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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 4 janvier 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-01-04, Collections de BAnQ.

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*L« Ceaads eat km natioe soc-c-Mbe et ne peut avec docilité accepter de la Grande*BretagDe, ou det Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada •t son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Common wealth." (is-z-tn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, mardi 4 janvier 1944 «DACTION IT ADMINISTRATION .430 EST.NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administration I BEIair 3361 Rédaction : BEIair 29S4 Gérant i BEIair 3361 t % Les grévistes exposent leur point de vue L’“Evening- Journal” et M.Maxime Raymond Une crise de sentimentalisme — De quelles "obligations1' s'agit-il ?— v La politique qu'anime cette passion — "L'une de nos mères-patries"- La question de l'indépendance-En quoi, par le fond, la politique de M.Raymond diffère-t-elle de celle de lord Tweedsmuir?L'Eotning Journal, d’Ottawa, nous apportait en fin d’année un article qu’il nous paraît opportun de reproduire dans sa teneur originale.On le trouvera à l’intérieur du Devoir d’aujourd’hui.C’est une pièce fort intéressante, — par l'état d’esprit qu’elle révèle surtout.Ceux qui sont un peu familiers avec le Journal ne ¦’étonneront point que ce soit la déclaration faite par M.Maxime Raymond au MacUan’t qui ait provoqué cet article; ils ne s’étonneront point davantage de son allure.Avertissons les autres que nous sommes en plein domaine sentimental.Cela explique beaucoup de choses.* * * L’Evening Journal est tellement emporté par la passion qu’il ne paraît même point soupçonner que M.Raymond puisse obéir à un autre mobile.Il en perd même on le verra tout à l’heure — le sens des choses les plus évidentes.Il craint que l’honnêteté, qu’il ne conteste point, de M.Raymond ne soit émoutsée pat une haine aveugle de l’Angleterre, par l'anter souvenir d’un événement ancien (de quoi, en particulier, peut-il s’agir?du Grand Dérangement?)'.il déclare, sur un ton de reproche, que pas un mot de lui ne rappelle la justice et la générotiié britanniques envers sa race après les Plaines d’Abraham et pendant les années qui te sont écoulées depuis.— A quoi l’on pourrait d’abord riposter, quelle que soit l’opinion qu’on ait de ces deux siècles d’histoire tout près, que M.Ray mond, répondant à des questions précises, où l’on ne parlait pas plus des Plaines d’Abraham que de Sainte-Foy, ou de la résistance aux deux invasions américaines de 1776 et de 1813, ou même de cet Acte d’Union par lequel on proscrivait sa langue maternelle de l’Assemblée législative de son pays, n’avait point à se risquer en dehors des limites qu’on lui avait tracées.Pas plus qu'il n’avait à traiter des relations générales de l’Angleterre avec le Canada, ces relations qui faisaient dire à l’Anglo-Canadien Richard Cartwright que le Canada ne doit à l’Angleterre que le pardon chrétien du mal qu’elle lui a fait.Son silence là-dessus ne prouve rien.Mais le Journal, vraiment aveuglé, lui, par sa passion, — qui ne manque pas au reste d’une certaine noblesse— ne voit pas les plus simples réalités.Il dit que M.Raymond eNceux qui pensent comme lui auraient voulu faire du Canada pas simplement un traître à ses obligations envers le Commonwealth, — un allié traître, mais un paria parmi les nations, tremblant dans l’isolement jusqu’à ce que la mort frappe à sa porte.(Quelque chose peut-être, pourrait dire un malin, comme la Russie et lef Etats-Unis qui ont bien attendu, eux, pour se battre d’êtrt attaqués).Ÿ Ÿ Ÿ La tirade ne manque pas d’éloquence, mais où sont les obligations, envers qui que ce soit, qu’aurait trahies le Canada en pratiquant cette politique de neutralité, qui était son droit, ainsi que l’ont proclamé je ,nc sais combien d’hommes d’Etat’ de Londres et nos propres gouvernants en retardant de plusieurs jours notre entrée officielle dans la guerre?Il y a quelque chose même dans cette ardente diatribe qui ne peut manquer d’appeler un sourire.Le Journal, dans son désir de stigmatiser xvtc le plus de violence possible la neutralité éventuelle du Canada, ne ne contente pas d'écrire que l’on aurait voulu que notre pays saisît ainsi ce moment pour trahir sa fraternité et son alliance britanniques, mais qu’il vit sans lever un doigt l’une de ses mères-patries bombardées par les assassins nazis.L’une de ses mères-patrie! Nous le demandons à l'auteur même de ce cri, revenu de sa transe, qui, au Journal, eût pensé à une intervention quelconque du Canada dans la guerre actuelle si l’une de nos meres-patries — celle qui n’est pas l'Angleterre — eût été seule en cause?Nous pourrions du reste le demander à tous les interventionnistes, quelle que soit leur couleur.Quel est celui qui aurait osé demander l'intervention du Canada si, seule, la France avait été en danger?* * * Derrière ces explosions sentimentales, il y a cependant une politique.Elle explique les colères du Journal et ses violentes déclamations.Cette politique veut que, lorsque l’Angleterre, ou l'une quelconque des nations du Commonwealth, est engagée dans un conflit, le Canada soit contraint, en vertu d’imaginaires obligations, d’entrer dans la bataille, qu’il y ait ou non un intérêt direct, qu’il ait eu quoi que ce soit, ou rien, à faire avec les causes du conflit, qu’il ait ou non chance de tenir un rôle dans son règlement.Cette politique est la négation de toute la tradition canadienne.jusqu’à la guerre d’Afrique.Elle est la négation des paroles de lord Tweedsmuir que le Devoir affiche chaque jour en tête de ses colonnes, et qui n’ont pu être prononcées, qui ne l’ont été, en fait, qu’avec l’assentiment de M.King.Qu’on relise le texte de lord Tweedsmuir, qu'on le rapproche de celui de M.Raymond et qu’on en indique l’essentielle différence! Au fond, le chef du Bloc, homme de pensée froide et peu suspect de déclamations sentimentales, fait-il autre chose que réclamer l’application intégrale des principes posés par lord Tweedsmuir?Qu’on y regarde de près; trouvera-t-on entre les deux attitudes la moindre différence de fond?« * * Nous comprenons la colère du Journal, mais ce problème de l’indépendance, — de l’indépendance réelle, effective, et pas.seulement verbale, se posera nécessairement d’ici peu devant le peuple canadien.Et, quels que soient ses succès sur le terrain électoral, ce ne sera pas l’un des moindres mérites du Bloc que de l’avoir dressé en pleine lumière, avec une tranquille netteté.4 t ,, Omet HEROUX Lettre d’Ottawa Tim Buck demande encore la collaboration de la C.C.F.En août dernier, il désirait l'affiliation de son parti à la “C.C.F." — Cette fois, il exprime le désir que les candidats des deux groupes ne te fassent pas la lutte — La “C.C.F." doit séparer sa cause de celle des communistes (Par Léopold Richet) Ottawa, 4-1-44.— Les regards se iournen?vêrs Regina où les chefs de la C.C.F.tiennent ces jours-ci une importante conférence pour préciser eerlains articles de leur programme.Les temps sont passés où l’on pouvait se permettre de ne pas attacher d’importance aux propos et aux actes de la C.C.F.Elle »st devenue l’un ties principaux partis canadiens.Ses victoires récentes, tant dans le domaine fédéral que dans le domaine ontarien, l’ont placée au premier plan.Il importe «le savoir ce qu’elle se propose d’accomplir, quelles sont ses fins et quels sont les moyens qu’elle entend prendre pour les atteindre.Déjà «les voix autorisées l’ont mise en demeure de dévoiler ses intentions et de préciser sa doctrine.Les dépêches qui nous arrivent de Regina sont encore trop fragmen taires pour qu’on puisse juger définitivement ce qui se passe et ce qui se dit la-bas.L’occasion est belle toutefois de déterminer d’une façon claire, de définir ce que la C.C.F.entend par socialisme et nationalisation.Ambitions Que les diets de la G.C.F.aient d’énormes ambitions, la chose est évidente, A un banquet offert par le groupe provincial de la Saskatchewan aux délégués au congrès, les chefs provinciaux ont prédit des succès dans les trois provinces de l’Ouest et en Colombie canadienne.M.T.-C.Douglas, de Wey-burn, leader provincial en Saskatchewan, a déclaré qu’il y aurait das élections générales dans cette pro- vince au cours de la nouvelle année et que son parti prendrait le pouvoir.