Le devoir, 31 juillet 1943, samedi 31 juillet 1943
"Le Canada cat une nation «suvfe-ralne et ne peut avec docilité a:cepter de la Grande-Bretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu'il lui taut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Common wealth.’’ (ii-x-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR t Montrée!, samedi 31 juillet REDACTION ET ADMINISTRATION 430 CST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEisir 336I1 SOIRS.DIMANCHES ET FETES Dirsctwtf i Gaorgei PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RsdcchiMi tn chef : Om«r HEROUX AdmlnistratiM t Rédection < Oérsnt i Bilalr 3361 BEIalr 2984 SEItir 3361 Londres s’attend à la capitulation imminente de l’Italie Petits mémoire» mi -j Il y a quarante ans et plus.Au début de la lutte antiimpérialiste — L’affaire du Transvaal — Le Bourassa d’alors_ Un demi-siècle tout près de tenace campagne — Un suprême exemple de courage moral Au temps de notre jeunesse, les adversaires de M.Bourassa le qualifiaient volontiers, avec une inflexion ironique, de prophète.C’est un terme que ses pires ennemis d’aujourd’hui, si par hasard il en avait, n’oseraient pas employer à son égard.Les événeuicnts ont trop brutalement, trop douloureusement aussi, justifié ses prophétie».En fait, il est peu d’hommes qui aient aussi clairement vu dans l’avenir, qui aient aussi nettement annoncé ce qui serait, à moins que l’on n’abandonnât telle ou telle route.* * * Ce phénomène de clairvoyance, si l’on revoit dans ses itraits réels le Bourassa de 1899 et de 1900.n’offre rien d’extraordinaire.M.Bourassa était alors aux alentours de la trentaine, passionné d’histoire, comme il le fut toujours.Il vivait à la campagne, avec ses livres et sa besogne courante.11 avait tout le temps d’étudier et de réfléchir.Doué d’une intelligence puissante, il avait le rude bon sens des habitants ses voisins, les gens du monde qu’il a probablement le plus aimés.Ses idées générales, son goût et sa curiosité des choses de l’extérieur, en mime temps que sa passion de l’honneur et son contact de tous les jours avec les réalités locales, le protégeaient contre l’excès possible des passions politiques*.Cet orateur prodigieusement doué, ce maître de la parole publique ne se payait pas de mots.Tous ceux qui 1 ont un peu pratiqué savent que, si dans ses veines se mêlent le sang du tribun fameux et celuird’un artiste délicat, ce n'est pas pour rien qu’il est aussi l'héritier d'une lignée de notaires.Cet homme qui, sous le coup de la passion, peut trouver les images et les formules les plus éclatantes.*— et qui d’ailleurs méprise tout verbalisme, — est un chercheur méticuleux, ainsi qu’un fort attentif comptable.Ce fut un cultivateur très soucieux de la qualité de ses cultures et de ses animaux de race.C’est, par-dessus tout, un penseur qui croit à l'enchaînement des effets et des causes et qui sait que ni les peuples ni les particuliers n’échappent aux conséquences d~ leurs actes.¥ * ¥ Esprit clair, d’une extraordinaire pénétration, nul intérêt personnel, nul souci d’affaires ou de carrière, nul préjugé idéologique n’était capable de fausser sa vue des choses.Il apercevait naturellement sous le détail, sous l'accessoire, l’essentiel, et la suite de ses conséquences possibles.Quand se nouèrent à Ottawa, lors de la crise du Transvaal, les premières intrigues du délégué des impérialistes, il devina tout de suite le fond du débat.A quoi rime cette résolution de sympathies?[que venait d'accepter en son absence, avec l’appui de MM.Tupper et Laurier, la Chambre des Communes], demanda-t-il à M.Laurier, le chef qu’il aimait tant.— Allen [c’était le représentant des Uitlanders sud-africains] croit que cela pourra avoir quelque bon effet dam les négociations avec Kruger, lui répondit le chef du gouvernement.— Mais, Monsieur Laurier, le père Kruger défie toutes les forces de l'Empire, croyez-vous qu’un bout de papier des Communes canadiennes, dont U ignore probablement Vexistence, aura le moindre effet sur lui?.Non, Chamberlain prévoit la guerre, il veut que nous en soyorïs, et c'èst la première amorce qu’il vient de nous jeter.— Vous avez bien de l’imagination.Henri! reprit M.Laurier et, pour la première fois, paraît-il.le jeune député de Labelle sentit passer dans la voix de son chef quelque mauvaise humeur.On sait qui était le jouet de son imlgination et qui, dans cette affaire, voyait clair.Pendant tout le temps que se déroula l’intrigue et que se tendirent les rêts où devait finalement se prendre le vieil homme politique, M.Bourassa s’efforça de prévenir son chef, d’enrayer la marche vers l’abîme.C’est un fait qu’il n’y réussit point.Il voulut alors dégager sa responsabilité, élever une nette protestation, éclairer le public, faire sanctionnef par ses électeurs son attitude propre.Il donna sa démission et la motiva par une lettre fameuse.¥ ¥ ¥ Sur le fond du débat,' le jeune député n’hésitait donc pas plus à agir qu'il ne l’avait fait à juger.Il prenait le parti que lui imposaient sa claire vue des choses et Tardent amour de son pays.Il était l’héritier, il se constitua l'interprète de la vieille tradition canadienne.Dans la bagarre il sacrifia probablement les plus hauts honneurs politiques: le parti libéral ne possédait point dans sa section française de soldat de cette force: mais peut-être eût-il moms de peine que certains à écarter cette tentation.Petit-fils d’hommes qui ont été les maîtres de l’opinion sans détenir de portefeuille, fils d'un écrivain et d'un artiste qu’il vénérait.M.Bourassa n’a jamais dû attacher aux honneurs politiques la même importance que d’autres.Il était depuis toujours familier avec un autre type de grandeur.En tout cas.il marcha droit devant lui, sans s’occuper, pour ce qui le concernait, des conséquentes.Dès la première heure, on eut l’impression que rien, sauf un scrupule de conscience, ne saurâit l’intimider.Voici plus de quarante ans qu’un Anglo-Canadien écrivait dans VEven-ing Journal d'Ottawa: Bourassa of Labelle fears nobody and nothing — Bourassa de Labelle ne craint tien ni personne.La définition était profondément exacte.On Ta pu vérifier, pour ce qui est du courage physique, sous les cailloux de Saint-Roch et au Russell d’Ottawa.Quant au courage moral, c’est toute une carrière, ce sont des actes indéfiniment multipliés, qui, même au regard de ceux qui ne partagent point ses opinions, témoignent de sa calme et de son infrangible intrépidité.¥ ¥ ¥ Logiquement, on aurait dû opposer au député protestataire de Labelle un candidat qui se serait fait le champion de la politique ministérielle.M.Laurier préféra limiter les dégâts et ne point engager de front la bataille contre le démissionnaire, dont, mieux que personne peut-être, il connaissait la valeur.Il le laissa réélire par acclamation; mais, dans les quelques jours de sa campagne, le candidat fit à ses électeurs un cours de politique que les anciens n’ont pas oublié.Il y a quelques années, Tun d’eux prenait encore plaisir à montrer à des visiteurs le perron de la maison de Papineauville où M.Bourassa, dès son premier discours, avait prédit tout ce qui s’est passé depuis, déroulé comme en un film les lointaines, mais inéluctables conséquences du précédent que Ton créait au bout du monde, contre une poignée de pauvres diables.M.Bourassa ne posait point au prophète: ce sont ses adversaires qui ont voulu lui prêter ces grandiloquentes allures; il disait simplement à ses voisins, à ses électeurs, et par-dessus leurs têtes, au peuple entier: Si vous prenez telle route, vous aboutirez à tel résultat.,.Et personne, sûrement, n’a plus regretté que les faits lui aient si complètement donné raison.¥ ¥ ¥ M.Bourassa s’est occupé de beaucoup de choses.Il a été le grand champion de la liberté scolaire et du droit des minorités, le grand interprète aussi des revendications familiales et Tun des initiateurs du syndicalisme catholique.A la vérité, on sera plus tard étonné du nombre de choses auxquelles il a touché, car il était tout le contraire du spécialiste confiné dans un domaine particulier.Il avait des ouvertures sur tout.Son histoire est indissolublement liée à etile de nôtre pays et de notre race depuis un demi-siècle.Mai* jamais il n’a perdu de vue le formidable problème qui l’avait jadis imposé à l’attention publique.(C’est à propos de la question scolaire manitobaine qu’il faillit d’abord rompre avec M.Laurier, mais c’est là une tout autre histoire1).Par la parole, par la plume, aux Communes et à la tribune publique, devant tous les auditoires, en Angleterre comme chez nous, il a inlassablement combattu l’impérialisme.Faut-il le répéter?M.Bourassa est tout le contraire de Tanglophobe qu’on a parfois voulu peindre.II a toujours gardé pour certains types d’Anglais une profonde admiration et presque de la vénération.Son opposition à l’impérialisme n’est pas une réaction des nerfs ou du sang; c'est l’attitude d’un être qui a beaucoup étudié, beaucoup réfléchi, beaucoup fréquenté les hommes et les livres et qui par là s’est retrouvé d’accord avec l’instinct profond de son peuple.M.Bourassa, certes, n’est point affecté de ce que Ton appelle aujourd'hui un complexe d'infériorité.L’Anglais, qu’il soit de ce côté ou de l’autre de TAtlantique, ne lui inspire aucune crainte révérentielle.Il se sait d’une race qui n’a pas de raison de fuir le chemin du Roi ou de prendre envers qui que ce soit des allures humiliées.Mais ce sentiment de juste fierté n’a rien de commun avec la haine.Et les Anglais d’Angleterre le savent bien qui Tont honoré de leur respect, et parfois de leur amitié.¥ * ¥ S’il a vu en beaucoup de régions lever, avec une luxuriante fécondité, la semence qu’il avait jetée.M.Bourassa, dans ce domaine des relations extérieures, n’a point triom phé — sauf comme voyant.Il a en la douleur de voir sc réaliser ses pires appréhensions; mais c’est peut-être devant cet apparent échec qu’il a donné le plus bel exemple de courage moral.Il n'a voulu ni désespérer ni s'abandonner.Il sait qu'il a raison et garde sous ses chevaux blancs sa volonté et, Ton pourrait ajouter, son ardeur ancienne.11 profite d’un regain de santé pour apporter aux générations nouvelles Tappui d’une pensée plus lucide que jamais, fortifiée par l’expérience, et d’une parole toujours étonnamment puissante.Au seuil de ses soixante-quinze ans, il continue de semer, pour la joie de faire son devoir d’abord, sans doute, peut-être aussi par un sentiment de particulière détection à l'endroit de la jeunesse.A Saint-Jean-de-la-Ctoix.quand il fit face à son auditoire d'Outremont, il avait dans la voix et dans le regard — une émotion qu’il laisse rarement voir, et Ton n’a pas oublié Taccent avec lequel il s'écriait: En dépit de mon âge, et peut-être à cause de mon âge, j’ai encore là (et il se frappait ta poitrine') quelque chose qui m’empêche de rester couché quand les jeunes se battent.^ * Les générations qui montent recueilleront le fruit de la sagesse ancienne; elles recueilleront aussi ce grand exemple de vigueur morale et d’inébranlable ténacité.C’est ainsi que se forcent les grands destins.3i-vn-43 O mtr HEROUX Menace voilée de Berlin à Rome lion.L’Office des priorités ne tient pas compte des exigences testamentaires; le riche défunt devra, à l'occasion, se contenter de l’humble boite des pauvres pour sa dernière demeure terrestre.Autant de bénéfice pour la succession et dans le portefeuille de l'exécuteur testamentaire, Les difficiles doivent se rabattre sur une cinquantaine de variétés de “tombes”.On pouvait naguère , faire son choix parmi deux cents'] guerre a tenu une séance extraordinaire au milieu de lo M.Churchill retient dens U capitale son cabinet ainsi que les chefs des forces arméec LONDRES, 31 (CP.)