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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-03-31, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V h L .L X X XIX X " (i !l M O X T li K A I.I.K M A II DI Al M A II S I II !> 8 S I c + T A X K S = I $ / T O II II X T » I $ PERSPECTIVES M i c h e / Ven ne Annuler le référendum ?Jean Charest est habile.En laissant entendre, jeudi dernier, que Lucien Bouchard allait renier sa promesse de tenir un référendum, il faisait diversion, réduisant l’attention lui étant portée pour retourner les caméras vers le PQ et son chef.Du coup, tout en desserrant l’étau médiatique qui le tenaillait, il semait un doute dans l’esprit des souverainistes déjà ébranlés par les sondages.Autopsie d’un ballon.On saura peut-être un jour exactement pourquoi Jean Charest a mis en doute la détermination de Lucien Bouchard à tenir un référendum.Certains croient que M.Charest voulait forcer M.Bouchard à réitérer son engagement en faveur d’une nouvelle consultation populaire sur la souveraine té, sachant que 65 % des électeurs s’y opposent, selon un sondage récent.Avec l’arrivée de M.Charest, des souverainistes prennent peur.Le taux de satisfaction à l’endroit du gouvernement baisse.L’appui des jeunes au parti et à l’option diminue.Les deux tiers des citoyens ne veulent pas d’un référendum.Le dépôt des prévisions de dépenses, mardi dernier, a révélé le mécontentement de plusieurs clientèles alliées du mouvement souverainiste qui pourraient décrocher et renoncer à reporter le PQ au pouvoir.Tant de mauvais augures réunis heurtent l'optimisme péquiste.D’aucuns s’interrogent, semble-t-il, sur la pertinence de maintenir la promesse d’un référendum lors du prochain mandat.Pour y voir clair, il faut relativiser cet ensemble de données.¦ Les Québécois, lorsqu’on leur pose la question, sont toujours contre la tenue d’un référendum.En 1995, deux mois avant le scrutin, à peine 6 % des répondants à un sondage SOM affirmaient que la tenue d’un référendum devait être la priorité du gouvernement Parizeau.Pourtant, la moitié des électeurs a voté OUI.¦ Il est vrai que l’appui des jeunes au gouvernement et à la souveraineté a chuté.Seulement 44 % des 18-24 ans voteraient OUI à la souveraineté contre 48 % qui voteraient NON, selon CROP Pour mémoire, quelques mois avant le référendum de 1995, dont l’un des faits saillants fut l’appui de la jeunesse à l’option de Jacques Parizeau, 58 % des personnes âgées de 18 à 34 ans disaient vouloir voter NON, contre seulement 42 % pour le OUI.Tous les spécialistes de l'opinion publique ont par ailleurs observé un effet de génération favorable à la souveraineté chez les jeunes depuis 1980.Pour que cet effet s’estompe, ne faudrait-il pas autre chose que des compressions budgétaires dans les cégeps?¦ Jeudi, M.Charest a utilisé l’argument de l’impact économique de la souveraineté pour se gagner des faveurs.Il brossait un tableau économique si noir qu’on en oubliait que, s’il était souverain, le Québec serait la 17' puissance économique mondiale.Il a souligné entre autres que le taux de chômage au Québec est de trois points supérieur à celui de l'Ontario, attribuant ce fait au séparatisme.Or, le taux de chômage au Québec est supérieur à celui de l’Ontario depuis au moins 20 ans.Et c’est après la défaite du OUI en 1980, quand la souveraineté faisait 20 % dans les sondages, quand l’Accord du lac Meech n’était pas menacé et que les libéraux étaient au pouvoir, que l’écart a été le plus élevé (entre 4 et 4,4 points de plus qu’en Ontario).