(M.John Bracken, leader des progress!sles-conservateurs, a d’ailleurs concédé la victoire à la C.C.F.en Saskatchewan).Au Manitoba, en Alberta et en Colombie les chances de victoires complètes ne sont pas aussi certaines.La C.C.F.i.’espère pas moins y remporter des succès substantiels.L’Ouest, avec sa population le nouveaux Canadiens, semble favorable au parti socialisât* On voit là la conséquence Je notre politique inconsidérée d’immigration.11 est ridicule de croire que l’on pourra corriger la situ lion en faisant venir plus d’iramigrants! Les communistes Les communistes, qui s’appellent maintenant les travaillistes-progressiste», ne voient pas sans envie la montée de la C.C.F.Au mois d’août dernier, lorsqu'ils se sont réorganisés, ils ont immédiatement voulu s’tffilier au parti dirigé par M.Coidtell.Ils ont fait, en bonne et (lue forme, une demande d’affiliation.La C.C.F.est le seul parti auquel fos communistes pourraient s’allier.Sous ne disons p^s et nous ne vouhfls pas laisser entendre par là que h C.C.F.est d’inspiration communiste et que ses chefs ont des sympathies pour les communi t-tes cànaliens.Mais des communistes le prétendent même si la C.C.F.n'est pas prête à l’admettre.Nouvelle demande La C.C»F.veut garder son identité profï'e.Elle refuse d’avoir quoi que ce s>it à voir aux communis- Csui* à la dernière page) Billet d'un naturaliste Bibi et son cortège (par Paul Daaprét) Ce charmant Bibi, vous ne le connaissez pas, sans doute.Eh bienl je vous le présente, ce cher Bibi, la plus brave, la plus familière des mésanges.Hé! le cortège donc: six ou sept mignons oiselets: la famille de Bibi et, peut-être, quelques orphelins.Tous ont délaisse la forci natale pour adopter les arbres, les arbustes et les haies du jardin.Leurs visites, d’abord espacées, puis fréquentes, ensuite quotidiennes, se sont, avec le retour de l’hiver, transformées en séjour ininterrompu.Nos gentilles mésanges ne quittent plus le terrain, et ce n’est pas sans motif.Ici et là, aux branches des arbustes, pendent de blancs morceaux de suif, régal de maints oiseaux.Vingt fois le jour, nos mésanges s’invitent à chaque dépôt de cel aliment onctueux dont elles détachent quelques parcelles qu’elles avalent ou bien mettent en réserve sur /’écorce des arbres en prévision d’une époque de disette.Quelques morceaux de suif rattachent les mésanges uu domaine; mais un aliment plus précieux nous vaut leur amitié.Ainsi Bibi, plus expérimenté que ses compagnons, a découvert le plus délicieux des mets: des noix dont les amandes, hachées en menus morceaux et disposées dans une boîte, ont surgi comme par enchantement sur une branche de conifère.Bibi a goûté aux noix; il lui faut des noix.Malheureusement la boîte a disparu, fl la cherche partout et la trouve enfin, mais entre les mains d’un de ces êtres redoutables et souvent perfides pour les petits oiseaux.Bibi étudie le personnage, hésite un instant, puts ramasse son courage, vient se poser sur le rebord de la botte, s'empare d’un morceau de noix et va le gruger sur une branche voisine.Et le gentil Bibi, qui a surmonté sa timidité, chante de joie et transporte les noix.La présence du personnage et les mouvements inusités de Bibi excitent la curiosité du reste de la bande.Des têtes mutines, des petits yeux inquisiteurs avancent intri-(suite à ta dernière page) Les troupes soviétiques entrées en Pologne Bloc - notes par Louis Robillard Et l'Allemagne ?Belgium, organe des Belges publié à New-York, se dit peu rassuré de la déclaration Roosevelt-Chur-chill-Staline formulée < la suite des entretiens de Téhéran.Au Caire, les trois grands participants, Churchill, Roosevelt et Tchiang Kai-chek, avaient clairement indiqué au monde leur ferme détermination de rétablir le Japon dans ses frontières d’avant 1895.Tokyo, par suite de la défaite militaire que l’on escompte, perdra les territoires qu’il s’est annexés: Birmanie, Siam, Indochine, Indes néerlandaises, Philippines, Chine.Le Japon devra abandonner For-mose et la Corée et sera même dépouillé du mandat que lui avait confié la Société des Nations en 1918 sur les Carolines.Bref, les Japonais perdront leur empire et seront circonscrits à leur archipel primitif, tout comme si on condamnait les Anglais à se contenter de vivre dans leurs lies de la Manche, Cette décision du Caire relativement au démembrement dès agrandissements japonais, on la cherche en vain dans ia déclaration de Téhéran à l’endroit de l’Allemagne.“Sur le plan militaire, les trois grandes puissances alliées s’entendent complètement, écrit René His-laire, dans Belgium.Elles se proclament fermement décidées à combiner leurs efforts pour détruire les armées, la flotte sous-marine et les usines de guerre allemandes, et, en cela l’entente de Téhéran va plus loin que la demande di reddition sans conditions à l’égard du Reich décidée à Casablanca.‘‘Pourtant, pourquoi cette déclaration de Téhéran ns nous donne-t-elle pas satisfaction?poursuit M.Hislaire.Parce que nous n’avons pu découvrir dans cette déclaration de Téhéran des décisions que nous avons trouvées dans celle formulée au Caire.Nous cherchons vainement une courte phrase, mais qui serait si essentielle, par laquelle les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union soviétique se seraient engagés à dépouiller la Prusse de toutes les conquêtes qu’elle s’est appropriées depuis 1864, de la même manière que les signataires du Caire ont juré de déposséder le Japon de ses agrandissements territoriaux pratiqués depuis 1895.Rien ne vient expliquer cette omission.“Après la guerre de 1914, l’ignorance ou la stupidité des diplomates de Versailles ont établi l’unité allemande de telle façon que la République de Weimar a préparé le terrain à l’avènement de Hitler.Finalement, l’Allemagne naziste a an- (suite à la dernière page) oÇe cat net du grincheux 11 - 11 Lu dans un communiqué d'un ministère d'Ottawa: “Sur les fermes des prairies presque toutes les mauvaises herbes dangereuses ont été introduites du dehors.’’ L’expérience faite en ce domaine ne pourrait-elle servir à propos du peuplement?* * * M.Mackenzie King a radiophoné son message de I an neuf aux Canadiens, mais sans prononcer la moindre syllabe en français.Nos grands visiteurs savent user de plus de courtoisie à l’endroit des Canadiens de langue française, les plus anciens Canadiens et qui forment 30 p.c.de la population.* * 4 Le Roi, la Reine, Roosevelt, Churchill, Mme Tchiang Kai-chek n’ont pas manqué de nous dire au moins bonjour dans notre langue.» * a» Vraiment, M.Gcdbout anticipe un peu trop visiblement un renouvejlement de mandat.“En ce premier de l’an 1949’’, a-t-il dit dans son message mis en ondes, par un lapsus impardonnable.Que sera M.Godbout dans cinq ans?* 4 * |l doit s’agir d’un autre cas d'erreur ou de distraction.* * * Le pauvre président Roosevelt, parce qu’il a un demi-degré de fièvre, on le met au lit comme un simple écolier.Les gens ordinaires prennent plus de risques, ils continuent de vaquer à leurs affaires avec 100 de température.Il est vrai que le président des Etats-Unis doit en temps de guerre avoir assez de pouvoir pour désobéir au médecin, au moins en cachette.La Grincheux 4-1-44 _________________ Citation d actualité “l’espère sincèrement qu’on ne nous parlera plus iamaia de guerre entreprise pour sauver la religion et l'ordre social, l’ai tout le respect possible pour la religion et pour les bienfaits de l’ordre social; mais je méprise cette hypocrisie détestable, qui prétend que ce sont là les objets de la lutte, alors qu'en réalité nous combattons pour des buts d’une nature tout à fait opposée!” FOX (OH* par Jacquea Chaatenet, Il veut donner» l'adrett» d'un dépositaire d» votre voisinage.Nouveau conseil du Club St-Laurent-Kiwanis A l’issue du déjeuner hebdomadaire du Club Saint-Laurent Kijva-nis à l’hôtel Ritz-Carlton, demain ROGER GARCEAU, jeune comédien de talent, qui participe au prochain spectacle de Vhquipe, compagnie d’art dramatique dirigé par Pierre Dagenais.L’homme qui se donnait la comédie sera présenté au Monument national à j partir du 13 janvier.Exposition de peintures, de dessins et de modelage Les élèves du collège Notre-Dame de la Côte-des-Neiges exposeront, du 7 au 17 courant, leurs travaux en peintures, gouaches, fusains, modelage; exécutés depuis septembre.11 est particulièrement intéressant de constater la vigueur et Ten-thousiasme avec lesquels quelques-uns d’entre eux qui ont déjà quelques années de cours, attaquent maintenant la peinture à l’huile.M.J.-Paul Mousseau en particulier, ex posera deux magnifiques toiles qui lui valurent récemment le grand honneur d’être admis dans la Société d’Art Contemporain, à titre de membre “junior”.Quelques-uns de ces dessins au fusain ou à la gouache furent exposés à la bibliothèque municipale à l’occasion de la tenue du Salon du livre.Cordiale invitation à tous ceux qu’intéresse l’éducation artistique chez les jeunes.Portes ouvertes de 9 heures du matin à 9 heures du soir.L’horaire des spectacles SAINT-r ENISi ST-DENIS “Coup* de Feu” 12 h.40.3 h.48.6 h.26.9 b.34."Chérie” .2 h.05.4 b.13, 8 h, 21.LOEW’S “Sweet Rosie O’Gradie” 10 h.05.12 h.15.2 h.33, 3 b.05, 7 h.35.10 h.PALACE “Thank Your Lucky Star»” 10 h.40.4 h„ 6 h.40.9 h.20.CAPITOL “Winter Time” U h., 2 b.4 h.40, 7 h.30.10 h.05.“Yanks Ahoy” 10 h.10, 1 h.50.4 h.30, 7 h.10, S h.55.PRINCESS “The Heat’s On” 11 h„ 2 h.10.4 h.43, 7 h.20, 10 h.“Chance of a Lifetime” 10 h.15.12 h.50.3 h.25, 6 h.05.8 h.40.Le théâtre à l'armée midi, M.Romuald Bourque, ancien président et directeur à vie du club, i pes, il a été convenu qu’il y aura Les Services auxiliaires du district militaire no 4, sous la direction du capitaine N.R.Southward, annoncent qu’on s’occupera incessamment de former un nombre limité de troupes de théâtre dont les membres seront tous dans l’armée canadienne.Ces groupes, dont les CWACS feront partie, divertiront nos militaires dans nos camps.Ou a l’intention de former des troupes françaises aussi bien qu’anglaises, clans le but de se rendre compte des talents qui formeront ces trou- présidera à l’installation des membres du nouveau comité exécutif de ce club, qui se compose comme suit: MM.Edgar Genest, président, J.-Théo.Legault, fils, premier vice-président; E.