—On apprend de bonne heure j italiennes en sont encore venues aux prises dons le ce matin que les membres du cabinet anglais et les nord de l'Italie et que les Allemonds se sont emparés chefs de l'armée, de la marine et de l'aviation ont ! de cinq sous-marins italiens à Fiume pour les utiliser reçu instruction de se tenir disponibles pendant toute la fin de semaine en raison des événements militaires.On croit que c'est la situation italienne qui provoque ces dispositions extraordinaires.On sait que le cabinet modèles.Les ornements Ou commodités métalliques qui ornent les cercueils — poignées et emblèmes religieux offrent un très maigre assortiment.On détient tout l’ancien matériel auerre demain" pompeux pour les transports de * guerre, les bombardiers et la mi-Iraille.On le réserve pour la tuerie jugée nécessaire.Oii enlève aux morts fortunés le privilège de leurs derniers atours, pour mieux assurer la mort.La disette des bottes funéraires en acier serait cornplète et l’étoffe -vicuna ou flannellette — qui sert d’enveloppe à d’aàtres catégories de bières serait à la veille de manquer.Gn retournerait aux quatre planches de sapin grossier de jadis.Dans leur séjour éternel — bienheureux ou malheureux—les morts seront les derniers à s’en plaindre.Le négoce si lucratif d’articles funèbres aura plus de motifs de regretter l’avant-guerre.Toutefois, les Ontariens seraient encore plus mal partagés que nous, eu que nos morts.A Toronto, à Kingston, ces précieux techniciens des aromates — les embaumeurs —.sont à la veille, nous dit-on, de quitter leur métier.Ceux de Montréal, mieux rémunérés, restent en plus grand nombre à notre disposition.Il faudrait ajouter à cette simplification funéraire le ménagement obligatoire des pneus et de l’essence et la perspective qu’elle évoque.Les moins dérangés seront encore la multitude des humbles.Louis ROBILLARD 3i-vn-« nuit de jeudi à vendredi, ce qui porte à croire que l'Italie serait prête à capituler.Un journal londonien, le ' Daily Mirror", a déjà annoncé en grosse manchette que "l'Italie sera peut-être hors de la De bonne heure ce matin, on n'avoit cependant pas entendu parler à Londres d'une demande d'armistice de la port de l'Italie.Des dépêches de Madrid répètent de nouveau que des troupes allemandes et cinq sous-marins italiens a hume pour en Adriatique à la défense des Balkans.Les Allemands auraient occupé, outre la péninsule d'Istrie, les ports de Fiume, de Trieste et de Pola, capitale de la province d'Istrie.L'ALLEMAGNE MENACE ROME NEW-YORK, 31 (A.P.) — Lo radio de Berlin a lancé une déclaration assez menaçante pour Tltolis hier soir en disant que l'Allemagne "regarde avec un intérêt particulier du côté nord de Tltolie".La radio allemande a ajouté que des rapports neutres disent que lo situation n'est pas claire parce que les communistes continuent à provoquer de l'agitation.On se demande si ce n'est pas là une manoeuvre de propagande pour préparer l'occupation du nord de l'Italie.’actualité Restrictions sur les it pompes" funèbres S’il faut croire le lirholdAage d’un '.onfrère de la presse anglaise, le problème de se faire inhumer en urande pompe — les pompes funèbres — devient aigu.Les priorités iu matériel et la rareté des bras obligeront les riches et les puis- sahls à pratiquer l'humilité dans leurs dépouilles.Les nécessités de la guerre rétabliraient l’égalité parfaite: tous couchés au même niveau et dans une semblable simplicité.La carence des cercueils, des garnitures intérieures et des couvertures fastuiuses est, parait-il.I très grave et aura tendance à empirer.Ces déficiences se compliquent de vides inquiétants dans la main-d'oeuvre — chez les embaumeurs ontariens notamment.Les déploiements oui entourent la mortalité a'entrent pas apparemment dans les calculs du Service sélectif.En Ontario, la disette de “lombes’’ de bois dur alarme la populations les embaumeurs et les dl-recteun de funérailles abandonnent la partie, désespérés de ne pouvoir satisfaire leur clientèle de défunts cossus.H riste aux Oran-glsies et aux Britishers de se trouver un autre moyen d’inhumation.A Montréal, certains entrepreneurs avertissent, parait-il, le public nue les bières de chêne et de noyer doivent être commandées au moins deux mois avant i’utilisa- Bloc notes Revision électorale en Grande-Bretagne La Grande-Bretagne n’a pas procédé, depuis 1918, à une revision des sièges électoraux du Parlement de Westminster, c’est-à-dire depuis vingt-cinq ans.C'est qu’aucune loi de cet impérial pays ne stipule pareille revision à date fixe.Quant à la constitution, la Grande-Bretagne a cette particularité, par comparaison avec le Dominion du Canada, de n’en avoir point.Il n’est pas de revision de la carte électorale prévue périodiquement par la constitution britannique ou autrement.Le pays étant en guerre, étant beaucoup plus exposé que jamais ne Ta été le Canada, au cours de cette guerre-ci, aux coups de la guerre, aux conséquences, aux embarras, aux dérangements des coups de ce genre, le gouvernement de Grande-Bretagne eût certes paru justifiable de ne pas procéder cette année au remaniement des sièges électoraux de Westminster.Il permet pourtant qu’on le fassew II permet au Parlement de décider de le faire.Une dépêche transmise de Londres nous l’apprenait hier.C’est même le gouvernement, par son secrétaire de l’Intérieur, son Home Secretary, M.Herbert Morrison, qui a proposé la chose et soflmis à cette fin un projet de loi.Le motif principal que le gouvernement met de l’avant, c’est que par suite des mouvements démographiques que la guerre a déterminés, certaines circonscriptions électorales ont vu quadrupler leur population.Il est tout de même curieux de constater que la même cause produit, au Canada et en Grande-Bretagne, des effets aussi différents.Mouvements démographiques déterminés par la guerre font, au Canada.ajourner la revision décennale de la carte électorale pourtant bel et bien prévue et impérativement stipulée par la loi constitutionnelle; en Grande-Bretagne, c’est le contraire: il n’y a pas de revision de cette sorte, on décide quand même d’en faire une, sans retard, pour remédie- aux déplacements de population qui sont dus au fait de la guerre, Faudrait-il croire que cette différence dans In façon de voir et de procéder provient, dans une large mesure, de ce qu’en Angléterre il n’y a pas de province de Québec à brimer?M.Godbout et U main-d’oeuvre agricole Le premier ministre de la province.M.Adélard Godbout, vient d’annoncer, selon une dépêche que la Canadian Press transmet de Québec, que son gouvernement est prêt à collaborer dans la politique annoncée à la Chambre des Communes d’Ottawa, en fin de session, par le ministre de la Défense nationale, M.Ralston, politique qui doit avoir pour effet de permettre des congés agricoles et saisonniers aux soidats.Ce régime, semble-t-il, vaudra pour les conscrits et ceux qui font du service militaire au Canada.M.Godbçut est manifeste- ment en veine de collaboration: non seulement annonce-t-il celle de la province dont il est le premier ministre mais il recherche encore, pour faciliter Tacconiplisse-ment de cette politique nouvelle d Ottawa, la collaboration des autres provinces, il la sollicite auprès de ses collègues les premiers ministres et les ministres de l’Agriculture des autres provinces.Il ne s agit toutefois, en l’occurrence, que de congés passagers, de conges saisonniers.Or c’est d’une main-d oeuvre permanente que Tagri-culture québécoise, l’agriculture aussi des diverses provinces de ILst, ont besoin; c’est de la déficience d’une main-d’œuvre permanente qu’elles souffrent et, de cet état de chose, Tenrôlement intensif dans les diverses forces armées est la cause évidente.M.Godbout a déjà prétendu avoir demandé à Ottawa l’exemption pour ainsi dire permanente des agriculteurs et des fils d’agriculteurs conscriptibles.Dans le fait, il ne Ta jamais obte-nuej ^«u at,en(1'U pour renouveler sa demande, pour demander aux représentants des autres provinces pareillement concernées de la réitérer avec lui?Le congé saisonnier représente quelque chose mais il ne semble pas qu’il soit suffisant dans les circonstances.Emile BENOIST Page d’histoire Nous sommes b' •?^outurn* de ante-cinq sous pour le prix du billet, il présente deux piastres et soixante-dix.L’agent ne se met pas en peine de donner la monnaie de cinq sous.Ou encore l’agent ne t omettra pas de monnaie sur un montant plus élevé et alors le voyageur qui ne Tentend pas de cette oreille-là manquera son train.Que penser alors des changeurs du temple, car les taux montent avec l’ignorance des gens?Messes onniversoires ROCH-TA1LLEFER — L# 2 août, oremier anniversaire de la mort de Madame Donat Roch, épouse en premières noces d’Ephrem Taille-fer.Des messes anniversaires seront dites: à Montréal en l’église de ITm-maculée-Conception à 7 heures, à Yamaska et à St-Alphonse de Joliet-te.Que parents et amis offrent leurs prières aux intentions de la chère absente.Le procès de béatification et de canonisation du Frère André est commencé.Un tribunal constitué actuellement à l’archevêché de Montréal instruit le procès informatif.Déjà plusieurs témoins ont été appelés à faire connaître ce qu’ils savent sur les vertus et la sainteté du Frère André.Le R.P.Alfred Laplante, C.S.C., de l’Oratoire Saint-Joseph, vient d’être nommé vice-postulateur de la cause de béatification et de canonisation d« l’Apôtre de saint au mont Royal.Ceux qui attribuent des faveurs à l’intercession du Frère André, sont priés de lui en faire parvenir le récit le plus tôt possible.Le R.u,., P-» Laplante, C.S.C., succède au R.nhisieurs ?• Emile Deguire, C.S.C., qui a été H ‘ dernièrement nommé supérieur provincial de la Congrégation de Sainte-Croix au Canada.Pendant la grande neuvaine d’action de grâces, qui commencera demain à l’Oratoire, le R.P.A.Laplante.présidera chaque jour la cérémonie des malades, au cours de laquelle il donnera une instruction.Deuxième session intensive de la LO.C.L« Ligue Ouvrière Catholique, mouvement d’action catholique des adultes de la classe ouvrière, tiendra à Québec, aujourd’hui et demain sa deuxième Session intensive.Cent cinquante délégués de 28 fédérations représentant les diocèses de Montréal, Québec, Ottawa, St-Hyacinthe, St-Jean, Nicolet, Trois-Rivières, Sherbrooke, Valley-field, Mont-Laurier et Chicoutimi prendront une part active à la session.La Session intensive, un événement annuel très important dans la vie d’un mouvement d’A.C.C’est là que les chefs vont approfondir et discuter leur programme d’étude et d’action.Ce programme, pour l’année 43-44, est le suivant.Dans le domaine religieux: Le vrai sens du mariage.Sur le terrain social: Le logement ouvrier étudié sous tous ses aspects: droits et devoirs du propriétaire et du locataire; avantages et possibilités de rendre le plus grand nombre possible d’ouvriers propriétaires de leur mai- son- ., L’Entr’aide familiale, le réseau de tous les services que la L.O.C.organise sqr les plans paroissial, diocésain et général, fera rapport de ses réalisations: le Service des jardins ouvriers, avec ses petites Coopératives de production et de mise en conserve; l’Assistance familiale, les Services des relevailles> de Conseils aux femmes enceintes, des Femmes de soldats, des Loisirs des familles ouvrières, de Puériculture; des cours de Couture, de Cuisine; les Services des Malades, de Vestiaire, de Ribliothèque et les nombreux services individuels de toutes sortes.Pour l’année qui s en vient, 1 En-tr’aide lance le grand Service de l’habitation ouvrière; le service d’Etudes sociales et donne plus d’envergure à son service des Loi-sirs.Les dirigeants étudient aussi en Session intensive la marche generale de leur mouvement.Une question en particulier ne manquera d’intéresser tous les participants: la célébration du cinquième anniversaire de la L.O.C.On se rappelle que ce mouvement prit naissance à l’inoubliable Congrès de 1939, où furent bemts les KW mariages jocistes.Ces lüü couples ont été suivis par la L.ü-C et une attention toute spéciale leur sera donnée à l’occasion du cinquième ,anniver?f,1,r,fà# ,6 Toutes les seances d étude se tiendront à Sillery, sous la présidence de M.Aimé Carbonneau, président general, et de MmeJvet te Choquette, présidente «énérale de la I.igue ouvrière catholique.La Session intensive ^ura l honneur d’une visite de S.Etn.le car dînai Villeneuve, de S.E.Mgr Pelletier, ainsi que de quelques pprsonnages laïques distingués.Graphologie • au “Devoir” manifestations.Il a de la fermeté et il est autoritaire, mais c’est un impulsif, il a de la souplesse et il manque de ténacité II est plus influençable qu’il ne le sait probablement.C’est un modeste, je ne lui vois ni prétention, ni vanité, il manquerait plutôt de confiance en lui.L’humeur est très variable.-~ Beaucoup de franchise parfois intempestive.Honnête et loyal.Rose-fèe, — Ces quelques lignes sont bien insuffisantes.Quand comprendra-t-on qu’il faut de l’écriture pour l’analyser! Cette petite fille est bien naïve, crédule et plutôt que de réfléchir et de penser, elle prend les idées des autres toutes faites.Bon coeur, réserve et mutisme sur ses sentiments.Elle a une généralité qui combat un peu d’égoïsme.Elle est susceptible et se fâche facilement et souvent sans motifs réels.Pas pratique mais elle le deviendra.La volonté est égale et ferme.Je la crois un peu gourmande.Elle est en pleine formation et c’est dans quatre ou cinq ans que sa personnalisé sera fixée.Pas d’observation.