Le devoir, 22 janvier 1999, Cahier B
PLAISIRS Culture Page B 9 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4 VINS R E N O E 7.- V () U S Le plaisir de la différence ni n’a pas déjà tenté, lors d’une dégustation, de jeter les bases de comparaison entre les vins, tentant ici des rapprochements sur le plan delà couleur et des arômes, là des filiations au chapitre des vinifications et de l'élevage, toutes couleurs et pays confondus?Rien de plus normal à cela.Seulement une façon de se rassurer, de poser des balises en terrain connu et de faire taire l’angoisse qui se pointe quand la boussole des sens a perdu le nord.Ce qui n’empêchera pas le vin, lui, de continuer à piéger quiconque voudrait le mettre en boîte.Car, unique en son genre, il n’est jamais à son meilleur que lorsqu'il exprime et revendique justement cette différence qui fait de lui cette espèce de work in progress habile à déjouer les repères, les étalons de mesure et, bien sûr.les préjugés.C’est dans cet esprit que j’ai accepté cette semaine l’invitation de la maison Robert Mondavi de Californie à participer à une dégustation et, pourquoi pas, à me faire mettre en boîte à mon tour.L’enjeu?Découvrir à l’aveugle parmi six cabernets sau-vignons du millésime 1995 de haut niveau, dont quatre de la maison Mondavi, deux vins pirates dont le Finis Terrae chilien de Cousino-Macul et le Château Latour, premier grand cru classé de Pauillac.Le but de tout cela?Permettre aux vins du Nouveau Monde de se mesurer au seigneur bordelais et, pourquoi pas, de lui damer le pion.Ce n’est pas la première fois que la maison Mondavi joue à ce petit jeu.Mais qui pourrait lui reprocher de récidiver lorsqu’on sait le sérieux et surtout la stature des vins proposés?On se souviendra d’ailleurs de la consécration d’un certain Chardonnay Reserve de la Robert Mondavi Winery lors d’une dégustation à l’aveugle pratiquée par les plus fins palais européens, et cela, devant les plus grands chardonnays du monde, la France en tête.Mais à ce petit jeu, ne risque-t-on pas justement de se brûler les ailes en perfectionnant de toute pièce ce «vin modèle» qui, lui, ressemblera comme deux gouttes de vin à l’image de cet étalon de mesure que l’on s’évertue à vouloir imiter?Parvenir à ce niveau de qualité est évidemment fort enviable; reste maintenant à la doubler ./ e u n A u b i d'une personnalité bien à soi et à proposer aux dégustateurs du monde entier ce petit quelque chose qui exalte le plaisir de la différence.Bref, quand je veux du Latour, je débouche du Latour, çt quand je veux du Mondavi, je me verse du Mondavi! A la condition que mon gérant de banque ne s’y oppose pas, évidemment.Cela dit, et pour en revenir à la dégustation, il faut convenir que tous les vins savaient savamment gommer les différences entre eux sans même s’ètre consultés au préalable, à l’exception de Latour (391 $), qui a mis un bon moment à s’ouvrir pour affirmer, ne serait-ce que par sa race et son panache légendaires, sa sève inimitable, riche, virile et considérable.Le précédait ce magnifique, irrésistible et harmonieux Cabernet Sauvignon Oakville District (bientôt en tablettes autour de 75 $) dont ma première impression, corrigée par la suite, me mettait sérieusement sur la piste du Latour.Un grand vin, cinq fois moins cher que le pauillac mais pas moins bon pour autant.Tanins fins, vivants, réglissés et marqués par l’eucalyptus pour le Finis Terrae (36 $, code non disponible), encore très jeune; puissant, réservé, alliant à merveille le fruité sucré au boisé sophistiqué pour le Cabernet Sauvignon Stags Leap District, Mondavi (75 $, code non disponible); ensemble raffiné, corsé et bien frais pour le Cabernet Sauvignon Napa Valley, Mondavi (34,25 $ — 979450) et puissance contenue, tanins enrobés, bien mûrs, et longue finale encore fougueuse pour le Cabernet Sauvignon Réserve Mondavi (bientôt autour de 120 $), un vin de garde, sûr de lui, un peu moins complet, m’a-t-il sem- blé, que ne l’était le 1994.Je vois venir la question: si j’ai repéré les vins dans leur ordre respectif?Disons que j’ai pris plaisir a traquer les différences.Ça fait moins prétentieux.VOIR PAGE B 3: DIFFÉRENCE La minute de Viagra La chose est un médicament bien prétentieux: pas de quoi faire une crise cardiaque Drôle de conversation, j’en conviens.«Alto papa! Est-ce que c’est incompatible avec le jus de pamplemousse?» Il faut absorber le comprimé de 30 à 60 minutes avant l’acte et l’effet dure de quatre à six heures.Si le Viagra vous redonne de la mine dans le crayon, il peut aussi vous couper l’inspiration fret, net, sec.Enfin, j’imagine qu’il aurait fallu être plus désespérée que je ne l’étions.Bon, on a bien fini par l’essayer (j’en ai pris aussi pour donner l’exemple) un soir où il n’y avait que Les Beaux Dimanches à la télé.Avec qui je l’ai essayé?C’est pas vos oignons.David La-haie, s’il vous faut un nom.11 fait fantasme' universel et il a de beaux yeux, tu sais.Nous lisions chacun de notre côté en attendant un effet, un signal, j’sais pas moi, quelque chose de plus fort qu’une envie de Rice Krispies à dix heures le soir.Que le Grand Cric me croque si je mens, mais il n’est rien arrivé.Je savais qu'il fallait une «stimulation sexuelle», comme disent les médecins, mais pas jusqu’à sortir un film La petite pilule bleue aura fait autant pour la dysfonction érectile que pour ceux qui rêvent secrètement de retrouver l’ardeur de leurs 20 ans.Assurance tous risques, orgueil des mous, priapisme de la deuxième chance, Viagra cible également les femmes.Égalité des sexes «L’homme ne se trouve jamais dans le dilemme qui torture la femme.Chez lui existe une tension entre amour et sexualité, promiscuité et fidélité, jeu et responsabilité.Il a profondément besoin d’amour et de sécurité affective.Sans cette assurance, l'angoisse apparaît et son désir érotique s évanouit.» - L’Erotisme, Francesco Alberoni Si l’attente exacerbe la jouissance, rien n’est plus érotique que le Viagra, me suis-je dit en déchirant l’enveloppe matelassée contenant les deux comprimés bleus scellés dans un petit sachet de plastique foncé.Discret mais lent, le service postal, très très lent.J’ai mis presque trois mois à recevoir mes Viagra commandées par Internet.Comptez 25 $ US par unité de 100 mg.J’ai dû choisir un mauvais pu-wmm slier, un collègue m’affirme recevoir les siennes en moins de dix jours et m’en a généreusement revendu deux comprimés pour 20 $.Il faut dire qu’il les achète en vrac et ce sont des 50 mg, c’est moins coûteux.La dose lui suffit.La petite pilule du blues érectile sera mise en marché au Canadaau mois de mars et viendra secourir l’orgueil de deux ou trois millions de Canadiens, prévoit la compagnie Pfizer Canada.Le Viagra pourrait également venir en aide à de nombreuses Canadiennes aux prises avec l’anorgasmie, un autre mot pour la frigidité, qui n’a plus tellement la cote.Le médicament aurait le même effet sur la réponse sexuelle des femmes que sur celle des hommes et ce n’est qu’une question de temps avant que la petite pilule ne se mette à voir la vie en rose.Si j’ai mis trois mois à recevoir mon Viagra, j’ai bien dû en mettre trois autres avant d’avoir le courage, le désir ou l’envie d’essayer le produit.Ce n'était pas la curiosité qui manquait mais plutôt la spontanéité.Et puis, rien n’indique comment prendre la chose; j’ai dû appeler mon paternel qui est aussi médecin.Caricature révolutionnaire.Marie-Antoinette et La Fayette.Vu: le film britannique Little Voice avec Michael Caine, et Jane Horrocks dans le rôle d’une chanteuse tout à fait touchante et pas du tout viagresque.Un film fragile comme la sensibilité artistique, un film où le vrai et le faux s’entrechoquent, un film d’acteurs, disent les critiques.J'ai beaucoup aimé.Noté: que le sperme des hommes de 50 ans serait plus riche en spermatozoïdes (plus mobiles également) que celui des jeunes.C’est pas étonnant avec ce qu’ils mangent, les jeunes.Répondu: «N'y songe pas» a un de mes copains gais, convaincu qu’il pourrait violer un hétéro à qui il aurait administré du Viagra à son insu.Appelé: un éleveur de Maine Coon a Lacolle à la suite de 1 article de la semaine dernière et à vos demandes pour vous en procurer un.Le Maine Coon est le deuxième chat de race le plus populaire aux États-Unis après le persan.11 faut payer 4(X) $ pour un chaton, et Danielle et Jean Lacroix ont une liste d’attente de six mois.Encore plus long que le Viagra, mais ça vaut vraiment la peine.® 450-246-2755.porno pour l’insérer dans l’appareil.Je vous vois déjà en train de vous dire qu’on ne sait pas comment s’y prendre, qu’il aurait fallu nous taire aussi un dessin.Que voulez-vous, les médicaments, ça me les coupe.Ça me rend l’instinct frileux.Nous avons donc à nouveau aidé la nature — qui n'en demandait pas tant, j’en suis sûre —, et c’est à peine si j’ai ressenti une bouffée de chaleur entre les orteils.Le Viagra est un médicament bien prétentieux.Pas de quoi faire une crise cardiaque.Mais que je vous cause des effets secondaires de cette nuit viagresque, que je vous parle des engourdissements dans les extrémités, des nausées, du lever de monsieur le lendemain après-midi parce qu’affalé sous l'effet du mal de bloke qu’on appelle aussi céphalée en français.I-es effets spéciaux en 3D?Pas remarqué ni le vert ni le bleu.Incidemment, on déconseille fortement aux pilotes d’avion d’en consommer moins de six heures avant un vol.Selon une revue médicale de l’aviation civile américaine, il y aurait un risque mortel à gober du Viagra en plein vol.Et vous vous demandiez s’il y avait un pilote dans l’avion?L’urologue Luc Valiquette, de l’hôpital Saint-Luc, m’affirme que l’effet du Viagra peut encore se déceler (à l’occasion) le j^, petite lendemain matin, lout dépend de l’heure à la- njiuie quelle vous l’absorbez.' Mon collègue, qui a re- du blues trouvé son sourire «tout est sous contrôle» depuis érectile qu’il a découvert le Viagra, soutient n’avoir au- sera mise cun problème à recommencer le lendemain.Ça en marché dépend avec qui tu te réveilles, j’imagine.