Le devoir, 11 septembre 1999, Cahier A
> FONDÉ EN 1 9 1 O ?M 15 H K A II I E R S I !) !) I» DANIEL PINARD UNE MER DE POIVRONS MULTICOLORES! PAGE C 1 2 a JEAN LAROSE JEAN DION EN ATTENDANT LA MORT DES VIEUX ?FÉDÉRALISTES., PAGE A 1 1 LE COUP D’ENVOI DE LA SAISON DE LA NFL PAGE C 1 1 atau Aceh.Sa" UN ÉTUDIANT INDONÉSIEN tient une photo célèbre montrant un officier vietnamien exécutant un prisonnier pendant la guerre du Vietnam.Il y a ajouté l inscription.«À Saigon ou Aceh, c est pareil.» Des étudiants manifestaient hier contre un projet de loi qui donnerait aux militaires plus de pouvoirs de répression.Aceh est comme le Timor oriental une province du pays qui revendique l'indépendance.L’ONU et le FMI ont accru leurs pressions hier sur Jakarta dans l’espoir qu ’il accepte qu ’une force de paix internationale intervienne au Timor oriental.Sur un ton de moins en moins diplomatique, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a prévenu le gouvernement indonésien qu’il s’exposait à des accusations de crimes contre l’humanité.De son côté, le président Bill Clinton a sommé Jakarta de «faire marche arrière» et d’accepter une force internationale.Leurs appels restent vains, alors que l’exode et les exactions se poursuivent.Lire nos informations, page A 8.L’AUTOMNE DU DEVOIR Une rentrée en couleurs Cette année comme jamais, Le Devoir vous réserve d'agréables surprises pour la rentrée d’automne.Ce matin déjà, vous avez pris possession du tout nouvel Agenda de vos soirées, et en ouvrant le journal, vous rencontrerez quelques-uns de nos nouveaux chroniqueurs.Puis, à compter de lundi matin, c’est un Devoir en couleurs à longueur de semaine que vous aurez le plaisir de lire.Le Devoir, cet automne, c’est le plus jeune et le plus dynamique des journaux au Québec! i i l > Depuis un an, nous vous avons habitués à une présentation toute en couleurs le samedi, et vous avez apprécié, comme l'indiquent les rapports de vente de l’édition du week-end.Il restait toutefois un grand pas à faire pour offrir un journal vraiment de son temps, faisant plus de place au talent de ses photographes Jacques Nadeau et Jacques Grenier, dont les photos d'une grande force illustrent nos pages.À partir de lundi, c’est donc tous les jours de la semaine que Le Devoir exploitera pleinement l’excellente qualité d’impression qui a contribué à sa réputation de journal haut de gamme.Après tout, ce n’est pas parce que le monde est triste que la lecture de son quotidien préféré doit l’être aussi! On remarquera du même coup que nos spécialistes de la présentation graphique, sous la responsabilité du VOIR PAGE A 12: RENTRÉE Jean-Robert Sa ns façon M É T É 0 Montréal Québec Ciel variable.Ciel variable.30 % de risque Max: 21 Min: 13 d'averses.Max: 23 Min: 14 Détails, page C 9 INDE X Annonces.C 10 Le monde.A 8 Les Arts .B 1 Les sports.Cil Avis publics.A 6 Montréal .A 5 Économie.Cl Mots croisés C 12 Editorial .A 10 Plaisirs .C 12 Livres .I) 1 Politique .A 4 wAvw.ledevoir.com L’équipe Cousteau riposte lisée quitte Bouchard «Pour les baleines, nous sommes une mouche qui se pose à côté d’elles» LOUIS-GILLES F R A N C CE U R LE DEVOIR Le chef de mission de l’équipe Cousteau, Bernard Delemotte, estime avoir le droit d’utiliser des méthodes d’approche des baleines, différentes de celles des chercheurs canadiens, qu’il a d’ailleurs mises au point avec le défunt commandant Cousteau au cours de leurs nombreux périples sur les mers du monde dans le sillage des grands cétacés.Dans mie entrevue accordée hier au Devoir, le chef de mission de XAlcyone a révélé qu’il conduisait lui-même le Zodiac que plusieurs médias montraient hier juste à côté ou au-dessus, selon les versions, d'un rorqual commun faisant partie d'une bande en train de s’ébaudir au large de Tadoussac.Des centaines de touristes présents sur des navires de croisière, des biologistes agissant comme guides et des propriétaires de ces bateaux d’observation ont publiquement accusé l’équipe Cousteau de harceler les grands mammifères marins protégés par les limites du nouveau parc fédéral-provincial.Une accusation niée avec énergie par tout le clan Cousteau.L'affaire a abouti mercredi à la révocation pure et simple du permis d’approche exceptionnelle accordé à l’équipe Cousteau, alors en opération de repérage en vue d’une trilogie sur les mers qui baignent le Canada.Pêches et Océans poursuivait hier son enquête en rapport avec cette affaire hautement médiatisée.Son porte-parole, Denis Trem- blay, déclarait hier que les inspecteurs et les procureurs du ministère allaient travailler au dossier toute la fin de semaine, accumulant et analysant les preuves documentaires et les témoignages.On ne connaîtra pas le résultat de leur évaluation avant lundi.De son côté, ébranlée par l'importance accordée par les médias de tout le Canada à cette affaire, la société Cousteau passait à la contre-attaque, appuyée par le prestigieux bureau de relations publiques National.La présidente de la société Cousteau, Francine Cousteau, veuve du pionnier de la recherche sous-marine, a réitéré depuis Paris au Devoir sa conviction inébranlable qu’il n’y avait eu aucun contact physique entre les Zodiac et les rorquals, aucune blessure et pas le moindre «arraisonnement» de XAlcyone, comme certains le rapportaient.Le film montrant le Zodiac en approche rapide du groupe de rorquals donne, selon Mme Cousteau, une fausse idée de la situation car il a été filmé avec un téléobjectif, ce qui rapproche les différents plans et crée l'illusion d’une proximité indue, voire d’un contact entre le Zodiac et la baleine.C’est précisément ce type de contact qu’interdisent les règles du code d’éthique mis en place par les bateliers et les chercheurs canadiens.Mais c’est le chef de mission qui jette l’éclairage le plus intéressant sur ce qui s’est passé, d’autant plus qu’il conduisait lui-même le désonnais célèbre Zodiac, a-t-il précisé hier.VOIR PAGE A 12: COUSTEAU Il veut retrouver sa liberté de parole et d’action MICHEL VEN NE LE DEVOIR L) homme qui écrivait les discours ’ et conseillait Jacques Parizeau et Lucien Bouchard depuis cinq ans quittera ces jours-ci le cabipet du premier ministre du Québec.A 41 ans, le journaliste Jean-François Lisée, l’un des plus influents stratèges souverainistes des dernières années, reprend sa liberté de parole et d’action.Au cours d'un entretien dans son bureau du douzième étage de l’édifice d’Hydro-Québec à Montréal, M.Lisée a expliqué au Devoir, hier qu’il avait «senti le besoin, après les élections, de prendre du recul pour écrire où j’en suis, moi, comme souverainiste, après cinq ans de travail, et de faire le point sur la situation du Québec».VOIR PAGE A 12: LISÉE Le Festival international du film de Toronto, c’est parti! La course d’Atom Egoyan, en tranches de vingt minutes Un événement devenu «au moins aussi américain que canadien» C’était la cohue, jeudi soir, alors que tout le jet-set torontois, en tenue de soirée, s’est fait montrer le chemin de la ruelle par les manifestants de la Coalition ontarienne contre la pauvreté qui, voyant dans cette foire des vanités hyper-médiati-sée une occasion trop rare de se faire entendre, a bloqué l’accès du Roy Thompson Hall, où on s'apprêtait à débobiner le nouveau psychodrame d’Atom Egoyan, Felicia's Journey.MARTIN BILODEAU LE DEVOIR À TORONTO Trop fou, trop grand, trop tout, le Festival de Toronto?Demandez à Atom Egoyan, l’enfant chéri du festival, dont tous les films, depuis le premier (Family Viewing, en 1984), y ont été programmés.Sans se douter de la couleur controversée que prendrait la soirée qu’il attendait avec impatience, le cinéaste a passé la journée de jeudi à rencontrer les journalistes, un par un, en tranches de vingt minutes, pour discuter de son Felicia’s Journey, une œuvre difficile et inégale.Quand il s’est assis devant moi, en fin de journée, le moteur tournait dans l’huile chaude et les réponses, dûment répétées, fusaient comme des balles.«Ça m’étonne toujours de voir à quel point le festival a grossi, à quel point il est important pour le lancement en salle du film», raconte Egoyan, visiblement fébrile en ce jour de première.Les principaux décideurs de sa compagnie de distribution américaine assistaient à la représentation afin de déterminer, à partir des réactions de la salle, quelle stratégie promotionnelle adopter en vue de la sortie américaine du film, en novembre prochain.«La première fois que je suis venu présenter un de mes films à Toronto, c’était très décontracté; aujourd’hui, c’est presque l’équivalent de Cannes, la pression est aussi grande.C'est bizarre parce que je viens de Toronto, je me sens donc à l'aise au festival, mais toute la question des gros distributeurs américains qui viennent ici pour lancer leurs films fait en sorte que l’événement est gonflé à bloc et qu’il est devenu au moins aussi américain que canadien.» VOIR PAGE A 12: EGOYAN REUTERS Atom Egoyan: «La première fois que je suis venu présenter un de mes films à Toronto, c’était très décontracté; aujourd’hui, c’est presque l’équivalent de Cannes, la pression est aussi grande.» Christiane Duchesne . aquatiques actuels.On ne voit rien de tel dans les exigences formulées par Québec.«Nous avons également informé le promoteur, ajoute le directeur de Pêches et Océans, que la décision de délivrer l’autorisation déclencherait obligatoirement la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale.Il serait alors possible qu’une consultation publique soit menée lors du processus afin d’informer les parties intéressées et obtenir leurs vues sur le projet.» Pertinence non établie Les évaluations menées par les biologistes du ministère de l’Environnement et de la Faune n’ont pas établi la pertinence de cette centrale, le promoteur ayant refusé au gouvernement, qui s’en est accommodé, de lui fournir des données précises à cet égard.11 s’agit cependant d’une exigence du processus fédéral.De plus, l’analyse du projet au ministère québécois de l’Environnement a confirmé qu'il y aurait des pertes considérables d’habitats aquatiques, notamment une lrayère à dorés importante pour le fleuve et la Batiscan.Les mesures d'atténuation proposées par le promoteur et acceptées par Québec, soit un débit réservé en deçà des normes scientifiques les moins sévères et de petits lacs en remplacement des eaux vives actuelles, pourraient être revues de fond en comble lors d’un nouvel exercice.Vignettes VIP La Ville est satisfaite de la décision de l’arbitre ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean Fortier, voit, dans la sentence arbitrale rendue cette semaine dans le dossier du réseau illégal de vignettes de stationnement VIP, la confirmation du bon jugement de la Ville dans cette affaire.Même si l’arbitre de grief François Hamelin a qualifié d'«exces- f McGill Invitation sives» les suspensions imposées aux 74 agents de stationnement et ordonné qu’elles soient ramenées d’un mois à deux semaines, Jean Fortier s’est déclaré hier satisfait de la décision, disant y voir «la confirmation que les gestes qui ont été posés étaient des abus graves et requéraient des sanctions exemplaires».«Que les suspensions soient d’un mois ou de deux semaines, elles restent du même ordre», a-t-il ajouté avant d’annoncer que la Ville n’hési- Dom Guy-Marie Oury o.s.b.Les Ursulines de Québec 1639-1953 terait pas à agir avec «la même énergie» si une pareille situation se produisait de nouveau.Le blâme aux gestionnaires Comme la Ville avant lui, l’arbitre fait porter une part importante du blâme aux gestionnaires responsables de l’encadrement des agents, a estimé Jean Fortier.L’image d’intégrité des employés municipaux en général, et des cadres en particulier, «est une valeur essentielle» qui justifiait que l’on agisse à l’égard de ces derniers avec «la fermeté et la célérité» susceptibles de ramener la confiance des citoyens.Dix cadres de la Ville contestent présentement leur congédiement devant la Com- mission municipale du Québec relativement à cette affaire.Le réseau illégal dont il est question permettait aux détenteurs d’une vignette accolée à leur voiture de stationner dans des zones interdites sans avoir de contravention.Reconnaissant que le dévoilement du scandale et les sanctions qui s’en sont suivies ont plongé les agents de stationnement dans un désarroi qui s’est traduit notamment par une diminution du nombre de constats d’infraction et des pertes de plusieurs millions en revenu pour la Ville, Jean Fortier a promis que de nouvelles consignes permettront que la situation revienne bientôt à la normale.Les ophtalmologistes expérimentent déjà un système à deux vitesses JUDITH LACHAPELLE I.E DEVOIR Pour subir une chirurgie de la cataracte, un patient doit parfois attendre un an avant d’avoir un rendez-vous avec un ophtalmologiste, puis encore trois ou quatre mois avant de passer sous le bistouri.Ou alors, il peut payer entre 2000 et 2400 $ par œil et être opéré après un délai de quelques semaines par un médecin ne participant pas au régime public.Le système de santé à deux vitesses existe donc déjà, selon le témoignage du président de l’Association des médecins ophtalmologistes, le Dr Côme Fortin.Même si les délais varient d’une région à l’autre, même si la chirurgie de fa cataracte n’est habituellement pas urgente, les listes d’attente sont longues en ophtalmologie et ceux qui en ont les moyens préfèrent payer plutôt que d’attendre.Les médecins ophtalmologistes sont d’ailleurs plus nombreux que les autres à quitter le réseau public pour ouvrir leur bureau privé et pratiquer des opérations qui ne seront pas remboursées par 1a Régie de l’assurance-maladie du Québec, que ce soit les chirurgies réfradives (par exemple, fa correction de la myopie par le laser) ou l’enlèvement de 1a cataracte (quand le cristallin de l'œil devient opaque et réduit fa vision).Le Dr Fortin est venu témoigner dans 1a cause que présente ces jours-ci le D'Jacques Chaoulli en Cour supérieure.Ce dernier veut faire invalider deux articles de 1a Loi sur l’assurance-maladie qui contreviennent, selon lui, à 1a Charte des droits et libertés.L’abolition de ces articles permettrait à un système de santé privé de se greffer au système public.Selon ce que propose le Dr Chaoulli, les citoyens pourraient choisir de contribuer à une assurance-maladie privée qui leur permettrait de se faire soigner plus rapidement, et à leurs frais, dans une clinique privée.Les médecins, quant à eux, devraient donnèr un certain nombre d’heures au système public s’ils veulent travailler dans le privé.Le Dr Côme Fortin dit s’opposer à un système privé totalement détaché mais est favorable à un système com- me en Europe, semblable à celui que propose le Dr Chaoulli.«Le système de santé public est bon au Québec, mais il est dépassé par les événements, a-t-il expliqué à sa sortie de la salle d’audience.Pour la technologie, on retarde de plus en plus par rapport à ce qui s’offre ailleurs, même au Canada.Si on ne fait rien dans le moment, il y a des technologies qui ne seront pas accessibles parce qu’on n’aura pas les moyens de se les offrir.» Actuellement, selon les données du D' Fortin, une dizaine de médecins ophtalmologistes ont quitté le système public et vivent de 1a pratique privée.A plus de 2000 $ 1a chirurgie qui enlève la cataracte, il y a une demande.«C’est un tarif qui apparait quand même accessible.Un traitement de canal va vous coûter aussi cher, sinon plus.Ce n’est pas un tarif exorbitant.» Pas à la hauteur des attentes Les temps ont changé, a mentionné le D' Fortin devant la cour.Les personnes âgées sont aujourd’hui de plus en plus actives et, même si l’enlèvement de 1a cataracte n’est habituellement pas considéré comme une urgence, elles déplorent une perte de leur qualité de vie, en se voyant révoquer leur permis de conduire, par exemple.Il arrive parfois, a révélé le médecin, que le succès de l’opération ne soit pas à la hauteur des attentes.Les longs défais avant l’opération pourraient y être pour quelque chose.Mais quand la vision est dangereusement menacée, comme lorsque le globe oculaire est perforé ou que la rétine ; est décollée, il ne s’agit que d’une • question d’heures avant que les patients soient opérés.Si les ophtalmologistes flirtent déjà ¦ avec 1a pratique privée, 1a chose n’est .pas possible pour tous les spécia- J listes.À quelques reprises, le Dr Daniel Doyle, de l’Association des chi- j rurgiens cardiovasculaires thora- f ciques, s’est fait demander par des patients s’il était possible de payer ; pour leur chirurgie plutôt que d’at- • tendre des semaines, voire des mois.«A 10 000 $ ou 20 000 $ pour l’opéra- ; tion, les gens changent d’idée», a-t-il glissé dans son témoignage.à une série de conférences publiques Catherine Pickstock Fellow du Emmanuel College, Cambridge Plato’s Liturgical Philosophy The Good - The City - The Soul 20, 21, 22 septembre 1999 19h00, Pavilion Leacock, salle 26, Université McGill Entrée libre.Ces conférences bénéficient d’une subvention du Beatty Memorial Lectures Committee.Coparrainage des Départements d’Études anglaises et de Philosophie, de la Faculté des Études religieuses de l’Université McGill et du Séminaire diocésain de Montréal.L’année 1999 marque le 400' anniversaire de la naissance, i Tours (France), de Marie Guyart de l'Incarnation et le 360* anniversaire du monastère qu'elle a fondé à Québec.En 1639, trois Ursulines arrivaient de France pour s'établir aux frontières de la civilisation européenne.Leur petit monastère s'est transformé en maison d'éducation pour les filles des colons français.10 an» d'histoire+ au SEPTENTRION www.septentrlon.qc.ca l,I S t KSI IINLS I)I! QUÉBEC.Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe Vente d'immeubles pour non-paiement de taxes foncières ou de droits sur les mutations immobilières Montréal, sera publiée dans le journal Le Devoir, le mercredi 15 septembre 1999.La vente de ces immeubles aura lieu le lundi 8 novembre 1999 à 10 h, dans le hall de l'hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est.Avis est donné que la liste des immeubles qui seront vendus par le greffier, pour non-paiement de taxes foncières ou de droits sur les mutations immobilières à la Ville de Montréal, le 11 septembre 1999 Le greffier, M0 Léon Laberge MMHTïNANT Off Oiivuroiedespoopieres Dr.C.Edelsiein PAR TRAITEMENT A PARTIR DE Téléphonez pour obtenir une consultation gratuite avec l’un de nos médecins de famille.Financement disponible Institut de chirurgie laser de Montréal - Complexe de santé Reine Elizabeth 2111, rue Norlhdiffe, bureau 306, Montréal l©l (514)485-9934 Vendôme stationnement displonïhle Épilation au laser pour " .Offrons aussi : Traitement des rides - Botox - Augmentation des lèvres - Transplantation capillaire Liposuction - Endermologie anticellullite - Exfoliation faciale - Traitement des varices y ,r f Retenez bien ce mot : *.*• *" Al ¦ I L' V/l I Voici ce que vous offre la société informatique Québec, en collaboration avec I École des Hautes Études Commerciales-, dès janvier 2000 : un programme de cinq ans pendant lequel vous recevrez un salaire pour étudier en vue d'obtenir un diplôme de maîtrise en administration des affaires (M.B.A.), tout en travaillant dans le secteur des technologies de l'information avec des professionnels d'expérience dans le cadre de mandats intéressants auprès des clients de la société.Outre le salaire, Mastech Québec assumera également les frais de scolarité des employés-étudiants ainsi que les coûts liés à l'achat de livres et d'un ordinateur portatif.Mastech Quantum, société mère de Mastech Québec, est l'une des plus importantes entreprises de services informatiques du Canada.Conditions d'admissibilité • Etre titulaire d'un diplôme universitaire de 1er cycle avec une moyenne d'au moins 70 % ou l'équivalent; • Posséder un minimum de deux années d'expérience de travail; • Réussir les tests d'admission HEC (ou GMAT); • Fournir deux lettres de recommandation; • Maîtriser suffisamment les langues française et anglaise.Pour plus de renseignements sur le programme et les dates des tests d'admission : (514) 540-6136 M.B.A.HEC/Mastech Québec Vous voulez en savoir plus?Venez nous rencontrer à l’École des HEC lors des événements portes ouvertes Le samedi 18 septembre 1999 de 10 h à 15 h ou Le lundi 20 septembre 1999 à 18 h ^ Université de Montréal fKïira École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 2A7 www.hec.ca/programmes/mbamastech mflsra QUÉBEC LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET DIM A N C H E 12 SEPTEMBRE I !) Il il A 6 ¦ -— LE DEVOIR ?