Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1998-12-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
-?FONDE EN 19104- LE DEVOIR V o l .I.X X XIX - N "291 M 0 N T 11 K A L , L K M A 11 I) I 2 2 I) K < K M II 11 K 19 9 8 A X Y.S = I $ / T 0 U 0 X T 0 I $ Louis-Gilles Fr ancœur ?PERSPECTIVES \ A qui profitera le divorce ?Dommage qu’il n’y ait pas de Plan B pour faire face à la séparation des missions Faune et Environnement, décrétée unilatéralement par le gouvernement Bouchard au dernier remaniement ministériel, sans le moindre débat public.Cette décision, dont peu de personnes entrevoient concrètement les impacts, appauvrit globalement l’émission des milliers de permis et autorisations émis par l’Environnement en y retranchant la dimension faunique: une déréglementation dans les faits, dont on se demande à qui elle profite.LË| innovation principale du défunt Plan vert ** fédéral, lancé personnellement par Lucien Bouchard en 1990 alors qu’il était titulaire d’Environnement Canada, résidait dans un aspect encore méconnu, soit le passage d'une gestion gouvernementale «sectorielle» (chacun de son côté) à une gestion intégrée, elle-même subordonnée aux impératifs de survie des écosystèmes: la «gestion écosystémique».Le corollaire de cette nouvelle gestion s’est avéré éreintant pour les gouvernements: on ne se contentait plus d’imposer aux industriels des tuyaux, des filtres, des bassins, etc., mais on se demandait — dans certains cas pour la première fois en 20 ans de gestion environnementale — à quoi tout cela devait servir et si toutes ces machines et équipements atteignaient vraiment leur objectif.Au Québec, on a résisté à cette vision avant-gardiste: le vieux ministère de l’Environnement du Québec (MENVIQ) ne comptait que 30 biologistes pour dire à ses centaines d’administrateurs et ingénieurs à quoi devaient servir tuyaux, filtres, permis et certificats d’autorisation.Quand Pierre Paradis a décidé de fusionner le MENVIQ et le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) pour former le nouveau ministère de l’Environnement et de la Faune (MER, tous ont vite compris qu’on assistait non pas à une intégration mais à une rationalisation! Des 4200 employés de 1994, il en reste 2200 qui fonctionnent avec l’argent d’un seul des deux ministères de l’époque.Un mariage qui frustre autant les conjoints dure rarement.En fait, la fusion des services ne s’est pas faite partout avec la même intensité et ' ¦ même bonheur, ce qui explique son insuccès en régions et son succès relatif en zones urbanisées.L’arrivée de 300 biologistes dans un ministère d’administrateurs et d’ingénieurs y a provoqué une véritable révolution culturelle qu’on vient d’interrompre.Les plus politiques des anciens du MLCP ont vite découvert que, par l’entremise des 10 000 permis et certificats d’autorisation émis annuellement par le MEF, ils pouvaient plus efficacement modeler le développement économique et l’empêcher de ravager la faune jusque sur les terres privées — là où la loi sur la conservation est beaucoup moins efficace — en contrôlant mieux l’agriculture ainsi que les projets, privés et collectifs.Auparavant, ces mêmes biologistes se limitaient souvent à concevoir des «plans de gestion de la faune» qui ne s’appliquaient vraiment qu’aux terres publiques.Après leur intégration au MEF, les biologistes du MLCP ont certes été moins présents dans les revues scientifiques, ont manipulé moins de filets et de colliers-émetteurs au profit des réunions, expertises et rapports sur les permis et certificats réclamés par les promoteurs.Mais leur travail constant a ralenti le rythme de la destruction et de la dévastation des écosystèmes, terrestres et riverains, enrayant en partie le transfert des responsabilités environnementales aux municipalités et régions, notamment dans le dossier des rives et des plaines inondables.Mais ailleurs en province, là où les enjeux fauniques se jouent dans les forêts publiques, la révolution n’a pas eu lieu.Biologistes et techniciens ont souvent continué de travailler en marge de services environnementaux.La lenteur et le manque de vision des services environnementaux ont ainsi été perçus souvent comme des freins, ce dont les défenseurs de la faune se sont plaints à juste titre, à l’intérieur comme à l’extérieur du MEF.Pour la grande faune des régions éloignées, la séparation sera certes un gain à court terme.Pour la faune en général et l’environnement, «ce sera une catastrophe à moins que l’Environnement ne conserve au moins la moitié des biologistes actuels», expliquait un chef de service.de région urbaine.Certes, ajoutait hier un biologiste, en régions, «en se sortant du Viêt-nam quotidien des dossiers environnementaux, on va vite retrouver le fun de la science des spécialistes: mais c’est un repli et un manque de vision qui se fera aux dépens de la faune et au profit des utilisateurs actuels de ce qui en reste.» Certes, les représentants des associations fauniques, surtout le lobby des chasseurs et des pêcheurs, vont enfin se retrouver entre amis mais.derrière les lignes.Comme avant la fusion, il faudra de nouveau passer par les sous-ministres et les chefs de services pour obtenir un simple «avis» faunique dans un dossier critique pour des frayères, des ravages, des espèces malmenées.Jusqu’ici, on s’en parlait au café.M É T É 0 Montréal Nuageux le matin.Dégagement en après-midi.Max: 0 Min: -7 Québec Ciel variable.Max:-1 Min:-15 Détails, page B 4 INDEX Annonces.B 6 Le monde.B 