«Je ban- au Canada de comme avant, et puis ça marche tellement bien au mois que ma femme m’a interdit de les emporter quand de mars.je pars seul en voyage.» Parfois, sa femme — qui ne s'appelle pas Fernande — insiste pour qu'il ne prenne pas le Viagra, dont elle est devenue un peu jalouse.Elle voudrait lui faire le même effet.«Elle me dit qu'on n’en aura pas besoin, qu’elle va “essayer”elle-même.» Z’auriez dû lui voir le sourire quand il m’a dit ça.Bref, je ne serai pas une Viagra girl.D’abord, c’est encore une invention pour que les filles se sentent en compétition.Et on se battrait contre un accident scientifique, un autre truc découvert par hasard alors qu’il y a si peu de hasards dans l’existence et tant de coïncidences.En voici une autre, tiens, de coïncidence.Comment se fait-il que tant d'hommes se préoccupent de l’efficacité de leur engin, de l’angle d’érection et de sa grosseur?Ça ne vous frappe pas?On ne parle que de ça ici-bas.Ça et la quantité de spermatozoïdes qui serait à la baisse dans le sperme, de l’ordre de 2 % par an.C’est inquiétant et ça baisse et ça baisse.Bientôt, il faudra tous les adopter en Chine.Ça vous a peut-être échappé, mais le magazine GQ du mois dernier consacrait tout un, dossier au meilleur ami de l’homme.A la question: «Est-ce qu’on peut l’user comme une paire de souliers?», le docteur répond: «Une érection complète est la meilleure façon de donner du sang fiais et bien oxygéné au pénis.A leur état flasque, comme vous et moi durant cette entrevue, nos pénis reçoivent de l’oxygène de piètre qualité.Des hommes en pleine santé ont une bonne qualité d’érection.» J’ai bien aimé la réponse du médecin, même flasque.Tout ça n'est qu'une question d'oxygène, les gars.Respirez par le nez.Une simple question d'oxygène.joblo@cam.org Vison Zibeline Vison rase: Castor rase RABAIS DE: MComber / GROSVCNOR DEPUIS 1895 CANADA JANVIER : VENTE D'ÉCOULEMENT DE FOURRURES ¦ Sur toute Ici marchandise pré-sélectionnée en magasin, recherchez les étiquettes rouges.Ce solde commence le 15 janvier et se termine le 23 janvier Agneau r e n v e r s e Pour célébrer cet événement, venez profiter de notre «VENTE D'ÉCOULEMENT».Choisissez, parmi notre très grande collection, la fourrure de vos rêves, spécialement réduite pour cette occasion.Les Fourrures McComber, l'un des magasins les plus prestigieux au pays, et Grosvenor Canada, connu mondialement pour leur confection des plus beaux manteaux de fourrures, se sont fusionnés ! 402, boni, de Maisonneuve Ouest • Tél: (514) 845-1167 ou (514) 288-1255 B 2 i.K I) K V II I It .I.K V K N I) Il K U I 2 1' ,1 A N V I K II P LA LSI RS I !) Il II RESTAURANTS L’art du graffiti Rémy C h a r e s t Je n’ai jamais su — tout bêtement paire que je n’ai jamais posé la question — pourquoi l’endroit s’appelle Le Graffiti.Le nom est inversement proportionnel au standing de l’endroit et il n’a sûrement rien à voir avec les murales de Luc Archambault, posées sur des murs, certes, mais n’ayant ni le style, ni la palette de couleurs, ni le médium en commun avec les bombeurs des centres-villes.! Le graffiti, petit g, est affaire de contre-culture et d’expression sauvage.Ir Graffiti, grand g, est une institution de là restauration à Québec et son expression culinaire est réglée au quart de tour.En une décennie, je n’ai jamais pris un seul mauvais repas par là.Je me suis parfois senti un brin à l’étroit (huis ce local dont chaque centimètre semble dompter, au point qu’on sente parfois le courant d’air soûle vé par le personnel qui passe.Et il y a bien des moments oii j aurai trouvé le service plus pressé qu'empressé, bien qu’il doit toujours resté précis et professionnel.Mais ça dérougit rarement au Graffiti, et je soupçonne qu’on y vient un peu pour cette activité constante et ramassée, ce bruit de foule animée autour des grands et petits plats.• Ce midi-là, l’atmosphère animée convenait parfaitement puisque mon copain Antoine et moi devions parler sérieusement de l’état du monde à la veille de cette omniprésente année 2000, une réflexion qui a davantage à voir avec le bruit et le mouvement qu’avec le calme et la volupté.En prime pour janvier, époque où le portefeuille est souvent en disette, le restaurant penche d’ailleurs un peu plus que d'habitude du côté des petits plats.On y a conçu, pour la durée du mois, un menu «des cassés», où l’on vous offre une table d’hôte à plat unique et à prix modique — à peine 6,95 $, le midi, pour l’entrée, le plat principal, le dessert et le café.Le «cassé» du jour, pour les fins de nos discussions, devait s’avérer être un rôti de porc à la moutarde.Absorbés par la discussion, c’est sans même s’attarder aux autres options de table d'hôte, pourtant alléchantes, que nous avons décidé d'opter pour le bout le plus simple du menu.Et nous ne devions pas le regretter puisque, après la réglementaire crème de légumes, pour moi, et une terrine de poisson fort appréciée par mon interlocuteur, le porc devait se révéler tendre et cuit juste à point, comme les petits Jégumes d’accompagnement.Évidemment, en prenant le plat des «cassés», Antoine et moi étions un peu en train de tricher.Pas si «cassés» que ça, les gars, et un brin hédonistes sur les bords, nous trouvions là une raison parfaite de nous offrir un meilleur verre de vin.Car l’autre réputation (tout à fait justifiée) du Graffiti, c’est d’avoir une des meilleures cartes des vins en Ville, sur laquelle le propriétaire de l’endroit veille avec tou- te l'attention et le goût du véritable connaisseur.Du petit verre de vin du jour aux bouteilles de collection — plusieurs millésimes du merveilleux Sassicaia, pour ne noter que cet exemple au passage —, on ne trouve là que de bonnes choses pour toutes les bourses.Mieux encore, surtout pour un midi, la carte comporte une belle sélection de demi-bouteilles, parfois conservées depuis un bon petit moment.La demie du Gigondas de Guigal pour lequel nous avions opté, par exemple, était du millésime 1989, passé il y a plusieurs années à la Société des alcools.La syrah se marie à merveille avec le porc, surtout quand elle est à point comme celle-là.En fait, le vin était si bon (même si l’empressement du service avait tait remonter indûment le dépôt) qu’on se félicitait de la simplicité du plat choisi, qui permettait de mieux se concen- trer sur les arômes bien fondus de cet excellent rouge du Rhône.De quoi être tenté de revenir, le soir, pour un autre plat de «cassé» et une bouteille encore meilleure.Au moment du dessert, il y a une tradition difficile à contourner, au Graffiti: le panaché.Tout de go, on vous offrira cette sélection de trois petits morceaux de gâteaux divers — qu’on retrouvera en version intégrale à la pâtisserie Charlemagne, propriété de la même famille et située un peu plus loin dans les halles du Petit Quartier.En fait, la proposition de trio sucré est tellement bien ancrée dans les mœurs que le personnel semble parfois presque réticent à vous révéler les autres choix disponibles.Toujours absorbés par l’arrivée prochaine — dans deux ans — du troisième millénaire, Antoine et moi acceptions toutefois le triptyque sans rechigner, profitant bien de ces variations BRUCK ROBERTS • - 1 dominées par les goûts chocolatés pour poursuivre sur une lancée futurologique qu’un café particulièrement bien allongé n’allait certainement pas réussir à freiner.Parions que le restaurant, bien installé dans ses pénates depuis une bonne décennie, passera sans coup férir le tournant du millénaire, dans un bruit de discussion tourbillonnant vers l’avenir.Un repas du midi pour deux personnes, y compris une bonne demi-bouteille de vin, les taxes et le service, vous coûtera environ 65 $.LE GRAFFITI 1191, avenue Cartier Québec ® 418-5294949 Pour placer annonce gra * • Composez le (514) 985-2507 a téléphone à tonalité • Écoutez lès instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.Une seule boîte vocale par personne.• Appelez avant lundi 9h afin que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant • Les messageries vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de son sendee de télé-rencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.I i^.enc E V OIK.L E V E X I) li !•: |) | 2 2 B 7 Le Devoir LE MONDE C A M B O I) G E Hun Sen demande à rONU de juger les Khmers rouges ROUMANIE Les mineurs marchent sur Bucarest Le ministre de l'Intérieur démissionne et l'état d'urgence pourrait être décrété après qu'un barrage policier eut été forcé c q I d r; Q n ja v P C c r s s c ( l t ; s I I < K |t 1 ( < I ( ! II AGENCE FRANCE-PRESSE Phnom Penh — La* premier ministre cambodgien Hun Sen a officiellement demandé hier à l’ONU de procéder a un procès exhaustif des Khmers rouges qui dépasse le seul cadre du génocide |x>lpotiste (1975-79).Une tel procès suppose, et c’est le vœu du premier ministre, que soient également jugés les responsabilités et complicités de la communauté internationale à l’égard des Khmers rouges.I )ans une lettre au secrétaire général Kofi Annan, Hun Sen considère que justice doit être rendue aux millions de victimes de la guerre civile cambodgienne, depuis l’intervention militaire américaine en 1970 jusqu’à la défaite de la rébellion au printemps 1998.«La principale requête, afin d’établir un tribunal pour juger les crimes de génocide, est de garantir que la justice sera rendue au peuple cambodgien et que les responsables seront châtiés», selon la lettre remise au représentant spécial de l’ONU |X)iir les droits de l’homme au Cambodge, Thomas Hammerberg, et dont l’AFP a obtenu copie.M.Hammerberg a souligné que cette demande n’est pas «conditionnelle» et qu’elle ne saurait entniver les efforts de l’ONU pour traduire les anciens Khmers rouges en justice.Une équipe d’experts mandatés par l’ONU a enquêté en novembre au Cambodge sur les crimes du régime polpo-tiste de 1975 à 1979.Elle doit présenter début février à M.Annan ses recommandations, qui pourraient ouvrir la voie à un tribunal international.Hun Sen avait révélé la substance de sa lettre à l’ONU samedi lors d’un entretien exclusif avec l’AFP et Le Monde, au cours duquel il avait dit: «Personne ne doit échapper à la justice.» Pourquoi oublier «ce qui s’est passé entre 1970 et 1975, quand près d'un million de Cambodgiens ont été tués?», avait-il argué.Ias bombardements aveugles américains ont fait des centaines de milliers de victimes et ont jeté l’intelligentsia cambodgienne dans les bras de la guérilla communiste, selon les historiens.