- POLITIQUE Massé va à Washington Conférence internationale sur les vertus d’un système politique Le fédéralisme au pied du mont Tremblant Un demi-millier de politiciens et d’experts de plus de 23 fédérations se donnent rendez-vous du 5 au 8 octobre La Conférence internationale sur le fédéralisme, qui se tiendra au mont Tremblant au début d’octobre, réunira des centaines de personnes provenant d’environ 25 fédérations différentes.Cette prestigieuse rencontre, une initiative d’Ottawa, n’est toutefois pas à l’abri de certaines critiques, en particulier au Québec.PRESSE CANADIENNE Ottawa — Démentant toutes les rumeurs, l’ex-ministre fédéral Mar-cd Massé a été nommé directeur exécutif à la Banque interaméricaine de développement à Washington.I -te premier ministre Jean Chrétien éna fait l’annonce hier par voie de çoijimuniqué.M.Massé, député de Hull-Aymler depuis octobre 1993, a aussitôt annoncé son retrait de la vie politique.• >Mes plus belles années, je les ai passées au service de mes concitoyens de Hull-Aylmer», a précisé l’ex-ministre dans un communiqué de presse.Il a ajouté qu’il était fier d’avoir pu réaliser «utl redressement majeur et nécessaire» des dépenses fédérales et d’avoir pu offrir «des primes de départ substantielles et généreuses» aux fonctionnaires qui quittaient la fonction publique.M.Massé entre en fonction dès aujourd’hui.11 succédera à Guy Lavi-gueur, en poste depuis 1993.L’ex-ministre, qui a occupé jusqu’au remaniement d’août le poste de président du Conseil du trésor, renoue avec ses premières amours.Il a occupé plusieurs postes au sein d’organismes internationaux dont à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international.Fonctionnaire de carrière et ex-greffier du Conseil privé, le ministre a été l’artisan de l’Examen des programmes, un important programme de refonte de la fonction publique fédérale qui s’est soldé par le départ de 45 000 fonctionnaires.D a aussi grandement participé à la lutte contre le déficit Louangeant sa «compétence exceptionnelle», le premier ministre Jean Chrétien a reconnu en son ancien ministre un «fonctionnaire de grand talent».MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA première du genre, qui se tiendra au mont Tremblant du 5 au 8 octobre prochain.C’est en effet le ministère des Affaires étrangères qui versera 2,3 millions de dollars des 3,3 millions que devrait coûter l’organisation de la rencontre.L’ACDI versera 300 000 $ et le ministère du Patrimoine, 75 000 $.La rencontre s’annonce prestigieuse.Plus de 23 fédérations, de l’Australie à l’Inde en passant par la Belgique et le Brésil, y seront représentées.Les chefs de gouvernement des trois fédérations du continent devraient y être.Le premier ministre Jean Chrétien fera l'allocution d’ouverture.Le président américain Bill Clinton prononcera le discours de clôture.Le président mexicain Ernesto Zedillo a aussi manifesté l’intention d’être au rendez-vous.Le premier ministre québécois Lucien Bouchard souhaite aussi être présent, mais pas à n’importe quelle condition.Les pourparlers se poursuivaient encore hier afin de déterminer la nature de sa participation.La présence du ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Joseph Facal, est toutefois assurée.Il participera, avec M.Dion et d’autres experts, à la plénière sur les défis des relations intergouvemementales.«Nous trouvons important que l’Etat du Québec y soit.C’est une excellente occasion de présenter non seulement la lecture de ce gouvernement, mais plus largement une lecture proprement québécoise de l’évolution du fédéralisme canadien», a-t-il expliqué au Devoir, notant que le gouvernement du Québec avait peu de tribunes à sa disposition pour s’adresser à un auditoire international.L’objectif de la rencontre est de créer un réseau permanent d’échanges entre les politiciens et les fonctionnaires de différentes fédérations afin qu’ils puissent bénéficier de leur expérience respective, explique le professeur Ronald Watts, un des quatre membres du conseil.Les participants aborderont quatre thèmes: le fédéralisme économique et fiscal, la citoyenneté et la diversité sociale, les relations intergouvemementales et, finalement, les politiques sociales et le fédéralisme.Peu d’universitaires On compte peu d’universitaires parmi les conférenciers et les participants.Les organisateurs l’ont voulu ainsi afin de vraiment lancer un réseau de praticiens du fédéralisme.Mais cela a une conséquence.Pour permettre aux fonctionnaires de s’exprimer librement, toutes les tables rondes se tiendront à huis clos.Seules les séances d’ouverture et de clôture ainsi que les plénières seront ouvertes aux médias.Professeur à l’Université Laval et expert en fédéralisme comparé, Réjean Pelletier n'assistera pas à la rencontre à cause de son coût trop élevé (1500 $ de frais d'inscription).Il juge intéressant et louable le but avoué de la conférence mais doute que le fédéral s’en tienne à cela, surtout en période préréférendaire.«Ce n’est peut-être pas dirigé directement contre un futur référendum mais ça va forcément servir à ça aussi.Si on s’inspire de ce qui se fait ailleurs pour dire comment on peut améliorer la fédéra- tion, cela a des répercussions sur les relations fédé-rales-provinciales et en particulier sur les relations Ottawa-Québec», dit-il.Le politicologue Guy Laforest est convaincu, à la lumière des fonds investis par les Affaires étrangères et à l’examen des thèmes soumis, que cette conférence constitue un volet de la stratégie référendaire fédérale, en particulier sur le front international.«L’idée de départ, c’est d’éviter que les problèmes les plus profonds, les plus structurels du fédéralisme canadien, soient au cœur des discussions.[.] Sur le fond, ce qu'Ottawa veut faire avec la conférence, c’est de se donner bonne presse internationalement en tant que champion du discours fédéraliste alors que les institutions, elles, sont figées avec leurs problèmes structurels criants depuis plusieurs dé* cennies», soutient-il.Il en veut pour preuve le si-ience du programme sur certains enjeux propres au Canada.Conférencier lui aussi, Alain Noël, de l’Université de Montréal, préfère attendre avant de porter un jugement.Il constate les liens étroits entre Ottawa et les organisateurs mais souligne aussi le caractère véritablement international de la participation.Fait à noter, aucun universitaire francophone, du Québec ou d’ailleurs, n’a été invité à préparer les documents qui serviront à alimenter les discussions.Le directeur exécutif du Forum, Raiph Lysyshyn, le déplore mais soutient que son équipe s’est rendu compte trop tard de cette lacune.Pour M.Laforest, il s’agit d’un fait qui l’a obligé à réfléchir longuement avant d’accepter d’animer une table ronde.Il a finalement acquiescé afin de pouvoir faire entendre son point de vue.Plus de 500 politiciens, fonctionnaires, professeurs de tous les coins du monde vont venir au Québec cet automne pour discuter des vertus du fédéralisme.La conférence internationale, imaginée et financée par Ottawa, n’est pas destinée à donner des munitions référendaires au gouvernement fédéral, soutient le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion.Elle vise plutôt à lui donner, à long terme, des outils pour améliorer le fonctionnement de la fédération, «Même s’il n’existait pas de mouvement souverainiste fort au Canada, il faudrait avoir ce genre de forum.[.] Il ne s'agit pas d’une arme référendaire mais cela peut, à long terme, aider à améliorer le fonctionnement de la fédération», a-t-il confié au Devoir cette semaine.Conscient des doutes que pourraient soulever ses intentions, le fédéral a chargé un nouvel organisme indépendant, le Forum des fédérations, de l’organisation de la conférence et du réseau qui devrait en découler.Ce groupe est dirigé par un conseil de quatre personnes présidé par l’ancien premier ministre ontarien Bob Rae.Le Forum dépend toutefois d’Ottawa puisqu’il reçoit de lui les 500 000 $ annuels dont il a besoin pour ses opérations.Le fédéral éponge aussi l’essentiel de la facture de la conférence, la Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC.DISTRICT DE LAVAL, COUR DU 'QUÉBEC, NO.540-61-014005-984.PERCEPTEUR DES AMENDES.Partie demanderesse -vs- MARC MALTAIS, ¦Partie défenderesse PRENEZ AVIS jqu'en vertu d'un bref d exécution, les biens de MARC MALTAIS seront vendus par huissier le 23 septembre 1999 é 10:00, au 243, boul.Jérobelle.Bellefeuille, Qc, conformément audit bref.Lesdits biens consistent en 1 Pontiac Grand Prix GTP noir et accessoires, t YEF 436, # série 01G2WP5219WF338631.Conditions: Argent comptant ou chèque visé.Stéphane Desnoyers, huissier de justice.District de Terrebonne.DESJARDINS S ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE.10 rue de Marttgny Ouest.St-Jérôme, Qc, J7Y feCTél.: (450) 569-9596, Fax (450) S%4718_______________________ tDA, PROVINCE DE QUÉBEC, ICT DE TERREBONNE, COUR QUÉBEC (PROCÉDURE SEE), NO.700-22-004182-993, PÉTROLÉ PAGÈ INC., Partie demanderesse -vs- ALAIN BR0UILLETTE, Partie défenderesse PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de ALAIN BR0UILLETTE seront vendus par huissier le 22 septembre 1999 à 10:00, au 985, boul.Lac Connelley Nord, St-Hippolyte.Oc, conformément audit bref.Lesdits biens consistent en 1 système de son Fisher avec 2 haut-parleurs, 1 tondeuse de marque Toro 6.0.t BBQ Broilmaster et bonbonne, 1 petite remorque bleue, 4 chaises de patio.1 table et parasol, 1 bateau décoration 3 mats.Conditions Arpent comptant ou chèque visé Patrice Sauvé, huissier de justice, District de Terrebonne.DESJARDINS S ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE.10 rue de Martigny Ouest, St-Jérôme.Qc, J7Y 2E9, Tél.: (450) 569-9596.Fax (450) 569-5718 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE.COUR DU QUÉBEC, DIVISION PETITES CREANCES.NO.730-32-000084-934 -BREF D'EXÉCUTION ME MICHEL CARIGNAN.Partie demanderesse -vs-.STÉPHANE CROTEAU.Partie défenderesse Le 23ième jour de septembre 1999 à 11h30, au 1017, Beauregard, Longueuil, Qc, district de Longueuil.seront vendus par autorité de justice les biens et effets de STEPHANE CROTEAU, saisis en cette cause, consistant en: 1 vidéo VHS Emerson, 1 télévision RCA, 1 mini-chaine stéréo Zenith S accs, 1 guitare en bois, 1 four micro-ondes S autres biens Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE ' VISE.Information: MARTIN BOISSE huissier du distnct de Montréal Gaétan Roy S Associés, HUISSIERS • (514) , 471-8078, 955 boul.Des Seigneurs, S-.21, Terrebonne, Qc J6W 3W5 PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE IBERVILLE, NO.DE COUR 755-22-000823-982, COUR DU QUÉBEC [CHAMBRE CIVILE), YVES BROSSEAU, Partie demanderesse -vs-RENÉ BRODEAU ET CHRISTIANE QUINTAL, Partie défenderesse Le 23 seplembre 1999 à 11 hOO heures de l'avant-midi, au domicile du détendeur au numéro 833, rue Claude, à St-Jean district judiciaire d Iberville, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en 1 balançoire extérieure blanche Tropic et acc 1 tente en moustiquaire vert pâle et acc.1 mobilier de patio en résine blanche comprenant 1 table.4 chaises et coussins, et autres biens saisis en cette cause CONDITIONS ARGENT COMPTANT Lemoyne.le 09 septembre 1999.NORMAND POISSANT.HUISSIER DE JUSTICE.GRENIER, POISSANT S ASS .HUISSIERS, TÉL (450) 466-2628 PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL.NO.DE COUR 673 492 820, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, Partie demanderesse -vs-Maxi, Jean Ronald, Partie défenderesse.Le 23 septembre 1999 à 12h00, au lieu d entreposage situé au 150, rue Duke, ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: Un véhicule automobile de marque Pontiac Tempest, année 1989, immatriculée 512 BWË portant le numéro de série 1G7LT51W5KY700832.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 9 septembre 1999 GRENIER S ASSOCIÉS.HUISSIERS, TÉL.: (514) 397-9277 PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, NO DE COUR 668 283 770, COUR MUNICIPALE PERCEPTEUR, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, Partie demanderesse -vs- Clermont.Thierry, Partie défenderesse.Le 23 septembre 1999 â 12h00.au lieu d'entreposage situé au 150, rue Duke, ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: Un véhicule automobile de marque Tercel, année 1985, immatriculée 044 EZQ portant le numéro de série JT2AL32V0F3619848 CONDITIONS: ARGENT COMPTANT, Montréal, le 9 septembre 1999.GRENIER 8 ASSOCIES.HUISSIERS, TÉL.: (514) 397-9277 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL Numéro 500-12-248588-992 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT ESTHER NINA OUASIE Partie demanderesse c.GEORGE KOJO DEI Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné â GEORGE KOJO DEI de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame est a Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe â l'intention de GEORGE KOJO DEI, Lieu: Montréal Date: 3 septembre 1999 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT PRENEZ NOTE que I inventaire de la Succession de feu Dorothy Loretta Frances O'CONNELL, n.a.s.200 759 694 décédée le 31 mai 1999 à Laval, peut être consulté au bureau du soussigné.Me LOUIS H.LAFONTAINE, 3742 Lévesque, Chomedey, Laval, Québec, PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-020663-996 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la Famille JEAN-DANIEL KOFFI Requérant c.MAGALIE BEAUCIQUOT Intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à MME MAGALIE BEAUCIQUOT de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111 rue Jacques-Cartier Est, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir, Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Mme Magalie Beauciquot.Longueuil.ee 17 août 1999 ELIZABETH S.GOBEILLE GREFFIER PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal No: 500-12-248666-996 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT DAME LESLY EVELIN HENRIQUEZ Partie demanderesse c.M.MARIO ADALBERTO SOLIS-RAMOS Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.MARIO ADALBERTO SOLIS-RAMOS de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 10, rue St-Antome Est, Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le tournai LE DEVOIR'.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de M.Mario Adalberto Solis-Ramos.Lieu: Montréal Date: 08 septembre 1999 FRANCOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que le Clifford Beattie résidant au 1905 Workman, Montréal.Québec, H3J 2P1 est décédé le 17 juillet 1999, l'inventaire des biens est détenu au Trust Scotia, 1800 avenue McGill Collège, Montréal.Québec H3A 3K9 pour fins de consultation.PAMADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-05-004738-997 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT FIDUCIE DESJARDINS INC.Créancière hypothécaire Requérante c.Roger BRISARD, n'ayant aucun domicile ou résidence connus au Québec Débiteur hypothécaire Intimé et CONSTRUCTION BIG MOH INC.et SOCIÉTÉ CANADIENNE D’HYPOTHEQUES ET DE LOGEMENT Mises en cause et I OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE U CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE UVAL Mis en cause ès-qualités AVIS PRENEZ AVIS QUE LES PROCUREURS DE Fiduce Desjardins Inc., ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Laval, 2800, Ouest boulevard Saint-Martin, Laval, Québec, H7T 2S9.une Requête en délaissement forcé et aux lins d être autorisée à vendre un immeuble hypothéqué sous contrôle de justice en vertu des articles 2757 et ss du Code civil du Québec Cette requête sera présentée le 13 octobre 1999 a la Cour Supérieure du district de Laval.Palais de Justice de Laval, en salle 2 02, 8 8 45 heures de l avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Une copie de la Requête en délaissement forcé et aux fins d être autorisée â vendre un immeuble hypothéqué sous contrôle de justice a été laissée au greffe de la Cour Supérieure à l'intention de Roger Brisard.Lieu: Laval Date: 8 septembre 1999 FRANCINE AUDETTE GREFFIER ADJOINT Changement de nom d’une personne majeure et de son (ses) enfant(s) mineur(s) Prenez avis que MARIE ANTOINETTE CAROLE L'HEUREUX domicilié au 1035 rue Lavoie, Iberville, Qc J2X 4R2, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de MARIE ANTOINETTE CAROLE SHELBAYA.31 août 1999 CAROLE SHELBAYA Changement de prénom d'un enfant mineur PRENEZ AVIS QUE Said AISSIOUI, en sa qualité de père, domicilié au 994 rue de l'Église, Verdun, Province de Québec, Canada, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer le prénom de son fils Mohamed (Akim) AISSIOU en celui de Kevm AISSIOU.Ce 9 août 1999 Said AISSIOU AVIS vous est par les présentes donné que la compagnie AGENCE D ASSURANCE COTTMAR INC.-COTTMAR INSURANCE AGENCY INC., constituée en corporation en vertu de la Loi des Compagnies du Québec Partie 1A et ayant son siège social dans la ville de Montréal, demandera à l’Inspecteur Général des Institutions Financières de la Province de Québec la permission de se dissoudre.Daté â Montréal, ce 8 jour de septembre, 1999 AGENCE D'ASSURANCE COTTMAR INC.- COTTMAR INSURANCE AGENCY INC.ALLAN I.YAPHE - Secrétaire AVIS D INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-2553 Québec inc.demandera à l’Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-2967 Québec inc.demandera a l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3007 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3031 Québec inc.demandera à l’Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3064 Québec inc.demandera à I nspecteur général des Institutions financières de la province de Québec la permission d’obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3072 Québec inc.demandera à i nspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3098 Québec inc.demandera à l’Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 Canada Province de Québec District de Beauharnois COUR DU QUÉBEC Division des petites créances Le greffier de la Cour du Québec, Chambre Civile, Division des petites créances pour et au nom des requérants suivants: Nos de dossiers: Requérants: Intimés: 760-32-004673-994 Marc Quenneville Dan Forbes 760-32-004660-991 Me Catherine Perron Michel Lefebvre 760-32-004671-998 Marc Quenneville Patricia Jarry-Godin 760-32-003099-977 Me Manon Bourbonnais Jean-Marc Lévesque 760-32-003459-981 Me Claude Blanchard Michel Leduc 760-32-003808-989 Ernest Koudis Jean-François D'Amour 760-32-002925-974 Gisèle Bougie Serge Desmarais 760-32-003718-980 Me Luc Drouin Lynda Lalonde 760-32-003566-983 134457 Canada Inc.Distributions Richard Lalonde Inc.760-32-004031-987 Me Brigitte Brunet Cari Denaull 760-32-002971-978 Marcel Bernier Sylvain Raymond PAR ORDRE DE LA COUR Les intimés sont par les présentes requis de produire une contestation dans les trente jours de cette publication dans les dossiers ci-haut mentionnés.Une copie de la requête pour chacun des dossiers a été laissée à l'intention des intimés au greffe de la cour du Québec Chambre civile Division des petites créances.Palais de Justice de Valleyfield, 180, Salaberry.Valleyfield, Qc J6T 2J2 De plus, prenez avis qu'à défaut par vous de produire au greffe de cette cour une contestation dans lesdits délais, le greffier de la cour du Québec Chambre civile Division des petites créances procédera à obtenir contre vous un jugement dans ces causes pour les requérants Salaberry-de-Valleyfield.ce 9 septembre 1999 CLAUDE GARNEAU Greffier de la Cour du Québec Division des petites créances MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3122 Québec inc.demandera à l’Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3676 Québec inc, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3700 Québec inc.demandera a l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3734 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS D’INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9081-3783 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 8 septembre 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie N’iMporte, qui peut souffrir d’une maladie inflammatoire de l’intestin, quel que soit son âge, sa race ou son sexe.A Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin Crohn's and Colitis Foundation of Canada Soutenez notre mission : trouver un traitement curatil.