5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 6 Horizons.B 1 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A 5 Télévision.B 7 ÉCONOMIE Torstar ne combattra pas l’offre de Québécor; page B 2 ?POLITIQUE Enquête sur VAPEC: nouveau juge, même mandat, page A 5 CULTURE Les pirates de la clé de sol inquiètent les maisons de disques, page B 8 Élections anticipées en Israël L’extrême droite reproche à Nétanyahou d’avoir signé l’accord de Wye, alors que les modérés l’accusent d’en avoir gelé l’application AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Le parlement israélien a adopté hier en première lecture une proposition de tenir des élections générales anticipées dans les mois qui viennent, après le ralliement en dernière minute du premier ministre Benjamin Nétanyahou.Le texte proposé par l’opposition de gauche a été adopté par 81 députés sur 120, a indiqué le président de la Knesset, Dan Tikhon.Trente députés ont voté contre, quatre se sont abstenus et cinq n’ont pas participé au vote.M.Nétanyahou, résigné, a voté en faveur du texte après avoir constaté qu’il n'avait plus de majorité à la Knesset et qu’il était incapable d’en empêcher l’adoption.Il a pourtant tenté jusqu’au bout de retarder l’échéance en reprenant à son compte une proposition d’union natio-nale avec les travaillistes, mais il s’est heurté au refus catégorique de ces derniers.La Knesset lui a infligé un camouflet supplémentaire en rejetant à la majorité une liste de cinq conditions qu’il en- tendait poser aux Palestiniens avant de mettre en œuvre les retraits militaires en Cisjordanie prévus par l’accord de Wye, dont il a suspendu l’application.la majorité et l’opposition doivent désormais s’entendre VOIR PAGE A 8: ISRAËL Lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Guy Taillefer «J'ai le goût de vivre plus que jamais» w *3 % Pnn/îgo ¦ HORIZONS De l’efficacité des thérapeutes à quatre pattes ¦ À lire, page B 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR RICHARD, bénévole, et Serge, père atteint du VIH, avaient les bras chargés de cadeaux hier à la Fondation daide directe-sida-Montréal.C’est période de distribution de paniers de Noël pour l'organisme de la rue Panet, qui accueille chaque année quelque 1600 personnes atteintes du sida et démunies de Montréal.Lire notre reportage en page A 3.Le conflit entre Montréal et ses pompiers Le syndicat lance un appel au calme LOUISE LEDUC LE DEVOIR Brisant finalement le silence, le président de l’Association des pompiers de Montréal, Gaston Fauvel, jure n’avoir jamais privilégié les actes de vandalisme.Plus encore, il tente d’apaiser ses troupes en envoyant dans les casernes des émissaires chargés de lancer un appel au calme.«On a communiqué avec les casernes et nous leur avons demandé de respecter intégralement l'injonction de la Cour supérieure», a-t-il expliqué à la sauvette, hier, alors qu’il était intercepté par les médias.«Nous continuons de multiplier les appels au calme.» Par contre, note M.Fauvel, il n’est pas question pour lui de reprendre des négociations sur les clauses d’une entente déjà signée en avril.Refusant de commenter davantage, M.Fauvel est retourné dans la bulle qui est la sienne depuis l’escalade des actes de vandalisme commis par ses membres.Dans le conflit qui les oppose à la Ville de Montréal, les pompiers ont beau jeu.Il manque actuellement 24 capitaines au Service de la prévention des incendies de Montréal (SPIM) et, depuis 1996, les lieutenants refusent désormais presque systématiquement de pallier cette carence et d’assumer ces plus hautes fonctions.Résultat: depuis deux ans, la Ville a dû verser 5,5 millions en heures supplémen- VOIR PAGE A 8: POMPIERS Lire aussi en page A 6 L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon L’IRAK AU LENDEMAIN DES FRAPPES www.ledevoir.com Du silence à la colère «Les Américains voulaient nous affaiblir.Ils disent qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient, on les déteste encore plus» JEAN HATZFELD LIBÉRATION Bagdad — Hier matin, Sadi a rejoint ses copains de classe au Bagdad Collège, le lycée huppé de la ville, après quatre jours d’absence.Il a repris ses cours comme si de rien n’était: aucune allocution du proviseur ou d’aucun prof.Ni pour féliciter Saddam Hussein pour sa victoire ni pour accuser l’Amérique, ni même pour demander aux élèves de rattraper le retard scolaire.Farah, elle aussi est revenue au lycée Wazyriua, établissement plus populaire, sans entendre aucune allusion aux événements.Elle précise même: «Nous avions des examens prévus ces jours derniers.On ne nous a même pas dit s'ils étaient reportés ou annulés.» Les rues de Bagdad retrouvaient dans le même temps leur circulation ordinaire.Mais à Mansour, au quatre coins de l'enceinte des bâtiments des Moukhabarat (police politique) stationnent plusieurs véhicules de police.Au moindre ralentissement d’une voiture, un appel de phare sans équivoque oblige le conducteur à donner un coup d’accélérateur.Les piétons, eux, sont interdits de passage sur les trottoirs.Le bâtiment des Moukhabarat a été détruit par un missile américain.Même scénario autour du bâtiment de la sécurité militaire à Qadiamyah ou celui de la sécurité civile à Baladiya.EL si les piétons sont autorisés à longer l’immeuble du Parti Baas, pas un ne.se risquerait à s’arrêter pour jeter un œil à l’intérieur sur les dégâts.VOIR PAGE A 8: BAGDAD «On se demande si tout cela a servi à quelque chose.Si tout ne va pas recommencer comme avant