoire •— M.Angers ne cherche point Je tapage; nous doutons qu’il ait même jamais abordé la tribune publique, mais il ne fuit point le sujet dangereux, s’il juge que son étude importe à l’intérêt canadien.On l’a vu par la brochure qu'avec le P.Emile Bouvier, S.J., un autre jeune de grand talent et de formation savante, il consacrait récemment au travail féminin dans les usines de guerre.Le temps est venu pour les Canadiens de mettre le holà! ne dément point sa réputation d'intrépidité.Qu'on ne s'y trompe pas cependant : il ne s’agit point ici d’un pamphlet, mai* d’une étude à fond scientifique, dépourvue de toute inutile rhétorique.L’auteur parle en économiste et en observateur, et tous, quelles que soient leurs opinions sur la guerre, trouveront profit à le lire.Il parle bon sens surtout et simplement, accumulant les faits et les observations, en déduisant les évidentes conclusions.Les plus ardents participationnistes ne pourront qu'être frappés de sa thèse.Elle ne les oblige point à renier leurs opinions; mais elle les invite à réfléchir sur les conditions de la santé du pays.L'ouvrage pourrait être, d'ailleurs, traduit en anglais sans que l’auteur ait à y changer quoi que ce soit.Il s'adresse à tous (suite i la dernière page) Citation d’actualité “Dsns cette Allemagne qui a mis en tête de son programme la lutte contre le bolchevisme, d’autres périls se dressent, non moins graves, pour l’intégrité de la fol romaine.L’Allemagne officielle n'exclut pas, elle, comme la Russie parait s’y complaire, la notion du "Divin''; mais ce qui la gêne, ce sont les origines de ce Divin, ce sont ses racines orientales racines sémitiques, dit-elle, et qui dès lors sont insuffisamment nordiques; ce qui la gène, c’est d’avoir 1 accepter la souveraineté spirituelle d’une religion qui prétend être une religion universelle, et qui, loin de se subordonner à l'idée raciste, maintient au-dessus dès diversités des races et des antagonismes des nations l'idée de fraternité humaine.” GEORGES COYAU (Sk^Sainteté It PtP* Pt» XI, 11939,, Les nouvelles militaires d'Afrique sont décidément bonnes pour les Alliés.La première armée britannique que commande le général Anderson s'est portée 0 l'attaque dans le secteur de Medjez-el-Bab et elle a avancé de plusieurs milles en direction de Tunis.Cela paraît d'autant plus significatif que la radio allemande lance la nouvelle que le général Anderson possède une supériorité écrasante en hommes et en munitions et que le mouvement qu'il vient de faire marque le commencement d'une grande offensive.Berlin prévoit donc de plus mauvaises nouvelles.Dans le sud de la Tunisie, l'armée américaine qui, depuis hier, attaquait de flanc, a réussi sa jonction avec la huitième armée britannique du général Montgomery, venant, elle, du sud.Les deux armées maintenant réunies poursuivent les forces en retrait.; de Rommel.La nouvelle de la nomination d'un Italien, le général Giovanni Messe, au commandement suprême des forces de l'Axe en Afrique est très significative.Les généraux allemands Rommel et von Amim seraient maintenant sous les ordres du général Messe.S'agi-roit-il de l'organisation de la défaite et de la retraite?La nouvelle de ce changement survient en même temps que celle d'une rencontre de Mussolini et de Hitler au col du Brenner.UN DISCOURS DE M.EDEN Le ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, M.Anthony Eden, a rendu compte à la Chambre des Communes, aujourd'hui, de son récent voyage aux Etats-Unis et au Canada.Il est évident que, dans l'ordre international, les conversations qu'il a eues à Washington, avec le maître de la Maison-Blanche, ainsi qu'avec quelques-uns des principaux collaborateurs de M.Roosevelt, offrent un intérêt plus grand, sont de plus d'importance que les choses qui se sont dites, comme incidemment, à l'occasion de son petit détour par Ottawa.Pour le Canada et pour les Canadiens toutefois, ce pefif détour n'est pas sans conséquence.M.Eden ne tarit pas d'éloges sur l'effort de guerre du Canada; il le trouve surprenant, étonnant, "amazing".Les expressions de sympathies et de "loyalisme" qu'il a entendu formuler ici ne l'ont peut-être surpris mais, il ne s'en cache pos, très agréablement impressionné.Aux Communes de son pays, M’ Eden a tenu à répéter dans leur intégralité certaines des paroles que lui a adressées, aux Communes d'Ottawa, le premier ministre du Canada, M.Mackenzie King: le Canada est de coeur et d'âme avec le peuple britannique dans le présent conflit.De sa tournée aux Etats-Unis M.Eden n'a pas rapporté de formule aussi intégrale dans sa concision.Mais sur des points particuliers il semble que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont maintenant d'accord.A propos de leur attitude commune et future à l'endroit de la France par exemple, M.Eden déclare que leur accord est maintenant complet; H parle de ' complete agreement", sans pourtant préciser davantage.Mais les faits de ces jours derniers, dominés par la décision du général Eisenhower que le général de Gaulle ne doit pas paroitre en Afrique française, sont quant à cela de suffisantes précisions.Quant aux problèmes de l'après-guerre, M.Eden dit que les deux pays ont des vues d'une très grande similitude; à propos de leur politique à l'endroit de l'Espagne, du Portugal, de la Turquie et d'autres pays neutres, il y aurait accord.% Il y a des pions pour améliorer les échanges d'informations entre Londres et Washington en ce qui concerne les pays ennemis et les pays occupés par l'ennemi.M.Eden dit que les conversations qu'il a eues à Washington ont porté sur trois groupes de questions: celles qui se rapportent directement aux opérations militaires; les questions politiques qui ont ou qui sont susceptibles d avoir des répercussions sur les opérations militaires; les questions qui ressortent de la guerre."Les conversations que nous avons eues, dit M.Eden, ne constituent qu'un commencement".L'on comprend qu'il ait annoncé tout aussitôt avoir transmis au secrétaire d'Etat pour les Affaires étrangères des Etats-Unis, M.Cordell Hull, l'invitation à faire bientôt une visite à Londres.On ne soit pas si M.Hull a accepté.M.Eden ne l'o pas dit.Il a simplement terminé sa déclaration parlementaire en disant que les relations des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne doivent se fonder sur l'intérêt commun qu'ont les