(800) 461-4683 Consultez nos APPELS D’OFFRES sur INTERNET cliquez ici pour entrer http://offres.ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Appel d offres Ville de Montréal Service des travaux publics et de l'environnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: Travaux de réfection aux murs de soutènement côté nord du passage inférieur Girouard/De Maisonneuve (Sont admis à soumissionner seulement les entrepreneurs détenant la licence de la R.E.C.Q.dans la catégorie 4072 (ponts et voies superposées)).Soumission: 8563 Date d'ouverture: 22 septembre 1999 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles è compter du 13 septembre 1999 au Service: Travaux publics et de l'environnement 700, rue Saint Antoine Est, Bureau 2.124, contre un paiement de 66 S Dépôt de garantie: 8 000 $ Chèque visé Mandat bancaire ou postal.Renseignements: Paul Laberge, ing.chef de section - Ponts et tunnels Vente du cahier des charges: Téléphone: (514) 872-3322 Télécopieur: (514) 872-9973 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l’ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 11 septembre 1999 Le greffier, M' Léon Laberge Dans l'affaire de la faillite de: 0047-8365 QUÉBEC INC.•ATELIER DE CARROSSERIE RAM! -.9835.me Lausanne, Montréal (Québec) 1I1H 5A6.AVIS est par les présentes donné que 9047-8355 QUÉBEC INC.a fait cession de ses biens te 2 septembre 1999, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23 septembre 1999, à 14 h OO.au 7100.me Jean-Talon Est, bureau 600.Anjou (Québec) H1M3S3.Daté de Montreal ce 7 septembre 1999.Johanne Serpone, CIP Le Groupe Serpone.Syndic de Faillite Inc.7100, me Jean-Talon Est Bureau 600.ANJOU (Québec) Tél.: 355-6553 Téléc.: 355-8423 DIAMOND ASS.INC WÆ 345, AVENUE VICTORIA SUITE 400, WESTMOUNT (OUÉBEC) H3Z 2N?HL.1(514)483-2303 FAX: (514) 483-2373 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 3347940 CANADA INC., un corps politique, dûment Incorporé selon la loi antérieurement faisant affaires dans la Ville de Pointe-Claire, District de Montréal, Province de Québec, au 117-E boul.Brunswick, sous le nom et raison sociale de •AGAPITO/TOWN AND COUNTRY FLOWERS’.Compagnie débitrice AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que 3347940 CANADA INC.a déposé une cession le 2* jour de septembre 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23* Jour d« septembre 1999, à 13 h d'après-midi, au bureau du Syndic.345 ave.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal, (QC).Daté à Westmount (QC) ce 9* jour de septembre 1999.H & M Diamond 4 Associés Inc.Syndics LE |) E V 0 I K .LES SAMEDI 11 E T 1) 1 M A N C H E 1 2 S E 1> T E M H R E 1 !» 9 9 •POLITIQUE- Professeurs cherchent étudiants Le cafouillage à Emploi-Québec fait en sorte que 35 professeurs sont contraints de se croiser les bras Une quinzaine de porte-parole montréalais de milieux syndicaux, communautaires, des affaires et de l’éducation ont lancé un nouveau cri d’alarme hier: le cafouillage à Emploi-Québec a déjà trop duré.LOUISE LEDUC LE DEVOIR \ A peine 50 % des places habituellement consacrées aux programmes d’Emploi-Québec dans les commissions scolaires et les cégeps sont actuellement occupées.Alors que les enquêtes démontrent des taux effarants d'analphabétisation, 35 professeurs sont obligés de se croiser les bras.C’est là le portrait désolant qu’a brossé en conférence de presse la présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, qui agissait aussi hier comme porte-parole des cégeps.«Une enquête nous apprenait cette semaine que le taux d'analphabétisation était de 28 % au Québec et qu'il atteignait parfois 40 % dans certains quartiers de Montréal.La chose est d'autant plus déplorable que les professeurs sont là, à attendre des élèves, et qu’en leur absence 35 d’entre eux voient leur emploi mis en péril.» Comme l’indique Mme De Courcy, la crise à Emploi-Québec n’affecte pas que les adultes.«Plusieurs d’entre eux suivent des cours de francisation.S’ils n’y ont plus accès, nos enfants, dans nos écoles primaires, en sentiront les conséquences puisque leurs parents ne pourront pas les aider à faire leurs devoirs.» À son avis, ce sont surtout les femmes, en particulier les immigrantes, qui sont le plus pénalisées par la situation actuelle.«Les inscriptions en coiffim ont chuté de 20 %, celles en mécanique de machine à coudre de 60 %, et celles en textile, de 14%.Or, ce sont principalement les immigrantes qui occupent habituellement ces emplois.» Pierre Richard, directeur régional du Regroupement pour la relance économique du sud-ouest de Montréal, rappelle qu’il faut de toute urgence que 15 millions supplémentaires soient injectés dans Emploi-Québec, et ce, pour la seule région montréalaise.«Depuis le début, nous, des milieux syndicaux, communautaires et d’affaires, avons été des partenaires de premier plan du gouvernement du Québec quand il a rapatrié du fédéral des pouvoirs de formation.On a cru à cette ré- forme, et on y croit encore», professe M.Richard.Ce dernier précise que son organisme, pas plus que ceux représentés à la conférence de presse d’hier, ne privilégie pas le retour à l’ancien régime, celui des défunts programmes Paie et Extra.Il rappelle qu'avant le rapatriement par Québec de pouvoirs supplémentaires en matière d’emploi, une discrimination inacceptable s’exerçait entre les sans-emploi.Les chômeurs, relevant du fédéral, se faisaient en effet proposer un plus grand choix de cours et de plus généreuses prestations que les prestataires québécois des programmes Paie et Extra.Victime de ses succès, Emploi-Québec doit maintenant, selon M.Richard, assumer ses responsabilités.«Ces dernières semaines, aucun nouveau participant n’a pu être admis en vertu de ces programmes», conclut-il.ASC AU-; SIMARl) 1 K DKVUIK Jacinthe B.Simard, présidente de 1 UMRCQ.I 0 I C t Pour Elle 277, av.Laurier O.s ' 270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Complets Italiens *t fc» Vétiver 6 Triptyque ttVttvgtiHi c: mnçLtrîi'it Tel mélo M4)5v-.¦ Dans cette annonce qui paraît aujourd’hui en page D2, on aurait dû lire : poésie, 145p., 25 $ SOLDE ESTIVAL Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc (anjc Ljtirurl 277-7558 EN BREF Décès de Gabrielle Bertrand (PC) — L’ex-députée de Brome-Mis-sisquoi à la Chambre des communes et épouse de l’ancien premier ministre du Québec Jean-Jacques Bertrand, Gabrielle Bertrand, est décédée à l’âge de 76 ans, hier, des suite d’un cancer.Mme Bertrand avait soutenu son père, son mari et son fils en politique avant de se lancer elle-même dans l’arène à 61 ans.Elle était la mère de l’ex-ministre Jean-François Bertrand, dans le cabinet de René Lévesque.Gabrielle Bertrand s’est jointe aux troupes de Brian Mulroney en 1984.Députée de Brome-Missisquoi, Mine Bertrand est devenue Secrétaire parlementaire sous trois ministères, dont la Santé.Elle a pris part à divers débats au parlement, notamment l’avortement, au cours duquel elle a appuyé ouvertement le clan pro-choix.Mme Bertrand a quitté la vie politique en 1993.Le Front commun n’acceptera pas de coup de force (PC) — La CSN, la CEQ et la FTQ, réunies en Front commun, mettent en garde le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, contre la tentation d’adopter une loi spéciale qui empêcherait les employés du secteur public d’exercer une grève légale .dans un cadre normal de négociation.Le premier ministre Lucien Bouchard avait laissé entendre la veille qu’il n’avait pas du tout l'intention de tolérer très longtemps une grève générale, même légale, dans la Fonction publique et parapublique.«Unegrève illégale, ça ne se tolère pas.Une grève légale, c’est légal.Mais jusqu’où faut-il tolérer la légalité même si elle a un droit de cité?», avait-il dit.«Un tel coup de force serait inacceptable.Les syndicats du Front commun ont franchi toutes les étapes nécessaires pour exercer la grève dans un cadre légal, si la négociation devait se retrouver dans une impasse.Le premier ministre ne peut changer les règles du jeu à sa guise en se plaçant comme il le fait au-dessus des lois adoptées par l’Assemblée nationale», ont déclaré hier les présidents de la CSN et de la FTQ et la présidente de la CEQ, Marc Laviolet-te, Henri Massé et Monique Richard.Le Front commun estime qu’il y a dans les propos du premier ministre une approche autoritaire qui constitue «une négation du droit dégrève et du droit de négocier, lesquels font pourtant partie de la dynamique démocra- L'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec a remis, le 25 août dernier, ses Prix d'excellence 1999 en enseignement, en recherche et en gestion.Sur la photo, dans l'ordre habituel : M.René-Paul Fournier, directeur des études avancées et de la recherche à l'Institut national de la recherche scientifique, lauréat du Prix Carrière; Mme Monique Desnoyers, directrice du Service d'évaluation linguistique (SEL) à la Télé-université, lauréate du Prix Réalisation ; M.Wilson O'Shaughnessy, professeur au département des sciences de la gestion et de l'économie de l'Université du Québec à Trois-Rivières, lauréat du Prix d'excellence en enseignement; Mme Colette Jourdan-lonescu, professeure au département de psychologie de l'Université du Québec è Trois-Rivières, lauréate du Prix d'excellence en recherche; et M.Pierre Lucier, président de l'Université du Québec.Toutes nos félicitations aux lauréats et nos meilleurs vœux dans la poursuite do leurs efforts vers l'excellence.L’Université du Québec est constituée d'un réseau de dix établissements universitaires répartis à travers le Québec.Université du Québec PRIX D'EXCELLENCE 1999 DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC L’UMRCQ craint une autre facture de 375 millions Les libéraux font du jovialisme constitutionnel, selon Facal ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les dirigeants de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ) craignent que le calendrier joue contre les intérêts de leurs membres et que la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, en profite pour faire une autre ponction de leur côté, de 375 millions de dollars, pour 2000, comme cela a été fait au cours des deux dernières années.Surtout, a signalé le vice-président de l’UMRCQ, Jean-Guy Poirier, que l’entente en vigueur prévoit que la ponction de 375 millions s’applique jusr qu’à la signature d’un pacte fiscal entre les municipalités et le gouvernement.Les discussions relatives à ce pacte fiscal ne sont pas véritablement amorcées.La rencontre d’hier entre les dirigeants de l’UMRCQ et la ministre Harel n’aura permis que «d’établir les bases pour une négociation», a déclaré la présidente de Ï’UMRCQ, Jacinthe Simard, à l’issue de cette rencontre.Les deux parties doivent se voir à nouveau le 20 septembre.La ministre Harel aurait indiqué, hier, qu’elle présenterait alors l’état des finances du gouvernement du Québec.Les consultations menées au cours des derniers mois dans les rangs de l’UMRCQ ont permis de dégager quelques consensus, dont celui de signifier au gouvernement que les municipalités ne veulent pa?d’une autre facture de 375 millions.A défaut de le convaincre, elles demanderont que leurs soient confiées des responsabilités nouvelles «plutôt que d’être obligées d’envoyer un chèque», a dit Mme Simard.«C’est sur ça qu’on va essayer de tabler», a-t-elle ajouté.«À l’heure actuelle, le gouvernement nous dit qu’on paie 375 millions pour des responsabilités qu’il assume pour nous.On veut demander au gouvernement d’identifier ces responsabilités.Si jamais en bout de piste nous sommes obligés de payer, au moins on devrait avoir la chance d’administrer ces responsabilités.Nous sommes capables de le faire à moindre coût», a fait valoir M.Poirier.PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes Joseph Facal soupçonne le chef libéral Jean Charest, autant que son porte-parole des Affaires intergouvemementales Benoît Pelletier, de soutenir une abstraite position constitutionnelle teintée de jovialisme.M.Facal n’a pas mis de temps à réagir aux suggestions élaborées par les libéraux lors de leur caucus de Pine Hill dans les Laurentides.«Il m'apparaît, a-t-il déclaré hier, que M.Pelletier et son comité constitutionnel s’enfoncent dans un monde imaginaire qui fait abstraction de la réalité canadienne et qu’ils vont accoucher, au mieux, d’un exercice sur papier qui va être du pur jovialisme constitutionnel.» M.Facal a appuyé son analyse sur quatre exemples récents pour bien illustrer le manque d’intérêt des fédéralistes canadiens pour les revendications des Québécois.Il a cité l’union sociale, le dossier des bourses du millénaire, la déclaration de Calgary et la réforme unilatérale des transferts fédéraux annoncés dans le budget de Paul Martin.Selon lui, ces dossiers démontrent clairement que toute tentative pour faire reconnaître la spécificité du Québec échouera «sur le récif de l’égalité des provinces».«Quant M.Pelletier nous dit qu’il veut labourer le terrain, a lancé M.Facal, j’ai plutôt l’impression qu’il va labourer la mer.» Alors que les libéraux acceptent maintenant d’emblée le principe de la société distincte pour le Québec, souhaitent consacrer dans leur programme un indispensable droit de veto et sont prêts à réclamer «des accommodements particuliers pour le Québec», le ministre rappelle les propos de ce même M.Pelletier qui affir- Les représentants de l’UMRCQ souhaitent que la ministre Harel puisse leur fournir les grandes pistes.de ses orientations au cours de la prochaine réunion pour «aller chercher le pouls de nos membres lors de notlé congrès à la fin de septembre», a sigjik-‘ lé le premier vice-président, Floriàn Saint-Onge.\ Le temps presse pour une autre raison.«Nous sommes à la veille de la pré?paration de nos budgets pour l’an 2000?Si on commence la négociation le 20 septembre, nous avons un mois.Ça veto, dire que le rythme de négociation ave£ le gouvernement sera un rythme d’eh-fer»., a signalé la présidente Simard.À l’UMRCQ, on estime avoir large!-' ment contribué à l’atteinte du défidt zéro et qu'il ne faut pas que le gouvernement compte sur les municipalités pour financer une augmentation salariale pour le secteur public.«Ce serait vraiment inacceptable.Notre union municipale va tenter de s’organiser pour que cela ne se produise pas», a averti Mme Simard.niait il n’y a pas très longtemps qu’il est utopique d’espérer une telle reconnaissance du reste du Canada.M.Facal est de plus en plus convaincu que la foi des fédéralistes québécois n’a plus aucune importance au sein de la famille fédéraliste canadienne.«Ça montre que le Parti libéral du Québec a accepté son statut de succursale de la maison-mère d’Ottawa», a-t-il dit Conseil général de Trois-Rivières Le Bloc propose un «partenariat mutuellement profitable» HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Refusant de fixer la barre d’avance, le Bloc québécois se dit prêt à négocier les modalités d’un partenariat avec le reste du Canada advenant un vote favorable à la souveraineté du Québec.Le respect des droits des minorités linguistiques et des peuples autochtones devra être une condition -'incontournable» de cette entente de partenariat.C’est ce qui se dégage de la «proposition principale» du Bloc québécois qui sera débattue en fin de semaine lors du conseil général du parti à Trois-Rivières.Ce partenariat pourrait prendre plusieurs formes allant d’une simple union économique à un modèle confédératif mais il sera négocié à deux et sera «mutuellement profitable» aux deux parties.Selon le vice-président du parti, Pierre Paquette, le Bloc préfère se donner une plus grande marge de manœuvre qu’en octobre 1995.L’entente de partenariat avait été conclue entre le Bloc, le Parti québécois et l’Action démocratique du Québec sans consulter les partenaires canadiens.Peut-être que ça sera plus «clair qu’en 1995, où on arrivait avec nos gros sabots», a avancé un député bloquiste qui a préféré taire son nom.Cette foisci, la démarche préconisée est moins «rigide».«La barre n’est pas fixée, a expliqué M.Paquette hier au cours d'une conférence de presse.Le résultat de la hauteur de la barre sera le résultat de la négociation entre les deux partenaires.» «En 1995, en toute bonne foi, les souverainistes ont proposé un modèle qui leur semblait ouvert mais qui a pu être perçu parles Canadiens comme un “crois ou meurs”.» M.Paquette estime qu’il est dans l’intérêt des deux partenaires d’avoir une union économique et des ententes particulières protégeant la minorité anglophone du Québec, les minorités francophones hors Québec et les nations autochtones.La nouvelle proposition de partenariat «va plus loin» que celle de 1995, dit-Û, en ce sens qu’elle établit une commission bilatérale indépendante pour veiller au respect des droits des minorités.Même s’il en minimise la portée, le Bloc a tenu compte de l’avis de la Cour suprême du Canada sur la sécession du Québec.En août 1998, la cour rejetait un processus de sécession unilatérale mais admettait que le Canada aurait «l'obliga-tion» de négocier advenant une «majorité claire» en faveur de la sécession du Québec.La cour ajoutait que les négociations devaient aller dans les deux sens et qu’il n’y «aurait aucune conclusion prédéterminée en droit sur quelque aspect que ce soit».Ces négociations devaient tenir compte des intérêts des provinces, du fédéral «et plus particulièrement des droits des minorités».S'_lon M.Paquette, l’avis du tribunal a été un «élément» dans la réflexion du Bloc, sans plus.L’obligation de négocier touche principalement le Canada, a-t-il reconnu.Par contre, les droits des minorités et des nations autochtones sont des «incontournables de la négociation».Fruit des quatre chantiers de réflexion lancés l’hiver dernier pour rafraîchir son option politique, cette proposition principale deviendra le nouveau leitmotiv du parti à condition qu’il soit entériné lors d’un congrès du parti les 28,29 et 30 janvier à Québec.Un plan d’action indiquant la démarche à suivre pour créer les «conditions gagnantes» de la souveraineté sera également débattu en fin de semaine. LE DEVOIR.LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 1999 A 8 - —-* LE DEVOIR ?LE MONDE WtlHHf ' -y-i-/.pvr'ï £>«.V«.