Le devoir, 17 avril 1999, Cahier B
L E I) E V OIK.I- E S S A M EDI 17 E T I) I M A X C HE IK A V HIE 1 9 9 9 ?LE DEVOIR ?MM .v.v.v y.y.;.mm v.v.v.v.y v«v#v Jiy.;.; ¦y.v.y.y.;.;.;.Mm»»/* mmm gpj y.w« wl'X'X® mm v.y.v.y.y.; y.yy XvXv B MÊÈ yXÿXy yyXyX *»>Xv.svx.\y.y 8» ¦V.Vj ¦«V.V.WAV/.fXvXyX IHi mm DOSSIER: TOUT PERREAULT PAGE B 3 THEATRE: IA SAGOUINE REÇOIT PAGE B 7 CULTURE, VOUS DITES?PAGE B12 Cinéma page B 4 DISQUES page B9 ARTS VISUELS page B13 FORMES page B14 En reprenant Duroclier le milliardaire, le TNM rend hommage au regretté Robert Gravel.Le spectacle créé par le Nouveau Théâtre expérimental à l’Espace libre en 1991 explore la thèse du bonheur d’être riche.Dans cet univers théâtral atypique, comique et pathétique, les comédiens avalent du vrai de vrai alcool mais plongent dans une fausse piscine.Surtout, surtout, ils s’amusent comme des fous.Jacques L’Ileureux est le milliardaire heureux.Violette Chauveau et Luc Senay campent les enfants dont le papa a eu de la chance.Guylaine Tremblay incarne une cinéaste emprunteuse — mais c’est là son moindre défaut.Les quatre amis de «Bob» ont croisé leurs souvenirs et leurs réflexions autour d’une table, après une répétition, à deux semaines de la première de jeudi.Non-texte sur le non-jeu qui aura lieu.Ouvrez les guillemets.+ 10 .Conférence de M.François Albera.professeur à l'Université de Lausanne.DIMANCHE 1» AVKIL, 1 jIi [jsensiein /3 construction à la ligne libre (PS DE LA LIGNE.LES DESSINS n-EISENSTEIN ¦ .„ .,ri Conference de Mme An nette Michelson.co-fondatrice du périodique américSfi October DIMANCHE 7 MAI, 15b |et pr0{essgur a l'Université de New York.(Conference en anglais) __________ Du 10 avril au 16 mai 1999 COMPLEXE EX-CENTRIS 3536 boulevard St-Laurent, Montréal Information ot réservation pour les visites commentées: (514) 987-7440 Une présentation de , ., ., la fondation Daniel Langlois pour I art, la science et la technologie B 2 L E I) E V 0 ! Il .L K S S A M EDI 17 E T I) | M A N C H E I « A V RIE I !» !» !» A 1 -A.— : GRAVEL L’intérêt de Durocher vient de la forme, de l’approche, du style de jeu, du non-jeu en fait 'm V JACQUES GRENIER LE DEVOIR Violette Chauveau, Luc Senay et Guylaine Tremblay à l’avant-plan avec Jacques L’Heureux SUITE DE LA PAGE B 1 PROPOS RECUEILLIS PAR STÉPHANE BAILLARGEON Luc Senay.L’anecdote de la pièce est toute simple: trois cinéastes rendent visite à un milliardaire pour lui demander de financer leur prochain film.Les artistes se prennent pour d’autres, ne semblent pas tellement talentueux.Le milliardaire est riche, heureux et cultivé.C’est du théâtre baveux.Jacques L’Heureux.Un an après la mort de Robert, en août 1997, j’ai appelé tout le monde chez moi pour parler de Durocher.Tous les membres de l’équipe de la création se sont déplacés, y compris Jean Bard, le scénographe, et Sylvie Morissette, l’éclairagiste.On a pris un bon repas, bien arrosé, pour rendre hommage à Bob.On a brassé toutes sortes d’idées: produire la pièce nous-mêmes, louer une salle à Montréal.Puis, quelqu’un a souligné qu’on devrait être un peu plus baveux avec ce spectacle baveux, qu’on devrait aller voir les théâtres institutionnels.Moi, j’ai suggéré de soumettre le projet chez Duceppe.Luc a proposé le TNM.On a rencontré Lorraine Pintal ensemble.On s’est assis dans son bureau de directrice.On lui a dit qu’on avait une proposition à lui faire.Elle a demandé laquelle.J’ai dit: Durocher le milliardaire.Elle a répondu par un seul mot: «Quand?» Luc Senay.Comme nous, elle tenait à faire découvrir à plus de gens l’auteur et le metteur en scène Robert Gravel.Surtout que Robert lui-même approuvait la diffusion auprès d’un large public.La Ligue nationale d’improvisation (LN1) a commencé en labora- toire de recherche devant quelques initiés et a maintenant des ramifications à la télé, ailleurs dans le monde.On ne peut donc pas reprocher au Nouveau Théâtre expérimental (NTE) d’être bouché.Le TNM a peut-être aussi été un peu rassuré sur le succès potentiel de la pièce par le fait que Robert I^epage, alors qu’il était directeur du CNA, à Ottawa, avait programmé neuf représentations de Durocher le milliardaire.On l’a aussi présentée en France, à Cergy-Pontoise.La preuve a été donnée qu’on pouvait sortir le show de la petite salle de l’Espace libre.Jacques L’Heureux.C’était aussi entendu que la pièce serait remontée comme à l’origine, lii pièce est bonne comme elle est: if it works, don't fix it.Violette Chauveau.On voulait aussi que la bande de comédiens et de concepteurs d’origine reprenne du service, sauf Claude Laroche, évidemment, qui remplace Robert Gravel.On ne forme pas une troupe.Nous ne sommes même pas rattachés à temps partiel au NTE.Mais Robert lui-même nous avait déjà dit que si on reprenait Durocher dix ans plus tard, on devrait réinviter la gang de la création.Lazzi du théâtre sloppy Jacques L’Heureux.À la première rencontre de création, Robert a placé une caisse de bière sur la table et lu sa pièce en interprétant tous les personnage?, d’ailleurs écrits en pensant à nous.A la fin, il a annoncé que les personnes intéressées par le show n’avaient qu’à prendre une photocopie du texte.Violette Chauveau.Moi, je devais jouer en Belgique.J’ai dit à Robert que je ne pourrais pas participer au spectacle parce que je rentrais à Montréal une semaine avant la première de Durocher.Il m’a dit que ça ne posait aucun problème.J’ai répété une fois avec lui, j’ai participé à la générale, et après ça, on a commencé pour vrai.Jacques L’Heureux.On a monté Durocher le milliardaire en neuf ou douze jours, je ne sais plus.Le soir de la première, on n’avait jamais essayé la piscine, un élément central du décor.Parce que Robert était contre le trop-plein de directives, pour un certain vide créateur.Guylaine Tremblay.Il parlait lui-même de théâtre sloppy.Mais cette liberté sans contraintes exige de la responsabilité.Par exemple avec l’alcool: les acteurs doivent boire pour vrai sur scène, mais ils doivent aussi apprendre à «gérer leur boisson», comme disait Robert.C’est pareil avec les moments d’improvisation introduits dans la pièce: ils permettent de ne pas figer la production et, en même temps, ils obligent le comédien à contrôler ce qu’il fait en toute liberté.Jacques L’Heureux.Avec ses lazzis de vingt à trente minutes sur une heure quarante, c’est un spectacle qui bouge beaucoup.Il y a par exemple le lazzi de la bière, qui commence par: «Ouin.je prendrais bien une bonne bière.» Tant que la réplique écrite suivante («Je vous apporte ça tout de suite») n’arrive pas, on est en improvisation.Le lazzi des sculptures peut durer jusqu’à quinze minutes à lui tout seul.Lazzi du non-jeu Violette Chauveau.Le texte est assez banal.Mais c’est l’objet théâtral, tout ce qui vient avec le texte, qui donne sa force à la pièce.Durocher le milliardaire joué de façon classique, ce serait autre chose, peut-être insupportable.Robert lui-même, à la première lecture, avait averti que l’intérêt viendrait de la forme, de l’approche, du style de jeu, du non-jeu en fait Jacques L’Heureux.Ce n’est pas une blague, le non-jeu, même si ç’a quasiment commencé avec une blague, avec l’idée un peu folle d’être bon en ne faisant rien.C’est une recherche de la vérité brute, sans théâtralité, sans démonstration.La seule note qu’il m’ait donnée pour incarner le milliardaire, c’était pour me dire que Durocher était peut-être un peu zen.Ça suffisait.Guylaine Tremblay.Le non-jeu, c’est aussi une manière de supprimer les trucs du métier pour revenir à la simplicité.Lazzi du bonheur Luc Senay.Robert nous a contaminé avec sa maladie du travail réalisé dans le bonheur.On ne travaillait pas dans la souffrance avec lui.On n’avait pas le droit d’avoir le tract.Violette Chauveau.Robert disait qu’on devait rentrer sur scène comme si on allait faire un mauvais coup.Guylaine Tremblay.Mais c’est pas à la mode, au théâtre, de travailler sans souffrir.Trop de gens, dans ce milieu, confondent absence de plaisir et absence de doute, de recherche ou de profondeur.Avec Robert, j’ai appris que c’est une erreur monumentale de penser comme ça.J’ai appris à pratiquer mon métier très sérieusement sans me prendre au sérieux.Jacques L’Heureux.Le plaisir de jouer ensemble a même été à l’origine des deux autres pièces de sa trilogie, La Tragédie de l’homme.Après Durocher., il y a eu L'homme qui n’avait plus d’amis et II n’y a plus rien.Le plaisir communicatif a gagné de plus en plus d’adeptes.On est neuf dans Durocher.On était onze dans L'homme qui n’avait plus d'amis, 17 dans II n’y a plus rien, 17 au prodrome de Thérèse.et 47 à l’intégrale.Et puis, on était cinquante dans Cinquante.Il l’a fait parce que ça ne se faisait pas.Il a toujours été contre les traditions théâtrales.Et puis, il voyait grand, c’était un mégalomane, mais c’était aussi un formidable rassembleur.Violette Chauveau.Il était même capable de rassembler du monde totalement différent, des finissants des écoles et des plus vieux, des stars de la télé et des inconnus, même des gens qui n’avaient jamais fait de théâtre.Lazzi du non-jugement Jacques L’Heureux.Robert ne jugeait personne et ne jugeait même pas avec son théâtre.Il découpait des tranches dans la réalité, la transformait à sa façon, et il demandait aux spectateurs de regarder, de constater.Des limousines se sont pointées à la porte de l’Espace libre, dans l’est, mais aussi des gens sans le sou.En France, on a eu droit à des réactions favorables des journaux de droite et de gauche.Quand tu ratisses aussi large, quand tu ouvres autant sur la réflexion, c’est que tu as touché à quelque chose de profond.Guylaine Tremblay.Un metteur en scène français a dit à Robert: «C’est vachement politiiiiiique, ton truuuuc.» Robert lui a répondu: «Non, c'est juste niaiseux.» Il ne voulait pas souligner son message et préférait les para-j doxes: le milliardaire est cultjvé; les: artistes ne sont pas très fins.A la fin,-Alexis Martin vient expliquer le spçç-' tacle, mais on ne comprend rien à Son.discours d’intello.Luc Senay.Nous, on ne parle pas' fort, mais on comprend ce qu’on lait;' lui parle fort, mais on ne comprend' rien de ce qu’il dit.En même temps, la trilogie dénonce notre société sans va-, leurs qui laisse ses vieux crever seuls pendant que des artistes sans talent ' rêvent de dépenser des millions.C'est! baveux, oui, mais c’est critique aqs?j,' à sa façon., , Jacques L’Heureux.Robert Gra-, : vel était un humaniste.Il nous a laissé' en héritage un message simple et jfa-' ’ buleux: le théâtre comme la vie clpj-) vent mener au bonheur., j Luc Senay.J’ai eu plus de peipp, ; quand ce gars-là est mort que quahilj.mes parents sont décédés.J’ai jêtë, j malheureux pendant tout le temps' ! qu’a duré l’intégrale de Thérèse, TornJ' et Simon.Maintenant, ça va, et maigre.1'’ des bouffées de tristesse, je sais qpe , je vais pouvoir jouer Durocher le pfil-,, liardaire avec joie.Guylaine Tremblay.Je sens plus' ' une présence qu’une absence.