Le devoir, 19 février 2002, Page(s) complémentaire(s)
CARTE SANTÉ Un expert découvre des failles au projet de carte à puce Page A 3 LE MONDE L Arabie parle de reconnaître Israël pendant que la violence continue Page A 6 JLBJaMQ W W \Y .LE DEVOIR Les États-Unis et l’Irak Le Canada cherche à calmer la tempête MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Personne ne donjie sa bénédiction à une attaque unilatérale des Etats-Unis contre l’Irak, mais certains pays, dont le Canada, cherchent maintenant à calmer la tempête déclenchée par leur opposition.Le ton s’est adouci et on présente cette éventualité comme un scénario hypothétique qu’il ne sert à rien de commenter.En voyage en Allemagne, le premier ministre Jean Chrétien a, comme son homologue allemand Gerhard Schrôder, adopté cette nouvelle approche.Interrogé sur une éventuelle intervention unilatérale, M.Chrétien a répondu: «On n'est pas confronté avec le problème, l’administration [Bush] ne nous a rien demandé.» Le chancelier allemand a abondé dans ce sens.«Le président des Etats-Unis m’a affirmé que les alliés allaient certainement être consultés si des changements étaient apportés sur ce plan.[.] Pour ma part, je ne voudrais pas être entraîné dans un débat théorique.» VOIR PAGE A 10: CANADA Lire aussi: ¦ Bush souffle le chaud et le froid en Asie, page A 5 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 8: L’absolutisme de Bush HORS-JEU^ Une chance qu’il y a le curling e le niez pas, messieurs dames, ne gardez pas tout ça à l’intérieur, ça donne des ulcères et de l'acide lactique.De toute façon, je le sais, je vous connais comme si je vous avais tricotés dans un grand livre ouvert (celui des règlements de l'International Skating Union, tiens).Vous avez mal à votre Kénada.Comment dire, une souffrance nationale.Même votre bouclier canadien est impuissant à vous protéger de la douleur.Vous sombrez dans l’unifolie.Vous vous réveillez en sueur la nuit avec des visions de Denis Coderre.On vous avait laissé entr’apercevoir une vingtaine de médailles, Mme Rehorick la chef de mission comme ils disent en anglais avait dit que le Canada pouvait terminer troisième meiUeur pays du monde pour y gagner des médailles, et là, quoi?Après 10 jours de compétition, sept podiums.Un parcours ardu, que même le petit velours que vous avez ressenti dimanche soir en murmurant à part vous-mêmes le célèbre mot de Kennedy, Ich bin ein Sayabecois, ne parvient pas à juguler.Et que dire de notre secrétaire d’Etat au Sport amateur, M.de Villers, qui commence chaque entrevue en disant que le gouvernement du Canada a augmenté son budget sportif de 50 % — sans jamais préciser d’où il partait — et annonce quelque chose qui ressemble à la création d’une commission consultative publique d’enquête chargée de procéder à des audiences afin de rédiger un rapport provisoire formulant des recommandations devant conduire à l’élaboration d’orientations stratégiques et à l'ébauche d’un plan d’action préliminaire?Je an Dion VOIR PAGE B 5: CURLING SALT LAKE 2002 999 Doublé canadien en saut acrobatique féminin Page B 6 INDEX Annonces .B 6 Idées .A 8 ex Avis publics.A6 Le monde .A 5 H 4 Culture B8 Météo .B 6 O Économie .B 1 Sports .B 5 O A K Télévision.B 7 yjn 00 La solution Levine: spécialiser les hôpitaux fCÜÉI SI JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le nouveau ministre délégué à la Santé, David Levine, a déjà une bonne idée de ce qu’il faut mettre en œuvre pour désengorger le système de santé québécois.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pour limiter les lisles d'attente et requinquer les urgences, le nouveau ministre délégué à la San té, David Levine, croit qu'il faut concentrer les ressources et limiter au minimum le nombre d'hôpitaux où se feront des chirurgies comme les cataractes et les remplacements du genou ou de la hanche.L’ex-directeur d’hôpital appelé à la rescousse par le gouvernement Landry pour donner un coup de fouet au réseau de la santé a déjà une idée assez dai re de ce qu’il faudrait faire pour mettre fin aux inter minables listes d'attente qui hantent les hôpitaux.A son avis, l'éparpillement (les ressources coûte cher, très cher, aux contribuables.La solution Levine: spécialiser les hôpitaux en concentrant certaines chirurgies à haut volume dans un ou deux lieux dans la métropole.