Le devoir, 7 février 1944, lundi 7 février 1944
“Le Canada est une nahor souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qu contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-x-st) Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, lundi 7 février 1944 RKDACTtON IT ADMINISTRATION 4)0 1ST.NOTRt-DAMf MONTREAL TOUS US SERVICES TELIRHONI i ¦Elsii 13 «t« SOIRS.DIMANCHES ET RITES DirectMt : Ceerfet PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Reéecteei ce chef : Omet HIROUX Admimrtretiea | Rélcctiea t ^ Céreat i '5a Elleit 3361 •llsi» 2914 Hleit 3361 Des obus étatsuniens sur Paramouchiro en territoire japonais Les propos d’un hebdomadaire torontois et l’attitude des Canadiens français La question est de savoir en quel sens doit se diriger notre politique étrangère - Vers le Commonwealth ou vers un organisme international ?— Les Canadiens français dictent-ils la politique étrangère du Canada ?Deux armées allemandes encerclées en Ukraine Le directeur de la Saturday Night, hebdomadaire torontois qui commande, depuis quelques années, une indéniable influence, veut bien se donner la peine d'analyser l’un de nos récents articles sur la politique extérieure du Canada et nos relations avec l’Empire.La réplique de l’hebdomadaire est provoquée par la réponse que nous avons donnée à la suggestion que le Canada abandonnerait volontiers sa souveraineté si les intérêts du Commonwealth le réclamaient.Le directeur de la Saturday Night prétend qu'il avait clairement laissé entendre qu’à son avis les intérêts réels du Commonwealth n’exigeraient jamais pareil sacrifice de notre part.Qu’on nous permette de faire remarquer que l’opinion personnelle de notre distingué confrère, quelque estimable qu’elle puisse être, n’est pas article de foi.L’histoire des cinquante dernières années démontre amplement que.lorsque les intérêts du Commonwealth ont exigé l'abandon du libre exercice de notre souveraineté, nous avons consenti tous les dons et toutes les concessions.* Ÿ * La Saturday Night procède ensuite à l’étud; de notre ( attitude en matière de politique étrangère.Son procède est presque toujours honnête et empreint d’objectivité, à une couple d’exceptions près.Mais une ironie lourde et par trop évidente gâte un article qui ne serait pas, par ailleurs, sans mérites.Le rédacteur pose un principe général.Pour nous, dit-il.les intérêts du Commonwealth n’ont rien à voir à l’affaire.Les Canadiens n’ont qu'une patrie: le Canada.Ironie mise à part, le rédacteur de l'hebdomadaire affirme là une vérité.Les Canadiens, les vrais Canadiens, n’ont qu’une patrie: le Canada.Us ne diront jamais comme M.R.-B.Bennett en s’embarquant pour la Grande-Bretagne: “I’m going back home’’.Ce qui divise les vrais Canadiens des gens qui.tout en habitant le Canada, tiennent une terre étrangère pour leur pays, leur home, c’est précisément la notion de patrie.Notre position à cet égard est tellement forte que ceux qui nous combattent éprouvent un sentiment d’impuissance.Cela les aigrir.Il découle de ce principe général que les Canadiens se doivent tout d’abord à leur pays.Us font passer l'intérêt de leur patrie avant celui de toute autre nation ou de tout groupe de nations.Ils n'admettent pas, ils n’admettront jamais la suggestion de la Saturday Night, à savoir que, si un jour les intérêts du Commonwealth l’exigeaient, le Canada abandonnerait volontiers son statut de nation souveraine.Pareille proposition est nettement inacceptable.Elle n’effleure même pas l’esprit d’un homme digne de s’appeler un Canadien.“Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien, a dit lord Tweedsmuir, n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi”.Les efforts de la Saturday Night pour embrouiller les questions, ne prévaudront pas contre cotte pensée de lord Tweedsmuir, qui est solide comme le roc.* * * Le directeur de l’hebdomadaire admet que notre attitude est logique, bien qu’il l’estime teintée d’isolatiomsme.(Et l'on sait tout le mépris que la propagande attache à ce mot).Non seulement nous n’avons qu'une patrie, dit encore le confrère, mais nous n’entendons pas que le Canada prenne des engagements à la prochaine conférence impériale.Ceci découle de cela.Un Canadien n’aime pas que le premier ministre aille à Londres et.dans 1 atmosphère da la capitale anglaise, comme l’a déjà dit M.Mackenzie King, consente à lier notre pays à une politique qui ne nous regarde pas.dans laquelle nous n'avons aucun intérêt.Le directeur de la Saturday Night laisse entendre que, bien que les engagements pris à Londres puissent servir nos intérêts, nous les rejetons d’avance à cause de leur caractère impérial.Jusqu’à présent, les engagements pris à Londres n’ont guère servi nos intérêts (ici encore l’histoire confirme notre point de vue), mais ceux du Commonwealth et tout particulièrement de la Grande-Bretagne.La proposition de lord Halifax et la déclaration que M.King a faite aux Communes lundi dernier ne sont pas de nature à modifier notre attitude quant à ce qui pourra être décidé à Londres dans l'avenir.Mais les gens qui se contentent de résider au Canada et les Canadiens véritables ne se font pas la même idée des intérêts du pays.Les uns désirent l'indépendance de leur patrie.Les autres soutiennent que les intérêts du Canada seront mieux sauvegardés s’ils sont intimement liés à ceux du Commonwealth.Ces divergences proviennent, encore une fois, de l’absence d’unanimité sur la notion de la patrie.¥ ¥ ¥ Les seuls engagements que nous sommes prêts à acep-ter, dit !e directeur de la Saturday Night, sont d’un ordre international et non pas impérial, ceux que le Canada aura passés avec toutes les nations du monde en vue d’établir un ordre international qui sera chrétien, juste et durable.Là-dessus le confrère affirme que nous nous mettons dans la situation de pouvoir répudier tout engagement international, puisqu'il est douteux que la Russie, la Chine, le Japon, l’Iran, les Indes et la Turquie acceptent des ententes qui auraient pour but explicite d’instaurer un ordre international spécifiquement chrétien.Le directeur de la Saturday Night dénature notre pensée afin de se donner le beau rôle.Procédé qui ne lui fait pas honneur.Aurions nous exprimé la pensée qu’il nous prête que nous n’aurions que répété le langage de tous les porte-parole officiels du monde anglo-saxon, de M.Churchill à M.King, en passant par M.Roosevelt, Ne nous a-t-on pas répété, depuis quatre ans et demi, que nous faisions la guerre pour sauver la chrétienté et la civilisation?“L’enjeu réel du conflit actuel, déclare le Manifeste de Catholiques Européens séjournant en Amérique, publié à New-York en 1942, est la possibilité même de vivre en homme, l’existence même ou la destruction des bases élémentaires du droit naturel et de la vie civilisée, le maintien ou la destruction des principes essentiels du christianisme dans la vie des peuples, et la possibilité même de tendre à une civilisation chrétienne”.Ainsi donc, ce sont ies valeurs du christianisme et de la civilisation qu’il faudra défendre après comme pendant la guerre.De son côté.M.Mackenzie King disait à Toronto le 24 mars 1941 — et la Saturday Night sait que tout ce qui se dit à Toronto a un caractère quasi biblique, que l’orateur s’appelle lord Halifax ou M.King, ou encore M.George Drew — M.King disait à Toronto: “Déjà, à mesure que disparait l’ancien régime, nous nous acheminons, lentement mais sûrement, vers une ère de relations plus étroites entre les hommes et les peuples.Ce nouveau régime ne vise ni à diviser les peuples ni à les détruire.Son objet est la fraternité, sa méthode, la collaboration”.Cet idéal s'inspire indéniablement de principes chrétiens.Il ni peut être atteint que par la collaboration la plus large et la plus complète.Revenir au régime de l’équilibre des puissances, aux sphères d’influence et aux impérialismes, c’est maintenir l’ordre ancien, cause d’un conflit qui détruit le monde civilisé.¥ Ÿ Ÿ Un dernier mot.Le directeur de l’hebdomadaire pré-| tend que la réaction canadienne-française en marge de l'intervention de lord Halifax peut se résumer ainsi: 'N'avoir rien à voir avec personne”.Ce qui est nettement faux.Et il ajoute, en faisant une pirouette et une méchanceté: “Les Canadiens français sont probablement plus près de la vérité, et d’ailleurs ce sont eux qui dictent en grande partie la politique extérieure du Canada”.Nous aimerions savoir en quoi les Canadiens français ont dicté la politique extérieure de notre pays depuis 1937.Au contraire, la politique extérieure du Canada a été dirigée,depuis nombre d'années, à l’encontre de leur idéal patriotique.Ce sont les Canadiens français qui ont consenti les sacrifices les plus lourds et accepté les plus importantes concessions.L’union nationale leur doit plus qu'à tout autre groupe de la nation canadienne.Que l’on tienne compte, sur certains points et en certaines circonstances, de notre point de vue, cela va de soi.U n’en reste pas moins que sur les questions fondamentales les Canadiens français ont presque toujours I fait, à leur désavantage, les frais d’une politique de com-i promis.Au surplus, en matière de politique extérieure les Canadiens français ne pensent pas en Canadiens français mais en Canadiens.Nous souhaiterions pouvoir en dire autant de la majorité des Anglo-Canadiens, mais nous ne le pouvons pas.7-II-44 Léopold RICHER La session de Québec A quand la “passe dangereuse”?Gronde retenue de paroles de part et d'autre «— Le barrage finira-t-il par se rompre ?— Sur le budget ou sur la "Montreal Light"?— L'infâmie des pouilleries (Par louit Rokillard) Québec.7 — La session progrcs-s à belle erre; étonnement pour ïusieurs.Se poursuivra-t-elle avec eüc vélocité du début?Peu de doutés, et meme de ministres, par-cipent aux débats; plusieurs il en-‘c ceux-ci et ceux-là, habituelle-lent loquaces, ont observé un mu-smc remarqué.Obéissent-ils à une onsigne?Fourbissent-ils leurs nr-ics et remplissent-ils leurs car-mehières en prévision d’une of-;nsive concertée?Est-ce l’accal-lie, avant-coureur de l’orage?Seuls, jusqu’à maintenant, les hefs, ou leurs principaux lieulc-anls immédiats, sont intervenus ous n’avons pas encore ru l’oeca-ion d’entendre ni M.Valmore ienvenue.ni M.Wilfrid Hamel, i M.Perrault-Casgrain, non pins ue M.Alexis Caron, qui nous vaient habitués à plus d’action ans le camp de M.Godbout.Parmi l’équipe oppesitionniste.M.Duplessis reste le généralissime continuellement sur la brèche, harcelant le ministère de questions, de demandes d’explications et de critiques.accomplissant en cela son rôle d’argus que lui attribue notre régime britannique des partis.La majorité de scs troupes a été jusqu’ici économe de ses paroles, si l’on excepte des interventions fréquentes de M.Onésime Gagnon, quelques-unes de M.Roméo Lorrain, et un discours de M.Antonio Barrette, l’un des orateurs de la gauche les mieux écoutés de toute la Chambre.M.Paul Beaulieu ne s’est pas encore levé; MM.Talbot, Bourque, Langlais, notamment, partagent la même réserve oratoire que leur col-lègue de Saint-Jcan-Napierville.Des munitions Toutefois, les uns et les autres augmentent apparemment leurs (suite à la dernière page) L’actualité La plainte du piéton ""S .(par Marcellui) O piéton, le plus infortuné des cires qui vivent sur la terre, éternel fuqitif de la malice des hommes, victime expiatoire offerte au dieu PROGRES par l'humanité roulante! A l'aube des âges on la trouve déjà foulé aux pieds, car i! a été le véritable paria, le souffre-douleur des riches et des puissants.Juvénal raconte comment les piétons romains devaient chercher refuge devant les lourdes voitures chargées de poutres.Plus tard Roi-leau, qui a décrit tes embarras de Paris, a laissé un tableau affroyabte du sort qui attendait le piéton de son temps.Celui-ci, fataliste et résigné, s'est fait à son sort, d toutes les générations et sous tous les empires, témoin les piétons hindous qui vont (on allaient) se faire écraser sous les roues du Juggernaut, sorte de divinisation anticipée du camion-automobile de nos jours.De par les villes, on voit aux carrefours, des êtres étranges, heur tête est toujours agitée, et tourne sans cesse de tout côté.Leurs yeux sont remplis d'une vague craint ’et les mouvements fébriles de ,eurs membres décèlent une inquiétude morbide.Ils s'amassent par trou- (suite à le dernière page) Bloc-notes (par O.H.«t Imita Benoist) Trois morts Trois hommes viennent de disparaître qui ont tenu dans notre pays des rôles fort différents, mais tous les trois remarquables.Celui dont le nom était le plus familier à la foule éfait probablement M.Sauvé.Député à Québec et à Ottawa, ministre fédéral, sénateur, M.Sauvé fut pendant de longues années à l’affiche.On s’est forcément beaucoup occupé de lui.Arthur Sauvé était un conservateur de vieille souche, avec une indépendance d’esprit qui ne cherchait guère à se dissimuler.C’était sûrement l’un des hommes les plus renseignés du pays sur les details de la vie publique.Depuis sa jeunesse, il avait accumulé des notes et des coupures qui, nous l’espérons, ne seront point perdues.Avait-il rédigé des mémoires?L’aventure le tentait.Je me rappelle qu’un jour que nous parlions de ces choses, il me dit: J’ai une mémoire photographique.Quand j’essaie d'évoquer un fait, je revois les gens à la place même qu’ils occupaient, avec leurs allures et leurs gestes.Mais il paraissait un peu redouter l’effort que comporterait une rédaction en forme.S’il a cédé à cette crainte, ce serait bien dommage.Car il avait vu et entendu beaucoup de gens, beaucoup de choses et, s’il avait pu faire passer dans son texte écrit l’humour de sa conversation, la chose en eût sûrement valu la peine.On eût été curieux aussi de connaître ses impressions d’Ottawa.Nous savons qu’il avait suivi d’un oeil peu enclin à l’illusion le spectacle fédéral.Les apparences ne lui en imposaient guère.Sauvé avait fait du journalisme une grande partie de sa vie.Voici quelques mois à peine, il disait à l’un de ses anciens camarades: Je n'ai jamais pu oublier l’odeur de l’encre d'imprimerie, le bruit des machines, l’animation des salles de rédaction.Cela compte parmi mes meilleurs souvenirs.Mais la grande passion de Sauvé, ce devait être la chose agricole.U a passé avec les habitants sa vie presque entière.Il n’a jamais perdu contact avec ce milieu.On avait, en causant avec lui.l’impression que, là, vraiment, était son coeur.Et l’on comprend qu’il ait voulu reposer avec les siens, dans son pays d’origine.Sir Georges Carneau Sir Georges Garneau était le fils de l’honorable Pierre Garneau, l’auteur de la fameuse motion qui, au temps de J’affaire Riel, opéra dans notre province une longue et profonde révolution.Mais nous ne croyons pas qu’il ait jamais eu le goût de la politique.Héritier d’une situation financière considérable, il s’intéressa naturellement à la direction de l’importante maison d’affaires à laquelle était attaché le nom de sa famille et à tout ce qui pouvait s’ensuivre.Mais ce n’est point par là qu’il fut surtout remarqué.Ce fils de grand marchand s’était fait par choix ingénieur civil.Il fut constructeur de chemin de fer.puis se spécialisa dans la chimie.Le sou ci, il y a quelque quarante ans, n’était point banal, surtout dans le milieu auquel appartenait M.Garneau et chez un homme pris pur tant d’autres besognes.L’exemple était d’autant plus éloquent.M.Garneau.homme d’affaires remarqué, grand conservateur du passé historique, a fait dans ce domaine de l’enseignement scientifique fifiti re de précurseur.Il ne faudra jamais l’oubRer.Le P.Louis Chagnon Le troisième disparu auquel nous voulions rendre hommage dans ces brèves notes est le P.Louis Chagnon, de la Compagnie de Jésus, décédé samedi à moins de cinquante ans.Le P.Louis Chagnon.ancien professeur à l’Université Grégorienne de Rome, était l’un de ces Canadiens, relativement assez nombreux déjà, qui ont été appelés à faire de l’enseignement supérieur en Europe, et qui démontrent par là que nous ne sommes point atteints d’infériorité congénitale.Nous ne ferons aujourd hui que nous incliner devant la grande mémoire du P.Chagnon, car, au moment où nous commencions ces lignes, nous avons appris que l’un de ceux qui l’ont connu à Rome nous donnera tout prochainement un article sur sa vie et son oeuvre.Cela vaudra mieux que tout ce que nous pourrions écrire.O.H.Bois de chsuffjgc Nous publions dans une autre page une lettre de M.Charles-Edouard Roussille, Celui-ci écrit au nom de tous les camionneurs qui font le transport du charbon et du bois de chauffage.Il expose l’absurde état de cnoses créé par la régie du bois de chauffage, qui a ouvert un entrepôt à la Longue-Pointe, où