\ 1 ' ‘ | Violette Chauveau.Moi aussi.,, ' ( théâtre d'aujourd’hui le Ifoéàlie/ fie la/ ciéaliGn fyaéléecide/ [Si Martin faucher, la aurais loin." la Presse (lain tremblai) tail arise des grandes toit malurgie.He serait-ce ntendre, el pour toit eau.rtndei-ious au outd'hui.» Voir > mise en scène de 1er nous fail raiser è dans la réalité t 1el Montréal Ce Soir.SRC LU DERNIERE semaine texte de lorry tremblay mise en scène de martin faucher avec sylvie drapeau et Hugues frenette et les concepteurs carmen alia & déni* lavole, saxonne bouchard, mlchal f.côté, claude goyette, marc parent, jacques lee pelletier, Stéphane tessler, rachel tremblay DU 26 MARS AU 24 AVRIL 1999 RÉSERVATIONS [514] 282-3900 ^ u 3900, rue Saint-Denis ® Sherbrooke C* > Direction RENÉ RICHARD CYR, JACQUES VÉZINA Après Pour adultes seulement.Tel .MOTEL DE PASSAGE T M t.À .;r il i: t» Il QU AT’SOUS U**.AV DWI’LMIUT II TI.le 1 Vjtre de Quai Soui présente ore piece de GEORGE F.WALKER Traduction MARYSE VVARDA Mise en scene DENISE GUILBAULT J & • u - -fe-i -, yt Nt.vt - J .r\- r n - ¦ ¦ ’ • |v v < > 0 compiet Les 19-20-2V 22-28 avril Le Génie du crime DU 19 AVRIL A U ° 2 2 MAI 19 9 9 PAUL AHMARANI, KATHLEEN FORTIN, JACQUES GIRARD, STÉPHANE F.JACQUES, NATHALIE MALLETTE Assisiamfr à ta mis* »n scene et régie ISABELLE BRODEUR DéccrJEAN BARD Costumes MEREDITH CAR0N Eclairages MATTHIEU GOURD fnvircmenrnl senore LARSEN LUPIN c!:> L.C." •**.• g ioicm '« 4 o « * Hydro Québec POUR RÉSERVATIONS (514)845-7277 RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245/1 (800) 361-4595 en.tro s DON QUICHOTTE DE CERVANTES STABAT MATER II DE NORMAND CHAURETTE MARIE STUART DE DACIA MARAINI L’ODYSSÉE DE HOMERE LA CERISAIE DE TCHEKHOV LES JOYEUSES COMMÈRES DE WINDSOR DE SHAKESPEARE Abonnement saison 1999-2000 866-8668 Theatric du Nouveau Mon Radio-Canada - • ^ 'U:' .' ’ UT-LO N | 4* GANGUE — NATIONALE présente ¦ O Y • w m ¦*.«f' vu t 4 Directeur-Chnrerjriiphe Jean-Christophe Maillot presen UWBINCI RHODES DIRECTEUR artistique Sallo Wilfrid Pellell SCENOGRAPHIE Jean BARD COSTUMES Claire GEOFFRION ECLAIRAGE Stéphane MONGEAU MUSIQUE Benoît CHAREST REGIE Colette DROUIN ¦ DIRECTION TECHNIQUE Christian GAGNON ' UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre k Expérimental TEXTE ET ’ uSE EN SCÈNE Alexis MARTIN Robin AUBERT Gary BOUDREAULT Daniel BRIÈRE Gaston CARON Éric FORGET Tania LAFRANCE Miro Catherine PROULX-LEMAY BOIS CiMUOft m 1 I 1 a —— — ?W Dans le sillage de Pierre Perrault Cinq coffrets, une grosse brique universitaire : Perrault reprend la place qui lui revient source: ONF Une des images les plus connues de Pour la suite du monde te engagé, un amoureux fou du Québec, et ce coffret vient souligner ce trait de sa personnalité avec les films Un pays sans bon sens!, L’Acadie l’Acadie ?!?, Cornouailles et L’Oumig-mag ou l’objectif documentaire.Une dernière entrevue de 30 minutes vient s’ajouter à ce coffret attendu pour l’hiver 2000.Mais l’ONF n’est pas en reste.Dans la même veine, l’Hexagone est sur le point de publier Pierre Perrault, cinéaste-poète, un hommage sous la direction de Paul Warren (voir encadré).Chacun des coffrets Perrault sera mis en vente au prix de 69,95 $.Mais un prix spécial de lancement est offert pour la trilogie de l’île aux Coudres, à 59,95 $.En outre, chaque boîtier renferme à l’intérieur un coupon rabais de 10 $, histoire d’appâter le client.Marcel Jean ne se fait pas d’illusion, ces coffrets intéresseront surtout un public restreint de cinéphiles.Mais des cinéphiles que l’ONF espère plus jeunes, moins rompus à l’œuvre de Perrault.Le but ultime de la collection «Mémoire» consiste, comme son nom l’indique bêtement, à préserver de l’oubli les grands cinéastes québécois ou .canadiens.A cet égard, les stratégies de mise en marché, le prix et autres considérations économiques prennent somme toute peu d’importance.Des preuves?Pour la trilogie de l’île aux Coudres, dont la valeur commerciale est la plus importante, l’ONF vise des ventes modestes de 500 coffrets.Pour les cinq coffrets Perrault, la cible est de 2500 ventes.Des chiffres si misérables, pour une œuvre si grande, que c’en est presque gênant de l’écrire.Mais il serait encore plus gênant que le public laisse Perrault dormir sur les tablettes.Hommage littéraire thentique.Et cela ne court pas les rues de nos jours.» M.Warren a assumé la direction d’un hommage littéraire intitulé Pierre Perrault, cinéaste-poète (l'Hexagone), dont le lancement est prévu à la fin du mois.Trente-cinq auteurs, québécois, français et américains, ont préparé des textes; des jeunes comme des plus vieux.Il en résulte un volume de 450 pages «assez impressionnant, parce que ces textes proviennent de plusieurs disciplines», explique M.Warren au bout du fil.Sociologues, linguistes, poètes, dramaturges, cinéastes, professeurs, historiens, théoriciens du cinéma, philosophes, ethnologues et amis intimes ont tous mis la main à la pâte.«L’œuvre de Perrault est abordée de plusieurs facettes, et ce qui est étonnant, c’est qu’elle résiste à toutes les analyses.On est comme au début de la recherche sur Perrault.On n’est pas allé au fond des choses encore.» Quelques textes sont consacrés à Yolande, l’épouse de Pierre Perrault qui, selon les initiés du cinéma, faisait littéralement partie de l’équipe.Originaire de Baie-Saint-Paul, c’est elle qui a présenté à son époux les habitants riches en histoires du Bas-du-Fleuve.C’est aussi elle qui s’occupait de tout le monde dans les coulisses des tournages.Le livre aborde enfin la question du nationalisme québécois, Pierre Perrault se présentant comme un cinéaste engagé, dévoué au Québec.B.M.Oublié de la jeune génération de cinéphiles, Pierre Perrault?Au contraire, estime Paul Warren, critique de cinéma et essayiste.«Perrault est le cinéaste québécois le plus étudié dans les universités.C'est sur Perrault qu’on a fait et continue de faire le plus de mémoires de maîtrise ou de doctorat, affirme-t-il.Les jeunes sont fascinés par Perrault, parce qu'ils découvrent quelqu'un d’au- JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Pierre Perrault, un cinéaste engagé.DE MONTE-CARLO sous Li présidence de S.A .U.I.a Princesse de Hanovre ’SS» Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts (314) 642-2112 Groupe Sun Life Info-Arts Bell : (314) 79O-ARTS Groupes : (514) 849-8681 (0nlinrnl.1l /SI Express •••*'< I WORID ARTS INC „ L’Équipe Cousteau arrive envoie ! Soirée bénéfice ee 7 mai 1999 L’œuvre de Pierre Perrault, submergée dans un fleuve de productions contemporaines, coulée par le temps, reposant comme un trésor dans les fonds éternels du cinéma, revient à la surface.L’Office national du film (ONF) lance mardi le premier d’une série de cinq coffrets destinés à renflouer l’intégrale du cinéaste.BRIAN MYLES LE DEVOIR Une des premières tâches qui attendait Marcel Jean à son arrivée à l’ONF, fin novembre, fut de revoir l’œuvre entière de Pierre Perrault, un Montréalais que l’histoire du cinéma retient comme l’un des maîtres du cinéma direct, un poète ayant troqué la plume pour la qaméra.A titre de producteur, exploitation de la collection, M.Jean devait orchestrer les initiatives de l’ONF pour mettre en valeur ses colossales archives et, surtout, réactualiser l’œuvre des auteurs ayant laissé leur griffe indélébile sur la société telle qu’ils et elles l’avaient dépeinte à travers l’objectif.Faut-il vraiment expliquer pourquoi M.Jean a immédiatement planché sur le cas de M.Perrault?Ce dernier s’avère incontournable, ce pourquoi la collection «Mémoire» de l’ONF lui consacre cinq coffrets.Par la force du documentaire, un genre auquel il est demeuré fidèle toute sa carrière, M.Perrault a tissé une œuvre marquée du sceau de l’authenticité, avec la parole comme fil conducteur.Parole qu’il a donnée au peuple, se contentant, derrière la caméra, de mettre de l’avant l’objectivité de la scène filmée.Pour le coup d’envoi des cinq coffrets Perrault, l’Office national du film a choisi de mettre en marché, dès mardi, la trilogie de l’ile aux Coudres (Pour la suite du monde, Le Règne du jour et Les Voitures d’eau).Le Beau Plaisir a été ajouté.Ce coffret sur quatre cassettes est complété par une entrevue de 45 minutes avec le cinéaste.Un livret de 64 pages, comprenant des extraits de uyres, journaux et revues traitant de trilogie, complète l’emballage.«La Collection "Mémoire” ne livre pas uni- quement des films à froid aux gens, mais aussi des objets, des points de repère pour les apprécier», explique Marcel Jean.Ce dernier dévoile au passage des bribes de l’entrevue qu’il a réalisée avec le cinéaste pour les besoins du coffret.Pierre Perrault y parle de sa jeunesse, de sa formation.Après ses études, il a d’abord pratiqué le droit, jusqu’en 1956.Il a ensuite réalisé des séries à la radio de Radio-Canada, avant de tâter de la pellicule pour la première fois en 1963, année où il co-réalise avec Michel Brault Pour la suite du monde, une pièce d’anthologie du cinéma direct.