Le devoir, 16 septembre 1998, Cahier B
LE DEVOIR O' /.© Agenda Page B 10 Culture Page B 11 Économie Page B 2 Les sports Page B 9 ?HORIZONS I.R |) E V O I li .L E M E li (' R EDI I li S E I» T E M B It E I il il S Josée Manchette De tous les cadeaux, celui de l’héritage est (probablement le plus empoisonné, le plus malsain et le plus taxé par l’État.L’héritage Un sujet plus tabou que la pipe, plus fumant que le cigare, l’héritage est une cause de divorce filial.L’auteur de Die Broke nous explique comment renoncer à notre «dû» et de quelle façon aider nos parents à tout flamber de leur vivant.Chaque fois qu’il est question d’héritage, je détourne le regard, je m’éclaircis le fond de la gorge et j’essaie de ne pas avoir l’air trop réjouie.C’est indécent, à la lin, cette façon qu’ont les vieux de nous présenter leur mort avec un «gratteux» attaché au bout du gros orteil.Oui papa, ça me ferait bien plaisir d’hériter de ta collection de rabots antiques mais s’il faut m’en servir pour «gos-ser» ton cercueil, je préfère encore t’entendre m’engueuler parce que mon testament olographe traîne dans le fond d’un classeur et que je n’ai pas d’ordre dans mes papiers.De toute façon, avec ou sans ordre, on finira tous les deux dans le grand chaos des poussières d’étoiles et tes rabots nous survivront.Il n’y a pas de limite aux cadeaux qu’on peut faire à ses enfants et petits-enfants même si leur gratitude, elle, semble limitée.Mais de tous les cadeaux, celui de l’héritage est probablement le plus empoisonné, le plus malsain et le plus taxé par l’État (à peu près 50 %).Sans compter tout ceux qui sont déshérités en partant, une injustice sociale ou biologique, je ne sais trop.Certains en font une obsession, d’autres une maladie (parfois mortelle), comme ce monsieur qui fait actuellement la grève de la faim dans son sac de couchage, boulevard René-Lévesque Ouest, devant les bureaux du Curateur public, afin de réclamer l’héritage de son oncle.¦ Si ce monsieur avait lu Die Broke (Harper Business), il • n’en serait probablement lias là, à se geler les bijoux de famille sur le trottoir.Stephen M.Pollan, fiscaliste de renom-' mée new-yorkaise et l’auteur de ce plan financier en quatre étapes, est formel: l’héritage encourage l’idée répandue que l’argent est une finalité en soi.On lui attribue une valeur sentimentale (à l’égal de l’armoire en pin ou de l’argenterie) alors qu’il n’est qu’un outil, f La notion d’héritage nous vient de loin et elle a longtemps reposé sur un pacte tacite; le fils aîné recevait la ferme familiale en échange du bien-être de ses vieux jusqu à ! leur mort.La nature contractuelle de l’héritage ayant disparu.la progéniture n’est plus en droit d’espérer quoi que ce soit, soutient Stephen Pollan.L’enfant est même placé en position de se sentir lésé par la poursuite du bonheur .de ses géniteurs qui dilapident son futur héritage en futilités et en croisières.Leur qualité de vie vaut moins cher I que leurs qualités de morts.Même s’il y en a pour le penser, l’héritage n’est pas un 1 droit, sauf dans certains cas (enfants mineurs, handicapés ou pauvres, créance alimentaire).Le legs des biens suit rarement le cours tendre des choses.N’importe quel notaire .de province sait combien la porcelaine de grand-mère est .fragile au moment du partage.Ix“ patrimoine familial est souvent prétexte à une thérapie familiale en règle.Le dentier de grand-maman n’a pas eu le temps de refroidir que ses héritiers ont soudainement contracté la rage.J’en causais pas plus tard qu’hier avec Daniel Jolin, un notaire spécialisé en planification successorale qui prône la philosophie Die Broke à ses clients: vivre comme i un prince et mourir en pauvre.Selon lui, les Québécois seraient passés maîtres dans l’improvisation posthume.«Nous sommes les champions en Amérique du Nord de l'improvisation en matière de règlements de succession.On ne fait preuve d'aucune créativité et on ne se sert pas des ressources en place pour imaginer des méthodes alternatives.» Ces méthodes existent et Stephen M.Pollan les expose une à une dans son livre.Certaines sont pratiquées en Eu-rope comme le viager, qui consiste à céder sa propriété a quelqu’un (pour une somme réduite) à condition de pouvoir y vivre jusqu’à sa mort.L’auteur de Die Broke suggère aussi un «reverse mortgage», une hypothèque inversée où , la banque vous verse un montant fixe chaque mois, jusqu’à concurrence de 75 % de la valeur de votre maison.Vous n’avez rien à rembourser de votre vivant.La formule est très populaire en Ontario et en Colombie-Britannique me dit-on à la banque 'I'D, et on compte l’offrir au Québec : sous peu.On pourrait aussi concevoir de «donner» sa maison à ; une œuvre charitable qui à son tour nous paiera une rente viagère en attendant GodoL Une de mes connaissances a décidé de passer chez le notaire tout de suite, de donner sa ferme d;uis le Bas-du-Fleuve à sa fille et de lui payer un loyer pour qu’elle ne s’endette pas durant ses études.Une autre façon d’être utile de son vivant et d’être regretté après sa mort., Délivré de l’angoisse d’avoir à laisser quelque chose derrière lui, le futur ancêtre peut pratiquer une générosité ¦ ) beaucoup plus spontanée.Non, papa, je ne veux rien savoir de ta collection de rabots.C’était seulement à titre d’exemple.Les décibels du ciel Un an après, le transfert des