Le devoir, 23 décembre 1944, samedi 23 décembre 1944
"L* Oanad* est un# nation aoureralr.» et a# Mut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne.ou des Etate-UnU.ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'l) lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalUme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, «nais envers le Canada et son roi.et ceux oui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Common wealth" "She is a sovereign nation and cannot take her attitude to tho world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Common wealth.'* ll-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Directeur t Georges PELLETIIR Montréal, Mmsdi 23 déctmbr* 1944 f -— 11 - -—¦—.REDACTION ET ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE t tElate S241« SOIRS, DIMANCHU 17 PETES Admlnistrstl#* i Rllsir 1151 RUscHo# .Rllsir 2984 Cfasit t •liai» i R16I Les Alliés ont ralenti l’assaut des troupes allemandes “Et sur la terre”.guerre Après avoir accepté d’écrire pour le Devoir le premier-Montréal du numéro de Noël, nous nous sommes demandé quel pourrait bien être le titre — et le sujet — de cet article.pour que tour cela ne soit pas complètement banal.En plus, depuis les années ardentes où nous avons brossé, ici même, en style ultra-moderne, des colonnes plutôt “jeunes”, nous avons nécessairement un peu changé, comme tout ce qui vit et bouge ici-bas.Mais trêve d’apologie.Les événements nous imposent titre et sujet.“Et sut la terre”.guerre.Ce n’est certes pas un souhait.Mais bien une constatation de fait.Après avoir réalisé nos maux en leurs causes profondes, ne serait-il pas utile d’en indiquer les remèdes surnaturels adéquats?N'est-ce pas d’ailleurs le rôle comme le devoir du journaliste catholique, surtout s'il est prêtre, de juger toutes "les actualités” dans la lumière des principes de l’Evangile et de l’Eglise de Jésus-Christ, avec les applications concrètes, les adaptations de fond et de forme nécessitées par les temps, les milieux, les hommes?* * * .1 La guerre totale, à but d’écrasement aussi complet que possible, produit des résultats naturels, ses effets nécessaires de destruction entière de tous les êtres: hommes et choses faites par eux.Elle s’étend, s’intensifie, se prolonge, se durcit.Elle semble vouloir devenir l’état normal de l'univers: permanence et stabilité du chaos, fixité durable de l’anarchie.Enfer terrestre.Guerre, guerre, guerre.Elle est loin d’être finie, ainsi qu’on l’annonce périodiquement, et déjà dans les pays dits libérés bouillonnent des révolutions d’inspiration communiste évidente.Et dans ces mêmes contrées, en cette France surtout qui nous est si chère toujours, misère noire tant matérielle que spirituelle; souffrances inouïes du corps: faim et froid, du coeur et de l'âme: absences, disparitions, deuils, angoisses, doutes, tentations de révolte, de désespoir, de mort.Ce sont les plus grandes tristesses, celles dont on ne parle pas.Qui sont étouffées par le tapage des bombardements inhumains, toujours: et criminels souvent.Une seule voix à peu près, et combien noble, a dit et redit ces choses, délicatement et fortement.On ne l’écoute quasi pas.A peine si on cite, dans les grands journaux, des bribes de ses paroles et les moins importantes, hors de leur contexte, après des semaines.Mais le Pape aura dit à temps tout ce qu’il fallait dire et comme il fallait le dire.C’est une des plus grandes fautes de ce temps qu’il ne veut pas de la vérité, qu’il en a peur, qu’il la hait.Cela surtout le condamne et l’entraîne aux abîmes.On promet et ne tient pas sa parole solennelle, publique, jurée.On ne dit pas ce qu’on pense.L'intérêt et l’opportunisme immédiats sont maîtres, rois.Dictateurs.Les principes les plus évidents sont méprisés, ridiculisés ou tout simplement oubliés.La plupart, beaucoup en tout cas en pratique, sont athées et matérialistes.Très peu.surtout, sont franchement chrétiens.La justice et la charité évangéliques, la morale élémentaire dans les moeurs et les affaires tout court.des formules poétiques de légende dorée pour le temps et les peuples naïfs! On veut rageusement du tangible, toutes les nourritures et pourritures terrestres, de la chair et du sang, de l’alcool et “de la mangeaille”, du confort et du luxe.Et de l’argent pour avoir tout cela.Tous, par tous les moyens, veulent tout cela pour eux seuls.Et les chicanes de famille commencent.Et les luttes de classe continuent.Et la guerre grandit.A la place de la vie, la mort.* * * Pourtant, au commencement, le Seigneur Dieu nous avait faits vivants et pour les oeuvres de vie.— "Croissez et multipliez-vous!” avait-il dit.Il y aura bientôt deux mille ans, son Fils, splendeur aimée de sa gloire, image éternelle de sa substance infinie, s’est fait enfant de Marie par l’opération de l’Esprit pour réapprendre aux hommes les secrets de la vie, du bonheur, de la paix.Petit bébé pauvre, grelottant dans une mangeoire d’animaux, sous les étoiles lumineuses allumées par Lue.ne pouvant parler.Il faisait chanter par ses anges son programme, la substance de son message, charte de Bethléem en deux points: I—Gloire à Dieu au plus haut des cieux; Il__Paix et bonne volbnté aux hommes sur la terre.Le deuxième point fut, est.sera toujours une conséquence du premier.Les hommes seront heureux ici-bas et ensuite là-haut quand ils seront à leur place, après Dieu.Quand ils soumettront leurs pensées, leur amour, toute leur activité et leur vie, donnée par Lui.à ses vouloirs adorables, infiniment sages et pacifiants.Les simples et les pauvres, les bergers, furent les premiers à entendre cette symphonie angélique.Les Mages, les grands et les riches, vinrent Hprès.Les Apôtres de tous les temps coururent prêcher ces vérités essentielles et fon- damentales de par le monde.Jusqu’à la fin des temps, l’Eglise continuera de les proclamer.Les meilleurs de ses fils et filles mourront sans cesse par milliers, dans la paix comme leur Maître, pour en attester le dynamisme vivant, la force féconde.L’histoire du monde, des nations, des groupes, des familles, des individus en prouvent l’efficacité certaine.Par toute sa vie plus encore que par sa parole, Jésus s’est chargé de montrer — ce qui est plus et mieux que démontrer — que le bonheur est dans la possession des biens divins et non dans l’ivre jouissance de ceux la terre.— “Cherchez d’abord le royaume des cieux”.Mris on ne l’écoute pas, dans aucun sens.Les bombes, et les canons, et toutes nos machines maudites font trop de vacarme.Le sang des orgies et des batailles qui en résultent toujours nous submerge.Ce n’est pas celui du Christl Et pourtant, quelqu'un est né il y a presque deux millénaires.Quelqu'un qui se trouvait être un homme et un Dieu en même temps.Et qui naissait pour nous faire renaître à une vie nouvelle, dans l’Esprit, comme II disait à un visiteur nocturne et bourgeois peureux, mais belle âme.II renaît toujours.Ou plutôt, en vertu de cette première et unique Nativité qui fut sienne, nous pouvons renaitre: vraiment, davantage, mieux.Si nous voulons.Malgré le milieu délétère ou ensorcelant; en dépit de l’ambiance générale absolument contraire.Nous pouvons comme nous devons, avec Ses grâces de renaissance, remonter tous les courants et torrents.Avec Lui, par Lui, en Lui, Chef et Roi, nous pouvons être tout simplement au moins des hommes.Plus encore ses frères, des fils de Dieu, des chrétiens.Avoir, posséder en plus de la vie naturelle du corps et de l’âme humaine celle même de son Père qu’il nous apporte, nous donne de participer en toute réalité; autant que de pauvres êtres humains, limités et finis, sont capables de capter, de contenir ce flot bouillonnannt de Vie éternelle et d’étreindre cet Etre réel,’spirituel, infini qui est Dieu.