«Et combien de villageois ont été tués par les polpotistes entre 1979 et 1998, sans compter les étrangers?», avait-il ajouté.Plusieurs otages occidentaux (australiens, britanniques et français) ont été exécutés par les maquisards en 1993-94.Le régime du «Kampuchéa démocratique», nom officiel de la dictature polpotiste, est, ldi; tenu responsable de la mort de plus d'un million de Cambodgiens, peut-être deux, entre 1975 et 1979.1 lun Sen a été critiqué par la communauté internationale à la suite de sa décision de laisser en liberté au nom de la «réconciliation nationale» deux hiérarques polpotistes, Kliieu Samphan et Nuon Chea, ralliés au gouvernement le 25 décembre.Un procès des Khmers rouges est susceptible d’embarrasser nombre de pays impliqués dans la tragédie khmè-re, à commencer par la Chine qui fut le partenaire idéologique des?polpotistes et est hostile à un procès international.1a>s Etats-Unis et leur allié thaïlandais risquent aussi de se retrouver sur le banc des accusés.Après la chute de Fol Pot en 1979, chassé par l’armée vietnamienne, Américains et Thaïlandais ont appuyé le mouvement de guérilla cambodgien dominé par les Khmers rouges et qui combattait les soldats de Hanoï, bête noire de Washington, et le régime qu’ils avaient installé à Phnom Penh.En outre, la Thaïlande a été accusée par Phnom Penh d’avoir servi de sanctuaire aux chefs khmers rouges jusqu’à très récemment.Irritée, la Thaïlande a refusé d’être impliquée dans un procès des Khmers rouges: «Il s’agit d’une affaire interne cambodgienne.C’est aux Cambodgiens de résoudre ce problème eux-mêmes.Nous ne sommes pas concernés», a répondu son premier ministre, Chuan Leekpai.Washington, comme Bangkok, souhaite que les Khmers rouges ne répondent que des crimes commis entre 1975 et 1979, lorsqu’ils étaient au pouvoir.Pour Hun Sen, qui revendique le crédit de la déroute des Khmers rouges, un procès de leurs dirigeants doit «tenir compte de la réconciliation nationale» dans un pays tout juste pacifié.Les anciens maquisards khmers rouges ont menacé de rallumer la guerre civile dans leur fief semi-autonome de Pailin (nord-ouest) en cas d’arrestation de Kliieu Samphan et Nuon Chea.EN BREF Matières fissiles: réticences américaines Genève (AFP) — Ias Etats-Unis sont opposés à ce qu’un futur traité d’interdiction de production de matières fissiles prenne en compte les stocks existants, a déclaré hier à Genève le représentant américain John Holum devant la conférence de l’ONU sur le désarmement.Les 61 Etats membres de la Conférence du désarmement, qui a repris sés travaux le 18 janvier, ont entamé des travaux sur l’élabo-ration d’un traité d’interdiction des matières fissiles entrant dans la composition des armes nucléaires, appelé «eut off> par les négociateurs.Ce traité est destiné à compléter celui de septembre 199(5 sur l’interdiction totale des essais nucléaires (CTBT), autre volet du principal accord en matière nucléaire, le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), prorogé indéfiniment en avril 1995.Dans un message à la conférence, le président Bill Clinton a demandé une conclusion «aussi rapide que possible» de ce nouveau traité.L’ensemble de ces instruments juridiques internationaux ont comme objectif essentiel de parvenir à un désarmement nucléaire global.Un objectif à très long terme qui devra toucher également les cinq puissances nucléaires officiellement reconnues par la communauté internationale (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne).Les premières négociations sur le traité «eut off» ont montré la difficile recherche d’un consensus au sein de la conférence, l’Afrique du Sud ayant demandé que les stocks de matières fissiles existants soient inclus dans le futur traité.Crise haïtienne Porl-au Prince (AFP) — Ia conseil des ministres haïtien a annoncé plusieurs mesures administratives et financières concernant les élus locaux, les députés et huit sénateurs dont le mandat est considéré caduc depuis le 11 janvier en vertu d’une loi électorale controversée de 1995, selon un communiqué publié mercredi soir.Parmi ces mesures figurent notamment la récupérations des armes à feu dont disposaient ces élus, le paiement de leurs émoluments jusqu’au 11 janvier et la fermeture ou le gel de leurs comptes courants.lu décision du président René Préval de déclarer caduc le mandat des députés et de huit sénateurs a été condamnée par la plupart de ces parlementaires, qui s’estiment toujours en fonction et ont décidé de porter le différend devant la Cour de cassation., Une grande partie de l’opposition a accusé le chef de l’Etat de vouloir instaurer une dictature et a appelé à une grève générale d’avertissement aujourd’hui.REUTERS Certains policiers ont passé un mauvais quart d’heure à Costesti.: AGENCE FRANCE-PRESSE Rimnicu-Vilcea — Plusieurs milliers de mineurs roumains se sont approchés hier à 150 kilomètres de Bucarest, après de violents heurts avec les forces antiémeutes, et la tension est montée avec l’annonce que le président Emil Constantinescu pourrait déclarer l’état d’urgence.Les mineurs, armés de gourdins et de pierres, ont réussi à forcer un imposant b;u-rage à Horezu (200 km à l’ouest de Bucarest) après des affrontements qui ont fait une centaine de blessés, des gendarmes pour la plupart.Ils sont arrivés dans la soirée à Rimnicu-Vilcea (150 km à l’ouest de la capitale), où ils devaient passer la nuit.Tenu pour responsable de la faiblesse des forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur, Gavril Dejeu, a présenté sa démission, acceptée par le premier ministre Radu Vasile.Son successeur, Constantin Dudu Ionescu, ancien secrétaire d’Etat au ministère de la Défense, devait prêter serment dans la soirée.Le premier ministre a convoqué une réunion d’urgence du gouvernement dans la soirée tandis que le Conseil suprême de défense s’est réuni sous la présidence d’Emil Constantinescu.Les dirigeants des principaux partis politiques, réunis dans la soirée au palais présidentiel pour des consultations avec M.Constantinescu, ont indiqué de leur côté que ce dernier déclarerait l’état d’urgence si les manifestations violentes des mineurs se poursuivaient.Ias mineurs, à bord de centaines de véhicules, ont été chaleureusement accueillis par les habitants de Rimnicu-Vilcea, selon F AFP Quelques heures avant, les manifestants avaient chargé les milliers de gendarmes formant un barrage à la sortie d’Horezu.Ces derniers ont tenté sans succès de rejxjusser les manifestants à l’aide de grenades lacrymogènes, avant de se retirer en abandonnant une dizaine de camions militaires, des boucliers et des masques à gaz.Au moins 67 personnes, dont trois dans un état grave, ont été hospitalisées à Horezu et 28 à Rimnicu Vilcea, selon des sources médicales.Les mineurs ont retenu durant plusieurs heures des membres des forces de l’ordre ainsi que le préfet du département de Vilcea, Nicolae Curcaneanu, avant de les libérer.Un des officiers supérieurs — seuls à porter des armes à feu parmi les forces de i’ordre — a été désarmé et violemment frappé par les manifestants, selon des journalistes.Après avoir contourné les forces de l’ordre, les manifestants ont dégagé la route, bloquée p;u- un énorme conduit en béton et par plusieurs parapets, afin de permettre aux autobus et camions restés à Horezu de les rejoindre.Descendu parmi eux, le dirigeant des mineurs Miron Cozma a été acclamé et porté sur les bras par ses hommes, qui scandaient son nom.Atteinte à l’autorité de l’État «Nous assistons à une escalade de la violence et de la brutalité, ce qui porte atteinte à l'autorité de l’État», a déclaré M.Constantinescu à l’ouverture de consultations avec les principaux responsables ixililiques, convoqués au palais de Cotroceni peu avant le début du Conseil de défense.Cet organisme inclut notamment le premier ministre Radu Vasile, le ministre de la Défense, Victor Babiuc, ainsi que les chefs des services de renseignement.«Les manifestants sont très bien organisés, ils attaquent selon des critères militaires précis», a pour sa part déclaré le ix>rte-parole du gouvernement, Razvan Popescu.Ia gouvernement avait renouvelé dans la matinée son appel au dialogue, déclarant avoir nommé une commission pour négocier avec les protestataires à Rimnicu Vilcea.Les mineurs, en grève depuis plus de deux semaines pour réclamer des hausses salariales et l’abandon du programme gouvernemental de fermeture des mines non-rentables, ont cependant rejeté cette offre, affirmant qu’ils ne négocieraient qu’avec le premier ministre.Belgrade suspend l’ordre d’expulsion du chef de la mission de vérification au Kosovo ASSOCIATED PRESS -77IZ- Belgrade — Slobodan Milosevic cède à la pression internationale.Le gouvernement yougoslave a annoncé hier peu après minuit qu’il «suspendait» l’ordre d’expulsion du chef de la mission de vérification de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l’Américain William Walker.M.Walker avait accusé les forces serbes de «crime contre l’humanité» après la découverte samedi des corps de 45 Kosovars à Racak, au sud-ouest de la capitale régionale de Pristina.Les autorités lui avaient intimé i’ordre de quitter le pays hier à 17h au plus tard, ce qu’il n’avait pas fait, restant dans son bureau de Pristina.Belgrade a précisé dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle Tanjug que l’expulsion était «suspendue» jusqu’à ce que «les conséquences du comportement [de M.Walker] soient complètement clarifiées».Ia gouvernement yougoslave a ajouté que depuis qu’il avait exigé le départ du chef de l’OSCE au Kosovo lundi, il avait été «contacté par les responsables de plusieurs gouvernements et organisations internationales» qui lui demandaient de réexaminer sa décision.Il dit avoir pris «particulièrement en considération» les appels du président russe Boris Eltsine et du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan.M.Walker avait été déclaré indésirable pour avoir accusé les forces serbes de «crime contre l’humanité» après la découverte des coips de 45 Kosovars samedi à Racak, au sud-ouest de la capitale régionale de Pristina.La Yougoslavie affirme qu’il ne s’agit pas d’un massacre de civils mais de séparatistes tués au combat.Ias autopsies devraient permettre d’en savoir plus.Des médecins légistes finlandais sont sur place pour aider leurs confrères serbes à pratiquer les examens.Sur le terrain, les forces serbes poursuivent leur ratissage de la province.La police est entrée dans le village de Vragani-ca, à environ 40 kilomètres au nord-ouest de Pristina.Des tirs /.