} 3bv ./ i EN BREF Plaintes Bébé Doc Paris (AFP)— Quatre plaintes pour «crimes contre l'humanité» visant l’ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier ont été déposées hier matin auprès du parquet de Paris, a-t-on appris de source judiciaire.Ces plaintes émanent de quatre Haïtiens installés en France depuis le début des années 80.Ils affirment avoir éfé emprisonnés pendant plusieurs aimées à Haiti et torturés, pour des raisons politiques, sous le régime de «Bébé Doc» (1971-86) , a-t-on précisé.Les plaignants, qui ne souhaitent pas que leurs identités soient révélées, sont représentés par M'' Basile Ader, avocat au barreau de Paris.L’OTAN va réduire ses effectifs en Bosnie (Reuters) — L’OTAN a l’intention dans les six mois qui viennent de réduire d’un tiers ses effectifs en Bosnie, pour les ramener à 20 000 hommes.Cette diminution, qui résulte en partie de l’amélioration de la situation sur le terrain, a également pour objet d’alléger la charge de l’OTAN, fortement engagée au Kosovo! Les effectifs de l’OTAN en Bosnie ké'montent actuellement à 31000 hommes, contre 45 000 au Kosovo.Attentats à Istanbul: 17 blessés (Reuters) — Des attentats à la bombe ont visé hier deux bâtiments officiels à Istanbul, faisant 17 blessés.La première bombe, de faible puissance, avait été placée dans un paquet et déposée au dernier étage d’un immeuble dépendant du ministère du Travail et des Affaires sociales.Des artificiers de la police ont jeté le paquet par la fenêtre dans un terrain vide adjacent lorsqu’ils ont compris que la bombe allait exploser d’un instant à l’autre.L’explosion a eu lieu une minute après.La deuxième charge a explosé dans les bureaux du sous-secrétariat au Trésor, blessant 17 personnes, dont plusieurs grièvement 2200 cadavres exhumés à Srebrenica (Reuters) — Les experts mandatés par le Tribunal pénal international ont exhumé à ce jour les restes de 2200 personnes à Srebrenica, dans le nord-est de la Bosnie, a annoncé hier un porte-parole de l’ONU.Des milliers de Musulmans bosniaques auraient été tués par les Serbes après la chute de l’enclave de Srebrenica aux mains des forces serbes bosniaques.Depuis 1996, les experts ont exhumé des centaines de cadavres dans les fosses communes, une infime partie d’entre eux ayant été identifiés.Selon le Comité international de la Croix-Rouge, on recense encore environ 7400 per-; sonnes portées disparues.Des Serbes exécutés retirés d’un charnier (Reuters) — Onze cadavres découverts dans des tombes creusées à la hâte aux environs d’un village du Kosovo sont ceux de Serbes tués par balles, poignardés ou battus à mort, a déclaré hier le colonel lan Mitchell, chef de la police militaire de la KFOR.Les corps ont été découverts près d’Ugljare, au nord-est de Gnjilane, le 24 juillet.Il a ajouté que six avaient été identifiés et qu’il s’agissait de Serbes.Les indices retrouvés ont été transmis au Tribunal pénal international.Un Albanais a avoué avoir pris part à l’enlèvement de trois des victimes mais a nié toute participation aux meurtres, a précisé le colonel.Kinshasa accuse la rébellion , (Reuters) — La République démocratique du Congo (RDC) a accusé hier les rebelles d’avoir attaqué des positions tenues par les forces gouvernementales en dépit du cessez-le-feu qu’ils ont signé le 31 août.Léon Kasonga, porte-parole militaire, a ajouté que les rebelles tentaient également de couper les routes d’appro-• visionnement des Forces armées congolaises et de leurs alliés.«En ; date du 8 septembre, ils ont attaqué ¦ la localité de Bolokutu, situé à 95 ki-\ lomètres au nord-est de Buende», a-t-il dit.D’autres attaques se sont pro-! duites le 1" septembre à Bosange, Elongo, Mokono et Vuema, au lendemain de la signature par les rebelles de la trêve.Le FMI suspend son aide à l’Indonésie Les pressions sur Jakarta s’intensifient Annan hausse le ton et Clinton revient à la charge 90 morts dans l’explosion d’un immeuble La Russie redoute de nouveaux attentats AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — Les Russes redoutaient hier de nouveaux actes terroristes liés au conflit du Daguestan contre les islamistes, au lendemain de l’explosion d’un immeuble qui a fait 90 morts à Moscou.Un correspondant anonyme à l’accent caucasien a revendiqué l’attentat auprès d’une agence de presse, le liant à la guerre du Daguestan, et les enquêteurs ont retrouvé sur les lieux des traces d’explosifs.«Cette explosion n'a pas eu lieu par accident», a déclaré le directeur du FSB Nikolai’ Patrouchev, le Service fédéral de sécurité, chargé de l’enquête.Si les hommes politiques russes et les enquêteurs privilégiaient largement hier la piste terroriste, d’autres hypothèses n’étaient pas totalement exclues, notamment l’explosion accidentelle de substances explosives qui auraient pu être entreposées au rez-de-chaussée de l’immeuble.Le parquet fédéral n’avait pas encore ouvert d’information judicaire pour terrorisme, s’en tenant à la qualification de «destruction de biens par imprudence».Deux suspects ont été arrêtés hier, selon des sources policières citées par l’agence Interfax, qui n’ont «pas exclu» que les suspects «aient un lien avec les structures commerciales qui occupaient le rez-de-chaussée de l’immeuble détruit».Après les attentats du 31 août à Moscou dans un centre commercial (un mort) et du 4 septembre à Bouïnaksk au Daguestan (64 morts), la Russie redoute désormais une vague terroriste.Le chef du gouvernement Vladimir Poutine, dans une allocution solennelle à la télévision, a annoncé un jour de deuil national pour lundi.«Je ne doute pas une seconde, a-t-il ajouté, que [nos forces de sécurité] font tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir la discipline et l’ordre, afin d'assurer une sécurité tnaximale à nos concitoyens.» Les télévisions russes ont montré pour la deuxième journée consécutive les terribles images de l’immeuble effondré d’oii l’on retirait d'heure en heure de nouveaux corps.Plusieurs di-zaines de blessés étaient encore hospitalisés.L’immeuble détruit était occupé par les familles d’ouvriers d’une usine automobile, et ne présentait a priori aucun caractère de cible pour des terroristes.Les journaux avaient publié hier matin le portrait robot d’un homme de 30-40 ans, réalisé grâce au témoignage d’adolescents qui ont vu quatre hommes porter des sacs très lourds et quitter l’immeuble de Moscou en voiture quelques minutes seulement avant l’explosion.Tous les habitants de l’immeuble interrogés font état d’une forte odeur de poudre et de souffre, caractéristique après une explosion de TNT.Une majorité de Moscovites, sous le choc, accusaient les «bandits tchétchènes», d’être responsables de l’attentat.Les Russes assimilent facilement les Tchétchènes aux rebelles islamistes, effectivement venus de Tchétchénie, qui affrontent les troupes fédérales au Daguestan depuis le mois d’août AGENCE FRANCE-PRESSE Jakarta — L’ONU et le FMI se sont mobilisés hier et ont accentué leur pression sur Jakarta pour mettre un terme aux massacres au Timor oriental, le Fonds monétaire international décidant de suspendre son programme économique avec l’Indonésie.Aux Nations unies, à New York, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a averti la direction indonésienne quelle risquait d’avoir à répondre de «crimes contre l’humanité» si les violences se poursuivaient.Le FMI a indiqué qu’il suspendait ses discussions avec l’Indonésie sur la poursuite de son programme économique.C’est la première fois depuis le début des violences au Timor oriental, à la suite du vote du 30 août en faveur de l’indépendance, que le FMI prend des mesures concrètes à l’encontre de l’Indonésie.Le fonds avait toutefois déjà protesté à plusieurs reprises contre la situation régnant dans l’ancienne colonie portugaise.Initialement, une mission du FMI était prévue, mi-septembre à Jakarta, pour évaluer la bonne application du programme économique signé avec le fonds après la crise financière de 1997 et verser une nouvelle tranche de quelque 460 millions de dollars.Après la crise asiatique, l’Indonésie a bénéficié d’un plan massif de soutien financier international de 47 milliards $ US, dont 12,3 milliards de crédits apportés par le FMI.Sur cette somme, quelque dix milliards ont déjà été versés.C’est un avertissement particulièrement solennel qu’a lancé pour sa part le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, en direction de Jakarta.«J'exhorte le gouvernement indonésien à accepter sans délai» le déploiement d’une force internationale, a-t-il lancé.Si Jakarta «refuse de le faire», il devra répondre de ce qui pourrait être des «crimes contre l'humanité», a-t-il ajouté avant de préciser: «Dans tous les cas, les responsables de ces crimes devront en rendre compte.» Kofi Annan a toutefois jugé «prématuré» de demander la création d’un tribunal spécial pour juger des crimes au Timor sur le modèle des tribunaux pour l’ex-Yougoslavie ou le Rwanda.Les milices pro-indonésiennes, avec la complicité des forces armées, sèment la terreur, tuant, pillant, incendiant, depuis le vote sur l’indépendance au Timor oriental, envahi en 1975 par l’Indonésie et annexé par la suite.Le responsable de l’ONU a indiqué aussi que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, la Malaysia et maintenant la France avaient offert de prendre part à une force internationale.Mais il a reconnu qu’aucun de ces pays, pas plus que les grandes puissances du Conseil de sécurité, n’étaient prêts à envoyer des soldats au Timor «sans le consentement de l’Indonésie».Jakarta s’est opposé fermement jusqu’ici à la venue d’une telle force.D’autres affrontements entre Albanais et soldats français Retour au calme à Mitrovica L’appel d’un chef de l’UCK apaise les manifestants AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Kofi Annan a également eu des mots particulièrement forts pour dénoncer l’abîme dans lequel s’enfonce le Timor oriental.L’ancienne colonie portugaise, a-t-il dit, «tombe dans l’anarchie» et les milices se livrent sur place «à une orgie de pillages, d’incendies et de meurtres».Ces déclarations de Kofi Annan sont intervenues quelques heures après l’évacuation, presque complète, de la mission des Nations unies (UNAMET) à Dili, la capitale du Timor oriental.L’exode des habitants, entre-temps, a continué, au rythme de 2000 à 3000 personnes par heure, selon la Croix-Rouge.Clinton revient à la charge Le président américain Bill Clinton a sommé de son côté les autorités indonésiennes de «faire marche arrière» et d’accepter une force internationale.Le président américain a fait ces déclarations depuis Hawaii, en route pour Auckland (Nouvelle-Zélande), où la crise timoraise promet d’être le dossier le plus chaud au sommet du Forum économique Asie-pacifique (APEC).Un responsable du mouvement indépendantiste du Timor oriental, José Ramos-Horta, a lancé un appel en faveur de la création d’une telle force internationale qui serait sous la bannière de l’ONU, dans une entrevue au quotidien français Le Figaro.D’autres pays se mobilisent aussi.La Belgique a décidé de ne plus vendre d’armes à l’Indonésie et va revoir son aide économique à ce pays.La France a décidé pour sa part d’envoyer la frégate Vendémiaire en direction de la zone proche du Timor oriental.Son arrivée sur place, depuis la Nouvelle-Calédonie, n’est pas attendue avant six jours.Le Japon est aussi entré dans la danse hier.L’instabilité qui règne en Indonésie menace le Sud-Est asiatique tout entier et peut devenir un «gros problème» pour le Japon, a déclaré le chef de la diplomatie nippone.«L’Indonésie est un grand pays, et quand ce pays plonge dans l’instabilité, la région de l'Asie de l’Est tout entière est affectée, et cela constitue également un gros problème pour le Japon», a déclaré Masahiko Komura en marge du forum de l’APEC à Auckland.«C’est pourquoi nous souhaitons que l'Indonésie aborde correctement le problème du Timor oriental, a-t-il dit.La REUTERS Ottawa — Le Canada a fait savoir hier qu’il examinait toutes les options, y compris des sanctions, contre l’Indonésie afin que celle-ci rétablisse l’ordre au Timor oriental.«Le Canada examine toutes les options, et l’imposition de sanctions en constitue certainement une», a dit un porteparole du ministère des Affaires étrangères, Sean Rowan.Il a cependant refusé de préciser quelle forme prendrqnt d’éventuelles sanctions.Les Etats-Unis ont suspendu jeudi toutes leurs relations militaires avec l’Indonésie, mais M.Rowan a signalé position du Japon à ce stade est que toutes les parties concernées acceptent les résultats du référendum et que l’Indonésie assume ses responsabilités et maintienne l’ordre dans la région», a-t-il souligné.que le Canada n’avait que des liens militaires très limités avec ce pays.,.Les syndicats australiens ont cessé les exportations de blé, de coton et de pétrole à destination de l’Indonésie.L’Indonésie est l’un des plus importants consommateurs de blé canadien.L’archipel a acheté 719 000 tonnes de blé du Canada au cours de l’année agricole 1998-99.Howard Millard, un assistant du ministre fédéral responsable de la Commission canadienne du blé, Ralph Goodale, a dit qu’à sa connaissance, la question de possibles sanctions sur les exportations de blé n’avait pas été soulevée.Ottawa envisage des sanctions l Kosovoska Mitrovica — Le calme est revenu hier soir à Kosovoska Mitrovica où de violents affrontements se sont produits entre manifestants albanais et soldats français de la KFOR pendant quatre heures, après l’intervention d’un chef de l’UCK Le «commandant» de l’UCK Raman Rama, responsable de l’ancienne guérilla indépendantiste pour la région de Kosovoska Mitrovica, ville coupée en deux avec un quartier serbe au nord et un quartier albanais au sud, a demandé aux manifestants de «rentrer chez eux».On estimait toutefois, dans son entourage, que les manifestations d’Al-banais qui entendent traverser le pont sur l’Ibar pour tenter de pénétrer dans le quartier serbe reprendraient aujourd’hui.Les manifestants, en grande majorité âgés entre 14 et 25 ans et dont une partie était parvenue à se rendre sous le pont pour jeter cailloux, cannettes et autres projectiles à l’aide de frondes sur les Serbes rassemblés derrière les troupes de la KFOR, se sont immédiatement repliés.Près de 70 personnes, dont plusieurs dizaines de membres de la communauté albanophone, ont été blessés lors des plus graves affrontements qu’ait connus la ville depuis des semaines.L’armée française, qui contrôle le secteur, a annoncé que neuf gendarmes et six soldats français avaient été blessés lors des incidents qui ont éclaté hier en fin d’après-midi.Selon un médecin d’un hôpital de Mitrovica, les heurts ont fait 1IAZIK KKKA REUTKKS Les soldats du contingent français se sont interposés pour éviter que des Albanais franchissent le pont les séparant des Serbes.68 blessés par jets de pierre, essentiellement des Albanais.On déplore également quinze personnes touchées par des éclats métalliques provenant, selon plusieurs témoins, des grenades lacrymogènes tirées par les soldats français de la KFOR pour tenter d’empêcner les Albanais de franchir la rivière.De sources françaises à Mitrovica, on indiquait que l’incident n’avait pas fait de blessés graves et qu’on ne déplorait aucun mort, contrairement aux rumeurs selon lesquelles un Albanais avait péri dans les affrontements.Le commandant Robert Lavoie, porte-parole de la KFOR, a indiqué que les violences ont culminé lorsque deux grenades ont explosé sur le pont Un communiqué diffusé par les ser- vices du général Bruno Cuche, commandant du contingent français au Kosovo, indique que les deux grenades ont été lancées par des manifestants, mais il ne précise pas s’il s’agissait d’Al-banais ou de Serbes.Les forces françaises ont alors tiré des grenades lacrymogènes pour disperser la foule, poursuit le communiqué.Par ailleurs, un bataillon danois de la KFOR a bloqué la progression de 150 à 200 Serbes de la ville voisine de Zvecan qui marchaient sur Mitrovica Les causes de cette nouvelle explosion de violence restaient obscures.Mais d’après certains récits d’Albanais, des Serbes auraient incendié des habitations appartenant à des albanophones dans le nord de la ville, essentiellement serbe, pour leur interdire le retour.Des étudiants ont manifesté, hier à Jakarta, contre la loi martiale.Ils craignent que l’armée s’en serve pour durcir le ton. LE DEVOIR.LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 1 !>!) fl A 9 -LE MONDE- MARTIN THOMAS REUTERS La police a pris les grands moyens pour disperser des membres du Parti communiste chilien.Tensions au Chili Appel au calme pour l’anniversaire du putsch Des manifestants ont été arrêtés hier il* REUTERS 4 4 1 Santiago — Les autorités chiliennes ont recommandé hier aux adversaires d’Augusto Pinochet de manifester dans le calme aujourd’hui, à d’occasion du 26r anniversaire du putsch sanglant orchestré par l’ancien dictateur aujourd’hui en résidence surveillée près de Londres.«Nous voulons que la journée soit calme et espérons que les groupes qui souhaitent des incidents réviseront leurs idées que le peuple ne partage pas», a déclaré à la presse le secrétaire général de la présidence, José Miguel Insulza.On a toutefois eu hier une idée de ce qui pourrait se passer lorsque deux véhicules de police ont fait usage de canons à eau contre des membres du Parti communiste chilien rassemblés devant le palais présidentiel de La Moneda.Une douzaine de membres du parti, dont la candidate à la présidence Gladys Marin, ont tenté de déposer sur les marches du palais une gerbe à la mémoire de Salvador Allende, le président socialiste évincé par Pinochet et mort dans le putsch.La police les en a empêchés en faisant valoir qu’il s’agissait d’une manifestation interdite.Des témoins ont fait état de quatre blessés.«Voilà comment cela se passe dans ce pays.C'était un simple hommage à Allende», a dit à Reuters une Gladys Marin trempée.L’anniversaire du putsch de 1973 est habituellement marqué par des manifestations de rue et de petites cérémonies de partisans et d’adversaires du général en retraite.Il s’ensuit invariablement des accrochages avec la police.«Les manifestations non autorisées seront dispersées par la police», a déclaré le vice-ministre de l’Intérieur Guillermo Pickering à des journalistes qui l’interrogeaient sur l’interruption de l’hommage communiste à Allende.Le gouvernement a donné pour instruction aux forces de police de réprimer tout accès de violence en affichant la volonté inflexible de maintenir l’ordre et la sécurité.Jeudi soir, des canons à eau sont entrés en action contre des dizaines d’étudiants en cagoules qui lançaient des pierres sur la police anti-émeute à Santiago.La presse a parlé à ce propos d’une «répétition du 11 septembre».Une seule marche anti-Pinochet a reçu l’aval des autorités.Elle doit se dérouler à l’écart du palais présidentiel qu’avaient bombardé les forces de Pinochet le jour du renversement et de la mort d’Allende.Une forte tension règne cette année au Chili du fait de l’arrestation de Pinochet à Londres, où il attend le début d’une procédure pouvant aboutir à son extradition vers l’Espagne.On s’attend notamment à des manifestations de partisans de l’ex-dicta-teur devant les ambassades de Grande-Bretagne et d’Espagne.Le gouvernement de coalition de centre-gauche prévoit une messe à La Moneda à la mémoire des victimes de la dictature.Le Parti socialiste déposera une gerbe sur la tombe d’Allende.Plusieurs dizaines de représentants des milieux d’affaires chiliens ont gagné la Grande-Bretagne jeudi pour y passer le jour de l’anniversaire auprès de Pinochet et lui soutenir le moral.Yasser Arafat a entériné l’accord La cession de 7 % de la Cisjordanie est officialisée AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Gaza — Yasser Arafat a entériné hier le transfert de 7 % supplémentaires de la Cisjordanie sous autorité civile palestinienne en approuvant les cartes soumises par Israël dans le cadre de l’accord de Charm el-Cheikh.L’Autorité palestinienne de Yasser Arafat s’est félicitée hier du retrait israélien de 7 % supplémentaires de la Cisjordanie, «une étape sur la voie de l’indépendance palestinienne».M.Arafat, qui présidait une réunion du cabinet palestinien, a déclaré qu «une partie de notre terre a été récupé-réç», ajoutant qu’*r7 s'agit là d’une étape pour l’édification de l’État palestinien indépendant».Selon un communiqué officiel, le président palestinien s’est en outre félicité de la libération de 199 prisonniers politiques palestiniens et a souligné qu’en fin de compte, tous les prisonniers rentreraient libres chez eux.