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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1998-08-29, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 1910 LE DEVOIR l'as envie 795 rteauivrusi / iller de duvet blanc 95 Couvre-oretller en super percale 200fds au pouce carré Assortiment d'impnmés légères imperfections - paire 2 Ensemble en percale L'ensemble comprend lu douillette, les draps, le volant et le(s) couvre-oreiller(i).Levolor' Hunterüouglas Holican SILHOUHTE • QUITTE • IUMINETTE Jusqu’à 60% de rabais sur le prix suggéré Service à domicile gratuit 331-5260 Stores horizontaux et verticaux stores plissés • stores en bois romains tentures • dentelles cantonnières • bouffantes parures complexes • tissus et plus encore ! 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E T P I M A N < H K 3 A 0 I T I !l !) S Rejet de la proposition tarifaire d’Hydro-Québec La Régie de Pénergie s’attire des louanges unanimes L’unanimité qui se dégage en faveur de l’«Avis» de la Régie de l’énergie sur la proposition tarifaire d’Hydro-Québec n’a d’égal que le consensus historique qui s’était dégagé autour du rapport de la labié de consultation sur l’énergie et celui, plus rare, qui a caractérisé l’adoption de la Loi sur la Régie de l’énergie.Pour beaucoup d’acteurs du domaine énergétique, le verdict de la Régie cible la seule note discordante, soit la politique «commerciale» que tente d’implanter la nouvelle direction d Hydro-Qué-bec en lieu et place de sa philosophie traditionnelle de «service public».LOUIS-GILLES F R A N C Œ U R LE DEVOIR Pendant que la haute direction d’Hydro-Québec mesurait les conséquences du rejet total de sa stratégie tarifaire, non seulement les industriels, groupes sociaux et écologistes applaudissaient avec une rare unanimité le verdict de la Régie de l’énergie, mais la plupart d’entre eux s’accordaient pour réviser leur jugement sur cet organisme dont on craignait l’alignement servile sur les politiques gouvernementales.A Québec, Shirley Bishop, porte-parole du ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, précisait que ce dernier ne ferait probablement aucun commentaire avant la lin de septembre alors qu’il remettra au Conseil des ministres un mémoire qui déterminera le sort des recommandations faites par la Régie.La seule note discordante est venue hier du Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEE), dont le porte-parole, Jacques Ruelland, a dit qu’au fond, «la Régie n'avait pas vraiment le choix, compte tenu du consensus total qui s’était exprimé contre la proposition d'Hydro-Québec.« Il faudra attendre, a-t-il dit, d’autres cas plus litigieux pour mesurer vraiment l’indépendance et l’impartialité de cet organisme.Mais nonobstant cette réserve, le porte-parole du ROEE a qualifié de «très satisfaisant» l’Avis de la Régie, qui refuse globalement la proposition tarifaire d’Hydro-Québec au profit d’un examen en profondeur et publie de ses coûts de production, de transport et de distribution.«C'est un très bon verdict pour le public en général car on y manifeste une vigilance réelle des intérêts des consommateurs et qu'on opte pour une politique de prix équitable, qui reflète les vrais coûts de l’électricité pour toutes les catégories de consommateurs», a déclaré M.Ruelland.Pour le président de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER), Gilles Lefran-çois, «c’est une rebuffade totale de la stratégie hydro-québécoise» dont il faudra revoir les fondements, dit-il.Même s’il s’agit d’un «Avis» et non d’une «décision», dit-il, ce premier verdict de la Régie «est totalement incontournable pour le gouvernement, vu sa qualité et son autorité morale, sans compter l’unanimité des participants à l’audience qui s’est exprimée contre la stratégie du président Caillé et sa politique d'achat à 3 C du kWh».«Depuis le rapport de la Table de consultation sur l'énergie, on a vu des consensus rares au Québec dans un domaine pourtant complexe.