-H.Lantnier, 2me vice-prés.; Jean-Paul Gauthier, trésorier hon.; Lorenzo Favreau, sec.hon.; Romuald Bourque, directeur à vie; Bernard Couvrette, René Dupont, Félix Guibert, Paul-Emile Guilbeault, John A.Nixon, Fi H.Pannalee et René Provencher, tous directeurs.M.Zoël Parent fait aussi partie du comité exécutif à titre de président sortant de charge.A l'Institut Pie XI La messe que l’école d’Action catholique du diocèse de Montréal (l’Institut Pie Xi), fait célébrer tous les ans le jour des Rois, aura lieu cette année, en la chapelle de l’Institution des Sourdes-Muettes, 3725, rue Saint-Denis, à 9 heures.Après la cérémonie religieuse, il y aura réunion de tous les membres de l’Action catholique et de leurs amis, sous la présidence de Mgr Albert Valois, V.G., P.A., directeur de l’Action catholique du diocèse de Montréal.Aussi les aumôniers, les dirigeants et les militants de TAition catholique, les élèves anciens et ac-tuels de l’Institut et tous ceux qui t s intéressent à l’Action catholique et si l’action sociale, y sont-ils cordialement invités.(Connn.) auditions pour tous les candidats qui se présenteront demain, mercredi le 5 janvier, à 2 h.de l’après-midi, à l’auditorium de l’édifice Sun Life, au 7ème étage.Déjà, dans nos camps de la province, on a recruté des artistes eu uniforme et ceux-ci, envoyés par leur officier commandant, participeront aux auditions de demain.Celles-ci seront conduites par le major Robinson.Les militaires chanteurs, comédiens, danseurs ou musiciens auront alors la chance de se faire valoir.La Petite Symphonie de Montréal Le prochain concert de la Petite Symphonie de Montréal aura lieu mardi soir, le 11 janvier, à 8 h.SO, à l’Eftnitage.Le programme sera composé des oeuvres de Bach et de Mozart.La Suite de Bach en si mineur, pour flute et orchestre, le solo sera joué par Hervé Bailljr-geon.Le “Brandenbourg” Concerto de Barb, no 4, en sol, pour violon, flutes et orchestres.Les solistes seront Maurice Onderet, Hervé Baillargeon et Lucien Gagnier.Deux pièces de Mozart seront jouées; la Serena ta Notturna en re (K.239) et puis Eine Kleine Nachtmusik, (K.539), Le chef d’orchestre sera Bernard Naylor.La gazette des spectacles Cinéma SAINT-DENIS: Coups de feu, adaptation du Duel de Pouchkine, avec Mireille Balin, Raymond Rouleau, Aimé Clariond et Ginette Leclerc, et Chérie, avec Fernand Gra-vey, Mona Goya, Saint-Granier et Marguerite Moréno.(Du 1er au 7 janvier inclusivement).LOEW’S: Sweet Itosie O’Grady.avec Betty Grable, Robert Young et Adolphe Menjou.(Du 1er au 6 janvier inclusivement).PALACE: Thank Your Lucky Star, avec Alexis Smith Bette Davis, Ann Sheridan, Dennis Morgan, John Garfield, Ediie Cantor, etc.(Du 1er au 6 janvier inclusivement).CAPITOL: Wintertime, avec Sonja Henie et Cesar Romero, et Yank Ahoy, avec William Tracey.(Du 1er an 6 janvier inclusivement).PRINCESS: The Heat's on, avec Mae West, et The Chance of a Lifetime.(Du 1er au G janvier inclusivement).IMPERIAL: Above Suspicion et Hi Diddle Diddle.(Du 3 au 6 janvier inclusivement).Musiqua EGLISE NOTRE-DAME: Le Messie.de Frédéric Haendel, par les Festivals de Montréal, sous la direction de sir Thomas Beecham, avec une société chorale de 550 membres dirigée par B.E.Chadwick.(Le 20 janvier).Théâtre SAINT-DENIS: Mla Slavenska et sa troupe de ballet.(Le 7 janvier, en soirée).ARCADE: Les secrets du Dr Mohranges, d’Henry Deyglun, avec Marcel Chabrier, Murielle Guilbeault, Marc Forrez, Philippe Robert et Jean Duceppe.(Une semaine, à partir du 1er janvier).MONUMENT NATIONAL: L’homme qui se donnait la comédie, pièce d’Emlyn Williams, adaptation française de Pierre Rocher.L’Equipe, sous la direction de Pierre Dagenais, avec Roland Chenail, Pierre Dagenais, Lilianne Dorsenn, Roger Garceau, Micheline Loranger, J.-Pierre Masson, Gisèle Schmidt, Denyse Saint-Pierre et Janine Sut-to.(Les 13-14-15-16-17-18 janvier en soirée et 13-15-18 janvier en matinée).ERMITAGE: Le chant du berceau, comédie dramatique de Gregorio et Maria Martinez Sierra, montée par les Compagnons de saint Laurent.(Les 24-26-28-29 janvier, en soirée).ger Garceau; la nurse, Micheline Loranger: inspecteur Belsize, Jean-Pierre Masson; Olivia Grayne, Gisèle Schmidt; Dora Parkoe, Denyse Saint-Pierre; Mme Térence, Janine Su Mo.La mise en scène est de Pierre Dagenais, ie décor de Jacques Pelletier est construit à l’atelier de l'Equipe par Jean Choquette."L’homme qui se donnait la comédie”.sera présenté au Monument National les 13, 14.15.16, 17.18 janvier tu soirée et les 13, 15 et 16 en matinée.Les bribls sont en vente au gui- chet du Monument 6494.NationaO, PL.L'Equipe La C.C.F.refuse l'offre de Tim Buck Regina, 4 (CP.) — David Lewis, secretaire national de la C.C.F., a annoncé hier que le conseil nation»! du parti a rejeté une seconde demande du parti travailliste-pro-grossiste pour une association en vue des prochaines élections.Cette requête a été faite dans une lettre de Tim Buck, chef communiste, au congrès de la C.C.F.m Engineering institute of Canada" La 58e assemblée annuelle de l’Engineering Institute of Canadt aura lieu à Québec, les 10 et 11 février prochaine.Après “Altitude 3,200” et “Tessa”, deux présentations de l’Equipe, cette troupe de jeunes comédiens dirigée par Pierre Dagenais, abordera avec: “L’homme qui se donnait la comédie” un répertoire absolument différent.Cette pièce adaptée à la scène française par Pierre Rocher, plaira à tous par son originalité, son côté hallucinant, ses caractères nettement tranches, son dialogue simple et vif.La distribution comprendra: le président.Roland Chenail; Dan, Pierre Dagenais; Mme Bramson Li-liane Dorsenn; Hubert Laurie, Ro- S A R R A Z I N La choix at l'ajustemant d'appareils orthopédiques doivent être confiés à un spécialiste.Notre maison est la seule pharmacie à Montréal ayant à son emploi un expert qui s'occupe exclusivement de ces importantes fonctions.Pharmaciens chimistes 921, rue Ste-Cotherine est • PL.9622 Radio-Canada refuse un programme de la "M.L., H.& P.La Société Radio-Canada est intervenue dans le conflit qui dresse le gouvernement provincial contre la Montreal Light, Heat & Power, en refusant à la compagnie le droit d’exposer n la radio ses arguments contre le projet du gouvernement d’exproprier cette entreprise et de •l’exploiter nu nom du public.A la suite d’une ordonnance de M.Maurice Goudrault, de Radio-Canada, la compagnie et les directeurs du paste CKAC ont dft changer la •forme et :a substance d’un programme, cornrtiTudlié par la M.L.H.fit j P„ et diffusé tous les soirs de la semaine.U s agit de la série d’émissions cornues sous le nom de Im Fa-mi’lr Jaticoeur.L’inteidklion de Radio-Canari» se fonde sur ie paragraphe 3 de l’article 22 de ses règlements qui prohibe les émissions politiques dramatisées.M.Goudrault, dont la fonction consiste à surveiller l’ap-pliraHon des règlements, affirme qu’il a agi de son propre chef, sans consulter ses supérieurs, Ven.7 jan.St-Denis.FRANCE-FILM présente En PERSONNE avec David Tihmar et son ensembl* (le danse BILLETS 11.00, si .50.$2.01 plus taxes EN VENTE an Saint-Denis, cbex Archambault et chez Lindsay.la déesse de la danse.ST-DENIS A L’AFFICHE jSl dueliteA^utcU-6a -vü.f MîRÜLLi BALS N SNETTi LECLERC iYMOND ROUIEAI KRnanoGMKVl monacova ARCADE L’AFFICHE MARC FORREZ JEAN DUCEPPE PHiliPPE ROBERT MURiEL GUiLBAULT mtPHi Sweet 1 , isie Q'Grai:; ] u* T£CH*/COLOK- .BOtNAlA eine ce que le séjour en Amérique dut lui occasionner de souffrances.Cependant, ellr ne dédaignait pas ce grand pays.Elle s'occupait volontiers d'enseigner le catéchisme aux petits Indiens.On raconte qu’elle jmrtait un miroir à Le médecin ou foyer Les névralgies agaçantes ou torturantes La lutte contre l'inflation 13,000 bénévoles ralliées au Service des Commandeurs de la Commission des Prix — Collaboration avec les marchands — Problème du logement La lutte contre l’inBlation s’intensifie de joue en jour sur le front domestique.Cette tâche, les femmes l’ont comprise.Et dans le but d’aider leurs compatriotes, 13,0j)0 bénévoles, représentant les groupes les plus divers, se sont ralliées au Service des consommateurs de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Ces b énévoles travaillent en étroite collaboration avec les présidentes, également bénévoles, des 14 comités régionaux de oe service.Les 14 présidentes se réuniront en con- mais collaborent avec eux en vue du succès du contrôle des prix.Ces femmes?se font les porte-paroles de la Commission en expliquant les ordonnances aux consommateurs et, d’un autre côté, elles représentent oes mêmes consommateurs auprès de la Commission.Les rapports annuels qui seront donnés eu cours de la conférence démontreront, entre autres choses, que 60,000 familles et individus ont trouvé un lieu d’habitation dans les centres congestionnés du pays grâce à la coopération des 38 bureaux d’enregistrement du logement, dirigés par le Service des consommateurs.Nombre de femmes — environ 1,000 — font partie des comités locaux de rationnement.De plus, des milliers de femmes, d un bout à l’autre du Canada, prennent part à la campagne de conservation des vêtements en suivant les cours donnés dans les •centres de couture, autre activité du Service.Le signe de cette affection est une douleur survenant sous fonne d’accès et se faisant sentir tantôt sur un peint, tantôt sur un autre.On peut la comparer tantôt à an coup de poignard, tantôt à une brûlure, à des points lancinants comparables â des décharges électriques.Enlre les accès, la douleur peut faire détant, en générai, elle persiste et demeure en éveil sourde cl lancirante.Elle est exacerbée par la pression au niveau de points déterminés se'on le nerf intéressé.Les refroidissements, l’influence des courants d’air, l’humidité, les grands vents amènent certainement j les crise1- saisonnières de névralgies gér.