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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 février 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-02-12, Collections de BAnQ.

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"Le Canada est une natter souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commoawealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qu contestent ceci rendent, è mon avis, un mauvais service au Commonwea th.” (la-x-sri Lord TWEED7MUIF LE DEVOIR feractMT : C«r«ei PiLLITIER Montrée), samedi 12 février 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE! BEisii 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Admlnittvatioa I RMacHra i Gérant I BEIair 3361 •Elair 2984 BEIaii 3361 Le budget de 1944-45 aussi élevé que le précédent La situation intolérable qui existe sur les terrains de jeux Les révélations faites aux Ligueurs par Mgr Albert Valois et le R.P.Wilfrid Gariépy doivent déterminer sans délai une action de masse — Empêcher que le communisme noyaute la jeunesse et la corrompe de moeurs — La partie saine et honnête de la population montréalaise, de beaucoup la plus nombreuse, doit assaillir et prendre d'ossaut par ses protestations l'hôtel de ville-Répondre à l'appel de Monseigneur l'Archevêque Un terrible réquisitoire vient d'être dressé contre l’administration municipale des terrains de jeux.La qualité de ceux qui l’ont prononcé, Mgr Albert Valois, celui des vicaires généraux qui est particulièrement chargé de la direction de l’Action catholique dans l’archevêché à* Montréal, et le R.P- Wilfrid Gariépy, S.J,, curé de la paroisse de l’Immaculée-Conception, ajoute encore à la force de ce qu'ils ont dit.Ils ont manifestement agi avec ( approbation, sinon à la demande expresse de Son Excellence Monseigneur l’Archevêque.En présence de pareilles dénonciations, par des hommes qui représentent en l’occurrence l’immense majorité de h population montréalaise, l'autorité municipale n a qu'une chose à faire: agir et agir promptement.L’état de choses qui a été exposé en des termes qui n’auraient su être plus explicites et plus formels, état de choses dont le scandale était déjà connu d'un grand nombre, ne doit pas subsister: il y faut mettre fin sans dé’ai.Cela s'impose d’autant plus que le scandale est d’ordre non seulement administratif et financier, il est .aussi d’ordre moral.L'affirmation ds Mgr Valois, sur ce point, ne laisse subsister aucun doute: les enfants qui fréquentent les terrains de jeux municipaux sous le présent régime sont exposés aux pires contaminations quant à la morale et à la moralité.Non pas les seuls catholiques mais tous les honnêtes gens, de foi protestante ou autre, admettront qu’il faut tons-nous, puisque c’est une question vraiment de salut public, de souligner celles qui sont lourdes d’une particulière signification: Nous ne nous serions peut-être pas mêlés de l’affaire n'eût été L'INSECURITE MORALE OU SE TROUVENT NOS ENFANTS.Les surintendants ont été d'une MAUVAISE FOI dont on les aurait cru incapables.Ils ont promis aux autorités religieuses de leur laisser la direction religieuse et morale, les assurant qu’une seule chose les intéressait vraiment: la gestion des argents.Là-dessus l'accord a été conclu.En fait, les surintendants se sont appliqués A RENDRE LE ROLE D'AUMONIER INOPERANT.Ils lui ont refusé les droits fondamentaux de sa fonction.Ses protestations réitérées n'ont pas reçu d’attention loyale.Ils n’ont jamais accédé à ses demandes.Aussi, en signe de protestation, MGR VALOIS, en fin de saison, A REFUSE DE PARAITRE SUR LES TERRAINS DE JEUX A L’OCCASION DES FESTIVALS.L’AUMONIER GENERAL N’A PAS AGI AUTREMENT.MGR L’ARCHEVEQUE A DIT A SES PRETRES EN RETRAITE QU’IL ETAIT MECONTENT DE LA FAÇON DONT ON AVAIT CONDUIT LES TERRAINS DE JEUX.Et il est entendu chez tous les gens de bonne foi, au fait de la question, qu'IL VAUDRAIT MIEUX N’AVOIR PAS DE TERRAINS DE JEUX QUE DE DEVOIR LES SUBIR TELS QU T LS SONT.que le danger soit extrêmement grave en la demeure des | C’est trahir la confiance du public que de lui donner à terrains de jeux municipaux pour que l'autorité religieuse catholique ait tenu à se désolidariser de façon si complète d'avec les représentants désignés par l’hôtel de ville, pour que cette autorité ait refusé de prendre la moindre part à de récentes manifestations sur les terrains de jeux, pour qu’elle ait voulu marquer si fortement le fait de sa désolidarisation et le fait de son abstention.L'appel que cette autorité lance aux Ligueurs du Sacré-Coeur, en vue de déterminer un mouvement de masse contre les agents dissolvants qui déjà sont à l’oeuvre contre nous, cet appel-là doit être entendu de tous.Quel père de famille, quel citoyen icspectable ne voudra se faire Ligueur, ne se sentira Ligueur, en pareilles circonstances?, * # * Les affirmations du R.P.Gariépy sont précises et elles couvrent un champ très vaste.C'est-à-dire que la gabegie est complète, intégrale, pour employer un mot à la mode en toute cette affaire des terrains de jeux.L’été dernier, l'on a fait semblant d’organiser quarante-deux terrains: en fait, ce fut l’organisation d’un gaspillage de $50,000, somme qui fut distribuée en salaires à des gens incompétents ou qui furent mis dans la situation de ne pouvoir rendre les services que les enfants étaient en droit d'attendre deux.Les articles de jeux sont arrivés en retard et en quantité plus que restreinte, dit le Père Gariépy.Il n’y a pas eu de pique-nique.Pas de prix de festivals.Aucun système de points.Rien de tout ce qui captive et enthousiasme les enfants.Aussi ont-ils v:te fait de déserter.Voilà pour un point.Sur un autre, le curé de l’Immaculée-Conception est non moins catégorique dans son accusation: Les surintendants ne semblaient pas compétents.Leurs cours, donnés de janvier à mai, montraient que ces messieurs avaient une certaine connaissance de la gymnastique mais ils indiquaient bien peu de culture, d'idées générales, de compréhension pratique des terrains de jeux.Il suffit de feuilleter les résumés pour en faisir le peu de cohérence et de réelle so’iditè.A cuter à cela que leur manque de compréhension des terrains de jeux a multiplié les erreurs au cours de la saison.En certains endroits, on a multiplié les aide-moniteurs et cela inutilement.Des hommes et des femmes, prêts à tous les dévouements, ne savaient que faire, faute de direction.En effet, tes grandi chefs n’ont pas fait plus qu'une fois la tournée des terrains de jeux.Us ont engagé des professionnels de la balle-au-camp pour entraîner les jeunes gens, comme s'il se fut agi, sur un terrain de jeux, de formel bernions et une foule d'autres manoeuvres expliquent succès généraL * * * Ce qui précède ne concerne toutefois que l'incompétence «t e gâchis matériel, le gaspillage d'argent.C est un aspect je la question à ne pas dédaigner, à un moment ou les finances de la villé, régies et régentées qu’elles sont par Québec, se trouvent, paraît-il, en fort mauvais état et que Concordia s'est cru, cet hiver, dans l'obligation de mes-quiner à propos de l'établissement et ensuite du maintien de quelques patinoires Mais, comme le dit encore le Perc Gariépy.il y a plus grave, beaucoup plus grave, il y ?tel'cment grave que c est a en entendre que les terrains de jeux sont surveillés par l autorité religieuse alors qu'en fait celle-ci ne jouit d aucune influence en ce domaine.?» » Le Père Gariépy, curé, c'est-à-dire père de l’une des paroisses les plus populeuses de Montréal, qui possède dan» son territoire le vaste parc LaFontaine.demande que dans Montréal, ville aux trois quarts catholique, le terrain de jeux municipal s'organise suit le plan paroissial et soit confié à la direction du curé ou de son représentant.Pour ce qui est du parc LaFontaine, les Jésuites de l'Immaculée-Conception en ont eu la direction pendant quinze ans et le public n'a jamais eu qu’à s’en féliciter.Le soussigné se souvient d’avoir assisté là, du temps du Père Roby, à des festivals qui groupaient en fin de saison des milliers et des milliers d’enfants, de garçonnets et de fillettes.Il y avait de la joie et de l’activité pour tous en ces après-midi rutilant de l’or rouillé des feuilles d’automne.Les temps sont changés.L’on gaspille maintenant l’argent municipal par cinquante mille dollars et 1 on permet à la crapule communiste, grande et petite, de noyauter pour la corrompre l’enfance et la jeunesse, nos enfants.Mgr Valois, dans l'allocution qu’il a adressée aux Ligueurs, a corroboré et amplifié les affirmations du Père Gariépy.Il a spécifié des faits qui sont de nature à faire bondir d’indignation.Nous avons, dit-il, entendu des fonctionnaires declarer que les terrains de jeux ne doivent développer l enfant que physiquement, que la formation et la morale n ont rien à y voir.Nous savons qu’on a voulu évincer les prêtres de tous les terrains de jeux.Monseigneur VArchevêque est ifï-tervenu, il a protesté.Il a écrit à l'hôtel de ville le 6 juillet dernier et sa lettre est restée sans réponse jusqu’au 1 ?août.Monseigneur Chatbonneau demandait que l'aumônier général eût le droit de voir les listes de moniteurs et de laite enquête sur les bonnes moeurs de chacun, et que la ville facilitât à cet aumônier la visite des terrains de jeux, en mettant une voiture à sa disposition à des jours déterminés.Eh bien! nous n’avons pas encore la liste des moniteurs et la ville n’a pas accédé à la seconde demande.* * * Que de semblables choses sc soient produites dans Montréal tient de l’inconcevable.C'est un défi lancé aux honnêtes gens, à la partie saine de la population, de beaucoup la plus nombreuse.Elle se doit de le relever, avec indignation et aussi avec courroux.11 faut écraser la crapaudaille.La réponse doit être unanime à l’appel de notre Archevêque.l’homme consacré qui a la garde, la surveillance de toute la grande famille montréalaise, de tous les gens qui bu du jus?”, prophétisant ainsi le grand poète La fontaine émerveille par Baruch et répétant d tous ces vers immortels: Avez-vous lu Baruch?Or le jus de betterave sucrée coulait toujours en abondance.Bientôt, tous en furent rassasiés.La source ne tarissait quand même pas.Mais une inquiétude agita l’âme de God-Bô-ise.Sa foi baissa de plusieurs degrés.Il ressembla soudain à ses Hibêros.c’est-à-dire à rien.Tenté par l’esprit mauvais Gink-Bi-Face, il osa penser à une industrialisation de la source si betterave-ment sucrée.Et U frappa encore sur le rocher, pour activer, pensait-il, la production.Il s’assit au pied du rocher et frappa longtemps.U dépensa là beaucoup de drachmes et de deniers à remplacer sans cesse sa baguette brisée.Or, ler-Aschr-0 surgit, furieux de cette violation de pouvoir divin.Et il dit à God-Bô-ise: “Parce que tu as manqué de foi, tu n’entreras pas dans la Terre des promesses.Ton frère, le grand-prêtre y conduira mon peuple." God-Bô-ise s’effondra, comme un habitant du Paradis de Réforme au lendemain d’un trop beau jour.Oppressé, / tirait la langue, comme s’il eût voulu lécher quelque chose.Il pensa à iamphore, aux ruisseaux, d la source miraculeuse.Mais ne voulant pas tout perdre, il voulut marchander.Avec 1er-Aschr-01 le présomptueux! Il lui demanda cependant: "Seigneur, je sais que j’ai gravement trompé.Mais je ne pensais pas me faire pincer.J’avais oublié que vous n’oubliez rien.Permettez-moi du moins de retourner chez les Egyptiens finir mes misérables jours.” —“Non!” dit Ier-Aschr-0 d'une voix sèche.El Bouc h-A-Aron qui guettait encore son frère an pied de la montagne, le vit arriver en pleurant.Il leva les poings: “Tonnerre de ler-Asch.! Pourquoi pleures-tu piain-tenant?" God-Bô-ise lui révéla la terrible punition que venait de lui imposer le Grand être.Bo+ h-A-Aron n’était pas calme.Une tempête de sable volait autour de lui.Il articula enfin d l’oreille de God-Bô-ise: “Beati erunt semper in-sensi definitely”.Ce que les exégètes ont traduit en langue vulgaire jwr: “Fais pas le fou, mon p'iitbô-ise".Mais Bô-ise ne pensait plus qu’à l’Egypte oi'i il n’entrerait pas pour dévorer l'Oignon N’Egyptio-nal.Des armes brillèrent tout à coup au soleil et des rugissements sc firent entendre.C'étaient les anciens alliés des Hibéros devenus leurs ennemis qui venaient piller leurs tentes.Le grand-prêt,e cria dans sa langue: "Attention! About turn!” On courut sus aux Morres et aux Tel-Egrafes, peu dignes de vivre parce qu’ils n'étaient plus les amis de ler-Aschr-O.On lutta durement dans ce premier combat contre les ombres.Mais comme il fit bientôt noir il n’y eut plus d’ombres et Ton cessa de se battre.Fourbus mais contents, les Hibéros revinrent à leur camp, après avoir tué des milliers ii'ennemis.On s’itistaila près de la source pour se rafraîchir.Mais comme elle semblait amère à God-Bô-ise! Il se trouvait dans Tétai d’un homme qui ne sait pas où aller coucher par 20 sous zéro.Il pleurait doucement.Il se mouchait fréquemment, ce qui brisait le gazouillis de la source sucrée.Excédé, Bouch-A-Aron tendit le poing vers les nuages en criant: 'Ter Aschr-O, mon désespoir!” Ier-Aschr-0 Tentendit car il prenait Tair à sa porte.Il se roula dans son péplum et referma dignement son huis.Son heure n’était pas encore arrivée.SEBASTIEN 12-11-44 Le gouvernement fait preuve d'une telle diligence qu'il est encore question d'une élection générale dans un avenir prochain — Crédits de guerre de $3,650,000,000 -— Crédits ordinaires de plus de $700,000,000 —- Assistance mutuelle aux Nations-Unies de moins de $1,000,000,000, à ce qu'on dit — Le service de la dette augmente par bonds formidables — Le cas du général A.-G.-L.McNaughton (Par Léopold Richer) Ottawa, 12.— Les affaires se précipitent à la Chambre des Communes et tout laisse croire que le gouvernement se prépare, en vitesse, à un ajournement passablcmen! prolongé (six semaines, peut-être), afin de permettre au premier ministre et à quelques-uns de ses collègues d’assister à la conférence impériale annoncée par Londres, ou encore à un appel au peuple.Cette dernière éventualité est aussi plausible que la première.Il est de plus en plus évident que le gouvernement médite un coup de sa façon Le débat sur l’adresse a été adopté en deux semaines.Dès hier, le ministre de:; Finances, M.J.