Le devoir, 22 septembre 1999, Cahier A
LE DEVOIR Vol.X C - N • 2 1 1 L E M E R C R E 1) 1 2 2 S E P T E M B R E 1 !> !» il S LE MONDE ^7 ÉCONOMIE LES ACTUALITÉS ] DES MILLIERS DE SERBES RÉCLAMENT LA DÉMISSION DE MILOSEVIC PAGE B 7 i S: ^ AIR CANADA BRAQUE ?SES CANONS SUR L’OFFRE D’ONEX PAGE B 4 TAÏWAN: LE BILAN ?DU SÉISME S’ALOURDIT ?D’HEURE EN HEURE PAGE A 10 n * 4 » • i » # < ; jiiiijMi 2 8 7c + TAXES * I $ / T O R O X Tl) 1 $ % ÉDUCATION LES GRANDS ENJEUX DE L’UNIVERSITÉ DE DEMAIN CAHIER B «9* JACQUES NADEAU l.E DEVOIR Les membres de l’escouade anti-émeute de la Sûreté du Québec attendaient les élèves de pied ferme à l’entrée du pont Jacques-Cartier, bloqué à trois reprises pendant plusieurs heures hier.PERSPECTIVES La dissolution, une solution ?Chaque jour qui passe rend le dossier des Expos de Montréal un peu plus, comment dire?Fou?Flou?Confus?Après des mois passés à supputer le déménagement de l'équipe, voilà qu’on évoque sa dissolution pure et simple.Le baseball majeur serait-il sur le point de renverser la tendance à l’expansion qui est celle du sport professionnel depuis toujours?L histoire du New York Daily News, relayée hier par Le Journal de Montreal, remonte à plusieurs mois.Fin août, le magazine Sports Illustrated avait déjà attaché le grelot à propos des projets de «consolidation» que caresseraient certains dirigeants du baseball.En janvier dernier, les ligues majeures ont mis sur pied un groupe de travail spécial chargé d’examiner «l’économie du baseball» et qui doit rendre son rapport en décembre.Depuis quelques années, l’écart va grandissant entre les franchises dites riches et les autres, écart de moyens financiers qui se traduit par des déséquilibres prononcés sur le É terrain.Or le sport vend d’abord de la compétition.-¦.¦ Le baseball majeur n'a pas déve- loppé la culture de partage des revenus qu’ont adoptée, entre autres, la Ligue nationale de football et l’Association nationale de basketball.Mais il existe une formule de péréquation, et certains propriétaires d'équipes parmi les mieux nantis s’irritent de devoir constamment renflouer les gagne-petit, surtout si, comme c’est le cas à Montréal, ils ne s’aident guère eux-mêmes en présentant de faibles assistances.Ordinairement, ils se plaignent en privé, mais parfois, comme l’a fait George Steinbrenner, le proprio des Yankees de New York, il y a quelques mois, Us dénoncent la situation publiquement.A l’origine, le groupe de travail, formé de 13 diri- Jean Dion VOIR RAGE A 10: DISSOLUTION M E T E 0 Montréal Ensoleillé le matin.Ciel variable par la suite.Max: 16 Min: 4 Québec Ciel variable.Max: 16 Min: 6 Détails, page A 6 Annonces.INDEX .A 6 Le monde .B 7 Bourse .B 5 Les sports .B 8 Avis publics .A4 Montréal .A 7 Culture .B 10 Mots croisés.A4 Économie.B4 Politique .A 6 Éditorial .A 8 Télévision .B 9 « Pourquoi pas nous autres ?» Voulant se faire entendre à leur tour, des centaines d’élèves du secondaire bloquent le pont Jacques-Cartier et l’autoroute 20 ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La circulation automobüe sur le pont Jacques-Cartier, la route 20 et certaines artères importantes de la région de Montréal a été sérieusement perturbée hier par la tenue de manifestations spontanées d’élèves du secondaire.Imitant d’autres débrayages du genre qui se sont produits ailleurs au Québec depuis une dizaine de jours, les élèves disent vouloir dénoncer l’impact du boycottage des activités parascolaires par les professeurs.La journée a mal commencé pour les milliers d’automobilistes qui empruntent chaque matin le pont Jacques-Cartier pour aller travailler à Montréal.Environ 200 élèves de l’école secondaire Saint-Jean-Baptiste de Longueuil, sur la Rive-Sud, y ont en effet provoqué un embouteillage monstre en le traversant à l’heure de pointe.Accueillis de l'autre côté par des policiers, les élèves ont été par la suite reconduits en autobus à leur point de départ.Rejoints par des confrères d’autres écoles, ils ont essayé de répéter la manœuvre en début d’après-midi.Refoulés cette fois-ci par les agents, ils se sont alors dirigés vers un centre commercial de Longueuil, tout près, où un petit groupe d’entre etix s’est livré à des actes de vandalisme.Le pont Jacques-Cartier devait être fermé de nouveau vers 15h à cause de la présence d’un autre groupe de manifestants, provenant d’écoles de Montréal cette fois.Le pont Champlain et l'accès à Vile Perreault ont passé bien près, eux aussi, d’être bloqués par des élèves tandis que l’autoroute 20 a pour sa part dû être fermée dans les deux sens en après-midi, pendant plus d'une heure, à cause de la pré- VQIR PAGE A 5: MANIE Profession : vétérinaire ; spécialité : dromadaires ! Exception faite d’une visite, à quatre ans, au Parc Safari, Céline Leheurteux n’avait jamais vu de dromadaire de sa vie.Cette jeune vétérinaire installée à Ormstown, douce contrée de vaches et de vergers située à quelques kilomètres de Valleyfield, n’en est pas moins la digne signataire d’un guide en santé animale pour les éleveurs de dromadaires nomades du Tchad.LOUISE LEDUC LE DEVOIR NA est-ce pas un peu présoinp-7 tueux de la part d'une étudiante de l’Université de Montréal de débarquer au Tchad et de s’imaginer pouvoir en apprendre aux nomades sur le soin de leur Ftdo du désert?«La santé animale repose sur des règles de base.Qu'il s'agisse de vennifuger un chat ou un dromadaire, le principe est le même.Qu’un parasite s’attaque à une vache ou à un dromadaire, il faut avoir recours aux insecticides.De même, l’abc du traitement des plaies est universel à toutes les espèces», plaide Céline Leheurteux.Veau, vache, cochon, dromadaire: même combat.Le slogan de Vétérinaires sans frontières — «Aider les animaux pour que les hommes ne meurent pas comme des bêtes» — ne pouvait que séduire la jeune étudiante qu’elle était encore il y a un an.«Autour de moi, on ne cessait de me répéter que la coopération internationale ne servait dans les faits que les coopérants et les intérêts des pays donateurs.Mais moi qui voulais sauver la planète, je refusais d’y croire.Vérification faite, je dois hélas dire que tout cela était vrai: les retombées pour les gens sur place sont finalement minimes et au bout du compte, c’est surtout l’image du Cana- Béland quitte Desjardins F R A N Ç O I S NORM A N I) LE DEVOIR Claude Béland tire sa révérence après treize ans à la barre du Mouvement Desjardins.Il a annoncé hier matin aux membres du conseil d'administration de la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec qu’il n’a pas l’intention de renouveler son mandat qui vient à échéance le 25 mars.Cette annonce pour le moins surprenante du président de Desjardins survient à un moment où le mouvement coopératif s’engage dans une phase importante de son développement, notamment avec le projet de révision des structures de deuxième et troisième niveaux.Claude Béland.qui aura assumé le plus longtemps la VOIR PAGE A 10: BÉLAND VOIR PAGE A 10: DROMADAIRES iV «VF {p -1 www.ledevoir.com hr -1 JP3- r l.La place de la religion à l’école L’épiscopat déçoit des catholiques JEAN PICHETTE LE DEVOIR Ly Église et l’ensemble des chrétiens doivent prendre la r responsabilité de la transmission de la foi, une tâche qu’il n’incombe plus à l’État d’assumer dans une société pluraliste et démocratique.Cette position, défendue hier à l’occasion du début de la consultation parlementaire sur la place de la religion à l’école, a également été présentée par les membres du Centre justice et foi (CJF) à l'Assemblée des évêques du Québec.Elle rappelle que tous les croyants ne sont pas opposés aux recommandations du rapport Proulx, déposé le 31 mars dernier.VOIR PAGE A 10: RELIGION 1 N’attendez Naviguez sur Internet avec Sympatico Edition Haute Vitesse.ta|i ir ! 310-INTERNET /ymPATi© piuS! Édition Haute Vitesse“ JL Offert là où la technologie le permet.Certaines conditions s’appliquent Le nom et le dessin de Sympatico sont des marques de commerce de ÈÊ Médial Jnx Interactif inc.utilisées sous licence, le service Sympatico Bell Édition Haute Vitesse est offert par Rell Communications ésoluées (1998) inc.%— m m 778313000665 ¦NS&ra J/Ür'i' ¦ ‘ \ ¦ .VOUS AVEZ asse LE PROFIL ¦at/Sitz DES AFFAIRES gH^cj mm rr J»»Ï «D fl C mm Notre expansion rapide, c'est aussi la vôtre.Depuis la récente entrée en vigueur du traité Ciels ouverts, Air Canada dessert déjà 46 destinations américaines au départ du Canada.De plus, nous offrons chaque jour plus de vols sans escale de Montréal sur les États-Unis que toute autre compagnie aérienne.Et avec United Airlines, membre du réseau Star Alliance, vous avez facilement accès à l'ensemble des États-Unis.Parce qu'en affaires, être en bonne compagnie a ses avantages.AIR CANADA ® www.aircanada.ca MEMBRE DU RESEAU STAR ALLIANCE r TT- L E DEVOIR.LE MERCREDI S E I’ T E M R R E i î* :* ti LE DEVOIR if ACTUALITES J o see Blanchette £ ___ Condom du fun Le marchand de capotes vide son sac.Les 5 à 7 du festival de cinéma gai et lesbien au Parisien.Le sexe fort et le sexe faible, le sexe à risque et le sexe sans filet.Et l’amour comme toile de fond ou comme étoile filante.« L Petites centrales hydroélectriques Vague de mécontentement au sein du PQ La politique du gouvernement Bouchard ne respecte pas le programme du parti a vérité sur les condoms, elle est politiquement incorrecte.En sept ans.j'ai vendu des condoms à deux gais seulement.Ma clientèle est straight.C'est du monde qui n'en ont pas besoin qui en achètent.Les groupes à risques?Ils viennent chercher du lubrifiant ou me demander où ils peuvent trouver un bar gai dans le coin.Moi.j’suis pas gai, je le sais pas.Tout ce que je sais, c’est que jamais ils achètent de condoms.Dans les pharmacies?Mon œil.Si j'en vends pas, les pharmaciens en vendent pas plus.D'ailleurs, le gouvernement ne fait plus de Publicité sur le sida depuis deux ans.Maintenant c’est l'alcool au volant.» Serge Jodoin arbore la carrure du pompiste et la tran-[uillite rassurante du vendeur d’assurances.Il connaît tout es moteurs, des combustibles, des pannes, de la subtile mécanique de l'érection, de la lubrification et du condom, Fassurance-vie.Derrière le comptoir de sa boutique Condom du fun, au centre-ville de Montreal, il en a vu des vertes et des très mûres.»On fiait du psychosocial, de l’éducation sexuelle.C'est pas un stand à hot-dogs.Je m'attendais pas à ça en me lançant dans la business, je m’attendais pas à voir la société sous cet angle-là.les adolescentes des agences d’escorte, les pimps qui achètent à la caisse pour pas que les filles perdent leur temps à magasiner, les swingers qui cherchent des produits pour se geler l'anus.» 175 (XX) condoms par année, 24 saveurs si vous y tenez, 55 % du chiffre d'affaires et toujours l'impression de faire éclater des tabous.-On est habitués de parler de ces choses-là ici.Il faut arriver à mettre les gens à Taise très rapidement.Yen a, tu leur dis bonjour et ils sont immédiatement sur la défensive.