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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-10-02, Collections de BAnQ.

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?F 0 N D É EN 1 9 1 0 ?l> I M A X (' Il K 0 ( I 0 li H Y I !) !) !» S A M K D I liDftUft »*» LES TRÉSORS ENFOUIS DE BASILICATE PAGE B 1 Exigez votre Agendal GAUVREAU ET LES CHINOIS ?LE TRAFIC D’ŒUVRES ?FETENT DEVANT D’ART VOLÉES LA TELE PAGE C 12 ODILE TREMBLAY PAGE B 12 PAGE A 9 QUELQUES SAUCES, EN TOUTE SIMPLICITÉ LE MONO! I êtes-vous ¦ L’amour avant tout Une grande enquête Sondagem - Le Devoir sur les priorités et les aspirations des Québécois Premier d’une série de sept dossiers JEAN-ROBERT SANSFAÇON LE DEVOIR En cette fin de siècle où de plus en plus d'hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes, se retrouvent seuls au fond de leur lit la nuit, seuls à manger leurs rôties au petit-déjeuner, seuls à taire face aux plaisirs et aux vacheries de l'existence, c’est pourtant la réussite de la vie sentimentale qui est perçue par le plus grand nombre de Québécois et de Québécoises comme étant la préoccupation première de la vie.Voilà une des conclusions qui ressort du grand sondage Sondagem-Lr Devoir conduit récemment auprès de 1014 personnes à travers la province et dont nous vous livrerons les résultats détaillés à l'intérieur de reportages fouillés qui seront publiés dans nos pages tout au long de la semaine qui vient.Pas moins d'une quinzaines de journalistes, photographes et infographistes ont participé à la préparation de cette série portant sur sept sujets différents, tous reliés par un même souci, celui de dresser un portrait des préoccupations, des intérêts et des aspirations des gens qui habitent le Québec d'aujourd’hui, qu'ils soient francophones, anglophones ou néo-Québécois.Evidemment, il y sera question de travail et de carrière, de vie active et de retraite, de famille et d'enfants, mais aussi de spiritualité, d’amour et d’argent, de perception de l’étranger, d’attentes à l'égard de l’Etat et de confiance à l’endroit de nos politiciens.Mais revenons à la question du jour que nous vous avons posée: «Qu'est-ce qui est le plus important pour vous VOIR PAGE A 4: AMOUR PERSPECTIVES Le «parler vrai» de M.Jospin L’État peut-il tout faire?Voilà la question existentielle que se pose la social-démocratie européenne de Londres à Berlin, mais surtout à Paris.Cela a commencé par une toute petite phrase.Une phrase banale comme les hommes politiques en laissent échapper plusieurs fois par semaine.Une phrase qui serait passée inaperçue en d'autres lieux ou un autre jour.Question de rythme, d'intonation ou de tonus?Allez savoir.Depuis deux bonnes semaines, l’actualité française en est toute retournée et le premier ministre Lionel Jospin a dû passer des heures à répéter qu’il n'avait pas vraiment dit ce que tous ont pourtant entendu au journal télévisé de France 2.«Ce n'est pas par la loi, les textes, qu'on régule l’économie, avait-il dit.Je ne crois pas qu'on puisse administrer désormais l’économie.» L’affirmation aurait été accueillie comme une banalité en Grande-Bretagne.Elle le fut au Québec lorsque Lionel Jospin, en visite, avait vanté la qualité des relations de travail québécoises.Mais elle a soulevé le tollé immédiat de la gauche française dont la VOIR PAGE A 12: JOSPIN C li ristia n R i o u x ?M K T Y 0 Montréal Ennuagement.Risque d'averses.Max: 16 Min: (i Québec Ciel variable.Max: 15 Min: 4 Détails, page C 9 Annonces Bourse .les Arts.B 1 Avis publics.C I Economie.C 1 Editorial.A 10 Livres.D 1 le monde.A 8 Les sports.C 10 Montréal.A 5 Mots croisés C 12 Politique.A 6 www.Iedevoir.com 1 N 1) K X c 10 .C8 ' VT 1 5.M JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour Ted Markle et Dominique Poulin, de Carignan, en banlieue de Montréal, la qualité de la vie affective passe par la qualité de leur vie familiale.«Je connais beaucoup de personnes qui, à 45-50 ans, disent ne plus reconnaître leurs enfants tellement ils ont grandi vite», raconte Ted Markle, directeur des équipements électroniques pour une grande imprimerie.«Je ne veux pas vivre ça.» Ils sont ici en compagnie de leurs quatre enfants: Simon, en train de bouquiner, la planante Carrie, le petit Louis et Christal.Mesures gouvernementales de formation au niveau collégial Près de 80 % des femmes monoparentales décrochent ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Dans la grande majorité des cas, les femmes monoparentales à l’aide sociale n’arrivent pas à décrocher de diplôme quand elles participent à des mesures gouvernementales de formation au niveau collégial.Pourtant, elles réussissent chacun de leurs cours aussi souvent que n’importe quel cégépien plus jeune quelles.Mais c’est en grand nombre que ces femmes abandonnent en cours de route.C’est ce que met en lumière une étude datée de septembre 1998 et émanant du ministère de la Solidarité sociale.De 1990 à 1995, les chercheurs ont suivi 1331 parti- cipantes à la mesure dite Retour aux études postsecondaires pour les chefs de famille monoparentale (REPS).Ainsi, seulement 22 % de ces assistées sociales inscrites au cégep obtiennent leur diplôme alors que chez les cégépiennes régulières, ce taux est de 69,1 %.«On est loin des résultant PAGE A 12: DÉC ROCHAGE Escalade en Tchétchénie Moscou veut le renversement du gouvernement à Grozny AGENCE ERANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Plusieurs milliers de soldats russes se sont emparés hier de plusieurs villages dans le nord de la Tchétchénie alors que Moscou encourageait la création d’un pouvoir en exil pour venir à bout de la république rebelle.Pour la première fois depuis la guerre (décembre 1994 - août 1996), les forces russes massées depuis plusieurs semaines aux frontières administratives de la Tchétchénie ont pénétré à 20 kilomètres à l’intérieur de ce territoire pour s’y déployer.Les Tchétchènes n'ont opposé aucune résistance.Dans le même temps, le premier ministre russe Vladimir Pouline a annoncé qu'il ne reconnaissait plus la légitimité du président tchétchène, Aslan Maskhadov, et lui préférait un Parlement tchétchène en exil, élu dans des élections considérées comme une farce, en 1996, et qui n'avait jamais fait parler de lui jusqu’à aujourd’hui.De son côté, l'aviation russe a repris ses raids.Au cours des dernières 24 heures, plus de 20 attaques aériennes ont été menées, a annoncé l’armée russe.Face à cette campagne de bombardements, les civils tchétchènes poursuivent leur exode en direction de l’Ingouchie voisine.L’armée russe s’est donc emparée de cinq villages dans le district tchétchène de Naourskaïa (nord), dont les habitants se sont enfuis, a indiqué le responsable de l'administration locale, Taons Bagouraev.Dix Russes ont été tués lors des premiers combats entre forces russes et tchétchènes, selon Grozny.Les lignes de défense tchétchènes se trouvent à quelques kilomètres de là et des affrontements sont à craindre dans les heures qui viennent, a-t-il averti.A son avis, près de 10 000 militaires russes ont déjà pris position dans le district de Naourskaïa, avec des centaines de chars et de blindés légers.Ces unités, venant du Daguestan et de la région de Stavropol (sud de la Russie), ont pénétré à l’intérieur de la Tchétchénie jeudi soir et se sont déployées sur quelque 80 kilomètres de front dans les districts de Naourskaïa et Chelkovskaïa, selon le responsable.Des officiers russes dans la région de Stavropol ont confirme sous couvert de l'anonymat l’entrée de ces unités en Tchétchénie.«Nous allons prendre le contrôle total de ces deux districts dans les jours qui viennent», ont-ils dit.VOIR PAGE A 12: ESCALADE Conférence de Mont-Tremblant Bouchard veut rencontrer Clinton en tête-à-tête ¦ Lire nos informations en page A 3 La première fois Dans le souvenir de bien des gens.René Lévesque a le doux sourire et la sérénité du soir de sa défaite référendaire.À ses côtés, son épouse Corinne, les yeux baissés, contemple une rose qu’on lui a offerte.Et Lise Payette, «tout de noir vêtue comme une pénitente», dont la présence sur scene a étonné, voire choqué.Près de 20 ans plus tard, cette présence inusitée, anecdotique, est devenue symbole.Septième d'une série de huit textes J U D IT H LE LACHAPELLE DEVOIR « Face à la fois I) S % il vous plait./ une foule anéantie et survoltée par le résultat du référendum, René Lévesque essayait de calmer ses partisans.Il fallait trouver les mots justes pour éviter que l'immense peine des souverainistes ne se transforme en violence.Comment le chef souverainiste a-t-il trouvé ce qu'il fallait dire pour désamorcer une tension à couper au couteau?Avait-il 1 lie IIOTO Cil II 111 vi l'inspiration du moment?«Ce que vous essayez de me dire, c'est.à la prochaine fois!» Cette photo du chef, le visage souriant malgré la tristesse, son bout de papier barbouillé dans une main, saluant de l'autre une foule qui l'ovationne, a été la première image de l'événement transmise le soir du _________ 20 mai 1980 sur les fils de l'agence Presse canadienne.Et c’est celle qui a été la plus publiée dans les journaux du Québec, du Canada, du monde entier, pour illustrer la défaite du camp du OUI.Jacques Nadeau, aujourd’hui photographe au Devoir, avait 23 ans et a suivi René Lévesque à la trace pendant quelques années.Ce soir-là, aussitôt la pellicule rembobinée.Jacques Nadeau l i I le S griffomié sur son bout de papier ou a-t-il sui- l'a passée à un collègue de 1 agence chargé ¦ÆXfëêtèii JACQUES NADEAU PRESSE CANADIENNE «Ce que vous essayez de me dire, c’est.à la prochaine fois!» René Lévesque n’avait pas terminé son discour que la photo de Jacques Nadeau, aujourd’hui photographe au Devoir, était diffusée partout dans le monde.du développement puis de la transmission.Avant même que Lévesque ait fini son discours, la photo était diffusée partout dans le monde.Encore aujourd’hui, la photographie est entourée d’un certain mystère, même si on croit la connaître à fond.Lévesque était triste, profondément triste, mais sait-on VOIR PAGE A 12: LÉVESQUE I i + 778313000696 L E 1> E V OIK.LES S A M E I) I ET I) I M A X C II E 3 (I (' T 0 RRE I !l !» !» A 2 ¦ L E S A C T U A 1 .1 TE S ?Le CMSQ dénonce 1 Politique du patrimoine la « P* seudo-consultation» Arpin EN BREF La NASA se plante Los Angeles (AP) — La sonde Mars Climate Orbiter disparue le 23 septembre a été victime d’une confusion stupide entre des mesures anglaises et les imités métriques.A cause de cette erreur, la sonde estimée à 125 millions $ US s’est approchée trop prés de la planète rouge et s’est consumée ou disloquée dans l’atmosphère qu’elle devait étudier, a expliqué jeudi l’agence spatiale américaine dans un rapport préliminaire.Après im voyage de neuf mois et demi et 670 millions de kilomètres, la sonde a disparu le 23 septembre alors quelle commençait à tourner autour de Mars.