* * * Alors c'est Noël dans le taudis du pauvre comme à Bethléem.C’est Noël sur le champ fle bataille, au milieu des éclairs et du tonnerre des bombes-robots comme dans la tranquille petite église de campagne.Jésus est né: les âmes de bonne volonté renaissent dans les vaisseaux qui coulent et les avions géants qui dévalent les escaliers du ciel en torsades de feu tout aussi bien que les cathédrales illuminées et bruissantes d’harmonie.Le premier chrétien, si l’on peut ainsi parler, le Christ, né dans une crèche, a vécu dans une boutique d’ouvrier; grand prédicateur routier.Il a couru à pied les routes brûlantes ou gelées de son pays à la chasse des âmes: enfin, après des tortures atroces dans sa chair et des angoisses inexprimables de son esprit, II est mort, crucifié, sur une croix.Qui dira que le Fils de Dieu n’était pas toujours, à la cime de son être intime, infiniment heureux, en paix, malgré les orages — venus des hommes — qui s’abattaient sur sa nature d’homme?Dès le premier instant de son existence ici-bas, II était né à la vie divine, pleine, heureuse.A l’infini.Pour toujours.Tout le reste n’était que rides, que tempêtes superficielles, comme à la surface des profondeurs océanes, calmes et transparentes.Ainsi de ses vrais frères: des véritables enfants de Dieu.Dans le mystère de leur christianisme connu, aimé, vécu, qui a comme source, centre et fin le mystère par excellence de la foi et de l’amour, le sacrifice de la messe — à la fois Calvaire et Cénacle — ils peuvent dire avec Pascal: “Joie, pleurs de joie”.Et tous leurs jours peuvent être des jours de Noël.En plein XXe siècle d’immoralité, dé matérialisme pratiquement athée: et par suite de guerre.Jésus est en eux.La crèche, c’est leur coeur.C’est dans ces coeurs que se réfugie la civilisation chrétienne prostituée de tant de manières.C’est de là qu’elle pourra repartir pour reconquérir et pacifier le monde.Si on les bafoue, comme individus ou comme peuple, ils seront heureux et fiers avec Lui et comme Lui toujours, de pâtir et mourir, pour le Véritable ordre nouveau décrit par les Vicaires du Maître unique, pour la renaissance des âmes.Pour que ce soit Noël dans le monde.L’authentique Noël du Christ.Pas le Christmas des orgies charnelles, encore plus frelaté que les boissons et les plaisirs que des pourceaux plus ou moins distingués et blasés y ingurgitent.“Bienheureux les pacifiques — les faiseurs de paix — car ils seroint appelés enfants de Dieu”.Au prix de leur vie, s’il le faut.Car ils savent que la principale crèche d’où naît la Vie, c’est la croix.* ¥ * Et sur la terre, et dans le ciel plus tard — à ceux-là et aux autres par ceux-là: paix! Robert FORTIN, S.S.S.23-Xir-44 itlet de Noël Bergers du XXe siècle devant la Crèche *•.Voici que 1» raison, et la leçon des maître*, et l'absurdité.tout cela ne tient pas un rien, contre la violence de mon coeur et contre les main* tendue# de ce petit enfant.” — ( CLAUDEL) .Nous sommes les bergers du s siècle, en vérité moins naïfs ceux de Juda qui, après avoir tndu le message angélique, quit-•nt immédiatement .leurs pâlîtes en se disant, les uns aux res: “Allons donc jusqu’à Beth-n et voyons ce qui est arrivé ce que le Seigneur nous a fait naître”.’arce que ces humbles pâtres enl ignorants, qu'ils ne connais-•nt comme distraction que la Une quotidienne de leurs mpt et de leurs troupeaux, nous ions bien admettre, avec une laine condescendance, qu'tts toient hâtés vers la ville de Da-pour y trouver un enfant enve-ué de langes, couché sur la lie, dam une mangeoire, mais }’ * nnr (tpparn dans la nnit éblouissante leur avait désigné comme leur Sauveur.Nous nous étonnons, cependant, que ces bergers, poussés vers l’étable, probablement par la simple curiosité, en soient revenus littéralement enchaînés au fragile enfant que réchauffait seule l’haleine du boeuf et de l’âne.Pour nous, bergers modernes, il ne saurait être question d’une telle naïveté.Nous sommes des hommes libres — ou du moins nous nous donnons l’illusion d'être libres dans un monde libre.Liberté payée peut-être, en ce moment, par des centaines et des centaines de vies fauchées avant floraison, mais cela n’a pas d’importance.Nous sommes libres, mais n’empêche que chaque nuit de Noël abus ramène au pied de la (’.riche, tellement le Nouveau-Né, veillé par Marie et Joseph, nous attire et nous enchaîne nous aussi.Celte nuit unique dans la course des astres nous sert souvent, il est vrai, de simple prétexte à des réunions mondaines, mais il n’en reste pas moins que la messe nocturne, au l>ied d'une modeste ou trop riche j crèche, en ait le sens.Ceint qui a vonln se faire chair et accepter notre condition humaine sait d’aillmr* à quoi s’en tenir ô notre sujet.II ne s’en fait pas.En venant racheter te genre humain, il voyait d’avance les ber-bers du XXe siècle qui viendraient lui faire une visile "de convenance”, chaque 25 décembre.Il savdil que ces bergers et pastourelles ne seraient pas vêtus de peaux de mouton, mais d’habits de soirée, de mantes d’hermine ou de lapin, de phoque électrique ou sans électrons, de visçn ou de chèvre, de renard authentiquf ou faux, de rat musqué ou de rat de cave, de chat sauvage ou de chat d’égou-tière teint.Il savait qu’ils ne lui apporteraient ni or, ni encèns.ni myrrhe — pas même une brebis, une poule, des oeufs ou un simple fromage, — qu’ils méditeraient peut-être, durant la messe de minuit, sur le prix des places réservées, sur tes chapeaux de leur entourage.I II savait, par contre, que sa grâ-i ce parviendrait, en certains cas, à ‘ percer la carapace des coeurs apparemment les plus endurcis.Et c’est pour cela qu’il nous attend chaque année avec le même coeur débordant d’amour et de compréhension.En cette nuit de Son anniversaire de naissance sur h: terre, Il déverse à flot sur tous ! les hommes de bonne volonté des trésors plus précieux que toutes les richesses éphémères dont II n'a pas voulu.Il ferme délicatement les yeux des mourants qui ont suivi sa gloire, bénit avec une bienveillance particulière les vieillards, les malades et les infirmes.Il illumine de son sourire radieux, les rêves de tous ces petits et petites qui attendent sa venue depuis des semaines, et se fait complice de leurs parents pour préparer Ses étrennes.Il a inscrit dans son agenda d’honneur ces milliers de jeunes gens qui ont voulu choisir Sa fête pour se fiancer chrétiennement.Et II garde, n’en doutons pas, au fond de Son coeur inépuisable, une prédilection spéciale pour tous ces bergers modernes qui, comme l’écrivait un jour Jacques Rivière, ont voulu, sincèrement, retrouver Dieu à travers les ombres, les figures et les aspects, en dépit de toutes les paroles criées ou murmurées, de tous les tumultes des sens, de toutes les confidences perfides de la nature.Lucien DESBIENS 23-XH-44 Bloc-notes Un livre du Père Alphonse de Crandpré Marquons sans tarder la publication toute fraîche d’un livre à la mémoire du Père Alphonse de Grandpré.Il est dédié “aux anciens élèves et aux amis” de l’éminent Clerc de Saint-Viateur, supérieur du séminaire de Joliette et longtemps professeur, décédé à la suite d’un accident en juillet 1942.Le titre du volume Propos d'un éducateur en indique modestement la matière.On doit ce recueil des meilleurs écrits du petit Père aux soins intelligents et pieux d’un neveu, le Père Marcel de Grandpré, G.S.V.En préface, un condisciple, l’abbé Georges Robitaille, de la Société royale, analyse