“Je,fais juste regarder, OK?” Il faut les rassurer.C'est correct, c’est correct, je vous ai pas encore parlé.On dirait qu 'ils ont envie de faire pipi, ils se dandinent, ils sont gênes.Les pires, ce sont les hommes de 50 ans.récemment divorcés.qui arrivent sur le marché.Ils ont des tremblements, des sueurs froides, y en a qui sont plus cools en achetant des sous-marins atomiques.Ils ont l'air de penser qu'un condom, ça mord.Ils viennent faire leur éducation "safe sex” en 15 minutes à l'heure du midi.» «Je vous dirais que de façon générale, tous les hommes se croient à moitié impuissants.Ils regardent des films porno et ils voudraient faire la même chose.Ils comprennent pas qu'il y a 20 prises par scène.Les femmes les aident pas.Elles se plaignent des machos et des hommes roses pas assez virils.Les gars savent plus où se mettre.On a un gros problème de Société.Chaque culture a ses fixations.Les Noirs, eux, achètent du Stud 100.un désensibilisateur en spray qui permet de garder une érection plus longtemps.Vous pensiez peut-être que c’était génétique ou les épices secrètes du colonel çtpns le poulet aux arachides?Désolé de vous décevoir, ma petite madame.» ; : -Ma plus grosse clientèle, ce sont des jeunes de 16 à 25 ans.Ils sont à l'àge où on baise beaucoup.Plus vieux, t'es trop occupé à rembourser tes dettes, ton hypothèque.Lejeune K cent fois plus d’expérience avec les condoms que son père.Il pourrait faire son éducation sexuelle.Je ris, mais c'est pas toujours drôle dans ce métier.L'autre jour, une petite fille de •fit ans, enceinte de sept ou huit mois, est venue me demander du Spanish Fly parce qu'elle n'avait plus le goût défaire l’amour.Je lui ai conseillé un grand verre de lait chaud pour «f calmer les nerfs avant d'aller se coucher.» > » ?» Génération Q Et Demain commence à Montréal le festival bilingue fanage «S: Nation gaie + lesbienne.Cette 12e édition logera entièrement et pour la première fois au dernier étage du cinéma Le Parisien jusqu’au 3 octobre.(231-P1LM pour la programmation, ou www.image-nation.org).Si je vous en parle, c'est qu’on trouve souvent des documentaires très «différents» dans ce type de festival, portant sur l’identité queer, le sida, la quête sexuelle sous tous ses angles, des lesbos grunge aux ’fravestis prostituées.; Image & Nation organise des 5 à 7 chaque jour au Parisien avec projection vers 18h de documentaires, tantôt sur la plus vieille lesbienne noire «out of the closet» qui a célébré son centenaire cette année (Living With Pride: '•Ruth Ellis @100), tantôt sur les «F to M», ces transsexuelles qui se font brancher un appendice pénien '•(Gcndcrnauts).ou encore sur les championnes de boxe ¦poids moyen (Red Rain).J’ai tout particulièrement envie d’aller voir Queer As Folk, une série sur trois gais qui a fait scandale l'an dernier à la télévision britannique.Préparez votre pop-corn: on rvous garroche les six épisodes le dimanche après-midi du :3 octobre durant cinq heures d'affilée.Très improbable que Fabienne Larouche traite du même sujet dans les années qui viennent à la télévision québécoise.On a l'identité déjà tellement fragile dans ce pays.Michel Tremblay en ¦sait quelque chose.: J Ce dimanche à 21h30, vous me trouverez devant 1 écran :de Footloose: Astaire On Dance, une collection de courts métrages sur la danse interprétée par des gais.Et puis, le jeudi 30 septembre.Sex.Girl Style:gazon chéri.Du calme, messieurs! .- Sexualité et créativité vont habituellement de pair.Belle occasion de le vérifier.Dans le noir, tout est permis.joblo@cam.org L’insistance de l’ancien ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, à développer de nouvelles petites centrales privées et la multiplication des projets en préparation dans la région de l'actuel titulaire, Jacques Brassard, engendrent une vague de mécontentement au sein même du Parti québécois qui pourrait bien plonger quelques ministériels dans des remous inconfortables au prochain conseil national de cette formation politique.LOUIS-GILLES FR A N C Œ U R LE DEVOIR Lf instance première du Parti québécois s’est ouverte-r ment prononcée au début de l’été contre la mise en place d’un nouveau programme d'achat d’électricité auprès des propriétaires privés de petites centrales hydroélectriques avant 2005 et elle propose même de réduire à 10 MW la taille des projets monopolisés par le secteur privé, ce qui va à l'encontre des décisions du gouvernement Bouchard.C'est ce qui ressort en effet des «observations» écrites faites par le Comité national sur l’environnement et le développement durable du Parti québécois à la commission de la Régie de l'énergie, responsable du dossier de la peti- te hydraulique privée.L'an dernier, l'ex-ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, avait demandé à la Regie de lui produire un avis favorable à la relance de la production privée en délimitant au profit des entrepreneurs une quote-part qui éviterait l'évaluation de leurs projets en vertu des dispositions de la loi générale régissant cet organisme.Des dispositions générales dont le comité national du PQ déplore le retard apporté par le gouvernement à les mettre en vigueur! Les «observations» du Comité national sur l'environnement du PQ dans ce dossier n’apparaissent pas sur le site Internet de la Régie parce que le comité en question n’y avait pas le statut de participant officiel mais celui d'observateur.Ce mémoire somme toute inédit jusqu’ici indique que la politique suivie par le gouvernement va à l’encontre des vœux des militants du PQ qui dirigent le dossier de l’environnement et, qui plus est, à l’encontre du programme et de la plate-forme électorale de ce parti, qui s’oppose «à toute forme de concession en matière de production, de transport et de distribution d'électricité non seulement pour des raisons économiques mais aussi sociales et politiques», écrit son porte-parole, Gilles Lavoie, dans la lettre de transmission à la Régie.L’instance environnementale du PQ préconise d’aller exactement dans le sens contraire du gouvernement Bouchard, qui a suivi le chemin trace dans ce dossier par les libéraux en haussant l’an dernier de 25 à 50 MW le mono- pole du secteur privé dans le développement des sites liy-drauliques de petite et moyenne importance.Le Parti qué» bécois, qui avait dénoncé l’augmentation de ce monopole par les liberaux, de 10 à 25 MW, devrait, selon son comité de l’environnement, revenir à cette norme, la seule compatible avec l'esprit de son programme.«À l’époque, on avait critiqué les libéraux, qui aliénaient ainsi une partie du patrimoine public.Si le meme chapeau fait aujourd'hui à certains de nos ministres, qu'ils le mettent! Nous, on est élu pour voir au respect du programme du parti», a expliqué M.Lavoie.Les «observations» transmises à la commission de la Régie par le comité présidé par M.Lavoie indiquent que la production privée n'est pas nécessaire aux Québécois et que, essentiellement exportée aux Américains, la quote-part de 300 MW réclamée par les promoteurs engendrerait des pertes annuelles de 100 millions aux dépens du Trésor public.Le comité admet qu’on puisse exporter à bas prix 1 électricité québécoise si les barrages d'Hydro-Québec venaient a déborder d'eau.Mais si on le fait en d’autres temps, précise le comité, on donne un avantage comparatif unique aux concurrents américains de nos entreprises, ce qui équivaut à «brader» des ressources a si bas prix que jç Quebec s'expose éventuellement à des accusations de «dumping» sur le marché américain, conclut le mémoire du Parti québécois.Le Centre pour la paix Les centrales syndicales se rencontrent ce soir PRESSE CANADIENNE Après avoir prévu se rencontrer lundi soir, puis hier, c'est finalement ce soir que les trois centrales syndicales qui forment le front commun du secteur public réuniront leur instance élargie en vue de tenter de dégager ime position unique envers leur plan d'action.La rencontre commune des comités de coordination de la CSN.de la FTQ et de la CEQ devait initialement avoir lieu dans les heures suivant la rencontre des trois chefs, lundi après-midi.Mais elle a été reportée à liier soir, puis à ce soir, parce que les parties «veulent se donner plus de temps pour travailleri et tenir les consultations requises, es pliquait-on hier à la CSN.Le front commun se trouve dans une position boiteuse depuis dimanche dernier, alors que le conseil général de la CEQ a rejeté un volet du plan d'action déjà approuvé par les instances des deux autres centrales syndicales.JACQUES NADEAU LE DEVOIR JOCELYN COULON, naguère directeur de l'information internationale en nos pages, relève de nouveaux défis au sein du Centre canadien international Lester B.Pearson pour la formation en maintien de la paix.M.Coulon, ci-dessus en pleine discussion avec le ministre fédéral des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, est responsable du tout nouveau bureau de Montréal du Centre pour la paix.Inaugurée hier, cette section francophone du Centre Pearson aura pour mission principale de servir la Francophonie nationale et internationale.À titre d'exemple, un colloque international sur la question du génocide aura lieu les 19 et 20 novembre prochains dans la métropole grâce à l'initiative conjointe du Centre Pearson et du département des sciences juridiques de TUQAM.Puiser des tonnes d’eau sans frais PRESSE CANADIENNE Les producteurs canadiens d'eau en bouteille n’ont pratiquement rien à payer pour avoir le droit de puiser chaque année environ 30 milliards de litres d'eau potable de qualité supérieure, indique une étude du quotidien torontois The Globe and Mail.L’étude a permis de constater qu’une seule province, la Colombie-Britannique, exige des frais pour permettre à l’industrie d'avoir accès à cette ressource naturelle.Toutes les autres provinces — sauf la Nouvelle-Ecosse, qui n’a pas participé à l’étude — offrent l’eau gratuitement aux producteurs et amx autres utilisateurs.Certains finis sont prévus pour le traitement des permis.Les producteurs d’eau embouteillée ont le droit de puiser quotidiennement l’équivalent de 1000 litres par Canadien, soit la quantité contenue dans 82 piscines de dimensions olympiques.Avec les permis qui leur sont accordés, ils pourraient fournir deux fois le marché de l’eau embouteillée des États-Unis.C’est beaucoup plus que le niveau actuel de production de l’industrie, qui atteint chaque jour 707 millions de litres.Au Québec, les producteurs ont droit chaque année à 4,5 milliards de litres provenant de 35 puits ou sources.La province occupe le troisième rang en matière de quotas, après la Colom- bie-Britannique (4,9 milliards de litres) et l’Ontario (plus de 18 milliards de litres).Alarmes, les environnementalistes accusent les provinces de négligence et soutiennent quelles devraient imposer des coûts et utiliser les profits pour reconstruire l'infrastructure des cours d'eau publics.’'pon'rtZ.© FONDATION DtS MALADE DUCOiUR -h .1 itlAl • J.fMÜrfl Inc.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Faillite ALAIN DESNOYERS 8435.Aurère Allard Montréal (QC) H2M 2T3 & GUY DESNOYERS 1232.Louvain Est Montréal (QC) H2M 1B5 Ayant fait affaires sous la raison sociale de : Nouvel Air Enr.Assemblée : 5* jour d'octobre 1999.