vols de Mirabel à Dorval fait beaucoup de bruit dans les cours de l’ouest de l’île Un an et des poussières.Trois cent soixante-six jours déjà que les vols internationaux ont été transférés de Mirabel à Dorval.Tout en stimulant le retour à Montréal de plusieurs transporteurs aériens et en laissant présager un regain de l’activité aéroportuaire dans la métropole, ce transfert a aussi marqué le début d’un calvaire pour les résidants du West-Island.Un supplice cacophonique qui s’explique toutefois en partie par la perception et l’anticipation dont la psychologie ne fait que découvrir l’ampleur.HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR rop nombreux.Trop bas.Trop bruyants, les avions.Ainsi se résume l’ensemble des récriminations que des citoyens exaspérés portent, depuis ce fameux 15 septembre 1997, à l’attention de leur conseil municipal, impuissant, puis de leur député fédéral, tout autant dépourvu de pouvoir dans le dossier, pour se résigner enfin à porter plainte auprès d’Aéroports de Montréal (ADM), l’organisme chargé par Ottawa d’administrer les installations aéroportuaires montréalaises depuis 1992.Le nombre de plaintes a atteint des sommets vertigineux depuis le début de 1998, soit 1138, dont 313 pour le seul mois d’août, pulvérisant tous les records.En 1997, 669 plaintes avaient été faites en 12 mois et 684 en 1996.Mais Diane Roch, porte-parole d’ADM, minimise ces données.«Des 313 plaintes (en août], 135 proviennent d’un même citoyen et 112 d’un autre.Aussi, des aménagements sur nos pistes ont entraîné une concentration temporaire des vols dans certains corridors aériens.Il y a eu plus de réactions parce que nous avons distribué un dépliant informant les riverains de notre décision et que nous avons passé des annonces publicitaires da>is les journaux locaux.Cela a incité les gens à être plus sensibles et à nous téléphoner.» D’ailleurs, les réparations aux pistes ont débuté l’été dernier, soit avant le transfert, et malgré la croissance de l’achalandage de certains corridors, le nombre de plaintes était resté assez stable, soit une soixantaine par mois.«Dès qu’on en parle, le téléphone sonne», ajoute Mme Roch, laissant entendre que l’ampleur de la levée de boucliers ne reflète pas fidèlement les changements opérés dans le paysage sonore de Dorval et des villes limitrophes.Le nombre de mouvements d’aéronefs n’a augmenté que de 4 % depuis le transfert des vols internationaux à Dorval, passant de 550 à 570 quotidiennement, atterrissages et décollages, vols internationaux, nationaux et correspondances confondus.Vingt déplacements supplémentaires par jour en moyenne, donc, avec un pic les samedis qui en ont écopé de 32.Des vols d’appareils, par ailleurs, de catégorie 3 (Boeing 747 et 767, Airbus 320, MD-20), plus gros mais moins bruyants à poids égal que les appareils de catégorie 2 (Boeing 727 et 737, DC-9), qui seront interdits au Canada en 2002.«C’est psychologique: parce que les gens les voient gros, ils pensent qu’ils sont plus bas» et plus bruyants, conclut Mme Roch.Tous mythomanes, alors?Sandra Turgeon, directrice du groupe Citoyens pour une qualité de vie réunissant des résidants de Pointe-Claire, Bea-consfield, Lachine, Dorval, Côte-Saint-Luc, Saint-Laurent, Dollard-des-Ormeaux et Villeray, se bat depuis un an contre une situation qu’elle qualifie d’intenable.«J'habite à 12 milles de l’aéroport et j’avais choisi cet endroit en pensant que j’étais trop loin pour être incommodée.Depuis le 15 septembre 1997, nous ne pouvons plus jouir de notre terrain.Nos conversations doivent régulièrement être interrompues lorsqu’un avion nous survole.Même à l’intérieur, nous avons de la difficulté à écouter la télévision.» Mme Turgeon assure qu’elle avait pris ses précautions avant de s’amener à proximité d’un aéroport, en 1994.Avec son agent immobilier, elle avait analysé les routes aériennes pour déterminer les secteurs moins bruyants.Elle s’était postée en voiture aux endroits où elle songeait s’établir à différentes heures de la journée pour écouter le fond du temps.Elle avait même contacté la municipalité pour connaître la provenance des plaintes concernant le bruit.Lorsqu’elle a emménagé, insiste-t-elle, il n’y avait aucun bruit chez elle.jusqu’à ce 15 septembre 1997 où son coin de paradis s’est transformé en antre d’enfer.Un changement tel qu’il l’amène à nier catégoriquement les chiffres d’ADM selon lesquels une maigre vingtaine de passages aurait rendu sa vie impossible.La coalition lutte pour que soient retournés les vols internationaux à Mirabel.Car, à tort ou à raison, on craint également pour la sécurité des résidants depuis l’arrivée de plus gros avions, une crainte ravivée par le récent écrasement d’un appareil de Swissair au large de la Nouvelle-Écosse, et entretenue par la fixation médiatique qui s’en est suivie sur les presque accidents aériens, malgré le fait que ce mode de transport soit le plus sécuritaire.