«C’était aussi un excellent joueur de hockey.On dit même de lui qu'il aurait pu devenir joueur professionnel, relate Marcel Jean pour l’anecdote.Un athlète, un homme physique, mais aussi un homme de parole.Le droit, l’écriture, c’est la parole.» L’île aux promesses Ce n’est pas un hasard si l’ONF a choisi la trilogie de l’île pour amorcer sa tentative de résurrection de l’œuvre de Pierre Perrault.M.Jean explique qu’il s’agit des documentaires ayant le plus de chances de susciter l’engouement du public.«La trilogie de Pile aux Coudres, c’est ce qui est à l'origine de la réputation de Perrault.» C’est dans Pour la suite du monde que la poésie de Perrault se révèle.Solidement appuyé par Michel Brault, il donne la parole aux Tremblay et aux Harvey.Les cinéastes filment la «pêche à marsouin», activité abandonnée depuis près de 40 ans et reprise devant la caméra.Et voilà que les ponts entre le passé et le présent sont reconstruits.Les vieux pratiquent l’art de la pêche devant les jeunes pour que ceux-ci n’oublient pas.pour la suite du monde.Pour le Québec, il s’agit du premier film à faire partie de la sélection officielle du Festival de Cannes.En 1966, Le Règne du jour aborde la quête des origines à travers le voyage des Tremblay en France, le pays de leurs ancêtres.Autre retour vers le passé, autre œuvre dominée par la parole qu’il était possible, depuis le début des années 60, d’enregistrer en synchrone.Suivra enfin en 1967 Les Voitures d’eau, qui marque la fin du cycle de Perrault mettant à l’avant-plan les conteurs de l’île.Les vieux se voient contredits, moqués, puisque l’art de la construction des goélettes ne sert plus à rien.Tout Perrault Après la sortie de la trilogie de l’Ile aux Coudres, quatre autres coffrets (venant tous avec livrets explicatifs) suivront d’ici l’hiver 2000.¦ Coffret II: Le fleuve.Il s’agit d’un regroupement des œuvres des années 80 que sont Les Voiles bas et en travers et La Grande Allure auxquelles s’ajoutent Cinéastes de notre temps, une entrevue de 30 minutes avec Pierre Perrault et des extraits choisis de certaines des émissions de radio qu’il a réalisées sur un disque laser.La sortie est prévue en juin.¦ Coffret III: Le cycle abitibien.Ce boîtier regroupe les films Un royaume vous attend, Le Retour à la terre, C’était un Québécois en Bretagne, Madame! et Gens d’Abitibi, un poème politique qui clôt ce cycle des années 70.Avec le cycle abitibien, Pierre Perrault fait un peu le procès de la colonisation et de ses promesses.Ce coffret, dont la sortie est prévue à l’automne, sera complété par une entrevue de 30 minutes avec le cinéaste et un collage de 30 minutes de témoignages de ses proches collaborateurs (Bruno Carrière, Serge Beau-chemin, Bernard Gosselin, Monique Fortier, Martin Leclerc et Suzanne Allard).¦ Coffret IV: L’homme et la nature.Deux films du cycle amérindien, Le Pays de la terre sans arbre et Le Goût de la farine, viennent enrichir ce coffret.S’ajoute également La Bête lumineuse.Le documentaire de Jean-Daniel Lafond intitulé Les Traces du rêve, dont Perrault est la vedette, complète le portait.¦ Coffret V: La quête d’identité collective.Pierre Perrault est un cinéas- ASSIST AM(.t A LA MISI EN Si I Daniel BRIÈ h .f .-*¦ MIL 18 11 m lrl)ra)M du mardi au samedi à 20h30 RÉSERVATIONS: 521-4191 I I l>ï\rcf e- et /.¦ MONTAGE• DECORS U en F ?rsrd COSTUMES Sl’V DIRECTEUR DE PRODUCTIONr • MUSIQUE ORIGINALE ' » « PwV* elJavi Tes UNE COPRODUCTION >r: /w; » • r ; .AVEC U PARTICIPATION de CANAL » t DES SOF’CAS ft »• «¦ vügsPiÉl srd «ucl \FfrtnetInter Maintenant à l'affithe! PARISIEN j)CENTRE LAVAL ||l«»"KÏ|g MconteM aux jeunet en/a H i I.K I) K VOIR.L K S S A M K I) I 17 K T I) I M A X (' Il K IS A V R I I I il il il B "> Pierre Jolivet s’attaque au «patrimoine» SOURCE MOTION INTERNATIONAL «Je ne suis pas un révolutionnaire du cinéma, admet Pierre Jolivet.Mon film s’inscrit dans une tradition de classicisme.» i ODILE TREMBLAY LE DEVOIR 1 Pierre Jolivet affirme qu'il ne lit pas les critiques sur ses films.Il )/ous dit ça et on n’est pas très sûr de le croire, d’autant plus qu’£« plein Ïœur, sa dernière œuvre qui sortait lier dans nos salles, s’est fait joli-nent varloper par la presse parisienne.Le terme «exécuter» serait plus juste.Il faut dire que le film est un re-1make (Jolivet déteste le mot).Il y a Quarante ans, sur une même adaptation du roman de Simenon En cas de fnalhcur, Autant!.ara avait donné la vedette à Jean Gabin et à Brigitte .Bardot, et une certaine scène oii elle ¦levait sa jupe avait frappé les mémoires.«En France, an n'a pas le droit de toucher au “patrimoine", lance-t-il avec quelque amertume, ce patrimoine fût-il un film de seconde zone.Car entendons-nous: je n 'ai pas refait Les Enfants du paradis.» Il n’a d’ailleurs pas refait le film d’Au-tant-Lara, pour la bonne raison qu’il ne l’avait pas vu — du moins avant de tourner — pas plus qu’il n’avait lu le roman de Simenon.C’est le scénario de Roselyne Bosch qui fut sa trame.«Si j’avais vu le film ou lu le livre, j’aurais été tenté d’intervenir dans l’adaptation, ou même de ne pas le faire, alors.» Quoi qu’il en soit, le cinéaste s’attendait à voir son film snobé.Et il le fut.«Je ne suis pas un révolutionnaire du cinéma, dit-il.Mon film s’inscrit dans une tradition de classicisme.Il n’est pas à la mode.On ne me l’a pas pardonné.» • Jolivet avait auparavant réalisé des cèuvres à portée sociale plus grande, Comme Force majeure et Fred.Cette fols, il s’agit davantage d’un film de cbmtnande pour lequel il a d’ailleurs reçu le plus gros budget de sa vie :(4S millions de francs).' 1 Précisons qu’A'w plein cœur, qui donne la vedette à Jacques Gamblin, ‘Carole Bouquet et la jeune Virginie •Ledoyen, est l’histoire d’un triangle amoureux entre le mari avocat, bien Vnarié et apparemment heureux de son sort craquant pour une nymphette délinquante qu’il entreprend de défendre en cour, avant d’y lais-fseYsà femme et son honneur.Descente dans les profondeurs de la jpassion, mais aussi dans une certaine image du passé du héros qui (croit retrouver en cette jeune fille sa ! propre enfance.«Simenon est le plus adapté des écrivains parce qu’il écrit d’une façon ; très instinctive, affirme Pierre Jolivet.Il n'a rien d'un moraliste, mais ses ! œuvres ont toujours un fond social et ; moral qui inspire les cinéastes.» i ILaffirme avoir pensé tout de suite ' à Jacques Gamblin et à Carole Bou-’ qçét pour les rôles des époux.«Farce fine chacun est emblématique d'une ‘certaine classe sociale qui collait à 1 le'urs personnages.Elle bourgeoise, lui ¦fraîchement arrivé dans un monde d'àfgent.Carole Bouquet est belle.C’était amusant de dire: la beauté , n ’est pas tout.Si j’avais pris une bourgeoise un peu tapée, c’eût été trop [simple.» Quant à Virginie Ledoyen, rjeune étoile montante du cinéma français, elle s’est imposée après ¦quelques tâtonnements.«J’y ai perdu èfcgggné avec elle.Perdu en séduction immédiate, indiscutable, Son charme citipius discret que celui de Bardot.Virginie possède un mystère diffus plu-tqf jpe sexuel, qui ouvrait sur des zQtfes intérieures de séduction.» J eLa différence d’âge est moins grande entre Virginie et Jacques Gamblin (licentre Gabin et Bardot à l’époque.Dfins le premier cas, on comprend très b\en que le personnage de Gamblin, encore très séduisant, ait une petite amie' plus jeune.Cela change la dynamique, la rend plus actuelle que dans En cas de malheur.» «Mon film en est un sur la passion, précise Jolivet.On dit que les passions sont toujours en dehors de la raison, mais elles ont leurs raisons obscures et cachées.C’est typiquement Si- menon, ça.Les choses ne sont jamais au premier degré.Il est un Balzac moderne, abordant le fond tout en traitant de la société qui était la sienne.» «Évidemment, l’histoire de l’homme arrivé qui tombe amoureux d’une nymphette a été racontée cent fois.Je me suis intéressé au facteur psychologique déclencheur.Il a renié ses origines et elles le rattrapent à un moment de sa vie où l’ennui le gagne.» «Cela dit, j’ai voulu camper mon film dans la société d’aujourd’hui, et le personnage de Virginie est cette incarnation d'une certaine jeunesse qui a très envie des stigmates de la richesse mais qui balance entre deux mondes, deux amours: Gamblin et le jeune homme dealer et violent interprété par Guillaume Canet.Les deux hommes sont d’ailleurs plus faibles que les femmes.comme dans la vie.» «Ce qui me plaisait dans cette histoire, c'est que mes personnages, quelle que soit leur condition sociale, sont tous placés sur le même niveau.Le passion les rend égaux.» «N’empêche, c’était la première fois que je travaillais sur une adaptation.Et devant la réception que le film a reçu, j'y penserai deux fois le prochain coup.» De fait, Pierre Jolivet vient de tourner une comédie sociale qui a pour cadre une petite entreprise, film qui se révélera plus proche de Fred que A'En plein cœur.CINEMA ST-LEONARD 9480 LACORDAIRE 324-9227 IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN (13) UNE BOUTEILLE À LA MER (G) PATCH ADAMS V.F.(G) LE PRINCE D'ÉGYPTE (G) ET 4 AUTRES! -www.cinema.ca- CONSULTEZ IJÏS HORAIRES CINI-MA 2k 18$ H™, I TOUR ' î! ma , 8- S (axes je1 S.- I: I m l— RELACHE HER., JEU.CrjiulcvPrjirics II m IA COMEDIE NUMERO 1 AU CANADA ! UN BAISER, ENFIN 1 [version française de Never Been Kissed] npj.-; on irpcinm À L’AFFICHE! ?SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE i i CINEPLEX ODEON-—1 i CINEPLEX ODCON ——i i—LES CINEMAS GUZZO .i—MEGA-PLEX'GUZZO 1 IqUARTIER LATIN ?[ | LASALLE (Place) 11 LANGELIER 6 ?11TASCHEREAU 18 ?| i CINEPLEX ODCON-1 i CINÉPLEX ODCON-1 r—CINÉPLCX ODÉON-1 i-CINÉMA ——1 I LONGUEUIL (Place) 11 BOUCHERVILLE 11 ST-BRUNO ?11ST-EUSTACHE ?