— Etude parue dans le Devoir du samedi, 3 juillet.A l’exception d’une fois, le Courrier graphologique a toujours paru le samecji.Laure.— Les études personnelles adressées directement sont d’un dollar et faites dans les huit jours qui suivent l’envoi.Mauvais spécimen, de la copie et des vers.Délicate et sensible, elle a un coeur affectueux et un grand besoin d’affection.Elle a un orgueil susceptible qui n’oublie jamais ce qu’on lui doit d’attentions et d’égards.Les affections sont un peu jalouses.La volonté manque de résolution et se manifeste dans le sens de la résistance, exprimée ou muette, sous la forme d’une obstination habituelle.Activité et beaucoup d’animation.Elle a déjà été très timide, maintenant elle ne manque pas de confiance en elle.Tante Zabeth.— Je n’ai pas reçu cette lettre.Ecrivez de nouveau, n’envoyez ni timbres, ni coupon et conservez le même pseudonyme.Luco.— L’esprit est clair, intuitif, imaginatif et juste.Malgré ses enthousiasmes et son ardeur, il a un jugement sûr.Impressionnable, très sensible, il a un coeur tendre, et dans sa vie, le sentiment joue un rôle important.¦Bon et généreux, il est capable de se dévouer, et pour ceux qu’il aime et pour les causes qu’il défend.Sincère, franc, honnête et loyal, il a droit à toute la confiance qp’il inspire.La volonté est résolue, ferme, égale.Il a de l’ambition et du cou Décès du R.F.Odunald, E.C.Thetford-les-Mines, 31 — La famille de M.Eusèbe LaRose vient d’être plongée dans le deuil par la mort de leur Uls, Daniel (en religion Frère Odunald), décédé le 28 juillet dernier à Montréal, à l’âge de 31 ans, après quelques mois de maladie.Le défunt était entré chez les Frères de la Charité en 1931 et avait prononcé ses vœux en 1933.Après ses années de formation, il avait enseigné à l’Académie du Sacré-Cœur à Sorel et au Juvénat de Montréal.Il avait aussi, pendant quelque temps, été assistant du maître des novices au Mont-Saint-Bernard à Sorel.C’est pendant le temps qu’il occupait ce poste que la maladie le força à prendre un repos.Malheureusement il ne put prendre le dessus et mercredi dernier il s’éteignait doucement à la Retraite Saint-Benoît à Montréal.Lui survivent: son père, M.Eusèbe LaRose, agent d’assurances de notre ville, sa belle-mère, Jeanne Goudreau; ses frères, Robert, de Sorel, Paul-Emile, dans l’armée à Saint-Jérôme, André, des Fusiliers Mont-Royal en Angleterre, Marcel, Rodolphe et Jean de Thet-ford; ses sœurs, Yvette et Simone de Sherbrooke, Lucile, Monique et Denise de Thetford-les-Mines; ses demi-sœurs: Colette, Pauline et Ghislaine aussi de Thetfbrd; sa belle-sœur, Mme Robert LaRose (Florence Lemieux).Les funérailles ont eu lieu ce matin à la maison provinciale des Frères de la Charité à Montréal.Le service funèbre fut chanté par M.l’abbé L.-N.Dubuc, aumônier de la maison.La chorale des Frères chanta la messe des morts, en grégorien, sous la direction du R.F.Hormisdas.Le Frère Paul, organiste, touchait l’orgue.Assistaient au service outre le personnel de la communauté et la famille; Mme T.-J.Tuite (Emélie Roussin), sa .tante de Sherbrooke, LES MEDECINS RE-COMMANDENT NOS • • TARIF dn annonces classifié* du "DEVOIR*' Téléphone : BEtaii 1351 l cent le mot Ue minimum canotent.Annoncée fteturéee U4o le mm 40a minimum NAISSANCES, SERVICES.SERVI CBS ANNIVERSAIRES, GRAND'-MESSES, REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.*c per mot, minimum de 30c PIAN-CAILLES PROCHAINS MARIA-OS?ti.oo ont tneertlae» A vendre Chaise roulante.CAlumet 4670.Im.o Encyclopédies “Pays et Nations”; “En eyelopédie de la Jeunesse” rage et on retrouve son ardeur en “Histoire de la France Con-tout, travail ou plaisir.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'esf le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au itrvlca du tlnga : Bllair 3361* î il vou» donnera Padrette d'un dépotilaira da votre voisinage.CALENDRIER Se MOIS AOUT 31 -IOURS Domain: DIMANCHE.1er AOUT 1943 VU PENTECOTE S.PIERRE AUX LIENS.Lever du soleil.4 h.43.Coucher du soleil.I h.28.Lever de l» lune.S h, 94.Coucher de U lune, I h.53.Premier Quartier, le S.à 10 h.36m.du soir.Pleine Lune, le 13, fc 2 h.34m.du soir.Dernier Quartier, le 22, à U h.4m.du mat.Nouvelle Lune, le 30, à 2 h.59m.dn soir.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Impriméi ou gravés.Prix al mécimeni sur demandé L'Imprimarie Populaire.Limitée 430.Notre-Dame est Montréal Tél.BEItii 3361 JUILLET 1943 Dim.Lun.Met.,T»U.Vrn • N t.l C ppie Fl.17 * DQM 1 2 S 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 18 19 20 21 22 25 24 25 26 27 28 29 S0| 31 Té).: WEUinrum lias Stèae social : te» NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d’Asaurince Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée tnooroorée par Lettre» Patentee de ta Province de Québec au capital de tlSO.OOO ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tau* en conformité avec la lot des assurances sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1816 SERVICE JOUR ET NUIT Dépôt de 823.900.00 au Gouvernement — Salon» mortuaires a la dlaposltlon du publie Maurtcode.— Réfléchie, sensée et pratique, c’est une personne qui juge exactement les gens et les choses.Active, ambiüeuse, toujours naturelle, je la vois tout à son affaire, n’aimant pas les choses compliquées, courageuse et capable.Le coeur est rempli de bonté et d affections sincères et constantes.— Beaucoup plus sensibles qu elle ne le paraît, sa réserve la fait paraître froide parfois, mais au fond, elle ne l’est jamais.Elle a ses idées et ses opinions bien personnelles, elle est portée a contredire et à discuter vivement, et même, à s’animer jusqu à s emporter si le sujet lui tient au coeur.Elle est fine, perspicace pour deviner ce qu’on cherche à lui cacher.Elle n’a aucune vanité et elle déteste ce qui est artificiel et affecté.Elle est sincère mais très peu communicative.Elle aime l’ordre, ses aises, et elle sait en faire jouir les siens.La volonté est précise, résolue, ferme et indépendante: elle a beaucoup d’initiative et elle ne manquee pas d’une souplesse qui sert bien son habileté féminine.Humeur très variable, îrritabié lité nerveuse.Personne loyale et sûre, en qui l’on a naturellement confiance.Myosotis aux cheveux d’argent.— Quelle fleur étrange avec ses cheveux d'argent! —Une imagination vive nuit à la sûreté du jugement en portant à toutes sortes d’illusions et d'exaspérations: elle est probablement très jeune, sentimentale et romanesque.Le coeur est bon, généreux, et l’activité est grande, ce qui favorisera le dévouement naturel.Quoiqu'elle soit sincère, il lui arrive de n'être pas véridique, car elle se laisse trop guider par sa folle imagination qui voit plus et autrement ce qu'il y a.Elle est naïve et très crédule.— Gaie, animée, elle apporte de l'ardeur à tout ce qu’elle fait.Elle a de l’orgueil, un amour-pro- I pre qui supporte mal la critique et | les reproenes qu'elle ne croit ja- ; mais mérités d’ailleurs.Un peu étourdie et superficielle.La volonté n’est pas forte: elle ; est très influençable et son obstini- ; lion, seule forme volontaire, est fa-.cilement réduite.temporaine”, de Hanotaux; “Nouveau Dictionnaire Encyclopédique de Rousset’ “Larousse Mensuel Illustré” (1907 à 1928).Achetons à bons prix livres et encyclopédies.MENARD ET TRAN QUILLE, 1564, rue Saint Denis.LA.2444.PROFESSEUR DEMANDE EMPLOI Vif, nerveux, capable d'emportements surtout dans la discussion.Il est assez pratique avec un côté idéaliste marqué.Il ne manque ni de confiance en lui, ni d’assurance.Il aime bien à parler et il le fait avec beaucoup d’animation.Pâquerette.— Jeune fille active et pratique, ambitieuse et courageuse, elle a de la bonne volonté et le sens du devoir et le fait toujours de son mieux; quand elle est critiquée ou blâmée, cela la fâche car elle est un peu susceptible.Bon coeur aimant et délicat.La volonté est impulsive, autoritaire et plus vive que forte.L’humeur est variable et influence son activité.Toujours pressée et s’énervant facilement en face des contrariétés.Sa réserve s oppose à toute expansion et elle se confie difficilement, non par défiance, elle n’en a pas, mais par fierté et une certaine timidité intermittente.Pas de vanité mais assez de satisfaction d elle-meme.Besoin d’affection, tendresse contenue et dissimulée qui ne demande , qu’à s’épanouir.Capable de pieh dance: Fernand Boucher, se dévouer pour ceux qu'elle aime.Brébeuf, Montréal.Professeur d'école, bilingue.5 sns d’expérience, déelre position dans Province de Québec.Pour renseignements: 4313 Melrose, appt 10.Tél, ELwood 1939.2-8-43 «AIIDIt frtIRniAIRIS .ifni AjiùuaAfc .PHARMACIE MONTREAL Cm plut tr unfit oharmaelt e prime abord, le procédé didactique auquel a recours l'auteur peut agacer un peu.Cette façon extrêmement méthodique d’étudier nos différentes questions garde un aspect scolaire, qui déplaira à certains.Il n’est pas sûr qu’ils auront raison.Le Père Arès a voulu, par un agencement serré, ramasser en quelque 230 pages, l'essentiel de ce que nous devons connaître, en tant que Canadiens français, sur notre situation particulière.Dans un cadre aussi étroit, il re lui était pas permis de s'abando nner à des développements diffus, à des commentaires abondants.11 lui fallait tasser sa matière en des chapitres bien charpentés, dont les articulations fussent faciles à voir.Ce Grandeurs et misères de la vie intellectuelle Il est bel et bien d’exalter la nécessité des facultés dites de culture dans une université; encore faut-il ne pas perdre de vue l’aspect pratique de ces études désintéressées et essayer de dégager comment elles peuvent jouer un rôle concret dans l’organisation de la vie de l’étudiant.C’est la question économique des débouchés qui se pose aussitôt et à laquelle, avouons-Ie tout net, il n’est pas facile d’apporter une réponse satisfaisante.Cette question inquiète avec raison des jeunes gens qui cherchent à s'orienter et qui, malgré les plus nobles élans intellectuels, doivent néanmoins songer à assurer leur vie matérielle.Le courrier m'apporte une lettre particulièrement suggestive et qui révèle jusqu’à quel point un tel problème pose d’inconnues à l’esprit de jeunes hommes qui doivent faire leur choix: “On a bien illustré, m’écrit-on, le rôle des facultés de culture générale (en particulier des facultés de lettres et de philosophie) par rapport à la société.On a bien dégagé leurs besoins et la nécessité de leur influence chez nous, chez nos voisins et chez tous les pays latins d'Amérique.Mais ne reste-t-il pas à définir les rapports de ces facultés avec l’individu de notre milieu, avec l’étudiant qui aspire aux études universitaires?En somme, à qui en particulier est destiné l’enseignement de ces facultés et quelle carrière peuvent ensuite espérer ceux qui s’y sont engagés?La condition de la prospérité d’une faculté est l’encouragement du public, manifesté au premier chef par la fréquentation de cette faculté.Or très peu nombreux sont ceux auxquels leur fortune, leurs loisirs ou leur situation sociale peuvent permettre de suivre pendant plusieurs années les cours de ces facultés pour leur seul enrichissement culturel.Assurément, de telles études complètent merveilleusement un cours plus spécialisé, comme le droit, ou peuvent y préparer: mais l’étudiant qui a suivi un tel cours doit déjà songer à s’établir et faire sa vie.Seub donc s'inscriront à ces facultés ceux qui y voient des possibilités d’avenir.Mais quelles sont ces possibilités?Tous les licenciés en lettres ou en philosophie ne peuvent devenir professeurs; ils seraient trop nombreux et pas tous doués pour le professorat.On comprend qu’en France et généralement en Europe, où le climat spirituel est plus sain et les conditions économiques mieux équilibrées selon les exigences nationales — je ne parle pas du chaos actuel — les intellectuels de cette sorte s’accommodent plus faci-Iment des nécessités matérielles de l’existence.Mais comment se résout le problème dans les conditions particulières de notre milieu?” Il est à craindre qne dans l’état présent des esprits iU ne se résolve que fort imparfaitement.Nous n’avons pas encore apptis à apprécier à sa juste valeur le prix d’une culture désintéressée; nous la jugeons souvent comme inutile et tout à fait superfétatoire.Pour la majorité d’entre nous, la culture demeure un art d'agrément, comme on le disait jadis du