•i REUTERS William Walker, un observateur très observé.sporadiques ont été signalés alors que la police fouillait chaque maison à la recherche de combattants de l’Année de libération du Kosovo (UCK).La veille, deux hommes de l’UCK avaient été tués dans les combats autour de Vraganica.Des tirs de mortiers et de mitrailleuses ont également été entendus autour de Racak (30 kilomètres au sud-ouest de Pristina) alors qu’un convoi du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies apportait de l’aide aux villageois qui ont fui après les bombardements de la semaine dernière.Ias enquêteurs du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI) continuent pour leur part de réclamer à Belgrade l’autorisation de se rendre à Racak pour déterminer ce qui s’est passé.«Nous enquêterons sur le massacre de Racak», a assuré la procureure générale du TPI.Louise Arbour, rentrée à La Haye après avoir été refoulée à deux reprises à la frontière yougoslave en début de semaine.Mme Arbour a précisé que les enquêteurs étudieraient minutieusement les résultats du groupe d’experts finlandais.Lutte antiterroriste La FIDH critique les dérapages en France AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Ias graves critiques portées hier par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) sui-les dérives de l’antiterrorisme en France sont le dernier avatar d’une longue série de revers enregistrés par les magistrats en charge de cette justice d’exception.Créée en 1986 lors d’une vague d’attentats meurtriers, avec ixiur mission de «terroriser les terroristes», cette justice spécialisée n’a jamais été contestée dans son principe mais est très critiquée pour ses méthodes.«1m France est victime du terrorisme parce qu’elle est une démocratie.Elle doit le rester, même dans la lutte contre le terrorisme», affirmait ainsi hier le quotidien /a Monde dans un éditorial prenant fait et cause pour les critiques émises dans le rapport de la FIDH.Tout est parti d’une enquête déclenchée par l’organisation de défense des droits de l’homme à la suite du suicide par pendaison, en octobre 1997, dans une prison française, d’un étudiant kurde de 28 ans, Ramazan Alspalan, soupçonné d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).Dans leur rapport intitulé France: la porte ouverte à l’arbitraire, les deux avocats en charge de l’enquête, le Britannique Michaël Mc Colgan et l’Italien Alessandro Attana-sio, dénoncent «un large spectre de violations des obligations de la France au regard de la Convention européenne des droits de l'homme».Instructions sans fins, détentions provisoires dépassant souvent les douze mois et utilisées afin d’exercer des pressions sur les suspects, interprétation «laxiste» de la notion d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, magistrats instructeurs échappant à tout contrôle sont autant de critiques des dérives pointées par les deux avocats au terme de bois mois d’enquête.Leurs cibles principales sont les quatre juges d’instruc- tion parisiens en charge du terrorisme: leur chef, Jean-Louis Bruguière, et ses collègues Laurence Ia Vert, Jean-François Ricard et Gilbert 'Duel, surnommés les «cow-boys» ou les «shérifs».Suite logique de ce rapport, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) française ont souhaité hier la su|> pression de la législation spéciale antiterroriste.Ces critiques interviennent à la veille du jugement d’un réseau de soutien logistique constitué en France pour aider les islamistes algériens.Ix3s 138 prévenus du «réseau Chala-bi», interpellés à la suite d’une série d’attentats commis en 1995 sur le territoire français, ont été jugés en groupe au mois de septembre dans un gymnase lors du plus grand procès jamais organisé en France.Leurs avocats ont dénoncé une parodie de justice et refusé de plaider.Les critiques formulées au cours du procès Chalabi ont été le premier coup de semonce contre les méthodes des juges antiterroristes.Coup sur coup, le juge Bruguière a ensuite dû encaisser la remise en liberté le 10 novembre 1998 de Mathieu Filido-ri, son principal suspect dans l’assasinat du préfet Claude Erignac en Corse, puis le non-lieu accordé en janvier au terroriste international Carlos pour un attentat commis en se|> tembre 1974 à Paris.Se sont ajoutées les révélations sur la guerre sourde l’opposant au juge Gilbert Thiel, dernier arrivé au sein de la eel-iple, et les critiques cinglantes lancées par la veuve du préfçt Erignac, appelant publiquement «tous Iles] serviteurs [de l’Etat], saws exception, à oublier leu is querelles» pour rechercher les assassins de son mari.«Le rapport de la FIDH est aujourd'hui une nouvelle station de ce chemin de croix», ironisait hier le quotidien Libération (centre gauche) en énumérant cette succession de revers.Affaire Lewinsky Les sénateurs démocrates demanderont l’abandon des procédures AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les alliés démocrates du président Bill Clinton, minoritaires au Sénat, ont affirmé hier qu’ils chercheront dès la semaine prochaine à conclure son procès au Sénat en appelant à l’abandon de la procédure ou à un vote immédiat sur un verdict.Les avocats de Bill Clinton ont conclu hier les plaidoiries pour la défense et les sénateurs disposeront, à partir d’aujourd’hui après-midi, d’un maximum de 16 heures pour poser des questions aux procureurs et aux avocats; de la Maison-Blanche, a annoncé le leader de la majorité républicaine, Trent Lott.Ces questions pourraient se prolonger demain.Elles seront formulées par écrit, sur de petits cartons blancs et par l’intermédiaire du président de la Cour suprême, William Rehnquist, qui dirige le procès de destitution présidentielle.Les sénateurs démocrates, sans doute lundi, soumettront une résolution appelant à l’abandon du procès, estimant que les faits reprochés au président ne sont pas prouvés.Mais certains, dont John Kerry, sénateur du Massachusetts, proposent de passer directement au verdict, pour ou contre la destitution.Ceci permettrait éventuellement aux démocrates de recueillir quelques voix républicaines.Les démocrates ont 45 sièges et les républicains 55 au Sénat.Faute d’une simple majorité pour conclure le procès, les sénateurs convoqueront probablement des témoins de l’affaire, dont sans doute Monica Lewinsky, et le procès durera jusqu’en février au moins.Une majorité de deux tiers des 100 sénateurs est nécessaire pour prononcer la destitution du président et il semblait peu probable, à ce stade, que les voix existent pour chasser le président.Les avocats de la Maison-Blanche ont repris hier leur dernier jour de plaidoiries au Sénat dans le procès de destitution du président Clinton en cherchant à démonter le dossier de l’accusation.L’avocat personnel du président, David Kendall, a été le premier à prendre la parole et s’attachait notamment à réfuter point par point les allégations de l’accusation sur le volet d’entrave à la justice.Il a dénoncé «les mythes» de l’affaire en affirmant qu’il exposerait les «failles évidentes» du dossier de l’accusation.M.Clinton est accusé de parjure et entrave à la justice pour avoir tenté de cacher sa liaison avec Monica Lewinsky, dont le scandale a éclaté il y a un an jour pour jour.Mardi et mercredi, les avocats de la Maison-Blanche avaient également tour à tour argumenté contre les faits présentés par les «procureurs» républicains et assuré qu’en aucun cas ils n’étaient passibles de destitution.Les accusations sont «souvent mineures, presque toujours techniques, souvent infondées», avait affirmé mercredi Gregory Craig, un des avocats du président Clinton.Merci.FONDATION DES MALADIES DU COEUR I.K I) v.V 01 H .I K V I''.N I» Ü K l> I 2 2 .1 A \ \ | H |t | paremment infidèle du premier (Robin Wright Penn) et une pute au cœur d’or (Meg Ryan, qui s’est visiblement inspirée des rôles de la Shirley Maclaine d’antan).Des personnages secondaires mais catalyseurs en ce qu’ils servent autant de tampon entre les hommes que de relais à leur promiscuité équivoque, chacune passant du lit de l’un à celui de l’autre.Le scénario de David Rabe manufacture une véritable schizophrénie de dialogues, des personnages creux sous leur armure de béton et des scènes qui sont le miroir hallucinant des précédentes.Avec pour résultat un mélange corrosif de In the Company of Men et Le Dîner de cons, qui procure une impression de déjà vu prolongée ad nauseam et qui finit par se recevoir dans la salle comme une agression physique.Ainsi, Hurlyburly atteint à première vue son objectif, quoiqu’il n’arrive pas à transcender ses procédés et à faire partager avec les spectateurs un petit peu de ce monde dans lequel évoluent les personnages, chose que le théâtre peut produire chaque soir grâce à la communion d’une salle qui vibre simultanément.Le film de Drazan, au terme de son tohu-bohu, nous renvoie à notre solitaire indifférence, tragiquement intouchés par le drame.Enfin, sans atteindre le degré d’intensité qu’il a démontré dans Dead Man Walking, Sean Penn livre une performance adéquate et somme toute modulée, au sein d’une distribution qui, à l’exception de Meg Ryan et Anna Paquin, très convaincantes, brille sur l’affiche mais ménage ses effets sur l’écran.Eblouissante rivalité HILARY AND JACKIE Réalisation: Anand Tucker.Scenario: Frank Cottrell Boyce.Avec Emily Watson, Rachel Griffiths, David Morrissey, James Frain, Charles Dance, Celia Imrie, Keeley Flanders, Auriol Evans, Image: David Johnson.Musique: Barrington Pheloung.