Ça été aussi le cas autour de la IN sur la Régie, qui a été adoptée unanimement.L'empêcheur de tourner en rond dans ce dossier, c’est la nouvelle direction d’Hydro-Québec depuis l’arrivée d’André Caillé.Tout ce qui a été mis au point depuis postulait que tout ce qui s'est fait avant était caduc et inutile.C’est aussi la stratégie d’André Caillé de créer des urgences artificielles pour contourner les lois et les règlements», a poursuivi le porte-parole des producteurs privés.Ces derniers sont d’autant plus heureux du verdict de la Régie que la politique d’achat à 3 C du président Caillé paralysait tout nouvel achat d’électricité de leur côté.L’utilisation suggérée du «coût de revient» mettra, dit-il, les projets et les filières sur un pied d’égalité et les producteurs privés n’ont aucune objection à ce qu’on intègre au choix les .-ex-ternalités» de façon à choisir les plus rentables pour l’ensemble de la société.Des principes reconnus Au Syndicat professionnel des scientifiques de l’IREQ (SPSI), on constatait avec plaisir que les régisseurs ont opté «pour les principes réglementaires et comptables reconnus en Amérique depuis 80 ans en s’appuyant sur un examen des coûts véritables d’Hydro-Québec», précisait le président Jean-Marc Pelletier.«L’important maintenant, ajoute M.Pelletier, c’est que le gouvernement se range sans ambiguïté derrière cet avis, qui plaide pour une approche rigoureuse de l’énergie et placée de plus sous le signe de l'intérêt prépondérant du public.Le moindre pas en sens contraire constituerait une perte poulies consommateurs et l’environnement.» Pour les industriels de la forêt, indiquait hier le porte-parole des papetières, Pierre Vézina, «ce premier Avis au gouvernement affirme la crédibilité de la Régie et dissipe les craintes qu'a vu it un peu tout le monde.» «Rien n étant incontournable en politique, ajoute le porte-parole de l’Association des industries forestières du Québec, on espère, on demande au gouvernement d'entériner cct avis dans su totalité, d'autant plus que la démonstration i.st faite dans l’Avis lui-même que c’est la seule façon pour lui d’être cohérent avec sa propre politique énergétique, avec sa propre loi sur la régie et avec les grands consensus sociaux qui se sont exprimés par l’entremise de la Table de consultation sur l’énergie.» Bonnie menace la Nouvelle-Ecosse Halifax (PC, AP) — Requinquée par les eaux chaudes de l’Atlantique, Bonnie est redevenue un ouragan tôt hier et après avoir durement secoué la Caroline et la Virginie, elle doit frapper aujourd’hui la Nouvelle-Ecosse.Les résidants du sud-ouest de cette province s’affairaient hier à protéger leurs habitations contre les 50 millimètres de pluie annoncés.Des vents de 80 km/h étaient prévus sur Halifax et sur les municipalités de Bridgewater et Yarmouth, et l’on craignait des crues subites clans certaines régions situées à basse altitude.L’organisme responsable des mesures d’urgence a recommandé à la population de la région de s’informer régulièrement de la situation et de s’approvisionner en piles, en aliments et en eau si la situation menace de se détériorer.Nova Scotia Power a fait savoir qu’elle surveillait la situation de près et que des équipes étaient prêtes à intervenir un peu partout dans la province en cas de pannes de courant.Aux États-Unis, des vents de 120 km/h ont soufflé sur les côtes de la Virginie en début de journée, hier.La veille, c’est la Caroline du Nord qui avait été de nouveau frappée par Bonnie.Dans la nuit, une fillette de 12 ans a perdu la vie lorsqu’un arbre est tombé sur la maison familiale dans le comté de Currituck, près de la Virginie.Un autre décès a été lié aux intempéries: un homme de 50 ans de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, a été électrocuté par la génératrice qu’il vérifiait après une panne de courant.ALUN DETRICII REUTEKÿ Mary Janette, une résidante de Washington, en Caroline du Nord, pataugeait dans l’eau hier dans une rue de la ville après le passage de l’ouragan Bonnie.r Sous la protection de l’Etat, une patiente déficiente se retrouve enceinte La Curatelle publique et l'hôpital Rivière-des-Prairies à nouveau dans le pétrin ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La