piano que l’on faisait apprendre aux jeunes filles; le goût musical y était pour peu de chose.Oc la même façon, des parents seront fiers de constater que leur fils est te qu’on nomme un garçon cultivé, mais, au fond, ils estimeront que c’est là un luxe qu'ils avaient les moyens de se payer et que maintenant le jeune homme doit songer à gagner sa vie sérieusement et oublier toutes ses préoccupations intellectuelles.On comprend que, dans ces conditions déplorables et avec un pareil état d’esprit généralisé, les situations s’ouvrent plus facilement devant les jeunes gens qui ont fait leur business college que devant ceux qui sont licenciés en lettres ou en philosophie?C’est un truisme de l’écrire.Les faits sont, toutefois, ce qu'ils sont et il s'écoulera beaucoup d’eau sous 1e pont Jacques-Cartier avant que nous parvenions à les modifier sensiblement.Et pendant ce temps, il y a des jeunes étudiants des collèges secondaires qui se demandent comment s’orienter et dans quelle voie s'engager.Pour ma part, je crois qu'une excellente façon de hausser, aux yeux du public, l’importance de la Faculté des lettres, ce setait de lui accorder une consécration professionnelle.Un médecin ne peut soigner les malades sans avoir suivi les cours de l’a Faculté de médecine, un avocat ne peut plaider sans avoir suivi les cours de la Faculté de droit, etc.Pourquoi lec professeurs du cours de lettres dans tous les collèges d’enseignement secondaire ne devraient-ils pas être titulaires d'une licence è$ lettres obtenue à notre Factulé ou d’une équivalence?Certaines communautés religieuses répliqueront qu’elles ont leur propre séminaire pour la préparation de leurs professeurs.Sans avoir suivi les cours de la Faculté, ces professeurs devraient, toutefois, y avoir obtenu leur licence.Cela serait un moyen, semble-t-il, de valoriser la Faculté des lettres dans l’opinion.Cette licence ne peut avoir pour but exclusif l’enseignement, surtout pour les laïcs qui ne bénéficient pas de beaucoup de débouchés dans l’enseignement secondaire; cet état de fait se modifiera vraisemblablement un jour, mais pour l’instant il n’en est pas question.Elle devrait également compléter d’autres études professionnelles, comme la chose se pratique en France.Sur ce point, je ne partage pas entièrement le pessimisme de mon correspondant.Je n’ignore pas, certes,la tiédeur de notre climat intellectuel et le mépris pratique que nous professons en général pour les choses de l’esprit.Cependant, j’estime qu’il serait possible, par exemple, d’orienter les sujets les plus studieux et les plus doués de la Faculté de droit vers la Faculté des lettres.Il s’agirait simplement d’|gencer les heures de cours pour qu’ils soient accessibles aux étudiants des autres facultés où les cours ne sont pas si nomberux qu’ils accaparent tout le temps disponible des étudiants.Combien d’avocats français ont obtenu leur licence en lettres ou en sciences morales et politiques! Je crois sincèrement qu’il serait possible d'imprimer ici une direction analogue.Et c’est ains que nous aurions des hommes de profession libérale qui ne soient pas exclusivement rivés à leur tâche quotidienne et qui sachent dépasser les frontières étroites de leur spécialité.Dans tous les domaines de la vie sociale, nous compterions des hommes de culture générale: dans la politique, dans le journalisme, dans la diplomatie, d^ns l’administration, etc.Le niveau de notre élite ne tarderait pas à se hausser et c’est toute la communauté qui en serait bénéficiaire.On dira que c’est là une vie chimérique de l’esprit, qui ne s'appuie pas solidement sur la réalité.Et le plus grave, c’est que peut-être on aura raison.N’est-ce pas, toutefois, notre responsabilité de travailler à créer un esprit ouvert à toutes les conquêtes de la culture?Ne nous le dissimulons pas: il n’est pas arrivé, le jour où les études en lettres seront susceptibles de rapporter beaucoup d'argent.Il serait au reste utopique d’entrevoir ce jour.Il est exceptionnel, même dans les pays de vieille civilisation, qu’un intellectuel s’enrichisse.Combien de professeurs et d’écrivains éminents, dont nous avons appris par leurs livres à aimer la pensée, touchent des traitements de famine, envisagés à notre échelle! Ce qui nuit un peu à notre appréciation, c’est que nous sommes victimes de la perspective américaine et du standard de vie propre à notre continent.Nos classes sociales sont à peu près exclusivement fondées sur le compte de banque et les actions en bourse.Nous n’avons que pitié dédaigneuse pour le licencié ou le docteur ès lettres qui besogne modestement dans l’enseignement pour une modique rétribution.Nous conservons notre pouvoir d’admiration pour le fabricant de pneumatiques, enrichi par son négoce et qui peut vivre dans l’aisance.C’est toute notre échelle des valeurs qu il s’agit de réformer, si nous voulons jamais éminer dans l’ordre intellectuel.Je comprends fort bien qu’en Amérique, la vie faite aux intellectuels ne séduise guère les jeunes gens qui doivent se choisir une carrière.A moins qu’ils soient munis d’une forte dose d’abnégation, ils seront peu empressés à s'engager dans une voie qui ne leur apportera jamais la considération de leurs semblables, tout au plus le sourire poli de l’homme qui a réussi pour le malheureux qui n’a pas su faire sa vie.Seuls persisteront dans la carrière des lettres ceux qui mettent au pinacle les austères et profondes joies intellectuelles et qui les préfèrent aux vaines satisfactions des sous-alimentés du cerveau.A la croisée des chemins, il faut savoir choisir, — et ne pas regarder en arrière.Roger DUHAMEL son esquisse historique et son esquisse psychologique, l’auteur aborde le problème politique qu’il étu die sur trois plans différents; sur le plan impérial (formes de l’impérialisme, moyens de propagande et réactions chez l’élément français), sur le plan fédéral (régime une bonne part notre œuvre à nous.Il ne nous sera pas donné comme un présent des dieux.A nous de le construire du meilleur de notre cerveau, de notre cœur et de notre énergie.C’est une erreur de s’imaginer que les modifications profondes du c’est-à-dire d’esprit catliotique et n ncc H du res,e flVC S h 10 tout le» tour» excepté le» eenUredii et «amedls.34 32 gnaler quelques-uns des services rendus par les journaux acadiens.En dépit de leurs insuffisances, de leur faiblesse les périodiques acadiens ont rendu de réels services.Us ont pu se diviser et se quereller sur bien des points, mais sur certaines questions essentielles et fon- tefois aujourd'hui un état si aigu qu’elle met en danger, pour une bonne partie de notre population, l’hygiène et la moralité publique.Toutes les associations soucieuses du bien-être commun et les personnes intéressées aux problèmes sociaux ne peuvent ignorer cet état damenjales, ils ont été tou# et tou- df.fait et doivent unir leur bonnes jours d accord.Tous ont voulu la volontés pour y trouver une solu- survivance du français en terre aca-.i dienne et tous ont bataillé pour atteindre cet objectif.Et ils ont atteint sinon le succès absolu et total, du moins des succès notoires.Tous encore ont compris que l’attachement à l’Eglise et à son clergé était tion immédiate.Le Conseil des Oeuvres présente à notre population la traduction d'une brochure publiée par le “Canadian Association of Sociel Workers” sur le problème du logement à Montréal.La brochure con- S A R R A Z I N Le choix et l'ajustement d'appareils orthopédiques doivent Itr* confiés à un spéciqliste.Notre maison est la seule pharmacie à Montréal ayant à son emploi un export qui s'occupe exclusivement de ces importantes tonctions.Pharmaciens 921, rue Ste-Cotherine est chimistes PL.9622 C H O Q U E T T E LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1943 VOLUME XXXIV — No 173 Lettres ou "Devoir" Nftifc.ne qne le* lettre* et- pte* en 4e« communicatione «rrompi-P*«» d’e«» lettre tifnte avec tdretsc •uthentique.U “Der'Wr" ne etend pu h respenta' llité 4* :• qui parait tout cette rubrique.Les ports du St-Laurent Charlesbourg, le 28 millet 1943.M.le rédacteur en chef, Le Devoir, 430 est, Notre-Dame.Montréal.Cher monsieur, Dans les débats de la Chambre des Communes, compte rendu officiel du 25 juin 1943, je remarque, à la page 4277, que M.Isnor, député de la Nouvelle-Ecosse, se donne beaucoup de peine pour essayer de justifier l’utilisation des ports de Halifax et de St-Jean.N.-B., au détriment des ports du Saint-Laurent, particulièrement Montréal.Il nous donne pour raisons la réponse suivante: “qu’un bateau de 16 milles à l’heure, prend de Londres à Montréal 203 heures, de Londres i Saint-Jean, N.-B., 182 heures, et de Londres à Halifax, 172 heures, donnant, d'après ses chiffres, 3^ heures de moins pour se rendre à Halifax.Je remarque une chose qui est très importante; c’est qu’il ne mentionne pas la perte de temps considérable que les vaisseaux subissent pour attendre leur tour pour leur chargement et du coût énorme de transport qu’il faut payer aux chemins de fer entre Montréal et les ports cLhaut mentionnés, Halifax et Saint-Jean, N.-B.Voici les distance exactes entre les ports de Londres, de Montréal, de Halifax et de Saint-Jean, N.-B., et ceux de Liverpool et Glasgow, que M.Isnor n’a pas mentionnés, qui sont cependant plus près de Montréal que Saint-Jean, N.-B., et qui reçoivent 75 pour cent des marchandises venant du Canada pour la Grande-Bretagne.Halifax Québec Montréal St-Jean î?n;x,a.vien de ea vue, AJUSTEMENT .DE VERRES -, A.PHANEUFA.MESSIER OPTOMETRISTES.OPTICIENS f 1 767 St-Denis Montreal- Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Noire-Dame (est), Montréal.ASSURANCES t jAssvrwct stn Us ukQarbe MONTRCAL NARCISSE DUCHARMK.PRESIDENT Cartes d’Aifaires DACTYLOGRAPHE MEUBLES 44 DU NOUVEAU 44 A**ortlm*at complet % Cnderwood.Remington, Roya, Portatif et Standard Machine» i Addltlon-ler.Calculateur» Protec-‘•ur* de Chèuuee Pupitres etc et* Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adr»**e i 44 St-|*cque* O HArbour 698* R.-T Armand prop DACTYLOGRAPHE Royal - Remington — Underwood — L C.Smith — Cotona Silencieux, régulier et portatif P r o • teeteura de chèque» idWMeateure.calculateur* et machine» à additionner Vente «erylce.*chan*e N.MARTINEAU & FILS 101* rue BLEURY HE.ISIS Entre le» rue* Vitré et Ugaurbetière ENCADREURS Witinfr«in«r & Fût •b* aOTJLEVARD ST-LAURKNT LES ENCADREURS MANUFACTtlRTERé » Moulure* — Cadre* — Miroir* Réparation» de cadre* et miroir* LAnc UM LAITERIE ca MU-25*5 Boit.ROSEMONT LAITIRII Laiterie «anadlenne-fnncahe A.PATENAL’DE.propriétaire Acheter che* Marcotte.C’e*t être dan* 1a note.Du meuble en générai Ce** l’endroit Idéal A.E.Marcotte 3906, ONTARIO EST »ré* Orléans CH.9628 REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialité*, meuble* et matela* »ur commande ainsi Que réparation* Bstlmé* gratuit» sur demande 3886 Henrl-lulie» - Téf.FL.1112 REPARATIONS ELECTRIQUES Réparations électriques Service, tente e» réparations de moteur*.générateur», transformateur*.radios.*35».PAPINEAU AM 2141 Geo.DAIGNEAULT Liée SERRURIER Ontario Locksmith Shop REPARATIONS GENERALES , spécialité; LIMEUR ET SERRURIER Clef* de toute* aortes faites fc ordre Aiguisage.Sclea.Ciseaux.Couteaux.Outil*.Reasort* de porte Parapluie*, Fer* % électrique* Orllle-paln.etc, JOS-EMILE BEAUDOIN 1305 ONTARIO EST.MONTREAL H N ,1 VOLUME XXXIV - Na 173 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1943 LA VIE SPORTIVE Le lanceur Sunkel débute par une victoire sur les Chefs de Syracuse U nouveau lanceur des Royaux a pu gagner la deuxième joute par 4 i 2 après un duel de dix manches — Dixie Howell fait compter les point; victorieux — Les joueurs de Fresco Thompson ont perdu la partie initiale par 1 à 0 en sept manches — Konstanty n’accorde que deux coups réussis Syracuse, 31.