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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 11 juillet 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-07-11, Collections de BAnQ.

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“Le Car ad» e«t une nation «ouve^ raine e' ne peut avec docilité accepter de b Grendo-Bretagne, ou des Etat»* Unis, ou de qu que ce soit d’autre l’attitude qu’il lu faut prendre envers Je monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers e Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qu contestent eec rendant, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.'’ (U-x-sti Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, mardi 11 juillet 1944 REDACTION CT ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRI-DAMU MONTREAL TOUS LIS SERVICES miRHONI i BEUIr 3361 « SOIRS.DIMANCHES IT FETES Dirceftur i Csorces PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMtctMr m chat t Omar HEROUX Admlnlitritia* i RMactloa .Gérant t Bltair 1161 •Elalr 2984 BEIalr > 1161 ( Voir e n page 3 Le président Roosevelt reconnaît de Gaulle A propos de cet “infamous speech"!Les Russes pénètrent en Lituanie et en Lettonie Nouvelle demande d'explications M.Godbout a fait savoir à la province hier soir, par U voix de Radio-Canada, qu’il est lecteur du Devoir.Nous nous en doutions, et nous ne fêtons pas reproche au chef du gouvernement de l’avoir ainsi proclamé.En temps de campagne électorale particulièrement, U n’est pas interdit à un homme politique d’étaler un peu scs mérites.Cette confession publique nous autorise à croire que M- Godbout ne tardera point à nous donner la réponse que nous sollicitions de lui dès le lendemain de son ptetvtw discours anglais.Pour rafraîchir sa mémoire, rappelons en deux mots de quoi il s’agit.* * * Le 6 juillet donc, dans un discours soigneusement écrit.M.Godbout disait au public de langue anglaise (nous n’avons pas encore trouvé l’équivalent de cela dans ses discours français) : Need f remind you of the conditions prevailing at the time you chose ust The war had just started.Canada was at war through the free decision of its elected representatives at Ottawa.That was an accomplished fact.Need / remind you of the campaign that wat Waged in the provincial election?Is it necessary that I should recall the famous or rather infamous speech by the leader of the Union nationale, made at Three Rivets in tfie course of that campaign?Quebec gave its answer to that and other similar appeals to prejudice with the result you know.C’est-à-dire: Ai-je besoin de vous rappeler tes conditions gui existaient au moment où vous nous choisîtes?La guerre venait de commencer.Le Canada était en guerre de par la libre décision de ses représentants élus à Ottawa.C'était un fait accompli.Ai-je besoin de vous rappeler la campagne qui fut menée dans l'élection provinciale?Est-il nécessaire que je rappelle le fameux ou plutôt infâme (famous or rather infa- II y a des gens qui sont prêts à seconder le bien commun mais à mous) discours du chef de l’Union nationale fait aux j ja condition expresse qu'il réussisse Trois-Rivières au cours de cette campagne?Québec a\et qu’ils y prennent figure avanta-donné sa réponse, avec le résultat que l’on sait, à cet appel aux préjugés et autres semblables.geuse.Cette étrange mentalité n’est en somme qu’une forme déguisée de l’égoïsme, et manifeste une curieu- se étroitesse d’esprit.Elle est peut-être plus marquée dans le monde de la littérature, chez ceux qui nor \malement exercent l’influence la Nous avons prié M.Godbout de supplémenter cette allusion, de préciser en quoi ce discours de son adversaire était infâme (le terme anglais infamous est d’une violente énergie).jmalement exercent l’influence la , ., »., \plus profonde et la plus proion- Le premier ministre n a pas trouve Je temps ou n a pas | # jugé à propos de satisfaire notre curiosité.“A vingt ans, écrivait Jules Le- Nous prenons donc la liberté de revenir à 1a charge.Le sujet en vaut la peine'.sf.y.# Les Canadiens prennent deux villages au sud de Caen — Poussée des Etatsuniens en direction de Saint-Lô — Pinsk menacé de plusieurs côtés — Les intentions des états-major ne se sont pas encore précisées Dès le lendemain du discours en effet, le Star, dans son résumé de la situation politique, disait: Il [M.Godbout] a demandé aux électeurs de se rappeler le discours infâme fait par M.Duplessis quand le chef de l’Union nationale ouvrit sa campagne aux Trois-Rivières en 1939.On a interprété cette allusion du Premier Ministre comme visant des déclarations faites par M.Duplessis au sujet de la par-s ticipation du Canada à la guerre.L’interprétation était-elle exacte?Et,, dans ce tas, qu’est-ce qui, dans le discours de M.Duplessis aux Trois-Rivières, paraissait, au jugement de M.Godbout, mériter ce qualificatif d’infamous?La réponse devrait être aussi intéressante du point de vue de M.Godbout que de celui de M- Duplessis.Car elle révélerait, non seulement la pensée alors exprimée par M.Duplessis, mais en même temps le ou les principes en vertu desquels M.Godbout s estimait contraint de flétrir cette même pensée.Le public a peut-être quelque droit de savoir à quoi s’en tenir là-dessus., .¦» n-vn-44 Omar HEROUX maître, le mal les prend et ne les lâche plus.Ils commencent par croire — d’une foi étroite et furieuse de fanatiques — premièrement M.J.-L.Ralston et la campagne des conservateurs U ministre de la Défense nationale répond aux attaques du parti tory, déÿiisé sous un masque progressiste — Il se dit en faveur d’une armée de volontaires, mai» il permet des campagnes intensives de la part de certains officiers auprès des recrues — M.Diefenbaker, la province de Québec et l’incident Bouchard — Visite du général Charles de Gaulle (par Léopold RICHER) Ottawa, ll-VII-44.— Le ministre de la Défense nationale, M.J.L.Ralston, a répondu aux attaques des conservateurs au sujet de l’emploi des recrues.Celles-ci remplissent des fonctions utiles, â-t-il dit.L’armée canadienne a suffisamment- de renforts cette année.S’il devient nécessaire d’envoyer les conscrits outre-mer, M.Ralston n’hésitera pas à recommander au gouvernement d’avoir recours aux pouvoirs que confère la loi de mobilisation.Ainsi, l’opposition de M.Ralston à la conscription pour outre-mer n’en est pas une de principe, mais seulement d’opportunité.Entretemps, la campagne pour inciter les recrues à s’enrôler dans l’active bat son plein.M.Ralston n’a rien dit de neuf dans son discours.Celui-ci n’en sera pas moins largement exploité par les libéraux qui s’efforceront de faire croire toutes sortes de choses à la population.Mais les faits sont les faits.La population n’a qu’à regarder ce qui se passe pour pouvoir porter un jugement juste sur les actes du gouvernement King.Quant à M.Godbout, son discours de dimanche dernier à L’Islet a été relevé et critiqué à la Chambre des Communes hier après-midi.On veut hâter la fin de la session Les députés doivent s’attendre à siéger huit heures par jour, s’ils ne veulent pas que la session se prolonge jusqu’à l’automne, d’après M.Mackenzie King.Il y a quelques semaines, la Chambre a abandonné le congé du mercredi après-midi.Hier le premier ministre a proposé de siéger le mercredi soir.Il a suggéré également qu’à partir de lundi prochain, la Chambre commence le régime des séances du matin.On ne siège le matin que durant la toute dernière partie de la session.Celle-ci a débuté à la fin de janvier.C’eàt dite que le gouvernerneent a l’in-tentiOn de prendre les moyens de hâter les travaux parlementaires qui se prôlongent indûment.En fait, si l’on avait fait preuve d’un peu de bonne volonté, la séàsion serait terminée depuis quelques jours.Visita du général de Gaulla Le général Charles de Gaulle, président du gouvernement provisôire de la République française, sera dans la capitale canadienne aujourd’hui même.H portera la parole sur la colline parlementaire à 12 h.15.Le premier ministre, M.Mackenzie King, a laissé entendre que les conversations qu’il aura avec le général de Gaulle porteront, pour une part, sur l’entente que la Grande-Bretagne a l’intention de conclure avec le gouvernement provisoire français, au sujet de l’administra-tipn des territoires français libérés.L* Canada, il est bon de le rappeler, a entretenu de* relations plus étroites avec la Comité français qu’aucune autre Nation-Unie.De même ü a entretenu des relations avec Vichy après que tous les autre?membres du Commonwealth les eurent rompues.Une déclaration de M.Adélard Godbout • M, J.