pour l'éternité.» Un nouvel acteur, Al-Jézira CHRISTOPHE AYAD LIBÉRATION Amman — Si les téléspectateurs arabes ont assisté aussi impuissants que furieux au bombardement de l'Irak, ils ont au moins eu la satisfaction de suivre les événements ailleurs que sur CNN, perçue comme un porte-parole du gouvernement américain.Pendant la guerre du Golfe de 1991, ceux qui voulaient échapper à la couverture politiquement verrouillée et techniquement archaïque des chaînes officielles arabes, n’avaient d’autre choix que de se brancher sur la chaîne américaine d’information en continu.Maintenant, ils ont Al-Jézira, la chaîne qatarienne d’information par satellite.En deux ans d'existence, Al-Jézira s’était taillé une solide réputation de professionalisme et de liberté de ton mais l’opération «Renard du désert» en a fait un acteur incontournable.C’est en effet sur cette chaîne que Saddam Hussein a appelé hier les VOIR PAGE A 8: AL-JÉZIRA 778313000658 A 2 I.K I) K V 0 I li , L K M AUDI 2 2 I) K (• K M K It K I il !l 8 'tr**"-'.mm ¦ V* PHHH mmmm, kl IJ» SWS *.I.I«»»} I 1WBS «a*.k* -^sa F*2S /fi* :a IM* ^ Sjfei *_ • • ¦***._ » 025 S.i Vi vt -je» ftrüttîflH J1 "blf Wl.M'JJ IWHJ! v*>-f "ï; CLERRNTT-SCP fiOHV > >: K O»; «üi y ¦ \ ¦ *< m teats REUTERS Il en est même pour penser qu’un réchauffement anthropogénique pourrait être bénéfique, en augmentant les précipitations et le développement accéléré des forêts, en particulier.effectuées.Les modèles prédisent aussi entre 1,5 et 4,5 °C d’augmentation des températures atmosphériques, pour les 100 prochaines années en utilisant le double des gaz à effet de serre actuels.Que sait-on?On sait par les glaces antarctiques et polaires, que les quantités de CO et de CH., dans l'atmosphère ont augmenté de 30 % et 130 % respectivement depuis l’ère industrielle, ainsi que d’autres gaz comme les oxydes d’azote et les chlorofluorocarbones (CFC).On sait aussi que le plomb et l’uranium ont tendance à baisser, depuis peu.Certains estiment que la production de CO_„ par exemple, se distribue en parts presque égales dans l’eau et l’air, et deux fois plus dans la matière organique.On connaît mal l'influence des gaz à effet de serre sur la température, en revanche, on a décelé une baisse des concentrations en ozone en altitude, qu’on pense reliée à la présence d’aérosols, comme les CFC ou même de gaz médiane.Quelle valeur accorder aux prédictions de réchauffement global?Alors que les données connues des températures posent des problèmes d’interprétations, que les mesures aériennes et par satellites n’ont pu mesurer Quelle valeur doit-on accorder aux prédictions de réchauffement global?l’augmentation au sol des températures depuis 1979, mais plutôt un léger refroidissement et que plusieurs autres prévisions reliées aux modèles ne se sont pas avérées, comme l’augmentation des ouragans ou du niveau de la mer (Cf.http://solarcenter.stan-ford.edu/sun-on-earth/glob-warm.html).Les études historiques ont permis de connaître divers aspects du climat à diverses époques, en utilisant les pollens, les sols, la biogéographie, l’historique des glaciers et des récoltes, etc.On note de grandes variations régionales et même hémisphériques et un maximum thermique atlantique, autour de 3000 ans avant J.C., suivi d’un lent refroidissement depuis, entrecoupé de réchauffements (Optimum du Moyen Âge et période actuelle) et de refroidissements (Petit Âge glaciaire entre 1590 et 1850).Ces variations quoique considérables, ne correspondent pas nécessairement à des tendances à la hausse ou à la baisse de la température moyenne de la planète et peuvent «se fondre dans le bruit statistique des variations naturelles du climat».Il faut aussi considérer que la planète a connu des conditions atmosphériques très variables au cours des temps géologiques, en raison des facteurs mentionnés.Par exemple, on pourrait s'attendre à des concentrations atmosphériques élevées en C02 pendant certaines époques, comme le Carbonifère, avec des forêts et une faune prolifiques.Il faudra donc attendre que les données globales du climat et les modèles concordent avant de s'alarmer, mais aussi prendre les autres facteurs en considération, comme les émissions solaires ou les paramètres astronomiques, dans les variations thermiques à long terme.Que faire en attendant?Continuer d’agir, penser globalement, agir localement, là où on peut attendre des effets à courts termes, désertification, déforestation, préservation des biotopes, contrôle de la pollution industrielle, etc., continuer l’étude du climat Il est vain de vouloir diminuer de façon importante les quantités de CO,, en accord avec un modèle pour le moins discutable, puisqu’il faudrait recourir à plus de nucléaire ou provoquer un changement de notre modèle de développement, ce qui paraît totalement illusoire.Même un changement des combustibles fossiles vers l’hydrogène, si c’était possible à court terme, provoquerait une augmentation des taux de vapeur d’eau, le gaz à effet de serre principal.Impossible avec les données disponibles d’établir une relation de causalité entre augmentation des températures et gaz à effet de serre Par ailleurs, il en est même pour penser qu’un réchauffement anthropogénique pourrait être bénéfique, en augmentant les précipitations et le développement accéléré des forêts, en particulier (Cf.http://zwr.oism.org /pproject/s33p36.htm).Quoi qu’il en soit, à moyen terme, il faudra régénérer les grandes forêts du globe, limiter l’exploitation des ressources marines, régénérer la couche d’ozone, s’il y a lieu et limiter la pollution industrielle pour préserver l’équilibre planétaire qu’on a connu, il y a un sièçle.