à 14 h.au 1010.de la Gauchetière Ouest.Place du Canada, bureau 200.Montréal (Québec) FAIT À MONTRÉAL, ce 22 septembre 1999.LE GROUPE FULLER LANDAU INC.Syndic Gaétan Perreault, CA, CIP Administrateur désigné Bureau 200, Place du Canada 1010, me de la Gauchetière Ouest Montréal (Québec) H3B 2N2 Tél.: (514) 875-2865 ENCAN PUBLIC UN DES ENCANS LES PLUS INTÉRESSANTS À MONTRÉAL 28 et 29 sept, à 18h INSPECTION PRÉALABLE 26 septembre, de 10h à 20h 27 septembre, de 10h à 20h Meubles et objets anciens et européens: Louis XV, Henri II, Louis-Philippe Armoires, commodes, buffets, chandeliers, lustres, tapis orientaux, bijoux (plus de 500 lots) "ENCAN JASON’S" 4056, rue Jean-Talon Ouest Montréal (514) 343-0208 Plus de 200 places de stationnement disponibles.CAGA K."// CKBTOTH) APPRAISER Urntx* KSM FONDATION DES MALADIES DU COEUR Merci.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que le 7 septembre 1999, LES PRODUCTIONS DE LA GAYDAILLE.a fait cession de ses biens, ayant sa principale place d'affaires au 5000, Iberbüe, bureau 315, Montréal, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 septembre 1999 à 11 h 00, au bureau du Syncfc, 50.Place Crémazie CXiest, bureau 210, Montréal.Québec.AVIS est par les présentes donné que le 7 septembre 1999, 9019-1156 QUÉBEC INC.(G.P.Moteurs), a fail cession de ses biens, ayant sa principale place d'affaires au 6754, Sl-Urbain, Montréal, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 septembre 1999 à 10 h 30, au bureau du Syndic, 50.Place Crémazie Ouest, bureau 210.Montréal, Québec.AVIS est par les présentes donné que le 8 septembre 1999, 2412-5635 QUÉBEC INC.(Charleroi Sports), a fait cession de ses biens, ayant sa principale place d'affaires au 5816.Charleroi, Montréal, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 septembre 1999 à 11 h 30, au bureau du Syndc, 50, Place Crémazie CXiest.bureau 210, Montréal, Québec.HENRY SZTERN, C.A., SyndiclAdminislrateur HENRY S2TTERN S ASSOCIES INC., Syndic 50.Place Crémazie Ouest bureau 210 Montréal (Québec) H2P 2R4 Tél.: (514) 382-0007 • Téléc.: (514) 382-9526 Avis public Ville de Montréal Service du greffe USAGES CONDITIONNELS Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 13 octobre 1999 à 9h, sera saisi d'une demande d'autorisation pour exercer un usage conditionnel relativement aux propriétés suivantes: • Propriété sise au 2576, rue Hochelaga (S990545128) L'autorisation permettrait l'implantation de l'usage «meubles, accessoires et appareils domestiques" au rez-de-chaussée du bâtiment, conformément au Règlement d’urbanisme (R.R.V.M., c.U-1 ).• Propriété sise au 416, boulevard de Maisonneuve Ouest (S990545113) L’autorisation permettrait l'implantation d une école d'enseignement spécialisé au 8- étage du bâtiment susmentionné, conformément au Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U -1 ).Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes doit le faire par écrit au plus tard le 4 octobre 1999, à l'attention du greffier, hôtel de ville, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 22 septembre 1999 Le greffier, M* Léon Laberge UNESOUffl (514)257-8711 1-888-234-8533 www.devp.org fcDÉkELOPP&MENf ^EfMIX AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : RENÉE CARBONNEAU,résidantau316 Arthur-Villeneuve, dans la ville de Ste-Rose, Laval, dans la province de Québec.Avis est par les présentes donné que Renée Carbonneau a déposé une cession le 10 septembre 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 4 octobre 1999, à 13 h 00, au bureau du syndic, 2020 University, bureau 1708, Montréal, Québec.Fait à Montréal, le 25 septembre 1999.Solange V.Chapuls, CA, CIP syndic désigné SOLANGE CHAPUIS & ASSOCIÉS INC.SYNDIC Bureau Principal : 2020, rua University Bureau 1708 Montréal (Québec) H3A 2A5 Tél.: (514) 842-8515 Téléc.: (514) 842-8624 Bursau secondaire : 100, Piece Charlea-Lemoyne Bureau 268 Longueuil (Québec) J4K 2T4 Tél.: (450) 646-5050 Téléc.: (450) 646-5115 PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LAVAL APPELS D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu'on recevra à l'hôtel de ville, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: No 7992 Travaux de réfection et de réaménagement des.aires de jeux d'enfants (phase III) dans les six (6) secteurs de la Ville de Laval (règlement numéro,: L-9776) No 7993 Travaux d'aménagement d'un parc sur les lots 27-,,, 174 el 27-175 du cadastre de la paroisse de Ste-Dorothée (règlement numéro L-9913) No 7994 Travaux de plantation d'arbres el d'arbustes dans divers parcs, sites et berges ainsi que sur diver-,, ses artères (règlement numéro L-9901) Seules les soumissions identifiées clairement sur -j l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1.Place du Souvenir,, ; Chomedey.Ville de Laval, avant la 11* heure du mardi 12 I octobre 1999 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même 1 jour en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formulaires fournies par la Ville de Laval et qui seront trou-J, vées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de même que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'ingénierie.3, Place Laval, bureau 300.Chomedey, Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement entre 8h 15 et 12 heures' (midi), et ce, moyennant un dépôt de 40 S non rem-' boursable.< La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 22 septembre 1999 Me Guy Collard, greffier CH5IL0C inc APPEL DE SOUMISSIONS N0 99-514 SERVICE DE LAVAGE DES VITRES ET AUTRES TRAVAUX DIVERS EFFECTUÉS EN HAUTEUR POUR LE CASINO DE HULL CLOTURE: LE 22 OCTOBRE 1999,11 H, HEURE LOCALE Casiloc irtc.filiale de Loto-Québec, désire retenir les services d'une firme pour effectuer le , lavage des vitres extérieures et inférieures du Casino de Hull, l'application d'insecficide ainsi que des travaux divers en hauteur.Toutes les conditions de cet appel de soumissions sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peut être obtenu contre un paiement non remboursable de 50 S présenté sous forme de chèque certifié ou de mandaf-posle fait à l'ordre de Loto-Québec, du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h, à: Casiloc inc.Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec 500.rue Sherbrooke Ouest.19e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 ou Casiloc inc.Direction de l'administration Casino de Hull 1, boulevard du Casino Hull (Québec) J8M 6W3 Aucune soumission reçue après le délai ne sera acceptée.Pour être admissible à présenter une soumission, le soumissionnaire doit répondre aux critères suivants, sans quoi sa soumission sera automatiquement rejetée: - avoir obtenu le document d'appel de soumissions direclement de la Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec ou de la Direction de l'administration du Casino de Hull et avoir acquitté les frais de prise de possession; - avoir un bureau au Québec; - posséder, au moment du dépôt de la soumission, une expérience pertinente d'au moins cinq (5) ans dans le domaine visé et pouvoir être en mesure de fournir, en une seule fois, une équipe d'au moins quatre (4) employés ayant chacun un minimum de deux (2) ans d'expérience pertinente dans les travaux de nettoyage effectués à très grande hauteur; - avoir assisté à la visite OBLIGATOIRE des lieux qui se tiendra le 4 octobre 1999 à 9 h.au Casino de Hull.1.boulevard du Casino, Hull.- fournir avec sa soumission: • un chèque certifié, une traite bancaire ou une lettre de garantie bancaire irrévocable valide pour soixante (60) jours émis par une banque à charte du Canada ou par une Caisse populaire payable à l'ordre de CASILOC INC.au montant de 5 000 $; ou • un cautionnement de soumission émis par une entreprise détenant un permis d'assureur au Canada et légalement habilité à se porter caution au Québec de 5 000 S en laveur de CASILOC INC., valide pour soixante (60) jours.Et inclure également à sa soumission: ;, • un engagement d'une banque à charte du Canada ou d’une Caisse populaire à ¦ émettre, advenant l'adjudication d'un contrat au soumissionnaire, une lettre de garantie bancaire irrévocable de 10 000 S payable à l'ordre de CASILOC INC ; ou • une convention relative à l'émission d'un cautionnement d'exécution émis par une entreprise détenant un permis d'assureur au Canada et habilitée à se porter caution i au Québec de 10 000 S en laveur de CASILOC INC.Casiloc inc ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission reçue.Toute information peut être obtenue auprès de Richard Giroux au numéro (514) 499-5125., Claude Lachance Directeur Approvisionnement Émis le 22 septembre 1999 LE DEVOIR.LE MERCREDI S E P T E M R R E I !* !• il A ;> LES AC TC A LIT E S Bourses du millénaire Legault parle d’un règlement imminent PIERRE APRIL PRESSECANADIENHE Québec— Le ministre d'Etat à l'Education et à la Jeunesse, François Legault, a tente de minimiser, hier, ^importance de la querelle de drapeaux entourant les bourses du millénaire et a promis une solution définitive dans ce dossier au cours des prochains jours.> «Je pense que le dossier de la visibilité sur les chèques des bourses du millénaire est mineur, parce qu'on s'entend qu'il y aura deux logos», a dit le ministre.»Le sujet le plus important, c’est de sawir comment on va utiliser les.tonds, et pour nous il est toujours primordial de répéter qu une partie des sommes doit être utilisée pour améliorer le système d'éducation.» Le ministre Legault a reconnu les arguments voulant qu’il Éaut s'attaquer au problème de l’endettement des étudiants et il a rappelé qu'un accord, à ce chapitre, a été conclu avec les fédérations étudiantes des niveaux collégial et universitaire quant à la façon de répartir ces fonds.«Je pense que le gouvernement fédéral doit se rendre au consensus québécois» a-t-il dit.M.Legault a par ailleurs précisé qu'il s'est déjà entretenu avec la ministre fédérale du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, et qu'une rencontre est prévue pour bientôt.La question de la langue sur les chèques ne devrait pas non plus devenir une source de problème et d'un retard dans la distribution des bourses aux étudiants, selon le ministre, puisqu'il lui apparait evident que le gouvernement federal devrait respecter les lois linguistiques québécoises qui prévoient l'utilisation exclusive du français.«Il faut respecter la Charte de la langue .française, a-t-il précisé, et je ne pense pas que cela va causer des problèmes.On se doit de respecter nos lois.L’important, dans ce dossier, c’est la question de l'utilisation des.fonds.Les chèques, je pense qu on va être en mesure de régler ça rapidement une fois que les deux ministres pourront s'asseoir et en discuter.» Le ministre Legault n'a pas vraiment répondu à la question de savoir s'il était prêt à accepter l’émission de chèques bilingues, comme le suggère le gouvernement fédéral -?t MANIF i l SUITE DE LA RAGE 1 il sence d’un autre groupe de manifestants près de Pincourt.Si tout ce remue-ménage n'a heureusement fait aucun blessé, la police rapporte avoir toutefois procédé à trois arrestations.Accusés d'inciter leurs élèves à commettre ces gestes d'éclat, les enseignants ont protesté de leur innocence, hier, par la voix de leur représentants.La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement de la CEQ, Johanne Fortier, a assuré que l'on en avait même fait une consigne claire auprès des membres.•Elle a ajouté qu'une rencontre était prévale aujourd’hui pour explorer les moyens devant être adoptés pour inciter les élèves à rester en classe.Le ministre de l'Éducation, François Legault, a pour sa part dit souhaiter que les présentes négociations ne se fassent pas sur le dos des élèves et ne compromettent pas leur sécurité.