Curatelle publique et l’hôpital Rivière-des-Prairies se retrouvent dans le pétrin après avoir mis six mois à informer la famille d’une patiente atteinte de déficience intellectuelle que cette dernière était enceinte.La mère de cette patiente, Lise Beaudoin-Bouchard, et son avocat, M’ Jean-Pierre Ménard, ont tenu hier à rendre cette histoire publique pour dénoncer ce qu’ils considèrent être une faute grave de l’hôpital et un manque flagrant de transparence et de coopération de la part de la Curatelle publique, responsable de la jeune femme depuis sa majorité.Dans cette triste histoire, l’hôpital Rivière-des-Prairies se retrouve dans une position délicate puisqu’on ne s’y est aperçu qu’après cinq mois de l’état de cette patiente de 34 ans, admise depuis l’âge de 12 ans à la suite d’un accident cérébral, l-a mère, quant à elle, n’a été informée de cette situation que le 9 juillet et n’a pu obtenir aucune information sur les circonstances de cette grossesse.«Je pensais que ma plie était en sécurité», a-t-elle déploré hier.A l’hôpital Rivières-des-Prairies, on se montre à court d’explications pour justifier cette situation.Ix’s responsables ne se sont lias inquiétés de l’absence de règles de la jeune femme parce que toutes les patientes de l’hôpital se voient prescrire des anovulants.Ce sont les transformations physiques de la jeune femme qui ont mis la puce à l’oreille de l’hôpital.Une enquête interne a par la suite été menée auprès de tous les employés et des bénéficiaires sans qu’on ne parvienne à trouver un coupable.Selon le directeur des ressources humaines à l’hôpital Rivière-des-Prairies, Richard Comeau, l’enquête a aussi démontré qu’il n’y a eu aucune erreur dans l’administration des contraceptifs oraux, «ht seule explication serait que d'autres médicaments aient pu rendre les anovulants ineffi-caces», ajoute-t-il.Une enquête policière a été ouverte le 18 août à la suite de la plainte logée par le Curateur public.Mais hier, c’est l’absence de collaboration du Curateur public qui a poussé la famille à dévoiler cette affaire sur la place publique.Mme Beaudoin-Bouchard affirme que les renseignements sur ce qui est arrivé à sa fille lui sont livrés au compte-gouttes.«Malgré ses démarches, ma cliente n’a jamais pu obtenir de rencontre avec la Curatrice.Elle ne sait pas ce qui arrivera du bébé et ignore toujours, après deux mois, les circonstances qui ont entraîné cette grossesse», a fait valoir hier Me Ménard, qui a entamé des procédures pour forcer la Curatelle publique à se retirer du dossier.La mère tiendrait maintenant à être nommée curateur privé de sa fille, à assurer son transfert dans un autre établissement de santé et à obtenir la garde de l’enfant à naître.La Curatrice publique, Juliette P Bailly, s’est prestement défendue hier, disant avoir agi avec diligence dans celte al faire, et a dénoncé l’attitude «irresponsable et inadmissible de Me Ménard, menaçant même de le poursuivre pour avoir dévoilé le contenu «hautement délicat et confidentiel» de ce dossier.«Nous avons agi dès que nous avons su qu’elle était enceinte.Mais nous n'avons su cela qu’à 21,5 semaines de grossesse.Je laisse à l’hôpital le soin de répondre pourquoi ils n’ont pas eu cette information avant», a tranché la Curatrice, qui n’exclut iras non plus d’engager des poursuites contre l’hôpital.«Nous sommes outrés qu’une telle chose arrive et que nous n'en soyons pas informés», a-t-elle dit.Selon la Curatrice publique, la mère a été informée dès la connaissance de cette grossesse, et le transfert de la patiente a été exigé le même jour dans une autre unité.Ensuite, des démarches ont été entreprises afin que la fille de Mme Beaudoin-Bouchard soit suivie à l’hôpital Sainte-Justine, où elle doit accoucher en novembre prochain.Hier, le ministre responsable des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, André Boisclair, de qui relève le Curateur public du Québec, s’est dit bouleversé par cette histoire qui vient à nouveau éclabousser la compétence du Curateur publie.Dans un bref communiqué, il a offert son soutien à la famille et a affirmé que tous les actes légaux seraient entrepris pour assurer le bien-être de la patiente et faire en sorte que les responsables soient identifiés.