érailes.Parfois les malaises disparaissent au bout de quelques jours; ils peuvent se répéter périodiquement, en prés, ntanl toutes sortes de fluctuations.L’accès névralgique peut survenir tout « coup, il peut être précédé de dives symptômes: frissons, founmiticmenls.Le traitement des névralgies doit poursuivre deux buts: atténuer et supprimer s: possible la douleur immédiatement; prévenir le retour des attaques par un traitement général.Chez certaines personnes, les jeu Pensez donc ! Des fourrures ravissantes valant des milliers de dollars sont toujours en montre aux salles d’étalage de J.-F.Heid.Vous y trouverez à coup sûr votre fourrure préférée.Que vous «oyez brune ou blonde, grande ou petite, corpulente o» svelte, les experts de Reid vom feront voir le modèle et la sorti de fourrure qui siéront à mervelll* à votre taille et à votre teint.Entrei chez Reid et passez-y une heure., cela suffit pour convaincre la phx exigeante des acheteuses.Penseï donc! une fourrure Reid transfer niée avec art en ihanteau demie» cri et de tonte beauté.Prix et cou ditions à la portée de tous les bud gels.1473 Amherst.Funérailles de M.Louis-Jos.Tarte Le service funèbre a eu lieu hier * l’église paroissiale de Bouchervilk son cou et que les Indiens, s'y mi- j nés gen surtout, les névralgies sont rant, affirmaient que la bonne dame les portait dans son coeur.Champlain ne voulut pas imposer à son é/ioiise un séjour trop prolongé en Nouvelle-France et la reconduisit à Paris en 1624.Lorsque le fondateur mourut en 1635, il fit la Vierge Marie sa légataire universelle.De droit, l’héritage devait revenir à la veuve, tuais celle-ci renonça à tous ses droits.Une cousine cependant attaqua le testament et il s’ensuivit une série de procès.Dix ans plus lard, en 1645, Mme de Champlain entra chez les Ursulines de Paris.Elle fonda un monastère à Meaux, en 1648, et mourut le 20 décembre 1654.Hier, en l'église paroissiale d« Boucherville, ont eu lieu les funérailles de M.Louis-Joseph Tarte, ancien président de la Patrie, décédé subitement ces jours derniers à l’âge de 71 ans.Le cortège, précédé d’un landau de fleurs, quitta le domicile du dédéfunt, à Boucherville, pour se rendre à l’église où le service fut chanté par le R.P.O.Primeau, SJ., assisté de M.l’abbé R.Archambault, vicaire à Boucherville, comme diacre, et du R.P.J.Moreau, C.S.V., comme sous-diacre.Dams le choeur on remarquait S.E.Mgr Anastase Forget, évêque du diocèse de St-Jean; Monseigneur Romain Boulé, vicaire général du diocèse de Saint-Jean et curé de Longueuil; M.H.Boudreau, P.S.S., intôÙectuéï'au musculaire «umônier de la Marine; MM.les excessif, intellectuel ou musculaire flbbés j i>oissanti j.p, McManus, dues à l’anémie.Il faut donc une alimentaiicn fortifiante.La maniéré de vivre des malades doit, être ensuite subordonnée à leur soulagement.L’air frais, les bains fro’ds.la gymnastique fortifieront les nerfs et préviendront le retour des attaques de névralgies.Il «e faut aucun excitant, éviter les boissons yiritueuses, ne pas se laisser aller à l’oisiveté, et ne point se surmener non plus.Tout travail La Vie Pratique Petites économies veston de Doublure chaude Si vous possédez un suède qui a appartenu à votre ma ri ou à votre fils, et qu il soit use a l’encolure et aux poigne1*» d^0“* sez-le.lavez-le (tout comme de la cotonnade, dans de ï’eau tiède savonneuse), faites-le sécher et ser vez-vous en comme doublure.Lue protégera un de vos bambins dez vents glacials de 1 hiver.Viande et chaleur Une cuisson à température basse empêchera les viandes, de se rétrécir Une température égalé de .325-350°F.veut non seulement dire plus de viande sur la table mais une viande plus juteuse et de meil-ieur goût.Pour être depecé économiquement, un rôti devrait reposer 5 üf 10 minutes dans le réchaud avant d’être apporté sur la table, Ceci permet à la viande de se.“P|®‘ «mviCE ccr” et rend le dépeçage plus facile | et plus économique.‘ ~ Eloigné du mur La maison sera plus chaude si les chaises et sofas sont éloignes des murs extérieurs.Il peut y avoir jusqu’à 10 degrés de différence dans la température, au centre d’une pièce et près des murs donnant sur l’extérieur.ÏZZZ-• Chronique des Pasqnier par Georges DUHAMEL de l'Académie Française Pour public averti LE NOTAIRE DU HAVRE LE IARDIN DES BETES SAUVAGES VUE DE LA TERRE PROMISE LA NUIT DE LA SAINT-JEAN LE DESERT DE BIEVRES LES MAITRES CECILE PARMI NOUS LE COMBAT CONTRE LES OMBRES SUZANNE ET LES JEUNES HOMMES LA FASSION DE JOSEPH PASQUIER.Chaque volume $1.25 au comptoir; $1.3$ par la posto.La série $12.00 francs.DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR La meilleure formule Des militaires invités de ia Ligue de la Jeunesse féminine Les Militaires qui fréquentent en grand nombre le “Centre d\\e-cueil” inauguré, il y a un mois a peine, à la Palestre Nationale, seront les invités de la Ligue de la Jeunesse féminine, dont Mme Gérard Boudrias est présidente, mer-credi soir.A l’occasion des vacances de Noël, une centaine de membres de la Ligue, à la demande de Mlle Renée Casgrain, recevront les militaires de passage à l’impieublc de la rue Cherrier.Comme le font fréquemment leurs compagnes de langue anglaise à l'intention des marins, soldats et aviateurs de passage aux institutions du Y.M.C.A., ces jeunes filles de ia Jeunesse féminine organisent à leur tour une danse pour nos jeunes militaires en congé à Montréal et qui se retirent à la Palestre Nationale.Il y aura aussi du chant et on servira le goûter.est perncieux.Chez certaines personnes, les jeunes gens surtout, les névralgies sont dues à l’anémie.M faut donc une alimentation fortifiante.La manière de vivre des malades doit être ensuite subordonnée à leur soulagement.L’air frais, les bains froids, ta gymnastique fortifieront las nerfs et préviendront le retour des attaques de névralgies.Hl ne faut aucun excitant, éviter les boissons spirittieuses, ne pas se laisser ailler à l’oisiveté, et ne point se surmener non plus.Tout travail excessif, intellectuel ou musculaire, est pernuieux.Comme soulagement immédiat, on obtient de bons résultats avec le traitement salicyiique.Dans les attaques de sciatique, les malades trouvent une amélioration da*ns.le repots au Ut et à la chaleur.Les applications chaudes, les sinapismes, les cataplasmes appliques aux endroits douloureux apportent un adoucissement.I/cs frictions à la flanelle imbibée d’essence de téré-ber.thine, les frictions à l’huile cam de leurs régions avec Mme Byrne Sanders, directrice du Service des consommateurs, Mme Corinne-F.de la Durartp.vc, directrice adjointe, et Mme Juliette-C.Dupont, secrétaire coordonnatrice pour la province de Québec.Elles rencontreront aussi les principaux administrateurs de la Commission des prix.Au cours des derniers mois, les comités et sous-comités du Service se sont réunis dans leurs régions respectives.Tous ont assuré le président de la Commission, M, Donald Gordon, a’nsi que M.Cyrille Vail-lancourb aviseur particulier du président, de “lutter jusqu’au bout contre l’inflation”.A la conférence d’Ottawa, les présidentes se feront les interprètes de milliers de femmes qui, par tout le pays, se refusent à accepter une défaite du contrôle des prix.M y a un peu plus d’un an, à la première conference nationale du Service des consommateurs, on comptait 2,850 bénévoles ou agents de liaison.Cette année, on en compte 13,000, dont 3,000 de langue française dans la province de Québec.Ces femmes représentent des groupes habitant soil de glands centres, soit de petites vibes, des villages et même des hameaux.Ce qui veut dire que le Service des consommateurs s’est ramifié d’une façon extraordinaire en l’espace Je deux ans.Le rôle principal des agents de liaison «•:t de voir à ce que les prix soient maintenus à un niveau stable, en exerçant une surveillance étroite.Ce faisant, elles ne se ü- Peut-on dire "très bientôt ?L'expression très bientôt est fréquemment employée aujourd hm dans le langage courant, et meme dans les écrits.Est-elle correcte?Voici ce qu’en pense Etienne le Gai dans son judicieux opuscule “Vous pouvez dire.mais dites mieux’’ ou “L’Art de choisir la meilleure formule”: Très bientôt est snob ou précieux.C’est pourquoi, sans doute il es» si fréquent dans le monde des theatres.Grammaticalement, on pourrait l’admettre, bien que, stricto sensu, il comprenne trois adverbes.En effet, bientôt est déjà forme de bien, tôt, c’est-à-dire qu’il corn-prend à lui seul deux adverbes.Mais l’esprit a oublié cette formation, et, l’usage aidant, on ne voit plus en bientôt qu’un seul adverbe.Or, un adverbe peut être^ modifie par un autre adverbe.Ne dit-on pas; très souvent, très longiemjis, très lard.Et nous avons relevé très jadis sous la plume de M.L.Madelin, de l’Académie française: “.Les radicaux, qui, très jadis, réclamaient la revision de la Constitution”.(L’Echo de Paris, 28 fév.1934, P- D- Il est possible que le bon usage admette un jour très bientôt, comme il a admis à bientôt, qui n’était Exposition des chefs-d'oeuvre de la peinture Ella aura lieu à la Galerie des Arts du 9 mars au 9 avril — Les membres du comité de souscription Mme J.W.McConnell et Mme Joseph-Edouard Perrault ont été élues présidentes honoraires des Comités de Souscription pour l’exposition des chefs-d’oeuvre de la peinture qui aura lieu à la galerie des Arts du 9 mars au 9 av*‘l.Le Comité de la Section française est ainsi composé: Mme Philippe Brais, vice-présidente; Mme Paul Armand Perrier, curé de Montréal-Est, le R.F.J.Bénard, S.J.La chorale de la paroisse, «ou* la direction de M.E.Chauvin, exécuta la messe de Von.Mme Cécile Lamourcux touchait l’orgue.Le deuil était conduit par les fils du défunt: MM.Jean-L.Tarte et le docteur Paul Tprte; son frère, M.Eugène Tarte, ses beaux-frères, M.l’abbé O.Gauthier, curé de St-Léon de VVestmount, et' M, Raoul Gauthier; ses gendres, MM.Jean-J.Bérard et Charles Dupuis; ses petits-fils, MM.Yvan Dupuis, Michel et André Bérard; ses cousins, MM.J.