À chacun sa grève A écouter les élèves des écoles secondaires Père-Marquette et Jeanne-Mance interrogés hier, leur débrayage avait à voir non seulement avec les impacts des moyens de pression employés par leurs professeurs mais avec une vaste gamme de reproches ^s’adressant aussi bien à la direction •de leur école qu'au gouvernement et •à L'école» en général.Le risque de tvoir le boycottage des enseignants îdes activités parascolaires compromettre la tenue du bal des finissants •constituait clairement l'inquiétude n° fl, les autres activité^ parascolaires ar-3rivant loin derrière.A cela s'ajoutaient •des récriminations sur la pénurie générale de ressources financières dans jles écoles, sur la rigueur excessive de jla discipline imposée par leur direc-jtion et le manque général de conside-! ration à l'égard des jeunes dans notre j société.Mais il y avait aussi le désir de se j faire entendre et le plaisir de prendre îles grands moyens pour y arriver.• «Tout le monde fait la grève, résumait Sun élève.D'autres étudiants l’ont.faite.iLes infirmières l'ont faite cet été.Pour- ¦ quoi pas nous autres?» Les élèves de l'école Père-Marquet- ¦ te assuraient avoir déclenché leur débrayage, en après-midi, de façon Ispontanée.Comme à l’habitude, ils ; sont allés inviter leurs confrères de 1 l’école Jeanne-Mance à les suivre.Ces ; derniers n'ont pas hésité longtemps, aidés par leur direction d’école qui, devant la présence d'une marée de manifestants dans sa cour, a choisi de les dispenser de la dernière période - de cours.Même s'ils assuraient ne pas vouloir que la manifestation tourne au désordre, il est rapidement apparu E V 0 I R .1.K M E R C R EDI 2 2 S E 1* T E M R R E S 1 !l !l a Que Québec se grouille L’obsession du déficit n’a pas empêché le gouvernement Bouchard de mettre sur les rails certaines mesures destinées aux familles.Ainsi, bien qu’elles furent annoncées sans grande planification, les garderies à 5 $ et les maternelles à temps plein connaissent dans l’ensemble un franc succès.Le temps est maintenant venu de mettre en place le premier maillon de cette chaîne d’aide aux familles en adoptant un régime de congés parentaux.Faut-il rappeler au premier ministre que ce congé était promis dès 1996, lors du Sommet socioéconomique?Et qu’il a ressorti sa promesse deux ans plus tard, en campagne électorale?e gouvernement du Québec a, ici comme en tant d’autres domaines, le meilleur des prétextes car il doit, avant d’instaurer son régime de congés parentaux, s'entendre avec Ottawa sur le transfert d'importantes sommes.En effet, comme on le sait, c’est le gouvernement fédéral qui gère présentement le congé parental à même les fonds de l’assurance-chômage.Avec des prestations représentant 55 % des revenus et s’échelonnant sur 15 semaines, le congé parental actuel est bien en deçà du minimum décent auquel serait en droit de s'attendre une mère ou un père à l'aube de l’an 2000.Les études de diverses provenances ne démontrent-elles pas que l’attention parentale des premiers mois et premières années est fondamentale pour le bébé?Les Québécois ont toutes les raisons d’être impatients car le congé made in Québec sera grandement amélioré: l'indemnisation passerait de 55 % à 70 % des revenus, avec un revenu maximum imposable passant de 39 000 $ à 51 (XXI $, et le congé serait prolongé de trois semaines (ce n’est pas suffisant mais c’est un pas d;uis la bonne direction).Enfin, les travailleurs autonomes y seraient admissibes comme tous ceux qui auront gagné au moins 2000 $ au cours de l’année précédente.Ce régime québécois d’assurance parentale fut inclus en 1997 dans le livre blanc du gouvernement sur les nouvelles dispositions de la politique familiale.Mais une première série de négociations avec Ottawa n’avait pas permis aux deux gouvernements de s’entendre.Finalement, Québec avait consenti à assouplir ses exigences, de sorte qu’en novembre dernier, le premier ministre affirmait que son gouvernement se soumettait aux exigences administratives du fédéral.Depuis, plus rien.De sorte qu'aujourd'hui Ottawa attend que Québec lui fasse signe afin que les discussions puissent reprendre.Comme on s’en doute, la mésentente portait sur les sommes devant être transférées.Ou plutôt sur le mode de calcul servant à en déterminer l’importance.Initialement, Québec réclamait le transfert de toutes les sommes que les Québécois envoient à Ottawa — 365 millions de dollars — mais les fonctionnaires fédéraux ne voulaient envoyer que le montant effectivement versé aux Québécois en matière de prestations.Le Québec ayant un taux de natalité plus bas que d'autres provinces, le montant transféré passe alors à 300 millions de dollars.Quebec compte aussi récupérer un montant additionnel de 65 millions lorsqu’Ottawa augmentera, connue prévu, son aide aux familles défavorisées.Sans doute plus que tout autre, les prestations du congé parental sont un facteur déterminant dans la décision de rester plus ou moins longtemps à la maison après la naissance d’un enfant.Une étude récente de Statistique Canada, rendue publique au début du mois, ne laisse aucun doute là-dessus.L'etude, qui s’est échelonnée sur quatre ans.indique que la mère qui ne reçoit aucune prestation a six fois plus de «chances" de retourner au travail un mois seulement après la naissance de son enfant.Quant aux mères qui reçoivent des prestations, elles ont tendance à retourner au travail dès que les prestations prennent fin.On peut déduire de l’étude que les mères — ou les pères — resteraient auprès de leur enfant plus longtemps si les prestations ne prenaient pas fin.Parce qu'il va dans le sens d'une bonification nécessaire, Québec doit reprendre les discussions avec Ottawa et tout faire pour que son projet de congé parental devienne réalité rapidement.Aucun gouvernement ne peut affirmer sans rire qu’il place la famille au centre de son action en continuant de se traîner les pieds dans ce dossier, peut-être le plus important pour les familles.Panic des Rivières ?V -rr Réinventer le nord de l’Amérique du Nord A Michel Venue ?u référendum de 1995, Jacques Parizeau voulait poser aux Québécois une question ne portant que sur la souveraineté.Mais devant des sondages défavorables, Lucien Bouchard et d'autres ont convaincu le chef péquiste d’assortir la souveraineté d'une offre de partenariat.L'avis de la Cour suprême sur la sécession du Québec a changé la donne.La cour affirme que si une majorité claire de Québécois répond OUI à une question claire portant sur la sécession, le Canada aura l’obligation de négocier les conditions de la sécession.Elle ajoute que, dans le cadre de ces négociations, les intérêts économiques régionaux, les intérêts des provinces, ceux des minorités et des autochtones, devront être pris en compte.Les souverainistes ont pris acte de ces conclusions.Et ils ont commencé à mettre de l’eau dans le vin du partenariat en faisant valoir que la question des liens économiques entre le Québec et le Canada serait obligatoirement traitée dans le cadre de cette négociation.Plusieurs associations régionales du Parti québécois proposent par exemple que, lors du congrès du parti en mai 2000, l’on biffe du programme péquiste la référence aux institutions communes qui seraient mises en place après la souveraineté.Les penseurs du Bloc québécois suggèrent pour leur part de ne pas déterminer à l’avance la forme que prendrait ce partenariat.Dans la proposition principale soumise en vue du congrès du Bloc, fin janvier, ils évoluent cependant plusieurs modèles qui vont du simple accord commercial à une structure de type confédéral.Débattre de l’offre de partenariat, c’est déjà discuter du libellé de la question référendaire.Si le référendum porte sur la souveraineté ou l'indépendance, la définition des institutions communes qui seraient mises en place après coup n'a guère d’importance.Mais si, comme le suggérait récemment le député bloquiste Daniel Turp, le gouvernement du Québec consulte les Québécois sur une proposition qui consiste non pas à briser le Canada mais à -réinventer la relation entre le Québec et le Canada en lui donnant la forme d’un partenariat inédit», il faut que le contenu de ce partenariat soit explicité.Il y a en effet un écart immense entre le simple accord commercial et une structure de type confédéral incluant le maintien d'un Parlement commun.Les Québécois doivent savoir sur quoi, au juste, on les invitera à se prononcer.Et alors le choix s’éclaircit.Soit ils votent sur la souveraineté en sachant que, dans le contexte international actuel, certains liens économiques seront maintenus.Ils pourront aussi espérer que, avec le temps, comme le soulignait cet été dans notre série sur la nation québécoise le sociologue Gilles Gagné, Québécois et Canadiens pourront peut-être -réinventer le nord de l'Amérique du Nord«.Soit ils votent sur une offre relativement précise d’un nouveau partenariat.Et alors il doivent avoir l’assurance que si le Canada décline cette offre, le Québec ne deviendrait pas soudainement un pays souverain.ni ce une a tedevoi r.en LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOL’RASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur on chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur do l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-AN DRE E LIMON TAC, N E Directeur artistique CHRISTIAN T1FFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ SO.to- ^ïmèâr, L’histoire du Québec par sa littérature Je viens de compléter la leettire de Une histoire du Québec par sa littérature, 1914-1939 de Robert La-haise, historien et spécialiste de la littérature québécoise.Ce fort volume (767 pages), publié chez Guérin à la fin de l’année 1998, n’a pas reçu la publicité qu'il mérite.Evidemment, on aime ou on n’aime pas ce style, cette façon d’aborder l’analyse de notre histoire toute récente.Certains historiens hésiteront même à toucher à des périodes aussi récentes.D’abord, j’ai adoré ce magistral et indispensable travail.Il témoigne, entre autres, d’une vaste et entière culture sur les éléments composant notre histoire récente, tant sur les plans politique que social et culturel.Pour tous et toutes qui ont fréquenté les collèges classiques, écoles normales et institutions d'enseignement dans la période étudiée, et probablement jusqu’en 1960, le travail de Robert Lahaise permettra une meilleure compréhension de leur époque et d’eux-mêmes.Sa lecture en est facile, sinon très agréable.En plus d'une documentation fort complète, l’auteur utilise intelligemment et parfois férocement ses excellents sens de l'observation et de l’humour.Le style est enlevé, les illustrations originales et nombreuses, pertinentes et, la plupart du temps, savoureuses.On y retrouve la rigueur historique de Marcel Trudel et de Jacques Lacoursière, le style assez raide merci de Pierre Foglia et quelques envolées fantaisistes que ne renierait pas San Antonio.En somme, un vrai plaisir.A must, comme on dit parfois.Hugues Morrissette Mistassini, 3 septembre 1999 L E T T R E S -?