deux pays ou maintien de la poix du monde et non pas sur le sentiment.Il a cru comprendre au cours de son voyage que le peuple américain reconnoit la nécessité de "quelque autorité pour obliger par la force les puissances de l'Axe à respecter la poix".DIFFEREND INSURMONTABLE Le différend qui sépare le général de Gaulle, commandant de "France combattante", du général Henri Giraud, commandent de la France africaine, est telle-lement profond que des observateurs diplomatiques à Washington, au dire d'un correspondant de presse dans cette même capitale, désespèrent de la voir ïamais s'arranger.Et cela tiendrait tout particuliérement aux ambitions pour le moins démesurées de M.de Gaulle.Celui-ci aurait posé, comme condition) de sa collaboration avec le présent régime français d'Afrique du Nord, que dirige le général Giraud, des termes parfaitement inacceptables, voire inadmissibles.La première condition serait que "France combattante", son chef suprême, ses aufres chefs, aient primauté partout, qu'ils m voient conférer, pour l'exercer, le commandement partout où il s'agit de faire échec aux forces de l'Axe.Sur ce point-là, M.de Gaulle se serait toujours montré inflexible, irréductible.Si bien que le général américain Eisenhower en serait venu, à cause de cela même, à la conclusion qu'une tournée gaulliste en Afrique du Nord, dans les présentes circonstances surtout, causerait beaucoup plus de mal que de bien.L'on comprend alors l'ordre qu’il a donné quant è l'ajournement indéfini de la tournée en question.Il est évident par ailleurs que Washington tient, depuis longtemps déjà, des informations qui lui permettent de croire que c'est autour du général Henri Giraud que peut te plus facilement et le plus sûrement s'organiser la résistance française en territoire africain.Les sentiments pétàinistes que peuvent entretenir des gens du groupe Giraud ne suffisent pos à les faire tenir en suspicion par le général Eisenhower ou par les diplomates américains.Le département des Affaires étrangères à Washington, depuis les rapports de son ancien consul général à Dakar, M.Wasson, sait de source sûre que iet partisans du maréchal Pétom, comme tels, ne sont pas nécessairement des suppôts de Hitler.Les informations que possède Washington sont d'un tel caractère d'outhenticité qu'il n'o pos été difficile, lors du récent voyage du secrétaire d'Etat pour les Affaires étrangères à Londres, M.Anthony Eden, de convaincre ce dernier de la nécessité de laisser au général Giraud le commandement d'Afrique, sons lui causer, dans l'exercice de ce commandement, l'embarras d'une rivalité gaulliste.Washington paraît en avoir définitivement assez par ailleurs des complications et des enchevêtrements de la politique française, des embarras qui en peuvent résulter po tr sa propre diplomatie.Le secrétoire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis, M.Cordeil Hull, vient de faire à ce sujet une lumineuie déclaration.Il ne veut pas ambitionner de mettre l'accord entre les 2S ou 30 partis politiques qui existaient parmi les Français au moment de la défaite et de la capitulation et qui paraissent subsister.Le gouvernement ds Washington, selon le mot de M.Hull, ne veut pas se faire prendre dan» un malstrom politique, il veut que les armées qu'il a envoyées en Afrique gagnent des batailles, contribuent à gagner la guerre.Pour cette raison, après avoir pesé les chances de M.de Gaulle et celles du général Giraud, il a opté pour le général Giraud, qui lui semble le meilleur atout.DEUX AUTRES GREVES Deux outres grèves éclatent presque simultanément en des régions assez distantes l'une de l'outre de la orovince de Québec: au Lac-Saint-Jean, et la grève affecte là un certain nombre de pulperies et de papeteries de la société "Price Brothers", à Saint-Paul-J'Ermite, près Montréal, où l'usine de munitions "Cherrier" ne marche plus qu'au ralenti du fait que plusieurs centaines d'ouvriers et d'ouvrières ont quitté le travail sans même que, paraît-il, l'ordre leur en ait été donné par les chefs de leur union, en l'occurrence, la "Fédération américaine du travail".Dans l'autre cas, les grévistes sont d'un syndicat catholique et national et ils réclament pour celui-ci le droit de les représenter et de conclure un contrat collectif.On peut cependant se aemander si ces nouveaux conflits ne sont pas la conséquence directe de l'accord qui 0 récemment mis fin à la grève des employés du 'Tram" montréalais.Par cet accord, ceux qui avaient cru aux moyens de conciliation se sont trouvés en définitive moins bien traités, beaucoup moins bien que ceux qui avaient agi autrement, qui avaient agi même illégalement, s'il faut en croira le ministre fédéral du Travail, M.Humphey Mitchell sur la foi de la déclaration qu'il fit dès les premières heures de la grève du "Tram".Dans les circonstances présentes, le recours à la conciliation pour le reglement des conflits industriels semble plus nécessaire que jamais.Si le gouvernement, s' les ministres du gouvernement s'arrangeaient pour que cela soit possible.— E.I.s-iv-43 oÇe carnet du grincheux Le mmisfre de la Chasse et des Pêcheries.M.Valmore Bienvenue, pour rester digne de son nom sans doute, continue la série de ses discours d- Bonn* Auntante.A ses compatriotes Canadiens français, il vient de redire: Si’ne* plaintes sont fondées sur des faits.* * * En fait de fait, si cela peut éclairer la rallgion de M.Bienvenue, il y a par •xemple celui de la non-nomination d'un | Canadien français au Conseil national du Travail.Le collègue de M.Bienvenue dans le cabinet provincial, M.Rochette, ministre du Travail, a annoncé la nomination de M.Brossard.Aux dernières nouvelles, M.Brôssard n’est pas nommé.Le ministre du Travail à Ottawa, un libéral, M.Humphrey Mitchell, a oublié d* faire pour vrai la nomination qu'un autre libéral, ministre à Québec, avait annoncée pour lui.¥ * ?En attendant, les Canadiens français n'ont pas de représentant au Conseil du travail, conseil dit national.?¥ * M, Bienvenue conviendra peut-être qu'il «'agit lè d’une plainte fondée sur un fait.¥ ¥ ¥ Un marché noir pour les viandes blanches et rouges serait, du point de vus couleur, assez paradoxal.¥ ¥ ¥ Le Grincheux est bien de l'avis du consul d’Argentine: l'homme n'est pae felt pour vivra da coca-cola et 4* hot-, doge au relish.Seulement les Canadiens, après avoir donné et dépensé tant de milliards, n'ont plus las moyens d» sa payer un bifteck de bouvillon de la pampa.?