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Hilar and Jackie suscitait beaucoup d’attentes.Anand Tucker, au départ documentaliste, esquisse pourtant ses premiers pas dans la fiction à travers lui, mais le film donne la vedette à Emily Watson, l’extraordinaire interprète de Breaking the Waves.Or on avait bien envie de la revoir, cet(e actrice-là.Lille ne décevra d’ailleurs personne.Etrange film tout de même, qui déconcerte un brin.Alliant une réalisation parfois échevelée a de grandes prestations d’actrices, Hilarv and Jackie se révèle une œuvre touffue, à la fois irritante et éblouissante.L’éblouissement en question naît non seulement du jeu d’Emily Watson — qui investit toute la gamme des émotions pour traverser les frontières où la raison chavire — mais également de celui de Rachel Griffiths, comédienne australienne d’une grande sensibilité, qui dans la peau de sa sœur donne la réplique à Watson sans jamais se retrouver écrasée par sa flamboyante partenaire.Le film a pour base l’histoire réelle de Jacqueline du Pré, jeune violoncelliste virtuose originaire de Londres, que son caractère fantasque et une maladie dégénératrice transformèrent en étoile filante.Elle devait connaître une carrière aussi brève qu’intense au cours des années (it) après avoir épousé le célèbre pianiste et chef d’orchestre Daniel Barenboim.Au delà d’un profil de carrière, le f ilm enroule son axe autour de la relation de rivalité mais aussi d’amour qui relie les deux sœurs.En plusieurs volets, remontant à l’enfance des protagonistes, épousant le point de vue de l’une puis de l’autre, Hilary and Jackie se veut une incursion psychologique dans leur univers bicéphale.Toutes deux sont musiciennes.Au départ, Hilary, flûtiste, apparaît comme l’enfimt prodige du duo jusqu’à ce que Jackie développe son talent de violoncelliste et éclipse son aînée.Va-et-vient entre jalousie (qui n’est pas que d’un côté), amour pur et abnégation — Hilary ira jusqu’à prêter son mari à Jackie —, le film épouse dans sa structure trois mouvements, comme un concerto.On ne peut que saluer l’extrême souci de réalisme technique manifesté ici alors que toute la distribution s’est mise a l’étude musicale et qu’Emily Watson apprenait à maîtriser plusieurs pièces au violoncelle.La musique, qui constitue un des personnages clés de l’histoire, habite le film, l’enlise parfois mais lui donne aussi une partie de sa densité.La caméra, qui aurait pu se mettre à l’écoute des personnages et de l’émotion, a tendance à en faire trop, à tourbillonner à la façon de Lelouch, à se révéler de manière excessive.SOURCE ALLIANCE V1VAFILM Emily Watson s’est mise à l’étude du violoncelle pour le rôle qu’elle joue avec brio.Le cinéaste manifeste une ambition qu’il ne tient pas toujours en bride, enterre parfois son propos sous le baroque du style.Ce film de deux heures eût pu se ramasser, s’épurer en gagnant de la force.Un montage plus dynamique lui aurait sans doute permis de gagner du rythme et de la portée.Par ailleurs, la démonstration A'Hilary and Jackie n’est pas très claire et on ignore en fait quel point de vue le cinéaste épouse vraiment, comme s’il ne savait pas exactement où se situer par rapport à ses personnages.Cela dit, Anand Tucker se révèle un grand directeur d’acteurs, et le jeu double des interprètes principales, face ombre et soleil d’une même pièce, s’avère tellement puissant qu’il gomme en partie les à-peu-près de la mise en scène et même le flou de l’exposé.Le reste de la distribution, fort honnête pourtant, prendra d’ailleurs ombrage de la performance des deux vedettes.Il n’y en a que pour le visage hystérique, ravagé, torturé d’une Emily Watson qui brille comme une flamme et pour cette finesse mélancolique en demi-teintes qui émane de Rachel Griffiths.Elles sont pourtant la véritable rédemption d’un film qu’on ira voir pour elles et jxiur les promesses d’un réalisateur dont le talent est encore en friche, foisonnant et hirsute, mais plein d’éclairs d’intuition.Les pieds dans la boue LE GONE DU CHAÂBA Réalisation et scénario: Christophe ; Ruggia, d’après le roman d’Azoz Begag.Avec Bouzid Negnoug, Nabil Ghalem, Galamelah Laggra, Kenza iBouanika, Lounes Tazairi.Image: Dominique Chapuis.Montage: Nicole Dedieu.Musique: Safi Boutella.France, 1997,96 minutes.Famous Players ANDRÉ LAVOIE Au milieu des rats, de la boue, de la puanteur et des raclées, le jeune Omar (Bouzid Negnoug) a préféré se réfugier dans les livres et son journal intime pour s’éloigner momentané-rflent du quotidien misérable du bi- donville où il habite, un parmi tant d’autres à encercler les villes françaises pendant les années 60.Refuge temporaire pour plusieurs familles algériennes enfin réunies après le départ du père qui partait «travailler» en France pour accélérer sa reconstruction, les bidonvilles fùrent souvent le premier lieu de résidence pour toute une génération d’immigrés.L’expérience forme le caractère mais laisse aussi des marques que les cités HLM n’ont pas su faire oublier.Le premier long métrage de Christophe Ruggia, Le Gone du Chaâba, raconte les hauts et les bas de la famille d’Omar, le tout vu à travers les yeux de ce jeune garçon intelligent et sensible, un premier de classe qui va payer cher pour ses succès scolaires.Grâce à sa ténacité, une envie farouche d’impressionner les Français par son savoir, et malgré des conditions de vie lamentables, il réussira, grâce à la lecture et à l’écriture, à s’élever au-dessus de la mêlée.Le film est d’ailleurs une adaptation du roman autobiographique d’Azoz Begag, lui-même un «gone du Chaâba», un enfant des bidonvilles, aujourd’hui écrivain, docteur en économie et chargé de recherche au CNRS.Pas mal pour un petit garçon dont les parents étaient analphabètes et qui a trouvé son premier dictionnaire La-rousse dans la décharge publique.L’automne dernier, le passionnant documentaire de Yasmina Benguigui, Mémoires d'immigrés, évoquait brillamment cette période trouble de l’histoire de France, encore trop peu connue, parfois même des enfants dont les parents ont connu cet enfer-Christophe Ruggia opte pour un traita ment nettement plus léger, choisissant d’entremêler, par [Otites touches, éclats de rire, saintes colères et drames domestiques, ne péchant jamais par excès de misérabilisme.Entre la crainte de l’expulsion et l’insalubrité des lieux, le cinéaste multiplie les clins d’œil cocasses (le professeur tyrannique, les indiscrétions des enfants pour espionner les femmes prenant leur bain, la cérémonie de la circoncision, etc.) qui, tout en faisant partager quelques pans de la culture algérienne, donnent au film les allures d’une chronique douce-amère sur l’en-fançe, au caractère quasi universel.Evidemment, Le Gone du Chaâba ne renouvelle pas le sujet — pensons à Léolo de Jean-Claude Lauzon, qui décrivait un milieu pauvre, broyant le jeune Léo malgré son amour des livres et la force de son imagination — mais il s’y dégage une telle envie de vivre et une si grande soif de connaître qu’il est difficile de rester insensible à cet univers à la fois digne et cruel.L’énergie et la bonne humeur contagieuses du film proviennent aussi de cette ribambelle de jeunes acteurs, à commencer par Bouzid Negnoug dans le rôle d’Omar, qui nous éblouissent constamment, semblant prendre un malin plaisir à jouer la comédie malgré la gravité du sujet.Grâce à eux, on ne s’ennuie jamais dans ce Chaâba qui prend souvent les allures d’une joyeuse cour d’école.?À LA TELE Visio: I* o®æ [6JCZDQ dDCDQD CD Les Nouvelles Aventures des Robinson Suisse / 0340(16:55) Change d air! / Deano Clavet La Tête de l'emploi Ce soir fJCe soir en couleur (1830) Rebecca (2/4) .a Fureur / Mireille Deyglun, _ynda Johnson, Linda Malo, Geneviève Brouillette, Martin Matte, Jean-René Dufort, Michel Goyette, Hugo St-Cyr Zone libre/Le Zapper, un an après; les immigrants investisseurs Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Cinéma/ EXCALIBUR (2) avec Nicol Williamson, Nigel Terry (23:28) O GG CS oocs CDGBSsJ Claire Lamarche / Etirer ses dollars (16:00) Les Mordus /Marcel Leboeuf, Normand Chouinard Le TVA Piment fort/ Pierre Légaré, Michel M'Pambara, Jean-Michel Dufaux J.E./ Implants d’enfer; de l’argent facile; les suites d’un assaut; la ruée vers l’or Cinéma /CAPITAINE RON (6) avec Martin Short, Kurt Russell Le TVA Le Sorcier TVA Sports / Loteries (23:52) fÏ5)fÏ7)f24l (301(46) Carmen Sandiego Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Bons Baisers d'Amérique Les Choix de Sophie Les Francs- tireurs Droit de parole / Les femmes savent-elles utiliser le pouvoir?Ciel! Mon Pinard / Les Fondues Série, je t'aime Les Choix de Sophie Cinéma /LUNE avec Peter Coyi Emmanuelle Se S DE FIEL (4) ote, igner CD |4| 3D 03 (3® (49) Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash Scènes de crime Coroner Métier Policier Aux frontières du réel Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Phantasmes Flash CrdD Le Journal FR2 Aujourd hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir L Élection sacrée Le Journal RDI | Scully RDI Mtl Spectacle Le Canada au ?urd’hui Des Chiffres.Journal suisse Pyramide Voilà Paris Les Arts.Journal FR2 Thalassa Faut pas rêver Michel Strogoff Journal belge Au delà des apparences r-——— CB Star Trek ne 00) Au coeur du temps Contact Animal Exploration: de la terre à la lune I Phénomènes inexpliqués Pièces à conviction L'Homme de fer Cinéma/COR DELIA (4) Œ) Allô docteur Combat.chefs Fête des bébés Les Copines.Libre ce soir?Sortie gaie Trauma Éros et Compagnie La Vie en vrac / Thaïlande Qui êtes-vous?Les Copines.SB Clip (13:30) Le Combat des clips Interfax Cool 80 Platine Clip Le Décompte MusiquePlus Bouge Groove Cool 80 Sx) MusiMax Coll ection (14:00) Les Grands 2C I Ed Sullivan Musicographie / Shania Twain Les Grands Événements / Bette Midler (CF) Schtroumpfs Batman Castors allumés Chair de poule Eerie Indiana Au gré du vent / Tous sur orbite TTF Les Zinzins.Agence Toutou Ned.triton Minus et Cortex Rocko & Co.Les Graffitos I Splat! Animania Blake.Mortimer Les Simpson Rocko & Co.Minus et Cortex South Park Les Simpson Y'en a marre RDS) Golf PGA / CIbss ique Bob Hope - 3e ronde (16 30) Sports 30 Mag Monde du sport j Gala Sports Québec Sports 30 Mag La Lutte WC\A ! O CB Road to Avonlea (16:00) Jonovision The Simpsons Newswatch Mr.Bean Just for Laugh Royal Canadian Air Farce Red Green Show Black Harbour The National / CBC News The National Update News Newsday 8 13 CD Oprah (1600) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Dateline Trinity Cold Squad CTV News Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Two of a Kind Kids Say.