— Les Royaux de Montréal et les Chefs de Syracuse se sont fait une belle lutte hier au cours d’un programme double et chaque club a eu la satisfaction de remporter une victoire.Les locaux triomphèrent dans la première partie par le compte de 1 à 0 en sept manches tandis que dans la deuxième rencontre â l’affiche les hommes de Fresco Thompson ont eu raison de leurs adversaires par 4 à 2 en dix manches.Les joueurs montréalais purent l’emporter dans la finale grâce au coup simple obtenu par le receveur Dixie Howell alors que les buts étaient remplis.Ce coup a valu deux points aux visiteurs.Dans la première joute, Ed.Konstanty a affiché une magnifique tenue sur le monticule alors qu’il a paralysé tes hommes de Fresco Thompson, les tenant à seulement deux coups sûrs.Après que ses coéquipiers lui eurent donné une avance d’un point en comptant à la troisième manche de'cette joute de sept manches, il fut complètement invincible.Tom Sunkel, le nouveau lanceur obtenu par les Royaux de Montréal, a bien débuté dans la ligue Internationale alors qu’il s’est assuré la victoire dans la deuxième partie.Sunkel a affiché une belle tenue sur le monticule en tenant ses adversaires à huit coups sûrs, le même nombre frappé par les Royaux contre Murray Howell.Sunkel retira onze joueurs au bâton tandis que son rival Howell en i retira treize.Résultat détaillé des deux joutes: MONTREAL a.b.p^c.s.r.a.Ràrnhart, 2b.2 0 0 1 1 Howell, rec., .3 0 2 0 0 Brack, ce.3 0 0 2 0 Ortiz, c.d.3 0 0 2 0 Hooks, 1b.3 0 0 8 1 Badke, c.g.3 0 0 1 0 Kimball, 3b.t 0 0 2 2 Campanis, a.c.,.2 0 0 1 4 Sherer, lanc.2 0 0 1 2 Rice, rec 3 0 0 2 1 DelSavio, a.c.• .3 0 0 0 2 Kelleher, c.g., .3 0 1 3 0 Rodriguez, 3b, .3 0 1 1 2 Konstanty, lanc.2 0 0 0 3 Totaux .25 1 5 21 10 Montréal.0000000—0 Syracuse .OOlOOOx—1 Point produit par Rice.2-buts : Howell.But volé, Mele.Laissés sur les buts: Montreal 8, Syracuse 7.— Buts sur balles de Konstanty 2; Sherer 1.Retires au bâton par Konstanty 2.Arbitres: Felerski et Tobin.Temps: 1.20.Deuxième partie:- MONTREAL a.b.P- c.s.r.3- Barnhart, 2b., 4 0 2 2 & Campanis, a.ci.5 0 0 3 2 Brack, c.c.4 1 1 2 0 Ortiz, c.d.4 1 2 0 1 Mauch, 3b 0 1 0 0 0 Hooks, 1b.4 1 2 9 1 Badke, c.g 2 0 0 1 0 Kimball.3b.4 0 0 0 2 xH.Howell ., ¦ .! 0 1 0 0 Castro, rec 5 0 0 13 2 Sunkel, lanc.4 0 0 0 1 Chippie, c.d., .0 0 0 0 q Totaux .37 4 8 30 14 Totaux .22 0 2 18 10 SYRACUSE Harrington, 2b.3 1 0 2 0 Sauer, 1b.3 0 0 8 0 Mele, c.d.2 0 1 4 0 xFrappa pour Kimball à la 10e.SYRACUSE Rosen, c.c, , ., Harrington, 2b.Sauer, 1b.Mele, c.d.West, rec.DelSavio, a.c.Kelleher, c.g.Rodriguez, 3b.» M.Howell, lanc.4 0 1 2 0 .4 1 0 1 1 .4 0 1 8 2 4 1 2 0 0 .4 0 0 13 2 .4 0 1 3 3 .3 0 2 0 0 .4 0 1 2 2 3 0 0 1 1 34 2 8 30 11 Montréal .0000020002—4 Syracuse .0010010000—2 Points produits par Mele, Hooks 2, Kelleher.H.Howell.2-buts: Kelleher, Ortiz, Hooks, Mele.3-buts: Brack.But volé: Harrington.Sacrifice: Hooks.Doubles-jeux: C.ampa-nis à aBrnhart à Hoojis; Kimball à Barnhart à Hooks.Laissés sur les buts: Montréal 13, Syracuse 8.Buts sur balles de Howell 9; Sunkel 6.Retirés au bâton, par Howell 13; Sunkel 12.Arbitres: Tobin et Fe-lerski.Temps: 2.25.Assistance: 3,377.Jimmy Orlando est condamné à la prison Détroit, 31 — Un jury de la Cour fédérale a hier trouvé Jimmy Orlando, fameux joueur de défense des Red Wings de Détroit, coupable sur deux accusations de s’étre soustrait à l’appel militaire.Il a été condamné à quatre ans de prison et à une amende de $2,000.Le jury délibéra pendant deux heures et 40 minutes avant de trouver Taccusé coupable d’avoir soumis à son comité d’enrôlement des lettres falsifiées avançant qu’il était un employé essentiel dans une industrie de guerre.Il a été acquitte sur une troisième accusation d’avoir manqué d’informer son comité d’enrôlement de son changement d’occupation.L’avocat d’Orlando.John R.Watkins, a déclaré qu’il en appellerait de celle sentence.En prononçant la sentence, le juge Edward J- Moinet a imposé 4 ans de prison à Orlando sur chacune des deux premières accusations, à être servis concurremment et lui imposa l’amendé sur ¦ la deuxième accusation.^ ^ les séries de la ligue Starr La ligue de baseball Stajr Senior présentera demain son avant-dei-ûiesr programme régulier de la saison, alors que le Cherrier jouera contre les Facteurs au Parc LaFon-taine, que le Lachine recevra le St-Clément .Ville-Emard visitera Sorel et St-Jean se rendra à Beauharnois.Acautllement deux parties seulement séparent les clubs Facteurs, Sorel, Cherrier eUSt-Jean qui se disputent les deux dernières positions de la première division.Au parc LaFontaine.le Cherrier et les Facteurs se feront face pour la 3e et la dernière fois cette saison.A date, les Facteurs l’ont emporté par 3 à 2 et 2 à 1 en 10 manches.A Lachine.ce.dernier recevra le St-Clément, dans la joute la plus importante de la journée.Car le St-Clément est à l’heure actuelle le plus dangereux rival des meneurs qui n’ont pas encore connu la défaite cette saison, ayant remporté 9 victoires de suite.Le St-Clément de son côté n’a perdu qu’une de ses 8 dernières parties.A Sorel.le club local recevra le Ville-Emard qui l’a défait par 13 à 4, lors de la première rencontre entre res deux clubs.A Beauharnois ce dernier recevra la visite du St-Jean.Les résultats dans le circuit des majeures LtGUÏ INTERNATIDWALB HIER: Syracuse 1, Montréal 0, Montréal 4, Syracuse 3.Rochester 6, Baltimore 1.Rochester 8, Baltimore 2 Jersey City 4.Buffalo 3.Jersey City 7, Buffalo 7.Toronto î, Newark 4.CLASSEMENT: O.P.PC Toronto 40 S19 Newark 43 566 Montré»! 50 519 Rochester .50 510 Syracuse .51 480 Baltimore 56 456 Buffalo .57 441 Jersey City 1.42 59 416 AUJOURD’HUI: Montréal & Syracuse.Toronto A Newark Buffalo à Jersey City.Rochester à Baltimore.DEMAIN : Montréal A Syracuse.2 p.Rochester A Baltimore.2 p Buffalo à Jersey City, 2 p.Toronto A Newark, 2 p.LIGUE NATIONALE HIER: Cincinnati 2, Boston 0.Boston 3, Cincinnati 0.New-York 13.Pittsburgh 7, Chicago 12.Brooklyn.3.Philadelphie 3, St-Louis 2.CLASSEMENT: St-Louis O PC 639 Pittsburgh 40 551 Brooklyn 52 43 547 Cincinnati 45 511 Chicago 47 484 Philadelphie 54 438 Boston .50 425 New-York 56 385 Parc RICHELIEU Polnte-aui-Tremble» Courses au trot »f â l’amble DIMANCHE LE 1er AOUT 4 CLASSES AU PROGRAMME Derby du Parc Richelieu - Bonne I20ft.no Classe 2.18 Amble » 100 00 Classe 2.85 Trot et Amble " 100 no Classe Ou verte Trotteurs •• 300.00 Lee autobus de la Montre*! Tramway* conduisent A la (Mate.AUJOURD’HUI: Boston A Pittsburgh.Brooklyn A St-Louia.New-York A Cincinnati.Philadelphie A Chicago.DEMAIN; Boston A Pltsburgh, 3 p Brooklyn A St-Louis.2 p New-York A Cincinnati.2 p.Philadelphie A Chicago, 2 p LIGUk AMERICAINE .HIER New-York 5.Cleveland 4.Boston 4, Détroit 2.Détroit 5, Boston 2.Washington 4.Chicago 1.Philadelphie 3, St-Louis 2.CLASSEMENT: Chicago .Détroit .Washington ____________ Cleveland .St-Louis ., .,, Boston ,.Philadelphie .AUJOURD’HUI: Chicago a Philadelphie.2 p.Cleveland A Boston.Détroit A New-York St-Loul» A Washington DEMAIN : Chicago A Philadelphie.3.Cleveland A Boston.2 p.Détroit A New-York, 2 p.St-Louis A Washington.2 p.O P PC 55 34 818 45 44 506 45 44 506 ?7 47 500 44 45 494 42 45 483 44 47 484 38 54 413 Les meilleurs frappeurs des ligues majeures Mutlal.Card Herman.Dodgers Appling, W.Sox , Wakefield.Tigers Curtrijht, w.So* Dahlgren, Phillies J At> Pts Cs.P C 93 372 64 127 341 96 361 47 119 330 88 337 32 110 328 90 387 50 123 323 77 25* 43 81 310 »3 XS2 33 113 318 Points produits.- Ligue nation ale: Nicholson.Cuba, 71.Ugue américaine: Etten.Yankees, 06 Circuits.— Ligue nationale Nicholson, Cube, IS.-Ugue américaine: Keller, Tan-keea, Stephen*.Browns.14.Harry Davis fait triompher les Torontois Newark, 31 — Un coup double obtenu par Harry Davis, à la 7e manche, alors que les buts étaient remplis, a valu deux points et la victoire aux Leafs de Toronto contre les Ours de Newark, et les meneurs de la Ligue Internationale ont triomphé des locaux par le compte de 5 à 4.Cette victoire permet aux Torontois d’augmenter leur avance dans la course au championnat du circuit, car les hommes de Burleigh Grimes ont maintenant une avance de cinq parties et demie.Les Ours de Newark menaient par 4 à 3 au moment où Davis obtint son coup double et ceci scella le sort de la partie.Les Leafs obtinrent dix coups réussis contre les balles de Davis, Marleau et Page, tandis que Hopper tint les locaux à sept coups sûrs seulement.TORONTO AB P CS R A Zak, ac .4 0 1 0 0 Gamble, cc .5 0 0 2 0 Letches, 2b .2 2 1 3 6 Handley, 3b .5 0 0 0 1 Colman, cd.4 2 3 2 0 Ripple, cg .4 1 2 2 0 H.Davis, 1b .4 0 1 10 0 Crompton, r .1 0 2 8 1 Hopper, 1 .3 0 0 0 1 Totaux .37 5 10 27 9 NEWARK AB P CS R A Silvanic, cg .4 0 1 4 0 •Korte, 3b .4 0 0 0 4 Corbett, 1b .4 0 0 11 0 Levy, cc .4 1 1 3 0 Rosenthal, cd .3 1 1 1 0 Buzas, 2b .1 0 0 6 0 Garbark, r,,,.,.1 0 0 6 0 xxx Dubiel .0 0 0 0 0 J.Davis, 1 .2 0 0 0 0 Marleau, 1 .0 0 0 0 0 x Dwyer .1 0 0 0 0 P.Page, 1 .0 0 0 0 0 xx J.Page .1 0 0 0 0 Totaux .32 4 7 27 11 x Frappa pour Marleau à la 7e.xx Frappa pour P.Page à la 9e.xxx Courut pour Garbark à la 9e.Toronto .100020200— 5 Newark .010300000— 4 Sommaire.— Points produits par Ripple 2, Buzas 2, Savage 2, Colman, Davis 2.Deux-buts: Savage.Cromnton, Davis.Trois-buts: Savage.Circuits: Colman, Ripple.Buts volés: Buzas 2, Garbark.Double-jeu: Handley à Letcba à Davis.Laissés sur les buts: Toronto 12, Newark 5, Buts sur balles de Ba-’ vis 3, Marleau t, Hoppel 4, P.Page I.Retirés au bâton, par Davis 2, Hopper 7, P.Page 8.Coups sûrs sur balles de Davis, 10 en 6 1-3 manches: Marleau, 0 en 2-3 manche; P.Page, 0 en 2 manches.Lanceur perdant: Davis.Arbitres: Robb et Van Graflan.Temps 1.55.AUTRES JOUTES Première Partie: Buffalo.—?a \ Jersey-iCty .• 001102x—4 5 1 Batteries: Giebell et Denning: Voiselle et Steiner.Deuxième partie: (Cette parti ese continuera demain après-midi).Buffalo .3000000220—7 11 1 J.-City .0030001030—7 13 2 Batteries: Tising, Parkhurst (9), Gentry (9) et Denning; Trinkle, Wells'(9), Polli (10) et Pleitas.Première partie: Rocheste».2100021—6 7 1 Baltimore .0000200—1 3 3 Batteries: Trotter et Rice; Burk-art, Ecker (6), Vanslate (6) et Becker.Deuxième partie: Rochester.000010700—8 14 2 Baltimore .000200000—2 10 2 Batteries: Sakas et Burmeister: Gromek, Smoü (7), Swift (9) et Becker.^ L’ouverture du meeting à Connaught Park Ottawa, 31.— C’est aujourd’hui qu’a lieu l’ouverture du meeting de courses à la piste du Connaught Park Jockey Club, à Aylmer, et tout indique que cette réunion sera couronnée d’un succès sans précédent.Le programme est l’un des meilleurs présentés depuis plusieurs saisons et la liste des inscriptions, qui comprend 90 noms, compte aussi des éligibles dans chacune des épreuves.La principale course sera le handicap Château Laurier, un sprint de six furlongs.Cette épreuve enverra au depart les meilleurs sprinters se trouvant A la piste.Il n’y a pas de doute que McMark, rapide sprinter appartenant à Jim Fair, se rendra au poteau comme favori par suite de ses brillantes performances à Blue Bonnets mais il faudra compter aussi avec Lady Sham qui a remporté quatre victoires consécutives au cours du récent^ mceUey- Dans la Ligue Métropolitaine La Ligue Métropolitaine présentera demain son avant-dernier nro-gramme de la saison, avec les deux joutes suivantes au programme: le club Cherrier.de Vie Fontaine, vi-sitera le club de Frank Lusignan à Pointe aux Trembles, tandis que le club Champêtre ira rencontrer le Cercle Dollard du gérant Paradis.Comme les partisans Doueront le juger, tout laisse prévoir une dure lutte pour les deux programmes â vçnir avant les séries d’élimination.Les clubs Champêtre et Cercle Dollard bataillent pour la 4e position landis que Cherrier et Longueui! lestent en tête du circuit, suivis de près par le Pointe aux Trembles.La 3e rencontre cédulée entre Longueui! et Bombshell des usines Cherrier.n’aura pas lieu.Bombshell s’étant retiré de Is ligne pour des raison* majeures.Les inscrits pour le Derby Richelieu COMMERCE ET FINANCE Ml ¦¦Jg-*"" ” s' —'"¦¦¦'¦¦I nui WF M1 Hij|i ^ Les fervents des courses sous harnais se donneront rendez-vous au parc Richelieu demain après-midi, alors que le promoteur Emile Gauthier offrira un programme exceptionnellement intéressant et l’on peut compter sur la plus grosse assistance encore enregistrée à un meeting de ce genre.L’intérêt se concentre surtout sur le Derby Richelieu doté d’une bourse de $1200, car cette classique réunira douze partants et l’on estime qu’un nouveau record de vitesse sera établi pour le parc Richelieu.Voici la liste des inscrits dans les épreuves à l’affiche demain: Chesnut Bars, Dr J.J.MacPher-son; Miss Vera Bars, Geo.A.Taylor; Pioneer Hanover, D.Caron et Fils; Addie Hanover, A.Demers; Brady Hanover, E.Jobin; Pine Ridge Alex, Pine Ridge Stable; Virginia La»sater, Albert Toutant; Lola Gratton, Sted.Craig; Bert Patch, Craig et Wilson; Dillon Henley, J.W.Brown; Patricia Grattan, 0.Boisvert; Saratoga, Léger Drolet.Free for All Trot, bourse $300: Peter Dale, Art.Giard; Penalty Harvester, C.Groulx; General Stoke, Jos.Roy; Axe Lee, L.G.Bombardier, Lee Farrell.A.Beaudin; Gus Hanover, J.