«Est-ce qu ’il y a un intérêt à regrouper les chirurgies pour la catarurtc?C’est une intervention où on a des retards.Un regroupement où on fait 6000, 71XX) ou 10 000 cataractes à la même place avec une organisation efficace, oui ça serait nettement moins cher», estime le nouveau ministre, qui s'inspire de sa propre expérience, à titre d’ex-prési-dentdirecteur général de l’hôpital général d’Ottawa.Dans la capitale fédérale, les opérations de la cataracte ont été concentrées dans l'un des trois hôpitaux fusionnés, le Riverside, où sont maintenant réalisées, en 14 minutes par intervention, quelque 10 (XX) cataractes par année1 au coût unitaire' le plus bas au Canada «Quand vous faites cela en concentration, les techniciens deviennent très expérimentés et il n'y a pas d’annulation si quelqu 'un est absent.U y a toute une équipe pour prendre le relais, avec le même niveau d’efficacité», soutient David Levine, qui juge que cette solution doit être envisagée pour le réseau.Dans la même veine, le ministre pense concentrer d’autres services, notamment les services diagnostiques, dont l’inefficacité légendaire enraye à la fois VOIR PAGE A 10: LEVINE Le théâtre et la violence faite aux enfants La «vraie vie», le «vrai monde», les «vraies affaires» Le théâtre Les deux mondes donne quatre représentations «spéciales» de L’Histoire de l’oie à IVQAM MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR Quatre de plus.Quatre représentations «spéciales» de L’Histoire de l’oie de Michel Marc Bouchard, ce classique du théâtre jeunesse qui parle de violence faite aux enfants.«Spéciales», parce que ça se passe à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM a l’occasion de Sculptures vivantes, un événement multidisciplinaire regroupant des intervenants de douze quartiers dits «défavorisés» de Montréal.et le public, bien sûr.Chaque soir, cela fait plus de 600 spectateurs-citoyens impliqués — dont 200 provenant des quartiers visités —, réunis autour d’une réflexion sociale sur le thème de la violence faite aux enfants.C’est ce qu’on appelle du théâtre branché sur la «vraie vie».Sur le «vrai monde» aussi, celui des communautés culturelles et des secteurs défavorisés.Et sur les «vraies affaires».Monique Rioux, du théâtre Les deux mondes, est au cœur de ce projet où le théâtre, l’animation sociale, le chant choral et les arts visuels s’associent pour dénoncer le silence entourant le phénomène de la violence tournée contre les enfants.«Elle prend plusieurs formes, cette violence, dit Monique Rioux.On s'en rendra compte avec les petites histoires racontées dans Sculptures vivantes, que les spectateurs verront en entrant dans le hall de la salle Marie-Gérin-lMjoie.» Ce travail est en fait le résultat d’une série d’ateliers sur le thème de la violence tenus un peu partout à Montréal dans douze quartiers dits défavorisés, driochelaga-Maisonneuve à Pointe-Saint-Charles en passant par VD-leray, Rosemont et la Petitt-Bourgogne.Dirigés par Monique Rioux, des enfants, des adolescents et des adultes y ont créé ensemble des scènes mimées illustrant ces histoires: l'animatrice les a aidés à structurer tout cela pendant qu’eux choisissaient leur(s) rôle (s).Seuls accessoires permis: du tissu, un bâton ou une corde.•Il s'agit essentiellement de tableaux animés, reprend Monique Rioux.Hyena 18 dont 12 en fait qui VOIR PAGE A 10: THÉÂTRE LES DEUX MONDES L’artiste Stéphane Paquette au cours de la création d’un tableau intitulé «Le rêve des cueilleurs de jasmin d’être libérés par la chamelle de Mahomet».Monique Rioux Brevets sur les gènes : comment limiter les dégâts Il est urgent d'agir, disent des experts PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Dernier de trois articles Les experts admettent aujourd’hui que les brevets sur les gènes sont incontournables.Reste maintenant à limiter les dégâts.Des mesures juridiques sont proposées pour restreindre l’étendue des brevets et ainsi préserver l’accès de la population aux tests génétiques qui seront développés.Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en France où I/' Devoir]'a récemment jointe, Marie-Angele Hermitte est étonnée que les politiques et le public découvrent aujourd'hui avec stupéfaction que des genes humains sont brevetés alors que certains le sont depuis plus de vingt ans.Elle qui avait l'impression de prêcher dans le désert au début des années 1980, alors qu’elle s’opposait férocement au fait de breveter le vivant reconnaît qu’il est maintenant difficile de revenir en arriéré, «(yuand virus avez un monde qui fimctùmne depuis 25 ans sur une règle du jeu qui lui est commune et qu’il a acceptée, le fait que les politiciens se réveillent maintenant n’y changera rien.D'autant plus que, chez les Américains, on ne détecte pas le moindre frémissement de retour m arriére.Et que, dans la mentalité du monde actuel, si les Ètats-Ums fimt quelque chose, il faut faire pareil», lance-f-etle avec résignation.La brevetabilité des gènes humains est désormais un fait accompli dans les pays développés, renchérit Richard Gold, professeur a la faculté de droit de l’université McGill.D- juriste résume ainsi sa pensée de même que celle des participants d’un atelier sur la propriété intellectuelle dans les biotechnologies qui était organisé par l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE) a Berlin en janvier dernier.•Il est trop tard pour réfléchir aux aspects éthiques relatifs à la brevetabilité des gènes, rapporte-t-il.Il est vrai que le système de propriété intellectuelle [brevets] se concentre trop sur les aspects économiques et pas suffisamment sur les questions morales et sociales, comme la santé de la population.Ces questions sont importantes, VOIR PAGE A 10: GÈNES ,, t 1 ?I 778313000658 L K Ü E V (I I H .LE MARDI 19 FÉVRIER 2 0 0 2 L E .\l 0 \ 1) E Un premier témoin incrimine Slobodan Milosevic L’ancien leader serbe termine sa défense en «vainqueur moral» BAZUKl MUHAMMAD RKLTKRS La grande mosquée au coucher du soleil.Deux millions de pèlerins sont attendus à La Mecque AGENCE FRANCE-PRESSE La Mecque — Des centaines de milliers de musulmans continuaient hier d’affluer à Mecque, où les autorités saoudiennes ont renforcé la sécurité, pour le pèlerinage annuel qui commence mercredi.La police saoudienne a érigé sept grands blocs en ciment autour de La Mecque, dans l’ouest du royaume, pour empêcher toute personne sans autorisation d’entrer dans la ville.Des milliers de fidèles, ne disposant pas de permis spéciaux, étaient refoulés aux portes de la ville où des centaines de policiers patrouillaient.Selon des statistiques officielles, plus de 1 320 000 pèlerins sont arrivés en Arabie samedi avant 21h GMT, heure limite pour Un troisième officier veut la tête de Chavez REUTERS Caracas — Ajoutant sa voix à celles de deux autres officiers dissidents, un contre-amiral vénézuélien a publiquement condamné hier la conduite «antipatriotique» du président Hugo Chavez, en exhortant ses collègues militaires et la population à exiger sa démission.Le contre-amiral Carlos Molinas a accusé Chavez de chercher à transformer le Venezuela en «tyrannie de gauche» et d’entretenir des liens «dangereux» avec des rebelles marxistes colombiens.«Je proteste publiquement contre le comportement du président, qui contrevient à la Constitution», a dit Molinas lors d’une conférence de presse dans un hôtel de Caracas.Au début du mois, deux autres officiers avaient dénoncé en public Chavez et son «gouvernement tyrannique» en réclamant sa démission.Leurs critiques avaient plusieurs manifestations antigouvernementales.la popularité de Chavez a fortement baissé depuis son élection en 1998, en particulier parmi les classes moyennes qui ne cachent pas leur mécontentement face à son style autoritaire et à ses orientations de gauche.Le gouvernement avait rejeté les protestations des deux autres officiers, qui risquent des mesures disciplinaires, en les qualifiant d’incidents isolés et en affirmant que le calme régnait dans les casernes du pays.EN BREF Meurtre d’un député haïtien Port-au Prince (AFP) — Un parlementaire haïtien, Marc André Diro-gène, a été tué par balles dimanche dans la capitale haïtienne, a annoncé le porte-parole de la présidence, Jacques Maurice.Selon le porte-parole, le député, membre du parti I .avalas au pouvoir élu lors des élections