À défaut, la planète atteindra lentement un autre équilibre, avec des paramètres différents et des conditions de vie différentes — avec la possibilité de voir apparaître des situations catastrophiques incontrôlables, pour avoir dépassé des seuils d’équilibre, jusque-là inconnus, la disparition de la couche d’ozone protectrice, par exemple! Il est préférable de conserver «ce qui marche bien» depuis longtemps et que l’on peut garder sous contrôle, quitte à en payer le prix.ancies@hotmail.com f Impérialisme et terrorisme d’Etat Plus grave encore est l’affaiblissement de l’autorité morale des Nations unies, dont l’un des membres, le plus puissant en l’occurrence, s’arroge le pouvoir d’interpréter les résolutions du Conseil de sécurité et de les appliquer lui seul comme il l’entend c JEAN-MAKC L É G E R Consultant en relations internationales omme de nombreux citoyens, du moins je le suppose, j’observe avec gêne et une certaine irritation, la nouvelle manifestation __________de l’impérialisme américain sous le double aspect de l’arrogance et de la duplicité.Rien, en vérité, ne justifiait à ce stade de l’évolution du dossier irakien le recours à la force alors même que le Conseil de sécurité s’apprêtait à faire le point à partir des deux rapports dont il était saisi et non pas du seul rapport du chef de l’UNSCOM.Celui-ci visiblement considère le Département d’Etat et non pas le Secrétaire général de l’ONU comme son pre- mier interlocuteur, sinon comme son «patron».Il n’est pas difficile de supposer que Kofi Annan souhaite depuis longtemps remplacer Richard BuÜer, acharné au maintien des sanctions contre l’Irak.On ne peut s’empêcher d’autre paid de s'interroger sur la troublante (et pour Clinton, quasi providentielle) coïncidence de cette nouvelle crise avec le calendrier de la Chambre des représentants qui devait précisément jeudi dernier se prononcer sur le rapport de son comité judiciaire recommandant d’engager la procédure de destitution du chef de l’État, üt crise intervient donc à point nommé pour un président aux abois.Nous avons eu droit à la scène désormais classique d'un Clinton faussement solennel avec son masque de gravité comique s'adressant au pays et au mon- de, comme s’il était investi d’une mission divine, les Monica et autres Paula ne pressentaient sans doute pas que leurs ébats coquins avec l'hôte de la Maison-Blanche, comme l’on dit, feraient un jour resurgir le «renard du désert».Mais il y a plus grave: c’est l’affaiblissement de l’autorité morale des Nations unies dont l’un des membres, le plus puissant en l’occurrence, s’arroge le pouvoir d’interpréter les résolutions du Conseil de sécurité et de les appliquer lui seul comme il l’entend et au moment et dans la forme qu’il décide.Unique super-puissance depuis l’éclatement de 1,’ancienne Union soviétique, les États-Unis se constituent eux-mêmes en catégorie distincte au sein du système international: il y a eux, d’une part, et tous les autres.C’est dans l'histoire contemporaine une manifestation inédite d’impérialiste qui revêt, il faut bien je dire, la forme d’un terrorisme d’État.Dans le même temps où il affaiblit l’autorité de l’ONU, Washington dessert à terme sa propre autorité et son propre rayonnement., De plus, les État^-Unis s’engagent dans une impasse.À moins de se satisfaire une fois encore d’une réussite illusoire, ils seront contraints de s’engager dans une véritable expédition militaire avec invasion de l’Irak et occupation de Bagdad pour installer ou susciter un régime à leur dévotion.Il est douteux que Washington aille jusque-là car l’opinion ne le permettrait sans doute pas.On voit mal dès lors le bénéfice que les Etats-Unis eux-mêmes et, au-delà la cause de la paix, retireront de cette aventure.Lire le rapport de L’IRIR Nous savons déjà en tout cas qu’il y aura, qu’il y a deux victimes: le petit peuple irakien et l’influence des Nations unies.On veut croire malgré tout que le président Clinton n’a pas eu d’abord, ou aussi, la tentation de rechercher une manœuvre de diversion bienvenue dans une entreprise militaire présentée comme une nouvelle croisade.Le renard, fut-il, du désert, est réputé pour avoir, entre autres attributs, la rouerie.Il est navrant mais nullement étonnant qu’une fois de plus le gouvernement d’Ottawa se présente comme une marionnette de Washington dans le don^ine des relations internationales.À la veille d’occuper un siège de membre du Conseil de sécurité, le Canada affaiblit ainsi une crédibilité déjà passablement entamée.a l’endroit! MICHEL TREMBLAY Président de la Fédération des professionnèles [sic] (CSN) - éditorial de Jean-Robert L% Sansfaçon paru dans Le ' Devoir du 4 décembre nous a déçus.Il aurait dû faire une lecture un ¦- peu plus attentive du dernier rapport de l’IRIR, cela lui aurait permis de mieux informer les lecteurs.Cela lui aurait aussi permis de produire une analyse un peu plus fine et plus juste.Le rapport de l’Institut de recherche et d’information sur la rémunération (IRIR) de cette année confirme encore une fois le retard salarial entre les employé-es du secteur public et tous les autres travailleurs et travailleuses.En comparant le secteur public québécois au secteur privé syndiqué, ce retard salarial est en effet de 13,2 % cette année et de 8,4 % au chapitre de la rémunération globale, ce que l’éditorialiste omet pourtant de dire.Cette omission ne l’empêche cependant pas de s’investir du rôle de guide du Président du Conseil du trésor et de lui indiquer comment il doit négocier avec les employé-es du secteur public.En effet, après avoir réitéré que l’équilibre budgétaire est la priorité du gouvernement mais que le premier ministre a admis pendant la campagne électorale qu’il faudrait apporter des correctifs, il se demande «Lesquels?