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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 août 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-08-12, Collections de BAnQ.

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"Le Canada eat* une natron souveraine et ne peut avec docilité accepter de In Grande-Bretagne, ou des Etats-Unia, ou de qui que ce soit d’autre l'attitude qu’il lui faut prendre envers le inonde.Le premier devoir de loyalisme d'un C nadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." (U-x-STi Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Dirsctsar t Cmism MLLETIER Montréal, samedi 12 août 1944 ‘REDACTION ET ADMINISTRATION J 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONES' BEIsir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Adminittratlon I BEtair 3361 BEIair 2984 BEIair i 3361 Rédaction .Gérant s Les troupes étatsuniennes ont franchi la Loire ( Voir en page 3 » Les Etats-Unis sont un bel exemple d’élections à dates fixes "Le mardi après le premier lundi de novembre" - Conjectures ici, certitude là-bas — Président inamovible durant son mandat—- Il n'a pas non plus la ressource de la dissolution du Congrès —r— "Soupape de sûreté' Lt peuple des Etats-Unis n’a pas eu à se préoccuper de la date de l'élection de son Parlement et de son président; elle était inflexiblement fixée au mois de novembre 1944.Mais le moment des élections parlementaires canadiennes est toujours un sujet de conjectures.Les prochaines s’ef-fectueront-eîUs aux neiges ou pendant le dégel?Seul M.King et quelques-uns de ses aviseurs pourraient le dire et ils n’en sont peut-être pas encore eux-mêmes assurés.M.Godbout a longtemps laissé les journalistes et le public prophétiser la journée solennelle où il demanderait à l’électorat provincial de le juger.Ï1 a choisi le 8 août, quatre mois avant l’expiration du mandat de l'Assemblée législative."La durée de chaque Assemblée législative est de cinq années à compter du jour fixé pour le rapport des brefs pour l'élection générale des députés”.Ce jour ultime pour la rentrée des brefs est annoncé dans la proclamation qui décrète une élection.Le décret royal du 23 septembre 1939 portait ad 6 décembre suivant le terthe du rapport officiel du scrutin par les présidents d'éleètion de chaque district électoral.Le mandat des députés provinciaux, renvoyés devant leurs électeurs le 29 juin, expirait donc au début du mois de décembre prochain.Celui des membres de la nouvelle Assemblée législative prendra constitutionnellement fin le 19 septembre 1949.Toutefois, les parlements canadiens atteignent rarement leur terme constitutionnel.Les aînés le savent bien pour avoir été fréquemment appelés à renouveler leur voyage aux bureaux de vote à tous les trois ou quatre ans.Les jeunes en auront l’expérience.L’opinion publique, endoctrinée par les politiciens, s’est même habituée à attribuer une sorte de pusillanimité et d’attachement immodéré au pouvoir aux gouvernants qui veulent parachever leur mandat quinquennal.Aux Etats-Unis, le calendrier électoral est établi d’avance ave: une rigueur inflexible.La constitution prévoit qu’à telle journée de tel mois de telle annee, 1 électorat sera appelé à désigner un président, des députés, des sénateurs, des gouverneurs, des juges.La date de l’ouverture des sessions parlementaires régulières est également prévue.Le Congrès est toujours convoqué à Washington pour le 3 janvier.Dans la plupart des Etats, les sessions ne peuvent se prolonger au delà de soixante jours.On ne peut déroger à ce mécanisme d’horlogerie, à moins d’amendements à la constitution.Le président des ttaïs-Ums est obligatoirement choisi tous les quatre ans, par le vote indirect (électeurs présidentiels), le mardi après le premier lundi de novembre, en même temps que les élections des députés et d’un tier» des sénateurs."Suivant une pratique non prévue par la Constitution mais devenue une règle politique absolue, les électeurs présidentiels, dont la désignation a lieu au début de novembre de Vannée qui précède celle du renouvellement de la présidence, sont nommés avec mandat impératif de voter pour te candidat à la présidence désigné par la convention nationale de leur parti, en sotte que, prati- i2-vni-44 quement, le résultat de l’élection présidentielle est acquit dès ce jour.Les électeurs présidentiels se réunissent le second lundi de janvier dans la capitale de leurs Etats respectifs et votent par bulletins séparés pour le Président et le Vice-président.Les votes adressés au président du Sénat sont dépouillés le second mercredi de février en présence des deux Chambres.