-R.Rivard; Pine Ridge Billy, Pine Ridge Stable; Hopeful Volo, A.Lavigne.Classe 2.18 Amble, bourse $300; Calumet Emerald, D.B.Poley Don Peters, L.Duval; Midnight Star, Jos.Cournoyer, Grattan Girl.David Brosseau; Chester Grattan, A.Hébert; June Rowan, C.Riendeau; Princess Henley, C.Hutcheson; Dawn McKillop, Lionel Piédalue; Teddy The Tramp.R.Pauzé.Classe 2.25 Trot et Amble, bourse $300; Jim Lee, C.Groulx; Grattan Henley, Eug.Lebeuf; Roseday Grattau, O.Boisvert; Pine Ridge Stella.Jos.Fafard; Romana Harvester, H.Chicoine; Geo, Kent, J.Bte Lavallée; Peter Grattan, Edgar Lanjevin; Pine Ridge Today, Mme E.Farnell; Donna Lee, Fred.Perreault; Charley Volo, C.Riendeau; Hall Stout, L-G.Bombardier; Miss Grattan Henley, Roland Gagné; Pine Ridge Mickey, Fred.Perrautl; Corporal Sanuck, A.Zinman; Pat Hill, A.-A, Samson; Jitter Bugs.S.Smith; Silver Axworthy, David Brosseau.Notre production de bacon Les parties dans les grandes ligues Les joutes disputées hier dans les séries des ligues de baseball Américaine et Nationale ont donne les résultats suivants: LIGLE AMERICAINE Détroit .002000000—2 7 2 Boston .02200000x—4 8 0 Trout et Richards; Hughson, Terry et Conroy.Deuxième partie:— Détroit .010000004—5 8 1 Boston.010010000—2 9 2 Corsica, Oana et Unser; Woods, Brown et Partee.Cleveland .000200101—4 8 2 New-York .00202100x—5 7 0 , Bagby, Heving et Desautels, Ro-sar; Bonham et Dickey.Chicago.000000010—1 5 3 Washington .00102100x—4 7 0 Lee, Swift et Castino; Wynn et Giuliani.St-Louis .00000001100—2 7 1 Philadelphie .00002000001—3 7 t Newsom, Hollingsworth et Ferrell.Schultz; Wolff, Black et Wagner, Swift.LIGUE NATIONALE Boston.000000000—0 3 2 Cincinnati.OlOOOlOOx—2 6 0 Andrews et Kluttz; Riddle et Mueller.Deuxième partie:— Boston .201000000—3 7 2 Cincinnati.000000000—0 3 0 Barrett et Masi; Starr, Beggs et Lakeman.Brooklyn .200000010— 3 12 0 Chicago .20204013x—12 12 0 Melton, Allen, Macon et Owen; Bithorn et McCullough.New-York .0751)00001—13 17 0] Pittsburgh .000205000— 7 12 4 ' Melton, Feldman, Adams et Lombardi; Klinger, Gornir.kj, Butchei et Lopez, Baker.Association Américaine Chicago .000000010—1 5 3 Washington 00102t00x—4 7 0 Lee, Swift (81 et Castino; Wynn et Giuliani.Premières parties: Columbus .0010001—2 8 2 Minneapolis .000040x—4 8 0 Roe et Heath; Lefebvre et Blazo.Louisville .2020000— 4 5 2 Milwaukee .2217004-12 13 2 Schupp, Cobb (2), Toolson (4) et Doyle; Livengood el Hlr .fetPetuh Doyle; Livengood et Helf, Pruett ( 6 ) Toledo.0010200—3 6 0 St-Pau 1.0010000—1 9 0 Whitehead et Hayworth; Smith, Belknap (6) et Blaemire.Indianapolis .—1 ?2 Kansas iCtv .0100001—2 7 2 Trexler et Schlueter; Johnson el Glenn.Deuxièmes parties: „ „ „ Indianapolis .800000000—0 3 0 Kansas City.lOOOOOOOx—1 4 1 Hutchings et Schlueter; Queen et Glenn.Toledo .200010000—3 5 3j St-Paul .0021 HOlx—ft 9 1 Sanford, Hanning (8) et Keller; Speer et Andrews.Louisville .000001003—4 10 1 Milwaukee .100000000—1 4 3 Johnson et Millies; Caldwell cl Helf.Columbus .100010000—2 2 ?Minneapolis .01000002x—3 7 1 Creel et Garagioia; Clark et Ro-iandson.t Dès les débuts de la guerre, il était déjà évident que le Canada serait l’un des plus grands fournisseurs de viande du Royaume-Uni.et que sa principale contribution se ferait sous forme de oroduits de porc, surtout de flèches Wiltshire, de jambons et de parties de carcasse.C’était là d’ailleurs le résultat que l’on pouvait prévoir des politiques adoptées au cours des vingt dernières années pour développer notre industrie porcine sur une plus grande échelle et sur une base plus stable.L’un des premiers objectifs de ces politiques était sans contredit de produire une plus grande quantité de porcs à bacon dont les côtés, ou flèches Wiltshire, seraient d’assez bonne qualité pour répondre aux exigences du marché anglais.Tout en améliorant la qualité de notre produit, l’on réalisait en même temps que la production porcine peut s’adapter rapidement à des conditions nouvelles et nous permettre d’accroître nos expeditions outre-mer.selon les besoins.Or, ces besoins ont été plus grands et plus pressants à mesure que les hostilités ,se développèrent, comme on le constatera par les chiffres ci-dessous.De 1935 à 1939, les importations totales de bacon et de jambon du Royaume-Uni se chiffraient à 850 millions de livres par année, dont environ 25% était surtout fourni par le Canada; tout près des deux tiers de l’autre 75% venaient du Danemark, tandis que le reste était obtenu de la Suède, de la Pologne et de quelques autres pays européens.En même temps, l’Angleterre s'efforçait de développer l’élevage du porc par des politiques d'encouragement, pour avoir moins à compter sur l’étranger.Mais, moins d’un an après la déclaration de la guerre, 1 Allemagne avait déjà envahi une grande partie de l'Europe et empêchai! l'Angleterre de venir chercher des vivres sur le continent.Vers la même date, il y eu! rareté d’engrais alimentaires et il fallut restreindre l’élevage des porcs et des volailles pour maintenir la production laitière sur une base convenable.Une plus grande demande de bacon canadien devait aider le peuple anglais à conserver des rations minimums raisonnables.C’est ce qui explique que dans la troisième année de guerre, le ministère anglais des vivres demandait au Canada 75% de la quantité de bacon requise pour maintenir la ration de 4 onces par tête et par semaine, et que, dans la quatrième année, cette proportion était portée à 80%.Si l’on compare notre commerce d’exportation durant la guerre actuelle avec ce qu’il était pendant la dernière grande guerre, l’on constate des développements intéressants.De 1914 à 1918 inclusivement, le Canada avait expédié en Angleterre un total de quelque 720 millions de livres de bacon et de jambon, mais durant la même période, le Canada avait importé des Etats-Unis une quantité assez notable de produits de porc, de sorte que l’excédent de nos exportations sur nos importations n’etait que de 468 millions de livres pour la période 1914-1918, alors qu en 1942-43, notre pays a entrepris d’exporter 675 millions de livers de bacon qui devront provenir de sa propre production parce qu’il ne vient plus de porcs des Etats-Unis.De plus, pendant la guerre de 1914-18, la qualité du produit que le Canada fournissait à l’Angleterre n’était pas de nature à établir un commerce d’exportation stable après la fin des hostilités.En fait, de 1919 à 1925, nos exportations ont été d’environ 120 millions de livres par année, après quoi elles diminuèrent jusqu’en 1931 pour atteindre un volume aussi restreint que 11 millions de livres.A la suite de la conférence impériale tenue à Ottawa en 1932, ie Canada obtenait un quota substantiel sur le marché anglais.Bien que nos expéditions augmentassent par la suite, elles n’atteignirent cependant pas le volume que cette entente nous permettait d’exporter, c’est-à-dire 280 millions de livres annuellement.Après 1935, le marché du porc devint plus stable, avec tendance à la hausse assez constante pour atteindre, en 1938, son plus naut niveau depuis le début de la dépression, et il en résulta une augmentation rapide de la production.Les expéditions de 1939 atteignirent un chiffre record.Quand la guerre s’est déclarée, les porcs étaient sur le point d'être prêts pour le marché et les arrivages furent nombreux durant l’automne de la même année.Le 4 décembre 1939, l’on apprenait que le Canada avait passé un contrat avec la Grande-Bretagne pour l'expédition de 5,600,000 livres de bacon par semaine.Durant la période du premier contrat, de 1939 à 1940, le Canada exporta au Ministère anglais des vivres 331.5 millions de livres de bacon, soit une valeur de $60.8 millions.A cette époque, la production porcine dépassait les besoins domestiques et d’exportation et l'on incitait les consommateurs à manger plus de viande de porc.“Deipuis, les choses ont bien changé”.L’année suivante, (1940-41) l’entente fut conclue pour une plus grande quantité de produits de porc; vers le milieu de cette période, l’Angleterre, se voyant fermer lotîtes ses sources d’approvisionnement sur le continent, demanda au Canada non seulement d’augmenter ses expéditions, mais aussi de les anticiper.Le contrat fut rempli trois semaines avant la date fixée, comprenant 425.6 millions de livres de bacon d'une valeur de $70 millions.Vers cette époque, l’on s’aperçut que la consommation de porc au Canada s’était accrue considérablement, et il devenait évident que la demande allait dépasser ler approvisionnements disponibles, mais elle ne fut pas trop sentie sur le moment, parce que la récolte de porcs, à l’automne 1941, fut consi-1 dérable et établit un nouveau re-i cord.Le troisième contrat (1941-42) t été complété quelques semaines en retard à cause d’une diminution assez notable des arrivages aux abattoirs et aux cours à bestiaux, pendant le printemps et l’été 1942.Cependant, les 600 millions de livres de bacon représentaient une valeur de $118.8 millions.Quand notre contrat actuel (1942-43) de 675 millions de livres, sera rempli, nos exportations totales de bacon et de jambon, au cours de la présente guerre, excéderont 2 billions de livres et dépasseront 396 millions de dollars, soit le produit de tout près de 17 millions de porcs.En plus, de grandes quantités d’autres produits de porc ont aussi été expédiées, graisse, boyaux, porc en conserve, etc.Comme on le voit, notre commerce d’exportation avec l’Angleterre s’est développé considérablement depuis le début de la guerre actuelle, en comparaison de ce qu’il fut pendant la guerre précédente, ou même durant la période écoulée entre les deux guerres.Afin d’éviter les erreurs commises à l’autre guerre, le Canada s'est efforcé de fournir les quantités demandées en ne négligeant pas la qualité du produit exporté, de manière à établir, dès aujourd’hui et sur des bases solides, notre commerce d’exportation d’après guerre, et cela en maintenant le “standard” de notre bacon.J.-E.BISvSON, agronome.Etat des cultures Sauf en Saskatchewan et en Alberta, où la température élevée et l'absence de pluie ont de nouveau assombri la perspective des récoltes, la semaine dernière le temps a été favorable aux cultures dans tout le Canada.Les céréales hâtives sont supérieures à la moyenne dans les Provinces Maritimes; les cultures plus tardives sont moins prometteuses cependant.La récolte de foin, dont la coupe est en ce moment générale, donne un rendement supérieur aux prévisions.Le moissonnage du blé d’automne bat son plein dans l’Ontario mais les dommages résultant du dernier hiver et causés par ia rouille seront considérables.La fenaison avance lentement dans cette province à cause principalement de la rareté de la main-d’oeu-vre.Les céréales épient dans le Québec, mais dans la région de Montréal les progrès des cultures sont très lents.La fenaison bat son plein et 50 pour cent de la récolte est engrangée.Dans les provinces des Prairies, les perspectives des récoltes se maintiennent bien au Manitoba malgré la rareté de la pluie; en Saskatchewan et en Alberta la situation s’est aggravée au cours de la semaine dernière.La zone de sécheresse, dans le sud-est albertain, qui englobe la majeure partie des districts agricoles 1, 3 et 5, a vu ses cultures se détériorer davantage, tandis que dans d’autres régions qui étaient restées jusqu’ici prometteuses, les cultures en chaume s’avarient et il faudrait de la pluie immédiatement pour maintenir les perspectives des jachérages.En Saskatchewan, les meilleures conditions s'avèrent dans l’est de la province, mais faute de pluie pendant une semaine, la chaleur a de nouveau avarié les cultures sur de vastes étendues.Il faudrait présentement des pluies généreuses pour ranimer les cultures défaillantes et aider au remplissage.La grêle a causé des dommages considérables par endroits tandis que les insectes, principalement les sauterelles et la mouche à scie, s’attaquent aux cultures dans certains en-droits de la Saskatchewan et de l’Alberta.La moisson sera générale au Manitoba à compter du 10 août tandis qu’en Saskatchewan elle ne commencera pas avant le 20.Les correspondants de l’Alberta ne peuvent prédire la date du commencemeui des moissons dans cette province.En Colombie canadienne, la température a été propice au cours des deux dernières semaines et la coupc du blé d’automne est commencée.La première récolte de foin est engrangée et la majeure partie a été rentrée à la faveur de bonnes conditions.La deuxième coupe de luzerne bat son plein dans les régions irriguées de la province.Dans le Québec f ' Durant la derniere quinzaine, les cultivateurs se sont occupés activement des travaux de fenaison.Des pluies intermittentes ont passablement retardé le séchage, mais on rapporte tout de même qu’enviror 50% de la récolte de foin est engrangé à date.Les céréales se sont grandement améliorées dans les comtés rie l’est de la province, mais on ne signale aucun changement et l’apparence est toujours pauvre dans la région de Montréal.L’herbe est toujours abondante dans les pâturages, assurant ainsi une forte production laitière.On se plaint partout de ta rareté de la main-d’oeuvre et particulièrement dans ie district de Joiiette où des quantités appréciables de foin ont été vendues sur pied pour quelques dollars.D’une manière générale, la situation agricole au sujet des insectes et des maladies ainsi que des autres fléaux est assez satisfaisante.Aucun insecte pouvant causer des inquiétudes n’a été remarque à l’exception, toutefois, du ver tarière du pommier, qui endommage beaucoup les arbres des vergers qu’on ne surveille pas assez bien.La brûlure du pommier mérite une mention spéciale, d’autant plus qu’elle arrive dans le temps où les cultivateurs pratiquent la fenaison.Les producteurs de pommes ont beaucoup de difficultés avec la tavelure ou tache de la pomme, surtout quand ils n’ont pas fait les principaux arrosages que nous recommandons.Dans l’ensemble, nous avons l’impression que les cultivateurs font leur possible pour protéger leurs cultures en employant les Insecticides et fongicides que nous recommandons pour les différents fléaux.