À cela nous répondons: des correctifs de nature ciblée, selon la situation qui prévaut pour chaque catégorie d’employés.» Se faisant le défenseur des professionnels du secteur privé, il prône qu’il faut «maintenir stable la rémunération des professionnels du secteur public le temps de combler l'écart avec leurs collègues du privé».Or c’est ici que l’éditorialiste dérape.Et c’est là qu’il aurait dû lire plus attentivement le rapport, ce qui lui aurait évité d’écrire une chose et son contraire dans le même éditorial.Prônant «des correctifs de nature ciblée», il se serait alors rendu compte qu’on ne retrouve pratiquement pas, dans les services sociaux et de santé, de professionnels dont la rémunération est comparée avec celle des professionnels du secteur privé.En effet, des dix-sept catégories d’emploi de professionnels comparés entre les secteurs public et privé, une seule se retrouve dans la santé, et encore en trop petit nombre pour être retenue.D’autre part, parmi ces dix-sept catégories d’emploi, six ayant une rémunération en avance sur celle du secteur privé regroupent 92 % des effectifs comparés.De là, certains peuvent conclure que toute la catégorie des professionnels du secteur public est en avance par rapport au privé.Ce qui constitue une conclusion non conforme à la réalité, induite par l’effet du poids du nombre tel que l’IRIR le reconnaît d’ailleurs.Il est donc abusif et erroné de généraliser et d’affirmer que dans le secteur public «les professionnels sont en avance d'autant que de 13,8 % par rapport au privé».M.Sansfaçon est donc tombé dans un des pièges inhérents à certains problèmes de méthode que comportent les travaux de l'IRIR.Ainsi, comme l’IRIR utilise la méthode des emplois repères, plusieurs titres d’emplois du secteur public, qui ne trouvent pas d’équivalent dans le secteur privé, sont exclus de ses recherches.Le rapport de l’IRIR s’appuie en effet sur une enquête qui ne concerne que moins du quart des salariés du secteur public.Le personnel spécifique aux différentes missions de l’État comme, par exemple, les préposés aux bénéficiaires, ergothérapeutes, physiothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux de même que le personnel enseignant dans les cégeps ne sont pas pris en considération par l’IRIR.Ce que l’éditorialiste aurait dû savoir sinon voir.ÉQUIPE DU VOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de I information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine).Yves d’Avignon (pupitreur); Paule des Rivières (««ration), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur(environnement) Judith Lachapelle Utuise LmIuc, Kathleen Lévesqtle (actualités politiques municipales).Caroline Mon.petit, Isabelle Paré (santé).Jean Pichette (justice).Serge Truffant (questions urbaines): Odile Tremblay (Horizons): Miche Garneau (eancatunste) ; Diane FMcourt (Pages editonales.responsable des pages thématiques): Martin Duclos e Christine |)Umazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre, danse).Paul Cauchon (médias).Marte-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Bnan Myles (cinéma), }ean-P\erre D-gault, Clement 1 rudel (musique) ; A l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Robert Dutrisac.Benoît Manger, François Normand.Claude Turcotte ; A l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de I information) GuyTaïUefer (éditorialiste) .Claude Lévesque, A information politique Pierre ( l’Ncill.Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles U'sage (correspondants parlementai',«• à Québec).Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste a Quebec): Mane-Hélene Alane (secretaire a la redaction).Julie rrembiay, Marie-Claude I eût ram „ à documentation Gi les Pare (directeur) • Brigitte Arsenault Manon Deromc.Serge 1 aplanie (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dube (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslame Cote.Marlene Cote butane lavoie, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline RueUand (publicitaires): Manon Blanchette-Turcotte.Geneviève 1 andry.Sylvie Laporte.Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (pecrétaire).IA PRODUCTION JoceWn Arsenault(dirrr(f«r des approvisionnements, distribution et production) Marie-France Turgeon (responsable de la production).Claudine Bédard, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Christian Goulet.Mane-Josee Hudon, Christian Vien.\amck Mar el, Olivier Zuida.SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Bra n (responsable) Hèlent.Gerçais Evelyne 1 .abouté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux.Us,- Lachapelle, Rachelle Leelerc-Venne.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jeanned Arc Houde (secretaire a la direction) ; Celme I-uroy, Patrick Inkel (controleur).Ghislaine Lalkur.Danielle Naiitel (secrétaire administrative).Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président executif et directeur general). -* LE DEVOIR ?