affectueusement la personnalité de celui à qui l’on rend hommage: “intelligence quasi souveraine et âme exquise”.L’ouvrage réunit quelques-uns des textes nés de la plume étonnamment féconde du disparu, particulièrement cher aux Joliettains.Une reproduction photographique très fidèle, incorporée au volume, rend sa figure plus présente.A la lecture, on reconnaît les trois grandes prédilections de l’auteur: Thistoire locale, la littérature et l’enseignement.Ce volume, il va sans dire, ne retient qu’une infime partie de la, production du Père, ‘d’activité faite homme”.Sa correspondance, à elle seule, formerait un ouvrage délicieux où l’on goûterait les dons de l’écrivain et l’on retrouverait à chaque ligne un grand coeur.Propos d’un éducateur est offert “aux anciens élèves et aux amis” du professeur et de l’éducateur.Presque fous ses anciens disciples étaient restés pour lui des amis.Les uns et les autres voudront posséder ce tombeau à la mémoire de leur grand ami et lui accorder une place d’honneur.Ce serait d’ailleurs la meilleure récompense à rendre à celui qui adorait les livres.Le samedi, jour férié Le nouveau conseil municipal se rassemblera pour la première fois le vendredi, 29 décembre.On procédera alors au choix de six ministres qui constitueront le gouvernement local au cours des trois prochaines années.On élira à la même occasion un président intérimaire de ce cabinet municipal et un leader du conseil.Ces diverses nominations devront s’effectuer avec diligence; toute impasse qui retarderait la procédure amènerait une complication à cause d’une bizarrerie inexplicable de la charte, telle que modifiée en 1940, On se souviendra qu'à l’égard du conseil municipal montréalais, le samedi est un jour férié; il lui est formellement interdit de siéger ce jour-là.Puisque la prochaine assemblée des conseillers est fixée au vendredi, 29 décembre, le choix du comité exécutif devra s’effectuer dans le cours de cette même journée car.autrement, le lendemain étant un jour tabou pour les conseillers, cette séance non terminée le vendredi devrait être ajournée au mardi suivant, 2 janvier, en raison des deux jours fériés du dimanche et du Jour de l’An qui se présenteront entre le 29 décembre et le 2 janvier.En l’occurrence, la formation du gouvernement municipal — le comité exécutif — se trouverait en suspens de même que la nomination des membres de la Commission du fonctionnarisme qui devrait normalement entrer en activité le 1er janvier 1945.Quelle raison a motivé l’observance légale du samedi chez nos conseillers?Pourquoi cette exception singulière à la loi générale susceptible de retarder de plusieurs jours la marche des affaires municipales?Louis ROBILLARD 23-XII-44 Pénétration de 40 milles en Belgique Mercredi soir, l'ennemi avait atteint les environs de Bastogne et d'Arlon — Le plan de von Rundsted est-il d'atteindre la Meuse ?— Le général Eisenhower demande à ses armées de convertir "cette manoeuvre risquée de l'ennemi" en sa plus désastreuse défaite Paris, 23 (A.P.) —Les Allemands ont déployé la majeure partie de leur puissance hier après avoir pénétré de 40 milles en Belgique au cours des sept dernières journées et s’être approchés d’Arlon.dans le Luxembourg, â moins de 10 milles de la frontière française et à 40 milles à l’est de Sedan.(Des communiqués de la radio allemande ont annoncé qu’une “furieuse attaque”, lancée du sud par les forces de la 3e armée américaine, avait réussi à “ralentir notre avance” et ont ajouté que la pression alliée se faisait surtout sentir sur les flancs des colonnes allemandes).Des dépêches du front, en annonçant que l’avance ennemie avait perdu de sa rapidité, ont révélé que les Allemands procédaient vraisemblablement au Regroupement de leurs forces avant de reprendic leur attaque massive tandis que le général Eisenhower demandait a ses armées de convertir “cette manoeuvre risquée de l’ennemi” en sa “plus désastreuse défaite”.* * * Paris, 23 (A.P.) — Les quartiers généraux alliés ont annoncé hier soir que la percée sud de l’offensive allemande, du côté du Luxembourg, avait mercredi soir coupé les principales routes au nord, au sud et à l’est de Bastogne, Belgique, et avait avancé ensuite de dix milles au nord-ouest, jusqu’à La Roche, soit une avance de 32 milles à l’ouest du point où l’attaque originale avait franchi la frontière ennemie.La Roche est à 21 milles au sud-ouest de Stavelot, sur la rivière Ourthe, et à trente milles dans les lignes américaines.C’est aussi à quinze milles au sud et un peu à l’ouest d’Habiemont, où les Allemands étaient parvenus mardi midi.La position des armées au moment où sont données les nouvelles n’est pas révélée pour des raisons de sécurité; mais la rédaction de la dépêche indique que les Allemands peuvent avoir pénétré plus loin que La Roche, puisqu’on ne dit pas quand cet endroit a été atteint par l’ennemi.Le communiqué ajoutait que la bataille se poursuivait dans les régions de Bastogne et d’Arlon, et c’était là la première indication que le combat se fut étendu à Avion, centre de communication sur la route de Liège, et situé à 22 milles au sud de Bastogne et à 13 milles à l’ouest de la ville de Luxembourg.La percée nord de l’offensive allemande s’est limitée aux régions de Saint-Vith, de Stavelot et de Mal-médy; les trois villes sont entre les mains des Alliés.Le combat continue aussi autour de Monschau, à 12 milles au nord-est de Malmédy.Des attaques ennemies ont été repoussées au sud de Monschau et à l’est de Malmédy.Les Allié* n’ont pas encore arrêté l’assaut du maréchal von Rund-stedt, mais l’ont ralenti, et l’on croit que les Allemands sont à masser des unités blindées pour donner un nouveau coup.Tous ces renseignements se rapportent évidemment à la situation qui existait mercredi soir, car tout développement postérieur tombe sous le coup de la censure qui couvre les dernières 48 heures.Une dépêche du front dit que les Mlemands ont avancé de 40 milles à travers la Belgique, à partir de leur' point de départ il y a une semaine.Des détachements alle- mands, comprenant parfois 30 chars, continuent de passer par les points faibles et de péqétrer à l’arrière des lignes alliées, malgré les pertes considérables qu’ils ont ainsi subies; mais l’ennemi semble s’arrêter pour rassembler ses forces en vue de nouveaux assauts.Il serait prématuré de dire que le plan de von Rundstedt a échoué s’il compte franchir la Meuse, qui est à environ 05 milles à l’ouest de la frontière belge; et c’est ce que-certains observateurs croient.Mais pendant que l’ennemi s’arrête pour reprendre haleine, les Alliés gagnent aussi du temps et les contre-mesures du général Eisenhower deviennent de plus en plus efficaces.Le temps s’est éclairci, ce qui n permis à l’aviation britannique de faire plus de cent sorties, de bombarder les positions des canons ennemis et de harceler les troupes d’infanterie.Les quartiers généraux ont annoncé que les Allemands on» commencé un bombardement d’artillerie à longue portée contre Je pont qui franchit la Meuse à 7% milles au sud-ouest de Nimègue, pont qui sert au ravitaillement de* troupes de la 1ère armée canadienne qui occupent le saillant de Nimègue dans l’est de la Hollande.Le pont a été pris par des parachutistes étatsuniens en septembre.Les autres parties du front de 1 ouest «ont plutôt calmes.Sur le front de la 3e armée il n’y a eu que quatre légères comre-attaques ennemies jeudi soir à l’est de Sarre-guemines.La 7ème armée étatsu-nienne tient A la frontière du Pu-latinat malgré l’artillerie allemande.Dans le secteur de Colmar-Mulhouse la 1ère armée française a repoussé des contre-attaques à Mit-tlewihr, cinq milles au nord-ouest de Colmar.Souvenirs c—u.Mgr Aimé Labrie EN PAGE 2 La Nativité de Notre-Seigneur — Dogme et liturgie, par Don Raoul O.S.