(Les détails par variétés sont dun-nés à la suite du rapport sur l’état des cultures par régions agronomi-j ques), Congrès des Chambres de commerce La ville de Saint-Jean sera di-! manche le théâtre d’un congrès ré-• gional des Chambres de commerce | de la province.Plusieurs Chambres de commerce de la province ont tenu à «e faire représenter à ces assises.C’est ainsi que le congrès accueillera des délégués des Chambres de Montréal, «te Saint-Hyacinthe, de Granby, de Valleyfield, pour n’en mentionner que quelques-unes.L’inscription d’entrée aura lieu à 1 heure de l’après-midi, au Club Social, rue Richelieu.Après la bienvenue du maire, les congressistea procéderont aux résolutions, discussions et suggestions.A la fin de l'après-midi, les délégués visiteront l'aéroport de Saint-Jean, centre d’entrainement et de réparations aéronautiques.Un programme spécial est prévu pour les dames.Voici les grandes lignes du programme: 1 h.: Enregistrement des délégués; 2 h.: Ouverture de l’assemblée: rapports, résolutions, courte allocution sur un sujet d’actualité par un conférencier de marque; 4 h.39: Visite de l’aéroport; 6 h.30: Réception à Vhôteî de ville; 7 h.30 : Buffet au club de golf.Le Canada ne manquera pas de vivres Il ne semble pas, à en juger pat les indications actuelles, «îu’un manque de vivres soit imminent au Canada, dit le Bulletin de la situation agricole.La situation parait être relativement bonne, du moins au point de vue de la quantité minimum de nourriture requise.Depuis la fin de mai.la viande a été mise sur la liste des aliments rationnés, de même que le beurre, è cause des grandes quantités de lard expédiées aux nations unies.On tient compte également sous ce rapport des exigences probables de ivivres après la guerre, car il est probable que l’on aura besoin de itout ce que l’ou pourra produire à cette époque.Les animaux vivant* Le» arrivage» durant U »*maln« finissant le 29 Juillet sur le» deux marche* de Montréal furent comme suit: 1*54 b été* à cornes.1866 moulons et agneaux, 2139 porcs et 3183 vsaux.Bn plus, 533 bêtes à corne», 286 mouton» et agneaux.590 porc» et un veau furent eoruUgàé» aux maison» de salaison «t 86 bête* à corne» furent maniée» dan» le» cour» à destination d'autra# entrepôts.li y avait un# augmentation assez considérable dans les arrivage» de bêtes à cornea Lea prix étalent i peu pré» stale#.Il n'y avait psa de bouvillons de choix.Le» taureaux stable# h 35c plus bas pour les sujet» de qualité commune Lea agneaux baissèrent de *2 du cent livre*, baisse attribuable au nouveau plafond prenant effet dans le» premiers Jour» de ia semaine; ' après mardi le» agneaux de qualité moyenne ê.bonne s» vendaient *1* et lea avorton» $12.Le* veaux de lait fermer avec quelque* choii- à $16.t,#* veaux d» lait furent en bonne demande.Le* bouvillons de qualité moyennement bonne ê bonne $12,30 et les bon» sujet* Jusqu’é $13 et avec un lot de 16 de qualité supérieure $13.10, le» moyen» pour la plupart $11.50 à $13.Le» bonne* taure* tll.to h $12 avec une de choix Jusqu'4 (12.50, le* moyenne* en parti* $10.50 k $11.25 et les communes $8 et plus.La plupart de» bonne» vache* en partie $10 h $10.50 avec quelques-unes à un prix un peu plus haut, ie# moyennes $9 fc $8.75 et les communes $7.50 à $6.75.Le* vache» pour la mise en conserve $5 k $7.25.Lee bons taureaux de boucherie $10.50 k $11 avec trois de choix $11.50.et les commuas 17 k $10, en partie $8 k $9.50.Lea vache» laitière* $110 k $175 chacune Les veaux de lait de qualité moyennement bonne k bonne $15 k $15.50, quelques choix $16, le* moyens $14 k $14.50 et le* commun» $13 k *13.50.Le* veaux abreuvé» $9.50 à $11 et le» veaux d'herbe $8 k $9.23.Lundi, la plupart de» agneaux »e vendaient $16 et Je» avorton* $14.Mardi, 1* nouveau plafond prenant effet immédiatement.le» agneaux donnaient pour la plupart, $14 et ise avortons $12.Le* moutons variaient de $5 k $10.Le» porcs variaient de $17 k $17 25 pour les B-l habillés, abattu , apré* lundi ia plupart de* vente» donnaient $17 Pesées vivante# les.truies rapportaient $11.25 k $11.75 et lee porc» d'engral» $12,50 k $13.Cîrade A obtenait $1 de prime par tête avec le» déduction* su.les autre» catégorie.: ‘«‘M « Votre succession devra payer des droits.Votre intérêt, c’est de les réduire le plus possible» Nous pouvons vous aviser à cette fin.Apportez-nous votre testament.Nous le reviserons.A titre gracieux.«SOCIÉTÉ* NATIONALE DE FIDUCIE 41,0.S -Jtequts.Montréal.HA3M1 Montréal, samedi LE IJEVOIR 31 juillet 1943 Les Cercles des Jeunes Naturalistes Affiliés à la Société canadienne d’Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique par le gouvernement delà province de Québec Adresse : Secrétariat de la S.C.H N., Jardin botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal Devant la belle nature de Dieu Description littéraire: l'Erythrone d'Amérique Mai de retour, le soleil d’or réchauffe de nouveau la terre.Toute la nature pousse un Ions cri de victoire.Les inlassables martinets sil lonnent les airs et font des cercles innombrables au-dessus des cheminées du séminaire.Notre professeur de botanique a jugé bon d'aller perfectionner, devant la belle nature de Dieu, nos connaissances de botanique générale acquises depuis près de huit mois.La classe se transporte avec grande joie sur le coteau voisin.Assis sur l’herbette, respirant à pleins poumons l’air pur du printemps, nous avons étudié sur place l'crythrone d’Amérique.C’est elle, en effet, qui, de la fine pointe de ses deux feuilles lignées, perce la première le tapis des feuilles mortes.Voyez-la ! Son calice d’or rivalisant de splendeur avec le soleil fait tout son orgueil.Cependant elle courbe la tète, comme si elle suppliait le Dieu des fleurs de lui être favorable pendant sa courte saison.Deux feuilles, qui semblent de cire, l’entourent et participent à sa prière.Ses pétales jaunes sont gracieusement recourbés, ce qui lui donne un air de petite marquise.Péné trons un instant à l’intérieur de cette clochette d’or.A première vue nous ne voyons que le profil d'un coffre, surmonté d'une corne d’abondance à tête gommée.Le tout est bien gardé par six‘petits soldats au chapeau noir tacheté de jaune.Mais quelqu’un de plus puissant i veille sur ce trésor.Le Maître de la nature sait bien qu’une fleur ne peut vivre toujours.Mais chut! écoutez! buzz - buzz, une abeille s]approche de la fleur en quête du sirop délicieux, précisément recèle au fond de la corolle,.Ses pattes poilues se chargent de pollen.Bien rassasiée, voici que l’abeille s'envole.Son départ brusqué lui ravit un peu de cette poussière d’or qui, dispersée par le vent, se dépose sur la tête gommée du pistil.Ses grains s’enflent et laissent échapper un petit fil.Pendant c9 temps la fleur perd sa parure de fête: ses pétales tombent, ses étamines se flétrissent.La fleur va mourir.Mais non.Le pistil tient bon, Lorsque les jours sombres seront de retour et que le vent sifflera entre les branches dénudées, l’ovaire jeté par terre se brisera et laissera emporter par le vent une quantité de petites graines.Ces graines dans quelque temps reproduiront d’autres , clochettes d’or.L’homme fait de grandes choses, mais faire une fleur?.Jamais il ne pourra fabriquer cette pure raer-veille des printemps canadiens: l'erythrone d’Amérique.Jean-Jacques LAFOND, élève d’Eléments latins.Petit Séminaire de Ste-Thérèse.(Les Annales térésiennes) Echos du Cercle Linné Tronsformer-lo én Certificots ou Timbres d'Epargne Le Cerclé Linné n’a pas cessé ses activités depuis sa fondation.Chaque année, dès octobre, il reprend vie, et courageusement travaille à connaître les différentes branches de l’histoire naturelle.Comme les années précédentes, les membres se réunissent deux fois la semaine.Une des réunions, qu’on pourrait appeler académique, est consacrée aux débats et conférences illustrés.Ainsi, sept débats furent soutenus sur les sujets suivants: La Corneille: (pour ou contre): Roger Larivière, J.-A.Jacques; Le Cheval vs le Tracteur: Jean Séguin, Gérald Bolduc; L’Entomologie vs la Botanique: Roger Larivière, J.-A.Jacques; Les Fruits vs les Légumes: Jacques Legault, Léonard Leduc: L’Eau vs le Feu: Benoit Lafran-ce, Léonard Leduc; Le Lin vs le Coton: Lionel Har-nois, Ivanhoë Sauvé; La Pomme de terre vs le Riz: Roland Brunet, Russe! Blais.Quatorze conférenciers, à l’aide de projections lumineuses ou de croquis, nous ont intéressés aux sujets suivants: L’Anatomie et la Physiologie végétales: Fr.Benoit, s.-d.; Le Pin: M Bernard Trudeau; Les Batraciens: M.Anatole Ro-bidoux; Le Bouleau: Fr, Paul; Les Graines qui voyagent: Fr.Benoil.s.-d.: Les Rhizomes: M.Jacques Lip-pens; La Classification des plantes: Fr.Paul; Les Ecureuils: M.Fernand Lyonnais; La Mouffette: M.J.-André Jacques; Les Mollusques: Fr.Alphonse, s.- d.; Les Araignées: M.Marc Lacoste.A la deuxième réunion hebdomadaire, les membres se divisent en trois sections.Un groupe sous la direction du C.Fr.Directeur du Petit-Noviciat a complété l’herbier du Cercle.Plusieurs plantes ont été identifiées, puis fixées sur feuilles comme il convient.Un deuxième groupe sous la direction du C.Fr.Paul s’est adonné à l’étude du dessin.Nos artistes ont surtout stylise en vue du Concours de Radio-Collège, qui prendra fin en septembre 1943.Ils ont aussi fait des croquis de plantes.Le C.Fr.Alphonse, s,-d.des Etudes, a su intéresser la troisième section, dite de minéralogie.Il est compétent en la matière.Chacun a pu, au cours cL* cette année, satisfaire ses p, eférences, vu le nombre de sections formées.Grâce au savoir-faire de nos formateurs et à la bonne harmonie qui règne entre eux, les Linnéens ont grandement progressé dans l’étude des sciences naturelles.Grand merci à nos mentors! Roger LARIVIERE, Secrétaire du Cercle Linné, C.J.N., Mont-de-La Salle, Laval-des-Rapides, près Montréal.* * * Récoltez de la potentiile ansérine (Argentine) .Vous venons de recevoir une importante demande de potentiile ansérine, plante entière.Chaque cueillette doit être très bien séchée et bien nettoyée avant d’en faire l'emballage.L’expédition peut se faire dans des boites, sacs de jute, etc.Il ne faut pas oublier de mettre son nom et son adresse à l’intérieur de chaque paquet ou ballot, afin de prévenir toute erreur.La potentiile se récolte très facilement, et c’est pour vous une excellente occasion de gagner quelques dollars durant les vacances, sans vous priver de soleil et d’air pur.Pour obtenir le nom des acheteurs et tous renseignements supplémentaires, prière de s'adresser à M.Alphonse Couture, Service de Samedi, 31 juillet’ 1943 l’Horticulture, 152 est, rue Noire-Dame, à Montréal.BOITE AUX QUESTIONS Q.—Pourriez-vous m’indiquer le titre d’un bon manuel de biologie, ainsi que les noms de quelques ouvrages sur l’instinct animal?J.B., Coaticook, Québec.3.—Un magnifique manuel de bm-logic est celui de MM.Aaron et Grassé, Biologie animale.Paris, Masson, 1939.Ce livre est actuellement introuvable.Il y a de bons manuels américain^ comme, par exemple: Woodruff.Foundations of Biology.Boston.O’Hanlon.Biology, Menge, E.