Le devoir, 1 mars 1999, Cahier B
—a T F rAII) 4 ?LL ul\ jl T’üATTI Économie Page B 2 I 1 | 1 ¦ Planète Page B 4 II |j|| É jË Sports Page B 5 1 J IJ 1 ¦ 1 g /Ulii ?IEVUE 1, K 1) K V 0 1 II .1.K 1.Il N 1) 1 1 ,:B M A H S 1 !( !t it Will Kymlicka L’évaluateur du nationalisme Le philosophe remet en question la distinction classique entre nationalisme ethnique et civique Avec Charles Taylor, Will Kymlicka, est sans doute un des philosophes canadiens les plus connus dans le monde.Grand spécialiste des questions reliées au multiculturalisme et au traitement des minorités nationales, il est en train de développer une grille pour évaluer le degré d’acceptation du libéralisme par un nationalisme donné.Et selon ses critères, le Québec et le Canada obtiennent de très bonnes notes.ANTOINE ROBITAILLE ethnique et le civique.Opposition inconciliable, exclusive.Dans le côté bleu azur, les nationalismes mis hors d’état de nuire, prônant le seul attachement à un territoire, à des symboles neutres.Rien de passionnel ici.Rien de dangereux.Que du raisonnable, du volontaire de l’hospitalier.Que de la procédure et du contractuel.Dans le coin opposé, couleur rouge sang: l’ethnique.Il carbure au sol, aux morts et aux gènes.Il nourrit le ressentiment et les mentalités d’assiégé.Il fêle les cerveaux et enflamme les cœurs.Source de dérives, il est le terreau où s’enracinent les violences terroristes.Il échauffe les têtes et les pousse à de froids crimes.Tout ici n’est que repli, lyrisme, fantasme de pureté, rejet de l’Autre et romantisme; passion exacerbée pour les morts, complaisance dans la nosr talgie crispant la culture en l’annexant Distinction radicale, ici caricaturée.Elle prospère depuis plus d’une décennie.Est-ce vraiment la clé universelle, le révélateur infaillible qui permettrait ni plus ni moins de distinguer entre les appartenances acceptables et les autres, dangereuses?«Pas d'accord!», dit le philosophe canadien-anglais Will Kymlicka, rattaché à l’Université Queen’s à Kingston, célèbre notamment pour son livre Multicultural citizenship (Oxford, 1995).«Je trouve cette distinction très simpliste, trop tranchée, trop dichotomique.Il faut la remplacer, car elle ne sert souvent qu’à embrouiller les autres.Le monde est plus complexe que cela.» Des critères Chercheur attentif aux cas particuliers, cultivant un aller-retour entre théorie et réalité — penseur libéral, donc — Will Kymlicka a déduit de ses expériences et observations une grille d’analyse, à la fois sophistiquée et simple, du degré d’acceptation des principes libéraux par des nationalismes particuliers.Jamais publiée, encore à un stade préliminaire, c’est en quelque sorte une version bêta qu’il livre en primeur au Devoir.«Tous les mouvements nationalistes, explique-t-il, que ce soient des mouvements de minorité ou de majorité, font ce qu'on nomme du nation building.C’est la teneur en libéralisme de ces mouvements que j’essaie d’évaluer.Par ailleurs, je crois qu’aucun de ces mouvements dans le monde n’obtiendrait de note parfaite à ce test.» Le cas par cas est donc la règle.Foin de généralisation ici, ni de parallèle historique.Grands soucis de nuance aussi, car selon Kymlicka, «si l'on s’aventurait à donner des notes sur chacun des neuf critères, il faudrait les graduer, par exemple, de A+ à E».¦ Quel est le degré de coercition utilisé pour «construire la nation», pour inciter ses membres à se voir comme un groupe auquel il faut participer?Un nationalisme libéral ne saurait tolérer trop de contrainte sur l’individu.¦ Quel type de conception de l’espace public prévaut dans le discours nationaliste?Selon Kymlicka, des formes antilibérales banniraient par exemple «l’existence de certaines langues autres que la langue officielle» dans les espaces publics.«Certaines loi régissent la langue utilisée dans les parcs.En Slovaquie, on impose la langue officielle dans les mariages.On peut dire que l'ancienne loi 101 et son idée du “visage linguistique” n’obtenaient pas un très bon score, sur ce critère.Mais la loi a été changée.» ¦ A-t-on le droit de remettre en question l’identité nationale?«Les exemples non libéraux, sur ce point, sont faciles à trouver.En Israël, par exemple, la loi vous interdit d’être candidat ata élections si vous remettez en question le caractère juif de l’État.» Will Kymlicka fait remarquer que ce n’est le cas ni au Québec ni au Canada, par exemple.Dans le premier cas, on peut être candidat tout en ayant comme projet de rejeter le rôle prééminent du français dans la société québécoise.«Une telle personne ne serait pas élue, bien sûr, mais elle aurait tout de même le droit de participer officiellement au débat public.» De même, le Canada accepte que des souverainistes se fassent élire, note Kymlicka.¦ De quels types sont les préalables à l’acceptation dans le groupe, dans la nation?Evidemment, le droit du sang est moins libéral que le droit du sol.Il est plus restrictif et fait moins intervenir la volonté.Il prend racine dans la nature, donc dans l’inextricable.«Malgré des velléités de changement, l’Allemagne est toujours assez peu libérale sur cette question.» Les critères, sur ce plan, même contraignants, sont souvent informels, surtout dans le cas des nationalismes de minorité.«Au Québec, les enquêtes d’opinion publique indiquent qu’il y a maintenant moins de 20 % de la population croyant que, pour être un “vrai Québécois”, un “pure laine”, l’on doive avoir des ancêtres de la Nouvelle-France.» ¦ Qu’a-t-on à prouver pour faire partie du groupe?«Un nationalisme libéral aura des exigences minimales.» Par exemple, il demandera quelques années de résidence et une maîtrise raisonnable de la langue.«Des formes moins libérales ne se contenteront pas de vérifier si la personne connaît la langue ou est en mesure de payer ses impôts.Elles exigeront une assimilation évidente au mode de vie traditionnel, y compris dans les habitudes vestimentaires et alimentaires.Dans certains pays du bassin méditerra- néen, comme en Grèce et en Italie, la citoyenneté dépend non pas dç critères objectifs, mais est laissée à la discrétion de l’Etat.Cela revient à dire qu’il faut pratiquement démontrer sa loyauté.» ¦ Quel est la valeur affirmée de la nation?Quel investissement passionnel y met-on?«Au fond, est-ce que la nation est sacrée?» Si oui, le contexte n’est pas au libéralisme, prétend Kymlicka, «car dans ce contexte, les individus passeront après la nation».Selon lui, une bonne façon de voir où une nation se situe sur cette question est d’observer le traitement réservé aux femmes.Doivent-elles «servir la nation» en ayant beaucoup d’enfants, en les éduquant d’une façon particulière?«Si oui, on n’est pas très libéral.Dans un cadre libéral, la nation est d’abord là pour les individus.» Selon Kymlicka, les nationalismes nord-américains et européens de l’Est, sur ce plan, divergent: «en Europe de l'Est, la nation est souvent une entité sacrée, qui revendique même parfois un rapport spécial avec Dieu.» Will Kymlicka affirme que l’idée n’a plus tellement cours sur notre continent.Au Québec?«Jadis oui.Et peut-être encore un peu à la société Saint-Jean Baptiste.» Et les nationalismes américains religieux, chrétiens?Le philosophe concède, mais nuance: «Vous avez raison: même dans les démocraties occidentales, il y a de tels groupes, mais en général, les États ne justifient plus leur nation building ainsi.» ¦ Quel s.orte d’accueil fait-on aux cultures étrangères?L’État érige-t-il des barrières pour s’en protéger?L’étranger est-il vu comme une menace ou un apport potentiel?«Par exemple, à Singapour, certaines publications étrangères sont interdites au nom de la pureté culturelle et du danger des idées venues de l’étranger.Dans une conception libérale du nation building, l’interaction avec les cultures étrangères est cottsidérée comme positive, enrichissante.» ¦ L’identité nationale est-elle exclusive?«Peut-on être un “bon” Vietnamien et un “bon" Québécois?Une conception libérale, sur ce point considérera qu'il est acceptable et même courant d'avoir deux ou plusieurs identités nationales.» Sur ce point, selon le philosophe, les Etats-Unis obtiennent un assez mauvais score, puisque la double citoyenneté y est interdite.«De plus, leur serment d’allégeance réclame du nouveau citoyen qu’il renonce à toute aufre loyauté nationale.» ¦ Ënfin, est-ce que l'État accepte l’existence de «mi- norités nationales» sur s' * ‘ritoire?«Sur cette question, le Canada est ma cnt libéral puisqu’il ne tente pas de supprimer >e ,u> lonalisme québécois et accepte le fait que les indigènes se conçoivent comme des nations.» Selon le philosophe, la France obtient un très mauvais score sur ce plan, «puisqu'elle a, par plusieurs moyens, combattu ses minorités et refusé dç les reconnaître comme des nations à l’intérieur de l'Etat, que ce soient les Basques, Bretons, ou les Corses».La faute à Tonde Sam Malgré son affirmation à propos du neuvième critère, Will Kymlicka déplore qu’il y ait de grandes résistances, au Canada anglais, à reconnaître ce qu’il nomme sans aucune difficulté «la nation québécoise».Les craintes extrêmes envers le nationalisme québécois ne lui semblent plus tellement justifiées.Dans la revue de gauche Dissent, l’automne dernier, il a même reproché à des chercheurs Américains d’assimiler le nationalisme québécois d’aujourd’hui «à une forme de nationalisme ethnique dont les revendications d’auto-détermination sont logiquement équivalentes à la ségrégation raciale aux États-Unis».Il rétorquait: «Loin de vouloir préserver quelque forme de pureté raciale, les nationalistes québécois tentent activement de convaincre des personnes d’autres races, cultures et croyances de se joindre à eux, de s’intégrer, de se marier avec eux et de les aider dans la construction d’une société moderne, pluraliste, distincte, francophone, au Québec.» Il ajoutait que le Québec, aujour- d’hui, «a grosso modo le même taux d’immigration Ensuite, malgré l’affirmation d un nationalisme per capita que les États-Unis»', «le contrôle de l’immi- canadien teinté d’anti-américanisme (incarné entre gration est un des pouvoirs que les nationalistes québé- autres par les Sheila Copps et Brian Tobin), il reste • f I / .f i l I « .* I ’ 1 ___________— 7 „ „ n Àl sw.« /rl/w’n /nvn/n/V/p C/7 MIV/J cois ont demandés et obtenus et la province administre son propre programme d’immigration, recrutant des immigrants, dont la plupart ne sont pas blancs».Les confusions entre nationalisme et xénophobie ont souvent, selon lui, la même cause : on oublie trop souvent le fait que les Amérindiens et les Québécois, au Canada, ne sont pas comme des groupes d’immigrants, mais forment des communautés qui, historiquement, préexistaient et ont été conquises.Au reste, les réticences canadiennes devant la reconnaissance du fait québécois s’expliquent assez simplement D’abord, selon lui, «l’idée que l’État doit coïncider avec la nation est profondément enracinée dans la tradition occidentale.On constate les mêmes difficultés chez Espagnol dans leur reconnaissance des Basques et des Catalans».Will Kymlicka SOURCE NAUMANN FOUNDATION que «les Canadiens anglais, lorsqu’ils veulent se faire une opinion sur ce qui est; normal ou anormal, se tournent toujours vers les États-Unis.À part pour le système de santé et pour les armes à feu, c'est là qu 'on va chercher nos modèles».Or, constate Will Kyjnlic-ka, le Canadien anglais moyen «croit que les États-Unis n'ont jamais fait quelque accommodement que ce soit aux nations minoritaires en son sein.En conséquence, donner un statut spécial au Québec, ce serait non seulement inhabituel, mais anormal.» Au fond ce constat est doublement faux, insiste Kymlicka: «Les Américains ont avec Puerto Rico par exemple, un expérience d’accommodement à l'égard d’une minorité.» arobitaille@sympatico.ca Kymlicka dément les accusations de racisme et de xénophobie portées à l’endroit du nationalisme québécois / aux Etats-Unis direct Le Réseau de l’information 24 heures sur 24 sur La vie » L K I) E V II I II .I.E I.II N I) I I B 2 M A K S I !» !) !» LE DEVOIR ECONOMIE Cette semaine A la Bourse Semaine du 28 février au 6 mars 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Produit intérieur brut - décembre 1" mars 8 h 30 Produit intérieur brut - 98T4 1" mars 8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Revenu personnel - janvier l"mars 8 h 30 Dépenses personnelles de consommation - janvier lBmars 8 h 30 Dépenses de construction - janvier 1" mars iOhOO Indice NAPM - février 1" mars lOhOO Indicateurs avancés - janvier 2 mars IOhOO Ventes de maisons neuves - janvier 2 mars IOhOO Indice NAPM non manufacturier - février 3 mars IOhOO Réclamations pour pertes d’emploi - semaine du 27 février 4 mars 8 h 30 Nouvelles commandes manufacturières - janvier 4 mars IOhOO Rapport sur l’emploi - février 5 mars 8 h 30 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type Au Québec : Banque Laurentienne du Canada 3 mars Il h00 Montréal A Ailleurs : Banque de Nouvelle-Écosse (La) 2 mars 10 h 00 Halifax A Cadillac Fairview Corporation 4 mars 13 h 00 Toronto AS A : annuelle; E : extraordinaire; O : générale; S : spéciale Nouvelles émissions d’actions, P-U, T-U, billets Compagnie Valeur Prix unitaire Date prévue AnorMed Inc.environ 30 MS.6,00 - 6,50 S par act.ord.1er mars Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Lucent Technologies Inc.2 pour 1 5 mars Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Barrick Gold Corp.Sutton Resources Ltd.0,463 act.ord.de Barrick pour 1 act.de Sutton à venir J DS Fitel Inc.Uniphase Corp.fusion sous JDS Uniphase Corp., 0,50855 act.ord.de ia nouvelle société par act.ord.de JDS Fitel à venir The Fresh Juice Co.Rowale Corp.2,244 S US + 0,33 act.cat.A de Saratoga Beverage Group Inc.pour 1 act.ord.de Frest Juice à venir Landmark Global Financial Corp.« Landmark » Tomanet Inc.« Tomanet » fusion sous Landmark Technologies Inc.« Nouvelle » 1 ) 0,32 act.ord.de Nouvelle par act.ord.ou cat.A de Tomanet; 2) 0,08 act.ord.de Nouvelle par act.ord.de Landmark en mars Bay State Gas Co.Nipsco Industries 40 S US ou 1,4414 act.ord.de Nipsco par act.ord.de Bay 1" mars Berkshire Hathaway General Re Corp.1) 0,0035 act.cat.A ou 0,105 act.cat.B.de Bershire par act.de General; Fmars Castle Creek Partners L.P.Boston Celtics Limited 17 S US par part de société en commandite de Boston l“mars Imperial Industries Inc.« Imp.» Imperial Merger Corporation 4,75 S US + 10 act.ord.ou 2,25 S US + 8 S de débentures subordonnées 8 % 3 ans et 5 act.ord.d’Imperial Industries Inc.par titre d’Imp.l“mars Level 8 Systems Inc.Seer Technologies 0,35 S US par act.ord.de Seer 2 mars Odd Lot Liquidity Fund Baker Hughs Inc.ceux détenant 99 act.ord.ou moins au 1" fév.peuvent vendre la totalité à 12,25 S US par act.moins les dist.payées après le 1" fév.2 mars Odd Lot Liquidity Fund Procter & Gamble ceux détenant 99 act.ou moins de Procter au 1" fév.peuvent vendre la totalité à 71,75 S US par act.moins les dist.payées après le 1" fév.3 mars Quicksilver Resources Inc.MSR Explorations Ltd.fusion sous Quicksilver Resources Inc.1 act.ord.de Quicksilver pour 10 act.de MSR assemblée le 4 mars Kpartners The Asia Pacific Fund Inc.5 S US par act.ord.d’Asia 5 mars Sidus Systems Inc.Visionary Solutions Corp.1337038 Ontario Ltd.(EMJ Sub) 813495 Alberta Ltd.50 act.de Sidus pour 1 act.de EMJ fusion sous Agresso Corporation 1 act.priv.cat.A de Agresso par act.ord.et qui sera rachetée à 0,85 S l’action assemblée le 5 mars 5 mars Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Expiration Pour obtenir une action Smith Corona Corp.28 fév.1 bon sous.+ 8,50 S US pour 1 act.ord.de Smith Phonettix Intelecom Ltd.I " mars Radiant Energy Corp.I ° mars I droit pour 4 act.détenues, I droit + 0,40 S pour I act.ord.1 bon sous.