« -» / I.!•: I) K V o I li .I.I-: S S A M K l> I 2 II K T l> I M A X < Il I.Il (I A U I I I II II .s ?LE DEVOIR ?MONTREAL Congrès de l’Institut de l’administration publique Plaidoyer en faveur de la fonction publique H K I A N MYLES LE DEVOIR Le p.-d.g.de Montréal International, Jacques Girard, s’est porté à la défense de la fonction publique, hier, à quelques heures de l’ouverture du Congrès de l’Institut d’administration publique du Canada (IAPC).M.Girard, qui préside ce congrès, estime que les citoyens et les médias ne sont pas tendres à l’égard de la fonction publique.Particulièrement à Montréal, il souligne que l’attitude générale «consiste à dénigrer constamment sans regarder ce qui se fait de bien».«Etre gestionnaire public, ce n’est pas facile», dit-il.Selon le p.-d.g.de Montréal international, une société vouée à la promotion et au développement de la métropole, c’est toutefois à la fonction publique de se «prendre en main» afin de modifier certaines des perceptions négatives, comme celle voulant que les gestionnaires du privé soient toujours plus efficaces et plus compétents que ceux du public.Au sommet d’une hiérarchie donnée, les uns et les autres se valent, croit-il.Le Congrès de l’IAPC s’ouvre demain au Centre Sheraton, boulevard René-Lévesque Ouest.Entre 350 et 450 personnes sont attendues pour cet événement qui s’étire jusqu’à mercredi.C’est sous le thème «Gestionnaire public.une personne en métamorphose!» que se dérouleront les discussions.SelQn M.Girard, la transformation de l’Etat et des administrations publiques, les coupes du gouvernement, l’émergence de nouveaux besoins dans la population et le maillage récent entre le privé et le public incitent à une nécessaire réflexion.Des personnalités importantes figurent parmi les conférenciers qu’ils soient politiciens, p.-d.g.d’entreprises ou fonctionnaires municipaux.E N BREF Réunion bidon (Le Devoir) — La Commission de développement urbain a tenu une réunion bidon de quelques minutes hier pour permettre que soit déplacée de lundi à mardi soir sa prochaine véritable rencontre, la loi ne permettant pas que les travaux soient interrompus pendant plus de deux jours ouvrables.Ije conseiller Sam Boskey a dénoncé cette manœuvre en la qualifiant d '«abus de pouvoir pour des fins partisanes».M.Boskey accuse en effet la présidente de la Commission élue sous la bannière de Vision Montréal, Hasr mig Belleli, d’avoir voulu déplacer la réunion de lundi soir pour pouvoir assis-1er au grand rallye de son parti au centre PierreCharbonneau, où sont attendus 3000 partisans.M.Boskey critique en outre le fait que les cinq commissaires qui se sont présentés hier toucheront 150$ chacun.Vaste fraude fiscale (PC) — In GRC a mis au jour une vaste fraude fiscale impliquant quelque 200 dossiers de contribuables, dont une trentaine d’employés de la Ville de Montréal.Québec et Ottawa auraient ainsi perdu environ quatre millions en impôts, à la suite de déclarations de pertes fictives.la fraude aurait été orchestrée par une firme de redresseurs financiers, qui assurait à ses clients de payer moins d’impôt La forte présence d’employés de la Ville de Montréal s’expliquerait par le fait qu’un contremaître travaillant au centre de traitement des déchets aurait recruté des clients contre paiement Aucune accusation n’a été portée pour l’instant mais l’enquête se poursuit Refuge faunique (Ix1 Devoir) — Le ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin, a inauguré hier k; Refuge faunique de la rivière des Mille-Iles.Qualifiant d'exceptionnelle la diversité faunique et floristique de l’endroit, celui-ci devient le quatrième territoire québécois à accéder au statut de refuge faunique.