-G.Diefenbaker, progressiste-conservateur de Lake-Centre, a demandé au ministre du Travail si, d’après une déclaration de M.Adélard Godbout, premier ministre de la province de Québec, il y avait des règlements qui exemptaient du service militaire les fils de cultivateurs, même s’ils sont déserteurs.(M.Godbout a fait cette déclaration en ouvrant sa campagne électorale à ITslet dimanche dernier).M.Humphrey Mitchell a répondu que tous les règlements concernant la mobilisation avaient été publiés, à la Chambre ou en dehors de la Chambre.La population de la province de Québec n’est pas traitée différemment de celle des autres provinces, a ajouté le ministre du Travail.M.Diefenbaker a appuyé sa question sur une information de presse.Aussitôt le ministre des Pensions et de la Santé, M.lan Mackenzie, a prétendu que M.Diefenbaker n’était pas dans Tordre en citant un compte rendu de journal.M.Glen, président de la Chambre, a permis tout de même au député progressiste-conservateur de poser sa question.M.Mackenzie King n'en a pas parlé M.Diefenbaker a dit que la déclaration de M.Godbout était singulièrement révélatrice.Des députés libéraux ont interrompu l’orateur.Le chef de l'opposition, M.Gordon Graydon, a ete également interrompu par des députés libéraux lorsqu'il a commencé à poser une question à savôir que les gens du Québec semblaient être traités différemment des autres.M.Mitchell a affirmé qu’il n’existe aucune différence de traitement.M.Gordôn Graydon a demandé au pVemiér ministre, s’il avait discuté, avec M.Adélard Godbout, des questions qu’a traitées le premier ministre du Québec dans son discours de dimanche dernier.M.Mackenzie King a répondu qu’il était trop pris pâr les affaires internationales pour discuter de ces questions.Il n’a pas causé de cela avec M.Godbout.Ces diverses interpellations montreront quel cas il faul faire des déclarations de M.Godbout.Discours de M Ralston Le ministre de la Défense, M.J.-L.Ralston, a été le premier ora-taur de la journée.U a repria le débat sur le budget.Il a tenu a répondre aux critiques de l’opposition conservatrice au sujet de la politique de mobilisation.D’après lui il y a suffisamment de soldats dans l’active pour subvenir à tous les besoins de renfort d’ici la fin de Tannée.Toutefois il a annoncé qu’on révisait la politique de défense côtière, en vue de réduire davantage le nombre d’hommes affectés à la défense de ces régions.On est porté à croire, en certains milieux, que Tannée territoriale est composée d’hommes qui ne font rien.Les recrues appelées sous les armes en vertu de la loi de mobilisation sont disséminées dans tous les services de l’armée.Sur un total de 73,(100 hommes, constituant l’armée de recrues, 35.000 font du service, 13,000 sont occupés à des fonctions qui ne relèvent pas directement du service militaire, 14,000 sont à l’entraînement, 4,000 sont dans les dépôts et 7.000 en congé, assignés à des fonctions civiles.Les 35,000 qui font du service sont à Terre-Neuve, au Labrador, sur la côte du Pacifique, sur la côte de TAtlantique, à la Jamaïque, etc.Ces troupes font du service, après consultation du gouvernement de Washington.Autres remarques Ce n’est pas l’intention des autorités de licencier les hommes en état de combattre.Et même si un jour on devait envoyer les recrues outremer, il faudrait encore maintenir le régime des enrôlements.L’armée ne garde pas les hommes qui ne sont pas en état de combattre.Depuis six (suite à la page six) que la littérature est la plus noble des occupations humaines et la seule convenable à leur génie; que les autres métiers, la culture de la terre, l’industrie, les sciences et l'histoire, la politique et le gouvernement des hommes sont de bas emplois et qui ne sauraient tenter que des esprits médiocres”.Boileau donnait le conseil qu’avant d’être littérateur, il faut d’abord être honnête homme et bon citoyen.C’est à cette condition appliquée à toutes les classes de la société que les électeurs auront des administrations sages.U ne faut jamais oublier que les électeurs ont les gouvernements qu’ils méritent.Très souvent on a fait observer que tel homme, d'une haute qualité de coeur et d’esprit, que ses connaissances et ses aptitudes désignaient particulièrement comme conseiller public ne pourrait cependant se faire élire.C'est l'indication qu’il se rencontre alors’ dans la majorité des citoyens, une veulerie ou une lâcheté qui vont loin.Si Ton peut ainsi paraphraser le vieux proverbe chinois: que tous les bons citoyens fassent simplement leur devoir et nous aurons de bons gouvernements.ROUK ii-vn-4* L'actualité Les délicats de la politique Lorsque reviennent les élection', populaires nombre de braves gens nrofessenf un mépris hautain envers la politique.Ils affectent ae n'y voir que turpitudes, mensonges et vilénies, en somme un amusement pour la canaille.Ce qui leur fournit un commode prétexte pour se retirer dans un isolement phari-saïque où il y a surtout de l’imbécillité, de la niaiserie, et un snobisme assez crû.Car il parait superflu d indiquer que la politique c’est tout de même Tordre public, l’administration ae la justice, les lois qui gouvernent le peuple, le soin des travaux et entreprises publiques qui intéressent la santé et l’économie générale du pays.Autant vaudrait réclamer l’athéisme et Tihdifférence religieuse, parce que l’Eglise souffre des inévitables faiblesses dues à l’humaine nature.Ces délicats sont probablement les pires ennemis de Tintéret public.Non seulement ils refusent le devoir le plus important du citoyen, et par là favorisent précisément la canaille dont ils se plaignent, mais ils se font prèdicants d’une sorte de nihilisme et de lâchage qui ont les plus lamentables répercussions.C est parce que trop de braves gens refusent d’accomplir leur devoir de citoyen, d’apporter aux affaires publiques un intérêt actif et loyal, que se préparent les déchè-wnces.Cette démission devant un devoir pourtant tris clair, laisse te champ libre aux éléments inquiets ou mauvais.Elle leur assure le succès.Bloc-notes Du neuf dans les Iles de la Madeleine Nous publions dans une autre page une communication que le courrier vient de nous apporter des Iles de la Madeleine.C’est quelqu’un de là-bas qui relate les derniers accomplissements de l’organisation coopérative parmi la population des pêcheurs madelinots.Ces accomplissements ne sont pas de petite taille: il s’agit de rien moins que l’organisation d’une coopérative de transport maritime et aérien.L’on commence par le maritime, ce qui est tout naturel dans le cas d’une population de pêcheurs et de marins.Les Madelinots, après avoir recueilli une partie du capital qu’il fallait pour le début, se sont acheté un premier bateau qui vient d’être béni dans le principal port de l’archipel, Cap-aux-Meules, et qui a fait ensuite, avant d’entreprendre son premier voyage vers l’extérieur, vers la Grande Taire, quelques escales dans les principaux ports made-linols, Havre Aubert et Grande-Entrée.Chaque escale a donné lieu à des manifeslations à la fois religieuses et profanes.Les Madelinots auront dorénavant un moyen bien à eux de se mettre en communication avec les gens du dehors, d’en dehors comme on dit là-bas, notamment ceux de la province, celle de Québec, dont ils sont citoyens.Perdu dans l’immensité de l’estuaire laurentien, Tarchipel madelinot a été jusqu’à présent comme une petite province maritime à l’entrée de la grande, sinon perdue du moins oubliée par la grande pu presque.Malgré certaines améliorations de date récente apportées à divers services publics, Ton voit quelles sont les lenteurs du courrier postal.C'est aujourd’hui seule-lement que nous pouvons donner publication à une lettre écrite à Cap-aux-Meules et datée du 6 juillet.De Cap-aux-Meules à Gaspé, la traversée n’est pourtant que d’une nuit, mais cette traversée ne se fait pas