-^- ACTUALITES POMPIERS SUITE DE LA PAGE 1 tairzes à ses capitaines, selon le SPIM.Parallèlement à ces moyens de pression peu visibles mais tout aussi coûteux, les pompiers continuent leurs actes de vandalisme.Au cours des derniers jours, ils ont particulièrement jeté leur dévolu sur le matériel informatique en dépit d’une injonction de la Cour supérieure leur enjoignant le calme.Selon le SPIM, la facture des dégâts matériels s’élève à 200 000$.La véritable partie de bras de fer se poursuit donc et, cette fois, le SPIM n’a aucunement l’intention de plier.«Je ne démissionnerai pas», a juré le directeur du Service de la prévention des incendies de Montréal, Alain Mi-chaud, qui est personnellement la cible de la colère et des menaces des pompiers.«Depuis trop longtemps, les pompiers utilisent les moyens de pression pour obtenir ce qu'ils réclament.Il faut mettre un frein [à ce réflexe]." Le chef-négociateur de la Ville de Montréal, Michel Go-hier, abondait dans ce sens, hier, lors de la troisième conférence de presse convoquée par le SPIM en une semaine.«Les pompiers doivent se calmer.Le syndicat des policiers se lance-t-il dans des moyens de pression et imagine-t-il quelque drame toutes les semaines?Les moyens de pression — sabotage, intimidation, bris d’équipement — sont tout à fait démesurés par rapport à nos différends.» En avril, après 26 mois d’une âpre bataille, les pompiers et la Ville de Montréal s’entendaient sur les aspects financiers de leur convention collective.En dépit de cet accord écrit, les deux parties ont depuis lors dû faire appel à un conciliateur, de même qu’à un arbitre.Pour la première fois, hier, la Ville levait un peu le voile sur les questions en litige.Conformément à l’entente d’avril, le SPIM est tenu de garder en poste 1557 pompiers.Actuellement, trente postes sont vacants.Le SPIM s’emploie à les combler et il a prévu à cette fin 1 086 000 $ dans son budget 1999.Il semble que le rythme des embauches ne satisfasse pas l’Association des pompiers, qui exige maintenant le paiement rétroactif des salaires.Si elle l'obtenait, un candidat pompier embauché le 22 janvier 1999 pour com- bler un poste vacant depuis le 22 octobre 1998 recevrait trois mois de traitement rétroactif sans avoir travaillé pour la Ville pendant cette période.La Ville devrait verser à l’Association les cotisations syndicales non perçues à la même période, de même que la part du pompier à la caisse de retraite.Le nombre minimal de camions en service cause aussi problème.Les pompiers en exigent 91, en permanence.La Ville, elle, plaide que des bris mécaniques surviennent parfois et que cette mesure l’obligerait à payer inutilement des pompiers alors qu’elle ne dispose pas de l’équipement de combat nécessaire.Parmi les autres points en litige se trouve encore le sort réservé aux pompiers considérés comme partiellement invalides, de façon permanente.L’Association des pompiers souhaite que ses membres dans cette situation soient pensionnés selon les mêmes termes qu’un pompier comptant 30 ans de service à son actif.La Ville, elle, préférerait réaffecter à d’autres tâches ces pompiers encore aptes au travail.Enfin, des différends subsistent aussi quant à la gestion PRESSE CANADIENNE Les Métis obtiennent des droits de chasse et de pêche Sault Ste Marie, Ont.— Les Métis de l'Ontario jouissent de droits de chasse et de pêche en vertu de la Constitution canadienne, a statué hier un tribunal ontarien.Le jugement met un terme au procès de deux hommes inculpés en 1993, en vertu de la loi ontarienne sur la chasse et la pêche, pour avoir été en possession d'un orignal et avoir chassé illégalement.L’avocat de la défense, Clayton Ruby, a qualifié ce jugement de «première déclaration des droits des Métis» de l’Ontario.La question soulevée lors du procès n’était pas si oui ou non les deux hommes inculpés étaient en possession d’un orignal — la défense avait d’ailleurs concédé qu’ils l'avaient bel et bien été —, mais si les Métis ont le droit de chasser pour se nourrir, en vertu de la Constitution canadienne.En disculpant Steve Powley, âgé de 49 ans, et son fils Roddy, âgé de 24 ans, le juge Charles Vaillancourt, de la Cour de l’Ontario, a déterminé que les Métis détiennent ce droit.La loi ontarienne sur la chasse et la pêche viole le droit de chasse des Métis, a indiqué le juge Vaillancourt «f» «Les coutumes, traditions et pratiques des Métis sont à la source de leur droit de chasse», a décîaré le juge.«La chasse, y compris la chasse à l’orignal, faisait, et fait toujours partie de leur culture», a-t-il ajouté.Le juge à également tenté de définir ce qu’est un Métis: «Un Métis est une personne de descendance autochtone qui se considère elle-même comme Métis et qui est acceptée comme tel par la communauté métis.» L’avocat de la Couronne, Bruce Long, a affirmé qu’il désirait étudier le jugement avant de déterminer s’il le portera en appel.En mai, la Cour d’appel de la Saskatchewan avait rejeté un jugement selon lequel les Métis possédaient les mêmes droits de chasse que les citoyens de la province détenant le statut d’Indien.Au Canada, les Métis sont reconnus comme des autochtones en vertu de la Constitution, à l’instar des Inuits et des Indiens.Toutefois, au contraire des peuples qui possèdent le statut d’Indien, les Métis ne jouissent d’aucun soutien du gouvernement canadien, ni d’exemption d’impôts.Oa S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.BAGDAD «Officiellement, les bombardements ont été monstrueux et assassins mais tout aussi officiellement, ils n’ont eu aucun effet» SUITE DE LA PAGE 1 Depuis