+ 2,50 S pour 1 act.ord.de Radiant Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) act.: action add.: additionnel anc.: anciennes cat.: catégorie dist.: distribution Abréviations : div.: dividende ord.: ordinaire priv.; privilégiée rembour.: remboursement sous.: souscription IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U ; « Trust Unit », part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée Les caisses d’économie ne veulent pas perdre leur identité au sein de Desjardins Vers la fédération unique Le dialogue se fait mal avec les dirigeants du Mouvement CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR En novembre 1998, la Fédération des caisses d’économie Desjardins (FCED), qui regroupe 108 caisses, décidait unanimement dans le cadre d’une assemblée générale de prendre tous les moyens nécessaires pour faire respecter les droits des caisses d’économie constituées en réseau à l’intérieur du Mouvement Desjardins.Cette résolution était votée en prévision évidemment des grands débats qui ont cours chez Desjardins et qui feront l’objet d’un congrès d’orientation le 19 mars prochain.Cette consultation porte sur au moins deux enjeux majeurs, voire existentiels du poipt de vue des caisses d’économie.A la suite du dépôt du rapport du comité Simard, qui s’est penché sur le fonctionnement opérationnel et les coûts des deuxième et troisième niveaux de pouvoir, les dirigeants de Desjardins suggèrent l’élimination des structures de ces deux niveaux, c’est-à-dire des 10 fédérations régionales de caisses populaires, la seule et unique fédération des caisses d’économie, ainsi que la confédération.Une fédération remplacerait ces structures et chapeauterait toutes les caisses indistinctement, qu’elles soient populaires ou d’économie.Par ailleurs, Desjardins envisage une plus grande centralisation, en demandant aux caisses une délégation de pouvoirs.«On connaît très bien l’effet de la délégation de pouvoirs.Pour reprendre nos pouvoirs, il faudra l’appui de 66 % des représentants à la confédération.Ça devient un pouvoir conféré.C’est une inversion du pouvoir décisionnel.Vous comprenez notre réticence», déclare Jacqueline Dubé, directrice des communications et du marketing à la FCED et qui est pour l’instant l’unique porte-parole de cette fédération dans un dossier éminemment fondamental et de plus en plus chaud.Une reconnaissance préalable Par la résolution de novembre, les caisses d’économie espéraient enclencher des discussions et faire en sorte que les caisses d’économie soient dès le départ reconnues comme une entité spécifique.Le cahier de travail préparé pour les congressistes ne fait aucune mention des caisses d’économie.«Nous sommes incapables de nous faire entendre à la confédération et rien de ce que nous demandons ne sera proposé au congrès», constate Mme Dubé.Au bureau du président du Mouvement Desjardins, le porte-parole André Chapleau soutient que des discussions ont déjà eu lieu, puis furent interrompues.Toutefois, pas plus tard que la semaine dernière, une nouvelle offre de discussions avec une nouvelle équipe a été faite, assu- Une des caisses d’économie qui intégreraient la Fédération unique, la culture.re M.Chapleau, qui dit s’étonner des réticences dont on fait état dans le camp des caisses d’économie.Il assure que Desjardins respecte beaucoup les caisses d’économie et que certaines font même partie d’une fédération régionale.La FCED ne s’objecte en aucune façon aux remplacements des structures visées par une seule fédération, à la condition toutefois qu’il y ait entente pour la reconnaissance explicite d’un organisme voué exclusivement aux caisses de groupes ou d’économie.Ces caisses veulent que l’ensemble du Mouvement Desjardins recpnnaisse leur caractère spécifique.A cet égard, M.Chapleau répond que l’examen des doléances particulières viendra dans une étape ultérieure, une fois qu’on se sera vraiment entendu sur l’orientation précise à suivre.Pour entrer dans la grande famille Desjardins en 1979, les caisses d’économie et leur fédération, qui avait alors Claude Béland comme directeur général, avaient négocié un protocole d’entente, un contrat qui permettait aux unes et aux autres de respecter leurs acquis respectifs et d’éviter le cannibalisme inter-caisse.La FCED couvre tout le territoire québécois et ses caisses ont forcément leurs membres dans les secteurs géographiques des fédérations régionales.Elle estime avoir des droits protégés par contrat, qui disparaîtraient dans ia réorganisation des Compagnie Modalités Expiration Banque Scotia rembour.obligatoire, 5,4 % 30 avril 99, 5,27 % 30 nov.99, 5,43 et 5,45 % 1“ mai 99 1" mars Falconbridge Limited conversion, 1 unité + 15 S par act.priv.série 2 1" mars Minorco Canada Ltd.rembour.obligatoire, à 100 S par act.priv.séries A & B 1" mars Province de l’Ontario rembour.semestriel sur obligations d’épargne à intérêts annuels et composés du 1" mars 2000 1 " mars Westcoast Energy Inc.act.priv.1 " rang, série 2, 8,08 % conversion en act.ord.1" mars Banque Canadienne Impériale de Commerce 5,75 % 2 mars 1999 report au 2 mars 2000 2 mars Province du Manitoba 6,2 % 2 mars 1999 report au 2 sept.1999 2 mars Banque Scotia rembour.obligatoire 5,65 % 4 janv.2000 3 mars Communauté urbaine de Montréal rembour.partiel, 11 % 3 mars 2008 à 100 % du capital 3 mars Farm Credit Corporation 5 % 3 mars 1999 report au 3 mars 2000 3 mars Ontario Hydro rembour.obligatoire 17 % 3 mars 2002 à 100 %du capital 3 mars Alma Oil & Gas Ltd.conversion obligatoire, 1 act.cat.A par 1 act.sans droit de vote cat.B 5 mars Export Development rembour.obligatoire, 6,46 % 5 mars 99 5 mars Morton International 37,124 S par act.ord.de Morton 5 mars Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement Inco Limited omission de verser les div.sur cat.VBN et ordinaire à partir de mars jusqu’à nouvel ordre Pioneer Natural Resources Canada Inc.omission de verser le div.payable en mars omission ci9 affaires RF.IAIS & C'HATFAUX LA LISE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURE NT IDE S J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et * America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tel.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellcrie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons differents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURE N TI DE S m MANOIR SAINT-SAUVEUR SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS hOtel —Mtiriolr c Salnt-oauveur Hôtel de villégiature «4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pcrs./nuit, occ.double, inch petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 structures et pouvoirs envisagés.De quels droits s’agit-il?L’exclusivité pour le développement de caisses de groupes et pour l’affiliation de caisses de groupes à cette fédération.Mme Dubé admet cependant qu’il y a eu depuis quelques années des discussions assez intenses avec les gens de la confédération.La FCED a toujours refusé de se scinder.Les médias attachent depuis quelque temps beaucoup d’importance au refus d’une fusion par ia petite caisse populaire de Lac-au-Saumon, dans la Matapédia, mais ce qui se passe entre Desjardins et sa fédération des caisses d’économie pourrait poser bientôt un problème beaucoup plus important si une solution de compromis n’est pas trouvée.Mme Dubé apporte ici une précision: «Nous n’avons pas décidé d’être le chef de l’opposition chez Desjardins.» Prématuré de parler d’un schisme Aucune option n’est écartée à la FCED, pas même celle d’un retrait du Mouvement Desjardins.On n’en est pas là maintenant et personne ne souhaite un tel schisme.Pour l’instant, Michel Parent, un pompier retraité et président de la fédération, préfère demeurer discret.Son conseil d’administration, qui compte 22 membres, se donne jusqu’au 15 mars pour décider de bouger publiquement.Les 108 caisses d’économie dont il est question sont implantées dans quelque 700 entreprises et institutions à travers le Québec qui œuvrent en éducation, en santé, en technologie de pointe, en culture ou dans le secteur manufacturier.Elles comptent 260 000 membres et se partagent un actif de 2,4 milliards, environ 4 % de l’actif total de Desjardins.Son réseau détient néanmoins 50 % des REER collectifs Desjardins, ce qui donne un aperçu de sa présence dans le monde du travail et de sa spécificité propre, laquelle découle tout naturellement de ses racines et de son évolution.Les caisses d’économie sont nées au sein d’entreprises pour accompagner les travailleurs.La première caisse a vu le jour en 1936 et elle était une «crédit union», comme plusieurs autres qui l’ont suivie d’ailleurs.C’était l’époque où les anglophones contrôlaient l’économie du Québec.En 1962, en plein cœur de la Révolution tranquille, un groupe de 12 caisses se détachent du peloton pour former la fédération des caisses d’économie.Iœ mouvement est appuyé par les centrales syndicales, FLQ, CSN et CEQ, lesquelles ont encouragé la création de plusieurs caisses.L’affiliation à Desjardins s’est produite en 1979 grâce entre autres aux bons offices de Claude Béland, qui a joué un rôle important dans cette période de transition.Par la suite, M.Béland est devenu président du Mouvement Desjardins.Les caisses d’économie sont néanmoins demeurées un peu à l’écart des caisses populaires.Les caisses populaires et les caisses d’économie présentent une culture de coopérative différente l’une de l’autre.Mme Dubé fait valoir que leur dynamique n’est pas la même.Souvent, la caisse d’économie a été mise sur pied par les travailleurs d’une usine ou d’une entreprise en collaboration étroite avec l’employeur et le syndicat.La caisse a pu ainsi développer une expertise particulière pour ses membres en prenant en compte le salaire, les avantages sociaux (assurances, bénéfices marginaux), l’environnement social, de telle sorte que Des caisses plus petit mais néanmoins eificai petites mais néanmoins efficaces Cette fédération ne regroupe pas uniquement des caisses de groupes de travail.Son réseau comprend notamment six caisses ethniques.La caisse d’économie la plus importante est celle des policiers de la Communauté urbaine de Montréal avec des actifs de 183,4 millions à la fin de 1997.En général cependant, les caisses d’économie sont petites.L’actif moyen se situe à 23,8 millions en comparaison d’une moyenne de 44,2 millions par caisse pour la totalité du réseau des caisses Desjardins.Au fil du temps, il y a eu des fusions de caisses d’économie, notamment lors de l’intégration d’entreprises.tes caisses ont suivi le mouvement; c’est ainsi qu’on a vu les caisses d’économie de deux brasseurs devenir la caisse O’Keefe-Molson.Selon les normes de masse critique dont on parle désormais au Mouvement Desjardins, il est évident que les caisses d’économie devraient alors fusionner en grand nombre.Il n’en resterait lias plus que 30, constate Mme Dubé, qui ne voit pas la nécessité, ni le bien-fondé d’en arriver à cela.Selon elle, il y a des caisses d’économie qui fonctionnent très bien avec un actif de cinq millions, parce qu’elles profitent du milieu de l’entreprise où elles se trouvent.Globalement, les caisses d’économie ont vu leur actif croître de 3 % en 1998 en comparaison d’une augmentation de 1,7 % pour l’ensemble des caisses Desjardins.Les prêts se sont accrus de 3,1 % dans les caisses d’économie et de seulement 0,8 % dans les autres caisses.Le réseau des caisses d’économie compte 1000 employés, dont 84 dans les bureaux de la fédération à Ville d’Anjou.En 1998, les caisses d’économie ont atteint des trop-perçus de 46 C par 100 $ d’actif moyen, alors que le rendement était de 68 C pour l’ensemble des caisses Desjardins.On explique cet écart à la fédération par le fait que les retombées de la réingénierie ne se sont pas encore fait sentir dans le réseau des caisses d’économie, qui n’avait pas de surplus d’effectifs au début du processus.Son réseau est en fait déjà automatisé à 84 %.JACQUES GRENIER LE DEVÔIR Caisse d’économie Desjardins de ia des programmes sur mesure ont pu être élaborés.Des caisses d’économie ont par ailleurs trouvé une vocation très originale, comme la Caisse d’économie des travailleurs de Québec sans laquelle le Cirque du Soleil n’aurait peut-être pas vu le jour.Les caisses d’économie se sentent par ailleurs très à l’aise pour travailler avec les centrales syndicales et les institutions créées par elles, comme le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction.La plupart des caisses populaires se sont développées dans un autre contexte, celui d’un village ou d’une paroisse, pour servir une clientèle plus diversifiée en concentrant essentiellement sont attention sur la gestion d’actifs (épargne et crédit).Cela donne parfois une façon différente de voir les choses, qui frustre les caisses d’économie parce que très minoritaires dans le mouvement.Mme Dubé mentionne que les caisses d’économie ont pensé constituer des prêts pour les professeurs en situation précaire et que le président de la fédération n’a reçu aucun appui à la confédération sur cette question.La FCED compte 37 caisses dans le secteur de l’éducation.Elle lance d’ailleurs cette année un REER collectif de l’éducation. I.K I) E V 0 I li .L K I.V N I) I I M A 11 S I II II !) f.H ?ECONO Ml E * B 3 Les entreprises n’ont d’autre choix que de faire des «cures d’amaigrissement» Un nouveau capitalisme japonais tente d’émerger Le profit devient plus important que les parts Tant les banques que l’industrie se réorganisent et s’ouvrent aux capitaux étrangers.La recherche des profits prend le pas sur la conquête des parts de marché.L’État tente de limiter les effets sociaux des restructurations en cours.PHILIPPE PONS LE MONDE Le shopping en ligne Amazon.com veut lancer un centre commercial virtuel Tokyo — Pris dans la tourmente, traînant des monceaux de mauvaises dettes, le système bancaire nippon a entrepris une restructuration qui ; se traduit par des fusions et des acqui-; sitions et l’entrée de capitaux étran-; gers.Un phénomène qui touche égale-: ment le secteur industriel.Après la prise de contrôle de Nippon Leasing par l’américain General Electric Capital — la plus importante opération réalisée dans ce domaine: 6,5 milliards de dollars (5,85 milliards d’euros) —, quatre grandes sociétés de crédit-bail du groupe Mitsubishi devraient fusionner.Plus symptomatique des mutations en cours, les banques de gestion de patrimoine, Mitsubishi Trust et Sumito-mo Trust, négocient un accord de co-'opération qui pourrait déboucher sur £pne fusion ou sur la création d’un holding.La fusion de ces deux banques, t qui en ferait le premier organisme fi-ÏÏKnder du pays (devant la banque Tokyo-Mitsubishi), marquerait l’aboutissement de la restructuration du secteur des banques de gestion de portefeuille (les autres Mitsui et Chuo ont annoncé leur fusion, Toyo a conclu un accord avec la banque Sanwa et Yasu-da doit passer sous le contrôle de la banque Fuji).L’alliance des deux banques rivales Mitsubishi et Sumitomo pourrait indiquer des mutations plus profondes: le ' début d’une coopération entre les deux plus importants groupes financiers et ’industriels du pays, héritiers des '.conglomérats (zaibatsu) de l’avant-' guerre.Or, si les yeux sont tournés vers la restructuration des banques, ta-’ Ion d’Achille de l’économie nippone, les : mutations dans le secteur industriel ¦vont également bon train.L’appareil productif nippon souffre de surcapacités et de pesanteurs dues souvent à des diversifications excessives.Les entreprises n’ont guère d’autre choix que de faire des «cures d’amaigrissement», de couper les branches mortes ou de transférer des productions non rentables à des concurrents: bref de passer des alliances ou de fusionner.Accélération