«Un 747 de 400 tonnes a frôlé le toit de ma maison la semaine dernière, prétend la catastrophe dans la voix Dmise Bissonnette, citoyenne de Pointe-Claire et membre de Citoyens pour une qualité de vie.Mon fils a couru dans mes bras et je me suis dit qu'au X I! JACQUES NADEAU LE DEVOIR Louise Bissonnette, de Pointe-Claire, en compagnie de son fils Sacha, s inquiète de ce que les gros avions en direction de Dorval volent trop bas au-dessus de sa maison et de celles du voisinage.Le bruit, mais aussi le stress, sont devenus insupportables à ses yeux.et ses oreilles.Le bruit résultant des gros porteurs, généralement en partance le soir pour l’Europe, survient probablement à des moments où l’ouïe est plus sollicitée, augmentant d’autant la perception de nuisance.voisinage.moins nous allions mourir ensemble.Voilà où j’en suis rendue.Nous ne sommes pas fous, nous avons fréquenté l’université.Quand nous avons déménagé en 1993, nous savions que nous étions proches d’un aéroport, mais nous croyions que ses activités seraient déménagées à Mirabel.» Tous les citoyens ne tiennent pas le même discours.André Lajeunesse, président d’Environnement Saint-Laurent, explique que son groupe s’est désengagé du débat devant le manque d’intérêt de la po-pulation à Saint-Laurent Le problème, dit-il, s’est surtout fait sentir à l’été 1997, à la première phase des travaux de rénovation des pistes, «mais ce n’est plus le problème que c’était».Dans le cadre d’une étude concernant les effets du transfert des vols internationaux à Dorval sur la perception du bruit, Claude Comtois, professeur de géographie à l’Université de Montréal, et sa collaboratrice à la maîtrise Louise Dery, ont mené et analysé une centaine d’entrevues auprès de résidants de Dorval portant sur l’état de leur environnement sonore, avant et après le 15 septembre 1997.Bien que tous les résultats ne soient pas encore compilés, la démarche a permis de dégager quatre constats: ¦ la plupart des gens n’ont pas noté de différence et s’accommodent plutôt bien de la situation; ¦ la hausse du bruit n’incite pas nécessairement les gens à déménager; ¦ il n’existe aucune différence entre les résultats obtenus des gens travaillant pour ADM à Dorval et ceux travaillant à l’extérieur; ¦ les maisons n’ont pas perdu de valeur depuis le transfert.Dans un mémoire présenté à la Commission sur le développement de la région de Mirabel, l’audiolo-giste Martin Fortin a rapporté qu’une dépréciation de la valeur mobilière de l’ordre de 1 % pouvait survenir pour chaque décibel excédant un seuil entre 55 et 65 décibels.«L’augmentation de plaintes est l’effet d’une centaine de personnes derrière des groupes de pression, remarque M.Comtois.Cesgensdà n’ont pas nécessaire- ment tort, mais je serais curieux de mesurer le niveau de bruit chez eux avant et après le transfert.Parce que la transition implique un mouvement d’avions relativement faible, et les gens vont s’habituer» Difficile de définir avec précision le niveau de décibels à partir duquel l’environnement sonore devient intolérable pour des résidants, les spécialistes s’entendant sur le fait qu’il n’existe pas de lien direct entre un niveau de bruit et la nuisance qui en découle.«Im nuisance due au bruit est un phénomène perceptif ou personnel, constate Jean-Pierre Gagné, professeur d’audiologie à l’Université de Montréal.Ce n’est pas le niveau de bruit qui est important comme la nuisance dont les composantes sont très subjectives.» M.Gagné souligne au passage que les gens sont probablement devenus plus conscients du bruit avec le tapage publicitaire entourant le déménagement des vols à Dorval, ce qui ne rend pas la nùisance moins réelle pour autant.«Disons qu’il a pu y avoir une augmentation de la sensibilité.Mais ce n’est pas parce que la hausse du nombre de vols n’a été que de 4 % que ça n’a pas eu d’effet dramatique.1m relation n’est pas linéaire.Il se pourrait qu’on ait atteint un seuil.» Et, ajoute-t-il, le bruit résultant des gros porteurs, généralement en partance le soir [jour les pays d’Europe, survient probablement à des moments où l’ouïe est plus sollicitée, augmentant d’autant la perception de nuisance.Ce seuil, que M.Gagné ne se hasarde pas à établir, serait de 600 mouvements d’appareils par jour, si l’on en croit un sondage qu’avait cité le Front Mirabel lors de son recours devant les tribunaux pour bloquer la décision d’ADM de transférer les vols internationaux à Dorval.Or, il y en a aujourd’hui 570.Les chiffres volent d’un camp à l’autre, prenant la teinte nécessaire au soutien de la thèse avancée.Les 20 mouvements supplémentaires qu’ADM assure être plus silencieux grâce aux moteurs, ne seraient pas aussi discrets qu’on le prétend.Jacques Roy, aussi professeur à l’Université de Montréal et spécialiste des questions de transport, affirme que le déplacement d’air génère beaucoup de bruit et que les gros appareils sont plus bruyants à ce chapitre que les petits.«Plus on annonce des mesures pour réduire le bruit, plus les gens en sont conscients.Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de bruit avant.Les gens s’étaient peut-être résignés, et avec la reprise du débat, ils décident finalement de se plaindre.» Des solutions qui ne décollent pas F orte de son nouveau joujou de 1,2 million de dollars acquis récemment, le Global Environmental Management System, la société Aéroports de Montréal peut enfin déterminer avec précision de quel vol les citoyens se plaignent lorsqu’ils appellent.ADM peut ainsi vérifier si l’appareil contrevient au couvre-feu (en vigueur entre lh et 7 h pour tous les appareils sauf les petits comme le Regional Jet) et aux règlements sur les altitudes.S’il y a effraction, le dossier est alors transféré à Transports Canada qui effectue sa propre enquête menant éventuellement à une amende qui peut atteindre 25 000 $.Toutefois, seulement six amendes ont été administrées depuis 1994.D> comité consultatif de gestion du climat sonore a également repris (bien que lentement, avec une réunion par trimestre) ses activités depuis septembre 1997.Un comité qui, en groupant autour d’une même table des représentants des municipalités concernées, du gouvernement du Québec, des pilotes, d’ADM, de Transports Canada, des compagnies aériennes et de Nav Canada, étudie les modifications pouvant être apportées au tracé des corridors de vol en milieu urbain, afin de réduire au minimum les nuisances pour les résidants.D’ici quelques jours, ADM mettra en application une réforme longtemps promise, soit un nouvel itinéraire au décollage de manière à ce que les appareils continuent plus loin au-dessus du lac Saint-Louis avant d’amorcer leur virage pour survoler le West-Island.Le virage, bruyant, se fera plus loin qu’avant des berges, et lorsque les aéronefs planeront au-dessus de la terre ferme, ils se trouveront à 4000 pieds plutôt qu’à 3000.//.B.( I.K I) K V 0 I a .1.K M K H C li K I) I I (i S Y.I* T K M II li Y.I !l il N B 2 =-—-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE AFFAIRE Place à l’ouverture tous azimuts La réaction des institutions financières est largement positive Le rapport MacKay est bien reçu Seul le milieu des assurances s’oppose avec vigueur aux recommandations du Groupe de travail Les principales recommandations du rapport Le rapport du grou|xj de travail contient 124 recommandations.En voici les principales.«Il se pourrait fort bien que, à mesure que de nouveaux participants apparaissent sur le marché et que la concurrence s’intensifie, quelques-unes des plus petites institutions fassent faillite.Cela devrait être considéré comme une conséquence normale du fonctionnement d’un marché dynamique et concurrentiel.» Gérard B è r a b é Ce chapitre, présenté à la page 90 du rapport du Groupe de travail sur l’avenir du secteur des services financiers canadiens, en dit long sur l’esprit qui a animé l'équipe de huit membres dans l’élaboration de leur liste de 124 recommandations.Un autre chapitre, présenté à la page suivante, est tout aussi éloquent.«D'un point de vue prudentiel, il faut se préoccuper surtout des grandes institutions, parce que leur défaillance pourrait donner lieu à d’importants risques systémiques.Cependant, les règles applicables en matière de propriété ne devraient pas être conçues afin d'éviter absolument la faillite des institutions financières, peu importe leur taille.Il faut laisser le champ libre à l’esprit d'entreprise et de risque, en admettant que la défaillance de certaines institutions petit être le prix à payer en contrepartie de l’innovation et de la concurrence.» C’est un secteur des services financiers entièrement ouvert et concur-* * * rentiel que propose l’équipe MacKay.C’est quasiment le laisser-faire en matière de libre entreprise.Sauf qu’il n’est pas question, ici, de vendre des vêtements ou des croustilles.On parle d’épargne des Canadiens, et de services financiers.Cela étant, le rapport du Groupe de travail est un outil de travail puissant.Il ratisse large, embrassant tous les enjeux de cette réforme en profondeur du monde financier canadien.Il fait partie de cette classe de rapports, très rares, qui ne peuvent être tablettés et qui peuvent susciter nombre de débats.Ainsi, pas moins de 124 recommandations abordent tous les aspects à considérer.Des recommandations qui s'articulent auteur de deux extrêmes: la libre concurrence, avec tout le caractère de fragilité des institutions que cela suppose, et un alourdissement de la réglementation visant une protection accrue des consommateurs, avec pour objectif que la réforme n’entraîne aucun exclu (petites entreprises et personnes à revenus faibles).De beaux vœux, dans le second caç, qui se heurteront toujours aux difficultés d’application, A quoi sert un ombudsman sans pouvoir d’intervention?A quoi sert l’inscription, dans la législation, d'interdits relatifs aux ventes liées avec coercition ou à l’utilisation des renseignements personnels?D’un extrême à l’autre On passe donc d’un extrême, qui s’inspire d’une préoccupation axée sur la diminution des prix sous le jeu de la concurrence, avec une dilution de la protection de l’épargne comme compromis, à un autre extrême, celui d’un pouvoir accru des consommateurs, qui se veut plus vertueux que réalisable.Tout comme ces changements recommandés à la fiscalité des institutions financières, sous le coup de l’élimination des taxes et surtaxes sur le capital, qui se veulent logiques mais peu cohérents avec l’appétit actuel des gouvernements.Mais entre les deux, le Groupe de travail propose toute une avenue de modifications novatrices et modernes qui tiennent compte du remodelage des réseaux de distribution autour de la banque électronique.Des changements qui reflètent la nouvelle réalité et qui adoptent une vision globale du monde des services financiers, et non une approche strictement bancaire ou strictement «dépôts».Des changements qui complètent cette marche vers un décloisonnement des institutions financières, qui retient une formule de propriété plus souple et qui préconise la cohabitation d'institutions de toute taille, aux spécialités différentes ou complémentaires.Des changements, enfin, qui incitent à la fois aux regroupements et à la multiplication de petites institutions.Et qui s'en remet à une réplique toute canadienne a cette mondialisation et à l’arrivée d’étrangers de grande taille, pour la plupart spécialisés, s’attaquant aux marchés les plus rentables de nos banques et institutions généralistes.Le rapport MacKay laisse des espoirs à tous et la responsabilité à d’autres de trancher sur les points les plus délicats.