Le devoir, 13 avril 1944, jeudi 13 avril 1944
“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qu que ce soit d’autre l’attitude qu’il lu faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendant, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” oa-x-iTi Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR DirMtsar i Gaargas PELLITIIR Montréal, jeudi 13 avril 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIsir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3361 Rédaction BEIair 2914 Gérant : BEIair : 3361 L’invasion japonaise de l’Inde et la nouvelle route de Birmanie La ville d’Imphal serait presque entièrement encerclée “Casse-cou!” A propos du choix des commissaires de ('Hydroélectrique—Une proposition qui serait à la fois absurde et dangereuse — Où le Britannique compterait pour plus de quatre Français — On travaille dans le neuf, c’est le temps de bien faire — L’appel au Conseil privé — Mauvais temps pour acheter Le Conseil législatif est engagé à fond dans l’examen du projet d’expropriation de la Montreal Light, Hsat et de la Btauharnois.On trouvera ailleurs un résumé, forcément trop bref, de fa première partie du débat.Il y faudra revenir sans doute, mais nous tenons à souligner tout de suite deux points intéressants, que nous relevons dans les journaux de ce matin et qui ne feront point double emploi avec notre compte rendu.Tout d’abord, le fait que le représentant du gouvernement, M.Brais, a rappelé qu’il y aura apptl jusqu’en Angleterre, si l'on y tient, de la décision du tribunal local qui fixera le prix d’achat des compagnies.Le Conseil privé pourra, précise M.Brais, décider en ce cas non seulement des questions de droit, mais des questions de fait aussi.De sorte qu’il y a grande chance que ce soit à Londres, que ce soit des juges anglais, complètement étrangers à notre pays, qui disent en définitive ce que nous devrons payer et qu’il y a pareillement chance que nous ne sachions que dans deux ou trois ans le coût réel de l’entreprise.Les adversaires de l'appel au Conseil privé ont là le moyen d'ajouter à leurs dossiers une pièce intéressante.Deuxième point, l’observation faite par M.Alphonse Raymond que ce n’est vraiment pas le temps d’acheter la Montreal Light, Heat and Power, que les circonstances sont les plus défavorables qui puissent être, -— en d’autres t;nnes( les plus de natu»e à fortifier les réclamations de la compagnie.Ceci rejoint, explique peut-être aussi le fait, affirmé par M.Godbout lui-même, que depuis trois ans la compagnie cherche à se vendre au gouvernement.* * * Mais ce n’est pas de quoi nous voulons patticulièrement parler ce matin.C’est de la composition probable de la commission provinciale qui sera chargée d’administrer jes compagnies expropriées, d'instituer l’électrification rurale, etc.Il se pose là un problème dont l’existence paraîtrait invraisemblable, fantastique, en tout autre pays libre.Tout le monde connaît la composition ethnique de notre province.Pour ceux qui les auraient oubliés, nous avons cité hier les chiffres du recensement de 1941.dont la portée n'a sûrement pas été atténuée par les années qui se sont écoulées depuis.Il résulte de ces chiffres que les Canadiens d’origine française constituent plus des quatre cinquièmes de la population de la province, exactement 81.4%, tandis que les Canadiens d'origine britannique (le recensement englobe sous ce nom les descendants d’Anglais, d’Irlandais et d’Ecossais) représentent ensemble un total de moins de 14%, soit, pour être précis, 13.6%.Les 5% qui restent embrassent les Européens de diverses origines, y compris les Belges, les Italiens, les Polonais, les Ukrainiens, etc., les Juifs, les Indiens, etc.La prochaine commission sera chargée d’administrer et de développer dans l'intérêt commun un actif qui est la propriété de tous.II paraîtrait élémentaire, et de simple bon sens, que sa composition reflétât la physionomie réelle et les intérêts divers de ses mandants.— Si l’on en juge par les faits que rappelait hier, après le franc-tireur Chaloult et bien d’autres, un ministre de la Couronne, M.Oscar Drouin, il est des sphères-fédérales où l’on procéderait de façon sommaire: on ne s’occuperait pas plus de la minorité que si elle n'existait point.Il n'est personne chez noua qui entretienne de pareils sentiments.Et nous sommes tous d'accord pour reconnaître que la seule minorité qui puisse songer à faire pareille réclamation, — la minorité d’origine britannique.— en- core qu’elle ne représente pas même 14% de la population totale de la province, ait son représentant à la commission des cinq.Nous n'avons pas l’habitude de mesquiner sur ces choses.* * ¥ Mais, si l’on en croit des rumeurs persistantes, que l’on n’a pas démenties et qui risquent donc d’exprimer la réalité de demain, ce n’est pas du tout ce que se propose de faire le gouvernement provincial.Son intention serait de choisir dans la minorité d’origine britannique deux des cinq commissaires.En sorte que chaque commissaire d'origine britannique pourrait représenter 6.8% de la population québécoise, tandis que les commissaires d’origine française représenteraient 27.13% de cette même population: -— en sorte que.pout pousser un peu plus outre la comparaison, chaque Canadien d’origine britannique aurait un droit de représentation de plus de quatre fois supérieur à celui des Canadiens d’origine française.Divisez 27.13% par 6.8% , et vous avez votre preuve.* ¥ ¥ Nous éprouvons franchement de la téf)ugnance à écrire ces choses, nous n'avons pas d’habitude le moindre goût de demander qu'on réduise la part du voisin, mais il faut bien dire que ce serait là une solution absurde et dange-feuse.Elle léserait les droits de 1» majorité, de la très grande majorité de la province, sans lui apporter une compensation quelconque.Elle risquerait de préparer pour l’avenir de dures et désagréables réactions.Car le gouvernement peut bien faire aujourd’hui un coup de force, traiter en citoyens de seconde zone les quatre cinquièmes des électeurs de la province; mais il ne peut rien changer à la situation de fond, au fait qu’il donnera de la sorte aux gens d’origine britannique une position plus de quatre fois supérieure à celle de leurs voisins d’origine française: il ne peut empêcher que ces choses se voient et ne suscitent au fond des coeurs un sentiment de révolte.En fait, le gouvernement a une chance unique.II travaille dans le neuf, il n’est point gêné par les précédents.Qu’il donne aux 13.6% d’origine britannique un commissaire sur cinq, soit l'équivalent d’une représentation de 20%, personne ne songera à élever un mot de protestation et les premiers intéressés eux-mêmes ne pourront se défendre de constater qu’on les traite de façon équitable, pour ne pas dire généreuse.S’il donne à cette minorité de 13.6% deux représentants.c’est-à-dire l’équivalent de 40% de la commission, il irritera la majorité, — alors surtout que celle-ci peut quotidiennement constater, ainsi que vient de le proclamer l’un des membres mêmes du cabinet Godbout.que, dans maints services fédéraux, ses confrères sont traités en inférieurs.Sans compter qu’il risque de créer chez la minorité britannique l'impression qu'elle a un droit strict à cette exorbitante représentation.Tôt ou tard, on rectifiera cette erreur, mais avec quels ennuis! alors qu’il serait si facile de ne pas la commettre.¥ ¥ ¥ Nous souhaitons que le gouvernement n’ait jamais eu les intentions qu’on lui prête trop généralement.En tout cas, même s’il a été tenté, il wt encore temps pour lui de se reprendre.Et nous lui crions de tout coeur: Coatt-coul is-iv-44 Omar HEROUX Le papier et le jaunisme Il n'est pas de périodique qui n’offre quelque article pour signaler ia disette croissante du papier d'imprimerie.Des journaux quotidiens, tel le Mew York Times par exemple, ont dû restreindre les annonces, rubriques, au strict minimum et subir sans doute, de en chef, des pertes considérables.Cependant, écrit America, “relui qui feuillette occasionnellement les journaux pourrait facilement rester sous l’impression que les événements les plus importants de ce inonde sont trois ou quatre procès sordides.Il y a une grave disette de papier.On a mobilisé les petits enfants pour le récupérer et les camions dépensent essence et caoutchouc précieux pour le ramasser chaque semaine.Cependant on gaspille littéralement des tonnes de papier pour l’écoeurante descrip lion des détails dans Je procès Lo-nergan.le procès Chaplin, te procès Bother, et toute une série de détails affriolants sur les divorces”.Or, on conscrit les pères de famille; on parle de plus en plus de conscrire le travail pour répondre aux exigences des usines de guerre.Cependant, les photographes de journaux, nouvellistes, etc., passent des heures et des heures à peindre et décrire ces détails de la dégénérescence américaine”.Alexis GAGNON 13-IV-44 L’actualité La musique et la digestion Lettre d’Ottawa La Nouvelle-Zélande réduit, elle aussi, ses effectifs Un rapport de M.Birkett, agent de commerce canadien h Auckland — La Nouvelle-Zélande «t l’Australie ajustent leur effort de guerre à leurs ressources — Le Canada continuera la mobilisation des hommes aptes au service militaire — Le “ Globe & Mail” condamne la conscription déguisée, mise en vigueur par Ottawa (Par Léopold RICHER) Ottawa, 18-I\T*44.— On dirait que les Nations-Unies se surveillent les .unes les autres d’un mauvais oeil, cherchant à découvrir des signes de relâchement dans l'effort de guerre de leurs alliés.Bien n’est plus propre à détruire la confiance mutuelle.Lorsque le ministre australien de l’Armée a annoncé une réduction de 90,000 hommes des services armes de son pays, des sénateurs étatsu-niens ont immédiatement élevé la voix, affirmant que la décision australienne était étonnante, voire incompréhensible.Le haut-commissaire australien à Washington, sir Owen Dixon, a fait des mises au point qui n’ont nas dû être du août de nos voisins.Il a dit, entre autres chose*, que st les Etats-Uni* avalent mobilisé autant d’hommes que l'Australie — toutes proportions gardées .«-ils auraient maintenant 16,000,000 d’hommes sous les ormes.Ainsi que nous le disions cette semaine.l’Australie s’e*t aperçue que son effort de guerre démassnit saa réserves humaines.Le Dominion revient donc à une politique de guerre mieux équilibrée.Aux Etats-Unis La polémiqua qui a'ait engagée entre sénateurs étatsuniens et hommes politiques australiens a permis au présidant du comité militaire du Sénat de Washington, M.Elbert Thomas, de faire à son tour des aveux sur l’effort militaire de son pays.Il a révélé que les Etats-Unis avaient fait, eux aussi, certains ajustements.Ainsi on a réduit de 500.-000 hommes l’objectif total de l’armée et licencié 200,000 soldais qui dépassaient la limite d’âge de combat.Les Etats-Unis ont procédé à ces ajustements sans le dire à la presse mondiale, de sorte que l’opinion publique né s’en est pas émue.Si l’Australie avait imité l’exemple de nos voisins, si son ministre de l'Armée n’avait pas fait de déclaration publique, personne n’aurait élevé la voix.Aprè* tout.l'Australie est pays autonome.Elle n’a de compte a rendre à personne.Pour participer au ronflit.les Etals-Unis ont attendu d'être attaqués.C’est un fait dont les Australiens se souviennent.Le cas de la Nouvelle-Zélande Les Etats-Unis et l'Australie ne sont pas les seuls pays alliés A ajuster leur effort de guerre à leurs ressources et ft réduire les objectifs de leurs années.On nous permettra de eitér ici un rapport récent de M.C.