|Candid Camera Stargate SG-1 Nash Bridges Puise GBL Young.(1600) Jerry Springei Global News News Ready or Not E.T.Dawson's Creek Millennium 20/20 Friday PSI Factor m Noddy Arthur |School Bus Wishbone Stuff .Immunity Stately Homes Studio 2 Where the Heart is TV0@TEN Studio 2 8 1131 22 Rosie.(16 00) Montel.(16.00) News ABC World Nev/s Wheel of.Jeopardy Two of a Kind Boy Meets World Sabrina, the Teenage Witch Brother's Keeper 20/20 Friday News Nightline (23:35) Friends Pub The Nanny The Simpsons M’A’S’H M'A’S’H Frasier News/Access CS 181 Rosie.(16 00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Kids Say the Darndest Things Candid Camera Magnificent Seven Nash Bridges News Late Night (23:35) Oprah (1600) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy CS Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Providence jSports Special / World Pro Figure Skating The Tonight Show (23:35) m Rosie.(1600) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition 60 Wishbone (s.r.) Bill Nye (s.r.) News (s.r.) Newshour (sous réserves) Nightly Bus.Vt this Week Washington Wall Street.Jonathan Creek | Sister Wendy's Story of Painting Masterpiece The; itre / Bramwell IV ®7j Wishbone Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour People Near Scully: World |Mystery / Cadfael Taggart / Ang el Eyes World News (MMj WithFlow(i530) MuchMusicC ountdown Combat des clips RapCity [MuchMusic Countdown I Electric Circus Beavis & Butt -Head SU PGA Golf /Clas iique Bob Hope - 3e ronde (16 30) Sportsdesk That's Hockey Gallagher Superbouts | Boxing / Anwar Oshana - Omar Sheika Sportsdesk À l’écran THE FISHING TRIP Canada, 1998,84 minutes Drame psychologique d’Ammon Buchbinder avec Jhene Erwin, Melissa Hood, Anna Henry.Ne s’étant jamais remise des sévices sexuels que lui a fait subir son beau-père lorsqu’elle était adolescente, une jeune femme décide de se vider le cœur en provoquant un face-à-face avec son agresseur.Cinéma du Parc HILARY AND JACKIE Grande-Bretagne, 1998,124 minutes.Drame biographique d’Anand Tucker avec Emily Watson, Rachel Griffiths, David Morrissey., • » \ L’histoire vraie de la violoncelliste ! j surdouée Jacqueline du Pré et de sa 1 relation particulière avec sa sœur Hilary, dont elle a toujours envié la vie simple et heureuse.Egyptien i HURLYBURLY États-Unis, 1998,122 minutes.Drame de mœurs d’Anthony Drazan avec Sean Penn, Kevin Spacey, Robin Wright-Penn.Eddie et Mickey, deux agents (((‘casting hollywoodiens, et leur ami Eddie, un ami paumé, forment un joli trio de personnages cyniques qui vont vivre des moments difficiles dans les prochains jours, sur les plans professionnel, personnel et amoureux.Centre Eaton PLAYING BY HEART États-Unis, 1998,120 minutes.Drame de mœurs de Willard Carroll avec Gillian Anderson, Ellen Burstyn, Sean Connery.À Dis Angeles, de nos jours, on suit la trajectoire émotive d’une dizaine de personnages à la recherche de quelque chose qui ressemble au bonheur.Famous Players LE GONE DU CHAÂBA France, 1997,96 minutes.Drame de mœurs de Christophe Ruggia avec Bozid Negnoug, Nabil Ghalem, Mohamed Fellag.Dans les années 60, au milieu d’un bidonville de Lyon où vivent des familles algériennes, on découvre la vie quotidienne d’Omar, un gamin de neuf ans.Le Parisien GLORIA États-Unis, 1999,108 minutes.Drame de Sidney Uimet avec Sharon Stone, Jeremy Northam, Cathy Moriarty.Gloria est une dure à cuire, une femme indépendante qui se retrouve avec la garde de Nicky, un gamin de six ans dont les parents ont été abattus par la mafia.Malgré un premier contact orageux, l’enfant et sa tutrice improvisée apprendront à se faire confiance et à s’aimer.Cinéplex Odéon NOS CHOIX CE SOIR Haul Cauchon SORTIE GAIE Parmi les invités: Rufus Wainwright et Gloria Escomel.De plus, un reportage sur l’Association des journalistes gais.Canal Vie, 19U30 DROIT DE PAROLE les femmes savent-elles utiliser le pouvoir?Pour répondre à cette question, l’émission a constitué un plateau prestigieux: Marie-France Bazzo, Danielle Rainville, Suzanne Lévesque,' Isabelle Péladeau, Nycol Pageau-Goyette, Andrée Boucher, Diuise Hard, Lucienne Robillard, Line Beau-champ, etc.TQ, 20U ! ) CIEL! MON PINARD! Ce soir, Pinard offre une fondue.et une visite dans une caserne de pompiers.TQ, 21 h ZONE LIBRE Reportage sur le Zapper, ce logiciel qui permet aux restaurateurs de faite disparaître des revenus et qui, paraît-il, demeure très utilisé.Radio-Canada, 21 h ABSOLUTELY FABULOUS Les deux héroïnes de cette hilarante série britannique visitent la Provence.et en profitent pour fêter fort.TQ, 22li \ I.K I) K V (III!.I.!•: V K X II I! K I) I •> •> .1 A X V I !¦: I! I II II ?LE DEVOIR ?CULTURE SPECTACLES Sur le parvis de Notre Dame de Paris En attendant que Quasimodo s’élance au secours d’ Esmeralda et à l’assaut du Saint-Denis, ou alors que Richard Desjardins fasse Boom Boom au Spectrum, il y aura quelques belles occasions de LAURENCE LABAT CINÉMA Le Berri en bas de liste Petit retour sur la décision de Cinéplex Odéon de ne pas rouvrir le ! cinéma Berri et survol des honneurs que récoltent à l’étranger quelques productions québécoises.Hélène Buzzetti L e l)c v o i r Mort et enterré, le Berri.Alors qu’il était voué à prolonger la durée de vie ; de certains films en les présentant à ; rabais tandis que le flambant neuf Quartier Latin assurait la relève, le ci-j néma Cinéplex Berri n’a finalement il jamais rouvert ses portes comme prévu à la mi-décembre.Parce que, selon le premier vice-président de Cinéplex Odéon, Claude Chabot, considérant les rabais déjà consentis par les principales salles, l’intérêt des francophones pour les salles à rabais se montrait mitigé.Et i surtout parce que le Berri nécessitait des investissements de l’ordre du demi-million de dollars pour se refaire une beauté.Selon les nouveaux critères, s’entend.Il aurait fallu insonoriser les murs et acquérir un nouveau système de son pour répondre aux nouvelles attentes, tout ça pour un cinéma à hall contigu forçant les files d’attente à se prolonger à l’extérieur.Bref, l’endroit ne répondait plus aux attentes d’un public qui aurait assisté depuis six mois, dixit M.Chabot, à une évolution fulgurante des technologies de projection en salle.Cinéplex Odéon a ainsi relégué au bas de sa liste de priorités le dossier Berri, et si un acheteur se pointait, tout indique que le conseil d’administration saisirait l’occasion de se débarrasser de cette «cabane» et de ses «salles bâtardes» qui ternissaient l’image du cinéma que le milieu veut désormais se donner.Les baby-boo-mers vieillissent et l’avenir du milieu cinématographique — comme celui de tous ceux qui cherchent l’argent où il se trouve, d’ailleurs — s’adapte à leurs besoins.Aussi, le tout aussi désuet cinéma Centre-ville s’éteindra en décembre 2000, au terme du bail, et Cinéplex prévoit imposer au Complexe Desjardins une cure de rajeunissement pour cette population vieillissante: on entend s’inspirer du Varsity de Toronto et offrir des sièges plus confortables, avec possibilité de les réserver, ainsi qu’une section «privilège» où le maïs soufflé et les boissons seraient servis sans devoir mouvoir son arrière-train.Si tout va bien, dès novembre 2000, huit salles et peut-être plus remplaceront les quatre que compte actuellement ce cinéma, tout en conservant sa mission de diffusion de films de la marge en version originale.Ce qui permet à Cinéplex Odéon de se larguer d’augmenter, et non de réduire, la place accordée à la «production de qualité».Cela reste à voir étant donné que du côté de Famous Players, où se joue un jeu pour l’essentiel similaire, l’ouverture du mégacentre dans l’ancien édifice Simpson signifiera à terme la fermeture du Loews, du Palace et du Parisien.La Suède en vedette au MIDEM Paris (Al3) — Entre scènes promotionnelles et remises de distinctions, coups de projecteur sur l’industrie et les musiques en devenir, le Marché international du disque et de l’édition musicale va installer ses quartiers d’hiver à Cannes du 24 au 28 janvier.Une trentaine de concerts devraient rythmer les cinq jours de manifestation en présence de 10 ()()() participants venus de 90 pays.Cette 33'' édition n’échappera pas atik règles suivies depuis la création du MIDEM en 1967.Elle tentera d’être le miroir fidèle des tendances musicales du moment et des évolutions dans l’industrie discographique, de la pop à la world, en passant par le rai, le jazz, le classique et les musiques électroniques, qui avaient déjà occupé l’an dernier une place de choix.Succès oblige, la Suède sera célébrée en ouverture le 23 janvier au soir et restera présente tout au long du MIDEM.Ce Cool Sweden permettra de retrouver les artistes suédois les plus en vogue comme The Cardigans, Meja, Jennifer Brown ou encore Robyn.Bjorn Ulvaeus (ex-ABBA) sera lui aussi présent lors de cette 33' édition.Depuis 1996, l'industrie phonographique suédoise a enregistré les plus forts taux de son histoire et, entre janvier et septembre 1998, les ventes ont augmenté de 12,9% (source lEI’I).Le lendemain, un concert exceptionnel présentera la nouvelle génération d’artistes brésiliens, avec pour la première fois sur scène en Europe Chico Cesar et ses amis.TÆ\ Cinéma québécois primé Bonnes nouvelles pour le cinéma québécois, qui a dernièrement récolté de multiples honneurs.D’abord, Emporte-moi, un film de Léa Pool mettant en vedette entre autres Pascale Bussières, Monique Mercure et Nancy Huston, a été sélectionné pour la compétition officielle du 49 Festival international du film de Berlin, qui se tiendra du 10 au 21 février.Emporte-moi met ainsi un terme à dix années d’absence du cinéma québécois en compétition officielle de ce festival.Puis, le seizième «Conte pour tous», Viens danser.sur la Lune, produit par Rock Demers, a remporté les trois plus hautes récompenses lors du troisième Festival international du film pour la famille, qui se déroulait à Séoul en décembre, soit le prix du public, le premier prix du jury des parents et le prix de la meilleure actrice, remis à Nathalie Vansier par le jury officiel.Un autre «Conte pour tous», Le Retour des aventuriers du timbre perdu, a par ailleurs récolté le prix spécial du jury des parents.Viens danser.sur la Lune sera présenté lors du Festival international du film pour enfants au Caire, en mars, et celui de Poznan, en Pologne, en avril.Enfin, Les Boys, premier volet, a remporté le prix Bobine d'or décerné par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision au film canadien ayant enregistré le plus grand nombre d’entrées au pays.Le prix sera remis lors du prochain gala des prix Génie, le 4 février.L’Allemagne en fête Tandis que le Goethe-Institut poursuit jusqu’en avril son festival de films allemands à l’occasion du dixième anniversaire de la chute du mur de Berlin, la Cinémathèque québécoise se lance elle aussi dans une revue des films germaniques importants tournés pendant la dernière des sombres décennies.