L’entrée du capital étranger reste relativement faible (24,3 milliards d’euros) mais il s’accélère: plus d’un tiers des investissements ont eu lieu au cours de 1998 et ils pourraient doubler cette année.Il sont surtout concentrés dans le secteur de la finance et des services.Mais l’alliance, début février, entre le fabricant de pneumatiques Goodyear et Sumitomo Rubber, le numéro deux nippon, qui fera du nouveau groupe le numéro un mondial (22,6 % du marché) devant le japonais Bridgestone et le français Michelin, est révélatrice d’une accélération du phénomène des fusions dans le domaine industriel.L’entreprise chimique américaine DuPont et son homologue nippone Teijin ont également passé une alliance et deviennent le premier producteur mondial de film polyester.Le grand mouvement attendu concerne l’automobile: le partenariat en gestation entre Nissan, second constructeur nippon, et Daimler Chrysler ou Renault, qui, selon la presse locale, devrait se préciser au printemps.Nissan est en difficultés, comme en témoigne la mise à pied de 3000 salariés de Nissan Diesel.Moins spectaculaire, les fusions et acquisitions entre entreprises japonaises indiquent cependant des changements de stratégies: on compte 900 cas de fusions et acquisitions d’entreprises japonaises entre elles en 1998, soit 30 % de plus qu’en 1997.Les alliances sont certes rendues impératives par l’entrée en vigueur à partir du nouvel exercice budgétaire (qui commence le 1" avril) des nouvelles mesures obligeant à présenter un bilan consolidé fia création de fdiales avait permis dans le passé de dissimuler des pertes).Mais ces alliances témoignent aussi du souci de certaines entreprises de se réorienter vers leur métier d’origine alors qu’elles ne peuvent plus disposer d’un crédit bancaire «garanti» comme autrefois.Après les alliances entre Nippon Oil et Mitsubishi Oil puis Mitsubishi Chemical et Tokyo Tanabe, celle entre Mitsubishi Electric et Toshiba, qui ont décidé de créer une société commune pour produire des moteurs électriques, est symptomatique: le temps de la diversification de ces deux groupes est révolu et les rivaux d’hier doivent coopérer.Dans le cadre de sa politique de restructuration, Toshiba a aussi passé une alliance avec Fujitsu dans le domaine des semi-conducteurs (tandis que Mitsubishi Electric s’alliait à Matsushita) puis avec Asahi Glass pour la fabrication de verre.Des alliances entre concurrents s’opèrent également dans l’industrie du papier, par exemple entre Takasaki et Sanko.Pour sa part, Nissan a vendu sa filiale de machines pour le textile à une filiale de Toyota et a passé un accord avec Hitachi, premier fabricant d’appareillages électroniques pour la production de véhicules «intelligents».Le cas d’Hitachi est révélateur des restructurations internes auxquelles procèdent certains groupes.Hitachi frit longtemps l’un des modèles de l’industrie nippone, régnant sur une ville de 200 000 habitants au nord de Tokyo qui porte son nom, à l’instar de Toyota City dans le cas du premier constructeur automobile nippon.Géant employant 300 000 salariés (dont 60 000 à l’étranger) et dont la production représente 2 % du PIB national, Hitachi a enregistré en 1998 une perte de près de plus de 250 milliards de yens (1,87 milliard d’euros).Une partie de celles-ci est due à ses efforts de restructuration.Le groupe est en train de se réorganiser en dix divisions disposant de marché d’une pleine autonomie en matière d’investissement comme de politique d’emploi.Hitachi ne renonce à aucune de ses productions mais doit changer de stratégie: la recherche des profits doit prendre le pas sur la conquête des parts de marché.Le succès de la réorientation de la stratégie d’Hitachi sera un test des capacités de redéploiement de l’industrie nippone.Dans le passé, celle-ci a su, sans grand état d’âme, se refaçonner rapidement, passant du textile a l’acier et à la construction navale puis à l’automobile et à l’électronique.La grande différence, aujourd’hui, c’est que l’Etat n’a plus les moyens financiers ni le pouvoir dirigiste dont il disposait autrefois pour maîtriser le changement.Il ne peut qu’aider les plus faibles à surnager afin d’éviter l’aggravation du chômage et l’augmentation des faillites qui, entamant un peu plus la confiance, entraîneraient le pays plus profondément dans la déflation.Cette politique temporisatrice, visant à panser les blessures et à colmater les brèches, ralentit une restructuration que les partenaires du Japon voudraient plus rapide, mais son coût social sera peut-être moins lourd que celui entraîné par des réformes plus draconiennes.NEC dans la tourmente Le groupe japonais d’électronique grand public est en grande difficulté.Confirmant des rumeurs parues dans la presse nippone dès mercredi 17 février, le géant de l’électronique révise ses prévisions financières pour l’exercice en cours, qui va se clore le 31 mars 1999.NEC devrait afficher des pertes nettes de 150 milliards de yens (1,2 milliard d’euros) — en octobre 1998, l’entreprise avait annoncé que ses pertes seraient de l’ordre de 35 milliards de yens.Afin de rassurer les marchés, le groupe a aussitôt annoncé une série de mesures d’exception dont des licenciements secs, une pratique assez inhabituelle au Japon.Un nouveau président Koji Nishigaki, va prendre la place de Hisashi Kaneko, démissionnaire, qui restera au conseil d’administration.Washington (AFP) — Forte de son succès dans la vente de livres, de vidéocassettes et de disques, la librairie en ligne Amazon.com veut continuer à révolutionner les habitudes de consommation en devenant un centre commercial virtuel.Le commerçant en ligne vient de prendre 46 % de Drugstore.com, un nouveau site spécialisé dans la vente de médicaments et d’articles de parapharmacie.Capitalisant sur la réticence de plus en plus marquée des consommateurs à affronter la foule des centres commerciaux, Amazon a pratiquement lancé la mode du shopping en ligne en offrant un accès facile à plus de trois millions de titres, 15 fois plus que dans n’importe quelle librairie.Le parcours de cette société est étonnant.Son p.-d.g., Jeff Bezos, ancien gestionnaire de portefeuille à la Bourse, a commencé seul cette activité il y a moins de cinq ans dans son garage de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis).Le site cherche à fidéliser sa clientèle en analysant automatiquement les habitudes d’achats pour ensuite offrir des recommandations personnalisées.Tout cela dans le but de s’approprier une large part du commerce électronique florissant, qui devrait rapporter 12 milliards de dollars cette année et 41 milliards d’ici 2002, selon des chiffres de la firme d’analyse Jupiter Communications.Mais le marché du livre en ligne commence à être encombré avec des concurrents comme Barnes and Noble, qui s’est associé avec le géant allemand Bertelsmann.Amazon a commencé à diversifier ses activités l'année dernière en rajoutant au printemps une sélection musicale puis, en novembre, un magasin de cassettes vidéo.La société a également développé avec des partenaires un service de cadeaux, adapté aux fêtes.Pour la Saint-Valentin, notamment, Amazon offrait la possibilité d’acheter fleurs, chocolats et vêtements en ligne.Le service «Shop the Web» dirige également les utilisateurs du site vers d’autres commerçants dans des catégories comme l’habillement, l’électronique et les divertissements.Drugstore.com représente le premier investissement direct de la librairie en ligne dans une activité autre que celle qui a fait son succès.Les médicaments et la parapharmacie représentent un marché de 150 milliards de dollars aux Etats-Unis, plus de sept fois celui du livre.Amazon «veut devenir, en fin de compte, l'endroit où les consommateurs peuvent trouver et acheter tout ce qu’ils veulent sur le Web», a indiqué Paul Ca-pelli, porte-parole de la société.Un des principaux atouts d’Amazon est l’attention portée à la clientèle, souligne Scott Stirton, analyse du Boston Consulting Group.Critiqué pour avoir perçu des maisons d'édition de l’argent pour mettre bien en évidence sur le site des livres plutôt que d’autres, Amazon a décidé de jouer la transparence et s’engage à divulguer les sommes perçues des éditeurs à l’avenir.Et pour donner plus de poids à cette décision, Amazon, qui a reçu plus de neuf millions de visiteurs sur son site en janvier, offre également des remboursements pour des livres conseillés que les clients n’ont pas aimés, qu’ils aient été lus ou non, et même s’ils sont écornés.Amazon a pratiquement des ambitions de «portail» (point d’entrée sur le Web), au même titre que Yahoo et America Online, qui ont également des visées sur le commerce électronique, assure Scott Stirton.Où verra-t-on ensuite Amazon?Les logiciels informatiques, les abonnements à des magazines et l’organisation de voyages, avec la possibilité de trouver livres et vidéos sur diverses destinations, apparaissent comme des choix logiques pour la librairie virtuelle.«Amazon est encore une société très jeune», observe Scott Stirton.Mais les investisseurs qui s’arrachent son action à la Bourse ne s’y trompent pas, même si le site n’a pas encore dégagé de bénéfices.li a ï> I P « t LE PRIX DES DEUX VÉHICULES APPARAISSANT DANS CETTE ANNONCE EST LE BON.L’ERREUR, C’EST VOUS QUI LA FEREZ EN N’EN PROFITANT PAS.339$/mois* Bail de 36 mois.PDSF 34 155$.Transmission manuelle 5550$ comptant.2,9% en location (transport, préparation et taxe d’accise inclus) Moteur turbo 2,0 Roues en alliage 15 po Sièges avant chauffants Sacs gonflables latéraux et frontaux 449$/mo/s* Bail de 36 mois.PDSF 40 755$.Transmission manuelle.6100$ comptant.5,9% en location (transport, préparation et taxe d'accise inclus) Moteur turbo 2,3 Roues en alliage 16 po Climatiseur automatique Sièges chauffants avant et arrière On ne conduit pas une Saab, on la vit, avec ses doigts, ses yeux, sa tête et son cœur.Moteur turbo compressé, appui-têtes actifs, sacs gonflables, tenue de route hors du commun, puissance : tout a été pensé pour vous offrir à la fois une performance hors du commun et une sécurité supérieure.Ne faites pas l'erreur de simplement en rêver.À ce prix-là, vivez-la.1 888 888 SAAB WWW.SAABCANADA.COM '»?4' Les photos sont à titre indicatif seulement.*Ces mensualités sont calculées sur un bail LocationPlus de 36 mois et comprennent le transport, ta préparation à la route et la taxe d'accise.Par contre l'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas incluses.À la signature du contrat, un comptant initial (ou échange équivalent) de 5550$ pour la Saab 9-3 et de 6100$ pour la Saab 9-5 ainsi qu'un premier versement mensuel et un dépôt de garantie remboursable de 400$ pour la Saab 9-3 et de 550$ pour la Saab 9-5 vous seront demandés.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 60 000 km (basé sur un programme de bas kilométrage) et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.Voyez votre détaillant Saab pour un plan de location qui tient compte d'un versement initial et de mensualités convenant à votre budget, f PDSF.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Disponible chez votre détaillant Saturn Saab Isuzu Saturn Saab Isuzu de Blainville 249, boul.Seigneurie Ouest Blainville (450)437-6317 Bourassa Saturn Saab Isuzu 1615, boul.St-Martin Est Laval (514) 385-9191 www.bourassaauto.com Saturn Saab Isuzu de Brassard 5950, boul.Marie-Victorin Brassard (450) 672-2500 www.gravel.qc.ca Décarie Saturn Saab Isuzu 6100, boul.Décarie Montréal (514)342-2222 www.decariesaturn.com (Angle Van Horne) Gravel Saturn Saab Isuzu 1.Place Ville-Marie,» 11 180 Montréal (514)861-2000 www.gravel.qc.ca (Angle Cathcart et McGill College) Mondial Saturn Saab Isuzu 9415, Papineau Montréal (514) 385-7222 www.mondial-ssi.com Saturn Saab Isuzu de Terrebonne 705, boul.des Seigneurs Terrebonne (450) 964-1374 L K I) K V 0 I ft!.I.K I, l' N I) I I M A li S I !» !» !» B LE DEVOIR NETE Remettre les pendules à l’heure | un mouvement drcuUlre.dUf«ut qu'un» ron» J «'applique risuliifrement jen direct bn du centre du e cercle que art objet | parcourt.| Situ let« tourner le h corde autour de ta têt», «jl* balle décrira un cercle i car une force est ?appliquée sur la tl«* au ' centre.SI l'cm élimina i cette force, la balle > partira Immédiatement en ligne droite.Exactement comme un i projectile lancé 1 partir ., projetas» ianc 4v.d’un» fronde! le.mouve.wc.ni.calculaitc t-,rtTnr?r.mrri tmmu (Cederom) MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR L’ACADIE ?Coproduction Portage Technologies, Société nationale de l’Acadie.Hybride PC (Pentium, Windows 95) et PowerMac, 16 Mo.Dans les magasins .spécialisés.Prix: environ 55 $.On a tous lu à la petite école l’histoire de la déportation des Acadiens.On sait qu’ils furent 8000 ou 10 000 à être déracinés puis embarqués sur des bateaux lors de la conquête anglaise des côtes de l’Atlantique au XVIIP siècle.Le Grand Dérangement les a éparpillés un peu partout aux quatre coins de la planète: certains se sont retrouvés en Australie, aux Malouines, dans la jungle de la Guyane française, au Québec, à Cuba ou à La Nouvelle Orléans: d’autres ont moisi dans des prisons anglaises, sur la côte bretonne et dans les États américains bordant l’Atlantique.En restant fidèles à leurs promesses de neutralité, les Acadiens ont fait les frais des luttes impériales que se livraient la France et l’Angleterre et paient encore le prix exorbitant que leur imposa le gouverneur Charles Lawrence en 1755.On sait aussi que la communauté acadienne est toujours fortement implantée dans les provinces du Canada atlantique.Mais le Québécois moyen a tendance à la percevoir comme une sorte de survivance folklorique.Ce qui a le don de faire bondir les Acadiens, qui se perçoivent, eux, comme l’autre souche française d’Amérique.Il est peut-être temps de remettre les pendules à l’heure.Et ce remarquable ouvrage pourra en aider plusieurs à faire le point.Dans un cadre particulièrement réussi s’appuyant sur des séquences vidéo et sur une abondante documentation, on nous présente fièrement l’histoire d’un peuple qui a résisté.L’Acadie, c’est l’histoire d’une diaspora, et toutes les formes que l’Histoire nous a laissées de ces «ré- CD-ROM aménagements» forcés du territoire se sont écrites dans le déchirement.On rencontrera donc ici deux Acadie: celle d’hier et celle d’aujourd’hui.Le matériel est réparti en quatre grands chapitres: «Histoire», «Voyages», «Culture et tradition» et «Acadie des Maritimes».Des premiers contacts avec les Indiens micmacs au XVl1' siècle jusqu’à l’Acadie d’aujourd’hui, le cédérom nous fait prendre conscience de la richesse inouïe de la culture acadienne et cajun.On le fait en nous faisant lire des textes, examiner des cartes, auditionner des extraits de chansons — d’Angèle Arsenault à Suroît en passant par Marie-Jo Thériault, malgré des absences sans doute dues à la délicate question des droits d’auteur —, et, bien sûr, en nous faisant visiter des parcs et des musées.Mais ce qui frappe d’abord tout au long de l’ouvrage, c’est son côté profondément actuel, vivant, dynamique.On aurait souhaité que l’utilisateur fasse un lien entre la vivacité de la culture acadienne et le rythme général du cédérom qu’on ne s'y serait pas pris autrement.LA PHYSIQUE - UNE QUESTION DE PRINCIPES ?Collection «La Science en un clin d’oeil».Coproduction Microlntel, Musée Média, Musée Stewart.Hybride PC (Pentium, Windows 95), Mac et PowerMac, 16 Mo.Public visé: les 10 à 14 ans.Dans les magasins spécialisés.Prix: environ 50 $.Comment rendre attrayant l’apprentissage des sciences?Chez Micro-Intel, on a choisi de relever le défi en misant sur la curiosité des enfants et en incarnant les principes scientifiques dans des contextes bien réels.La petite