-E.Perrault, le juge en chef Gustave Perrault; ses neveux, le chef d’escadrille René Gauthier et le docteur Jacques Gauthier.Dans le cortège on remarquait: MM.Maurice Laforce, Yves Saint-Gemain, J.-A.Lardante, de Fair-child Aircraft; M.-J.Lalonde, le lieut.-colonel Armand Hay, Oswald Mayrand, Louis-O.Bourque, Paul ________ ___________Hi Beaudry, Armand Legault, H.Gué- piirée, les poses de ventouses deri- rin, Dollard Lachapelle, vent les deûleurs.Dans les cas de névraUgics invétérées.'’électrisation, les bains de lumière -.O'flagcnt peu à peu.Ve filer aux fonctions digestives, faire des promenades et de l’exercice physique, sans atteindre cependant ta fatigue, nourriture légère sans principes excitants, massages, frictions révulsifs.Le médecin, consulté selon le siège des souffrances, donnera un traitement appioprié.Bienvenu, secrétaire honoraire; Mme Louis Gélinas, trésorière honoraire; Mme Gerald Ryan.Le Comité de la Section anglaise est ainsi composé: Présidente, Lady Allan; vice-présidente, Mme C.-F.Martin; secrétaire honoraire, Mme Algernon Lucas; trésorière honoraire, Mme W.Duric McLennan.P.-E.Cha-put, J.-A.Armstrong, Gaétan Benoit, A.-J.Dugal, Raymond Dupuis, Daniel de Yturalde, Albert Girard, Paul Raymond, J.-P.Hogue, J.-A.Hogue, Horace La vigne, R.-J.Brown, J.-L.Massicotte, Raymond Boisvert, P.Gosselin, Laurent Turcotte, Jean-Yves Lord, Georges Lécuyer, J.-C.Guilbault, Eugène Faquin, Alonzo Cinq-Mars, E.-O.Racette, Joachim Provost, le docteur C.-F.Bayard, Roland Bayard, le capitaine Yves et Hercule Guérin.Retenez le •Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones «u servie* 4e tir»g« t UEIair 3361" : il voui donner* l’adrotM d’un dépositaire do votre voisinage.guent pas contre les marchands d’abord que familier.1^ P* I A I |kl les Gronds spécialistes en fourrure de qualité — ¦¦¦ S »» lm ft/ I 1^1 Maison essentiellement canadienne - française.Prépare son INVENTAIRE FUS DESJARDINS, président De sensationnelles valeurs de JANVIER, qui méritent d'être attendues.A BIENTOT! Il70.7ue SAINT DENIS Feuilleton du ‘Devoir" La jeune Sibérienne par Xavier de Maistre 19.(Suite) Aucune langue ne peut décrire une semblable situation.Pendant quelques minutes on n’entendit que des phrases entrecoupées: “Grâce! l’empereur! Que Dieu le bénisse! Que Dieu soit loué! Qu’il comble de ses faveurs la bonne Prascovie, qui ne nous a pas oubliés!” Jamais habitation humaine n’avait renfermé des êtres plus heureux; jamais il n’exista de passage plus rapide du comble de l’infortune au bonheur le plus inespéré.Le capitaine ispravnik ayant appris, en rentrant chez lui, qu’un fcldiègre le cherchait, courut lui-même chez les deux amis, et décacheta la dépêche, qui contenait deux passeports pour eux et une lettre de Prascovie à son père.Elle écriviit qu’après avoir obtenu cette nouvelle grâce elle n’aurait osé solliciter encore des secours pour le voyage de ses anciens compagnons; mais que Dieu y avait pourvu en récompense de l’offre généreuse qu’ils lui avaient faite lors de son départ de Sibérie: elle avait joint à sa lettre la somme de deux cents roubles en assignations.Cependant elle attendait à Kiew, avec in plus vive impatience, la nouvelle du retour de son père; il lui semblait, en faisant le calcul du temps, qu’il aurait pu lui écrire.En prenant le voile à Kiew.elle r.’avait point l’intention de s’y fixer, voulant s’établir pour toujours dans le couvent de Nijeni (les religieuses, en Russie, ne font point le voeu de clôture), comme elle l’avait promis à l’abbesse: elle écrivit à cette dernière lorsque ses dévotions furent achevées, et partit bientôt après pour se rendre auprès d’elle.Cette bonne supérieure l’attendait avec impatience, et ne lui avait point appris l’arrivée de son père pour lui réserver une surprise agréable.Lopouloff et sa femme étaient à Nijeni depuis quelque temps.Prascovie, en arrivant, se prosterna aux pieds de l’abbesse, qui s’é-lait rendue à la porte du monastère avec toutes ses religieuses pour la recevoir.“N’a-t-on point de nouvelles de mon père?demanda-t-elle aussitôt.— Venez, mon enfant, lui dit la supérieure; nous en avons de bonnes: je vous les donnerai chez moi.” Elle la conduisit le long des cloitres et du cou- Samedi Samedi prochain, le “Devoir” commencera la publication d’un nouveau feuilleton.vent sans rien ajouter.Les religieuses gardaient le silence, et leur air mystérieux l’aurait inquiétée, sans le sourire de bienveillance qu’elle voyait sur tous les visages.En entrant chez l’abbesse, elle trouva son père et sa mère, auxquels on avait également caché son arrivée.Dans le premier moment de surprise qu’ils éprouvèrent en voyant leur fille chérie en habit religieux, et pressés à la fois par un sentiment de reconnaissance et de douleur, ils tombèrent à genoux de- vant elle; à cette vue, Prascovie fit un cri douloureux, et se mettant eilc-même à genoux: “Que faites-vous, mon père?s’écria-t-elle; c’est Dieu, Dieu seul qui a tout fait! Remercions sa Providence du miracle qu’elle a opéré en notre faveur.” L’abbesse et ses religieuses, touchées de ce spectacle, se prosternèrent elles-mêmes, et réunirent leurs actions de grâce à celles de l’heureuse famille.Les plus tendres embrassements succédèrent à ce mouvement de piété; mais d’abondantes larmes roulaient dans les yeux de la mère lorsqu’elle les fixait sur le vojle de sa fille.Le bonheur dont jouissait la famille Lopouloff depuis sa réunion ne pouvait être de longue durée.L’état religieux qu’avait embrassé Prascovie condamnait les vieux parents à vivre séparés de leur fille, et cette nouvelle séparation leur paraissait plus cruelle encore que la première, parce qu’elle était alors sans espérance.Leurs moyens ne leur permettaient pas de s’établir à Nijeni; sa mère avait des parents à Wladimir qui les invitaient à se rendre auprès d’eux: la nécessité les contraignit à prendre ce dernier parti.Après avoir passé huit jours dans une alternative continuelle de joie et de tristesse, troublés dans leur félicité par la pensée de leur éloignement prochain, ils songèrent à partir pour leur nouvelle destination; la bonne mère surtout était inconsolable.“A quoi nous a servi, disait-elle, cette liberté tant désirée?Tous les travaux, tous les suc- cès de notre fille chérie n’étaient donc destinés qu’à l’arracher pour toujours de nos bras?Que ne sommes-nous encore en Sibérie avec elle!” Telles étaient les plaintes d« la malheureuse mère.C’est une grande douleur à toutes les époques de la vie de se séparer pour toujours de ses proche* et de str mis; mais combien cetta destinée est plus affreuse encor* lorsque l’âge pèse déjà sur nous, et que nous n’attendons plus rien de l’avenir! (A suivre) Retenez le "Devoir" d'avonc* chez votre dépositaire — c'est U SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonas su tarvic* du Hrago t UEIair 3361 * i il vous donnora CadrMM d'un depotifair* do votre voiiinajo.Ct lournal as* imprima ou no 430 nia Notre-Dam» est « Montréal par rimprl-mena Populaire ta raaponaaMUtO limitée), MU rlca-propriétaire.— Qeorje* Pelletier, dlrectaur-gêrank % Lg DEVOIR, MONTREAL MARDI 4 JANVIER 1944 VOLUME rxy - Ne 2 Nouvelles de guerre Le Canada expédierait au Royaume-Uni 40 millions de douzaines d’œufs Un déficit qui devient un surplus — A 35 cents la douzaine, l’Angleterre est prête à tout prendre — Recensement de l’embauchage au Canada Projet de construction de 400 aéroports à travers le pays — Les nombreuses victimes canadiennes de la guerre: Canadiens français et Acadiens F, Ottawa, 4 (C.P.) — Le ministère, de l’Agriculture annonce que la rareté récente des oeufs s'est maintenant changée en surplus et que les provisions non réclamées par le marché local seront destinées au Boyaume-Uni.Le niveau des prix depuis le début de l’année s’est maintenu à 35 sous la douzaine et c’est ce que la Commission des produits spéciaux a payé dans l’est du pays;.Le Royaume-Uni serait prêt à prendre à ce prix tout le surplus que le Canada peut lui expédier.La cause de la baisse des oeufs, aux prix du gros, est due au fait que durant la dernière semaine de 1943 les arrivages ont été plus considérables.Comme le marché local ne pouvait absorber toutes ces quantités additionnelles, l’offre a dépassé la demande.L’an dernier, à la même date, les grossistes achetaient les oeufs “A” gros pour 48 sous la douzaine, à Montreal, tandis qu’en 1942, durant la même période, ils se vendaient 38 sous.Dans l’ouest du pays, la différence est encore plus marquée; à Vancouver, par exemple, les oeufs se vendaient 28 sous cette année tandis qu’on les payait 45 sous en 1942.L’objectif à atteindre sur le marché des oeufs en 1944 est de 367,-500,000 douzaines, soit 10 p.c.de plus qu’en 1943.On estime que la consommation locale en absorbe\a 300,000,000 de douzaines, que le ministère des Munitions qui gère les achats des forces armées du pays, la Croix Rouge et les entrepôts de la marine en exigeront environ 22,000,000 de douzaines, et qu’à peu près 40,000,000 de douzaines seront affectées à l’exportation.On fait remarquer que le rationnement de la viande a fait augmenter la consommation des oeufs au pays, et que la ration des membres de nos forces armées du Canada a doublé au cours de l’an dernier: l’on n’accordait qu’une demi-douzaine d’oeufs par semaine à chaque sujet en uniforme en 1942, tandis qu’il avait droit à la douzaine entière à la fin de 1943.400 aéroports à trovers le pays Toronto, 4 (C.P.) — M- C.