(Annuaire interparlementaire, 1931).L’élu de la nation à la Maison Blanche entre en fonctions au début de mars, après prestation du serment.On le voit, le régime électoral et parlementaire américain opère avec la régularité automatique d’une machine standard qui ne laisse place à aucun arbitraire.Lé nôtre autorise plus d’imprévu.Dans la république voisine, les dates des élections et des sessions sont fixes.Et les mandats parlementaires ne sont pas abrogés.M.Roosevelt a été.à trois reprises, réélu pour qûatre années; il a accompli son office jusqu’au bout j et aucune force politique ni aucun jeu de la Constitution j —- à moins d’un jugement porté par le Sénat sur une matière grave — n’auraient pu réussir à lui faire abandonner ses grands pouvoirs, contre son gré.Le président des Etats-Unis est pratiquement inamovible durant son terme.Il est son seul maître et relève du peuple.Il n’est pas non plus autorisé à abréger la durée du mandat des membres du Congrès par un brusque appel à l’électorat.En cas de crise ou de.désaccord irrémédiable aver le Sénat et la Chambre des représentants, il n’a pas la ressource du recours à la dissolution du Parlement; différence fondamentale entre le système politique canadien, ou britannique, et le régime de Washintgon.Au Canada, la durée des Parlements est de cinq années, mais le gouverneur général et les lieutenants-gouverneurs possèdent la prérogative de les dissoudre plus tôt, en vue de s’assurer de la volonté populaire à l’endroit des gouvernants, au moyen des élections générales.Les deux écoles — celle de la date des élections immuable et celle du recours à la dissolution des Parlements avant terme—ont leurs tenants autorisés.Les deux régimes ont leurs avantages comme leurs inconvénients sur lesquels auteurs et obsttvatturs glosent longuement.Chez nos voisins, les élections au Capitole ont lieu à des dates invariables, mais à des périodes rapprochées: tous les deux ans pour toute la Chambre des représentants et pour le tiers du Sénat.Le sentiment de la nation a donc chance de s'exprimer assez fréquemment.Toutefois, le gouvernement de Washington est le fait d’un seul homme: le président; il est son propre premier ministre; il n’est aucunement responsable de ses actes administratifs auprès du Parlement et cela durant quatre années.C’est le prototype du gouvernement présidentiel, véritable dictature, auquel on oppose la formule du gouvernement parlementaire, qui est le nôtre, où les ministres sont députés et dépendent directement du Parlement et de l’électorat.Aux moments graves, ces derniers ont habituellement recours à la dissolution que l’on représente comme une “soupape de sûreté” démocratique.l’intelligence et des arts, servie par un jugement sûr, en avaient fait un des hommes les plus cultivés de chez nous.Il répondait véritablement à la définition de l’humanisme, par Térence.Car rien de ce qui était humain ne lui était étranger, ce qu’il complétait par la courtoisie des manières et une noble élévation de sentiments.Il y a quelques années il avait accepté la direction de la Commission des écoles catholiques montréalaises et il y avait lait preuve de hautes connaissances et y avait apporté d’utiles directions, M.King en faveur d’un drapeau canadien Le premier ministre se dit aussi favorable à l'acceptation d'"0 Canada" comme hymne national — M.King renouvelle aussi sa déclaration de foi en l'Empire — M, Bracken et le Commonwealth britannique 2 Le Devoir a toujours gardé pour son parent, feu M.Narcisse Dupuis, un des fondateurs de notre journal, une profonde reconnaissance.Nous prions la famille d’accepter l’expression de notre plus respectueuse sympathie, et nous demandons à nos lecteurs d’avoir dans leurs prières un souvenir pour l’âme de ces (jeux amis disparus.Alexii GAGNON 12-VIII-44 cÇe carnet du grincheux Un livre ne manquerait pas, à l’heure qu’il est, d’avoir de la vogue à Montréal: les lettres de Voiture.Avis aux éditeurs en quête de textes.Voiture, qui fut académicien, vécut de 1598 à 1648.C’est dire que son oeuvre est depuis longtemps tombé dans le domaine public.