-L.llsley, a déposé les crédits ordinaires, ce qui ne s’éta'l pas vu depuis longtemps.Et dès hier également la Chambre a commencé l’étude de la résolution du ministre des Finances portant sur les crédits de guerre de 13,650,000,000.Non seulement le ministre des Finances s’est-i! empressé de faire sa déclaration préliminaire habituelle, mais le ministre de la Défense nationale, M.Ralston, a fait la sienne, ce qui ouvre tout le débat.D'autres signes D’autres signes indiquent que le gouvernement veut hâter les travaux de la Chambre.Hier après-midi le premier ministre a proposé que les affaires du ministère eussent la priorité sur toutes les autres.Ce qui veut dire que le gouvernement pourra faire discuter i i résolution des crédits de guerre tant qu’elle ne sera pas complètement adoptée.Des personnes habituellement bien renseignées prétendent que le gouvernement a précisément l’intention de faire adopter la résolution des crédits de guerre le plus tôt possible.Dès que les autorités auront l’argent requis pour notre énorme effort de guerre, le gouvernement aura les mains libres.Il lui sera facile de faire approuver une tranche des crédits ordinaires, s’il tient absolument à dissoudre les Chambres.De plus, les débats de ces jours derniers avaient un caractère nettement politique.On réduit les crédits de guerre.On diminue l’aide aux Nations-Unies.Le discours du Trône reste un programme électoral plus qu’un programme législatif sessionnel.Les ministres, à tour de rôle, flattent les différentes opinions qui ont cours au pays sur une multitude de questions.On nous apprend, en outre, que la Fédération libérale nationale redouble d’ardeur et allonge les heures de travail.Si ce ne sont pas là des signes précurseurs d’une élection, on r.e sait pjjjs ce que les actes et les paroles veulent dire.Séance d'hier La séance d’hier après-midi a de nouveau été importante.Elle a été marquée, au début, par une brève ruais violente discussion entre le premier ministre et des membres de l’opposition, sur une question de procédure, puis par la présentation des crédits ordinaires, ensuite par l’ouverture du débat sur la résolution des crédits de guerre au montant de 83,650,000,000 et par la déclaration préliminaire du ministre des Finances, enfin par la déclaration du ministre de la Défense nationale, M.J.L.Ralston,» qui a porté sur les besoins de l’armée, mais surtout sur le cas du lieutenant-général McNaughton, ancien commandant de l’armée canadienne outre-mer.Encore une fois, il y a surabondance de matière, il faut se contenter de résumer les principaux points.Mais il reste que les phojets du gouvernement sont de plus en plus évidents.Des milliards pour la guerre Le gouvernement exige encoie des milliards pour la guerre et l’administration civile.Hier après-midi le ministre des Finances, M.J.-L.llsley, a déposé les crédits ordinaires destinés à couvrir les frais de l’administration civile en 1044-1945 et il a présenté la résolution des crédits de guerre.Les crédits ordinaires s’élèvent à $702,369.000 et les crédits de guerre à $3,650,000,000, ce qui constitue une somme totale sera de près de $5,100,000,000, e# qui ne représentera pas une forte amélioration sur le budget de 1943* 1944); un député littéral, M.Arthur Slaght (Parry-Sound, Ont.), a suggéré qu’on se dispensât d’accorder cette aide mutuelle dorénavant, à l’exception de l’assistance prévue dans le programme de secours et da réhabilitation des Nations-Unies, Aucune autre nation du ( onunon-wealth n’agit comme nous.Lu suggestion de M.Slaght ressemblait à l’un des articles du sous-amendement que le Bloc populaire avait proposé mardi, sous-amendement rejeté par le gouvernement libéral.Le ministre des Finances a dit qu’il est faux de prétendre, comme on l’avait fait au cours du débat sur l’adresse en réponse au discours Ju trône, que notre effort de guerr* est plus grand que ceux des autres Nations-Unies.Cet effort n’est pas trop grand, a-t-il déclaré, pour la raison qu’il a été possible de l’accomplir.(On ne voit pas ia logiqu* de cette réponse).Crédits de guerre Les crédits de guerre proprement dits s'élèvent, pour l’an prochain, à $3.650.000,000 comparativement à $3.890,000.000 en 1943-1944, une di-minution de $240,000,000, ce qui parait assez bien.Les crédits de l’armée sont d’un ordre de $1.535.000,-000, soit une diminution de $229,-000,000, comparativement à ceux de 1943-1944; les crédits de la marine accusent une diminution de $79,000,000 et s’établissent à $410,-000,000; ceux de l’aviation accusent également une diminution ($130,000,000) et se chiffrent par $1,090,000,000.Les crédits du ministère des munitions sont de $183,-000,000 et marquent une augmenta- de $4,352,369,000.Cela ne tient passion de $17,000,000.On peu! donc compte évidemment de l’aide mu-i dire que les crédits des quatre ministères de guerre (y compris une somme de $22,000,000 représentant des dépenses d’ordre divers), enregistrent une diminution.tuelle aux Nations-Unies qui tout d’abord, en 1942, a pris la forme d’un don total et intégral d’un milliard de dollars au Royaume-Uni.Les sommes données à l’Angleterre ont même dépassé le milliard.En 1943, on a converti ce don en ce que l’on a appelé l’aide mutuelle aux Nations-Unies.L’an dernier on a établi cette aide aux environs de *1,000,000,000.Une suggestion qui ressemble è celle du Bloc populaire Comme le ministre des Finances venait de dire que l’aide mutuelle aux Nations-Unies serait un peu moindre en 1944-1945 que pendant l’année courante (ce qui revient à dire que le budget total de 1944-1915 quelques étoiles au détriment de la masse.Les mcompre- tomc ^ grjnde fj l ___•_________mnnoeucres exvltauent Tin- fojbjtent aujourd’hui la ville qui fut.dès son berceau, pla- cée sous le signe de Marie, donner des frissons d'hor- reur.Citons les paroles mêmes du Père Gariépy et permet- Cest immédiatement, c’est tout de suite que les protestations, les représentations les plus énergiques doivent assaillir l’hôtel de ville, le prendre d assaut.*"»•BEN0IST p s.— Dans son discours de jeudi soir, le Père Gariépy a fait plus qu’une allusion a des rabatteurs que le sport professionnel fait manoeuvrer sur les terrains d?^ jeux municipaux.en vue de se trouver des ‘‘poulains ” pour ses ‘‘fermes d’élevage”; il les a indiqués nettement à 1 attention des parents.De cela nous aurons l’occasion de reparler; au vrai, cette occasion-là, nous la ferons naître très bientôt.—E.B.’actualité Or, God-Bô-ise menait If peuple qui l’avait élu.Il le menait depuis quelque temps vers cette Terre promise et non tenue, selon une ancienne tradition.Et les Hibéros murmuraient.Ils manquaient a eau.Malgré des heures d’attente Interminable à T entrée des grottes el des cavernes, le liquide ne venait jamais.Et God-Bô-ise se tourna vers ler-Aschr-O.Et il supplia le Grand éfçe d avoir pitié de son peuple.Et i il comprit ce qu'était la Terre des I promesses.-, c .• • Il vit un royaume ou il fallait rontoisie fin hommes pour porter une am- phore de Sec-Otch.Et God-Bô-ise se souvint du Paradis de Réforme de ses pères.Il eut soif ou il eut la fièvre.Il devenait cireux.Et ler-Aschr-O lui montra dans la Terre promise des ruisseaux d’or liquide et de jus de betterave, sucrée.style simple ler-Aschr-O eut pitié de son peuple.Et pendant mie les Hibérnt priaient sous la conduite de Bouch-A-Aron.le grand-prilre, Il dit à God-Bô-ise: —“Frappe ae ton bâton te rocher.Il en jaillira du jus de betterave”.God-BA-ise transporté de joie mais non de reconnaissance car U o«-bliait tout de suite ce qu il urmuf d'entendre ou de dire, God-BA-ise descendit la montagne Ires vite_, comme un générât au soir d une île faite.Et il rejoignit son peuple.On entendait des murmures.L’impatience grondait.Même le^ grand-prilre Bouch-A-Aron s oubliait.r,t on Tentendait grommeller sourdement: “ler-Aschr-O de Paradis de Réforme de Pomme de Serpent!’' Mais le retour de God-BA-ise le calma.Il tuf vit un visage souriant.El God-BA-ise frappa le rocher.Sa foi fut rècompens ie.Il en jaillit du jus de betterave sucrée.Tons débordaient de joie.Et tous se demandaient entre eux: "Avei-vout Jje catnëi du glincfieux La loi fédérale maintient toujours l'interdiction la plus formelle contre les loteries, même celles dont le profit irait à des oeuvres de charité; elle autorise ou permet cependant I élection d un maire, dans ia réserve Iroquoise de Caughnawaga, par voie de tirage au sort.Il est vrai aue cela se passe dans une réserve de la réserve québécoise.* * * Un allié peut être parfois un pis-allié.Une réserve dans la réserve ne se peut attendre à tous les avantages que confère un scrutin de plein droit.« * * Un allié peut être parfois un pi-allié.Hitler, pour parler de lui, doit savoir à quoi s’en tenir.« SS * Est-ce une loi d'assurance-santé ou une loi d'assurance-maladie que le gouvernement King propose à la Chambre des Communes de voter?Une loi qui assure la maladie, personne n’en voudra; une loi qui assure la santé, qui donc s'en peut porter garant ?» * * On remarque dans certains restaurants que l'on a "russifié” ou "stalinisé” le vieil "hamburger"; on le désigne maintenant sous l'appellation culinaire de "steak 3 le Russe".* * * 'JT i — .ers.Le Criqcliesu 12-U-M Bloc - notes Groupas d'anciens Les réunions d'anciens élèves de : collèges classiques se multiplient et comme, forcément, un grand j nombre de ces élèves liabitenl nos grandes villes, on les voit se réunir à Québec, à Montréal, plus souvent encore que dans les villes mêmes où ils ont étudié.Ainsi fraternisent, dans la grande ville, où ils n’ont pas toujours l’occasion de se fréquenter, les élèves des diverses générations; ainsi reprennent-ils contact avec les maîtres actuels de leurs vieilles maisons.Ces fêtes d’anciens sont délicieuses.Elles peuvent être très fructueuses en créant ou en fortifiant autour de VAIma Mater un réseau de sympathies.Elles peuvent, du reste, susciter de fort intéressantes initiatives.Ainsi, un ancien suggérait récemment à ses camarades de fonder un prix qui serait attribué à la meilleure oeuvre littéraire publiée pendant un laps de temps donne par quelqu'un de la maison.Et combien d’autres entreprises pourraient trouver dans ces contacts leur point de départ! Lloyd George le Gallois Les Gallois réclament une place de plus en plus considérable dans la vie publique anglaise.Ils avaient déjà fait reconnaître les droits de leur langue à l’école, ils les ont fait reconnaître devant les tribunaux et ils poursuivent leurs reclamations.Lloyd George est toujours avec eux.C’est même sa fille, croyons-nous, qui préside actuellement le groupe des députés gallois aux Communes Le vieil homme d’Etat a toujours été partisan d’un régime autonome pour le Fays de Galles.On raconte a ce propos une amusante histoire.Lloyd George faisait dans le temps campagne pour le Home Raie.—-c’est-à-dire un régime de décentralisation - irlandais; niais comme parlait devant un auditoire anglais, il graduait ses effets, — Je veux, < i-sait-il.le Home Haie pour l'Angleterre, le Home Raie pour l’Ecosse, le Home Ride pour le Pays de Galles, le Home Rule pour l'Irlande.—Home.Rule for Hell! (Le Home Rule pour l’enfer!) lança "n auditeur quelque peu éméché.— Très bien! riposta ,ans bron- cher Lloyd George.J’ai toujours admiré l’homme qui a le courage de prendre le parti de son pays (lo stand for his own country/.Et l’interrupteur ne dit plus rien.O H.Les crédits ordinaires Quant aux crédits ordinaires, ils marquent une augmentation de $54,455.000 sur ceux de l’an dernier.En 1944-1915 l’administration civile exigera une somme de $702,369.000 comparativement à $647,914,000 en 1943-1914.Lee principales augmentations sont au compte du Service de la dette publique ($75,344,000), l’impôt sur le revenu et l’excès des bénéfices ($lc 199,000), le service de la poste, ($2,511,000).Voici les principaux postes de crédits ordinaires: subsides et compensations spéciales aux provinces, $98,8776,000; pensione aux anciens combattants de 1» guerre de 1914-1918, $37,000.000; pensions de vieillesse.$31,526.000; soins aux soldats de la guerr* 1911-1918, $15.584,000; contribu-iions au fonds de l’assurance-chômage, $15,000,000.On remarqua une réduction de $28,100.000 dans les crédits du ministère de l’Agriculture, dont la plus forte partis Un mot agréable qui vient de Calgary ».r- r>* j a* provient de.la diminution des paie* M.George-H.Ross, depute ^ ments sur les cmblavures.Lalgary-Est, dans une lettre que publie la revue Canadian Business.exprime à l’égard des Canadiens français du Québec, des sentiments aimables qu’on nous permettra de signaler: “Je n’ai jamais pu comprendre, écrit-il, pourquoi l’Ontario, et To-ronto en narticulicr est-il si amer de In dette réclamera une somma rtn! ’r„r„r .»ni c™,r, i, ^07.058,000 .