- Politiques publiques et solidarité La volonté d’abolir les décrets dans l'industrie du vêtement constitue une triste (pour ne pas dire dramatique) manifestation de la nouvelle orientation de nos politiques publiques qui mine progressivement la solidarité sociale, dimension pourtant intégrante de la société québécoise des dernières décennies.Qui sera affecté par cette décision?Des femmes laborieuses parmi lesquelles se trouvent plusieurs immigrantes dont les conditions de travail sont déjà nettement inférieures à celles que l'on retrouve dans les autres secteurs d’emploi.Au nom de quoi?De la compétitivité, nouveau paradigme dont le simplisme fait honte à l’intelligence du peuple québécois et qui pousse vers la sortie toute velléité d'un projet de société solidaire et équitable.A l’instar de l’absence de hausse du salaire minimum et d’un discours vide mais combien menaçant sur la prétendue «sur-imposition" des contribuables, l’abolition des décrets dans l’industrie du vêtement vient marquer un pas de plus dans la distance que nous prenons avec un projet de société qui nous distinguait et pourrait continuer à le faire.Dans ce projet, les travailleuses et travailleurs n'ont pas à se plier à des règles du jeu inspirées de sociétés dont nous dénonçons dans nos discours l'absence d’esprit de partage et de respect envers leurs populations.Dans ce projet, la quête des profits n'est pas le seul objectif, il y a aussi une place pour l’objectif de la qualité de vie de ses membres.Maria De Koninck Département de médecine sociale et préventive Pavillon de l'Est Université Laval Sainte-Foy, 16 septembre 1999 Madame la gouverneure générale Li nomination de Mme Clarkson risque de déranger.Le huissier à la verge noire devra ranger son instrument.Il est impensable que madame la gouverneure se présente à l'ouverture de la prochaine session afin de lire le discours du Trône, précédée de l’instrument phallocrate par excellence étendu sur coussin de velours.Lorsque les choses se passaient entre hommes, il était bon de tout faire sous le signe du symbole mâle.Du bâton de baseball au bâton de hockey.C'est depuis la nuit des temps le signe de l’autorité.Le frère Onésime, des frères du Sacré-Cœur, à l'école Notre-Dame-de-Gràces, se frappait dans les mains avec sa verge de bois.Un jésuite, père spirituel au Collège Jean-de-Brébeuf, ancien aumônier militaire, nous accordait des entrevues obligatoires, badine en main.C’était le temps des maîtres.Les choses ont changé.Madame la gouverneure doit faire son entrée précédée d'un autre symbole.Faut-il chercher un symbole organique féminin?Un ami psychologue freudien me suggère un beigne en or porté sur coussin de velours noir par une huissière blonde (huissière n'est pas français).Un ami psychologue pragmatique voudrait que la cérémonie de la verge soit tout simplement abolie.Il arrive que nos traditions et nos symboles se nuisent.Je crois que la nomination de Mme Clark-son risque d’obliger nos hommes politiques à prendre des décisions.Une gouverneure générale précédée d’une verge noire, c’est anachronique et humiliant, et pour les femmes, et pour les hommes.La nomination de Mme Clarkson risque de déranger.Gilles Derome Laval, 9 septembre 1999 LI B R E 0 FINI 0 N -?- Culture et commandite M A K C O F O R T I K R Président du conseil d'administration du Nouvel Ensemble moderne Voici une réplique aux lettres de Wajdi Mouawad et Lorraine Pintal parues dans le programme de la pièce de théâtre Don Quichotte au Théâtre du Nouveau Monde.M Mouawad a raison! Qu’il est difficile de rêver et encore plus de créer! Provenant • du milieu des affaires, du secteur des services financiers plus spécifiquement, je suis donc l'un de ceux qu'il qualifie de «connards assurés» et de «gros tas cellularisés».Je suis en même temps président du conseil d'administration du Nouvel Ensemble moderne, orchestre de chambre de réputation internationale voué à la musique contemporaine.Je vas les mêmes frustrations que lui sur une base quotidienne.Il a fait preuve de beaucoup de courage en revêtant l’habit de Don Quichotte et en partant en quête pour corriger toutes les injustices «socioecono-mico-culturelles» de notre société.Il a tenté, à lui seul, de dénoncer cette commercialisation de l’art à une époque oii les arts ont tant besoin de l'appui financier du secteur privé.Pourquoi faut-il provoquer, insulter, choquer, pour réussir à attirer l’attention des médias, des politiciens et des gens d’affaires?J'aimerais bien que la lettre de M.Mouawad, plutôt que d’être lue au premier degré, soit le début d’une discussion de fond sur le rôle, l’appui financier nécessaire, l'absence d’ingérence ! et peut-être de meilleurs critères de sélection que strictement la rentabilité de l’investissement du commanditaire.Cette discussion de fond, notre société canadienne et québécoise en a grandement besoin.J’aimerais être son Sancho Pança l’instant d'une lettre, s’il me le permet, et croire à son rêve, le suivre sans trop savoir où ça va nous mener et en souhaitant ne pas trop recevoir de coups durant le parcours.Lorsqu’un organisme culturel comme le NEM.dont la qualité artistique est reconnue par ses pairs, par les organismes de subvention de tous les paliers du gouvernement et par une multitude de partenaires internationaux, ne correspond pas aiL\ critères de sélection des entreprises comme Bell ou encore les principales institutions financières, qui.du secteur privé, voudra prendre le risque d'encourager la relève, la recherche et le développement en art, la création, l’innovation?Lorsque Visa, à titre de commanditaire du Festival des films du monde, exige que les billets soient payés comptant ou par Visa, autres cartes de crédit et cartes de débit refusées, à quoi peut-on s'attendre de nos prochains commanditaires?Lorsque le gouvernement fédéral refuse de commanditer une tournée dans un pays qui ne fait pas partie de ses priorités commerciales, devra-t-on maintenant obligatoirement jumeler art et commerce extérieur?Lorsqu’il est plus facile d’obtenir des subventions et des commandites pour un festival ou un méga-événement que pour la saison régulière d’un organisme qui a fait ses preuves depuis plus de dbc ans, il faudrait peut-être se rappeler que ces événements ont besoin de la participation de ces organismes permanents.Faudra-t-il que quelqu’un s’immole par le feu sur la place publique pour qu’enfm on nous entende?Mme Pintal a raison! Elle a raison de défendre son public et ses commanditaires.Le mépris ne mène nulle part si ce n’est à la provocation.Malheureusement, plus souvent qu’autrement.le résultat est qu'on blesse ceux qu’on voudrait chérir et qu'on laisse les autres indifférents.Le TNM fait un travail extraordinaire pour attirer, intéresser, éduquer et même faire participer son public.Mme Pintal lui présente, année après aimée, un théâtre de répertoire d'une très grande qualité.Dans cette tâche, elle est appuyée financièrement par de grandes entreprises comme la Banque Lau-rentienne, Bell, Hydro-Québec, La Presse, Sun Life, la Banque Nationale, pour n'en nommer que quelques-unes.Ici, permettez-moi de me sentir envieux quelques instants.Je n'ai pas le moindre doute que ces relations d'affaires, elle les a méritées par l'excellence de son travail et par un dur labeur de sollicitation.Je comprends très bien les compromis qu'un organisme comme le sien doit faire pour attirer et donner de la visibilité à des commanditaires privés et publics.Je serais personnellement prêt à faire plusieurs compromis pour obtenir, au nom du NEM, un appui financier significatif et durable de la part d'un de ses importants commanditaires.Mais rêvons quelques instants.Est-il vraiment nécessaire de faire des compromis?Les entreprises doivent-elles vraiment commercialiser chacune de leurs commandites?Peut-être puis-je leur suggérer de faire un effort de réflexion sur ce qu'est un véritable mécénat?Il serait tellement préférable quelles appuient une démarche artistique plutôt que de faire des tractations commerciales sur le dos des arts.Comme je n’ai pas la détermination d'un Don Quichotte, à moins que d’autres intervenants n’expriment leur opinion, de façon peut-être moins violente mais tout aussi percutante que celle de M.Mouawad, le rêve sera éphémère et nous recommencerons tous bientôt la ronde des sollicitations et des compromis. M K R ( K K 1) I I !t !l !t I) K VOIR S K P I K M R R l Loi sur le droit d’auteur Le Canada, pays en voie de tiers-mondisation Chaque fois que les auteurs font le moindre geste pour réclamer leurs droits les vautours du copyright se rapprochent LUC DIONNE Président du comité canadien de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) our les scénaristes et les réalisateurs du secteur audiovisuel, le Canada peut être considéré comme un pays en voie de tiers-mondisation.A chacune des phases de la révision de la Loi sur le droit d’auteur, on en profite soit pour les exproprier encore un peu plus des droits acquis, soit pour ne pas reconnaître ceux qu'ils réclament depuis des lustres.Les Gilles Carie, Marcel Beaulieu, Micheline Lanctôt et autres l’ont maintes fois dénoncé.Donc rien de nouveau, direz-vous.A une chose prés, c'est que les auteurs d’œuvres audiovisuelles sont une espèce en voie d'extinction.A preuve, les dernières audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) visant à examiner les demandes pour l'octroi de licences aux nouvelles chaînes spécialisées.Il fallait les voir, ces «vendeurs du temple», ramper devant le CRTC.«Mais bien sûr, madame la présidente, on va vous en tartiner, du “contenu canadien".Autant que vous en voulez.Les auteurs y verront, madame.» Le dépôt des projections quinquennales avait de quoi faire rêver: programmation originale, public bien ciblé, profits mirobolants.Et pourtant, dans leurs savantes et impressionnantes prévisions, aucun poste prévu quant à l’utilisation du répertoire de la Société des auteurs compositeurs dramatiques.Ici, on ne jure que par le copyright, qui force l'auteur à vendre ses droits une fois pour toutes plutôt que d'en demeurer le titulaire.Pourquoi en ef- fet payer pour la diffusion d’un repertoire dont on pense détenir tous les droits.surtout celui d'ignorer les auteurs?Tout au long de son histoire, le Canada a dû gerer les dualités culturelles, juridiques, économiques et politiques.Au pays de la coexistence, le droit d’auteur ne fait pas exception.Deux systèmes sont appliqués: le copyright — pour l'harmoniser au pays de Big Brother — et le droit d'auteur continental.Dans ce contexte, la SACD est perçue au Canada comme un pavé dans la mare tranquille des «co-pyrightistes».Pour eux, le droit d'auteur c ontinental n’est qu'une affaire d’Européens.O n cherche à gagner du terrain sur le dos même des auteurs.parfois en usant de la naïveté de certains de leurs syndicats.On a beau en vouloir aux adeptes du copyright, c’est nous qu’il faut blâmer.Nous, pauvres auteurs, qui n’avons pas encore compris.Pas compris qu'il ne sert à rien de frapper aux portes des institutions gouvernementales pour faire entendre les traditionnelles revendications des auteurs de l’écran, petit ou grand.Pas compris qu’on perd notre temps à présenter des mémoires devant des commissions bidon organisées d'avance.Pas compris non plus qu’on veut bien nous aimer, nous les garants d'une culture hautement menacée par notre voisin du Sud, à la condition qu'on se contente d’écrire et de tourner.Pas compris surtout que le fric — le gros fric —, c’est dans les cocktails qu’on le distribue.Il faut les voir, les grands bonzes de l’audiovisuel, dans ces rencontres, où se retrouve 1 elite du pouvoir.