maison montréalaise y consacre même une collection complète destinée aux écoles et aux jeunes adolescents curieux, désireux d’approfondir par eux-mêmes le merveilleux monde de la science.Après un détour du côté des sciences naturelles, avec l’ouvrage sur les papillons monarques dont nous parlions ici même il y a quelques semaines, voilà qu’on s’attaque maintenant aux grands principes de la physique.Comment?En intégrant des principes aussi divers que la gravité, la pression et les leviers dans l’environnement le plus quotidien possible, c’est-à-dire celui de la maison.Dans les faits, toutes les pièces de la maison, de la cuisine à la salle de bains en passant par la salle de jeux, regorgent d’applications concrètes des grands principes de la physique.On apprendra ici, à partir de situations tirées de la vie de tous les jours, les principes à partir desquels fonctionnent la pince à linge comme la toilette, l’autocuiseur comme la centrifugeuse, la bicyclette ou le vilebrequin.Tout cela sur fond de textes sérieux, de récits de découvertes, de présentation de grands personnages, d’appareils bizarres et de petites animations (un peu gauches, il faut l’avouer).En prime, on aura droit aussi à une série de casse-têtes labyrinthiques s’inspirant des notions et personnages évoqués dans le cédérom.C’est un ouvrage bien fait qui repose sur une validation scientifique sérieuse et qui pourrait fort bien s’intégrer en complément d’un programme scolaire.Mais ce n’est pas encore un ouvrage grand public ou, du moins, de grande diffusion: il y manque une couche de «fini» pour atteindre ce niveau.Le dessin est intéressant, la navigation généralement satisfaisante et le passage d’un cadre à l’autre assez simple.Intéressant, par exemple, 10 à Ki a dK2Gi\ ( îr.o Question il*) Priori d’avoir une vue d’ensemble du territoire exploré en cliquant sur une touche au haut de l'écran qui, en plus, permet elle aussi de circuler facilement dans l’ouvrage.Ou encore de pouvoir monter son propre document à imprimer en se servant des éléments qui nous intéressent.Grande amélioration aussi dans la lecture des textes, où on est allé chercher des voix professionnelles.Par contre, les animations proposées ont la plupart du temps un petit côté amateur qui en découragera plusieurs en remettant le sérieux de l’entreprise en question.CAESAR III ?1/2 Production Sierra.Exclusivement PC (Pentium 90, Windows 95), 16 Mo.Dans les magasins spécialisés.Prix: environ 45 $.Les adeptes de SimCity et de Civilisation vont pouvoir se régaler; voici la version la plus récente de Caesar, le jeu qui vous permet d’échafauder, presque pierre par pierre, une ville à l’égale de Rome elle-même.Dans ce type de jeu de stratégie, il faut d’abord compter une bonne heure d’apprentissage avant de pouvoir se salir les mains.C’est un jeu complexe aux paramètres multiples.A l’écran, ça ressemble à tous les ouvrages de la catégorie: l’introduction est remarquable, les boutons plutôt faciles à manipuler, mais rien n’est simple, évidemment.Il faudra tenir compte de l’environnement dans lequel la ville s’élèvera peu à peu.De la géographie et de l’hydrographie du terrain.Surveiller constamment l’équilibre des forces de la société qui se construit.Voir à l’approvisionnement, à la salubrité publique, aux comportements sociaux de la marge et du centre, même aux besoins des dieux auxquels on sacrifie.Tout en jetant aussi un œil du côté de Rome et de César qui attend des résultats, mais pas trop de résultats quand même, ce pourrait être menaçant.L’aventure se joue d’ailleurs selon deux modes selon que l’on soit en mission pour le compte de César ou que l’on soit vraiment maître du territoire à la suite de services rendus à César.Dans les deux options, les niveaux de difficulté sont multiples et les mégalomanes de tout type en auront pour des semaines, sinon des mois.Le temps de voir arriver l’été.inbeluir@ledevoir.com Internet pour tous ! Je suis atteinte d’une paralysie cérébrale; sans le recours à un ordinateur, je serais incapable d’écrire et je n’aurais sans doute jamais réussi une maîtrise en communications.L’Internet m’a permis de faire une grande partie de mes travaux de recherche sans devoir me déplacer; il a également contribué à améliorer ma vie sociale et ma réussite professionnelle.SOPHIE LATIJ LIPPE Pour ceux qui, contrairement à moi, sont incapables de marcher, de parler, de voir ou d’entendre, l’accès aux nouvelles technologies est essentiel mais souvent fort complexe.Heureusement, de plus en plus d’outils sont aujourd’hui conçus pour leur faciliter la vie.Ces logiciels deviennent rapidement indispensables à un pourcentage élevé de la population: au Québec, environ 800 000 personnes sont handicapées.Paradoxalement, peu de personnes connaissent ces outils qui pourraient, un jour, leur être fort utiles.Ainsi, la compagnie International Business Machines (IBM) vient de mettre sur le marché le logiciel Home Page Reader, un fureteur parlant qui permet aux personnes vivant avec une déficience visuelle d’accéder à Internet.Dévelo|> pé dans le laboratoire d’IBM de Tokyo, au Japon, par Cheiko Asakawa, un chercheur aveugle, Home Page Reader représente un important progrès dans le domaine des aides technologiques destinées à ces utilisateurs visuellement handicapés.Home Page Reader va chercher le contenu d’une page sur Internet à même le code-source de cette page.Ceci permet au fureteur de transmettre efficacement tout le contenu du site: les textes en tableaux ou en colonnes, ainsi que toute autre information encodée par l’auteur de la page, La technologie utilisée jusqu’à maintenant par les personnes visuellement handicapées pour accéder au Web ne permettait que de lire les titres et les paragraphes, laissant ainsi de côté une importante partie de l’information affichée à l’écran de l’ordinateur.Grâce au clavier numérique, le cy-bernaute handicapé peut parcourir chacun des éléments d’une page; il pourra donc avoir accès à un historique des liens parcourus, activer la fonction d’aide en ligne ou gérer ses signets.Les textes sont lus par une voix masculine et les hyperliens lui sont indiqués par une voix féminine.11 lui est également possible d’obtenir une liste des divers éléments d’une page Web et de se faire dire à quel endroit il se trouve par rapport à ces éléments.Home Page Mailer, un logiciel permettant l’envoi et la réception de courrier électronique, est intégré à Home Page Reader.L’ensemble coûte 129 $ US et ne requiert l’ajout d'aucun (Tendances) périphérique.Ce prix est très abm> dable quand on sait que le montant à verser pour se procurer des aideà technologiques est habituellement de deux à trois fois plus élevé que le prix de l’ordinateur lui-même.Besoins spéciaux Puisque Home Page Reader fonctionne en harmonie avec Netscape Navigator, le contenu d’une page Web est affiché à l’écran de l’ordinateur; il est donc possible pour un aidant naturel de voir Internet lorsqu’une personne aveugle se sert du logiciel et de lui venir en aide au besoin.Home Page Reader vient s’ajouter à la série de produits Independence de Special Needs Systems, une filiale de la compagnie IBM, vouée à la conception d’outils ayant pour but de faciliter l’accès aux technologies informatiques ainsi qu’à Internet pour les personnes handicapées.Outre les logiciels pour aider les personnes atteintes de déficience visuelle, Special Needs Systems conçoit des logiciels de reconnaissance vocale, des logiciels éducatifs pour enfants ayant des besoins spéciaux, des logiciels de rééducation ainsi que des logiciels pour aider les personnes dyslexiques.Bien que l’on puisse s’attendre à ce que de plus en plus d’applications soient mises sur le marché afin de faciliter l’accès à Internet pour les personnes handicapées, il incombe également aux concepteurs de pages Web de rendre leur site le plus facile d’accès possible.Cet aspect est d’ailleurs abondamment expliqué sur le site de Special Needs Systems (http://www.austin.ibm.com/sns/), qui offre non seulement de l’information sur les produits qu’il conçoit mais aussi de nombreux conseils s’adressant aux concepteurs de sites Web et d’applications en langage Java.Aux États-Unis, en plus d’IBM, d’importantes compagnies du domaine de l’informatique, telles Microsoft, Apple et Sun Microsystems, ont créé des départements spécialisés dans la conception de matériel et de logiciels destinés aux personnes handicapées, et ce, en plus de s’assurer que leurs logiciels courants soient facilement utilisables par les personnes atteinte^ de diverses déficiences.Cette tendance est en grande partie attribuable à une législation américaine qui protège explicitement les droits des personnes vivant avec une déficience et qui incite les entreprises à rendrè leurs produits, ainsi que toute information qui s’y rattache, accessible^ aux personnes handicapées.; ; lsophie@total.net .i Inforoutes : Québec se donne un porteur de ballon David Cliche fait sa première apparition et explique son mandat Netscape: Association des producteurs multimédia du Québec INFORMATION V Acnvrrts ADHÉSION BIENVENUE Favoriser le développement de l'Industrie du multimédia au Ouéboc L’Association des pioduclours en multimédia du Québec (APMQ1 a pour mission de regrouper eide represent cries producteurs de contenus multimédias du Québec et de delendre et promouvoir leurs intérêts en vue delavoilserle développement de cette industrie Active auprès des gouvernements, des organismes de linanc ernent, des centres de recherche et des autres regroupements de rindustiie du multimédia, l’APMQvtsei doter les producteurs en multimédia de tous les moyens requis pour que la production multimédia au Quebec devienne une Industrie reconnue sur le marché Intérieur comme sur les marchés ml email onaux.APMQ Association des producteurs en multimédia du Québec •4316, boul.S»int-Laufenl MwM#l[Quélm|H2W 1Z3Cwi«d» TFl (5I4|845-5115 Téléc.(514) 873-8701 Countel lnlo9epmq.org ¦Giltieil OueWelle, duel sur général, gouelsIleÇtpmq «g II HT (PtahëtÈWeb) ANDRÉ BÉLANGER Le nouveau ministre délégué à l’Autoroute de l’information et aux Services gouvernementaux, David Cliche, a mis fin à la période de réflexion qu’il s’était imposée depuis sa nomination en novembre dernier.Il a profité d'une conférence-midi organisée le jeudi 18 février par la Fédération informatique du Québec (FIQ) pour dévoiler son plan de match, où le commerce électronique et l’inforoute gouvernementale sont à l’honneur.Un constat s’impose: le nouveau ministre maîtrise bien ses dossiers et semble avoir le pouvoir et les qualités nécessaires pour défendre efficacement le dossier des inforoutes au sein du conseil des ministres.«Ne sous-estimez pas l’importance de mon rôle horizontal», a insisté un ministre qui cumule la responsabilité de l’encadrement administratif des ministères, la gestion des infrastructures technologiques gouvernementales et la gestion d’une source de financement, le Fonds de l’autoroute de l’information (dix millions de dollars par année).M.Cliche serait-il enfin le porteur de ballon dont le Québec a tant besoin dans le dossier des inforoutes?Possible.Mais les limites du terrain de jeu définies par le ministre semblent beaucoup trop étroites.Ainsi, le ministre a identifié trois enjeux qui concernent les citoyens: l’accès à l’information gouvernementale, la sécurité des communications entre les citoyens et l’État et l'apprentissage nécessaire en vue de participer à la société du savoir.Que fait-il des enjeux de l’universalité de l’accès à Internet, de la langue ou des impacts sur l’emploi?Qu’en est-il d’une politique d’aide à la commercialisation des contenus culturels sur Internet?.Sont-ils à ce point secondaires que l’on n’y accorde que quelques lignes dans un discours?Et les autres?Le fait que le ministre ait choisi de faire sa première apparition au cours d’une conférence de la FIQ est d’ailleurs éloquent.Ce regroupement industriel est plus préoccupé à vendre de la quincaillerie et des logiciels qu’à se pencher sur les implications sociales et politiques des inforoutes.Où étaient les organismes sociaux, les institutions culturelles?Pourquoi n’ont-ils pas été invités?La FIQ a pris le virage Internet sur le tard et elle est toujours restée à la remorque des organismes comme le Forum des info routes et du multimédia (FIM) et l’Association des producteurs en multimédia du Québec (APMQ).Il arrive souvent que les mots «informatique» et «inforoutes» ne soient pas automa- tiquement synonymes.M.Cliche a beaucoup insisté sur la mise en place du projet-pilote d’adresse de courriel gratuite.Malgré son aspect novateur (adresse de courriel indépendante des fournisseurs d’accès, protection des renseignements personnels, etc.), ce projet n’aidera guère les centaines de milliers d’analphabètes fonctionnels québécois, pas plus qu’il ne permettra aux Québécois démunis de se payer un ordinateur ou un accès à Internet.Et qu’en est-il de la mise en réseau des organismes culturels, du partage des connaissances, du développement d’une vision sociale commune?Le nouveau ministre a par ailleurs beaucoup insisté sur le projet de loi fédéral C-54, qui prévoit l’adoption d’une loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et qui définit les balises du commerce électronique.«Je considère ces intrusions fédérales comme un enjeu important", a-t-il déclaré en faisant référence à la loi québécoise adoptée en 1991 et considérée comme un modèle en Amérique du Nord.On ose espérer ici que Québec ne se contentera pas seulement de protester.Après tout, pendant que Québec piétine avec ses protestations, Ottawa continue de développer des visions mobilisatrices dans le secteur des inforoutes de la santé Cire la chronique de la semaine dernière) et s’apprête à le faire dans les autres do-majnes.A cet égard, on doit féliciter M.Cliche d’avoir évoqué l’idée de tenir un sommet des inforoutes et de mettre en place un forum permanent composé des principaux acteurs du secteur inforoutier québécois.Ces idées rejoignent le projet du FIM de tenir des états généraux sur les inforoutes.Incidemment, le ministre aurait tout intérêt à s’appuyer sur le FIM pour mettre en place son forum permanent.Le ministre délégué a d’ailleurs évoqué l’idée de profiter d’un tel mini-sommet «pour tracer le bilan de la première année de notre politique».Ne serait-ce pas là plutôt une tâche qui lui incombe directement?Il serait grand temps que Québec se consacre à un tel exercice.Après tout, le premier ministre français Lionel Jospin n’a pas attendu apres les intervenants du milieu pour dresser son propre bilan des réalisations de son gouvernement en août dernier.Chose certaine, si on veut en faire un succès, il ne faut surtout pas transformer un tel mini-sommet en outil de promotion de la politique gouvernementale.Et si ce lieu servait à dé- battre des enjeux sociaux, culturels et économiques posés par les inforoutes?L'an dernier, à pareille date, l’universitaire Michel Cartier y allait d’un souhait dans les liages du cyber-média Mémento.«Il nous faut un rêve commun, une vision sociale où les rôles de chacun, tant le privé que le public, soient clairs, disait-il.Et ce rêve commun, c’est parle biais d'un débat public et d’une priorité réelle au sein du gouvernement qu’on parviendra à l’avoir.