è ?Quand les Canadiens auront fini de récupérer pour la guerre, leur reetera-t-il quelque chose à récupérer pour eux-mêmes ?Le Grincham s-nr-v LI DEVOIR, MQNTRIAL, JEUP» * AVK|I- 1943 VOLUME XXXIV — No 81 Dépêches * Byrne Sanders et de Mme Rc.ié de la Durantaye a réussi ce tour de force d’intéresser 10,000 femmes, d'obtenir leur collaboration bénévole et de créer un tel intérêt que pas une ne soit soustraite à la lâche qui lui a été confiée.Mme Tancrède Jodoin, présidente du comité consultatif régional féminin de Montréal, est enchantée du travail accompli par toutes les femmes qui lui prêtent leur concours.Chacune fait sa part.Tous le: membres du comité et des sous-comités qui en dépendent ont à coeur le succcès de la lutte contre l’inflation.Les groupements organises sont représentés auprès du Service des consommateurs par des agents de liaison.Il n'est pas nécessaire que le groupe soit nombreux: cinq ou six amies ou voisines peuvent choisir parmi elles un agent de liaison qui aura pour mission de rapporter leurs problèmes et leurs suggestions su Service des consommateurs par l'entremise de son comité local, de son sous-co-mité ou d’un membre correspondant.Le Service des consommateurs envoie régulièrement à chaque agent de liaison la documentation nécessaire pour lui permettre d’expliquer à ses voisines ou amies les règlements de la Commission concernant le contrôle des prix.L’agent de liaison distribue le Bulletin des consommateurs et le carnet d’achats dans lequel la ménagère avertie inscrit les prix de toute marchandise afin d’en surveiller la stabilité.Dans la province de Québec, 2,-422 femmes font partie soit d’ni comité consultatif régional, soil d’un sous-comité ou ont accepté le poste de membre correspondant ou d’agent de liaison.Le travail accompli est magnifique et mérite notre admiration; il mérite aussi d’être imité.Comme on peut ie constater, le Iravail de l’agent de liaison, en particulier, n’est pas compliqué du tout.Le Service des consommateurs demande un nombre de plus ?n plus grand d’agents de liaison et ce, dans l’intérêt même des ménagères.Décès de Mlle Mathilde Taché Quebec.8 (D.N.C.) Mlle i’.ilu-Vnlhilde Taché, fille de M.Alexandre Taché, du ministère des Terres et Forêts, et de dame Rosalie Cas-grain, est décédée subitement, samedi.au début de t’après-inidi.Elle fut frappée d’une faiblesse, pendant quelle marchait, rue Saint-Jean, non loin de la Côte du t’iibiis.Elle mourut quelques minutes plus tard à l’Hûtel-Dieu, où on l'avait fait transporter.La défunte était l'an iére-petitc-lïllt de sir Klienne-Paseal Tache, premier ministre du Canada, c! la i nièce de feu le major chanoine Philippe Casgruin, décédé l’automne dernier, et de feu le sénateur Joseph Casgrain.de Montréal, Adoration nocturne l.cs adorateurs sont convoqués pour une seule réunion: Dimanche, le 11 courant, à l’e-glise Notre - Dame .des ¦ Victoires, 2700, rue l.acnnlaire, pour 8 heures du soir.Activités Féminines, Conférences, Réumnrs, etc.Retraites à N D.du S.-Esprit Des retriltes fermées auront Heu à !x Maison Not re - Dame-H% nov 15, £ S 3% oct 1 194?3 33iM4 luln 1er 195U-S5 8 67 ! 3Ki juin 1er 1W3-W 6 90 312% juin 1er 1948-49 5.1613(4^’ nov 1948-51 8 47'3(4% Juin.1er 1956-66 .4.82 ' 3(4% OC* 15 1944-49 .5 44 t% oefc 15.1943-45 .42914% oct.,5 1947-52 .4.1014*4% oct 15, 1944 4SI 4(4% fév 1er 1948 3,57 4(4% 1er nov 1947-57 5 26 4(4% 1er nov 1947-57 10.00 4V.% 1er nov 1948-53 j.tO 4V,% 1er nov 1949-59 r 4 41J9% oct 15 1943 FINANCE DE Gl"ERRE 1944 .101% 10»%.00 101% MU 10044 99(h 100(k 101(, 101H 101% 1)244 101 102 101(4 101% loin oan lOJVi 138(4 105 ice 107 >'« :os-» 108», 107*4 107(4 ;08(* toen loo** loan non 102's 3% is lum 1950-51 .min loan 8% 1er oct.1940-52 .100** 101H 314% ‘12 fév.1945-52 .103% 104*a 3 mar.1er *'52-54 .IM H loin 3 nov 1er 1953-56 .99T^ 100*2 AVEC LA GARANTIE DE L'ETAT : C.N.R.2% 1943 .» — C.N.R.2*4% 1944 .100'* 101** C N,R 2(4% 1948 100».101% C.NR.3% 1944 101(4 102', C.N.R.3% 1945-50 tOO's 101% C.N.R.3% 1948-52 .100 0.14 .R 3% 1948-53 .99% 100% OR.R 2% 1954-40 .80% 9944 C.KJR 4(2% 1951 .C.N.R.*%% 1955 .CRR 4(4% 1957 .C.N.R.5% 1954 .C.N.R.5% 1942-89 .Brand Hend 6% 1953 B C.PulD 6%.1950 .Brown 51 -, % 1946 .Crown Co 5% 1259 ___ Burns & Co.5% 1958 Canada Cernent 4*4% (951 , Canada Cernent 4*/*% 1951 ."* î and P Inv 6% 1958 c tnt.pan e% 1949 Can Locomotive 6% 1953 .Can Vickers 5%% 1947 .Cons Paper 5*4% 1961 Dominion Coal 4*4% 1952 Oom 3tee! & C 6>»% 1955 Dom Tar 4*i% 1951 Dom W & W 6% 1953 Donnacona Pacer 4ti% 1958 Dryden P 5% 1949 .Eastern Dairies 1949 Famou Players 4*4% 1951 .Fed 3ra.:i 4% 1949.Ftaeer 6% 1950 O Steel Wares 4*4% 19529 .G L.Paner 5% 1955 Gurne» Foundry 5*4xig« Piwoed ate.ti Ow Proc A O.-mblfl .Pullman toc, A rue OU .H dit» < orp.Radio C.V prf RayonW Inc.Republie r»t*el 'Reynolds Tob.B Scherüey D; 16% 58*, 4*, 24% 31% 43(9 291, 1U» 35% 55% 35*4 34*4 17*4 16% 18% 57% 4% 23% 237, 30% 31», 42*4 “ 27% 10»,i en 61* 8% ¥ % s Sears Roebuck .sin 34 V* 14% - % j Borvsl Oo.19 i8 n 18% — n Shell Un OU .H l# un 14% f.i* i Simmons Co.37** 36 Va .77 *• 1 Bacon y Va n u% 24 24% % i Sou.Oa).Edit.34 «4 33 n Tl', - n Sou PartfU- M î5Va 18»» -i ! South Roll way 30 n 70 % — % i Sou.Rwy Prf.23 22 144 % ¥ n 1 V; erry Corp.145 144 -« n —i Stan.OU ta Cal.m 100*4 160% b,an.GU of Ind 37 36*i» 36% —- 4$ s Stall OV.of N J.m» i3n n% — % Texas Corp.an 3% si.| Texas Gulf .10% 88 13(* 19% 28% 34*, »», M 13 18% 277, 34 70% 70% 13% 14 25 24% 24% 24% 13 (* 13 247'.24?/, 25% 24», 13% 16% 16% 58 4% % % 43 — % 28% + (« 10% - (4 55% + % 344, - % 16% — % 10(4 — (4 88 -fl \w - a 27’, - % 34% — % 70% — % au profit -.