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Le rapport MacKay sur l’avenir du secteur canadien des services financiers a reçu les éloges de toutes les banques pour la qualité de sa facture et l’ampleur de sa vision.Toutes y trouvent les éléments d’un cadre de travail dans un processus de réflexion et de décision.Les banques promettent cependant de suivre de très près l’évolution de ce dossier, d’autant plus que le contenu du rapport, qui laisse de nombreuses portes ouvertes, sera bientôt disséqué devant des commissions parlementaires et autres organismes réglementaires.Le rapport ne reçoit pas l’appui de tout le monde.Le Bureau d’assurance du Canada et l’Association canadienne de l'assurance et des conseillers financiers s’opposent avec énergie aux recommandations portant sur la vente d’assurance par les banques.«Si le gouvernement accepte ces recommandations, des milliers de personnes dans tout le Canada perdront leur emploi», a rapidement fait savoir le BAC.Au Canada comme au Québec, les courtiers craignent une diminution de leurs affaires au profit des institutions financières.En revanche, l’Association des compagnies d’assurances de personnes a exprimé sa satisfaction devant ce rapport qui appuie l’idée d’un accès pour les assureurs au système de paiements.Un tour de force Le groupe de travail MacKay a réussi en quelque sorte un tour de force en suscitant l’approbation de toutes les banques et même des credit unions.Pour sa part, le Mouvement Desjardins n’y a pas trouvé de nœuds particuliers et s’en tient au principe qu’il défend depuis longtemps, à savoir que les mêmes règles s’appliquent pour tous.Tout le monde attendait fébrilement ce que dirait le rapport sur les spectaculaires projets de fusion déjà annoncés d’une part par la Banque Royale et la Banque de Montréal, d’autre part par la CIBC et la Banque TD.Ce n'était pas le rôle du groupe de travail de trancher la question, mais il aurait pu énoncer des principes qui auraient eu l’effet d'un appui sans réserve ou d’un rejet absolu.En ne s’opposant pas aux fusions mais en insistant sur la préservation de l’intérêt des consommateurs, le groupe MacKay a suscité l'appui des quatre banques ayant annoncé leurs projets de fusion, mais il a aussi rassuré les autres banques, comme la Banque Nationale et la Banque Scotia, dont les présidents s’étaient déclarés opposés à ces projets de fusion.Par ailleurs, ces deux banques trouvent dans le rapport d’autres éléments dont elles pourraient éventuellement tirer un grand profit.«Nous croyons que les recommandations qui appuient un plus grand degré de propriété et de flexibilité organisationnelle pour les pourvoyeurs de services financiers, en plus d’une réglementation et d’un régime de taxe progressif, vont exactement dans la bonne direction pour mie politique publique», a fait savoir Peter Godsoe, président de la Banque Scotia.Cette institution, qui n'a pas pour l’instant de projet de fusion ou d’alliance, pourrait sans doute trouver plus facilement un partenaire à l’étranger avec les modifications proposées à la limite de 10 % à la propriété.La Banque Nationale y trouve également son compte.Dominique Vachon, économiste en chef, souligne la qualité du rapport et y trouve des réponses aux préoccupations exprimées par son président, André Bé-rard, particulièrement en matière de services aux consommateurs et aux petites entreprises.Cette banque voit évidemment d’un bon œil la recommandation portant sur la vente d’assurance et le crédit-bail.Les modifications à la règle du 10 % seraient aussi de nature à rendre le secteur bancaire plus dynamique, ajoute Mme Vachon.Le plus enthousiaste La réaction la plus enthousiaste à ce rapport est venue d’Henri-Paul Rousseau, président de la Banque Laurentienne, la plus petite des grandes banques cana- Ottawa (PC) — À l’encontre de l’avis de l’Association des courtiers d’assurance, le rapport MacKay a recommandé que l’on autorise les banques à vendre de l'assurance à même leurs succursales dès l’an 2002.«Il faut augmenter les choix pour le consommateur, qu’on lui permette de comprendre ce qu’il achète et de pouvoir l'acheter à un prix raisonnable, a expliqué hier le vice-président du groupe de travail MacKay sur l’avenir du secteur financier, Pierre Ducros.Pour y arriver, on essaie d'ouvrir le marché.» Le groupe de travail sur l’avenir du secteur financier a tout de même émis des conditions.Pour vendre de l’assurance, les banques ne pourront divulguer de renseignements personnels de leurs clients et éviter les ventes liées.Il y a vente liée lorsqu’un consommateur se sent obligé d’acheter un produit ou service en échange d’un service dont il a besoin.L’Association des courtiers d’assurance avait donné l'exemple des Caisses Desjardins qui vendent de l’assurance par l’entremise d’une filiale à des clients en train de négocier une hypothèque.Les courtiers ont protesté contre cet envahissement des banques dans un secteur qu’ils croyaient leur être réservé.