-R.Patterson, président de l Aeronautical Institute of Canada, a déclaré dans une entrevue hier, que les provinces et les principales villes de l’ouest canadien avaient montré de l’enlhousia^me au sujet dun projet d’établissement de 400 nouveaux aéroports et pistes d atterrissage à travers le Dominion, projet susceptible d’embaucher de 20,-000 à 25,000 aviateurs démobilises après la guerre.De retour d’un voyage dans l’ouest, M.Patterson a dit que ce jrojet, proposé par [’Aeronautical institute et la National Industrial Federation, avait été approuvé par 22 villes de Winnipeg a Victoria et par des autorités des gouvernements provinciaux de Saskatchewan et du Manitoba.M.Patterson se propose de rencontrer le ministre des Munitions, M.C.-D, Howe, pour lui parler de son projet, la semaine prochaine.11 dit qu’il a une lettre de M.Howe à cet effet.Les détails financiers du projet ne sont pas encore définitivement fixés, dit M.Patterson, mais il croit possible que les provinces et les municipalités se partagent le coût de l’entreprise.Il dit que le pre-rnier ministre de Saskatchewan, M.W.-J, Patterson, lui a déclare que les plans de développement aérien seraient incorporés dans le rapport du Comité de reconstruction de la Chambre des communes, a Ottawa.Le trésorier provincial adjoint eut Manitoba a dit “qu’il ne serait pas surpris que la province acceptai de payer le coût de construction d’aéroports dans les dix petites villes qui n’en n’ont pas encore .Uia-que aéroport coûterait approximativement $15,000.Victimes canadiennes de la guerre Dans la 103ème liste des vieil mes canadiennes de 1 armee, publiée aujourd’hui par le ministère de la Défense nationale, on relevc les noms de Canadiens français ou d’Acadiens suivants; Le lieutenant Emile-Roger Pelle-rin.de Shawinigan, tué au combat; le soldat Bernard-Robert Gallagher, d’East-Bathurst, X.B., tué au combat; le soldat Joseph-Amie Beau-dry.de S.-Evariste, comté de bron-teiiac, mort de ses blessures; le canonnier Herbert Michaud, de Regina, blessé; les soldats Guy Petit-grew', de Québec, Samuel fhernen, de Hull, Laurent Castonguay, de Beauport, Napoléon Cléroux, de Montréal, Ange-Albert Cotnolr, de Joliette, Adrien Lévesque, de Ri-mouski.Napoléon Maurice, de Montréal, Rolland Saint-Laurent, de Montréal, Joseph-Octave Gallant, d’Urbanville, N.-E., C.-B.Chiasson, de Miscou Plains, N.-B., Lévi Boy, d’East Bathurst, Arthur St-Coeur, du comté de Gloucester, N.-B., Jo-seph-Wilfrid Lavigne, d’Ottawa, tous blessés; Roméo Cloutier, de Montréal, Emile-Arthur Arsenault, de Rogersville, N.-B., Joseph-Vital Arsenault, de Chamberland, N.-B., Edouard Cormier, de Suramerside, Ile du P.-E.Richard-Mathurin Doucette.de Yarmouth.N.-E., tous portés disparus.Le major-général Vanier à Alger Alger, 4 (C.P.) — Le major-général Georges-P.Vanier est arrivé par avion de Londres pour prendre son poste de représentant canadien auprès du Comité français de la libération nationale et de ministre auprès des gouvernements grec et yougoslave actuellement établis au Caire.L» niaistre, qui ect arrivé di- manche, était accompagné de Saul Ray, son second secrétaire, et du lieutenant-colonel Maurice Forget, de Montréal, membre des Fusiliers Mont-Royal et attaché militaire du général Vanier.Le général Vanier était aussi accompagné de son personnel de bureau composé du sergent Gérald Brochu, de Québec, du soldat Wilfred Brownlee, d’Ottawa, des sergents J, M.Canning, de London, Ont., E.-J.Dubé, de Montréal.J.-E.-P.Guay, de Montréal ,et Oliva La-belle, de Montréal.On n’a pas révélé immédiatement ou M.Vanier rencontrera le général Charles de Gaulle, chef du Comité de la libération, mais on croit qu’un entretien aura lieu vers la fin de la semaine.On croit aussi que le major général Vanier rencontrera sous peu Alfred Duff Cooper et Ro bert Murphy, représentants anglais et américain auprès du Comité.Recensement de l'embauchage Ottawa, 4 (C.P.).— M.Arthur MacNaraara, directeur du Service sélectif national, annonce que l’on fait actuellement un recensement de 1 embauchage au Canada pour en déterminer la distribution au janvier.Un recensement similaire avait été fait en janvier 1943.Les employeurs devront déclarer le nombre de leurs ouvriers, le norn-< bre des hommes et celui des femmes et on leur demandera également un estimé du nombre d’employés dont ils auront besoin le 30 juin prochain.“Ces détails, dit M.MacNamara.sont très importants puor mettre aur pieds notre programme de la main-d’oeuvre.Les chiffres fournis l’an dernier, dit-il, nous ont été très précieux.Si l’on considère la gravité de la situation de la raaiu-d’oeuvre, on comprendra que ces chiffres nous sont encore plus essentiels cette année”.Les autorités du service sélectif croient que 10,000 employeurs feront rapport.Les agriculteurs et ceux qui emploient des personnes pour le travail domestique n’auront pas à lé-pondre, et il en sera de même pour le gouvernement.Tous les autres employeurs recevront cette semaine la formule appropriée.Ventes gelées du saumon en conserve Ottawa (C.P.).— Un porte-parole de la Commission des prix et «lu commerce en temps de guerre annonce officiellement que toutes les ventes au détail de saumon en conserve ont été "gelées” jusqu’au dix-sept janvier prochain.Comme on le sait déjà, les détaillants devront exiger des coupons de rationnement des consommateurs désireux d’obtenir du saumon en conserve à partir du dix-sept janvier.On a décidé de “geler” les ventes au détail afin de pouvoir entre temps procéder à ia distribution des approvisionnements des usines de conserve de la côte du Pacifique.Décorations et citations de Canadiens français Ottaw •.— On a publié aujour- d’hui au quartier général du service nava' les citations qui accompagnent les quarante décorations décernées a ties marins canadiens pour service à la ligne de combat.1 offiv’.er reçoit la “Distinguished Service Cross”; 4 officiers sont nommés officiers de la division militaire du très excellent ordre de l’Empire britannique; 1 officier est nommé membre de la division militaire du très excellent ordre de l'Empire britannique; 1 homme d'équipage reçoit la "George Medal"; 7 hommes d'équipage reçoivent la British Empire medal, division militaire, et 26 officiers et hommes d’équipage sont cités à l’ordre de la marine.Voici 'es citations qui accompagnent décorations décernées à des marins canadiens de langue française: Ont été cités à l’ordre de la marine, Je l.eutenant-commandant intérimaire Louis-Raymond Pavillard, R.C.N.R Cet officier a fait preuve d'nn .-mirage extraordinaire et d’une T délité illimitée au devoir alors cui’i.combattait un sous-marin ennemi eu Méditerranée; Le lieutenant Joseph-Ange-Mauri-ce Lévesque, R.C.N.R.Get officier a servi er mer pendant presque toute la guerre et, dernièrement, comme commandant d'un des navires canadiens de sa majesté dans la bataille de ''Atlantique.En tout temps, il a donné un excellent exemple par son efficacité et une constante fidélité au devoir.Le lieutenant-médecin Jean .Saint-Martin, R.CiN.V.R.Cet officier, comme médecin de groupe ou à bord de la H .Vf.(LS.Ville de Québec, a montré eu tout temps du courage, de l’initiative et de la fidélité au devoir.Sou sang-froid, son efficacité el son habileté exceptionnelle ont servi d’exempJe à tous les marins du bord.Le mate-kit de pont Joseph-A.-R.Guersetie.R.C.N.V.R.Ce matelot fut responsable du sauvetage de plusieurs hommes d’équipage à moitié étourdis, lorsque la H.M.C.S.Louis-bourg, fi lI torpillée.Tl enleva les hottes d’un homme d’équipage et il a vu à re oue les ceintures de sauvetage de deux autres soient gonflées.T les conduisit ensuite à un radeau.En quelques lignes — 54 étudiants à l'Université Queens de Kingston et 78 à l'Université de l'Alberta ont échoué aux examens semestriels.Dans le dernier eu, il y t 28 femmes.Les Dépêches de lo nuit Crise politique en Bulgarie Le gouvernement bulgare pro-axiste serait tombé — Pertes maritimes — L'invasion de l'Europe Londres, 4 (C*P.) — En dépit des b-îj- dénégations de la radio aldemande qui a qualifié d’“inventions” les rapports voulant que le gouvernement bulgare favorable à l’Allemagne ait été renversé, les dépêches de Turquie disent que l’impression subsiste que le cabinet du premier ministre Dobri Bojillof se trouve dans une situation précaire s’ià n’est déjà tombé.Les dépêches d’Is-tambou! ajoutent cependant qu’iil est difficile de connaître la véritable situation en Bulgarie en raison de la ruoture des communications téléphoniques et télégraphiques avec Sofia.Ces communications ont été interrompues soudainement hier sans aucune explication.Nombre d’observateurs en Turquie sont d’avis que des mouvements de révolte organisée contre les Allemands pourraient bien éclater d’ici quinze jours en Bulgarie et en Roumanie si l’avance de l’armée rouge en direction de la frontière roumaine se poursuit.Les Bulgares et les Roumains s’attendent en outre des débarquements alliés sur la côte de l’Adriatique.Pertes maritimes Washington, 4 (AJP.) — Le département de la marine des Etats-Unis a annoncé hier la perte d’un contre-ttoppiHeur américain qui a été torpillé et coulé dans l’Atlantique le 24 décerabre Le bulletin ne précise pas si la torpille qui a coulé le vaisseau de guerre provenait d’un sous-marin, d’un vaisseau de surface ou d’un avion.C’est le 42e contre-ti rp-lleur que perd la marine des Etats-Unis depuis le début de la guerre.Quatre de ces contre-torpilleurs ont été perdus au cours de ces derniers jours.Le secrétaire de la marine, M Frank Knox, a annoncé tout récemment la perte d’un contre-torpilleur dans la région de la Nouvelle-Bretagne.Samedi dernier, le département de la marine a annoncé que le contredorpil’leur Perkins avait coulé à Ja suite d’une collision au large de la côte du New-Jersey.Un quatrième contre-torpilleur a sauté hit t au large du port de New-York.Explosion d'un contre torpilleur New-York, 4 (A.P.)