> Reste à voir si son message sera entendu.Le coin des signets Discours du ministre Cliche: «L’autoroute de l'information, au cœur du développement du Québec» www.mcc.gou v.qc.ca/com i nfo/autu-rout/discours/990218.html Fédération informatique du Québec: www.fiq.qc.ca Forum des inforoutes et du multimédia: www.fim.org Association des producteurs en multimédia du Québec: www.apmq.org Politique québécoise de l’autoroute de l’information: www.mçc; gouv.qc.ca/cominfo/autorout/poli-tique/str_pol.html andreb@toile.qc.ca Le nouveau ministre maîtrise bien ses dossiers et semble pouvoir défendre efficacement le dossier de l’inforoute au conseil des ministres ¦ I.K I) K V 0 I H , I.K I.I X i) I I M A I! S I il il il fc K ?LE DEVOIR ?LES SPORTS Le Canadien Vigneault fait l’éloge de Patrice Brisebois FRANCOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Alain Vigneault a tenu à souligner la performance de Patrice Brise-bois après le match de samedi, remporté 4-1 par le Canadien.Pourtant, l’entraîneur n’a pas l’habitude de loiianger un joueur sans y être invité.: «Il a démontré beaucoup de courage et de volonté, a déclaré Vigneault.Brisebois a lancé un message à ses coéquipiers.On en avait besoin.» Brisebois ne devait pas affronter les Sénateurs.Blessé à un genou il y a une semaine à Toronto, le défenseur devait rester sur la touche durant encore quelques jours, selon l’avis des médecins.«Je suis le premier surpris, a-t-il admis hier après une séance de traitements.Il y avait une semaine que je n’avais pas patiné.» Brisebois raconte qu’il a chaussé les patins vendredi sans ressentir de douleur.Puis il a patiné à nouveau samedi matin en solitaire.«J’ai fait des cercles, des pivots, des virages brusques, des arrêts et des départs.lout allait bien.Je me suis ensuite entraîné avec l’équipe.J'ai fait des un-contre-un avec Turner Stevenson.Toujours sans douleur.J’ai alors été cogner à la porte d’Alain pour lui dire que j’étais prêt à jouer s’il avait une place pour moi.» Brisebois avoue avoir été très nerveux à quelques heures du match.«J'étais super nerveux.Je me demandais si j'avais pris la bonne décision.Je ne voulais pas faire seulement deux présences et devoir rentrer au vestiaire.J'avais aussi peur de me faire contourner et d’être responsable d’un but.» Dave King a cherché à le rassurer.Brisebois ne devait jouer qu’à cinq contre cinq.Pas de jeu de puissance ni de désavantage numérique.«J’ai fini par jouer près de 18 minutes.On a complété le match à quatre défenseurs.» Du gymnase Brisebois a été surpris de sa bonne forme physique.«J’ai travaillé fort en gymnase, dit-il.Mais ce n’est quand même pas du patin.Pourtant, ma forme était encore là.Ça m'a surpris.J’étais vraiment content.Faut dire que j’étais très motivé.» Brisebois croit que le gain contre Ottawa peut être le début d’une série de victoires.«J’ai vraimenjaimé la façon dont nous avons joué.À 2-1, on n’a pas cherché à se replier.On n’a jamais reculé.L’équipe est restée calme.» Brisebois a aussi apprécié l’ambiance qui régnait dans le vestiaire après le match.«Il y avait une belle atmosphère.J’ai un bon sentiment.» Le Canadien va livrer ses deux prochains à deux des meilleures formations de l’Association de l’Est.Le Tricolore accueillera les Flyers de Philadelphie, demain, au Centre Molson, puis visitera les Penguins, mercredi, à Pittsburgh.Jeux du Canada Le Québec pourra difficilement rattraper l’Ontario ROBERT LAFLAMME : PRESSE CANADIENNE Corner Brook — Si la tendance se maintient, pour utiliser l’expression consacrée des soirées d’élection à la télévision, le Québec ne repartira pas de Terre-Neuve avec le drapeau des Jeux du Canada d’hiver.' L’écart de 17 points le séparant de l’Ontario après la première semaine des Jeux de Corner Brook est trop considérable, voire insurmontable.Une remontée tiendrait du miracle, d’autant qu’il faudrait que l’Ontario trébuche dans quelques disciplines sportives — ce qui est fort improbable.Dans l’histoire des Jeux d’hiver, depuis 1967, l’Ontario ne s’est fait ravir le drapeau qu’à trois reprises.«1m côte sera abrupte à remonter», a admis le chef de mission Claude Hardy, en laissant entendre qu’il aurait préféré recevoir un plus bel héritage des athlètes du premier bloc.S’adressant au nouveau contingent d’athlètes hier matin, Hardy a refusé toutefois de jeter l’éponge.Dans la lutte pour l’obtention du drapeau, l’Ontario domine aisément avec un total de 158 points.Le Québec suit avec 141 points, deux de plus seulement que la Colombie-Britannique.L’Alberta vient en quatrième place avec 130 points.I-a délégation québécoise accuse un retard de six points par rapport à son résultat du premier bloc aux Jeux de Grande-Prairie en 1995.C’est en squash que le Québec a le plus régressé.La jeune équipe de cette année n’a pu amasser que sept points sur une possibilité de 20.En 1995, l’équipe avait récolté 12 points.Dans cette discipline sportive uniquement, l’Ontario a engrangé 18 points.Le Québec aurait pu mieux faire également en ringuette (cinq points sur 10) et en tennis de table (14 points sur 20).Dans ces deux disciplines, l’Ontario a inscrit 11 points de plus.Sur une note positive, on doit souligner la contribution des judokas, des escrimeurs, des nageuses synchronisées et des gymnastes.Médaillées d’argent, les équipes de curling et de hockey masculin peuvent dire mission accomplie.L’or leur a échappé de justesse.Au chapitre des médailles, le Québec se tire bien d’affaires jusqu’à maintenant avec une récolte de 48, dont 26 d’or.L’Ontario en totalise 59.Mais il devra augmenter le rythme afin de s’approcher du total de 137 médailles remportées en 1995.Dans le second bloc, les athlètes québécois devraient faire bonne figure dans les compétitions de badminton, de boxe, d’haltérophilie, de patinage artistique et de patinage de vitesse.E N Webb établit un record du golf féminin (AP) — L’Australienne Karrie Webb a établi un record du golf professionnel féminin, hier, quand elle a remporté le tournoi des Maîtres australien avec une fiche de 26 coups sous la normale.Webb a, évidemment, laissé toutes ses adversaires loin dans son rétroviseur, sa plus proche poursuivante ayant dix coups de retard.L’Australienne a remis une carte finale de 68 à la suite de parcours de 63,67 et 64 jxiur un total de 262 coups sur les allées du club de golf Royal Pines Resort.Webb a fracassé p;ir trois coups les record de la LPGA qui était de 23 coups sous la normale, et qui était conjointement détenu par la Coréenne Se Ri Pale (1998), l’Américaine Wendy Ward (1997) et la Canadienne Usa Walters de Prince Rupert, C.-B.(1998).Tennis féminin: Mauresmo battue (AP) — Ui nouvelle génération du tennis féminin a pris date hier avec la victoire, en finale du septième Open Gaz BREF de France, de Serena Williams, 241' mondiale, sur Amélie Mauresmo, 18e.La jeune Américaine de 17 ans s’est imposée au bout du suspense, dans le bris d’égalité du troisème set 6-2,3-6 et 7-6 (74), remportant ainsi sa première victoire dans un tournoi de la WTA Mauresmo, qui avait battu vendredi en quarts de finale la numéro un mondiale Martina Hingis, est sortie forcément «déçue» du stade Coubertin à Paris.Agée de 19 ans, la Française, finaliste à l’Open d’Australie le mois dernier, croyait pouvoir elle aussi signer le premier grand succès de sa carrière.Victoire du Norvégien Jagge en slalom (AP et PC) — Le Finlandais Finn-Christian Jagge a remporté hier le slalom d’Ofterschwang, disputé en Allemagne, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, mais c’est le Norvégien Kjetil-Andre Aamodt qui a fait la meilleure opération de la journée.Jagge a signé sa deuxième victoire en slalom de la saison dans le temps total d’une minute et 07.76 secondes.Il a devancé de 1.05 seconde l’Autrichien Thomas Stangassinger.HOCKEY Les Flames de Calgary échangent Fleury à l’Avalanche REUTERS V .Le joueur-vedette des Flames de Calgary, Theoren Fleury, n’a pu s’empêcher, hier, en conférence de presse, de verser une larme, vite essuyée par sa femme Veronica.Le meilleur marqueur de l’histoire des Flames a été échangé à l’Avalanche du Colorado.PRESSE CANADIENNE Calgary — Les Flames de Calgary ont mis fin à des semaines de spéculations, hier, en échangant leur ailier-vedette Theoren Fleury à l’Avalanche du Colorado.Fleury, qui sera joueur autonome sans restriction à la fin de la présente saison, a inscrit 30 buts et récolté 39 mentions d’aide en 60 matchs depuis le début de la présente campagne.«Theoren Fleury se veut une formidable acquisition pour notre équipe de hockey et un formidable meneur pour nos joueurs», a déclaré le directeur général de l’Avalanche du Colorado, Pierre Lacroix, en provenance de Denver.«Il s’agissait d’une excellente occasion qui se présentait à nous et il n 'était pas question de la laisser passer», a ajouté Lacroix.Outre Fleury, l’Avalanche a obtenu l’ailier Chris Dingman qui a aussitôt été assigné au club de Hersey de la Ligue américaine.En retour, les Flames obtiennent l’attaquant René Corbet, le défenseur Wade Belak et un dédommagement ultérieur.Fleury, 30 ans, a passé toute sa carrière dans l’uniforme des Flames, remportant la coupe Stanley avec ces derniers en 1989, alors qu’il en était à sa première campagne dans la LNH.Le petit joueur était devenu le meilleur marqueur de l’histoire de l’équipe la semaine dernière.En 791 matchs avec Calgary, Fleury a inscrit 364 buts et amassé 466 aides pour 830 points.Fleury a répété à de nombreuses occasions cette année qu’il ne signerait pas de nouveau contrat avant d’avoir tâté le marché des joueurs autonomes cet été.Cela explique en partie pourquoi les Flames n’ont pas reçu de joueurs d’impact en retour, hier.L’Avalanche, déjà fort compétitive, devient un très sérieux prétendant à la coupe Stanley.La formation (30-22-8) occupe le premier rang de la section Nord-Ouest et Fleury se joint à une attaque variée et dangereuse qui comprend Peter Forsberg, Joe Sakic, Adam Deadmarsh, Claude Lemieux et Valeri Kamenski.«Theoren Fleury va apporter sa contribution en attaque et beaucoup plus», a dit l’entraîneur de l’Avalanche, Bob Hartley.Il a prouvé au cours des ans qu’il était un meneur établi et un féroce compétiteur en sénés éliminatoires.» «L’Avalanche est une bien meilleure équipe aujourd'hui, a concédé le directeur général des Flames, Al Coates.Théo est un grand joueur.Il nous manquera.» Dingman, un joueur robuste, n’a disputé que deux matchs cette saison.Corbet, 25 ans, a inscrit huit buts et récolté 14 mentions d’aides en 53 matchs.Quant à Belak, un espoir âgé de 22 ans, il n’a aucun point à sa fiche et il présente un différentiel de moins-2 en 22 rencontres avec l’Avalanche.Cet échange devrait coûter cher aux Flames (21-29-10) à court terme.Avant les rencontres d’hier, ils n’avaient que deux points de retard sur le huitième rang du classement général de l’Association ouest LIGUE NATIONALE Samedi Boston 4 Washington 3 Toronto 4 Floride 1 Montréal 4 Ottawa 1 N.Y.Islanders 3 Detroit 1 Colorado 3 Nashville 1 Caroline 2 Edmonton 2 Anaheim 4 San José 1 Hier Phoenix 1 New Jersey 4 Philadelphie 5 N.Y.Rangers 6.Pittsburgh 3 Washington 4 Los Angeles 0 Dallas 1 St.Louis à Chicago, 20h.Buffalo à Vancouver, 22h Ce soir San José à Calgary, 21 h.Edmonton au Colorado, 21 h.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P ' Ottawa 59 33 18 8 170 128 74 Toronto 60 34 21 5 194 176 73 Buffalo 59 27 20 12 161 132 65 Boston 59 25 24 10 154 140 60 Montréal 61 24 29 8 144 158 56 Section Atlantique Philadelphie 59 30 16 13 182 131 73 New Jersey 60 32 20 8 177 153 72' Pittsburgh 58 32 19 7 184 159 71 • N.Y.Rangers 59 24 28 7 163 165 55! N.Y.Islanders 61 19 35 7 143 183 45 Section Sud-Est 66’ Caroline 62 27 23 12 160 154 Floride 60 22 22 16 153 159 60 Washington 59 24 30 5 149 156 53 Tampa Bay 59 13 41 5 123 211 31 ’ t CONFÉRENCE DE L’OUEST Section Centrale Detroit 62 31 25 6 183 158 68 Saint Louis 58 24 24 10 162 150 58 Nashville 60 21 33 6 141 193 48 Chicago 61 17 36 8 135 193 42 Section Nord-Ouest Colorado 60 30 22 8 163 147 68 Edmonton 60 23 28 9 164 156 55 Calgary 60 21 29 10 155 174 52 Vancouver 60 19 32 9 148 187 47 Section Pacifique Dallas 57 37 11 9 170 116 83 Phoenix 59 30 19 10 148 132 70 Anaheim 61 27 25 9 164 150 63 San José 61 20 27 14 136 144 54 Los Angeles 60 23 32 5 140 161 51' LES PETITES ANNONCES I ¦» ¦ D » E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 17 H0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 'AMERICAN! IRES5 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE RUE Hutchison, 3e étage, superbe app.ensoleillé, 1,300 p.c.3 C.C., vue sur montagne.140,000$ non négo.270-8413.103 CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS MONASTERE BON PASTEUR Maison historique, centre-ville, 2 étages, 7 pièces, foyer, parc et stat.int.287-3559.132 CHALETS ST-CALIXTE, bord lac avec plage privée sur la pointe d'une ile, à 10 min.de ski Montcalm et 25 min.Mon! Garceau.Semi-meublé.Idéal pour famille.65,000$.(514)640-0840.160 APPARTEMENTS-LOGEMENTS À LOUER DANS la Pelile Italie pour le 1er mai, un 3 1/2 rénové, rez-de-chaussée, entrée laveuse-sécheuse, chauffage électrique.350$ par mois.337-1577 GRAND 5 1/2, 1100 pi.3e, rénové à neul.950$.Tranquille, près métro Atwater.9344)618.GRAND 51/2,2e, rénové, 750$.334-0618 LOFT Plateau luxueux 1,350 p.c.meublé design, literie etc.Slat, int., 2.100S.Disp.15 mars.Loc.de 6 mois à 1 an.525-2532.OUTREMONT, 50 Willowdale, 3 1/2, 4 1/2, ascenseurs, chauffé.849-7061.164 CONDOMINIUMS À LOUER MAGOG • BORD LAC MEMPHRÉ.Condo à louer ou à vendre.Superbe aubaine! Béton 4 1/2, loyer, t.meublé, literie, incl.lav./séch.Piscine, tennis.Loc.annuelle.Immédiat.600S/mois.Si vente, prix nég.(514)498-9848 ou (514)343-3106 (sem.de 9h à 5h) 165 PROPRIÉTÉS À LOUER PTE ST-CHARLES rénovée d'époque, 2 étages + cave.3 c.c., jardin, arbres.Gr.terrasse.Paisible.775$.(450)446-3472.170 HORS-FRONTIÈRES À LOUER “PARIS" Xle, très proche centre, 2 1/2, équipé, confortable, chaleureux, semaine et plus.TEL: (514)352-1059.PARIS - 15 min.de Montmartre.Sympathique appariement, 70 m .Disp, jusqu'au 8 mai.(450)349-5965.PROVENCE • COTE D'AZUR Vue sur mer, condo 2 c.c., équipé, climat idéal.Disp, à partir de juillet.276-9066.185 CHAMBRES CHAMBRE à louer à Beauport (Oc).Salle de bain et boudoir privés.Près des services.300$ par mois.Paget: (418)864-1979.251 BUREAUX À LOUER CLINIQUE dentaire existante non meublé, 1,200 p.c.1643 St-Denis lace Cinéplex.843-3313.301 OEUVRES D’ART AQUARELLE et 2 petites huiles McEwen, 1 eau forte de Braque, lithographie de Miré.(418)653-4767.307 LIVRES/DISQUES 111 A BEAU ET BON PRIX ACHAT LIVRES DOMICILE 274-4659 ACHAT LIVRES-Biblio privée/succession.Mtl & prov.Serv.domicile (514)816-6159.318 MOBILIER DE BUREAU ETACC.LIQUIDATION, + de 300 bureaux, chaises, filières, neufs/usagés.685-4051.les Aménagements F.B.Inc.Propriétaires ! Logement à louer ?Propriété à vendre?Ç75$* *3 lignes, 3J5S par ligne supplémentaire.Samedi seulement: 20% de plus.Heure de tombée: 14h30 tous les jours 985-3322 Communiquez avec un conseiller publicitaire dès maintenant Dijférents forfaits iispon ibles.Le devoir khb 390 DIVERS ROBE DE MARIEE, grandeur 11, collection 96.Prix demandé: 700$ (voile inclus).Classique et sobre.(514)989-2758.445 GARDERIES GARDIEN(NE) CHERCHONS gardienne expérimentée à la maison, pour 2 entants, 5 jrs/sem.de 8h.à I8h.(514)737-8270.450 EMPLOIS DIVERS TRADUCTEURS Vers le français.Français impeccable.Diplôme universitaire.Expérimenté.Word Perfect/MS Word.40.000$+ par année.Traductions effectuées à nos bureaux de TORONTO.