¦ En outre, l'argument économique a beaucoup moins d’effet qu’avant auprès des Québécois.Le sociologue Maurice Pinard indique, dans son plus récent ouvrage (Un combat inachevé, PUQ) que la peur d’un impact négatif de la souveraineté sur l’économie a chuté presque de moitié en 25 ans et que ce déclin est probablement le facteur primordial qui explique la hausse de l’appui à la souveraineté depuis 1980.Si M.Charest veut faire campagne en s’appuyant sur cette argumentation, il pourrait avoir autant de succès que Daniel Johnson.Rien n’est donc joué, cela est clair.Ce qui ne dispose pas de l’argument de ceux qui pensent que le PQ augmenterait ses chances d’être reporté au pouvoir s’il abandonnait sa promesse de tenir un référendum lors du prochain mandat.La réélection du PQ dépend d’une multitude de facteurs.Celui-ci en est un.Sauf qu’il faut considérer une chose.Si le PQ abandonne son projet, il risque la démobilisation d’un bon tiers de ses militants, pour qui la souveraineté est la seule raison valable de faire de la politique, et la désertion d’un certain nombre d’électeurs qui votent pour le Parti québécois uniquement parce qu’ils rêvent de faire du Québec un pays indépendant.Parmi ces derniers, n’y en aurait-il pas un bon nombre, écœurés par les compressions budgétaires en éducation, apeurés par les fermetures d’hôpitaux, fatigués de l’inquisition du fisc, qui préféreraient donner une chance au PLQ de faire mieux ou, tout simplement, s’abstenir de voter?L’abstention a, historiquement, été le pire ennemi du Parti québécois.Dans ce contexte, abandonner la promesse du référendum ressemblerait plus à un suicide politique qu’à une tactique salvatrice.Abandonner la promesse du référendum ressemblerait à un suicide politique M E T E 0 Montréal Pluie.Max: 15 Min: 10 Québec- Pluie parfois forte.Max: 6 Min: 3 Détails, page H 4 INDEX Agenda.B 6 Le monde.A 5 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Economie.B 2 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com ÉCONOMIE Bell veut réduire son tarif d'affaires de 12 %, page B 2 AVENIRS L'université du troisième âge en pleine croissance, page B 1 •O' > LE MONDE Eltsine ne briguera pas d'autre mandat, page A 5 Bourses du millénaire Québec et Ottawa se donnent deux mois pour trouver une solution MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Ne pouvant pas s’entendre au sujet de la Fondation canadienne des bourses du millénaire, les premiers ministres Jean Chrétien et Lucien Bouchard ont décidé de confier à deux fonctionnaires le soin de trouver une solution à leur différend.La tâche semblait s’annoncer ardue hier à la suite d’une rencontre de plus d’une heure entre les deux premiers mi- nistres, la ministre québécoise de l’Éducation, Pauline Ma-rois, et le ministre fédéral du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew.«On n’a pas réglé les problèmes.Personne n'a renoncé véritablement à quoi que ce soit», a dit M.Bouchard qui s’est présenté à Ottawa à la tête d’une délégation d’une dizaine d’intervenants du milieu de l’éducation québécoise.M.Chrétien, qui a refusé de rencontrer ces représentants des universités, des étudiants et des professeurs, s’est montré plus optimiste.«Tout le monde a dû faire des concessions puisqu'on s'entend un peu plus qu'on s’entendait», a-t-il dit.Ottawa tient à sa visibilité; Québec, au respect de sa compétence exclusive en matière d’éducation.Les deux gouvernements espèrent maintenant que les deux sous-ntinistres, qui ont conclu l’entente sur le transfert de la formation de la main-d’œuvre, trouveront d’ici deux mois un mécanisme qui peut concilier ces objectifs divergents.VOIR PAGE A 8: BOURSES : n,i Encore deux jours de pluie ! JACQUES NADEAU I.E DEVOIR AU COURS du week-end, quelques municipalités de la Montérégie et de la Beauce se sont transformées en un genre de «Venise au Québec» à la faveur de l’eau qui a envahi les rues.Patrice Rose et Jocelyn Massé ont dû voguer jusqu’à leur demeure de la municipalité d’Howick, en Montérégie, et se mouiller les pieds pour entrer chez eux.Le niveau des rivières s’est stabilisé, hier, mais la pluie qui doit tomber aujourd’hui et demain risque de retarder le retour des rivières dans leur lit.Nos informations en page A 3.LES ACTUALITÉS BMW achète Rolls-Royce ¦ À lire, page A 2 Bouchard maintient le cap Le référendum aura lieu au cours du prochain mandat, «quand les conditions gagnantes seront réunies» MANON C O R N E L LI E R DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Peu importe les prévisions électorales, le premier ministre Lucien Bouchard ne rayera pas de son programme l’engagement de tenir un référendum au cours d’un second mandat.