•k -k * D’autre part, il faut tenir compte que Voiture était un épistolier de valeur et que ses lettres, certaines au moins, souffrent encore la lecture.* * ¥ Quand les transports en commun seront rétablis, à Montréal, le public pourra s’abandonner à des transports d’ailé- î sê~lf gresse.Abondance de biens n« nuit pas.k k k A la suite de l’élection provinciale qui a donné plus de votes au parti libérai défait qu’au parti unioniste vainqueur, on Ottawa, 12-VIII-44 — S’agit-il d’une conversion de la onzième heure, d’une conversion in extremis?Toujours est-il que M.Mackenzie King est devenu subitement et profondément autonomiste.I^a déclaré hier qu’il est en faveur d’un drapeau national distinctif et de l’hymne national O Canada; le God Save the Kinq devenant l’hymne de l’Empire.M.John Diefenbaker, progressiste-conservateur de Lake-Çentre, a opiné que l’on devrait mettre davantage l’accent sur la nationalité canadienne et moins sur l’origine raciale.M.Mackenzie King a répondu qu’il est d’accord avec M.Diefenbaker sur ce point.Il a ajouté qu’il espère que le Canada aura un drapeau national distinctif.H a même dit qu’il est en faveur qu’on reconnaisse le chant O Canada comme l’hymne national canadien, alors que l’on pourrait conserver le God Save the King, comme l’hymne de l’Empire.A-t-il fallu faire une guerre de cinq ans, consentir des cadeaux de milliards de dollars à l’Angleterre et accumuler les dettes d’une façon fantastique pour en arriver à cet autonomisme?Evidemment, l’autonomisme de M, Mackenzie King et du parti libéral coûte fort cher au pays! Autonomie et impérialisme Louis ROBILLARD L’actualité En revenant de voter Le long de la rue où était le bureau de votation, il y avait jadis plusieurs beaux arbres: ormes, érables, etc.La plupart sont encore la; mais, pour un grand nombre, ils ont l’air misérable et abandonne.C’est qu’on ne les entretient pas.Us portent de nombreuses traces de déchirures faites par tes automobiles mal conduites, qui les heurtent presque tous les jours, des morsures faites par les chevaux qui s amn-sçnt à en déchiqueter l'écorce, en attendant un conducteur entré dans une boutique du voisinage pour se désaltérer ou perdre le temps de son patron, la marque de coups de baton donnés par les gamins de /(entourage ou de coups de canif portés par de* flâneurs ou des désoeuvrés.Et comme le passant jette un coup d’oeil attristé sur tout cela, il voit des petits garçons infliger de nouvelles blessures aux ironcs déjà couverts de cicatrices.S’il entreprend de morigéner ces petits malfaisants, c’est à peine s’ils s’arrêtent un instant.Et aussitôt qu’il est passé, ils recommencent leur passe-temps stupide.Leurs parents ne leur ont jamais dit de ne pas mutiler les arbres et que les ar-pres sont des ornements pour ta Ville.Aussi, tout prés des maisons Où ils demeurent, il y a trois ormes squelettiques, morts depuis des années peut-être et que les services de la ville laissent debout plutôt que de, les abattre et de les remplacer par de plus jeunes plantations.Ain-ii vivent et meurent les arbres, à Montréal, en bordure de nos rues, Ijus l’oeil indifférent des contri-uables et des fonctionnaires mum-ipaux.Après-demain,-pour peu due ela continue, Montréal sera une file chauve, comme un vieillard Scalpé.De qui est-ce l’affaire/ De personne.Dans une autre rue, toute proche, fl y a des érables âgés de vingt-cinq à cinquante ans, et dont il reste plusieurs qui sont très beaux.Us rie le seront plus longtemps.Les chenilles, innombrables, les rava-¦ gent.A cette saison-ci, on voit partout des parasites, à l’abri dans d *s cocons, où Us se développent.Ces Parasites commencent à détériorer /t.