doivent s’aller s’approvisionner en bois scié ej fendu les marchands de bois de combustible de toutes les parties de la ville.Cesl ainsi qu’un marchand de Côte Saint-Paul, de Ville-Eraurd ou Une escadre des Etats-Unis dans les îles Kouriles — Violentes contre-attaques allemaii’i des au sud de Rome — Les troupes rouges dans les faubourgs de Narva—Moscou ignorerait le gouvernement polonais de Londres dans le règlement de la question des frontières La guerre s'intensifie dans le Pacifique Après les débarquemenfs en Nouvelle-Brefagne, dans le sud, après l'offensive contre les îles Marshall, au centre, voici que la flotte des États-Unis porte un coup au nord.Les dépêches nous apprennent aujourd'hui que des vaisseaux de guerre des Etats-Unis ont frappé par surprise et bombardé pendant 20 minutes le port de la pointe de Kourabou au sud de Paramouchiro dans les îles Kouriles.Il s'agit d'un coup d'audace plutôt que d'une grande opération stratégique, mais le fait revêt de l'importance du fait que c'est la première attaque portée contre le territoire métropolitain du Japon.Paramouchiro est la plus septentrionale des iles qui font partie du Japon même; elle se trouve à 790 milles au sud-ouest de la base étatsunienne d'Attou dans les Aléoutiennes et elle a déjà essuyé plusieurs bombardements de la part de l'aviation des Etats-Unis.La radio de Tokyo a laissé entendre que les Etats-uniens pourraient bien tenter un débarquement dans les îles Kouriles au printemps.La crainte d'un débarquement explique probablement le tir erroné des batteries côtières japonaises de la pointe de Kourabou; les canonniers paraissaient s'en prendre plutôt à des barges de débarquement inexistantes qu'aux vaisseaux de guerre qui les canonnaient du large.En dépit du clair de lune, aucun des vaisseaux du contre-amiral Wilder-D.Baker ne fut touché par les obus japonais.Le brigadier-général D.Post, chef d'état-major du lieutenant-général Simon-Bolivar Buckner qui commande en Alaska, ainsi que le major-général Davenport Johnson de l'aviation se trouveient à bord du vaisseau-amiral, ce qui semble bien indiquer qu'il se prépare une expédition contre les îles Kouriles.Les troupes de l'Alaska se livrent d'ailleurs actuellement à des exercices de débarquement.La campagne des iles Marshall se poursuit à vive ollure.L'omiral Chester-W.Nimitz o annoncé hier que la conquête de l'atoll de Kouadjaleïn est pratiquement terminée.Les troupes étatsuniennes se sont emparées des iles de Gougegwe, de Bigej et d'Ebler, où la résistance n'a pas été très vive, ainsi que de plusieurs autres petites îles qui n'ont pas été défendues; elles sonf maintenant maitresses de 21 des 32 principales îles de ce gigantesque atoll.Les troupes du génie sont déjà à l'oeuvre pour déblayer les ruines des aérodromes japonais de Roi et de Namou afin de les mettre en éfat de servir de nouveau.La radio de Tokyo préfend que l'on continue de se battre sur l'île de Kouadjaleïn et réclame la destruction de deux contre-torpilleurs étatsuniens sans parler d'un autre contre-torpilleur et d'un croiseur qui auraient été avariés.EN ITALIE Les Allemands attaquent vigoureusement la tête de pont au sud de Rome et les bulletins des deux Aimps ne concordent pos exactement.Le dernier bulletin du grand quartier général allié à Alger affirme que les troupes des Etats-Unis ont repoussé une attaque allemande qui avait enfoncé leurs lignes à trois milles à l'ouest de Cisterna et rétabli leurs positions originales.En fin de semaine, les troupes anglaises avaient dû céder du terrain et raccourcir leurs lignes ou nord de Carroceto, à 21 milles au sud de Rorg% Le bulletin de ce matin affirme que l'on a réussi à btîser toutes les contre-attaques ennemies.La radio de Rome prétend que des troupes alliées ont été encerclées dans la région de Carroceto, qu'elles ont été anéanties et que les Allemands ont fait plus de 1,000 prisonniers; elle prétend en outre qu'une colonne de chars alliés a été annihilée dans la région des marais Pontins.On sait maintenant que les Allemands disposent au sud de Rome d'au moins quatre divisions et d'une brigade de Chemises noires, à la suite de l'arrivée de la 715e division d'infanterie du midi de la France.Sur le front de la 5e armée, la bataille continue à faire roge autour de Cassino et les troupes des Etats-Unis ont réalisé de nouvelles avances au nord et à l'ouest de la ville.Les Allemands prétendent qu'ils ont repris la partie est de la ville de Cassino dont il ne restera probablement plus rien une fois la bataille terminée.Sur le front de l'Adriatique, la 8e armée anglaise s'est lancée à l'attaque et s'est emparée de Pizsoferato et de Montenerodomo dans la région dè Lanciano au milieu des montagnes.EN RUSSIE Les Russes continuent à annoncer des succès sur toute l'étendue du vaste front oriental de 1,200 milles.En dernière heure, une dépêche de Moscou à l'agence Reuters annonce que les troupes russes auraient pénétré dans les faubourgs de la ville fortifiée de Narva, à 8 milles à l'inférieur de l'Estonie.Dons le sud, les armées rouges d'Ukraine ont enfin réussi à manoeuvrer pour encercler des corps allemands considérables qui n'ont pu poursuivre heureuse* ment la retraite ordonnée commencée l'été dernier.Les 10 divisions encerclées par les armées du général Vatutine et du généra! Konev dans la région de Tcherkasy auraient en vain tenté de se dégager en attaquant le long d'une route qui conduit à l'ouest dans la région de Zvenigorodka.Les Russes réclament un nouvel encerclement dans la région de Nikopol où la 3e armée ukrainienne du général Malinovsky aurait isolé 5 autres divisions allemandes.Les Russes se sont emparés du rentre minier de Nikopol qui fournisasit du manganèse à l'industrie cllemande.Il semble que le centre minier de Krivoï-Rog soit également tombé.Les Allemands avaient défendu ces doux villes avec acharnement pendant plusieurs semaines.A la suite de cet revers, il devient pratiquement impossible pour les Allemands de se maintenir dans le bassin du Dniéper et on peut s'attendre à une retraite générale dans cette région.Lee troupes rouges ont pris la jonction ferroviaire d'Apos-tolovo, à 34 milles à l'ouest de Nikopol et ils auraient infligé aux Allemands das pertes de 12,000 hommes tués en quatre jours dans ce secteur.En Pologne, (es troupes russes ont pris Mltnov, t 30 milles au sud-ouest de Rovno et à 82 milles seulement de la grande ville de Lvov.Las Allemands admettent que les Russes sont à l'offensive à peu près partout, mais laur bulletin d'aujourd'hui prétend que leurs troupes ont repoussé la plupart des attaques russes.LA DIPLOMATIE SOVIETIQUE Les Russes ne manquent pas de mettre à profit tous leurs succès militaires pour en tirer un avantage diplomatique.Ils ont repris les bombardements aériens contre Helsinki, la capitale de la Finlande, qu'ils avaient interrompus depuis assez longtemps.Moscou a nié la rumeur que l'U.R.S.S.eût signifié un ultimatum à la Finlande, mais il semble bien évident que l'on entend foire comprendre à la Finlande qu'après la libération de Leningrad l'armée russe est en mesure de l'écraser si elle ne demande pas la paix.La radio de Moscou a signifié un avertissement à la Bulgarie en lui reprochent d'avoir mis son territoire et ses ports à la disposition des Allemands.C'est cependant du côté de la Pologne que le diplomatie soviétique fait porter le gros de son effort.Les dépêches de Moscou laissent entendre que c'est l'Ukraine, l'une des 15 nouvelles républiques autonomes, qui aura à régler la question des frontières.Il est peut-être significatif que l'on ait désigné comme commissaire aux Affaires étrangères d'Ukraine l'ancien vice-commissaire aux Affaires étrangères Alexandre Korneïchouk qui se trouve à être le mari de Wanda Vassilevsko, présidente de l'Union des Patriotes polonais, le groupe de communistes polonais organisé en U.R.S.S.Ce qui est plus grave, c'est que la radio soviétique semble indiquer l'intention d'ignorer complètement le gouvernement polonais de Londres.''Une nouvelle Pologne démocratique va surgir, dit la radio de Moscou, et cela va permettre une collaboration amicale entre les peuples ukrainiens et polonais.Le gouvernement polonais émigré manifeste trop souvent ses tendances impérialistes et pro-fascistes dans sa politique et il est évident que ces tendances écartent même la possibiilté d'une entente à l'amiable .Ce gouvernement polonais 'émigré'' est depuis quatre ans l'allié de la Grande-Bretagne.Pierre VIGEANT 7-11-44 de Saint-Henri, un marchand de Villeray ou de Youville, d’Ahuntsic ou de Cartierville doivent aller chercher à la Longue-Pointe les bûches dont ils ont besoin et qui constituent la matière de leur commerce.Comme l’écrit M.Roussille, c’est un régime particulièrement absurde dans un temps où la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, de laquelle dépend la régie du bois de chauffage, non seulement prêche, mais impose le rationnement de l’essence et du pneu.Dès l’été dernier, à maintes reprises, le Devoir a signalé la nécessité d’établir en différentes régions de la ville, ou plus exactement dans toute l’île de Montréal, des dépôts de charbon et de bois de chauffage en vue de faciliter la distribution.C’eût été le bon sens même que d’agir ainsi mais les autorités, tant municipales que provinciales ou fédérales, n’orjt pas juge à propos de le faire.U en résulte le beau gâchis que signale notre correspondant et que déplore tous les marchands de combustible, L/jutobui à rUnivcrtitc A ce que l’on apprend la Commission du Tramway a pris une décision, mais une décision parfaitement insuffisante, à propos d’un acrvicc d’autobus jusqu’aux portes ; de l’Université de la montagne.| Deux ou trois voitures ont coin-1 mencé de donner un serviee très ! incomplet et manifestement Insuf-Usant aux heures de la soirée.Une ! première part de l’angle de l’avenue du Parc et de l’avenue du Mont-I Royal vers les 8 h.30 et deux autres lui font suite; à la fin de la soirée, vers les 10 h.ou 10 h.30, ces mêmes voilures sont à l’Uni-versité pour ramener les gens en ville.Dans la journée, de service, (suite à ta dernière page) carnet du glincheux CanmMada n’a pas l’air du tout content dtr choix de M.André Laurendeau par M.Maxime Raymond pour mener la lutte du Bloc populaire au provincial.Y ver-ait-il le signe de l’effacement prochain, complet, intégral — sans oubli.comme sans distraction — du parti libéral?En tout cas c’est bon signe pour le Bloc.• * • Caneanad* parle de parti bicéphale.Que ne parle-t-il de la bicéphalite encéphalique King-Godbout?• « * Les esthètes surréalistes et autres do Cancanada vont ils prétendre qu’André Mathieu, pour avoir écrit les mots et la musique du chant du Bloc populaire, n’a plus de talent?• * • Un octogénaire iuif, habitant Montréal depuis 70 ans, a fait part de see souvenirs à un journal anglais.Il relate entre autres choses que.lors de la rébellion de Riel, un officier du 65e régiment cravacha, sur la place du Palais de |usti« ce, un rédacteur de la Toronto Saturday Night à cause de la publication d'un article mensonger.Ça n’est donc pas d'aujourd'hui que certaine presse torontoise fait campagne de diffamation contre le Canada français.Certain historieux sere sans doute d’avis qu'ii convient de ne pat s’apercevoir de ça, * ?* L'Office fédéral de la statistique annonce que le coût de la vie a diminué depuis le premier décembre.Voilà, sant conteste possible, la meilleure farce, la meilleure blague de l'année, à date.On en pourra rire jusqu'au prochain budget de M.Iljley.La Grincheux 7-n-44 Citation d actualité “La liberté ne s’emprisonne pat, et les fers qu'on lui forgu, servent quelquefois à étendre son empire.” LACORDAIBI 2 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 7 FEVRIER 1944 VOLUME XXXV - No 50 Le programme provincial du Bloc se fonde sur l’autonomie M.Maxime Raymond déclare de nouveau au banquet du congrès que le “Bloc'’ exercera ses activités au fédéral et au provincial — “Nous voulons des mesures de sécurité sociale, nous voulons justice pour tous, mais nous voulon* aussi que l’autonomie provinciale soit respectée’’ M.André Laurendeau tient sa première conférence de presse — Le “Bloc” n’est ni antibritannique ni séparatiste, mais antiimpérialiste — Respect de l’autonomie — Les provinces ne sont pas des succursales qui reçoivent des ordres d’un bureau-chef — La sécurité sociale appartient aux provinces — Les tentatives d’achat de l’autonomie des provinces à coup de subsides sont du sabotage constitutionnel — Respect des droits minoritaires RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LE CONGRES POUR PRECISER LA POLITIQUE DU MOUVEMENT DANS LE CHAMP PROVINCIAL La principale manifestation de la ] sé, Montréal, Mme Fernand Chaus-journee de dimanche, au Congrès sé, M.Ernest David, Québec, Mme national du Bloc Populaire cana- Philippe Girard, MM.Roland An-dien, a été le banquet où se sontj.«ers, Chicoutimi, Maurice Caouette, trouvés quelque cincj cents convi-; Témiscamingue, Jean Martineau, ves.On y a retrouve la même atmosphère que lors de la séance finir l’autonomie provinciale.M.Laurendeau répond en disant en substance: Nous estimons que, conformément à la constitution de l,Sl»7, les provinces ont le droit de Montréal, Victor Trépanier, Québec, j diriger la vie économique, sociale, Honoré Désy, Montréal, René Ha- culturelle de leurs ressortissants.deux.M.Joliffe est rangs.Or, qu’est-il gouvernement libéral écrasé.M.Drew a parti de M.Joliffe resté sur les arrivé?Le Nixon a été été élu et le s’est classé d’ouverture, jeudi soir.La présen-jmel, Shawinigan.ce de M.Maxime Raymond, chef du j Le Dr Rioux, du Ténüscaminguc, Bloc Populaire canadien, tempérait présidait.| Ontario, la majorité est anglo-cana-j vince d’Ontario, les gens ont voté d’une certaine émotion, chez les dé-|.L ue résolution adoptée quelques | dienne.C’est grâce à l’autonomie j C.C.F.pour combattre les vieux Dans la province de Québec, la majorité est canadienne-française.En deuxième, alors qu’il était parti de zéro.Non, poursuit M.Laurendeau, la lutte à trois amène assez souvent le triomphe.Dans la pro- légués, un enthousiasme que deux jours de travaux sérieux n’avaient apparemment pas émoussé.Le banquet a été servi dans le grand salon “Prince de Galles”, hôtel Windsor, soumis pour la circonstance à une certaine transformation.Le grand Union lack qui couvre en permanence des murs de la salle disparaissait sous un immense drapeau fleurdclysé.L’entrée de M.Raymond a soulevé des applaudissements prolongés.Il en a été de même pour M.André Laurendeau à qui, vendredi soir, M.Raymond déléguait ses pouvoirs dans le domaine provincial.Un choeur dirigé par M.Arthur Laurendeau, a chanté de nouveau, à deux reprises, le Chant du Bloc Populaire canadien.L’auteur de la musique, le jeune compositeur André Mathieu, étai au piano d'accompagnement.Avaient pris place à la table d’honneur, MM.Raoul Tremblay, Saint-Jérôme, comté Lac Saint-Jean.Arthur Loyer, Hull, Arcadius Denis, Sherbrooke, Ovila Bergeron, Stanstead, Mme T.-L.Bergeron, P,o-berval, MM.Alexandre Campbell, Saint-Hyacinthe, Laurent Saint-Amour, Ottawa, Léandre Maisonneuve, Hawkesbury, Ontario, Ernest Bergeron, maire de Port Alfred.J.-A.Lapalme, prés, de l’Association R.d’Ed.du Nord d’Ontario, Fernand Chaussé, Edm.Hurtubise, le Dr J.-B.Prince, Montréal, M.André Mathieu, compositeur, Montréal, Mme Joseph Blais, Montréal.M.Joseph Blais, Montréal, Dr Pierre Gauthier, député fédéral de Portneuf, M, André Laurendeau, chef provincial, Mme André Laurendeau, Dr Rioux, Té-miscamingue, M.Maxime Raymond, chef national, Mme Paul Massé, M.J.-Armand Choquette, député fédéral de Stanstead, Mme Maxime Raymond, M.Philippe Girard, organisateur général, M.Ladouceur, Arnos,1, M.Thomas-Louis Bergeron, Roher-val, M.Pierre Letarte, Québec, Dr Samson, Témsicamingue, Paul Mas- heures plus tard à la dernière assemblée plénière des délégués avait proclamé que “tous ceux qui adhèrent en esprit aux principes énoncés par M.Maxime Raymond ont le devoir d’y adhérer en fait et de venir dans le sein du Bloc travailler à l’union de tous les Canadiens pour lu restauration nationale et à l’union de tous les Canadiens français pour la sauvegarde et l’épanouissement au pays de la culture, de la langue, des traditions françaises, mise au service de la patrie canadienne”.Cotte union existait entre les délégués, bien avant la lettre.M.Raymond a pu s’en assurer en prenant place à la table d’honneur.On a porté quatre sautés.Les deux premières, au Pape et au Canada, les deux autres, à M, Maxime Raymond et à M.André Lauren-reau.M.Victor Trépanier, de Québec, chargé là-bas des destinées du Bloc Populaire canadien, a porté la santé de M.Raymond.Rappelant la fidélité aux principes qui a fait de M.Raymond l’un de nos plus grands Canadiens français.M.Trépanier insiste sur la né (pie nous pouvons nous orienter, | partis.Dans Québec, les libéraux chacun de notre côté, dans le sens • ont été déconsidérés par l'excès de qui correspond à nos intérêts.Il ; leur politique dé guerre et la po- Godbout qui a consisté ne pas être chef.