«Les caisses populaires ont le droit de le faire, le diennes.«Ils ont retenu toutes mes recommandations», déclare-t-il.Entre autres, le groupe de travail suggère que des consortiums puissent être formés pour que de petites institutions, par exemple la Banque Laurentienne, puissent s’associer à d’autres pour partager des services sans avoir à fusionner leurs entités commerciales.D’ailleurs, le groupe MacKay encourage la formation de petites institutions, et à cet égard, il souhaite qu’on accorde aux coopératives de crédit de nouveaux pouvoirs, notamment celui de se transformer en banques ou de constituer des banques.Le regroupement des credit unions du Canada anglais voit là un important appui pour le développement d’un secteur coopératif plus fort.marché s'est adopté, les prix se sont stabilisés et elles [les compagnies d’assurance] n’ont pas fermé leurs portes», a indiqué hier M.Ducros au cours d’un entretien.«En Europe et en Australie, les banques ont le droit de vendre de l’assurance et elles n’ont pas pris le contrôle du marché.Il faut faire attention de ne pas tomber dans le piège des intérêts spécifiques d'un groupe par rapport aux intérêts spécifiques d’un autre groupe.» En 2002 Pour permettre au marché de se stabiliser, le rapport MacKay a proposé que les grandes banques puissent vendre de l'assurance en l’an 2002.Les plus petites banques pourraient le faire avant, ce qui leur donnerait un avantage concurrentiel «temporaire».I^es courtiers d’assurance pensaient que cette bataille avait été gagnée.Ixj ministre des Finances Paul Martin était intervenu en 1996 pour interdire aux banques de pénétrer le marché de l’assurance.«Est-ce que ça renverse la décision antérieure?Ca ne renverse rien puisque nous n’avons qu’un pouvoir de recommandation, mais ça dit au ministre des Finances, attention, nous on pense qu'après une période de transition jusqu'en 2002, c'est bon pour le consommateur», a affirmé M.Ducros.¦ Établir dans une loi un régime de protection des renseignements personnels qui permettra aux consommateurs de protéger des renseignements personnels délicats.¦ Imposer une interdiction plus rigoureuse et plus large qu’à l’heure actuelle des ventes liées avec coercition.¦ Assigner un ombudsman au secteur financier.¦ Favoriser de nouveaux partenariats entre les institutions financières et les organismes du secteur bénévole qui fournissent du microcrédit.¦ Présenter aux consommateurs de l’information plus claire et plus simple, et divulguer les frais et commissions des transactions.¦ Assurer l’accès aux services bancaires de base pour les Canadiens à faible revenu.¦ Mettre au point un programme complet de cueillette et d’analyse de renseignements afin d’améliorer le financement des petites entreprises et des industries axées sur le savoir.¦ Demander aux institutions financières de produire régulièrement un rapport d’activité sur leurs responsabilités envers la collectivité dans lequel il sera question des contributions à la collectivité et aux besoins émergents.¦ Permettre aux compagnies d’assurance-vie, aux sociétés de fonds communs de placement et aux courtiers d’investissements d’accéder directement aux systèmes de paiement afin qu'ils puissent offrir des services de transactions.¦ Permettre aux banques et aux sociétés de fiducie d’offrir de l’assurance et du crédit-bail automobile à leur clientèle dans leurs succursales.¦ Adopter des mesures législatives per-' mettant aux banques étrangères d’exercer leurs activités au Canada par l’entremise de succursales de la société-mère étrangère et leur offrir de nouvelles possibilités de consentir des prêts.¦ Donner de nouveaux pouvoirs aux coopératives de crédit et aux centrales de caisse de crédit afin d’en accroître l’efficacité, notamment le pouvoir de devenir une banque de crédit populaire ou d’en former unç.¦ Elaborer un cadre qui facilitera la mise sur pied de nouvelles banques, y compris de nouvelles règles en matière de démarrage, de propriété, de réglementation et d’imposition du capital.¦ Remanier et assouplir la définition du capital largement réparti afin de donner aux institutions en place une plus grande marge de manœuvre pour créer des alliances stratégiques.¦ Assouplir la structure industrielle en donnant la possibilité de créer une société de portefeuille.¦ Intégrer l’assurance de dépôts pour les banques et les régimes d’indemnisation pour les compagnies d’assurance-vie afin de réduire l’avantage concurrentiel dont jouissent actuellement les banques.¦ Consolider la structure de gouvernance du Bureau du Surintendant des institutions financières et réduire le chevauchement en transférant les responsabilités en matière de réglementation de la Société d’assurance-dépôts du Canada au Bureau du Surintendant.¦ Mettre en place un processus d’examen de l’intérêt public pour les grandes fusions, avec participation du public a l’évaluation des coûts et avantages, et donner au ministre des Finances le pouvoir légiféré d’accepter les engagements exécutoires de ceux qui proposent les fusions, avec de-graves sanctions pour non-confirmité.JIM YOUNG REUTERS SSSfS’S*-1 Un manifestant du Conseil des Canadiens a profité du dépôt du rapport McKay pour protester contre la fusion des banques, hier, en face de la Banque de Montréal à Ottawa.Les banques pourront vendre de l’assurance / A (W ^«vA»y «Toujours% CONSEILLEE DIM.LUNMAR de 19:30h Dîner: lundi ou Samedi Souper: 4120, nu S.