< feuilles d’érables et d les ronger.S'occupe-t-on de protéger nos tes?Pas du tout.Ce fléau se propage d’un tronc d’arbre à l'autre, il envahit toutes nos rues et certains arbres ont déjà l’air miteux et à demi dépouillés, bien que l’automne soit encore assez éloigné.C’est ainsi que nos arbres, d’un côté, affichent des parasites qui les maltraitent et que, d’un autre côté, la forêt inculte de nos poteaux affiche une nuée de photographies de politiciens, dont un certain nombre sont des parasites, eux aussi, comme les chenilles.Voilà qui explique que la politique n'est pas toujours ce qu’elle devrait être, et comment nos arbres, non plus que hotre vie publique, ne gardent plus guère de la beauté dont pouvaient s'enorgueillir jadis certaines mes et certains milieux montréalais.Georges PELLETIER 12-VIII-44 Bloc-notes La démission des pouvoirs publics Il est peu de spectacles aussi affligeants que la démission des pouvoirs publics dans celle grève des tramways de Montréal.Le gouvernement fédéral, qui s’est arrogé depuis la guerre .toutes les dictatuy res imaginables, qui s’est emparé des pouvoirs et des revenus des provinces, a régenté toutes choses, depuis les boutons des vêtements et l’arigulation des plis de pantalons jusqu’à la conscription du travail, se sent soudain craintif et pusillanime devant une grève déclenchée uniquement sur une chicane d’unionisme ouvrier, grève qui non seulement entrave l’effort de guerre dont on nous rehat tant les oreilles, mais qui inflige à une population de plus d’un million d’habitants les ennuis les plus graves et des pertes qui se chiffrent à plusieurs millions de dollars.Où donc est le martial ministre qui, à l’annonce d’une grève à Ar-vida, — fondée celle-là par suite d’iniquités dont la moindre n’était pas l’inégalité des salaires ontu-riens-québécois payés à même les contrats du gouvernement, — crleit au sabotage?Le gouvernement fédéral assure les Montréalais qu’il n’a pas juii- plus n’a pas de juridiction.Quant à la ville de Montréal, elle déplore et soutient également qu’elle n’a aucun pouvoir.C’est à proprement parler le front commun, - Notre directeur de police montréalais affirme avec raison que ses effectifs policiers sont insuffisants pour protéger les équipes qui consentiraient à reprendre le service.Pouy compléter le tableau nous avons à Québec un gouvernement expirant qui durera jusqu’au 30 août et qui sans doute ne se souciera guère d’intervenir.S’il est un fait biutal qui ressort de cette désastreuse aventure, c’est que nos gouvernements s’inquiètent assez peu du peuple, lorsqu'ils craignent une complication électorale.Il vaudrait mieux faire moins de fatras radiophonique et publicitaire sûr la démocratie et s’en occuper un peu plus en fait.Ce sont de tels faits qui font perdre foi en la démocratie, trahie par ceux qui devraient la défendre.Une telle grève avec tout ce qu’elle comporta de défi à l’intérêt public, grève où l’on n’a pas hésité par exemple à compromettre gravement le droit de vote, aura d'autres répercussions dans les milieux ouvriers, car elle aura valeur d’exemple et d’enseignement pratique.On comprend que les parties en cause ne veuillent pas “perdre la face”.Il appartient donc à l’autorité publique, qui fait et applique les lois, qui a le devoir d’assurer la justice et le soin de l’intérêt public, d’intervenir, au lieu de se cacher sous tontes sortes de prétextes.M.Armand Dupuis Avec M.Armand Dupuis, ingénieur civil, décédé ces jours-ci, disparaît un exemple remarquable et malheureusement trop rare, de l’homme d’affaires et du technicien doublé d’tme large et haute culture.Vice-président de l’une de nos plus grandes maisons de commerce canadiennes-françaises, il y apportait non pas seulement un sens ai-guiçê, des affaires, mais il en avait fait tne noble cause.Car s’il tenait à la maison Dupuis par une belle fierté de famille, il y voyait surtout l'accomplissement et la réussite des nôtres dans un champ durement contesté.Ses voyages à travers le monde et parle de représentation proportionnelle Il serait curieux «n, efaet de savoir combien des 37 élus libéraux auraient survécu, ou encore entre quels partis le coeur de M.Godbout balance : Union nationale ou Bloc Populaire, et quelle joie 11,'aurait éprouvée à voter pour l’un ou pour l'autre.