| I CINÉPLCX ODÉON-——1 i CINÉPLEX ODÉON—i -CINÉPLCX OOÉON-1 i—CARREFOUR DU NORD—l |CARREFOUR DORIOnI [ PLAZA DELSON 11 LAVAL (Galeries) 11 ST-JÉRÔME | « ¦ ¦¦ CAPITOL -1 i—LCS CINÉMAS GUZZO—î r— LES CINÉMAS GUZZO —1 r GALERIES ST-HYACINTHE-I | ST-JEAN I | STE-THÉRÉSE 8 ?| |TERREBONNE 8 ?j |ST-HYACINTHE ?| r——CINÉ-ENTREPRISE - —i r— CINÉ-ENTREPRISE ——•» CINÉMA DE PARIS—» r ;CINÉPLEX ODÉON—» | PLAZA REPENTIGNV ?| [ ST-BASILE ?[ | VALLEYFIELD ?11CHATEAUGUAY ENCORE | VERSION ORIGINALE ANGLAISE I CINEPLEX ODEON-1 -CINEPLEX ODEON —1 i -CINEPLEX ODEON-1 i—LES CINEMAS GUZZO—i 1 FAUBOURG ?1 j LASALLE (Place) ?11 CÔTE-DES NEIGES ?11LACORDAIRE 11 ?[ I—LCS CINÉMAS GUZZO-1 i—MÉGA-PLEX” GUZZO-1 i—MÉGA-PLEX-GUZZO—| |-CINÉMA PINE —l I DES SOURCES 10 ?| | PONT-ViAU 16 ?| | TASCHEREAU 18 ?11 STE-ADÈLE ?| Jacques Gamblin et Carole Bouquet se sont imposés pour les rôles des époux Trop belle pour lui EN PLEIN CŒUR Réalisation: Pierre Jolivet Scénario: Roselyne Bosch, d’après le roman En cas de malheur de Georges Simenon.Avec Gérard Lanvin, Virginie Ledoyen, Carole Bouquet, Guillaume Canet.Image: Pascal Rida».Montage: Yves Deschamps.Musique: Serge Perathoner, Jannick Top.France, 1998,1(X) minutes.Cinéplex Odéon ANDRÉ LAVOIE De ce côté-ci de l'Atlantique, le cinéma du réalisateur français Pierre Jolivet suscite l’enthousiasme.Son travail de scénariste a fait merveille pour Luc Besson (Le Dernier Combat, Subway) alors que ses propres films, moins racoleurs, n’explorent pas les mêmes avenues.Comme bien de ses compatriotes cinéastes, il a eu droit à son remake (celui de Force Majeure, devenu Return to Paradise) et la carrière de son dernier film, Fred, réalisé en 1996 et sorti ici l’an dernier, n’a connu aucun retentissement.Il nous revient cette fois avec En plein cœur, un film remarquable mettant en vedette Gérard Lanvin, Carole Bouquet, Guillaume Canet et une jeune actrice qui s’impose de plus en plus, Virginie Ledoyen.Reconnaissons d’emblée qu’il a eu la chance de mettre la main sur le scenario de Roselyne Bosch (1492, Christophe Colomb), une adaptation du roman En cas de malheur de Georges Simenon, roman aux accents pervers de ce «Balzac sans les longueurs».Certains cinéphiles et de nombreux amateurs de Brigitte Bardot dans son plus simple appareil se souviendront peut-être de la version de Claude Autant-Lara, réalisée en 1958 avec Jean Gabin dans le rôle de l’avocat qui décide de tout plaquer pour la belle voleuse.Cette fois-ci, c’est au tour de Gérard Dm vin; l'avocat Michel Farnese succombe vite aux charmes de Cécile (Virginie Ledoyen), une petite garce en cavale qui se retrouve coincée après le vol d’une bijouterie.Comme elle connaît son adresse puisqu’elle lui a volé son porte-monnaie, Cécile le supplie de lui venir en aide et il ne se fera pas prier longtemps, se servant même du (faux) témoignage de l'amant de Cécile, Vincent (Guillaume Canet), pour la disculper.Après sa sortie de prison, Cécile s’installe dans le lit et la vie de Michel, celui-ci ayant décidé de quitter Viviane (Carole Bouquet), son épouse.Di «lune de miel» sera pourtant de courte durée: Vincent ne supporte pas l'idée de perdre Cécile alors que les doutes planent sur la véracité de son témoignage.Ce quatuor désaccordé, victime des hésitations et de l'insouciance de la jeune fille, se détruira rapidement, faisant même éclabousser un peu de sang au passage.Sans multiplier davantage les mystères et les fausses pistes — ce qu’aurait fait un Chabrol qui se serait moque du milieu bourgeois où évolue Michel et Viviane —, Pierre Jolivet réussit sans mal à nous tenir en haleine, toujours obsédé qu'il est d’éviter les temps morts (ses films font souvent moins de 90 minutes).Plaçant volontairement les personnages sur un fil de rasoir et sous haute tension, ceux-ci se débattent comme ils peuvent, bourrés de contradictions, confus, parfois méchants, souvent insolents, manquant même un peu d'orgueil comme dans le cas de Viviane, l’épouse dupée.En fait, comme dans les romans de Simenon, ils ne sont «pas toujours coupables mais jamais innocents».Ce récit mélange habilement obsessions, sexe, violence, jalousie et mensonges, sans pour autant que Jolivet s’y vautre inutilement ou que ces éléments prennent le pas sur son ambition première: celle de raconter, avec application et savoir-faire, l’histoire d’une passion dévastatrice.De surcroît, quatre interprètes au diapason complètent cette petite réussite, à commencer par Virginie Ledoyen, qui porte presque tout le film sur ces jeunes épaules, soutenue ('gaiement par un Gérard Lanvin vieillissant mais traînant toujours sa mine des jours tristes.Alors que Guillaume Canet défend le rôle le plus ingrat, celui de l’amant jaloux et un peu fêlé, Carole Bouquet, s;ms bousculer a outrance son image de marque (Chanel.), réussit à émouvoir, tout comme elle l’avait fait dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier, là aussi délaissée par un mari en mal de nouveauté.Même si En plein cœur ne bouscule en rien les règles du polar et reinvente à peine le triangle amoureux, le film n’en demeure pas moins séduisant et laisse planer quelques zones d’ombres en plus de ne jamais se faire complaisant à l’égard de la nature humaine.Simenon n’y aurait ajouté qu’un peu de brume.SOURCE: MOTION INTERNATIONA! Virginie Ledoyen et Gérard Dinvin dans En plein cœur.***** SANDRINE LAURE I BONNAIRE FRANÇOISE FABIAN MARSAC JERZY RADZIWILOWICZ défense « Un exercice ambitieux et plein d'humour.» - Martin Bilodeau, Le Devoir « Un film d'une beauté inclassable.» - Luc Perreault, La Presse mise en scène 3 JACQUES RIVETTE ; m' « Cela fait longtemps que Rivette n'était parvenu à mêler aussi brillamment abandon et précision.» - Pierre Murat, Télérama * ^ j-CINÉPLEX ODEON-1 A L’AFFICHE EN EXCLUSIVITE ICOMPLEXE DESJARDINS 1 tous les jours: 1:30 - 5:00 - 8:30 30* 0} A G U I CHANGEZ DE MONDE Taratala est de retour ! Avec un Nagni éclaté, un public survolté, un plateau surchauffe par 80 musiciens.À l’affiche de l’émission fétiche : Garou.Luck Mervil, Patrick Fiori, Julie Zenatti.Lenny kravilz, Supertramp, Julien Clerc, Claude Nougaro, Gloria Gaynor, Noa, Liane Foly, Tina \rena, khaled, Faudcl.Rachid Taha.Cheb Mami et k.Mel.Qui ratera Taratata RATERA LES MÉGASTARS CE SOIR h 30 ¦MM CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÈRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.K I) K V 0 I It .1.K S S A M K I) I 17 V.T I) I M A N C II H I S A V It 1 I.I !) !) !) B 6 ^ m i a.— — — w 1 1 w CINÉMA Un portrait glacial DP SEAMUS DEASY Brendan Gleeson et Angeline Bail dans The General de John Boorman.I1WII IM tuviuww 4 AVRI MARS AU L'HÇMME /> < W Créée |)ar Patrice Dubois Marie-Claude Gam^ Philippe Martin Dany Michaud Marie-José NormanO Brigitte St-Aubin Nadia Bélanger Nadia Bellefeuille Carole Caouette Véronique Massé Etienne Ricard a 2 O h 1.5 Martin Gàujthier ThéâTr©4^tmte de Claude La Roche ^ ^ ° 1 • ie5»rff|3r^,Kstv,K et Im niveaii* de lang g So/onge Lévesque s’entrechoquent.ie Devoir .Les 5 acteurs sont tous Uèsbon.cadence mlernaie ’"7'" Marie-Christine Blois CB F, Montréal bpress | LEIOUVKAC m THEATRE ESPACE LA VEILLÉE URFAUST tragédie subjective Goethe / Pessoa Adaptation et mise en scène : Denis Marleau 5 SUPPLEMENTAIRES du 27 avril au 1er mai Avec quelle aisance feutrée Paul Savoie, en Méphisto, laboure des siècles d'idées reçues! Le Soleil, J.St-Hilaire, 12-04-99 Denis Marleau's staging is magical and the performances are all the more powerful because they are understated.(.) Miliaire builds a great range for Faust.The Globe and Mail, K.Taylor, 10-04-99 Une œuvre aride et déstabilisante mais diablement intéressante! Montréal Ce Soir, M.C.Trottier, 13-04-99 ’’SP1' PS» "4IJ Une création du Théâtre UBU avec Albert Miliaire, Céline Bonnier, Paul Savoie, Daniel Parent, Louise de Beaumont Décor : Michel Goulet; costumes : François Barbeau; musique : John Rea; éclairage : Alain Lortie en collaboration avec le Goethe-Institut Montréal en coproduction avec Weimar 1999, Capitale culturelle de l'Europe; les Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux; le Théâtre français du Centre national des Arts d'Ottawa; l'Hexagone, Scène Nationale de Meylan et la Rampe d'Échirolles.USINE O ffifsîJÜi Guichet : 521-4493 Jusqu'ou 1er mai 1999 THE GENERAL Écrit et réalisé par John Boorman.Avec Brendan Gleeson, Jon Voight, Adrian Dunbar, Maria Doyle Kennedy, Angeline Bail.Image: Seamus Deasy.Montage: Ron Davis.Musique: Richie Buckley.Grande-Bretagne, 1998,129 minutes.MARTIN BILODEAU Pour plusieurs, The General, récipiendaire du prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes, marque le retour de John Boorman (Délivrance-, Excalibur) à l’avant-plan du cinéma international, lui qui s’était montré avare de grands films depuis Hope and Glory, au milieu des années 80.Or, force est d’admettre que la mise en scène vive et inspirée de Boorman écrase ce drame biographique inspiré de la vie peu banale de Martin Cahill (Brendan Gleeson), célèbre bandit dublinois qui, pendant plus de 20 ans, a tenu la dragée haute aux autorités irlandaises, qui n’ont jamais réussi à l’épingler malgré une succession de vols audacieux, dont le butin estimé s’élève à 60 millions de dollars.Tournant le dos au sensationnalisme (nous lui en savons gré), mais aussi aux schémas romanesques qui sont habituellement de mise dans ce genre de film, Boorman a privilégié une approche impartiale, froide et déstabilisante, qui dresse peu à peu un mur entre la salle et l’écran.The General (tel est le surnom que donnaient les autorités à Cahill) prend la forme d’un long flash-back, commençant là où tout s’est arrêté pour Cahill, c’est-à-dire un matin de 1994, alors qu’il est abattu devant chez lui par un soldat de l’Armée républicaine irlandaise.L’enfance et ses menus larcins, les