“Etudions encore un mot avant de finir.” C’est ainsi que Mgr Labrie nous invitait à employer jusqu’à la dernière minute son dernier lundi du Parler français.Depuis septembre, nos séances d’études étaient en partie occupées au vocabulaire de la scierie et de la meunerie.Je le vois encore, la veille même de son accident mortel.Avec quelle piété il manipulait ses fiches! et mêlait à ses connaissances linguistiques des souvenirs d’enfance dans le moulin de son père, à Saint-Charles de Bellechassc.“Encore un mot.” De ceux qu’il avait rassemblés sur de petits cartons et qu’il proposait comme des souvenirs de famille à l’examen de l’assemblée.Image familière d’un homme qui parcourut tou.e la carrière de l’Université, fut professeur de rhétorique, préfet des études, modérateur des étudiants, secrétaire général, doyen des lettres, et vice-recteur de Laval; image familière de Mgr Aimé Labrie, mais qui nous le montre ponctuel, assidu, heureux à la tâche qu’il préférait entre toutes, je veux dire à ses études sur la langue française au Canada.Les multiples charges que Mgr Labrie a occupées lui ont laissé peu de loisirs pour une oeuvre écrite; mais le peu qu’il nous laisse, toujours édifiant, toujours à point, révèle ce qu’il aurait pu faire, tout ou moins ce à quoi il songeait lorsque son esprit pouvait se libérer des besognes administratives.Celles du Secrétariat ne lui laissaient plus que l’après-midi du samedi pour ses études linguistiques, les seules auxquelles il n’avait pas renoncé.Son assiduité exemplaire aux séances d’études de la Société du Parler français — il n’en a pas manque une seule depuis son retour d’Europe, en 1922, — est significative de sa ténacité, de sa persévérance quotidienne et de ia qualité de son goût.La correction linguistique, les études de vocabulaire, c’étaient là les oeuvres que préférait son patriotisme non moins efficace que discret.Il était président de la Société lorsque parut, en 1930, le Glossaire du Parler français.C’est donc à lui qu'il appartenait de présenter au public, en séance solennelle, ce tra-\ai' de vingt-sept années.Il le fit humblement comme il faisait toute chose, sans cacher qu’il n’élait.dans cette belle entreprise, qu'un ouvrier de la onzième heure.Mais cet' ouvrier modeste prouvait par ses goûts et ses lectures — il ju-gtfdt le Glossaire perfectible — qu’il était passé maître en linguistique canadienne.Ses remarques sur les survivances dialectales, sur les altération* de syllabes et de mots dont il avait cherché les lois, sur l’origine et les transformations des noms de familles, sur les canadianismes et les anglicismes étaient toujours d’une grande finesse.En meunier consciencieux, il travaillait à séparer de la balle et de toute I impureté la fine fleur de outre lan- gue.Ses préférences allaient tout naturellement aux archaïsmes et aux canadianismes.Il avait regret d’en voir disparaître qu’il avait entendus et goûtés dans son enfance.L’envahissement par l’anglicisme de notre langue technique surtout ne laissait pas de le préoccuper.Aussi c’est à un vocabulaire bilingue de l’automobile qu'il a consacre le temps de ses dernières années.Il avait la conviction — ayant heruicoup réfléchi sur la vie et la mort des mots — que certains anglicismes se peuvent aisément déraciner.Il en citait qui avaient cours au temps d’Arthur Buies et qui aujourd'hui ne vivent plus.De cela, comme de tout, il parlait avec finesse, avec une sorte de lente prudence paysanne; il évitait les formules absolues; par délicatesse et probité, il aimait la nuance dans le jugement.Le mot, l’étude du mot lui apparaissait comme le premier objet des études littéraires.Il voyait dans le mot conservé pur l’élément premier sur lequel reposerait demain tout notre édifice littéraire.11 voyait davantage en lui: le signe de l’intégrité de notre civilisation française.C’est pourquoi la dialectologie de nos anciens métiers et leur définition folklorique l’intéressaient au plus haut point.Convaincu que le mot ne saurait survivre sans le support de la chose signifiée, il était sur cette voie qui va de la connaissance du mot à celle de l’objet.Les études de folklore en France, pour une bonne part, sont venues de procédés intellectuels semblables.C’est en effet dans les grandes revues de linguistiques: Celtique (1870), Langues romanes (1870), Romania (1872) et les Patois gallo-romans (1888), que les premières études de folklore trouvèrent l’hospitalité, avant la création des revues de folklore proprement dit: Mèlusine (1877), Les Traditions populaires (1885), et la Tradition (1887).Mê- me après cette époque, les disciplines linguistiques et folkloriques ont continué de sympathiser en France, particulièrement avec Gil-liéron et Edmont, dans leur Allas linguistique (1902-1910).Mgr Labrie connaissait cds faits.Il n’est donc pas étonnant que, par son Impulsion, l’on ait créé, à la Faculté des lettres une chaire de folklore.Je ne me rappelle pas sans émotion certaine soirée que nous passâmes, en décembre 1943, à lui exposer ce qui n’était alors qu’à l’état de projet.Il y avait là un groupe de professeurs de la Faculté.Ce que chacun lui dit touchant la littérature orale, les traditions et coutumes, l’étude qu’on en devrait faire et renseignement qu’on en pourrait tirer, tout cela correspondait si bien à ses désirs qu’il nous engagea, dès le même soir, à proposer à Mgr le Recteur la fondation de notre chaire de folklore.Il se chargeait en outre de donner un cours de linguistique canadienne, cours qu’il n’eut malheureusement pas le temps de commencer, mais pour lequel ses goûts et son expérience l’avaient singulièrement prépare.Bien plus, il était d’avis que l’on devait faire renaitre une revue ou des cahiers qui continueraient plus directement l’effort de l’ancien Bulletin du Parler français, mais en y ajoutant l’étude de tous les documents folkloriques rc- (suite à la page deux) } jfy caxnet du grincheux En août 1941.MM, Roosevelt et Churchill se sont rencontrés sur l’Atlantique au large de Terre-Neuve et ont adopté la Charte de l’Atlantique.Le président avait voyagé sur le croiseur Augusta, et le premier ministre sur le | cuirassé Prince of Wales.De mauvaises i langues ont prétendu que cette charte adoptée sur les flots était un simple bateau.* B » M.Roosevelt vient de dire que comme document authentique la Charte de l'Atlantique n’existe pas; on a seule- ment fait un brouillon, qui a été donné aux journalistes.Après tout le bruit qu’on a fait autour de la Charte de l’Atlantique, venir nous dire qu’elle •n’existe pas ! Ce n’est pas un bateau que cette charte ! c’est tout un convoi ! A ?“Saluons les Fêtes, ne les noyons pas 1”, écrit excellemment une camarade.* A A > Un .avion franchit en deux heures la distance entre Montréal et Chicoutimi.C’est en moins de temps qu’en tramway, de la Place d’Armes à chez soi, les iou-s de neige ou de verglas.* * « Cancanada considère que “le moment est venu de juger, avec le recul nécessaire, les faits et les conséquences du grand débat historique qui s’est poursuivi è la Chambre des Communes du 22 novembre au 7 décembre.” Et il ccm-mence ainsi : Le fait principal, c’est le passage du décret 8891 du Conseil Privé.