-B.Birkett, commissaira commercial du Canada ft Auckland."Avec une population qui s’élevait ft 1,- (suit* ft U dernière paaej Bloc - notes Une terrible responsabilité La criminalité juvénile est devenue le problème le plus inquiétant de l’heure.Le* causes en sont multiples, dont la plus grave est sans doute la désertion du foyer par les mères plus avides de gain que soucieuses du bien-être familial.Mais d’autres éléments interviennent aussi, et l’on peut se demander par exemple si la gangrène qui ravage notre jeunesse n'est pas le résultat d’une éducation morbide répandue depuis un quart de siècle par une presse sans freins ni honneur.Ce n’est pas en vain que, depuis un quart de siècle, toute une presse, ta plus lue et la plus avidement recherchée, exploite ia partie la plus basse et sordide de l’humanité, que les magazines, revues, font appel sans cesse aux instincts élémentaires.La revue America faisait récemment, sur ce point, les réflexions suivantes:, "A l'heure présente le pays est inquiet, et avec raison, de la crimi-nslité juvénile.Nous en tenons la guerre responsable.Nous blâmons le* parents.Nous nous en prenons aux conditions sociales, et justement.Ne devrions-nous pas commencer aussi à blâmer la presse qui présente avec tant d'avidité, d'une façon si vive et détaillée, chaque élément de toutes le* saletés qui se produisent?” “L’excuse de* journaux c’est que le lecteur réclame pareille pourriture.Et ils continueront sans doute jusqu’au jour où des millions de parents américains d'une morale propre sc lèveront dans une unanime protestation pour dire qu’ils en ont assez de cela.L’occasion serait aussi fas’ornhle aujourd’hui qu’en n’importe quel autre temps pour commencer.Les parents peuvent avoir une obligation morale grave pour écarter de leur foyer les imbliration* qui se spécialisent dans un pareil genre.” (par Grileu) La fable raconte qu'Orphie, aux accents de sa lyre, apprivoisait tes fauves, mais qu’il fut déchiré par les Bacchantes.D’ou la sagesse des nations a tiré cette équivoque conclusion que la musique adoucit les moeurs.Depuis lors les savants ont poursuivi de patientes recherches pour découvrir sf rrrle* vuicraux sont sensibles à l'harmonie.On sait que les Hindous tiennent les ser-pents sous le charme d’une sorte de flûte, quoique, parait-il, le son en soit criard et monotone.Lu chats n’y prennent qu’un intérêt académique.Si vous ouvrez la boite a musique, le félin s'assied posément sur son derrière, dresse l'orAille, puis après un bâillement qui découvre sa gueule rose aux dents fines et blanches, il ferme ses prunelles d’or, et la queue relevée en geste de suprême indifférence, U retourne o la cuisine chercher une quiétude relative.Le chien a l’âme plus réfractaire Il vous regarde d’abord, étonné que vous puissiez trouver de l’agrément à un pareil vacarme et il quitte immédiatement la pièce pour trouver (suite ft la dernière page) Les repercussions militaires et politiques possibles de l’invasion du Manipour — L’incidence de la mousson—La Chine a besoin d’être ravitaillée à fond pour devenir une puissance militaire — Les soldats indiens prisonniers de guerre rangés sous l’étendard de Bose a— Jje carnet du gflinclteux Le iuge Cannon, qui préside l'enquête sur la police provinciale, ser* peut-être curieux d'obtenir des précisions quant aux vingt bandit* dont M.Godbout a fait mention au cours du débat sur la nationalisation de la M.L.H.tr P.a* « • Est-ce que, par hasard, ces vingt brn-dits-là n’auraient pat agi depuis trois enté * 4 * C’était comme qui dirait un plan triennal, à moins qu’un* foi* de plus M.Adélard Godbout ait laissé échapper des mots par erreur ou diilraction.W * • Ce que c’est tout de même que d'avoir une langue qui vous peut fourcher.* * * L’avantage qu’a M.Mackenzie King, quand il parle, lui, c'est que son propos est assez flou et imprécis pour ne rien dire ou dire n’importe quoi.* * * M.Winston Churchill a mis les Communes de Londres en demeure de lui voter confiance et les Communes ont obtempéré, Quant aux Communes d’Ottawa, c'est d’elles-mêmes qu'elles sont depuis longtemps disposées à faire et à renouveler acte de foi et hommage eu P, M, de Londres, à lui paver aussi et ft lui repayer le tribut de pure, loyele, complète, impériale et |Oy#u** vassalité.La Grincheux 13-IV-44 Choses d hier et d aujourd hui Le génie ne t'imite pas il faut avoir reçu de la nature les plus beaux dons de l'esprit et les plu* fortes qualités du caractère pour diriger scs semblables, et influer considérablement sur les destinées de son pays.MICNET i HUtorlen__fr*gçaU.Jt*#^t#S4i^ EN PAGE 6 : La Constil législatif adopte la bill d* ('Hydro par un vote de 16 contre 6.EN PAGE 10 : La représantation de provinces canadiennes au Parlement d'Ottawa, par Louis Robtilard.Les Japonais prétendent aujourd'hui que leurs troupes ont atteint des positions à deux milles et demi seulement au nord et à trois milles au nord-est d'Imphal et qu'ils ont lancé des attaques contre la capitale de l'Etat de Manipour.La radio japonaise affirme que les troupes du mikado ont occupé le 6 avril Sengmaï, à 12 milles au nord-ouest d'Imphal, et une autre localité à 9 milles seulement, et que les centres stratégiques de Polel, à 24 milles au sud-est, et de Moirang, à 17 milles ou sud-ouest, seraient à la veille de tomber.Cela signifierait qu'lmphal serait pratiquement encerclé et qu'il devra subir un siège.Il est probable que les prétentions de la radio japonaise sont substantiellement exactes.Depuis le début de la campagne de l'Inde, en effet, c'est la radio japonaise qui nous a presque toujours fourni les premiers renseignements sur les opérations, renseignements qui étaient plus tard confirmés en substance par le grand quartier général allié de la Nouvelle-Delhi.Le bulletin allié de ce matin renferme d'ailleurs un commencement de confirmation puisqu'il dit que les Japonais se sont glissés jusqu'au nord-ouest d'Imphal et que la ville est en partie enveloppée.Le bulletin ajoute cependant que des troupes anglo-indiennes ont repris une colline après un furieux corps à corps au nord-ouest de la plaine de Manipour dans les monts Nüga et amélioré leurs positions aux environs de Kohima qui se trouve au nord d'Imphal.Les opérations dons le secteur de Kohima ont une grande importance du fait que cette ville ne se trouve qu'à 35 milles de Dimapour sur la ligne de chemin de fer Bengale-Assam qui ravitaille les armées alliées dans le nord de la Birmanie et qui doit servir éventuellement au ravitaillement de la Chine.Dans le nord de la Birmanie, les troupes chinoises continuent d'avancer dans la vallée de Mogaung ou elles viennent de s'emparer de Poumsin tandis que les troupes étotsuniennes se dirigent vers Nphoum-Ga dans les montagnes à l'est de Mogoung.Parmi les campagnes actuellement en cours sur les divers fronts du globe, l'invasion japonaise de l'Inde ne le cède guère en importance qu'à l'offensive russe vers les Balkans.Les deux campagnes ne se comparent oqcunement par l'ampleur des opérations, — les effectifs engages en Birmanie et dans l'Inde sont relativement faibles, — mais les répercussions de l'offensive japonaise peuvent être énormes tant du point de vue militaire que du point de vue politique.Personne n'o pris au sérieux au début la poussée des Japonais vers l'Etat indien de Manipour, — les lignes de communication établies par les Japonais à travers les montagnes sauvages semblant insuffisantes pour sou-I tenir des opérations de quelque envergure, — et il se trouve des observateurs* qui estiment encore que les Anglais ne font pas autre chose que d'attirer cette armée japonaise dans une sorte de piège Il est assez probable que l'oftensive japonaise ne comporte pas une menace sérieuse contre l'Inde, comme l'affirmait il y a quelques jours le général sir Claude Auchinleck, mais les Japonais auraient amplement lieu de se féliciter s'ils réussissaient simplement à couper la ligne de chemin de fer Bengale-Assam et à bouleverser tous les plans d'offensive de l'amiral lotd Louis Mountbatten contre lo Birmanie.Il ne reste plus que quelques semaines avant la mousson, la saison des pluies, qui va interrompre les opérations pendant plusieurs mois dans cette région et les adversaires devront probablement entreprendre leur prochaine campagne sur les positions qu'ils se sont assurées d'ici le commencement de la mousson d'été.LA NOUVELLE ROUTE DE BIRMANIE Du point de vue militaire, l'importance de lo Birmanie réside surtout en ce qu elle constitue pratiquement la seule voie d'accès des Allies vers la Chine.Avant Pearl-Harbor, ia Grande-Bretagne et les ttots-Unis pratiquaient la politique d* la neutralité bienveillante en fournissant a la Chine le minimum de matériel qu'il lui fallait pour poursuivre la résistance contra le Japon.C'était la lameuse route de Birmanie qui se composait en partie du chemin de fer qui remontait de Rangoon vers le nord de la Birmanie et en partie d'une longue route camionnoble ouverte d'urgence par les Chinois a travers les régions sauvages et accidentées de la province de Yunnan.La conquête de la Birmanie par les Japonais a fermé cette route et les Alliés depuis lors n'ont pas d’autre moyen de ravitailler la Chine que l'avion, ce qui est notoirement insuffisant.Le potentiel militaire de la Chine est énorme et elle pourrait jouer un rôle prépondérant dans lo lutte contre le Japon si elle etoit armée.En toit, les armees de Tchiang Kai-chek manquent absolument de mate iiel lourd et l'industrie chinoise n'est môme pas en mesure de fournir toutes les armes légères qu il faudrait.C'est ce qui explique que les Chinois ne peuvent soutenir contre les Japonais autre chose qu'une guérilla de grande envergure en mettant à profit l'immensité de leur pays, la faiblesse de ses moyens de communication et le courage de leurs millions de soldats.La situation changerait du tout au tout si l'armee chinoise pouvait obtenir en abondance des Alliés le matériel dont elle a un si pressant besoin.Cela explique toute l'importqnce que l'on attache 0 la grande offensive de Birmanie que l'on nous promet depuis lo nomination a la conférence de Quebec de lord Louis Mountbatten comme généralissime allié dans le sud-est de l'Asie, Celo explique egalement les efforts déployés pour ouvrir une nouvelle artère de ravitaillement pour la Chine en attendant la recon quête de la Birmanie.Pour remplacer lo fameuse route de Birmanie, on a trouvé la non moins fameuse route de l'Assam ou de Ledo qui doit se composer en partie de la ligne de chemin de fer qui remonte vers le nord de la province indienne d'Assam et en partie d'une nouvelle route en voie de construction a travers le | nord de la Birmanie pour rejoindre en Chine le dernier tronçon de l'aheienne route de Birmanie.L'offensive entreprise il y o déjà plusieurs semaines dans le nord de la Birmanie par les troupes sino-etatsuniennes du général Stilwell et qui se poursuit toujours avec succès a pour but principal de permettre l'achèvement de cette route et le ravitaillement de la Chine.En même temps que l'armée du général Stilwell progressait dans le nord, que les troupes anglaises intensifiaient leur pression sur le front de l'Arokon dans le sud de la