«Allemagne huit zéro» met ainsi à l’affiche quelque 26 films réalisés dans les années 80, dont Bagdad Café (28 janvier), We Children From BahnlwfZoo d’Ulrich Edel (29 janvier), Taxi To 'Ihe Toilets (30 janvier) de Franck Ripploh, qui raconte sur un ton tragicomique la vie de couple de deux homosexuels, L’État des choses de Wim Wenders (31 janvier) et Hans de fer de Tankred Dorst (26janvier).sortir en ville.S y l v a i n C o r m i e r Il y en a qui attendent le millénaire au fond de leur bunker sous le mont Tremblant.D’autres, moins alarmistes, ne sont pas moins impatients et jettent tous les matins un œil brillant sur leur paire de billets.Oui, ces gens-là ont obtenu des places à l’une ou l’autre des représentations de l’opéra pop de Luc Plamondon et Richard Coc-ciante.Oui, triomphe télégraphié de France, massif comme un gros tas de vieilles pierres, Notre-Dame de Paris s’en vient.Du 30 mars au 5 juin au Saint-Denis, à partir du 15 juin au Grand Théâtre de Québec, du 30 juin au 4 juillet au Centre national des arts d’Ottawa, c’est déjà presque tout plein.Et, retombée oblige, Bruno Pelletier sera de retour à Wilfrid-Pelletier le 19 mars.Et Plamondon est déjà l’homme de l’année à L’actualité.Gare aux dissidents! Pour d’autres encore, c’est le retour en ville de Richard Desjardins (avec l’irrépressible Céline Delisle en lever de rideau) les 14, 15, 16 et 17 avril au Spectrum qui se profile comme un phare à l’horizon, d’autant plus que le bon gars s’est fait voir un peu partout en province depuis l’automne.D’autres encore (mais peut-être les mêmes) chérissent a l’avance leur soirée au théâtre Olympia avec Zachary Richard, le 12 ou 13 mars.L’anticipation n’est pas fortuite: tous ces billets sont en vente depuis des mois, les promoteurs courant de moins de moins de risques en ces temps de réclusion.Moi, j’ai plutôt hâte de revoir ce cher Thomas Fersen, ses oiseaux, ses poissons, son métro et ses p’tites bêtes: l’enchanteur de la chanson française nous gratifiera cette fois d'une pleine tournée de quinze villes, qui débutera au Cabaret Music Hall les 4, 5 et 7 février.Je piaffe autant en songeant au plaisir qu’on aura un peu partout au Québec avec Les Fabuleux Elégants en avril.Il fera également bon retrouver Laurence Jalbert les 19 et 20 février au Spectrum (avec Mario Peluso en soutien) et réentendre la magnifique voix de Marie-Claire Séguin dans le contexte idéal de la cinquième salle de la PdA, où elle présentera du 9 au 13 février un spectacle thématique intitulé .et Butterfly.Je ressens par ailleurs un léger frétillement à l’idée de toiser Torn Jones se donnant un tour de reins pendant It’s Not Unusual, les 15 et 16 mars au Saint-Denis.Il s'agira aussi de ne pas passer outre au retour de l'authentique troubadour Fred Eaglesmith le 5 fé- vrier au Café Campus, à moins que vous ne préfériez le rock neurotique canadian-friendly des Tragically Hip, le même soir au Centre Molson.Il n’y a pas seulement des artistes à voir: il y a aussi des lieux que l'on aimera retrouver.Le Campus, par exemple, où il y aura du bon blues tous les mercredis, et le studio-théâtre de la PdA, où les fins de semaine seront à nouveau dédiées à la chanson d’expression française: s’y feront voir et entendre les François Martel, France Bonneau, Marc Proulx, Sandra LeCouteur, Joane Peltier, Manuel Brault, Lyne Ca-dieux, Tremblay, Bernard Ci-mon, Daniel Seff, Nadine Dionne, Bhajamana, Mario Chenart, Gilles Bélanger et Jacqueline Lemay.On réintégrera le fidèle Spectrum, où se mêleront quelques vedettes d’ailleurs (les soyeux Cardigans le 8 février) et d’ici: en février, B.A.R.F.le 5, Noir Silence le 13, Kevin Parent du 25 au 27; en mars, Michel Rivard les 5 et 6, Okoumé le 12.On revisitera le Cabaret Music Hall, où le groupe Stran-gefolk s’amènera le 2 février, Jean-Louis Daulne les 2 et 5 mars, Seba-doh le 9.On retournera également fouler le beau bois du noble Corona de Saint-Henri, toujours sans façade mais exsudant l’âme: Jean-Pierre Ferland y sera à partir du 3 mars, Sylvain Lelièvre fin mars, Georges Moustaki du 7 au 10 avril, Claude Gauthier fin avril, Suroît fin mai.Parallèlement, le même Gauthier et quelques autres (Renée Claude, Claude Léveillée, Gilles Vigneault, Louise Forestier, J u cl i Richards) inaugureront la Boîte à Yvon du manoir Rouville-Campbell.Il faudra aussi, hélas, remettre les pieds dans quelques endroits honnis: le Métropolis, où Jean Leloup récidivera le 15 mai, et le détestable Cabaret du Casino, où Claude Dubois reprendra du 3 au 14 février là où son cœur l'avait laissé, et des revues distrairont les joueurs: Danse ’Sing à compter du 16 février, Sinatra Remembered à partir du 21 mai.Dans les salles, bars, cafés.De fait, la saison de spectacles de 1999 débute très exactement ce soir, alors que Lynda Lemay amorce sa L’équipe de Notre-Dame de Paris fin de semaine d’épanchement collectif à la salle Maisonneuve de la PdA.Pour les dissidents, il y a François Marquis et son groupe en même temps au Cabaret Music Hall, ainsi que l’ensemble trans-folklo-rique Chasse-Galerie à l’auditorium Jean-Baptiste Meilleur de Repenti-gny.Samedi, une Nana Mouskouri guérie offrira à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA le spectacle remis l’automne dernier, et plus d’une trentaine de musiciens rendront au Club Soda un hommage senti au regretté Michel Trudeau, pilier du festival Nuits d’Afrique.Dimanche, la bande marocaine des Nomades brassera le Balattou.Mardi, Pear Factory fera son bruit d’enfer au Medley (avec B.A.R.F., entre autres).Lundi, les Franeouvertes du Zest en seront à la première des demi-finales, le concours Ma Première Place des Arts du studio-théâtre à la troisième semaine de préliminaires.Mercredi, Les Chiens et Fred Fortin proposeront le rendez-vous le plus sympathique de la semaine au Cabaret Music Hall.Jeudi, l’excellent groupe Big Sugar rapplique au même endroit, encore avec Les Chiens, indélogeables.LAUREAT DE 23 PRIX dont : Prix du Public (Rencontres Cinématographiques de Cannes) Olivier d’Or (Grand Prix du Jury - Bastia) Berlin (Panorama - C.I.C.A.E.) Grand Prix (Festival de Cannes - Cannes Junior) REMSTAR présente Le Gone du Chaâba un film de CHRISTOPHE RUGGIA REM STAR A l’affiche! 'FAMOUS PLAYERS- PARISIEN® 1:00 3:00 5:10 7:15 9 :25 SH «L’UN DES MEILLEURS FILMS DE 1998 !» Tinte Magazine • Premiere • Interview Magazine • New York Press • Broadcast Film Critics Association Chicago Tribune • Film Comment • Film Journal • Entertainment Weekly • National Board Of Review Rolling Stone • NBC-TV, Jeffrey Lyons • ABC Radio.Bill Diehl • CBS-TV, Dennis Cunningham • Newsday Good Morning America, Joel Siegel • New York Daily News • USA Today ¦ Siskel&Ebert, Gene Siskel «REMARQUABLE ET ÉPOUSTOUFLANT.UN CHEF-D’ŒUVRE AUX IMAGES SENSATIONNELLES ET ENVOÛTANTES.» -Dennis Cunningham.CBS-TV «DEUXFOIS BRAVO!» -“SISKEL & EBERT" «UN FILM D’UNE ÉTOFFE ET D’UNE FORCE RARES.» -Andrew Johnston.TIME 0UTNEW YORK SEAN PENN JOHN CUSACK ADRIEN BR0DY WOODY HARRELS0N JIM CAVIEZEL ELIAS KOTEAS BEN CHAPLIN NICK NOLTE GEORGE CLOONEY JOHN C.REILLY T H E THIN RED LINE À CHAQUE HOMME SA GUERRE • FOX2000 NfTURKS fRtsLMt.DE PHOENIX lilTl RES, i\mmmmCEORliE STEVENS, JR.lNEMiiDtiTHis lit (iEISLER* ROBERIIEAU «THE THIN RED UNE.«HANS ZIMMER .muBILUfMBER LESLIE JONES "'AUDACE HSE WMUOIIN TOLL A.S.C."MKiEORliE STEVENS.JRA’WROBERT .MICHAEL(iEISLER JOHN ROBERIIEAU (IRANI HILL «JAMES JONES «««TERRE* I MALICE ^PHOENIX WRf r i c t u ¦ i t |u—1WK>WciOi| niTEKRENCE MALICE BBIgg www.foxmovieS.com cmnmmraïïna VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINEPLEX ODEON FAUBOURG ?© b.13 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) ?z CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) ?è.CINÉPLEX ODÉON POINTE-CLAIRE ?* t, LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11/s MÉGA-PLEX-GUZZO P0NT-VIAU 16 ?& CINÉPLEX ODÉON BR0SSARD sis?CINÉMA ST-EUSTACHE ?Z & LAISSEZ-PASSER REFUSÉS DÈS LE VENDREDI 29 1ANVIER EN VERSION FRANÇAISE i w -?LE DEVOIR « H 0 5 C H 0 3 ]( ^jjjj^/# a n s o n Fred Fortin.Fin 1997, conquis, séduits, amoureux fous de son album Joseph Antoine Frédéric Fortin Perron, nous lui sommes tous tombés dessus en même temps.Nous?Les critiques de variétés, alertés par Fo-glia, à l’affût que nous étions de têtes rafraîchissantes.La sienne était particulièrement sympathique, surtout lorsqu’il portait son petit Charlie et lui chantait qu’il était «l’cosmos grandeur nature».A la Kevin Parent, les médias lui ont fait une place mille fois plus grosse que son fragile ego, de sorte qu'apeuré, il est vite retourné au fond du lac Saint-Jean faire des ballounes et jouer de la basse tranquille.Sans le dire à personne, il a depuis coréalisé le premier album de Mara Tremblay et composé des tas de nouvelles chansons qui ne ressemblent pas nécessairement aux autres.