-J.General and Professional Biology.Milwaukee, Wisconsin.Quant aux livres traitant de l’instinct animal, il y en a un grand nombre.En voici quelques-uns: Buytendijk.Psychologie des animaux.Paris.Payot.1928.Wheeler, M.W.The Social Insects.New-York.Bal four-Brown, F.(1936).The Evolution of the Social Life in Insects.Trans.Soc.Br.Ent.3.Beaumont, J.de (1935), L’instinct et l’intelligence chez les insectes.Bull.Soc.vaud.Sci.Nat.Lausanne 58.Bouvier.E.L.(1922).The Psychic Life of Insects.Trans, by L.-0.Howard.T.Fisher Unwin.Londres.Crowell, M.-F.(1929).4 Discussion of Human and Insect Societies Psyche 36, Literature.Davis, W.T.(1897), Intelligence shown by caterpillars in placing their cocoons.Journ, N.Y.Ent.Soc.5 (1).Emerson, A.E.(1939).Social Coordination and Superorganism.Amer.Midi.Nat.21.References.Folsom, J.W.( 1934 ).Entomology with Special Reference to its Ecological Aspects.Révisé par Wardle.4ème éd.The Blakiston Company, Philadelphie.Forel, A.(1928).The Social World of the Ant Compared with that of Man.G.Putnam’s Sons, New-York.Franco, J, (1939).The Mind of the Bees.Trans, by H.Eltringham, Methuen & Co., Ltd.Londres.Hingston, R.W.G.(1928).Pro-hlems of Instinct and Intelligence.Edward Arnold & Co., Londres OFFRES ANNUELLES DE MEUBLES DURANT L’ETE Heures d’affaires 9 h.a.m.à 5 h.30 p.m.Fermés la samedi foute la journée.MODES DE PAIEMENT en conformité avec les ordonnances de le CPCTC.DUPUIS — quatrième étale Nous avons préparé ces offres en vue de répondre aux besoins des foyers canadiens actuels ou futurs .Nous suggérons, ici, des mobiliers et des meubles séparés .N’achetex que le nécessaire et choisissee-lc CHEZ DUPUIS en vous 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et dont l’apparertce gaie convient admirablement bien à la pièce qui réunit a famille trois fois par jour Buffet 50 pouces, armoire à por calaine, table s’allongeant à 60”, un fauteuil et 5 chaises avec siège recouvert de cui-rette rouge.JQC) 00 les 9 pièces : ALBERT DUPUIS, président.A.-|.DUCAL, v.-p.et dir.-gér.ARMAND DUPUIS, sec.-trés.1943 EST L'ANNEE DE NOTRE 75e ANNIVERSAIRE Les Missions des Pères Blancs en Afrique Voyage d'exploration — Dans le nord du Nyassa .y—TOwagsw CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boîte Cl* Chimique FKANCO Américaine Ltée 1»6«.rue Saint-Denis.Montréal.Veuillez m’envôyer un échantillon de ROBOL Nom " -îresae • f • « e • » Je suis bien en retard pour accuser réception de vos envois.De nombreux et longs voyages et ma retraite annuelle, ajoutés à mes autres occupations, sont la cause dé ce retard dont je vous prie de m’excuser.Jeunes postes J’ai parlé de voyages.Le plus long fut celui que je fis dans l’extrémité nord de mon Vicariat, 15 où le Nyassa touche la Préfecture de Tukuyu, à 400 milles de ma résidence.Sur tout ce parcours de 400 milles nous n’avons que 3 postes.et tous de fondation récente: Chipaso (1935).Katete (1938) et Mzambazi (1940).Chipaso compte déjà 2,000 chrétiens; Ka'lete n’a que 800 convertis et Mzambazi une di zaine.Donc environ trois mille chrétiens sur une population de 250.000 indigènes.Ce chiffre de convertis est déjà consolant si on tient compte de ce fait que nous exigeons 4 ans d’instruction avant d’admettre au baptême.D’un autre cftté quelle désolation: 3 postes seulement, avec un personnel de 8 prêtres et 2 frères, pour convertir une population de 250,000 âmes dispersées sur une étendue de 400 milles de long.Vraiment les ouvriers sont peu nombreux.,.Depuis Mzambazi (le pdlle te plus au nord) jusqu’à la frontière du Vicariat il y a 180 milles sans une église, sans un prêtre.Mais nous comptons dans ce territoire trois catéchistes qui nous préparent les voies comme saint Jean-Baptiste préparait les voles au Sauveur.Ni moi.ni aucun de mes missionnaires n’avions encore pris contact avec ces convertis et leurs zélés catéchistes.Ce sont des dire- ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 «st.S.-CATHERINE Livraison nanout dlmte-ment de notre «erre-rhan- FL.1786-1787 Ecoutes C.H.L.P.le tend! 11 h 11 Il h }« tiens qui ont émigré du Tukuyu et se sont fixés dans le nord du Nya-saland.Une ou deux fois par année les gens valides se rendaient dans le poste le plus voisin, vers le nord, pour recevoir les sacrements; et, une ou deux fois par année, un vaillant imssionnaire du Tukuyu venait les visiter chez eux pour assurer les sacrements aux malades et aux vieillards.Depuis longtemps ces braves gens me lançaient des appels désespérés; avec insistance ils me demandaient des missionnaires qui vivraient parmi eux.De mon côté, je suppliais le Maître de la moisson de me fournir les ouvriers nécessaires.Depuis que j’ai la charge du Vicariat, j’avais les yeux fixés sur cette partie du territoire qui était encore sans prêtre.A tout prix U fallait remédier à un tel état de choses.Ernesto Plus de la moitié de ce "no man s land" a.depuis, été occupé, ou ‘ mangé’’ (comme disent les Noirs).Le but de mon dernier voyage était donc de voir les 180 milles qui restent “à manger” et sa-soir à quoi m’en tenir.Il est entendu que les premiers missionnaires dont je pourrai disposer pour une fondation devront prendre le morceau d’une seule bouchée; je les installerai en plein nord, à Kalon-ga.sur les bords du lac Nvassa, à une vingtaine de milles de la frontière du Tukuyu.A Kalonga réside un agent du gouvernement anglais, un "District Lommissionner".Avant d'entreprendre mon voyage je lui avais télégraphié, lui demandant d'avoir y?bonté d avertir mon catéchiste Ernesto, du village de Kapola, que je voulais le rencontrer à Kalonga à tèlle date.Or, à mon arrivée chez 1 Européen, le 10 novembre au maun, un groupe d’indigènes se précipitent à ma rencontre, s’agenouillant et me demandant ma bénédiction.Je m’exééute volontiers et leur demande avec surprise qui Us sont.Je suis le catéchiste Ernesto, répond l’un d’eux; ceux-ci sont des chrétiens qui t.naient à m’accompagner ici pour vous souhaiter la bienvenue et vous remercier d’être venu nous voir".De quel côté y avait-il le plus de joie, du côté de ces chrétiens reconnaissants ou du côté de leur Pasteur?Difficile à dire! "C’est vrai que je suis venu jusqu’ici pour vous voir, répondis-je; il y avait bien longtemps que je voulais vous visiter.Vos lettres ont fini par me convaincre; je su-is-v-C' nu pour choisir remplacement d’une future mission”.Achat de terrain De fait, j’étais venu visiter les lieux dans cette intention.Et, ayant trouvé une propriété à vendre sur le bord du lac, je crus sage de profiter de l’occasion; car la loi rend très difficile l’achat de terrain dans le Nyasaland.De plus, cette propriété est centrale par rapport à la population à évangéliser et le propriétaire se montrait de bonne composition pour le paiement.Chance unique que je ne crus pas sage de laisser passer.Et me voilà propriétaire du terrain et.endette de $5,090.Qui va m’aider à boucher ce trou?Une fois réglée cette question préliminaire, je dis à Ernesto: “Je suis venu pour voir tous mes enfants du nord: les chrétiens, les catéêumè-nes, tous ceux qui ‘‘prient’ avec nous.Où pourrait-t-on se réunir ?Érnësto et ses compagnons ne se contiennent plus de joie, Il est vite décidé que l’endroit le plus favorable pour la réunion serait sur les bords du lac, à sept ou huit milles au nord de Kalengà.Pour comble de bonheur, en arrivant au lieu du rendez-vous, j’aperçois un cycliste venant de la direction opposée."On dirait un Père Blanc”, s'écria le Père P.L’Heureux qui m’accompagnait dans ce voyage.‘De fait c’était un Père Blanc, et un yrâi: le bon Père Proiivoyeur, un vieil ami à moi, un confrère d’ordination de Carthage en 1912., Que la Providence est bonne de nous ménager de telles rencontres au fond de la broussê! C’est lui le vaillant apôtre qui venait régulièrement de Tpkpyp pour assurer les sacrements à mes ouailles du nord.Avant de partir de ma résidence je lui avais fait savoir: "Serai à Kalonga le 11.Venez si possible.‘’Pédalant par monts et par vaux, il vient de franchir une distance de 60 milles pour répondre à mon appel.Le plaisir dé se revoir fait oublier la longueur de la route parcourue de part et d’autre.Ministèrt Qut dire de la réception que lés chrétiens nous font à tous deux! Tous battent de» mains, s’agenouillent pour récêvôir fna bénédiction et s’ihforment si non* somme* venus pour nous établir définitivement parmi eux.Vite un programme est improvisé Il y a là des vieillards et des enfants qui n’ont pas encore été Confirmés.Une instuction le sôif même, une autre le lendemain matin et ces baptisés reçoivent le Saint-Esprit qui leur donnera la force de lutter, comme de vrai» soldats 0u Christ, contre les puissances du mal.Tous les chrétiens profitent du passage du prêtre pour se confesser.Ernesto voit à lout, fait ses recommandations comme un bon vieux Curé.“Allons, vous autres, ies Vieux, les vieilles et les jeunes gens qui voulez vous inscrire comme catéchumènes, c’est le temps de vous présenter à Monseigneur pour l’examen d’admission.Et vous qui hésitez encore à suivre le chemin de Dieu, c’est le temps de vous décider Donc on prêche, on confesse, on distribue la sainte communion, on confirme, on inscrit les nouveaux catéchumènes.Quel plaisir de rompre le pain de la doctrine à des gens si avides d’instruction et si bien disposés à profiter de no^ exhortations.Ernesto, cependant, n’est pas encore satisfait.Seul catéchiste d abord dans cette partie du Vicariat, il se trouva vite un deuxième puis un troisième aide qu’il forma lui-même.Aujourd’hui' il me demande trois autres compagnons qui l’aideront à préparer une abondante moisson dans ce coin de la vigne du Seigneur.Je passai deux jours avec ces brèves gens.Comme j’aurais aimé m’y fixer pour toujours! Hélas! je ne pouvais pas leur laisser un seul prêtre, pas même un catéchiste en plus.» 1 Poste à fonder Que les amis de nos œuvres unissent leurs prières aux miennes pour que le Maître de la Moisson nous envoie des ouvriers.Qui veut m’aider à leur préparer un gîte?U faudra, une fois le terrain payé, construire une église à Kalonga.En attendant l’heureux jour où ce poste sera ouvert, c’est le brave Ernesto et Ses aides qui prépareront les voies.N'est-on pas de mon avis que ces auxiliaires mériteraient bien plus que la maigre pitance de $25.00 par année que nous leur payons?Ils n’en demandent pas plus, heureux de se dévouer pour le Bon Dieu, se contentant comme salaire du strict minimum pour vivre et payer leurs impôts.Si Ton savait tout le bien que font nos catéchistes, si Ton savait que les candidats ne manquent pas pour cette vie de sacrifice et de dévouement, il me semble qu’un plus grand nombre de nos généreux compatriotes se feraient un bonheur d’avoir “leur” catéchiste en dussions.Pourvoir aux frai* d’entretien d’un catéchiste, c’est faire œuvre d’apôtré, c’est s’assurer Té-ternelle gratitude de légions de païens, la reconnaissance de leurs missionnaires et de leur Evêque, qui ne laisseront pas passer une seule journée sans faire une fervente prière aux intentions des bienfaiteurs de l’œuvre, t OSCAR JULIEN, des PP.Blancs, (Vicaire Apcst du Nyassa) Faculté des sciences sociales, économiques et politiques Son orientation nouvelle * .- 4 La Faculté des Sciences sociales, économiques et politiques fut créée en vue d’intéresser la jeunesse aux questions actuelles; de cristalliser les volontés autour de nos problèmes essentiels; de définir nos motifs d’action et de canaliser nos énergies vers nos destinées.Ecole de culture générale appliquée à la nation, elle a dégagé les éléments de la vie nationale, apporté la connaissance des forces constitutives de notre groupe et préconisé, comme moyen de formation, la familiarité du milieu et des institutions.Telle fut son orientation pendant vingt ans.Si cette formation ne conduisait, pas à une profession déterminée, elle a du moins guidé les anciens élèves vers des vôies nouvelles et leur a permis d’améliorer leur situation.Ils sont répandus dans la politique — où plusieurs ont occupé et occupept des postes de premier plan —, lés professions libérales, le service diplomatique, le professorat universitaire, secondaire ou primaire, le journalisme, les grandes administrations, publiques ou privées, le service social, les finances, le cortimerce, la publicité, les assurances.Cependant, il a paru que le temps était venu de développer davantage l’enseignement en ajoutant aux deux années de culture générale une année qui spécialiserait les études.Cette année, qui a été inaugurée en 1940 avec un groupe remarquable d’anciens élèves
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