contestées de mai 2000, a été tué par des inconnus en présence de sa femme et de son enfant alors qu'il se trouvait au volant de sa voiture en compagnie de ses gardes du corps à Port-au-Prince.Les meurtriers ont pris la faite tandis que les gardes du corps du député ont été placés en garde à vue.Les livres ne font pas le poids Londres (Reuters) — Cinq militants irréductibles du système duodécimal ont perdu hier devant la Haute Cour de Londres une bataille judiciaire visant à permettre aux épiciers insulaires de continuer à vendre fruits et légumes à la livre ou à l'once.Ces «martyrs» autoproclamés du système métrique, reconnus coupables en première instance de st' servir de mesures datant du Moyen Age, mais n’ayant plus cours, ont estimé que leur désaveu illustrait comment «un pays et ses peuples ont été trahis sans ém/jvoque parleur élite politique».l’arrivée des vols des pèlerins.Mais l’affluence des fidèles en provenance de l’étranger se poursuivait en vertu de dérogations des autorités du royaume où, selon des experts, le nombre des pèlerins devrait dépasser largement les deux millions, dont des centaines de milliers de Saoudiens et d’expatriés résidant dans le pays.Parmi les retardataires, figurent notamment les pèlerins afghans, dont un millier devraient arriver hier à bord d’avions saoudiens.La mission afghane des pèlerins à La Mecque a indiqué à l’AFP qu’au total 12 500 Afghans avaient reçu des visas pour le haj.Les Emirats arabes unis se sont joints hier à l’Arabie Saoudite, à la Grande-Bretagne et au Pakistan pour mettre en place un pont aérien afin d’acheminer les fidèles afghans.G É R A L D DE HEMPTINNE LIBÉRATION La Haye — Un premier témoin appelé par l’accusation a déposé hier devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, mettant directement en cause Slobodan Milosevic pour son rôle dans les atrocités commises au Kosovo.Ancien membre de la présidence de la Ligue des communistes de 1970 à 1981, année où il démissionna en signe de solidarité avec des militants de souche albanaise qui s’étaient heurtés à la police, Mahmut Bakalli, 66 ans, a rappelé aux juges l’abrogation du statut d’autonomie du Kosovo par l’ancien président yougoslave en 1991, puis la répression des Kosovars de souche albanaise, qui s’était encore aggravée après 1998.La guerre au printemps 1999 a entraîné l’expulsion de 800 000 Albanais de la province et le meurtre d’au moins 900 d’entre eux.Le rôle de Milosevic dans cette tragédie sera analysé à la loupe par les juges dans les prochains mois.Selon le procureur, il y a assez d’éléments qui désignent l’ancien président comme un des responsables majeurs des exactions.«Plan de terre brûlée» Mahmut Bakalli a notamment évoqué une rencontre qu’il a eue avec le chef de la Sécurité d’Etat au Kosovo, David Gajic, qui lui a parlé pour la première fois, en 1997, d’un «plan Terre brûlée».Ce plan «prévoyait la destruction de 700 villages albanais du Kosovo».Interrogé par le juge Patrick Robinson pour savoir qui était derrière ce plan, le témoin a répondu: «J’ai compris que c’était le plan de la Serbie ou celui de Slobodan Milosevic.» Mahmut Bakalli avait rencontré personnellement Slobodan Milosevic à deux reprises, en 1997 et en 1998, afin de tenter de mettre fin aux violences des forces serbes dans la province.11 avait évoqué notamment le sort d’une famille entière abattue par la police.«Quand je lui ai dit: “Mais il y avait des femmes et des enfants”, il a répondu: “Nous leur avons donné deux heures pour s’enfuir*», a relaté ce témoin, en précisant n’avoir vu aucun signe «d’émotion ou de culpabilité» chez son interlocuteur.Mahmut Bakalli fera l’objet demain d’un contre-interrogatoire mené par Slobodan Milosevic.L’accusé, pour sa part, a terminé la présentation de sa défense, dont la pierre angulaire sera la responsabilité de l’Occident — les Etats-Unis et l’Union européenne Le témoin n’a vu aucun signe «d’émotion ou de culpabilité» chez l’accusé en particulier — dans la désintégration de la Yougoslavie, par leur soutien aux séparatistes et aux terroristes en Croatie, en Bosnie et au Kosovo.