À nouveau libre dans sa tête et un peu moins présent dans les nôtres, le revoilà en ville, invité par la Radio des étudiants de l'UdeM, le temps d'un spectacle, mercredi 27 janvier, au Cabaret Music Hall, avec Les Chiens en première partie.Sylvain Cormier n s e Giselle.Ceux qui affectionnent les œuvres-chocs où la dérive humaine et la musique tonitruante font bon ménage aimeront Giselle, la maudite amour sale.Créée en 1997 par Rolli-ne Laporte, l’un des membres actifs de l’ancien collectif Brouhaha Danse, Giselle est ni plus ni moins une version revue et fortement corrigée du célèbre chef-d’œuvre du ballet romantique.Mais ici la romance a des allures d’apocalypse, et les interprètes sont dçs écorchés vifs en mouvement.A voir à l’Usine C, ce soir et demain soir.Quant à ceux dont les goûts demeurent un peu plus sages, les Ballets jazz de Montréal présentent, jusqu'au 30 janvier, trois chorégraphies pleines de swing.Musique jazz et musique pop, notamment une suite de chansons des Beatles, accompagnent les œuvres signées Crystal Pite, James Kudelka et Gioconda Barbuto.Une soirée rafraîchissante où le mouvement et l’humour sont à l’honneur, le 23 janvier à Chicoutimi, le 27 à Saint-Laurent, et le 30 à Saint-Léonard.Andrée Martin rts v i s nets Patrick Altman.N’y posez pas les pieds, ces jours-ci, le plancher de la galerie Vox est recouvert de plusieurs centaines de photographies de même format.Le photographe a puisé dans les trésors oubliés de la collection du Musée du Québec pour y dénicher ses innombrables prises de vue.Etalées régulièrement sur le sol de la galerie, les images s’éteignent en s’éloignant des yeux des visiteurs, vers le fond de la galerie, jusqu'à devenir illisibles.Il y va d’un vaste travail sur la mémoire et ses facultés vacillantes.Ces archives nous parlent aussi, plus directement, de la perception.Littéral, mais combien spectaculaire.Œuvres oubliées, à la galerie Vox.Au 460, rue Sainte-Catherine Ouest, local 320.Jusqu’au 7 février.Bernard Lamarche NEM et SMCQ.Vous ne connaissez pas le style de composition de John Rea, de Denys Bouliane, d’Ana ‘Sokolovic et de Walter Boudreau?Une occasion s’offre — et c’est gra-tuit — de faire connaissance avec ces styles à 20h samedi soir, à la salle Claude-Champagne.Si vous êtes des fans, alors inutile de lire ce qui suit, vous y serez.Là-haut sur la montagne, il y aura deux orchestres: le NEM (Nouvel Ensemble moderne) et sa directrice lorraine Vaillan-court vous y attendent, de même que Walter Boudreau et son ensemble de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ).Tout fiers, les deux groupes, de partir ensuite à Paris où Radio-France les incorpore à son festival Présences 99 de musique contemporaine en leur confiant quatre concerts.Le nec plus ultra du contemporain sera sur les bords de la Seine, dans la salle Olivier-Messiaen, et nous, à l’abri tout de même des blizzards, nous ferons la fête au NEM et à la SMCQ tout en appréciant la Géométrie sentimentale d’Ana Sokolovic, Du fouet et du plaisir, de Denys Bouliane, Treppenmusik, de John Rea, et Demain les étoiles, de Walter Boudreau, qui vient de recevoir l’OPUS du compositeur de l’année.Clément Triulel I) K V (U I N I) I I A X V I t: I A BISCUITS H : *, 7 l < * i.DEVOIR JACQUES GRENIER HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Tatou, tortue, courge, coquilles d’escargot, sabots de chèvres et jarres métalliques à café A.L Van Houtte.Tous ces objets se sont métamorphosés sous la main habile — et visiblement créative! — de petits humains peuplant les quatre coins du globe en instruments à produire de la musique.Les Iroquois canadiens ont fait de leurs tortues des hochets, les Antillais, des flûtes de leurs conques rosées, les Arméniens, des cornemuses de la grandeur d’une personne avec les peaux entières de cochons.L’homme détourne la nature pour des fins culturelles, et c’est ce que tente de montrer humblement Les Instruments de musique: un monde détourné, présentée par le Centre d’exposition de l’Université de Montréal jusqu’au 28 janvier.Une occasion magnifique de voir, d’entendre et parfois même de tâter une soixantaine de pièces artisanales — provenant de la collection du Laboratoire de recherche sur les musiques du monde, du département d’anthropologie de l’UdeM ainsi que de collections personnelles —, qui nous changent de ces instruments reproduits rapidement pour alimenter les bazars attrape-touristes sur les lieux de nos pèlerinages ou les boutiques-cadeaux «africaines» et «sud-américaines» qui poussent désormais à chaque coin de rue par ici.Avec un simple arc de bois, un résonateur et un fil de fer frappé d’un galet, les Brésiliens ont conçu l’arc musical le plus sophistiqué du monde.Le bérimbau accompagne maintenant la capoeira, genre de combat dansé qui fut banni au Brésil au XIX siècle puis réhabilité comme rituel initiatique et même importé dans les années 70 aux Etats-Unis, ou il est particulièrement populaire à New York, ayant même inspiré certaines de ses figures au graphiteur Keith Haring.En certains pays d’Afrique où l’on retrouve les langues à tons, c’est-à-dire accordant une signification différente aux mots selon le ton sur lequel ils sont prononcés, les «tambours parlants» servent à envoyer des messages d’un village a l'autre alors que des mots peuvent être rattachés aux sonorités.Ainsi devenus instruments de pouvoir, les tambours ont même été interdits aux Noirs de Trinidad a la suite d’une émeute.Ixs boîtes à biscuits puis les coupoles métalliques les ont donc remplacés.Étaient nés les steel-drums.Véritable tour du monde, l’exposition Ixs Instruments de musique propose également un détour par le Québec des cabanes a sucre, à la découverte des cuillères, de la planche à laver et de la scie musicale, et tente une incursion dans le délire d’Aimé Lamoureux, ce Québécois qui reproduit avec des matériaux recyclés plus que modernes les instruments traditionnels d'ici et d’ailleurs.Comme quoi même aujourd'hui la fabrication de grisrgris a musique reste a la portée de tous.Les mardis, mercredis, jeudis et dimanches, de 12h à 18h.Jusqu’au 28 janvier.A FAIRE JOUJOUX PRÉCIEUX AUX ENCHÈRES Voitures de métal des années 50 et 60 dans leur boîte originale, meubles émaillés pour enfants, figurines G.I.Joe ou de Im Guerre des étoiles.Tout cela pourrait appartenir à l’enfant — et au collectionneur — qui sommeille en vous.La Joujouthèque Hochelaga-Maisonneuve organise en ef fel ce dimanche une vente aux enchères de jouets de collection datant des années 1948 à 1993 afin de financer ses services réguliers de recyclage et de distribution de jouets usagés.La vente débutera à 13h30 au troisième étage du Marché Bonsecours.FAUX VAN GOGH À VENDRE Tous les faux ne sont pas illégaux.On peut désormais se procurer à Montréal des reproductions peintes — et non photographiées ou laminées — de toiles célèbres plus vraies que vraies.La galerie L’Art du faux international, ouverte depuis novembre rue Saint-Denis, propose ainsi des toiles de Van Gogh, Monet, Gauguin, Renoir et Da Vinci pour une fraction infinie, bien évidemment, du prix réel de telles peintures (entre 350 et 2(XX) $ pour lui Naissance de Vénus de Botticelli).Les amateurs peuvent même commander la toile de leur choix.Seules conditions, la toile ne peut être reproduite dans ses proportions véritables et l’auteur du tableau convoité doit être décédé depuis au moins 70 ans.ARTS DÉCORATIFS Le Musée des arts décoratifs vient très généreusement de se donner au Musée des beaux-arts de Montréal, mais il n’en continue pas moins ses activités.En ce moment même, on peut y visiter une expo autour d’œuvres choisies de la collection permanente et des acquisitions récentes et une autre consacrée au design italien dans la collection du musée.On peut aussi apprécier un travail consacré à la verrerie vénitienne de Carlo Scarpa (1926-1947).Le Musée des arts décoratifs est installé dans l'aile sud du Musée des beaux-arts de Montréal, rue Sherbrooke.On peut se renseigner au 284-1252.POUR PARER À LA MENACE Plus que 119 jours avant.le millénaire?Mais non.Plus important encore: il n’y a plus que trois mois et demi avant que 'Die Phantom Menace, l’épisode un de La Guerre des étoiles (ayant lieu avant les épisodes quatre, cinq et six déjà connus de la saga), crève les écrans de rAmérique, c’est-à-dire de la planète cinéma.Ixs fans sont très énervés: au dévoilement de la bande-annonce, certains ont passé des soirées entières dans les multi, méga et supercomplexes à voir, à traquer la minute d’extraits choisis de salle en salle.D’autres ratissent Internet en quête de bribes de scénario.Cette fin de semaine, les disciples montréalais du culte des étoiles convergeront de lOh à 18h au Holiday Inn Plaza du 420 de la rue Sherbrooke Est pour s’énerver en nombre à l'Empirecon 1999, première convention du genre en ville.Attention, simples curieux! L’accès à l’univers parallèle coûte 25 $, et la chance unique de croiser fourchette et couteau avec quelques-unes des stars de Star Wars (notamment David Prowse, celui-là même qui suait sous le casque noir de Darth Vader) se négocie à 100 $ le couvert.A moins que vous soyez un Jedi, auquel cas l’invocation de la Force suffira.Renseignements au (514) 871-1402.1 MUSICI CHEZ EDGAR Dans le cadre des Lundis d’Edgar, la Maison de la culture Frontenac ouvre ses portes à l’orchestre de chambre I Musici, spécialiste de la musique baroque.Dirigé par le chef et violoncelliste Yuli Turovsky, l’orchestre est composé d’une quinzaine de musiciens.A la Maison de la culture Frontenac ce lundi à 20h.POÉSIE À IA PLACE DES ARTS Ce samedi, le studio-théâtre du Mau-rier de la Place des Arts présente Fragments de.vie, un récital-spectacle orchestré par France Bonneau.Accompagnée sur scène par deux instrumentistes, l'artiste, qui a déjà présenté plusieurs lectures publiques de poésie, lance un hommage à la parole.Ce samedi à 20h au studio-théâtre du Maurier, Place des Arts.i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.