(416)975-5000.460 EMPLOIS DEMANDÉS TECHNICIEN CABLEUR Avec beaucoup d'expérience, recherche emploi dans le réseautage informatique et téléphonique.Pour plus de renseignements contactez Christian: Rés.: (450)928-0707 Pagel: (514)202-7650 501 OCCASIONS D’AFFAIRES ÉCOLE de langues secondes à vendre è Montréal.Incorporée, accréditée, établie, originale.55,000$ (514)282-1080.Ellen Dubé.530 COURS ANGLAIS INTENSIF Maîtrise McGill.1990, privé, semi-privé.849-5484.575 DÉMÉNAGEMENTS ARTISAN - DÉMÉNAGEUR Courtois, ponctuel, attentionné VINCENT SCALL0N, 946-9553 GILLES JODOIN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité: Appareils électriques.Assurance complète.253-4374.599 MESSAGES CHANTSUR(SUSÎ) RS0HSR0HS(S) musiciens expérimentés dans groupe underground HAUNTED cherche chonteur(euse) versatile.Style métal/hardcore, compositions originales.inlo : Michel (514) 274-0990 ou goglu666@hotmail.com ÉCÈS BOMBARDIER (DÉSORMIERS) SIMONE À Montréal, le 26 février 1999, à l'âge de 81 ans, est décédée M™ Simone Bombardier, épouse de feu Jean-Louis Bombardier.Elle laisse dans le deuil ses enfants Danielle, Pierre, Denise, ses belles-filles Diane et Annie, ses petits-enfants Émilie, Guillaume, Catherine et Nicolas ainsi que parents et amis.Elle sera exposée au Salon Alfred Dallaire inc.1111 rue Laurier Ouest, Outremont, le lundi 1" mars de 19h à 22h.Les funérailles auront lieu le mardi 2 mars à 11 h en l'église Saint-Viateur, angle laurier et Bloomfield; inhumation au cimetière Notre-Dame des Neiges.Au lieu des fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.PERRON, MAURICE (1924-1999) Paisiblement et entouré de sa famile, à Sainte-Agathe, le 27 février 1999, est décédé Maurice Perron, fils de feue ) Albertine Émond et de feu Adjutor Perron.Il laisse dans le deuil sa chère et tendre épouse Carmen Beaudoin, ses enfants Line-Sylvie (François Ducharme) et François.(Nicole Tremblay), son petit-fils Charles Perron-Gauvreau et le père de celui-ci Jean-Pierre Gauvreau, de même que sa sœur Jeannette (Fernand Gagnon), son frère Pierre (Helen Calderone), ses belles-sœurs et beaux-frères Jeanne Tétreault, Agathe et Louis Cusson, Roger et Lucille Beaudoin et Yvette Beaudoin.La famille recevra les condoléances ie lundi 1" mars de 18h à 22h, et le mardi 2 mars de 9h30 à 10h30, alors que ses amis et proches lui rendront brièvement hommage au salon: Alfred Dallaire inc., 1111, rue Laurier Ouest, Outremont Maurice Perron résidait à Val-David et il était photographe, ébéniste et administrateur.En 1948, sa maison d'édition Mithra Mythe, publiait le manifeste Relus Global dont il est l’un des signataires.Au lieu de fleurs, des dons à la fondation médicale des Laurentides (234, rue Saint-Vincent, Sainte-Agathe des Monts, J8C 2B8 (819) 324-4006) ou au Pignon Bleu (270, rue Saint Vallier Ouest, Québec (418) 648-0598) seraient appréciés. I.K I) K V 0 I I! .I.K I.I' N I) I I NI A li S I il il il B (> HENRI J.M.NOUWEN 1932 - 199CS Né aux Pays-Bas, Henri J.M.Nouwen a connu une brillante carrière universitaire aux États-Unis.11 est ensuite devenu aumônier d'une communauté de l'Arche dans la région de Toronto et conférencier de réputation internationale.Ses livres, traduits en plusieurs langues, connaissent un très grand succès.14,95$ 19.95$ Six mois après la mort de sa mère, Henri Nouwen partage sa douleur avec son père.HKNRt NOUWEN LE RETOUR DE L’ENFANT PROiyCÜE Intimité, fécondité et extase dans une perspective chrétienne.Henri J.M.Nouwen POUR DES MINISTÈRES CRÉATEURS 22.95$ À partir du tableau de Rembrandt, une redécouverte du sens du pardon et de la compassion.• ni4iMix 18.95$ Les bases d'une spiritualité pour l'engagement pastoral.Henri J.M Nouwen LES TROIS MOUVEMENTS DE LA VIE SPIRITUELLE M I.I.AKUIX 24.95$ Un itinéraire limpide pour une vie spirituelle en union avec Dieu.Distribution Fides Les soirées TÉMOINS DE L'EVANGILE CONFÉRENCE de Michel Maillé LA VIE SPIRITUELLE SELON HENRI NOUWEN Le mardi 2 mars 1999 à 19h30 À L’AUBERGE DE L’ORATOIRE SAINT-JOSEPH 3840, CHEMIN QUEEN MARY, MONTRÉAL (514) 733-8211 Entrée libre RE LI G1 10 ON S De choses et d’autres dans le paysage québécois Solange Lefebvre Il y a quelques jours, l’auteur de téléromans, ex-journaliste et cofondateur de Télévision Quatre Saisons, Guy Fournier, donnait le premier déjeuner-conférence organisé par l’organisme Communications et Société (anciennement Office des communications sociales catholique, celui qui prime les films de une à cinq étoiles dans nos programmes de télé) sur le thème Médias, éthique et spiritualité.Il observait entre autres que le clergé et la télévision avaient en commun un problème d’image et de définition, et déclarait que tous deux étaient «les premiers artisans de leur malheur».L’Eglise aurait mis fin à son pouvoir démesuré dans la société québécoise, mais en disparaissant, en se sabordant.Tous les moyens furent bons pour se fondre dans la société et passer inaperçue: «Cela a tellement bien réussi qu’au-jourd’hui, on cherche notre Eglise et on l’appelle.On souhaite une nouvelle révolution.Spirituelle, celle-là.Une révolution qui restaurera notre héritage chrétien, mais un véritable héritage chrétien celui-là, pas la caricature qu’on en avait fait.» Quant à la télévision, elle nous aurait fabriqué une culture instantanée, après le temps du folklore, et quelques rares artistes souvent forcés de s’exiler pour vivre ou pour s’exprimer en toute liberté.Fournier estime que nous devons la Révolution tranquille à la télévision, mais pas n’importe laquelle: «Une télévision publique qui fut durant plus de trente ans l'une des plus exemplaires du monde.Une télévision bien définie, une télévision résolument généraliste, une télévision qui ne craignait ni les audaces ni l’innovation ni même la provocation politique ou culturelle.» Elle risque de disparaître, elle aussi.Fournier refuse de se laisser endormir avec le triomphaliste «le Canada est le meilleur pays du monde», appelant à un sursaut spirituel qui puisse s’indigner de la faim dans le monde, et notre surabondance: qui puisse poser des exigences morales au-dessus des théories économiques et politiques, au-dessus des entreprises et de leurs actionnaires gourmands, qui mettent à pied des milliers de travailleur?.Fournier appelle l’Eglise à se mêler des ces affaires là, même si on la taxe d’ingérence.Comme il appelle Radio-Canada à ne pas concurrencer le privé et à bouder les sondages BBM.Tranchant, il s’indigne devant les «téléséries racoleuses, qui courent après la cote d'écoute à coups de sexe et de violence en désacralisant sans vergogne les unes après les autres nos professions et nos institutions» et appelle à la diffusion des arts des la scène, maintenant négligés par la télévision qui un jour les fit naître.Et il désespère de l’inculture de nos gouvernants fédéraux actuels.Fournier a terminé en disant qu’il était non pratiquant depuis longtemps, mais «pas un cas désespéré».Il s’agirait que l’Église réussisse à forcer son admiration en sortant de sa réclusion antiprophétique.Même chose pour la télévision publique; il y reviendra fidèlement s’il y retrouve davantage d’intelligence.Bref commentaire.De plus en plus, les institutions religieuses créent des réseaux de communication parallèles, tant à la radio que dans le domaine audiovisuel.En outre, l’Église au singulier est à éviter.Des voix chrétiennes vigoureuses, catholiques comme protestantes, se font entendre sur diverses problèmes éthiques et spirituels.Mais peut-être trop en périphérie des grands médias.Les question spirituelles, en général, sont-elles marginalisées ou se marginalisent-elles elles-mêmes?Prochain déjeuner sur ces questions: Pierre Juneau.Renseignements: (514) 524-8223.Nouvelle: une canonisation On dit que la force des Américains, c’est leur star-system qui se diffuse dans le monde séduit, comme dans le système polythéiste des dieux des Olympes.Je me demande si les saints catholiques n’ont pas une popularité et une efficacité apparentées, dans le sens de valeurs différentes cependant.Plus exactement, certains d’entre eux sont des modèles d’envergure universelle.Même les esprits les plus laïques ont quelque estime pour un saint ou l’autre de cette longue tradition: saint François d’Assise remporte sans doute la palme, et peut-être aussi Thérèse de l’Enfant-Jésus, ou la tumultueuse Thérèse d’Avila.Sans parler des incontournables intellectuels de la tradition occidentale tels que Augustin ou Thomas D’Aquin.D’autres sont de notoriété locale, selon les aspirations et les attentes particulières.Les saints se présentent comme des héros spirituels qui ont un impact significatif dans l’histoire et les consciences, des amis invisibles et puissants.D’autres figures appartenant à des traditions religieuses différentes ont des fonctions similaires dans l’imaginaire: Martin Luther King et Gandhi, par exemple.Les Frères maristes vont bientôt célébrer la canonisation de leur modèle privilégié, leur fondateur.Dans les documents que le Frère mariste Bernard Lachapelle m’a fait parvenir, sur la canonisation de ce fondateur, Marcellin Champagnat, on trouve une explication de ce qu’est la canonisation.Utile pour rafraîchir la mémoire des plus jeunes d’entre nous, qui ne savons plus guère pourquoi on parle de Joseph comme un saint, plutôt qu,e comme un monsieur.Pourquoi l’Église ca-nonise-t-elle?Pour procurer des modèles de référence: «Dans les époques de transition, dans les situq-tions complexes de changements, l’Eglise a besoin de personnes d’intuition, porteuses d’un charisme, prophètes, de personnes qui proposent des rêves d'espérance et conduisent vers ces buts.On peut dire presque la même chose d'un institut religieux ou même de la société.» Le dimanche 18 avril 1999, donc, le fondateur des Frères Maristes, le bienheureux Marcellin Champagnat sera canonisé dans la salle du Consistoire du Palais apostolique du Vatican.Parmi les mérites de cet hommes qui fut, semble-t-il, remarquable, on mentionne qu’il savait galvaniser son entourage: aux frères découragés devant une pierre qui résiste au pic, il dit en riant et cassant la pierre, «vous n’avez pas plus de courage Nouvtauti Jean Hamelin Le père Eugène Prévost Fondateur des Congrégations de la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie Le père Eugène Prévost (1860-1946) veux.oLevtiùr mv saint Les Presses de l'Université Laval ISBN 2-7637-7643-4 - 666 pages - 35 $ En vente chez votre libraire ou chez l'éditeur LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ UVAL Pavillon Maurice-Pollack, bureau 3103, Sainte-Foy (Québec) Cl K 7P4 Tél.(418) 656-7381 - Téléc.(418) 656-3305 ARCHIVES LE DEVOIR Guy Fournier (à gauche) au lancement de Télévision Quatre Saisons en 1986: non pratiquant, «mais pas un cas désespéré».qu’une poule qui a passé la nuit dans l'eau».Amusant et très scout.Champagnat est né en France, en 1789.Il est benjamin d’une famille de dix enfants.Son père, imprégné des idéaux de la Révolution française, et très impliqué clans le mouvement révolutionnaire, lui aurait communiqué un esprit entrepreneur, le sens du travail et le goût pour l’éducation.Sa mère lui a inculqué la foi chrétienne.Sa vocation se centra sur l’éducation générale et chrétienne, et il créa plusieurs écoles.En effet, il est né dans un milieu où règne une pauvreté culturelle dramatique: la plupart des jeunes et des enfants de son village sont pratiquement illettrés.Au plan spirituel, il incarne l’attachement pieux à Marie, mère de Jésus, sans doute à son sommet au XIX' siècle romantique et sentimental, d’où sa devise très connue clans les milieux de religiosité populaire: «Tout à Jésus par Marie, tout à Marie pour Jésus.» Les membres de la communauté religieuse qu’il a créée retiennent du fondateur, outre l’engagement spirituel, particulièrement l’amour des enfants et des jeunes défavorisés, dont ils assument depuis plusieurs décennies l’éducation humaine et spirituelle.Et de même la justice sociale: ils se sentent interpellés à «[choisir] catégoriquement les pauvres, car [ceux-ci] ont droit à [leur] préférence».La communauté des Frères maristes compte près de 5000 membres et est présente dans 74 pays; 200 frères vivent au Canada.Pour renseignements: frère Bernard üicha-pelle, (450) 664-3833.Annonce Troisième colloque sur la culture inuit: «Religion traditionnelle et modernité chez les Inuits», les 25 et 26 mars 1999, cégep Marie-Victo-rin, Montréal.Téléphone.(514) 325-0150, postes 2645 ou 2234.Ce collège dispense un enseignement auprès des étudiants du Nunavik, où une place importante est faire à l’apprentissage de la langue et de la culture inuit.L’anthropologue Frédéric Laugrand, de l’Université Laval, mène des recherches chez les Inuits, et nous fait part de sa découverte du rôle important que jouèrent les leaders chrétiens inuit dans l’évangélisation par les missionnaires.Ils adaptèrent les rituels de façon originale.Y sera aussi présent l’ineffable Jean-Jacques Simard dont le mot de présentation dans le document du colloque est bidonnant.Il réfléchira sur la question suivante: «Est-ce que la modernité appartient aux Blancs?» Durant le colloque, on verra des stands d’artisanat, une exposition d’archéologie; et puis vous pourrez manger de la viande crue lors du souper traditionnel inuit qui sera servi, avec musique traditionnelle (le jeudi 25 mars au soir).Des marionnettes qui réenchantent le monde Drôle, beau, juteux, porteur de valeurs de tolérance profondes, le spectacle du marionnettiste Ronnie Burkett, provenant de Calgary.Dommage pour ceux qui ne l’ont pas vu, il était à l’Usine C, jusqu’à samedi dernier.Je ne soupçonnais pas qu’avec des marionnettes, si belles soient-elles, on pouvait aller aussi loin dans la critique sociale et morale.Burkett s’inspirerait de marionnettistes qui, en Tchécoslovaquie, sous l’occupation nazie, auraient présenté des spectacles subversifs, ravissant les spectateurs asservis.Son spectacle, telle une liturgie, donne le goût: de lever en soi bien des intolérances parfois cachées mais tenaces.Il y est subtilement question de l’intolérance d’une droite «réformiste» à l’homosexualité, mais aussi, et c’est là le génie, de toutes les intolérances.A retenir, le titre de cotte pièce déjà fort prisée sur la scène internationale: Tinka’s New Dress.• i i Solange Lefebvre est professeure à la faculté de théologie de l’Université de Montréal.Aux États-Unis Un responsable baptiste reconnu coupable de fraude AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le chef de l’une des plus puissantes églises noires américaines, la Convention nationale baptiste, a été reconnu coupable samedi de racket et de fraude portant sur plusieurs millions de dollars, a rapporté la chaîne CNN.Le révérend Henry Lyons, 57 ans, chef de cette église vieille de 119 ans basée en Floride, a été déclaré coupable par un tribunal de Clearwater (Floride) de fraude aux dépens de plusieurs sociétés qui cherchaient à faire des affaires avec son institution, selon la chaîne.L’ex-assistante du révérend Lyons, Bernice Edwards, a été innocentée du chef d’accusation de racket, le seul formulé contre elle.Des sociétés américaines voyaient le révérend Lyons comme le meilleur moyen d’accès aux consommateurs noirs qui dépensent plusieurs milliards de dollars par an aux États-Unis.Ix‘ révérend Lyons aurait détourné plusieurs millions de dollars Le procureur adjoint de l’Etat de Floride, Bill Umghery, a affirmé que les listes informatisées que Lyons et Edwards étaient accusés de vendre aux sociétés étaient truffées de noms pris directement sur l’annuaire téléphonique, dont celui d’un responsable du Ku Klux Klan.Lyons et Edwards étaient également accusés d’avoir détourné quatre millions de dollars appartenant aux fonds de l’église.Cet argent avait été utilisé pour l’achat d’une Mercedes Benz à 135 000 dollars, d’un appartement en copropriété, d’une bague en diamants de 5,56 carats, et d’une maison à 700 000 dollars.Le révérend Lyons était en outre accusé d’avoir détourné 250 (XX) dollars reçus de la ligue B’nai B’rith et destinés à reconstruire des églises incendiées dans le sud.I-a Convention nationale baptiste a perdu de nombreux fidèles à cause de cette affaire et certains de ses responsables estiment qu’elle pourrait ne jamais s’en remettre. L E I) E V 0 I It , L E LUNDI 1 •* M A It S I 0 !) 