— Un contre-torpilleur des Etats-Unis a coulé hier à l’entrée du port de New-York à la suite d’une explosion qui a ouvert le vaisseau et précipité à la mer les hommes de l’équipage et les canons.La force de l’explosion a fait voler en éclats les carreaux dans plusieurs quartiers de New-York.Le vaisseau a coulé en 40 minutes et les garde-côtes ont recueilli 163 hommes dont 108 blessés.On ignore le nombre des victimes de l’explosion.L'invasion Londres, 4 (C.P.) ¦— La première réunion du conseil de guerre qui doit mettre au point les plans d’invasion semble imminente car les officiers qui doivent le constituer commencent à arriver à Londres.On a annoncé hier soir l’arrivée du général sir Bernard Montgomery, commandant de l’armée anglaise d’invasion.Le commandant en chef de l’aviation alliée, le maréchal en chef de l’air Trafford Leigh-Mallory, et le commandant du corps d’aviation stratégique des Etats-Unis, le lieutenant-général Carl-A.Spaatz, se trouvent déjà en Angleterre.Le général Montgomery a été acclamé lorsqu’il a été reconnu dans un hôtel de Londres.Il a déclaré à des amis: “Je ne m’attends pas de rester ici longtemps.Je suis toujours en mouvement par le temps qui court”.noms des jeunes gens malheureux aux examens seront transmis aux-Commissions de conscription.— Depuis deux ans aucune laveuse n’était fabriquée.Ottawm vient de permettre la reprise de cette fabrication sur une petite échelle.— On apprend la mort du lieutenant Georges Frederick Chicoine, de Québec, survenue en Italie le 15 décembre.Il faisait partie du 22e régiment.— La Dominion Coal Company, de Glace Bay, Nouvelle-Ecosse, annonce qu’elle a haussé le prix du charbon aux consommateurs de $1.06 par tonne.Le Conseil du travail d’Ottawa a ordonné à cette compagnie, comme à trois autres, de donner $1 de plus par jour aux mineurs et des vacances payées.— La filature de Cornwall, connue sous le nom de Canada Mil! de la Canadian Cottons Limited, est en train de construire des étages supplémentaires au coût de $100,-000, avec outillage au coût de *200,000.— Les 350 employés de l’usine Nobel des Defence Industries, de Nobel, Ont., ont reçu des permis et des billets de travail et des billets de chemin de fer pour aller prendre une occupation nouvelle à Toronto et dans le nord de l’Ontario.Il s'agit d’un transfert considérable d ouvriers.L’usine de Nobel employait 1800 employés.Elle sera fermée d’ici six mois.— Dans une entrevue qu’il vient de donner dans un port uu Royaume-Uni, le lieutenant W.J.Mullins, Canadien français de Montréal, révèle qu’il avait plus d’une centaine d’hommes sous ses ordres lors des débarquements en Sicile.En dépit des bombardements de l’aviation ennemie, nous avons,dit-il, pendant 28 jours, accompli notre devoir sans que personne fût sérieusement blessé.— Les dons et contributions de 2,570 magasins et Je 30 livres au dépôt central par l’Association auxiliaire de secours, fonds des employés du téléphone de Montréal, durant le mois dernier ont porté au total cumulatif de 104,063 el 3,600 respectivement le nombre de chaque contribution fournie sous les auspices de l’A.A.S.du téléphone.L'accumulation de décembre augmentera ces totaux à un chiffre record pour l'année, unticipe-t-on dans le rapport mensuel qui vient d’étra pi ' Raids aériens Londres, 4 (C.P.) — Des bombardiers légers de la Royal Air Force ont attaqué des objectifs que le bulletin officM ne désigne pas dans l’ouest de l’Allemagne au cours de la nuit dernière.Tous les appareils anglais sont rentrés à leurs bases.Dans la journée d’hier, des escadrilles de chasseurs et de bombardiers légers ont attaqué divers objectifs dans le nord de la France.Les aviateurs alliés ont perdu 7 appareils et descendu 2 avions allemands.On rapporte que des incendies continuent à faire rage à Berlin à la suite du bombardement massif de la nuit de dimanche à lundi et que la circulation est pratiquement paralysée dans les rues.Deux incendies faisaient rage hier à Ja Chancellerie du Reich construit* par Hitler et l’on croit que plusieurs centaines de personnes sont emprisonnées dans les abris au-dessous de l’immeuble.L’immeuble qui loge l’administration de l’aérodrome Tempelhof aurait été également fort endommagé.Privés de leurs droits de citoyens Londres, 4 (C.P.) — Le service d’information du gouvernement grec annonce que les trois Grecs qui ont consenti à servir comme premiers ministres de Grèce sous l’occupation allemande viennent d’être privés de leurs droits de citoyen en vertu d’un décret sanctionné par le roi Georges.Il s’agit du général Georges Tsolakoglou, du professeur Constantin Logothe-topoulos et de M.Jean Rhallys.Tous les ministres qui ont servi dans leurs cabinets partagent le même sort.Le professeur Logothetopoulos, qui était attaché à la Faculté de médecine de l’Université d’Athènes, est marié à la soeur du maréchal allemand Siegmund List.M.Rhallys, qui a fait de la politique dans les rangs du parti conservateur, est le fils d’un ancien premier ministre ce Grèce avant la guerre.Lettres au "Devoir" « Noa, n« oubliom qm Im lattm «I-(ném «u des communications accompagnées d'une lettro signée avais adrtss* suthentique.La “Devoir’’ no prend pas la response Hité de g# oui parai» sous cette rubrique.Une lettre ou "Star" Montréal, le 29 décembre 1943 Journail le Devoir, Montré al.Messieurs, Le Daily Star du 29 décembre publiait la Lettre suivante: Sir, Concordia SaOus, says those who decry French in English schools are doing the cause of Canada a great disservice.I beg to say he is wrong.I have travelled from the the Atlantic to the Pacific in Canada, and in forty States of the United States, end nowhere outside the Province of Quebec did / find it necessary to speak French, so / say it is a fallacy to teach a language which is absolutely foreign 100 miles outside the Province of Quebec.Furthermore, when the Province of Quebec was allowed to keep the French languape the international language was French, but today the international language is English.Why then should we speak French as French-Canadians have no allegiance to France, but to Canada which is English speaking?MAPLE LEAF Si nous, Canadiens français des provinces du Canada, représentant cinquante pour cent de la population, dédaignions d’apprendre l’anglais, je me demande si monsieur Je voyageur qui signe Maple Leaf pourrait aussi facilement se débrouiller avec son “English speaking onBy”.Cette é+ioilesse d’esprit n’est certes pas celle du populo anglais du Canada, car si notre beau pays doit se développer, les deux races dè-vrent marcher de concert dans l’entente et l'harmonie.Pour nous, Canadiens français, nous apprenons l’anglais pour mieux comprendre nos concitoyens de langue anglaise et ces derniers rendraient un grand service aa Canada en consentant de faire la réciproque.Nous avons une leçon dans les troubles d’Eu-rop« qui se répètent tous les vingt-cinq ans, où les races se jalousent et l’une ou ’’autre veut dominer.Si l’Europe est en guerre, c’est que l'esprit d’entente n’existe pas et que de la haine naît la destruction.Que l’on donne crédit aux Canadiens français qui, pour mieux remplir ietr volume de connaissances.n'en sont pas venus au fanatisme outré de ne pas faire apprendre l'anglais dans leurs écoles.C’est pour rendre un meilleur service à mire pays et mieux connaître nos concitoyens de langue anglaise quo nous prenons cette initiative.Cela riVmpèchera pas la province de Q'iébec de demeurer ca-nadienne-française et catholique: elle le sera toujours.Fît encore, si vous parlez d’allégeance.Tons comptes faits, nous ne devons rien à l’Ang'ererre.et nous pourrons nous séparer d’elle quand la majorité, l'égnhèrement consultée, le voudra, sans remords de conscience, sans déchirement de coeur et même sans verser de larmes.Que monsieur le voyageur “Maple Leaf” con-tinui* de voyager de l’Ablantique au Parif.que et peut-être la Providence lui fera-t-c'le connaître les choses d’après-g'rerre el qu'il fera encore bon vivre en Canada où, au lieu de vouloir dominer, on cherche à mieux se romprendre en devenant bilingue.Nous ne serons alors que des Canadiens tout court.Valère VAGHON Ouverture et fermeture des tavernes à la même heure En vertu d’un amendemenj aux règlements de la Commission des Liqueurs de Québec publié dans la dernière livraison de la Gazette (Jf-ficielle de Québec, toutes les Javer-nes sur l’île de Montréal ouvriront et fermeront aux mêmes heures, celles qui ont été en vigueur pour les tavernes dans la ville de Montréal depuis le 8 février 1943.Quand le règlement