«Si des gens me demandent: “Pourriez-vous abandonner la possibilité de tenir un référendum si c’était la seule façon de gagner les élediotis?[Je répondsI non, non, pas du tout”», a fermement déclaré Lucien Bouchard, à l’issue d’une rencontre d’une heure avec le premier ministre Chrétien au sujet de la Fondation des bourses du millénaire.Il maintient toutefois, comme il l’a toujours fait, qu’il ne tiendra qu’un référendum gagnant.Il nie cependant ouvrir du même coup la porte à un recul car, affirme-t-il, son gouvernement saura réunir les conditions propices à la victoire.«Ce référendum devra avoir lieu au cours du prochain mandat.J'ignore exactement quand, au début ou à la fin, mais ce devra être quand les conditions gagnantes seront réunies», a-t-il ajouté.M.Bouchard réagissait ainsi pour la première fois aux propos que Jean Charest a tenus jeudi dernier en se lançant dans la course à la direction du Parti libéral du Québec.M.Charest disait soupçonner Lucien Bouchard de VOIR PAGE A 8: BOUCHARD Comment Charest compte-t-il faire adopter la déclaration de Calgary?Par référendum ou par une simple signature ?Histoire de loups ! Symbole de la vie sauvage, redouté autant pour sa force que pour son intelligence, le loup a adapté sa prédation et son organisation sociale aux conditions les plus extrêmes, ce qui en fait un capital génétique majeur.Si les Québécois ne lui vouent pas, bien au contraire, la hargne dont il est l’objet de la part des éleveurs de bétail américains, certains cheptels régionaux vivent quand même des heures difficiles.AW.UIIVhS l.E DEVOIR LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La population de loups de la réserve des Laurentides, un territoire de 8000 km 2 compris entre Québec et le Saguenay, n’abrite plus que trente loups, soit une baisse d’environ la moitié de son effectif historique, révélera bientôt une étude du ministre de l’Environnement et de la Faune (MEF) du Québec.En septembre 1997, la population de cet énorme territoire n’était déjà plus que de 45 loups.Avec les récentes pertes causées par le piégeage, la population de ce territoire, dont chaque individu est suivi par télémétrie depuis un an dans le cadre d’une étude sans précédent, avait chuté à seulement 30 loups.Au dernier congrès de l’Association provinciale des trappeurs du Québec, ces derniers ont eux-mêmes divulgué l’état précaire et récent de cette population de canidés, dont ne faisait pas mention le dernier bilan dressé par le MEF à de cette réunion.Les trappeurs, qui avaient observé en 1996 un moratoire sur la trappe pour faciliter les études des chercheurs, ont demandé VOIR PAGE A 8: LOUPS Gestion du sang Héma-Québec remplacera la Croix-Rouge Québec ne fera pas partie de l’agence canadienne MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Héma-Québec, c’est le nom de l’organisme autonome qui deviendra responsable de l’approvisionnement en sang et en produits sanguins au Québec dès le mois de septembre prochain.En créant cet organisme qui se substituera à la Croix-Rouge, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, a confirmé hier que le Québec ne ferait pas partie des Services canadiens du sang, l’agence responsable de la gestion du sang partout ailleurs au pays.Le ministre Rochon a insisté en conférence de presse hier pour dire que ce n’était pas pour des raisons politiques ou économiques que le Québec faisait bande à part.En plus de répondre aux recommandations de la commission Krever, le système québécois sera, selon lui, «intégré et sécuritaire» et, surtout, collé à la réalité du réseau de la santé québécois et des hôpitaux.«Le paramètre fondamental c’est: comment on s’assure que les patients et patientes au Québec reçoivent un produit de qualité et dans le temps?