îf lui A une autre question, au sujet des | est réservé la même aventure qu'à H.» .V V» « uw Uiicicir».It , Iftll s’agit en somme d’obtenir en fait ce litique de M.que J’acte de 1867 nous a donné.| surtout à ne assurances sociales, M.Laurendeau précise qu’une loi d’assurances sociales et d’assurances-maladie doit exister mais par les provinces.Actuellement, il y a empiétement d’Ottawa.(’.’’est toujours la tendance d’Ottawa d’empiéter sur le domaine provincial.On essaie d’acheter l’autonomie provinciale par des manoeuvres qui ne répondent pas à la Constitution.Pour parler net, c’est du sabotage constitutionnel.Un autre journaliste intervient pour demander: “Advenant votre arrivée au pouvoir, votre gouvernement consentira-t-il à des amendements pour permettre à Ottawa de tout organiser au nom de la province, dans le domaine des assurances?” M.Laurendeau répond: “Pour arriver à un tel but, il faudrait nécessairement une entente.Et ma réponse est: non.Du reste, reportez-vous à ma première réponse.Au cessité de suivre un tel homme dans sujet de l’autonomie provinciale, les circonstances présentes.Il le Je pourrais ajouter qu’il s'agit d’au-reconnaît comme son chef et l’as-i tonomie de fait, mais aussi d’autosure de tout son dévouement.Il | nomie législative.Lçs provinces ne souligne les misères politiques qui doivent pas être de simples succur-ont valu à notre peuple tant, d’hu- j sales qui reçoivent leurs ordres du miliations et de souffrances.11 remercie M.Raymond d’avoir eu pitié de la génération des deux guerres.Il voit enfin en M.Raymond le sauveur qui saura corriger notre politique et sauver notre peuple.Répondant à M.Trépanier, M.Maxime Raymond dit d’abord qu'il ne veut pas retarder les délibérations, qu'il limitera ses remarques.Avis de décès BOULIANNE.A Montréal, le 7 février 1944, à l’âge de 73 ans, est décédé William Boulianne,époux en premières noces de Régina Reeves et on secondes noces de Hortense Bisson, demeurant à 12809 Notre-Dame est.Les funérailles auront lieu mercredi, le 9 courant.Le convoi funèbre partira des salons Monty.Gagnon & Monty, nu 415(5, rue Adam, à 8 h, 15, pour se rendre à l’angle des rues Notre-Dame et 8e avenue, Pointe-aux Trembles, où le ralliement se fera pour se rendre à l'église Saint-Enfant-Jésus, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de l’Est, lieu de sépulture.Parents et amis soit priés d’y assister sans autre invitation.Pas de fleurs.SAURlOL.A Ahuntsie, le 6 février 1944, à l’âge de 80 ans, est décédé Joseph-Alphonse Sauriol, demeurant à 10654 Peloquin.époux eu premières noces de feu Arzilie Archambault, et en secondes noces, d( Eloïde Archambault.Les funéraii les auront lieu mercredi, le 9 cou rant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires Lorenzo Le beau, 479, boni.Urémazie est, angle Lajeunesse, à 8 h., pour se ren dre A l’église Saint-Nicolas d’Ahunt-sie, où le service sera célébré à 8 h.30, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Pa rents et amis sont priés d'y assister M.Maxime Raymond M.Trépat mrl, d “Je remercie M.Trépanier, de Québec, dit M.Raymond, des paroles trop élogieuses qu’il vient de prononcer à mon endroit.Il a placé ainsi sur nies épaules une responsabilité plus lourde qu’il est rendu compte”.M.Raymond) j remercie les organisateurs de ce ! congrès.I! ne veut nommer per-{ sonner, car dit-il, chacun a bien fait j sa part.Tous ont bien travaillé et nous remportons un grand succès.“Je remercie les délégués des quatre coins de cette province et I ceux des autres provinces qui, à ; leurs dépens, sont venus au con-| grès se pt létrer do la doctrine du I Bloc.Je remercie les auteurs des travaux présentés.” “Je voudrais en ce poment que ceux qui ont prédit la fin de notre moiivement soient ici.Malgré 'es épreuves traversées, notre mouvement est plus vivant que jamais.Il repose sur les intérêts du peuple et non sur 1rs intérêts des particuliers, ('.'est un mouvement d'idées., mouvement ne doit lias reposer sur mireau chef”.“Si vous étiez premier ministre de la province, demande un journaliste, exigeriez-vous que le droit d’impôt sur le revenu enlevé aux provinces leur revienne?” M.Laurendeau répond qu’il y a là une question d’ordre constitutionnel qu'il faudrait étudier mais que, en principe, il peut dire maintenant qu’il réclamerait le retour au provincial de cet impôt.Au sujet de l’instruction obliga-(toire, M.Laurendeau précise que le : Bloc estime inutiles les lois non ef-j ficaces.Remarquons bien, dit-il.J qu’il n’y a pas dans cette question ne s en I *a fréquentation scolaire de mau-' vaise volonté de la part des pères ) de famille.La nécessité les force.11 y a de la misère dans la province, il y en a dans Montréal, malgré le flot d’argent qui coule en ce moment.M.Laurendeau cite le cas des ouvriers et des cultivateurs.A la base, il y a un vaste problème d’ordre économique, que nous voulons résoudre.En principe, le Bloc n’est pas oppose à l’instruction obligatoire, Un journaliste demande alors: “Si vous formiez un cabinet provincial, comprendrait-il un ministre de langue anglaise?” Oui, de répondre M.Laurendeau.Nous avons toujours été fidèles à la justice en cette province.Mais ce ministre ne serait pas nécessaire-jj’g ! ment trésorier provincial.11 y aurait parmi nous des Canadiens M.Nixon.Un journaliste pose une question clef.“Etes-vous, dit-il, antibritannique, antiimpérialiste, séparatiste?” “Supprimez le premier et le troisième termes, répond M.Lauren-i deau.Nous ne sommes pas, au I Bloc, antibritanniques ou séparatistes.Mais nous sommes antiimpérialistes, lo sur le plan mondial et international, par notre refus d’accepter une politique de force; 2o dans le cas particulier du Canada qui doit diriger ses propres destinées.Pour plus de détails, réportez-vous à l’entrevue publiée dans le McLean's.Nous tenons plutôt A l’Union pan-américaine qu’au Commonwealth.Le Commonwealth peut devenir pressant.Nous en avons surtout contre le Commonwealth, cet empire bâti contre la logique.Il n’est pas logique en effet que l’Afrique du Sud et le Canada fassent partie du même empire.” Au sujet du crédit social, M.Laurendeau répond simplement que ce n’est pas un parti politique dans le Québec.Quant aux élections, lorsqu’elles auront lieu, M.Laurendeau y participera en se présentant | dans un comté.On lui demande^ où ; il demeure et il répond que c’est I dans le comté d’Outremont.Voici le texte des résolutions adoptées hier, et oui concernent le programme provincial du B.P.C.: La famille i les hommes mais sur les idées.Quand les hommes disparaîtront, les idées resteront entendre que nous de la formule: “Ce (Rie nous voulons ce sont des actes”.Quand le ) premier ministre disait (pie le Bloc lest un mouvement négatif, je lui ai ; répondu, dit M.Raymond, qu’un mouvement (pu réclame un drapeau ; national, un hymne national et la i souveraineté réelle du pays n’est J pas un mouvement négatif.Le Bloc à peine fondé, il y a un j an et demi, nous avons mis un pro-I gramme devant le public et nous glais litique Le Bloc ne fait pas de la po-une question de race.Nous La pierre angulaire de l’édifice I social est sans contredit l’institution familiale.Tout ce qui tend à sa conservation et à son développe-i ment travaille à la prospérité de la nation.Les pouvoirs publies ont j trop négligé jusqu’ici ce principe I fondamental d’ordre.Aussi la société est ébranlée dans ses bases.Suivant une politique antichrétienne et antisociale, on est allé chez nous jusqu’à saboter systématiquement la famille, en arrachant la mère à son foyer pour la diriger vers l’usine.Le Bloc populaire canadien devra donc conformément aux principes posés par son chef M.Maxime Raymond, développer un système d’aide à la famille qui ne se contente pas d’allocations de chômage, mais qui commence par former une mentalité familiale en enseignant dès l’école le pourquoi de cette institution, en adoptant un vaste plan de colonisation coopérative, en faisant disparaître les taudis, en rehaussant les salaires, en mettant sur pied une puissante or-I ganisation d’hygiène sociale, en ac-an' i cordant des primes aux familles en ! adoptant un système d’allocations familiales oui compense Tinsuffi- partant à faire passer nos écoles du stage de centre d’instruction au stage d’institution de formation humaine, à cultiver chez la jeunesse, à tous les paliers de l’enseignement, le sens économique, le sens social, le sens national, et le culte de la fierté française.Fiscalité Le congrès préconise: lo des réformes fiscales en vue d’alléger le budget familial; 2o la décentralisation des taxes en vue de redonner aux provinces l’autonomie fiscale que lui garantit le pacte confédératif et tout spécialement les impôts sur les revenus individuels et corporatifs et les droits sur les successions; 3o que le gouvernement provincial revise la fiscalité municipale et scolaire afin de fournir aux municipalités et aux corporations scolaires, les revenus suffisants pour remplir leurs obligations, principalement en partageant équitablement avec les municipalités et les corporations scolaires les revenus des impôts sur la gasoline.Problèmes de l'habitation Le Bloc Populaire Canadien propose : 1) De contribuer par tous les moyens à la disparition des taudis et des habitations malsaines e4 insalubres pour assurer A l’individu et à la famille une habitation digne des personnes humai nés.2) Qu’un plan de réaménagement des habitations dans nos grands centres soit établi sans délai par un comité d’hygiène et d’urbanisme.3) Que la réalisation de ee plan soit poussée au plus tôt et soit comprise dans les grandes mesures prévues pour obvier au chômage après La guerre.Assurance-maladie Le congrès exprime le voeu: 1) que le Bloc Populaire Canadien s’oppose à tout plan d’assurance-maladie d’origine fédérale cl d’allure centralisatrice; 2) que le B.P.C.suggère plutôt un plan d’assurance-maladie organisé par la province, à l’intention exclusive des classes de la population qui en a besoin; 3) que cette législation provinciale s'inspire de la mentalité, de la culture et des traditions de la province; 4) que le B.P.C.s’oppose catégoriquement à la médecine d’Etat.Organisation scientifique des hôpitaux Le congrès exprime le voeu: 1) que le ministère provincial de la santé prenne conscience de sa raison d’être, et accomplisse la tâche qui lui est dévolue.2) qu’en vue de l’amélioration dès services hospitaliers, une législation soit faite, après entente avec les universités et les hôpitaux, pour rendre adéquat le statut des médecins de l’Assistance publique.3) qu’à celte fin, des fonds suffisants soient disponibles pour l’aménagement de nouveaux hôpitaux, et l’amélioration des hôpitaux déjà existants, avec intention particulière pour ce qui concerne la tubercu- rujTU JOUR nun tu En tout; soi son vos nuns sonr développésdimpfiiniÉs En DEUX HEURES'APPELEZ fl LP PHARfMIE mOflTRERl u Plu» ommm ci oiîwi.au mono* 149.7251 •ont* !) lose, la syphilis, le cancer, les maladies infantiles, etc.Alimentation et éducation physique Le Bloc Populaire Canadien propose : Que l’Etat du Québec soit prié: 1) d’enseigner par tous les moyens à la population comment s’alimenter sainement ; 2) de rendre l’éducation physique obligatoire sous la direction de moniteurs compétents; 3) de créer une école normale d’éducation physique avec les immeubles et les terrains voulus; 4) de monter une organisation d’Etat des loisirs avec personnel spécialisé.Législation ouvrière et sociale Les délégués du Bloc populaire canadien réunis en congrès expriment le voeu: (suite A la dernière page) Absembîées, conférences, etc.Mardi, 8 février Société St-Jean-Baptlste.Monument National.salle 11, à 7 h.45 et à 9 h .cours relatif à l’Impôt sur le revenu, Par M.Allred Poucet.Société St-Jean-Baptlste, réunion suivante: Ÿ * * Salnt-Francois-Solano: assemblée à 8 h.15 au sous-sol de l’église.Le Frère directeur de l’école paroissiale prononcera une causerie sur l’école et la famille.Tous les membres et les autres paroissiens sont cordialement Invités.Les dames sont les bienvenues.Ÿ * * 8octété,,&t-Jean-Baptiste, au Monument National, 1182 St-Laurent.cours d’académie par M, José Delaquerrlère.salle 31.à 7 h.45 p.m.Cours d’alimentation rationnelle par Mlle Rachel Beaudoin.Sujet: Un peu de diététique Au salon de la Société, à T h.45 et à 9 h.p.m.Cours de diction française par Mlle Idola St-Jean, au secrétariat, à 7 h.30.* V Société St-Jean-Baptlste, réunions suivantes.Salnt-Arséne: réunion mensuelle à 8 h.15 à la salle McCaughan, 6933a, rue Christophe-Colomb.importantes questions à l’ordre du lour.Tous les membres sont priés d’être présenta.Notre-Dame-des-Anges: Cartlerville, séance ordinaire à 8 h.15 à la salle 3984 ouest, boulevard Gouln.CÔme-Cherrier: assemblée mensuelle, au Conseil La Fontaine.3827.rue Salnt-Hu-b®rt, le mercredi 9 février à 8 h.15 du soir., Causerie de M.Lucien Gauvln “La Fédération des oeuvres de charité canadienne-) française" ses origines, ses oeuvres.A Tissue, M le notaire Langevln remerciera le conférencier.Entrée libre.Les dames sont particulièrement Invitées.Local demandé “Maison de papeterie bien établie désire louer ou acheter, local de 15,000 i 25,000 pieds de plancher solide et propre, à Montréal.Téléphoner : M.lean Daigle, BEIair 2508, le matin seulement.” OU J/ MEUBLEZ VOTRE MAISON * CHEZ , «j ni 4020 EST, STI.CATHERINE • FR.0628 COIN /lANNf 0 A*C - PJUS «tV&* PII-4*: \ - MONOTYPISTE sur clavier demandé.— Homme d'expérience; emploi permanenF; références requises.S'adresser en personne ou par lettre No 1770 Service Sélectif National, 275 Notre-Dame ouest, Montréal.f .qui compense M.Ravtfloiid fuit •estimons seulement que nous avons S{tnce qu salaire, malheureusement sommes fatigués d’organiser notre vie en ae'< proportionné au rendement et non cordant aux minorités ce que nous besoins de la famille, en un réclamons pour les nôtres ailleurs.| inoj en incorporant dans notre lé-A quelqu’un qui lui demande de | gislation sociale des mesures aptes jdéfinir l’attitude du Bloc au sujet, ^ restaurer la famille, de M.René Chaloult, M.Lauren- dean répond qu’il n’a pas à définir Education l’attitude du Bloc ou de M.(,ha- lault.C’est à M.Chaloult à définir) L’éducation depuis quelques an-son attitude.Reportez-vous, à la ; nées fait chez nous l’objet de débats déclaration faite par At.Raymond, S passionnants.Les corps publics, à ce sujet au mois d’octobre der-1 les diverses cellules sociales ! nier.C’est M.Raymond qu’il faut l’avons élaboré plus tard.Le pro-1 consulter au sujet de M.CWoult gramme est maintenant connu.Et; Vn .l°u™aJlstc-, - •.rien, ni personne, ne pourra nous présente- -il le Bloc à la Leg,.K - .r à la lettre ! Provinciale?votre concours.Je puis vous | “L’a-Rü dit?do répliquer M.Lau-dire que notre mouvement est con- ) ren deau.nu, non seulement dans le Québec, Nous avons constaté que discours en réponse à sans autre invitation.Rallie^; • .• i ,, , , - , ment angle des rues Kellv et La- S einPecher de executer a verdure, à 8 h.20.laVec volre concours.’ liliro» rtiio mmiVr-mr-ni r-*i i.tm-t dans son 7 février 1944, A l’âge de 79 ans, est i mais dans toutes les provinces, dansj1 adresse, ai.Gnmouii a e décédée Antoinette Giroux, épouse toute l’Amérique et jusqu’au delà sent'ments nat • • i édi t de feu Napoléon Tousignant.Les i des mers.De toutes les parties de Quels sont les projets mime t a funérailles auront lieu mercredi.Le ; l’Amérique, on me demande des en-convoi funèbre partira du domicile i trevues.On comprend que le Bloc de sa fille, Mme C.