séjours en prison, la famille auprès d’une épouse aimante (Maria Doyle Kennedy) et de sa sœur, qui deviendra aussi sa conjointe (Angeline Bail), les complices du crime (dont Adrian Dunbar) et l’ascension sociale, Boorman déballe le tout comme un catalogue, livrant à la clé un personnage aussi paradoxal et fuyant que celui qu’il a fait apparaître dans les premières images de son film.Un personnage de malfaiteur qui a tout du romanesque, donc tout pour séduire — comme l’ont montré les médias de l’époque, fascinés par Cahill — mais qui, soumis au récit mi-documenté mi-imaginé de Boorman, ne fait que reformuler en boucle une réflexion désolée — assortie d’une longue démonstration — sur l’impossibilité de relier les faits à la vérité intérieure du personnage.Outre la placidité du scénario, délibérément coupé de toute montée dramatique, The General demeure au stade psychologique et narratif de la déposition policière, le manque de charisme de Brendan Gleeson, qui fait de son personnage d’anti-héros un anti-personnage, confirmant la tangente.L’ascendant qu’a Martin Cahill sur ses complices, la séduction qui s’opère dans l’intimité de son foyer, ou pas une mais deux femmes se dévouent corps et âme pour lui, resteront jusqu’au bout inexpliqués, limitant ainsi l’adhésion des spectateurs réduits à un spectacle froid, enjolivé par une mise en scène musclée, des images en noir et blanc dont le grain rappelle les vieux télé-reportages, et une musique cadencée qui recouvre le tout sans toutefois moduler les sentiments.Le personnage de l’inspecteur de police, campé par un John Voight habité qui renoue avec Boorman 27 ans après Délivrance, aurait aussi gagné à être développé davantage.Le cinéaste en a fait un pilier moral conventionnel, un simple témoin, offusqué par les gestes de Cahill mais en même temps admiratif de son sang-froid.C’est peu dans un film dont le pari est finalement identique à celui qu’il a su relever, le plaisir des spectateurs en moins.9 MILLIARDAIRE TEXTE ET MISE EN SCÈNE DE ROBERT GRAVEL avec VIOLETTE , CLAUDE LAROCHE, JACQUES , DIDIER LUCIEN, ALEXIS MARTIN, LUC PROULX, LUC SENAY, GUYLAINE TREMBLAY.JEAN BAUD CLAIRE GEOFfRION IUC SENAY SYLVIE MORISSEl 120 AVRIL A015 MAI 866-8668 Théâtre du Nouveau Monde VITRINE DE LA VIDÉO Nf| f SOURCE BEHAVIOUR Une scène de Happiness, de Todd Solondz Bungalopolis telle qu’en elle-même MARTIN BILODEAU Rien ne saurait mieux résumer le sentiment qu’on éprouve en découvrant, ou en redécouvrant, le deuxième long métrage de Todd Solondz, que son titre justement.Happiness, lequel décrit le mirage d’une galerie de gens ordinaires qui souhaitent que l’illusion de leur bonheur soit complète.HAPPINESS ?Œuvre à plusieurs tableaux, où les actions d’une dizaine de banlieusards, parents, amis ou voisins, s’entrecroisent selon les consignes d’un scénario tentaculaire aux visées universelles, Happiness propose une vue en coupe d’un monde de banlieue où la quête du bonheur est constamment entravée par la solitude et la peur.Todd Solondz nous fait faire un voyage au bout de la nuit, au delà des apparences, au carrefour de ce qui ne se dit pas en société et ne se montre pas au cinéma.Un face-à-face formidable et désespéré entre la dure vérité des choses et les artifices nécessaires de la fiction, pour lequel le cinéaste décroche toutes les ficelles et fait tomber les masques d’une galerie de personnages de tous âges, en quête d’amour, d’eux-mêmes, d’absolu ou simplement de sexe.Solondz reste cependant à distance respectueuse du drame, sa mise en scène extrêmement frontale n’adopte pourtant jamais une position de voyeurisme, ni ne baisse les yeux devant l’inmontrable.La société de Happiness est laide et attachante, donc crédible; ses travers, les gestes odieux des uns et les crimes des autres passent néanmoins par le regard d’un cinéaste intelligent et moralement raffiné, qui ne juge personne mais secoue le spectateur, trop souvent enclin à fermer les yeux devant une giclée de sperme ou à se boucher les oreilles en entendant un père confier à son jeune fils les détails du crime pédophile dont on l’accuse.Ouch! Encore.I V Mimer, Metro Mcdii Awrd W8 Toronto Interwtianj) Film j?Miiwer, InUrnrticiu! Critic* I L Iff® Cernu Film Futival a Jilm b j Todd Sotondic Newsweek magazine $ fit " 1 film of 1938 ! sée par l’aîné tapageur resté èb enfance malgré ses 20 ans, et doit on étudie la perspective d’un internement.La somme des talents réunis, la discrétion et l’intelligence dt{ scénario, la profondeur des sentiments évoqués par une approche impressionniste étrangère aux missions éducatives, tous ces facteurs et d’autres encore font de Dis-mo\ que je rêve un des plus beaux cadeaijx de l’année dernière.L’ARRIERE-PAYS ?! DIS-MOI QUE JE REVE ?* 1/2 Le petit bonheur est aussi au cœur de Dis-moi que je rêve, du Français Claude Mouriéras.Cette fable sur la normalité et l’anormalité, sous le couvert de la comédie poétique, raconte l’histoire d’une famille paysanne dysfonctionnelle et hyperactive, à la fois cimentée et tlivi Sê/AiU* OJJidrlU CANNES 98 IViCanaU l’RIX JEAN VIC.O 1991 J ü/j-mW 7 !|'.je .je A LA SEMAINE DE EA DANSE JEUNE PUBLIC m DES ART DE [AVAL Récolle de rêves Danse Trielle 3 à 8 ans 18 avril à 14h À cheval sur les nuages Compagnie Claude Pilon 5 ans et plus 25 avril à 14h 1395, boul.de la Concorde O.(450) 662-4442 ES lirtïMi.V.V.P „ TENTET LUNDI 24 mai 20H30 CHRISTIAN MARCLAY THURSTON MOORE # LEE RANALD0 INFORMATIONS, PASSEPORTS & FORFAIT Tél: 819-752-7912 Fax: 819-758-4370 fimav@cdcbf.qc.ca www.cdcbf.qc.ca/FIMAV m z Quebec:::: W eœe* Canada YAMAHA 16ième 1-800-361-4595 1-514-790-1245 Qui ovationne-t-on, au juste ?i i i i i i I i i ! I B 10 I.K |) K v U I I! .I.I S S \ M I Kl 17 K T I) I M A X ( Il K I S A V II I I.I K !l !l HALF MAI) MOON 'Il ie Damnations TX Sire (Warner) Ma meilleure p’tite bouffée d’oxyde de carbone des derniers mois.Les Damnations TX, c’est un trio d’Austin, capitale du Texas et de la bonne musique de racines.Le groupe réunit deux sœurs, Amy Boone et Deborah Kelly, et un copain guitariste, Rob Bernard, depuis '.-T OUF HEINE Jeff Beck et son toutou 1994, Il s’agit de leur premier véritable album, si l’on ne compte pas le Live Set de l’an dernier, paru localement à 1000 exemplaires.Remarqués par l’industrie descendue en masse au South By Southwest, jamboree annuel de talent neuf tenu à Austin, voilà donc les Damnations TX (TX pour Texas, histoire de se différencier d’autres Damnations) propulsés à l’avant-plan de la nouvelle scène musicale dite du «new West».On pourrait décrire leur musique, en une expression forcément réductrice, comme étant du roots-punk alternatif.Entendez par cette triple étiquette: une attitude j’fais-c’que-j’veux-et-allez-vous-faire-foutre, une affection affichée pour les genres traditionnels de la musique américaine, et un parcours résolument parallèle.De fait, il y a dans leur soupe tout ce qui survit comme de la mauvaise herbe dans ces coins-là: du bluegrass, du rockabilly, du western, voire un peu de folk-pop psychédélique des années 60.J’y entends autant les Indigo Girls que Mazzy Star ou les Cowboy Junkies première époque, voire les Byrds.C’est malpropre, un peu tout croche, éminemment charmant.Pour ceux qui croient qu’une station-service en ruines est la plus belle chose du monde.Sylvain Cormier COREY HARRIS 'Die 5 x 5 Etiquette Alligator Taj Mahal s’est toujours distingué en alliant blues et.ethnologie! Il chante des originaux, il joue des anti-quités.Il allie la musique des champs laissés en jachère depuis des lunes à celle des faubourgs des grandes grandes villes.Bref, Taj Mahal est un bluesman total.Avec son nouvel album, Corey Marris se pose peut-être bien en héritier de Taj Mahal.Guitariste très fin, chanteur très franc, Harris est l’ethnologue de la génération montante.Il rénove le vieux.Il restaure la chansonnette.Et surtout, il convainc.Plus que jamais.Pour confectionner cette ode à l’art des anciens, à la culture du Sud, celui en particulier des boues de la Louisiane, il a composé une ribambelle de pièces originales qu’il chante en anglais, on s’en doute, mais aussi en.français.Tiens, écouter celle-là: J’avais une belle Camerounaise / si noire et si douce / mais elle est partie, me voici / sans chérie.» Musicalement, Harris et ses complices ont pris soin grandement soin, de proposer un éventail ou plutôt de décliner la richesse acoustique, et très agricole, du blues.On est loin, très loin du blues de Chicago.On est loin de cela, parce qu’on est plein Sud.On est au soleil.Il était temps.Serge Truffaut c CONSERVATOIRE DE MUSIQUE ET D'ART DRAMATIQUE DU QUÉBEC Art dramatique Montréal de François Archambault musique de Yves Morin mise en scene de Normand C houinard de François Archambault du 23 avril au l" mai 1999, à 20 h (relâche le dimanche 25 avril) Entrée : 6,00 S Studio-théâtre Jean-Valcourt îdon versé au foras de secours des eteves \ oo, rue Notre-Dame Est, Montréal Réservations : (514) 873-4283 (métro Champ-de-Mars) Québec ss damnati#ns\ 18 TRACKS Bruce Springsteen Columbia (Sony) C’est drôlement chouette de sa part: Bruce a répondu aux demandes de ses fans, qui réclamaient The Fever et The Promise, deux de ses plus valables chansons des années 70 jamais officiellement rendues publiques (sinon l;t seconde, donnée au vieux copain d’Asbury Park Southsi- de Johnny).Seulement voilà, il faut payer le prix des largesses: les deux titres, plus une autre chanson plutôt anodine intitulée Trouble River, lais-sée-pour-compte des sessions de l’album Human Touch, ne sont disponibles qu’en bonus à la compilation IS Tracks, résumé du coffret triple de matériel rare ou inédit Tracks paru à l’automne.La manœuvre apparaît d’autant plus chiche qu’il y avait sur les trois albums toute la place voulue, près d’une vingtaine de minutes par disque, pour inclure ces morceaux-là.yharris i./- VftY.AT mm ¦ 7 V Uï-i ‘/*S; 1999 : une saison inoubliable! Pour vous qui aimez Part, des voyages de courte ou de longue durée, des festivals de musique, de grandes expositions, des morceaux de pays à découvrir autrement! (514) 276-0207 "beaux détours Brochure disponible au début de mai F.n collaboration avec N.ulc.m et Rouleau I.autre voyage inc.Détenteur d’un permit du Québec et bien d’autres.