$324,310.Déduction faite de la dé * ! des taxes cploitatiqn, 1» 43* * 37(1, 39% 51% 37% 36», 31», 26% 17», 40 8 40% 18?43% 38>i 38% 50 36% 36 30' 26 U'h ! TimKtrn Evoli J0 47 'a 35^4 U3 4#^ 30% 4« 233» 46 «i 33 Wh 32*ti S3 40 m* 46 tâ 15 y :n m» 1 ‘H 3* H UH 35 H* 35 Va 82 34H mk 4-' H ; Twentieth CFF 20% 19% 20% — »% 37 n s»* 3 », ! Un.BtU! A P U% 10»,» 10% — % 38 n - n i Un.cm bide 85 84% 84% — % 5on - n : Un.Pacific 93 % 92% 93% + % 37 S A- fy« 1 DU.Aircraft .14% 34% 34*$ — '» U% ,r._ t ' i Un.Air Lt 22% 22 22»» - % 303* ^ 4 i Unit.Corp 1% 1 1% ($ 26 4- % ; un.Fruit 67 66% 67 »$ HH + % : Un Gr* lmp.8% 8».8»$ — % 40 •H % U.S P & F .15», 35 35% + % 7% - % 17.S.Rubber .38% 36% 37% — % 40 «~1% 1 U.a.smeltert .60 50 60 -1-1 r ** + % I U.8.Steel 58% SU, 56 — *4 H** — % 1 J, S.Steel prf .117% 117 », 117% -1- % isn 4- H ' Vanadium Steal IS’, 22 22% — 3$ — n Warner Plctureo 127.13% 12% - % 36 — n Western Union .34% 33», 34'$ — », nn — n 1 Westinghouse .94 93», 94 —1 „„„ i Worth Pump 22% 21 % 21% —1% 83 v$ i Yellow Truck 17», 17 11% + % 35** ¥ % i Young.8 & T.38% 37% 38 - % » —* V» | préciation, des intérêts, des taxes, T t" etc., l’exercice fiscal se clot avec : i L4 une perte de $10,317 Par contre, le fonds de roulement s est ainelio; ré de $120,795 l’an dernier et si l’on tient compte du raçnat de $105,312 de bons au cours dç 1942, l'amélioration nette serait meme de $226,107.Associated Brewerie* Le rapport financier de ciated Breweries of Canada Limited montre des profits d’opération de 24% - (J $1,701,235 en 1942, contre $1,287,8o4 a*'C ï îomme profit ™,J1iîB4o.”,ib,ec0X 38?j —1 *4 j les dividendes $j22,488, ^ coniri.47% - % $591,861 en 1941, soit donc 1 equiva-«.• T & I lent de $2.01 par action commune.33' I % | contre $2.28.Ouantaufondsderou-53% — *4 : lenient, il est de $1,729,633, en re-4»% - % «ard de $1,391,678.I.actif global «Z % 1 s’établissait à $7,469,536, en regard de $7,377,115 en 1941., Il ressort du bilan qu il a été alloué l'an dernier pour 1 impôt sur le revenu et tes taxes sur les excé-tient* de bénéfices $1,107,621, con-tre $659,744 en 1941.Au dire du président.M.K.-G.Sick, le montant Problem** d'après-guerre Parlant des problème* futur* du point de vue de l'effort qu’ils pourraient avoir sur la compagnie et î**",*1" 5.00 8.00 8.00 _____ 8.00 Bsnq.de la N.-Ecosse 10.00 Banque Royale .6.00 Banque de Toronto 10.00 Aluminium Anglo Can T.A*ooo Brew Bolding Cort.de coopération complète si chaque ; Banque Dominion groupe n’est pas fermement con- poSmon^ vaincu que tes autres sont prêts a faire passer l’intérêt futur du pavs avant les avantages temporaires qu’ils pourraient immédiatement obtenir.Il existe présentement des divergences considérables entre les méthodes qu’on suggère dans le but de surmonter les difficultés économiques du pays; mais — et j’insiste sur ce point — aucun groupe particulier, ni aucune région du pays, ne peut prétendre être seul à posséder le désir sincère d'améliorer le standard de vie.L’adoption d’une fausse politique dans la période d’après-guerre, qu’elle provienne d'un empressement à essayer des expériences impraticables ou à se soumettre à ceux qui tentent de résister au progrès, aura comme résultat l’agitation sociale et la stagnation économique.” 48 15% 23 25 18% 65 • 11 49!'* 70 19 128 134 160 143 250 141 240 O T.P.3% 1982 .5 ®2 j Mont.Harbour 5% 1949-89 55® PROVINCIALES : 6.08 5-60 i Alberta.4% 1954 .4-88 1 Alberta 4%% 1956 .4.82’B.C.4%% 1953 .Hî IB.C.S%% 1945 .S72 : Manitoba 4%% 1956 .4.29 j Manitoba 6% 1947 .5.26 N, B.3% 1851 .N.B.4%% 1961 .N.-B.3% 1950 .S E «%n«8(te à paver à la maison bu aomme de 12,50 par recrue quelle ; réussira a localiser.Il s'asit de retrouver les «ens qui sont appelés sous le* drapeaux et qui ne se rap- j portent pas.Il v a plusieurs semaines, le «nuvernemenl avait annoncé j qu'il sontieail a retenir les services' d'aaences commerciales pour i aider dans ce travail.# * * Mme Doris.Neilsen, députée de Battleford-Nord, avail inscrit la question suivante au feuilleton de la Chambre, question qui intéresse non seulement les agriculteur* de l'Ouest mai* ceux de l’Esl également: “Quelle mesure le gouverne ment prend-il pour accorder une ration spéciale d'essence aux groupements organisés d’ouvriers des industries qui s'engagent à passer les soirées et les fins de semaine à aider les cultivateurs de la campagne avoisinante dans leurs semail-Fe* du printemps?'’ Le ministre d'c, Munitions et Approvisionnements, M, C.-D.Howe, a répondu que le gouvernement n'a pas encore pris de décision finale à ce sujei mais qu’il éludie sérieusement la question.¥ ¥ * M.Gordon Craydon a posé une question nu premier ministre au su- j jet de l’aviation civile, au Canada , et en dehors du pays, M.Macke.i ! rie King a déclaré que certains is I peets du transport aérien d’après guerre, ont déjà fait le sujet le discussions entre le gouvernement canadien et des gouvernement» etrangers, La question a été étudiée à Londres par les hauts-commissaires des dominions et le gouverrf ¦-ment britannique.Le premier ministre aurait meme abordé le problème avec M.Anlhony Eden, lorsque celui-ci es! venu A Ottawa, * * * Le premier ministre, dans une déclaration en réponse à une in terpellntion que M.John Hlaektn i-re.leader des ci'édilislrs, avait faite la veille, a avoué que le gouvernement des Klats-l'ntfl, par l’inter, media te du secrétaire du Trésor, Vj.Mo genthau, préconisait un projet international de stabilisation de la monnaie.Le projet a été communiqué aux autres gouvernements alliés.Le gouvernement du Royaume-Uni a préparé un projet semhti ble.Les fonctionnaires du gouvernement canadien étudient les deux projets.Le premier ministre a meme offert de faire publier les deux projet* et d'en distribuer des eo pies aux députés.Si ceux-ci veulent ensuite les discuter, on pourra réserver une séance de la Chambre i cette fin.Quant au sous-minist-e des Finances, M, Clark, il n'est pas allé A Washington ecs Jours-i dans le but de discu.fr les vues de M.Morgenthati.* * * Après des remarques préliminaire» de M.Norman Jaunes rapportées an début, M.E.-O.Hansell, eré-ditiste de Mneleod, a soutenu qu’il y a des forces dangereuses A l'oeuvre, des gens qui travaillent dans l’ombre en vue de détruire la souveraineté de I» couronne brltannl-! nue.il est bon d’attirer l'attention i du ministre de la Justice IA dessus.| M.Hansell est servateurs ne le frontière», que l'humanité n'a pas de nationalité.Elle recouvre toute In terre.Elle est au-dessus de la nation, au-dessus de l'Empire, au-dessus de n'importe quelle.Couronne, Je crois que c'esi dans ce sens que M.Sandwell a parlé.En ce qui me concerne, je n'ai pas été scandalisé par ses propos", M.Graydon, leader de l’opposi-lion, a réaffirmé son loyalisme cl celui de son parti.Quant à M.M.-J.Ccldwell, leader de la C.C.F., il a déclaré que ce sont souvent ceux qui veulent servir l'humanité qui servent le mieux leur patrie.M.