«Nous ne sommes pas fiers de ce qui s'est passé», a déclaré Tom Gavin, du Laboratoire de propulsion par réaction (JPL) de la NASA Un rapport final sur le ratage est prévu pour le 19 novembre, ce qui laisse suffisamment de temps pour régler tout problème éventuel avec la sonde Mais Polar Lander, qui doit se poser le 3 décembre sur la planète rouge.JEAN Cil ARTIER LE DEVOIR France Gagnon-Pratte, présidente du Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ), dénonce «les séances de pseudo-consultation» du comité Arpin sur la politique du patrimoine, l’instance mise sur pied par la ministre de la Culture, Agnès Maltais.Récemment, le président Arpin a sollicité auprès des organismes du milieu le dépôt de mémoires mais les a en même temps informés qu’il n’y aurait pas d’audiences publiques.On les entendra à huis clos, leur a-t-on laissé entendre; cela ne suscite pas l’enthousiasme, c’est le moins qu’on puisse dire.Le rapport du Comité sur la politique du patrimoine bâti, mis sur pied voilà un an par le Conseil des monuments et sites du Québec, a été rendu public dans la revue Continuité pour lancer la discussion.Et, déjà, la prési- dente du CMSQ dit qu’elle n’accepte pas la façon de faire du président Arpin.Au départ, Roland Arpin avait écarté tous les représentants d’organismes du milieu patrimonial de la composition de son comité.D’après Mme Gagnon-Pratte, M.Arpin ne voudrait «que des penseurs philosophiques, [.] personne d’impliqué dans la pratique du patrimoine».France Gagnon-Pratte évoque l’échec de la première consultation, mise sur pied par Liza Frulla au début des années 90.Elle prévoit la même chose cette fois-ci.Le CMSQ définit neuf principes fondamentaux pour lancer la discussion.Il demande que le «gouvernement adopte des lois et des règlements pour la promotion, la protection et la mise en valeur du patrimoine bâti».Un autre principe propose que le «gouvernement contribue à la recherche sur le patrimoine bâti», ce qui n’est pas le cas actuellement, et on veut que «le gouvernement évalue ses politiques [.] en tenant compte des impératifis patrimoniaux».France Gagnon-Pratte se tache quand elle évoque l’attitude restrictive de Québec à propos du patrimoine: «On veut se définir avec une identité, au gouvernement, mais on fiait tout ce qu 'on peut pour détruire cette identité.» Par exemple, c’est le ministère de l’Environnement qui va s’occuper de la protection des paysages, a-t-on précisé lors de la formation du comité Arpin.«C’est un non-sens», commente Mme Gagnon-Pratte.«Le sault de la Chaudière est à sec.Cest une honte.» Cela l’amène à contester le processus mis sur pied par le comité Arpin: «Le rapport Arpin réunit des sages.Mais si la consultation publique n’a pas lieu, le document Arpin va être inutile.C’est la répétition de ce qui s’est passé.» Pour sa part, Louise Mercier, directrice de Continuité, le magazine du patrimoine, dit que la publication dans ses pages centrales des «éléments pour une politique du patrimoine bâti au Québec» constitue le départ de la discussion.«Personne du milieu n’a été invité par la commission Arpin à ma connaissance.Ce sont des gens hors de l’action.Pourtant, une consultation publique, cela ne se fiait pas à huis clos.Cest essentiel qu ’il y ait un débat public», tranche-t-elle.Beaucoup de gens dans les organismes patrimoniaux disent que le comité Arpin ne représente personne.D’aucuns avancent même que Roland Arpin a présidé à la mise à mort de la Direction du patrimoine au ministère de la Culture en 1984.Il y avait 175 permanents à la Direction du patrimoine en 1975; elle avait été réduite à 70 postes en 1984, à l’époque où M.Arpin était sous-ministre.Puis, celui-ci a réduit ce personnel à zéro, sous le couvert de la régionalisation.Voilà ce que font valoir des gens du milieu au deuxième jour de ré- union à huis clos du comité.Ce week-end, le congrès des Anis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ), un organisme qu’a fondé Mme Gagnon-Pratte, se tiendra à Montmagny et se penchera sur sa déclaration du patrimoine.Anita Caron, présidente de l’AP-MAQ, précise que la discussion mènera ensuite à la préparation d’un mémoire rédigé en comité pour défendre le point de vue des 500 membres des propriétaires de maisons anciennes dans le Québec rural.Gaston Cadrin, le président-fondateur du GIRAM, le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu, doit recevoir le prix Robert-Lionel Séguin durant le week-end.C’est Jean Bélisle, professeur de l’histoire de l’architecture à l’université Concordia et membre d’organismes patrimoniaux montréalais, qui l’avait obtenu l’an dernier.¦ •h- L.' Ça donne envie de reprendre la HËMÉ** * route.Le nouveau service LibreContact transforme votre SCP Bell Mobilité" en modem.Maintenant, à partir de votre ordinateur portable ou de poche, vous avez accès par voie numérique, partout et en tout temps, cà Internet, au réseau de votre entreprise et à votre courriel.Trousse LibreContact numérique gratuite.À l’achat de la trousse LibreContact, une remise de 75 $ (plus taxes) sera appliquée cà votre facture mensuelle.Pour en savoir plus, appelez-nous, consultez notre site Web ou passez nous voir cà l’un de nos magasins Espace BelT 1 888 4MOBILE www.auxgensdaffaires.com • Minutes utilisables en tout temps* • Aucun contrat • Pas de frais d’itinérance" • Facturation à la seconde • Conférence à trois, Renvoi automatique et Appel en attente inclus.400 650 800 1500 49$ 79$ 99$ 159$ En vigueur jusqu'au 31 octobre avec un forfait SCP numérique à partir de 29$ ou plus par mois ou d'un abonnement à un forfait d'entreprise avec un bloc de temps d'antenne Mobilité-entreprise, jusqu'à épuisement des stocks.Sous réserve de modification ou de prolongation sans préavis.Détails en magasin.Les forfaits à 29$ et 49$ par mois sont en vigueur pour les appels locaux et vocaux au Canada seulement.Les minutes non utilisées ne pourront être reportées à une facture subséquente."Seulement au Canada.Taxes, services optionnels et autres frais (activation, accès mensuel au réseau, interurbain et temps d'antenne) en sus.Bell Mobilité et Espace Bell sont des marques de commerce de Bell Canada.LibreContact est une marque de commerce de Bell Mobilité Cellulaire Inc.Bell Mobilité t * LE DEVOIR.LES SA M E D 1 ET DI M A X C il E A O C T O R R E 1 i! !» !» A A JS AC T U A LIT E S verser des allocations suffisantes pour subvenir à leurs besoins.Jusqu’en juin dernier, Esther recevait 5000 $ et Simon-Pierre, 3500 $.Esther et Simon-Pierre avaient au départ tenté par la voie judiciaire d’obtenir des renseignements sur leur héritage avant de devenir actionnaires de l’entreprise léguée par leur défunt père.Mais à la suite de cette requête, ils s’étaient fait couper les vivres par leurs demi-frères, Pierre-Karl et Erik, et s’étaient à nouveau adressé aux tribunaux pour forcer ces derniers à leur verser leur allocation mensuelle.Avis public Elections 1999 aux conseils d'administration des établissements publics de santé et de services sociaux à la Ville de Montréal, sera publiée dans le journal Le Devoir, le mercredi 6 octobre 1999.Service du greffe Être membre d'un conseil d'administration, c'est contribuer à l'amélioration de la santé et du mieux-être de vos concitoyens Vente d'immeubles pour non-paiement de taxes foncières ou de droits sur les mutations immobilières La vente de ces immeubles aura lieu le lundi 8 novembre 1999 à 10 h, dans le hall de l'hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est.Montréal, le 2 octobre 1999 Avis est donné qu'une liste complémentaire d'immeubles qui seront vendus par le greffier, pour non-paiement de taxes foncières ou de droits sur les mutations immobilières Posez votre candidature avant le 18 octobre Élection : le lundi 15 novembre* Vous pouvez poser votre candidature à un conseil d'administration d'établissement seulement.Les postes à combler: Pour le conseil d'administration : • d'un centre hospitalier (CH) : 4 postes • d'un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) :4 postes • d'un centre de protection de l'enfance et de la jeunesse (centre jeunesse), d’un centre de réadaptation pour jeunes en difficulté d'adaptation (CRJDA) et d'un centre de réadaptation pour mères en difficulté d'adaptation (CRMDA) : 4 postes • d'un centre de réadaptation pour personnes alcooliques et autres personnes toxicomanes, d'un centre de réadaptation en déficience intellectuelle et d'un centre de réadaptation en déficience I physique : 4 postes jj • d'un centre local de services communautaires | (CLSC) ou d'un centre de santé : 5 postes • L'élection aura lieu le mardi 30 novembre dans les 5 établissements suivants : Centre universitaire de santé de l'Estrie, 9 Centre hospitalier universitaire de Québec, Hôpital Sainte-Justine, ¦ Centre hospitalier de l'Université de Montréal et Centre universitaire H de santé McGill, Vous devez donc poser votre candidature avant le Ie'novembre.Pour plus de renseignements, communiquez avec le président d'élection ouïe directeur général de fl l'établissement en question, ou encore avec le fl responsable d'élection de votre régie régionale.Le greffier, Me Léon Laberge Pour femmes i 0 I c ^ Québec Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc (angle Laurier) 277-7558 RÉGIES RÉGIONALES DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DU QUÉBEC Ministère de la Santé et des Services sociaux Pour un meilleur environnement dans quartiers, des règles du jeu s’imposent! Respecter le Règlement municipal sur les services de collecte, c'est simple Déposez: vos déchets, vos matières recyclables ou vos feuilles mortes Tout contrevenant est passible d'une amende d'au minimum 50$, amende pouvant aller jusqu à 1 000$ s il y a récidives Ville de Montréal Invitation à la population Ville de Montréal Pour hommes d partir de mincesGi Mïïffiv automne 99 CuJ’Lü X.fj.ii Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 au bon moment, à la bonne place et dans un contenant autorise 1 Él FONDATION H DES MALADIES j| DU COEUR Wr V w L ^ fPfl,- E N BREF En avant, toutes! (Le Devoir) — Les inscriptions aux sessions d’automne sont en hausse à l’université pour une deuxième année d’affilée.La hausse est de 2,3 % pour les études à temps plein et de 0,3 % pour les études à temps partiel.À l’inverse, à la polytechnique de Montréal, on constate une baisse de 18,9 % des inscriptions au deuxième cycle, donnée qu’explique la directrice des études de l’endroit, Soumaya Yacout, par l’attrait qu’exerce sur les étudiants le marché du travail si favorable aux ingénieurs.Autre donnée significative: l’omniprésence des femmes à l’université.Elles comptent cette année pour 57,8 % des effectifs totaux, demeurent légèrement majoritaires (59 %) au premier cycle, et gagnent du terrain aux deuxième (53,2 % des effectifs) et troisième cycles (48,5 %).Les Péladeau règlent à l’amiable (PC) — Un règlement à l’amiable est intervenu entre les membres de la famille Péladeau, relativement à la poursuite intentée par les enfants nés du deuxième mariage de Pierre Péladeau, Esther et Simon-Pierre, contre leurs demi-frères et dirigeants actuels de Québécor, Pierre-Karl et Erik Péladeau.Les deux parties ont cependant convenu de ne rien dévoiler du contenu du règlement.Nés du mariage entre Pierre Péladeau et Line Parisien, Esther, 22 ans, et Simon-Pierre, 20 ans, avaient entrepris des procédures judiciaires pour que leurs demi-frères aînés recommencent à leur Dhaliwal ne réussit pas à calmer les pêcheurs Le ministre songe à imposer des quotas aux autochtones Bouchard souhaite rencontrer Clinton La saga de la pêche au homard dans les Maritimes se poursuit de plus belle.Après le jugement rendu par le plus haut tribunal du pays, permettant aux autochtones de pêcher sans restrictions, le ministre fédéral des Pêcheries, Herb Dhaliwal, tente maintenant de refroidir les ardeurs des autochtones qui compromettent, selon les pêcheurs non autochtones, le renouvellement de la ressource.MYLÈNE MOIS A N LE DEVOIR Afin de diminuer la tension qui continue de grimper entre les autochtones et les pêcheurs des Maritimes, le ministre des Pêcheries, Herb Dhaliwal, envisage d’imposer des quotas pour freiner l'engouement qu’a suscité la décision de la Cour suprême chez les pêcheurs autochtones.En attendant un règlement définitif, le ministre propose l’adoption de mesures circonstancielles et temporaires afin de désamorcer le conflit.Pour l’instant, sa seule priorité demeure la protection de la ressource.