À la limite, il eût été honnête de les offrir en CD simple, en complément d’un extrait du boîtier.Ceîa dit, le fan se tordra néanmoins le portefeuille jusqu’à ce qu’il en crache quelques billets froissés tellement The Fever et The Promise remplissent leur fiévreuse promesse.Bien qu’à l’état d’ébauche, The Fever est rien de moins que l’hymne définitif du désir charnel.The Promise, réenregistrée en février dernier par Bruce seul au piano, est une forte ballade explorant l’essentiel thème springsteenien des espoirs et désillusions, dans le moule des classiques The River ou The Price You Pay.Vivre sans?N’y pensez même pas.S.C.CENTRAL RESERVATION Beth Orton (Arista/BMG) Vous l’avez remarquée, cette façon qu’a le soleil, après le changement d’heure, de briller un peu plus fort dans nos journées, de réchauffer enfin la fin du jour, glaciale depuis l’automne?A son meilleur, Beth Orton est,exactement comme ça.A preuve, écoutez plutôt Stolen Car, la lumineuse ouverture de Central Reservation, deuxième album de cette chanteuse electro-folk pas ordinaire révélée il y a deux ans par l’étonnant album Trailer Park.Appuyée par les glissements magiques et amples de Ben Harper à la guitare, Orton y élève une tristesse de dépossédée en pleine lumière et la réchauffe dans les grands espaces.La suite de ce disque où apparaissent aussi les Dr John, Terry Callier et Ben Watt (d’Everything Put the Girl) est un brin plus tranquille, mais marquée par d’autres grands moments où cette personnalité hyper-émotive s’exprime avec une beauté fragile et persistante.Etonnant phénomène, cette voix mal entraînée, à la justesse parfois approximative (So Much More et Love Like Ixiughter en souffrent considérablement), réussit justement par ces faiblesses à livrer quelque chose d’immédiat et d’étonnamment sincère.Et c’est ce qui lui permet de rendre si touchantes, à l’écoute, des paroles comme celles de Stars All Seem to Weep, posées sur des atmosphères riches signées Ben Watt: «Je pense à toi, la nuit, sous la lune / Fit il semble que les étoiles pleurent.» Installant une fois de plus son folk au bord des musiques dansantes et électroniques, Beth Orton livre ici un Central Reservation qui répond aux attentes créées par Trailer Park, même si la présence de plusieurs producteurs, de chanson en chanson, affaiblit quelque peu la cohérence de l’ensemble.Mais ce n’est rien pour vraiment assombrir cet éblouissant soleil triste.Rémy Charest BRYANT STREET Dubtribe Sound System (live Electro/BMG) Sorti de San Francisco, le Dubtribe Sound System livre un disque sur lequel il est difficile d’écrire, simplement parce qu’on peine, en l’écoutant, à rester sagement assis devant A RADIO-CONCERTS Ariane Emond vous réveille tout en douceur et en musique aux MATINS DU MONDE, du lundi au vendredi de 6 h 07 à 9 h.Réal.Claude Duhamel NICOLE UN, REINE DE CHAIR, une fiction d’un jeune auteur de l'École nationale de théâtre, Francis Monty, qui explore un univers démesuré.Avec Francine Vézina, Cynthia Angel, Benoit Reau (trois comédiens inscrits au Conservatoire d'art dramatique de Montréal), François Godin et Francis Monty a FICTIONS.Réal.Line Meloche Dimanche à 19 h 30 Le Trio Gryphon avec Jamie Parker, Annalee Patipatanakoon et Roman Borys, en direct de la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau à Montréal.Anim.Françoise Davoine Réal.Christiane LeBlanc Lundi à 20 h MIDI-CULTURE en direct de la librairie Champigny à Montréal à l'occasion de la Journée mondiale du livre.Invité : Dany Laferrière.Anim.Francine Moreau Réal.Diane Maheux Vendredi à 12 h 11 Debussy, Fauré, Poulenc, Bernstein, Gershwin, Bizet, Barbara Streisand, Greg Lake .Un répertoire varié interprété par la mezzo-soprano Odette Beaupré et les pianistes Louise Pelletier et Yvon Bellemare.Anim.Michel Keable Réal.Richard Lavallée et Geneviève Sarda Mardi à 20 h CHAINE CULTURELLE DE RADIO-CANADA www.radio-canada.ca 98,3 MONCTOH • 101,9 ALLARDVILLE • 101,5 RIMOUSKI • 100,9 CHICOUTIMI • 95,3 QUÉBEC • 90,7 ESTRIE 95,3 LAMEQUE 104,3 MAURICIE-CENTRE DU QUEBEC • 100,7 MONTREAL • 102,5 0TTAWA-HULL • 90,3 TORONTO l’ordinateur.Même si elle sent la discothèque à plein nez, la musique de ce «système de son» est tout à fait emballante, grâce à la multiplicité des nuances ajoutées à des rythmes parfois convenus mais menés avec brio.Grand mix d’une bonne heure, Bryant Street passe des accents latins aux emprunts disco en passant par des élans de cuivres et des rappels des années soixante, sur un axe dansant fort bien défini et possédant une véritable personnalité.Même si elle fait plus appel aux reins qu’à la tête, la musique du Dubtribe Sound System est salement intelligente.Vous écriviez, demanda la cigale?Eh bien dansez, maintenant! R.C.SIXPENCE NONE THE RICHER Sixpence none the richer (Squint/Sony) Venu d’Austin, au Texas, ce groupe au nom surprenant livre ici un troisième album pas vraiment inclassable, mais s’amusant avec intelligence entre le rock léger et la pop éthérée.On pense aux Sundays, aux Cardigans ou à Nathalie Merchant, en entendant la voix légère de L‘igh Nash.Mais en entendant les guitares de Matt Slocum faire dans l’atmosphérique comme dans le plus mordant, la batterie de Dale Baker se frotter au rock dur (voir la chanson Love) on ne réussit pas vraiment à mettre un nom sur ce son.Avec des emprunts à Neruda (Pttedo Escribir) et une maison d’édition appelée Le tigre sur un ballon, Sixpence none tlie richer se donne des airs artistiques que dément en partie la simplicité pop de Kiss Me ou d7 Can’t Catch You, probablement la plus belle pièce de l’album.Une découverte sympathique.R.C.BECK WHO ELSE?Jeff Beck Epic (Sony) C’est le meilleur guitariste de la planète rock, affirment certains.Le «gov’nor», comme disent les Anglais d’Angleterre.Le plus fluide, le plus fortiche du manche, l’homme aux douze mains supersoniques.Avec les Yardbirds au milieu des années 60, digne successeur d’Eric Clapton, il multiplia les solos génialement audacieux et inspirés, totalement hen-drixien deux ans avant que le frisé ne défrise tout le monde.Il n’y a qu’à écouter le prophétique Shape Of tilings To Come pour s’en convaincre.Plus tard, derrière les jeunots Rod Stewart et Ronnie Wood au sein du Jeff Beck Group, il fit merveille avec / Ain’t Superstitious, blues de Willie Dixon.C’est au début des années 70 que les choses se gâtèrent, alors que Beck se lança dans le jazz-fusion instrumental, ce piège à cons des as de la six-cordes.Telle une poule sans tête, il se mit à pondre des solos qui n’allaient nulle part, parfois brillants, le plus souvent indulgents, rarement mémorables.De projet en projet, on le suivit néanmoins, le remarquant çà et là, notamment derrière le vieux copain Rod le temps d’un People Get Ready magique, ou alors avec les Big Town Playboys le temps d’un hommage senti à Cliff Gallup, le guitariste des Blue Caps de Gene Vincent.Revoilà notre homme.De nouveau seul aux commandes, hélas.D’où l’affligeant retour des solos sans queue ni tête, des effets électroniques en-veux-tu-en-v’là, des notes qui n’en finissent plus de finir, des attaques furieuses dans le vide.Pour changer, ou enfin le croit-il, Beck s’est mis à la mode techno, mitraillant ses milliards de notes par-dessus un blitz-grieg sonore à la Prodigy.Ce qui ne change rien à l’affaire: sinon les atmosphériques Angels (Footsteps), Another Place et Declan, Who Else?n’offre rien d’autre que fioritures et sparagesà l’infini, ravalant tristement Beck au rang des Steve Vai, Joe Sa-triani et Stéphane Dufour: le club des branleurs de manche.Pur et simple gaspillage de talent.Allons réécouter les Yardbirds pour ne pas pleurer.S.C.Donnez À QUELQU’UN UNE DEUXIÈME CHANCE! Discutez du don d’organes avec votre famille et signez votre carre de donneur dès aujourd'hui.La Fondation canadihnne nu ri-in E I) K V (I I It S ,\ M K I) I 17 K I M A X ( A V It I I I il il il i; i DISQUES C L A S S I Q U E S Bouquet de printemps sur des airs d’antan FRANÇOIS TOUSKiNANT BACH - ARIAS ET OBOE D’AMORE | } Jean Sébaslien Bach: Airs Erbarme J)icli, mein Got! (extrait de Im Passion selon saint Matthieu BWV 214), Aeh, iinaussprechlich ist die Not (extrait de la cantate BWV116),/cs«, I)cr aitli grutier Liebe (extrait de la cantate BWV 165), Sellantediclt, o Seek nielit (extrait de la cantate BWV 147), Qui sedes ad dextrain Pa-tris (extrait de la Grand Messe en si mineur BWV 222) et Saget, saget inir gescliwinde (extrait de l'Oratorio de Pâques, BWV 248); concertos pour hautbois d’amour en la majeur (BWV 1055a) et en ré majeur (BWV 1053a).DanielTaylor, contreténor; Bruce Haynes, hautbois d’amour; Scott Metcalfe, violon solo; Hélène Rlouffe et Olivier Brault, violon; Christine Moran, alto; Susie Napper, violoncelle; Pierre Cartier, contrebasse; Réjean Poirier, clavecin et orgue.Durée: 57 min 56.ATMA ACD3 22158 Dan Taylor chante cet après-midi au Met, diffusion en direct sur la chaîne culturelle de Radio-Canada.Allez vite vous acheter ce disque avant la diffusion: après, il risque de ne plus en rester en magasin.Pas pour le snobisme ou la mode, ce serait tomber dans la facilité.Non, pour la beauté de cet enregistrement.Daniel Taylor a choisi un éclectique programme d’extraits, des airs archi connus et techniquement pas toujours évidents.Relevant le défi, il s’en lire avec brio.La voix est parfaite sur tout le registre, le timbre lbujours aussi expressif — ce qui ICsit extrêmement rare chez les contreténors —, la justesse, impeccable.J’aimerais dire que tout est jçiyfait; pourtant, un certain maniérisme me déçoit un peu.