dimanche, Télévision Shebab n’émet plus.C’était la chaîne de la jeunesse, qui diffusait entre autres des émissions de variétés arabes et des feuilletons.Pas un mot d’explication sur sa destruction.Elle appartenait à l’un des fils de Saddam Hussein.Di radio nationale dont le grésillement semble indiquer un changement d’émetteur, n’a toujours pas annoncé la décision anglo-américaine de stopper les raids.Tous les programmes de la radio et de la télévision irakienne sont massivement consacrés à des louanges au président, des interventions de personnalités, des messages de soutien, des poèmes et des chansons patriotiques, sans aucune information sur les quatre jours de bombardement La lecture des journaux d’hier est encore plus édifiante.Les deux grands quotidiens, al-Tha-wra et Babylone ont paru normalement.Eux aussi entièrement consacrés aux discours de Saddam Hussein, à des citations russes, françaises, onusiennes, sans une ligne sur les bombardements.Sans aucune photo de guerre: ni de missile, ni de destruction, ni de cadavres, ni de mères en pleurs.rien.Uniquement des photos de personnalités, de rues encombrées, d’électriciens au travail, de basketteurs.la veille, des équipes de télévisions étrangères avaient été emmenées en convoi à Bassorah, dans le sud du pays ou des raffineries ont été incendiées.Empêchées d’approcher, elles sont revenues avec des images d’une mairie détruite.Pourtant, on sait que des missiles, des bombes ont raté leur cible.Soit à cause d’imprécisions technologiques (voir le missile tombé en Iran) soit parce qu’ils ont été détournés de leur trajectoire par des obus de l’artillerie antiaérienne irakienne.A Bassorah, le port de marchandises est endommagés; à Tikrit, des quartiers populaires ont été «À l’évidence, cette offensive avait deux objectifs simples et réalistes.Frapper les instruments traditionnels de 'armée et les symboles du pouvoir de Saddam Hussein» lourdement bombardés; à Bagdad, des obus sont tombés en pleine rue, et des édifices, notamment l’hôpital Saddam Hussein, ont été endommagés causant victimes civiles et dégâts.Mais rien de cela ne transparaît, ni dans la presse, ni dans les discussions.Toutes les victimes de la capitale, environ 90, seront enterrées sans aucune cérémonie particulière.«Officiellement, les bombardements ont été monstrueux et assassins mais tout aussi officiellement, ils n’ont eu aucun effet», explique Shaymaa Aziz, une ingénieure d’un service public.A cette contradiction, un diplomate arabe avançait hier une explication à un confrère: «A l’évidence, cette offensive avait deux objectifs simples et réalistes.Frapper les instruments traditionnels de l’armée et les symboles du pouvoir de Saddam Hussein.Les sites sous surveillance: les usines d'armements, casernes, services de sécurité; et le village natal, le palais de la fille ou la télévision du fils.Sans se disperser à chercher des sites souterrains d'armements chimiques ou autres.Feut-être ont-ils réussi un boulot plutôt efficace que ne peut risquer de rendre public Saddam Hussein.» Shaymaa Aziz proposait une explication différente mais compatible: «Certainement, le bilan des victimes est soit trop léger, soit trop lourd pour Saddam Hussein.Ne pas en parler nous inquiète beaucoup, surtout dans un pays arabe où on a l'habitude du culte des martyrs.Ijes gens ne parlent que de ça mais se cachent pour en parler.Dimanche, beaucoup de gens, comme moi, pensaient: «Bon, les Américains voulaient nous affaiblir.Ils disent qu'ils ont eu ce qu’ils voulaient, on les déteste encore plus, toutefois, maintenant on va enfin envisager de lever l’embargo.» Mais depuis aujourd’hui, à cause de ce silence très malsain, on se demande si tout cela a servi à quelque chose.Si tout ne va pas recommencer comme avant pour l’éternité.» DAVID SILVERMAN REUTERS Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, discute avec les membres de son parti, Meir Sheetreet à gauche et Mickey Eitan, durant une pause dans les débats de la Knesset, le parlement d'Israël.A la faveur d’une alliance objective entre la droite religieuse et les travaillistes, la Knesset a rejeté hier soir la politique de paix de Nétanyahou, ouvrant la voie à des élections anticipées.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par I/t Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury.9* étage.Montréal, (Québec), MA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.012.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval Knvoi de publication — Enregistrement n*0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.de la caisse de retraite, les assurances collectives et la for-mation des officiers.Sur ce dernier point, soulignons que depuis le 15 septembre, Québec exige des aspirants officiers une formation collégiale de 435 heures.Or, selon le SPIM, les pompiers n’apprécient pas de devoir s y astreindre pendant leurs jours de congé.Les moyens de pression des pompiers ont débute le 12 décembre.Depuis lors, ils ont dû jouer à la chaise musicale au rythme de leurs transferts de casernes en casernes destinés à disperser les plus bouillants.Jusqu ici, 16 pompiers ont été suspendus mais aucun d’eux ne 1 a été plus d’une journée, le temps qu’il leur a fallu, semble-t-il, pour accepter leur transfert dans leur nouvelle caserne.Vendredi, la Ville de Montréal a obtenu une injonction provisoire d’urgence de la Cour supérieure sommant 1 Association des pompiers et ses membres de cesser immédiatement leurs actes de vandalisme.Les