«Je ne permettrai pas l’anarchie», a-t-U lancé hier en conférence de presse.Perry Richardson, président de la Prospect Arça Fulltime Fishermen’s Association de la Nouvelle-Ecosse (PAFFA), déplore la timidité des intentions du ministre.«Ça ne réglera rien.Il y aura toujours injustice tant que les autochtones auront le droit de pêcher hors saison et tant que leurs droits pèseront plus lourd que les nôtres.» M.Richardson réclame que les droits de pêche — sans restriction aucune — octroyés à certains pêcheurs des Maritimes au cours du XIX' siècle par le gouvernement britannique soient eux aussi respectés.Le président de la PAFFA soutient que l’unique solution à cet épineux conflit réside dans le respect des mêmes limites par tous les pêcheurs, qu’ils soient ou non autochtones.«Les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde.De telles pratiques [la pèche sans restrictions] risquent d’avoir des impacts très négatifs sur la présence de homards près de nos côtes.» M.Richardson fait partie de ceux qui craignent des conséquences irréversibles si Ottawa tarde trop à agir.A ce chapitre, le ministre Dhaliwal a assuré que «des mesures seront prises».Il a également reconnu que de telles mesures ne devaient pas aller à l’encontre du jugement de la Cour suprême ni violer les droits ancestraux des autochtones.Les pêcheurs ont également reproché au ministre d’avoir, attendu trop longtemps avant de réagir au jugement.À ceci, M.Dhaliwal a répondu qu’il avait lui-même été surpris de la décision du plus haut tribunal du pays.«Tous les autres jugements rendus aux instances inférieures donnaient raison à la Couronne.Nous n’avions pas de raisons de croire que la Cour suprême irait à leur encontre.Mais depuis que le jugement a été rendu, il y a deux semaines, nous avons travaillé très fort pour trouver des solutions.Je crois que nous avons réagi dans un délai raisonnable étant donné l’urgence de la situation.» Rob Pufdy, un pêcheur de homards de Yarmouth, en Nouvelle-Ecosse, s’est dit insatisfait des réponses du ministre.«C’est le discours le plus flou que j’ai entendu de toute ma vie», a déclaré le pêcheur.Purdy croit que la permission accordée aux Micmacs et aux Malécites de pêcher hors saison compromettra son revenu annuel de 37 000 $.«Ils doivent être soumis aux mêmes restrictions que nous.» Avec la Presse canadienne ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le premier ministre Lucien Bouchard a demandé officiellement de rencontrer en privé le président des Etats-Unis, Bill Clinton, lors de son passage au Québec dans le cadre de la Conférence internationale sur le fédéralisme qui se déroule de mardi à vendredi prochain à Mont-Tremblant.La requête portant sur une rencontre entre les deux hommes a été transmise par M.Bouchard lui-même au premier ministre Jean Chrétien, a indiqué hier le cabinet de M.Bouchard.Selon la Presse canadienne, l’ambassade américaine à Ottawa a été saisie de la demande du premier ministre québécois à laquelle la Maison-Blanche n’a pas encore répondu.Le président Clinton prononcera, vendredi, le discours de clôture de la Conférence sur le fédéralisme.Si M.Clinton accepte de rencontrer M.Bouchard, il s’agira d’une première rencontre entre un premier ministre d’allégeance souverainiste et un président des Etats-Unis.En 1995, alors qu’il était chef du Bloc québécois et leader de l’opposition officielle à Ottawa, M.Bouchard avait eu un entretien avec le président Clinton.Au cours d’une conférence de presse, hier, le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Joseph Facal, a laissé savoir que les représentants du gou- vernement profiteront de l’occasion pour expliquer l’option souverainiste aux politiciens et experts du monde entier réunis pour la Conférence internationale sur le fédéralisme.«Nous allons [.] largement expliquer que, pour nous, évidemment, la souveraineté du Québec est la seule façon de résoudre l'impasse actuelle.» il a indiqué que la présence de Bill Clinton «donne un rayonnement accru( à l'événement».A la faveur dTuie entente conclue il y a quelques jours entre Québec et Ottawa, le premier ministre Lucien Bouchard prononcera une allocution de 20 minutes avant de présenter le conférencier principal, l’ex-premier ministre de la Belgique, Jean-Luc De-haene, lors d’un banquet du 6 octobre.Selon M.Facal, cette allocution sera «substantielle».M.Bouchard tracera «une fresque historique de l’évolution du Québec au sein du fédéralisme canadien» et en livrera «une lecture personnelle», a dit le ministre.Lors de la conférence que M.Facal qualifie de «célébration du fédéralisme», le gouvernement québécois distribuera une plaquette, intitulée Le statut politique et constitutionnel du Québec, historique et évolution, aux centaines de politiciens et d’experts présents en provenance d’une vingtaine de fédérations du monde entier.Ce document, que «M.[Robert] Bourassa aurait fort probablement pu signer», se veut non partisan, a dit M.Facal. LE DEVOIR.LES S A M EDI 2 E T D I M A X C 11 E 3 OCTOBRE 1 il il il A I ?AMOUR SUITE DE LA PAGE 1 dans la rie?» A cette question toute simple pour laquelle nous avons suggère quatre réponses possibles.43 % des gens ont placé «la réussite de la vie sentimentale» au premier rang de leurs préoccupations, loin devant la recherche de «temps» disponible pour soi et pour les siens, premier choix de 22 % des gens, devant «l’emploi», identifié par 19 % des répondants, et surtout, très très loin devant «l'argent», choisi en premier lieu par au plus 11 % des gens.Ce qui est vrai pour l’ensemble des Québécois l’est aussi pour toutes les catégories d'âge et quels que soient le sexe, le revenu, la langue ou l’occupation.L’amour est plus fort que la police.Personne ne sera surpris d'apprendre que ce sont les femmes à la maison qui défoncent le plafond du sondage en plaçant la réussite de leur rie sentimentale au premier rang de leurs préoccupations dans une proportion de près de 65 % d'entre elles.En guise de comparaison, le pourcentage tombe à 48 % quand on pose la même question à l’ensemble des femmes, toutes catégories confondues, et à 43 % pour l'ensemble des hommes interrogés.En revanche, beaucoup plus surprenants sont les résultats quand on tient compte de l'âge des répondants: aux deux extrémités de la pyramide des âges, plus jeunes et plus vieux accordent moins d’importance que les autres à la réussite relative de la rie sentimentale alors que ce sont les gens d'âge moyen, entre 35 et 44 ans, qui se démarquent le plus du peloton.Qu’est-ce â dire?Que la stabilité amoureuse serait plus importante au mitan de la rie qu'en toute autre période?Ou, encore, que les jeunes et les vieux ont autre chose à faire que de s'intéresser uniquement à la réussite de leurs amours?Simon Langlois, professeur de sociologie à l'Université Laval, répond: «En fait, ces préoccupations reflètent les cycles de la vie.L'emploi est plus important pour les jeunes, la vie affective plus importante au mitan de la rie.et la notion de temps compte plus pour les retraites.» Effectivement, si, pour les jeimes de 18 à 24 ans, la préoccupation de l'emploi recueille le plus de voix au thermomètre des priorités, immédiatement après la rie sentimentale, chez les plus de 65 ans, c'est «le temps» qui devient vecteur de satisfaction.Le temps, cette certitude scientifique pourtant à ce point vague que d’aucuns ont pu la confondre avec l’espace.Le temps disponible pour soi, pour ses enfants, pour les loisirs ou les courses, la formation ou l'information, le temps pour.pour l’amour aussi, peut-être?Le temps libre, nouveau maître du monde, pour les retraites mais aussi pour toutes les autres couches d'âge puisque 61 % des répondants le placent systématiquement parmi les trois premières de leurs préoccupations.C'est donc moins que la réussite sentimentale, que plus de huit personnes sur dix ciblent comme l’une des trois principales préoccupations de leur existence, mais beaucoup plus que «la situation d'emploi».qui revient comme l’un des trois premiers choix chez seulement 53 % des gens.Faut-il voir ici une des raisons qui tendraient à expliquer que tant de familles placent la difficulté d'harmoniser «les horaires de travail des conjoints» en tète des motifs qui expliquent l’écart entre les enfants qu'elles ont et ceux quelles auraient souhaité avoir?Nous l’apprendrons dans nos prochains reportages sur la famille.Par ailleiu-s, comment expliquer que la situation de l’emploi ne soit pas jugée plus importante?Comment, sinon parce qu'il est sans doute normal d’accorder moins d'importance à ce que l’on a déjà et qui nous satisfait dans la plupart des cas.Seuls les plus jeunes, entre 18 et 24 ans, ont choisi la situation de l’emploi comme première préoccupation dans une proportion qui se démarque des autres catégories d’âge, soit 27,1 %, comparativement aux 25 à 34 ans qui ne l'ont choisie comme premier choix que dans une proportion de 20 %, soit à peu près la même que les autres générations.L’argent gêne mais compte autant Quant à l'argent, objet de tant de compromis, est-ce par peur de «mal paraître» aux yeux du sondeur que ce dieu du capitalisme n'apparaît comme premier choix que dans 11 des cas, soit tout au plus la moitié de ceux qui ont plutôt identifié le temps comme premier choix et le quart de ; ceux qui ont choisi l’amour?De là à conclure que les Québécois ne travaillent pas pour l'argent mais pour le plaisir, il y a un pas qu'il serait certainement téméraire de franchir.Le président de la firme de sondages Sondagem, Jean Noi-seux, explique plutôt cette réserve des individus interrogés en soulignant que pour la plupart.«l'argent n'apparait pas comme une fin en soi mais comme un moyen de réaliser ses aspirations».D'ailleurs, à y regarder de plus près, on constate que si bien peu de répondants mentionnent l'argent comme premier choix, cela ne veut pas dire que l'outil magique entre les mains du consommateur qui sommeille en chacun de nous importe peu.Loin s’en faut, et notre sondage le montre bien puisque l’argent se retrouve plus souvent que toute autre preoccupation au deuxième rang des intérêts des répondants.Apres tout, si l'argent ne fait pas le bonheur ni n'achète l'amour, comme dit l'adage un peu trafiqué, il est tout de même le nerf de cette autre guerre, celle de la survie, de la conquête du confort el pourquoi pas, de la richesse.Méthodologie Ce sondage a été réalisé par Sondagem pour Le Devoir.Pour cette étude, 1014 entrevues téléphoniques ont été effectuées auprès d'un échantillon représentatif de la population adulte du Québec.Cet échantillon probabiliste stratifié non proportionnel comprenait quatre strates (ile de Montréal et région de Montréal ainsi que les régions du sud-ouest et du nord-est du Québec).Il a été compile aléatoirement par ordinateur à partir des listes de numéros de téléphoné résidentiels du Québec par la méthode du hasard systématique.Avec 1615 numéros de téléphone valides, 1014 entrevues ont été effectuées.permettant d'obtenir un taux de réponse de 62,8 %.Toutes les entrevues ont été réalisées à partir de Montreal du 27 août au 8 septembre 1999.En retenant un seuil de confiance de 95 %, on estime la marge d'erreur statistique maximale d'un tel sondage à plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.1 ** - -V - *%> *n.QUE VEULENT LES QUÉBÉCOIS ?Pour la majorité des répondants à notre sondage, une vie sentimentale réussie est une préoccupation majeure.Mais ils veulent aussi avoir plus de temps pour eux ou pour être avec leurs enfants: «Il faut du temps pour développer une relation de qualité», affirme Ted Markle.