-H.Desjardins, | fd un mouvement sérieux et qu'i no 3465 avenue Vendôme, à 8 h.45.vivra.pour se rendre à l’église Notre-Dame j Faisant allusion aux dévoilements de Grâce, où le service sera célébré ! qui ont permis au Bloc de s’organi-à 9 h., et de là au cimetière de la ser solidement, M.Raymond deman-Côte des Neiges, lieu de sépulture, de le secours matériel de ceux Parents et amis sont priés d'y assis- qu’intéresse le mouvement, ter sans autre invitation.ont les yeux tournés vers la jeunesse et cherchent en elle un espoir, de redressement économique, social, national.Si l’étude des spécialités indispensables au succès dans la vie s’impose avec force dans un monde _______PH______ en complète transformation, il n’en i’adresse, AL Chaloult a exprimé des reste pas moins vrai que les valeurs strictement humaines, non seulement conservent leur utilité, mais Remerciements BOUSQUET.Bousquet ainsi Jiam remercient bien toutes les nés qui leur ont témoigné des mai ques de sympathie à l'occasion de la mort de M.Laurent Bousquet, par offrandes de messes, bouquets spirituels, visites à domicile, assistance aux funérailles ou de Imite autre manière que ce soit.'Nous ne pouvons pas vivre uniquement de dévoilement et nous ne comptons pas sur les trusts.Nous avons besoin de l’aide du neunle et nous comptons sur l'obole du peuple.” ., I “J ai déclaré déjà que nos activi* Madame Laurent ^ s’exerceront au fédéral et au »., î|ue.a t!aln f M il-j provincial.R n'y a rien de chan- nusquet, de La resent at ion.^ js'ous voulons des mesures de person- j sécurité sociale, nous voulons justice pour tous, mais nous voulons aussi que l’autonomie provinciale soit respectée.C’est pourquoi nous ayons compris que, a Ottawa et à Québec, il faut la communauté d’idées et de pensée.Et nous y réussirons avec votre «i^io.Le Bloc est un mouvement né pour vivre et il vivrai” Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé! ou ffrsvéi Prix et spécimens sur demand* L'Imprimerie Populaire, Limité# 430, Notro-Dama est.Montréal Tel.BEIair 3361 M.André Laurendeau Un peu avant la fin du banquet, M.André Laurendeau a reçu les journalistes dans nue suite de l’hôtel pour une conférence de presse.Il a préféré répondre aux ques-j tions des journalistes au lieu de j faire une déclaration préparée.L'un i d’eux lui a d'abord demandé de dé- du Bloc?M.Laurendeau n'hésite pas à ré-I pondre que, à cause de la proximité des élections après le congrès, le Bloc se met sur un pied de guerre.Nous avons un journal qui nous était nécessaire, dit-il.ries à la radio et des serviront aussi efficaeemenl la cause du Bloc.“Nous voulons lutter à fond contre les deux vieux parti* au provincial.Le vieux ieu de bascule doit prendre fin.B faut cesser de punir les partis l’un par l’autre, de toujours remplacer les libéraux par les conservateurs et vice versa.Cela ne nous mène à rien.Nous devons présenter un programme qui réponde aux aspirations de la province, pas un moindre mal." Cn journaliste*.“Certaines gens prétendent que, en se jetant dans la lutte, le Bloc va aider les libéraux".M.Laurendeau: “Je vous présente loul de suite le cas de la province d’Ontario, aux dernières élections provinciales d'août 1943.L’opposition était divisée et trois partis s'affrontaient: les libéraux de M.Nixon, les C.C.F.de M, Joliffe.le nouveau parti, et les conservateurs de M.Drew.Les libéraux étaient au pouvoir au moment des élections.M.Drew aurait pu dire alors à M.Joiiffe: disparaissez, sans quoi les libéraux reviendront au pouvoir parce que vous divisez l’opposition et M.Nixon va passer entre nous restent la base inébranlable de toute éducation bien comprise.Les congressistes sont unanimement d’avis que, dans le domaine éducationnel, il faut s’appliquer non seulement à enrichir les intclligen-Des cause-1 ces, c’est-à-dire à instruire, mais assemblées ; aussi et surtout à former le coeur, la volonté, le caractère de 1 enfant, CALENDRIER 2e MOIS FEVRIER 29 lOURS Deiniiln: MARDI S FEVRIER 1914 S, SEW DE MATH', confesseur lever du soleil.7 h.15.Coucher du soleil.S h, 15.lever de la lune, 4 b.43.i Coucher d ' la lune.7 b.05.Premier Ouarlter.le 1.k 2h.8m du matin Pleine Dune, le 9.A 0h 29m.du matin Dernier QQuartier.le 11, à 2h.42m.du m.Nouvelle Eune, le 23.à 8h.59m, du soir.Les médecins prescrivent LE TRAITEMENT PAR INHALATION- DUKE-FINGARD POUR LA SINUSITE LA BRONCHITE L’ASTHME dul fuit disparaître rinfcetion.Le traitement par inhalation DUKE-FINGARD contribue largement aux bienfaits apportés A la médecine et A l'humanité souffrante.Il V a plusieurs réimpressions d'articles de revuo-s médicales au sujet du traitement Duke-Flngard qu-l’on peut obtenir en écrivant auv hôpitaux U'tnhalatlon Duke-Ftn-gartl au Canada, à Ottawa, à Toronto ou à 1227, Carré Phillips Tel : HA 5544 Montréal FEVRIER 1944 IM ni Lun Mar Mer Jeu Ven ! ^ JV (Jl PL.* 1 2 3 4 6 7 8 9 10 11 13 14 1S 16 17 18 20 21 22 23 24 25 27 28 29 G nyi?12 19 26 ® M, l.( TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone : BEIsii 3361 ' cent te mot 25e minimum ooino-tant Xmioncea facturée* me le mot 40c minimum naissances SERVICES servi CES ANNIVERSAIRES GRAND’ MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2c par mot minimum de 30c FIANÇAILLES PROCHAINS MARTA-G ES M 00 ->ar insertion CONVERSATION ANGLAISE Conversation anglaise Cercle d'étude et j 1 eours particuliers Méthode pratloue et rapide.Institutrice possédant diplôme pé- j dagogtque bilingue d'Ontft-'o MA 1886 14-2-44 Oppo&onâ-nouâ aux Voies Elevées pour empêcher la ruine de nos QUARTIERS du NORD de Montréal.Il faut S’UNIR pour prévenir ce désastre Grande Assemblée CE SOIR à 8 h.30 A L'ECOLE LOUIS-HEBERT (Angle Beaubien ef 6e Avenue à Rosemont) L’autobus Beaubien conduit à la porte de cette école.Le public e t invité à se rend» e en foule Les dames sont bienvenues. VOLUME XXXV - No 30 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 X) (Saut Montréal et la banlieue) E -Unis et Empire britanniaue 9 00 UNION POSTALE IC 00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA 2.00 E -UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de r'À.B.C" et de la "C.D.N.A." LUNDI J FIVRIER 1944 Demain: PLUS FROID.MAXIMUM et MINIMUM! | Aujourd'hui maximum, 12.Même date l'an dernier.34.Minimum aujourd'hui, 8.Même date l’an derniar.26.BAROMETRE: 10S h.a.m.29.55; M h.am.29.50; midi.29.45.Chiffres fournis par Mm* veuve M-R de Meal4 4M °'-erbrooke est appt 8 Les institutions scientifiques, bastions de la défense nationale Telles les voit M.Karl Taylor Compton, président du M.I.T.— Doctorat honorifique décerné à ce savant physicien — Hôte d'honneur des anciens de Polytechnique — M.Théotime Lanctôt, de Hull, nouveau président L’hôte d’honneur du 2S4e dîner annuel de l’Association des diplômés de l’Ecole Polytechnique de Montréal, M.Karl Taylor Compton, président du Massachusetls Institue of Technology, voit dans les institutions scientifiques un précieux actif pour un pays.En un temps critique comme celui de la elles sont des L enquête sur la protection de Tenfance Le R.P.A.-M.Guillemette, O.P., suggère d'adapter au Québec le système en vigueur en Ontario, ! système omportant un surinten- | dont qui a droit de regard sur le personnel des oeuvres de protection — Les cas des garderies Le R.P.André-Marie Guillemet-te^ O.P., directeur du Conseil des ques rapprochent le Canada el les Œuvres, a témoigné, ce matin, de-Etats-Cnis, il existe aussi des liens j vaut la commission d’assurance-ma-culturels et scientifiques.Près d’u-j ladie qui enquête ces jours-ci sur ne irenlaine de polytechniciens de j les problèmes de l’enfance dans la Montréal sont allés parfaire leurs province de Québec et, incidem-études de génie au M.I.T.nient sur celui des garderies.M.Compton fait observer ensui- * .te que les circonstances l’ont mis dans l’occasion de faire des obser- Mgr Nelligan aux femmes de l'armée Les 25 ans du premier parlement polonais Messoge de l'ordinaire des forces ; Manifestation de la Ligue catholique canadiennes aux femmes catholi ques qui font partie des services armés Ottawa, 7 (Service des nouvelles du C.A.R.C.) — ‘‘Ce n’est pas sans émoi que je vous a polonaise hier — Allocution du consul général Brzezinski — Profondes racines de la démocratie en Pologne La colonie polonaise de Montréal , vu entr5r da.ns I a célébré hier le 25e anniversaire les forces armees pour prendre pla-jde la convocation du premier par-ce auprès de vos frères sur le lement de l’Etat polonais recons-champ de bataille.Jetais en proie trni» Deux manifestations Mort du sénateur de Lanada-rrance A mL c p v .j r .Arthur bauvé Exposition artisanale ou Cercle Uni- _____ versitaire — Prwence de l'abbé Vétéran du journalisme et de la po- cn litique — 22 ans député à Québec guerre, elles sont des réservoirs i , d’homme* de science et d’insié-1 «uerre ‘lans plusieurs pays allies a au mm es ue ^cieiu-e ll u ^ c-î^nain io mrmvpmpnf Hnm meurs de la plus haute valeur et du plus grand prix pour assurer la victoire.Elles sont même les bastions de la défense nationale, Les anciens de Polytechnique étaient unanimement heureux, samedi de voir au milieu d’eux le président du célèbre institut de technologie de Boston.M.Compton est, en effet, un homme considérable.Outre qu’il préside depuis plusieurs années déjà aux destinées de cet institut, il joue dans le monde du génie civil , et de renseignement “technologique” en général un rôle de premier plan.Porteur de nombreux diplômes et de nombreux titres scientifiques en plus de l’être de plusieurs doctorats honorifiques, M.Compton est avant tout uu physicien.L’un de ses frères l’est également et a remporté le prix Nobel en l'J27 Pour indiquer jusqu’à quel point M.Compton est considéré aux Etats-Unis, qu’on note seulement que depuis la guerre il a dirigé plusieurs missions scientifiques à l’étranger, notamment dans le sud du Pacifique il y a quelques semaines.L’énumération de ses présidences, de ses commissions, de ses comités, de ses bureaux, de ses associations est longue et variée.Dans le monde du génie et des sciences en général, le seul nom de M.Compton est synonyme de sa vant, d’administrateur, vations scientifiques relatives à la guerre dans plusieurs pays a 1! signale le mouvement opéré dans ce sens aux Etats-Unis et énumère les divers organismes scientifiques, Le tribunal d’enquête est présidé par Me Antonio Carneau, c.r., assisté du Dr Roméo Blanchet et de M.P.E.Durnford.Pour ce qui est des garderies, le '*«* Etats-Uni, ef faamêr.j Sit'rôS "pTr Te‘ fôl champ rte bataille, j étais en proie jtruit.à l’inquiétude.Quel exemple pou-! vait justifier une telle innovation?De quelles armes la nature vous avait-elle pourvues pour résister, non seulement aux dangers matériels, mais aussi au choc émotif et Félix-Antoine Savord — 50 pour 100 des enfants français tuberculeux à un degré avancé, déclare M.Taggart Smyth Deux manifestations ont eu lieu eu | fin de semaine au profit du comité Canada-F Près de quinze ans de vie politique fédérale — Funérailles jeudi matin à St-Eustache et inhumation à St-Benoît moral, d’une telle La célébration était arrangée par la Ligue catholique polonaise à Montréal.Le matin une messe solennelle fut célébrée à l’église polonaise de la Sainte-Trinité et le soir un banquet a eu lieu dans la j Ca/im/a-F^nce.constitué en vue de Sauv'tC'^.séSeSr’, a7ncienM chefbdî ecueilhr les dons en especes pour l’opposition conservatrice à l’As- denFraence,de “ * popu,a,lon clvllej semblée législative de Québec, et i s,,*, - ii' i- i • , ancjen ministre des Postes à Otta- Cerele 6 rnfvpr^faoîf* Uer SOr,r aU ' wa’ est morl llier «Près-midi à l’hô-Uni'ersita^re^j^u^ forme ; pHal Notre-Dame de Montréal II « .association?saj]e (jg ]a mème par0jsse un t rois années de guerre en ont four- • - ._ .i .ni la réponse: Trois années glorieu- dont le principal est l’Office of Scientific Research and Development.En Grande-Bretagne, la production de guerre se fait sur les données de trois organismes; le minis-tère 'des Munitions, l’Amirauté et le ministère de la Production aérienne.Chacun d’eux a organisé de vastes programmes de recher- mobilisés vernement sous la surveillance du | ministère de la santé, sont parfaite-; ment organisés et qu’ils répondent à un besoin.Certains ont voulu! voir, dit-il, dans l’organisation dej ces garderies, de la simple propa-j Bande de guerre.Mais je suis d’opi- i nion que_ de telles garderies de-j vraient être maintenues même en ; temps de paix, car il y aura tou-: jours des veuves obligées de travail-! 1er à l’extérieur de leur fover, des ! ches scientifiques et hommes de sciences et ingénieurs En Australie, on a eu recours à des j meres malades ou souffrant de déorganismes déjà en existence, tel j pression nerveuse qui auraient be-i que le Council for Scientific and jsoin momentanément d’un repos de] Industrial Research.; 2 ou 3 jours chaque semaine et qui! Quant au Canada, dit M.Comp- pourraient ainsi confier leurs en-| fants en toute sûreté à des fyirde- ton, vous connaissez mieux que moi l’excellent travail accompli sous la direction du Conseil national des recherches scientifiques et des Research Enterprises, Ltd.M.Compton dit sa satisfaction de la splendide coopération manifestée par les pays alliés en matière scientifique de manière à précipiter la victoire.Sans ces organismes, dit-il, d’une importance con-.;a,.,.„hlo Mal inns-IInies se- •teur, de conseiller émérite.Doctorat L’Université de Montréal estime qu'elle «’est honorée elle-même en conférant un doctorat, samedi « ir, dans le salon Bleu de l'hutel Windsor, en présence de près de 500 ingénieurs, la plupart de langue française, à M.Karl Taylor Compton.Mgr Olivier Mnurault, recteur de l’Université, a fait de lui un brillant éloge et lui a remis les insignes de docteur honoris causa en sciences appliquées de l'Ecole Polytechnique de Montréal.Cette brève cérémonie a été suivie du dîner annuel.Dans l’après-midi, M.Comrfon avait visité les laboratoires de l’Ecole Polytechnique et le nouvel immeuble de l’Université de Montréal, au sommet du mont Royal.Il a exprimé son admiration de l’organisation de renseignement de Polytechnique et de l’installation de l’Université.Déjà il avait eu l’occasion de visiter le laboratoire d’hydraulique, à Polytechnique, apport très précieux à l’enseignement de cette maison.Elections L’Association des diplômes de Polytechnique s’était choisie la veille les officiers suivants: Elu président par acclamation, M.Théotime Lanctôt, ingénieur en chef de la cité de Hull; vice-président, M.Jules-A.Beauchemin, ingénieur en chef de la Régie des Services publics; sec.-lrésorier.M.Henri Gaudefroy, secrétaire de la direction à Holytechnique.Les directeurs suivants ont aussi été élus: M.J.-U.Bernier, professeur à Polytechnique; M.C.-L.l)u-fort, regislraire de la Corporation des Ingénieurs professionnels de Québec; M.Guillaume Gingrus.entrepreneur; M.André Dufresne el M.Marc Trudeau.A l’issue du dîner, le nouveau président de l’Association, M.Théo-time Lanctôt, a porté la parole.Il a offert ses remerciements à tous «eux qui ont participé au succès du dîner et à ceux qui ont particulièrement contribué à assurer la venue de M.Compton à Montréal.(M.Aimé Cousineau fut particulièrement l’artisan de cette visite).Il a ensuite présenté M.Compton.M.Compton et le français Au moment de la remise de son doctorat honorifique, M.Compton avait répondu à Mgr Mnurault en français.Il avail remercié ITIniver-sité de Montréal de l’honneur qui est confiné.M.Compton s’exprime bien en français et il a prouvé par l'emploi de cette langue en celle circonstance todte la considération qu’il porte aux institutions d'enseignement supérieur de langue française à Montréal.Au dîner, après quelques nouveaux mots en français, il a poursuivi en anglais.Il a souligné que si des liens politiques et hislori- «**#.?**«**#**##***#****#** Avis au lecteur Depuis que le papier à journal est rationné, il arrive souvent que nous ne pouvons fournir les numéros antérieurs du "Devoir".Ces cas deviennent de plus en plus fréquents.Un moyen sûr évitera toute déception: retenir le "Devoir" d'avance chez le dépositaire ou s'abonner si on habite ailleurs qu'à Motnréal.é****Mt*«**«4*«*#*f«**f#« sidérable, les Nations-Unies ^se raient regrettablement en arrière dans cette guerre.Il ajoute que jamais dans les guerres précédentes, les institutions scientifiques n’ont joué un plus grand rôle que pen- _________ dant celle-ci.11 voit dans ces insti- de direc-1 tutions des réservoirs d’ingénieurs et d’hommes scientifiques de plus haute valeur, ainsi que des bastions dans l’organisation de la défense nationale.L'après-guerre Le conférencier d’honneur s’arrête ensuite à l’après-guerre.Quand viendra la démobilisation, dit-il, soldats, aviateurs et marins désireront perfectionner leur instruction et obtenir des diplômes.Ces institutions devront s’adapter au problème que cet afflux de jeunes gens posera.Tout d’abord, en les acceptant, elles contribueront à remédier au chômage possible, deuxième-menl, elles maintiendront par là le niveau scientifique et intellectuel de leurs pays respectifs.M.Compton avertit ses auditeurs que le financement des institutions scientifiques posera un problème aigu.Aussi bien celles qui reçoivent leurs subsides de l’Etat que celles qui les reçoivent de Fondations verront leurs revenus restreints.Le problème sera d’autant plus délicat que les salaires académiques n’ont pas crû pendant la guerre à un rythme égal à celui des travau-leurs en général.M.Compton termine en exprimant l’espoir que le public se rendra de plus on plus compte de l’importance et de la valeur des institutions scientifiques et qu il les considérera de plus en plus comme des actifs de première valeur pour les nations respectives en temps de crise comme en temps de paix et qu’il leur accordera son appui moral et financier.M.Frigon remercie M.Augustin Frigon, président de la Corporation de l’Ecole polytechnique cl directeur adjoint de Radio-Canada, remercie au litre de premier Polytechnicien à être allé étudier au M.I.T.M.Compton.Il rappelle l’atmosphère studieuse qui règne nu Tech et confesse que les années passées là-bas furent parmi Il ex- snnee rte tous les ingénieurs qu ait, au retour d’une longue mission nu Pacifique, accepté de bien vou-1 Un tel surintendant,''chez nous v^.site.