«inlc-( .îllicrinc O.-"Tel: 42 S6S4 mers d’affaires POUR ANNONCER DANS CETTE RUBRIQUE.Contactez Micheline Ruelland au 985-3322 Martin affirme qu’il ne se laissera pas bousculer par les grandes banques Il y aura des audiences publiques, promet-il MANON CORNE L LIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La fusion de banques canadiennes ne pourrait aller de l’avant sans la tenue préalable d’audiences publiques, a déclaré hier le ministre des Finances, Paul Martin.En réagissant ainsi au rapport du Groupe de travail sur l’avenir du secteur des services financiers canadiens et en faisant écho à une de ses principales recommandations, le ministre a réitéré sa volonté de ne pas se laisser bousculer par les quatre grandes banques qui ont des projets de fusion à l’étude.«Si une fusion particulière devait aller de l’avant, elle ne pourrait le faire qu’après la tenue d’audiences publiques», a dit M.Martin à sa sortie du conseil des ministres.Et ces audiences ne pourront avoir lieu avant que les comités des Finances du Sénat et des Communes, auxquels il a référé l’étude, n’aient complété leur examen du rapport MacKay.Ic ministre espère avoir leurs conclusions avant Noël.De plus, «le gouvernement va recevoir le rapport du Surintendant des ins- ) Mutions financières et celui du Bureau de la concurrence.Une fois que ces rapports seront évalués, le gouvernement va prendre sa décision.S’il y avait décision de procéder avec une fusion, ce serait seulement s’il y avait, en plus, des audiences publiques sur ces fusiotis spécifiques», a-t-il ajouté.Il a précisé par la suite que les audiences auraient lieu s’il y avait '•- s 43009330 6565-6567 AV MOUNTAIN SIGHTS 10 46 95 JACK HACKEL ET AL s 431614-00 5800 AV CLANRANALD 10 65 448 ETC ARMAND AMAR ET AL 114.35 L - a 432016-00 6135-6137 AV MACDONALD 10 68 P 140 ETC F RE I DA KAZDAN-WHITE 039.70 W»?43208000 5545 CH QUEEN-MARY 10 65 521 4 ETC YANN DAVIES 035.00 »‘î 432284-OO 5223-5225 SARANAC 10 49 P 163 ETC ESTHER DUBROVSKY -HOPPENHEIM ET AL 2 604.91 43283000 4192 AV MARLOWE 10 198 P93 ETC BRIAN SILVERMAN ET AL 3 753.13 433178-00 4055 Bl DECARIE 10 198 37 1 ETC SOCIETE EN COMMANDITE OECARIE 22 659.45 ¦»> 433433-50 1040 BL DECARIE 10 101 P 128 BRONZE HORSE INVESTMENT INC 917.07 At, 433434-50 1052-1054 BL DECARIE 10 18 1 126P3 ETC BRONZE HORSE INVESTMENT INC 1 442.75 “A?433435-50 1058-1060 BL OECARIE 10 18 1 126P3 ETC BRONZE HORSE INVESTMENT INC 1 424.84 'TA?43343600 1070 BL OECARIE 10 18 1 P 126-2 ETC BRONZE HORSE INVESTMENT INC 3 299.42 433445-00 2084 BL OECARIE 10 18 1 109 STRATFORD EDWAROS 395.44 ’lAc 433476-82 4062 BL DECARIE 10 5420 1 ETC ROBERT GALARNEAU 2 533.27 '.i : 433507-00 LOT BL DECARIE 10 52 P9 CONOICTUM ENTREPRISES INC.1 493.42 LA?433723-00 2219-2221 AV PRUD'HOMME 10 181 P42 ETC ROBERT W BLUNOIN 12 025.57 433738-00 3821-3823 AV PRUO'HOMME 10 18 1 153A-3 ETC JUDITH EVELYN 2 833.76 ue 433770-00 3510-3512 AV PRUD'HOMME 10 180 36 LYNOA BATHORY-ZSUZSANNA 116.17 V»?434044-00 3528 ADDINGTON 10 179 289 CATHERINE MARY COSGROVE 413.02 »?434101-00 1036- 1040 ADDINGTON 10 179 60 A L I BONCOGLU 134.42 a»f 434102- 15 1022-1024 AODINGTON io 179 P58 ZOFIA SKALSKA 2 165.12 .*2 434103-00 1010-1014 ADDINGTON io 179 57 PAULINE CAMPBELL 824.62 434487-30 967-971 AV OLD ORCHARD 10 177 P43 I VO GORINOV 488.01 :a2 434551-00 3849 AV OLD ORCHARD 10 177 P396 JACOUES CARDYN ET AL 3 872.54 434749-00 922-924 AV OLD ORCHARO 10 177 451 DOMENICO (OOMENIC) ARMENTI 1 015.00 434752-00 2135-2137 AV MARCIL 10 176 6 KARIHARAN KANAPATHIPP ILLAI ET AL 1 420.86 ')A'T 434963-00 3526 AV MARCIL 10 176 179 MICHELE TREMBLAY-GILLON 659.07 J *• 435006-00 2146-2150 AV MARCIL 10 176 48 RAYMONO PIERRE ET AL 1 635.29 J ?435026-00 2225-2227 AV OXFORO 10 176 99 RAYMONO PIERRE ET AL 1 537.46 Qyu 435248-00 3540 AV OXFORD 10 175 395 HEATHER DELAMATER ET AL 5 070.52 435203-00 2194-2196 AV OXFORD 10 175 821 GEORGE OELIGEORGE ET AL 705.27 .H 440036-00 2205-2207 AV HARVARD to 175 P293 KARIHARAN KANAPATHIPILLAI ET AL 1 454.85 , % » 440060-00 3775 AV HARVARD 10 175 448 LAURETTE BOUCHER-ROY 5 998.59 -•¦>è 440068-00 3843 AV HARVARD 10 175 893 L F E ELIZABETH CRANSTONE 3 659.61 Cüd 440075-00 4015 AV HARVARD 10 175 896 CECIL ABRAHAM 2 695.77 440277-00 3498 AV HARVARO 10 175 365-2 ETC THE ANGLICAN BISHOP OF MONTREAL 604.00 44 1 1 12-00 2205 AV REGENT 10 171 130 ETC COMPAGNIE TRUST ROYAL 151.25 > >î 44 1118-00 2245-2247 AV REGENT 10 171 137 ETC EBENEZER A OLANIYAN 2 523.32 441270-00 2280 AV CLIFTON 10 170 P457 ETC HENRY LEHMANN ET AL 2 487.42 441355-00 4367-4369 AV DRAPER 10 171 394-3 ETC JEAN-FRANCOIS CADIEUX 4 135.22 *4?441361-00 4395-4397 AV DRAPER 10 171 402 ETC EVA SALOMON-CLAYMAN 3 948.16 • a ¦ 441541-50 4568-4570 AV ROYAL 10 170 P676 ETC MURRAY & SMITH INVESTMENT 4 258.60 t + * 441884-00 4685-4687 AV HAMPTON 10 169 439- 1 ETC ELIAS AWAD 5 910,30 442249-00 4015 AV HINGSTON 10 168 P8 10 ETC DEBORAH BONNEY ET AL 4 409.04 : 1 * 442743-00 4253 AV BEACONSFI ELD 10 164 P62 ETC JOHN KENNETH MARSHALL ET AL 4 463.57 , «•?443200-40 4515 GRANO-BOULEVARD 10 163 340 ETC M.DECLAN FLYNN 8 947.04 443200-70 4535 GRANO-BOULEVARD 10 163 