À quoi accordez-vous le plus d'importance dans votre vie?Votre situation d'emploi.IS, 1 % Une vie sentimentale réussie.42,9 % Avoir du temps.21,6% Avoir de l'argent.10,6 % « J’avais peur de mourir seule » Le bonheur a toujours été associé à la réussite de la vie affective ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Toutes les recherches réalisées depuis ime vingtaine d’années révèlent la même chose: la réussite de la rie affective arrive au premier rang des priorités des Québécois.Quels que soient l’âge, le niveau des revenus ou le sexe, ceux-ci disent accorder le plus d’impor-tance à la qualité de leur relation amoureuse, à la santé de leur rie familiale et à la solidité de leurs liens d'amitié.De tout temps, le bonheur a principalement été associé à l’amour ou, plus généralement, à la réussite de la vie affective, affirme la psychologue Francesca Sicuro.«Les humains ont toujours aspiré à l'attaclic-ment, à l’amour, au partage.« Ce qui est peut-être nouveau, suggère le sociologue Simon Langlois, de l'ilniversi-té Laval, c’est le développement accéléré d'une culture dans laquelle l'individu occupe la place centrale.«Autrefois, note-t-il, il arrivait que des parents décident d'oublier leur bonheur personnel pour le bien de leur famille.On se mariait “pour le meilleur et pour le pire".Aujourd'hui, on n'est plus prêt à accepter cela.On ne veut que le meilleur » Pour Léonard Boivin, de Saint-Nicolas, près de Québec, «le meilleur» passe absolument par une vie de couple.«L'Iwmmc est un être qui ne peut vivre seul», dit cet ancien fonctionnaire de 61 ans qui a perdu sa femme en 1995, à peu près au même moment où il a pris sa retraite.La chance veut qu’il vive depuis quelques mois le grand amour avec Monique Dufour, une enseignante à la retraite de 63 ans.mère de quatre grands enfants.Veuve elle aussi, elle avoue n'avoir jamais su apprivoiser la solitude.«Je n étais bien que lorsque j'avais de la visite, se souvient-elle.Je n'arrivais pas à dormir J'avais peur de mourir seule.» L>s tendances démographiques étant ce qu’elles sont, son nouveau conjoint confie s’être méfié des coureuses de dot.«À notre âge, on ne peut pas tomber en amour comme on le fait à 18 ou 20 ans.Il faut aussi être rationnel.Par exemple, j'ai une petite fille qui est déficiente mentale et épileptique: il était important que ma nouvelle conjointe veuille l'accueillir.» Monique se permet de le contredire un peu.«On tombe en amour comme à vingt ans.C'est même mieux, parce que le temps nous a appris à mieux accepter les différences de l'autre.» Divorcée depuis des années, Odette Dumas croyait jusqu’à tout récemment qu'elle se passait parfaitement bien de conjoint, «fai eu des chums, précise l’agente de communication au Musée canadien des civilisations, mari c'est avec ma fille et mes amis que se trouve ma véritable vie affective.» Elle-même fille de parents divorcés, elle s'était promis d’offrir le maximum de stabilité sociale à son enfant, quitte à refuser les offres d'emploi qui exigeaient de déménager dans d'autres villes.Maintenant âgée de 25 ans, sa fille vient de quitter le foyer maternel.«Je ne sais pas si c'est la ménopause ou quoi, dit sa mère, mais j'ai l'impression depuis quelque temps que je serais prête à me trouver un compagnon.» Nécessaires sacrifices «Il y a une distinction importante à faire entre les valeurs que les gens expriment de façon théorique et celles dans lesquelles ils sont prêts à véritablement investir du temps en quantité et en qualité, explique Francesca Sicuro.Il y a encore une minorité de gens qui ont le courage de faire les sacrifiées nécessaires et parfois d'aller à l’encontre des valeurs de la société pour vraiment se consacrer à l’amélioration de la qualité de leur vie affective.» Pour Ted Markle et Dominique Poulin, de Carignan, en banlieue de Montréal, la qualité de la rie affective passe par la qualité de leur rie familiale.«Je connais beaucoup de personnes qui, à 45-50 ans, disent ne plus reconnoitre leurs enfants tellement ils ont grandi vite», raconte Ted Markle.directeur des équipements électroniques pour une grande imprimerie.«Je ne veux pas vivre ça.» Disant ne pas croire qu’il suffit de passer un peu de temps, même de grande qualité, pour répondre aux besoins des enfants, il ajoute: «Il faut du temps pour développer une relation de qualité avec ses enfants.» Aussi a-t-il décidé avec sa conjointe que l’un d'eux resterait à la maison tant que les enfants seraient jeunes.Diplômée en philosophie et sans emploi au moment d'accoucher de son premier enfant, Dominique se charge de cette tâche.«Je me considère très chanceuse, assure la jeune femme de 31 ans.C'est une période de la vie qui passe tellement vite, je ne voulais pas manquer ça.On grandit beaucoup à travets ses enfants.» Estimant sa décision bien comprise par ses proches, elle deplore que la société en général, et le gouvernement en particulier, en fassent si peu pour valoriser les personnes qui preiment la même décision qu’elle.À la recherche du temps Le sociologue Simon Langlois fait remarquer que c'est de temps dont semblent avoir le plus soif les Québécois, après la qualité de leur vie affective.«C'est une préoccupation relativement nouvelle», dit-il.Celle-ci révèle au moins deux choses, selon lui.La première est l'augmentation générale de la tâche des travailleurs.«Le cas des infirmières et des enseignants, dont on a beaucoup parlé, dit-il, est un bon exemple pour montrer à quel point les gens travaillent des heures de plus en plus longues.» La seconde est que les autres activités qui requièrent de notre temps vont aussi en s’accroissant.«Il suffit encore de comparer notre époque à celle de nos parents, poursuit-il.La télévision n'était pas ce qu 'elle est devenue, on n 'avait pas de magnétoscopes ni Internet.Le fait d'avoir des enfants était probablement moins exigeant aussi.Il n'était pas question alors, pour les parents, de les emmener au cinéma, à La Ronde, de leur faire suivre des cours de ballet ou de les faire jouer au hockey.» Pour arriver à faire face à cette pénurie de temps, François Blanchette et Evelyne Sinotte, de Saint-Thomas-d'Aquin, près de Saint-Hyacinthe, en sont venus à une organisation extrêmement rigoureuse de leur programme quotidien.Sexologue clinicien, François se charge généralement, dès 6h30 le matin, de la première partie de la journée auprès de leurs deux enfants, âgés de deux et cinq ans.Après un bref intermède chez la gardienne, Evelyne prend la relève à la fin de sa journée de travail d'enseignante.Les deux parents se retrouvent finalement entre 22 et 23 heures.«C'est épuisant, reconnaît François, mais on sait que dans un avenir envisageable, ça va s'améliorer.» Cette situation l'a forcé à faire des sacrifices professionnels pour disposer de plus de temps.«J'étais dans l'équipe de recherche qui développait le Viagra, confie-t-il.Je suis parti juste au moment où ça allait devenir payant.» Elle les amène aussi à rechercher des activités familiales plus simples.«On essaie de ne pas s eparpiller dans toutes sortes d'activités qui ne viseraient qu'à occuper les enfants.On va par exemple préférer empiler des blocs dans l’herbe plutôt que d'aller à Im Ronde.» «C'est drôle de dire ça pour un sexologue, conclut-il, mais ce qui nous manque le plus pour le moment, c'est du temps à passer en couple.» êtes-vous ¦ Sept jours au cœur des gens La série que Le Devoir a préparée pour vous se poursuivra toute la semaine prochaine, loindi.on abordera le thème de l'éducation.Qui s’instruit s’enrichit, disait l’adage.Qu'en pensent les Québécois en cette fin d'un siècle marque par une avancée extraordinaire de l'éducation de masse?Mardi, nous parlerons travail: qu’est-ce qui vous dérange le plus au travail?la?stress, tui salaire inférieur au mérite, un patron incompétent ou l'impossibilité d’obtenir de l’avancement?La génération X, celle dont on a dit qu'elle était une generation perdue parce que entrée sur le marché du travail au moment de la récession de 1980, cette génération a maintenant 40 ans.Pour elle aussi, le temps passe rite, de plus en plus vite.( )n ne parle déjà plus de jeunes, mais de gens dans la force de l'âge.Chôme-t-elle toujours, cette génération perdue, ou est-elle en train de suivre la longue marche vers le pouvoir tracée par toutes les générations qui l’ont précédée?Mercredi, nous explorerons les rapports qu’entretiennent les citoyens avec l'Etat, à propos de la protection qu'il nous offre en temps de difficulté, de la perception que nous avons des politiciens.Une question directe: les poli- ticiens travaillent-ils d’abord pour nous, pour les grandes entreprises ou pour leurs intérêts personnels?A question directe, réponse tout aussi directe.Jeudi, il sera question de l'étranger: encore là, aucun détour, il n’y a rien comme un bon vieux cliché pour nous rappeler d'où l'on vient: les immigrants sont-ils toujours perçus comme des «voleurs de jobs»?Comment s'intégrent-ils à la société québécoise?Montréal est-il en voie de ghettoïsation?Puis, vendredi, ce sera au tour de la foi de retenir l'attention: nourriture de lame ou opium du peuple, les Québécois pratiquent de moins en moins, mais croient-ils toujours en Dieu?Et ceux qui assistent à des cérémonies religieuses, pourquoi le font-ils?Pour être fidèle à leur religion, pour se recueillir, pour participer aux rites de la vie?Beaucoup de questions, quelques réponses.Et samedi prochain, pour boucler la boucle, retour sur l’essentiel.la famille, les enfants, les sentiments.L'amour au temps du sida, la solitude au détour de l'amour, la famille aux prises avec son désir de croître en nombre sans avoir les moyens de ses ambitions.Combien d'enfants avez-vous eus et combien auriez-vous souhaité en avoir?Qu’est-ce qui empêche les couples d'avoir des enfants: l'argent, la carrière, les horaires des conjoints?Et en ce qui concerne la séparation, presque inévitable de nos jours, doit-on rendre les règles du divorce plus sévères?Qui, de l’homme ou de la femme, est favorisé lors du divorce?Doit-on laisser les juges décider du sort des enfants ou les forcer à imposer la garde partagée des enfants?Des questions, des réponses, des témoignages, des réflexions.Jusqu’à samedi prochain sans interruption, suivez nos journalistes et leurs invités, experts et gens ordinaires, au cours de ce grand voyage intellectuel au cœur du Québec d’aujourd’hui.Inutile d’y chercher un modèle, ce que vous y trouverez, c’est la rie quotidienne des gens, jeunes et vieux, hommes et femmes, travailleurs et chômeurs, pures laines et néo-québécois.Pour vous, dans Le Devoir, un rendez-vous avec votre monde! Jean-Robert Sansfaçon conférences Présenté Beatty commémoratives a dotation Mossman Le cycle de conférences Maxwell Cummings îîSliKcNMiMïHilSfhritWidMV DR.EUGENIE U.SCOl T Mercredi B octobre 1990 NATIONAl CENTER FOR SCIENCE EDUCATION BERKELEY.CALIFORNIA WH AT S CATCHING: “H F I B7il t4VJ IBI KVroll] ¦ N M TC DR.PAUL EWALD Mercredi 13 octobre 1999 AMHERST COLLEGE.MASSACHUSSETTS BECOMING HUMAN: THE EVQLUTIQN OF MIND DR.SI EVEN MITHEN Mercredi 20 octobre 1999 U NIVI RSITY Of READING Tk Lieu Pavillon Stephen Leacock, Salle 132 Heure 20 Le public est le bienvenu L'entrée est libre Renseignements.398 6555 McGill LE CYCLE DE CONFÉRENCES DU MILLENAIRE DI Midi I IEW Vêtements Laurier Oi Vêtements pour enfi Vêtements MORese 1007, RUK BOUTIQUE Deilongchamps ants 0-18 ans de maternité LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 OCTOBRE 1 9 9 !» ?LE DEVOIR ?MONTREAL A ô ^ Irvîf rrsfcCêrs» I Jt A^vriïv s-1 /“f / /) Info-danse C/ CLl C 5H.930.3031 wwww.fsstivalnouv8lledansa.ca Alors que le débat sur la légalisation de la marijuana à des fins thérapeutiques se perd dans les dédales parlementaires à Ottawa, des Montréalais ont décidé de défier ouvertement la loi.Désormais, les malades chroniques pourront se procurer «l’herbe» par l’entremise d’un organisme bien particulier, le Club Compassion.BRIAN MYLES LE DEVOIR Un pusher de marijuana hors du commun a pignon sur rue depuis hier sur le Plateau Mont-Royal et il a annoncé ses services dans tous les médias, s’attirant déjà l’attention des policiers.Des militants pour la légalisation de la marijuana à des fins thérapeutiques ont inauguré hier matin le Club Compassion, un centre calqué sur celui de Vancouver qui vendra ouvertement de la «mari» aux malades chroniques.