««/-«JS.un.la religion et les lois du Québec.En augmentation de $7e,344,000 sur ka quoi cela peut-il les regarder?Plus somme requise au cours de t anné, je regarde et plus il m’apparalt net- actuelle, (.elle somme de $307,000j-tement que ceux qui vivent près 000 représente la moilie_( un bud-des Canadiens français au Canada j «et total d avant-guerre.Elle es im-n’ont aucun grief contre eux s,|r i PUjalde à la guet t e, :i ce^Ue de 1914-ces divers points.D’autre _pal'I le service de la dette (Test incontestablement le Service de la dette qui marque la plus forte augmentation des crédits ordinaires et des dépenses qui n.sont pas compressibles.Le Service ceux qui vivent assez près deux-„- , , • - , ___ mais ne les connaissent pas.les dé- quatre ans nos budge s se chiffrent testent et parfois profondément.Je par milliards de dollars, pans set 1918, mais è bien plus forte raison à la guerre actuelle, puisque depuis parfois profon n ni jamais pu comprendre l’intolérance des gens d’Ontario à ce su- remarques d'hier, le ministre de» Finances n’a pu s’empêcher d’ad- iet.En autant que je connaisse mettre que le Service de la dette les Canadiens français, j’ai pour 1 créerait un problème de gérance .eux la plus liante estime”.Mais on y fera face, parait-il, en La letlre vaudra sans doute à M.maintenant I emploi, la production Ross de belles algarades oranges de | le revenu national a leurs m-la part de quelques Ontariens.Mais veaux actuels, en déployant det cela démontre qu’entre gens de | qualités d initiative, au lieu de s.bonne foi.il est tout de même pus-i l«'*«r aller a la critique et a la d».sible de s’entendre.Alexis GAGNON lï-IM» ___ ^ _____ Citation d actualité "En temps de guerre, !» menace contre les minorités raciales et religieuses et même contre les minorités politiques tient i deux éléments ^ un excès de zèle collectif qui pousse les citoyens à insister sur la conformité générale aux idées des majorités, et le réveil, sous l'influence des émotions, de méfiances aussi vieilles que le monde contre certaines races et certaines religions.On a tendance alors à faire retomber sur les minorités la responsabilité de la guerre et tous les bouleversements et les ennuis qui en découlent.On les scrute jalousement de crainte qu'el'es ne profitent d'avantages spéciaux ” WENDELL L.WILLKIE (Le Monde ut un).vision.Le cas du général McNaughton Le ministre de 1» Défense, M.J.-L.Ralston, a ensuite fait une déclaration sur les besoins de l’armée.Il a parlé de la diminution de» troupes stationnées au pays où elles remplissent un rôle vital, exposé la composition de nos forces et il * donné une explication du cas du lieutenant-général McNaughton, ancien commandant des Iroupes canadiennes outre-mer.Il a donné lecture de deux rapports des autorités médicales de notre armée en Angleterre, attestant que le général avait été altein' de pneumonie, qu’il donnai' des signes manifestes d’épuisement qui exigeaient un repos d'au moins (rois riais.Les rapports ont été transmis par le général lui-même au premier ministry ^suitc à la page tio*»» LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 12 FEVRIER 1944 VOLUME XXXV No 53 Les Missions des Pères Blancs en Afrique Emerveillement' du premier contact avec l'Afrique — v — Lundi, le 21 septembre.Nairobi, capitale du Kenya.Notre wagon de deuxième classe est moderne et très propre.Nous y ren- I.e grand Jour est arrivé; nous controns Uii militaire de l'Alberta touchons au terme de notre long qUj est très heureux de cette occa- voyage commencé à New-York le sjon ^e jaser du pays qu’il a quitté 17 août.Une chaîne de montagnes depinS deux ans.se dessine à l'horizon à mesure que .(’e n’est pas ici la région des nous approchons delà côte.grandes forêts tropicales, he pa>> A 10 heures du matin nous en-1 est sablonneux et accidenté.Kntre Irons dans le port de Mombasa (sur \airobi et le lac nous monterons la côte est de l’Afrique).Ici J’at-1 jusqu'à 9,000 pieds d’altitude.Par-mosphère est tout à fait africaine: j ,.j par-là des huttes indigènes d’où maisonnettes avec toit en herbe et ; ies enfants sortent à la course pour des indigènes en grand nombre.; saluer le train à son passage.Dans La douane est vite passée et nous une grande plaine des milliers de pensions en avoir fini avec les for- j gazelles prennent leurs ébats.A malités lorsque se présente un of-1 chaque arrêt il y a une foule de eu-ficier militaire.Il demande nos ; rieux.Les enfants, légèrement vè-passeports, examine nos papiers, [USi se chamaillent pour les sous pénètre même dans nos cabines | qUP ]cur lancent les voyageurs du our fouiller nos effets personnels, i train.A dix heures nous sommes à Nairobi: grande ville moderne d’une centaine de mille habitants.Je vais chez un oculiste pour remplacer mes lunettes cassées.Le Père Va-chon, qui a eu la même malchance il y a plusieurs semaines, ne peut trouver ce qu’il lui faut.Force lui i) commence à nous tomber sur les nerfs avec ses questions indiscrètes lorsqu’il éclate de rire et se fait connaître.C’est notre Père René Gauthier, aumônier militaire à Mombasa! La gêne fait place à une franche gaieté, il est difficile de dire qui était le plus heureux, ou du Père Gauthier de pouvoir causer du pays j dp continuer de porter ses avec des Pères Blancs, ou de nous ve,.rPS teintés pendant quelques se- de rencontrer un vieux broussard au débarcadère même.Tout est organisé pour nous recevoir.Quatre confrères logeront chez les bons Pères du Saint-Es- maines encore.Nous allons saluer l’évêque du lieu, un Père du Saint- ; Esprit irlandais, qui est tout heu-1 reux de voir arriver des mission- : naires pour l’Afrique, même si ce prit; des chambres ont été retenues ; n"est pas pour SOn territoire, a l’hôtel pour les six autres.Nous j Au retour la gare nous avons la j nous sentons enfin en Afrique: les I surprise de voir nos places prises noirs employés à l’hôtel vont ,p^jre obligés de descendre en! pieds et portent une grande robe j troisième classe pour la nuit.C’est} blanche avec ceinturon rouge.j |a guerre1 J/ordi, le 22 septembre.; Vendredi, le 25 septembre.Pendant que le Pore Gauthier .s’occupe d’organiser notre voyage ^ a e*e impossible de donnii par terre, avec le Père Beaudet, je dans ce wagon de tioisieme.»ets vais faire un tour de ville en rick- s®Pl heures arret dans une petite ! shaw (voiturette à deux roues traînée par un indigène).Le quartier européen de la ville est traversé par un magnifique boulevard avec une bande de fleurs et une rangée de palmiers au centre.On y trouve de tout dans les magasins, les pharmacies et les restaurants.Dans le quartier indigène, où s’entassent une quarantaine de mille Noirs, la ville change d’aspect: petites rues étroites et tortueuses.ville pour le déjeuner.Ne voulant ! pas nous faire voler notre bagage, j le Père Mathieu et moi montons la garde pendant que les autres vont au restaurant.Puis c’est à notre tour de casser la croûte, Quand nous revenons à la gare, stupefaction: le train est parti sans nous! Pas d’autre train avant la semaine prochaine.Nous nous en prenons au chef de gare, un Indien, qui se dé- fend bien.Le train est resté en gare d’innombrables boutiques petites et pendant une heure tel que eonve- sales, partout une odeur peu accueillante.Dans une des ruelles nous passons devant une mosquée musulmane.Les larges portes étant grandes ouvertes nous admirons la féerie des costumes: il y a du blanc, du rouge, du vert, de l’orange et beaucoup de blanc, du blanc immaculé.nu; il est allé à l’hôtel avertir les passagers (de fait nous n’étions pas à l’hôtel mais à un restaurant); en-1 fin il nous dit qu’il nous fera con- ! duire en auto à la gare suivante, à ; 15 milles, où nous arriverons certainement avant le train.Pendant ce temps les confrères se paient notre lèle sur le train.Imaginez leur Quelques-uns d’entre nous disent ™n>nse, à la gare suivante, d la messe chez les Soeurs Blanches, '‘r“ qui ont une grande école à Momba sa.La supérieure et deux autres Soeurs sont canadiennes.C’est là que nous nous réunirons pour chanter une grand’messe d’actions de grâces pour notre heureuse traversée.Jeudi, le 2't septembre.nous apercevoir arpentant le quai comme des gens qui atlendent depuis longtemps.Tout est bien qui finit bien.Notre train ne fera qu’une centaine de milles dans la journée, La petite locomotive, qui chauffe an bois, a de la peine à traîner les vingt wagons.Les arrêts sont fréquents pour prendre clu corabusti Le Père Morin fut le premier à ! 5Ïe> Dans les montées un peu lon-partir de Mombasa.Seul il se di- j gués, il faut arrêter 'd laisser îi rige sur Kampala (Uganda Protec-1 pression de la vapeur monter un torate).De là il se rendra a» peu avant de nous lancer à l’attaque Rwenzori.! du dernier raidillon.Laissant à Mombasa les Pères Nous avons tout le temps d’ad-Beaudet, Hamel et Prud’homme, qui ; mirer le paysage.La nature devient ne pourront trorner place sur le ; plus riche.Au fond des vallées train avant le début de la semaine nous distinguons les résidences des prochaine, nous partons six ensem-j colons européens, entourées de* moi, nous sommes rendus dans notre Vicariat.Le Vicaire apostolique étant eu tournée, il nous faudra attendre son retour pour connaître nos nominations.En ’ attendant i nous nous rendons au lieu de sa ré-; sidence, à Nyegezi, à sept milles de Mwanza.La route, en sable durci, ! traverse une région pittoresque, j Une allée, bordée de grands arbres | qui se rejoignent au-dessus du ca-! inion, débouche sur la place de I l’église.Les confrères nous font I une réception d’autant plus chaleu-! reuse qu’ils sont convaincus que ; nous resterons à l’école tandis que, eux.ils pourront enfin faire du 1 ministère actif.Qui vivra verra! Je ; ne défais pas encore mes caisses.Et nous voilà, le Père Vachon et 1 moi, au terme de ce long voyage de 14,000 milles! Dans notre coeur j c’est un sentiment d’immense reconnaissance qui domine tous les ; autres.Reconnaissance envers Dieu qui nous a protégés à travers | mille dangers; reconnaissance en-! vers tous ceux qui nous ont aidés ! à réaliser notre beau rê* e d’apostolat.Jean-Charles MATTE, des Pères Blancs.N,-B.— La maison des Pères Blancs à Montréal est à 1640 rue Saint-Hubert.Me H.Lalonde élu président à vie des amicales F.E.C.Ce groupement d'amicales compte environ 40,000 membres — Fon- j dation de prix et de bourses — | Elections des officiers — Présence de S.E.Mgr Chaumont La Fédération des Amicales des! anciens élèves des Frères des Eco-1 les Chrétiennes a tenu dimanche | dernier son assemblée générale an-1 nuelle; en la salle de l’école Sainte-Brigide, rue Champlain, à Montréal.Les amicales de toutes les régions de la province et d’Ottawa étaient représentées par de nombreux délégués.S.Ex.Mgr J.-C.Chaumont, évêque-auxiliaire de Montréal, aumônier général de la Fédération, relevait ia solennité de Rassemblée par sa présence.Les activités de la Fédération se poursuivent harmonieusement.’après les rapports présentés à j Rassemblée, elles prendront sous peu un essor considérable.Me ! Hector Lalonde, président général, en esquissa le tableau dans un bref discours, riche de conclusions d’une grande portée.La Fédération fondera, dans un prochain avenir, des prix qui seront distribués dans les écoles et les collèges des Frères; elle considère aussi l’octroi de bourses substantielles, c’est-à-dire, tous les frais scolaires, et même tous les frais universitaires, d’élèves jugés dignes d’un tel encouragement; elle étudie, par ailleurs, et depuis quelque temps déjà, avec la mise en opération d’un secrétariat permanent, un service d’aide au retour à la vie civile des anciens élèves F.UC.engagés dans les services de guerre; armée, marine ou aviation.Des cercles d’études sont à fonder dans plusieurs amicales.La Fédération développera son présent bulletin Vin-terim, en un journal spécialisé qui fournira le trait d’union actif et constant entre les amicales et la Fédération, entre les amicales et entre les anciens eux-mêmes.Nos hommes d’affaires M.Geo.Duclos M.J.-H.Lafontaine directeur-général de f Association Nattonaîe^o" Bénéfices Mutuels dont l'intéressant bilan progressif est rendu public aujourd nul* A l’unanimité, on élut: MM.Henri Robitailie, du Mont-Saint-Louis, 1er vice-président; J.-Adélard La-rose, de Saint-Jean-Baptisle de Québec, 2e vice-président; Henri l assé, de l’Académie de la Salle d'Ottawa, 3e vice-président; Gas- 13 t- • Ion Messier, de Sainte-Brigide, sec.- | Dimanche, 13 février arch.; Assemblées, conférences, etc.& ale: les Pères Beaudoin, D’Arcy, Çorbeil, Mathieu, Vachon et moi.La première étape es.par chemin de fer rie Mombasa à Kisumu (sur le lac Victoria) en passant par Avis de décès BONHOMME.A Papineauville, le 11 février 1944.à Rage de 89 ans.: est décédée Madame Théotime Bonhomme, née Proveneher (Hermine).Le corps est exposé chez son gendre, Joseph Raby.Service hindi.le 14 courant, à l’église paroissiale à 9 heures 45.Inhumation au cimetière paroissial.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés Prix et spécimens sur demande L'Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Téi.BEIair 3361 Tél.CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbres Expert Embaumeur 6603 rue ST-LAURENT » e fleurs et d’arbres tropicaux.La forêt alterne avec les .champs ensemencés.Nous sommes favorises par la température; les nuits sont même froides dans les montagnes.A Kisumu le train nous conduit jusqu’au bateau, genre “traverse de Lévis’’ avec de petites cabines en plus.Les officiers, à part quelques Anglais, sont des Roannais catholiques.Ils sont très heureux d'avoir des missionnaires a bord, converti r-senl le réfectoire en chapelle après le souper et s’offrent pour servir nos messes, prêts à se lever a trois heures, s'il le faut, pour nous accommoder.Sur le lac j Le lac Victoria est parseme d'in-' nombrable.s îles dont quelques-unes sont aussi grandes que l’ile d’Orléans.Les côtes, bordées de belles montagnes, possèdent des baies profondes comme celles de Kisumu et de Mwanza.Fin de voyage Au port de Mwanza nous gommes accueillis par un confrère hollandais.11 fait bon revoir une soutane blanche et une longue barbe! Et lui, quelle n’est pas sa joie de voir arriver du renfort pour le Vicariat ! Sur une élévation, un peu en dehors de la ville, nous faisons notre entrée dans un des plus vieux postes de nos missions du centre de l'Afrique.Il y a là une belle église, une école et d’autres bâtiments.Le tout très propre, baigné de lumière, entouré tie fleurs et de grands arbres.Quatre de notre groupe continuent leur voyage par chemin de fer vers le sud.Le Père Vachon et Me H.LALONDE Dans le but avoué d’assurer la plus solide continuité à cette oeuvre qui demande et demandera tant de dévouement et d'abnégation, les délégués de Québec, appuyés par ceux d’Ottawa, proposèrent spontanément — suivant les procédures obligatoires — de nommer à vie, Me Hector Lalonde, président généra] de la Fédération, Les délégués des amicales accueillirent cette proposition avec enthousiasme et unanimité.Me Lalonde qui, depuis plu-j sieurs années, était comme systéma-} tiquement réélu à la présidence gé-j nérale, en dépit de ses protestations, dut, encore cette fois, sup-| porter qu’on lui fasse violence.11 ; se rendit finalement au désir de ! ses confrères et les remercia.! On procéda ensuite à l’élection ! des officiers et directeurs de la Fédération pour l’année courante.Armand Sauvageau, de Ste Brigide, sec.