quotidiennement et par ailleurs ce n’est pas là que passe le courrier postal.La voie de ce dernier est par l’Ile du Prince-Edouard et la Nouvelle-Ecosse.On se rappelle qu’à l’automne de 1939, un appel de la femme du gou-verneur général.S.A.R, la pnn-1 cesse Alice, attirait l'attention de | __ ___________ la population québécoise sur un cas : jenant ^ çap.aux.Meules le sont de grande détresse qui s annonçait fnc0re bien davantage.Aux coopéra-pour l hiver suivant dans l.arcm- t|ves jg prociuctjon des débuts pel.A cause de la pêche qui avait manqué et aussi de la mévente des produits do la pêche, on prévoyait une disette de vivres et de conibus- La bataille se poursuit avec acharnement sur le front de- Normandie, mais il ne semble pas aue Ton en soit encore rendu à une phase décisive des opéra-' tiens.Les Aliemands ont évocué Caen, mais ils se sont repliés en bon ordre sur des positions dans le voisinage immédiat de la ville.Au lieu de défendre Caen jusqu'au bout et de risquer une défaite qui aurait pu entraîner un repli considérable, ils ont apparemment choisi de se replier sans attendre l'assaut des troupes anglo-canadiennes afin d'éfre en mesure de poursuivre la lutte sur l'Orne.C'est ce que Ton pouvait déjà déduire hier de la déclaration du grand quartier général allié à savoir que la perte de Caen constituait un dur revers, mais non une défaite décisive pour les Allemands.Le généralissime Eisenhower a confirmé hier cette impression dans la déclaration qu il a faite pour mettre l'opinion alliée en garde contre un excès d'optimisme.Le commandant en chef allié a dit que la prise de Caen était très encourageante, mais que la situation militaire n'offrait pas de perspectives sensationnelles pour le présent ou pour un avenir immédiat.La lutte sera très dure et les pertes seront lourdes, dif-il.Les troupes alliées devront désormais combattre durement pour chaque pied de terrain qu'ils enlèveront à l'ennemi.L'affaissement du moral allemand et la débâcle restent toujours possibles, mais il n'y faut guere compter dans un pays dominer par la Gestapo.Après toutes les victoires que nous avons remportées depuis deux ans en Russie, en Afrique, en Italie, en Franco et dans le Pacifique, dit le général Eisenhower, les gens sont bien justifiables de voir les choses en rose, mais mon rôle est précisément de les mettre en garde contre un excès d'optimisme.La prise de Caen a fourni au générai Montgomery l'occasion d'adresser des félicitations bien méritées à ses troupes."Il s'est passé bien des choses depuis mon message du 10 juin, dit-il.La bataille de Normandie a été dure, mais nous avons obtenu des gains réels et concrets, nous avons conservé tout ce que nous avons conquis en dépit des efforts désespérés de l'ennemi pour nous rejeter à la mer.Nous nous sommes emparés de Cherbourg sur le flanc occidental et de Caen sur le front oriental ainsi que d'un territoire considérable entre les deux villes au cours d'une lutte formidable contre un ennemi habile dont les qualités combattantes et la ténacité ne peuvent que mériter l'admiration.Il fallait que Tun des deux vînt à céder et ce sont les Allemands qui ont cédé comme il convenait.Nous avons lieu de nous féliciter puisque nous avons infligé de lourdes pertes à l'ennemi et fait 54,000 prisonniers".LES OPERATIONS EN NORMANDIE La bataille s'est étendue aujourd'hui à tout le front de Normandie.Les Etatsuniens se sont en effet lancés à l'attaque ce matin dans le secteur central ou sud de Saint-Lo qui était demeuré relativement calme hier.La bataille se livre actuellement sur un front de quarante milles du centre de la péninsule jusqu'à la mer.Les Etatsuniens attaquent des deux côtés de la Vire et une émission de la British Broadcasting Corporation dit qu'ils ont poussé jusqu'à moins de deux milles de Saint-Lo en un point.Ils ont occupe et dépassé Pont-Hébert à quatre milles au nord-ouest de Saint-Lo et à Test de la Vire ils ont pris la Meauffe à quatre milles au nord.La prise du village de Craignes a pratiquement fondu la bataille qui se livre sur les deux rives de la Vire ef celle qui se livre au sud de Carentan.Au sud de Carenfan, les Efatsuniens ne sont plus qu'à quatre milles du village de Périers.Les Allemands ont prétendu qu'ils avaient repris le centre stratégique de la Haye du Puits près ’de la côte occidentale du Cotentin, mois la nouvelle n'a pas été confirmée.A l'autre extrémité du front, l'attaque anglaise s'est ralentie dans le secteur de Caen devant la vigoureuse résistance des Allemands le long de la rive occidentale de TOm.De furieuses batailles se livrent au sud de TOdon et de l'Orne.Les Canadiens ont pris Rocrenil et Louvigny et délogé les Aliemands du confluent de TOdon et de TOrne.Louvigny se trouve à un mille et demi au sud de Caen sur la rive occidentale de la rivière.Les Anglais ont dû évacuer le village Maltot à 5 milles au sud-ouest de Caen après avoir détruit de 30 à 35 chars d'assaut aux formations allemandes.Les Anglais ont cependant tenu la côte 112 au nord d'Esquay et massacré les vagues d'infanterie allemandes qui ont tenté de donner l'assaut à la position.Entre Maltot et Caen, des chars anglais ont atteint la rive occidentale de TOrne en occupant le petit hameau d'Athis.SUR LE FRONT RUSSE A Test, les Russes poursuivent leur avance foudroyante.tes dernières dépêches indiquent que les troupes rouges viennent de franchir la frontière de Lettonie, qu'elles ont pénétré assez profondément en Lituanie et qu'elles avancent très rapidement en Pologne au nord des marais du Pripet.Les troupes russes se surpasseraient dans la poursuite des Allemands en retraite et una colonne aurait parcouru 32 milles en 24 heures au sud-est de Dvinsk.Les Allemands annoncent même une nouvelle offensive soviétique en Roumanie, au nord de Jassy, une offensive qui menacerait îa trouée de Galati, porte d'entrée des Balkans.Sur le front d'offensive de 400 milles au nord, les Russes auraient franchi la frontière de la Lettonie dans la région de Dvinsk.Ils auraient poussé profondément en Lituanie à mi-chemin entre Dvinsk et la ville assiégée de Vilna.Les troupes du général Bagramian qui ont contourné Vilna ont pris la jonction ferroviaire de Landwarow sur la route de Kaunas, à 60 milles seulement de la frontière de la Prusse orientale.Dans la ville même de Vilna, les Russes sont en train d'écraser la résistance de la garnison allemande dans de sanglants combats de rue.L'étroitesse des rues de la vieüle cité favoriserait cependant les Allemands car H serait presque impossible d'y employe! des chars d'assaut.En Pologne, les troupes rouges ont occupé hiei la ville de Slonim, à 28 milles à l'ouest de Baranowiczs et à 85 milles seulement du centre ferroviaire de Bia-lystok.Les troupes rouges ont également pris Luni-niec à trente milles à Test de Pinsk.Deux colonnes rouges convergent actuellement vers Pinsk dont !o chute semble imminente.En s'emparant de Pinsk, les Russes se trouveraient à déloger les Allemands de la vaste région des marais du Prijet et s'engageraient dans les vastes plaines de Pologne en direction de Brest-Litovsk.LA SITUATION STRATEGIQUE A Test comme à Touest, il est bien difficile pour le moment de se faire une idée claire de la situation stratégique.Il est bien difficile d'apprécier la portée des avances rapides des armées rouges ou des avances restreintes et coûteuses des armées anglo-étatsunien-nes.* A Test, on ignore si les Allemands avaient décidé d'évacuer ies(Etats baltes et la Pologne orientale ou bien si leurs*ormées battent en retraite à la suite d'une défaite écrasante.A Touest, les Allemands semblent se contenter de contenir pour le moment les troupes du général Montgomery dans la tête de pont du Cotentin, sans chercher à leur infliger une défaite décisive par une grande contre-offensive.On ignore — et les Allemands se comportent comme s'ils l'ignoraient également — si le général Eisenhower prépare un autre grand débarquement ailleurs ou s'il compte s'ouvrir la route de Paris en débouchant du Cotentin dans la vallée de la Seine.Il se livre en ce moment de grandes batailles, mais nous n'en sommes proba-bcblement encore qu'à la phase préliminaire de la grande partie engagée en Europe.Pierre VIGEANT U-VII-M abitibien et madelinot.Il faut reconnaître aux Madelinots le mérite très grand d’avoir, malgré la précarité de leurs moyens, voulu s’aider eux-mêmes.C’est à partir de ce moment-là que la coopération a pris chez eux une remarquable expansion.Dès Tautomne de 1940.