343 ETC OECLAN FLYNN 9 028,63 '-»* 443201-40 4555 GRAND-BOULEVARD 10 163 346 ETC DECLAN FLYNN 14 333.27 JY d 443304-00 5120 GRAND-BOULEVARD 10 164 P712 ETC MADELEINE CHOKRON 300.00 3*à 443501-05 4629-4631 AV KENSINGTON 10 163 188-2 ETC FRANK W M EGGINS ET AL 2 442.84 f *’.e 443613-00 4536-4538 AV KENSINGTON 10 162 233-2 ETC HAROLO JAMES CHALMERS ET AL 2 200.01 r sés au moins deux fois.Imaginez le désespoir des ignorés.Les prix Gascon-Roux Don Quichotte à l’honneur STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Don Quichotte a achevé sa quête d’honneurs en remportant tous les prix Gascon-Roux 1997-98, sauf un.En dévoilant hier les noms des lauréats de ses prix maison, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) a d’ailleurs annoncé que cette très populaire production de l’année dernière serait reprise en septembre 1999.Six récompenses sur sept, donc, pour l’adaptation du roman de Cer-vantès, dont celles pour la mise en scène (Dominic Champagne), la scénographie Uean Bard) et l'interprétation masculine (Normand Choui-nard, qui était le chevalier à la triste figure).La conception sonore (de Pierre Benoît) de la production très musicale, avec orchestre sur scène s’il vous plaît, et la conception des éclairages (de Michel Beaulieu) ont également été primées.Ce qui fait cinq.Le sixième prix au Quichotte a été attribué à Suzanne Hard pour la conception des costumes, colauréate avec Mérédith Caron, qui a habillé les comédiens de La Serva amorosa.Cette production arrache également la septième et ultime récompense, le prix de l'interprétation, féminine, attribué à Markita Boies pour son rôle de Coraline dans la comédie de Goldoni.Les Gascon-Roux 1997-98 ont été remis hier, au théâtre de la rue Sainte-Catherine, à Montréal, avant la première représentation des Oranges sont vertes, qui lance la nouvelle saison.Iœs prix, décernés au vote, par le public, soulignent la qualité du travail des artistes et des artisans des productions d’une saison du Théâtre du Nouveau Monde.Cette fois, plus de 1260 abonnés du TNM ont participé au scrutin.Le théâtre reprendra donc l’an prochain la production qui a suscité l’unanimité positive.Les nouvelles présentations du Don Quichotte prendront l’affiche du 7 septembre au 2 octobre 1999.Vente de sa maison de Trois-Pistoles VLB MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Yictor-Iœvy Beaulieu a mis La Maison de VLB en vente parce qu’il en avait assez de combattre des «gestionnaires de la culture» pour quérir les ressources financières.L’écrivain, qui veut se consacrer tout entier à l’écriture, a l’impression que s’effacer pourra peut-être mieux servir la cause que de batailler au front.«A un moment donné tu passes ton temps en réunion, en meeting, en comité, en sous-comité, en rapport, en sous-rapport, et deux ans et demi après, tu n'es pas plus avancé que tu ne l’étais quand tu as commencé», a expliqué Victor-Lévy Beaulieu hier, au lende- main de l’annonce de la mise en vente du complexe culturel et touristique de Trois-Pistoles.«Je suis peut-être de trop dans le paysage et ils aimeraient mieux faire ça avec quelqu’un d'autre?Si c’est le cas, ils vont pouvoir le faire, parce que, comme dirait l’autre, virtuellement, je ne suis plus là!» L’an dernier, un épisode similaire avait ébranlé le gouvernement du Québec et le milieu de Trois-Pistoles, lesquels, à la suite de l’annonce de la fermeture de La Maison de VLB, avaient amassé 55 (XX) $ pour aider le complexe.Chargée d’analyser le «produit culturel VLB» et le phénomène touristique de Trois-Pistoles, la firme Desjardins Marketing de Québec a conclu en mai dernier que le développement touristico-culturel de la région devait passer par I.a Maison de VLB et ses productions théâtrales.«Le son de cloche que j'ai eu aujourd’hui, c’est qu’on allait faire des réunions d’urgence et qu’on allait m’en redonner des nouvelles après, explique VLB en rigolant.Je pense que c’est une astuce des bureaucrates de multiplier les comités, les réunions, pour mieux noyer le poisson.» M.Beaulieu est disposé à rester dans les parages et aider un éventuel acheteur à poursuivre les objectifs de La Maison.Il souhaite toutefois pouvoir écrire non seulement le téléroman Bouscotte mais d’autres ouvrages, dont un roman possiblement terminé cet hiver.Les Productions Kritas présentent # Le Théâtre National de Grèce MÉDÉE 29, 30 septembre ÉLECTRE Sophocle 2, 3 et 4 octobre ^ En grec avec surtitres français K DEVOIR Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets en vente ou réservations Place des Arts - 842-2112 Admission - 790-1245 - 1 800 361-4595 L’événement de la rentrée En Tournée nord-américaine«BOSTON»NEW YORK»MONTRÉAL*TORONTO ^mUIïque LE CALENDRIER DES r J.A JL ÉVÉNEMENTS MUSICAUX P fl TPTP Avenir SERIE CBC/McGILL HOMMAGE À GEORGE GERSHWIN Paul Stewart, piano, Julie Nesrallah, mezzo-soprano '¦ Louise-Andrée Baril, piano et Yehonatan Berick, violon 19 h 30, salle Pollack, 555, rue Sherbrooke Ouest 15 $/!()$ étudiants et aînés 398-4547 L’ENSEMBLE PENTAEDRE DE MONTREAL Concert CORDES & VENTS Oeuvres de Mozart - Britten - Szervansky - Beethoven Église Notre-Dame du Très-Saint-Sacrement, 20h (Métro Mont-Royal) Billets: 12 $, en vente au réseau Admission: 790-1245 Rens.: 279-8859 EN COLLABORATION AVEC Lt: DEVOIR
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