-corr.; Octave Chabot, de Saint-Jérôme, trésorier: directeurs: MM.Gérard Thériault, de StlJacques; Adrien Angers, de St-Jëan-Baptiste de La Salle: Louis Hurtubise, de Saint-Jean-Baptiste d'Ottawa; Lucien Bickley, de Sto-Cunégonde; Laurent Lortie, de St-Henri; Edmond Paquet, de Saint-Sauveur de Québec; Germain Mas-sicotte, de l’Académie de la Salle des Trois-Rivières: Simon Vaillan-court, de Saint-Roch de Québec; Wildey Isabel, de l'Académie de la Salle des Trois-Rivières: Emile Rochon, de Longueuil, Marcel Ulrich, de Sainte-Brigide; Edouard Rainville, de Cauvin Hull.Invité à prendre la parole, Son Exc.Mgr Chaumont félicita Rassemblée de l’esprit d'union, de ta bonne entente qui règne à la Fédération des Amicales F.E.C.I! signala les progrès accomplis dans les oeuvres et souligna particulièrement l’intérêt des cercles d’études.’Il encouragea fortement la Fédération à poursuivre son action, à la développer dans le cadre du catholicisme, avec le constant souci de gagner des âmes de plus en plus nombreuses à l'idéal de la vie chrétienne.Il n’est rien de mieux ni de plus louable que de sauver des âmes, les amener au Christ, à Dieu, conclut-il.Me Hector Lalonde remercia Son Excellence et Rassura que c'était bien là, pour la Fédération, le germe initial de toute son activité, l’essence de son idéal.Il faut le faire valoir, précisa-t-il.La Fédération des Amicales des anciens élèves des Frères des Ecoles Chrétiennes n'y faillira j)as._ Pierre Woeibroeck nommé sous-directeur du B, I.T.M.Edward J.Phelan, directeur par intérim du Bureau international du Travail, vient d'annoncer la nomination de M.Pierre Wael-broeck, aux fonctions de sous-directeur du Bureau international du Travail.M.Waelbroeck, qui est ressortissant belge, a été chef de la section de Remploi et des migrations du bureau depuis 1936.Dans son nouveau poste il conservera la responsabilité de cette partie des travaux du Bureau international du Travail.Le centre d’activité du Bureau international du Travail a été établi à Montréal depuis 1941).Le Bu-u*au constitué le secrétariat permanent de l'organisation internationale du travail.M.Waelbroeck jouit d’une réputation étendue comme expert dans les problèmes de Remploi, des conditions de travail, des migrations, et démographiques.Né en 1891 à Gand, en Belgique, il obtint à l’Université de cette ville, le grade de docteur en droit, _______ Les entrepreneurs en chauffage en congrès aujourd'hui Le congrès annuel des Entrepreneurs en plomberie, chauffage, toiture, tôlerie et électricité de ia province de Québec, section des Marchands détaillants du Québec, a lieu aujourd'hui à l’hôtel Mont-Royal.Les délégués s’inscrivent ce malin à compter de 9 h.30.Cet après-midi, a 1 h.30, s’ouvrira la j seance plénière.A 4 h.30 auront ' heu les élections des officiers.En i CMMISm t vom f) MrVWXR ' rCj ruxp tdc SERVICE JOUR et NUIT PIMRmflCiE lïlOIMBL «A Hus oftftnot »MAytAt’C W détail «o mo Hfl.7251i OUVEIRT JOUR c HUIT d« lait, & l'académie Meilleur, rue Fullum.Conférence sur les dangers de l’immlgra-tlon massive.* # * Société St-Jean-Baptlste, cours publics de la semaine.Volet la liste des cours qui seront donné» au Monument national, 1182 rue St-Laurent: Lundi et mercredi, aalle 31, 7 h.45, cours d'académie, José Delaquerriêre, Mercredi au salon de la Société, 7 n.45 et 9 h., cours d’alimentation rationnelle.Sujet: une alimentation rationnelle aux divers âges de la vie, Bachel Beaudoin.Mercredi au secrétariat, 7 h.30, cours de diction française, Idola St-Jean.Jeudi, salle 11, 7 h.45 et 9 h., cours de coopération, 1ère année.Sujet: le» coopératives de consommation.Vendredi au salon de la Société, 7 h.45 et 9 h., cours de coopération, 2e année.Sujet: les coopératives d'habitation, R.P.Jean-d'Autuell Richard, S.J.Toute personne qui désire suivre ces cours n'a qu’à s’adresser au secrétariat général, 1182 rue St-Laurent, de 9 h.du matin à 5 h.de l'après-midl, ou avant le cours désiré, à la salle même où ces cours se donnent.Cours du R.F.Bernard Dimanche prochain, le 13 février, à 2 heures 36 de l’après-midi, le R.F.Bernard fera un cours public d’histoire d’Acadie: “Monseigneur Melanson et son oeuvre”.Ce cours aura lieu à la salle paroissiale Saint-Stanislas, 1371 est, rue Laurier.L’entrée’est libre.i TOUS DOIVENT BOlftE UN GRAND VERRE DES fl CÉLÈBRES Prochain débat mixte au Gesù NS JJ____________________ I IAU MINttAU ArrVKlRU, ALCALINE «tOAZEUSI Les conférences du Bloc populaire canadien Le prochain conférencier du Bloc, à la radio, sera Me Victor Trépanier, de Québec.M.Trépanier di parlera au poste CKAC, samedi soir, Sous la présidence de M.Olivier ; à 6h.15, et dimanche soir, à 6 h.Rolland, le président actuel de l’As- ' 15 également, au poste CHRC de sociation des anciens élèves du Québec.aura lieu un i C’est dimanche soir, à 7 h.30, Participeront au débat: Me Clau- provincial, de Prévost, avocat de la couronne,} La même causerie sera entendue et Me Philippe Ferland, avocat et au P°ste CHRC de Quebec, samedi orateur connu, tous deux anciens scûri a ' 15.Cercle Universitaire.Diner à 7 h- p.m.Conférencier d'honneur, le Dr Henry-E Sigerlst, directeur de l'Institut d'histoire de la médecine à l'université John Hopkins, de Baltimore.Sujet: médecine sociale et sécurité sociale.éè Soc.St-Jean-Baptlste, M.le Dr Charles N Valin, professeur à l'université de Montréal, à 3 h., salle U.Sujet: hygiène; avant le mariage, 11 convient de sonder l'hérédité.L’entrée est libre.* * » Soc.St-Jean-Baptlste, professeur à l'université de Montréal, salle 11, à 8 h., causerie sur les grands maîtres de la peinture.M.La-gacé parlera tout particulièrement de Velasquez.Projections lumineuses.Entrée libre.* * Ÿ Soc.St-Jean-Baptlste, Me Philippe Ferland, avocat, causerie contre l'immigration massive au Canada.A 2 h.30 de l’aprês-mldl à rassemblée de la section Notre-Dame des Sept-Douleurs, sous-sol de l'église paroissiale, coin de» rives Wellington et de l’Eglise.Tous les membres sont Invités avec leurs femmes.* * Ÿ Soc.St-Jean-Baptiste, St-Jean de la Croix, à 3 h., premier forum au Jardin de l’Enfance, 6045 rue St-Laurent.Le R.P.Raymond Dunn, S,J., discutera avec les membres d'action catholique et d’action nationale.Tous les sociétaires et leurs amis sont priés d’être présents.* * * récréâtive"^organisée1 pïr iTcmuité^deTioL grand débat mixte, an Gesù, jeudi.; au poste CKAC, que M.André Lau-sirs à 8 h,, à la salle paroissiale de st- j je j7 février.Le sujet est brûlant! rendeau fera son premier discours, ,te.^aUdP rémta-' d’actualité: “L’enseignement de nos depuis que M.Maxime Raymond, tiens sera* exécuté.’ jeunes dnit-ii tendre au bilinguis- chef national du Bloc, lui a dele- r» ! gué ses pouvoirs dans le champ Lundi, 14 février Emile Ludwig, propagandiste anttnazl, historien et biographe de renom, portera la parole lundi lé 14 février, à l’hôtel Mont-Royal, à l'occasion du dîner de clôture de la campagne en faveur de l’Hista-drut, fédération d'ouvriers et de colons de la Palestine.Ÿ Ÿ Ÿ Canadian Club, à 1 h., p.m , h l'hôtel Windsor, déjeuner hebdomadaire.Conférencier, M.Rav Atherton, ambassadeur des Etats-Unis au Canada.Sujet: Our purposes.>f, Sf, }{, L’amicale LaMennals, assemblée régulière du conseil, à 8 h.30 p.m., causerie par M.l'abbé Lucien Valois, sur le syndicalisme.Les anciens sont tous 'Invités.* Jfr * Mme Pierre-F.Casgratn, conférencière du Writers’ Artists Broadcasters War Council.Sujet: la législation de la protection de l'enfance, à 8 h., au Conservatoire I de musique McGill.Ÿ Ÿ | Soc.St-Jean-Baptlste.Réunions de ! lundi: i St-Vlneent-Ferrler, à 8 h, 30, au sous-sol de l'église, 8150 rüe Drolet.M, René ; tandrlch, conférencier distingué, pronon-I cera une causerie Intitulée: La Croix Rou-! ge.Tous les membres et les autres cl-! toyens de la paroisse sont cordialement I Invités.i N.-D.de la Paix, 8 h.30, lundi, à l'école ! N -D.de la Paix, 3500 rue Wellington.Etienne-Parent.8 h.15, lundi, au sous-sol de l'église Ste-Céclle.Sault-au-Récollet, lundi, à 8 h , à la I salle paroissiale.N.-D.du Perpétuel-Secours, lundi, à 3 h 15.à la salle du poste de police, boul.| Monk.St-Clément, lundi, à 8 h.51, au sous-sol de l’église, 1611 rue St-Clément.Maisonneuve, lundi, à 8 h.15.au sous-sol du presbytère, entrée rue Adam.Prèfontalne.réunion à 8 h.15 à la salle attenante à la sacristie de la paroisse Ste- [ Jeanfte-d'Arc.F.-X.-Garneau, séance mensuelle à 8 h.15, à l'école Jean-Talon, à l'angle des rues de Chateaubriand et Vllleray.DeSalaberry, assemblé-'’ à 8 h , à l'école St-Anselme à Tangle des rue» Rouen et Hogan.St-Eusèbe de Verceil, à 8 h, 30 p.m.assemblée mensuelle à la salle de la Goutte élèves, avec Mlles Hermine Marchand, B.A., et Collette Toupin, R A.L’artiste au programme sera Mlle Madeleine Blais, B.A., élève de Robert Schmitz.Pour tous renseignements, s’adresser à LAncaster 4453.Retenez le "Devoir" d'avonce chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamsis le manquer — 3 sous le numéro.TÜéphonts au servie* du Nrag* BEIair 3361* : i! vous donnera Tadresin d’un dépositaira da votre voisinage.(Communiqué par le secrétariat du Bloc Populaire Canadien).MONOTYPISTE sur clavier demandé.— Homme d’expérience; emploi permanent; références requises.S'adresser en personne ou par lettre No 1770 Service Sélectif National, 275 Notre-Dame ouest, Montréal.MENUISERIE FERNAND DRAPEAU 933 est, rue Rachel - FR.3607 Spécialité : Meubles sur commande === EBENISTERIE Local demandé “Maison da papeterie bien établie désire louer eu acheter, local de 15.000 à 25,000 pieds de plancher solide et propre, à Montréal.Téléphoner : M.Jean Daigle, BEIair 2508.le matin seulement.” EXAMEN DE LA VUE •• .•ptomé- trle OPTOMETRISTE 6761 St-Huberf.CA.7616 A St-Jérômo 330 St-Ceorgas.Tél.171 Vient de paraître L**Action Nationale” LIVRAISON DE FEVRIER 1944 L’ACTION NATIONALE: Un succès de librairie; F.-A.ANGERS: Les colonnes du temple s’écroulent; Alexandre DU-GRE, S.).; La reconnaissance pratique de la dignité, Jes droits et de» devoirs fin7 à 7 h.30 aura lieu le banquet dos travailleurs i de clôture avec les hôtes d'honneur CHRONIQUES suivants : le maire Adhémar nay- ! nault, de Montréal, et le ministre I sans portefeuille Renaud, de Québec, ^ Aux anciens de Bourget Tél : WEllington 1143 Siège social ; 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Assurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée par Lettre» Patente» d la Province de Québec au capital de *150,000.ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi d*a assurance* sanctionnée par 1» Parlement d» Québec le 22 décembre 1916 SERVICE JOUR ET NUIT Dépôt de *25,000.00 au Gouvernement — Salon* mortuaire» à la dlapœltton du public.Derniers devoirs .— Laisser-nous vota assister dans vos derniers devoirs, envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l'expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 G Vandelac.|r.— Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - * LIMITEE BEIair 1717 CALENDRIER 2e MOIS FEVRIER 29 JOURS Demain; DIMANCHE, 13 FEVRIER 1941 Sexaeéslme.Sic Catherine de Ricci, v.Lever du soleil.7 h.08.Coucher du soleil, 5 h.22.Lever de la lune.9 h.49.Coucher de la lune, 9 h.26.Premier Quartier, le 1.à 2h 8m du matin Pleine Lune, le 9.à Oh, 29m du matin.Dernier QQuartler.le 17.à 2h.42m.du m.Nouvelle Lune, le 23.à 8h.59m.du soir, Dans la cité )can Nicolet: La via politique.Vie de l’esprit lean GENEST : Une grappe de beautés: Marcel RAYMOND: Un recueil de contes: LA FEDERATION Des milliards C’est M.le chanoine J.-M.Pha- pour |a guerre.Combien pour nos neuf, de l’évêché de Valleyfield, i miséreux.qui présidera la réunion de 1 Ami- i ,____________________ cale à l’hôtel Windsor, le mercre- j ~~ di 16 février, à 7 h.3h p.m.Tous les anciens sont invités.Papier d’emballage Serviettes de papier Sacs de papier Papier de toilette Mac Gregor Paper & Bag Co.Inc.451, rue St-Sulpic.e, Montréal Succursale b QUEBEC A MacGregor demandes si c’est fait de papier ?LAncaster 2273 FEVRIER 1944 Dim.Mar, Met Jeu Ven I Sam P.Q.l © P.I.9 1 2 3 4 5 L 7 8 9 10 11 12 U 14 15 16 17 18 19 2° 21 22 23 24 25 26 27 28 29 G pqir t SLU\ Chronique des Pasquier ptr Georges DUHAMEL de l'Académie Frangaise Pour publie averti LE NOTAIRE DU HAVRE LE IARDIN DES BETES SAUVAGES VUE DE LA TERRE PROMISE LA NUIT DE LA SAINT-IEAN LE DESERT DE BIEVRES LES MAITRES CECILE PARMI NOUS LE COMBAT CONTRE LES OMBRES SUZANNE ET LES |EUNES HOMMES LA PASSION DE IOSEPH PASQUIER.Chaque volume $1.25 au comptoir.| $1.35 par la poste.La série $12.00 : trance.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’ •— ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste ICI est.S.-CATHERINE Livraison partout directement de notre «erre» chaude.PL 1786-1787 Broutes le leudl C H.L.F.1* h.13 1t h.» "Du moment qu'un déplacement occtébral se produit, de ce montent même, la maladie se développe.’' ÎR PALMER Faites corriger le mal à sa racine lé CHIROPRATICIEN 4553 rue St-Denis H Arbour 7524 Uiaycz El Pietto Londres GRANDEUR NATURE FRAIS et n°tlX * fumer Manufacturé, ainsi que le cigare populaire DO DGI, per |.-E.PIETTE & FRERE, 4355 Drolet, Montréal - HA.6711 471129 VOLUME XXXV — No 35 h TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 TO (Sauf Montréal et la banliauel E.