fut adopté en février dernier, à la suite de demandes du gouvernement fédéral pour diminuer les heures de vente des boissons, des clauses spéciales furent insérées pour la ville de Montréal, et toutes les autres tavernes devaient fonctionner selon des heures différentes.Les autres municipalités sur Tîle de Montréal, ; comme Ville LaSalle, Lachine, St- i Laurent, Montréal-Est, etc., tombé-j rent dans la catégorie des tavernes j autres que celles dans la ville de j Montréal.Il s’ensuivit une grande; confusion, dans certains cas des ta-1 vernes de l’autre côté de la rue ou-j vrant à une heure différente.A l’a venir, il y aura uniformité,.pour fins de charité.Aurons-nous un jour à Québec un gouvernement capable d’obtenir cela du gouvernement d’Ottawa?Le 24 juillet 1938, j’assistais comme délégué au congrès de l'Action Libérale Nationale à Sorel; les délégués avaient travaillé une partie de la journée à l’élaboration du programme et nous en étions arrivés au projet d’une loterie d'Etat.Un jeune homme de l’auditoire se lève et de-ifiande que l’on abandonne cette question, sous prétexte que le gouvernement central est toujours opposé à une loterie de ce genre.M.Paul Gouin, qui présidait l’assemblée, prend là-dessus la parole: “Mes amis, dit-il, je puis vous assurer que si un jour l'Action Libérale Nationale prend le pouvoir à Québec, nous aurons une loterie provinciale scus la surveillance honnête du gouvernement et des autorités compétentes, et ceci envers et contre tous.Je me fiche des lois hypocrites d’Ottawa, je crois que je suis assez clair.Quelque temps plus tard, on pouvait litre la note suivante dans le manifeste de YAction Libêratet Na-Itonale (Sème tirage, mai 1939, page onze, item onze) ; “Institution imme-; diate par la province d’une loterie d’Etat, avec ou sans le consentement du gouvernement fédéral, pour pourvoir notre province de revenus additionnels dont elle est t privée chaque année par millions.Paul Gouin avait parfaitement raison.La France, l’Irlande, Cuba et divers pays de l’Amérique latine ont : leurs loteries nationales pour nns| de charité et même pour fins universitaires.UN ABONNE AU DEVOIR Cartes Professionnelles ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER IN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés Roll-Rieuses à ss prévaloir de nos service» particulier» 441, St-Fr*nfoi(-Xaviar - Montréal Tél MAro nette 2383-ÏS84 COMPTABLES AVOCATS YVES PELLETIER AVOCAT Buraau : 60 it-Jacqun O., LA.7209 Soir : 3875 Wellington, Verdun WE.2214 M.Heilman Swards AVOCAT et PROCUREUR Edifice de le Cie des Tramway* 159 Craig ouest Plateau 5222 Anatole Vante C.R Ouï Vanter C.R VANIER & VANIER AVOCATS Vt ouest rue Saint-Jacques Tél HArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS CARON & CARON Comptables Agréés — Chartered Accountants Edmond Caron B.A.L S O.CA Henri Caron, B A L.ti LAC.O-A S9.rue St-Jactiues HArbour J63S MONTREAL 153.rue Alexandre TROIS-RIVIERES P.-A.GAGNON & CIE P.-A Cas non CA René Oagnon.CA Comptables agréée Chartered Accountants IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 Hurtubise & Hurtubise Léon-A Gérard Hurtubise Hurtubise CPA.OJA.Comptable» publics licenciés 60, St-lacgue* O.- Montréal Téléphone : HArbour 1553 /c Manuel de rinventeur l“ ft form ule.de preu ve ’ dinven tien 9Crt\rçz 4 18 18>.i .15 .20 20 20 .48>i 4514 46‘,i .36 38 36 12 12 12 1125 138 53 168 1125 138 53 170 335 335 BOURSE DES MINES Ol TORONTO Haut Ferra.550 Ang'o Huron.640 800 Arjoti .UVa 2400 Armistice .44 14500 .Astoria .9>A 1250 AuilOl .330 500 Bagamae 3000 Bankfiek' 500 Bas^ Metals .10% 2937 Beattie 62CO Bidçood .38 500 Bobjo 2500 Bonetal .20 505 Bractorne .11% 65C0 Br.De le.71 22400 Broulau .87% 350 Buffalo A .1000 Buffalo Cad.1000 Canadian Mal.1490 C.P R.800 Castle Treth.105 1100 centi-m Pat.1000 Cent.Porcupine 500 Chemical R.1900 Chestcrvllle .132 3350 Cochenour .192 6500 com Lake .17 2500 Davies .17 5000 Duduerne 3500 East Crest ¦HHHSIIhHM 500 East M.168 167 600 Eldorado .117 115 I 380 2000 G'eaqjie .500 Golden Gate 100:1 Ooolt.5000 HUcroW .450 H.Carp.2200 Hard Rock ., Haut Perm.640 610 1406 Korr Addl 930 930 14% 14% 3100 Kirkland Lake 95 94 44 44 500 Lapr C 7% 7% 9% 8% 3850 Leltcli 120 120 330 330 3150 Lltt.c L L 93 93 13% 13% 1585 Ma«!'.'2in 345 345 16 16 6116 McLeod 244 244 10% 10% 7300 Maclit-n .161 161 180 180 5300 MalartlC 350 350 38 37% 500 McKenzie 146 145 8% 8% 300 Min Corp 185 185 20 20 1800 Mon et a 38 38 11% 11% 485 Montreal Power 20 20 71 71 400 National Grocer les 9% 9% R7% 87 2200 O’Brien 140 140 370 360 2000 Omoga 43 43 8% 8% 3000 Pacalta 3 3 65 65 2200 Pacific OU 72 72 10% 10% 2200 Pamour 132 132 105 105 2500 Paymaster 10 28 185 165 2030 Perron 100 100 9 9 1500 Pickle Crow 185 185 19 19 1700 Powcl! 143 141 132 132 4279 Do Vol 137 137 192 192 249 247 17 17 11967 Queeston 77 77 17 17 1500 Roche 6% 8% 9 9 575 San Antonio 360 350 12% 12% 10000 genat,or 45 44 2160 SherrlU .73 1300 SlaoCK) .53 365 Irfljpwitl OU 950 tnt.PeU.- .300 Int.Utll B 500 J.Wstt* .7000 Jneon .7750 Jollicoe .72 53 70 3% 3% 4470 Steep Rock 218 218 2% 2% 2500 Surivan 172 172 9% 9% 1955 Tons Hughe* 335 335 2 2 1000 Towagmac 15 15 8% 8 438 Union Ges 8% 6% 4% 4% 6800 Upp’r Canada .202 202 110 110 400 Ventimi# .800 600 42 42 2000 Verrnillata .12 12 27 27 600 Waite Amulet 450 14% 14% 650 Wendtgo 25 58 58 575 Wright Harg 299 21% 21 7000 Ymir 3% 30 30 CURB 5 5 325 Con F-ap • 5% 5% 24 24 1000 Teint! k 8 7% 7 Ver tes totale*, 310,000.BOURSE DE NEW-YORK » Les rencontres de la semaine New-York, 4 — C’est une autre semaine chargée pour le sport de la boxe aux Etats-Unis, celte semaine.Plusieurs combats seront en effet livrés, d’un bout à l’autre du pay*, mais c’est le combat qui mettra aux prises le champion mondial des poids-légers, Beau Jack (reconnu par l’Etat de New-York) et Lulu Costantino, vendredi soir, un combat de 10 rondes, qui sera le combat le plus important de la semaine bien que le titre de Jack ne sera pas en jeu.Voici la liste des combats qui seront disputés aux Etats-Unis d’ici dimanche prochain: Ce soir: New-York (Broadway): Frankie Bubino vs Aaron Seltzer; White Plains, N.-Y.: Billy Grant vs Al Stephany; Hartford, Conn.: Charlie Eagle vs Georgia Fuller; New' Bedford, Mass.: Bennv Williams vs Billy Connerty; Jersey City: Rocky Graziano vs Harry Gary; Muffalo, N.-Y.: Johnny Green vs Baby Galento.Mercredi: Elizabeth, N.J.: Verne Patterson vs Buddy Bailey.Jeudi: Portland, Me.: Coley Welch vs Johnny Fiannzzo; Fall-River, Mass.: Freddy Cabral vs Buddv Farrell; Boston: Sonny Horne vs Henyr Chmielewski; Philadelphie: Dorsey Lay vs Angelo Cal-lura.Vendredi: Détroit: Bob Montgomery vs Joe Peralta; Dorcester, Miss.: A1 Evans vs Leo Sawicki.Samedi: New-York (Ridgewood): Danny Kapilow vs Cat Robinson.Réunion spécioie de la ligue Senior C’est ce soir que la Ligue Sénior de Québec décidera si l’équipe de hockey de l’Université de Montréal doit être admise dans le circuit Slater et Ton décidera également du cas des Braves de Vallcyfield.qui ont demandé leur admission dans cette organisation sportive.Le circuit Slater s’est vu réduit à trois équipes seulement à la suite de la retraite des équipes de 1 Ar méc de Montréal, Cornwall et Alouettes, et Ton doit prendre une decision ce soir au cours d'une assemblée spéciale qui aura beu au Forum.Lors d’une premiere assemblée tenue avant Noël, il fut décidé que la ligue Sénior continuerait ses activités avec 4 équipes, TUniversite de Montréal étant admise dans les cadres du circuit Slater.Le prési-dent Slater et le secrétaire Foley tracèrent une 4ème cédule et de fait, une joute de cette dernière cédule fut jouée quand le Royal rencontra les As de Québec, à Quebec même, le 26 décembre dernier.Il y eut une autre assemblée, jeudi soir dernier, afin de discuter de la nouvelle cédule mais pour des raisons qu'on n’a pas dévoilées, il ne fut même pas question de cette fameuse échelle de parties.La raison de ceci fut toutefois connue au cours dç l’assemblée quand on annonça que l'Université de Montréal n’était pas encore acceptée officiellement, comme on le croyait, mais qu’elle devait plutôt offrir une garantie de bonne foi de $2,000, ce soir même, ainsi qu'un alignement capable de rivaliser avec les autres équipes du circuit.Depuis jeudi, bien des choses se sont passées, il est maintenant rumeur que le Valleyfield pourrait bien être accepté lui aussi, ce qui donnerait 5 équipes pour terminer la saison.Le président Stater a déclaré du- avec un programme double.Il faul IM * » >r * 1* V » • # x*v» •• à Timuorlantc assemblée de ce soir.Valeur Ah Roductlon .Allied Ch.m c&l .AUls Ohalmetr .American Car & F.American P.& L.67o prt Do.5> prf .American Radiator .American Smelting .American Sugar .American T.* T.American Teh coco .Do.B .American Water Work* .American Woolen .Do.Prf .Anaconda .Atchlaon 8.F .Aviation Corp.Baldwin C.T.Baltimore it Ohio .Bend lx Aviation .Boeing Air .Bethlehem Steel .Borden'* Co.Dorg.Warner .Brlgga Mfg .Canada Dry .Case J.I.C’atcn>ll«ar Traction .Celaneae Corp .Ches.& Ohio .Chrysler Motors .Commcrcla: Solvents .Colg.Palm .Cons Naln- .Continental Can .Continental Motors .Crane Co.Crovn Zei'.tr» .Curt.ns W.A .Deere ic C N .Do!, it Hudson .Dlatrct Seagram .Dom- Mine» .Douglas Air .Du Pont de N .El.Auto Lite .Eleetrl oBat .FHnt.fcoto .Gen in ’ Amn Tract.G en irai Electric .General Food .Glldt.-m .Gooditch .Goodrea¦ .Greyhound N .Hommtnke .Hnunion Oil .H de
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