(obiwell a soutenu que nous devons établir un code ou une loi in-tcrnationale capable de maintenir la paix dans le monde.Qu’on n’ail- i ,1 .le pas croire que lorsqu'un homme ! .Ilnlfnrm.parle en faveur d’un organisme in 1 1 Soldats, marins, aviateurs — Des femmes vont rejoindre pu avertir de leur arrivée -et italiens retournent — Le rationnement d'un système Infirmières nombreuses — leurs maris qu'elles n'ont - Des internés allemands libres en Angleterre de la viande sera archisimple HEURES D'AFFAIRES : 10 H.AM.A 6 H.30 P.M.— SAMEDI COMPRIS.D un port canadien de l’Eat, 8 ! (C.P.) — De nouvelles troupes canadiennes, parties il y a quelques j jours d'un port canadien de l'Est, «ont arrivé* en Angleterre hier, avec la conviction que d’ici la fin 1 de l’année 1943 elles participeront 1 à une grande offensive contlnen- , talc.Le contingent se compose de sot- \ dais, d’aviateurs, de marins, d'in- î principalement sous i de l’aviation.é— * • y 0 r » V ?DUPUIS , Le navire a transporté des eais- ternntional, il est déloyal a son! ws norabrcuses de la nouvelle casquette féminine militaire pays, Le nationalisme étroit et le faux principe de l'autarcie ont conduit le monde A la guerre.M.Sandwell n'éluit certes ‘pas en mauvaise compagnie lorsqu’il a parlé en faveur de la création d’un organisme international.M.Churchill a été en faveur de la sécurité collective.M.Anthony Eden également.Et M.Herbert Morrison, pin-1 si (pie sir Stafford Cripps.M.T.-L.Church, député progrès- j sixle-conxervateur de Toronto- j Broadview, a soutenu que la guer- j re avait été causée par les paeifi tes.Ce sont eux les grands coupa* I blés.On s'e-st complu dan» les traites de paix, dans les note» Kellogg, dans les traités de Locarno.On a laissé se désorganiser une grande armée, une gronde marine et nue gronde aviation.Les pacifistes nous ont conduit» à la guerre.Et voici qu'ils recommencent leur jeu, bien que la guerre ne soit pas encore terminée.M, Sandwell serait '’un de ceux qui ont parcouru le pays en soutenant que nous n’avions besoin ni d'une armée, ni d’une imirjne, ni d’tne aviation.Evidemment, pour M.Church, les bonnes vieille» idées restent les meilleures.Il a un credo politique auquel il tient mordicus.On le con-mll.Inutile, par conséquent, d’insister davantage.La discussion, après d’aussi belles déclarations, pouvait prendre fin.Ce qu'elle a fait sans autre incident.La Chambre s'est remise tranquillement au travail.* * * I.a Chain lire a ensuite étudié les résolutions budgétaires relatives A bord, il y avait un certain nombre de femmes anglaises venues au Canada comme réfugiées, qui retournent en Angleterre rejoindre leurs maris.Ce sera une surprise pour eux, car ces femme» n’ont pu les averlir qu’elles pouvaient enfin prendre le bateau et aller les retrouver.Dans d'autres cas, ce sont des Canadiennes qui ont obtenu l'autorisation d’aller rejoindre leurs maris.Enfin, les passagers comprenaient aussi un certain nombre de marins des navires français de New-York qui s'en vont combattre sous le drapeau de la Croix de Lorraine.Sur le même navire, il y avait des Allemands et des Italien* internés au Canada, qui avaient pour la plupart passé une vingtaine d’années en Grande-Bretagne, et qui travailleront désormais dans le* usines ou aux champs.Ils seront libres.On est convaincu de leur loyauté.Toronto rêcherchêro les introuvables Ottawa, 8 (C.P.) Le gouvernement a conclu un arrangement avec l’agence Hooper-Holmes pour la recherche des conscrits introuvables.L'agence recevra $2.50 par homme retrouvé.Le système de rationnement de la viande sera simple Toronto, 8 (C.P.) — L'adminis-j Pété «-e qu’on dit à propos des petits salariés depuis quelques années.Rien de bien neuf en tout cela.Aussi l'attention des députés se porte-t-elle, depuis le début de la semaine, non pas sur les débats parlementaires.mais sur ce qui se passe à la commission des comptes publics, où l’on entend le témoignage du colonel John Thompson, ancien contrôleur des économies.Le colonel Thompson a démissionné, mais son expériencee n’en fut pas moins ins-tructive.Hier il a mêlé le nom du rninislre des Travaux publics et celui du ministre des Services de guerre (le major-général L.-R.La-Flèche) A la discussion.A la Chambre, M.Alphonse Fournier, qui n’est ministre des Travaux publics que depuis quelques mois, a lenté de se disculper sur une question de privilege.Mais on l'a empêché de donner des explications détaillées.On croit que les députés opposi-, i lionnistes, notamment les progres- surpris que les cou- sjstes.Conservafeurs, veulent trans-sen inquiètent pus.| former l'achat de quelques tapis par Les conservateurs sont-ils devenus j )e ministère des Travaux publics en progressiste* au point d en oublier j U,H, question d'intérêt national.A la la tradition de Unir parti?Le lour ; (;|u)rnbre des Communes il y aura un même où M.Anthony Eden faisait un discours à la Chambre, M R K.Sandwell, directeur de la Saturday Sight, portait la parole dans une an- grand débat là-dessus A la première occasion.Des ministres devront se défendre, notamment le ministre des Services de guerre, le ministre tre salle du Parlement.M.Sumi j des Travaux publics actuel et peut well a eu le malheur, d’après M.I être l'ancien ministre des Travaux ‘11, de suggérer l’établissement publics.L’opposition voudrait égn- Hansell d'utu autorité supra-nationale, ayant le pouvoir de régler les ques lions afférant A l'immigration, aux ressources naturelles, au traitement des minorités, à la répudiation des dettes.Pour arriver à cette fin, d'après M.Sandwell.li serai! nécessaire de diminuer la loyauté des citoyens A la couronne pour y subs-lituer une nouvelle loyauté, la loyauté à une autorité plus grande que le Canada, plu» grande que le! Commonwealth britannique, plus! grande que les Etats-Unis et toutes I les démocraties, une autorité qui i engloberait toute la rare humaine.! M.Hansell a fait alors une vi-| brant.