-Unis et Empire britanniaue 8 00 UNION POSTALE IC 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 5.00 DEVOIR SAMEDI, 12 FmiIX 1944 TEMPS PROBABLE AUJOURD'Jfti NEJGE ET FROH) Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A." Le budget Lord Swinton de 1944*45 à Brazzaville (suite de la première page) Il rend hommage au courage français — Conversations avec le gouverneur Eboué et le commissaire! Pleven Ottawa, 12 (S.I.F.).Lord pendant que M.Ralston était outre- j nier l’automne dernier.Lorsque M.i Ralston est revenu d’Italie en Cran- | de-Bretagne au mois de décembre, ' ffénéral Montague, du quartier, Swinton a rendu un niaghifique general des forces canadiennes, lui hommage au courage français à son fit lire un message qu il venait de = ari.ivée ;t Brazzaville, hier, raopor-recevoir du general McNaughton.{C 1UU.dépêche du commissariat Dans ce message, le general Me- : national à l’information d’Alger.j Naughton disait quit n avait plus Aux journalistes qui étaient ve-i nus l’interroger, lord Swinton a dé-; iclaré: “J’ai longuement conversé! i avec M.René Pleven.J’ai vu le! | gouverneur général Eboué avec le- i j quel j’ai été particulièrement heu-j | reux de me retrouver.J’éprouve i une profonde admiration pour lui.M.Ralston a admis qu’il y avait • I,1 comPte dans les rangs de ces au des divergences d’opinions en- !8*orieux français qui, les premiers, ire lui et le général McNaughton.ont levé les tronçons du glaive.1942-43, fructueuse année dans jaos annales agricoles Récolte considérablement augmentée en volume et en valeur — Esprit de travail de nos cultivateurs Le chemin de la Pointe-à-la-Mine A St-Jacques des Piles, comté de La violette — Tranchée dans le roc surplombant le St-Maurice — Travaux filmés — "En dépit du rocher" Québec veut un avenir glorieux pour ses enfants M.Henri Bourassa parlera, mercredi, de la guerre de 1914 Québec, 12 (D.N.C.) — La voirie les forces nécessaires pour remplir ! convenablement les fonctions de commandant en chef de l’armée canadienne.Une question importante de M.Gordon Graydon Celui-ci ne serait pas un yes-rnan: M.Ralston non plus.De sorte qu’entre les deux hommes des divergences étaient inévitables.Mais ces divergences d’opinion n’ont jamais diminué l’estime que le gouvernement avait pour le général, n’ont jamais nui aux décisions à prendre.Le ministre a fait l’éioge du géné- Je me souviens avec émotion de ; ces jours tragiques de 1940 alors! que l’Angleterre était seule face à| face avec l’Allemagne.Sans doute] il nous a fallu beaucoup de coura-j ge, mais il en a fallu bien plus à j ces Français qui décidèrent de! poursuivre la lutte._ “On leur disait: “l’Angleterre! raVÏÏ'a ajouté ceci,‘«“quiTtalt’s'i- scra ba,ttl,e dans quelques semaines,! gnificatif: “Nous pourrions étudier I V?V.S ^evez suivre Je mareclial,! (les rumeurs en cours et les racon-! ° :>eir ailx ordres de son gouver-j tars, ainsi que de supposées décla- ! î16™011* f't respecter 1 armistice.i rations privées ayant trait à la re-: Jamais nous ne rendrons assez j traite du général), nous pourrions , hommage au general de Gaulle, pré-j étudier toutes ces questions.Mais! «dent du comité français de la h-! je préférerais qu’on ne le fasse pas, j berati?,n nationale.La France peut; parce que de telles discussions ne !1 *re fiere de tels hommes., peuvent faire aucun bien, pour di-i , bwnjt9n d111 venait de Léo-] re le moins, particulièrement en ; P'ddville a etc salue a sa descente, des temps comme ceux-ci.j d avion par MM Rene Pleven, com- A la fin de la déclaration du mi- ndssaire aux (.olonies, et Lehx.nistre, le chef de l’opposition, M.^ouin, president de 1 Assemblée i Gordon Graydon, a posé la que*- ! consultative.tion suivante: “Je voudrais savoir} - si d’autres facteurs que des raisons | de santé sont intervenues pour! aboutir, en fin de -ompte, à la démission du général McNaughton”.} M.Ralston a pris bonne note de la I question, mais il n’y a pu- répondu! j sur-le-champ.Ce sera sans doute ! pour la semaine prochaine.Québec, 12 (D.N.C.) — “L’annéci ^___________ __ ______________ 1942-1943 restera l’une des plus|a terminé une route d’un intérêt fructueuses dans nos annales agri-j inusité à Saint-Jacques-des-Piles, • coles et dans l’histoire du minis-; comté de *La violette.11 s’agit du! tère de l’Agriculture”.Voilà ce que]chemin de la Pointe-à-la-Mine, sur! révèle le rapport du ministère de la grande artère Trois-Rivières-} l’Agriculture, déposé en Chambre;La Tuque.Un rapport de M.Jac-par M.Adélard Godbout.Parlant ]ques Limoges, i.c., ingénieur prin-j des cultivateurs, le rapport dit:,cipal du district no i, nous four-i “Leur patriotisme, leur esprit démit des détaiis sur cette remarqua-j travail et d’initiative leur onUble entreprise.Vu la nature par-1 permis de vaincre de nombreuses} ticulière des travaux qui ont été! difficultés et de leur assurer une!exécutés, un a été tourné sous j récolte considérablement augmen- le titre “En dépit du Rocher”, et] tée tant en volume qu’en valeur”.; cette pellicule a soulevé un intérêt Presque toutes les productions! considérable, partout où elle a été végétales et animales marquent unejm°ntrée.forte augmentation.Le progrès' La voirie a supprimé trois milles des productions animales est très'de mauvais chemin qui barraient sensible.Le cheptel s’est accru et! !a ,r0.ute 19, Lc chemin abandonné les ventes d’animaux sur les grands i ^ qu'un sentier tortueux, marchés accusent une production étroit, à courbes raides, avec profils ascendante.Dans le domaine des produits laitiers, la production, influencée par les contrats intervenus entre le Canada et la Grande- tourmentés.Il comportait sept côtes de pente variant de 20 pour 100 à 30 pour 100.La circulation i était impossible quand la chaussée ‘ Légère avance alliée en Italie Alger, 12 (A.P.) — On rappor-i tait hier soir que les tr.oupes de la I 5e armée dans la tête de pont au j sud de Rome ont attaqué hier pen-j dant une tempête qui inondait de | pluie le champ de bataille et qu’elles ont quelque peu avancé au cours ______ } de furieux corps-à-corps dans la ; région d’Aprilia ou Carrocato.Une Buenos-Aires, Argentine, 12 (A.j dépêche du correspondant Nor-P.) — Le gouvernement révolu-} man Clark dit que les troupes al-t onnaire bolivien n décidé de se ! liées qui avaient été serrées de près Léopold RICHER La crise de Bolivie des éléments que les i par un ennemi numériquement su- i:- • périeur se sont de nouveau lancées à l’attaque hier matin et qu’elles ont avancé dans la région de Car débarrasser auîres républiques américaines jugeaient inacceptables parce qu’ils les soupçonnaient d’être liés aux , puissances de l’Axe et de vouloir i r°ceto.Les Allemands offriraient établir un gouvernement hostile i l,ne résistance opiniâtre, refusant, aux Nations-Unies, il s’agirait en I de sc rendre, et il n’y aurait pas! somme d'une tentative de faire re-! d’autres nioyens de les déloger que connaître le nouveau gouvernement! *es Krenades et les baïonnettes, né de la révolution du 20 décembre! Les Allemands profiteraient de j qui n’a été reconnu jusqd’ici que} la pluie et du vent qui paralyse l'a-1 par l’Argentine.1 viation alliée pour pilonner de leur! On a annoncé à la Paz, la capita-1 artillerie toute la superficie de la le de la Bolivie, que le major Al-! tète de pont et principalement les linistre de l’inté- Points de débarquement.Us utili- Bretagne, a favorisé le fromage da-!etai*.placée.Les camions lourde vantage que le beurre.L’augmenta-1™611'* charges devaient faire un dé- tion de la production du fromage!* cinq milIes-est de 11'4% alors que le beurre Les travaux furent commences reculait de 1.7%.Le lait et ses]en «P‘embre 1940 et continués dérivés procurent aux cultivateurs sans interruption jusqu en la plus forte augmentation de re- J,ove™bre nouvelle rou- venus iusou’ici enrecistrée Ia nve,du Saint-Maurice.Il î ia fallu couper le roc sur une distan- _„ Làe'1?in°r’T,^ d« deux milles.La chaussée aj rio,000 gallons de gazoline, huile Don intensive.Plusieurs politi-i Diésel et huile à moteur ont été ques nouvelles ont été inaugurées, dépensés.On a utilisé 60,9990 livres Les cercles de fermières comptent de dvnamitc et 40,000 unités de 59,000 membres groupées dans 221 détonateurs électriques et ordinai-fédérations.L’enseignement agri- res.cole est plus que jamais recher-! La voirie va construire nn mur ché par les jeunes ruraux.Lcséco-jde pierre rustique du côté exté-les de tout grade regorgent d’élè-: rieur, quand la chaussée sera de-ves.venue bien stable.“Un autre grand projet de voirie est réalisé, dit le rapport.Le voyageur remarquera-t-il le travail colossal exécuté rapidement avec de la main-d’oeuvre locale et inexpérimentée?Les ingénieurs qui l’ont dirigé sont fiers du résultat obtenu et invitent leurs Projets d'exploitation du pétrole berto Taborga, m rieur, M.Augusto Uespedeij, secrétaire général du gouvernement, et M.Carlos Montenegro, ministre de seraient un grand nombre de chars comme artillerie mobile.Les Allemands auraient attaqué dans le Washington, 12 (A.P.).— Le se crétaire d*Etat intérimaire Edward-., , ., „ ., , , R.Stettinius a déclaré hier que leij^?n^fr6s a visiter .a Pointe à-.a-gouvernement des Etats-Unis aiira]Mine • des entretiens avec le gouvernement de la Grande-Bretagne sur la question du pétrole dans un avenir relativement prochain.M.Stettinius a ajouté qqe le gouvernemnet dse Etats-Unis fera une déclaration tou "Rien à dire encore" dit McNaughton _ ______ ^ u ^ __________ Seigniory Club, 12 (C.P.) — Le chant les projets d’exploitation du i beutenant-gén.McNaughton, com- pétrole à l’étranger d’ici quelques jours.l’agriculture, avaient do.né leur i cours de la journée tous les points démission.Les trois ministres dé-i de ]a Vde de la bataille missionnaires n’auraient pas été ar-' c,'0,trait en intensité, rêtés et il n’y aurait pas eu de coup ' (Le correspondant West Gallag-d’Fltat.Les jeunes officiers de Par- ber, de PAssociated Press, qui a inée bolivienne qui avaient pris | foil toute la campagne de la Médi-part à la révolution auraient ëié .terranée, écrit de Londres que Pu-, désagréablement surpris de voirj sa8e Qpp l’on a fait des bombar-i que ces chefs étaient mal vus paridlei’s lourds dans la zone même! les Alliés et ils les auraient sacri- das opérations au sud de Rome in-' fiés dans le but d’obtenir la recon- d'(ll.,e clairement que la bataille a! atteint son point critique et que la! Towers, commandant en second mandant en chef des troupes cana diennes outre-mer, a déclaré qu’il n a encore rien à déclarer sur le rapport préparé sur son compte et déposé hier à la Chambre des com-1 munes par le ministre de la Défen- j se nationale, M.Ralston.On croit] ,a Di i „ comprendre que le général désire! amiral Jolin-H.Towers, l’un des '"‘rn.et, hf^rlc1,rnapP^rt1 aviateurs qui occupent les plusiavard de Lnrojme^ declaration.hauts rangs aux Etats-Unis, doit devenir commandant en second de la Tragédie (Je l'air naissance du gouvernement du major Gualberto Villaroel.On croit position des Alliés au sud de Rome! qu’il est possible que ces change-ie!d cn danger.Les avions lourds} ments aient été effectués à la suite! n onl sÇrvi à des missions tacti-1 de pourparlers dans certaines ca-j dll.es. Passerine en Tunisie et au à prendre pour obtenir la recon-j ll'0i,m,n* P P',ls critique du débar-naissance du gouvernement.! ducnient a Salerne .I.e major Tabo'ga, qui serait! — - tout à fait sympathique à l’Axe, aurait été remplacé par le lieutenant-1 colonel Alfredo Pacheci, le chef de i l’aviation, qui a passé deux ans! d’études aux Etats-Unis et qui passe ! pour sympathique aux Montenegro combat temps ce qu lisnie vankee Attaque aérienne flotte du Pacifique des Etats-Unis.Il commandait déjà l’aviation de la flotte du Pacifique, mais il deviendra le premier lieutenant rie l’amiral Chester-W.Nimitz.C’est le contre-amiral Charles Pownell qui succédera au vice-amiral Towers comme commandant de l’aviation.aux Etats-Unis Terre-Neuve à la conférence impériale Pearl Harbor, 12 (A.P.) __ Lt„ Alliés.M.] bombardiers de la marine des! combat depuis long-j Ktats-Unis ont attaqué feudi Pile de! il appelle 1 inipéria-1 Wake pour la deuxième journée' et il est en grande consécutive pendant que lés vais-l partie responsable de l’expropria- seaux de guerre tion des entreprises de la Standard j drilles pilonnaie Oil en Bolivie.Les Russes capturent Shepetovka pt (l’autrès esca-j pilonnaient des positions j japonaises dans les îles Marshall.! Le bulletin du grand quartier gé-, ! itérai de l’amiral Nimilz ne fournit! j pas île détails sauf de dire que' ] I aviation des Etats-Unis n’a pas! ; perdu un seul appareil au cours! idc l’expédition contre Pile de! i W ake.1 Memphis.Tcnn.12 (B.U.P.) — Une tragédie, la pire dans l’histoire des American Airlines, s’est produite hier, quand un paquebot | aérien de la compagnie s’est écra-j sé dans le Mississipi, entraînant les vingt et un voyageurs et les trois! hommes d’équipage qui se trou-j valent à bord.L’accident s’est produit à quinze! milles environ de Memphis.Au! I ondres 12 (C.P) ______ Le sous- ! nombre des vielimes se trouvaient! secrétaire’d’Etat * aux Dominions.i douze membres de l’armée améri-j M P V.Emrys-Evans, a déclaré, caine, dont une femme du WAC.hier, à la Chambre des Communes,! On a commencé immédiatement! que Terre-Neuve a été invité à laides travaux de renflouement et prochaine conférence des premiers i l’avion sera transporté à Memphis.ministres de l’Empire.11 a précisé! - qu’il ne s’agissait pas d’une conté- ., rence impériale, mais d’une réu Lfî SiOTUS ull garant nion des premiers ministres des1 dominions autonomes qui ont la di-i rection de leur propre politique! étrangère et que le secrétaire d’Etat | aux colonies, le vicomte Cranjior des Trois-Rivières Trois-Rivières, 12 (D.N.C.) — “Toute question d’administration représenterait Terre-Neuve au I Iel‘’.veD(IU;, d8'“ a'!8,/,1,8?Londres, 12 (C.P.) — l.e mare- j chai Joseph Staline a lancé hier ] soir un ordre du jour extraordi- j naire pour annoncer la prise du ] centre ferroviaire de Shepetovka.j en Ukraine, qui se trouve au sud- ] est de llovno et à 27 milles a l’est j Washington, 12 (A.P.) Le se-, de la frontière de Pologne.Shepe- crétaire de la marine Frank Knox a Perte de 12 navires japonais ; ! ripai, à la suile du veto apposé par 1 le maire Arthur Rousseau à deux t >vk:i est le point de jonction des Lyres Bcrdichev-V’arsovic et Ko-rosten-Tarnopol.L’ordre du jour du premier ministre de l’U.ILS.S.s’adressait à l'urinée du général VaP’tine qui a franchi la frontière de Pologne et qui a remporté ce succès.Le bulletin soviétique d’hier soir annonce par ailleurs que le cercle se resserre sans cesse autour isolées dans la boucle du Dnieper.Il annonce la prise de Miropolyc.