« ¥ » Comme en termes habiles se trouve ainsi évitée une allusion trop précise à la conscription ! L’art de l’escarmotage se transmet du maître ^ux mercenaires.A A A Du même Cancanada ce mot savoureux : les libéraux, gui sont la seule force cohérente dans la province de Québec.La cohérence dans l’incohérence.Le Grincheux 23-XII-44 Choses d’hier iet d’aujourd’hui “Il ne faut pas accrocher son cha- ii y LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 DECEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 295 La Nativité de Notre-Seigneur lésus-Christ Dogme et liturgie Le petit Enfant de la crèche est le libérateur qui fut promis dès le commencement des siècles, le sauveur des hommes, le réparateur du genre humain.Il fut l’objet des voeux des patriarches, des prédictions des prophètes; il est l’espérance de l’univers.Le présent jour i C'est en 1869 que noue disions pour la première fois "JOYEUX NOEL" à nos amis.En 1944 nous le répétons pour la 76e fois.En des temps plus heureux nous aurions célébré l'occasion avec éclat.Aujourd'hui nous compatissons avec ceux dont le coeur souffre cvec ceux qui comptent une place vide au foyer.Mais nos souhaits, pour être moins joyeux, n'en sont pas moins sincères ni moins chaleureux.En cette circonstance nous tenons A remercier nos clients pour leur encouragement et leur coopération.A nos emjdoyés nous exprimons notre reconnaissance pour leur loyouté.#T.EATON C0VIS c «lot»10.?xsxriirsxiig'xn »« as « at fii a-j «r »3 »tt cfl ônte c Vive Noël ! BEra^Tiiiriiigraa^^ æt-æm?3M Qu’il vous apporte la joie promise aux âmes de bonne volonté.Qu’il chante en vous et autour de vous.Henri Signori Réparation de radiateurs d'autos 1051, rue Amhers» — Tel.CH.9110 ttgcri!rti35gEErjra^'i« rrr^xxrixEi I '!!IIHIlllllllllillllllllllll!llll!llllll!lllllli!lllllllll;lllllll|l|l|||||||lll|H||||li|)|| |Bfcf laBegagnaeftauaiBBfBiagg B ISjETTEgEgT’.g IWWUBHBUHiWilllHIWIIII8>B8llllllllllllllllllll'll'rilî'fr,1lWrill1l Noël / Noël ! Qu'il soit pour notre distinguée clientèlé, en dépit de la plus grande tragédie de tous les temps un JOYEUX NOEL 2461, rue des Carrières Montréal BiinnnHiiiHiiiiH Noël! Noël! En souvenir de cette radieuse nuit de Noél qui nous a valu tant de bienfaits, nous souhaitons à notre distinguée clientèle un JOYEUX NOEL! .L’Office Central Catklique LIMITEE ARTICLES RELIGIEUX EN GROS — IMAGERIE RELIGIEUSE — membres de l'Association canadienne des négociants catholiques d'objets de religion — Maintenant situé en bas de la ville (près boulevard St-Laurent) au numéro: 21 EST, RUE NOTRE-DAME MONTREAL (Téléphone: SEIair 1860) “- Invite fa nombreuse clientèle à fui rendre visite.Avec notre gratitude pour la confiance' que nous a témoignée notre distinguée clientèle ou cours de l'année, nous lui souhaitons un Joyeux Noël et une Bonne et Heureuse Année C.Bernard Ste-Marie Articles et vêtements pour hommes 169, rue Ste-Catherine est — HA.7679 Joyeux Noël, Bonne et Heureuse Année A tous nos Clients et Amis Carrière & Senécal Ltée Emile Carrière, O.O.D.— Adrien Senécal, O.O.D.Optométristes-Opticiens à l'Hôtel-Dieu 277 est, rue Ste-Cotherine — Tél.: LAncoster 2211J , EN CETTE VIGILE DE LA RADIEUSE FETE DE NOEL LE PRESIDENT ET LE PERSONNEL DES TROIS MAGASINS LECHASSEUR SOUHAITENT A TOUS UN TRES Joyeux Noël r.Concessionnaires des vêtements de la célèbre marque FASHION-CRAFT Nop.LECHASSEUR, présidant.Imm.Insurance Exchange, 274 St-Jacques ouest — 281 Ste-Catherine E.— 974 StefCatherine O. 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 DECEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 295 Horloger — Bijoutier — Diamantaire 6687, rue Saint-Hubert — TA.4174 COURT»»** ,t ,mU i.iMAt » ' boNHI AHNe* “"Vig" HOII* « — ,°M « «6 O"**1, ^ ._ u \TrXI.E t - 1615 ert.tKWü P *e.e et Hétu Joyeux Noël et Bonne Année Râtelle roURT»»** 1 i no* cllmt* •t «mi*.Un merci sincère pour le confiance accordée au cours de 1944.Cellier 4e perles satin Importées.C’est un bijou 4e choix qui convient à toutes les toilettes et à tous les éges.RAPHAEL ROY Pour les Fêtes, époque des fiançailles.Bagues à gros diamant, flanquées de trois petits diamants.Délicates ciselures sur les côtés.Alliances également serties de diamants.Vous ne pouvez faire erreur en achetant un ensemble Blue River et Coronet.VOTRE BIJOUTIER rout désigné.Joyeux T'Joêl ! 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Joyeux Noël! Bonne Année! à notre estimable clientèle et à tous nos bons amis.Gérard MICHAUD NOTAIRE 10 ouest, rue Saint-Jacques — HA.6121 HiiiiiiffliiniiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiii Le Président, la direction et le personnel de la maison J.-B.Lefebvre Li- ‘ mitée souhaitent à tous un Joyeux Noël et une Bonne Année.A MONTREAL SHOE STORES Bureau : 4201 est, rue Ontario CL.3605 A tous ceux que nous avons l’honneur de servir, en particulier les Communautés religieuses et les Fabriques, nos remerciements et nos voeux les plus vifs pour le Nouvel An.Les Pionniers de l'Industrie de la Chandelle au Canada F.Baillargeon u>ut MONTREAL — SAINT-CONSTANT, P.Q.F •fr0.r0°f tf,at reverence for the haith nos archives.En même temps, Pour M"r Spellman Washington i 0/ ,s.a and.established i vous apprendrez qui est ce Rupert n est nas tout-à-fait un athée ^ principle of the American people, \ Hughes, qui appartient à Técole nest pas tout-a lait un atlue.seejng fhat f< h (he foiW(lalion 0f j (ies “debunkers*’.Pour Pie XII, morality and decency, consequent- j Mgr Spellman, Mgr Carroll, John-ly the source of prosperity and i C.Fitzpatrick et autres, Washing-progress”.Pie XII aussi visita la j ton ne fut jamais “une menace à ville de Washington et la place na- la nation t:.le du Père da la Patrie.De plus, _ Un dernier mot.Saviez-vous, M Pie XII est Tévèque de la Ville- fait pl'?îltLl]e- - .i ! pioneer of the Church in that land *ar,ÙRrrj^P!j »nav-fVmS s?nio° 11 so dear to ^ s> bound together by me The Road to \ictory, 194*., en j/ic ties of friendship and soulignant les devoirs de 1 homme ciaSpir,g so f0 Speak, each other’s envers Dieu, citn W asnin#ton, K- jumil fnm-% n nirinr* fnr th/*ir TOUS LES SOIRS ouvre sa LIBRAIRIE jusqu’à 9 h.30 p.m.celte semaine.On est invité à venir v choisir les livres dont on désire faire CADEAU On trouvera un choix merveilleux pour tous • • Aux enfints.donnez “FRANÇOIS” Le plus bel album illustré : Reliure toile, 192 p.: $1.50 franco: $1.65 -»5S= écrivez, téléphonez, venez b == 3425, rue Sa*n»-D;nis Eternelle.L’histoire nous croire que cette ville rie fut ' as fondée par des saints du calibre d’un Champlain ou d’un Maisonneuve.3) Voir Sparks, Writings of yVas’iington, vol.XII, page 215.Washington y décrit la religion 1 peu nous importe, (naturelle).Encore à la page 119 Pour moi-même, j’aime le passage du même volume, Washington dé-1 dans l’Imitation de Jésus-Christ qui dit: J'aimerais mieux vivre la com- Robitaiile, que je suis un ancien du Collège de TAssomption?Saviez-vous que la seule raison pour laquelle j’ai fréquenté ce collège était pour apprendre le français, que je ne savais pas parler.et cela à un âge assez avancé?Si je n’ai pas le langage d’un Bossuet.n’est-ce pas?peint le travail du “Great Lord and Ruler of Nations”.Un athée pratique parle-t-il de telles choses?4) Voir Catholic Historical Review, avril 1929.John-C.Fitzpa- ponclion que de savoir comment la définir.Et ceci est vrai dans le domaine des idées et des principes, ipa- Voici encore une fois un long trick, éditeur d’une série des articlc.“O Croix de ma Jeunesse'’ Writings of Washington, nous fait i que de dire que je dois lutter un lirj de très belles choses.On vous j adversaire qui est à la fois Tarbi-y apprendra quelle église Wash-1 tre 'et de croire que Washington ington fréquenta.Ce document cst un athée, même un athée pra- mérite une place dans un appendice.5) Etes-vous au courant d’un an- tique.Un cordial merci au Devoir.A l’avenir, chers lecteur, je ne mon- I : HArbour 7228 ticle que l’auteur, le R.P.L.