à la suite d’une enquête faite sur place, nous pouvions en témoigner.Déjà à cette époque les coopératives de pêcheurs, solidement organisées et selon les principes vrais de la coopération, s’étaient multipliées et donnaient des résultats plus qu’encourageants.toriale l’espèce de propagande épistolaire que nous avons cru devoir signaler plusieurs fois déjà.Propagande qui prend la forme de lettres anonymes et qui a de plus en plus Failure d’un appel ininterrompu au sentiment de race, plus exactement au sentiment britannique et impérialiste.Le but qui paraît évident c’est de soulever ce sentiment-là contre la population catholique et française.Un correspondant du Star, qui signe simple tique du drainage.S«* mjltres d'Ottswa l'ont organisé et appliqué avec une grande efficacité, ainsi que les contribuables peuvent le vérifier.* ¥ ¥ L'Institut Démocratique va-t-il proposer, i la fin de rendre plus facile aux Torontois la lecture des dépêches de guerre, de changer pour des noms à l’anglaise les noms français de la géographie normande ?* * .1- t iir tr-, -• e n 4 à' Chez nous, n’a-t-on pas déjà méta- ment French War ïeleran Î9H-1S, en Dimver le nom de la ville note par exemple qu il y avait d€ Verdun avant.^ le donner à une cor-rcoins de drapeaux dans Lachine le premier juillet, fête de la Confé .„ ._____, i dération, qu’à l’occasion d’un ré- Les nouvelles qui viennent main- cenl congrès eucharistique et il tiblc.Il fallait faire vite, agir d urgence.Une partie de la population était en danger.C’était alors les premiers mois de la guerre et des comités de toutes sortes s’organisaient au Canada pour le secours des victimes de la guerre en Europe.La princesse Alice rappelaient aux gens de la province de Québec que leur premier devoir n’était pas alors de secourir des affligés d’Europe ou d’autres continents, mais de porter secours d’abord aux pêcheurs nécessiteux des Iles de la Madeleine et aux colons également nécessiteux de l’Abitibi.L'appel ne resta pas sans réponse.La Croix-Rouge notamment devait s’occu P1 s’ajoute maintenant une coopérative fait des insinuations on ne peut plus malveillantes.C’est à demander où les lettres de ce genre-là sont fabriquées et pourquoi M.Mc- Connell leur donne hospitalité dans son grand journal.Emile BENOIST ll-VII-44 1 de transport, déjà en possession d’un bateau; et elle ambitionne d’en avoir plusieurs autres, d'avoir aussi ses moyens de communication par la voie des airs pour la longue saison de quatre ou cinq mois, de janvier à mai, pendimt lanuelle la navigation est impossible entre les | i Iles et la terre ferme.C’isi donc tout un programme do I } rénovation économique qui est en • voie de s’accomplir là-iirs.Les Mn-1 deTnots paraissent «voir parfaitement compris In sagesse de Taxio- lois qui furent présenté»* par M.godbout me: Aide loi le ¦i/,l Taillera.au cours de le dernière session, dit le 1 «ndidat, il devait v en avoir au moins Ces IcHres au "Star" 15 de bonnes".— "Pas assez pour | monter de classe", interrompt un audi- I.e Star, celui des deux journaux teur.de M.McConnell qui a le plus de | [e?catnet du yt inc h eux A une assemblée politique : "Sur 100 vette canadienne ?* ?* C’est par un procédé de même inspiration, quoique de technique différente, que la Côte-St-Antoine, à Montréal, est devenu# Westmount.WWW NTest-ce pas l’ancien gouverneur suprême de l’Institut, M.le sénateur Bouchard, qui a déjà, alors qu’il était ministre de la Voirie, voulu changer en Abbotsford le nom du village de St-Paul 7 Le Grincheux ll-VII-44 Choses et d* d hier aujourd’hui per, dèa Thiver suivant, de» cas volume, continue dan» sa page édi- w w w Notre gouvernement favorise la poli- "Avez-vous cherché dans tous les déte'ls le vrai motif d’une action ?Savez-vous démêler avec précision les causes qui l’ont arpduite et qui la rendent inévitable ?SI vous le saviez, vou^ne seriez pas si prompts à lu- C6 fa «QITHI LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 11 JUILLET 1944 VOLUME XXXV — No 157 Godbout et l’autonomie provinciale Le premier ministre libéral québécois, parlant à la radio, dit qu'il a toujours sauvegardé l'autonomie et, par ailleurs, il ajoute que dès la tin de la guerre, il demandera le retour de tous les droits enlevés par Ottawa à la province — Il a été et reste le champion du volontariat — L'Union nationale et le Bloc populaire pris à partie M.Adélard Godbout, chef du parti libéral provincial, a déclaré hier soir à la radio, qu’il a toujours éîé et reste le champion du volontariat et de l’autonomie provinciale.Le premier ministre de la province a redit “aux mères, aux soeurs et aux fiancées” qu’elles doivent oublier toutes leurs craintes au sujet 'le ceux qui leur son chers, car “le volontariat” c’est la marque d’un peuple fier”.M.Godbout a également dit qu’il n’avait pas abandonné un iota de l’autoncmie provinciale, mais qu’il s’est souvent é.evé contre les demandes du gouvernement fédéral.Dès la fin de la guerre, M.Godbout demandera le retour au gouvernement provincial de toutes les choses qu’il a dû abandonner a la faveur du conflit.Le premier ministre a demande au peuple de ne voter ni pour M.Duplessis, ni pour le Bloc populaire, " mal fait tout ce le chef de l’Union Nationale a lâché n* peuple pour servir une puissance antipopulaire, une force antisociale que nous avons brisée.Les interprètes du Bloc_ Populaire té-mo’gnent, eux aussi, d’une affection particulière pour le trust, en affichant nartout leur intention de remplacer l’Hydro-Québec par une coopérative Hydro-Electrique; ils publient leur résolution de saper une lois pour toutes l’oeuvre de restauration économique et sociale que nous avons commencée.Dans leurs propos et leurs théories apparaissent Tignoranpe et le fanatisme.Ces esprits irréels sont plus menaçants pour la stabilité e! le progrès de notre peuple que nos ennemis avoués de l’extérieur.Avec eux.ie le répète, 'e Canada français perdrait en cinq mois tout ce qu’il a gagné avec nous en cinq ans, .l’y reviendrai, avant la fin de la campagne, à propos du manifeste du Bloc Populaire, le monument Je plus parfait que j’u'o vue à l'utopie Reddition de compte Puisque vous m’avez confié un mandat pour administrer vos affai- car ,le ,a èprond" “'n’a' j I £t à ce due j’appellerai, faute d’une du.'1 a.faV le seC°na J expression plus juste, l’académisme mais rien fait .| politique.Voici le texte de M.Godbout.L’Union Nationale et son sosie politique, le Bloc Populaire, ont engagé la lutte, comme il fallait s y attendre, sur des questions étrangères à la politique provinciale.O double aveu d’impuissance et de crainte est un hommage direct aux oeuvres de notre gcuvernement.un témoignage implicite d’admiration pour le travail persévérant que les liberaux ont accompli à la Chambre provinciale depuis 1939.A qu1, en effet, peut échapper une telle évidence?Trois raisons, toutes trois également suspectes, pouvaient seules inspirer M.Duplessis et les chefs du Blo: Populaire a re-iuser le combat dans l’arène provinciale: d’abord la crainte qu’éprouve le premier à ranimer les mauvais souvenirs que son régime néfaste a laissés dans les coeurs; puis la conviction inavouée, chez les seconds, qu’ils sont incapables d’entamer notre politique; enfin la joie sauvage qu’ils ressentent, les uns et les autres, à capitaliser l’incertitude qui agite les esprits en temps de crise.Lorsque M.Duplessis part en guerre contre le gouvernement d’Ottawa, vous pouvez être sûrs qu’il a peur de quelque chose; en 1939, c’était la peur de voir ju ger ses actes; en 1944, c’est la peur de voir juger les nôtres.Dans mon premier entretien avec vous, j’ai amplement démontré que pie, du moins jusqu’au 8 août, que la politique fédérale et la politique provinciale sont deux choses identiques, inséparables, indissolubles, espérant ainsi monnayer contre les libéraux de Québec certaines impatiences que les restrictions exceptionnelles du temps dCj gjnerre