à trois milles au sud-est de Kor- | sun, qui est le centre de la résis- j tance, ainsi que de 9 autres villa- i ges.Les tentatives allemandes de j rompre le oorrle par l’extérieur, ont été repoussées.les 19 divisions allemandes, "n val,SSCHn nuxillaire.in notiez sur la fin de la journée d'hier la destruction de 12 autres' navires japonais par des sous-mn-! •’ins américains.Cela porte à 581; ' le nombre des navires japonais cou-; lés par les sous-marins des Etats* | I nis depuis le début de la guerre' dans le Pacifique.Parmi les 12 navires coulés en ces derniers temps, on comptait trois transports, u\ gros pétroliers, six cargos et' lie, i ri»rcacmci «il i c» t c-ncu vu ou i , r».•» ' A c.oll — cours des entretiens si l’on en ve-’ I l'ois-Rivieres, M.lean A., m , liait à soulever des questions qui} '181’ .A rUniversité, aux bureaux de l’AGEUM.des billets sont également à la disposition des étudiants.François Hertel et la Jeunesse Un véritable ralliement de la jeunesse canadienne-française s'organise pour la conférence “Nous ferons l’avenir”, que prononcera François Hertel (Prix David 1943), le mercredi, 23 février, à TErmita- - „ , - ge, sous les auspices de l’Institut j la situation est très tendue et que ’ la lutte est très dure, mais que les Alliés dominent dans l'ensemble la mer et les airs.Nous prions, dit-il, j pour avoir du beau temps qui fa-1 vorise les opérations navales et aériennes.M, Roosevelt a dit que la question | de l’épuisement des réserves d’hui- j le et les projets pour en obtenir de i l’Iran ne constituent pas une ques-j tion politique.La discussion sur ce sujet fut en- j Raccroche-toi au Vogue, tu auras une fameuse rouleuse v- \ ^ \ Roulez vos cigarettes avec le TABAC A VOGUE CIGARETTES Achetez le contenant économique d'une Va livre - Conserve le tabac frais ¦< Feuilleton du "Devoir" Belle-Mère à tout Faire par Pierre de Saxtl F 31.(Suite) “ Allons!.c’est décidé.je risque le coup de tête!.si nous sommes malheureux ensuite, eh bien! nous serons deux pour souffrir, pour travailler, pour supporter.Et, être deux, n’cst-ce pas tout!.Pardonne-moi, ma chérie, j’avais perdu la tête ce matin en t’écrivant ces lignes!.Non, je ne te vouerai pas à cette vie de misère dont je te parlais.Ce serait mal t'aimer, ce serait faire acte d’un égoïsme impardonnable î.a déception est atroce!.Mais, puisqu'il le faut, j'attendrai.Et aussi je travaillerai double, nfiiyde i refaire le pelit capital perdu, et de le mettre à l’abri d’une lamentable surprise comme celle qui vient de fondre sur nous.Tiens.laisse-moi pleurer ce beau rêve évanoui.Je inc résigne!.mais que c'est dur!.,.Oh! que c’est dur!.Une heure plus tard: Non, Béryl., notre beau rêve ne s’évanouira pas! Plutôt que de renoncer à ta douce présence, j’ai accepté un arrangement dont mon orgueil fera les frais.Ma femme de ménage m’avancera l’argen.nécessaire à ton voyage, el je le lui rembourserai peu à peu sur mes émoluments! Tu lèves les bras au ciel!.Lue est fou! diras-tu.Eh! non, ma chérie.Je ne suis fou que d’amour, .Il y a peu d’instants, Mme Girardin, entrant dans le fumoir, m'a trouvé, assis devant mon bureau, sanglotant à fendre l’àme.— Monsieur! qu’nvcz-vous s'est-elle écriée, effrayée.— Rien., ai-je répondu en essayant de me ressaisir.Mais les femmes ne croient point à ces “rien” dont nous voilons nos chagrins.— De mauvaises nouvelles de Ré-rangère?s’est-elle exclamée avec autant d’épouvante que si lu avais été sa fille.Au nom du Ciel' parlez! Monsieur.Dans son émoi, elle oubliait les règles du protocole.Elle t’app> lail Bèrangère.Mais, nu lieu de m'en formaliser, j’ai été touché, au contraire.— Malade?.Morte?., a-t-elk* repris, affolée par mon silence.J’ai sauté sur ma chaise.— Ah! Dieu merci, non! rien de .semblable.Mais je viens de re- cevoir une nouvelle désastreuse.Nous sommes ruinés, madame Girardin, ratiboisés par le krach de la Bnuque d"Outre-hier.Toutes nos économies sont englouties.Mina-Minetle a paru soulagée.— Vous m’avez fait pour, Monsieur.— Et vous trouvez que ce n’est rien?Perdre tout ce que j'avais amassé avec tant de peine depuis quelques années!.Eh bien! moi.je déclare ça empoisonnant! — Et e’est là ce qui vous désole, Monsieur?— Dame! il y a de quoi, il nu* j semble! Mais ce n’est pas cela, cc-j pendant, qui me chavire.C’est de renoncer à l'espoir de voir arriver dans un mois Mni" d’indrevil le.Mon gouvernement a fait un bond: —Ber.Madame d’Indreville ne viendra pas à Toulouse?J’ai secoué tristement la tête.—L’argent de son voyage est dans la poche du filou, comme le reste, cl je n'ai pas trois mille francs disponibles à lui envoyer, malheureu- sement.Mme Girardin m’a regardé, atterrée.x Et, brusquement, sans dire un mot, elle a disparu, mais pour revenir deux minutes plus tard, en brandissant joyeusement: trois billets de banque.—Le voilà, l’argent du voyage!.Vite, Monsieur, portez-le à la poste.De mes deux mains, j’ai repoussé la somme qu’elle m'offrait, et tu peux penser, Bèrangère, si le rouge m'est monté au visage! —Et vous croyez, madame Girardin, que je vais accepter?Vous vous figurez cela?—Pourquoi pas, Monsieur?Pour quelle raison me feriez-vous l’af-1 front de refuser?—Parce que je ne pourrai pusi vous rendre ce prêt avant trois; mois au moins.Parce que je ne suis pas assez veule.—Mais je n’en ai aucun besoin, de ces billets, Monsieur 1.Vous me les rembourserez lans un an, dans dix ans, si vous le voulez.Et comme je protestais énergiquement; —Oh!.vous n’allez pas me faire ce chagrin! a-t-elle imploré avec un tel accent que j’ai hésité.Ma parole, c'est qu'elle était sincère! Il suffisait de la voir pour s'en convaincre! Alors, pour ne pas la lilcsser, rendu faible aussi par mon désir intense de te voir, j’ai pris l’argent.Qu'aurais-tu fait à ma place?Et voilà comment tu seras ici dans un mois, ma chérie.Au fond, je suis honteux, tu le devines, d’avoir cédé.mais si content tout de même! T'attendre! Cette joie délirante me console de la “petite saleté” que je viens de faire!.Car, enfin, priver Mme Girardin d'une somme dont clic doit avoir besoin, malgré tout.et cela alors que je ne lui suis rien.Est-ce propre?.Est-ce tout à fait propre?Non, peut-être, et.cependant, j’ai accepté.et j'ai pressé les mains qui m'apportaient le bonheur, A bientôt donc, ma Béryl! Tu t’embarqueras le 4.et, le 20.je serai à Marseille pour te serrer dans mes bras.Et pour être certain qu’aucun retard ne vienne t’empêcher de prendre le premier paquabot, je t’envoie aujourd’hui un mandat télégraphique.Et maintenant! dis-le-moi?.dis-le-moi vite! es-tu heureuse, toi aussi, de ce dénouement inespéré?.heureuse de revoir ce vilain mari qui, d’après l’opmion de Mme Girardin, est aussi rempli de défauts que ta chienne Mirra l’est de puces?Mais paix à Mi in-Minette! J’ai fait serment de ne jamais plus bêcher, à l’avenir, celle qui me procure la joie ineffable de ton retour.J’amnistie tout en bloc.: ses semonces, ses pré’entions d’éducatrice,.tout.L’âge d’or va revenir.La paix, un instant menacée, régnera désormais entre nous.Au fond, cette peste d’Irène n,> mentait pas quand elle me disait: “Elle a pour vqus des attentions de mère, mon cher.” (A suivre) C« lourn*: est imprtm* tu no «30 rut Ni irt-Ptmt «•( » Mnatrfttl ptr l ünprl.merit Pnpultlrt (fc rttponttblUU ilaUMt).tdltrlct-proprlèttlr*.— (Morgt* PtUttltr'.direct* ur-gtrtn». VOLUME XXXV - No 35 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 FEVRIER 1944 PAGE EEEIINin LÀ niant Ceux qui firent notre pays Hermine Frémont Activités Féminines, Conférences, " , etc.Directrice : Germaine BERNIER Une situation honteuse Onze cents familles montréalaises logées dans des hangars et des poulaillers Üepim combien d'années, entendons-nous parler tour de rôle un unique lit simple! Si I on ajoute que des taudis, de leurs méfaits, tant au point de vue familial que social?Plusieurs années avant la guerre, un Comité du logement salubre avait commencé a étudier la question.Le manque de ressources financières u paru, dans le temps, paralyser la réalisation de ses plans.Et les années ont passé.Les chômeurs que l'on aurait pu si bien employer à la démolition des taudis et à la construction de logements salubres ont continué de chômer jusqu’à la guerre.La situation que ion a appelée, depuis tant d'années, la crise du logement, peut très bien se nommer, à l'heure actuelle, le drame du logement à Montréal.Depuis deux ou trois ans, une décision énergique lie l’autorité aurait dû autoriser, ordonner au besoin la construction d’abris salubres, s’il était impossible de bâtir de véritables logements.Comme on a cons-t’iiit en vitesse des baraquements confortables pour tes membres de l’armée, les travailleurs et les travailleuses d'usines, n'aurail-on pu élever de semblables baraques pour loger de façon chrétienne et civilisée des centaines de familles qui vivent présentement avec leurs petits enfants dans des locaux indescriptibles et innommables.Des locaux qui ne peuvent certainement pas s’appeler habitations humaines.C'est vraiment une honte pour la métropole.Naturellement il ne s'agit pas de savoir quel est ou quels sont les responsables de cet état de choses, c’est personne, bien entendu.C’est vrai que gouverner, c’est prévoir, mais passons.En attendant que Montréal, Québec, Ottawa et peut-être Londres et Washington se soient mis d’accord sur une décision à prendre pour loger les familles qui sont dans le chemin (les bébés d’aujourd’hui seront sans doute majeurs ù ce moment-là), ces pauvres gens, qui ne sont pqs toujours des gens pauvres, vivent dans des conditions intolérables, disent tous les rapports des travailleurs sociaux.Conditions intolérables mais qui sont subies depuis des années.Veut-on une idée de ce que peuvent être ces réduits dans lesquels on n’élèverait aucun animal de race?J ai là, sous les yeux, une copie de rapport dans lequel des assistantes sociales ont consigné les détails des visites qu'elles font aux habitants des taudis qui.comme on peut bien le penser ont toutes sortes de difficultés, a commencer pur la maladie qui entre ¦•liez eux en même temps que l’air froid par les fentes des murs et tes carreaux défoncés.Disons tout de suite que le fait d’habiter présentement un logis condamné par le Bureau de Santé est à peine digne de mention.Tous ces logis sont occupés.On en a mentionné un l'autre jour qui porte un avis sur sa porte: Défense d’entrer parce que le toit est sur le point de s'effondrer et cependant une famille de sept enfants, dont un tout jeune bébé, s’y trouve en danger.On les forcera à la fin du mois à quitter les lieux mais ils ne savent où aller et personne ne sait où tes diriger.Une famille de neuf personnes, dont sept enfants âgés de un à neuf ans, habite un vieux magasin, d'une seule pièce, condamné pur la ville.Au point de vue hygiène, aération et chauffage, c'est ce qu’il y a de plus malsain, dit le rapport.Sans compter que dans la plupart de ces abris de fortune, le service d’eau, quand il y en a, ne fonctionne plus depuis que l'hiver est commencé, Veau gèle dans les mauvais tuyaux.Pour un de ces hangars, condamné lui aussi par le Bureau d’Hygiène, dont les murs moisis répande.tt une odeur insupportable, on demande douze dollars par mois! Ailleurs, douze personnes, dont huit enfants vivent dans une pièce d’environ six pieds va.douze! Les enfants couchent par terre et tes adultes occupent à le logis contigu à cette pièce est une maison de prostitution et qu’il n’y u qu’une seule salle de toilette pour les deux logements, on comprend que bien des problèmes sociaux et moraux soient difficiles à résoudre.Deux familles, soit vingt et une personnes, habitent un ancien magasin-poulailler et une autre famille de huit personnes, dont sept enfants, habite un ancien magasin de volailles aux “pièces exiguës et nauséabondes".Ailieurs ce sont onze enfants qui vivent avec leurs parents dans un ancien restaurant de route où il n’y a même pas d’eau courante, etc., etc.Le cas le plus pénible est peut-être cette famille de six personnes qui occupe une pièce (employée jusque la comme poulailler, encore!) dans une scierie qui fonctionne nuit et jour! Il y a deux ans que ces gens sont là et le bruit continuel des machines a rendu la mère complètement folle.On a dû l'interner.Le peu d’espace les a obligés aussi à mettre des meubles sur le toit! A quoi bon continuer cette nomenclature?Vous vous dites peut-être que ce sont là des cas exceptionnels qui ne sont, après tout, pas si nombreux?Il ne faut pas oublier qu’en décembre des rapports du Service du Bien-Etre social disaient que 1,110 familles montréalaises vivent dans 966 abris de fortune.Onze cent dix familles, dont plusieurs comprennent de six à douze membres, cela commence tout de même à compter! Dans un message de félicitations adressé, il y a quelques mois, au National Council of Women of Canada à l’occasion de son cinquantenaire, S.A.B.la princesse Alice disait: “De toutes les entreprises de bienfaisance, patronnées par le National Council of Women, celle qui me touche davantage, est le bien-être de l'enfance et à cette importante question sont intimement liés l'éducation et le logement.Personnellement, je crois que les mauvaises conditions du logement familial sont à l’origine de presque tous nos maux.L1 amélioration du logement apporterait une meilleure santé mentale