9 B 7 •CULTURE- ; Une autre firme montréalaise à l’honneur à Hollywood Discreet Logic est primée par l’Académie américaine du cinéma CONCERTS CLASSIQUES Un bon chef mais de bien ternes solistes Labadie et ses Violons du Roy ont rendu justice à Vivaldi JEAN-FRANÇOIS GAZAILLE J; PRESSE CANADIENNE 1 « $i les artisans de l’industrie musicale américaine ont toutes les rai-çpns de s’inquiéter de voir des arêtes canadiens et québécois leur chiper leurs prix Grammy, les bonzes d’Hollywood devront se faire à l’idée qüe la soirée des Oscars ne leur appartient plus totalement.; C’est qu’après la percée de Softima-gp, voilà que la firme montréalaise Discreet Logic, dont le logiciel d’incrustation et de montage fait un malheur dans les studios de la planète, a été primée par l’Académie américaine des arts et des sciences du cinéma.Le Prix scientifique et technique, ce n’est pas encore un Oscar, a expliqué Philippe Panzini, chef de la direction technologique chez Discreet, mais c’est tout comme l’antichambre.«A moins défaire banqueroute, on pourrait avoir un Oscar d’ici cinq ans», a-t-il dit au cours d’un entretien téléphonique depuis la Martinique où il planche actuellement sur l’écriture d’un scénario de film.Le chemin qui mène à la statuette si convoitée est simple: «Quand une technologie marque le cinéma, ses concepteurs reçoivent un Prix de l’Académie.Si elle persiste, on remet un Oscar à la compagnie.» Et le logiciel d’effets spéciaux Flame and Inferno, qui a permis aux réalisateurs à'Armageddon, de Forrest Gump et A'Indépendance Day de gommer les coutures au montage, est tout sauf condamné à disparaître.«Il n’y a pas une compagnie de postproduction à Hollywood qui n’a pas notre logiciel», lance M.Panzini.En fait, le succès de Discreet FRANK MASI ’10 Bruce Willis dans Armageddon semble être inscrit dans ses gènes.La plupart de ses fondateurs sont des transfuges de Softimage qui, las de l’image de synthèse, avaient envie de «travailler avec des images réelles» et d’offrir un produit qui réponde expressément aux besoins particuliers de chaque client.Contacts internationaux L’audace et l’enthousiasme des Montréalais ont convaincu un autodidacte australien de l'informatique, Gary Tregaskis, de s’associer à eux pour mettre sur pied une entreprise littéralement cosmopolite, à l’image du marché visé.M.Tregaskis est, aux dires de son collègue Panzini, une sorte d’artiste de la programmation qui conçoit, en dehors de toutes règles, des programmes ensuite peaufinés par l’expertise d’André Leblanc et de Dominique Boisvert.M.Panzini a lui-même appris les rouages de l’infographie sur le terrain alors qu’il poursuivait des études musicales.Persuadés de tenir un filon avec leur première version, Flame, les fondateurs de Discreet ont mis à profit leurs contacts internationaux.«Nous étions reçus avec scepticisme et enthousiasme, a-t-il raconté.On trouvait que c’était un concept gagnant, mais on se demandait si nous, des gars de Montréal, étions à la hauteur.Mais nous avons tenu bon.» La suite, s’écrit maintenant en majuscule: Discreet Logic fait travailler 250 personnes à Montréal et elle compte 130 autres employés à Los Angeles, New York, Chicago, Londres, Paris, Munich, Tokyo et Singapour.Elle est aussi cotée à la bourse Nasdaq.Tout ça laisse Philippe Panzini de glace.«Finalement, ce n’est pas mal.On en a tellement bavé», a-t-il dit, ajoutant qu’avec l'ouverture de Discreet à l’épargne publique, «la culture familiale en prend un coup».Il ne sera par ailleurs pas de la cérémonie de ce soir à Hollywood, à laquelle assisteront cependant ses collègues Tregaskis, Leblanc et Boisvert.«J’ai toujours peur que ce soit le commencement de la fin.» Quant à son projet de film, il préfère ne pas trop en parler.Une chose est sûre, ce ne sera pas un remake éfArmageddon.Le jeune homme d’affaires de 34 ans, originaire du Plateau, qui aurait aimé être pianiste, n’est pas à un paradoxe près.«Je sais apprécier la qualité du travail de mes clients, mais je n’aime pas les films à effets spéciaux!» VIVALDI Antonio Vivaldi: Dixit Dominus (Psaume 109), RV 595; Nisi Dominus (Psaume 127), RV 608; Sinfonia en si mineur, RV 169; Credo, RV 591; Gloria, RV 589.Teresa va der Hœ-ven et Shannon Mercer, soprano; Daniel Taylor, alto; La Chapelle de Québec, Les Violons du Roy, dir.Bernard Labadie.Salle PoÜack le 27 février 1999 FRANÇOIS TOUSIGNANT Grande visite salle Pollack: les Violons du Roy s’y sont montrés samedi soir, avec entre autres invités Daniel Taylor lui-même.Faut-il dire que c’était plein à craquer?Il y avait aussi le programme, tout Vivaldi, qui fait toujours plaisir à ce que mon collègue Baricco, dans son récent essai, appelle «les vaches du Wisconsin», et qui leur promettait bien des émotions.Sans s’attarder sur toutes les oeuvres — dont la grande majorité se retrouve au disque dans de bien meilleures versions que ce qu’on a entendu —, on peut néanmoins tenter un constat.Qui, obligatoirement, passe par la vigueur, l’énergie et la très grande musicalité de Bernard Labadie.Sans lui, la soirée eût été bien terne.Toujours au fait de la musique, sans égard sclérosant envers la «tradition» ni envers les modes d’interprétation, mais toujours attentif au sens du texte musical, il a donné tout ce qu’il y a là de vivant.La musique de Vivaldi, qui souvent est re- dondante par ses formules — qui ont fait son originalité à l’époque, mais qui sont tellement dépassées —, retrouve une raison d’être.Du début du Dixit Dominus jusqu’à la fin du Gloria, jamais Labadie ne flanche, stimulant toujours les musiciens en face de lui.Et il a bien du mérite.Les deux sopranos solistes sont assez ordinaires et chantent les notes sans y mettre quelque intention que ce soit.La star de la soirée, Dan Taylor, ne chante que fort peu.Et encore trouve-t-il, partition en main, moyen de rater certains passages.La voix est belle, mais, en dépit de son timbre exceptionnel, Dan Taylor est trop pris par la lecture de sa partition et ne projette pas grand-chose.C’est d’autant plus dommage qu’en deux instants, trop courts, du Nisi Dominus, il se li-bèçe du texte pour vraiment chanter.A sa décharge, il faut dire qu’il a eu à se dépatouiller avec un micro qui l’empêchait de voir et le chef et le public.Les gens de radio, tout experts qu’ils soient dans l’art de la prise de son, devraient quand même manifester davantage d’égards envers le public du concert, qui paie sa place, et les interprètes.C’est plus qu’une question de respect et d’étiquette, c’est une question d’humilité dans le travail.L’ensemble instrumental, stimulé tant par les tempos de Labadie, vifs et alertes, que par les trouvailles imaginatives de Vivaldi pour les divers groupements, a été lui aussi parfait.Ce qui est étonnant, c’est le travail discret et pourtant tellement efficace du joueur de théorbe.Sa présence apporte aux cordes à la fois une net- teté dans l’attaque et aussi enrobe, par ses douces résonances, le son des Violons du Roy.Dans une salle comme Pollack, cela donnait un effet appréciable et apprécié.Quant au chœur, on passe vite.La Chapelle de Québec manque d’homogénéité.Les sopranos et les ténors sont faibles, les basses peu costaudes.Seule la section des altos chante vraiment «en chœur».Sa meilleure prestation fut LE Gloria.Probablement parce que tout un chacun le connaissait par cœur èt que Labadie, pour ne pas tomber dans la routine, y a exagéré, avec un goût théâtral très sûr, les effets.Celà n’a pas empêché les airs des solistes d’être ternes et monotones.Oh chantait le Gloria comme un bonbon trop sucré qu’on offre pour obtenir une approbation facile.Encore une fois, dans ces conditions, Labadie et ses Violons du Roy ont le mérite de ne jamais faiblir dans leur concentration et arrivent à tenir tout ce joli monde ensemble dans une vision qui appelle de meilleurs collaborateurs.À preuve, la toute petite Sinfonia, l’instant le plus magique du concert.Dans cette œuvre rare, presque expérimentale, les instrumentistes comme le chef ont rendu justice au statut de fulgurance, sorte de pièce qui devient intime par son écriture fortement dissonante, et énigmatique par sa construction.La vraie grandeur se trouve souvent dans les plus petites intentions; Labadie et ses Violons nous l’ont dénichée et superbement offerte.Pour cela, la vanité de bien des autres aspects du concert est pardonnée.CECILIA % * «- NGEZ DE MONDE SOLISTES DIVINS Solos d’enfer Succès à la clé ! Jazz et classique s’accordent pour saluer leurs virtuoses.Pour ouvrir le bal : le violoniste Yehudi Menuhin, accompagné de la pianiste Maria Joao Pires.Pour faire frissonner l’âme : Cecilia Bartoli.Pour faire bouger le corps : du jazz à l’état pur et des vedettes-surprises.Dix prestigieux trophées récompenseront les maîtres, qui joueront leur oeuvre, primée sur scène.CONCOURS T V 5 Un voyage pour deux à Paris à gagner ! Repérez l’avion à notre antenne.h 30 GALA DES 6es VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE ET DU JAZZ •i LA TELEVISION- Miimm BHüiliM BorS™ Bl6| CzD o 3 9 (D3D Bêtes pas bêtes + / 03 4 0(16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Ce soir CE ID Plein Emploi (18:30) Virginie La Petite Vie 4 et demi.Omertà-Le Dernier des hommes d'honneur Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport De bouche à Oreille (23:28) |0!5U 6 j loaæ gtcioBaa) Claire Lamarche / Les mains scrutées à la loupe (16:00) Les Mordus / Jacques Chevalier, Simon Durivage Le TVA Piment fort/ Michel Barrette, Jean-Claude Gélinas, Martin Petit Chasse aux trésors Les Ailes de la mode / Luce Dufault Place Melrose Salle d'urgence Le TVA Le Poing J TVA Sports/ Loteries (23:52) "H® as d® 1*30} :’46i Robin et Stella Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie 1045, rue des Parlementaires Cinéma/MON ONCLE ANTOINE (2) avec Jean Duceppe, Jacques Gagnon Pignon sur rue Les Choix de Sophie Le Jeu du siècle Fais-en ton affaire! H(2)qdce® HEDÜDSS Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash / Ghislain Taschereau Faut le voir pour le croire Hercule Accès interdit Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Flash |(R0Î) Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Histoire d'eau (1/4) Le Journal RDI [Maisonneuve à l'écoute Le Canada au ourd'hui |(TV5) Des chiffres.Journal suisse Pyramide Voilà Paris La 50e Avenue Journal FR2 j Les 6es Victoires de la musique classique et du jazz Mozart.Journal belge L'Écran témoin 9nn Star Trek (16:00) Alerte dans l'espace Contact Animal Mystères des océans Carnets de vol / Grand Nord Biographies / Malcolm Forbes L'Homme de fer Cinéma/LE G IGOLO.(4) jm Allô docteur Combat.chefs Qui êtes-vous?Les Copines.Des histoires de famille Jeux de société /Juif hassidique .Nature j Victoire Lignes de vies Allô docteur Les Copines.PJfMP) Clip (12:00) Watt Interfax Clip Platine Clip Beavis &.La Courbe Interfax Clip gj'MXj MusiMax Collection (14:00) Mouvements classiques / Maxim Vengerov MusiMax Collection Mouvements classiques 9'CFI Schtroumpfs Batman .turbulence Chair de poule .galaxie.9(ttf) Les Zinzins.Scoobidou Cléo et Chico Crypte Show Bêtes à craquer Ivanhoë Robin des bois Drôle de voyou Barbe-Rouge Les Simpson Cléo et Chico Y'en a marre South Park Les Simpson Splat! 9 RDSi Patinage artistique Sports 30 Mag Hockey féminin / Canada - Etats-Unis (18:55) 100% Rebelle Sports 30 Mar 3 Bonne Pêche .plein air lo Road to Avonlea (16:00) Street Cents The Simpsons Newswatch Wingfield The Thin Blue Line This Hour Has 22 Minutes The Bette Show Life & Times CBC News Absolutely Fabulous News Omerta grn CBC News On the Road 9oOS$ Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Melrose Place Ally McBeal L.A.Doctors CTV News News Lguî Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Raymond Suddenly.The King.Puise / Sports ¦iGBLl Young.(16:00) Jerry Springer Global News First Nat.News Addams Family E.T.Cosby Mad About You Frasier Two Guys.Cupid Outer Limits 9eq Noddy Arthur School Bus Wishbone Round the.Vista /Dinosaurs Studio 2 [The Jump Battlefield Series Studio 2 ¦ s Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Cinéma/TIN CUP (4) hawon léot/in Pnctnor Dono Queen News Nightline (23:35) pj(l3l Montel.(16:00) Friends E.T.UÏVV IU/VIM wu OU IUI | 1 1VI IV MU J 22 The Nanny The Simpsons M*A*S*H M*A*S*H Frasier i News/Access HrVi ROSie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.—: 1 Cosby King of Queens Everybody Loves Raymond Becker L.A.Doctors News Late Show (23:35) 9(81 Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheei of.Jeopardy Hnn Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Mad about you Dateline NBC Special / 25 Years of Interesting People The Tonight Show (23:35) jjifïôi Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition Wishbone Bill Nye World News iNewshour Nightly Bus.Free Delivery | Antiques Roadshow | House of Windsor: The Firm Cinéma/LET'S MAKE LOVE (4) gj(57| Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour | Robert Wells: King of the Swedish Keyboard Helmut Lotti Goes Classic World News Charlie Rose 9 / i \ t Sportsdesk »» I Women's Hockey / Canada - / n \ /II EtatS-UniS (18:55) /A \ U,>«./C\ D„o, WWF Raw is War /a\ /'7\ A.1 | Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauclion LES 6e VICTOIRES DE LA] MUSIQUE CLASSIQUE : ET DU JAZZ Gala annuel de l’industrie française ! consacré au classique et au jazz, an£-mé par Yehudi Menuhin et Bernard Rapp.Entre autres invités Cecila Bér-toli et Mario Joao Pires.TV5, 19li30 GRANDS REPORTAGES/ ; HISTOIRES D’EAU : RDI entreprend ce soir, et pour i quatre soirs, la diffusion de quatre ; grands reportages de la télé norvégienne, sur l’histoire de l’eau, l’état ; des ressources en eau potable dansde monde et la façon dont ces ressources sont traitées.RDI, 20h MAISONNEUVE À L’ÉCOUTE Invité: la chanteuse à l’extraordinaire vont grave et rauque, Eva.RDI, 21lt30 * K* I ¦ lia B 8 L K I) K V 0 I H .I.K L II N D I I • « M A K S I î) » !) LE DEVOIR CULTURE darnel Pennac est en , MUSIQUE CLASSIQUE l Wolfgang Holzmair, un baryton très prisé Prenez le génie poétique de Goethe, jumelé au talent de musiciens comme Schubert et Hugo Wolf.Il y a de quoi assurer le succès du récital de lieder qu’offrira le baryton autrichien Wolfgang Holzmair, invité de la Société musicale André Turp (SMAT), vendredi (20h) à la salle Pollack.Clément Tr u del Le Devoir olfgang Holzmair en sera à sa première visi-' ml te à Montréal.Son récital — au piano, Russell Ryan — s’inscrit dans les célébrations du 250e anniversaire de la naissance de Goethe.Çe baryton qui a fait sensation l’an dernier à l’Opéra de Los Angeles dans le rôle de Papageno (La Flûte enchantée) est considéré comme l’un des plus subtils interprètes du lied, un genre dans lequel excella Schumann qui en composa 150 en une seule année (1840), exprimant par exemple sur des poèmes (Gedichté) de Heinrich Heine toute la gamme de l’amoureux à la fois inquiet et comblé.¦ Avant de s’orienter vers la musique, Holzmair fit de brillantes études.en économie.C’est en 1982 que commenta à se forger une carrière des plus Enviables, une fois conquis le premier prix du Concours international du lied organisé par le Musikverein de Vienne.Les opéras de Vienne, de Leipzig, de Zurich, de Tokyo et le Covent Garden affichent souvent complet lorsque Holzmair y joue.A Salzbourg, le chef Nikolas Harnoncourt a dirigé plusieurs programmes dont la vedette était cet artiste qui excelle tout autant dans Poulenc (Les Mamelles de Tiré-sias) que dans Mozart ou dans le Requiem de Brahms.La SMAT a eu aussi la main heureuse en s’assurant la présence, le 5 mai prochain, au Monument-National, du baryton russe Dmitri Hvorostovsky, çette fois dans un récital en l’honneur du bicentenaire de Pouchkine — sur des mélodies qu’il inspira à Tchaikovski et à Rachmaninov.Musiciennes baroques Les Idées heureuses, dont l'inspiratrice est la claveciniste Geneviève Soly, offrent samedi prochain (20h, salle Pierre-Mercure) un échantillon de ce que des compositrices de l’époque baroque ont produit en Italie, en France et en Allemagne.Dix musiciennes les mettront en vedette lors d’un concert-découverte, deux jours avant la commémoration de la Journée internationale de la femme.L’air pour soprano et continuo d’An-tonia Bembo Ah que l’absence est un cruel martyre nous vient d’une auteure probablement originaire de Venise qui chantait à la cour de Louis XTV; ce dernier lui versa une pension pour lui per-inettre de se consacrer à la composition.La soprano Emily Van Evera, une Américaine qui vit à Londres et qui en ’est à sa première visite au Québec, l’interprétera.En plus des sept musiciennes des Idées heureuses, on entendra la harpiste Cheryl Ann Fulton (San Francisco) et la théorbiste américaine 'Catherine Liddell.