Birmanie, on a jeté à l'intérieur du pays par avion des formations de commandos de la jungle formés par le général Ordo, le nouveau Lawrence, qui vient de perdre la vie dons un accident.La riposte des Japonais à toutes ces attaques a été l'invasion de l'Etat indien de Monipour.Si les troupes japonaises réussissent à s'emparer de Kohima où elle; ont déjà pénétré, $i elles avancent ensuite jusqu'à Dimapour, à 35 milles plus loin, elles auront coupé la ligne de chemin de fer Bengale-Assam et par le fait même lo nouvelle route de Ledo.L'armée du général Stilwell dans le nord de la Birmanie se trouvera dans une position désespérée puisqu'elle sera privée de tout ravitaillement et la Chine demeurerc tout aussi isolée et impuissante qu elle l'est à l'heure actuelle.Pour peu que les Japonais parviennent à s'installer à Dimapouf d'ici quelques semaines, ils ont toutes les chances du monde de s'y maintenir au moins jusqu'à la fin de le prochaine mousson.Même si les Japonais ne disposent pas ae$ moyen; voulus pour mener vigoureusement une grande offensive dans l'Inde, ils auront au moins retardé de plusieurs mois l'offensive qui s'amorçait contre eux en Birmanie et qui devra débuter par la reprise des positions qu'il; auront conquise; ces jours-ci dans l'Inde.LES REACTIONS INDIENNES eîtfc.T** *n Les résultats militaires possibles suffiraient a expliquer la décision du haut commandement japonais de tenter le coup d'audace en territoire indien, mois les considérations politiques ont pesé ossex lourdement dans la balance.L Inde est un pays presque aussi vaste et aussi populeux que la Chine, un pays secoue d'aspirations de plus en plus ardentes vers l'indépendance politique.On n'a pas oublié que les autorités anglaises ont dû jeter en prison apres l'entrée en guerre du Japon Gandhi et tous les autres chefs du Congres national panindien qui réclamaient l'indépendance complète et menaçaient de recourir à une vaste compagne de désobéissance civile pour l'obtenir.On n'a pas oublié non plus que les Japonais ont sous la main un illustre réfugié, Subhas Chandra Bose, qui comptait il y a quelques années potmi les grandes figures politiques du pays, immédiatement après Gandhi «t Nehru.Bose a formé avec le concours des Japonais un gouvernement provisoire indien qui siège probablement à Singapour et qui a commencé à recruter des volontaires pour participer à la guerre contre la Grande-Bretagne pour la libération du pays.Les Japonais peuvent espérer que la libération d'une province de l'Inde par des troupes japonaises appuyées de formations indiennes et l'établissement d'un gouvernement indien à Imphol ou en quelque autre ville de l'Inde voudraient un prestige nouveau à Bose et des adhésions à trovers tout le pays.Ils peuvent espérer exploiter ainsi à leur profit les aspirations nationalistes de* Indiens et provoquer à travers tout le pays des désordres qui entraveraient tout l'effort de guerre allie de ce côté.* Les Japonais auraient d'ailleurs très bien choisi l’endroit par ou entreprendre l'invasion et la pénétration de l'Inde.Dans le ''Standard'' du 1er avril, M.William-L.Shirer nous rappelle en effet que les relations entre le Manipour et les Anglais n'ont pas toujoucs été très cordiales.En 1891, le commissaire en chef de l'Assam et le résident politique anglais du Manipour ont été assassinés et il a fallu occuper 1 tout l'Etat et procéder à des exécutions parmi ses diri gents.Pendant lo guerre de 1914-18, lo population du Monipour s'est révoltée lorsque l'on a voulu lever des corps de travailleurs pour les expédier en France “C'est oinsi, dit M, Shirer, que les prétentions émises la semaine dernière par les Japonais disant que les indigènes du Manipour collaboraient avec les forces d'invasion ne sont peut-être pas de la propagande pure.Nous avons vu se produire quelque chose d'assez semblable lor» de la conquête japonaise de la Birmanie '' On pouvait croire que la présence des troupes indiennes de Bose parmi les troupes qui ont envahi le Manipour se réduisait à quelques centaines de volontaires indiens dont la participation était plus symbolique qu'effective.Un des chefs exilés du Congrès national panindien, J.-J.Singh, président de l'India League cf America qui poursuit aux Etats-Unis une compagne de propagande pour l'indepcndonce de l'Inde, vient cependant de taire a New-York une affirmation dont on ne saurait exagérer lo portée si les faits rapportés sont bien fondes.M.Singh o affirme que les 68 000 soldats indiens de l'armée impériale qui ont été faits prisonniers par les Japonais au cours des campagnes de Malaisie et de Birmanie se sont rangés dans le comp de Bose et qu'ils forment actuellement l'ovont-gorde de l'armee japonaise qui marche sur Imphol.Ce corps indien, a-t-il ajouté, comprendrait un régiment entièrement féminin qui porte le nom de la Rani de Jhonsi, tuée en combattent les troupes anglaises en 1857.Les Anglais ont proclamé o plusieurs reprises qu'ils pouvaient compter su» une armée de 1,000,000 d’hommes pour défendre l'Inde.Il ne fout cependant pas oublier que ces troupes se comooscnt de soldats indiens encadrés d'officiers anglais.Si Bose a réussi à gagner plusieurs divisions de l'armée régulière anglaise, cela devrait lui fournir le noyau d'une armée de libération indienne assez solide.Et l'on peut se demander quel pourra être l'effet de cet exemple sur les milliers de soldats indiens qui seront employés à combattre les Japonais, surtout s'ils doivent affronter leurs propres compatriotes formés en assemblée notional».Il y a déjà le précédent de la grande mutinerie de 1857.imv-44 » Pierre VIGE ANT LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 13 AVRIL 1944 VOLUME XXXV — No W Le trio dissident Funérailles de Mme Le Dr Philippe Hamel condamne Louis Gagnon l’étatisation de la M.L.H.& P.Il déclare que c'est le premier acte d'une triste comédie Hier soir, le Dr Philippe Hamel I cinq ans, M.Godboul a donc per-a prononcé à la radio, au nom du | mis, durant son administration, groupe Chaloult, Gouin, Hamel, une que Je trust extorque trente mil- causerie portant sur l’expropriation de la Montreal Light, Heat and Power.Le conférencier a d’abord rappelé les nombreuses campagnes lions de piastres injustement aux consommateurs, el cela au seul compte de l'électricité.‘On parle beaucoup de la pro- il a conduites relativement aq lection des^ veuves et des orphelins trust de l'électricité.Puis il a parlé de l’étatisation de la M.L.H.& P.Voici ce qu’il a dit à ce sujet: “Aujourd'hui, nos ministres provinciaux parlent avec bon sens; ils prononcent contre le trust île l’électricité des discours semblables aux miens d'il y a dix ans et plus, alors que l’on se moquait de moi.On pourrai! les croire convertis à l’importance de nationaliser, à l’ur* gence de mettre fin au pillage des consommateurs, à la nécessité d’enrayer la concentration «le la puissance économique et politique dans les mains de quelques financiers.Malheureusement, leurs actes ne sont nullement en accord avec leurs paroles.“A l’heure actuelle, vous le savez, le Trust mène toute une campagne de presse contre le gouvernement.Dans cette publicité mensongère et perfide, il se dépeint comme un martyr sur le point de tomber sous les coups d’un gouvernement soudain devenu un implacable justicier.’’Quelle comédie que tout cela! "Depuis trois ans, comme une quand il s’agit d’avantager le trust et ses porteurs de titres.On oublie qu’il se compte plus de veuves el d’orphelins chez les consommateurs que chez les actionnaires.M.Godboul ne» songe pas à rembourser les consommateurs; il préfère dédommager largement ceux qui.d’après sa propre expression, ont commis des actes de brigandage et qui se dérobent derrière les veuves et les orphelins pour mieux cacher leurs méfaits.“Le bill 17 du gouvernement Godboul, destiné à la création d’une hydro provinciale et à l'expropriation de la Montreal Power, constituera, une fois toutes ses conséquences connues, le pire scandale politique de l'histoire de celle province.Les événements me donnent assez raison aujourd hui pour que l’on ne m'assure plus d'exagérer mes déclarations.“Il est difficile, à l’heure présente, de mesurer avec précision ce que le peuple paiera de trop pour celte entreprise, mais je ne crains pas d’affirmer que ce sera certainement supérieur à quarante millions.“Que l’on nous donne une enquè- Lundi dernier ont eu lieu à Sainte-Louise, comté de l’Islet.les funérailles de Mme Veuve Louis Gagnon, née Bélanger (Elise), décédée vendredi, le 7 avril, à la demeure de son fils, M.Ernest Gagnon.EH eétait âgée de 88 ans et 7 mois.L’absoute a été dite par Mgr Wilfrid Lebon, du collège de Ste-Anne de la Pocatière.Le service funèbre a été célébré par M.le chanoine Edgar Çhouinard, de l’archevêché de Québec, neveu de la défunte.Il était assisté de MM.les abbés Joseph Saint-Pierre et Joseph Caron, Au choeur on remarquait outre Mgr Wilfrid Lebon, M.le chanoine Alphonse Fortin, MM.les abbés Camille Mercier, Léon Des Troismaisons, Clément Leclerc, du collège de Ste-Anne de la Pocaltè-re; M.l'abbé Salluste Bélanger, cousin de la défunte, et M.Léonce Pelletier, curé de la paroisse.Le deuil était conduit par M.Rodolphe Gagnon et les porteurs étaient quatre de ses petits-fils: Joseph Hubert, Jacques et Louis Bouchard, et Horace Pelletier.Un autre petit-fils, Léonard Gagnon, portait la croix.Dans le cortège venaient les huit enfants de la défunte: MM.Joseph, Ernest et Antoine Gagnon, de Ste-Louise, et Alexis Gagnon, de Montréal; quatre iflles: Mme veuve Emile Pelletier (Clarisse); Mme veuve David Bouchard (Marie), toutes deux de Ste-Louise; Mme Alfred Pelletier (Blanche), de St-Roch des Aulnaics; Rév.Sr Louis-Marie, des Petites Soeurs Franciscaines de Marie, de Chicoutimi; son frère.M.Joseph Bélanger, de Saint-Aubert; ses belles-filles, Mmes Joseph, An-loi ne et Ernest Gagnon; son beau- véritabie “semeuse", 'le trust tour- te royale sur la finance et la conrp- frère, M.Alphonse Pelletier, de St- I 'I*,' 1 t \ i T II C, II.( I % I , .2 si tabiiilé de la Montreal L.H.& Po Cons., et de ses filiales, et je vous promets d’épargner à la province au moins quarante millions.“Que l’on nous donne une enquête royale, une enquête où les juges auront pleins pouvoirs pour que nous puissions étaler toute la honte qui se dissimule dans cette fimmce- Vous en verrez de belles, en dépit de certaines célébrités legales qui, toute leur vie au service du trust, ont utilisé la loi pour la protection d'actes que le simple journalier dans sa conscience réprouve.“Si j’avais les fonds necessaires, je vous donnerais une chronique d’un quart d’heure toutes les semaines, et je vous expliquerais soit un tripotage de la finance de la Montreal L.H.& Po.Cons., soit encore le côté néfaste d’un article du bill 17, qui n’est qu’une forme de sabotage de l’idée de la nationalisation, tout comme l’a été la construction de la Centrale dans le le-miscamingue sous le gouvernement Duplessis mentait le gouvernement pour se taire exproprier.Maintenant que l’expropriation va s'opérer à son goût et qu’il va encaisser des millions arrachés injustement du peuple pourtant déjà impitoyablement tondu, il prend des airs de vierge outragée et se permet même de nous donner des leçons de morale sur l'équité en expropriation.Quelle effronterie! “Le Président Roosevelt a cité le trust de l’électricité comme le brigandage le plus abominable commis à l’abri de la loi, et voici que M.