et physique aux enfants canadiens qui auraient ainsi de meilleures chances de se développer".Ces remarques si justes étaient inspirées par la situation en général.Que faut-il penser alors de la situation aggravée, qui dure depuis deux ans et plus?Est-ce que tous ces malheureux sont destinés à passer un troisième hiver dans ces bouges?Qui peut te dire?Dans une “actualité" sur saint Bernardin de Sienne, notre camarade, Paul Sauriol, rapportait l’autre jour, en parlant de l éloquence de ce grand prédicateur, que parfois même, comme c’est arrivé à Sienne, les autorités municipales se réunissaient d’urgence pour adopter des règlements suggérés au sermon du matin.Voilà du service! Il nous manque évidemment au pays, pour plaider la cause des sans-abris, un saint Bernardin qui, miraculeusement, insufflerait à nos édiles le don d’agir.Evidemment, il y a longtemps de cela, cinq siècles! Vous pensez si la civilisation a marché depuis, et les complications en conséquence.Ainsi, certain problème d urgence, tel le logement des sans-abri, prend des années à se régler.Nous sommes pourtant au siècle de la vitesse.Pour le moment et sur la question aes taudis, c'est à sc demander si dans les villes européennes ravagées par les bombes on trouverait autant de familles logées dans des poulaillers qu’à Montréal.Germoin# BERNIER 12-11-44 Pour celles qui travaillent le jour Des cours gratuits de coupe et de couture seront donnés le soir dans diverses paroisses Les centres de couture cana-diens-français étant ouverts seulement l’après-midi, nombre de personnes qui travaillent ne peuvent assister aux cours de coupe et de couture que l’on y donne régulièrement.Les femmes de Montréal apprendront avec plaisir qu’eJles pourront dorénavant suivre des cours de coupe le soir, dans trois endroits différents; les mêmes cours sont également donnés certains après-midi.C’est ce qu’annonce Mme Elzéar Poirier, directrice des centres de couture canadiens-français du Service des consommateurs, Commission des prix et du commerce.Mlle Anna La liberté, directrice des cours de coupe au ministère de l’Instruction publique de Québec, est chargée de ces cours.Voici la liste des endroits et des dates pour les cours de coupe gratuits donnés à toutes les dames et jeunes filles intéressées: mardi après-midi, à 2 h., salle paroissiale de Saint-Edouard, 6418 rue Saint-Denis; mardi soir, à 7 h.30, école Anthelme-Verreau.6560 rue Chambord, paroisse Saint-Ambroise; mercredi, à 5 h.et à 7 h.30, à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 est, rue Sher brooke; jeudi, à 2 h., et à 7 h.30, au quartier général des centres de couture, 680 ouest, rue Sherbrooke, au troisième étage.Les élèves auront l’avantage de suivre gratuitemext un cours complet de coupe, apprenant le tracé des patrons, secret qui est à la base de la confection des vêtements.Puisque la conservation des tissus est à la mode, toutes les Cana diennes se font un point d’honneur de faire durer les vêtements qu’elles ont déjà, en les rénovant au besoin, mettant ainsi en pratique le mot d’ordre de la conservation des vêtements: "Faire du neuf dans du vieux”.Marie et saint Jean.— Voilà saint Jean devenu le fils de Marie.Quels offices Marie ne devra-t-elle pas maintenant ' " Archiconfrérie N.-D.-des-Malades "Donner au Christ Toutes nos souffrances" C.H.L.T.— Vendredi, 2 h.15, causerie aux malades.Chers malades, Au calvaire, la Mère do Jésus devient, par le fait même, la mère du peuple chrétien.Et cela fait s’écrier saint Bernard: "Jean prend la place de Jésus”; ou encore, "le serviteur à la place du Maître”.Quel avantage pour nous tous, mais quelle douleur pour la Sainte Vierge de perdre Jésus.Béalité accablante.— Marie avait .i,e(1„x bien appris, depuis longtemps que (,(,ni((n se sojt pll|s arbarné contre mystère de compassion est devenu i mes, les divisions, les accusations le mystère de notre adoption, et j odieuses, et les cris de toutes sor-par la meme, de notre entrée dans tes contre l’Eglise?la famille sainte._ .Marie voit nos angoisses.— Oui, Notre-Dame des malades voit toutes nos souffrances, nos inquiétu- des, nos ennuis.Et elle renouvel- A i’â i '«va, uu» 11111111 ch rue i euuiivri* saint Jean es! bien notre repîé'sen- ! ^ C°J"‘ tant.Et tout le peuple chrétien sera désormais, comme saint Jean, un signe de contradiction.Comme | jadis, on avait conspiré la mort du Christ, ainsi on portera la même haine à l'Eglise, qui est le corps et la plénitude du Christ.De la les persécutions contre elle-même ses ministres.Temps anciens — temps non-— Est-il une époque où le ce fils était ne pour douleur.le peuple chrétien, contre ce ‘qui Mais au Calvaire, en face de cette > {,sj reijgjei,Xl que le temps actuel?réalité accablante; elle souffre avec I ^’entendons-nous pus les blasphè-Jésus les tortures de 1 agonie.Ce passion.Que Marie soit la con | fi dente secrète de nos pensées, de nos peines et de nos souffrances Moyens pratiques.— 1o Resserrons nos liens avec Marie; 2o Ayons en elle une confiance inébranlable; 3o Implorons sa puissante intercession.Mot d’ordre.— Soutenez, ô Notre-Dame des malades, ceux qui souffrent persécution pour la justice.Zoël FRECHETTE, pire, hôpital Saint-Vincent de Paul.Sherbrooke, P.Q.Expostion d*art au bénéfice des enfants d*Europe Les grands peintres de l'école hollandaise (1851-1873) Le Canada a donné à l'Eglise plu- \ sieurs mystiques.L’une des plus étonnantes dans sa simplicité fut Hermine Frémont, fille du docteur Charles-Jacques Frémont et de Marie-Cécile Panet, de Québec.Elle naquit le 24 décembre 1851.Elle reçut son éducation chez les Ursu-lines et ne rêva plus que de se consacrer entièrement à Dieu.A la suite d’une visite au Carmel de Baltimore, Mlle Frémont conçut le projet d’établir un semblable monastère au Canada.Elle offrit toute sa fortune aux Carmélites de Heinis pour les induire à fonder une maison au pays.Ce projet ne se réalisa pas à cause d’une absence de sujets.La jeune fille ne voulut pas se laisser décourager; elle résolut de se rendre en France, où ses voeux pourraient enfin trouver leur réalisation.Au printemps de 1813, elle s'embarqua et fut accueillie avec empressement par les bonnes religieuses de Reims.Mais cette offrande suffisait sans doute ûa Seigneur.Peu après son entrée au Carmel, elle fut frappée de maladie et succomba le 22 décembre 1873.Elle avait pris en religion un nom vraiment prédestiné au Carmel, celui de Thérèse de Jésus."Notre chère petite Soeur Thérèse de Jésus, annonçaient les autorités du monastère aux parents de la jeune religieuse, est morte comme une sainte, dans l’acte de l'amour du bon Dieu, après avoir eu le bonheur de faire ses voeux et d’emporter au ciel le titre de carmélite que son coeur désirait ardemment".L’acte généreux de Soeur Thérèse ne resta pas sans fryit.En 1875, six Carmélites de Reims arrivèrent au pays pour fonder le Carmel de Montréal.En 1912, un second Carmel fut établi à Saint-Boniface (Manitoba): il fut transféré aux Trois-Rivières, en 1929 et depuis il fait l’orgueil de la cité de Laviolette.Rembrandts, onze Frans Hals, deux Vermeers, dont la “Laitière”, réclamée à nouveau; trente-deux toiles de Vincent Van Gogh, célébrité de la peinture hollandaise contemporaine.Les visites par groupe sous la conduite d’un professeur-guide, doivent être organisées d’avance en s’adressant au bureau de l’Association “Les Amis de l’Art”.G.B."Physionomie de notre temps" Souù le titre de: Physionomie de notre temps, François Hertel, écrivain, prix Di-vld, professeur au Collège 'ïrasset, présentera, mardi prochain, une apologie de notre époque à la Société d'étude et de conférences.Il la montrera comme un âge nouveau, s'opposant g l'ére qui achève de sombrer dans la décadence II Indiquera comment la résurrection du monde moderne prend peu à peu la place, dans tous les domaines, des éléments décadents, comment dans le domaine de l'esprit en général, philosophie, arts, sciences et lettres, noua sommes à un moment riche et fécond de l'évolution du inonde.Cette conférence aura Heu.comme d'habitude dans le salon Prince de Galles de l'hûtel Windsor è 3 h.15.Le public y est admis.Après la conférence, on peut rencontrer le conférencier au salon.Au Sacré-Coeur Mardi, 15 février, de 4 à 6 h,, 11 y aura réception au couvent de la rue Atwater, en l'honneur de la Mère Dammann, présidente du collège du Sacré-Cœur de Mau-hattanvllle, New-York Les anciennes élèves, les amies et toutes les personnes qu'intéressent les questions d'éducation sont cordialement Invitées à venir rencontrer U conférencière du Catholic Education Club, Pensionnat Mont-Royal On prie toutes les anciennes élèves du pensionnat Mont-Royal d'envoyer au plus tût possible leur adresse respective au no 1892 est, rue Mont-Royal, Le guidisme à Notre-Dame de Grâce Les guides catholiques de Notre-Dame do Grèce Invitent fraternellement les anciennes à l’occasion du dixième anniversaire de la fondation du guidisme dans la paroisse.Une messe d'action de grâce sera célébrée, dimanche, 20 février, a 9 h.Un ralliement intime taira lieu dans la salle de l’école à 3 h, de l'après-mldl.Le thé sera servi.Les anciennes sont priées d'y assister.Retroites fermées Au couvent de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest.Outremont, 11 y aura i des retraites fermées aux dates suivantes: pour Jeunes filles, du 18 au 21 février, et i du 17 au 20 mars: pour institutrices, du | 3 au 5 mars et pour dames, du 21 au 24 mars.Récollection des dames La récollection des dames au couvent de I Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest, aura Heu mardi prochain, le 15.à 2 h.30, ! adoration; h 3 h., conférence par le R.P., Lorenzo Gauthier.CS V.Toutes les an-clennee et leurs amies sont cordialement Invitées.Thé-concert ô Sainte-Justine Un thé-concert organisé par l'Association des gardes-malades graduées de l'hôpital Ste-Justlne aura Heu demain, 13 février, à 3 h.Buffet-causerie et danse La Société des débats féminins organise un buffet-causerie avec danse, sous la dl rection de M.André Larose, Cette soirée aura Heu au Cercle Universitaire, mardi, le 14 mars prochain, â 8 h, Mme Léon-Mercier Gouin, présidente d'honneur, prononcera une breve causerie, sous le titre; la Jeune fille canadienne.Retraites fermées Au Foyer Notre-Dame de S te-Agathe des Mont*.Pour Jeunes filles de Ste-Agathe | ne fréquentant plus les classes, du mardi 15 février, vers 8 h, du soir, au vendredi 18 février, vers 4 h.de l’après-mldl.Orga-I nlsstrlces.Mlles Agsths Bastlen, SS ru» I St-David.et Cécile Sarrazln, 28 rue St-Do-nat.j Pour dames de Val-David, du lundi 21 ; février à 11 h.a.m.au mercredi 23 février, I A 4 h Organisatrice, Mlle Grise Blondln, i La Sapinière, Val-David.La Charte do Royaume chrétien par te R.P.Adrien Malo, O.F.M., titulaire de la chaire de l’Action catholique à V Université de Montréal Ce volume de 340 pages vient do ! paraître.Il applique le Sermon do : la Montagne aux problèmes actuels ; de la vie chrétienne, il se termin» par un chapitre consacré à l’action qui montre que la formule nctuelU de la vie chrétienne et du christianisme, c’est lout simplement l’Action catholique.Dans une lettre à l'auteur, S.E.le cardinal Villeneuve écrit: “Livre qui doit, pour un j prêtre surtout, constituer comme une retraite spirituelle, un arsenal j où relrouver des lumières, des forces, des armes’.340 pages, $1; par la poste, $1.10.Service de Librairie du Devoir.Produits de la ferme : BEURRE, OEUFS.FROMAGE H.DUBOIS & CIE PROVISIONS EN GROS HA.4274-5 - Bureau: HA.4280 273-277 EST, RUE SAINT-PAUL O M*’ Fl.6906 H.PAGEAU 1793 AVENUE Oi L’EGLISE COTE SAINT-PAUL Quelques Gouttes dans chaque narine soulagent rapidement de l’enchifrènement du CATARRHE u Cette médication spéciale agit rapidement À la source-même du mal—Fâcilite la respiration! n merveilleux soulagement de l’enchifrènement pénible, et des souffrances causées par le catarrhe aigu, se produit rapidement, lorsque le Va-tro-nol se répand dans les fosses nasales, diminue l'enflure des membranes, soulage l’irritation, apaise If la congestion, aide à déboucher les voies nasales em- VI IfllM» barrassées.Essayez-en, comme il est HJYBAlfll dit dans le dépliant 1 I Hw IvUL ¦¦MMMBBMIMIMWIIIIilllllWÉIIIIIHPmilM^l*^i:Mmi*é|^lllllWlllillltl • nem plus au dehors que le repas * balnéaires uusue., principal, celui du milieu du jour.l-e Bernin, en construisant qa’on ne peut tout de même pas oalais pontifical, avait assagi préparer sur un petit réchaud élee fi trique de la force d’une ampoule palais pontifi goût pour la magnificence baroque.En sorte que l'édifice d'éclairage ou sur une lampe à al- i gardait une sobriété assez inajes-cool.Ces foyers de fortune sauvent tueuse mais un peu inaussnue ainsi quelque chose de leur vie normale.grâce à l’ingéniosité, au courage, de réponse, de la mère, ré solue à “se débrouiller”.J’ai vu ainsi, dans les centres d’activité administrative de notre zone, des CE SOTR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la botte Cl» Chimique FRANCO Amérlmlnr lté* ISM rr* Suint-Denis, Montrés! Veullléx m'envoyor un échantillon de ROBOL Nom iD> • •»•••••• Lorsque les architectes de Pie XI le restaurèrent après l’avoir con solide, voici une douzaine d’années, ils entreprirent de lui donner par ta profusion des marbres et des ors le caractère d’un petit Vatican évoquant celui de Rome.Et poussant cette analogie du mieux possible, ils aménagèrent les appartements pontificaux de telle sorte qu’on retrouve à Castelgandolfo la même ordonnance de salons avec les mêmes noms qu au Il Vatican- salle des Suisses, salle des Sediari, salle des Gendarmes, I salle de la Garde Palatine, etc.I Mêmes rideaux aussi de damas JI écarlate que là-bas dans les salles ¦ d'apparat dominant la cour Saint-I Damase, mêmes consoles et par-I ' quels de marbre qui reflètent comme une eau des plafonds à caissons dorés, des fresques, des tableaux de bonne école.Mais, comme au Vatican romain aussi, même contraste entre cette