-J.i terai dans Tarcne qu'à la condition MONTREAL - 18 Kenny, S.J., a intitulé: Firstnresi-1 que l’arbitre ne soit pas mon ad ________________-i- .- 1 dent convert before de 2 semaines On coupon valable et 29 aous en timbres-noste doivent accompagner chaque envol Tout manuscrit doit être k l'encre sur papier non rayé.Ne oes envoyer de copie Adresser : Jean Deshayea.le "Devoir" Montréal.P J Mes enfants, je vous laisse un bon nom Parole du père de famille canadien-français depuiâ huit generation* Peu ou pas de richesse, mais un bon nom Nos ancêtres furent généralement peu riches.Ils étaient peu cultivés .en apparence.Ils ne connaissaient pas les formules savantes pour exprimer les beaux principes .mais ils savaient bien les pratiquer.Un bon nom : Ce mot résume toute leur vie : vie droite, vie de devoir, vie sans peur et sans reproche.Soyons fiers de notre nom, soyons fiers de nos ancêtres.Inscrivons leurs noms et leurs gestes dans un livre d’or, le livre d’or de la famille.Trente et un ans de recherches patientes et une immense documentation méthodiquement accumulée nous mettent en état de faire pour vous ce “Livre d’or” complet, admirable de fond et de forme.Et avec documents authentiques à l’appui.INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN ’'Une oeuvre nationale digne de votre encouragement 4184, rue Saint-Denis — Montréal Immense documentation méthodiquement accumulée, 31 ans da recherchas patientes.Généalogie de tout Canadien français, Franco-Américain ou Acadien.Ecrivex-nous peur renseignements et honorsires. T 12 LE DEVOIR MONTREAL, SAMEDI 23 DECEMBRE 1944 Avec les Prêtres des Missions-Etrangères Savez-vous ce que c'est qu'un cyclone ?Par Jean-Louis Michaud Le 16 octobre dernier, veille du fameux cyclone, je me trouvais en congé à l’île des Pins, chez mon confrère l’abbé Florian Roch.Depuis trois jours, les météorologistes nous tenaient au courant de la marche du terrible ouragan.Après avoir rôdé autour des îles Caïman, celui-ci oblique soudain vers le nord en direction de l’île des Pins et de Cuba.A chaque heure, la radio avertit les gens de l’imminence du péril et recommande toutes les mesures possibles de précaution.Dès le lundi 16, sous une pluie torrentielle, l’on barricade portes et fenêtres de -chaque maison.II faut fermer toutes les issues nar où le vent pour- ! j, rait s’engouffrer, emportant les um foits et renversant les murs sous sa pays ne peut guère s’exercer avec efficacité et continuité.La masse reste privée de secours spirituels.C’est ce qui explique que seulement une infime proportion de nos gens soient fidèles au précepte pascal et s’approchent régulièrement des sacrements.Par ailleurs, le caractère rigoureusement laïc de l’enseignement officiel, ajouté à l’incurie à peu près générale des parents quant à l’instruction religieuse de leurs enfants, contribue à aggraver singulièrement la situation.Dans des paroisses comme l’Ile des Pins, où le missionnaire peut lait s’écrouler d’une minute à l’au- tre.Des milliers d’avions sem- ues rills> uu iC c blaient gronder sur nos têtes, les j compter sur le concours de reli-cloches tintaient lugubrement sous | gieuses.l’enseignement de la doç-la seule pression du vent.trine s’en trouve grandement faci- A l’intérieur, les enfants pieu- ; lité.Ailleurs, c’est le cas de Cara-rent.les femmes invoquent tous les : ballo et de San Antonio, on orga-saints du ciel et les hommes, grou- nise périodiquement des croisa- nés ensemble, paraissent méditer, à la lueur de quelques bougies, sur la toute-puissance du Créateur.Le bon padre Roch n’est guère plus rassuré que moi.Cependant, nous passons la nuit à encourager nos hôtes d’occasion.des catéchistiques.A Santa Cruz, état de choses, nous avons conçu un projet assez original: celui diriger aux quatre coins de notre juridiction, et aussitôt que nos moyens le permettront, des “pavillons de catéchisme” où nous pourrons à l’occasion célébrer la messe, réunir les fidèles, administrer les baptêmes, etc.Ces pavillons, établis à tous les endroits stratégiques, seraient comme une première et lointaine ébauche de la future église ou chapelle.Ils seraient construits simplement, selon un plan attrayant pour la jeunesse, le grand espoir du Cuba religieux.A proximité de chaque local, l’on aménagerait un centre récréatif.Nous avons calculé que le coût de ces pavillons-chapelles reviendrait à une centaine de dollars en moyenne.Le centre de l’organisation serait fixé à Los Arabos, et l’un de où pullulent les missionnaires pro- I nos missionnaires serait spéciale-testants, M.l’abbé Michaud a ou- ment affecté à son bon fonction- vert en septembre dernier une école élémentaire paroissiale, dont les résultats sont déjà encourageants.Presque partout, grâce à Dieu, il se trouve (les bonnes volontés dis- nement dans tout le secteur.Veuille Notre Dame de la Charité, patronne de Cuba, bénir ce i projet d’apostolat et nous obtenir L’eau qui entre par les fentes des ! posées à seconder l’action du pré- | !fc\/Jl0nye"î.^u]m,«,iirSU1Vre la rea’ fenêtres, et poussée jusqu’à six tre.C’est déjà tout un travail que j dation méthodique! nids He distance, inonde le pavé, jl instruire des auxiliaires benevo- i Récemment, l'Alliance des Mont- maii\tenir fermée la porte ies de les former a leur role, un t r£ajajses nous faisait parvenir une centrale de l’église, il faut vingt groupe de bons catéchistes ne s im- vement de la résistance, les étudiants purent demeurer en contact les uns avec les autres.Plus tard, les autorités nazies lancèrent leur déclaration d’obéissance et déclarèrent qu’aucun étudiant ne pourrait reprendre ses cours à moins d’avoir signé cette déclaration.15.7 pour cent seulement des élèves des institutions d’enseignement secondaire signèrent; à Tilbourg, tous les étudiants, excepté 9, s’opposèrent en bloc contre cette mesure.Le 6 mai 1943, le général Wal-ther Rauter, commissaire général allemand pour la Sécurité publique, ordonna l’arrestation de tous les étudiants qui avaient refusé de signer la déclaration, ajoutant que s’ils ne se livraient pas librement, les membres de leur famille en souffriraient.Comme résultat, 25 pour cent des étudiants furent déportés en Allemagne, condamnés aux travaux forcés, les autres disparurent dans le mouvement de la résistance.La plupart sont encore en Hollande occupée, constamment traqués par la police.Quand une feuille de tôle arra- ment catéchistique.Sur une ving-chée d'une toiture avoisinante, laines de localités dignes de rnen- pression irrésistible.("\ unis ‘l’’ P" H Dans notre secteur de Matanzas, Mardi le 17, la pluie continue de | six pouces par trois.