«La reconnaissance officielle de ce site en tant que refuge, a-t-il déclaré à cette occasion, vient souligner la valeur unique de cet habitat et permettra de mieux en assurer sa conservation.» Ce nouveau territoire protégé couvre une superficie de plus de 26 hectares sur dix îles.Il est situé entre les municipalités de Deux-Mon-tàgnes, Rosemère et Boisbriand au nord et Ville de Laval au sud.Ces îles abritent des animaux susceptibles d’être désignés comme menacés ou vulnérables, soit la tortue géographique, la couleuvre brune et le chevalier cuivré (un jxtisson).Après 15 ans de péripéties Le Centre des sciences sera bientôt construit Le Centre interactif des sciences de Montréal, qui doit ouvrir en mai 2000.«Favoriser la relève en sciences.» «•«'-o-'*» La construction du Centre interactif des sciences de Montréal débutera d’ici quelques jours.C’est, après plus de 15 ans, la concrétisation d’un projet dont on avait fini par croire, à une certaine époque, qu’il ne verrait jamais le jour.MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Mercredi prochain, le premier contrat relatif à la construction du Centre interactif des sciences de Montréal sera attribué.Et mardi le 8 septembre, le premier chantier débutera, au quai King-Edward, dans le Vieux-Port de Montréal.L’ouverture du Centre interactif des sciences de Montréal est prévue pour l’an 2000, au mois de mai.Et Montréal aura finalement, comme l’ont depuis des années d’autres villes américaines comparables telles Toronto, Boston, San Fransisco et même Ottawa, son centre d’exposition consacré à la science.«Cette fois-ci, ça ne peut pas faire autrement qu'aller de l’avant!» souffle Claude Benoît, directrice du Centre.Une telle réflexion peut sembler, de prime abord, déconcertante chez quelqu’un qui occupe une telle fonction, mais ceux qui ont suivi, pendant des années, les multiples rebon- dissements qu’a connus le projet ne songent pas à s’en étonner.Depuis des années, le projet d’un «musée des sciences» à Montréal, maintes fois abandonné et repris, a connu de multiples mutations.Le premier projet relatif à un tel musée remonte au début des années 1980, après que le Rapport Seguin, rédigé par feu Fernand Seguin, le grand vulgarisateur scientifique, eut recommandé l’organisation d’un réseau de musées, mais organisé autour d’un noyau central à Montréal.En 1983, un projet baptisé «La maison des sciences et des techniques» a vu le jour, mené par la Ville de Montréal et soutenu par le gouverne- ment du Québec.En 1986, toutefois, le projet a été abandonné, à la suite d’un changement de priorités du gouvernement, qui a alors décidé d’investir cet argent directement dans l’éducation.En 1988, la Société du Vieux-Port et la multinationale Alcan ont mis sur pied un projet de Carrefour des sciences et des technologies, au coût estimé à plus de 200 millions.Au début des années 1990, à la suite d’une étude du gouvernement fédéral, un autre projet, plus modeste, a de nouveau vu le jour, lui aussi avec le soutien de l'entreprise privée, mais est resté «dormant» pendant un moment.En 1995, cependant, le gouvernement du Qué- bec, sous Jacques Parizeau, a aussi annoncé son propre projet de musée, dans la Tour olympique.Finalement, au printemps de 1997, on a annoncé que Expotec, une exposition temporaire financée à l’époque par Lavalin qui s’était tenue pendant neuf étés dans le Vieux-Port, serait transformée en «vitrine technologique» permanente, devant ouvrir à l’automne 1999.Bernard Lamarre, ancien président de Lavalin, est d’ailleurs président du conseil d’administration de la Société du Vieux-Port et continue de s’intéresser de près au projet.L’automne dernier, Claude Benoît, directrice du musée McCord depuis trois ans, auparavant conceptrice et réalisatrice de plusieurs projets de vulgarisation scientifique, entre autres au Biodôme de Montréal et au Musée de la civilisation de Québec, est devenue directrice du projet.Ix* projet a par la suite été rebaptisé «Centre interactif des sciences de Montréal», aussi appelé le iSci.Le Centre, même s’il sera logé dans un local de 70 000 pieds carrés, est plus modeste que certains autres projets qui l’ont précédé.On parle ici d’un budget total de 49 millions, dans lequel le gouvernement du Canada investira 29 millions, soit environ 60 % du budget; 15 millions proviendront de commandites et dons d’entreprises, et les cinq derniers millions viendront des investissements pour des restaurants, des boutiques et d’autres services.Quant aux expositions, elles porteront sur 12 thèmes différents, dont la médecine, la pharmacie, les transports, l’énergie, l’environnement, l’informatique et le multimédia.les technologies, on le remarque, occupe une place importante.