¥ ¥ ¥ Le triste et attristant Tristan de la sherbrookoise Tribune parle de vestes, à propos du scrutin de mardi.Il oublie de mentfonner la veste remportée par M.Godbout et sans doute prise à même les retailles des promesses de celui-ci.Peut-être reste-t-il assez de retailles pour que Tristan s’en fasse des manchettes.¥ ¥ ¥ Tristan, quel beau nom pour philosopher sur une défaite électorale ! k k k M.Stettinius, pour les Etats-Unis d’Amérique, lord Beaverbrook, pour la Grande-Bretagne, viennent de signer un accord à propos du pétrole dans le monde.Plus tard le Canada, qui a du pétrole en divers endroits de son territoire, pourra signer l’instrument définitif qui résultera de l’accord déjà conclu.Autre preuve de la souveraineté canadienne.Le Grincheux 12-Vm-44 Comme toujours cet autonomisme est d’une qualité très spéciale.Au cours de la déclaration qu’il a faite hier en marg£ des crédits du secrétariat d’Etat aux affaires extérieures, il a révélé que s’il s’oppo-la centralisation du Commonwealth, c'est qu’il veut maintenir le Commonwealth très uni, ce qui confirme l’attitude que plusieurs avaient prise en critiquant le discours que M.King avait prononcé à Londres, à la récente conférence des premiers ministres des dominion&JttblAft M.King a été lusqu Choses d'hier et d’aujourd'hui reveler qu’en 1937, lors de son voyage en Allemagne, il avait bien fait comprendre aux Allemands que si ceux-ci déclenchaient une guerre d’agression, le Canada ne demeurerait pas neutre.C’est donc que le M.Ring était, dès ce moment, décide à faire la guerre dans le cas d’un conflit avec l’Allemagne.Il serait très intéressant dé rappeler toutes les déclarations que MM.King, Lapointe et Ian Mackenzie ont faites en 1937, 1938 et 1939, pour expliquer la hausse des crédits militaires.Us avaient raison ceux qui prétendaient que la hausse des crédits militaires, en ces années d’avant-guerre, signifiait que le Canada se préparait méthodiquement à participer à la guerre d’Europe.Révélations Ces déclarations ont été provoquées, ainsi que nous venons de *e dire, par une interpellation de M.Diefenbaker qui a critiqué l’attitude du gouvernement libéral avant la guerre et réclamé qu’on plaçât l’accent sur la nationalité canadienne et non pas sur l’origine raciale.Sur le premier point, M.Mackenzie King a dit qu'il n’avait aucune excuse à faire au sujet de .,, “L'arbre est un homme à peau rude, rêveur et silencieux, qui aime à sa façon et frémit jusque dans ses moindres racines lorsqu’au soir, un vent tiède, chargé des senteurs de la plaine, arrive dans sa chevelure blonde, et l’inonde de baisers,” GUSTAVE DROZ Tattitude de son gouvernement avant la guerre.On a dit, en certains milieux, que si Hitler avait su que le Canada participerait à la guerre, il n’aurait pas provoqué de conflit.Quiconque, a dit M.King, est au courant de la machine militaire allemande et de la façon dont Hitler lui-même était pris dans l’engrenage entretient, de toute évidence, des vues tout à fait différentes.Bien ne pouvait arrêter l'Allemagne dans ses rêves de conquête et de domination.A ce propos, King a fait une révélation étonnante.Il a dit que l’Allemagng savait fort bien que dans je cas d’une guerre d’agression, le Canada y participerait de toutes ses forces.Pour la première fois, il a révélé un peu des entretiens qu’il a eus avec des Allemands en 1937, lorsque M.King a visité Hitler.Après les fêtes du couronnement, en 1937, M.Mackenzie King s’est rendu en Allemagne dans le but de bien faire comprendre aux autorités de ce pays que dans le cas d’une guerre d’agression, le Canada ne demeurerait pas neutre.M.Anthony Eden, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, aurait félicité M.King de ce qu’il avaiDfait.Une réplique è Drew Répondant ensuite à M.Drew au sujet de la nationalité canadienne, il a rappelé que nos soldats combattant aujourd’hui sans égard à leurs origines raciales, se considèrent les uns les autres comme des Canadiens.