ont provoquées contre le gouvernement d'Ottawa?Ne voient-ils pas le jeu de ces arrivistes qui font table rase de toute vérité, de toute bonne foi, de toute honnêteté intellectuelle, parce que ces vertus auraienl gêné leurs desseins et révélé.avec le néant de leur programme politique, leur manque de.préparation pour le rôle qu’ils prétendent jouer dans la vie publique?M.Duplessis s’écriait aux Trois-Rivières, le 25 juin 1936: “Jamais je ne tolérerai que le gouvernement que je dirigerai fasse de la politique fédérale".F.h quoi, monsieur, vous reconnaissiez alors, ouvertement, que le gouvernement d’une province doit demeurer distinct du gouvernement de la Confédération, vous confessiez, en termes clairs, votre détermination d’exercer votre mandat législatif dans les bornes assignées aux Chambres provinciales par la constitution; mais aujourd’hui que l’attitude opposée vous semble un meilleur instrument de couquète électorale, aujourd’hui que la confusion délibérée de la politique d'Ottawa et de la politique de Québec semble vous offrir un moyen habile de propagande, vous faites volte-face, vous reniez votre attitude passée, vous envoyez la vérité aux quatre vents?Que craignez-vous donc, monsieur?De quoi avez-vous peur?Vous avez été jugé en 1939, Vous êtes le même homme.Presque tous vos candidats sont les revenants de la grande débâcle, les créchards et les bouffons qui ont mené la province aux portes de la banqueroute.Et surtout, monsieur, vous avez lâché le peuple dans l’affaire de la en étouffant toutes les libertés syn-j applications de la loi sur les mesu-dicales, en faisant voter par sa va- "" ¦** 1 * ** * letaille parlementaire les fameux bills 19 et 20?Comment oublier se.-attentats, au comité d’enquête sur les comptes publics, contre l’autonomie de la famille, autonomie qu u entamait chaque fois qu’il ternissait une réputation intacte?Comment oublier ses coups de pioche dans l’autonomie de la police e.des tribunaux?Le voilà, le pair un de l’autonomie provinciale! Celui qui a engeu dré ce mot d’ordre électoral ela“ à l’époque premier ministre de la province de Québec; il avait, pour appuyer ses revendications en matière constitutionnelle, une .majorité écrasante à l'Assemblée légistative.Or, en dépit de ses pouvoirs ej de ses promesses, il a dissout les chambres deux ans avant 1 expiration de son mandat en s’écriant: “Ottawa viole l’autonomie de la province”.Ou bien il mentait alors, et il ment encore aujourdhui; ou bien il disait la vérité, et, en P1'0" voquant des élections à propos d autonomie, il confessait brutalement son impuissance à la défendre, uç peuple s’est fait depuis longtemps ce raisonnement qui le condamne.Que peut vouloir, en effet, un mot d’ordre lancé par un tel homme.Le peuple a compris que la lor-mule de l’autonomie provinciale était vide de sens dans la mn’c*}e de M.Duplessis, lorsque le chef de l'opposition a de nouveau lance son cri ce guerre, à l’Ai-semblée legisla-live, à propos de l’accord fiscal que nous venions de conclure a'.ec Ot-taw».Le gouvernement federal ayant demandé aux gouvernements provinciaux de lui céder, pour ta duree de la guerre, l'impôt sur le revenu et l’impôt ,ur les entreprises, nous avons, comme toutes les provinces, accepté cette offre, mais à la condition que le gouvernement fédéral nous remboursât au rythme de $20 millions et demi par année, qu’il nous payât la différence entre les recettes nettes de la taxe Montreal Power pour épouser la cause des trustaras.Voilà ce qui .vous effraie.Voilà pourquoi vous sur "l’êssencê.au 30 juin, 1940, et res a la Chambre provinciale, la tra-: prenez la fuite.Et vous, démago-j jes j-geettes annuelles des années onion in impose une reddition de gués précoces du Bloc populaire, ; suivantes, naturellement moins éle-comptes, non pas au nom du gou- vous voudriez que le peuple jugeât j vecs .j cause du rationnement; à la la politique fédérale au cours d’une élection provinciale, et vos raisons ressemblent à celles de l’Union nationale.Avis de décès AUDET.— A l’Hôtel-Dieu de Montréal, le 10 juillet 1944, à l’âge de 84 ans, est décédé François-Xavier Audet, époux de feu Marie Brunet.Les funérailles auront lieu vendredi, le 14 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure b^au dire que son maître est .r., «oin , n l’avenir, le passé, représenté par M.Lee,MA ee-’ .avenue ('u ParÇ' a 7 ! Lapointe et quelques autres, doit h.30, et un ralliement aura heu à t0llf dp rnême compter pour quel- ?XT — » 1 « .V11 lltlllCill IJ U xi a vtu v.1* .*»/c*«* 1.disait.Nous sommes pour la fte-; auquel il a confié une tâche bien fense du Canada, la defense du ter- définie, mais commvnt une poignée sa demeure, 3189, avenue Maplewood, à 8 h.45, pour se rendre à l’église Notre-Dame des Neiges, où que chose”, (fin de la citation).Eh bien, oui.mesdames et messieurs, comme M.Lapointe et tous le service sera célébré à 9 heures, les Canadiens véritables, j’ai fou- et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont oriés d’y assister sans autre invitation.S AVION AC.— A Montreal, le 10 juillet 1944.à l’âge de 73 ans, est décédé M.F.-L.Savignac, époux de Laura Brodeur, Les funérailles auront lieu jeudi, le 13 courant.Le jours professé et je professerai toujours que la défense du sol sacré de notre patrie, le Canada, est pour chacun de nous un devoir.Quint au service extérieur, ce que j’ai dit, je le répète: “Volontariat, oui; coercition, jamais”.Et mes oeuvres, celles de mon gouvernement sont la preuve vivante que je ne trahis pas la parole donnée convoi funèbre partira des salons I Barderai fermement cette attitu-mortuaires Bonnier.Duclos & Bon-! nier, 3503 avenue Papineau à 8 h.30, pour se rendre à l’église de l’Im-maculée-Conception.où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.de nouveaux venus s’y prendraient pour raser 77 ans de confédération, pour ligoter le gouvernement d’Ottawa.en un mot pour modifier d'un millimètre l’élat de choses que ces nouveaux venus critiquent si bruyamment.Allez-y, jeunes messieurs, ne craignez rien.Car si la politique fédérale et la politique provinciale sont une seule et même chose quand il s’agit des libéraux, au nom de quelle logique pourriez-vous prétendre qu’elles cesseraient d’être la même chose s’il s'agissait de vous?L'autonomie provinciale L’autonomie provinciale?Comment oubier, mesdames et messieurs que M.Duplessis a lancé ce cri de guerre après avoir saboté l’autonomie financière de la province en accumulant des emprunts ruineux que vous amortissez aujourd’hui de votre poche, que vos enfants n’auront pas encore amer-tis dans dix ans?Comment oubier Service anniversaire par impossible, il restait des ts que la démagogie de TU-nationale et du Bloc populaire ont inquiétés sur ce point; s’il reste encore un homme dans la province, une mère de famille, une | qU j] venait de raboter l'autonomie soeur, une fiancée qui conservent j 000 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA Etats-Unis et UNION POSTALE 200 3 00 LE DEVOIR * • I Le DEVOIR est membre de le "Conodion Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." MARDI, Il JUILLET 1944 Demain : Chaud et orageux.MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd'hui maximum.6*.Même date l’ui dernier.SS.Minimum aujourd'hui.SS.Même date l'an dernier.78.BAROMETRE : midi.2S.7S.IChiffre» fourni» par la maison M.-R de Mes'6.444 Sherbrooke est.Montréal) LA POLITIQUE M.Godbout au marché Saint-Jacques, ce soir — M.André Laurendeau au marché Jean-Talon, demain soir — Liste des candidats du Bloc _______ Congrès — Assemblées Le général De Gaulle De Ga"1(Jtet^“eilli Roosevelt accepte la reconnu par Roosevelt Le président accepte le Comité français de la libération nationale, comme l'autorité, pour l'administration civile de la France libérée Au Bloc populaire % C’est demain soir au marché Jean-Talon que débutera la cdmpagne électorale du Bloc populaire canadien par une grande assemblée à laquelle prendront part MM.Maxime Raymond, chef national du Bloc populaire, et André Laurendeau, chef provincial.La réunion commencera à 8 heures.Les orateurs seront MM.Fernand Chaussé, candidat du Bloc de Laval, Me Jean Martineau, M.J.