«Bonjour, monsieur, mes hommages, madame».Et l’incontournable séance de photos.Monsieur le politicien flanqué du réalisateur Intel et de la scénariste Unetelle posant avec l'homme à la valise.Génial, votre dernier film, mes chers.» Lows trouvez?» «Et comment donc.» «Au fait, monsieur le politicien, à quand les réformes de la loi sur le droit d'auteur?» Et là, on se défile et le photographe attend.11 faut l'entendre discourir, l’élite du pouvoir dans les innombrables et interminables galas.La self-mutual society.On se gargarise du succès de l'un et de la spécificité de la production audiovisuelle canadienne qui, comme le clament si fort les politiciens, résiste encore à la menace de l’impérialisme américain.Mais malheur à ces auteurs qui osent frapper à la porte pour reclamer le respect de leurs droits et leur du.Va pour les photos, mais pour les droits, on repassera.Bien sûr, ce sont les mêmes politiciens qui accordent des licences à des chaînes spécialisées qui achètent de l'homme à la valise, les films de la scénariste Unetelle et du réalisateur Untel.Ces mêmes «vendeurs du temple» que l’on retrouve aux cocktails de financement des partis politiques.Et c'est là que tout se joue, dans la capitale ! mondiale du «I owe you », de la reconnais- j sance de dette, qu’est devenu le Canada.Et quand les auteurs en ont assez et ] osent se lever pour dénoncer l'injustice, on les regarde de haut en les traitant d'ingrats, eux dont l’œuvre a vu le jour principalement grâce à l'aide de l'Etat.Mince espoir pour les auteurs de l'audio- i visuel.La révision de la Loi sur le droit d'auteur dont la phase 111 devrait être entreprise bientôt, cette fameuse phase 111 attendue comme le messie.On sait déjà que la copie privée audiovisuelle ne sera pas au menu.On tablera plutôt sur le multimedia.Il faudra donc reprendre le flambeau des Carie, Beaulieu, Plamondon et autres.L'éternel recommencement: il faudra crier haut et fort.On veut bien disparaître des projections quinquennales des chaînes spécialisées.Mais pas question de laisser le gouvernement ignorer ceux qui forgent cette culture dont il se sert tant.L'ironie, dans tout cela?Chaque fois que les auteurs font le moindre geste pour réclamer leurs droits, les vautours du eopy-right se rapprochent.L'homme à la valise réapparaît.Les «vendeurs du temple» s'offusquent de leur audace.Créer est un acte d'engagement, un acte social.La reconnaissance, c’est rassurant: c’est même plutôt chic.Mais au delà de cette reconnaissance, au delà même de l'apport économique des auteurs, il y a le respect.Nous ignorer, c'est renier ce que nous sommes, ce qui nous définit comme peuple.Le temps presse.Même si nous sommes trop occupés à remplir les créneaux des chaînes spécialisées pour satisfaire les exigences des «vendeurs du temple», endossons l'uniforme, fréquentons les cocktails et allons réclamer ce qui nous revient de plein droit avant qu'il ne soit trop tard./ Education Le professeur interchangeable Un monde où les enseignants seraient le produit de Vuniformisation par l'ignorance S O R A N A F R O 1) A Montréal ommençons par un exemple simple, pédagogie oblige: à chaque élève son pupitre.La classe a autant de pupitres que d'élèves, idéalement.On peut, quand même, placer les élèves de plusieurs façons derrière leurs pupitres: en d'autres mots, les pupitres sont interchangeables.Passons au deuxième exemple, un peu plus compliqué.Devant chaque classe, il n'y a qu'un seul professeur.Le même professeur enseigne à plusieurs groupes d'élèves, il change de classe à chaque sonnerie.Dans la journée, on peut placer les professeurs de plusieurs façons devant leurs élèves, de huit à neuf heures, ou de onze heures à midi.Les heures de cours sont aussi interchangeables.Par contre, un vieux préjugé, périmé selon les dernières aspirations du ministère de l'Education, veut que le professeur qui enseigne les mathématiques n'enseigne pas la musique.Apparemment, les professeurs ne seraient pas interchangeables.D’autre part, je connais d’excellents professeurs de mathématiques qui sont aussi d’excellents connaisseurs en musique (et la théorie des harmoniques n'appartient-elle pas, de fait, aux mathématiques?).Malheureusement, il n’y aurait pas de place pour mon matheux musicien dans le monde futur de 1 enseignement, tel qu'on nous le dessine ces jours-ci.Oui, ce qu on veut nous proposer est un monde nouveau, où les professeurs deviendraient, avec le temps, interchangeables.Mais c est un Brave New World où, à l’encontre de mon ami matheux, les professeurs seraient le produit de l'uniformisation par l’ignorance.A bien y penser, le jour où on pourra placer les professeurs devant leurs classes comme on place les étudiants derrière leurs pupitres n’est pas si loin, après tout.Il ne reste à franchir qu’une seule étape: enlever 1 unique année d’études spécialisées de la formation des enseignants et la remplacer, elle aussi, par quelques cours en gestion de groupes.ou de pupitres?Une fois ce but atteint, il n y aura plus de prof de mathématiques ou de français, il n y aura que l’enseignant type tout court.Ça donne le vertige, car imaginez: comme il sera facile de faire la répartition des tâches, de trouver des postes aux nouveaux enseignants, d’arranger les horaires! N'est-ce pas?Dans ce rêve de bureaucrate, on oublie quand même un •¦détail": que le vrai professeur interchangeable est celui qui, comme mon matheux musicien, possède le savoir et l’amour de son sujet, et le voit comme partie d un tout, qui s'appelle la connaissance.Le professeur qui garde une vive curiosité pour tout ce qui tient de cette connaissance.Qui aime apprendre et ne se lasse jamais de le faire.Je ne peux qu’espérer qu’on n'arrivera pas à tuer le vrai professeur interchangeable.Vivre de l’écriture au Québec Avoir la liberté de crever de faim On affame les artistes en silence et, pendant ce temps, on parle de souveraineté ?Beau projet! D A N I E L G A G N O N Écrivain e pays est un vaste hôpital! J'ai tout simplement le malheur d'ètre écrivain, écrivain à temps plein depuis presque 25 ans, avec seize titres publies chez les meilleurs éditeurs.On affame les artistes en silence, on leur offre l'assiette aux miettes plus que jamais et, pendant ce temps, on parle de souveraineté?Beau projet! Pour écrire, j'ai laissé mon emploi le jour de l’accession du Parti québécois au pouvoir en novembre 1976.Triste anniversaire! Mais n'ai-je pas fait un choix?Les bourses?Elles ont été amputées sans crier gare d’environ 30 à 40 %, d’un coup, à jamais.J'ai eu des bourses, je m'en accuse, je m’en excuse! Et peut-être plus souvent qu'à mon tour! Et je crie famine! Imaginez le sort des autres, alors! Ce n'est pas que ma veine créatrice se soit tarie, non, au contraire.La pauvreté me stimule-t-elle?La dépendance m'aiguillonne?I>a honte de quêter mon argent et de me faire vivre par d'autres me fournit l'inspiration?J’ai accepté, j'accepte encore mon sort.avec la liberté de vivoter, avec la liberté d’ètre méprisé, avec la liberté de crever de faim.Oui, le Québec nous tue.Hélène Jutras a raison.Exilons-nous! Faisons comme Anne Hébert.comme Jean-Paul Riopelle, comme Octave Crémazie.fuyons! Devrais-je détruire tous mes livres avant de partir?Eh bien, je vais vous dire, je n'aurai pas l'odieux honneur de m'automutiler: mes charmants éditeurs (considérations commerciales avant tout!) m’ont devancé: sur seize titres publiés, douze ont été déchiquetés et détruits par eux, ces hérauts de notre culture, sans compensation aucune.Nous avons contribué à fonder leur maison, à leur donner un certain prestige littéraire, et maintenant, ils nous jettent dehors comme de vieux sacs.Beau succès! Est-ce que l’esprit mercantile à lui seul réussirait à nous bâtir une culture, une indépendance?Je vous le demande.Toute une gageure! Qui veut parier?Cette propension à la destruction de son âme n'a jamais tellement fait honte au Québécois, il a de l’âme en réserve, croit-il! Oh! la belle naïveté de croire que nous pouvons museler nos artistes qui cherchent sincèrement une voie pour nous libérer du joug du monde et du temps! Pourquoi, en ce pays si créateur, est-ce ainsi?Pourquoi y vend-on nos livres de peine et de misère?Pourquoi n'v lit-on que les étrangers (bientôt dans une librairie unique, unidimensionnelle)?Dans chaque individu de ce peuple, il y a pourtant un potentiel de créativité comme nulle part ailleurs, il y a une âme éternelle sensible à l'instantané.c'est là que nous voulons rejoindre le lecteur, dans son cœur.J'ai le sentiment qu'un certain nombre d'écrivains s’ingénient à gommer leur œuvre, qu’ils mentent tout simplement, qu'ils se trompent en marchandant leur ¦L œuvre, en faisant ¦k une carrière de ce qui ne peut être que jaillissement spontané et coup de cœur.Mais à quoi nous servirait de nous prostituer?Devenir des sortes d’exécutants, sous la constante approbation de la critique, condamnés à nous répéter?Nous ne sommes pas des machines! L’écrivain a quelque chose en lui.en elle, une force fondamentale qui réveille quelque chose dans l'être, un je ne sais quoi, qui nous touche en dedans.Nous n’aimons ni les bornes ni les limites que ce gouvernement nous impose à nous, voyageurs intemporels, nous aimons jeter un regard au delà avec la tristesse rêveuse de notre âme.Le pays ne tient pas en une seule phrase, il tient en des dizaines et des dizaines de livres.Nous voulons rester libres, et je parie ceci: si les écrivains québécois ne sont que libres de crever de faim, ce pays ne sera jamais libre.Alain -Robert Sadeau 1984 Dans une décision rendue le 30 août dernier, la Cour d'appel du Québec concluait que les employeurs peuvent procéder à la filature et à la surveillance de leurs employés si ces procédures sont «justifiées par des motif rationnels et conduites par des moyens raisonnables».Cette décision de la Cour d’appel rappelle le roman futuriste de George Orwell dans lequel il dressait le portrait sinistre d'ime société où les mouvements et la pensee de chacun de ses citoyens étaient l’objet de la filature et de la surveillance de l’Etat.Référant à ce roman dans une décision concernant la surveillance électronique, le juge Gérard Liforest, de la Cour suprême du Canada, affirmait qu’on ne pourrait trouver contraste plus frappant avec nos attentes en matière de rie privée dans ime société libre comme la nôtre.J’en conviens.Bien que cette décision de la Cour d’appel ne rise que l’appréciation d’une situation factuelle donnée, elle révèle néanmoins une situation qui n’est pas un simple épiphénomène.De plus en plus utilisées par les employeurs et des organismes publics comme la CSST, la filature et la surveillance consistent généralement à suivre les allées et venues d’un employé et à enregistrer ses activités lorsqu’il se trouve dans un endroit public ou à sa residence.Elles sont justifiées généralement par la relation de subordination et le rapport de loyauté qu’un employé doit à son employeur.Il faut cependant distinguer les situations où la relation juridique intervient entre l’Etat et un individu de celles où la relation juridique intervient entre