«Tous les prisonniers libérés recevront des emplois de l’Autorité palestinienne», a dit M.Arafat Hier, Israël a effectué un nouveau repli en Cisjordanie en remettant aux Palestiniens le contrôle administratif de 7 % du territoire, au lendemain de la libération de 199 détenus palestiniens en vertu de l’accord de Charm el-Cheikh, signé le 5, septembre par M.Arafat et le premier ministre israélien Ehoud Barak.Le transfert de pouvoirs concerne une vingtaine de zones, d’une superficie totale de près de 400 km-, toutes faiblement peuplées.Le cabinet palestinien a par ailleurs appelé les Palestiniens à «l’unité nationale avant l’ouverture lundi des négociations sur le statut final» des territoires palestiniens.Il a toutefois dénoncé «la poursuite de la colonisation juive dans les territoires, notamment à Jérusalem-Est, même après la signature de l’accord de Charm el-Cheikh».Palestiniens et Israéliens doivent entamer lundi les négociations sur le statut final des territoires conformément à l’accord de Charm el-Cheikh, qui prévoit une étape intermédiaire sous la forme d’un accord-cadre devant être conclu à la mi-février, qui déterminera les grandes lignes d’un règlement final.Le dirigeant palestinien Saëb Erakat a déclaré hier à la presse que les Palestiniens étaient «déterminés à déployer tous leurs efforts pour parvenir à un accord-cadre avec Israël dans les cinq prochains mois».Peu auparavant, M.Barak avait exhorté les Palestiniens à conclure un accord-cadre sur le statut final des territoires dans un délai de cinq mois.De son côté, le chef spirituel du mouvement de la résistance islamique Hamas, Cheikh Ahmed Yassine, s’est engagé, lui, à poursuivre la lutte contre les accords de paix avec Israël.«Le Hamas va continuer sa lutte», a-t-il affirmé à l’adresse de plusieurs centaines de ses fidèles à Ramallah, en Cisjordanie.«Tous les accords de paix qui nous ont été imposés n’offrent que des solutions imaginaires.Ils ne vont pas durer et ne mèneront pas à la paix», a ajouté le chef du Hamas, qui s’exprimait au téléphone à partir de sa résidence à Gaza.Les combats se déroulent sur plusieurs fronts Nouvelle offensive russe au Daguestan REUTERS Moscou — Les forces armées russes ont lancé hier une nouvelle offensive contre les rebelles islamistes au Daguestan.Selon le ministère daguestanais de l’Intérieur, les troupes du ministère russe de l’Intérieur et l’armée régulière sont engagées dans des combats sur plusieurs fronts et ont délogé des rebelles d’un village au moins, Gamiyakh, près de la frontière avec la Tchétchénie.Les unités russes auraient également progressé dans le secteur est du village de Karamakhi, dans le centre de la république caucasienne.«Les troupes fédérales ont bouclé une opération de ratissage à Gamiyakh, qui a été vidé de tous les rebelles», a déclaré un porte-parole du ministère daguestanais joint par téléphone à Makhatchkala.«Mais les combats se poursuivent dans la région de Novolaksk», près de Gamiyakh, a-t-il dit Les deux commandants de la rébellion islamiste, le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev et le Jorda- nien Khattab, auraient établi leur quartier général dans les massifs proches du village de Gamiyakh.«La situation est toujours très compliquée dans cette zone.Les forces fédérales bombardent les rebelles à l’artillerie et poursuivent le combat pour les détruire», a précisé le porte-parole.Le premier ministre russe Vladimir Poutine a estimé que les opérations militaires étaient difficiles et qu'il ne s’agissait pas de fixer une date pour la fin des combats.«Il n’est pas nécessaire de faire preuve d'hystérie, il n'est pas nécessaire de discuter d'une date pour la fin de l'opération», a-t-il déclaré à la télévision.Des responsables tchétchènes cités par l’agence de presse russe Interfax ont par ailleurs accusé Moscou d’avoir une nouvelle fois bombardé des villages tchétchènes proches de la frontière du Daguestan.Le ministre russe de l'Intérieur, Vladimir Rouchailo, et le chef d’état-major des forces armées russes, le général Anatoli Kvachnine, sont arrivés hier au Daguestan où ils feront le point de la situation avec le président REUTERS \; - à- Un soldat russe passe devant un rebelle mort au combat.daguestanais et les responsables militaires de la république.Le SPD en danger Schroeder se fragilise ERIK KIRSCHBAUM REUTERS » P Dortmund—Affaibli par les revers électoraux de la Sarre et du Brandebourg, les sociaux-démocrates au pouvoir risquent demain de perdre l’un de leurs principaux fiefe, Dortmund, à l’occasion d’élections municipales.Le parti du chancelier Gerhard Schroeder a en outre devant lui une autre élection régionale à risque en Thuringe, où les sociaux-démocrates sont promis à une défaite assurée.La défrite du SPD dimanche der nier dans les Landers de Sarre et Brandebourg a privé le chef du gouvernement de la majorité absolue au Bundesrat (Chambre haute du Parlement) alors que son plan d’austérité pour l’an 2000 doit recueillir l’aval des deux chambrés du Parlement.La perte de Dortmund, baptisée par le défunt chancelier Willy Brandt «ville capitale du SPD», constituerait un coqp très dur pour le centre-gauche, confronté à la désillusion de son électorat déçu par la première année de l’ère Schroeder.«Ce serait un choc si nous perdions Dortmund», reconnaît le candidat social-démocrate Gerhard Langemeyqr, appelé à la rescousse l’an dernier aprçs la démission du candidat officiel Le SPD n’est pas seulement en grand danger à Dortmund.Les Sociaux-démocrates risquent aussi .de perdre Duisbourg, Essen et Cologpe.la quatrième ville du pays, où le candidat du SPD s’est lui aussi retiré la semaine dernière après avoir admis un délit d’initié.Ces dérapages et l’impopularité des mesures passées et à venir du chancelier ont hypothéqué l’avenir des Sociaux-démocrates à la tête du pays.Gerhard Schroeder veut réduire les dépenses publiques de 30 milliards de marks (16 milliards $ US) l’an prochain afin de résorber le déficit budgétaire.Au vu des sondages, ces réforjnes impopulaires — le gel des retraites notamment — et la persistance du chômage (10,3 %) devrait coûter au SPD le land de Thuringe, dans l’est de l’Afle-magne.Si les pertes du SPD se confirment demain, Gerhard Schroeder ne disposera plus que de 25 sièges sur les ,69 du Bundesrat et sera dès lors contraint de négocier avec la CDU pour l’adoption de son plan d’austérité.Sourd aux prédictions des Cas-sandre, Gerhard Schroeder a réaffirmé cette semaine qu’il maintiendrait le cap des réformes, aussi impopulaires soient-elles.Il a ainsi tenté de neutraliser jeudi l’un de ses plus farouches adversaires au sein du SPD, le ministre-président sortant de la Sarre Reinhard Klimmt, en le nommant ministre des Transports.Le référendum en Algérie Un geste envers les «égarés» de la part d’Alger Le ministre des Affaires maghrébines explique le projet de loi d'amnistie pour les membres du Front islamiste du salut Les Algériens sont appelés à entériner jeudi une loi dite de «concorde civile» destinée à mettre fin à un conflit interne qui bloque depuis huit ans le développement d’un pays de 29 millions d’habitants.Le ministre délégué à la Coopération et aux Affaires maghrébines est en tournée afin de défendre cette politique auprès de la diaspora algérienne et de la presse.CLAUDE LÉVESQUE LE DEVOIR Plusieurs fois plutôt qu’une, Lah-cène Moussaoui précise qu’il ne s’agit pas d’une amnistie mais «d’un geste de la société à l'égard des égarés, pour lesquels il est prévu des mécanismes de réinsertion».M.Moussaoui affiche une sévérité certaine, répétant à ceux qui trouveraient trop clémente la politique de réconciliation proposée que «les crimes doivent être punis».Que propose donc la loi de concorde civile?Trois grands trains de mesures, répond M.Moussaoui.Il y aura exonération des poursuites pour ceux qui n’ont pas commis de crimes de sang (utilisation d’explosifs contre des personnes, massacres, viols) mais uniquement des délits contre des biens matériels ou des activités d’appui au terrorisme.Même pour ces personnes, il y aura une peine: elles seront déchues de leurs droits civiques (droit de vote et éligibilité) pour une période de dix ans.Il y aura ajournement des poursuites pendant une période de trois à dix ans pour des prévenus ayant commis des crimes «un peu plus graves» que ceux visés par les mesures décrites ci-dessus, mais pas de graves crimes de sang.Cette mesure s’applique notamment aux membres de groupes armés qui choisiront de se rendre collectivement Elle comporte un volet surprenant: les intéressés devront, pendant leur période de probation, participer activement à la lutte antiterroriste «pour se racheter».Pour pallier les risques évidents d’une telle pratique, M.Moussaoui dit que la sélection et l’encadrement de ces transfuges seront rigoureusement assurés par les autorités judiciaires de même que par le barreau algérien.A la fin de la période de probation, les poursuites seront réactivées mais les prévenus pourront bénéficier de réductions de peine.Enfin, comme l’a déjà annoncé le président Ab-delaziz Bouteflika le 30 août dernier, aucun accusé ne sera condamné à mort ni même à la prison à vie.La non-exécution de la peine capitale s’inscrit d’ailleurs dans la tendance planétaire, fait remarquer le ministre.Ce dernier se dit confiant que la loi de concorde civile sera entérinée par la population lors de la consultation du 16 septembre.Il en prend pour indication le fait qu’aucun des partis représentés à l’Assemblée nationale n’a voté contre.Fidèle à la ligne suivie par les autorités algériennes depuis 1992, M.Moussaoui maintien qu’il est hors de question de permettre au Front islamique du salut de réintégrer la vie politique algérienne.La raison?Le caractère confessionnel de ce parti.«Personne n’a le droit d’utiliser les éléments de la personnalité nationale (langues, religion) comme fond de commerce politique», dit-il.Dans le même ordre d’idées, le ministre rejette toute «négociation» avec les intégristes.L’accord de paix conclu avec l’Armée islamique du salut, la branche armée du FIS, découlerait d’une prise de conscience de cette dernière et non d’une négociation, affir-me-t-il.M.Moussaoui reconnaît que l’Algérie souffre d’autres fléaux que la guerre que livrent les islamistes armés, dont la corruption et la bureaucratie excessive.«La concorde civile est la condition sine qua non d’une bataille plus générale», dit-il.Les dommages économiques occasionnés par la violence sont nombreux: usines, écoles et édifices publics détruits, population mise au chômage, notamment dans l’agriculture, perception négative de l’Algérie par les investisseurs étrangers ou nationaux.Chômage et pénurie de logements sont les deux principaux problèmes économiques, selon M.Moussaoui.Pour relancer une économie trop tributaire de la rente pétrolière, l’Algérie veut miser sur le tourisme et l’agriculture.M.Moussaoui signale que le Canada est un bon partenaire dans ce dernier domaine.«La concorde civile est la condition sine qua non d’une bataille plus générale» CONCOURS ITALIA En collaboration avec.SOL^BEC TOURS INC Le spécialiste de voyages européens LE DEVOIR ¦0 swissair f Une chance de GAGNER un voyage long séjour pour deux personnes en Italie Pour participer vous n'avez qu'à nous faire parvenir les coupons de participation qui seront publiés dans Le Devoir avant le 5 novembre 1999 à minuit.AUTOMNE HIVER SORRENTO ET 11 NUITS Hôtel Reqina PRINTEMPS ROME 3 NUITS ¥ Hôtel Sirene Hôtel Rivage Amalfi Hôtel Villa Ferrata Vatican Coupon de participation Retourner par la poste à Concours ITALIA Le Devoir 2050, rue de Bleury, 9* étage Montréal, Qc., HÎA 3M9 Nom:.Le Devoir it a i êa f frtimifT *-|4 Téléphone: (résidence).(bureau).Abonné au Devoir: oui .non Adresse:.App.:.Ville: Code postal:.Les conditions et réglements de concours sont disponibles à la réception du Devoir Le tirage aura lieu le 10 novembre 1999.Le concours s'adresse aux 18 ans et plus Un seul coupon par enveloppe. A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 1 » !) !) ÉDITORIAL Vieillir, la belle affaire Les clichés abondent sur les personnes âgées qui seraient toutes pauvres, seules et malades.Et qui seraient aussi un fardeau pour la société.Or ces affirmations tiennent de moins en moins la route, cofnme ont pu le vérifier une fois de plus les participants à la quatrième conférence mondiale de la Fédération internationale sur le vieillissement, qui s’est tenue cette semaine à Montréal.1 est une réalité aussi inéluctable que le temps qui passe: dans 30 ans, une personne sur quatre aura 65 ans et plus, comparativement à une personne sur huit aujourd’hui (à moins que le taux de natalité ou celui de l’immigration ne connaissent des bonds considérables, que personne ne prévoit).Les conséquences de cette réalité démographique sont complexes.En dépit du fait que les personnes âgées sont en santé beaucoup plus longtemps qu’il y a seulement 20 ans, plus le temps passera et plus croîtra le nombre de celles qui auront besoin de soins.L’engorgement actuel du système de santé est d’ailleurs attribuable en bonne partie au vieillissement de la population, et ce n’est qu’un début.Pourtant, la composition démographique actuelle était connue il y a 15 ans, tout comme celle de l’avenir apparait noir sur blanc dans toutes les études prospectives.Il serait temps que le gouvernement du Québec commence à se préoccuper de ce vieillissement de la population.Le virage ambulatoire et l’intensification des soins à domicile constituent des cartes intéressantes, comme le démontrent les choix de plusieurs pays européens avec des populations déjà vieilles, mais il faudra encore injecter des ressources dans le système pour se doter d’un réseau de soins à domicile digne de ce nom.Par ailleurs, même si les soins à domicile évoluaient au point de devenir un modèle d’humanité, ce dont nous sommes à des années-lumière, il faudrait encore prévoir beaucoup d’espace pour les personnes seules aux prises avec des maladies comme l’Alzheimer.Est-ce trop demander aux gouvernements, invariablement empêtrés dans le présent, de voir plus loin que le bout de leur nez?Cela dit, les personnes âgées sont encore trop souvent perçues comme un fardeau, ce qui ne saurait être plus éloigné de la réalité.Car même lorsqu’elles n’effectuent pas un travail rémunéré, elles apportent une contribution importante à la société.Point n’est besoin de dire que le bénévolat sous toutes ses formes recrute un grand nombre de ses adeptes parmi la population plus âgée.Point n’est besoin d’ajouter non plus que si la population dite active réussit à travailler et à élever ses enfants, c’est souvent grâce au soutien des grands-parents.Ce qui ne veut pas dire que les.personnes âgées bénéficient du respect des plus jeunes dans une société qui a trop souvent la tentation de les disqualifier.Mais ces dernières sont de moins en moins sans voix.Elles ont des organisations, des intérêts et.elles ont du poids.Qui ne se souvient des protestations qui avaient accueilli le projet du gouvernement de Brian Mulroney de désindexer partiellement le montant des pensions de vieillesse?Devant l’ampleur du mouvement, Ottawa avait dû retraiter.D’ailleurs, les prestations pour les personnes âgées, au Québec comme à Ottawa, sont les seules à n’avoir pas été touchées au cours des dernières années d’austérité.Mais les réseaux de personnes âgées, loin de ne défendre que leurs acquis, élargissent de plus en plus leurs préoccupations de manière à poser un regard non seulement sur leur condition, mais sur l’ensemble de la société.De telles attitudes favoriseront l’intégration des 65 ans et plus à la vie de la société et feront tomber quelques préjugés au passage.Enfin, même si la pauvreté a diminué chez les personnes âgées, un nombre important d’entre elles, à commencer par les femmes veuves qui vivent seules, ont un niveau de vie bien en-deçà du seuil de pauvreté.C’est inacceptable.Ces femmes, qui ont travaillé très fort à l’éducation de leurs enfants, se retrouvent aujourd’hui sans protection financière adéquate.Le Conseil national du bien-être social estime que 42 % des femmes âgées vivant seules au Canada sont sous le seuil de la pauvreté, un pourcentage qui est de 17 % pour l’ensemble des personnes âgées.Au Québec» une étude du Conseil du statut de la femme, rendue publique il y a quelques jours, confirme que 61 % des femmes mariées, nées avant 1935, disposent d’un revenu annuel de moins de 10 000 $.Les gouvernements ne.devraient pas oublier ces personnes, d’autant que le traitement réservé aux aînés fournit un bon indice du degré d’avancement d’une société.La difficile troisième voie .Paille dfis Rivières ?J 4 Bernard ' Descôleaux ' ' «• O ean Charest n’entend pas devenir l’exécuteur des œuvres d’Ottawa lors d'un prochain référendum sur la souveraineté.Cela ressort clairement des propos qu’il a tenus jeudi en soulignant fermement qu’il appartient au Québec, et non à Ottawa, de définir les règles de cette éventuelle consultation populaire.Propos bienvenus que ceux-là car ils lèvent toute équivoque quant à la volonté du Parti libéral du Québec de défendre l’autorité dë,l’Assemblée nationale, menacée d’une intrusion possible du gouvernement canadien.À moins de vouloir s’en faire le complice, M.Charest ne pouvait laisser passer sans réagir les déclarations récentes du ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Stéphane Dion, qui brûle de soumettre au Parlement fédéral un projet de loi définissant les paramètres de ce référendum.S’il n’avait pas réagi, M.Charest aurait semblé approuver les intentions d’Ottawa qui se serait vite engouffré dans cette faille.Cela aurait, au surplus, discrédité M.Charest aux yeux de bien des Québécois, ce qui ultimement aurait servi le gouvernement fédéral pour qui il pourra n’être qu’un empêcheur de danser en rond le moment venu, comme le furent Claude Ryan au référendum de 1980 et, dans une moindre mesure, Daniel Johnson en 1995.À son tour, l’actuel chef du PLQ n’aura pas la partie facile.D se rappelle trop bien qu’au lendemain du dernier référendum, il fut brutalement mis de côté, même si Jean Chrétien lui était redevable en bonne partie de la victoire du NON.Au prochain rendez-vous référendaire, celui-ci cherchera certainement à l’utiliser une fois encore, puis la victoire acquise, il voudra l’ignorer à nouveau.