-Armand Choquette, député de Stanstead aux Communes, Me Jean Drapeau, candidat du Bloc de Montréal-Jeanne-Mance.Me Philippe Dandurand, M.Sarto Fournier, candidat du Bloc de Shefford, et M.Philippe Girard, organisateur en chef du Bloc pour le district de Montréal.Le maître de cérémonie sera M.Marcel Poulin.Bonnier, de Saint-Paul * JÏS'rSÏÏwK a^annoneî P.t gua>, Arthur Bourcxe, de jourd’hui qu’il accepte le Comité Philomene, Hector Cp > , français de la libération nationale, Chateauguay, David ^^s, Jac dirjgé par je général de Gaulle, Gruer, Albert \\ ilson et Isid re, l’autorité, cour l’adminis- à Ottawa Bienvenue, en français, par le ministre de la justice — Le général ré- ; pond j Ottawa, 11 (C.P.) — Le général ! ; Charles de Gaulle, président du co- : jmité français de la libération natio-; nale, est arrivé à l’aéroport de Bock-, ! cliffe à 10 h.32 ce matin venant candidature démocrate Le président annonce au chef de son parti et aux journalistes qu'il est prêt à assumer un quatrième terme , La plupart des candidats du dis- sostôme rict de Montréal seront sur l’estra- ^ a Philomene, Hector C pr > français de la libération nationale, J dirigé par le général de Gaulle - .„ ., c.,._ a„_ comme l’autorité, pour l’adminis Jeanneau, de Howick, El iî ! tration civile de la France libérée.8evirV, F™nk Sn}^h> o’ rLhomn i La nouvelle attitude de M.Roo-Camille Boyer, Dons Beauchamp, seve]t envers ie Comité résulte de d Ormstown, Medenc^N met, Dalma sps p0Urpar]ers avec ie général Renaud, Adhemard ueuert, d a -1 françaj,Si pourparlers qui ont eu Antoine-Abbe, ’ * i lieu jeudi, vendredi et samedi de Que Me Auguste Boyer, avocat, semajne ^mière, a-t-il dit.conseiller en loi, soit le candidat | jj n.y a aucun changement dans j6 /~u”.IOn natl0na e P?,ur \e c n.® i la politique du gouvernement qui de Châteauguay, aux elections du j ne Vcconnaît pas le Comité fran- 8 août iJlL __ï çais comme gouvernement provisoi- Cette résolution a ete adoptee ; de )a Fr *nce à l’unanivnité.| Comité, dans son autorité.L assemblée était sous la P f ‘ ; sera sous la juridiction générale dence de M.P'^r.re Gagne, pre e du général Eisenhower, comman-du comte de Chateauguay, maire en chef a]]ié.Eisenhower dé- du village, et M.Arthur McCabee, ; (.j^grg qUand une cité ou une ville maire de la paroisse de Saint-Chry-1 ou encore un département passera ; de New-York, pour une visite d’une WASHINGTON, 11.(A.P.) — Le président Roosevelt a déclaré * »¦ In A i > C* rvrw I ?A j î_± i s _____• x _ i _____ .>> .».» ¦ » • .• • » | journée dans la capitale canadienne.Aujourd'hui qu'il accepte de nouveau la nomination démocrate comme de facto authority” | distri^°de'lïéropïrt^'a empêcïé «"didot à la présidence des Etats-Unis et que s'il est élu, H assumera, sous la juridiction du Comité.Le président Roosevelt a em ployé le terme “de facto authority’ , ,Iiaiilv;i uc .«ci,, « cu.mw.o , .a.en décrivant le rôle du Comité nen- i l’avion qui transportait le général, Pour un terme ses fonctions actuelles, dant le temps que le peuple fran- ; de descendre immédiatement, mais Le président o rendu ses intentions publiques dons une lettre à çais aura à sa disposition pour jj a pU atterrir quelques minutes Robert Hannegan, président national du parti démocratique qui l'avait se choisir un gouvernemen .iplus tard._ informé qu'un nombre suffisant de délégués seront en sa faveur à la con- A la sortie de l avion, le général yen^on (jemocrahque qui s'ouvrira la semaine prochaine à Chicago.De facto authority” signifie __ __ ______________________ que le Comité exercera l’autorité ;de Gaulle a saiué et donné la main , , ,, ., d’un .administrateur en fait et : a„ premier ministre King, au mi- Le présidente dit qu il préférerait se retirer mais j accepterai de qu’il sera reconnu comme tel, mais njstre la Défense, M.Ralston, et servir encore si j'en reçois l'ordre du commandant en chef de nous — le du point de vHf * jaux autres membres du cabinet fé- |c peuple souverain des Etats-Unis", ne sera pas, diplomatiquement et j déral, ainsi qu’au vice-amiral Geor- tnct de.De nombreuses délégations viendront de l’Abitibi, du Témiscamin-gue, de la Gatineau, de Drummond, de Shefford et de plusieurs autres comtés du district.Le ralliement des délégations et des autos se fera au parc LaFontaine en face de 1 Auditorium du Plateau, rue Calixa-La-vallée.En cas de pluie, les délégations se rendront directement au marché Jean-Talon.On réservera de l’espace aux abords du marché Jean-Talon pour le stationnement des autos qui aur?”! participé au défilé.* * * Ce soir, à 9 h.30, sur tous les postes français de Radio-Canada, M.André Laurendeau, chef provincial du Bloc, prononcera une causerie où il exposera les principaux points du programme provincial du Bloc.Ce soir également, à 10 h.15, aux postes CKAC et CHRC,tune causerie sera prononcée par Mfe F.-Eugène Therrien.Demain midi, de 12 h.15 à 12 h.30, M.Marcel Poulin prononcera une causerie sur les postes CKAC, Montréal, et CHRC, Québec.Ÿ Ÿ Ÿ Au cours de la journée d’hier, le Bloc populaire canadien a tenu plusieurs conventions.Dans Montréal-Saint-Jacques, M.Jean-Robert Bonnier, secrétaire de la Commission d’urbanisme de la ville de Montréal, a été choisi candidat.Au cours d’une convention tenue hier soir à Papineauville, M.Roland Roy, professeur, de Saint-Sixte, a été choisi candidat du Bloc dans Papineau.Dans Maskinonge, le choix des délégués réunis, hier soir, à Louiseville, s’est porte sur M.Anasthase Comtois, ouvrier a l’Associated Textile de Louiseville Deux conventions du Bloc oui été tenues au cours de la journée de dimanche dans la région de 1 A-bitiiii.Dans le Témiscamingue, le Dr Philippe Chabot, maire de Lorrain ville, a été choisi candidat, tandis que pour le comté d’Abitibi-es* le choix des délégués s’est porté à l’unanimité sur M.Alphonse Poi-tras, de Val d’Or.Le congrès a eu lieu en ce dernier endroit.* * * Ce soir à Sainte-Scholastique, comté des Deux-Montagnes, une convention du Bloc choisira un candidat dans ce comté.Dans le comté de Labelle, la rumeur veut que M.Aristide Massé, cultivateur de Mont-Laurier, maire de la municipalité de Brunet, président du comité diocésain de l’U.C.C., soit candidat pour le Bloc.M.Massé est le frère de Me Paul Massé, candidat du Bloc dans Montréal-Cartier aux dernières élections complémentaires d’août dernier.Il n’a pas encore donné une réponse définitive et ses partisans et amis sont convaincus qu’ils réussiront à lui faire accep ter la candidature.* # # Le Dr Pierre Gauthier, député de Portneuf à la Chambre des Communes, a annoncé, dimanche, au cours d’une assemblée tenue aux Grondi-nes après la grand-messe, qu’il abandonnait l’arène fédérale pour le champ provincial.M.Gauthier sera donc candidat provincial du Blo; populaire canadien dont il est organisateur pour le Me Auguste Rover ?.accepté le : r , .».voeu de l’assemblée et il en a pro- | ^ 601161111 CO lUlte fite pour faire un vigoureux reqm-‘ sitoire contre le régime de M.Godbout et contre sa politique de rouge à Québec et rouge à Ottawa Le président a donné la nouvelle de ses intentions politiques lors Le président a dit que l’accord Tieutenant-général T-Ci MÜchïe.c*'u,,e conférence de presse tenue ce matin lorsqu'un journaliste lui a de- avec le Comité se limitera à la ré- jrhef (lu personnel de l’armée et au mandé s'il avait quelque chose à dire à propos de la convention, daetion d un memorandum qui serai mar^ciia] de.l’air Robert Leckie.i Le président o lu la lettre de Hannegaa lui assurant la renomination tre'le’gouvernement’ bHuSS.'êt chï' O" « il o .jouté que "si lu coovootioo me nommé poo, lo ptésideoce, je demi d administration ci-j]a délégation.La fanfare centrale! *-e Président a dit, d'autre part, qu'il ne cherchera pas la réélection I de l’aviation canadienne a joué Lo ! "mois si le peuple me commonde de rester à mon poste, je n'ai pas plus I Marseillaise et la garde d’honneur, ‘ droit de me retirer qu'un soldot de quitter son poste sur la ligne de feu".politiquement un gouvernement.'ge Jones, chef du personnel naval,* , I accord î ' \fnr*Liin “ de monnaie, vile.dans L’Ukhrul Me Boyer inaugurera sa campa-JA la suite de nombreux revers subis __i i ^ j:______V.it: i '_______a.I_____* __ gne électorale le dimanche, 16 juillet 1944 à Saint-Chrysostorne, à 8 heures 30.