-Mo» but, c'est d'aider les gens qui souffrent à se sentir mieux», a lancé hier Louise-Caroline Bergeron, une fondatrice du Club Compassion.L’initiative a déjà obtenu l’appui du depute bloquiste Bernard Bigras et de la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (C0CQ-S1DA) tandis que la Régie de la santé de Montr éal-Centre observe cette naissance de loin, sans avoir été consultée.L’ouverture du Club Compassion est totalement illégale, et la police a déjà annonce son intention d’ouvrir une enquête.Selon le récit de la Presse canadienne, des policiers en civil, qui ont cache leur identité, s’étaient déjà faufiles à la conférence de presse d'inaugura- tion, angle Rachel et Mentana.Le Club Compassion est une initiative de Louise-Caroline Bergeron et d’une poignée de bénévoles.Marc Saint-Maurice, le chef du Bloc Pot, un parti qui a fait campagne pour la décriminalisation du «pot» au sens large, a également participe au démarrage.Grosso modo, le Club Compassion de Montréal vendra de la marijuana à des fins thérapeutiques en suivant des règles très strictes.Les malades devront obtenir une attestation médicale précisant que leurs souffrances sont graves et quelles peuvent être allégées par la consommation de la mari.Le Club fera également signer un «formulaire de consentement éclairé» dans lequel le patient déclarera connaître l’état de la recherche sur l'usage de la marijuana à des fins thérapeutiques, les effets secondaires de l’herbe verte et l’état de la législation en la matière.Les membres du Club Compassion s'assureront de la validité des renseignements fournis.L’organisme ne vendra qu'en petites quantités — moins de 30 grammes — pour des raisons de sécurité et pour éviter la revente.Se sachant observée par les policiers.Louise-Caroline Bergeron s’est montrée avare de commentaires sur les details de l'opération.Qui sera le fournisseur attitré du Club Compas- trentaine de malades ont exigé cette permission spéciale, mais le ministre n’a toujours pas donné suite à leurs demandes.Santé Canada realise présentement des essais cliniques pour verifier les effets thérapeutiques de l'herbe comique.«On demande au ministre [Rock] de prendre une décision le plus rapidement possible», a declare le député du Bloc québécois Bernard Bigras, qui est en faveur de la décriminalisation, sur recommandation médicale seulement.Selon M.Bigras, l'ouverture du Club Compassion à Montreal est chargée de symbolisme.Cela démontre «que nous n'accepterons plus, élus, intervenants de la santé, patients et citoyens, que des malades soient contraints d'aller négocier dans la rue pour sapprot isionner On espère que plus jamais des malades en phase terminale seront obliges de consommer une marijuana de mauvaise qualité», a-t-il dit.Au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), le commandant .Andre Lapointe a reconnu que la démarche du Club Compassion semblait louable.Les bénévoles du Club et la police ont discuté ensemble cette semaine «dans un climat très serein».a dit M.Lapointe.«Mais tant et aussi longtemps qu on ne changera pas la loi.malgré toute la sensibilité.la tendresse et la compassion que l'on peut avoir pour les personnes qui souffrent, notre dewir est de.taire respecter la loi.Im police de la CUM ne peut tolérer la vente de drogue sur son territoire parce que c'est une bonne cause», a-t-il dit.renvoyant la balle dans le camp des législateurs et des politiciens.Une droguerie sur le Plateau?L’ouverture d’un centre de distribution de marijuana à des fins thérapeutiques a attiré tous les médias de Montréal, hier.sion?Combien de patients bénéficieront du service?Quel sera le prix de vente?Hydroponique ou importation?Autant de questions qui sont demeurées sans réponse.«Peut-être qu on a commencé à vendre, peut-être que non, peut-être qu'on ne va jamais en vendre», a lancé Mme Bergeron.Le Club Compassion se définit comme un organisme sans but lucratif, mais l'enregistrement formel n'a toujours pas été fait à Québec ou à Ot- tawa.Un tel organisme existe déjà d*ms la vrille de Vancouver et compte environ 500 membres.Les autorités policières collaborent avec cette organisation que M.Bigras qualifie de «modèle pour le Canada».«Notre but, ce n'est pas de fonctionner dans l'illégitimité, c'est d'aider des patients», a commente Louise-Caroline Bergeron, précisant que le dossier de la décriminalisation à des fins thérapeutiques chemine très lentement à Ottawa Une information confirmée par tous les observateurs attentifs du domaine.Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, avait permis en juin dernier à deux personnes — l'une à Vanier et l’autre à Toronto — d'avoir accès à la marijuana et de la cultiver à des fins médicinales.En vertu de l’article 56 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, le ministre peut permettre la possession et la culture de la mari à des fins thérapeutiques.Une De la marijuana vendue à des fins thérapeutiques La police dit comprendre les objectifs du Club Compassion mais a quand même institute une enquête «Une île, une ville» Québec ne désignera pas de nouveaux quartiers bilingues MARK) CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Dans l'éventualité de fusions municipales majeures à Montréal, la ministre Louise Harel n'étendra pas le statut de ville bilingue à tous les quartiers de la métropole.Si le scénario du maire Pierre Bourque, «une ile, une ville», était retenu par le gouvernement, les 14 villes ayant un statut bilingue sur le territoire montréalais deviendraient des arrondissements bilingues, mais aucun nouveau quartier n'obtiendrait ce statut particulier, a laissé savoir hier la ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole.Mme Harel reconnaît que ce projet est à l'étude, à l’instar de plusieurs autres en ce moment, comme solution aux problèmes de la Com- munauté urbaine de Montréal.L'idée de créer des quartiers ou arrondissements bilingues provient du projet du maire Bourque de fusionner toutes les municipalités de l'ile en une seule.«Tous les scénarios sont à l'étude, y compris celui-là», avoue la ministre Harel en précisant qu'il ne saurait toutefois y avoir de nouveaux quartiers bilingues, Notre-Dame-de-Gràce et Parc-Extension par exemple, qui s’ajouteraient aux actuelles municipalités bilingues, comme Westmount et Mont-Royal.Elle ne croit pas que l’éventualité de transformer des municipalités au statut bilingue en arrondissements bilingues choque les membres de sa formation politique.«Je pense bien que qui que ce soit, y compris au Parti québécois, souhaite avoir suffisamment d'information pour prendre une décision.« Chose certaine, Mme Harel réitère sa conviction que le statu quo n’est plus une option pour Montréal, peu importe si elle opte pour des fusions ou une superstructure remplaçant la CUM.«Si on pense qu'on règle les problèmes du développement de la métropole juste sur l'ile de Montréal, on fait une grosse erreur parce que la métropole.ce n'est plus l'ile depuis 30 ans.» Christiane Ainsley Paysage du 2 au 30 octobre 1999 du mercredi au vendredi de 12 h à 18 h le samedi de 12 h à 17 h Édifice Belgo 372 Sainte-Catherine Ouest Porte 410, Montréal Pour renseignements : (819) 843-8922 GALERIE DE BELLEFEUILLE Vernissage CLIVE SMITH Rencontre avec l’artiste les samedi et dimanche 2 et 3 octobre de 13 h à 17 h 1367, AVENUE GREENE, WESTMOUNT, TEL.: (514) 933-4406 lundi au samedi 10 h 00 - 18 h 00 dimanche 11 h 30 - 17 h 30 G L uq de nos bois I B R A I R E I IVRES A>CltN5 cl MODERAS ?rts Je la scène teau\-arls Jécoralion histoire littérature reliure J art Ü ACHAT VEHTE GATAI CGI ! IJ JC , aw l“ernard, n I5 0ulnrmcnl ) hJ\ iVc Téléphone : 490-0170 - ions unicip fous voulez voter?Votre municipalité est-elle en élection?Plus de 600 municipalités seront en élection le .novembre 1009.Vérifiez si c'est le cas dans votre municipalité.G Votre nom est-il bien inscrit sur la liste électorale ?Si votre nom ne figure pus sur lu liste électorale ou si votre inscription comporte une cm ur.vous devez vous présenter devant lu commission de révision de votre municipulite afin de rectifier lu situation.Pour pouvoir voter le 7 novembre, votre nom doit être bien inscrit sur lu liste électorale.Pour connaître les endroits, dates et heures d'ouverture des bureaux de révision, n’hésitez pas à communiquer avec votre président d élection a 1 hotel de ville de votre municipalité.Pour plus amples renseignements, communiquez avec le Centre de renseignements du Directeur général des élections du Québec : Région de Québec (-118) 528-0122 Ailleurs au Québec 1 888 ELECT ION (1 888 353-2816) Site W eb : wvvAv.dgeq.qc.ea Courrier électronique : dgeq@dgeq.qc.ca S Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais 1 800 537-0644 Attention! N ous êtes | jropriétaire d’un immeuble ou occupant d'un lieu d’aflaires depuis au moins 12 mois au 1er septembre 1 HDD et vous n tries pu:» domicilie dans la municipalité, vous devez obligatoirement lain' une demande écrite auprès de votre president ri election si vous voulez être inscrit sur lu list»' électorale.?G 6 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Marjolaine Saint-Pierre Saint-castin Baron français, chef amérindien 1652-1797 Saint-Castin baron fronvuis | oJhm amérindien Figure légendaire, Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin répond aux critères qui fascinent à toutes les époques:aventures, Intrigues, drames, amours et réussite financière, Il y a d'abord un adolescent, puis un jeune lieutenant.Il , a ensuite des Indiens, des pirates et des contrebandiers, le chef Madockawando et sa fille qui devient baronne, des expé dltions en raquettes et des batailles, des prisonniers et des rançons.10 ou d hiirrirr+ OU SEPTENTRION www.septentrlon.qc.ca TAPIS DÉCOR & DESIGN 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l'école, notamment sur l'enseignement culturel des religions, rendu public en mars dernier.La position du parti se rapprocherait de celle évoquée par le ministre de l'Education, François Legault, lors de l'ouverture des travaux de la commission de l’Assemblée nationale en juin dernier.En juin, l’opposition libérale avait défendu le libre choix des parents.Le porte-parole officiel du parti.Claude Béchard, avait alors expîiqué que des changements étaient inévitables afin de revoir la place de la religion à l'école, en raison notamment du fait que toutes les formations politiques au Québec s'entendent pour rejeter le recours aux clauses dérogatoires qui maintiennent les privilèges des confessions catholiques et protestantes dans les écoles québécoises.Le PLQ préférerait laisser aux différentes confessions le