‘ ; 31 manque un chef dans cette ré-iùiion de bons éléments.Comme jii'sonne n’est vraiment là pour im-txjser une conception solide, chapon trouve la voie moyenne, s’y fjijnpe et s'en contente.Le résultat ksi très beau, je me répète, mais inanque de conviction.Sans bouder «(pendant, la séduction est telle "qii’on ne peut guère résister à cette musique intelligente et sensible aussi tendrement faite.Pour compléter les airs, deux concertos pour hautbois d’amour, un instrument que Bach affectionnait particulièrement, surtout comme accompagnateur de ce type de voix.Saluons la musicalité de Bruce lltiynes, mais reconnaissons qu’il ne /maîtrise pas encore son instrument.Le claveciniste Christophe Rousset Au son, on croirait réentendre les enregistrements de Leonhardt ou de Harnoncourt de la fin des années soixante, alors qu’on attachait plus d’importance à la couleur qu’au fignolage technique.Alors, devant la qualité d’autres interprètes au même instrument, on ne le trouve pas assez mûr.Même si son phrasé est louable.GUILLAUME DE MACHAUT Guillaume de Machaut: Im Jugement du roi de Navarre (1349), ballades, motets, virelais et textes récités.Ensemble (filles Binchois, dir.: Dominique Vellard.Durée: 65 min 25.Cantus C 9626 U* Moyen Age est décidément et désespérément perdu pour ses langues et ses musiques.Les textes qui nous restent et les études qui se font actuellement je prouvent: il y a autant de Moyens Ages «officiels» en musique que de chapelles romanes et gothiques.S’il est une chose maintenant partagée par tous ses exégètes, c’est qu’il faut le revoir sans passer par les penchants déformants de la tonalité, de la Renaissance et des restaurations du genre abbaye de Solem ou des céciliens.Il est difficile de suivre tous les débats houleux dans la communauté SOURCE DECCA médiévale; dans le fond, pour juger adéquatement d’une reconstruction, le critique se voit forcément limité à son intuition poétique, guidée par sa curiosité à l’égard de tout ce qui se liasse dans ce domaine.Ainsi, on peut souscrire à un éventail large de «propositions esthétiques» (pour utiliser ironiquement un jargon à la mode) sans pour autant trahir son amour de la musique d’antan.Dominique Vellard et son ensemble Gilles Binchois sont donc amoureusement partis à la reconquête de pratiques du XIV siècle pour faire partager leur passion de l’œuvre de Guillaume de Machaut.De la longue geste Le Jugement du roi de Navarre, il ont retenu une partie du texte, récité adorablement en une langue qui emprunte assez au vieux françoys pour qu'on en savoure les parfums antiques et qui se tient juste suffisamment près de l’actuelle manière française pour qu’on comprenne tout le texte et le propos.Pour de la poésie dite sur disque, c’est parfait, voire idéal.En plus, selon une pratique qu’ils croient provenir de l’époque, illustrée par les mystères, les chanson de geste et certaines relations, ils ajoutent des pièces musicales pour ponctuer la narration.Si, à l’époque, troubadours et trouvères officiaient tant comme poètes que musiciens, pourquoi pas imaginer que, sur cette longue narra- tion, des pauses ou commentaires musicaux puissent se greffer sans troubler le récit.U* choix des pièces musicales reste généralement assez en rapport avec l'atmosphère du texte ou la situation dramatique du sujet.On peut se surprendre d’entendre le Kyrie de la Messe de Notre-Dame, mais il faut alors se souvenir que Vellard ne cherche pas l'authenticité «exacte», mais plutôt la vérité esthétique.En interprète, il la crée donc pour nous, n’ayant bravement cure d'aucune recréation; son travail se borne à deux principes fondamentaux: d’abord, ne pas trahir l’idée; ensuite, en serviteur fidèle, la faire aimer (ou faire partager sa passion, c’est du pareil au même).Admirablement servi par une prise de son et une présentation exceptionnelles, on écoute là un spectacle littéraire et musical hors du commun.Comme tout cela nous semble à la fois près et proche! L'époque découvrait Machaut et s’en enorgueillissait.Curieux a dire: avec un tel disque, on peut dire que notre modernité peut se considérer comme choyée de retrouver l’émerveillement de ce qui était si prisé autrefois.Un conseil: faites-en l’expérience.GERMAN OPERETTA OVERTURES 0.Nicolai: ouverture aux Joyeuses Commères de Windsor, J.Strauss; ouverture à Im Chauve-souris', E von Suppé: ouverture à Poète et paysan; C.M.von Weber: ouverture à Eu-ryanthe; E.Humperdinck: ouverture à Hansel und Greteb, H.Marschner: ouverture à Hans Heiling-, R.Heu-berger.ouverture à Un bal à l’opéra', E.N.von Resnicek: ouverture à Donna Diana', A Ixirtzing: ouverture à Tsar et forgeron.Académie de Saint-Martin in the Fields, dir.: Sir Neville Marriner.Durée: 67 min T5.Philips 456 576-2 C’est le printemps, c’est le temps de se faire passer un peu de musique légère, et quoi de mieux que de se remémorer certaines pages orchestrales, des ouvertures pot-pourris des meilleurs thèmes, pour se détendre?Une fois de temps en temps, tout le monde aime bien flirter avec la légèreté viennoise.Ce florilège proposé par Philips va en réjouir plus d’un, et pas que parmi les adeptes de CJPX.Pourtant, on aurait pu faire attention à certaines précisions.Eu-ryanthe (de Weber) et Hansel und Crete! (de Humperdinck) ne sont pas des opérettes et sont, de plein droit, des œuvres admises — et conçues — comme des opéras.On risque alors de fausser la nature des choses, même s’il est vrai que les compositeurs d’opérette se sont fortement inspirés de ces modèles, comme Richard Strauss d’ailleurs.Pour le reste, oui, on navigue dans le royaume de la mélodie gentille et facile, un peu doucereuse et bellâtres-se, dont le charmant ronron n’a d’égale que la prévisibilité de l’orchestration.C’est aussi plaisant et nécessaire que des viennoiseries le dimanche matin.Pour que cela passe, il faut une mise au point au quart de tour que l’Académie de Saint-Martin in the Fields ne possède malheureusement plus.Même si le répertoire est facile, Le chèque-cadeau^KbambauU\ ARCHAMBAULT LA PLUS GRANDE MAISON DE MUSIQUE ET LIVRES AU CLASSIQUE «B mpmM I-ESTI C'.iui.iA& lkï\ nouveau Andrea Bocelli Sogno fcodloj&wtcv v~7 «• Moulio'jil* Cecilia & Bryn Cecilia Bartoli - Bryn Terfel.Duos.coffret I 3 D.C.Ofthftw •> V-,*- «-«* ’" bKf* «*»•«*« ****** nr ürr::;; if- Angèle Dubeau & la Pietà Berceuses & jeux interdits r Vinitll 2 JOURS SEULEMENT SAMEDI 17 AVRIL DIMANCHE 18 AVRIL sur tous nos disques compacts et cassettes CLASSIQUES (ÉTIQUETTES BLANCHES SEULEMENT) Moussorgsky Boris Godounov.J.Rouleau dans le rôle litre.Chopin Concertos pour piano rr 1 et 2.M.Argerich - C.Dutoit.Vivaldi Per archi.A.Dubeau & La Pietà.Dvorak - Mène Trios avec piano.Gryphon Trio.elssohn Ces titres sont en promotion jusqu'au 21 avril.° Ouvert 7 soirs, sauf à Montréal 500, rue Ste-Catherine Est • Place des Arts • Galeries Laval • Mail Champlain il a ses propres exigences; il y a trop d’approximation et de flottements pour qu’on puisse parler de véritable réussite.C’est dommage, car la sélection du répertoire est plus qu’intéressante.Les vents sont tout de même assez beaux, mais les cordes tirent un peu la patte.Un petit disque qui amuse, mais qui ne casse rien.SCARLATTI - ROUSSET Domenico Scarlatti: 15 sonates pour clavecin.Christophe Rousset, clavecin.Durée: 72 min 51.Decca London 458 165-2 Domenico Scarlatti, fuyant son père et les goûts arrêtés du public napolitain, s’est refait une virginité en arrivant à la cour d’Espagne.Heureux monarque qui a pu engager un tel artiste pour lui écrire des exercices de clavecin (c’est ainsi que Scarlatti a originellement nomme ses sonates) aussi géniaux.Parmi les près de 550 exercices qui nous sont parvenus — et dont seul Scott Ross a réalisé une faramineuse intégrale, sorte de testament voulu avant sa mort prématurée —, pianistes et clavecinistes pigent à loisir de quoi nous réjouir.Christophe Rousset en propose quinze qui vont vous faire sourire par leur originalité de conception et d’interprétation.11 joue ce répertoire comme s’il n’y avait pas d’entrave entre la partition, les doigts, la pensée, le style et le son.Si le répertoire n’est pas toujours ce qu’il y a de plus virtuose chez Scarlatti, les rugosités ibériques sont toujours bien présentes, de même que les innovations techniques du compositeur.Agrégats pcrcussifs, sauts larges pour varier le timbre et faire du panache (et aussi imposer un rubato, voire un phrasé aux traits), cela amuse et épate.C’est déjà plus que fort bien.11 y a aussi l’inspiration des lignes mélodiques, spécialement dans les sonates plus lentes ou à caractère mineur.Alors, l’art de Christophe Rousset se hisse très haut, au point où, comme chez Scott Ross, la rigueur du travail donne l’impression de la plus; grande liberté de l’improvisateur: une légère hésitation ici.une articulation un peu arpégée par là, un ralentisse* ment juste* pour mieux faire attendre la note désirée, une accélération pour donner un frisson., c’est tout en sein sualité et en ludisme, sans négliger l’intelligence.Et il faudrait gloser longtemps sur sa manière de faire sonner les nobles fanfares! La réputation de Christophe Rousset d’être l’étoile française la plus brillante dans le répertoire du ciav& cin est tout à fait justifiée et méritée par cet enregistrement, une étoile qui ne pâlit lias, loin de là.s'" l.rU» 'V L’ENSEMBLE ROMULOIÂÜRËÂJ IECLE DETANGG r 21 avril lit‘ J * A V i.• /- ¥ Le pont Turcot construit en 1889 ser les élus et la population à la valeur patrimoniale de cette structure métallique plus que centenaire.Le groupe de résidants s’explique mal la rapidité dont ont fait preuve les élus municipaux et le ministère des Transports dans leur décision de démolir.