[.] Il nous a semblé beaucoup plus sûr pour le patient que le producteur au Québec soit VOIR PAGE A 8: SANG * 778313000658 I.K I) K V (Ml!.I.K NI A I! 1)1 :$ | \| A I! S I DDK A 2 .ES \ C T D A 1.1T E S JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lu ministre d’Etat à la Métropole, Robert Perreault, et le président de la Fédération des services communautaires juifs de Montréal, M.Stanley Plotnick Aide de Québec au centre communautaire juif de Montréal LE DEVOIR Le centre communautaire juif recevra 1,3 million de dollars du ministère de la Métropole du Québec.C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Métropole Robert Perreault hier.Ce centre doit voir le jour dans le secteur Snowdon— Côte-des-Neiges de Montréal.L’ambitieux projet prévoit la construction, la rénovation ou l’agrandissement de bâtiments de part et d’autres du chemin de la Côte-Sainte-Catherine et de l’avenue Westbu-ry.Il inclura notamment l’édifice Cummings et le Centre Saidye Bronfman.«Le renouvellement et l'expansion du campus de la communauté juive de Montréal touche la vie de plusieurs dizaines de personnes habitant cette région et la communauté juive montréalaise en général», a dit le président de la Fédération des services communautaires juifs de Montréal, M.Stanley Plotnick.Cette fédération, «l'organisme central de la communauté juive de Montréal», célèbre cette année ses 80 ans.«Nous nous réjouissons à l’idée de marquer encore 80 années de stabilité, de réussite et d’expansion à Montréal», a ajouté M.Plotnick.L’argent consenti par le gouvernement du Québec au centre communautaire juif provient du Fonds de développement de la métropole.Le projet total représente des investissements de plus de 20 millions.Deux mois après Karla Faye Tucker Une femme a été exécutée hier en Floride dans Pindifférence quasi générale Il y a deux mois, l’exécution de l’Américaine Karla Faye Tucker avait soulevé l’indignation du monde entier.Celle de Judy Buenoano, surnommée la «Veuve noire», s’est par contre déroulée hier dans l’indifférence quasi générale.RON WORD ASSOCIATED PRESS Starke, Floride — Moins de deux mois après Karla Faye Tucker, une autre femme a été exécutée hier aux Etats-Unis, mais cette fois-ci dans une indifférence quasi générale.Surnommée «Black Widow» (la «Veuve noire»), Judy Buenoano a été exécutée sur la chaise électrique dans la pri- son de Starke, en Floride, pour avoir empoisonné son mari à l’arsenic en 1971, noyé son fils handicapé de 19 ans en 1980 après l’avoir d’abord paralysé à l’arsenic — c’était un accident, selon elle — et tenté de tuer son fiancé en 1983 dans un attentat à la voiture piégée, afin de toucher une assurance-vie.C’est ce dernier «attentat» qui avait fini par éveiller les soupçons.File a toujours tout nié.Cette Américaine de 54 ans, qui tenait un salon de manucure, était également soupçonnée d’avoir empoisonné un autre amant.Mais elle n’a jamais été poursuivie pour ce crime, étant déjà condamnée à mort.Judy Buenoano («bonne année» en espagnol; prononcer «bouéno-anio») avait épousé le sergent James Goodyear («bonne année» en anglais.).Le corps de ce dernier avait été finalement exhumé et les médecins légistes avaient alors découvert que ses restes étaient imbibés d’arsenic.Judy Buenoano est devenue hier la troisième femme exécutée aux Etats-Unis depuis 197(1, année du rétablissement de la peine de mort par la Cour suprême.Un autre détenu doit passer sur la chaise électrique aujourd’hui, quatrième exécution en Floride en neuf jours.À la différence de Karla Tucker, Judy Buenoano n’a pas bénéficié d’appels à la clémence et d’une mobilisation internationale.Ses derniers pourvois avaient été rejetés dimanche par la Cour suprême.Les gardes qui escortaient la frêle Judy Buenonao l’ont aidée à pénétrer à l’intérieur de la chambre de la mort à 7h()2.Après avoir été sanglée sur la vieille chaise électrique, taillée dans du chêne, on lui a demandé de prononcer ses derniers mots: «Non, monsieur», a-t-elle répondu, d’une voix faible, fermant les yeux, pour ne plus les rouvrir.Le courant a été envoyé à 7h08 pendant 38 secondes.De la fumée est sortie de sa jambe droite et elle a été déclarée morte hier à 7h 13 locales.C’est en 1848 qu’avait été exécutée une femme pour la dernière fois en Floride.Il s’agissait d’une esclave de 30 ans, Celia, pendue pour avoir tué son maître.Judy Buenoano £& k Jl i# .