üodbout qualifie pareillement les chefs de celte entreprise.Pourquoi alors m’avoir trouvé excessif lorsqu’en 1934, je décrivais ce trust comme le “Centre de la dictature économique, comme un agent de corruption et de domination et aussi comme une menace pour ta sécurité sociale’’?“Aux indécis qui doutent du danger que sont devenus les cartels et les trusts pour la province de Québec, je conseillerais la lecture d’un article de M.Burton LeDoux paru dans le numéro d'avril de Hela-tious.“Attendrons - nous stupidement que le peuple en furie essaie de mettre fin a cette exploitation insensée?Les iniquités commises contre la population par la Montreal Power, personne ne réussira a les transformer en bienfaits.Elles demeurent des injustices qui demandent réparation.^ • , .,____ .uni “Le temps me manque pour dis- ne cris.e economique, que tout - ; r^aj quer le bill que vient de orésen-1 t,onna!t au ra entl- (lue nul “e son-; geait a accroître son entreprise, pour quelle raison la Montreal L.H.______ À; Power Cons.est-elle venue cher- ! L.asseniblée générale régulière des cher chez les consommateurs et ses membres de l’Association des em-employés, la somme colossale de, , és ^hôpitaux de Montréal Inc.Roch des Aulnaies Les pelils-enfants étaient: Rév.Sr Marie-Hubert, (Claire Bouchard), îles Petites Soeurs Franciscaines de Marie, de Chicoutimi; Mme Rodolphe Gagnon (Marie Bouchard); Mine Régent Soucy Ueanpe Bouchard); Mme Roland) Harton (Eva Bouchard) ; Mlle Mo-| i ique Bouchard; Mme Réal Lévesque (Elise Gagnon); Mlles Lucienne, Eva, Hélène, Georgianne, Blanche, Antoinette, Hermine, Gemma’ et Céline Gagnon, Marie-Marthe Pelletier; MM.Horace Pelletier, Joseph-Hubert, Jacques, Louis et Julien Bouchard; Gérard, Léonce, Jacques.Jean, Réal, Léonard.Jean-Marie, Marius, Guy, Marc, Pierre Gagnon.Lui survivent également deux soeurs, Mme veuve Françoise Deschênes (Georgianna Bélanger), de Québec, et Mme Alphonse Pelletier (Atala Bélanger), de Saint-Roch des Aulnaies.Elle comptait huit ar-rière-petits-enfants.Parmi les, neveux et nièces présents.on remarquait Mme Ubald Anniversaire de la Formation de TU.panaméricaine L'Union des Latins d'Amérique prend l'initiative de la fête — Réception chez le maire et dîner Demain c’est l’anniversaire de la formation de l’Union panaméri-raine, qui groupe un grand nombre d’Etats des Amériques du Nord et du Sud, Le Canada ne fait pas partie de cette union, mais les Canadiens ’en n’ont pas moins décidé de célébrer cet anniversaire.L’Union des Latins d’Amérique a pris l’initiative de la fête et c’est grâce à son travail que demain les consuls seront reçus chez S.H.le maire de Montréal, M.Adhémar Raynault.A six heures demain soir tous les consuls de l’Amérique du Sud se réuniront dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville, où M.Raynault leur souhaitera officiellement la bienvenue.Cette visite aura un caractère très particulier car plusieurs consuls sont nouvellement arrivés à Montréal et en seront à une de leurs premières visites officielles à l’hôtel de ville.M.Dosta-ler O’Leary, président de l’Union des Latins d’Amérique, représentera l’association dont il est président et c’est lui qui portera la parole.Après la réception de l’hôtel de ville, les invités se rendront au café Vaquelin, sur la rue Saint-Jacques ouest.Un dîner sera servi sous la présidence de M.O’Leary, et M.John Humphrey, professeur et secrétaire de la Faculté de droit de l’Université McGill, prononcera une conférence.C’est en 1889.à la suggestion du président des Etats-Unis,, M.Grover Cleveland, que fut formée l’Union panaméricaine, au cours d’une première conférence qui eut lieu à Washington.Les buts principaux de l’union étaient de favoriser le commerce entre les unionistes et de créer entre eux des relations plus amicales.Une deuxième conférence générale eut lieu à Mexico le 22 octobre 1901 et une troisième à Rio-de-Janeiro en 1906.La quatrième conférence eut lieu à Buenos-Aires en juillet 1910 et les délégués ne voulurent nas se prononcer en faveur de la doctrine Monroe.Au début de la présente guerre un pacte de défense mutuelle fut signé par les 21 pays membres de l’Union el un comité conjoint de défense fut formé.“Je regrette infiniment de ne ; Proulx, (Rose-Alma Çhouinard), j pouvoir entrer en plus de détails, ) de Charny; M.Louis-Georges Bé-1 faute de temps.Toutefois, pour ; langé et Madame (Praxède Bélan-vous donner une petite idée de ce ger), de Lauzon; M.Joseph Bélan-que révélerait une enquête royale, ger.de Saint-Aubert; M.Louis-Jo-permettez que je vous soumette une seph Pelletier ,de donner entière luslie.aux faible,, ^VtlS/'d^Sa’inf-Ro^h d« aux expl ne .ino,, ^ Aulnaies; M.et Mme Joseph Robi- lo Pour quelle raison, de 193 * a , ., si lean Port-Joli; M.et 1932, alors que nous étions en plei- Mme Omer Rohichaud, de Mont- Assemblées ouvrières sequer le bill que vient de présen ter le gouvernement Godbout en simulacre de guerre contre ce trust abominable.Plusieurs d'entre vous ont iu un pâle résumé dans les journaux du formidable discours prononcé par René Chaloult à la Législature et sont déjà mieux informés.Il a semé la consternation dans le camp, en démasquant la majeure partie de ce que cachait ce projet de loi qui, en son entier, correspond aux désirs du trust.“Nous étions disposés à appuyer celte législation avec la dernière énergie, à condition qu elle fût rédigée pour l'entière protection du public, que l’on donnât au trust seulement sa juste part et rien de plus, et que les souscripteurs aux actions de cette compagnie depuis 1930 fussent entièrement dédommagés.On avait trop abusé de ces gens pour qu'il soit injuste de leur remettre toute leur mise de fonds.“La lecture du Bill 17 nous a donné la nausée, ai-je vous le dire.“M.Ernest Robitaille, ce vérifi-1 ., • • .» cateur expert courageux et honnête I 'lestions.La Comm^Mon a du ac-, orRanisaleuri M, Albert Sénécal, 846 millions, alors qu'elle avait en | aura |jeu jeudj sojr prochain, le 20 mains ,«22 millions de valeurs Rqui-1 avri|> au iorai habituel de l’édifice des dont elle ne savait que faire?^ Syndicats, 1231 est.rue de Mon-“2o Est-il vrai que la majeure (ignv.L’organisateur, M.E.-A.La-partie de cette somme a servi à des | (',aire> invite tous les membres de fins de spéculation?! l’association à prendre bonne note "3o Etait-ce pour venir en aide à de cet avis qui change la date de des amis en détresse sur le marché 1 l’assemblée et à ne pas oublier de des valeurs immobilières?| se rendre à cette assemblée.Plu- "4o Dans quelles valeurs, la Mont.; sieurs questions d’intérêt particu-L.H.& P.Cans, a-t-elle perdu 816 ! lier y seront discutées.Tous les em-sur les 825 millions qu’elle avait ployés d’hôpitaux de Montréal (de investis ainsi pour des fins spécu | langue française aussi bien que de latives?) langue anglaise) seront les^ bienye- “5o De qui a-t-elle acheté ces va- nus, membres ou non de Tassocia-leurs?Ii°n- „ “(io Pourquoi la Montreal Power *,.* a-t-elle caché à scs actionnaires cet- Le soir, jeudi, 13 avril, réunion te perte de 816 millions?ordinaire du Conseil central.Fous “En 1934.devant la Commission les délégués des syndicats affilies sont pries d etre presents.* * * Le Syndicat de la boulangerie de Le maire La Guardia au Windsor Il ne peut pas exister de coopération plus étroite en matière de défense nationale entre les Etats-Unis et îe Canada qu’il ert existe maintenant et cette coopération devra continuer dans l’avenir, a dit le maire de New-York, Fiorello La Guardia, à l’hôtel Windsor ici, à Montréal.M.La Guardia est le chef de la délégation étatsunienne au comité de la défense permanente canado-étatsunien dont les sessions ont commencé hier en notre ville.“Nous ne pouvons pas coopérer plus étroitement et nous continuerons dans cette voie dans l’avenir”, a dit le maire de New-York.M.La Guardia a dit que le Canada et les Etats-Unis ont été un exemple de ce que deux “nations souveraines voisines peuvent faire pour le bien commun de leurs pays”., .-i La seule chose qui a attiré 1 attention hier a été l’absence du colonel O.M.Biggar de la section canadienne du comité.M.La Guardia a fait son éloge.Le Dr H.L.Keenleyside, du departement des affaires extérieures, a dirigé la section canadienne en l’absence du colonel Biggar.n Up Capoinle-Frigon-McDonald, vérita-1 ble enquête dérisoire, la Montreal] Power a refusé de répondre à ces Montréal, par l’intermédiaire de son qui.presque seul, a soutenu, à scs | copter le vefus de la compagnie, frais, la lutte contre et monopole! “l n.partunlicr qui prend l_ar-à Monlréal.avait déjà prouvé que les Montréalais versaienl douze millions de trop au Montreal Power, chaque année, pour l’électricité et le gaz.M.Goubout a admis que le Irusl extorquait six millions de trop seulement sur l’électricité.Au pouvoir depuis bientôt Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou cuvés gent de ses clients pour spéculer, que lui fait-on?N'est-ce pas la prison qui l’attend, à moins qu’il ne sc sauve au Mexique?"Pour les trusts, c’est différent, on prétend que c’est légal.On récompense les coupables en les dé- vient d’envoyer au secrétaire du Conseil national du travail, à Ottawa, une réponse au mémoire que la boulangerie Brosseau avait déjà fait parvenir au Conseil.Dans la réponse que le syndicat a expédiée, l’organisateur réfute toute l'argumentation présentée par la boulangerie Brosseau.11 s'agit tout particulière dommngeant pour des biens inexis- men, lle la commission sur les ventants ou totalement dépréciés, et en I u,s ajnsj que des autres réclamations leur versânt, en plus, un boni."Pre-1 demandées par le syndicat.Le syn-nez.encore une fois mes amis.Par- dicat convoquera une assemblée de gent du peuple; prenez, leur dit-on.| ses membres aussitôt que l’orjr d- Prix et spécimens tur demande L’Imprimerie Populaire.Limitée 430.Notre-Dame est, Montréal Tél.BEIair 3361 CALENDRIER «e mol* AVRIL JO tour» Demain: VENDREDI H AVRIL 1M4 S.JUSTIN, martyr.Leverd u soleil.S h.18.Coucher du soleil, 6 h.44.Uevci de la lune, 0 h.04 Coucher de la lune, 9 h.14.Coucher de la lune.8 h.28.Pleine Lune, le 8.à Oh.22m du soir.Dernier quartier, le 15.à llh.S9m du soir.Nouvelle Lune, le 22.il 3h.43m, du soir.Premier Quartier, le JO.à Ih, 6m.du matin AVRIL 1944 en reconnaissance de vos longs et précieux services rendus à notre caisse électorale.Néanmoins, avant de vous remettre ees sommes énormes.souffrez qu’à votre propos je parle de brigandage afin qu’on me croie en colère et disposé à vous punir".Ainsi se termine le premier acte* d’une triste comédie! Système d'allocations aux Etats-Unis Dim Lun Mar Met Jeu V»n Sam G • î> 1 i\L.8 DQIA NLJ2 Hy.ui IL 3 4 5 6 7 8 19 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 Î0 ^ New-York 13 (A.P.) — M.James F.Byrnes, directeur de la mobilisation aux Etats-Unis, a proposé hier un système d’allocations fédérales en plus des allocations d’Etat pour 1rs ouvriers qui perdent leur situation lorsque les industries de guerre ralentissent leurs activités.Le directeur a dit que le gouvernement devrait fermer les usines de guerre lorsqu'il n'en aura plus besoin et non attendre, car les ouvriers n’auront alors plus d'emplois ou il sera très difficile pour eux de s’en trouver.Byrnes a ajouté qu'avec la fin de la guerre devra arrêter le système de taxation de ®iwrrc’ .Retenez la 'Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — B sous le numéro.Téléphonai an tarvice de Hi âge : KEIair 3161* : il vena donnara l’adraata d’un dépeaitaira da votre voisinage.sateur aura reçu une réponse officielle du Conseil national du travail.