parties privées.Rapports juridiques dans lesquels l’Etat est partie La constitutionnalité d’une opération de filature et de surveillance effectuée par l’Etat dépendra du contexte dans lequel elle s’inscrira.La Cour suprême du Canada a établi le principe voulant que toute filature ou surveillance subreptice de l’Etat effectuée dans le contexte du droit criminel est inconstitutionnelle.En ce qui a trait aux operations effectuées dans le contexte du droit administratif, la validité de la filature et de la surveillance dépendra de l’existence d’une disposition législative spécifique qui balise les pouvoirs des agents de l’Etat.Ainsi, une immixtion dans la vie privée d’un individu effectuée par l'Etat sans autorisation judiciaire préalable ou en l'absence d'une disposition législative spécifique est à première vue inconstitutionnelle.Il est vrai cependant que lorsque la filature et la surveillance sont effectuées par un employeur, la situation juridique est plus ambiguë.Rapports juridiques de nature privée En matière de relations de travail, les tribunaux ont adopté une conception beaucoup plus restrictive du droit à la vie privée.Aux Etats-Unis, la Cour suprême a juge que les tests de dépistage de drogue effectués auprès d'employés qui occupaient des fonctions touchant la sécurité publique (cheminots, douaniers) étaient conformes à la Constitution.Dans une autre affaire, elle a juge que la perquisition du bureau dim fonctionnaire était admise par la Constitution.Les tribunaux d’instance inférieure, tant aux Etats-Unis qu'au Canada, ont aussi statué que l'interception des conversations téléphoniques ou des courriels, le téléchargement du contenu dim ordinateur ou la perquisition du casier d'un employé étaient conformes à la Constitution.Seule note discordante à ce tableau, cet arrêt récent de la Cour suprême des Etats-Unis dans lequel elle a statue qu'une loi de l’Etat de Géorgie qui exigeait que tous les individus sollicitant un poste électif devaient fournir les résultats d’un test d'urine était inconstitutionnelle.Mais l'interprétation généralement admise du droit à la vie privée des employés reflète une conception archaïque des rapports sociaux.Une conception archaïque des rapports sociaux La récente décision de la Cour d'appel du Québec va dans le même sens que la position qu'adoptait récemment la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.La commission allait encore plus loin en concluant que la filature et la surveillance effectuées par la CSST, en l'occurrence, constituaient une immixtion raisonnable lorsque l'employeur pouvait s'appuyer sur des «motif précis, graves et concordants».Cette position est étonnante puisque — en plus de s'opposer au principe établi par la Cour suprême — elle étend la subordination des relations de travail à l’ensemble des rapports sociaux et perpétue cette croyance selon laquelle la dignité humaine est subordonnée aux rapports hiérarchiques.Dans ce contexte où l'Etat et les tribunaux reconnaissent une plus grande protection au droit à la vie privée à des criminels qu'à de simples quidams, il n’est guère étonnant que le cynisme vis-à-vis à l'administration de la justice soit grandissant.Mais au delà de ces considerations juridiques, la véritable question n’est-elle pas la suivante: dans une société libre comme la nôtre, est-ce que les intérêts pécuniaires d’un employeur ou les contraintes budgétaires dt la CSST peuvent justifier la filature, la surveillance et l'enregistrement des actes privés d'un employé, y compris, comme cela s’est déjà vu, ceux accomplis dans sa chambre à coucher?Poser la question, c'est y répondre.C’est pourquoi l’Assemblée nationale doit intervenir prestement afin d'encadrer les pouvoirs des employeurs et des organismes comme la CSST qui effectuent des opérations de filature et de surveillance à l'encontre de citoyens québécois.Quand le chien de garde cesse d'aboyer, il est temps pour le maître de s’inquiéter.alain-robert.nadea u (/justicema il.corn Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier d;uis cette page les Commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 7000 signes (y compris les espaces) ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votr e envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d'indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.+ EQUIPE D U DEVOIR A RÉDACTION Journalistes à (Information générale et métropolitaine : Louis Lapierrc ( Leduc.Kathleen Lévesque (actualités politiques municipalesK Caroline Montpetit, Isabelle I are .^ .t .i.__________ii- u:.,i,.,i rre ( adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine).Yves d'Avignon (sports): Paule des Rivières (éducation).Jean Dion.Louis-Gilles Krancieur (santé).Jean IVhette (justice): Odile Tremblay s Pare (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge 1 aplanie Nadeau.Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland, Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Di".Cormiers, abonnements), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc.secrétaire administrative).Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât) < L E I) E V (HR.LE M E R (' R E I) I 2 2 S E I* T E M B R E 1 !) !» !» ?LE DEVOIR * ACTUALITES DISSOLUTION SUITE DE LA PAGE 1 géants d’équipes, de quatre observateurs extérieurs et du commissaire Bud Selig.devait se pencher sur les possibilités de déménagements et d’expansion — l’expansion, on le sait, apporte avec elle des droits d’entrée substantiels dont bénéficient toutes les équipes existantes.Mais au printemps, le proprietaire des Rockies du Colorado, Jerry McMorris, a lancé une idée originale à ses collègues: et si, au lieu de toujours croître ou de déplacer le mal, on fusionnait ou dissolvait, en les rachetant au prix du marché, les franchises bringuebalantes?Pour les partisans d’un tel recours, les avantages seraient multiples.Une hausse, d’abord, des revenus de chaque équipe survivante: le pactole télé, par exemple, serait divisé en 28 parts plutôt qu’en 30.Une hausse, aussi, du calibre de jeu: les récentes expansions en Floride, au Colorado, en Arizona et à Tampa Bay ont encore contribué à diluer le talent, surtout au monticule.Faites disparaître deux équipes, et vous vous retrouvez avec 50 joueurs des majeures recalés au niveau AAA, qu’ils n’auraient jamais dû quitter.Mais il y a plus: les ligues majeures ont tellement fait un beau travail d’occupation des marchés de pointe qu’il n’y a plus d’endroit oil déménager! Les rumeurs les plus persistantes ont envoyé les Expos (ou d’autres) à Charlotte ou dans le nord de la Virginie, mais, comme le soulignait un propriétaire de la Ligue nationale à Sports Illustrated, «qu’est-ce qui nous garantit que Charlotte ferait mieux que Montréal?».Washington?Les autorités du baseball n’ont pas particulièrement aimé que les deux matchs hors concours disputés là-bas au printemps par les Expos et les Cards de St.Louis (et Mark McGwire) ne fassent pas salle comble.Las Vegas, Portland, San Antonio, également évoquées?Aucune n’est prête, en matière d’infrastructures sinon de taille de marché, à accueillir une équipe des majeures à court terme.L’idée de Jerry McMorris n’est pas sans danger: Kevin McClatchy, l’actionnaire de contrôle des Pirates de Pittsburgh, a rappelé que si une telle démarche avait été entreprise il y a dbc ans, les Braves d’Atlanta et les Indians de Cleveland, deux des franchises les plus prospères aujourd’hui, auraient probablement été sacrifiées.Mais l’idée aurait fait son chemin, notamment auprès des proprios les plus fortunés, et même si elle a été désavouée par les ligues majeures hier, même si elle enverrait le message que le baseball est malade, elle laisse une question cruciale en suspens.Quelles équipes seraient aux premières loges pour une dissolution?Les Expos, et les A’s d’Oakland, qui éprouvent depuis des lunes de légendaires problèmes d’assistance.Ensuite, on viserait les Royals de Kansas City' et les Twins du Minnesota.Or les Expos sont sous le coup d’un énième ultimatum; les Twins tergiversent avec un projet de stade au centre-ville de St.Paul qui poireaute depuis des mois et les A’s et les Royals se sont vu refuser par les autorités du baseball, la semaine dernière à Cooperstown, leur vente à des investis-_j_seurs locaux.De deux choses l’une: ou ça sent diablement le roussi, ou cette histoire de dissolution n’est que la millième hypothèse farfelue émise dans ce roman-feuilleton qui ferait passer Autant en emporte le vent, n’est-ce pas M.Selig, pour un clip.Précision Plusieurs personnes se sont étoimées de lire, dans un article sur le Yom Kippour publie lundi, que le blanc porté lors de cette fête juive sacrée représente celui du linceul blanc qui enveloppa le Christ enseveli.Cette erreur est attribuable à une des sources consultées, qui assurait que le Christ est considéré connue un rabbin par les juifs, qui lui rendraient ainsi hommage.Or des membres de cette communauté assurent que le Christ n’est pas en cause dans cette histoire.Nous nous en excusons.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage.Montréal (Québec).H3A3M9 Dû Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir.www.leclevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 .(514) 985-3360 redaction® ledevoir.com Taïwan: le bilan du séisme s’alourdit d’heure en heure STEPHEN WEEKS REUTERS Taipei — Le violent séisme qui a ébranlé Taïwan hier a fait 1712 morts et 4005 blesses, a annoncé le ministère de l’Intérieur.Le bilan risque de s'alourdir puisque 2991 personnes sont toujours ensevelies sous les décombres.Les régions de Nantou et Taichung, dans le centre du pays, ont été les plus touchées.Des dizaines de maisons se sont effondrées, une usine a explosé et un immeuble de 12 étages s’est effondré à Fungyuan.La majeure partie de la région est privée d’eau et d’électricité.Les routes sont sérieusement endommagées, plusieurs portions d’autoroutes se sont écroulées et des glissements de terrain ont emporté bâtiments et véhicules.Dans la capitale, Taipei, la secousse a atteint une magnitude de quatre sur l’échelle de Richter.Plusieurs incendies se sont déclarés dans la ville, im hôtel de 12 étages s’est écroulé et de nombreuses personnes restaient emprisonnées sous les décombres.Mais la plupart des bâtiments ont résisté et le bilan est de «seulement» 11 morts dans la capitale.Il s’agirait, selon les services scientifiques taïwanais, du plus important tremblement de terre à avoir jamais touché l'ile.La secousse s’est produite à lh47 locales liier.L’épicentre du séisme, d'une magnitude de 7,6, a été localisé à 12,5 kilomètres à l’ouest de la région de Nantou, à forte activité sismique, et à un kilomètre sous la surface terrestre.La première grande secousse a été suivie de plus de 1000 répliques, dont 24 ont atteint ou dépassé la magnitude de cinq sur l’échelle de Richter.Le président Lee Teng-hui a exhorté la population au calme et assuré à l’opinion publique que le gouvernement avait mobilisé tous les moyens dont il dispose pour faire face à la catastrophe.Conséquence inattendue, la Chine, par son président Jiang Zemin, a fait part de son inquiétude et proposé l’aide de la République populaire aux victimes.Les Etats-Unis ont envoyé deux avions militaires et une équipe de 70 sauveteurs et de chiens.La Turquie, frappée par un séisme de 7,4 en août, a aussi dépêché des secours, et la Grande-Bretagne, l’Autriche, l’Allemagne, la Russie et la Suisse étaient sur le point de les rejoindre.Le président Jacques Chirac a également fait part de la disponibilité de la France pour porter secours à la population.