- profession de foi britannique.1,‘une des choses pour les-quelles nous combattons, a-t-il dit.ce sont les principes traditionnels du Commonwealth des nations bri- j tanntques, la préservation de la j souveraineté de la couronne britannique.C’est là l’un des principes I eue les membres du Crédit social ; joutlennent.I.es eréditistes sont! fort inquiet* qu’on veuille détruire U couronne britannique.Si nous remportons la victoire et nous perdons l’autorité dont la couronne est investie, alors nous perdrons la guerre.M.Hansell s’est dit alarmé des propos de M.Sandwell.M.Vincent Dupuis, député libéral de Chambly-Rouville, a essayé d’expliquer la pensée de M.Sandwell.A son avi*.le directeur de la Saturday Stght aurait parlé dans l’abstrait."Pour moi, a dit M.Dupuis, quand j'appuie de toutes mes forces l’effort de guerre, quand je dépense toutes mes énergies et toute mon influence à encourager les citoyens à combattre, ce n’est pas seuiement parce que j’aime mon pavs; ce n'e.st pas seulement parce que j'ai la plus grande admiration pour la Couronne; c'est parce que, avant el par-dessus tout, lement enquêter sur les dépenses et le» salaires de certains employés de la Commission d'information en temps de guerre.On est à la recherche de cas d'extravagances, de dépenses inutiles, de gaspillages.D'ici la fin de la session, le gouvernement devra se défendre sur plusieurs points.Léopold RICHER ACUETH rUSUH» VOI ICI La Patrie Fleuriste Kl a.S -CATHIRINI UvTkbon ptrtout «Iractt-ment n\.M I avli-i .Il dc( l u ' hier soir à Toronto, au cours d une entrevue, que le système du rationnement de la viande sera archisimple.En réalité, dit,-'L R ne s(‘ra pas basé du tout sur le système des point*- .-ii Nous partons, expliqua-t-il, du principe de deux livres de viande par personne par semaine.Nous savons que la viande comporte une moyenne de 25 à 28 pour 100 dos et de déchets.I-e reste est mangeable.Dans le cas du jambon désosse, la portion sera de moins de deux livres.Si la viande comporte pas mal d’os, le consommateur aura plus de deux livm, Montréal et Clinton suffiient; Toronto s'efface Le quartier général de l’Aviation annonce que le service d’entralne-ment de» mécaniciens de 1.»• r.du Corps d'aviation royal canadien A l’Université de Toronto, le dernier du genre que, l’on confia à une université canadienne, sera aboli le 12 mai.Les écoles de radiotélégraphie de Montréal et de Clinton, a-t-on ajouté, sont maintenant en mesure de former tous les mécaniciens de T.S.F.nécessaires au personnel non navigant du C.A.R.C.L’abolition de ces cours, que I on avait organisés en décembre dernier, permettra aux universités de donner un enseignement préparatoire à de futurs membres d équipages aériens.Lors de la création du Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique, le C.A.U.C.exigeait que les candidats du personnel navigant eussent leur diplôme d'immatriculation.Cependant, î'expérience et les résultats obtenus prouvent que les recrues moins instruites, mais bien douces, font également des pilotes, des navigateurs, des bombardiers et des radiotélégraphistes-mitrailleurs de premier ordre à condition au us puissent se perfectionner dans certaines matières essentielles.Actuellement, il suffit de posséder un certificat d’entrée et d’être à la hauteur des autres exigences du G A-R.C., pour s’inscrire aux cours préparatoires du personnel navigant.Un grand nombrae de membres expérimentés des équipes ®H s®' filent de cette innovation pour » enrégimenter dans les équipés ,éGrâce'à" «a bienveillante collaboration des universités canadienne* on peut maintenant préparer en J mois 1400 jeunes gens a 1 entralne-ment du personnel volant.Rect nombre, 720 sont répartis entre 1 1-niversitè de Toronto et iT nivcrsité McGill.Les maisons d enseignement fournissent le logement et les salles de classe, et le Corps d aviation royal canadien, les professeurs.Ces cours ont été organisés en vue de permettre aux recrues potentielle* d’atteindre le niveau d’instruction requis pour réussir (tans l’entraîaement aérien.Les études sont de quatre semaines pour les mitrailleurs de bord; de six semaines pour les radiotélégraphistes-mitrailleurs; de six à douze semaines pour les autres membres des équipes de l’air.Appareil* de protection Ottawa, 8.— Une nouvelle ordonnance, émise aujourd’hui par M.H.-H.Bloom, administrateur de ia machinerie agricole et de construction et de l’outillage des services municipaux pour la Lommts-•ton des prix, a pour but de conserver les matériaux rares qui servent à la fabrication des appareils de protection, de signalisation el d’avertisseurs d’incendie.Cette ordonnance entre en vigueur aujourd’hui.Bloc - notes (suite de la première page) I les Canadiens, A tous ceux pour qui : ce pays est vraiment une patrie.I, Action nationale éditera en ! brochure distincte cette étude.1 Nous on sommes fort heureux.Il i faudra lui faire un beau succès.Deux langues En feuilletant les journaux fran-co-amèricalns nous tombons de temps A autre sur une note de ce genre: i'n Tel (ou Une Telle) a ètè.choisi comme interprète dans tel service militaire.Preuve nouvelle de l’utilité pratique de la connaissance du français.héritage naturel des Franco-Américains et qu’ils n’ont qu’à conserver pour se donner un titre d’indiscutable supériorité.“Smuts”, “Smouts” ou “Smots” Partout où il es! possible, il est devenu nécessaire de trouver des ; succédanés pour les matériaux qui i se font rares.Nommons le cuivre, .le nickel.Eétain ,l’acier inoxyda- | ble, le line et l’amiante.L’ordonnance permet à l’admi- | imitateur de régir toute vente et j tout transfert d’accouplement* de boyaux en cuivre que possèdent les distributeurs ou les fabricants.Elle défend également la vente des extincteurs ou des générateurs à mousse si ce n’est aux services mu- ; nicipaux d’incendie.L’ordonnance i fixe également la quanttié des alliages de cuivre qu’on peut employer dans la fabrication des extincteurs à mousse et des extincteurs type bicarbonateacide.La fabrication des pompe à bride, la distribution et l’installation des gicleurs neufs ou usagés sont également régies.Sauf avec la permission de l’ad-mhiistraieur, i! est défendu de vendre des systèmes de signalisation.L’administrateur accordera une permission aux sociétés et aux organisations qui accomplissent un travail essentiel de guerre, aux j niunciipaiifés, aux hôpitaux, aux | écoles, aux hôtels el aux immeubles résidentiels.Le lieut-coi.Scott Le major Walter-H.Scott, M.C., directeur du recrutement pour le district militaire no 4, a été promu lieutenant-colonel, annonce-t-on aujourd’hui au quartier général de ce district.Vétéran de la premiere grande guerre, le iieutennnt-colone! Scott s’est enrôlé en 1914 comme simple soldat.II a servi en Angleterre et en France avec le 87e bataillon et il a été promu successivement lance-caporal, caporal, sergent et sergent de transport.Lt trophée Strathcono Cet après-midi, a lieu la présenta-tien du trophée de culture physique (senior) offert par le Comité catholique de la Fondation Strathcona au corps de cadets senior le plus méritant du district en culture phyUque pour l’année scolaire 1941-42.Ce trophée a été gagné cette année par le corps de cadets no 1588, Ecole supérieure St-Viateur, 7315, rue De-Lanaudière, Montréal.La cérémonie a lieu à l’école et le brigadier-général E.de B.Panel, commandant du district militaire no 4, a bien voulu acceptée de faire la présentation lui-mème.il est bon de noter que, depuis le début de la guerre, plus de trois cents jeunes gens de cette école se sont enrôlés, dont plus de cinquante ont suivi le cours d’officier à Brock-ville.quatre sont morts au front et plusieurs ont été portés disparus à Dieppe.L’instructeur de cadets de l'école est le major M.