enquêtes policières continuent en vue de poursuivre au criminel des pompiers, dont les actes de vandalisme se font évidemment en l’absence des sept chefs de division.ISRAËL «Je suis certain de remporter les prochaines élections» SUITE DE LA PAGE 1 pour fixer une date pour les élections anticipées, qui doivent avoir lieu dans un délai de trois à six mois.Elles se tiendront ainsi avec un an et demi d’avance sur la date prévue initialement de novembre 2000.Comme le stipule le code électoral en vigueur, les élections auront lieu le même jour pour le poste de premier ministre et pour les 120 députés du parlement M.Nétanyahou devrait conduire le camp nationaliste pendant la campagne qui va l’opposer au dirigeant travailliste, Ehud Barak, et, probablement, à un candidat centriste, le général Amnon Lipkin-Shahak.Ce dernier, selon son entourage, a bien l’intention de se présenter, bien qu il n’ait pour l’instant rien dit publiquement.Dans une telle configuration triangulaire, un second tour des élections, pour départager les deux candidats arrivés en tête, sera nécessaire si aucun d’eux n’obtenait 50 % des suffrages exprimés dès le premier tour.La semaine prochaine, la proposition d’élections anticipées sera présentée en commission parlementaire des lois, qui devra fixer la date de la deuxième lecture en séance plénière.Une troisième lecture sera ensuite nécessaire pour l’adoption finale du projet.C’est une conjonction de défections de députés de la majorité, centristes et d’extrême droite, qui a rendu inéluctable le vote du projet, conduisant M.Nétanyahou à s’y rallier plutôt que de subir une défaite humiliante.L’extrême droite a reproché au premier ministre d’avoir signé avec les Palestiniens l’accord de Wye, en octobre, alors que les modérés de la coalition l'accusaient, à l’inverse, d’en avoir gelé l’application.M.Nétanyahou, qui a été élu à sa charge en mai 1996, a reconnu à la tribune que sa politique de «paix dans la sécurité» ne recueillait plus l’adhésion d’une majorité de députés.«Je n'ai pas de doute que la majorité du peuple veut la poursuite de notre politique de paix dans la sécurité [.] Il est évident qu'il n’y a pas de majorité à la Knesset pour soutenir cela.En conséquence, je vais soutenir le projet de dissolution de la chambre», a-t-il dit.«Je suis certain de remporter les prochaines élections de la façon la plus convaincante», a-t-il affirmé ensuite dans les couloirs de la Knesset.M.Barak a rétorqué que «la poursuite de ce gouvernement était mauvaise non seulement sur le plan politique, mais surtout sur le plan moral».M.Nétanyahou «est arrivé au bout du rouleau.Il a reconnu que son gouvernement extrémiste a échoué», a ajouté le dirigeant travailliste.L’Autorité palestinienne a pour sa part appelé M.Nétanyahou à ne pas utiliser la prochaine campagne électorale comme un nouveau prétexte pour ne pas appliquer les retraits militaires en Cisjordanie prévus par l’accord de Wye.«Le gouvernement israélien doit continuer à mettre en œuvre ce qui a été conclu à Wye», a déclaré à l’AFP le secrétaire général de l’Autorité palestinienne, M.Tayeb Abdelrahim.ALJÉZIRA SUITE DE LA PAGE 1 masses arabes à combattre contre les Etats-Unis, briser l’embargo et à secouer le joug de leurs gouvernants.Dix-sept heures sur par jour, la chaîne a diffusé reportages, analyses, interviews et débats, monopolisant l’audience dans la plupart des foyers équipés d’une antenne satellite ainsi que dans les cafés et restaurants partiçulièrement fréquentés pendant les nuits de ramadan.A l’instar de Christian Amanpour, l’envoyée spéciale-vedette de CNN, les journalistes d’al-Jézira présents à Bagdad sont intervenus régulièrement en direct pendant les bombardements.Les images nocturnes de Bagdad sous les bombes ont eu un impact particulièrement dramatique.Ce sont surtout les longs comptes rendus de manifestations dans les différentes capitales arabes qui ont le plus impressionné les téléspectateurs et il n’est pas exclu que leur diffusion en boucle ait eu un effet sur la montée de la colère flans la région.«Iœs gens ne s'y sont pas trompés, fait remarquer un téléspectateur jordanien.C'est comme si on leur disait: “Bougez! Regardez ce que font les autres! Vous aussi, vous pouvez.’’» Ainsi, les images particulièrement inhabituelles pour le pays de la foule damascène prenant d’assaut l’ambassade américaine ont marqué les Jordaniens, un peu honteux en privé de ne pas en avoir fait autant A l’opposé, la couverture discrètement hostile à Saddam Hussein de l’autre grande chaîne arabe par satellite, MBC, appartenant à des hommes d’affaires proches de la famille régnante saoudienne, a été boudée.Al-Jézira, pour sa part, est contrôlée par le très controversé ministre qata-rien des Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani, qui ne manque jamais une occasion de provoquer ses voisins.Al-Jézira n’est pas toujours en odeur de sainteté auprès des pouvoirs arabes en place pour sa propension à donner la parole aux opposants.Ainsi, la Jordanie a fermé le bureau de la chaîne le mois dernier à la suite d’une émission houleuse, Directions opposées, durant lequel l’alignement d’Amman sur la politique américaine et sa paix avec Israël avaient été durement critiqués.Le présentateur-vedette de la chaîne, Fayçal al-Qassem, était allé jusqu’à commettre le crime de lèse-majesté impardonnable de mettre en doute la légitimité historique et religieuse de la dynastie hachémite.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.