« gri' ie gran{} nombre et la dispersion tomber à flots, alors poussée par ' rt‘sjstance.la porte se tord sous la {|es centres de population compli- un grand vent inégal.Vers les qua-1 p0“sseeifUl v™t-.quent le problème de l’enseigne tre heures de l’après-midi, il devient impossible et même dangereux de circuler dans la rue.Entretemps, les cloches de l’église annoncent aux habitants le danger immédiat.Une couple de> cents personnes s’amènent en hâte à l’église, qui, avec son petit paquet, qui avec son chat, son chien ou son perroquet.A six heures, les arbres les plus l’église, on entière qui vient s’abattre contre dirait d’une maison s’écrase sur le mur.Enfin, à six heures du matin, le jour perce et l’infernal cyclone s’éloigne.Nos pauvres réfugiés regagnent tion, seulement huit possèdent leur chapelle.Pour remédier à cet généreuse aumône, qui nous permettra de construire le premier des vingt pavillons-chapelles prévus dans notre plan d’ensemble.Et les 19 autres.Qui sera leur parrain?Il y a à Cuba un proverbe qui dit: Pas de parrain, pas de baptême! Souhaits des missionnaires de Cuba A nos parents et amis, à nos bienfaiteurs connus et anonymes, HLksv * sss.'sJr œr&ç s™ ^ ^ p«.vent; les tuiles commencent à vo-| m,>nn i res’ 1er comme de, n,„„ches.A huit «"ISSSl.'SL^Ç cuÎ &§, ’ÆT.U" S-' l’humble chaumière n’est que légè-| reuse et sainte année.Ce souhait, rement endommagée.Plus de 700 nous ie déposons en toute confian-personnes se trouvent sans abris.heures, c’est l’obscurité absolue.Pour fermer la porte du temple qui fait face au vent, il faut deux bons hommes.Le vent va toujours augmentant jusqu’à 11 heures, pour se maintenir enragé jusqu’à cinq heures du matin.On avait comme l’impression que l’église, malgré ses murs en béton armé de 18 pouces d’épaisseur, al- Plus un arbre debout.A mon avis c’est le plus grand dommage, car il faudra sept ans avant de faire produire les nouveaux arbres fruitiers, soutien de bien des foyers.Lettres au "Devoir' Nous ne publions que les lettres signées ou des commumeatlons accompagnées .L- me souviendrai lonatemns de d’“ne lettre signée avec adresse authentl-i.•.j» ." lôa"8 M tlue' t-e ••Devoir” ne prend pas la respon- sabilité de ce qui parait sous cette rubrique.celte nuit d’octobre 1944.Vers un pays de rêve (Par (ein-Marie Poitevin, p.m.é.) La nuit est magnifique avec son éclatant clair de lune aperçu à travers une forêt de palmiers géants qui balancent leurs immenses rameaux sous la chaude brise qui souffle du large.Quelle différence de température avec Montréal! Au lieu des premières glaces de novembre, nous nous Sur la lettre de M.Garceau train de donner un cours de catéchisme.Ensemble, nous continuons vers San-Antonio, siège de l’église paroissiale.M.le curé ne manque A M.Orner Heroux, pas de nous faire les honneurs de ; Le Devoir.son home, accolé à l’arrière de1 l’église, et qui depuis dix ans n’abri- ^ tait que des chauves-souris.Tandis qu’à Santa-Cruz M.Mi-chaud est aux prises avec une pro-, - , .i pagande protestante intense et bien retrouvons subHement en une vraie finanpée M Morin doit lutter à San nuit déte.Décor nouveau d une n - Antonio conlre ,es prali(Jues supers turc opulente et toujours neuve; ensorcellement (Lp cette atmosphère tropicale à laquelle nous ne sommes pas habitués et qui nous éloigne encore du pays.“Pays de rêve” que cette perle des Antilles, oui certes, mais pas seulement dans le sens des charmes na-turels d’une lie privilégiée; pays de rêve pour le missionnaire plus encore que pour le touriste! C’est ce que je me disais hier à Caraballo, uros village agreste du nord de la lavane, où quatre des nôtres s étaient donné rendez-vous pour fêter l’arrivée de deux confrères du Canada.Réconfortant spectacle que celui de ces jeunes réunis pour se raconter leurs premières expériences et parler du pays natal.Padre Santiago (.1.de Charette), pasteur de Caraballo depuis quel a {.pratiques supers-lieuses de ses ouailles, brebis trop longtemps laissées sans pasteur.L’un et l’autre travaillent avec courage et confiance.Leur zèle leur a déjà gagné la sympathie de leurs fidèles, gens simples et attachants.Dans la province limitrophe de Matanzas, deux autres confrères sont installés en pionniers depuis mai dernier: ce sont MM.Gérin et Bé-lair.Ils ont reçu en partage deux centres paroissiaux importants, desservant une vingtaine de villages.Incapables de suffire à eux seuls à tous les besoins de leur vaste bergerie, ils vont pour le moment au plus pressé.Ils se préparent des auxiliaires et méditent bien des projets d’avenir.Je viens vous remercier d’avoir attendu le contexte avant de publier le texte de la lettre que Mgr Camille Roy adressait à M.Napoléon Garceau, le 22 mai 1942.On y voit clairemnet que, d’accusateur, ce commissaire des transports (à la retraite) devient un accusé.Et la lettre qu’il brandit post mortem de son auteur, au lieu d’être une approbation éclatante de sa conduite, en devient une désapprobation formelle.Que n’a-t-il continué de la garder dans ses tiroirs, au lieu de l’en tirer de façon si intempestive et si peu autorisée! En effet, le but de l’ancien Recteur de l’Université Laval était tout .simplement de réfuter une allégation trompeuse et mensongère du plaignant contre le “Comité de la Sur- gros village agreste du nord de la servan( ime vingtaine de villages, vivance française en Amérique”.Le Havane, où quatie des notits in^nnnKi^c euffîr.?à nnv conic à plaignant y apparaît plutôt en calomniateur.Dans sa rage de critiquer tout ce qui est canadien, il monte en épingles des textes qui ne sont là que pour mieux le confondre.car ce M.Garceau voudrait en- r.< ________„ __., ._ glober dans ses condamnations tous Dis mes premiers contacts avec reux ont pour raotif ia défense nos jfunes missionnaires de Cuba, ^ notre race et ^ nojre langue.— j avoue avoir ete gagné par leur en- Naturellement le Comité de la ques mois seulement, a déjà l’air thousiasme et par leur optimisme.Survivance fra^caisp ne pouvait d’un gros curé — par le zèle si tion ! Comme on la comprend ici, cette échapper à pareille accusation où il par la rotondité physique.En plus! soif des âmes qui anime 1 apôtre à m;.|e à tort et à travers les noms res- de pousser la restauration de Son ,n VM" .église, il sermonne et catéchise sans relâche ses paroissiens grands .et petits.Ceux-ci surtout répondent I °bstinement.à son dévouement avec une docilité! Qui, Cuba est bien un pays de des plus prometteuses, ] rêve, par les possibilités immenses ne pouvait usation où il la vue des , milliers de baptisés qui | pècfés de M?“le “chanoTn^Tio^ei JT^ rien- d,e CeU?i «ro«lx- de M.Henri Bourassa, de oi catholique dont ils se réclament m.Orner Héroux, sans parler du De- voir, des Relations, de l’Action nationale.Il n’y a que lui, F.-Nap.Gar- Hershey, splendide oasis au milieu des plantations de canne à sucre, relève de la juridiction de M.l’abbé Emile Morin.C’est même là que nous surprenons ce dernier, en d’un apostolat conquérant qui arrache ces populations à leur ignorance d’abord, ci par là au spectre menaçant du communisme, du pro-testantisme ou du néo-paganisme.L'organisation du catéchisme (Par Marcel Céria, p.m.é.* Elle vaut toujours, hélas! pour le grand nombre des fidèles cubains cette triste constatation énoncée par Pic X il y a quarante ans: “Immense est aujourd’hui le nombre de ceux qui ignorent tout de la la foi chrétienne qu’une connaissance telle que, au milieu de la lumière de la vérité catholique, clic leur permet de vivre à la manière des Idolâtres”.La rareté extrême de clergé fail que, à part quelques agglomérations urbaines ou rurales plus im religion ou qui n’onl de Dieu et de I portantes, l’action du prêtre en ce TRAMWAYS DIMANCHE SOIR Tarif ordinaire de jour après minuit Les prix de passage ordinaires de jour, dans tous les tramways et autobus, resteront en vigueur à partir de minuit, dimanche soir, jusqu’à 5 heures le matin de Noël.Les services réguliers en vigueur à 11 hr s du soir seront continués jusqu'à la fin des offices religieux dans les églises.ceau, c.r., qui soit certâ pro justifia.Quelle fatuité! Tous les autres, il les accuse de “haïr les Anglais”.Il prétend qu’ils veulent établir chez nous un “Québec séparé et indépendant”.Où prend-il cela?N’a-t-il pas vu M.le chanoine Groulx parcourir, naguère encore, l’Ouest canadien pour rallier nos compatriotes à l’Indépendance du Canada tout entier, si besoin en est?N’a-t-il pas entendu MM.Maxime Raymond et André Laurendeau proclamer la mêm ?doctrine sur toutes les tribunes?N’a-t-il pas été témoin, lors du congrès de 1937, des allées et venues de Mgr Camille Roy et des principaux officiers du Parler français à travers toutes les provinces du Dominion et les principales villes de la Nouvelle-Angleterre, aux Etats-Unis, pour rallier les Canadiens à la langue française et même à ce drapeau “appelé Carillon" dont il parle avec un certain dédain?Eh! oui, c’est le drapeau national des Canadiens français en attendant qu’on se décide à nous eu donner un pour tout le Canada I Ÿ * * Et Mgr Camille Roy d’ajouter dans sa lettre à M.Garceau: .