“Je regrette de voit, a dit M.King, que des hommes qui occupent de hautes positions, s’efforcent de lancer le cri de race, oubliant le fait que nous sommes tous des Canadiens”.L’allusion à M.George Drew, premier ministre d'Ontario, était, assez claire, (M.Drew a fait cette semaine une sorte d’appel au reste du Canada contre la province de Québec au sujet des allocations familiales).M.King, pour sa part, accepterait volontiers la bataille sur ce terrain.Ce serait rendre le pire service au Canada et à l’union canadienne que de soulever une race contre l’autre, une province contre une autre.Relations impériales M.Mackenzie King a ensuite abordé la question de nos relations impériales.Il a discuté le projet de constituer un secrétariat du Commonwealth britannique.Il a admis que l’on pouvait discuter la question de savoir si la centralisation renforcirait l’Empire ou si la décentralisation permettrait de renforcer l’Empire et lui donnerait de meilleurs gages de durée.En cherchant à résoudre le problème, il est bon de tenir compte des leçons de l’histoire.Le Commonwealth a grandi et prospéré, il est resté uni.grâce aux méthodes en honneur jusqu’ici.“Je ne vois pas pourquoi on adopterait une méthode qui causerait du tort à uh régime qui a donné de bons résultats jusqu’ici”, a précisé M King.On ne peut trouver, nulle part dans le monde, de plus bel exemple de coo- pération que dans le commonwealth britannique.On en est arrivé à ce résultat, non pas à cause d’une organisation centrale, mais grâce à des méthodes qui permettent la plus complète liberté dans les échanges de vues.Pour renforcer l'unité M.Mackenzie King n’est pas le seul à entretenir cette opinion, M.John Bracken, leader national du parti progressiste - conservateur, dans un recent article du Mac-Lean’s Magazine, n’était pas loin d’entretenir les mêmes vues.Toutefois M.King en veut à M.Bracken d’avoir dit que l’on avait pris des moyens qui désorganisent le Commonwealth.“Tous les moyens que nous avons pris, a affirmé M.King, en parlant des actes et de la politique de son propre gouvernement, avaient pour but de fortifier le Commonwealth”.(Cet aveu bien clair règle, une fois pour toutes, une foule de questions, il fait dis^ paraître les équivoques que les IL béraux ont entretenues depuis plusieurs années).D’après M.King U Commonwealth est le plus grand facteur de paix et de bonne volonté dans le monde.M.King a exprimé l’espoir que le Commonwealth se maintiendra.“Je ne puis exprimer trop fortement les sentiments que j’ai à cet égard, s proclamé le premier ministre; ce sont là des sentiments que j’ai entretenus toute ma vie”.M.King n’a pas cru qu’il lui fallait constamment proclamer sa loyauté.Mais dans ses discours passés on peut trouver maintes affirmations dans ce sens, à ce qu’il prétend.La doctrine conservatrice M.Mackenzie Ring a-jexpliqué qu’il avait cité ropinion de M.John Bracken parce qu’on va répétant qu’en s’opposant à la centralisation de l'Empire, lui, M.King, prenait une attitude isolationniste.Ür dans la déclaration de M.Bracken on note que le chef progressiste-conservateur émet l’avis qu’il ne croit pas que le Canada doive prendre l’engagement de participer à une guerre avant de connaître les circonstances qui déterminent le conflit.Cette vue n’était certainement pas celle que les conservateurs ont exprimée avant ia guerre actuelle, a ajouté M.King.Le« conservateurs ont demandé au gouvernement de déclarer que le Canada entieiait en guerre dès que 1'Angleicrre serait en guerre.Les conservateurs ont même ridiculisé l’attitude du gouvernement, savoir qu’il appartenait au Parlement de décide» de la paix et de la guerre.“Je pr »clame que c’est grâce à mon attitude que le Parlement a accepté unanimement d’entrer en guerre”, a affirmé le premier ministre.M.Mackenzie King a dif encore que le Canada est prêt à participer pleinement à la future organisation mondiale destinée à maintenir la paix.Léopold RICHER Pages d’histoire Notts consacrons la majeure partie de notre revue de la presse d’aujourd’hui à un extrait de la Manana de Mexico.Il y a là, presque in extenso, un discours d’un communiste chilien d’un très vif intérêt et que nous regrettons de n’avoir pas le temps de faire accompagner aujourd’hui même de commentaires appropriés.Mais chacun pourra tout de suite ! en tirer son profit.Les Chinois reprennent Ping-siong M.Roosevelt aux Aléoutes Il est très satisfait et émerveillé de ce qu'il a vu Alaska, 12 (A.P.).