-A.Gravel, du Service des cadets du Canada (RF), et le directeur est Je révérend Frère Railil Bourdon, C.S.V.Propagande original* pour les cheminots La Légion américaine prend part d’originale façon à la campagne de recrutement de cheminots pour l'armée canadienne appelée à servir outre mer.Il existe aux Etats-Unis une société au nom bien français; la Société des quarante hommes cl huit chevaux, voilure-local 4(>.1.Elle « été formée après la victoire des armées de Foch sur le sol de France.En manière de propagande, elle envoie à Montréal des représentants qui feront circuler dans les rues leur auto-train.Demain soir, les délégués de la Société des quarante hommes, qui font aussi partie de la Légion américains, seront les hôtes de VOverseas Association, fondée par le lieutenant-colonel Scott.Un bureau d’enrôlement a été ouvert au no 1118.côte Beaver-Hall., En quelques lignes - - On mande d'outre-mer que le soldat Orner Vautour, de Paquet-ville, N.-B., a été tué au combat.Un balayeur de mines de la classe Algerine a été lancé hier sous le nom de Skipjack, aux chantiers de Toronto.On apprend d’Edmonton qu’il existe un vaste marché noir de camions dans la région.Ils se vendent de $100 n 8200 plus cher que le prix fixé par la Commission.Les gens recherchent des camion»,posir circuler sur la nouvelle route de l’Alaska, Selon une réponse faite à la Chambre des députés à l’un des député*, la Commission des prix avait fait imprimer 13 millions de carnets de rationnement no 2.A date, ! il en est resté 1.130,000 A la Com-j mission.Elle en a fait un auto-j daté.Le coût d’impression des carnets a été de $180,050.i i i i SOCQUETTES HOLEPROOF pour hommes les socquettes sont les chaussettes courtes si populaires chez les hommes et les jeunes gens.Fameuse marque HOLEPROOF à bout de pied renforcé.Tricot l«ine et coton dans une belle collection de patrons et de coloris préférés des hommes de bon goût.Pointures: 10 A ! ! Vi *50 La paire : DUPUIS — rez-de-chaussée 'Ste-Catherlne) ALBERT DUPUIS, président A.-J.DUGAL.f .-P et dlr -*ér.ARMAND DUPUIS, seo.-trls j i 1943 EST L’ANNEE DE NOTRE 15e ANNIVERSAIRE we.* ., —.vTy*s \ \ \ Le pont Thompson en Abitibi Réponse du ministre des Travaux publics à M.Talbot Comment doit se prononcer le nom du chef du gouvernement de l’Union Sud-Africaine?Nous avons entendu, A la radio et dans 1» conversation: Smots et Smouts, beaucoup plus rarement Smuts, Smuts ne serait-il pas tout de même l’exacte pêononciation?C’est ainsi que s'exprimait M.Van Can-1 velaêrt, le ministre flamand qui disait: .Vous avons entendu Christian Smuts, dans notre commune langue maternelle,.et il y a gros A parier que M Van Cauvelaèrt savait :i quoi s en tenir.O.H.s-nr-és _ La portée musicale de la voix des Polynésien* est grande au point de créer l’illusion qu'il s'y trouve plu* J de cinq voyelles."Joies et tristesses de la maison" par Albert Brassard, S.J.Le Père Brossard parle de l'amour, du mariage, de la famille d’une façon sereine, avec la certitude Je celui qui puise aux leçon* de l’Evangile, et avec le réalisme du confesseur, confident des misères de la nature humaine.Ce livre, en dépit de 1» richesse de «a substance, ne laisse pas d’être une source d’émotion profondément humaine.Prix *n,R0; par la poste *0.«5.Service de librairie du Devoir ou aux Editions dt l’Arbre, 60 Saint-Jacques ouest.* Québec, 8.— M.Dansereau, ministre des Travaux publics, a répondu hier après-midi à deux interpellations de M.Antonio Talbot, relativement au pont Thompson, en Abitibi.Il lui a appris que des soumissions ont été demandées par voie des journaux pour pont à poutres métalliques continues, «ans remblai en rivière.Les soumissions reçues furent pour la superstructure et les approches par la Société d’Entreprise Générale Limitée.8218,852.00; pour la superstructure métallique et ses garde-corps: Dominion Bridge.Co.Ltd., $142,500, McKinnon Steel Corporation Ltd, $142,750, formant un total pour le projet, en prenant les plus basses soumissions, de ?30>2.3f>2.Ces soumissions ont été demandées le 10 juin 1941.Le 10 .septembre 1941, des soumissions ont été demandées par voie des journaux pour projet de pont métallique à travée tournante avec remblai en rivière.Les soumissions reçues furent pour la sous-structure et approches: La Société d’Entreprise Générale Liée: $284,499, Angus Robertson Ltd: $325,887.19; pour la superstructure métallique et ses garde-corps: Dominion Bridge Co.Ltd., $78,100; McKinnon Steel Corp.Ltd, $81,375, formant un total pour le projet, en prenant les deux plus basses soumissions, de $302,599.Le premier octobre 1941.soumissions demandées aux deux soumissionnaires de la sous-structure de ia dernière demande, sur base de prix unitaires, pour le même site, pour la sous^structure seulement et les approches, non comprise la superstructure.Les soumissions reçues furent: sous-struc-iure et approches: Société d'En-treprise Générale Liée, $317,203; Angus Robertson Ltd, $373,976.35.La plus basse soumission pour la sous-structure avec la plus basse soumission pour la superstructure reçue précédeniemnt forme un total de $395,303.Le 20 février 1942 un contrat a été adjugé à la Société d'Entreprise Générale Liée, pour projet de pont en béton armé, avec, dégagement pour la navigation et remblais en rivière, à 400 pieds du pont du C.N., aux prix plafonné de $362,-764.07, plus dix pour cent pour travaux qui seraient exécutés en hiver.Montant du contrat basé sur des prix unitaires de la plus basse soumission de la dernière demande, Dans chaque cas ci-dessus le ciment et l’armature étaient fournis par le ministère.