# * * Dans un message que vient de recevoir M.Albert Sénécal, organisateur du Syndicat de la boulangerie de Montreal, M.Gustave Cardinal, copropriétaire de la boulangerie Pain Canadien, de Montréal, invite le comité de négociations du syndicat pour une entrevue qui doit avoir lieu vendredi de ctete semaine, le 14 avril.La boulangerie Pain Canadien désire connaître les propositions du syndicat relativement à un contrat particulier de travail.Les membres du syndicat sont certainement intéressés à tuivre les développements de ces négociations et ils ne manqueront pas de se renseigner sur les résultats obtenus.Saint François d’Assise pj, C.K.CHESTERTON Traduit de l’anglais par liabetle Rivière Un éminent écrivain raconte la vie d’un homme trèa grand et très extraordinaire.Volume de 220 pages.Funérailles du R.P.Gaspard Dumas, C.S.V.Joliette, 13 (D.N.C.) — Lundi.10 avril, avaient lieu en la chapelle du noviciat des Clercs de Samt-Nia-teur les funérail'es du R.P- Gaspard Dumas.C.S.V ancien provincial.Il est derede à 1 hôpital Saint-Eusèhe de cette ville où il avait été transporté quelques jours au-paravant.Agé de 74 ans, il était dans sa 59r année de vie religieuse et la 3fie de son sacerdoce Le service fut chante par le H.P.P.-S.Svlveslre, C.S.V., Dro'L1’)cia,’ de Juliette, assisté des RR.PP.L-Lnvigne et J.Destrempes (,.S.\.Son Exc.Mgr J.-A.Papineau, évêque du diocèse, assistait au tronc.et présida à l’absoute, accompagné de M.le chanoine J.-H.Desv.comme prêtre assistant, et des Un.PP.P.-M.Gaudreault.provincial il»:1 Dominicains, et L.Pagé.C.S.V., supérieur de l’Institut des Sourds-Muels.Au comptoir poste $1.35.$1.25, par D SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’’ Les chances de Dewey Washington, 13 (A.P.) — Rien que le licut.-cmdre Harold-E.Stas-S sen et le général Douglas MacAr-thur aient remporté la faveur populaire aux primaires consultatives dans les Etats de l’ouest central, le gouverneur Thomas E.Dewey et le président Roosevelt ont conserve leur imposante avance dans le choix des délégués aux conventions nationales en vue du choix des candidats à l’élection présidentielle.Les partisans de Dewey comptent sur les délégués républicains choisis au Missouri.Presque tous les dix délégués démocrates choisis à New-York se sont ralliés au président et ce dernier a reçu la jirnincsse que son quatrième terme sera appuyé lorsque le comité de j son parti dans le New-York a réélu j â l'unanimité Janies-A.Farley com-! me président du comité.Le Connecticut et le Maine choisiront demain respectivement seize ; et treize délégués républicains.Will-kie avait la faveur dans les deux Etats, avant de se retirer.On emit maintenant que Dewey obtiendra la majorité des délégués.Pans l'Illinois et le Nebraska, les votes primaires indiquent que Mac-Arthur et Stassen obtiendront un bon nombre de délégués pour la convention républicaine qui s’ouvrir* à Chicago le 30 juin procty)in.Nouvelles de guerre (suite de la page trois) Le but de cette nouvelle invention est de tirer les survivants de la mer.L’expérience a démontré que ces hommes sont trop épuisés ou trop enduits d’huile pour qu’on puisse les embarquer à bras.Le nouveau filet hâtera le travail el simplifiera les arrêts dans des mers infestées de sous-marins.3 officiers décorés Ottawa, 13 (G.P.) — Le gouverneur général a présenté hier, au major-général L.-F.Pagé, au major-général P.-E.Leclerc et au major-général A.E.Potts, des décorations i qu’ils avaient reçues en juin dernier, à l’occasion de la fête du roi.Le major-général Pagé a reçu l’insigne de compagnon de la section militaire de l’Ordre du Bain, et les majors généraux Leclerc et Potts, l’insigne de commandeurs de la section militaire de l’Ordre de l’empire britannique.Le major général Pagé.ancien commandant des forces britanniques en Islande, est maintenant en charge de la région de l’Atlantique; le major général Leclerc, ancien commandant de la 7e division, est actuellement commandant à Terre-Neuve, et le major général Poils, ancien commandant de la 6e division, dirigea l’expédition contre Spitz-berg, en 1941.Carnets de rationnement Ottawa, 13 — Le livret de rationnement no 4 deviendra utilisable à partir d'aujourd’hui (jeudi) alors que les premiers coupons de sucre, les nos 30 et 31, et les coupons de conserve, nos 17 et 18 deviendront valides.Le 20 avril, tons les coupons devenant valides à l’exception des coupons de sucre pour les conserves se trouveront dans le nouveau livret de rationnement.Cela signifie que les coupons de thé et de café nos T-30 el T-31 el le coupon de beurre no 58 seront valides ce jour-là.On rappelle aux ménagères de ne pas détruire leurs livrets de rationnement no 3, parce que les coupons F devront servir pour le sucre pour les conserves.Exportation de viande On ne discute pas encore officiellement d’imposer le rationnement de la viande de nouveau, mais il est actuellement certains signes qui peuvent le faire prévoir.L’exportation est très forte et les réserves diminuent dans les entrepôts.Des autorités déclarent qu’il y a encore de grandes quantités de viande.Mais d’un autre côté, on considère qu’il y a toujours de plus en plus de bateaux disponibles pour l'exportation de la viande et les trains peuvent en transporter de grandes quantités vers les ports.Réfrigérateurs Ottawa, 13 (C.P ) — M.D.-P.Cruikshank, administrateur des métaux pour la Commission des prix a annoncé aujourd’hui, qu’on ne construira pas de réfrigérateurs pour le public à cause d’une disette dans les matériaux.Ce qui reste de réfrigérateurs sera réservé pour les hôpitaux ou autres institutions.On fabrique cependant actuellement une grande quantité de glacières en bois afin de satisfaire aux demandes du public.Licenciement des Hollandais On nous apprend aujourd’hui que le gouvernement des Pays-Bas a émis de nouveaux certificats de licenciement pour ceux qui ont antérieurement été trouvés physiquement inaptes pour l’armée hollandaise.Les vieux certificats, accompagnés de deux photographies, devront être envoyés au bureau militaire du consolât général des Pays-Bas, 1410, rue Stanley, Montréal.Insignes aux soldats pour le 6ème emprunt Le comité rie l’armée pour le 6e emprunt de la victoire vient d’annoncer qu’on encouragera les soldats du district militaire no 4 achetant des emprunts de porter un emblème à cet effet.Cet insigne sera porté sur la poche droite de la tunique.Lors des campagpes des 4e et 5e emprunts de la victoire, le district militaire no 4 se classa chaque fois premier parmi tous les districts ne l’armée canadienne pour le plus fort montant d’achats d’obligations.On s’attend à répéter, ce succès lors du 6e emprunt qui sera lancé le 24 avril prochain.Nominations Ottawa, 13 (C.P.) — Le ministre des Munitions, M.Howe, a an-j noncé la nomination de M.H.-H.; Haydon, de Montréal comme contrôleur du département des approvisionnements, et celle de M.A.-S.Tindalc coniine contrôleur et tré-i sorier de la War Assets Corp.Ltd.!"rT- Psychologie et pédagogie pir I abbé Paul LACHAPELLI Préface de Mgr Philippe Perrier Sujets traité*:— — Psychologie et pédagogie — Psychologie appliquée à l’éducation — Conceptions erronée* en psychologie et en pédagogie — L’Ame et te corps — Le* programmes, les maîtres et l'éducetion intellectuelle — L'éducation de la sanaibitité et de la vie affective — L’éducation moral# ot la volonté — Qualités et aptitudes de l'éducateur.Volume de 208 pages.FILIÏIfa! JOUR nui t EnTôuxr saison vosnims son: développés dimPRimÉs En DEUX HEURES‘QPPEIEZ fl la mmm, iwae» Hfl.7251 , Stettinius confère avec Gusev Londres, 13 (C.P.) — Continuant sa mission, le sous-secrétaire d’Elat etatsunien, Edward Stettinius, a conféré aujourd’hui avec l’ambassadeur russes en Angleterre, Feodor Gusev.L’on dit qu’ils ont discuté de la position que leurs pays prendront devant les pays de l'Axe.On n’a pas divulgué les détails de la rencontre mais d’aucuns om parlé de la possibilité que la Finlande accepte les conditions de Moscou.On s’attend à ce que Stettinius tienne une autre conférence avec Gusev et qu'ils discutent des pro-j jets du conseil consultatif européen j en ce qui concerne l’Allemagne’.Four les enfants polonais Le comité polonais d'aide et de défense nationale à Montréal annonce qu'un service aura lieu le 16 avril, à 11 heures du matin, dans l’église du Sacré-Coeur, 1495 est, rue Ontario (angle Maisonneuve).La messe sera célébrée à l’intention des enfants polonais souffrant de faim et de misère sous l’occupation étrangère.Cette cérémonie est organisée grâce à l’initiative bienveillante de M.le chanoine J.-A.Bou-rassa curé de cette paroisse.Le ! sermon sera prononcé par S.Ex.Mgr J.Prud’homme, évêque de Sal-de.Les chants seront exécutés par M, J.Sajdak, baryton polonais.Le consul général de Pologne assistera au service, ainsi que les organisations polonaises de Montréal avec leurs drapeaux.Les enfants polonais recevront la sainte communion à l’intention de leurs soeurs et frères souffrant en Pologne.Tous les Polonais et amis de la Pologne sont invités à prendre part : à cette manifestation religieuse et | patriotique.Le futyr gouvernement grec Le Caire, 13 (A.P.) — Le roi Georges II de Grèce a promis aujourd’hui de constituer un gouvernement où les Grecs qui sont demeurés dans leur pays malgré l’occupation allemande seront largement représentés.Cette déclaration était la première que le souverain faisait depuis qu’il est rentré au Caire où siège son gouvernement.L’on sait que le gouvernement grec subit actuellement une crise et le roi a dit qu’elle exige qne solution immédiate.Quant à savoir s’il restera en dehors de son pays jusqu’à ce que tous les Grecs puissent voter la forme de gouvernement qu’ils désirent, le roi ne s'est pas prononcé.Le monarque ajouta: “Je suis à la disposition du peuple et je me soumettrai à son jugement aussitôt que les conditions normales auront été rétablies.’’ L'Espagne tente de sauver Rome Madrid, 13 (A.P.) — L’Espagne négocie avec les belligérants afin d’épargner la ville de Rome, a dit; le ministre des affaires étrangères,! le comte Francisco Gomez Jordana.) Il a dit que la situation diplomati-l que est tellement améliorée qu’il | n’y a pas d’espoir de réussir un ac-j cord.Au cours d’une intervioue au journal catholique Va, le ministre a dit que les négociations sont engagées depuis plusieurs mois, qu’elles ont commencé lorsque la situation était toute différente.Prochains conférencier* du Bloc populaire canadien M.Marcel ‘Poulin fera, cette semaine, la chronique d’actualité po-, I : q u e.On l’entendra ce soir, à 10 heures, au poste CK AC.La même causerie sera entendue au poste CHRC de Québec, dimanche soir, a 6 h.15.Le conférencier de la fin de semaine sera M.René Hamel, de Sha-winigan.M.Hamel parlera dimanche soir à 7 h.30, au poste CKAC et samedi soir, à 7 h.15 au poste CHHC de Québec.Le Père Paul de Mangeleere, SJ.Le Révérend Père Paul de Mangeleere, S.J., professeur de français an Boston College depuis 20 ans, est ilécédé dernièrement à Boston après une courte maladie.Le Père de Mangeleere, Belge de naissance, était entré au noviciat des Jésuites à Montréal, il y a tout près de cinquante ans.Avant d’aller aux Etats-Unis, il avait enseigné à Montréal et à St-Boniface.Musicien, artiste, charmant compagnon, le Père était un religieux très dévoué et aimé de tous ceux qui le connaissaient.1.’inhumation a eu lieu à Boston le 7 avril.