«Nous avons senti le besoin de contrer cet espèce d'automatisme chez les preneurs de décisions.Avons-nous sérieusement contemplé l’option de la conservation?Pourquoi cette urgence de démolir?», demande Lisette Villemaire, citoyenne de Howick et porte-parole de la coalition.Alors que la municipalité ne souhaite pas conserver le pont et se dégage de toute responsabilité s’y rattachant, au ministère de la Culture, on se dit sensible aux inquiétudes des citoyens.Dans le passé, certains ponts — des ponts couverts en bois, plus précisément — ont été classés en tant que monuments historiques, leur assurant ainsi une certaine protection contre la démolition.Normand Rodrigue, responsable des dossiers du patrimoine en Montérégie, considère toutefois qu’il faut d’abord négocier avec le ministère des Transports avant de considérer le classement: «A lui seul, le classement ne suffit pas pour assurer la pérennité du pont.Il faut un scénario de sauvegarde qui inclue une prise en charge par le milieu.Sinon, on se retrouvera avec un pont auquel on aura retiré sa fonction.Est-ce souhaitable?» A l’heure actuelle, les pourparlers font en sorte que la construction du nouveau pont ira de l’avant.Une étude sera toutefois réalisée dans le but de révéler l’ampleur des travaux à faire pour permettre la conservation de l’ancienne structure.Les Amis du pont Turcot ont soumis quelques idées de recyclage, notamment celle d’utiliser le pont pour des activités récréo-touristiques.Une responsabilité collective «Le ministère est conscient des enjeux patrimoniaux de ce dossier, confirme Joceline Béland, du service des liaisons du ministère des Transports.Par contre, il faut bien comprendre que notre mission première est celle d'assurer la circulation des personnes et des marchandises.» Incontestable, pour le moins.Il est toutefois troublant de constater que ce ministère ne dispose d’aucun inventaire permettant à ses ingénieurs de distinguer les ponts anciens de la province parmi les ponts plus récents, faits en béton.De plus, il n’existe aucun protocole de communication avec le ministère de Culture lorsqu’il s’agit d’un dossier susceptible de soulever des enjeux patrimoniaux, comme c’est le cas à Howick.Dans le passé, ce manque de communication interministérielle aurait-il été à l’origine de la disparition de certains spécimens intéressants?«Nous tentons constamment d’encourager la communication entre les différents ministères afin de conserver le patrimoine.Il arrive parfois que nous intervenons trop tard dans un dossier simplement parce qu’on en ignorait l’existence, déplore Normand Rodrigue.Par chance, certains citoyens s'intéressent au patrimoine et travaillent avec nous.» En effet, s’il y a lieu de saluer l’implication des résidants, force est de constater qu’elle ne remplace pas l’État.Il y a quelques années, les pressions des individus et des groupes n’avaient pas réussi à convaincre le gouvernement fédéral et le Canadien National de conserver le pont ferroviaire métallique de Saint-Henri, à Montréal, démoli au profit d’un simple tablier en béton.(Le CN s’apprêterait d’ailleurs à faire la même chose pour le pont de Sainte-Anne-de-Bellevue, qui date du début du siècle.) Ponts et patrimoine: on sent que plusieurs n’y avaient jamais pensé.Les ponts de Montréal Si le sujet vous intéresse, le Musée de la Pointe-à-Callière présente actuellement l’exposition Montréal, par ponts et traverses.La pertinence d’un tel sujet n’est certes pas à prouver pour Montréal, même si on tend parfois à oublier que ses habitants sont des insulaires.Des premières traverses sur radeaux de bois à la construction de l’ultramoderne pont-tunnel L.-H.-LaFontaine en 1967, l’exposition traverse le temps et parvient à bien communiquer le défi inhérent à la présence de l’eau tout autour de Montréal, un défi qui a d’ailleurs été relevé dès l’établissement de la ville et des voilages riverains.En effet, on apprend que les toutes premières traverses remontent au début du XVIII' siècle (une des premières serait la traverse du chemin du Roy, à l’extrémité est de l’île, ouverte à partir de 1734) et que certaines seront en activité jusque dans les années 1940, notamment depuis la rive sud.L’exposition nous rappelle aussi que parmi le grand nombre de ponts que Montréal compte aujourd’hui, le pont Victoria, lien ferroviaire construit par la compagnie du Grand Tronc à partir de 1855, est un de ceux qui ont le plus marqué l’histoire de la ville.Sa construction incita les compagnies rivales à faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et d’audace: ainsi naîtront les lignes ferroviaires sur glace, qui assureront les liaisons entre Tile et la rive sud pendant l’hiver.Du fleuve Saint-Laurent au sud à la rivière des Milles-Iles au nord, Montréal, par ponts et traverses fait le tour de l’île au moyen de cartes géographiques, de témoignages sonores et de documents anciens, notamment le magnifique album de 1860, publié dans le cadre des célébrations d’inauguration du pont Victoria.C’est toutefois l’impressionnante collection de photos anciennes qui vole le spectacle.Projetées en diapositives, elles nous permettent de retracer la construction du pont Jacques-Cartier et celle du pont GalipeaulL Depuis les caissons des piliers fabriqués dans les ateliers de la Canadian Vickers à l’installation des tronçons de tabliers, on ne peut que s’émerveiller des prouesses d’ingénierie des années 1930.L’exposition est présentée jusqu’au 22 août 1999.On se renseigne au (514) 872-9150.* Honoré Mercier fit construire un pont REGARD OBLIQUE Les murales de l’église Saint-Georges L’église Saint-Georges, vous connaissez?Il s’agit de la petite église construite à la fin des années 1930 sur la rue Jean-Talon, non loin de la rue Saint-Hubert.Depuis quelques années, la paroisse a entrepris d’importants travaux de réfection de la maçonnerie et de la fenestration de son lieu de culte.Récemment, la Fondation du patrimoine religieux a investi 200 000 $ afin de remettre en état les murales à l’intérieur de l’église, œuvres du célèbre décorateur d’origine maltaise Emmanuel Briffa.Briffa n’aurait décoré à Montréal que deux églises, dont celle de la Sainte-Trinité, autrefois sur la rue Sherbrooke (angle Clark) et démolie en 1996.L’artiste est plutôt connu pour la réalisation des décors grandioses de nombreuses salles de cinéma et de théâtres montréalais tels que l’Outremont, l’ancien Granada (aujourd’hui le théâtre Denise-Pelletier), le Rialto et le York.Les travaux de restauration ont révélé au grand jour les formes et les couleurs originales, qu’on avait dissimulées sous de nombreuses couches de peinture à partir des années 1950.«On reconnaît bien là le travail de Briffa», rapporte Gilles Beauchamp, l’architecte en charge des travaux (et qui a aussi supervisé ceux de la restauration de l’Outremont).Une des signatures de l'artiste était le ciel bleu étoilé comme on le retrouve dans la partie sacrée de l’église.» Lancement du programme Intégration des jeunes designers en entreprise, édition 1999 ID! Institut de Design Montréal 390, rue Saint-Paul Est Marché Bonsecours (niveau 3| Montréal (Guébecl Canada H2Y1H2 Téléphone : (514) 866-2436 Télécopieur : (514) 866-0881 E-mail idm@idm.qcca Site web : http://www idm.qc.ca L’Institut de Design Montréal offre depuis 1995 un programme d’intégration des jeunes designers en entreprise (anciennement programme de stages pour les diplômées universitaires en design), en collaboration avec Développement des ressources humaines Canada.L’Institut offre une contribution salariale pouvant atteindre 40 % aux employeurs.L’Institut entend d’abord stimuler la création d’emplois permanents dans le secteur du design et offrir aux diplômé es universitaires des trois dernières années (1) l’opportunité d’aeguérir une solide expérience de travail Un autre objectif de ce programme consiste à développer une culture du design dans tous les genres d’entreprises en leur permettant d’entrevoir les avantages importants en termes de valeur ajoutée et de compétitivité que procure le recours au design.Le programme de l’Institut se révèle un succès depuis 1995 210 placements en entreprise ont déjà été organisés et plus de 150 emplois permanents en ont résulté.En 1999, l’Institut espère à nouveau contribuer à la création de plus de 80 emplois.Ce programme favorise la création d’emplois rémunérés, d’une durée minimale de six mois, pour les diplômé-es universitaires des différentes disciplines du design: architecture, architecture du paysage, design de l’envi- ronnement, design de mode, design d’intérieur, design raphique (incluant animation, infographie et multimé-iaj, design industriel, urbanisme, etc.Les jeunes designers doivent faire parvenir leur curriculum vitae par la poste (format lettre et papier télécopiable) ou par courrier électronique (2) et indiquer : leurs coordonnées complètes, les diplômes pertinents, les logiciels (incluant les versions) et (es plates-formes maîtrisées, la mobilité régionale (Montréal, région de Montréal, régions particulières, voiture, etc.), les langues connues et le niveau de maîtrise pour chacune, les expériences de travail pertinentes.Les employeurs doivent contacter le coordonnateur du programme, au (514) 866-2436, poste 24.(3) (1) Les designers plus expérimenté-es et les designers ayant complété leur formation avant 1996 peuvent faire appel à nos services de placement (2) Ne pas télécopier votre curriculum vitae.Les formats de fichiers acceptables pour les envois par courrier électronique sont les suivants : QuarkXPress 3.1 et 3.3, Word 5.1 et Word 6, WordPerfect 5.1, ainsi que tous les formats de traitement de texte Macintosh.(3) Les employeurs doivent garantir certaines conditions minimales de travail.Un document d’information détaillé peut être obtenu en contactant le coordonnateur du programme.
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