«Un des premiers objectifs est de favoriser la relève en sciences, souligne Claude Benoît.Une des principales remarques que j’entendais à l’époque où j’enseignais, c’est: ''Qu'est-ce que ça donne?"» Une telle formule a aussi l’avantage d’être compatible avec les commandites de grandes entreprises qui, de Bell à Bombardier en passant par CAE, pourront offrir une vitrine sur leurs réalisations.Il faut aussi dire que le contexte a changé depuis le tout premier projet.Depuis le début des années 1980, beaucoup d’équipements scientifiques ont vu le jour: le Biodôme de Montréal, le Cosmodôme de Montréal, le Musée de la civilisation qui, à Québec, présente régulièrement des expositions à caractère scientifique.«On en a évidemment tenu compte lorsqu'il a fallu mettre au point le contenu, dit Claude Benoit.Les autres installations qui existent pourront d’ailleurs être des partenaires privilégiés, avec lesquels nous pourrions échanger l'expertise et les ressources.L’intérêt, la mission de base de notre centre, c’est d’être d’abord tourné vers l’avenir.» Les enseignants d’une école juive font la grève PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les 27 enseignants de l’académie juive loubavitch Beth Rivkah ont déclenché la grève hier pour protester contre leurs salaires ne représentant, disent-ils, que 57 % des autres enseignants du secteur public.L’école privée hassidique, située dans l’ouest de la ville, accueille 500 filles.Les matins (de 8h à 12h 20) sont consacrés à l’enseignement de la religion, de la langue et de la culture juives, dispensé par des femmes membres de la communauté juive (non membres du syndicat en grève, affilié à la CEQ).L’enseignement régulier des matières prescrites par le ministère de l’Education débute à 12h 50, pour se terminer à 17h.Outre qu’ils se plaignent de leurs salaires qui les placent au bas de l’échelle des enseignants, à l’exception peut-être de l’École musulmane de Montréal selon la CEQ, les 27 enseignants en grève n’aiment guère être relégués l’après-midi, lorsque les esprits sont moins attentifs, pas plus qu’ils n’aiment le fait de devoir parcourir le programme du ministère en moins de temps que leurs collègues d’autres écoles.«Ce n’est pas parce que c’est une école privée, une école qui dessert une communauté spécifique, qu’il faut (pour autant] imposer des conditions de travail inférieures aux enseignantes», a résumé la présidente de la CEQ, Ukraine Pagé, hier.Mme Pagé a participé hier midi à une manifestation devant l’école.Quelque 100 enseignants de la centrale réunis en forum à Laval pour la journée y avaient été dépêchés en renfort, par autobus.Ils ont chanté «SO-SO-SOlidarité», en faisant danser leurs pancartes, sous l’œil amusé de quelques enfants du voisinage.Le directeur adjoint de l’école, le Rabbi Mendel Marasow, a rencontré les journalistes mais a refusé d’élaborer sur les salaires de ses employés.«Nous allons négocier.Nous ne pouvons donner ce que nous n'avons pas», a-t-il dit.Le directeur adjoint a fait valoir que son école, communautaire, accueille tous les enfants qui veulent fréquenter l’école primaire et secondaire, même si leurs parents n’ont pas les moyens de payer pour les coûts d’entrée.L’école reçoit une subvention du ministère de l’Éducation (comme les autres écoles privées qui respectant le programme du ministère de l’Education) et elle fait aussi ap-pel à la communauté.Par ailleurs, des travaux d'agrandissement de l’école sonl présentement en cours, qui coûteront 2, 3 millions.Mais M.Marasow prévient Prise de notes rapide et imagée Centre de lecture rapide Durée : 18 heures 19 septembre au 31 octobre 1998 (514) 484-9962 JACQUES NADEAU I.E DEVOIR luiylSfi £ esc fs * , « .1 : m SPii Des délégués syndicaux de la Centrale de l’enseignement du Québec ont manifesté hier devant l’école juive Beth Rivkah, de Montréal, où les enseignants ont déclenché une grève.Ils ont scandé des slogans et agité leurs pancartes, sous l’œil amusé des enfants.que cette somme provient de donateurs privés et ne pourrait être versée en salaires comme le soutiennent les enseignants.M.Marasow ne veut pas croire que ses enseignants se sentent lésés.