^U^foutc^ue'^Po/ytechnique j • 'e.P^re.Remette, devrait prend avantageusement exemple ries parfaitement surveillées et con- ! trôlées par l’Etat.Répondant à une série de ques-! tions de Me Garneau, le directeur ] eu Conseil des Œtfvres a aussi Irai- ’ te du cas des filles-mères et des enfants illégitimes.Il dit que ces fii-les-meres ne sont pas suffisamment protegees et que l’Etat devrait voir a ce problème.Ainsi, dit-il, on est trop pourtant porté à manquer à la charité chrétienne en jetant la pier-! re à ces malheureuses filles-mères! dont la majorité, à Montréal du moins, ont 23 ou mollis, dont Ta ma-! jonte aussi viennent de la campa-! gne et sont employées comme do-! mestiques.Le Père Guillemette dit que trop d employeurs n’assument pas leurs responsabilités envers leurs domes-uques.Ils ne se préoccupent pas de leur accorder les loisirs suffisants ni de leur procurer des distractions saines.Le Père Guillemette dit qu’il existe à Montréal à peine un ou deux centres de loisirs où les jeunes bonnes venues de la campagne puissent se distraire sans etre exposées aux dangers de la La partie la plus importante de ta seance a porté sur des recommandations faites par le Père Guil-lemelte à la commission d’enquê-te, à la suggestion du président.Le Pere Guillemette, avant de venir a Montréal et de prendre la direction du Conseil des oeuvres à la demande de Mgr l’archevêque, avait déjà eu l’occasion d’étudier de près les oeuvres sociales en Ontario.Il en est arrivé à la conclusion que la comparaison entre l’Ontario et le Québec au sujet de la protection de l’enfance, est nettement désavantageuse à notre province.11 a expliqué en détail le fonctionnement du système de protection de l’enfance en Ontario ainsi que celui du système new-yorkais des Foster homes.On pourrait, dit-il, emprunter avec avantage à ce dernier système.Quant à l’organisation des oeu vres de l’enfance en Ontario, ’e Père Guillemette exprime l’opinion qu’on pourrait l’appliquer avec beaucoup de succès et d’avantages chez nous tout en l’adaptant aux conditions spéciales de la province ! de Québec.Ce système ontarien, qu’on appel-; le la-bas l’Aide à l’Enfance, est ! constitué par un surintendant dési-: gne par le gouvernement et qui! exerce un contrôle sur les quelque j .>1 ou 52 sociétés de protection de^ 1 enfance réparties un peu dans lousl les districts de l'Ontario.Ces sodé ! tés agissent comme les officiers du ! gouvernement.Elles ont la responsa- j i ir- ,.„,i„ ,iD o, vie u ex- b.il!té de s’occuper des enfants illé-! les plus U tondes de sa vie.Il ex j çtimes, de prononcer la déchéance j prune a M.Uompton jajeicnnni.( (jes par e|c.t mais ]e surinten-i I dant a le droit de regard sur tout Je j j personnel de ces sociétés V/ Il j * * ‘ Polytechnique _ de oir d’abord du jugement, ia con- ' naissance des méthodes employées j avec succès ailleurs, qualités qui lui j seraient indispensables pour guider' et orienter nos oeuvres de proter-! tion de l’enfance.A une question de Me Garneau, le! | Pere Guillemette accorde que quel-1 que chose a déjà été fait riiez nous! ses, dont les exemples de courage n’ont jamais été égalés dans l’Histoire; années qui décrivent comment un défi fut courageusement accepté et magnifiquement relevé.” Ainsi débute le message que vient d’adresser le commodore de l’air, Mgr Charles Léo Nelligan, ordinaire des forces canadiennes, à toutes les femmes catholique^ qui font par tie des services armés.“Il en est encore parmi nous, poursuit Mgr Nelligan, qui se sou viennent que des épouses et des filles soient allées partager les charges^ et affronter les périls qu’entraîne l'établissement d’un foyer en des lieux sauvages.Les vastes fleuves et les lacs de notre immense pays ont vu se mirer dans leurs eaux les formes gracieuses des jeunes Canadiennes qui, avec leurs maris, jetèrent les bases d’une civilisation chrétienne dans un monde nouveau.Mais chacune d’elles jouissait de la douceur et de la protection d’un foyer.Votre sacrifice dépasse le leur, car la récompense égalait leurs efforts.Vous faites face à des périls plus mortels.Si elles échouaient dans leur entreprise, elles seules en subissaient les conséquences; mais un échec dans votre mission peut non seulement être funeste à vous-mêmes et à vos compagnons et compagnes, mais détruire l’oeuvre que l’Eglise et vos courageux ancêtres accomplirent dans le passé au prix de combien de peine.“Quel privilège est le vôtre! Porter bien haut l’idéal de la femme chrétienne à l’intention des hommes qui côtoient la mort.Au milieu du carnage et de la bestialité du combat, leur inspirer de pratiquer fidèlement les vertus dont les circonstances de lieu ou de temps ne sauraient changer le prix.Encourager, réconforter, consoler.Etre le lion qui les unit au foyer et à l’honnêteté.Aux heures de découragement, leur rappeler que ces jours passe- r?nJ et q!!e 1.'a,rmure de l’honneur et de la dignité conserve son éclat si le eqeur demeure fidèle.Les guider sains et saufs à travers les ombres de la vallée de la mort jusqu à la vie qu'ils devront reprendre quand la victoire sera nôtre.Ou si, dans Sa sagesse, Dieu accepte le sacrifice de leurs vies, vivre à jamais dans la certitude que leur gloire céleste découle, en partie, de votre exemple et de votre fréquentation.“N’allez pas croire que j’exagère la portée de votre influence pour le bien; n’oubliez pas non plus que votre influence pour le mal est sans grand nombre de Polonais ainsi que les invités d’honneur canadiens y prirent part, notamment le maire de Montréal, M.A.Raynault, le sénateur W.-J.Hushion, le député T.-P Healy, M.A.-A.Gardiner, etc.Voici le résumé du discours prononcé à cette occasion par le consul général de Pologne, M.T.Brre-zinski.Il a souligné surtout les anciennes traditions parlementaires de la Pologne et il a rappelé que l’institution du parlement date en Polo-gne du XVe siècle.Le statut du “Nihil Novi” de l’année 1505 établit que le roi ne prononcerait aucune loi sans le consentement de la Diète composée de deux Chambres: du Sénat et de la Chambre des députés.A un certain temps le rôle de la diète et des députés était même tellement exagéré que chaque député avait le droit de protester contre l’adoption de chaque loi (Liberum veto).L’équilibre fut finalement regagné par la Constitution du 3 mai 1791 qui dès ce jour-là est devenue fête nationale polonaise.Cela constitue un autre exemple de l’attachement des Polonais aux traditions de la démocratie parlementaire.La première Diète constitutionnelle de la Pologne ressuscitée s’assembla le 10 février 1919.La première constitution de l’Etat ressuscité fut adoptée le 17 mars 1921.Dans les cadres de cette constitution la vie politique des parti* commença à se développer ainsi que l’activité des grands parlementaires polonais Witos, Da-szynski, Dmowski, Korfanty, Ratai et beaucoup d’autres.La grande oeuvre de la réforme agraire ainsi que l’adoption d’une des plus progressives législations sociales en Europe furent entre beaucoup d’autres le résultat des efforts des premières diètes polonaises, Au premier plan des parlis politiques on voit bientôt le parti Populaire représentant la population agricole de la I’ >gne (constituant comme on sail .i moins 60% de la population), le parti socialiste polonais, le parti national-démocratique et le parti travailliste chrétien.Ces mêmes groupes constituent aujourd’hui la représentntion politique souterraine en Pologne occupée et ce sont leurs représentants qui sont membres du gouvernement polonais ainsi que du Conseil national à Londres, qui, en exile remplace Je parlement.Il faut accentuer ceci d’autant plus à présent, quand on ne cesse d’entendre et lire tant d’absurdités au sujet du “fcudalis-me polonais”.La démocratie polonaise ayant des racines si profon exposée usta> - - — .temps.d rani’rl » TL6"08" ^ ?rUclef’ I La dépouille mortelle est exp L autie a eu lieu sous foime de en chapelle ardente à Saint-Fi Smvth Cen annnnrn°nt w TaHfart ! chp> comté de Deux-Montagnes.Lê de on ^ d rr! — Une émis-* feoi;lf,^£'USn.Et,„.*rd1 Ub,de »lo» VT.'riçl'o dj Tok'ï'cfe | !.président des Canadian Vickers; 'fllimiHiV",1' rôn’ir Tir,"ui ,,T"p',',p''r'n i ¦ - - | japonais a coule un gros croiseur j allié aux lies Marshall, le 3 fé- ! vrier.Elle dit également que les Les restaurants et autres en-j avions et le» canons antiavions nip-j droits où l'on vend des repas n'ont pons ont descendu 92 avions du-! pas le droit de servir plus qu’une 'rant le grand raid contre la base seule tusse de thé ou de café à unjde Rabaul, en Nouvelle-Bretagne, même repas, sident de l’Alliance, M.Léo (juin ra compte à ses confrères des démarches faites par leurs délégués et des résultats obtenus jusqu’ici.Demoin le service du P.Louis Chognon Croiseur coulé Aimé Parent, et antres.I | ut »*«»i/nux 1 depuis jeudi.Le traitement des prisonniers de guerre New-York, 7 (AP.) —Sadao Igu-chi, porte-parole du ministère de l’Information japonais, a répondu aujourd’hui aux accusations lancées contre son pays par les Etats-Unis et l’Angleterre, disant que c’était pour cacher leurs propres crimes que les alliés accusent le Japon."Plusieurs des 2,400 femmes japonaises réfugiées dans l’école de Davao Alliés", dit-il.Il continua en disant, , ., , , ,, que lorsque les alliés virent appro-! Ancien professeur de philosophie cher les Japonais de Davao, ils fi- * l Unvicrsité Grégorienne de rent subir des liprtures inouïes aux ! ^°îne« le Père Chagnon était, de-prisonnier» ! pma quelques années, professeur Ue discours radiodiffusé de Ber- a11 scolasticat de l'immaculée-lin, était destiné au monde entier f'oncePlion.pour lui apprendre les atrocités qui I Son service aura lieu demain, à auraient été commises par Londres R heures, en l'église de l'immaculée- et Washington, # j Conception.leurs de l’Alabama.4 L’auteur de la lettre expliqu* que l’on a déjà, à Montgomery, capitale de l’Alabama, des plaques d* bronze où sont gravées les têtes d* ces deux Français mais que l’on M.Smyth parlait samedi sous les aurait besoin de leurs portraits auspices de la Ligue du progrès ci-! P0,'r peindre des tableaux que I on vique et du Bureau du service mu- s,|spfndrnit dans lune des salle* nieipal.Il a rappelé la généro- du Capitole., si té Up ia France envers les diffé- 11 a,nille du il sera heureux d ao- mu ue ia i rance imers les mne- iMr f0lIS ,es frais de j'impre*.rents pays dans e domaine des d.(1e des deux p(*.sciences et de la culture et son hos-j tr ùts pitatité proverbiale.Il a dénoncé! M.Raynault a immédiatement la guerre biologique des Allemands.; pri(-, M j,,',0.piiui Desro.siers, con* qui atteint la santé même de toute1 serVateur de la bibliothèque muni* la génération nouvelle.Des mil-j rjpnle, de faire les recherches nè* tiers sont morts de sous-aliment a-j cessai res, s’il n'a pas déjà les pho tion et d’autres ne sont que des tos demandées sous la main, pour squelettes vivants, en proie à tou-]les trouver et tes expédier à Mont-tes les maladies.j gomerv.Le magistrat a ajouté qu* II a annoncé que le comité Fran- la municipalité est trop heureus* ce-Ganada groupe les divers orga-j d’obliger par ce geste les citoyen* niantes de secours aux Français dé-] de l’Alabama et que, s’il y * de* jà existants, telle l’Assistance aiiX| frais, c’est Montréal qui les acquit-oeuvres françaises de guerre, butera.France combattante, etc.Il a ajouté! - que les secours ne peuvent parve-) nir immédiatement aux Français,; mais qu'ils suivront de très près les _____ armées d invasion.Le ministre La-j j a Commission municipale * aa-Mèche, des Services de guerre, a ] nonré re matin la nomination de M.donné son approbation à ce comité.; Jean Angrignon au poste de chef d* En ont pris temporairement la di-, bureau du srevice d’urbanisme d* rection: te sénateur C.-P.Beaubien Montréal, service dont M.Aimé Coart M.C.-W.Colby.Au service d'urbanisme Près du mont Cassin sineau est le directeur.On a annoncé aussi que MM.Marcel Parizeau el Percy Nobbs ont été j nommés ingénieurs conseils du mê» Quartiers-généraux alliés en Ha- nie service, et M.Alfred Boy, ingé-11e, 7 (A.P.) Les troupes nméri-l ntoir conseil; ils sont engagés pour raines grimpent les bailleurs au• une Période de .3 mois et leur r nord de Cassin.» sous un feu dW "miration sera de $300 par mol» Le Père Louis Chagnon, de la Compagnie de Jésus, est mort vendredi soir, à l’hôpital de l’Hô-, , tel-Dieu, à la suite d’une courte furent maltraitées par les ni,ladje.U était âgé de 48 ans.tillerie intense.Des obus sont torn liés à 500 verges de la fameuse ab-j baye du mont Cassin.Fondé par saint Benoît en 529, ce monastère fut le berceau de l’or-i dre bénédictin.L’on y conserve une collection de quelque 12,000 vieux manuscrits.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le mon que» — 3 sous le numéro.Téléphone* «u service du tirs ne BÉIair 3361* i il vous donnera P adresse i d’un dépositaire de votre voisinaae.chacun.Vent de mars por HENRI FOURRAT Volume d* 240 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" S3 LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI / t-tVKItK IV^ # VOLUME XXXV — No 30 Lundi, Programmes spéciaux » SADIO-CANADA: février 1944 | che cette nouvelle rubrique confiée A l'une ! des artistes les plus remarquables de l'heu-! re.A LES EMISSIONS DE RADIO-COLLEGE 10.15 p.m.LE I^OLKIGRE.— Mlle du- i voici le progranmie des émissions de tte Gaultier de la Vérendrye.l'anima- | Raqio-Coliège pour la semaine: Mce par excellence, pendant de longues binées, de la chanson de notre répertoire folklorique, Inaugurera aux postes fu secteur français de Radio-Canada, ce loir k 10 h.15.une série d émissions con-Eâcrées A son art.sous le titre: Autour de k vieille maison.Mlle Gaultier dont ra lanière est connue de tous fit ses premieres études sous le patronage de sir Wtl-trld et de ladv Laurier ainsi que de lord »t de lady Strathcona Elle a voyagé énor-nément en Europe et aux Etats-Unis, donnant des concerts, des causeries et étrillant les richesses folkloriques des réglons lu'elle a parcourues.Les chants des tribu-fcdlennes, ceux des Esquimaux, qu'elle a tecueülls et fait connaître ont enrichi le fomalne rie l'anthropologie.Les revues et lia Journaux lui ont consacr d'ailleurs kombre d'articles qui ont témoigné de Flntérét de ces travaux Ainsi donc, cette louvelle rubrique, Autour de la vieille palson, Intéressera les auditeurs non seu-jéinent par son pittoresque mais aussi par Mm révélations sur les choses du passé.Sous connaîtrons donc ce soir ce que ca- Lundi: è ht 30, L'âge des machines.Conférencier, M.Léon Lortle; 4 h.45, Ambroise Paré et la chirurgie.Conférencier, M.Louis Bourgotm 5 h., Le monde animal: Le homard.Conférencier, M.Jean-l ouïs Tremblay.Mardi: 4 h.30, A llatérieur des seigneuries conférencier.M.l'abbé Albert Tessier 4 h.45, Quand Marianne s'en allait au moulin.Sketch historique de Marie-Claire Daveluy; 5 h.Le médecin des plantes visite ses fleurs.Conférencier, M Emile Jacques.Mercredi: 4 h.30, Orientations: Le naturaliste Conférencier, le R P Alcantara Dion O.F.M.: 4 h.45, Les Invités de Ra-dlo-Collége.Sujet: Invitation A l'orches-tre.Jeudi: 4 h.30, les grandes villes: site, caractère, fonctions.Conférencier, M.Raymond Tanghe.Vendredi: 4 h 30.Les Instruments: 1s trombone, le tuba.Conférencier, M.Claude Champagne: 5 h.Parme et le Cortège, de Mme Annette LaSalle-Leduc.Pourquoi $612,000?.• • Qui maintiendra les colonies de vacances et les camps de santé, si la Fédération n'intervient ?Sommaire des postes locaux et» -U») «Uccvclej •.00 Programmes ou iflr r 1.5 Radlo-lournal.1.30 Entre les lignes.6.45 Mélodies du soir.7.00 Un homme et son péché 7.15 Métropole.7.30 BBC.eu français.1.45 u fiance» au commando K .U Défilé «e h, victoire ,30 Frères d'Armes.