richesse, ces galeries aux voûtes et pilastres pompeusement ornés et les appartements privés du Pape ramenés, eux, à une bourgeoise simplicité: sa chambre que meublent seulement un modeste lit de cuivre, un bureau de noyer, quelques tableaux de valeur moyenne; sa chapelle dont les principaux ornements sont une fresque et la Vierge Noire de Gestocowa ramenées de*Pologne par Pie XI; «on cabinet de travail éclairé par de hautes fenêtres d’où l’on découvre Rome lointaine, au bas du ciel quelques chaises de cuir dur, du damas aux murs, une table que surmonte un grand crucifix d’ebè-hc.Une terrasse de trois kilomètres Au-dessus des pins se dresse aussi, éblouissant et jurant quelque peu dans ce paysage, le casque d’aluminium d’un observa-vérité ' t0>rc- Enfin, au bas du domaine, ''s’ouvre une ferme modèle: étable aux murs émaillés de bleu vif, couleur abhorrée par les mouches, avec une trentaine de vaches suisses entretenues en un état de parfaite propreté, possédant chacune son box en tubes d’acier, son abreuvoir gicleur qui se déclenche sous la pression des naseaux.Sans omettre les machines à traire et tout un système perfectionné de pompes, stérilisateurs autoclaves; en bref une vraie clinique où circulent les garçons de ferme en blouse et toque blanches.Je dois préciser que sur les quelque trois cents litres de lait quotidiens qui sortent de cette étable, cinq seulement sont réservés du Pape et de du l’oeuvre de l’homme vous fait si gnie; des mines de toute espèce sont en travail; les nouveaux tro_ glodytes peuplent cette terre qui prétendait dissimuler ses richesses sous le sable et les rocs.Un envol: nous frôlons les quasi sept mille mètres de l’Aconca-gua, glissons au-dessus des neiges et de ces montagnes mauves dont le bas de la robe se déroule en larges plis roses pour venir flotter jus que sur les vagues de l’Océan.Et c’est le paysage radieux, annonçant la fertilité, dans lequel s’encadre Santiago.Décembre; donc l’été; les champs dorés; la silhouette blanche d’une cité qui domine une colline, rocher abandonné par la Cordillière en retraite vers le ciel.Ici, à cette heure, on-ne pense pas à la guerre.Grosse animation dans ces rues biens tracées, dont le pittoresque est absent, mais où la nature pare de grâce des places qui sans elle eussent été peut-être banales parce que trop semblables à du “déjà vu”.Oui, de grâce, avec ces arbres en fleurs, ces jacarandas bleu de ciel, ces palmiers poussés entre deux pierres.Et il y a; du reste, des beautés d’architecture, tel cet ancien palais de vice-roi, dont trois siècles n’ont pas diminué l’allure ni altéré la fraîcheur du patio et la chaude intimité des boiseries.Malgré le climat, du labeur partout.Ne faut-il pas réparer les dommages d’un tremblement de terre qui causa des pertes considérables?Ne faut-il pas prévoir l’avenir?.Là-haut, sur un piédestal, au sommet de la colline où Pedro de Valdivia le Conquistador avait érigé sa citadelle, se dresse la statue de cet homme extraordinaire.Il domine la ville lumineuse, sa campagne où galopent, devançant de lourds chariots, des cavaliers poussant devant eux du bétaii, sombreros sur l’oreille et punchos au vent.Et l’histoire se précipite à son tour.Charles-Quint régna sur ces régions.Les Indiens durent céder la place à Valdivia jusqu’au jour où, l’ayant fait prisonnier, ils lui coupèrent les muscles avec des coquilles de moules pour que la torture fût plus lente.Le gros capitaine, courageux, généreux du bien conquis, expia durement ia sévérité de ses expéditions.Mais il avait donné à Santiago du Chili un profil.Edouard CHAPüISAT Un record de 8,000 naissances par mois Au cours des neuf premiers mois de 1943, il y a eu dans la province de Québec 72,350 naissances, ce qui représente un taux de 28.A ce rythme, il est probable que le rapport général de l’année révélera qu’il y a eu environ 97,000 naissances, chiffre qui déliassera de 3,000 le grand total de 1942.En effet, souligne le ministre de la santé et du bien-être social, M.Henri Groulx, durant les neuf premiers mois de 1943, nous avons enregistré une moyenne de 8,000 naissances par mois, ce qui est un record.De plus, durant mai 1943, le nombre de naissances atteignit 9,220.ce qui ne s’était jamais vu dans la province de Québec.Quant aux mariages, ils accusent une légère diminution par rapport plus “Je vois que vous êtes attaqué parce que votre famille détient ce siège depuis 300 ans; c’est un fait historique que votre famille et le peuple de West Derbyshire ont toujours agi de concert dans les grandes occasions”.Le représentant précédent était le colonel Hunloke qui avait succédé au père de Hartington.Le seul homme qui ait enlevé le siège à la famille Cavendish est le cordonnier White, qui est aujour-d’hui candidat socialiste indépendant.Le troisième candidat est Robert Goodal, agraire indépendant.Lord Hartington a dit dans une assemblée qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour bien servir le pays et maintenir les traditions établies par ses pères.A la passe Ngakyedauk Nouvelle-Delhi, 11 (A.P.) — Les troupes britanniques, aidées de chars d’assaut, se cramponnent toujours à la passe Ngakyedauk à laquelle les Japonais se sont attaqués à maintes reprises., Si les Nippons réussissent à s’emparer de ect endroit stratégique, ils auront accès aux côtes.Les troupes britanniques sont assez considérables en cette partie du pays, mais les communications sont difficiles à travers la jungle.En plusieurs autres endroits, les troupes anglaises et chinoises ont défait l’ennemi dans des escarmouches.Un communiqué des quartiers généraux du général Mountbatten dit que les troupes chinoises ont délogé les Japonais de plusieurs positions fortes à l’ouest de Taro, en Birmanie du Nord.Canadiens à Nettuno Londres, 12 (C.P.) — Les troupes canadiennes combattent aux côtés des Etatsuniens et des Anglais autour de la tête de pont de Nettuno, au sud de Rome, annonce-t-on.Ces troupes ont précédemment combattu avec la 5ème armée.Sur ce front, les Allemands les ont surnommées “les hommes avec de drôles de pantalons et des visages sales”.Ces soldats ont été entraînés dans le Montana pour devenir commandos, soldats d’infanterie, patrouilleurs et guérillas avant d’aller en Italie.Durant de récentes contre-attaques allemandes, ils ont dû combattre vigoureusement, ils ont été attaqués par les chars d’assaut et l’infanterie.Avec la Sème armée, ils s’étaient lancés dans nombre d’attaques ha-sardeuses.______ Imprimé sur la psychologie de l'adolescence Prêtres, éducateurs et éducatrices, directeurs d’oeuvres de jeunesse, qui cherchez aujourd’hui plus que jamais à vous renseigner sur vos jeunes pour les mieux comprendre et les mieux former, ITnsti-tut canadien d’orientation professionnelle a compris ce besoin et vous présente un cours rédigé en coilaboration par des spécialistes.Comprenant 20 leçons qui, depuis la mi-décembre, sont adressées au rythme d’une par quinze jours, ce cours traite de l’adolescence, de ses différents développements, de sa personnalité, de ses problèmes et de la manière de les traiter par la psychothérapie.Sur réception de 85.00, l’Institut vous fera immédiatement parvenir la partie parue.Adresser toute communication et faire les chèques ou les mandats à Ylnstilut canadien d’orientation professionnelle, 4327, Saint-Hubert, Montréal.Le budget de Saint-Hyacinthe S.-Hyacinthe.21 (D.N.C.) — Le conseil municipal de S.-Hyacinthe, présidé par le maire, M.T.-D.Bon à 1942.Durant les neuf premiers ! [’hard, a donné son approbation au mois de 1943, en effet, nous en budget d admimstration de la mues pour les repas |avons eu 26,475, ce qui donne ie I «‘cipal'te, pour 1 exercice 1944.Les ses familiers, le : taux encore élevé de 8.5.recettes prevues, pour les pro- chains douze mois, se totalisent a m Confectio» à U main garantie.Tail Ici : 16-18-20-22 ani.MODELES : PRINCESS, CINTRES AMPLES .00 Assortiment le plus complet de manteaux de MOUTON DE PERSE Rot Musqué #289.n II «C CCI HJ Seql Hudson.$319.| a ff, MoOLLIH =hot Sa“''°9e.*!“*• ' et ses fils Opossum .îflllH.Mouton de Bombay $289.-439, RyE AMHERST Seal Français.$129.CH.9644 Conscription du travail au Japon New-York, 12 (A.P.) — Le gouvernement japonais a ordonné une réglementation plus sévère des lois de la conscription du travail.Les hommes de 12 à 60 ans et les femmes nc*i mariées de 12 à 40 ans sont sujets à la conscription du travail.L’ordonnance a été mise en vi- flURMACIEUma MON'tNr*.*.ma.r##r coMsrttwn trottmm Ou Von s9 habille bien SNK Coupe spécial* i chacun façon soignée Aussi "Valet Service" A votre disposition ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR S94.Rachel est • FF- 9343-8850 gueur pour faire suite à la demande des chefs du gouvernement qui demandent une production plus intensive d’avions, de vaisseaux et de munitions.La nouvelle nous fl été transmise par une émission radiophonique en provenance de Do-mei et captée par les moniteurs dex Etats-Unis.TULIPE NOIRE cU CHENARD PARIS Poudre fin», douce et porfumée, qui redonne 4 \tr peau *on velouté naturel.•O cent» l« botte, r-t' échantillon de NarAre Tulip* Noir* .30—.«O et plue flacon* et étui*.CANADA ’ onua co.MONTREAL parfum Tulipe Noir*.4 LA TERRE DE CHEZ NOUS «st un hebdomadaire agricole qui appartient aux cultivateurs et qui défend leurs intérêts professionnels et coopératif^.• a • L'abonnement coûte un dollar par année et est payable h La Terra de Chez Nous 515.avenue Viger, Montréal ^ TAIUEÜRS * • .la marque Je l’homme bien vlHi ., .Encourageons de préférence ceux qui affichent cette carte.- parce qu'lia font leur part.PAYETTE R-A-D-l-O reste allant aux pe.A, veueues 1 00 Bulletin des fermiers 1.10 Radio journal.1.15 Le •dolor, hongrois.1.20 Comité des oeuvres catholiques 1.30 Ecole supérieure de musique d’Outremont.2.00 Organisation libérale.2.30 Radio-concert.J.uu N r-iveue» 3.05 Danse.3.30 Mélodie* et chansons 3.45 Salut militaire.4.00 Evénements sonaux 4.15 Al.clavier des orgues 4.30 t ri elles 4.35 Radio-Petit Monde 5.00 Corliss Archer 5.30 CKAC ce soir 5.45 En jardinant pour la victoire 6.00 Madeleine et Pierre 6.15 Bloc populaire 6.30 Intermede fi 35 A "Opérette 8.40 La piece du lour elles 7.00 Radio-devinettes mu- 7.30 L'organisation Ubéra-le.j 7.45 Orchestre.8.01 Capitaine Bravo.B 30 r«adlo-f~'les 8 55 Nouvelles 9 00 Secret du docteur 9 30 La boite é musique 10.00 Musique de danse.10.15 Rendez-vous romanesque.10 45 Journal parlé.l 00 Bonsoir le"- «port».11 15 Orchestres 11.30 Plash Gun Casey 12 00 Nouvelles l .CF-550 klmctclei Midi Mélodies 12 15 Musique Black 12.30 Riding the rsngt 12 45 Highlight* 1 00 Nouvelles.Quiz' r.05 o.i u_.Children's 1.„i.Washington ome 1.45 Vordf and music 2.00 Opéra 5.00 Cocktail musical 5.30 icas 6.00 Musique de concert 8.15 Nouvelles-éclair, 6.25 Wha*'- happening» 6.30 Luckv mslodles 8.45 City improvment.6 Sü Danse 7.00 Over here.7.30 Studio.8.00 Intermede.8.10 Analyse de la cuerre 8.L Yeomen m the guard 8 30 >ver there 9 15 Studio 9.55 Petei Hayward.iO.OO Thomas show.0 3P Nriuveile» 10 4o Reoherchei sur la nu- trition .i Oü Oanse 11 55 Nouve.ies CH1.P-1490 kilocycles Midi heure H.00 Fanfare.Midi Heure êmlnlne 100 Radio-journal.1.05 Heure "émlnlne 2, ( Heure 2.01 Concert Master.2.30 Orchestre 2 45 Musique 3.00 Fanfare 4.00 Radlo-lournal.4.15 Sérenadeurs.4.30 Chansons françaises 4.55 CHLP ce loir.5 00 Heure j.00 Thé dansant.5.25 Nouvelles 5.30 Radlo-spéclal.8 00 Radin-Journal 8 15 Méli-mélo 8.25 Sport.6.30 Vagues musicales.6.45 Chansons trançalsea 7 00 Heure 7 00 Un peu de tout.7 30 La place du marché 8.00 Billy Bushell.8 15 Musique 8 30 Tin Pan Alley.9 00 Heure 9 00 Rhythmic Age.9.31 Musique 10 15 Nouvelle* 11.00 Blue Jacket L* y, .s les passages suivants qui montrent A .V Amiciralo lue r'tn n’est aussi facile à obtenir a ?lit ¦Tiusiv.anc.quand „n veut s*y mettre.Pourquoi ce qui s’est fait à i’Immaculée-Con-ception, populeuse mais pas peuplée, c’est certain, de surhommes et de transcendantes intelligences, ne pourrait-il pas se faire ailleurs, et de fait se pratiquer aussi ailleurs avec le plus grand succès.Voici ce qu’écrit le P, Bernier: ¥ ¥ « Dimanche, 13 février 1944 Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycles .00 Variété* 430 Concert dominical.5.00 Concerto .00 Rhapsody of tha Rockies 1.30 Revue musicale.ii.;i .uslque 1.) R&dlo-iournai.jignai-no'-aire !.30 La Marine vous parle .00 L'Ecole des parente.15 Impulsion.1.30 Theatre de Radlo-Collégç: Horace.30 Piano.1.00 Maîtres de la musique.100 .'.ustc hall 1.30 Airs d'opéra.1.45 La Donne chanson j.00 Heure dominicale 5.50 Musique.45 Programme musical .55 Nouvelles.1.00 Concert Llpton.1.30 Nouvelles.00 Nos îoüèges au micro 7.30 Actualités canadiennes 1.00 Le Petit Duc, de Le-cocq.1.00 Opinions 30 L album de musique familière Ou Ijdio-murnal.i,15 Intermède.(.20 Chants de l'Empire.445 Greta Krauss, claveciniste.m 00 Programme musical .15 Orch de danse .28 uvelles r’DM-940 Kiiocvcles Ï00 Radio-Journal 9 0; Intermède 9 15 Le ardlnler ontarien 11.30 The way of spirit, j ,j Nouvelles J 05 Les hebdos anglais 1.30 Vieilles chansons.e.vice i-eugieu*.ldi Nouvelle: de BBC ! 15 Causerie 1.30 Musique.100 Reno -.Midran .15 Pout es enfants 1.30 Cornelius Yssolstyn, violoncelliste, ¦ te.301 Commentaires de Washington 2 1 Le courrier néo-zélandais et lustrallen 2 Jo -iervin religieux 3 00 Chefs-d oeuvre de la musique 4 30 Church of the air 5 0t> Nouvelles .5 03 Les chanteurs de demain 5 30 .omradi in arms B,00 Musique.ensemble d’heure de 6.30 Orch.symphonique de Vancouver.6.45 Nouvelles de BBC 7.00 Orch.Benny 7.30 Sketch de l'aviation 8.00 McCarthy et Bergen 8.30 Revue des événements de la semaine 8.45 Causerie en anglais 9.00 Le théâtre anglais 9.30 Album de musique.10.00 Radio-journal.10.15 Chants de l'Empire.10.45 Réctal de clavecin.11.ut Nouvelles de BBC 11.15 Jonlêrerrler du Jour il.?' ^mivelle» CKAC-73P kilocycle» 8.0,1 Nouvelles 8 05 Orgue 8 30 columbia 8 45 -
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