-Par son intervention de cette semaine, M.Charest aura voulu mettre en garde ses partenaires fédéralistes dès maintenant.Il leur dit qu’il entend jouer le rôle que la loi référendaire lui attribue et qu’il prendra toute la place qui lui revient comme président d’un éventuel camp du NON.Cela est important pour la suite des événements après le scrutin, alors qu’il s’agira de donner un sens aux résultats obtenus.L’expérience passée montre qu’une victoire du NON ne peut être acquise en ne proposant aux Québécois que le statu quo constitutionnel comme solution de rechange à la souveraineté.Inévitablement, on fera à nouveau miroiter dans l’avenir des changements à la Constitution pour renforcer la place du Québec au sein de la fédération.La volonté de changement qui se sera alors exprimée prendra un sens tout à fait différent selon que c’est Jean Chrétien ou Jean Charest qui s’en fait le porteur.La définition d’une nouvelle position constitutionnelle qu’a entrepris d’élaborer le PLQ en vue de son congrès d’octobre 2000 prend ici tout son sens.Cette position est l’outil dont M.Charest a besoin pour pouvoir faire sa place entre Lucien Bouchard et Jean Chrétien et prétendre ainsi rèprésenter la troisième voie recherchée par une partie de l’électorat.S’il veut pouvoir être entendu par les Québécois, il ne devra pas craindre de reprendre les positions traditionnelles de son parti et de se faire le défenseur de l’autonomie du Québec.bdesco!eaux(u ledevoir.eu LE FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN T1FFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ AMri ^0»$ VonC.ON SAiTtfA Noi VÜTAHCtS! H o.t û CrAii^oTft It »’ Mut; i il f,.v, ' »< t» I r • .It La complexité de la restructuration municipale H est important de noter que les quatre points soulevés par le groupe des 64 spécialistes des affaires urbaines, dans une lettre ouverte à la ministre Harel (Le Devoir, 8 septembre 1999), ne rendent pas justice à la complexité de la question de la restructuration municipale de la région de Montréal.En effet, pris isolément, ces quatre points — adopter une nouvelle structure qui présente une vision claire et détaillée, inclure l’ensemble du territoire urbanisé montréalais sous une seule juridiction, élire les membres de la nouvelle instance décisionnelle au suffrage universel et s’assurer que cette structure ait des ressources suffisantes et des compétences étendues pour agir de façon efficace — ignorent complètement le rôle fondamental que les municipalités jouent dans nos vies.La municipalité et le village forment les entités démocratiques les plus pertinentes et dynamiques que l’on puisse retrouver dans nos sociétés et généralement, elles sont beaucoup plus sensibles au mieux-être des citoyens.Contrairement aux grandes bureaucraties où des spécialistes provenant d'horizons différents s’attaquent aux questions comme l’habitation, le transport, le développement économique et la criminalité à l’intérieur de divisions administratives et sectorielles discrètes, les administrations locales préconisent une approche de résolution de problèmes qui est beaucoup plus multidisciplinaire.Cet élément est primordial puisqu’il se réfère à notre façon de vivre notre quotidien suivant un processus holistique où une multitude de problèmes sont étroitement liés.De plus, les décideurs au niveau municipal sont beaucoup plus visibles et responsables envers leurs concitoyens puisqu’ils habitent souvent dans les mêmes quar- LETTRES -?- tiers.Même si les grandes bureaucraties peuvent fournir quelques services à un meilleur coût, les plus petites administrations sont plus aptes à offrir îes services que les résidants demandent et, par conséquent, peuvent être beaucoup plus efficaces.Bien entendu, il est également vrai que les administrations locales peuvent souffrir de myopie et parfois ignorent les besoins de la grande région.Conséquemment, il est nécessaire d’implanter une structure régionale qui facilitera et exigera, dans certains cas, une étroite collaboration entre les municipalités locales.Cependant, une telle structure doit rechercher un équilibre entre les approches de planification et de gestion dites «descendantes» (top-down) et celles dites «ascendantes» (bottom-up).David Brown, Directeur de l’École d’urbanisme de l’Université McGill Montréal, 8 septembre 1999 Politique anti-familiale Il fait très beau et c’est dimanche.Nous sommes dans la région de Lanaudière.Nous décidons d’aller explorer un nouveau coin: le parc des chutes de Monte-à-Peine.Nous partons donc avec le pique-nique et arrivons à une entrée de ce parc pour nous faire dire que le prix d’entrée est de 4 $ par adulte et que pour les enfants de plus de 12 ans, c’est aussi de 4 §.Les deux derniers enfants de la famille nous accompagnent et ils ont 12 et 15 ans.Après un moment d’hésitation, nous payons les 16 $ requis.Le site est magnifique: forêts, montagnes, grands espaces.Le bruit de la chute nous accompagne.Nous pouvons nous tremper les pieds dans l’eau fraîche.Quelle merveille! Cependant, un goût amer nous accompagne d’avoir eu à payer si cher pour profiter de cet en- droit, alors que le couple sans enfant n’a payé que 8 $.Je trouve bizarre, cette règle de faire payer un prix d’adulte à un enfant de 12 ou 15 ans.Ce grand enfant ou adolescent me coûterait-il moins cher à moi, parent?Au contraire, il mange plus, ses vêtements coûtent plus cher et il commence à vouloir se payer des sorties telles que le cinéma et le restaurant.Alors, je me trouve lésée quand mes deux adolescents qui ne gagnent pas encore de salaire m’obligent à payer des prix d’adulte pour leur faire voir de belles choses.L’état encourage-t-il les gens à avoir des enfants en ne réglementant aucunement ces situations?Nicole Gagné Montréal, 7 septembre 1999 La prostitution plus «sécuritaire» Le 5 septembre au matin, une jeune femme prostituée de 24 ans a été retrouvée sans vie, tuée soit par un proxénète, soit par un client: par un homme.Bien que la prostitution soit légale au Canada, les femmes prostituées n’ont pas de lieux sécuritaires pour pratiquer librement leur «métier» et souvent, elles se retrouvent sous la domination d’un homme — soit le client, soit le proxénète.La répression policière oblige les femmes prostituées à travailler seules et souvent dans des zones mal éclairées.On parle de plus en plus de la nécessité de décriminaliser et ou de déjudiciariser l'activité prostitu-tionnelle pour enfin offrir aux femmes et aux hommes qui se prostituent, un lieu de pratique plus sécuritaire.L’horreur de cette nouvelle devrait convaincre le gouvernement de l’urgence d’agir.Louise Bouchard Montréal, 6 septembre 1999 REVUE D E —?- PRESSE Le couple vice-royal et ses critiques ANTOINE ROBITAILLE Jeudi matin, Céline et René incarnaient une fois de plus l’unité de la nation québécoise par leur présence pééminente à la une de tous les jour naux d’ici.Le même jour, dans le ROC (rest of Canada), la plupart des quotidiens mettaient en vedette un autre couple symbole d’unité, davantage politique celui-là: Adrienne Clarkson et son conjoint, le philosophe John Saul, tout juste «nommés» au poste de gouverneur général (GG), c’est-à-dire représentant du chef d’État.c’est-à-dire la reine du Canada, Elizabeth II.Il y a eu des déçus, comme le Ottawa Sun, qui a regretté de ne pas voir le roi du hockey Wayne Gretsky devenir vice-roi «dans la vraie vie» à la place d’une «socialiste de cocktail».Il y a ceux qui espèrent beaucoup de panache: Rideau Hall pourrait devenir «un salon des arts et des idées comparable à la Maison-Blanche sous Kennedy», affirme Michael Valpy, du Globe and Mail.Ce couple sera «au moins, voire plus stimulant sur le plan intellectuel que Bill et Hillary Clinton», affirmait le Halifax Daily News.Dans le même journal, en chronique, Lawrence Martin affirmait avoir confiance en Clarkson puisque cette dernière s’est dite d’accord avec ses thèses selon lesquelles «Lucien Bouchard est un être essentiellement émotif et irrationnel».Les différences idéologiques, qui semblent être de plus en plus marquées depuis quelque temps dans le ROC, se sont déployées de façon presque caricaturale à cette occasion.Au remplacement de Roméo LeBlanc par des «gauchistes», le National Post a réagi en couverture avec un titre dans le genre «Les Martiens attaquent»: «Des activistes déménageront à Rideau Hall».Le Toronto Star, il fallait s’y attendre, a applaudi sans réserve à ce choix d’une «grande nationaliste» La presse m* du Canada comme représentante de la reine.Née à Hong-Kong, le Star écrit qu’elle «est désormais un modèle pour les Canadiens de d’autres cultures».Modèle aussi pour les femmes, puisqu’elle a «ouvert des voies» en prenant des «risques professionnels» et en «accomplissant une œuvre médiatique innovatrice».Le Star félicite enfin le premier ministre pour avoir brisé avec la tradition de nominations partisanes.Le Globe a salué dans un premier temps la nomination d’une «excellente candidate», notant qu’elle est «parfaitement bilingue et a de l’expérience en diplomatie puisqu’elle fut déléguée générale de l’Ontario à Paris de 1982 à 1987».Un problème demeure, selon le Globe, et il est de taille.Même si la nouvelle GG n’est pas «politicienne ou une juge amie du pouvoir», le processus de nomination doit être changé.«La reine est populaire et joue bien son rôle; il n’y a pas à se précipiter.Mais après sa mort ou son abdication (que son règne soit long) [sic], profitons-en pour modifier le système afin que le GG soit nommé par un groupe plus représentatif.Les 165 compagnons de l’Ordre du Canada pourraient faire de choix, par exemple.» ?Non partisane, la nomination de Mme Clarkson?Le National Post affirme en éditorial qu’il ne faut pas être dupe.Ça n'a jamais été «une politicienne», mais elle est pourtant «une figure politique très partisane».Le Post fait remarquer qu’après avoir quitté la CBC, la journaliste est devenue la porte-parole des «groupes nationalistes» qui luttaient contre le libre-échange.«Elle ne représente que la moitié de la population.» Andrew Coyne, dans le même journal, tourne en ridicule cette nomination en disant que le couple fait partie d’une gauche «chic» très Toronto: «Ce sont des nationalistes de Rosedale [quartier chic de de la Ville reine].Ou encore mieux: ils sont la nation de Rosedale.» Il écrivait hier que les Clarkson-Saul ne pourront incarner l’unité avec leurs positions dp, gauche.De plus, ils font fi de la «tradition d’impartialité qui est essentielle à ce poste» en affirmant vou- , loir s’exprimer librement ; ! i Mme Clarkson, modèle pour les immigrantes?Dans un texte d’une grande dureté, la chroniqueuse Jan Wong, du Globe, cherche à démythifier cette, femme que l’on présente presque comme «parfai-.te», et avec qui elle a en commun des origines chinoises.(Wong prend soin de noter que Clarksori à’ du sang irlandais par son père).«Je l’admire, mais, il, y a un je-ne-sais-quoi chez elle qui me rend mal à l’in-, se.» D’abord, elle n’a plus l’air d’une réfugiée chinoise, mais d’une «parfaite WASP», écrit Wong.La chroniqueuse laisse entendre ensuite que la nouvelle GG a ni plus ni moins qu’abandonné ses deux filles lors de son divorce d’avec Stephen Clarkson (professeur à Université de Toronto, biographe de Trudeau).Selon Wong, Adrienne Clarkson est atteinte du syndrome «moi d’abord/le travail d’abord» et aurait déclaré au Globe, en 1983: «J’aurais diné avec Hitler si j’avais pensé que ça faisait partie de mon travail.» C’est ce qui explique que Clarkson ait attendu jusqu’à mardi avant d’informer ses proches de son mariage avec John Saul, affirme la chroniqueuse, qui termine sur une anecdote «qui dit tout».Le nouveau couple vice-royal a été en guerre, ces deux dernières années, avec son quartier de York-ville.Pour empêcher une voisine de rénover sa maison, les Clarkson-Saul ont convaincu le conseil municipal de voter une loi spéciale, ce qui a eu pour effet d’interdire aux 169 propriétaires de leur voisinage de faire quelque travaux que ce soiL «Mais l’avocat de leur voisine a confirmé que le couple avait réussi à mettre un terme à la dispute tout juste avant la nomination.» Faisant référence aux mêmes faits dans sa chronique du Post, Andrew Coyne conclut: «La nation Rosedale est en paix.» 06 E I) E V 0 I R 1, E S S A M E 1) I 1 E I) 1 M A N C 11 E S E l> T E M B R E I !) !» !» A 11 IDEES La nation québécoise face au défi du pluralisme Le problème de la nation québécoise n’est pas son existence mais sa (non) reconnaissance En marge de notre série estivale sur la nation québécoise, nous publions aujourd’hui les textes de deux universitaires qui ont consacré leurs recherches à ce sujet et qui réagissent aux contributions des 12 invités du Devoir.Michel Seymour est notamment l’auteur de La Nation en question, paru aux éditions de l’Hexagone en 1999, et de plusieurs autres livres sur le sujet.Il a été président du regroupement des Intellectuels pour la souveraineté de 1996 à Penser nation québécoise.1998.Claude tembre 2001, dans la collection «Débats» de Québec Amérique.Ce livre lui a valu le prix Richard-Arès de L’Action nationale.MM.Seymour et Bariteau agiront à titre de commentateurs, en compagnie de Jacques Beauchemin, professeur de sociologie à l’UQAM, au colloque «Penser la nation québécoise» organisé par le programme d’études sur le Québec de l’université McGill, conjointement avec l’AIEQ et le département de science politique de l’université McGill, le 8 Bariteau a publié, en 1998, Québec, le 18 sep- octobre, pour lequel nous affichons déjà complet.MICHEL SEYMOUR Professeur de philosophie à l’Université de Montréal e Devoir a eu l'heureuse initiative de faire paraître tout au long de l’été une impressionnante série d’articles sur la nation.J’ai noté dans l’ensemble l’émergence d’un consensus autour de l’idée d’une identité civique commune.Je ne peux commenter en détail l’ensemble des contributions.Je voudrais cependant dire ce qui, à mon avis, doit encore être accompli pour que nous parvenions à une conception de l'identité nationale qui soit mieux adaptée au cas du Québec.Il faut à mon sens relever trois principaux défis pluralistes.Le défi du pluralisme politique Il faut dépolitiser le plus possible la reconnaissance de la nation québécoise.Quelle que soit notre position concernant la souveraineté du Québec, il faut admettre qu’il existe une nation québécoise qui inclut des fédéralistes et des souverainistes.Plusieurs fédéralistes croient opportun de faire circuler .encore l'idée selon laquelle les Québécois seraient animés par un nationalisme ethnique qui pratique l’exclusion, et certains souverainistes décrivent encore les fédéralistes comme s’ils étaient tous des partisans de la nation canadienne à l’exclusion de la nation québécoise.Il faut répondre à ces deux groupes qu’une nation québécoise inclusive existe déjà bel et bien, même s’il reste encore beaucoup de choses à faire.Le problème politique central de la nation québécoise ne concerne pas son existence mais bien sa (non) reconnaissance par le Canada.Les fédéralistes et souverainistes québécois doivent donc s’entendre sur l’existence d’une natjon québécoise communément partagée.A ce propos, il faut se réjouir de voir Charles Taylor envisager la possibilité d’exprimer son accord sur ce point.Marc Chevrier, pour sa part, pense à la nation québécoise dans le contexte d’un modèle républicain pour le Québec souverain, mais il reconnaîtra sans doute qu’une conscience nationale inclusive doit déjà exister pour que la population puisse «se passionner pour la chose publique» au point de vouloir se doter d’une république.Le défi du pluralisme idéologique Nous avons aussi un défi pluraliste à relever sur le plan idéologique.La nation rassemble des citoyens qui conçoivent des projets de société diamétralement opposés.Elle ne doit donc pas être conçue comme un instrument au service d’un projet de société particulier.Tout projet de société ne peut d’ailleurs se réaliser que sur la base d’une solidarité sociale, et celle-ci n’est possible que si la solidarité nationale est acquise.Le défi du pluralisme culturel J’en viens à mon dernier thème.Il faut aussi s’ouvrir au pluralisme culturel.Cet objectif est essentiel pourvu que i’on n’en vienne pas à nier l’existence de la nation québécoise.Chose surprenante, et malgré leur effort louable de penser une société québécoise plurielle, Serge Cantin, Denys Delàge, Danielle Juteau et Jocelyn Létourneau s’interdisent explicitement dans leurs textes d’utiliser l’expres-siop «nation québécoise».A mon humble avis, s'ils pensent que la nation québécoise est incompatible avec ia reconnaissance du pluralisme, c’est sans doute parce qu’ils se la représentent à tort comme devant absolument être homogène sur les plans ethnique, linguistique ou culturel.Je dois donc ici exprimer mon désaccord.N’en déplaise à ces auteurs, l’expression «nation québécoise pluriculturelle» n’est pas une contradiction dans les termes! Il ne faut pas que notre ouverture au pluralisme finisse par nous faire oublier notre identité nationale commune.Comment se fait-il que certains en soient arrivés là?La raison est qu’ils distinguent encore la nation de la communauté politique, et l’on sent, sur ce point, que l’héritage de Fernand Dumont n’est pas encore très loin.Cet intellectuel fut sans contredit l’un de nos plus grands penseurs, mais il ne reconnaissait pas l’existence de la nation québécoise.Il n’admettait que la nation «ca-nadienne-française», la nation «canadienne anglaise» et les nations autochtones sur le territoire du Québec.Il admettait bien sûr l’existence d’une communauté politique québécoise, mais non celle d’une identité nationale commune.Il avait sans doute raison concernant les nations autochtones vivant sur le territoire québécois.La plupart de celles-ci ne s'identifient pour le moment pas beaucoup au Québec et elles aspirent à des gouvernements autonomes.Je donne donc raison à Fernand Dumont sur ce point.Toutefois, Dumont va trop loin lorsqu’il affirme que la nation québécoise n’existe pas, que les Anglo-Québécois forment eux-mêmes un peuple et que les francophones du Québec sont associés à la nation canadienne-françai-se.Cette conception de Dumont me semble présente à divers degrés chez les quatre auteurs que je viens de mentionner.La nation canadienne-française n’existe plus D faut le dire et le répéter la nation canadienne-française n’existe plus! Une faible minorité de gens se représentent encore comme des Canadiens français.D faut aussi affirmer haut et fort que la nation québécoise est une communauté politique civique et inclusive.La nation québécoise est une communauté politique qui rassemble la majorité nationale francophone fies francophones d’origine canadienne française ou les assimilés), la minorité nationale anglophone (les anglophones d’origine anglo-saxonne ou les assimilés) et les individus qui ont d’autres origines nationales (qu’il s’agisse des allophones, des néo-Québécois ou des membres appartenant aux communautés culturelles).Certes, il faut rejeter un modèle exclusivement civique qui ferait disparaître la majorité nationale des Québécois francophones dans une communauté politique aseptisée.Que ce soit sous la forme d’un républicanisme jacobin importé de la France ou sous la forme d’un patriotisme constitutionnel importé de l’Allemagne, l’identité exclusivement civique, voire postnationale, n’est pas adaptée à la situation particulière du Québec.L’identité québécoise ne doit pas se dissoudre dans une identité civique qui ignore la présence d’une majorité nationale de francophones.Il faut reconnaître que la langue, la culture (comme carrefour d’influences spécifiques) et l’histoire de la majorité nationale des Québécois francophones sont à la base de l’identité civique commune de tous les Québécois.Cette identité civique commune est compatible avec la reconnaissance des droits acquis de la communauté anglophone et des droits ancestraux des onze peuples autochtones.Elle est compatible avec une perpétuelle transformation de l’identité civique commune suscitée par l’ensemble des citoyens du Québec, et cela inclut les citoyens issus de l’immigration.De Fêtre à Fagir La gouvernementalité canadienne piège la reconnaissance de la nation québécoise, neutralise sa visibilité et sa démarche, contraignant ainsi son devenir CLAUDE BARITEAU Professeur d’anthropologie à l’Université Laval et été, douze intellectuels ont imaginé la nation québécoise pour Le Devoir.Parmi eux, Bouchard, Taylor et Chevrier développent surtout une approche politique de cette nation; les autres, des variantes d’une approche culturelle.Chevrier est toutefois le seul qui promeut un projet de république.Pourquoi est-il le seul?Répondre à cette question nécessite un rappel historique qui permettra aussi d’expliquer pourquoi tant d’auteurs s’enferment dans une conception culturelle de la nation québécoise.Avant la création du Canada, le Québec a été en contact avec des idées républicaines: 1 — autour de 1776 lorsque les Américains s’émancipèrent de leur mère patrie; 2 — peu après que les Français aient aboli la monarchie en 1789; 3 — entre 1830-38 lorsque les Patriotes voulurent un gouvernement à l’image de ceux créés en Amérique.