«.00 Romans 'yrlques Victor (9,30 En service commandé.M OU Ncuvellee io 15 Le mortel baiser.10 311 Orchestre ll.OOMuslqur de danse 11.15 Programme musical 11.28 Nouvelles CBM-940 KitocrclM •.00 Programme» du soir.•.15 itadie 'ouruai 6.25 Intermède.6.30 Musique.• 45 Nouvelles de BBO 7.00 Albert Pratt, violoniste.7.30 L’hygiène dentaire.7,45 Gommentalrcs 8.00 En service commandé 8.30 Forum agricole.9 00 Music-hall.9.15 Jauserle.9 30 En esrvtce commandé.J Radio-journal.1015 Revue dé- Evénements de la semaine 10 30 Information, please.110O Nouvelles de BBC.11.15 Causerie.CRAC-ÏÏO snocyrlet 6 00 Vie de famille.8.15 Quelles nouvelles?6.30 Le forum des sports.6 4ü La pièce du lour.'•i Nouvelles 7.00 Le docteur.7.10 Originalités 7.15 Mot.J'ai dit ça 7.30 Ln famille Jollcoeur.7.45 Parent chante 8 00 Amours de Tl-Joe 8 30 Le café-concert Kraft u.S.i Nouvelles 9.00 Théâtre Lux de Hol-l5Twood.toot Screen Guild Player» 1030 Neighbors.10.35 Piano populaire io-ia Nouvelles 10 55 Commentaires.11 00 Sport 12.00 Nouvelles CFCF-5S0 Kilocycles 8 00 Sérénade.8 1# Nouvelles-éclair».6 25 W hat's happening 6.30 Lucky melodies.6.43 Musique.7 00 Danse 7 18 Lum et Abae».7.30 Uncle Trot 7 48 Rex Battle planiste, fl oo lÆst w« lorget 9.00 Orgue et piano.B 30 Studio.9.4 Studio.1000 Novelettes 10 30 Nouvelles.10.45 Danse 11 05 Orchestre, il 55 Nmivellee 11.30 Orchestre.on- x* vf'log 12.05 Orchestre.CHLP-149f Kilocycles 6.OC Nouvelles.8.13 Méli-mélo.6.25 Baseball R io Musique su demande T OO Heure familiale.7 00 Heure oréclsee.7 13 Causerie 7.30 il.Claude Bourgeois ’ il Oncle Troy.8 00 Studio.8.15 Orct de danse, 8.30 En Dleln voi 9.00 Le coup d'aventures Royal Canadien 9 30 Drame» ignore* 10.00 Métairie Rancour».17.13 La guerre et nous.L Mardi, 8 février 1944 Programmes spéciaux .Au cours de l’été dernier, 3597 enfants ont fait un séjour dans l’un ou l’autre des camps de santé ou des colonies de vacances aidés par la Fédération des Oeuvres du charité canadiennes-françaises.De nombreux bienfaiteurs contri-buenpri«t»ir*.— Uftorgt» F*UMMr.d t.-ectftur-g«r*nt. 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI ?FEVRIER 1944 VOLUME XXXV — No 30 I COMMERCE ET FINANCE BOURSE DE MONTREAL Lo total des vente* a #té de 12.195 action» et de 27.025 actions minière», en comparaison de 13.522 actions et de 3L 645 action* minière» vendredi dernier.5 FEVRIER Bel! Telephone .Brazilian .Can.Cement Can.Cement prlv.Can.Car .Can.Celanese .Can, Loco .Can.Pac.Ry .Con.SmeUinR Dls.-Seasrams priv.Dominion BridKe .Dominion Tar .Foundation Co.Hamilton Bridge .Holllnger .Haut lias Ferm .156 155-U 156 .23 22"4 23 7 6:» 7 .104 U, 104'ï 104'j.9 9 9 .3 .31'-, ll'J 31 ts .10s» lO'j 10',2 .40'.;, 40l2 40 Va .108»4 .2.5'h 103-U 108M .au 8'i su 16 5'j 5'i 5 H .U‘s IIs* ny.Int.Power .Massey-Harrls.8 Haut Bas Ferra 27 26 271, 8 211i 8 22 Mont.Power.22 Nat.Breweries .• 34 i Nat.Steel Car.151'4 la1* 15 * Ogilvie .25 Ottawa Power.8 St.Law.Paper priv.53;» • Ehawlrlgan.15'N I5|s Wlnn.Electric .6>s Ota Wlnn.Electric priv.63U .Banques : Montréal .151'* 151 151 Obligations : 11% I Mont.Power Notes .50’i ., 15 ’i fi i capital, à comparer à !«2,532,866 ou 81.16 l'action en 1042 et à $2,320,-263 ou $1.06 l’action en 1941.Mortde sirGeorges Garneau L'ancien maire de Quebec était âgé de 80 ans Québec.7.— Sir Georges Obi commandeur de l’ordre de St-Grégolre le Grand, Chevalier de la Légion d'Honneur, 1 o si I n il mu fi nn ne 1ère île In coin- ! es - décédé, samedi après-midi à 3 h., à sa Ld Sltuauon nnanciert ut la 1 UI“ dtmeUre, 136 Grande-Allée, où 11 était pagnie a rentorci Cluvantage.A Id malade depuLs quelques semaines.Il éta.t fin île 1913, le bilan indique un maire de Québec lorsque cette ville célé-fonds de roulement de $5,416,152 «£«,£2 au lieu de $2,356,445 a la fin de l’exercice précédent.Les espèces en caisse, les prêts à demande, les fonds d'Etat et les placements temporaires sont passés de $6,405,209 à $7,250,777.La partie remboursable de l’impôt fédéral est LE CURB DE MONTRÉAL Valeurs Ouv Haut Ferm Valeur* Ouv Haut Ferm Abitibi Abitibi 6- priv 2", 23i .32** 32'2 23', 32'2 Power Corp priv.Standard Clay .95 .S-T» S»a S"4 C, D Sugar .20 20 20 Walker .00 Do 53 Can.Marconi ., Can.P & P.Inv.priv.2>8 2\ 6% 6&a 2L, 6% Mines: Aldcrmac .15 15 15 Cassidys (cfcs) .20 » 200 200 J M Consolidated .3‘a 3 3 912 Com.Alcohol .2H 2^ 2-H Joilet-Quebec .91 a 9»,2 Consolidated Paper .ti'j 6% 6", Perron .101 101 101 Donnacona .7J4 7sa 73.4 Siscoe , DDVjt D3 55 Eastern Dairies priv.33', 337, 33 T, Sullivan .175 175 175 Ford a .KacLar n P.& P.24 .20 vi 20U 20 V* Huiles: Homo OU .345 345 345 BOURSE D E DES MINES TORONTO fut le président du comité d'organisation des fête* mémorable» auxquelles assistèrent le prince et la princesse de Galles, qui devinrent deux ans plus tard, leurs Majestés, le roi George V et la reine Mary.Président de la caisse d’économie Notre-Dame de Québec, sir Georges Garneau ¦ .I cte.it aussi vice-président de la Banque mamie- Canadienne Nationale, membre de la So- nant de $1,118,893.Lt’S comptes et \ clété Royale, Il fut président de la Com-effets à recevoir sont en légère aug-i mlssi0?1 ùes.champs de bataUle.histort-inentation.Au passif, le princij^a changement est une diminution cfe la dette obligataire de $82,159,000 à $79,935,000; les comptes à payer accusent une baisse de $2,051,078 au total de $3,434,631.que* de Québec, auxquels 11 consacra tant da dévouement.Il était aussi membre du Conseil national des recherches scientifique».Sir Georges naquit à Québec le 19 novembre 1864, fils de Pierre Garneau, ancien maire de Québec, ancien ministre dans le cabinet Honoré Mercier (1887), conseiller législatif, fondateur de la mal-., , , i son Garneau, limitée, et de Charlotte-Cé- Ali sujet des opérations du (1er- elle Burroughs.Il avait épousé Marie-Al-nier exercice, M.James Wilson, pré-i ma Benoit, fille du major Alphonse Be-sident mentionne mie lec mène* noit, ancien sous-minlstre de la milice a , , ¦ ’ , ' .^UC Us ,UMn“ Ottawa.Lady Garneau est décédée 11 y a ont fonctionne ù jnein rendement 1 qucicjuss annécf?.OU à peu près, et que la demande Notre concitoyen étudia au petit séml- tl’éneraié nerm-inente ¦.été en i nalre cl?Québec, à l'Ecole polytechnique, d enei „ie pumantme a etc en au» ; oll u 0i,tint le degré de bachelier en scien- mentation soutenue, La production çç appllQuèo.avec grande distinction.Il et les achats d’énergie se sont éle- abandonna la pratique du génie civil pour vés -i 7 lia million', ,1b l-, if entrer avec son père, à la maison P.Gar- ms a /,>> 3 millions dt Kliowat.s-I neiul et nls umttée, qui devint subse heure; c est le plus haut chiffre , quemment la compagnie Garneau Limitée, dans l’histoire de la compagnie, et ^ dont 11 était président depuis nombre il se compare a 7,314 millions en ! d'amlécs’/u moment de sa mort 1!!.!.A cause des restrictions im* {JLu^Utulairc"^ «Mmte anNyüque et posées par le gouvernement, l’ex- membre à vie du bureau des gouverneurs Bombardements alliés Lodnrcs.7 (C.P.) —- Des bombardiers des Etats-Unis ont pilonné hier la côte fortifiée de l’Atlantique et les aérodromes allemands du nord de la EYance pour la deuxième journée consécutive.Dans la nuit de samedi à dimanche, des bombardiers légers de la Royal Air Force avaient encore bombardé Berlin et d’autres objectifs de l'ouest de l’Allemagne.Les opérations de la journée d’hier ont coûté aux Alliés 1! appareils dont 4 boni* bardiers lourds, mais les aviateurs alliés ont, de leur côté, descendu 17 appareils allemands., , Les attaques de la journée de su-J a.u|9Lir, 1111 due des dommages con-medi ont fort endommagé six im-! siderables ont été infligés aux Ja-portants aérodromes allemands et I P?nals au sud-ouest de la Birmanie détruit ou avarié au moins 37 ! 011 les forces de l’amiral lord Louis La guerre sous^marine New-York, 7 (C.P.) — La semaine dernière, pour la cinquième semaine successive, aucun vaisseau n’a été coulé par les sous-marins dans l’ouest de l’Atlantique.Dans ces parages, depuis l’entrée en guerre des Etats-Unis, les sous-marins de l’Axe ont coulé, d’après des sources non officielles, plus de 7UU navires alliés et neutres.En Birmanie Nouvelle-Delhi, 7 (C.P.) — Les quartiers généraux alliés annoncent avions allemands sur le sol.La radio île Vichy a dit que des bombes étaient tombées hier sur les quartiers sud-ouest de Paris où elles auraient causé des dommages et des pertes de vie.Perte de 500,000 livres de viande Québec, 7 (C.P.).— Les inspecteurs fédéraux, provinciaux et municipaux de la viande à Québec ont condamné 590,000 livres de viande Haut Ferm.Haut Ferm.3500 Acme .9 G 9'! 2900 Malartlc .360 360 44400 Ala:, .161 158 6000 Man.& E .2U 21/4 15! o A de: mac .16 16 1000 Maralgo , , .6'., 6T2 700 Aquar .62 61 900 McKenzie .• » .143 143 8330 Ar.ton .13 13 700 McLellan .4L 43,4 Gi.O Aunor .380 380 1000 Me1' ttie .934 9K 37870 Bagamac .21 20 600 McWatt .20 20 21200 Bear .56'2 56 ',2 300 Mm Cor - , .199 196 4600 Bca.tle .225 218 12500 Mid-C.36 35 *'vj 2010.3 Biüqood .55 55 4000 Niplssing .• • .275 275 410 Bobto .9 0 4C00 Norgold .12» 2 425 Brazilian .23 23 800 Nor Can.61 61 3000 Br Dom.74 74 2000 O'Brien .160 159 4300 Eroulan .81 81 12210 Omega .34 34 5000 Buff Can.9 8 3000 Pacaita .1 4 3225 Cal.Ed 205 205 500 Pamour .135 VJi 500 Can.Malarttc .70 70 30C0 Parten 534 1750 Cen Pa .174 6400 Paymaster 37 1200 Ccn Por.12':, 12'i 7C0 Powell .143 143 5130 Chester .164 162 600 Premier .100 1150 Co.Will .193 192 750 Preston .- - .205 265 3000 Conlarum ., 160 156 4400 Queenstou * * * • .120 119 500 Denison .3 3 6500 Que mon .43 42 1500 Duquesne , .13 12 1000 Reno , .Tf* .5'.2 5 500 Fed.Kirk.6 6 1200 Roche „ .9-, 9*2 500 Franco .40 40 5C0 St.Ant.^ 4 15C0 Glenora 4 1 3 1000 Senator .45'.i 45 5700 Goldt Gat 13 13 MOO Sh.Ck .100 1000 G.Bousquet .5 5 1200 Sherrltt .72 72 1000 Gunnar .19 19 8300 siscoe .56'., 500 Halcrow .8 8 669 S'.aden .68 68 500 Halliwell , .3% 2000 So Pet .4 4 7600 Hasaga .57 57 1300 Steep Rock .220 220 620 Home .343 345 1100 Sullivan 174 1000 Howie .27 >4 1050 Upper Can .227 227 885 Nickel .30 30 •'00 Ventures .850 650 I.'IOO Jason .33 33 4000 Vermllata .18 17 Vj 1000 JM Cors.3's 3% 3500 Wilt Co.mi 12 h, 12800 K, Lake .113 111 1000 Wrt H.320 315 500 Label .14 14 3000 Ymir .4 4 2700 twitch .117 115 CURB 850 LU LL.103 108 5500 011 Sel .5 5 2200 Macleod .240 6500 Oslsko 30 30 7250 Madsen .196 195 Total des ventes : 360,000.urale, M.Wilson déclare que Sa compagnie est prête à collaborer avec les autorités en ce qui a trait aux extensions du service actuel des que le permettra l'utilisation des matières premières indispensables._________________ _ entreposée par une salaison et par ^TJtvt*^nr une vingtaine de bouchers.Ils ont declare que cette viande est impropre à la consommation.Il n’y a pas eu saisie, mais défense d’en vendre le moindre morceau.La plus grande partie de cette viande sera détruite.a au moins trois semaines, boucher a commandé deux veaux.La salaison les lui a livrés, mais il a remarqué qu’ils donnaient des signes de vieillissement.L’inspecteur municipal Joseph Lachance tension de la distribution au détail Ue l’universii^ l*vM: dateur en droK, sera qet et de Iclpctri fientinn mr-il*.,u.honoris cia usa.de 1 université de Toron-o, .m ut i eiecinncauon rurale a ete i de runlverslté Mcgiii et de Bishops Col- J1 Y * j limitée.Au sujet de 1 electrification leg?u.iversity, un bouc ! rurale, M.Wilson déclare mie in Survivent â sir George: trots fils, MM.veaux.b -e0-a K; Lu?neneéPou?e5d’A^ 1 appela la compagnie qui répondit Rivard, c.r., et Aline, épouse de qu elle les avait pris a 1 entrepot Marché des oeufs et de la volaille Los arrivages courants d’oeufs sur ce marche sont assez abondants et l’on note quo les expeditions triées reçues des réglons avoisinantes sont plus volumineuses.On signale un léger ralentissement du trafic sur toutes les catégories dans les magasins de détail, et quelques-uns des grands établissements annoncent les oeuts a des bas prix spéciaux.A la fin de la semaine dernière on a eu recours à des rabais dans les prix et ceux des oeufs de la catégorie A gros, qui commençaient i a accumuler, ont fléchi légèrement.Cependant, 11 y a une forte proportion des legs University, Survivent â sir George: trots fils, MM, P.-Léon Garneau, c.r., vice-président te la compagnie Garneau Limitée, J.-Henri Garneau, secrétaire et assistant-trésorier de la même compagnie, et Jean Garneau.LL.L.: trois filles: Jeanne, épouse du major totne _________ _____ -.George Donohue, président de la compagnie Donohue Brothers; cinq belles-filles: Mme P.-Léon Garneau, Mme Georges Garneau, épouse de feu Georges Garneau, décédé en 1937, Mme Paul Garneau, épouse de feu le Dr Paul Garneau, décédé en 1941, Mme Henri Garneau, Mme Jean Gar-i neau: ses petits-enfants: Mme G.-René Fournier (Audrey Scott), Suzanne Gar-1 ncau; Madeleine et Georges Garneau; Robert, Edouard et Pauline Garneau; Yves et Louise Garneau; Claire.Suzanne et Jean Rivard.Il laisse sa belle-sœur, Mme Edouard-B.Garneau, épouse de feu Edoii-ard-B.Garneau, conseiller législatif, décédé en 1911.plusieurs beaux-frères et de nombreux neveux et nièces.En Yougoslavie BOURSE DE NEW-VORK fédéral.L’inspection de toute la viande dans cet entrepôt suivit.L’inspection de la viande se poursuit dans le reste de la vîlle.Réunion des anciens de St-Laurent, ce soir C’est ce soir au Collège de Saint-Laurent qu’aura lieu la réunion mensuelle des anciens élèves de * cette institution.Tous les anciens sont cordialement invités.__________ Londres, 7 (C.P.) — Le grand stocks d'excédent dirige* vers l’Officé des 0,iarüer général du maréchal Broz produits Sbéclaux ouotidlennemonl ( HUAI UCl SLUVI.al uu ,._______ _______ annonce cpie les partisans comniu nistes yougoslaves ont coupé les Valeur Ouv Haut Clôt Valeur Ouv.Haut Clôt.Allis Chaim.36’,4 36 36 Lambert Co 28', 28'4 28% American Car & F.35 34',» 35 L.O.F.Glass 43"» 43=8 43% American Locomotive .15':, 15 15'* Lies.& M.8 73 73 73 American P & L.6r(, prf 45 J , 4544 45", Lockheed 15"» 15", 15", American Roll, M 13r,j) 13-8 13»» Loews Inc 58% 58’» 58% American Smelting .37 37 37 Louisville & Nash 75% 75', 75% American Steel Found.25*» 254, 255» Mack Trucks 34'- 34', 34% American Tel.& Tel.157'a 157 157'* Macy Co 28'» 28 >8 28% American Tobacco 63 63 63 McIntyre Pore 49 49 49 Do .B 64 63'CU 64 Montgomery & Ward 43 l, 4 43', 43% American Water Works .6T» 6*8 61* National Biscuit 21=» 21"» 21=8 American Woolen 7 7 7 National Dairy Products 20', 20', 20% Anaconda 24'» 2Mj 24’'» National Distillers 30';, 30* 30% Armounr ill 5*» 5"a 5":s National Steel 58 Vi 57", 58% Atchison S.F 57", 571, 57 V» N.York Central 17 16", 16% 3% 3:J4 3:tt Norfolk & Weu-t 191 Vi 190", 16'., 191 Vi Baldwin C.T 19'4 19% 19', North Amerclan 16'.16=8 Baltimore * Ohio 7'# 6’, 7's Northern Pacific 14*» H', 14% 34,4 34 34 Ohio Oil 18 17'2 18 Bethlehem Steel as q 57% sa q Omnibus 10’, 10'., 10"., 14'4 14 Vi 14',, 45", 24 23’a 27*8 23=a Bohn Alum 45", 45", Pennsylvania RR 27 27% | 29'i 29’2 29» j 50 49 V, 44'4 50 Brigg's Mfg 27", 27-v.27", Phllllpps Pete 44% 44*a 12;\, 12 3 4 12:lt 11 v; 11 Va IMi 553i, 23»,« 9 234 23 3 4 55",i 14 55 Canadian Pacific 8‘, 9 Public Ser.of N.J 13% 14 Case J.I 34"t 34'a 34", Pullman Inc.A 40=8 39% 40% Celanese C 37 S 37»b 37"a Pure OU 15', 15% 15% Ch & Ohio 46 45 "a 46 Radio C.V.Prf.71 "8 71 71 Chrysler 78", 78 78" 0 Republic Steel 17 16% 17 243a 24a8 243a 39', 391 « 39% Col Gas & El 41* 14" a 4 Vg 85 84».j 84% j 24! * 15 13 Shell Un.Oil 24»2 24% 10% Contin ntal Can 33 H 33'.,| 33 G Sinclair Oil 11 10’8 Curt.'ss W.A 165„ 16-'-s 16*b Soeony Vacuum 12',4 12% 12% D, ere 6c C N 38 U 38', 38', South.Cal.Ed 23=8 23% 23% Delaware & Hudson .21 20", 20"', Southern Pacific 27'a 27 27% Dome Hines 23'8 23'A 23'* Southern Railway 23', 23 23V, 137-S 1371* 137»* Do Prf 45 14% 25% 45 Electric Auto Lite 38M 38', 38', Sperry Corp.25'4 25 Vi Electric Bo.! 10\ 105a 105» Standard Oil of Cal 35’, 35% 35% Fllatkcte 19-L 19"., 19", Standard OH of Ind.33', 33% 33% General Am.Trac.44', 44 M, 44 Va Standard OU of N.J 52» .52% 52% General Food 4H4 41 41 Studebaker 14=8 14% 14% General Motors 52 V, SHa 52 la Texas Corp 46", 46% 46", Goodrich 40''„ 40*» 40\ Twentieth C 21’* 21", 21% Goodyear 37"« 37'a 37"b Union Bag 5: P 9',2 9"a 9% Great West Sng, 25»h 25" „ 25% Union Carbide 78'„ 78 78 203h 20 203a 09 Vi 99 Vi 9914 Hiram Walker 49'.; 49 49’, United Aircraft 28 >4 28", 28% 43V 2 4234 7aa 43»., 1 » o l’» Ur 7'» 33'b 7»-.United Fruit 773« 77 77% Howey Scund 33'.j 33'h United Gas Imp .2'i 2% 2% Hudson Bay 23’» 23", 23", V.S.Rubber , 40» 3 40", 40»-* 13 12‘2 13 u.8 steel .52 51% 52 Interlake Iron TV, 7;, 7 Vi Vanadium Steel .18*„ 18% 18% 30:,r 30*8 .41 » 2 41 »v.39»4 41% 39% Int NI eke-i Ltd .27 \ 27 27 .39"a Kresge S.S 22'* 22'» 22'j, Youngs.S.