• Par ce concert on entend mettre en valeur dix compositrices, telles que Barbara Strozzi, Anna Amalia Von Preussen et Elizabeth-Claude de la Guerre, de même que Francesca Cac-Cini (le programme donne Settimia tomme prénom), fille de l’auteur Giu-lio Caccini, surnommée La Cecchina, ïjui nous a laissé un opéra sacré sur le martyre de sainte Agathe et beaucoup ^autres oeuvres.1 D y a cependant un hic: on nous annonce une Toccata pour harpe de Giovanni Maria Trabaci.qui, jusqu’à plus 'ample informé, est un compositeur et 'organiste qui vécut de 1575 à 1647.On 'se renseigne au (514) 843-5881.Musique klezmer L’un des clarinettistes qui a le plus fait pour populariser la musique klezmer (propre à la culture juive), Giora Feidman, donne un spectacle ce soir à la salle Pierre-Mercure, avec le guitariste Freddy Bryant et le contrebassiste A.Falanga.M.Feidman figurait 'dans la bande sonore de La Liste de Schindler, film de Spielberg sur un épisode de l’Holocauste.Né en Argentine, ce clarinettiste a tenté au fil des ans de lier l’une à l’autre les musiques de la diaspora juive dans le monde, tout en poursuivant une carrière dans le répertoire classique.Il se produit un seul soir dans la série Musiques et Traditions du Monde.Deborah Voigt à Québec La soprano Deborah Voigt et le pianiste Brian Zeger donnent un récital ce soir à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.Le Club musical de Québec dévoilera la programmation de sa prochaine saison avant ce récital (19hl5).Mme Voigt, qui a souvent partagé la scène avec Pavarotti et Domingo — elle fut titulaire, en 1988 du premier prix du concours Luciano Pavarotti —, donnera une version pour voue et piano (plutôt qu’avec orchestre) des Quatre derniers chants de Richard Strauss, en plus d’offrir une sélection d’airs de Verdi, quatre lieder de Brahms et trois mélodies de Charles Tomlinson Griffes.Sonates d’église de Mozart Avec Catherine Perrin à l’orgue, I Musici de Montréal présente à la salle Tudor (Ogilvy’s) les Sonates d’église pour orgue et orchestre de Mozprt jeudi et vendredi à llh et à 17h45.A noter que la séance du jeudi, à llh, affiche complet Conformément aux vœux de son patron, l’archevêque de Salzbourg, Colloredo, Mozart devait faire bref, de trois à six minutes par sonate, aucune n’ayant souffert de cette contrainte.La jeune claveciniste Catherine Perrin a récemment lancé son premier disque (24 Préludes) chez ATMA elle poursuit une carrière de présentatrice d’émissions musicales à RadiœCanada.Quelques activités ¦ Ce soir (20h) à la salle Maisonneuve de la PdA, l’OM présente son Divin Mozart avec la soprano Lyne Fortin; ce concert remarquable comprend le Concerto pour clarinette avec Simon Aldrich comme soliste.¦ Mardi et mercredi (20h, salle Wil-frid-Pelletier), l’OSM sous la direction de Richard Westerfield accueille la violoniste Leila Josefowicz qui jouera le Concerto pour violon de Mendelssohn.Autres œuvres: Scherzo à la russe (Stravinski) et Symphonie n° 2de Rachmaninov.¦ Apothéose de Lully est le thème d’un concert conjoint de l’ensemble Arion et de Les Boréales, jeudi (19h30) à la salle Pollack.¦ La tradition romantique anglaise vous agrée?Musica Camerata Montréal s’y attarde samedi (20h) à la salle Redpath.On y entendra la première canadienne de Seven Scottish Airs pour quatuor à cordes et piano, de Gustav Holst, ainsi que des œuvres de Franck Bridge, Frederick Delius et Elgar (Quintette op.84).¦ Les productions Davis Joachim offrent jeudi (20h, église SL Philip, Montréal-Ouest) et samedi (20h, église de l’Avenf Westmount) un récital de Marianne Dugal (violon), Jonathan Crow (violon), Pami Pauli (alto) et Sylvain Murray (violoncelle) dans des airs de Bach, Mozart, Borodine, Haendel et Wieniawski.¦ Concert Début dimanche (15h30), à la chapelle historique du Bon Pasteur, avec la soprano Mary Bella et la violoncelliste Denise Djokic.'Le baryton autrichien Wolfgang Holzmair ARCHIVES LE DEVOIR CONCERTS URBAINS Eloge de la symphonie portuaire JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sirène de bateau avec le Vieux-Montréal en arrière-plan LES SYMPHONIES PORTUAIRES Jean-François Laporte: Les Sirènes volantes, symphonie portuaire présentée à la Pointe-à-Callière le dimanche 28 février 1999 FRANÇOIS TOUSIGNANT Ulysse s’était fait attacher au mât de son navire pour ne pas succomber aux charmes des sirènes.Hier après-midi, près d’un millier de personnes ont bravé la pluie pour se rendre à Pointe-à-Callière entendre ce que Jean-François Laporte allait bien concocter avec les bateaux, locomotives.tout l’arsenal que le musée de l’endroit et la Chaîne culturelle de Radio-Canada ont mis à sa disposition pour habiter, l’espace d’un instant l’espace d’une ville.Le genre symphonie portuaire, avec-usage de sirènes de bateaux, de cornes de brume et de sifflets de locomotive, on connaît Une fois l’expérience initiale passée, il ne reste généralement qu’un sympathique souvenir.Les Sirènes volantes de Jean-François Laporte sont d’une autre catégorie, de celle où la grandeur et l’originalité de l’inspiration — et je n’ai pas peur d’utiliser ces mots en ce contexte — forcent l’admiration.Sur la place face au musée, deux grosses Bertha (surnom dont on affuble les vieilles locomotives diesel) ouvrent le bal, s’écartant du centre comme un lever de rideau, vaste ouverture du portique sonore.Leur criard est parfois bouché, parfois obstrué par un opérateur.Un chant de glissandos, de variations de hauteur et de volume commence.Le large lance alors son appel.Bien discrets d’abord, les bateaux, au loin, se mettent eux aussi à chantonner, pas simplement à émettre leur signal: enco- re une fois, des machinistes manipulent les sirènes.On entend alors des inflexions inouïes de ces instruments autrement peu subtils.En plus, des crescendos s’installent; du lointain, le son s’amplifie, relayé par les cornes des paquebots immédiatement amarrés aux quais du Vieux-Port.L’espace sonore gonfle, se démultiplie avec l’écho des maisons de la Rue de la Commune.Les locomotives remettent cela.Un dialogue véritablement musical s’établit Musique, cela!?, demandez-vous.Ne le demandez pas aux sourires ébahi?des auditeurs présents qui, eux, ne doutent pas une seconde d’assister à une véridique et moderne création.Une musique vivante, urbaine, une vibration de l’air et du temps; pas un objet de musée.Une musique comme la vie, dans laquelle on mord quand elle passe car sinon, c’est trop tard.Jean-François Laporte possède le don de transformer tout ce qu’il entend en poème, de faire fleurir son imagination en bouquets sonores insoupçonnés.Mieux encore, il sait sincèrement faire partager la beauté de ce qu’il invente, la nouveauté de ce qu’il découvre en créant une œuvre phare qui est véritablement le premier pilier du genre symphonie portuaire.Grâce à la seule grandeur de son talent, il propul se ce type d’expérience hors du monde anecdotique et lui donne un vrai droit de cité.Mise au monde à Terre-Neuve, la symphonie portuaire arrive à l’âge adulte sous l’impulsion presque géniale de Laporte.Tomber du rideau; les deux locomotives viennent de se rejoindre, fermant l’environnement; l’appel du large s’éloigne doucement, entraînant avec lui notre imagination.«Steamer balançant ta mâture, emmène-moi vers de nouvelles aventures» écrivait Mallarmé.Une image poétique que Jean-François Laporte a transposée en sons pour nous la rendre bien vivante.THÉÂTRE L’art de tuer un texte.sans couteau YVES DUBÉ Catherine La Haye et Guy Jodoin dans Couteau [Sept façons originales de tuer quelqu’un avec.], d’Isabelle Hubert.COUTEAU [SEPT FAÇONS ORIGINALES DE TUER QUELQU’UN AVEC.] Texte d’Isabelle Hubert Mise en scène: Jean-Philippe Monette.Scénographie: Daniel Castonguay, Costumes: Maryse Bienvenu.Eclairages: Sonoyo Nishikawa.Musique: Ludovic Bonnier.Avec Nathalie Claude, Paul-Patrick Charbonneau, Guy Jodoin et Daniel Parent Une production du Petit à Petit présentée à l’Espace Go jusqu’au 20 mars.HERVÉ GUAY Si l’on considère Couteau [Septfaçons originales de tuer quelqu’un avec.] comme une pièce à tableaux non prétentieuse, d’un réalisme assez terre à terre, en dépit de son humour noir, l’on sera surpris du décalage qui existe à l’Espace Go entre ce texte et la mise en scène très emphatique de Jean-Philippe Monette.La première impression qui nous passe par la tête, c’est que ce dernier s’est soucié du texte d’Isabelle Hubert comme de sa dernière chemise, qu’il n’a eu de cesse de mettre à l’avant-plan une mise en scène qui ne sait faire que ça: attirer toute l’attention sur elle.Sans qu’une cohérence scénique, autre que forcée, naisse de cette rencontre.Qu’on juge sur pièces.Le décor vaguement techno de Daniel Castonguay n’a rien à envier à l’idée stéréotypée qu’on se fait habituellement d’une production d’avant-garde.Un passerelle de bois étroite, montée sur roulettes, trois immenses écrans surélevés, une plaque de verre, au centre, dont on tire parfois des effets de miroir, un fauteuil et une chaise, modèle 1970, deux micros sur pied, quelques autres babioles dont des poupées, un fumigène, des fourchettes, des couteaux, des poissons.Sans compter des costumes contrastés et grandiloquents, si l’on en excepte quelques-uns, banalisés à outrance, comme celui du protagoniste.On aura compris l’essentiel de l’esthétique que Monette nous propose.Précisons maintenant que le metteur en scène a quitté la production à deux semaines de la première et que Martin Faucher a ensuite été appelé à mener à bien le tout, d’après sa conception.Ceci explique sans doute un peu le malaise que l’on ressent devant une mise en scène si détachée de l’écriture dramatique qu’elle est censée servir qu’elle déconcerte ou plutôt laisse de glace.Cela vient en outre du style de jeu pour lequel on a opté, où domine le dérisoire, alors que les petites histoires de couteau qu’Isabelle Hubert a emboîtées dans une plus grande, celle d’un patient et de son analyste, fonctionneraient mieux sous un autre mode que celui-là.En fait, à trop tenter de les singulariser, Monette n’est parvenu qu’à les banaliser, quand il ne les décrédibilise pas complètement.Son travail illustre bêtement qu’il y a une li-mite à la surenchère: comme s’il n’avait pas fait confiance à la violence d’une écriture, pourtant très explicite par moments.Chez lui, tout est exhibé, accentué, rendu spectaculaire.Ce qui entre en parfaite contradiction avec le sens du détail, du dialogue quotidien et de l’observation déployé par Hubert Je ne nie pas qu’il y ait par moments d’habiles mouvements scéniques, des dédoublements équivoques, des manipulations ingénieuses de microphones.Mais l’ensemble n’y gagne pas quand ce qui retient notre attention, c’est comment le comédien finit par passer sa jambe par dessus un fil, empoigne un porte-voix ou tente de devenir crédible en endossant temporairement un autre être, sans avoir bien quitté au préalable (encore moins approfondi) un premier rôle.Je l’ai déjà dit Cette mise en scène ne rend pas justice à un texte, moins métaphysique, plus prosaïque, à mon avis, que ce que Monette y a vu.Au fond, celui-ci s’est peut-être tout simplement trompé de répertoire.Les comédiens semblent en avoir pris leur parti, qui adhèrent à moitié à l’exercice et tentent surtout de sauver leur peau dans ce drôle de drame.D’où, grosso modo, le côté terne de l’interprétation — ce qui est tout de même un comble, lorsque l’on donne plutôt dans l’outrance.Dire que l’auteure d’origine gaspé-sienne, Isabelle Hubert, avait surtout brossé dans Couteau quelques scènes urbaines ou maritimes, dont l’objet commun était un instrument tranchant et contondant, dans le goût d’un temps, le nôtre, que le sang répugne et fascine à la fois.Triste que l’aventure ait mal tourné car il n’est pas sûr que ses historiettes, un brin cruelles, auront de sitôt une deuxième chance.En effet, pour tuer un texte, on n’a même pas besoin d’un couteau.Quatorze tonnes de livres envoyées en France À Voccasion du Salon du livre de Paris, 200 000 volumes ont quitté le Québec par bateau MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Pour l’entreprise Exportlivre, l’organisation du Salon du livre de Paris a nécessité l’envoi d’au moins 14 tonnes de livres québécois vers la France afin d’accompagner la quantité d’auteurs qui s’y manifesteront entre le 19 et le 24 mars prochain.Pour Exportlivre, une entreprise basée ici qui se spécialise dans la distribution de livres québécois en France, les dernières semaines ont été fort occupées, la compagnie ayant eu à expédier par bateau quelque 14 tonnes de livres québécois, ce qui représente environ 20 000 exemplaires de tous ces titres qu’on essaiera de promouvoir à l’occasion du Salon du livre de Paris.Québec y étant l’invité d’honneur, on attend une soixantaine d’auteurs invités officiellement par les organisateurs de l’événement.Près de 140 autres y seront également, certains invités par leurs éditeurs, d’autres par l’ambassade du Canada à Paris, d’autres encore y volant à leurs frais.Cette fébrilité québécoise à laquelle on s’attend à Paris pendant les derniers jours de mars aura donc eu une répercussion sur le trafic naval des dernières semaines, puisque Exportlivre a profité d’au moins trois transports par bateau pour envoyer des exemplaires de livres québécois vers la France, a expliqué Thomas Déri, à la tête d’Exportlivre.Les transports s’effectuant en l’espace d’un peu plus d’une quinzaine de jours, les livres ont quitté le Québec il y a déjà quelque temps, pour être accueillis soit par la Librairie du Québec à Paris, soit par la Voie du livre, réseau de libraires indépendants de la France.La Voie du livre, de concert avec la Librairie du Québec à Paris, s’occupera en effet du volet librairie du stand du Québec, où se retrouvera tout le gratin québécois pendant la durée de l’événement littéraire.Les auteurs envoyés officiellement y effectueront notamment les séances de signatures.Exportlivre a d’abord envoyé une série de titres voués au concours A la découverte du Québec (une soixantaine de titres choisis seront mis en évidence dans les librairies de France et le public français est appelé à voter pour son coup de cœur québécois).«Nous avons ensuite poursuivi avec les exemplaires d'une vingtaine d'éditeurs qui seront présents au stand du Québec, a expliqué Thomas Déri, et nous avons terminé avec l’envoi de livres pour cinq éditeurs québécois qui ont décidé de louer un espace en dehors du stand officiel pour accroître leur visibilité.» A la suite du Salon du livre de Paris, M.Déri s’attend à une activité plus intense autour du livre québécois en France.«Déjà, certains magazines littéraires comme Livre Heb-do ont publié des dossiers sur la littérature québécoise, on sentira davantage les effets quand les médias commenceront à en parler», explique M.Déri, qui est également copropriétaire de la Librairie du Québec à Paris.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.