* * * Ce soir, à Gentilly, comté de Ni-colet, aura lieu la deuxième grande assemblée de l’Union nationale.Le récemment, les Japonais seraient aux prises avec la faim Kandy, Ceylan, 11 (A.P.) — Les Japonais sont apparemment en fuite aujourd’hui dans l’Ukhrul vers la rivière Chindwin, en Birmanie, à chef du parti, M.Maurice Duples- ja suite du dispersement des trou-sis, sera le principal orateur.M.pes ennemies de la région de Ko-Fmerv Fleurv.rnndirlat de TUnion jjjma et de ceiles de la plaine d’Im- Emery Fleury, candidat de l’Union nationale pour le comté de Nicolet, sera au nombre des orateurs, de même que M.Paul Beaulieu, député de Saint-Jean.Demain soir, mercredi, M.Maurice Duplessis, le chef de l'Union nationale, fera sa première causerie de la campagne, aux postes du secteur français de Radio-Canada.Cette émission sera entendue de 8 h.30 à 9 h.du soir.M.Duplessis et les chefs de l’Union nationale tiendront prochainement les deux assemblées suivantes.A Victoriaville, comté d’Artha-baska, jeudi soir.A Thetford les Mines, comté de Mégantic, dimanche le 16 phal, dans le nord-est de l’Inde.Un autre groupe d’ennemis contenant des éléments des deu* divisions battues dans l’Ukhrul retraite au sud, probablement dans une tentative de sauver son artillerie lourde pour aller renforcer les troupes de l’arc Bishenpur-Palel-Oamu qui contient le seul groupe de Japonais non battu dans l’Etat du Manipur.Le succès d’une telle entreprise est toutefois douteux à cause de la poursuite des Britanniques, Les prisonniers récemment pris et les conditions des corps des en-.nemis morts démontrent que les j Japonais souffrent de la faim.Plu-i s«eurs centaines d’ennemis tentant Demain, convention à Bedford, j ^ rejoindre leurs camarades dans dans le comté de Missisquoi, sous I ]es environs de Tamu ont été dé-la présidence de M.Paul Beaulieu, lfaits à Chepu, que les britanniques député de Saint-Jean.M, J.-A.Gi roux sera présent.Dimanche le 16 prochain, grande assemblée à Granby, de M.Hector Choquette, candidat de l’Union nationale dans Shefford.La convention dans la circonscription électorale d’Abitibi-est aura lieu ce soir sous la présidence de M.fAlbini Paquette, candidat dans Mont-Laurier.Dans Terrebonne, M.le notaire J.-Léonard Blanchard, candidat, commencera sa série d’assemblées à Brébeuf.Ven- ^ „„ __________________ dredi, il parlera à Lac-Mercier, ; travc,rsé la frontière de Latvie, _ JL C?»^4m4 TT’m.« j.4 i n M t «-vt rtnstrirx — - o i » ont capturée.Les Russes à 50 milles de la frontière prussienne Londres, 11" (C.P.) — L’armée rouge, continuant son avance dans la région de la Baltique, est à 40 milles de Kovno, capitale d’avant-guerve de la Lithuanie.Elle est également à 50 milles de la frontière orientale prussienne.Un rapport de l’agence alleman- jbaïonnette au canon, était au poste, j L'on sojf qUe |e président des Etats-Unis devient commandant en chef i Un groupe de cadets de Pair ‘ .j » i i r -j » j-» » français se tenait avec la garde.Us 'des armees du P0** P®"d°nf la guerre.Le president a dit: Apres tant revêtaient leurs uniformes bleus dé- d'années de service public, mes pensées se tournent vers le jour ou je corés de la Croix de Lorraine.i pourrai retourner à la vie civile et à ma maison de la rivière Hudson alors La gendarmerie royale était égale- que je n'aurai plus de responsabilités publiques ni publicité qui, dans notre Hupeh - La.bataille continue à Won^^ “cÜïr Des! 5^me démocratique, suit partout le chef d'une nation".Tsingyun —> Préporctifs pour un ; hommes des trois forces armées ! — -w— - -.-.- ", -—- Les Chinois à l’assaut de Hengyang Aucune mention de l'offensive du grand assaut allié j étaient aussi à l’aéroport.Comme le général commençait ¦ Canadiens: la Somme, Arras, Cam- Mais, messieurs, si le passé com- brai, Vimy, et une multitude d’autres lieux témoins des batailles livrées il y a une génération, portent des noms qui vivront éternellement dans notre histoire.C’est véritable Tchoungking, 11 (A.P.) — Les 1 rinsPection de la 8a.rdc, la fanfare troupes chinoises attaquant les dé-jioua 1® Marche lorraine.fenses japonaises de la ville ferro- * sa descente d’avion, le général viaire de Hengyang, dans le Hou-ja.donné la main au premier mi- msioxre uesi veruame- nan, ont repris Yungfeng, à 45 mil- vous moucher8 nTe'1 P°ur unrpartie de kur paDJ- les au nord-ouest signale un com-! ™ ^ î moine moral oue les Canadiens mumqué du haut-commandement* ministre.M.Ring répondit. ou 'es hommes ont de tous nada du général de Gaulle survient j temps ouvert leur intelligence et à une heure particulièrement heu-i 1™!* coeur aux idées et aux senti-reuse.En ce moment, Français et | nients qui s’élevaient dans lame Eskimo Point ,à 506 milles au nord d’ici.Le Dr Yule est allé enquêter sur une élrange épidémie de mal de gorge.Selon les rapports reçus vendredi dernier, on a révélé que 30 personnes sont mortes déjà de ; s'e 'Viattènt’ côte à côte * française, votre peuple où dans !es cette maladie, .I Italie; sur les champs de ha- j veines de beaucoup coule un sang Cent Esquimaux __enyiion Jiabi- , xnrmandie les forces ¦ qui vient de France, d’autre part, Tactiques d'encerclement en Italie sostôme, Emile Turcot, maire de i Sainte-Clotilde, Zotique Beaulieu,! maire de Saint-Urbain.Arthur La-' berge, maire de Châteauguay, Rodolphe Jodoin, maire de Suinl-Paul de Châteauguay, Jules Pitre, Cent Esquimaux environ nam- ( ja‘i]le Normandie lent dans la region d Eskimo Point., combatjanies canadiennes luttent mon pays, qui se souvient d’avoir le sur la cote ouest d a baie dl ud- i aVec ja grande armée d’invasion : premier apporté la civilisation son' ».^ _ ! des Alliés.Ainsi sc renouvellent J chrétienne et européenne en ce.; glorieusement au sein de ce-s corn- [ terres immenses, mon pays qui n’a bals et de ces victoires les liens j jamajs cessé de suivre et d'admirer historiques qui ont uni dans le • l’effort magnifique de vos pères et jiassé la nation française el le peu- i ]e vôtre pour arracher à la nature ! pie canadien.! la prospérité, pour développer les Rome, 11 (C.P.) Employant jc |e rappe]|e avec plaisir: le gè-; esprits aux points de vue intellec-des tactiques d’encerclement con-1 n(/,ra] de Gaulle arrive parmi nouüiuel, spirilucl et moral, pour créer tre les troupes allemandes qui dt- nu lendemain de son voyage en.enfin un Etat, dans la conscience fendent leurs positions fortiuees, la Normandie qui a provoqué tant; de Sa valeur propre et dans la fidé-8p armée britannique a,,®p.a, d'enthousiasme.Quelle émotion.)jté au cominonw-'alth dont il fait Pomaja, à environ huit milles de la vons av,,z dô ressentir, général, en !partie, votre peuple et mon pays, côte italienne et à mi-chemin entre roulant de nouveau le sol de Fran-! (jUe de Gens puissants les relient à Los boni- Eajatice et la ville eôtière de Cash- cct g est avec fierté qu’on a appris1 travers le temps! Rien n’a paru plus annonce-t-on aujour- dans maints foyers canadiens queinaturP| à la vieille France que de les premières trou pis que vous avez] voir combattre sur son sol, pour la d’hommes et de femmes dans le monde libre ont volontiers souffert, combattu, travaillé, si tant de bons et braves soldats sont morts sans murmure, si tant de villes et villages se sont offerts en holocauste nour le salut commun, il ne serait pas tolérable, il ne serait même pas nossible.qu’il ne sorte point de tant de deuils, de sarrifices et de ruines.et un grand et large progrès humain.Mais, dans un monde où tout concourt à resserer sans relâche l’interdépendance des nations en môme temps que celle des individus, comment concevoir un tel progrès, sinon dans un système de réelle coopération internationale?N D.L.R.— L’heure tardive nous force de remettre à demain la fin U u texte.Simts&asits Conditions de l'armistice italien Allemands ont commencé l’usage —-— cette arme de terreur, Rome, 11.