________ Assemblées, conférences, etc.Jeudi, 13 avril Union Economique d'Habitations A S h.p.m , au no 4210, Bordeaux, renselgneme-nta et causerie sur la Cité-Jardin du Tricentenaire.Entrée libre, Venlredi, 14 avril Société des débats sur l'éducation.Joute oratoire mixte: A l'école, au tort té ou liberté;- A î audltorium du Plateau, en soirée.Histoire de Russie par N.Brian-Chanivov Volume de 500 pages.Au comptoir $1.75, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" SI vous avez différé de vous abonner au "Devoir", ne tordez plus.— Le rationnement du papier amène la limitation des tirages.# Pour la même raison, il vous êtes abonné, soldez votre renouvellement avant l'échéance.TARIF PAR LA POSTE Strictement payable d'avance par chèque AU PAIR, sinon ajouter IS sous pour frais d'encaissement : CANADA i mois $0.65 — 3 mois $1.65 6 mois $3.15 — 12 mois $6.00 MONTREAL ET BANLIEUES-* 3 mois $2.25 — 6 mois $4.50 12 mois $9.00 ?-Par poste, livraison le lendemain.A Montréal, le "Devoir" ne livre pas aux particuliers — ïn le retenant d'avance, on se le procure chez les dépositaires dont la plupart livrent à domicile.LE DEVOIR B.P.500 (PI d'Armes) Montréal NUL ABONNEMENT ACCEPT* PAR TELEPHONE — Au comptoir $1.25.psr U poste $1.35.StRVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’’ Représentation spéciale À L'Ermitage — le samedi 15 avril à 8 h.30 par LES COMPAGNONS DE SAINT LAURENT BARBIER de SÉVILLE 4 actes de Beaumarchais joué par «les comédiens alertsi, jeu*»* *t gais.L’oeuvre qui e dé|è tait dis aallea combla» à l’Ermiten* et obtenu un triomphe è Québec.AU BENEFICE DES MONIALES BENEDICTINES Monastère Sainfa-Mario-dai-Dsua-Montaqnes, Saint-Eustache, P.Q.LOCATION : 266 AV.OUTRIMONT — CA.6065 «t chet Edmond Archambault.BILLETS: $1.05 • .80 • 67 (taxa compris*). volume XXXV — No ft TROIS SOUS LE NUMERO ' ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre 4e la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A." JEUDI 13 AVRIL 1944 Demain : BEAU ET FRAIS.MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd'hui maximum.32.Même date l'an dernier.3t.' Minimum aujourd'hui, 2*.Même date l'an dernier.28.BAROMETRE : 1» h.a.m.28.35; 11 h.a m., 23.30; midi, 29.25.Chiffres fournis car Mme eeuve M -R de Mes!* RIMOUSKI • 14 AVRIL N.-CARLISLE • 15 AVRIL CHICOUTIMI • 16 AVRIL 7.00 P.M.6.45 P.M.8.15 P.M.5.30 P.M.Comité Gouin - Hamel Chaloult 750, RUE ST-CABRIEL • MONTREAL Tel.HA.0197 &r.A Verdun Joute oratoire au Gesù Le conseil municipal de Verdun, à sa réunion de mardi soir.s’est prononcé en faveur du crédit urbain.On a annoncé qu’une délégation de la ville ira à Québec pour demander à M.Oodbout d’établir une Cour juvénile à Verdun.Le conseiller Delphis Hébert, maire suppléant, a proposé que le parc situé entre les rues Baminnty-ne, Newmarcr, Hickson et Dupuis ne, Newmarch, Hieksou et Dupuis quette en l’honneur du conseiller qui représente le quartier no 3 au conseil depuis 1935.^ Sous la présidence d’honneur de Mc Gérnld Fauteux, U classe de rhétorique du collège Sainte-Marie présente, en In salle du Gesù, ce soir, jeudi, 13 avril, à H heures 30, sa joute oratoire intercollégiale mixte.“Devant ton Siècle”, tel sera le sujet à l’étude.Le concours, qui réunit les représentants des divers collèges classiques île la ville promet, comme ses précédents d’ailleurs, d’être un succès.Encore quelques billets mi contrôle du Gesù, 1200, rue Bleury; Tel.: La.4453.(((( |0fl2&yigg vous présente CE SOIR de 8 h.à 9 h.ADOLPHE MENJOU Artitte de cinéma PIERRETTE ALARIE Bourticra du Curtixs Inttifuta of Music de Philadelphie CONRAD THIBAULT Artiste da concert at do la radio L'inimitable FRIDOLIN (Grotien Gélinas) L'Orchestre de le Victoire C.AGOSTINI : musical ANDRE DURIEUX : directeur d»i choeurs Ecoutai I* premiéte mondiale 4a la célébra "MARCHE DES PARTISANS" Cette émiaaion »at radiodiffusé» sur tous let postas da langue tran-«aisa da la province.L* Comité National des Finances da Cuerra.I0*®! Hofmann, pianiste, qui jouera en récital le vendredi, 14 avril, au Saint-Denis.Concert Broilowsky — J Un des artistes les plus populaires parmi les pianistes, le célèbre artiste russe, Alexandre Brailows-ky, sera entendu en récital au théâtre His Majesty’s le 17 avril.Ce concert est donné sous les auspices de Pierre Béique.fout a été écrit sur les qualités extraordinaires d’interprétation de ce grand artiste.Invité à trois reprises avec l’orchestre des Concerts Symphoniques de Montréal et à plusieurs reprises en récitai, Brailowsky est connu de tous les amateurs de belle musique.Acclamé comme l’un des plus grands pianistes contemporains, en Europe aussi bien que dans les deux Amériques, Alexandre Brailowsky est accueilli toujours partout avec le même enthousiasme.Brailowsky a inscrit à son programme les oeuvres suivantes: Concerto en ré mineur de Vivaldi — Pastorale et Capriccio de Scarlatti — Sonate en mi bémol majeur de Beethoven — Ballade en sol mineur, Nocturne en fa mineur.Valse en mi bémol majeur et Polonaise en la bémol majeur de Chopin.Le troisième groupe comprendra le Prélude en sol majeur de Rachmaninoff — Suggestion Diabolique de Prokofieff — Jeux d’eau de Ravel — Rhapsodie hongroise no 0 de Franz Liszl._ Au Palace La semaine prochaine, le cinéma Palace présentera “Jane Eyre”.C’est l’histoire de la vie malheureuse d’une petite Anglaise au début du siècle dernier.Ce film est basé sur une oeuvre célèbre de Charlotte Bronte.C’est un drame puissant.Orson Welles y campe la saisissante figure d’un noble anglais dont la vie est gâchée par une femme détestable.Edward Rochester, Joan Fontaine (rôle de Jane), ! Margaret O’Brien, John Sutton, Au-i brey Mather sont aussi de la distri-| billion.Les cinéastes ont réussi par-! faitement à ressusciter Tatniosphè-; re de l’époque.Les landes embru-I niées de l’Angleterre, les vieux niurs i du château où se passe une grande partie de l’action.Ce drame 1 remportera à n’en pas douter un | très granfh succès."Le Barbier de Séville" samedi, le 15 avril Les Compagnons de saint Laurent donneront une reprise du Barbier de Séville au bénéfice des Moniales Bénédictines de Sainte-Marie des Deux-Montagnes, à l’Ermitage, le samedi 15 avril, a 8 h.30.Le Barbier de Séville figure parmi l’une des pièces les plus difficiles du répertoire théâtral.De l’avis de ceux qui l’ont entendue, elle permet aux Compagnons de saint Laurent de déployer leurs talents et de faire apprécier leur magnifique travail d’équipe.Les décors, l’éclairage, les costumes et surtout le jeu des acteurs, tout en un mot contribue à faire de cette représentation une manifestation artistique de haute qualité.La reprise du Barbier de Séville fournit une nouvelle occasion d’assister à ce spectacle de choix.Les billets sont en vente chez Archambault et à 206 avenue Outrcmont, CA.6065.Au Princess Vendredi prochain, le cinéma Princess présentera “The Woman of the Town”.Cc film raconte la vie du journaliste “Bat” Masterson, ancien rédacteur du sport du New York Morning Telegraph.11 est intéressant de noter que Louella Parsons servit au même journal que Masterson vers 1910.Elle était son intime et aimait le pugilat et les «ports autant que lui.Albert Dck-ker joue le rôle de Masterson et Baryl Wallace celui de Louella Parsons.Le second film sera “Costal Command”, film qui rappelle les travaux de la B.A.F.et de ses hardis pilotes qui font la chasse aux «ous- marins ennemis.—.- Au Loew's Le film “Lady in the Dark” sera encore à l’affiche du cinéma Loew’s , la semaine prochaine.Cette pelii-I eule tournée en couleurs naturelles ! raconte l’histoire d’une jeune fille qui s’est faite éditrice dmne revue ! d‘ mode.Malgré sa vie apparemment brillante, cette femme est très ! malheureuse.Un psychanaliste lui I dit de chercher dans ses rêves les raisons de son malheur.“Lady in j the Dark” est un des films les plus difficiles à réaliser à cause des nombreux effets de photographie qu’il contient.Les trois rêves voulus par l’auteur ont été tournés avec beaucoup de maîtrise en couleurs naturelles.“Lady in the Dark” est dû à la plume dc> Moss Hurt.Cette piece n été jouée durant trois ans sur le Broadway.John Hall et Misha Auer sont aussi de la distribution.Plusieurs sujets courts compléteront le programme du Loew’s.La gazette artistique Cinéma SAINT-DENIS: Le président Hau-decoeur avec Harry Baur, Cecil Crane et Betty Stockfeld.Première fois au Canada.Aussi, l’Ecole des resquilleurs, avec Pierre Larqucy, Carette et Jacqueline Daix.(Du 8 au 14 avril inclusivement), ORPHEÜM.— I.e rie! et toi, avec Charles Boyer et Bette Davis.(Du 7 au 13 avril inclusivement).Un programme entièrement parlé en français.LOEW’S: Lady in the Dark, avec Ginger Rogers.(Du 7 au 13 avril inclusivement).PALACE: ^ The Gang's all here avec Alice Paye, Carmel Miranda.(Du 7 au 13 avril inclusivement).CAPITOL: The Miracle of Morgan’s ('.reek, avec Betty Hutton.Aussi.Tornado, avec Chester Moris et Nancy Kelly.(Du 7 au 13 avril inclusivement).PRINCESS: Phanlom Lady, avec Franchot Tone.Aussi Kat Check Girl, avec Léon Errol et Grace Macdonald.(Du 7 au 13 avril inclusivement).IMPERIAL: No time for love; aussi Happgland.(Aujourd'hui à jeudi inclusivement).Musique LE PLATEAU: Récital du pianiste canadicn-français.Jean Dan-sereau.Des oeuvres brésiliennes sont au programme.(Fin d’avril).SAINT-DENIS.France-Film présente Josef Hofmann, pianiste.(Vendredi, le 14 avril).THEATRE DE SA MAJESTE: Louis-H.Bourdon présente Ruth Draper, artiste de la scène.(Vendredi.14 avril).THEATRE DE SA MAJESTE: Pierre Béique présente Alexandre Brailowsky, pianiste.(Lundi, le 17 avril).MONUMENT NATIONAL : Le Père des amours, premier opéra- ’ comique canadien, oeuvre d'Eugène Lapierre.(Les 18 et 29 avril prochains, en soirée).LE PLATEAU: Concert sympho- ! nique de l’Orchestre Municipal de Montréal, dirigé par Emile Clossey.Oeuvres de Beethoven, Bach, Tchaikowsky, Bizet, Saint-Saëns, Borodine.(Le mercredi, 19 avril).MONUMENT NATIONAL: Ra’det-Music-Hall par la compagnie More-noff.Caro Lamoureux et Robert Lussier, solistes.(Les 21 et 22 avril).L’ERMITAGE: Récital du trio vocal Pro-Arte.(Le mardi, 25 avril).MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent Le Petit Duc, de Charles Lecoq.(Les 27.29, 30 avril et les 2, 4, et 6 niai).LE PLATEAU: La Société des Concerts Symphoniques présenté trois concerts de gala, dirigés par Désiré Defauw.(Les 16, 19 et 23 mai).Théfltra L’ERMITAGE: Les Compagnons de saint Laurent reprennent Le Barbier de Seville, de Beaumarchais, au profit des Moniales Bénédictines.(Le samedi, 15 avril).ARCADE: L'escalier de service, de Georges Oltramare, avec Marcel Journet, Roger Garccau et Germaine Giroux.(Du 8 au 13- inclusivement).MONUMENT NATIONAL: L’Equipe, de Pierre Dagenais, présente Marias, de Marcel Pagnol.Les 11 et 13 mai en soirée et le 13 en matinée).Peinture GALERIE DOMINION, 1448 ouest, rue Sainte-Catherine: exposition conjointe de Jacques de Ton-nancour, Allan Marrison, Jory Smith et Sybil Kennedy.(Du 22 avril au 6 mai).EXTERNAT CLASSIQUE SAINTE-CROIX, 3820 est, rue Sherbrooke: exposition de peintures canadiennes d’aujourd’hui.Au mofcns 50 toiles.