À chaque occasion, la Grande-Bretagne freina la diffusion de ces idées.Après l’Acte de Québec de 1774, les mercenaires allemands aidant, les voix républicaines se turent.En 1791, peu avant la première République française, furçnt créés les Bas et Haut-Canada en réponse aux demandes des francophones et des loyaux sujets britanniques fuyant les États-Unis.En 1837 et 1838, face à des projets de gouvernement responsable, l'armée britannique et des alliés locaux matèrent les Patriotes.Mode de gestion britannique Lors de ces événements s’implanta le mode de gestion britannique: 1 'indirect rule.En 1867, le Canada entra dans l’histoire en le reproduisant.En 1982, lors du rapatriement de la Constitution, les modifications apportées n'en changèrent pas les assises.Apparurent seulement de nouveaux dispositifs: deux langues officielles, le multiculturalisme et la reconnaissance des Premières Nations.Aussi, ce pays est-il toujours le seul qui ne soit pas républicain en Amérique du Nord.Tous ces moments historiques sont des points de repère de la mise en place des dispositifs à la base des gouver-nementalités britannique et canadienne.C’est à travers leur prisme qu’ont été conçues, peu après 1867, la nation canadienne-française d’antan, celle, plus récente, qualifiée de québécoise après la Révolution tranquille et celle pensée aujourd’hui par des invités du Devoir.En 1980, un projet de libération nationale fut débattu.Il avait, pour horizon, une nouvelle association avec le Canada.Malgré ses visées politiques, il privilégiait les francophones et ne concevait pas la souveraineté selon le modèle républicain.En 1995, un projet de partenariat remplaça l’association, l’idée de république demeura absente et, le soir du référendum, on apprit que le peuple avait des souches.La gouvernementalité canadienne Ces deux projets révèlent clairement l’influence prépondérante de la gouvernementalité canadienne, notamment ses dispositifs de 1867.L’une de ses particularités est de dévaloriser la culture des peuples conquis.En réaction, les promoteurs de ces cultures en font l’éloge et revendiquent parfois un statut d’égalité.Rarement veulent-ils faire sécession.Cette idée prend racine surtout lorsque l’égalité est devenue impensable.Cette influence est fortement perceptible dans la plupart des textes des invités du Devoir.Cela explique l’évacuation de l'idée de république et le fait que les auteurs de ces textes, pensant la nation québécoise dans l’esprit de la gouvernementalité canadienne, en font une lecture culturelle.Comme d’ailleurs la plupart des concepteurs de la nation québécoise.Il y a toutefois des variations.Les auteurs qui conçoivent cette nation dans l’optique de la souveraineté ont tendance à l’imaginer à l’exemple d’un modèle canadien amélioré Oacques et Delàge) ou font valoir la prise en compte de la pluralité du Québec contemporain (Cantin et Gagné) tout en plaçant les francophones au centre de la nation.Il m’est apparu que les dispositifs de la gouvernementalité de 1982 n’étaient pas indépendants de ces lectures.Les traces de cette nouvelle gouvernementalité se retrouvent aussi chez les auteurs qui conçoivent la nation québécoise dans le giron canadien.Létourneau remet en question les dispositifs constitutionnels de 1982 avec, pour objectif, la consolidation de l’ambivalence légendaire des Québécois.Baum n’y voit pas matière à s’inquiéter, cette nation ayant tout pour survivre.Ces mêmes dispositifs inspirent Juteau au point de proposer la réinvention de la nation canadienne-française.Quant à Jenson, pour atténuer les exclusions suscitées par le nationalisme québécois, il importerait d’accentuer la démocratie à la canadienne.Pour Taylor, la nation politique, qui renvoie à l’agir concerté et à l'espace public, se distingue de la nation culturelle, celle de l’identité et de la filiation.Bouchard partage son avis.Parce qu’il voit les francophones comme les porteurs de cette nation politique, il les invite à s’entendre, avec tous les Québécois, sur les valeurs de société et les projets communs à promouvoir.Bond qualitatif Ce changement de registre constitue un bond qualitatif.Avec la nation politique, la notion de citoyenneté prend le dessus sur la reconnaissance des identités culturelles.Priment avant tout les droits individuels.Pas les droits collectifs.En fait, il ne saurait y avoir de droits collectifs.Il importe plutôt de reconnaître aux membres des communautés diverses le droit à la différence, ce qui permet de respecter des identités et des particularismes.Dans un univers multiculturel, ce qu’est le Québec d’aujourd’hui, une telle approche fait sens si on précise les éléments constitutifs d’une culture politique commune et, s’inspirant de Jiirgen Habermas, si on demeure réfractaire à toutes définitions substantives de l’espace public.En d’autres termes, si la culture politique a prépondérance sur les diverses cultures, dominantes ou non, d’un pays.Au Québec, il existe bel et bien une telle nation politique.Elle s’exprime et s’active dans l’espace public depuis plusieurs années.Le problème n’est pas qu’il faille l’inventer, comme le suggère Taylor.Il réside plutôt dans la reconnaissance de cette nation par elle-même.Reconnaissance que piège la gouvernementalité canadienne, entre autres, en influençant la lecture qu’ont d’eux-mêmes les Québécois, d'origine française ou autres, en neutralisant sa visibilité au Canada comme sur la scène internationale et en paralysant sa démarche par ses politiques de construction nationale.Autant de procédés qui contraignent son devenir.Susciter cette reconnaissance, tel est le défi des souverainistes.Le relever implique de penser la nation québécoise hors du système politique canadien.De promouvoir un agir en commun foncièrement démocratique et respectueux de la diversité culturelle.Surtout, d’imaginer dès maintenant le Québec souverain.Puis d’inviter les Québécois à créer leur pays.Jst- Jean L a r o s e L’électeur temps De temps à autre, le discours gestionnaire connaît un répit, et une miette de pensée historique échappe encore à l’un de nos souverainistes d’État.Un aperçu consternant vient ainsi de nous être accordé par Bernard Landry au sujet de la mort, hélas, et des naissances, bravo, dont la fatale arithmétique assurerait chaque année le progrès de la cause souverainiste de 0,5 %.Pour ne pas mourir lui-même, le péquisme n’aurait qu’à attendre la mort des vieux fédéralistes.L’idée est odieuse, elle appartient à la logique des «conditions gagnantes», cette attitude embusquée du chasseur qui n’a plus qu’une cartouche et qui doit absolument tuer au prochain coup pour ne pas crever de faim.Quel exemple pour la jeunesse que cette politique de pompes funèbres! On savait, autre illusion des nationalistes, que l’indépendance est inévitable; on découvre qu’elle est inéluctable comme la mort Une étudiante se plaint {Le Devoir, 22 août) de ce qu’un ministre s’en remette ainsi à l’écoulement du temps pour gagner l’indépendance du Québec: «Les leaders de la classe politique sont-ils en train de renoncer à leurs devoirs de délibération et de persuasion et de sombrer dans la pensée magique?» La mystique de l’indépendantisme L’étudiante n’a pas tort de parler de pensée magique.Le wishjul thinking ministériel repose sur la mystique de l’indépendantisme québécois, en effet inséparable, à ses origines de la révolte des jeunes contre les vieux.Être jeune en 1970, c’était presque inévitablement associer l’indépendance au jaillissement turbulent de sa propre vie.La révolte juvénile irriguait le projet politique, elle en était la sève, la force — et la vérité.En face, bien des fédéralistes englobaient d'ailleurs dans une même réprobation, souvent une même répression, l'indépendantisme et la liberté sexuelle, la manifestation pour un McGill français et les happenings joyeusement scandaleux de l’avant-garde artistique.Le 15 novembre 1976, pendant que mes frères dansaient dans la rue, ma mère pleurait de rage et mon père tombait en pleine dépression.Un de mes antis affirme sans ambages que le sien en est mort dans l’année, détruit par cette inconcevable victoire de la génération antagoniste.Quand on la voit lourde et repue aux commandes de l’État, il est difficile d’imaginer aujourd'hui à quel point l’idée d’indépendance du Québec fut scandaleuse, impensable, jeune, avant 1976.Alors, nul besoin d’invoquer le «devoir de délibération et de persuasion», on ne faisait que ça, en parler.Les familles se déchiraient en engueulades politiques, les étudiants s’exaltaient des soirées entières à rêver du Québec français.Dans l’autre sens Tout va maintenant dans l’autre sens.Les étudiants ne lisent jamais un journal, n’écoutent pas les actualités, ignorent ouvertement l’histoire et la politique avec une sorte de fierté nihiliste.Les écrivains, les chanteurs, les artistes, qui ont tant d'influence sur la jeunesse et pour qui l’indépendantisme était naguère une conviction naturelle, virent fédéralistes de plus en plus nombreux (j’en reparlerai).Ceux qui demeurent indépendantistes n’en parlent jamais, ou mal, comme d’un vieil amour déçu.La mystique a tourné au bof désabusé.Le PQ illustre pathétiquement la fameuse phrase de Péguy selon laquelle «tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique».L’idée voulant que le temps travaille pour l’indépendance n’est pas seulement odieuse, elle est fausse.Le temps joue pour Ottawa; il faut vraiment, en fait de Québécois jeunes, ne fréquenter que des jeunes péquistes pour ne pas s’en rendre compte.Non parce que les jeunes se convertissent au fédéralisme mais parce que le fédéralisme se passe de conversion, qu’il progresse par le simple affaissement de la mystique souverainiste que plus personne à Québec ne semble se soucier de nourrir.Le fédéralisme canadien, comme le lui reprochaient les souverainistes quand ils avaient du génie et des idées, est, sinon une fin de l’histoire, du moins une antireligion de l’histoire.La prospérité tranquille, le repos de banlieue, la coexistence sans histoire sont les conditions gagnantes du fédéralisme, alors que le souveraiitisme exige un volontarisme conflictuel qui appelle la nation au dépassement historique.Or le gouvernement, loin d’expliquer jamais pourquoi, sérieusement, selon quelle nécessité historique, il faut que le Québec devienne un pays indépendant, se contente d’allusions complices à up fond collectif d’évidences obscures.Les souverainistes d’État ne semblent pas se rendre compte que leur rente idéologique arrive à épuisement Là où 11 faudrait créer un mouvement gagnant (se rappelle-t-on qu’avant d’être parti, le PQ fut mouvement), emporter l’adhésion (bien des néo-Québécois ne demandent qu’à se laisser convaincre) par une démonstration passionnée, appuyée, construite, un vrai débat général sur l’histoire, le gouvernement fait comme si celui-ci avait déjà eu lieu une fois pour toutes.Ce silence entendu, entrecoupé d’évidences factices, est le pire des discours politiques.Privée de démonstration historique, livrée à elle-même, l’opinion souverainiste ne se connaît pas d'autre raison que le ressentiment atavique contre les Anglais, le moins souverain des sentiments politiques.Ah! Quelle aubaine que le gouvernement fédéral s’énér-ve parce qu’on a placardé «capitale nationale» aux portes de Québec! Si seulement deux ou trois orangistes invétérés pouvaient conchier le fleurdelisé sous l’œil avide des caméras, quelle remontée du OUI dans les sondages! Décidément, une politique de fossoyeur! Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 7000 signes (y compris les espaces) ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d'indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR u .***«-.r?^ïîîî-.?Chouinard (livres et politiques culturelles).Brian Myles (cinéma).Jean-Pierre I^gault, Clément Trudel (musique) ; à l’information écono-î Coulon (adjoint au directeur de l'information), Guy Taillefer (éditorialiste), Claude Lévesque ; à l’information politique : Pierre O’Neill, Manon ,.) Julie Tremblay.Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome, Serge Laplante «Mec) Rachel Rochefort (Ottawa) IA PUBIICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril.Jean de Billy.Gyslaine Côté.Marlène Côté, Christiane I^gault.Jacques A.Nadeau Claire Paquet Chantal RainvUle Micheline Ruelland.¦ ¦ .____________________ .n i y .iii.l.PA., U «.1,.(yicrcLnrc n In ¦ L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jcanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction) Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).Céline Furoy, Patrie ¦k Inkel (contrôleur).Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, A 12 L K 1) E V (MK.LES S A M EDI II E T D I M A X (’ Il E 1 2 SE I» T E M K K E I il il il ACTUALITES chaîne culturelle Radio-Canada »»'* r*l*M4a«iU n Le meilleur de la nuüo Chaîne culturelle aujourd'hui, en page 8 de l'Agenda culturel du Devoir COUSTEAU SUITE DE LA PAGE 1 Invité à expliquer comment l'avant et l’amère du Zodiac ont pu se soulever sans qu’il y ait contact avec la baleine, M.Delemotte précise que lorsqu’une masse de 55 tonnes sort rapidement de l’eau, elle soulève une telle quantité d’eau et avec une telle force que cela agit sur la coque flexible à la façon d'une lame de fond Et c’est à ce moment, dit-il, qu’il a relâché les gaz pour ne pas toucher à la baleine, ce qui fait que la traînée d’eau engendrée par le moteur rejoint le bateau et le trappe par derrière à la façon d’une forte vague, ce qui soulève le Zodiac, un phénomène que tous les familiers avec les embarcations connaissent bien.Un autre remous énorme, dit-il, se forme aussi derrière le mammifère géant qui amorce une nouvelle plongée.Ce remous, précise Bernard Delemotte, a une force équivalente à quelque 500 forces, ce qui soulève et happe à la fois une embarcation aussi légère qu’un Zodiac, équipé d’un modeste mais rapide moteur de 25 forces.L’entrevue devient encore plus intéressante quand on rapporte à M.Delemotte que des scientifiques, des fonctionnaires et même des caméramans canadiens ayant déjà effectué ce travail ont affirmé avec une rare unanimité que la technique dite douce pour l’approche des baleines consiste à se placer d’abord à leur hauteur en s’ajustant exactement à leur vitesse.Pendant que le Zodiac file en parallèle, il se rapproche doucement, ime manœuvre qui peut prendre de 10 à 15 minutes.La baleine perçoit alors l’esquif comme étant à peu près fixe et ne s’énerve pas de le voir approcher doucement.Les chercheurs sont encore plus prudents et plus lents dans leur approche lorsqu’il s’agit d’un groupe de baleines puisqu’un cri de panique peut les éparpiller et séparer un baleineau de ses parents.C’est ainsi que les chercheurs arrivent à placer des micros juste à côté des baleines pour étudier leur chant, voire à leur apposer des ventouses sur le dos pour pratiquer des biopsies.«Je ne mets pas en cause les techniques de vos scientifiques, explique M.Delemotte.Mais je ne vois pas comment iis pourraient critiquer les nôtres qui ont été mises au point et testées sur plusieurs mers par le commandant Cousteau et moi justement en vue de faire connaître les baleines pour mieux les protéger.En aucun cas, elles ne provoquent stress ou fuite chez les animaux.Notre méthode a fait ses preuves.» Le chef de mission de XAlcyone n’hésite pas à dire qu’il s’approche souvent «de trois quarts ou par en arrière», comme on l’a vu dans le film diffusé sur toutes les antennes.Et même par l’avant parfois, lorsqu’il faut larguer des plongeurs devant des baleines pour les filmer de face, ce qui a été expérimenté avec succès à plusieurs reprises sans susciter de problèmes.«En dehors du fait d’avoir approché les baleines, ce qui est un fait, ajoute Bernard Delemotte, il faut voir ce qu’on veut faire», comprendre en somme la finalité de l’approche même si, à distance, des observateurs non avertis peuvent y percevoir une manœuvre discutable.«Notre petit 25 forces est beaucoup moins bruyant, ajoute le chef de mission de XAlcyone, que les diesels des croiseurs en approche rapide.Pour les baleines, nous sommes une mouche qui se pose à côté d'elles.» Le bourlingueur des mers explique que ces tactiques inoffensives sont non seulement perçues comme telles par les baleines mais que ces dernières reconnaissent les signatures Il sonores de leurs visiteurs de la surface et ne s’en émeuvent ~ aucunement lorsqu’elles les rencontrent de nouveau.M.Delemotte reconnaît que son équipe a amorcé les travaux de repérage en vue de son film sans être accompagné du biologiste ou du conseiller scientifique dont la présence est prévue dans l’entente-cadre, convenue mais pas encore signée, avec la Biosphère d’Environnement Canada.Le chef de mission de XAlcyone explique que l’équipage attend depuis le 1er septembre de lancer ses travaux, que toute l’équipe de tournage du réalisateur Vie Pelletier est à pied d’œuvre depuis le 21 août et que tout ce monde attend le fameux biologiste censé leur expliquer les nonnes et les méthodes de travail et les introduire au milieu marin de la région de Tadoussac.L’équipe Cousteau a donc décidé de passer à l’action, nantie du permis de Pèches et Océans, en se disant que le biologiste n’aurait quâ les rejoindre à Tadoussac.Mais du côté de la Biosphère, on n’est pas près de déléguer immédiatement un «conseiller scientifique» car l’entente formelle de partenariat pour le film projeté n’est pas signée et, précisait la porte-parole Suzanne Blais, ne le sera pas tant que cet organisme fédéral n’aura pas en main le résultat de l’enquête en cours chez Pêches et Océans.La Biosphère a signé l’hiver dernier une entente-cadre avec la société Cousteau, version nord-américaine.Cette entente, qui ne prévoit pas d'injection de fonds fédéraux, prévoit cependant une collaboration technique et scientifique.