& T .36', 36% 36% jevo, le cap Allemands continueraient d amener de nouveaux renforts en Bosnie et ils auraient massé des réserves dans la région de Rogatica, à 30 milles à l’est de Serajevo.De violents combats se poursuivent dans la province de Lika, en Croatie, près des villes de Brinje et de Zuta-Lovka.Les Allemands se seraient fait tuer 150 hommes à Perusac, à 10 milles au nord de Gospic sur Sa principale ligne de chemin de fer Zagreb-Split.goslavcs avaient pre pris les villes de Kre nica, en Bosnie.récédemme sevo et de Foj- spéclaux quotidiennement, ce mouvement absorbant cinq wagons au cours de la semaine, eux petites expéditions ont été acheminées sur Terre-Neuve au cours de la semaine et il y a un grand nombre d’oeufs A moyens qui vont aux camps militaires.On cote les expéditions triées sur place ce matin aux cours suivants: catégorie A gros 38, moyens 33-33 1-2, poulettes 27-27 1-2, catégorie B 31-31 1-2.Prix du gros aux détaillants: catégorie A gros 38-41, moyens 36-39, poulettes 30-32, catégorie B 32-33.Prix du détail aux consommateurs: catégorie A gros 43-47, moyens 37-44, poulettes 31-37, catégorie B 37-40.Le marché des volailles vivantes a ôté plus calme et caractérisé par un plus faible volume des livraisons composées en grande partie de poules; la demande étant passable les approvisionnements ont à peine suffi aux besoins.Les poulets sont l’objet d’une bonne demande mais les recettes sont peu nombreuses et comprennent beaucoup de cochets.Il n’y a à peu près pas d’autres sortes de volailles.Prix des volailles vivantes pour la revente en gros: poulets de 5 livres et plus 27-29, moins de 5 livres 25-26; poules 5 livres et plus 25 1-2, 4-5 livres 24, poids légers 22-23.Les prix payés sont de un à deux cents plus bas.Dans le commerce de revente en gros le marché des volailles abattues est tranquille actuellement, particuliérement eu ce qui a trait aux poules et aux poulets légers qui sont peu demandés; aussi on fait des efforts spéciaux pour écouler les stocks considérables de ces oiseaux en mains A des prix réduits.Il est arrivé de l’Ouest plusieurs wagons de volailles mélangés achetés précédemment; quelques offres d’expéditions ont aussi été reçues de l’ouest de l’Ontario; mats les commerçants sont peu disposés à accepter des approvisionnements supplémentaires pour le présent, surtout si les envols renferment une forte proportion de poules, Ce sont les gros poulets et les dindons qui sont les plus recherchés, quand 11 y en a.Pour la revente en gros on cote les volailles abattues aux cours suivants: pou- \ „* ies moyens bombardiers anicn-lets de 5 livres et plus, catégorie A.nour- ; 11 .„„,‘ ii„i,.,.i i,.h;,or.ris au lait, 36 3-8, catégorie B, nourris au CaiflS Ollt attaque Ratl.UIi, a lait 34 3-8, catégorie B, 32 3-8, poules de 5 livres et plus, catégorie A 30-30 1-2, ca- M.Dansereau, agent de liaison agricole Québec, 7—M.Adélard Godbout premier ministre et ministre de l’A .Mountbatten ont consolidé leurs po sitions dans la jungle an nord-est de Bouthdaung.' C’est tout ce que les dépêches de samedi annonçaient sauf une attaque japonaise sur une position alliée, attaque qui a été repoussée.Au nord de la vallée de Tchind-win, où d’autres forces alliées ont pris position, les ennemis ont dû esuyer deux attaque» de la part des Américains, attaques qui ont causé des dommages aux Nippons sans toutefois que les Alliés en aient subi.Les avions alliés sont venus en aide aux troupes sur une grande étendue.Des bombardiers moyens et des gros ont attaqué les aéroports japonais à Heho et à Aoungban, 90 milles au sud-ouest de Mandalay, ainsi qu’une position ennemie près de Bouthedang et des bombardiers plongeurs ont attaqué la vallée de Tchindwin.Un groupe considérable d’ennemis ont été arrêtés par les Alliés; ils étaient en route pour détruire les positions alliées; deux de leurs avions ont été descendus et cinq autres endommagés.Des troupes chinoises entraînées par les Américains ont prêté leur concours au nord de la Birmanie, d’autres à l’ouest de Taro.Victimes de la guerre Ottawa, 7 (C.P.).— Voiic la liste des victimes canadiennes de la guerre dont Ottawa communique les noms: le lieutenant Louis-Jacques-Cyrille Benoit, de Montréal, tué au combat; le soldat Marcel-Edouard Landry, de Hock-Creek, Colombie canadienne, tué au combat; le soldat Robert Larocque, de Vancouver, tué au combat; le sergent Gérald-Hubert Guay, d’ïro-quois , Ontario, dangereusement blessé; le soldat Alcide Arsenault, de Tignish, Ile du Prince-Edouard b.es.se ; le soldat S.mon-Levie Leblanc, de Hubbard Point, N.-E., blessé; le lance-caporal Walter-Edmond Gariépy, de Victoria, Colombie canadienne, blessé; le soldat Jean-Léo Ledoux, de Stevenson, Colombie canadienne, blessé; le sapeur Alexis Fortin, de Clârkleigh, Manitoba, tué au combat; le soldat Robert Lévesque, de Maidstone, jskatchewan, tué au combat; le soldat Joseph-Réal Racicot, de Montréal, lue au combat; le soldat Laurence-Roy Paquette, d’Athabas-ka, Alberta, tué au combat; le soldat Joseph-Edmond-Wilbrod Couil-lard, de Lac au Saumon, tué au combat; le sergent Frédéric-Joseph Leguee, de Winnipeg, mort de ses blessures; ie soldat Alfred Laforest, de Stoney Point, Ontario, blessé; le soldat Joseph-Frédéric Cousineau, de Long-Branch, Ontario, blessé; ie soldat Raymond-Alfred Mercure, de Toronto, blessé; le soldat Marcel-Alfred-Charles Bédard, d’Alexan-dria, Ontario, blessé; le soldat Julien Barrette, de Montréal, blessé; le lance-caporal Bernard Hébert, de Montréal, blessé; le soldat Fran-çois-Archibald Allard, de Saskatoon, blessé; le lance-caporal Jo-seph-Amédée Dupuis, d’Edmontpn, blessé; le soldat Léo-Joseph Côté, de Thérien, Alberta, blessé; le soldat Eugène Bérubé, üe Cabano, porté disparu; le soldat Julien Cham-berland, de Montréal, porté disparu; le soldat Lionel Côté, de Cabane, porté disparu; le soldat Paul-, Henri Côté, de St-Antoine de Tilly, , i,».,.i porté disparu; le soldat Alexandre Dans les airs, la R.AT.a envoyé | ];)Ufour (je Montréal, porté dispa-ses bombardiers détruire un camp | du; le soldat paui.Emile Morin, de japonais a Sitsawk, d autres sillon- j gt-Roch des Aulnaies, porté disparu; le soldat Elishan-Joseph Ga- nent les eaux de la péninsule de Mayou; ils ont détruit 11 petits bateaux ennemis.deux lignes de chemin de ter stra-.gr}cuiture, annonce la nomination tégiques à l'est et à l’ouest de Sera- de p.-A.Dansereau, agronome, jevo, le capitale de la Bosnie.Les Comité consultatif sur la profession enseignante M.Léo Guindon, de Montréal, a été nommé à un comité sur l’emploi des instituteurs et institutrices au I cours de la guerre.C’est ce qu’an-M.Adélard Godbout, | nonce M.Humphrey Mitchell, ministre du Travail.Ce comité fut récemment établi pour conseiller le ministre sur gnon, de Moncton, porté disparu; le soldat Julius Tanghe, de Kinuso, Alberta, porté disparu."Voici la France de ce mois.au poste d’agent de liaison entre le l’emploi efficace du personnel li-ministère provincial de l’Agricui- j mité de la profession enseigna ture et les divers services fédéraux.Vu les difficultés qui surgissent constamment entre le ministère de l’Agriculture et les divers services fédéraux, M.Godbout es4 d’opinion que nous devons avoir un agent dt-liaison qui sera chargé de conduire à bonne fin tous les problèmes dont la solution exige des démarches auprès d’Ottawa.La guerre fait surgir, chaque jour, de nouvelles ques- __„ ._ fions, notamment en ce qui con- Les partisans communistes you- | cerne les approvisionnements de sIovps avaient nrécédemnu’nt re-.{QUtcS sorles Pt Ips nrnHnrtmn*: Dans le sud-ouest du Pacifique alliés du fé- Quârtiers generaux sud-ouest du Pacifique, le i vrier (C.P.) La grosse base japonaise du cap Hoskins, au nord de la côte de la Nouvelle-Bretagne, a reçu la visite de bombardiers vendredi, tandis que d’autres grosses unités s’attaquaient à Wewark, en Nouvelle-Guinée, pour le troisième jour consécutif et y laissaient tomber 3,000 tonnes de bombes.Un communiquné allié d’aujoiir-d’hui dit également que les gros bombarc" sortes et les productions agricoles de guerre.Dans un cas comme dans l’autre, c’est avec Ottawa que le ministère provincial de l’Agriculture doit transiger.M.Dansereau est diplômé de l’institut agricole d’Oka et il occu-paif le poste de directeur adjoint de l’Office de la main-d’oeuvre agricole, lors de sa présente nomination.profession enseignante.Vu la menace de pénurie, les instituteurs doivent maintenant obtenir un permis spécial du Service sélectif avant de quitter leur profession, M.Arthur MacN’amara, directeur du Service sélectif national, est le président du comité.Parmi les au-res membres l’on remarque: Mlle Bedyl Truax, de Montréal; le Dr ¦ ,, .C.-N.Crutchfield, de Shawinigan; | par l'-mile Vuillermoz.M, B.-E.Shaul, d’Edmonton; M.| L Ange, par Paul Haungot Frank Patten, d’Ottawa, et M.O.-V.-B.Miller, de Montréal.NO 43 SOMMAIRE Le quadrilogue invectif, par Alain Chartier.La parabole des ouvriers de la onzième heure, par Pierre-L.Claudel.Limogés, par Jacques Sorbets.Poète captif: Patrice de la Toui du Pin, par Armand Guibert.France, par J.-P.F.En France occupée: Les Const quences de l’armistice italien, Par ***.Images et visages de Syrie, par Stéphane Pizella.Littérature et musique: Le “Christophe Colomb” d’Arthur Honegger, Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamjis le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones su tervice du tirage Documents: L’armistice de ‘40 par le major Eddy Bauer.Chronologie.Revue des livres.Petites annonces.Au comptoir, 25 cents, par la poste, 28 cents.Service de Librairie du Devoir.Dans l’histoire des débuts du Texas, les Indiens barbotaient dans BEIair 3361 * : il vous donnera l’adresse j la pétrole pour guérir leurs rhuma d’un depositaira da votre voislnagr.Usines.tégorle B 28-28 1-2.poids légers, 26-28 nominalement; dindons de tous poids, catégorie A, 39 3-8, catégorie B, 37 3-8, catégorie C, 34 3-8.L'industrie du tournage du bois The Shawinigan Water and Power Ottawa.— L’industrie du tournage du bois comprend les établissements dont l’occupation exclusive ou principale consiste dans la , fabrication de manches, goujons, ment contrebalancée par l’encaisse- fuseaux, bobine*, navettes et au- Les recettes se sont maintenues au niveau record établi en 1942; la dette obligataire a sensiblement diminué; le fonds de roulement s’es! accru et les ventes d’énergie électrique ont atteint un chiffre sans précédent; tels sont les faits saillants qui se dégagent de l’état financier de The Shawinigan Water & Power Company, pour 1943.Après avoir affecté aux revenus de l’exercice 75% du rabais ordonné par la Régie des services publics sur certaines ventes d’énergie, la compagnie a réalisé des recettes d’exploitation de $23,088,890 à comparer à $23.291.283 en 1942.Cette diminution a été partielle- ment, à la rubrique des recettes di verses, d’un dividende de $281,275 ou de $1 par action payé par Shawinigan Chemicals Limited, ce qui a porté le total des recettes à $24,-331,712 comparativement à $24,-178,313 l’année précédente.Les bénéfices d’exploitation disponibles pour le service des intérêts.la dépréciation et les impôts fédéraux se sont élevés 5 $13,509.383 à comparer à 813,960,209 on 1942.Le service des intérêts a modérément diminué; les impôts fédéraux sur le revenu et sur les excédents de bénéfices ont aussi bais- se a cause du rabais mais la provi sion pour la dépréciation a été aug-) dans un rapport subséquen rnentée de 8100.000 au chiffre de ; toutes 1rs industries utilisant 1res produits de ce genre.11 y avait 60 établissements dans ce groupe en 1942, distribués comme suit: Québec, 30; Ontario, 21; Colombie canadienne, 6; Nouvelle-Ecosse, 1; Manitoba, 1, et Alberta, 1.11 y a un certain nombre d'établissements classés dans d’autres groupes industriels qui produisent de* quantités relativement faibles de manches, fuseaux et bois tournés en à côté.Les chiffres de la production totale de tous les groupes et des détails additionnels touchant cette industrie seront donnés sur le $3,000,000.Déduction faite de ces bois, frais, le bénéfice net s’est traduit par $2,367,385 ou $1.08 l’action de MEMBRES DE LA BOURSE ET DU CURB DE MONTRÉAL Facilités d'achat et vente sur toutes les Bourses.Renseignements à titre gracieux.225 OUEST, RUE NOTRE-DAME notsou MOI MONTREAL SAVARD A HART AVIS DE RACHAT PARTIEL navale et aérienne japonaise de la Nouvelle-Bretagne, y trouvant peu de résistance de la part de* ennemis.Quatre avions furent descendus, dont deux américains.Les quartiers généraux annoncent également que des bombardiers lourds ont attaqué le cap Hoskins ce midi, laissant tomber leurs bombes sur l’aéroport et en différents endroits, allumant des incendies.Le cap Hoskins est relié à la route d’Arawe maintenant entre les mains des Alliés.I n cargo de 3000 tonnes a pris feu à la suite de l’attaque contre Wewak.BANQUE DE MONTREAL fosori if* tu» DIVIDENDE NO 32! AVIS est mr les présentes donné qu’un /Y DIVIDENDE d’UN DOLLAR CINQUANTE par action sur le capital-actions payé de cette institution a été déclaré pour le trimestre en cours: ce dividende sera payable le et après le MERCREDI, le PREMIER jour de MARS prochain, au» actionnaires inscrits aux livres à 1 heure de U fermeture le 31 janvier 1944.Par ordre du Conseil B.C.GARDNER.Directeur Général.Montréal, le 18 janvier 1944.AVIS DE RACHAT La Fabrique de la Pauroisse de l'Exaltation de la Sainte-Croix Aux détenteurs des obligations 4flo de Diocesan Camp Corporation AVIS est p»r les présentes donné que.conformément aux clauses de t acte de fiducie et d'hypothèque passé par la Fa- - I brique de l'Exaltation de la Satnte-Croix, AVIS e&t Par les présentes donné qu'eu | n faveur de ls> Sun Trust.Limité-' en vertu des dispositions de l'aet.e de fiducie, passé devant Mc Lionel Leroux.le 20 mars 1939, Diocesan Camp Corporation rachètera avant échéance.le 1er mars, 1944.$49.000 d’obligation* au prix de 101.et * Intérêts couru* A la date de rachat Le* obligations atnal rachetée» portent les ruméro* suivant» : M3fi a Mfl,s inclusivement vo x st.poo D95 a ni32 inclusivement 38 x t 500 Les détenteurs de* obligations susdites sont requis, en conséqunee-.de présenter leurs titres, avec V attaché* tou» !e* rou pons non échus, è toute succursale de la Banque Canadienne Nationale dans la province de Québec, au choix du porteur.Le» intérêt* cesseront de courir sur lesdlte» obligations A compter du 1er mars 1044.DIOCESAN CAMP CORPOR ATION par : John L O'Rourke, pire, Montréal.31 Janvier 1944, date du trente mars mil neuf cent trente-.-.x.la Fabrique rachètera le 1er ncc* mil ruf cent quarante-quatre, au prix de 101 et.Intérêt* courus, toute» ’es obligation* portant Intérêt au taux de 5tr.en circulation.de l'émission de $80,000 créée par l'acte de fiducie précité.Tou* les détenteur» devront, présenter et I remettre leurs titre* pour rachat A cette dale du 1er mor* 1944, au choix du porteur.