— Le président Roosevelt a fait une visite-sur-prise à cette base des Aléoutiennes et s’est montré émerveillé et récompensé de ce qu’il a vu.C’est le premier voyage du présiderif, aux Aléoutiennes.M.Rpsoevelt, voyageait à bord d’un navire de guerre,* est arrivé par la haie de Honolulu.I) a fait le tour des installations de l’ile et a exprimé le voeu qu’il soit possible aux gens de l’arrière de voir ce qu’il à vu lui-même.Les Alliés seraient dans la banlieue de Paris Les Russes enfoncent les lignes nazies Sur un front de 43 milles — Moscou annonce la prise de 200 localités — Riga est menacée — Berlin admet les gains russes Londres, 12 fA.P.) — Les forces soviétiques ont pénétré dans les lignes allemandes, sur une longueur de 15 milles, au sud de l’Estonie la province allemande.La menace qui pèse sur Riga va en s’accentuant.Deux armées russes se trouvent Tune à 60 milles et l’autre à 20 milles seulement de cette ville.Bombardement du sud de l'Angleterre Londres, 12 (C.P.).— De non velles vagues d’avions-obus se sont, abattues sur la région londonienne et sur te sud de l’Angleterre, hier, diction; notre Rouvernemcnt pro drbres contre ce fléau des chenri-vincial expirant estime que lui nonune ardente curiosité des choses de i* ——ÉMarijriliiÉMiÉI.'MM- "~M Tcoungking, 12 (A.P.).— Les troupes chinoises ont recapturé le bastion de Ping-Siang, à 100 milles environ au nord-est de Heng-Yang, et ont repoussé l’ennemi vers l’ouest sur la banlieue de Li-ling.Dans la région de la ville de Heng-Yang, récemment tombée aux Japonais, les Chinois ne laissent à l’ennemi aucune chance d’exploiter son succès et poursuivent leurs assauts contre les Japonais qui entourent la ville sur une étendue de trois à six milles.Les troupes chinoises qui ont capturé Lei-Yang, à 30 milles au sud de Heng-Yang.continuent de repousser les contre-attaques enne-miçs dans la banlieue de cette ville.Quartiers généraux suprêmes alliés, 12 (A.P.).-— Un correspondant de la -V.D.C.a rapporté de T-ondres hier soir que la poussée des forces étatsuniennes avait conduit les Alliés dans la banlieue de Paris.Ce correspondant a appris cette nouvelle de sources dignes de foi.^ _ M.Churchill est en Italie Première visite depuis le début de ia guerre Rome, 12 (A.P.)r— Le quartier général suprême allié a annoncé hier soir que M.Winston Churchill est arrivé en Italie pour une première visite en cette région depuis le début de la guerre.On n’a pas révélé cependant le but de la visite de M.Churchill ni la durée du voyage.Au début de la semaine, M.Churchill s’était rendu sur le front de Normandie.La visite du premier ministre en Italie vient peu de temps après la visite royale de Georges VI.Trois prisonniers étotsuniens exécutés Cette avance tst destinée à anéan-,'îprès une accalmie d’une journée el tir les soldats allemands encerclés i d’une nuit, dans la région .de la Baltique.De puissantes unités rouges ont repoussé l'ennemi sur un front de 100 milles au nord-est de Varsovie.1 Les troupes du générai Maslennikov se sont lancées à l’assaut des lignes allemandes sur urf front de 43 milles en Estonie.Moscou a annoncé la prise de 200 localités par l’armée du général Maslennikov dont la nouvelle offensive est coordonnée avec les trois autres armées russes qui ont encerclé les armées allemandes au nord.Berlin a révélé que 12 divisions russes avaient été lancées contre les lignes allemandes et que le general Maslennikov avait réalisé certains gains.Plus au sud, en Lettonie, une armée russe s’est avancée vers Biga où elle s’est emparée de 50 localités.Le communiqué de Moscou n’indique pas les progrès ^e la 1ère armée de la Baltique.Au nord-ouest et à l’ouest de Bia-fystok, en Pologne septentrionaie, d’autres unités soviétiques se son!, élancées à travers 150 villages dans' une poussée en direction dr la frontière méridionale de la Prusse Orientale.Dans le secteur au nord-est de Varsovie les troupes russes ont capturé 100 villages nu cours de leur tentative de sectionner les lignes ennemies, entre Varsovie
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