àfo «Shocking !» Rolls-Royce passe aux Allemands MAUREEN JOHNSON ASSOCIATED PRESS Londres — BMW a gagné.La firme automobile allemande prend le contrôle de la prestigieuse marque britannique Rolls-Royce et réussit à battre sur le fil son concurrent Volkswagen, ainsi que deux groupes d’investisseurs soucieux de maintenir les voitures sous couleurs britanniques.BMW, qui avait déjà racheté le constructeur britannique Rover en 1994, a accepté de débourser la coquette somme de 340 millions de livres (572 millions $ US) pour acquérir le constructeur implanté à Crewe, dans le centre-ouest de l’Angleterre.Par la voix de son porte-parole Uwe Mahla, la firme allemande, dont le siège est à Munich, a annoncé son intention d’injecter un milliard de livres dans la firme britannique, de tripler en dix ans les ventes annuelles de Rolls-Royce et de Bentley pour les porter à 6000 unités et de doubler les effectifs de l’usine de Crewe pour les porter à 2600 salariés.«Nous avons des méthodes qui nous assurent que Rolls-Royce conservera sa grande qualité», a déclaré le porte-parole de BMW.«Le caractère britannique ItRAI) RICKERBY REUTERS La nouvelle Rolls-Royce Silver Seraph présentée à New York le 18 mars.La firme allemande BMW a confirmé hier qu’elle prenait le contrôle de la célèbre entreprise britannique.est, de notre point de vue, l’un des princi- À Crewe, les ouvriers qui fabriquent à la paux atouts de Rolls-Royce, et nous le main les splendides voitures commandées conserverons.» à l’unité par des particuliers richissimes — émirs du pétrole, stars de cinéma et hommes d’affaires fortunés — ont accueilli la nouvelle sans hostilité.À leur prise de service, ils se sont même salués d’un humoristique «Guten Morgen» («bonjour» en allemand).«L'esprit de la voiture ne changera pas», a assuré Mike Garnett, 41 ans, qui a commencé comme apprenti chez Rolls-Royce à l'adolescence.«Ce sont toujours nos mains qui en font des voitures britanniques.» En revanche, pour les «fans» britanniques de la marque fondée en 1906 par Henry Royce et Charles Rolls, le rachat de la firme par un groupe étranger est quasiment une catastrophe nationale.«C’est un jour très triste pour la Grande-Bretagne», a ainsi déclaré Kevin Morley, qui était à la tête du Consortium d’acquisition de Rolls-Royce, l’un des groupes d’investisseurs qui s’étaient portés candidats au rachat de la firme pour la garder sous contrôle britannique.«C'est probablement la plus importante marque britannique des 100 dernières années qui passe aux Allemands.» Vickers PLC, maison mère de Rolls-Royce, avait mis le constructeur en vente en octobre dernier.Cet accord doit encore être entériné par les actionnaires.» vers le futur Gens d'affaires, branchez-vous sur Internet, jeudi prochain à 14 heures et assistez en direct à la conférence tant attendue du futurologue Joël de Rosnay.Sous le thème « Objectif 2027: un exercice de création collectif», ce visionnaire mondialement réputé vous fera connaître les règles qui régiront le milieu des affaires de demain.Ne ratez pas ce rendez-vous avec le 21e siècle, jeudi, dès 14 heures au www.bellinnovation.com En affaires, il n'y a que des solutions.Gouvernement autonome Les Inuits du Québec touchent au but ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Apres des années de pourparlers intermittents, les Inuits du Québec estiment être «à quelques semaines» d’une entente avec Québec et Ottawa sur la création d’un gouvernement autonome.Zebedee Nungak, président de la société Makivik, a indiqué en entrevue que les négociateurs étaient sur le point de terminer la mise sur pied de la Commission du Nunavik, qui aura six mois pour asseoir les bases de