soin d'enseigner les religions à l'école aux enfants des familles qui le souhaitent.Ce choix ne poserait guère de problème dans les régions oit se concentrent les catholiques mais risque de s'avérer plus difficile à gérer à Montréal, où des enfants de plusieurs confessions religieuses coexistent dans une même école.Révision du modèle québécois En fin de semaine, à Saint-Georges, le PLQ poursuivra sa réflexion sur la révision du modèle québécois telle qu’amorcée l'an dernier avant la campagne électorale par le chef Jean Cha-rest.Cet atelier à huis clos sera suivi de l'étude des 33 résolutions mises à l'ordre du jour de ce conseil général.La trame de ces recommandations laisse voir les nouvelles couleurs du modèle québécois prôné par les libéraux.Le PLQ veut revoir la fiscalité au profit de la classe moyenne.En santé, îes jeunes libéraux souhaitent que le privé prenne davantage de place et que les patients, s’ils le désirent, puissent payer pour des soins reçus le soir et les fins de semaine.L'apport du privé pourrait également se faire sentir dans les services de garde, le transport et le développement régional, pensent les militants du PLQ.Aussi, certains libéraux veulent que le gouvernement règle «une fois pour toutes la problématique du non-paiement des loyers par certains bénéficiaires de l'aide sociale qui sont de mauvaise foi».La Commission jeunesse demande pour sa part une aide gouvernementale accrue pour les centres jeunesse.Dans l'épineux dossier de l’identité québécoise, une resolution de Bourassa souligne que «tous les citoyens canadiens résidant au Québec sont des Québécois à part entière, sans égard à l'origine ethnique, à la langue ou à l'allégeance politique».Des ateliers sectoriels auront également lieu sur des questions d'actualité comme les affaires municipales, la fiscalité et les effectifs médicaux.Les délégués du PC rejettent le projet d’Alternative unie Il y aura un candidat progressiste conservateur dans toutes circonscriptions fédérales E N BREF Le Parti conservateur a fermé la porte au projet réformiste d’Alter-native unie.Les promoteurs de cette dernière refusent cependant de capituler.M A N O N C O R N E I.LIER ENVOYÉE DU DEVOIR À TORONTO Le Parti conservateur ne fera aucune entente avec le Reform, lors des prochaines élections partielles ou générales, pour présenter conjointement des candidats.Par cette décision, les délégués à l'assemblée générale du PC ont sonne le glas d’un volet important de l'Alternative unie.Les militants conservateurs ont rendu ce verdict en adoptant massivement une résolution d'amendement à la constitution du parti qui l'oblige cà presenter des candidats dans les 301 circonscriptions fédérales.Une quarantaine de personnes ont voté contre cette résolution mais leur isolement était évident parmi les 1500 délégués présents qui ont longuement applaudi le résultat.«Je me sens plus libre maintenant de me concentrer sur ce qui doit faire le parti pour offrir un vrai choix aux Canadiens lois des prochaines élections», a réagi Joe Clark.Il était satisfait de voir ses troupes appuyer la position qu’il défend depuis un an et mettre ainsi fin sans ambiguité à l'incertitude.Plusieurs des organisateurs de l’Alternative unie (AU), qui observaient la scène, avaient la mine sombre.Interru gés par les journalistes, certains ont tenté de minimiser l'importance du coup reçu.«Ça ne change rien.M.Clark dit depuis un an qu’il présentera 301 candidats», a déclaré Peter White, tut conservateur membre du comité directeur de l'AU.Selon lui, le PC a décidé de perpétuer la division du vote de 1 an déjà ! Merci à tous les donneurs de sang, aux et à tout notre personnel.Donner du sang, une question de vie.HÉMA-QUÉBEC droite et ce sont les libéraux qui vont s’en réjouir.Malgré cela, dit-il, l’AU va poursuivre ses efforts, y compris au niveau local, ce qui pourrait toutefois être perçu comme une tactique hostile par îes conservateurs.Le ministre ontarien et coprésident de l’AU, Tony Clement, était un des rares à reconnaître que le vote aurait un impact sur les options promues par l'Alternative unie.«Je pourrais jouer sur les mots, mais le sentiment exprimé était très clair Je pense que nous devons maintenant chercher de nouvelles solutions créatrices pour nous permettre de travailler ensemble», a-t-il dit.Ses collègues et lui ont peu de temps pour y penser puisque l'Alternative unie tient son congrès à la fin janvier à Ottawa.Les délégués doivent y décider s’ils formeront tut nouveau parti ou s'ils se limiteront à des alliances locales.Le vote dltier met tut terme à cette option, ce qui pourrait décourager ceux qui espéraient mettre lut à la division du vote de droite.Cela rend aussi la tâche difficile pour le chef réformiste Preston Manning car sa formation est divisée au sujet de l'AU.Les promoteurs de l'Alternative unie n'ont par ailleurs pas aidé leur image hier en rendant publique une ébauche de plateforme politique, à forte saveur réformiste, dans un hôtel voisin de celui où se tenait l’assemblée conservatrice.Ils ont prétendu qu’il s’agissait dime coïncidence et que ça n'avait rien à voir avec le vote, mais personne ne les a crus.La conclusion du vote d’hier était prévisible mais certains ont quand même mené une campagne soutenue sous le thème de «301», le nombre de circonscriptions.Les conservateurs avaient déjà fait part de leur position au cours des consultations effectuées par un groupe de travail chargé d’examiner les façons de rebâtir le PC.Selon son rapport, rendu public hier, la majorité des militants jugeaient ces nominations conjointes irréalistes, impraticables et surtout dangereuses pour l’avenir de leur formation, en particulier au Québec.Les conservateurs préfèrent tendre la main à l’extérieur de leurs rangs, y compris aux partisans des autres partis.Personne n’a protesté contre l’intention de courtiser les bloquistes mais on voulait savoir comment M.Clark s'y prendrait.Il a indiqué qu'il misait sur une présence plus fréquente au Québec et îa tradition d’ouverture de son parti à l’egard du courant nationaliste.«Mais il faut être réaliste.Pour être efficace et avoir la crédibilité nécessaire pour attirer le wte nationaliste, il faut démontrer que nous sommes une force dans le reste du pays capable de changer les choses et non pas une force dépourvue d'influence sur l'avenir du pays», a-t-il indiqué.Franchise Joe Clark ne s’illusionne pas sur le chemin à parcourir et l’a décrit avec une franchise étonnante à ses militants, leur réservant quelques reproches au passage.«Trop d’entre nous et d'entre vous ignorons les changements survenus dans leur comté, ignorons qui y vit, ce que sont les enjeux», a-t-il par exemple souligné.Il leur a décrit les tâches à accomplir pour avoir droit à son attention: identification des gens de toutes origines intéressés à s’impliquer, utilisation du processus d'orientation politique pour consulter à l'extérieur des rangs du parti, recrutement d’au moins 5(X) membres par comté, fonctionnement plus transparent et profes-sionnel, financement plus efficace, et ainsi de suite.Le PC aurait perdu près de 80 000 membres, soutiennent les réformistes, ce que conteste Anie Perrault, porte-parole de Joe Clark.Selon Mme Perrault, le parti n’a renouvelé que 18 (XX) cartes de membre depuis le début de l’année car les autres membres, qui ont adhéré au parti ou renouvelé leur carte annuelle à l'autonuie 1998 en vue de la course au leadership, sont toujours en règle.Sur le plan financier, le PC a plus de quatre millions de dollars en fiducie mais traîne encore une dette de neuf millions qu'il espère effacer d’ici le début de 2001.loto -québec Tirage du 99-09-30 10 lots de 1 million $ (numéros décomposâmes) 5041373 5138428 5139572 5377524 5451166 5486920 5519081 6180612 6324465 6356419 Pour chacun de ces 10 numéros gagnants: 6 derniers chiffres 20 000 S 5 derniers chiffres 2000$ 4 derniers chiffres 200$ 3 derniers chiffres 50 $ 2 derniers chiffres 25$ 10 lots de 100 000 $ (numéros non décomposâmes) 5012893 5130084 5310580 5553348 6344298 5030386 5257931 5456518 6081834 6434897 ‘FIRMAN CENfRE EATON (MÉTRO MC GILl) *- '* , Tel,: (514) 288 6006 il.: i Atj-«- Les enseignants veulent des excuses (Le Devoir) — Déjà accusé par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) de pratiquer de la desinformation, le ministre de l’Éducation, François Legault, est maintenant somme de se rétracter et de presenter des excuses publiques.Cette requête fait suite aux propos du ministre, tenus en conférence de presse jeudi, qui remettaient en question la pertinence du boycottage des activités parascolaires.M.Legault soutient que cette tâche est prise en considération dans le calcul du salaire, ce que contestent rivement les enseignants.Line pétition circule actuellement pour forcer le ministre à présenter ses excuses.Jeudi soir, le Conseil fédéral de la FSE et les représentants de l’Association provinciale des enseignantes et enseignants québécois (APEQ) ont également convenu d’inviter leurs 82 (XX) membres à s’inscrire dans im mouvement de boycottage de la mise en place de la réforme de l'éducation.À Ottawa de trancher Saint-Jean, T-N.(PC) — 1a?gouvernement terre-neurien a rompu un moratoire volontaire interprovincial et approuvé le principe de l’exportation d'eau en vrac, laissant ainsi à Ottawa le soin de prendre une décision finale.Le ministre provincial de l'Environnement Oliver Langdon a officiellement exempté un entrepreneur local de la procédure d'évaluation envirotme-mentale pour une demande d'exportation de navires-citernes et de bouteilles d’eau du lac Gisborne.M.Langdon s’est toutefois gardé de donner le feu vert au projet, ajoutant que les épineuses questions qu’il soulève quant aux lois commerciales vont au-delà de la juridiction terre-neuvienne.Pacte ou facture ?Québec (PC) — Le monde municipal se retrouvera devant un choix déchirant dans quelques jours, confronté qu'il sera à l’obligation de conclure tut nouveau pacte fiscal avec Québec ou à celle d’assumer une autre facture de 375 millions.Les villes, les municipalités et les MRC devront trouver un terrain d'entente avec le gouvernement Bouchard d’ici le 20 octobre sinon elles devront passer à la caisse pour une troisième aimée consécutive.Stoïque devant les menaces à peine voilées de l’Union des municipalités régionales de comte du Québec (UMRCQ), la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, a soutenu hier que le monde municipal avait eu tout le temps qu'il fallait pour faire son lit depuis le dépôt du rapport Bé-dard, il y a cinq mois.Feu vert à l’enquête (PC)— Le coup d'envoi de l'enquête déontologique de sept policiers de la Sûreté du Québec reliés à l’affaire Matticks sera donné mardi au palais de justice de Laval.La décision du juge Joseph Nuss, de la Cour d’appel du Québec, rendue liier a eu pour effet de maintenir le refus de sursis dans cette affaire, de la Cour supérieure, survenu le 13 septembre dernier.Prochain tirage le dimanche, 9 janvier 2000 Les modalites d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Pour apprécier l’union du moderne AU CLASSIQUE POUR iOMMfc* ET FEMMES, NOUS VOUS INVITONS À DÉCOUVRIR LA BOUTIQUE COLE HaAN CHEZ ?Firma, Centre Eaton Rendez à vos pieds l’expérience du confort sans compromis * )nTqi FONDATION YQUEBECOISE DU CANCER 19' DÉJEUNER-CAUSERIE DE LA FONDATION QUÉBÉCOISE DU CANCER Souo la présidence d’honneur de dion, 1 K T I) 1 M A X (' Il E A U (' T (I H H E I !» il il ?LF.DEVOIR * ACTUALITES p '$0 Radio-Canada v> L'horaire complet de Li ^ Chaîne culturelle aujourd'hui, en page 8 de L’^enda du