# * * M.Dansereau a répondu également A M.Talbot que depuis le 8 novembre 1939 inclusivement, il a été payé à date pat le gouvernement de la province à la Société d'Entreprise Générale Liée, relativement au pont Thompson (sur le bras du lac Demontigny qui rejointjc lac Lemoine, dans le canton de Dubuisson, comté d’Abitibi) la somme de $263.922.88 et qu’il est dû à ladite société à ce sujet la somme de $16.747.12 à date plus la somme de $49.53(1 représentant la retenue'de 15 p.c.sur chaque estimation.Concours sur la coopération Organisé par te comité de la Survivance française et nos principales sociétés mutuelles d'assurance-vie du Canada et des Etats-Unis "Honoré Gervais" (par Acgldius FAUTEUX) "A la différence de beaucoup de rhrélirn* soi-disant sociaux de son temps et du nôtre, il agissait beaucoup plus qu’il ne pérorait ou écrivait.” A.PAPILLON, O.P.La Semaine de la Mutualité française aura lieu du 10 au 17 mai 194.3.Elle a pour but de développer chez les nôtres le sens de la coopération.Elle aura précisément pour thème cette année: “La coopération et le patriotisme".Comme on le sait, cette Semaine est organisée par le Comité de la Survivance française, de concert avec nos principales sociétés mutuelles d’assurance-vie du Canada et des Etats-Unis.A la propagande par la presse et la radio, les sociétés organisatrices ont décidé de joindre cette année un concours d’un genre spécial.Elles se proposent d’intéresser par ce concours les élèves de nos maisons d’enseignement à l’idée, si importante pour nous, de la coopération.Comme ce concours s’adresse à des étudiants déjà pris par leurs classes, les organisateurs l’ont voulu aussi simple que possible.Il ne comporte aucun travail de recherche ni de rédaction.Le seul travail exigé des concurrents est le suivant: condenser en une formule originale, dynamique, de pas plus de six mots, le thème de la Semaine: La coopération est une des formes les nlus pratiques du patriotisme.Voici quelques formules-types: “L’union fait les peuples forts”; “Tout peuple divisé périra”; “Unissons-nous pour survivre et grandir”.• Voici les conditions du concours; 1) Le concours s’adresse aux élèves de nos maisons d’enseignement, écoles primaires, collèges, couvents.Universités.2) Tous les élèves d’une institution peuvent concourir, mais le Comité d’organisation n’acceptera pas plus de dix copies par maison.Si le nombre des concurrents est supérieur à dix.on devra procéder à une première élimination dans l’institution elle-même.3) Les copies devront être envoyées par la directrice ou le directeur de l’institution, non par les concurrents, entre le 10 et le 17 mai 1943.4) Aucune contribution en argent n’est exigée des concurrents.5) Le concurrent devra répondre sous forme de lettre adressée au Comité de la Survivance française et ajouter à sa signature le nom et l'adresse postale de l’institution où il étudie.6g Le jury tiendra compte de la présentation des réponses dans l’attribution des récompenses.7) Les prix offerts aux concurrents son.les suivants: (100 prix en tout).Un premier prix en argent de $25 offer par le ministère du Commerce et de l’Industrie de la province de Québec.Courtoisie de M.Oscar Drouin.Dix autres prix en argent offerts par cinq sociétés mutuelles d’nssu-rance-vie du Canada et des Etats-Unis: un prix de $15; un prix de $10; trois prix de $5 et cinq prix de $2.Vingt-cinq exemplaires du volume intitulé: ."L’éducation dans le mouvement coopératif”, offerts par le Conseil supérieur de la Coopération de ia province de Québec.Volum de 150 pages.Soixante-quatre exemplaires d’une brochure de 48 pages intitulée; “La coopération, facteur de survivance française", offerts par le Comité de la Survivance française en Amérique.8) Les noms des vainqueurs je-ront proclamés dans les journaux avant le 15 Juin et un compte rendu du concours sera radiodiffusé par les soins du comité d’organisation.On donnera dans ce compte rendu les noms et les réponses des gagnants des onze premiers prix.Ô) Le jury comprendra les personnes suivantes: M.le notaire Henri Boisvert, de Survivance française; M.Eugène Bussière, de Québec, secrétaire du Conseil supérieur de la Coopération; M.Adolphe Robert, de Manchester, N.-H., président général de l’Association Canado-Américaine; M.le Dr Hector Cypihot, de Montréal, président général de l’Alliance nationale; M.Agésilas Kirouac, de Montréal, 1er vice-président de la Société des Artisans canadiens-français; M.Hector Ménard, d’Ottawa, secrétaire générai de l’Union Saint-Joseph du Canada; M.Callxte Savoie, de Moncton, N.-B., secrétaire général de la Société l'Assomption.10) On voudra bien envoyer les réponses à l’adresse suivante: Secrétariat du Comité de la Survivance française, Université Laval, Québec.(Comm.) "Figures et paraboles (par Paul CLAUDEL.Voici un livre qui donne une image différente du Claudel des pièces de théâtre et du Claudel des grands poèmes lyriques.En des pages où le calme et la limpidité s’unissent, on trouve ici un écrivain simple, plein d’esprit, accessible à tous; un maître de la prose.Dans Figures et" Paraboles, sans trop insister sur des idées religieuses, Fauteur détaille des images riches en couleurs et pleines d’un charme qui lui est propre.Les sujets qu’il touche sont d’un grand imprévu.Chacun d’eux nous intéresse plus que le précédent.Il y a d’abord le chapitre consacré à Wagner.Sous forme d’un dialogue, Claudel éludie les caractéristique; de Lohengrin et de Tristan et Yseult; il en profite pour parsemer son récit d’observations pénétrantes sur Nietzsche, sur Beethoven, sur le sentimentalisme en musique, etc.Un autre chapitre s’intitule Mort de Judas.Ici c’est Judas qui parle et qui, avant de mourir, explique le rôle qu’il a joué; rôle dans la Passion du Christ, et la nature de son sentiment à l’égard de Notre Seigneur.Claudel, avec beaucoup de vraisemblance et d’ironie masquée, met dans la bouche de Judas un langage d’honnéte homme qui parle de son crime comme on traite une question d’affaire, mais qui ne sait pas que son bégaiement et ses hésitations trahissent son inquiétude et le sentiment de sa culpabilité.Le troisième chapitre: Le point de vue
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