l’assemblée législative et du gouvernement du Nunavik.La société Makivik, gestionnaire des redevances versées aux Inuits par Hydro-Québec, défend également les intérêts de la communauté inuit dans le dossier.Shirley Bishop, porte-parole du ministre québécois responsable des Affaires autochtones, Guy Chevrette, a confirmé que les discussions avaient progressé.Elle a ajouté que le ministre allait déposer jeudi à l’Assemblée nationale un document détaillant la politique autochtone du gouvernement.L’autonomie gouvernementale est évidemment le dossier prioritaire de l’assemblée annuelle de quatre jours qui s’ouvre aujourd’hui à Ivujivik.M.Nungak a expliqué que la commission «allait définir le design, la structure, les juridictions, le financement, toute la nature de cette bête que l’on appelle gouvernement autonome».Les habitants de la région auront six mois pour faire part de leurs réactions à la commission avant quelle ne mette en vigueur les nouvelles règles.Les Inuits vivent dans une quinzaine de villages dispersés sur un territoire couvrant près du tiers du Québec.Les négociations portant sur l’autonomie gouvernementale ont commencé en 1994, mais ont été-mises sur la banquise lors de la campagne référendaire de 1995.Les Inuits s’étaient alors prononcés contre la souveraineté du Québec à l’occasion d’un référendum organisé par leurs leaders.Les discussions ont repris en décembre, soit deux mois après une visite officielle du premier ministre Lucien Bouchard, qui s’était engagé à remettre le processus en marche.la base du nouveau gouvernement sera territoriale, de sorte qu’il représentera autant les 8(KM) Inuits de la région que les 800 autres personnes qui y vivent.la commission sera composée de trois Inuits, de deux représentants du gouvernement du Québec et d’un responsable fédéral.Un Canadien sur dix dépend de l’aide sociale PRESSE CANADIENNE Ottawa — Près de 10 % de la population canadienne, dont plus d’un million d’enfants, dépendent de l’aide sociale, selon la dernière étude du Conseil national du bien-être social.Cette étude, intitulée Profil du bien-être social: mythes et réalités, est le résultat de la compilation des données des 10 gouvernements provinciaux sur les bénéficiaires de l’aide sociale.Elle révèle notamment que: ¦ 27 % des bénéficiaires de l’aide sociale souffrent d’un handicap; ¦ 54 % des bénéficiaires reçoivent des prestations sans interruption depuis plus de 25 mois; ¦ 80 % des familles monoparentales inscrites à l’aide sociale comptent deux enfants ou moins, alors que 49 % n’en comptent qu’un seul; ¦ 11% des bénéficiaires ont fréquenté une institution scolaire de niveau post-secondaire.Dans ses conclusions, le Conseil national du bien-être social affirme qu’il n’existe pas de stéréotypes du bénéficiaire de l’aide sociale.«À coup sûr, en matière d'aide sociale, les stéréotypes n'ont rien à voir avec la réalité, est-il écrit dans l’étude.Les bénéficiaires de l'aide sociale se recrutent chez les personnes âgées comme chez les jeunes, chez les personnes handicapées comme chez les personnes aptes au travail, chez les gens instruits comme chez ceux qui ont peu ou pas d’instruction» D- Conseil national du bien-être social reproche notamment aux provinces de ne pas reconnaître une réalité toute simple dans le cas des quelque 1,1 million d’enfants qui dépendent des prestations de bien-être social: s’ils sont à l’aide sociale, c’est parce que leurs parents y sont aussi.«Pour certains lecteurs, cet état de fuit sera trop évident pour mériter d’être mentionné, mais il n ’est pas toujours évident dans l’élaboration des politiques d'aide sociale dans toute les provinces», écrit le conseil.1 « L E l> K V (III!, L K M A H I) I SI M A R S I !» i> 8 A 3 -* LE DEVOIR —- MONTREAL Les rivières commencent à retourner dans leur lit Mais la pluie pourrait retarder le retour à la normale JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le petit Jérémie est bien au sec sur les genoux de papa, dans la cuisine inondée d’une maison de Châteauguay.Après une fin de semaine éprouvante à regarder impuissants l’eau des rivières monter, les riverains commencent à souffler.L’eau a tranquillement commencé à descendre mais la pluie qui est prévue pour les deux prochains jours pourrait retarder leur retour à la maison.La Sécurité civile, elle, reste sur un pied d’alerte.