Devoir V Pon,.,|a nation québécoise.Le colloque du 8 octobre en direct sur Internet Le colloque organisé vendredi prochain, le 8 octobre, par Le Devoir et le Programme d'études sur le Québec de l'université McGill, dans la foulée de notre série estivale sur la nation québécoise, sera retransmis en direct sur Internet.Cette retransmission sonore des débats, qui commenceront à 9h poiu- se terminer à 16h30, est rendue possible grâce à la collaboration de la radio communautaire C1BL et du fournisseur C@M Internet.Les internautes pourront entendre les délibérations par RealAudio en se rendant à l’adresse suivante: http://www.cibl.cam.org/nation.htm.Us pourront aussi, par hyperliens, accéder aux textes parus durant l’été et disponibles sur le site du Devoir.Ils pourront transmettre leurs commentaires et même poser des questions aux conférenciers, dont certaines seront relayées en direct au colloque pour alimenter les débats.Ce colloque est organisé en collaboration avec l’Association internationale d'études québécoises et le departement de science politique de l'université McGill.La période d’inscription au colloque est terminée.Cependant, les personnes qui s'étaient inscrites sur une liste d'attente pourront y participer puisqu’une deuxième salle a été libérée pour accueillir le public qui assistera aux débats grâce à une retransmission simultanée.Le colloque lui-même se déroule à la salle Moyse du pavillon des arts de l'université McGill, 853, rue Sherbrooke Ouest.11 faut absolument être inscrit pour pouvoir y assister.Le programme est disponible sur le site Internet du Devoir (ledevoir.com).n Internet Selon une étude menée dans vingt écoles multiethniques de Montréal Le français se porte plutôt bien l.Ol 1 SE LEDUC LE DEVOIR Une étude menée auprès de vingt écoles multiethniques de Montréal indique que le français s'y porte plutôt bien, surtout au primaire.Réalisée par un groupe de chercheurs specialises dans les questions d'immigration, d'intégration et de dynamique urbaine, l’étude, intitulée Concentration ethnique et usages linguistiques en milieu scolaire, précise que «de façon générale.le.français est la langue la plus utilisée à l’école».1rs en-j seignants y sont certes pour quelque chose, signalent les auteurs rattachés à l’Université de Montréal et à l’UQAM.«Du fait d'un encadrement pédagogique globalement adéquat et surtout de l'engagement du personnel scolaire, les écoles étudiées représentent des milieux de vie où la place du .français est nettement supérieure à celle qu’elle occupe au sein des communautés dont sont issus les élèves.» Plus encore que la famille ou l'école, ce sont cependant les amis qui conditionnent le plus la langue d'usage des jeunes observés.L’anglais est surtout répandu chez les élèves issus des communautés d’immigration ancienne, celle d'avant la loi 101, telles les communautés grecque, italienne et portugaise.Au secondaire, aussi, la performance du français est moins reluisante.«Il apparait clairement, indiquent les auteurs.que la .francisation s'impose davantage au niveau primaire qu'au niveau secondaire.[.] Cette tendance pourrait indiquer, si on l’interprète négativement, une francisation plus passagère que permanente chez un certain nombre d'élèves.» N’empêche, au terme d’entrevues auprès de 223 jeunes garçons et tilles de 4 et 5' secondaire, l’importance accordée au plurilinguisme est clairement ressortie.«Les jeunes alloplwnes et anglophones sont résolument convaincus de la valeur du plurilinguisme, attachés à leur langue maternelle et très sensibles au statut national et international des langues».peut-on lire dans l’étude.Par principe, on juge encore qu'il est nécessaire de connaître le français au Quebec et que la maîtrise de cette langue est indispensable pour étudier et travailler dans cette province.D’autres, relèvent encore les auteurs de l'étude, ont aussi affirmé que par déférence pour la société d’accueil, on doit parler sa langue.La loi 101 n'est pas sans conditionner les résultats de cette étude.Ln 1969,89 % des immigrants choisissaient l’école anglaise: en 1997, 75 % des allophones et prés de 95 % des nouveaux arrivants étudient en français.ESCALADE SUITE DE LA PAGE 1 Le déploiement de ces troupes correspond au plan de Moscou d'établir un «cordon sanitaire» autour de la république, avec une bande de sécurité à l’intérieur même de son territoire, à la suite des attentats qui ont fait 293 morts en Russie depuis le 31 août et de la rébellion d’islamistes venus de Tchétchénie au Daguestan en août et septembre.Selon la presse, ce cordon pourrait s'étendre jusqu'à la rivière Terek qui se trouve à environ 50 kilomètres de la frontière nord de la Tchétchénie.La présidence tchétchène a également indiqué que des blindés russes venant d'Ossétie du Nord avaient fait une brève incursion dans une autre région, celle de Bamout (sud-ouest).La télévision russe NTV a en outre affirmé que des soldats russes étaient entrés dans l'est de la Tchétchénie, via le Daguestan.occupant tr ois villages, ime information que Grozny n’a pas confirmée.Si ce cordon n'était pas suffisant pour protéger la Russie des «terroristes» tchétchènes, Moscou n'a pas exclu une opération terrestre à plus grande échelle.Révélant un nouvel aspect de la lutte contre la Tchétché- nie, le premier ministre russe a déclaré que «tous les or-gants du pouvoir en Tchétchénie étaient illégitimes, car élus en dehors des lois russes.Le seul organe légitime du pouvoir en Tchétchénie» est le Parlement élu en 1996 et actuellement en exil, a estimé M.Poutine à l'issue dime rencontre avec des députés de cette assemblée.Ces derniers ont annonce leur intention de former un gouvernement en exil.Moscou avait utilisé la même tactique juste avant la guerre en Tchétchénie, suscitant sans grand succès l’émergence d'un pouvoir hostile aux indépendantistes.M.Poutine a estime que les «réfugiés tchétchènes avaient voté avec leurs pieds en se sauvant vers la Russie».Ces réfugiés — plus de 88 000 hier en Ingouchie — ont quitté en masse le territoire indépendantiste lorsque Moscou a commencé à bombarder Grozny, il y a une semaine.Selon un bilan des autorités tchétchènes, 590 persomies ont été tuées et plus de 3000 blessées depuis le début des frappes le 5 septembre.Les Etats-Unis ont appelé hier la Russie à faire preuve de retenue en Tchétchénie, mettant en garde contre une répe-tition de la •>désastreuse» guerre de Tchétchénie et appelant au dialogue.«Nous continuons de penser que toute reprise des \ hostilités générales en Tchétchénie ferait du tort ata intérêts j propres de la Russie et menacerait davantage la stabilité dans \ la région du Nord-Caucase tout entière», a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain, James Rubin.DECROCHAGE Mais elles réussissent une grande partie de leurs cours SUITE DE LA PAGE 1 tats escomptés», reconnaît le ministère.Cette etude va dans le même sens que deux autres études dont Le Devoir a fait état cette semaine.Toutes ces ettides démontrent que des mesures actives de formation semblables à celles proposées aux assistes sociaux par Emploi-Québec n’ont pas porte fruits, bien que des centaines de millions de dollars y aient été consacrés au fil des ans.notamment dans des mesures de rattrapage scolaire en vue de l’obtention d'un diplôme de secondaire 5.Une exception à la règle: la formation technique au secondaire, où le nombre de diplômes dépasse celui des abandons.L'étude sur les participantes à la mesure REPS confirme que l'obtention d'un diplôme, en l'occurrence un diplôme d'études collégiales (UEO, contribue grandement à briser la dépendance à l'aide sociale.Une fois leur diplôme en poche, les femmes monoparentales, dans une proportion de 55 %, réussissent à quitter l'aide sociale.A l'oppose, quatre femmes sur cinq ayant jete l’éponge avant la fin de la mesure — qui leur garantissait un supplément à leur chèque d’aide sociale lors des sessions scolaires pendant deux ans au maximum — se retrouvent toujours à l’aide sociale.Comme l’objectif du ministère consiste en l’obtention d'un diplôme pour les participantes et leur sortie de l'aide sociale, un taux d’abandon de près de 80 % apparait comme un échec, reconnaît-on au ministère.Déjà, le ministère a recommandé aux ministres Diane Lemieux et .André Boiselair d'apporter des correctifs à ce type de mesures: resserrer les critères de sélection et assurer l'accompagnement et le soutien des participantes, surtout quand la mesure commence.On note que dès les doux premières sessions d’études, environ le tiers des participantes avait déjà abandonné.En revanche, le ministère se réjouit du taux de réussite des cours.Les participantes qui ont suivi trois sessions d’études ont réussi 79 % de leurs cours tandis que ce pourcentage chez les cégépiens en général est de 76 %, «un résultat intéressant», souligne le ministère, surtout si on tient compte du fait que ces femmes monoparentales «sont souvent plus âgées que l'ensemble des élèves du collégial.qu’elles ont eu des parcours deformation discontinus et qu'elles assument toutes des responsabilités familiales».50% des participantes avaient moins de 29 ans et les autres étaient âgées de 30 à 44 ans.Mais l’étude, de nature quantitative, n'explique pas pourquoi un si grand nombre de ces femmes monoparentales ne persévèrent pas alors quelles réussissent la grande partie de leurs cours.L'étude démontré cependant que les participantes qui avaient déjà commencé leur cégep avant de bénéficier de la mesure, soit 44 % du groupe, obtiennent plus souvent leur diplôme, ce qui s’explique aisément par le fait que la durée de leurs études est moins longue que celle des participantes qui partent de zero.Par contre, les assistées sociales qui avaient terminé leur secondaire grâce aux mesures de rattrapage scolaire offertes par le gouvernement décrochent moins souvent leur diplôme: de fait, 85 % d’entre | elles abandonnent.Enfin, les participantes qui ont choisi la formation tech- j nique (techniques administratives, biologiques et humaines en majorité) ont plus de succès que celles qui ont opté pour la formation générale qui conduit à l’université, même si la durée habituelle du DEC technique est de trois ans au lieu de deux ans.JOSPIN La gauche dans tous ses états SUITE DE LA PAGE 1 conversion «liberale» n'est pour ainsi dire pas achevée.Sans compter qu'elle tombait mal: à quelques jours de l'annonce, par le géant du pneumatique Michelin, de la suppression de 7500 postes.Ce même jour, le cours de l’action de Michelin a grimpé de 12 %, l’entreprise ayant enregistre une hausse de ses profits de 17 %.En voulant souffler une allumette.Jospin a mis le feu à la grange.Sur toutes les tribunes téléphoniques et à la télévision, on a raconté que la décision de Michelin était le fruit d'une sombre manipulation des actionnaires de la compagnie.L’animateur du journal télévisé de France 2 révéla que ces derniers étaient constitués de gigantesques fonds de pension américains dont les propriétaires se font dorer la couenne sur les plages de Miami.Lionel Jospin se faisait le complice de tels profiteurs! Le «parler vrai» n'est pas toujours payant en politique.Le premier ministre a dû consacrer deux semaines à refaire son image et à bien faire comprendre qu'il n’était pas de droite.Il a fallu inventer en catastrophe une «deuxième étape».Parmi l'attirail législatif destine à calmer la révolté, on trouve de pieux projets de loi destinés à taxer encore un peu plus le travail temporaire.On a même ressorti des placards un projet nébuleux sur le «contrôle administratif des licenciements».Comment