(Du 23 au 30 avril).A l'Orpheum La nouvelle politique du cinéma Orphcum a remporté, à sa première semaine, un grand succès.Une foule nombreuse est allée voir “Le Ciel et Toi”, version française de “All This and Heaven Too”.C’est pourquoi la direction a décidé de garder à l’affiche pour une deuxième semaine cc grand film qui met en vedette l’incomparable artiste français Charles Boyer.“Le Ciel et Toi”, dont l’action se passe en France sous Louis-Philippe, est propre à intéresser tous les .spectateurs de langue françah se.C’est la malheureuse histoire du duc de Praslin avec HenrietU Deluzy-Desportes.Le programme du cinéma Or-Phéum comprend aussi plusieun sujets courts tournés à Hollywood, mais présentés avec piste sonori française.C’est dire que c’est un programme à ne pas manquer.' l/rPïM mKÂisPl SBOYEJt -DAVIS te Cl€L«TOI “Ail Thi», and Heaven ' tas DRPHEUM Amour ou Folie?eaa Sou* la présidence d« M.I» chanoine Lionel GrooiH Sous 1«* auaplce* des Jeunes LourenHens au Cmù, 1200, rua Bleury Mercredi, 19 avril, à S h.30 Billet* : MA.«201 - LA.4153 - CH.4215 FRANCE-FILM prêtent* DEMAIN SOIR ou ST-DENIS KN RICITAL La glu* brillant PIANISTI da notre tempi.BILLETS : 11.00, 1.50, 2.00, 2.25 plui taxe*.EN VENTE au Dt-Denl*.Kd.Archambault et C.W.Lindsay.wai'tF’-fi j A l’affiche MaaotsO UET* affiche .A l'affiche fiüîlf [[mm Mf!ï!S 0 A l'affiche - 'HATXHECK MONEy* uon eneoL.PRINCESS fA:77V;77T» Dernier .tour CLAUDETTE COLBERT FRED MAC MURRAY “No Time for Love" Autre spectacle : “Hoppylond" 25^4D ÿQ* $0:h0; ST-DENIS ,£/?f FOCS AU CAC/ADÂ ' ** -.Mon U.CECÜ.6RANE J^PRÉfiDEIITj MliDECOEIIR'l YmuMOBEanusm PÎIRRUDRQUE^ curette sinon mmmmk r .t MOUlUK!Uil.runt», mukkmo -f ARCADE uni tomEOii FiiiiminT onsc pour in cnnnoE semaine ut papists vti^ouln^ouK: DtllSPvtu^^.X MARCEL JOURNET ’ f om GERMAINE CiROUX y JEANNE DEMONS ROGER CARCEAU DENIS DROUIN HENRi LETONDAL tiisa ctauu coiimootMr JEAN PUCEPPE UftAlMERViCE Pit/f ppôu iNCORt oui rpotr rrunp • “commençant vendredi hoir Grande première canadienne SOUS LE MASQUE 3 ACTES DE MAD \ME YVETTI LEON-MERCIER GOUIN Billet* en vente: FA.1104 VENDREDI, SOIREE DE GALA *9 An Plateau DEMAIN SOIR : 8 h.30 La Société da* Débat* tur l’Education présentera sa première grande joute oratoire mixte : “A l’Ecole: autorité ou liberté?Orateurs licencié* an Pédagogie Prc*id«nt do la Société et du Débat : André Lo Rivière, professeur.Il y aura da bons billets au guichet.Information : CH.8242 j.L_ucvv>.».MONIREAL, JEUDI 13 AVRIL 1944 LÀ iniant ” Ceux qui firent notre pays Mgr Alexandre Taché (1823-1894) Un remède à la délinquence juvénile Comment secourir les familles décadentes et travailler à leur relèvement?— Succès des associations de parents et de maîtres à l'étranger et dans certaines de nos provinces Directrice : Germaine BERNIER I.f texte suivant est du R.P.Bernardin Veryitle, O.F.M., et fut lu à la séance de présentation des resolutions au cours de la semaine consacrée à l'étude des problèmes de la jeunesse délinquante terme récemment à Montréal par des lipues féminines, dont la Ligue de la Jeunesse féminine.-''ous parlons du principe admis, a savoir ia racine de ce malaise social des délits chez les jeunes, se trouve dans la famille; le problème met en cause bien plus les parents pue les enfants.Mgr Flanagan a trouvé le mot juste: “Il faut parler non de délinquence juvénile mais de délinquence parentale’’.Ce n’est donc pas appliquer le remède au bon endroit que d’essayer de corriger les jeunes délinquants.Donner de vrais parents aux enfants et aux adolescents, telle est la solution adéquate du problème.Depuis plusieurs années, et plus intensément depuis six mois, nous préconisons les associations de patents et plus particulièrement des associations de parents et maîtres.Bien des raisons nous paraissent militer en faveur de tels organismes.L’éducation ne peut plus se donner, chez nous, comme autrefois.Pour employer une expression familière à l’Ecole de LcPlay, elle doit être plus “personnaliste”, c’est-à-dire qu’elle doit rendre l’enfant plus apte à se bien conduire par lui-même et ce, malgré toutes les occasions rencontrées dans la vie, les milieux difficiles où il devra vivre.Les parents doivent joindre aux dons naturels qu’ils possèdent la connaissance des meilleures méthodes traditionnelles et modernes de la pédagogie.Afin de pouvoir renseigner ainsi les parents, pourquoi alors ne pas faire de l’école le centre éducatif non seulement des enfants mais aussi des parents?De plus, les problèmes actuels de l’éducation dépassent les possibilités de chaque famille.L’influence familiale menace toujours d’être contrecarrée par celle du milieu social.Pendant de longues années encore et probablement de nombreuses décades, la vie de famille au foyer restera chose presque inexistante.Pour exercer sur les enfants et les adolescents sortis du foyer la surveillance nécessaire, pour leur fournir des loisirs sains et formateurs, des rendez-vous respectables, s’imposent des solutions collectives que seules des associations de pa FAÇONS I G'iR SOULAGER LESUPPUCE de la Soulagez réellement la toux, l’irritation et la congestion dues à la bronchite—par ce moyen à double action, qui, de foit, .«iCpNSAlAMtt, Pt N ÊTRE Jr profondément dans, les bronches, grâce à ' ses vapeurs médicamenteuses adoucissantes.i STIMULE la surface de la *i poitrlneetdudos.com-me un cataplasme ré-'***4 chauffant._____ Pour retirer tous les avantages decette double action PENETRANTE-STIMULANTE, frictionnez simplement, au coucher, la gorge, la poitrine et la des avec du Vicks VapoRub.Instontan'ment, le VapoRub se met à l’oeuvre—de 2 fagons à la fois, comme indiqué ci-dessus—pour apaiser la toux bronchique, dissiper la congestion, soulager l’irritation des muscles, et nâter la venue d’un immeil sommeil reposant et réparateur VapoRus, rents peuvent réaliser.Je n’insisterai pas sur la nécessité de la collaboration entre les parents et les maitres.Ce thème est suffisamment connu, bien que très peu pratiqué.Nous ajouterons seulement que des relations plus étroites entre la famille et l’école sont réclamées actuellement par tous ceux qui se préoccupent de l’éducation.Récemment encore, aux dernières journées sacerdotales dos mouvements spécialisés d’action catholique, il fut demandé,’pour assurer une meilleure éducation de l’enfance, une plus étroite collaboration entre la famille et l’école.Quant à l’urgence de créer de ces associations de parents et de maîtres, j’apporterai ici le témoignage d’un groupe de citoyens de Montréal.L’automne dernier, sur l’initiative de l’un d’eux, quelques pères de familles, dont les noms ont paru dans “La Famille” île janvier dernier, venaient spontanément se mettre au service de l’Institut Familial pour travailler au bien-être de la famille.Après deux séances d’études, ces messieurs en arrivèrent aux conclusions suivantes: A Montreal, environ 50% de nos familles sont décadentes, et pour un certain nombre, irrémédiablement perdues.Le travail de leur relèvement dépasse les possibilités des organismes privés.Seules, des mesures d’ordre public peuvent leur être vraiment secourables.Les autres 50 pour cent restent relativement saines, mais exposées à tous les périls de notre civilisation antifamiliale.Un devoir de l’heure consiste à aider ces foyers à se garder de la contagion .Mais par quels moyens?Il a semblé à tous, que le moyen le plus rapide de saisir ces familles.et de les préserver, voire de les faire progresser, était précisément de les grouper autour de l’école et de former des associations de parents et de maîtres.Son Excellence Mgr Charbonneau, consulté à ce sujet, répondit comme suit: “J'encourage et bénis ce projet de constituer de telles associations”.Depuis, ces messieurs, secondés par des amis, ont commencé discrètement le travail de propagande en collaboration avec notre Institut.Des réunions de parents ont été tenues dans quelques paroisses de la ville et l’idée y a été semée.La population semble vouloir lui faire bon accueil et nous escomptons des résultats prochains.Evidemment, cette idée de grouper les parents et les maîtres pour une collaboration plus efficace au bénéfice de l’enfant n’est pas quelque chose de nouveau.De tels groupements existent dans la plupart des pays et sont florissants dans les autres provinces du Canada.Chez nous^ dès 1908, Monseigneur Perrier les réclamait.Notre effort n’a d’ailleurs d’autres mérites que de répondre à un voeu formulé par le cinquième congrès international d’éducation familiale, tenu à Bruxelles en 1935, dont voici la teneur: 1.Que les • rapports entre familles et écoles soient fréquents, réguliers, systématiques, en évitant dans leur organisation une mécanisation pouvant nuire au caractère de l’éducation qui est avant tout une oeuvre d’art et d’intuition.2.Que soient fondées, dans tous les pays où elles n’existent pas, des associations de parents dans le but: a) De rendre les familles plus conscientes d’une de leurs prérogatives essentielles qui est l’éducation des enfants; b) De leur donner par l’entr’ai-de des méthodes pratiques et effectives pour les exercer; c) D’organiser par tous les moyens appropriés, la collaboration de l’école; à l’éducation familiale, ! notamment par les contacts collectifs et les réunions de cercles ‘ de parents à l’école.Le jour où chaque paroisse de notre cité possédera son association de parents et maîtres, et où toutes ces associations fédérées se donneront un organisme de coopération, il Tious semble que ce jour-là la famille pourra se réjouir grandement, parce qu’elle sera en possession d’une puissante force d’action éducative et d influence morale.Sur le plan paroissial comme sur le plan civique, les familles, rendues plus responsables, pourront collectivement prendre toutes les initiatives jugées nécessaires au bien-être physique, spirituel et moral des enfants, initiatives auxquelles elles ne peuvent même pas songer présentement.Partout, elles pourront faire entendre leur commune voix et exiger que l’ordre social devienne plus familial, plus respectueux de toutes nos traditions.Nous voyons aussi comment les familles décadentes, apparemment laissées à leur sort il y a un instant, pourront, grâce à l’action conjointe des familles saines, recevoir l’aide necessaire à leur relèvement.Est-il besoin de montrer encore une fois le rapport existant entre notre projet et la prévention de la délinquence juvénile?Rendre les parents plus aptes à éduquer leurs enfants, assurer de meilleurs résultats à l’éducation scolaire, doter les familles d’organismes capables d’as'surer la prévention de l’enfance et de l’adolescence,,n’est-ce pas nécessairement apporter un remède efficace, le seul peut-être, à la délinquence juvénile?Mesdames, mesdemoiselles de la Ligue de la Jeunesse Féminine, à qui revient le très grand mérite d’avoir organisé cette semaine de prévention des délits des jeunes, vous nous avez fait grand honneur, ce dont nous vous remercions, en demandant à notre Institut Familial son avis sur la question.Par ma modeste voix, l’Institut vient de le formuler.R vous laisse le soin d’en juger la valeur.Si, après délibérations, vous le trouvez fondé en sagesse, je tiens à vous assurer de la loyale collaboration de l'Institut pour en réaliser la mise en pratique, comme d'ailleurs pour tout autre projet capable