è tout*» *uceursale* de la Banque Canadienne Nationale dan.» '.a province de Québec, avec y attachés le» coupons échéant le ou après le ter septembre 1944 Le» obligation» non présentées pour paie-ment au tor mars W* cossoront EVO 1 R 7 février 1944 A quand la “passe dangereuse"?Faits divers Ihiiilt de la première uase) srovisions de munitions avant de le lancer dans la mêlée.Suus forme rtc réponses à leurs questions et rte productions de documentation | ministérielle, la gauche garnit dili- j gemment son arsenal à une source ifficielle pour la faire servir au uoment choisi.Les ministères sont mis à1 contribution et dépouillent une | partie de leurs tiroirs.Ils en ser-1 vent périodiquement des tranches à l’appel du premier ministre, ('es aveux—peut-être avec quelque restriction mentale, ou ’‘mensonges joyeux” — de la part du pouvoir, constituent quand même une mine j profitable de renseignements poü ! tiques; ils apparaissent aux Procès- \ verbaux de la Chambre et les jour ! naux les publient au fur et à me-1 sure de leur déposition.Le lecteur ferait bien d'en suivre la publication; sous sa forme sèche, la rubrique ‘‘Réponses à des questions de la gauche”, revêt l’intérêt d’une in-iormation de première main.Quant à la troisième “opposition”, celle de M.iîené Cbaloult, composée d’un seul membre qui se | trouve à la fois son parti et son j chef, elle est active et ne perd pas) une occasion d’intervenir, par des motions et des participations aux discussions sur les hills.Mais les groupes qui paraissent endiguer leur élan ne conserveront peut-être pas longtemps celte retenue.Le barrage se rompra vraisemblablement un jour ou l’autre et se répandra en une inondation oratoire.Cette irruption se produira, évidemment à propos du dis cours sur le budget que l’argentier provincial, M.Mathevvson, soumettra à la Chambre des députés probablement mercredi ou jeudi.Fief des députés Le contrôle de la dépense publique appartient exclusivement aux députes; les conseillers législatifs, aussi bien que la Chambre haute d’Ottawa et celle de Londres n’ont pas le privilège de pénétrer dans ce domaine.L’approbation du budget provincial est la chasse gardée des représentants directs des payants.Le débat peut alors porter ‘‘sur tout sujet d’intérêt public rentrant dans les attributions de la Législature ou du gouvernement de la province’’, et chacun des opinants a le droit de discourir une heure durant; on alloue toutefois plus de temps au premier ministre et au chef de l’opposition.On croit que la plupart des députés qui ont rentre leurs discours depuis le début de la session ne tiendront plus et voudront, au moins une fois, à propos du budget, donner un signe de vie parlementaire avant de se présenter bientôt devant leurs commettants.A moins que la surprise du raccourcissement des débats ne se continue; cela semble être la tactique de M.Duplessis, afin d'épargner du temps, et des deniers à la | province, e! M.Godbout lui en a : fait le compliment.L'accrochage — la “Passe Dange- ; re se”, diraient les gens du Lac ! Saint-Jean — se produira, croit-on.sur le bill de la Montreal Light j dont nous connaîtrons la teneur dans une quinzaine.Le gouverne- j ment joue une grosse partie, et, : sous l’aspect immédiatement électoral, se sert d'un outil à deux ' tranchants.Le projet de loi n'a pas encore revu sa forme définitive et le ministère parait attendre la réaction du public.M.Wilfrid Hamel assumera la lâche d'exooser et de défendre celte expropriation qui se relie à rétablissement d’une entreprise hydro-électrique provinciale.Le nouveau Code du travail Toutefois, le gouvernement a réussi à faire adopter sans grand encombre son Code du travail formule dans les bills 2 et 3.La gauche, chez les députés et chez les conseillers législatifs, a exprimé sa dissidence sur plusieurs points, mais dans un esprit de coopération et de diligence.Ces mesures ouvrières sont impératives depuis jeudi, journée de leur assentiment par le lieutenant-gouverneur.Ces lois entrent dans le domaine de l’application; c’est là où elles donneront peut-être lieu à des frictions el à de l'agitation de la part des meneurs d’unions, dans le cas particulier des constables à qui Ton interdit l’affiliation à “un autre groupe ou à une autre organisation”.Il appartient maintenant aux municipalités de faire respecter la nouvel!^ loi relative aux policiers qui sont de leur ressort et au gouvernement revient l’obligation d’en sm-veiller l’exécution â l'égard de la Sûreté provinciale et de la police des liqueurs.Les pousuites pénales contre les réfractaires (grèves ou autre contraventions) relèvent du procureur général de la province en attendant l’établissement de la Commission e s relations ouvrières, qui sera chargée de l’administration du Code Rochette.Le texte originaire ne prévoyait pas la juridiction du procureur généra! en l’occunence de poursuites pénales à intenter pour forcer des récalcitrants à l’obéis sance, sous peine de lourdes amendes.Lorsque les trois commissaires sont en fonction, ces derniers ou le procureur général pourront autoriser ces poursuites.Pouilleries La semaine parlementaire écoulée a été aussi témoin de la discussion tie trois motions d’un intérêt primordial; les deux premières avaient pour thèmes la surveillance des gar deries d’enfants, institutions que le travail féminin à l’usine de guerre a rnalheureuesment fait fleurir, et le problème at tristant des pouilleries dans lesquelles s’abritent des milliers de familles sous le nom de logements.La troisième motion portait sur le projet d’une plus grande solidarité impériale entre les pays britanniques, dont lord Halifax s’est constitué le lanceur à Toronto.' Sur cette question île l’impérialisme, l’expression d’opinion nationaliste de la part d’un ministre, M.Oscar Drouin, a causé une 'urprise à plusieurs.La discussion à ce sujet ajournée par un député nünistérie1.M.Georges Potvin, se poursuivra-t-elle ou la reléguera-t-on dans les oubliettes du feuilleton?(.es propositions d’ajournement sont parfois un truc habile pour procéder à l’enterrement d’une affaire embarrassante.Mais on le présume bien, le député de Lqtbinière veillera sur son enfant spirituel pour en empêcher l'inhumation par quelque fossoyeur expérimenté.Louis ROBILLARD Entrepôt ravagé par l’incendie, matin, rue Clarke Tué par un camion — Brûlés accidentellement -li tombe d'un échafaudage — Les vendeurs de cartes de hockey en Correctionnelle — Affaires de Cour L’n incendie qui a ravagé l’entrepôt de la maison Steinberg Groceteria Limited, 926 Clarke, a été mis sous contrôle par les pompiers samedi matin.Les dommages sont considérables.Le chef de district, M.L.Payette, rapporte qu’on a dû se servir de trois lances pour éteindre le brasier.Le pompier Lucien Boivin, du poste de la rue Notre-Dame, a été légèrement blessé et les premiers soins lui furent donnés à l’hôpital.Tué par un camion M.Armand Lavallée, âgé de 25 ans, 2168 rue Harmony, fut tué, et son frère Léo, 31 ans, 1276 Beau-bien est, a été légèrement blessé samedi soir quand les deux hommes furent frappés par un camion, sur le boulevard Taschereau, à un mille environ de Laprairie.Selon le rapport de la Sûreté provinciale, les deux victimes étaient près de leur auto arrêtée quand ils furent frappées par un camion conduit par M.Albert David, de Saint-Léonard de Port-Maurice.Armand mourut peu après son ar- ________________^ rivée â I hôpital Saint-Luc, et Léo: HMgar Leblanc, de Lachute, coupa- d’une agression,'mais selon les rapports des sergents-détectives Sylvia Bertrand et Henri Farmer, il appert que l’ho.iii.ie s e.-t blessé mortebe-nient lui-mén e en tombant, su" le pavé, l.’er.quftu du coroner f i ms truite sous !a présidence du Dr Pierre Hel.crt.Les vendeurs de cartes de hockey en Correctionnelle A la suite de l’enquête de i i Sûreté provinciale sur les organisations de loteries dans les usines de guerre, quatre prévenus ont été arrêtés et traduits en Correctionnelle samedi.Le juge Maurice Tétreau a condamne Joseph Brousseau à une amende de $100, plus les frais, ou a défaut de paiement 30 jours de prison.Charles D.Silverman, un autre accusé, a été condamné à $200 d’amende et les frais ou 2 mois de prison.Silverman était accusé d’avoir imprimé à son atelier, les billets saisis sur la personne de Brous-seau.On a retrouve aussi dudes milliers de artes de hockey prêtes à la distribution.Le programme provincial du Bloc.(suite de la page deux) lo Que le Bloc revendique la souveraineté absolue des provinces dans la législation ouvrière et socia-, le.L’Etat fédéral ne doit avoir que des pouvoirs délégués, limités, Iran sitoires, exceptionnels; 2o Que le Bloc doit encourager la multiplication des écoles techniques d’arts et métiers, des centres d’initiative artisanale, et prendre tous les moyens possibles, notamment par des allocations, pour en faciliter l’accès à tous ceux qui sont aptes à suivre ces cours; cet encouragement devrait se poursuivre durant la période de temps nécessaire à la formation de réelles compétences: j 3o Qu’il est nécessaire de payer ! aux professeurs de ces diverses écoles des salaires qui leur permettent de se consacrer exclusivement à cette carrière.Agriculture et colonisation Le Bloc populaire canadien préconise une vigoureuse politique d’agriculture et de colonisation pour l’établissement de la jeunesse en vue de l'après-guerre.Il est d’avis que le gouvernement provincial doit faire un relevé complet des fermes inexploitées autour des villes et des municipalités dans le but d’v établir les fils des cultivateurs.Quant à la , , colonisation, le Bloc populaire ca- nadien tient à un système coopératif qui tienne compte de toutes les .^ ,, , , données modernes d’exploitation du Emile Delisle, 1818 liachel est, et I soi e( q,,; ajt une ampleur mffisanU Ouverts de 10 à 6:30, samedi compris.L’âctuâlité (suite de la première nace) pes sur les abords des trottoirs, et soudain on les voit bondir, lancés comme des flèches vers la rive opposée.Mais brusquement, ils s'arrêtent et retournent au trottoir natal aussi brusquement qu'ils en étaient partis.Car une automobile carnassière a fondu sur eux.Haletants, l'oeil hagard, comme une bête traquée, ils se replient sur eux-mêmes, attendant qu'une prochai- ; ne éclaircie leur permette de non- j veau la périlleuse aventure.Homère a raconté l'odqssée du j prudent Vinsse, comment il erra des jours et des nuits sur les mers orageuses ou brûlantes d'un soleil implacable.Mais quel poète saura chanter les épreuves du piéton?Au moins Ulysse eut-il quelques moments agréables dans son périple! Mais pour le piéton, il n'a aucun moment de répit; jusqu’au moment où H rentre dans son logis où les sourds grondements du tram vont d’ailleurs lui rappeler la menace toujours présente.Mais le piéton ert victime de son manque de courage.Qu'il considère comment les humbles bestiaux ont su inspirer aux automobilistes, une terreur salutaire, presque superstitieuse.Qui n'a vu, par les clairs après-midis d'été, vers 5 heures, d l'heure traditionnelle du retour à l’étable, les longues théories de bestiaux sur les routes?Au loin voici qu’un point noir se dessine puis étincelle sous les rayons du soleil.Il vole maintenant à une rapidité vertigineuse.Mais soudain il ralentit, et bientôt ce n’est plus qu’un pauvre homme qui jure ou s'effon- dre résigné derrière la théorie des vaches sereines qui désormais ne.quitteront plus le milieu du chemin, que pour se jeter agréablement devant la machine si elle tente par une stratégie risquée de prendre le côté.Heines et souveraines de la route, elles dominent l’automobiliste, le camionneur, dédaigneuses aussi du piéton malingre.C'est que dès le début elles ont combattu l’ennemi, sans jamais reculer d'un sabot, obstinées, immuables.U g eut des centaines de victimes qui sont inscrites au champ d'honneur animalier; mais l'automobiliste n'a pas passé et il a dû s’avouer vaincu.MARCELLUS -Il-44 fut pansé pour une blessure au pied.Une enquête sera tenue aujourd'hui.Brûlés accidentellement Deux personnes dont Tune a etc hospitalisée, ont reçu des brûlures assez graves hier quand le liquide avec lequel elles nettoyaient un chandail prit feu dans un bocal.Les deux blessées, Mme L.J, Kaufmann et Mlle L.Davis, demeurent à 3563 av.Durocher.La première a été transportée à l’hôpital tandis que l’autre fut pansée sur les lieux.Bloc - notes (suite de la première pagel point.Or c'est dans le jour que la fréquentation universitaire est la plus nombreuse; des milliers de personnes, des milliers de professeurs, élèves mi autres ont à se rendre â la maison de la montagne et doivent redescendre de là-haut.Un service diurne d’autobus pour les gens de l’Université s’impose de toute nécessité.Et pour tout dire, l’embryon de service nocturne qui vient de s’établir ne correspond absolument pas aux besoins.Ca n’est pas à 8 h.30 mais à 7 h.30 que commencent les premiers cours du soir; des élèves et des professeurs doivent être présents à l'Université vers cette heure-là.Ces gens ont certes droit qu’on leur accorde autant de consi-l dération qu’aux amateurs visuels | de hockey, de boxe, de lutte, et au-| très spectacles dits sportifs.Emile BENOIST Morts subites Trois morts subites ont été enregistrées en fin de semaine é la morgue.Ce sont: M.Thomas Watson Miller, 68 ans, 461, av.Ash; Mme Jeanne Deslauriers, 38 ans.1900 av.Maisonneuve; M.Joseph Harry Gregg, 54 ans, 1161 av.Seymour.Une enquête dans chacun de ces cas sera tenue aujourd'hui.Familles chassées de leurs logis Saint-Jean, 7 (Spécial à la Gazette?— Un inceruiie d’origine inconnue a détruit hier un édifice de la rue Saint-Jacques, rasant deux magasins et chassant six familles de leurs logis.Personne n’a été blessé.Le feu prit naissance dans la boutique d’un savetier et se propagea en quelques heures aux étages supérieurs de l’édifice en bois.Des centaines de curieux ainsi que le maire se rendirent sur les lieux de la catastrophe.Les pompiers durent travailler sous une température glaciale.Désastreux incendies Canso, N.-E.(C.P.) — Un incendie a détruit complètement hier une école et un bureau de poste.Il ne reste que des ruines des deux édifices en bois.Les dommages sont évalués à $100,000.Ÿ * * Ottawa, 7 (C.P.) —¦ Deux incendies ont causé des dommages évalués à plus de $200,000.Le premier s’est déclaré à la résidence de M.H.S.Southam, éditeur du journal The Citizen.Le feu prit origine dans la cave et se propagea rapidement jusqu'à la toiture.On estime les dommages à $65,000.! Le seconcj causa des ravages con- ! sidérables à l’entrepôt de la Capital Storage Co., situé près de l’in-j tersection des rues Sparks et Wel lington, au centre d’Ottawa.blés d'avoir vendu des cartes, ont été condamnés chacun à $25 d’amende plus les frais ou à un mois de prison.Jeune homme détenu A la suite d’un assaut brutal sur un chauffeur de taxi et d’un vol de £5 sur la personne d’un autre homme, Blair Hogan, jeune homme de 19 ans, domicilié à Verdun, a été détenu hier soir sous l'accusation de voies de fait et de vol violence.Un de scs complices, âge de 14 ans, a été remis entre les mains des autorités de la Cour des jeunes délinquants, sous les mêmes chefs d’accusation.Les sergents-détectives Romuald Dubuc et Armand Fyfe, qui ont effectué l'arrestation ont déclare que le vol de $5 a été commis sur la personne d’un homme ivre, dans un restaurant au coin des rues Windsor et Saint-Antoine.Les détectives ont rapporté aussi que les suspects ont reconduit l’homme à sa demeure de la rue Bridge dans un taxi conduit par M.Rosaire Cardinal, 45 ans, 2077, rue Cartier.Cardinal fut attaqué en revenant à sa voiture.Il fut conduit à l’hôpital Saint-Luc où on lui fit 22 points de suture pour blessures à la figure à la tête et aux mains.Hogan doit comparaitre aujourd’hui en correctionelle.Accusés de vol M.WaUer-Patrick Edwards, 49 ans.ancien pensionnaire d’une institution de vieillards, stuée à 5141 Notre-Dame est, recevra sa sentence mercredi sous l’accusation d’avoir volé un radio à l’insti-tulion.La cause a été renvoyée apres qu’Edwards eut plaidé coupable à la mise en accusation samedi.L’enquête préliminaire dans le cas de Julien Douville a été remise à demain.Douville est accusé d avoir volé 150 livres de beurre alors qu’il était à l’emploi de M.Albert Lapierre, 1850, avenue Mont-Royal est.Le juge Maurice Tétreau a remis a mercredi la sentence de Jacques Sylette, 461, rue Iberville, accusé d’avoir volé 30 cartons de bière dans un wagon à marchandises de la compgnie du Pacifique Canadien a Hochelaga.Concours d'histoire naturelle , pour répondre à tous les besoins de naturel de notre 1 7-Il-44 Adootax Les CAFÉS, THÉS et CONFITURES de J.A.DÉSY, (Limité*) Qualité supérieure Montréal Les consommateurs peuvent acheter du beurre de pommes et des cerises au marasquin sans coupons de rationnement.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 161 *tt, S.-CATHCRINI Uvr&Laon partout directement de notre serre-chaude.H.1786-17S7 Ecoutes U teudi C.HX.P, Il h.U Il h.M Il tombe d'un échaffaudage M.Joseph Pomerleau, 6720, 2me avenue, Rosemont, souffre d’une commotion cérébrale et d’une fracture à la jambe â la suite d’une chute de 25 pieds d’un échafaudage.M.Pomerleau travaillait à la maison de son fils, 8770 Saint-Hubert, quand l’accident s’est produit.Il fut transporté à l’Hôtel-Dieu et son état est jugé très grave.Frappé par une auto M.Léandre-Hector Ethier, 49 ans, 3815 av.Laval, est dans un état critique à 1 hôpital Notre-Dame après avoir été frappé par une auto conduite par M.Menas Gregogieff, 1711 rue Saint-Denis, M.Ethier prenait le tramway du circuit Saint-Denis quand il fut frappé.11 souffre d’un violent choc nerveux et d’une large blessure à la jambe.Verdict de mort accidentelle A la suite des perquisitions faites par les enquêteurs de la police, un jury du coroner a rendu un verdict de mort accidentelle dans le cas de M.David Gagnon, 44 ans, 4780 rue Dagenais, dont le corps fut trouvé gisant sur la voie des tramways, rue Notre-Dame, près de l’avenue Septembre.On avait cru d’abord que Gagnon avait été victime d’un chauffard ou (BERNKLR &.SES FILS) CHEMONïA J îl SULEIM irimmtURS EN OROS Tmu> UMMO» Il COTOXS.BE 2531-2 FABLES
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.