«Le président a appris avec une très grande émotion la nouvelle du séisme dramatique qui vient de frapper Taïwan.Il adresse un message de très sincère sympathie et de condoléances à toutes les victimes de cette catastrophe et à leurs fa-milles», a indiqué Catherine Colonna, porte-parole de l’Élysée.L’ONU a aussi envoyé une équipe d’experts pour coordonner les secours après avoir averti la Chine de son initiative.Les autorités chinoises considèrent Taiwan comme une de leur province.DROMADAIRES Céline Leheurteux, avec la bête.•¦¦¦ • / ! SUITE DE LA PAGE 1 da qui y gagne.» Bon an mal an, le Tchad figure au triste palmarès des cinq pays les plus pauvres et 80 % dp Tchadiens ne savent ni lire ni écrire.A quoi bon rédiger un manuel de santé animale à l'intention des éleveurs de dromadaires si personne ne peut le consulter?H fallait donc y aller de petits dessins.«Nous sommes partis dans la brousse et nous avons demandé aux nomades de nous dessiner un dromadaire.puis son propriétaire.Dans notre guide, il nous fallait ensuite les reproduire le plus fidèlement possible.» A éviter absolument: le dessin artistique ou scientifique.«Les nomades ne reconnaissaient pas une vache dessinée dans le détail.Il fallait schématiser au maximum.Quand nous avons grossi une mouche tsé-tsé pour les besoins de notre illustration et de notre enseignement, un nomade a levé sa main pour nous dire que ce chapitre était inutile, qu'ils n’avaient jamais vu de mouche de cette taille dans leur pays.Pour eux, notre dessin d’une bactérie, c’était un lac, et notre dessin du vent, une rafale d’arme.» Dans le guide Leheurteux, le dromadaire en santé est donc illustré par un grand sourire tandis que le dromadaire malade pleure, est maigrichon et affligé d’une diarrhée dûment dessinée.Guide en main, Vétérinaires sans frontières a ensuite donné rendez-vous aux Tchadiens sous un arbre.«On leur remettait un guide, un crayon, et on leur donnait une formation de trois jours.Et honnêtement, je crois quïls venaient pour le crayon.» Aussi pauvre que soit le Tchad, ses marchés peuvent quand même offrir quelques surprises.«Au Tchad, tu te retrouves en plein Jésus de Nazareth, deux mille ans avant le début de la société de consommation.Et pourtant, au marché, j’ai trouvé des antibiotiques pour les animaux.fabriqués en Inde un mois plus tôt!» Le dromadaire, c'est tm peu le salut des Tchadiens.Ces animaux aux grands cils et à l'haleine fétide servent au transport, leur viande peut être mangée, et des nomades, dans le désert, peuvent survivre pendant des mois en ne buvant que du lait de chamelle.Essentiels à la survie des familles tchadiennes, les dromadaires n’en sont pas moins négligés, parasités, surutilisés.«J’ai vu un dromadaire avec une plaie profonde de quinze centimètres, infestée de larves de mouche.La plaie devait dater de quatre ans.Les Tchadiens vivent au jour le jour et il est très difficile de leur faire assimiler des notions de prévention.» Céline Leheurteux ne se fait donc pas d’illusions: faute de suivi, son guide pour propriétaire de dromadaire risque ! bien de rester lettre morte.«Ce petit projet pour drottta-| daires et vaches du Tchad aura coûté des millions en billets d’avion, en hébergement, en locomotion sur place et en sa-j laires de coopérants.Là-bas, nous, coopérants, vivions sur une autre planète: fromage de France, beurre normand, cho- colats fins.Mais combien de retombées pour les Tchadiens?» C’est là tout l'illogisme de l’aide internationale.«Si tu n'as pas l’intention d’aller jusqu'au bout, tes efforts sont presque inutiles.Prenez par exemple la Croix-Rouge: à quoi bon vacciner tous les enfants contre la poliomyélite si on ne leur donne pas de quoi manger?» Partout, la «perfusion internationale» était visible, et les vils intérêts de chacun, bien marqués.«Les pays étrangers veulent avoir le Tchad de leur côté, qui dans l'espoir d’exploiter son présumé potentiel pétrolier, qui pour s'assurer d’en faire une terre d’islam à demeure.Tout le monde fait donc la cour au Tchad.Un jour, dans un village, j’ai vu des femmes toutes couvertes d'un pagne d'un même tissu.H ne s'agissait pas d’une vente de feu du Bouclair du coin.C'était plutôt un don de milliers de mètres de tissu parle premier ministre du Soudan! La Libye envoie des tapis, la CEE construit des hôpitaux, les Allemands, un aqueduc.Les Français, habituellement détestés à cause de leur passé de colonisateurs, deviennent des héros dès lors quïls construisent une école.» Les donateurs vont et viennent, mais la mentalité d’assisté, elle, s’installe dans les mœurs.Céline Leheurteux a encore vu des enfants excisées, des adolescentes se marier, des femmes suer sang et eau •«pendant que leurs conjoints, eux, régnaient en se tournant les pouces».Toute cette histoire, on ne l'aurait jamais apprise si Céline Leheurteux, si discrète que même sa secrétaire en ignorait tout, n’avait décidé d'écrire son récit de voyage dans le journal de sa faculté, L'Articulation.Son séjour au Tchad date d’un an, mais l'histoire valait bien la peine d’ètre racontée.Un peu moins exotique, la pratique à Ormstown?«Il faut bien retomber sur terre, mais je dois avouer que mon ambition de sauver le monde en prend pour son rhume quand je vide, comme je l'ai fait aujourd'hui, les glandes annales d'un poméranien de 25 livres!» BÉLAND SUITE DE LA PAGE 1 présidence du Mouvement Desjardins, n'a pas donné de motifs précis pour justifier sa décision hier.Il n’a pas voulu accorder d’entrevue.Par voie de communiqué, l’homme de 67 ans a simplement livré qu’il avait décidé d'annoncer ses couleurs dès maintenant, soit six mois avant l’échéance de son mandat, afin de mener à terme en toute liberté le processus de réingénierie.«Dans quelques semaines, le rapport du comité de révision des structures sera déposé et c’est la raison pour laquelle j'ai décidé d’annoncer mes intentions dès à présent, car il m àp-parait important de mener à bien ce dossier, libre de toutes préoccupations électorales et avec une objectivité maximale.» Il faut dire que le projet de restructuration de Desjardins a suscité de vives discussions au sein du mouvement coopératif, particulièrement entre anciens et modernes, comme le rapportait Le Devoir dans son édition du 4 septembre.René Croteau, qui a eu une très longue carrière en tant que gestionnaire et cadre supérieur chez Desjardins, s’est opposé publiquement aux réformes contenues dans le document intitulé Le temps d’agir.Le comité de révision auquel a fait allusion Claude Bé-land va probablement recommander l'élimination de toutes les fédérations régionales et celle des caisses d’économie.Ainsi, la confédération deviendrait une fédération unique! Parallèlement à ce projet, les caisses locales fusionnent pour réduire leurs coûts et accroître leur efficacité alors qu'un vaste plan de réingénierie des processus administratifs est à mi-chemin de son implantation.Ces changements ne vont pas sans provoquer du stress auprès des employés, mais aussi auprès des dirigeants.Lors du congrès spécial tenu en mars, 75 % des délégués avaient appuyé l’idée de créer une fédération unique et de déléguer des pouvoirs de la caisse locale à la fédération, mais 87 % d’entre eux avaient demandé qu'on crée un comité pour mesurer les impacts de ces réformes.De caissier à président Claude Béland a été élu pour la première fois à la présidence du Mouvement Desjardins en 1987 pour un mandat de sept ans.Il avait par la suite été réélu à deux reprises, en 1994 et 1997, pour des mandats consécutifs de trois ans.Claude Béland est né à Montréal le 25 janvier 1932.En tant qu’étudiant, il a travaillé comme caissier et préposé au crédit à la Caisse populaire d’Outremont.Admis au Barreau en 1956, il a pratiqué le droit en cabinet privé avec spécialisation en droit des coopératives et en droit commercial.Il a notamment collaboré à la fondation de la Fédération des caisses d’économie en 1962.D est entré au service dè cette fédération à titre de conseiller juridique en 1971 et en est devenu le directeur en 1979.C’est en 1979 que la Fédération des caisses d’économie s’est affiliée au Mouvement Desjardins.Claude Béland a par la suite occupé divers postes au sein du mouvement avant d’ètre nommé adjoint exécutif au président du Mouvement Desjardins, Raymond Blais, en février 1986.Election et succession Le nom du successeur de Claude Béland sera connu lors de l’élection du 19 février.Cette personne entrera en fonction après les prochaines assises annuelles de Desjardins, qui se dérouleront au mois de mars.La période de mises en candidature aura lieu du 29 novembre au 13 décembre.Lors de la dernière élection à la présidence en janvier 1997, un candidat s’était opposé à Claude Béland.11 s’agissait de Jocelyn Proteau, président de la plus importante fédération régionale du Mouvement Desjardins, soit celle de Montréal et de l’Ouest-du-Québec.Le candidat perdant s'était finalement rallié à la décision de ses collègues.D avait déclaré à l'époque que Desjardins était à la croisée des chemins et qu’«w»e certaine révolution» s'imposait.À moins d’une surprise de taille, Jocelyn Proteau devrait donc briguer à nouveau la présidence en 2000.Fait nouveau en vue de la prochaine élection: des candidats non employés par le mouvement pourront également briguer les plus hautes fonctions chez Desjardins puisque les règles de mise en candidature ont été assouplies en mars 1998.Ainsi, toute personne membre d’une caisse Desjardins depuis au moins 90 jours et dont l’avis de candidature est appuyé par dix délégués provenant d'aü moins trois fédérations du Québec sera éligible au poste de président.II y a également eu des changements importants pour ce qui est des paramètres électifs du président, rendant le processus plus démocratique.En vertu de ces nouveaux paramètres, adoptés en assemblée générale sous les recommandations d’un comité indépendant mis sur pied en 1997 pour analyser le processus électoral, le collège électoral est passé de 31 délégués à 225.Cet élargissement du conclave permet donc à l’ensemble des délégués et des membres réguliers de la confédération, soit les fédérations du Québec, de participer à l’élection du président.Claude Béland avait d’ailleurs milité dans le passé en faveur de l’élargissement du conclave.Avant cette réforme, le collège était formé de 31 personnes, soit les 19 administrateurs de la confédération, les 11 directeurs généraux des fédérations et le président et chef de l’exploitation de la confédération.Avec la Presse canadienne RELIGION L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics t (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone du lundi au vendredi de Par télécopieur Par courriel Extérieur de Montréal U Dtnir esl publié du lundi au ».situe au 2050.rue 1 >*• Bleury.‘T eta par Imprimerie Québécor LiSalle.Québécor Inc.(>12.rue Stint-Jacqu est autorisée a employer et dit! 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