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 F3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) I£ Devoir est publié du lundi au samedi par b* Devoir Inc.dont k siege social est situé au 2050, rue de Bleury, 9r étage, Montréal, (Québec), H3A AMD.Il est imprime par Imprimerie Québécor IaSalIc, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.!x Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (iroupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec RENTREE Un rendez-vous avec votre monde SUITE DE LA PAGE 1 directeur artistique Christian Tiffet, ont déployé des efforts remarquables pour rendre la lecture du Devoir plus facile et plus agréable.Et si la couleur s’étend désormais partout en une, on aura remarqué en contrepartie le retour du logo du journal en noir, histoire de ne pas oublier ses origines.Enfin, L'Agenda de vos sorties! Aujourd’hui même, vous aurez l’occasion de feuilleter, de lire et de consulter le tout nouveau supplément du Devoir rebaptisé L’Agenda, un guide complet pour vos soirées de télé et pour vos sorties de la semaine.Aucun autre journal ne vous offre autant d’information réunie en une revue aussi bien pensée pour vous aider à planifier vos loisirs culturels.Cinéma, théâtre, danse, musique, musées.tout y est, ou presque! L’Agenda, c’est donc beaucoup plus qu’un horaire télé comme les autres, mais c’est aussi un horaire télé, car nous n’avons pas oublié que les petites soirées de la semaine sont aussi faites de ces heures de détente passées devant son petit écran.C’est pourquoi l’équipe dirigée par Claude Beauregard, le directeur de l’information, et grâce à l’habile travail de création de Christian Vien, a mis un soin particulier à redessiner la section télévision qu’on retrouve maintenant en deuxième moitié de L’Agenda et qu’on reconnaîtra au premier coup d’œil grâce au petit triangle noir situé dans le coin supérieur de chaque page.Nos lecteurs-téléspectateurs étant des adeptes réguliers de la grille-synthèse des émissions, nous avons cru nécessaire d’accroître de 20 à 36 le nombre de canaux répertoriés, toujours avec le souci de choisir ceux qui répondent le plus aux exigences particulières des lecteurs du Devoir.Plus que jamais, vous saurez apprécier la sélection d’activités qui vous sera proposée jour après jour par l’équipe du Devoir.D’autres tentent de nous imiter: ne vous y trompez pas, c’est dans L’Agenda du Devoir qu’on trouve l’essentiel pour meubler intelligemment les temps libres des esprits curieux.Un journal plus complet Cela dit, c’est évidemment dans les pages quotidiennes et les cahiers culturels hebdomadaires du Devoir que vous pourrez continuer de suivre les hauts et les bas du merveilleux monde de la culture québécoise.Critiques, entrevues, reportages, enquêtes.au total, toutes les semaines, des dizaines de pages consacrées à nos auteurs, à nos créateurs, aux tendances qui naissent et qui meurent dans tous les domaines de la vie culturelle.Odile Tremblay pour le cinéma, Stéphane Baillargeon pour le théâtre, Marie-Andrée Chouinard et Hélène Buzzetti aux livres, Clément Trudel à la musique et Paul Cauchon aux médias sauront vous informer sous la supervision de Michel Bé-lair, le pupitreur et chef de la division, et de Marie-Andrée Lamontagne, la nouvelle directrice des pages culturelles.Sans oublier les nombreux et très compétents collaborateurs et chroniqueurs réguliers dont la signature enrichit ces pages, Sylvain Cormier (variétés), Martin Bilodeau et André Lavoie (cinéma), Andrée Martin (danse), Hervé Guay et Solange Lévesque (théâtre) en tête.Depuis hier, on aura remarqué l’ajout de deux pages de cinéma chaque vendredi, ce qui permettra à nos lecteurs de prendre rapidement connaissance de nouveautés qui prennent l’affiche le jour même.Un nouveau venu dans le cahier Livres à compter de samedi prochain, puis toutes les trois semaines par la suite, le réputé critique et homme de lettres Gilles Marcotte tiendra chronique aux côtés des animateurs actuels de ces pages et nous fera profiter de sa longue et vaste expérience de l’univers littéraire et culturel.Pour le professeur Marcotte, c’est un retour au Devoir dont il frit l’un des critiques les plus respectés de l’histoire du journal.Des sports.autrement Avec une seconde chronique hebdomadaire en page des sports à partir de mardi, Jean Dion continuera de nous faire voir le monde du sport professionnel sous un jour rafraîchissant Un travail qui le conduira aussi, dès jeudi prochain, en page A 3, où il suivra de 24 heures Josée Blanchette dans une nouvelle colonne hebdomadaire de commentaires tantôt ludiques, tantôt plus sérieux, mais toujours bien ficelés.Dans les deux cas, pour Jean Dion et pour Josée Blanchette, il s’agit donc d’un tout nouvel emballage de présentation pour une collection d’images et de mots sans concession, tel qu’ils nous y ont habitués.En page Idées du Devoir, tout près de la page éditoriale, nos lecteurs auront le plaisir de retrouver la plupart des chroniqueurs des derniers mois, mais ils découvriront aussi deux nouvelles signatures, celle de l'avocat Alain-Robert Nadeau, spécialiste des cours suprêmes du Canada et des Etats-Unis, qui explorera chaque mercredi le territoire fertile entre le politique et le juridique, et celle de l’intellectuel et écrivain bien connu Jean Larose, franc-tireur et libre penseur à qui nous souhaitons la bienvenue aujourd’hui même, en page Ail.De plus, le lundi, l’Observatoire Jeunes et Société et le Groupe de recherche sur les migrations des jeunes de l’INRS traiteront des questions qui intéressent les jeunes en cette année où se tiendra un grand sommet de la jeunesse.Le pupitreur Benoît Munger assurera le montage de la page Idées en plus d’agir comme second pupitreur à l’information générale et de tenir à jour le site Web du journal, le-devoir.com, que des milliers de personnes prennent plaisir à vjsiter chaque jour.A l’éditorial, un rendez-vous quotidien vous est donné par le plus subtil caricaturiste en ville, Michel Garneau, contrepoids sarcastique aux propos nuancés et acérés des journalistes Paille des Rivières et Guy Taillefer, du rédacteur en chef adjoint Michel Venne, du rédacteur en chef Jean-Robert Sansfaçon et du directeur Bernard Descô-teaux.L’éditorial, pour les lecteurs du Devoir, ce n’est pas qu’une pièce de résistance quotidienne, c’est aussi le Ûen d’amitié qui les lie à leur journal.L’économie en avant Cet automne, Le Devoir accordera plus de place à son équipe de reporters économiques en leur confiant la première page du second caltier quotidien le mardi, le jeudi et le samedi.Cette décision répond à la demande de nos lecteurs qui s’intéressent de plus en plus aux rapports étroits entre l'économie et la société.D’ailleurs, ces pages changent de nom pour adopter celui d'Economie et société, signal clair de l’importance que nous entendons réserver aux questions sociales dans le traitement de la nouvelle économique.François Normand, Serge Truffaut, Claude Turcotte, le pupitreur Claude Lévesque et le directeur de la section Gérard Bérubé animeront ces pages que nous souhaitons plus complètes, plus ouvertes et plus dynamiques que jamais.A l’international, des changements en cours devraient nous amener d’ici peu à recevoir de nouvelles contributions de l’extérieur comme de l’intérieur.Entre-temps, notre collègue Jean-Pierre Legault tient le fort avec énergie, assisté de l’éditorialiste Guy Taillefer et des collaborateurs qui nous font parvenir leur contribution aussi souvent que nécessaire de la France, des Etats-Unis et du Moyen-Orient.Le lundi, Stéphane Baillargeon et Jean Pichette viendront à tour de rôle relayer notre collaboratrice Solange Lefebvre dans une page qui portera le nom d'Éthique et religion.Le lundi, c’est aussi le retour de Planète, qui s’étendra désormais sur deux pages du journal, mieux situées, laissant place à une gamme élargie du sujets grâce à la contribution du journaliste Paul Cauchon et des collaborateurs assidus qui ont rendu Planète aussi populaire auprès des lecteurs.C’est Diane Précourt qui en assurera la réalisation.D’autres surprises agréables vous attendent, dont le retour ce matin même de l’homme-orchestre qu’est Daniel Pinard dans le cadre d’une toute nouvelle page Plaisirs du samedi, que vous saurez découvrir rapidement et apprécier.La politique, bien sûr! Cette année encore, nos journalistes suivront pas à pas l’activité politique nationale grâce à Pierre O’Neill à Montréal, Mario Cloutier et Robert Dutrisac à Québec et Manon Cornellier à Ottawa.Bientôt, un second reporter sera nommé pour vous offrir une couverture plus complète des affaires pancanadiennes depuis Ottawa.À Montréal, l’équipe de reporters généralistes du Devoir comprend des noms que vous avez appris à reconnaître à cause de leur talent et de leur acharnement à débusquer la nouvelle: Kathleen Lévesque aux affaires municipales, Louis-Gilles Francœur à l’environnement (qui nous prépare aussi une rubrique plein air hebdomadaire à partir du mois prochain), Brian Myles aux affaires judiciaires et aux faits de société, Caroline Montpetit aux communautés ethniques et à la vie communautaire, Jean Chartier au patrimoine urbain, Louise Iœduc et Eric Desrosiers aux informations générales, sans oublier Jean Pichette à l’éducation et Judith Lachapelle (en remplacement d’Isabelle Paré) à la santé.Pour les seconder à la documentation, il y a notre bibliothécaire Gilles Paré et la technicienne Manon Derome à Montréal ainsi que les techniciens Serge Laplante à Québec et Rachel Rochefort à Ottawa.Pour coordonner la production rédactionnelle de chaque édition quotidienne du Devoir, soulignons la présence au pupitre général de Dniis Lapierre, de Diane Précourt aux pages thématiques et à l’éditorial et d’Yves d’Avignon aux sports, de même que les contributions répétées et compétçntes d’Antoine Char, Paul Bennett et François Cardinal.A la relecture, Martin Duclos, Christine Duma-zet, Michèle Malenfant et Denis Desjardins s’assurent de la correction linguistique de nos textes.Pierre Beaulieu partage avec Guy Taillefer la lourde responsabilité de chef de pupitre sous la direction du directeur de l’information, Claude Beauregard.Cet automne, dans Le Devoir, le temps est à l’information, au commentaire et.à la couleur.Le Devoir, un rendez-vous avec votre monde! LISEE SUITE DE LA PAGE 1 Il s’agit du deuxième conseiller politique que perd M.Bouchard en peu de temps, André Bellerose ayant été nommé récemment sous-ministre adjoint aux régions.Pour qu’il n'y ait aucune ambiguité, M.Usée précise qu’il est «souverainiste plus que jamais».Et que, justement, il ressent «le besoin de dire publiquement la façon dont je vois évoluer les choses et la nécessité pour le Québec de bouger».Ne pouvait-il plus obtenir le même résultat en conseillant le chef du gouvernement?Non, répond-il, entre autres parce que même si, depuis quelque temps, la situation du Québec dans ses rapports avec le Canada s’est aggravée sérieusement, «lorsque c’est le gouvernement qui le dit, on met ça dans une espèce de tiroir des chicanes et des querelles Québec-Canada comme si cela n’avait pas d’importance».«Alors, je pense que des gens à l’extérieur du gouvernement — et que moi aussi je pourrai le faire—peuvent dire, au delà de savoir qui a marqué un point, cette semaine, du gouvernement du Québec ou du gouvernement du Canada, si on peut posément réfléchir sur les tendances lourdes.» Jean-François Usée constate, comme Lucien Bouchard l’avait fait dans le discours inaugural à l’Assemblée nationale au printemps, que les Québécois sont au point mort depuis les élections.Or M.Usée pense qu’il est urgent de rappeler que pendant ce temps, «le gouvernement fédéral est en vitesse grand V et que, nous, on va perdre du terrain.Ce constat-là, il faut mieux le comprendre, mieux l’expliquer, et en voir les conséquences».Il a annoncé son intention de démissionner à M.Bouchard en avril et a remis sa démission, restée secrète jusqu’ici, au début de juin.Il n’a ni demandé ni reçu d’offre de poste dans l’administration publique québécoise.L’auteur du Tricheur, un essai publié en 1994 sur les coulisses des négociations post-Meech dans lequel il accusait Robert Bourassa d’avoir triché avec son peuple, entend consacrer les prochains mois à la rédaction d’un autre livre portant donc sur la situation politique québécoise et la souveraineté.Mais ne comptez pas sur lui pour révéler des secrets sur les arcanes de la politique québécoise.Cela ne fait pas partie de ses projets immédiats.«Je considère comme éthiquement condamnable qu’un conseiller d’un premier ministre ou d’un président, qui quitte la fonction, écrive un récit, dévoile des événements, certainement, du moins, tant que le premier ministre est toujours en poste.Qu’on ne s'attende pas que, tant que M.Bouchard est au pouvoir, il y ait un récit de ce que fai vu.S’il y en avait un, il serait très positif, dit-iL Lorsque le premier ministre ne sera plus en fonction, que se passera-t-il?Je ne le sais pas, je n 'ai pas décidé.Je verrai.» M.Lisée n’a pas non plus l’intention, dans l’immédiat, de témoigner sur les coulisses du gouvernement Parizeau, même si ce dernier a déjà regagné la vie privée depuis bientôt quatre ans.Pas de différend avec Bouchard Lisée ne quitte ses fonctions ni à cause des critiques qui lui étaient adressées à l’intérieur du Parti québécois (des militants estimaient qu’il était responsable des maladresses de Lucien Bouchard) ni, encore moins, à cause d’un différend avec son patron sur la stratégie référendaire.Sur ce sujet, Lisée nous renvoie aux discours publics de M.Bouchard.Durant la campagne électorale, il avait dit qu'il préférerait aller écrire des romans s’il avait la certitude qu’il n’y aurait pas de référendum durant le présent mandat.Doit-on comprendre, puisque M.Usée s’en va écrire des livres, que M.Bouchard a décidé qu’il n’y en aurait pas?«Si on était à deux mois du déclenchement d’un référendum, dit-il, je resterais, mais je pense que ma contribution peut être meilleure, à ce moment-ci, à l'extérieur du cabinet.» Il ajoute: «Si les événements s’y prêtent, si les conditions gagnantes sont réunies dans le mandat, je ne serai pas en train d’écrire un roman pendant qu’il s’agira de réunir une majorité pour la souveraineté.» Sans se prononcer sur la date éventuelle du référendum, Usée constate, comme tout le monde, «qu'ily a en ce moment un certain découragement général qui tient au cul-de-sac que l'on constate.Et je comprends très bien que des gens puissent avoir l’impression que c'est peut-être insoluble.Alors, ils se demandent: à quoi bon mettre de l'énergie?Surtout qu’il s'en est dépensé beaucoup d’énergie, depuis 30 ans, pour sortir le Québec du cul-de-sac».D’autres considérations ont bien sûr influencé sa réflexion sur son avenir professionnel.Ainsi, d’une part, a-t-il conclu que «pour l’essentiel, sur les grands alignements, je suis allé un peu au bout de ma capacité d’influencer le cours des choses» en restant dans l’ombre des dirigeants politiques.Mais d’autre part, il y a aussi le fait que, il y a dix mois, M.Usée, que d’aucuns perçoivent comme un être froid et rationnel, est devenu père pour la première fois.«Je n’arrive pas à dire si cela a été déterminant, dit-il, mais c’est sûr que ça fait partie de la décision.C’est tellement important dans ta vie quand tu deviens père.» D’ailleurs, M.Usée dit avoir accepté de reporter son départ à cet automne à condition qu’il puisse «passer beaucoup de temps avec ma fille Marianne cet été».Le premier ministre lui a demandé de rester en poste pour l’été afin de l'aider à préparer la conférence des premiers ministres du Canada en août, la visite de Jacques Chirac et le Sommet francophone, puisque M.Lisée était conseiller du premier ministre sur les questions qui touchent les relations intergouvemementales et les relations internationales du Québec.EGOYAN Une affection avec le Festival de Toronto qui remonte à loin SUITE DE LA PAGE 1 Une dualité qu’il assume jusque dans son film, coproduit par la compagnie canadienne Alliance Atlantis et Icon Entertainment, maison de production créée en 1990 par Mel Gibson.«Ma carrière est très liée au Festival de Toronto, et ses organisateurs partagent sans doute mon sentiment», pense le cinéaste, qui ne craint pas le ressentiment de ses compatriotes en raison de son «passage au Sud».«Toute mon équipe, des caméramans jusqu ’au compositeur, est celle avec qui j’ai travaillé sur mes précédents films.Bien que le film a été tourné en Irlande et au Royaume-Uni, ce qui apparaît à l’écran relève exclusivement du savoir-faire canadien.» L’affection qui unit Atom Egoyan et le Festival de Toronto remonte à loin, alors que l’aspirant cinéaste, dûment accrédité par son journal étudiant, venait y passer ses journées, rêvant d’y revenir en portant le chapeau de cinéaste, avec un court métrage sous le bras.Il en a fait du chemin depuis.Et comme le souligne le comédien anglais Bob Hoskins, qui tient le rôle principal du film, celui d’un homme à l’(Edipe déréglé, Egoyan est «tellement brillant qu'il sait choisir, parmi ses erreurs, lesquelles il veut garder et lesquelles il veut couper au montage».Comme c’est souvent le cas dans les films d’Egoyan (dans Speaking Farts et Exotica, notamment), le nœud de l’intrigue repose sur le rapport symbiotique, ici intimidé et fasciné, entre deux personnages de différente génération.Enceinte des œuvres d’un jeune homme parti rejoindre les rangs de l’armée britannique, Felicia (Elaine Cassidy) entreprend de le retrouver.Sur sa route, elle fait la rencontre de Hilclitch (Hoskins), un quinquagénaire énigma- tique qui vit submergé par le souvenir de sa mère (Arsinée Khanjian), une chef cuisinière vedette de la télé dans les années 50, dont il reproduit chaque soir un repas gastronomique en suivant le protocole sur son petit écran.«Je me suis toujours intéressé à savoir comment les gens portent en eux leur histoire et quelle obligation chacun se sent de la transmettre.Felicia vient d’un pays, l'Irlande, où son histoire était communiquée oralement, et elle débarque chez cet Anglais complètement coupé du monde, dont le seul rapport extérieur se fait à travers un rituel inventé, qui lui donne l'illusion que sa mère le regarde.» Hélas, l’approche cérébrale d’Egoyan, qui faisait la qualité de The Sweet Hereafter, une œuvre froide et structurellement complexe, dessert le propos de Felicia’s Journey.Egoyan superpose les niveaux de lecture, accentue les symboles, sans toutefois parvenir à aérer une intrigue qui étouffe ses non-dits et nous égare dans les ramifications de la conscience de ses personnages.Avec pour résultat un film brillant mais sans élan, comme un Hitchcock inhibé.La foire C’est devenu un euphémisme que d’affirmer que le Festival international du film de Toronto est un événement d’importance sur la scène cinématographique mondiale.Toronto, c’est rien de moins qu’une gigantesque foire, fébrile, animée et surpeuplée, placée sous le contrôle joyeux d’une équipe qui établit son organigramme à l’horizontal et divise la programmation en son milieu: à droite le cinéma international et à gauche les films anglo-saxons.Ainsi, des 319 longs métrages présentés au cours de cette édition, 73 sont américains, 52 sont canadiens (an- glais), 28 viennent du Royaume-Qni, et deux représentent l’Australie, pour un total de 155.À l'intérieur de cette portion très courue de la programmation, on retrouve certains des plus alléchants morceaux de la rentrée américaine, dont les derniers Ang Lee (Ride with the Devil), Lawrence Kasdan (Mumford), Wayne Wang (Anywhere but Here) et Woody Allen (Sweet and Sundown).Sur l’autre rive, la quantité de productions internationales, dont plusieurs ont été primées dans d’autres festivals, rappelle à ceux qui s’en souviennent la vieille nomenclature du «Festival of Festivals», indiquant que la sélection repique le meilleur d’ailleurs.Aussi verra-t-on ce week-end le très attendu Rosetta, des frères Dardenne, Palme d’or à Cannes — qu’on n’a pas vu au FFM —, ainsi que Mifune, film du Danois Soren Kragh-Jacobsen, marqué du sceau Dogma 95 et qui avait fait bonne impression à Berlin.Splendor Présenté devant une salle comble par le programmateur de la section Contemporary World Cinema, Splendor, nou-veau-né du très surestimé Gregg Arraki (The Living End) racontant les démêlés d’un ménage à trois, présente au moins l’avantage de rompre avec les dentiers films du cinéaste en proposant une esthétique moins tapageuse et un regard enfin porté sur des personnages plus substantiels.La facture à la mode, hyper-colorée et nettement moins «trash» que celle à laquelle Arraki nous avait habitués, décore ce qui s’avère, malgré un scénario bancal, un amusant «screwball» inspiré du cinéma comique de Léo Mc-Carey et Preston Sturges.
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