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Les municipalités situées en bordure de cours d’eau croisent les doigts: le niveau d’eau a cessé de monter et a même commencé à baisser timidement.Si Dame nature n’envoie pas de pluie diluvienne dans les prochaines heures, le pire des inondations pourrait bien être passé.C’est le cas pour les rivières Chaudière en Beauce et Châteauguay en Montérégie dont les municipalités riveraines ont été touchées cette fin de semaine.la Sécurité civile garde notamment à l’œil la rivière Outaouais et le Saint-Laurent dont l’éventuel débordement menace les municipalités de l’ouest de l’île de Montréal, ainsi que la rivière L’Acadie, qui se jette dans le Richelieu, où deux embâcles signalés en fin de matinée menaçaient les municipalités de Carignan et Chambly.Environnement Canada ne se fait guère optimiste quant aux prévisions des prochains jours: des températures assez douces et de la pluie jusqu’à demain.Mais en Montérégie, la Sécurité civile estime qu’une pluie modérée n’empècherait pas le niveau de l’eau de baisser.La Montérégie aura soufflé deux petits mois depuis la crise du verglas avant de se retrouver encore avec les caprices de la nature.Environ 700 résidences ont été inondées et 550 personnes ont été évacuées.Dans plusieurs cas, les résidants devront attendre la fin de la semaine avant de réintégrer un logis sec.La situation est stable pour les régions longeant la rivière Châteauguay dont les municipalités de Très-Saint-Sacrement, Omrstown, Châteauguay, Sainte-Martine et Howick.«Le débit a cessé d’augmenter vers minuit dans la nuit de dimanche à lundi, mais il décroît excessivement lentement, explique Jacques Masson, agent d’information à la Sécurité civile.Il n'y a pas de nouvelles résidences inondées, contrairement à dimanche où le notfibre allait en augmentant.» A Châteauguay, le maire Jean-Bosco Bourcier parle d’une situation encourageante en constatant la baisse d’une dizaine de centimètres du niveau de l’eau.«Sauf que les températures très douces et la probabilité de pluie pourraient éventuellement causer problème, explique-t-il.On ose croire que la pluie tombera de façon régulière plutôt qu'en averse.» Les stations de pompage fonctionnent au maximum et ne pourront fournir davantage si une grosse ondée se mettait de la partie.Une quarantaine de foyers ont été évacués et soixantaine sont «pompés».«Une centaine de foyers sinistrés sur 14 000, ce n’est pas beaucoup, mais c'est déjà trop», pense le maire Bourcier.En Beauce, c’est la rivière Chaudiè- re qui a fait des siennes.«Mais ça baisse partout, tant au niveau de la lecture du débit que sur le terrain, constate Claude Ferland, conseiller de la Sécurité civile dans la région de la Beauce.C’est encourageant, quoiqu 'il y a toujours la pluie qu’on pourrait recevoir qui ferait que la diminution serait plus lente.» Une soixantaine de maisons à Sainte-Marie-de-Beauce ont été évacuées et quelques unes dans les autres municipalités avoisinantes.Dans Lanaudière, une vingtaine de résidences ont été évacuées hier en raison d’embâcles sur la rivière Oua-reau, dans les secteurs du Domaine de Lorraine et de Chertsey.Un embâcle de 700 mètres s’est également formé sur la rivière L’Assomption, forçant l’évacuation d’une vingtaine de résidences à Saint-Félix-de-Valois.La situation pourrait cependant s’aggraver puisque, selon la Sécurité civile, d’autres embâcles sont signalés le long de la rivière l’Assomption, dont un majeur à Joliette.Une victime a été rapportée, il s’agit d'une personne qui s’est noyée dimanche après la rupture d’un embâcle sur la rivière Nicolet, à Ham Nord, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Victoriaville.Une