de promouvoir une meilleure éducation de la génération montante.Car, avec vous, l’Institut Familial pense que la vraie civilisation ne consiste pas surtout dans les découvertes physiques et chimiques, mais dans le progrès moral des individus.Notre civilisation ne sera vraiment en progrès que lorsque les caractères des individus pris globalement iront s’améliorant.C’est pour assurer ce véritable progrès humain qu’il faut développer chez l’enfant, le sens du devoir et l’habitude de le remplir, la force de volonté el la maîtrise de soi, la bonté de coeur et l’esprit de conciliation, la dignité de la tenue et le sens de l’honneur, l’esprit de famille et de solidarité, le sens social et le sentiment de la responsabilité, et par-dessus tout le respect de Dieu et de Scs ordonnances.Il ne suffit pas, comme on semble le croire trop souvent, de qualifier les enfants sous un seul aspect: de faire d’eux de bons ouvriers, de bons professionnels, de bons soldats, de bonnes sténographes, de bonnes musiciennes, etc.Mais il faut les rendre bons en tant qu’hommes, c’est-à-dire, fidèles à tous leurs devoir* envers Dieu et le prochain.Si cette tâche, à cause de nos temps difficiles, ne peut s’effectuer que par des coopératives éducationnelles.n’hésitons pas à les fonder.11 y va de l’avenir, non seulement des individus, mais de la société menacée par l’abaissement des moeurs.La nation et l’Eglise nous en sauront gré.Le grand message Ils allaient doucement, rentrant à Eimnaiis et se disaient entre eux que tout était fini.11 n'était plus d'espoir de règne et d’influence encore moins de triomphe en la terre promise.Il faudrait retourner aux anciennes besognes, se remettre à attendre un prophète plus sûr.C’était si bon, pourtant, de le suivre en ses roules, de le sentir puissant, épris de sa mission! 11 semblait confiant, et toujours répétait: “Je suis la vie, la voie et toute vérité!” Madeleine affirmait bien qu’il était revenu, mais faut-il prêter foi à tous les dire des femmes?Sa tète est dérangée: elle a bien trop de coeur, et l’aimait tellement qu’elle le revoit partout.“Il n’y a que l'amour, ne le savez-vous pas?” continua le passant qui les suivait de près.—C’est ce qu’il assurait, répliqua Cléopbas, et s’il n’était pas mort, que nous croirions en Lui !” —La mort changerait-elle ce qui fut vérité?et où donc est cet homme n'ayant foi qu'en l’amour?—Vous êtes bien le seul dans tout Jérusalem qui ne pense à Jésus, crucifié vendredi.11 était notre Maître, Il s’est laissé trahir.1! aurait dû rester, régner et commander.Personne autant que Lui n’a jamais répété: "Les pauvres et les deux régneront sur la terre”.Comprenant notre faim et toutes nos angoisses, personne n’a tant dit: ‘Vous serez rassasiés”.Cléopbas était triste, et Barnabe pleurait.Jesus devint touché de leur mélancolie: à l’entrée de la porte, arrivé sur le seuil, Il ne peut refuser de veiller avec eux.A hauteur de la table, en savourant le miel et le vin et les figues, il leur coupe le pain: “Prenez, mangez, croyez!” Us s’exclament: “C’est Lui! C’est notre chef, le grand Roi de l’Amour!” Lui seul, sachant les faims et les soifs permanentes qui tiraillent les coeurs trop privés d’aliments, et de ses mains tendues perpétuant le don, priant qu’on fit de même en souvenir de Lui, Lui seul pouvait redire, ressuscitant l’espoir: “Vous serez rassasiés si vous savez aimer!” Françoise GAUDET-SMET 0 fl.6906 H.PAGEAU 1793 AVENUE DE L’ECUSI COTE SAINT-PAUL Cadeaux ! Mme McCormick au Conseil féminin des Finances de guerre Le Canada et les Etats-Unis doivent rester bien déterminés à suivre le même chemin de la coopération après la guerre, déclarait hier midi Mme Anne OÎHare Me-l’.ormick, du “New York Times”, qui était l'invitée d’honneur à un lunch donne par les dames du Uo-mité national des finances de guerre, à l’hôtel Windsor.L’union du Canada et des Etats-Unis, çonlinue Mme McCormick, est plus significative pour les peuples du vieux momie qu’aucun système politique des leurs.Le fait que nos deux pays constituent le point principal dans l’arsenal des Nations-Unies indique )>ien combien le vieux monde est indépendant du nouveau.Cependant Mme McCormick a ajouté de ne pas se méprendre, el que l’Europe ne pourra jamais être dominée par aucun pouvoir étranger.La tendance actuelle qui fait regarder l’Europe comme une partie de l’Asie est une é'range perversion de rbisloire et îles faits, souligne la conférencière.Présentement l’Europe a perdu sa voix et ainsi est regardée à peu près comme si elle était irréelle mais elle est actuellement la forge de la guerre et la seule clé de la paix mondiale.La conférencière a été présentée par Mme Alex.Ilutrlmon el remer-eiér par Mme T, B Heeney.M.Boss Clarkson, président du Comité des finances de guerre pour Pile rte Montréal, n fait un appel ci faveur du lie emprunt de guerre, en remarquant que le plus grand effort s’en vient pour les rombnt- toujours bien jccueillii CHOIX IMMENSE autant que varié SERVICES DE VAISSELLE 6, 8 et 12 perionnes.G- TnaiMm.«La «adUeMA Au Petit Versailles iTéi 930, rue Ste-Catherine eit { 930, rue Ste Trois ouvrages de G.K.Chesterton SAINT THOMAS D’AQUIN — Version françaiie de Maximilien Vox.Préfece du Rme P.Gillet.220 page», au comptoir $1.25; par la poite $1.35.SAINT FRANÇOIS D’ASSISE — Traduction par laabellt Rivière.215 page», au comptoir $1.25; par I* poste $1.35.LA BARBARIE DE BERLIN — Lettres i un vieux Garibaldien.Traduction par Isabelle Rlvièr*.160 pages, au comptoir $1.00; par la poste $1.05.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ’ DEVOIR” Feuilleton du “Devoir" La belle et la bête par MARIO DONAL 38.(Suite) Mais la question de/Thospicc primait tout.Le père Humphrey y revint par une adroite tangente.Il aurait voulu savoir mille choses qu’ignorait Mlle de Kerhir.Le bon curé voyait déjà se grouper autour de la cité hospitalière les catholiques disséminés dans les autres villages.Il devenait le pasteur d’un troupeau miraculeusement multiplié; il recommençait son fructueux apostolat et retrouvait en idée toute sa vigueur.Les deux soeurs s'en retournèrent avec Mme Faroll qui fit, pour sa reposer, une halte à Grcen- Housc, puis ses petites amies l'ac-compagnèrcii! jusqu'à L o c h-Castlc’s.Les amicales relations de' bon voisinage sc renouaient pour la plus grande joie des deux familles.Elles semblaient particulièrement douces à Ghislaine qui avait besoin de leur calme et de leur sérénité.Elle était si ballottée au château par les sautes d’humeur de Philippe qu’elle était heureuse de trouver en dehors une sympathie réconfortante autant que discrète.Le docteur venait précisément de rentrer.Il accueillit les deux soeurs avec une simplicité affable, exempte, semblait-il, de toute arrière- pensée.Il ne paraissait même plus se souvenir du nuage léger soulevé par l’inexplicable intervention I d’O’Brian dans ses projets.! Le lendemain Ghislaine se rendit au château à l’heure habituelle.Philippe l'attendait assis devant .sa table de travail.11 lui souhaita le bonjour d’un ton grave et poussant devant elle iir.r liasse de notes, il dit tout de suite: ' — Je ne sais s'il vous sera très i facile de vous débrouiller dans ce (fouillis, Mademoiselle.Quant à jmoi, j’y renonce.Voilà tout ce que j'en ai tiré, et je suis aussi las (que si j’avais manié la massue d’Her-j ctilc.Lisez cela et recopiez, s’il vous J plaît, après correction.Je vais lire j mon journal.Elle comprit qu’il voulait éviter ( de parler, qu’il était mal disposé et demanda seulement: — Madame votre soeur cst-cllc bien?— Très bien.Je vous remercie.Elle n’insista pas, prit les feuillets qu’il lui présentait et commença à lire.Prise toute dès 1rs premières lignes, elle oublia aussitôt ce qui l’entourait.C'était le commencement de l’exposition, une peinture à touches larges et vigoureuses de l'Inde des Rajahs, de sa curieuse civilisation.La phrase était ample, nombreuse, joliment cadencée, et d'une extrême clarté.Un style nerveux babillait des pensées profondes alignées avec une méthode parfaite et une incomparable souplesse.“Un maître écrivain’’, se dit Ghislaine en rljc-mcmc.“Quelle couleur dans ces pages! quelle hauteur dans ces observations!” Le visage de la jeune fille rayonnait de plaisir; celui de Philippe, qui In regardait à la dérobée, devenait à mesure plus mélancolique.C'est tout?dit-elle sur le ton du regret, quand elle arriva au bas de la dernière liage.C’est tout, répliquat-il un peu sèchement, et il n'est pas probable que j’en ferai aidant chaque jour.Le travail m’est affreusement pénible.étant inutile.Inutile! protesta Ghislaine.Eh! oui; est-ce que j’en ose aulrement, que comme d’un remè- de, comme d’un exutoire à un inguérissable ennui?Le but est si mesquin que le charme intrinsèque de l'oeuvre pour l’oeuvre dis-parait.Ghislaine aurait voulu dire tout ce qui lui venait aux lèvres, mais le visage de Philippe était si morne, son attitude si décourag son gcsle si flottant qu'elle n'osa.Silencieuse, bien qu’elle eût ruine pleine, elle se mit à copier les pages écrites d'une écriture irrégulière, maladive, extrêmement difficile à déchiffrer.Il « en excusa d'ailleurs.Je vous demande pardon de la fatigue que vous allez prendre, dit-il d'un ton courtois, Mes doigts obéissent mal à ma volonté et se lassent vite.Je plains vos pauvres yeux, et votre patience serait mise à rude épreuve si j'écrivais beaucoup.Elle protesta poliment et, durant une heure, travailla sans qu’un mot rompit le silence de la vaste pièce.Au bout de ce temps, il la congédia.— A demain, mademoiselle, dit- il en saluant de la tête.Elle lui rendit son .salut et sortit toute décontenancée de cette rai (leur, de ce mutisme, de ce repliement.Il était bien mieux à Grcenoch.Quel malheur que cette femme s: suit retrouvée sur son chemin! se disait-elle en gagnant l’appartement de Mme Pawell.Lu bonne dame était assez souffrante ce matin-là pour ne pouvoir quitter sa chaise-longue, lorsque Ghislaine entra: Me voici tout*' dolente, nia chère enfant, dit-elle; je me suis levée comme à l’ordinaire, pour que Philippe ne s’inquiète pas, mais je n’en puis plus.Je suis contente de vous voir; votre présence me repose.Ne voudriez-vous point voir le docteur, Madame?Plus tard, je connais le mal dont je souffre, et le traitement qui me soulage.C’esl un mal très ancien et sans remède, une affection du coeur qui date de la mort Ira-gicpie de mon mari, lue dans une partie de chasse par son ami le plus cher.L’impression fut si terrible qu’elle laissa des traces indé» léhilcs.Si je ne me savais nécessaire, indispensable à mon pauvre Philippe, je ne me préoccuperais point du tout de l’état plus ou moins précaire de ma santé, Macs si je m’en vais, que devicndra-t-il?qui le soignera, l’aimera, le consolera?C.es idées avaient passé si récemment dans l’esprit de Ghislaine qu elle ne trouva d’abord aucun mot pour les combattre.Mme Pawell reprit en souriant: C’est ridicule de s'attendrir sur soi-même ou sur les autres tant que le malheur n'est pus proche.Je puis vivre encore longtemps.Nous al-( Ions avoir beaucoup à faire; je i compte que vous m'aiderez, chère mademoiselle.Je suis à votre entière disposition, madame.fA suivre} C» tournai as* imprimé au no *30 ru* riitra-Dams •« a Mimtrêai par flmpii-mrri* Pnpulalr» ia raaponasOUItt lUlltM), Mt tricapropriê taira — Oaortaa |jcr.i/
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