(A.P.) — Le premier L’on ne s’explique pas la cessa- sud de l’Angleterre aujourd’hui] Les troupes qui sont rendues à rencontrées en Normandie apparie-; même cause, dans la précédente après la première nuit de tranquil- Pomaja ont capturé le village de laient à l’armée du Canada.C’est guerre mondiale, le^ soldats du Ca-lité dans la capitale depuis que les Casalo, un mille plus au nord.de Normandie, en elle!, que les pre-|nada ej d’ensevelir pieusement dans Allemands ont commencé l’usage de | Le quartier général annon cultivateur de Sainte-Philomènç.| ministre Ivanoe Bonomi a dit au- (ion, durant la nuit dernière, des Siméon Beaudin, marchand de Ho- ' wick, Roméo Brunet, industriel d’Ormstown, Ursule Faubert, de Bellevue; “Appuyés par Alphonse Deniers, de Sainl-Chrysostômc, Arthur Mar-cil, de Sainte-Clotilde, Léonard Jodoin, de Saint-Urbain, Léonard Laberge, de Sainte-Martine,, Arthur ilcrs ancêtres des Canadiens sont | sa terre tous ceux dont le monument venus fonder un nouveau foyer et]de vimy symbolise l’héroïque mé* une nouvelle nation dans un monde ] moire.Et permeltez-moi de vous nouu'iiu.C’est vous dire combien idire qUP rjen n’a paru plus émou-sommes heureux que des so!-| Vant à l’homme qui a l’honneur de IOU' annonce que les forces do la 5e armée ont dépassé la ville do Lajatico, 21 milles au ., _______ .________sud-est de Livourne aif cours d'une iourd’hui que le gouvernement ita- bombardements des avions-robots j phrase de ce mouvement qu’ils ef- ______________| ____________________ __ lien n’a pas d’objection à ) i pubH- Des observateurs ont* noté que les | fectuent pour entrer en possession ijds du Canada contribuent aujour-1 vous parler que de voir récemment cation des conditions d'un armistice bombes en question approchaient ' du port de cette ville.d im a libérer yolie pays, patrie ; on Italie, les troupes du corps cana- italien et qu’il a laissé cette Initiati- de l’est du pays.L'on croit que Le 100e bataillon.composé ancestrale d’un si grand nombre de dien engagées sur les rives du Liri, — — *,>!*- » - d’Américains d'origine japonaise, nos gens.est engagé dans une grosse bataille La France n'est pas seulement trois milles à l'ouest de Pomaja.et j la patrie ancestrale de beaucoup l’on rapporte qu’il fait quelques d’entre nous; il y a en France des progrès.* i coins de terre sacrés pour tous les pteçuer ministre a c’est parce que les Allemands inn- u ve aux Alliés.Le fait cette déclaration après avoir dit cent leurs projectiles plus à l'esl que les Alliés lui avaient demandé le long de la côte, probablement à si son gouvernement s’objectait à cette publication.cause des bombardements alliés de la région du Pas-de-Calais.côte à côte avec l'armée française, et de trouver d’abord sur la plage de Normandie, où il prenait pied au début de la Grande Bataille un beau et brave régiment canadien.1 "— Nouveauté L'art du théâtre d'Henri Chccxn Condition» de l’art dramatique.Dca origines i Tige classique.D'Hernan au théâtre libre.Du vieux colombier aux jeux pour le peuple fidèle.i Volume de 220 pages» Au comptoir $1.25.( Par la poste $E35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” ^ LE DEVQIK, hiiOi't ¦ Mardi, 11 Programmes spéciaux MARDI.Il JUILLET A RADIO-CANADA : juillet 1944 paroi*, op.19, No 1.d* Mendelssohn.A RADIO-CANADA : i RECITAL D'ORGUE ARTISTES DE DEMAIN A 10 h.1S p.m.— Mlle Rolande Diolet.organiste, donnera un récital pour Radlo-ftsdlo-Canada piéaen-j Canada, le mardi a lull let.à 10 h.15.Le gén.De Gaulle '' attendu à Ottawa Il portera la parole au pied de la Tour de la Paix — Il sera à Montréal demain pour quelques heures — Programme des réceptions I Ottawa.11 — Le premier ministre, M.Mackenzie Kin«, a annonce à la Chambre des communes hier lue ie général de Gaulle est attendu à Ottawa aujourd'hui.Pendant J.\ ST n* a r I ïiïiïu'Z en mideOasto^M, ,on .éjour dans la capitale U sera SR* Pierrette Penault.pianiste.Elle Joue- Déthier.Intermezzo et Ariel de : l'hôte du gouverneur «entrai et de * .— ^ B°unet.intermezzo de Jean Collât.C^- ! la r,rjncesse Alice à Rideau Hall.ra la Sonate en sol majeur, de Mozart, Toccate, de D.Paradis et Romance sans Bonnet.Intermezzo 1 ion (Sortie) de Henri Mulet.Sommaire des postes locaux CBF-S90 kilocycles « 00 La radio ce soir.6 15 Radio-journal.5 25 Causerie. xeyssot, aide-de-camp, et de M.Andrew Laguerre, cnef du bureau de ! la presse.Ottawa, Il (C.p.) .— A Ottawa on ! commence aujourd’hui à se parer du tricolore pour recevoir le général de Gaulle et les fonctionnaires du ministère des affaires extérieures préparaient l’itinéraire des entretiens qui auront lieu entre le leader français et le premier ministre, Mackenzie King.Le premier ministre a laissé sous-entendre hier, aux Communes, que le tracé d’un accord entre le Koyaume-Uni et le Comité français de la libération nationale, en marge de l’administration des territoires français libérés, formerait “au moins une des questions au programme.” Le Canada, qui a maintenu un ministre à Vichy après, que les autres pays du Commonwealth eurent retiré le leur, a entretenu des relations diplomatiques plus liées que u’importe quelle autre nation unie avec le Comité français.Le major-général Georges-P.Vanier est le représentant du Canada à Alger, mais il jouit des mêmes pouvoirs qu'un ambassadeur.Alors que le général de Gaulle tente d’obtenir une déclaration de reconnaissance officielle, le commandant Gabriel Bonneau, délégué du comité français à Ottawa, a envoyé des invitations pour une réception qui aura lieu demain soir et sur laquelle on voit que le général de Gaulle porte le titre de “président du gouvernement provisoire de la république française”.On s’attend à ce que le leader français arrive par avion demain matin et qu’il se rende à Québec et à Montréal, mercredi avant-midi.Il ira déposer une couronne /le fleurs sur le monument de guerre national vers midi, puis, il se rendra au parlement où il prononcera une allocution devant la Tour de la paix, après avoir été présenté par M.King.Le général discutera avec le premier ministre pendant l’après-mi-di et vers le soir, il tiendra une conférence de presse.Plus tard, il y aura réception publique au chateau Laurier.Le général sera ensuite l’invité de M.King pour dîner.L’horaire des spectacles AU SAINT-DENIS: “Le* réprouvés” 12 h 20.3 h.35.6 h.30.6 b.35.“Roman d’un tricheur” I h.50.2 h.05, 8 h.20.ORPHEUM “Blanche Nel*e et le» sept nains” II h.05.1 h.15.3 h.30.5 h 40.7 h.55.10 h.05.LOEWS “Buffalo BUT’ 11 h., 1 h.45.« h.30, 7 h.16.FALACB "Show Business” 11 h.26.I b.55.4 h.25.6 h.55, 0 h.25.CAPITOL “Meet the People” 10 h.12 h.25.3 h.55, 6 h.50, B h.50.rniNCEss “Snow White” 10 h.05.12 b 25.2 b.50.5 b.15.7 h.40.10 h.05.A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN & La gazette artistique Cinéma SAINT-DENIS: Les réprouvés.En plus, Roman d’un tricheur, (Du Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycle* 7 30 Nouvelles et musique.8.00 Radio-Journal.6.15 Elévations.8.30 pot-pourri musical.8.55 Nouvelles.9.00 Musique.9.30 Le* chansons que vous aimez.9.45 Mélodies.9.57 Nouvelles.10.00 Chez Rose.10.15 Courrier-confidence.10.30 Musique.10.45 Musique.11.00 Grande Soeur.11.15 Métairie Rancourt.11.30 Pierre Guérin.11.45 Vie de famille.Midi Jeunesse dorée.12.13 Quelles nouvelles?12.30 Radio-Journal.12.35 Réveil rural.12.59 Signal-horaire.1.00 Rue Principale.1.15 Radl« -Journal.1.30 Vers le soleil.1.45 Le mou-ln de la chanson.2.00 La femme, aujourd’hui.2.15 Chansonnettes.2.30 Les cnefs-do'euvre de la musique.3.30 Pèlerinage des malades.3.30 Nouvelles.3.33 Music-hall.4.00 Récital de chant.4.15 Musique 4.15 Orch â corde*.5.00 Heure du thé.5.30 Causerie.5.45 La Bourse.6.00 La radio ce soir, 6.10 Intermède.6.15 Radio-Journal.6.25 Causerie.6.30 Nouvelles française* de la BBC.6.45 Mélodies du soir.7.00 Le Père Jovial.7.15 Métropole, 7.30 Colette et Roland.7.45 Le fiancée du commando 9.00 Musique.8.30 La chanson de ma vie.9 00 Concert du chalet.10.00 Radio-Journal 10.15 Lee Invités d» Radlo-Collége.10.30 Chefs-d'œuvre du piano.11.00 Musique de danse 11.13 Musique.11 28 Nouvelles.11 30 Orchestre.11.53 Intermède.12.00 Nouvelles.CBM-960 kilocycle* 7 30 NouviUa* • 00 Radio-tournai 8 15 Prières 6.30 Marches en musique 9 00 Nouvelles.9 0S Relais de la NBC 9 30-Chanteurs et orches- *tre 9 45 De la musique en travaillant 10.00 Musique.10.13 Musique classique.10 30 Commentaires.10 33 Récif de niano 10.45
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