année exceptionnelle À Châteauguay, comme en Beauce, les inondations de 1998 ne sont pas les plus importantes à toucher la région.Mais les inondations de cette année ont pour particularité de toucher des zones qui n’ont presque jamais été frappées.Dans le cas des municipalités visées par un débordement du Saint-Laurent et de la rivière Outaouais, «ce sont des zones où il ne s’est rien passé depuis quatre ou huit ans, mais qui pourraient être inondées cette année», explique Jacques Masson, de la Sécurité civile.Même chose à Sainte-Martine, au sud de Châteauguay, où une soixantaine de familles ont été évacuées.«Historiquement, Sainte-Martine n’a jamais été inondée, raconte le maire François Candau.On se faisait haïr parce qu'on faisait scrupuleusement respecter les zones inondables!» Le maire attribue l’exceptionnelle inondation à la combinaison de plusieurs facteurs.Le drainage agricole, la neige tombée la semaine dernière et qui a fondu en deux jours et la correction des méandres de certains cours d’eau.«On les corrige pour en faire des lignes plus droites qui font que l’eau circule plus vite de l’affluent à la rivière.Mais la rivière, elle, ne peut pas prendre de l’eau indéfiniment.» Le travail de la Sécurité civile, durement critiqué durant la crise du verglas, semble être apprécié par les municipalités touchées.«Une chose que l’on n’a pas assez dite pendant la crise du verglas est que les municipalités ont leur responsabilité dans les mesures d’urgence, rappelle François Candau.Il ne faut pas toujours se fer au gouvernement.Pendant le verglas, il y avait tellement de municipalités sinistrées, c’était impossible pour la Sécurité civile de faire tout le travail.Mais là, on est peut-être une dizaine de municipalités, ils ont le temps de s’occuper de nous.» Avec la Presse Canadienne EN BREF Un octroi pour les parcs (Le Devoir) — Le gouvernement du Canada octroie une aide de 3,7 millions pour entre autres nettoyer les parcs de Montréal, et en particulier le mont Royal, à la suite de la crise du verglas de janvier dernier.Les travaux qu’effectueront la Ville de Montréal, la Société de développement environnemental de Rosemont et le Centre de la Montagne, permettront de créer 280 emplois d’avril à septembre prochain.Cette aide est versée dans le cadre du Fonds d’aide aux sinistrés (50 millions) mis en place par Ottawa.Québec a bénéficié jusqu’à présent d’un soutien de 23 millions.Le maire Pierre Bourque a indiqué hier lors de cette annonce que le gouvernement canadien avait «réagi rapidement» à la demande de Montréal comparativement au gouvernement du Québec.De ce côté, Montréal s’attend à un règlement d’ici une semaine ou deux.L’administration réclame une aide de l'ordre de 120 millions.Mariages fleuris (Le Devoir) — Québec veut permettre la tenue de mariages civils au Jardin botanique de Montréal.Dans la Gazette officielle du Québec du 25 mars dernier, le ministre de la Justice, Serge Ménard, annonce son intention de modifier les règles sur la célébration des mariages civils.Dans le cadre d’un projet-pilote pour le district judiciaire de Montréal, le projet de nouvelles règles vise à permettre qu’un mariage civil puisse être célébré «dans un lieu accessible au public et aménagé à cette fin au Jardin botanique de Montréal».Cette règle devrait être édictée dans moins de 45 jours.Retour au comité exécutif (Le Devoir) — Une majorité d’élus du conseil municipal de Montréal ont renvoyé hier au comité exécutif la proposition concernant le financement d’infrastructures dans l’épineux dossier de l’hippodrome.Le prolongement de la route Cavendish est le nœud du problème.Jeudi dernier, le conseil a rejeté la proposition de l’administration Bourque d’emprunter 17,5 millions pour permettre la vente de l’hippodrome à prix réduit.Le maire Bourque estime toujours que ces décisions ne remettent pas en question la vente qui lui a fait perdre la majorité au conseil.
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