“Nous ne devons pas non plus être des Anglais, des gens qui aient perdu leur langue et leur âme françaises, pour prendre la langue et l’âme anglaises.Nous devons être des Canadiens tout court, comme on nous appelait encore au temps de ma jeunesse, mais Donnez des livres SS tons ceux qui font nsage lit nos gertweâ, nous; souhaitons un jopeux iîogl t Hiitoire de la province de Québec (13 vols par Robert Rumilly) 16.25 Mission à Moscou par joseph E.Davies.3.15 Musique — Léo-Pol Morin.2.15 Les Cahiers des Dix — no neuf .1.90 La Caravane humaine Comte ).Du Plessis.La Civilisation de la Nouvelle France — Guy Frégault.L’art d’aimer ses enfants et délivrez-les du mai par Vérine .Projections — par le R.P.M.-A.Lamarche, O.P.Poèmes — Andante de< Félix Leclerc.1.10 Les Brigitte de Berthe Bernage (5 vols) .L’Homme d’affaires — Esdras Minville Péguy ef la Vraie France — en collaboration .L’Art du théâtre — par Henri Ghéon .«.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” A bon entendeur, salut! AMICUS Un collège hollandais rouvre ses portes Le collège catholique de sciences économiques de Tilbourg, Hollande libérée, a repris ses activités.C’est la*première institution d’enseignement supérieur à rouvrir ses portes dans une atmosphère de liberté depuis l’invasion de la Hollande par les Allemands.Son histoire durant l’occupation allemande en fut une de souffrance et de combat, comme il en fut d’ailleurs pour toute université hollandaise.La lutte universitaire devint des plus inquiétantes en décembre 1942 lorsque le professeur Jan van Dam, secrétaire général nazi de l’Education, convoqua tous les recteurs d’universités à la Haye et leur fit part du projet allemand de déporter 4,000 étudiants.Ce renseignement devait être gardé dans le plus grand secret, mais les dirigeants n’hésitèrent pas sur les mesures à prendre; quelques jours plus tard, toutes les universités étaient vides.Pour couvrir l’attitude des étudiants grévistes, les recteurs déclarèrent leur avoir donné congé.Toutefois, au moyen du journal “de Gens”, publication clandestine des étudiants et grâce au mou- TARIF ta annonces classifiées 4m ‘DEVOIR* Téléphone i B Etait S3CI 1 oent la mut.lie minimum ootnp- taat âsnonoea racturtea U*o la mot.40c minimum NAISSANCE» SERVICES SERVI-CES ANNIVERSAIRES.O RAND'-MESSE» REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.3c oar mot minimum de SOo FIANÇAILLES PROCHAINS MARIAMES il .00 oar tnaertlon ACHAT DE CREANCES Apportez-nous voa créances, billets en souffrance.Payons plus haut prix.E André Arès.57 ouest rue St-Jacques PLa teau 9107 Iji o DECORATION Peinturons votre appartement en 3 heures.Prix les plus bas en ville.BY.0721 26-12-44 Trappeurs, attention Secret pour capturer les renards aux pièges, l'automne ou l'hiver, méthode garantie.S'adresser LOUIS BERUBE, ST-ALEXANDRE, Co.Ka-mouraska, P.Q.,.,.45 1.90 2.40 2.50 1.10 5.00 1.00 1.50 1.25 EDUCATION CULTURE PHYSIQUE RATIONNELLE.HYGIENIQUE.SPECIALE.BAIN TURC.MASSAGE Oes traitements con lurent rhumatisme.obésité, système nerveux, constipation.etc., ramenant les «nAnes vagabonds.Professeur J.-E.rimard.3642 Henri-Julien.LAncaster 138».Livres demandés Attention* achetons livres français de tous genres, romans, littérature, histoire, biographies, dictionnaires, encyclopédies, etc.Allons à domicile.TRANQUILLE & BOUCHER, libraires 4663 St-Denis, HA.J 770, Ouverture du "Canada Club" à Bruxelles Toutes les parties du Canada étaient représentées Par Charles Miville-Deschênes (correspondant du C.A.R.C.) Avec, les aviateurs canadiens sur le continent, 23 (dépêche retardée) — M.Pierre Dupuy, chargé d’affaires du gouvernement canadien en Belgique, a ouvert officiellement ces jours derniers, le Canada Club de Bruxelles, en présence d’une foule nombreuse.Toutes les parties du Canada, de même que les trois armes canadiennes, étaient représentées.Ce club, qui servira de rendez-vous à tous les militaires canadiens de passage à Bruxelles, a été aménagé dans un luxueux hôtel particulier, qui se prêtait magnifiquement à cette transformation.Les salles sont vastes et ont été décorées avec beaucoup de goût.Invité à porter la parole, M.Dupuy a déclaré: “Je suis heureux de me faire l’interprète du gouverne- VOLUME XXXV — No 295 ) ment canadien auprès de vous tous qui faites partie des forces armées.Il me fait plaisir de regarder cet immeuble vraiment luxueux, où vous pourrez passer ensemble des heures à la fois agréables et reposantes.C’est à la suite d’un désir exprimé par le gouvernement canadien que vous avez maintenant ce club, mais c’est à la générosité des Belges que vous le devez.Je déclare ouvert le Canada Club de Bruxelles.” La foule a longuement applaudi à ces quelques paroles de M.Dupuy.Il va sans dire qu’une telle innovation sera de nature à resserrer davantage les liens déjà si étroits qui unissent les militaires belges et canadiens.M.Spaak, ministre des affaires étrangères, qui accompagnait M.Dupuy, a causé longuement avec les Canadiens qui se trouvaient là; il n’a pas dissimulé la joie qu’il éprouvait d’avoir pu mettre ce local à leur disposition.“Les Canadiens sont populaires en Belgique et tout particulièrement à Bruxelles, nous a-t-il confié.Tous les Belges se réjouiront de leur installation ici”.ce et ferveur au pied de la Crèche.Daigne l’Enfant-Dieu, le premier missionnaire, écouter notre supplication et répandre sur chacun de vous l’abondance de ses divines faveurs.* ¥ * N.B.—Le siège central de la Société des Missionnaires est à Pont-Viau, Montréal 9.des Canadiens qui parlent la langue française, et qui vivent une vie que caractérisent toutes les qualités ancestrales de là race.A ce point de vue, je suis sous l’impression que vous mésestimez certaines oeuvres nécessaires à la conservation de notre héritage français.” Voilà des traits que M.Nap.Garceau aurait bien voulu dissimuler, bien loin de les mettre en grosses capitales.Et voilà aussi comment M.Garceau, d’accusateur, devient un accusé à- la barre du tribunal de l’opinion publique.îwers; Téléphone : H Arbour 6718 J.*E.PIETTE b FRERES IMPORTATEURS Thés, Cafés, Epices 4355, rue Drolet — MONTREAL Achetez avec técurité d’importateurs de confiance.J\loèl ! -Noël ! En ces heures sombres, Qti’ü est bon de se réjouir à Voccasion de y>oei * Réjouissons-nous, fêtons, rions, dansons, mah n’oublions pas de demande* a Dieu en ce grand jour de délivrer la terre des maux qui l'accablent I joyeux -Aloël a touâ !!••'• Mais bien plus joyeux serait ee Noël si Madame ou Mademoiselle possédait un des superbes manteaux de chat Rcid envers lesquels les éloges sont superflus puisque tous reconnaissent qu'ils sont les plus beaux ! CHAT SAUVAGE Reflets argentés, souplesse et confort sont les caractéristiques des manteaux que vend “Reid”.;•?TL' 165 Depuis Autres qualités : $250.- $350.à $425.6e
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