«Il n’y a ici ni sexe, ni violence, ni drogue et nous sommes une communauté».Une enseignante, qui n’a pas voulu donner son nom, parce que des parents d’enfants ont commencé à téléphoner aux enseignants pour exprimer leur désapprobation, reconnaît que l’ambiance est bonne mais estime aussi que l’appartenance à une famille est utilisée «quand cela fait leur affaire».Le syndicat de cette école croit qu’une partie du salaire des ebsei- gnants va peut-être aux femmes responsables de la formation religieuse, le matin.Mais il ne le sait pas et les contacts entre les deux groupes d’enseignants sont minimes pour ne pas dire inexistants.La santé parle tai chi La pratique régulière du tai chi taoïste procure un exercice complet du corps et un apaisement de l’esprit.Pratiquez eet art accessible.sous supervision competente, au sein d'un entourage sym- pathique, en nous joignant a la plus grande ecole en Occident Siège régional : 5271, rue St-Hubert (514) 272-5271 www.taoist.org Essai gratuit Essayez, sans obligation, une classe pour débutants pendant la semaine du 31 août Pour horaires et adresses, signalez le 272-5271 + poste poste 7152 7171 7154 7161 7160 7151 7164 7154 7154 7153 7150 7163 7162 7174 Lieu Beaconsfield Beloeil (entre-ville (hâteauguoy Laval Longueuil NDG Ploteau Q.Chinois Sainte-Thérèse Tétreaultville Vaudreuil Verdun GUERIN l’éditeur du Panorama de la littérature contemporaine québécoise Montréal, Québec.1998.832 pages (sous la direction de Reginald Hamel) et d' Une histoire du Québec par sa littérature, 1914-1939 Montréal, Québec, 1998, 765 pages de Robert Lahaise ne participera pas au Salon du livre de Paris et pour cause.GUÉRIN l’éditeur d'ici pour une littérature d’ici et un dollar d’ici.Siège social : GUÉRIN, éditeur liée 4501, rue Drolet.Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone : (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet : http://www.guerin-editeur.qc.ca I.E I) K V OIK.I.V.S S A M K I) I > !» K T I» I M A N (' Il E 3 O A O II T I II II K A 4 JS A C T U A LIT E S REVUE DE PRESSE Une clarté.opaque Les commentaires ont continué d’affluer sur le jugement de la Cour suprême cette semaine, dans le ROC.Commentaires sur le jugement lui-même, mais surtout sur les interprétations respectives des fédéralistes et des souverainistes.Quel «spin» a le plus de réalité?La notion de majorité claire a évidemment alimenté les débats, ain- si que la partition du Québec.ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR Très majoritairement positifs la semaine dernière, les commentaires sur le jugement de la Cour suprême étaient plus nuancés, cette semaine, au Canada anglais.Les boulets les plus rouges sont venus du Financiel Post, du chroniqueur David Frum, mardi et jeudi.Selon lui, la «cour a rendu le OUI plus attrayant que jamais».Il reproche aux journalistes du Canada anglais leur adhésion aveugle à l'interprétation fédérale, les traitant «de moutons».Aux yeux de Frum, ce que les journalistes du Canada anglais, «notamment ceux du Toronto Sun», refusent de voir, c’est que l’obligation de négocier «inventée» par la cour est un triomphe pour Lucien Bouchard.Lors des deux référendums, explique Frum, «les séparatistes ont tout fait pour rassurer les Québécois en tentant de leur faire croire qu’un OUI n'entraînerait pas automatiquement la sécession, mais lancerait un processus de négociations».Face à cela, rappelle Frum, la stratégie fédéraliste a toujours été de «magnifier les risques et minimiser les gains probables» d'un OUI, laissant planer que le ROC ne négocierait peut-être pas ou •
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