expliquer que La France, où le taux de chômage baisse enfin, ne soit pas prête à accepter cette vérité qui veut que les gouvernements, malgré leurs immenses pouvoirs, n'aient pas celui d’interdire purement et simplement les licenciements?D’autant plus que ces derniers n'ont rien à voir avec ceux qu’on a connus au Québec chez les téléphonistes de Bell.Les 7500 postes supprimés chez Michelin le seront dans toute l’Europe et s’étaleront sur trois ans.De nombreux ouvriers seront mis à la retraite anticipée et d'autres reclassés, comme cela s'est produit à Yillevorde, en Belgique, où Renault avait ferme une usine il y a deux ans.Niais tout se passe, en France, comme si la classe politique vivait encore à l'époque du Front populaire alors que la société a les deux pieds dans le prochain millénaire.Le pays connaît depuis peu un veritable tourbillon de concentration.Total Fina et Elf Aquitaine viennent de créer le quatrième groupe pétrolier du monde.Plus tôt.c'était Alcan et Péchiney.Sans oublier les distributeurs Carrefour et Promodès.Les banques ont tenté l’aventure, sans y parvenir.Tout cela s'est déroulé sous les regards étonnamment neutres du gouvernement.Dans toutes ces transactions, le gouvernement a appris à ne pas imposer son diktat et à laisser faire le marché tant que celui-ci ne crée pas de distorsions graves.l’ire, depuis deux ;ms, ce sont les socialistes qui ont réalisé les grandes privatisations que la droite avait proposées (France Télécom, Air France, etc.).11 est même question, depuis peu, de reduction des impôts comme en Amérique du Nord.La recette ne semble pas mauvaise puisque la croissance française est au beau fixe (prévision de 2,3 % pour 1999).Du moins est-elle supérieure à celle du partenaire allemand.Tous les indices montrent que la confiance est revenue chez les consommateurs.11 faut dire que la concentration soulève parfois des craintes fondées.Celles-ci sont liées à la faiblesse des lois antimonopoles européennes et à une éthique commerciale souvent peu reluisante.Un procès comme celui intenté par le gouvernement américain contre Microsoft serait encore impensable à Paris ou à Bruxelles.Mais cette nouvelle liberté du marché ébranle aussi des dogmes anciens, ancres au plus profond de ce qu'on aime ici appeler «le peuple de gauche».Ce n’est pas pour rien que Lionel Jospin a longuement hésité à participer au «sommet des modemisateurs» de la gauche, qui se tiendra à Florence en novembre avec Tony Blair et Bill Clinton.Au cœur des débats, on trouvera évidemment la fameuse «troisième tvie» lancée par le premier ministre britannique qui déclarait cette semaine que «la lutte des classes est terminée» mais que «la bataille de l'égalité des chances commence à peine».En réalité, Lionel Jospin ne mène pas une politique si différente de celle de son homologue britannique.Sauf que lui n'a pas le droit de le dire, sous peine d'hypothéquer son destin présidentiel.criouxfà csi.coin LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 El Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier L’agenda culturel Au telephone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction @ledevoir.eom (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les axis publics et appels d’offres Au telephone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Ij Devoir e$t publie du lundi au samedi par le I>e\"tr Itu i nt '. LEVESQUE Une tension épouvantable SUITE DE LA PAGE l exactement pour quelle raison?Savait-il ce qu'il allait dire à ses partisans?Et que faisait Use Payette sur la scène, seule députée présente, au côté de Corinne Côté-Lévesque?L'apparition de celle qui avait été à l’origine du scandale des Yvette a souvent été interprétée comme un pardon du chef.Encore aujourd'hui, bon nombre de militants souverainistes gardent la conviction que la gaffe de Use Payette | leur a coûté le référendum.Celle-ci n’est pas agacée à l’évocation de l’affaire des ! Yvette.Au contraire.«J'aurais préféré qu'on revienne souvent sur le sujet pour que ça me permette d’expliquer com-\ ment c'est arrivé et ce qui s'est passé», dit-elle simplement.! L’histoire d’Yvette, qui fait du the et balaie le plancher, et j de son petit frère Guy.un champion de sports, scandalise les députés quand la ministre Payette leur apprend quelle ! est enseignée à l'école.Comme coup d’éclat, un 8 mars, on ne pouvait trouver mieux.Niais les choses se gâtent quelques jours plus tard.Use ! Payette se rend à un rassemblement du P;irti québécois à Montréal et doit, pour la première fois comme ministre, dit-elle, forcer des piquets de grève de travailleuses de g;ir-derie en colère.«Je suis entrée perturbée, troublée, malheureuse parce que je ne méritais pas ça — on le dit toujours —.puis je suis arrivée sur scène.Je me souviens que je n'étais pas bien sur la scène.Elle était très élevée et les gens étaient tout petits en bas.J'ai cherché comment commencer mon discours.Puisque, dans la semaine, j'avais révélé "Yvette et Guy" à l'Assemblée nationale, je suis repartie de ça."On a découvert qu 'il y avait des stéréotypes sexistes dans les livres décote.Moi.ce qui méfait peur, c’est qu'avec Claude Ryan comme premier ministre, on n’a pas fini d'avoir des stéréotypes sexistes".» «Ça.c’était correct, parce que c'était un opposant politique.precise l'ancienne ministre.Mais j'ai eu le malheur d'ajouter: "Il est marié avec une Yvette." J'ai dit, avant ou après, que moi aussi j'étais une Yvette.Je voulais dire que nous étions de la génération des femmes éle-j i fies, comme on le disait au sujet dYvette, pour faire des | épouses et des mères de famille.Dans mon esprit, c'était | que Mme Ryan.à l'âge qu’elle a, est aussi une Yvette.Elle j a appris ça à l'école, et moi aussi je suis une Y’vette.Et \ puis là.c'est parti.» Les libéraux ont très bien récupéré l'affaire, reconnait lise Payette.Iœ gros rassemblement au Forum avec les grandes féministes de l'époque.Michelle Tisseyre, Nicole Germain.Solange Chaput-Rolland.Thérèse Casgrain, Monique Begin, qui chantaient Uivc la Canadienne! avec un macaron Je suis une Yvette.Rien n'a fait plus mal à celle qui était en politique pour deux choses: la défense des femmes et la souveraineté du Québec.Pour le camp du NON.dont la campagne référendaire piétinait, l’affaire des Yvette a été une véritable locomotive que les excuses répétées de Use Payette n’ont pu freiner.Si la ministre de la Condition féminine avait perdu une certaine crédibilité au conseil des ministres, elle dit avoir toujours pu compter sur son chef «parce que.probablement.lui aussi avait fait des gaffes.», croit Use Payette.Mais ce n'était pas la raison pour laquelle elle était seule sur la scène du centre Paul-Sauvé.le soir de la défaite.Ce jour-là, les directives données aux députés stipulaient que chacun devait se rendre au centre dès que les résultats du vote seraient connus.Si le OUI l'emportait.René Lévesque et quelques ministres prendraient la parole.Si le résultat était NON, seul le chef s’adresserait à la foule.Use Payette a donc suivi les ordres.Mais, à sa grande surprise, elle a été la seule à se présenter.«Comme il n'y a personne d'autre, peut-être qu'il vaut mieux que je ne monte pas sur scène», a dit Mme Payette à René Levesque.«Vous êtes là.vous venez», a tranché le chef.Et Use Payette a suivi René et Corinne Lévesque.La vraie défaite de Lévesque Dans la petite pièce du centre Paul-Sauvé où ils attendaient avant de monter sur scène.René Lévesque était nerveux, marchait de long en large.Quelques heures plus tôt.lors du dépouillement du vote à la centrale du OUI.coin Saint-Denis et Sainte-Catherine, Lévesque avait amèrement constaté que les Québécois francophones ne l'avaient pas suivi vers la souveraineté.Personne ne s’attendait à remporter la victoire, les sondages internes avaient tôt fait de raisonner les souverainistes.«Maisselon ses conseillers, Lévesque avait confié qu'il serait chagriné s'il n'obtenait pas une majorité chez les francophones».explique son biographe Pierre Godin, qui prépare la sortie du troisième tome de la vie de René Lévesque.Le soir de la défaite, un de ses conseillera dit avoir vu son chef les yeux mouillés.«À ce jour, nul ne sait si nos deux cinquièmes de OUI représentèrent ce soir-là -19 % ou 51 % du Québec fiançais, a écrit René Lévesque dans ses mémoires.En revanche, les trois cinquièmes du NON étaient tristement indiscutables.Et durs à avaler, devais-je ajouter à l'adresse des quelque 5000 partisans qui s'étaient quand meme rendus au centre Paul-Sauvé.Au fond de la scène, côte à côte.Corinne, retenant ses larmes, et Lise Payette, tout de noir vêtue comme une pénitente.Devant moi.des visages qu 'aucune autre défaite n ’avait affaissés à ce point «“Le jour viendra pourtant, dis-je en m'efforçant de m'en convaincre moi-meme, et nous serons là pour l'accueillir.Mais je dois avouer que, ce soir, je serais bien en peine de vous dire quand ou comment.En attendant, il faut vivre ensemble." Pour couper court, j'entonnai Gens du pays, en faussant comme d'habitude.Puis je pris congé sur un 'À la prochaine" qui, lui non plus, n'était guère dans la note mais pouvait au moins faire un peu oublier le présent.» Mais ce que Lévesque ne mentionne pas, c’est que son discours a réussi à désamorcer une tension épouvantable chez les militants.«Les gens pleuraient à chaudes larmes, se souvient Lise Payette.La salle était tellement émotive que c'était dangereux.Si quelqu'un ce soir-là s'était trompé dans ce qu'il avait dit, on ne pouvait prévoir ce qui allait arriver.S'il avait fait une colère, ç'au-rait été tragique, les gens seraient sortis dans la rue et auraient tout cassé.Il Ta pris autrement, il Ta pris avec une lueur d'espoir en disant qu’on a fait un bout de chemin et on fera le reste la prochaine fois.» «C'était une veillée .funèbre», résume Corinne Côté-Lévesque.Avant de se rendre au lieu de rassemblement, le chef souverainiste s’était réfugié dans un coin pour griffonner des notes et marmonner son discours.Pas un mot non plus dans la voiture qui le conduisait à destination.«Il était triste mais pas découragé, raconte Mme Lévesque.Il comprenait les craintes des Québécois, sans bien sur les partager.» D'ailleurs, rappelle Pierre Godin, le chef s'est ressaisi et c’est lui qui a consolé son équipe, réunie chez l'organisateur péquiste Bertrand Bélanger, à Outremont.Puis les Lévesque sont rentrés à la maison.Le lendemain matin.Corinne Côté-Lévesque s’est levée tôt, avant son conjoint qui, contrairement à son habitude, s’est réveillé tard.11 dormait encore quand Gilles Vigneault a appelé pour prendre des nouvelles.«René ne paraissait pas trop perturbé, se souvient Corinne Côté-Lévesque.Mais on s'est rendu compte avec le temps qu 'il a eu de la difficulté à le digérer.» Les jours, les semaines qui ont suivi ont été l'occasion pour les souverainistes de faire le point.Et si Levesque avait tenu son référendum à la mi-mandat, en 1978, alors que la popularité de son parti était à son zénith.Et si Lise Payette avait laissé l'histoire d’Yvette et Guy dans les livres d'école.Pierre Godin rejette ces hypothèses.«Les Québécois n'étaient pas prêts à voter pour l'indépendance en 1980», tranche-t-il.Le seront-ils jamais?L’ère des «conditions gagnantes» fait sourire nos témoins.«J'avais dit que je ne verrai pas l'indépendance de mon vivant et j’en suis encore convaincue, dit Lise Payette.Ça va être plus long qu'on pense, et je ne sais pas ce qui va [la] provoquer.Je compte sur la maladresse d'Ottawa, mais ils ne sont pas si maladroits que ça.»
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