«La vérité est de mon côté et c'est pour ça que je me sens supérieur, ici, c’est pour ça que je me sens le vainqueur moral», a lancé en conclusion l’ancien président yougoslave qui a largement abordé les conflits bosniaques (1992-1995) et croates (1991-1995), quelque peu négligés lors de sa déclaration liminaire, la semaine dernière.Selon le procureur.Slobodan Milosevic a fourni aux extrémistes serbes de Bosnie des soutiens financiers, politiques et logistiques.«En ce qui concerne mes prétendus ordres à la Republika Srpska, seule une personne ne connaissant pas le degré de vanité des politiciens serbes, leur intolérance par rapport à toute ingérence extérieure, peut inventer ce genre de théorie», a affirmé l’ex-homme fort de Belgrade, qui prétend avoir «inlassablement» œuvré en faveur de la paix en tentant de contrôler au mieux les Serbes de Bosnie et leurs chefs politique et militaire, Radovan Karadzic et Ratko Mladic.Quant aux massacres perpétrés par les forces armées serbes de Bosnie dans l’enclave de Srebre- ARCHIVES REUTERS Slobodan Milosevic nica en juillet 1995, (au moins 6 500 morts parmi la population musulmane), Slobodan Milosevic a affirmé en avoir été informé par l’envoyé de l’Union européenne en Bosnie, Cari Bildt.«J’ai tout de suite téléphoné à Radovan Karadzic, qui m'a juré qu’il ne savait rien.» Dans la dernière partie de son exposé, l'ancien président s’est également penché sur le conflit croate, affirmant que la guerre a été provoquée par la politique belliciste de l’ancien président croate Franjo Tudjman, qui voulait expulser les Serbes de Krajina.Canada deux offres ÏTi U Cm üÜü^ JT ¦ spécialement dans î i de votre portefeuille ces obligations d'épargne sont en vente pour un temps limité seulement.YCkŸOkT 1 r™ i s OBLIGATION À PRIME DU CANADA 2,00 * 3,00 * 4,25% 4,75 *6,00 4N 2 AN 3 AN 4 ÉMISSION 25 - TAUX ANNUEL COMPOSE DE 3.99 X APRÈS 5 ANS OBLIGATION D’EPARGNE DU CANADA 1,30% 2,75'4,00 AN I AN 3 AN ï EMISSION 76 - TAUX ANNUEL COMPOSE DE 2,67 % APRES 3 ANS C’est le moment ou jamais d’acheter les Nouvelles Obligations d'épargne du Canada.Les taux intéressants appliqués aux Obligations d'épargne du Canada et aux Obligations à prime du Canada en font un excellent choix pour les REER Les deux titres jouissent de l'entière caution du gouvernement du Canada, assurent rendement garanti et flexibilité tout en ne comportant aucuns frais L'Obligation d'épargne 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que je peux faire.Mais ils ont dit qu'ils nous consulteraient de toute façon.» Le changement de ton coincide avec le voyage en Asie du président américain George W.Bush, voyage au cours duquel il essaie de ménager la susceptibilité de ses hôtes, en particulier coréens.R n'a pas écarté la possibilité d’une intervention unilatérale contre l’Irak, mais a évoqué un certain intérêt pour une solution négociée, M.Bush a lui-même mis le feu aux poudres le mois dernier avec son discours sur l'état de l’Union.Il avait alors comparé l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord à un «axe du mal», les accusant de soutenir le terrorisme, le développement d’armes de destruction massive ou encore d’héberger des membres d’al-Qaïda, Dans les jours qui ont suivi, Washington a indiqué qu’il pourrait intervenir militairement en Irak, quitte à le faire seul.Les capitales européennes, asiatiques et canadienne ont rapidement fait entendre leur désaccord.Le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, avait même qualifié de «simplisme» la position américaine.Le vice-premier ministre canadien John Manley pensait pour sa part que M.Bush tenait des propos «belliqueux».La semaine dernière, lors de spn passage à Moscou à l’occasion de sa mission d’Equipe Canada, M.Chrétien avait offert une première réaction.«La question de la production d’armes inacceptables en Irak est un problème qui relève des Nations unies et c’est totalement différent du problème du terrorisme.Nous avons accepté de faire partie de la coalition en Afghanistan.S'il y a d’autres problèmes ailleurs, nous les évaluerons au cas par cas.Pour le moment nous n’avons aucun plan concernant l’Irak ou tout autre pays.» Il avait ajouté qu’une action unilatérale n’irait «nulle part», provoquant une certaine inquiétude à Washington qui a demandé des clarifications.Le nouveau ton adopté hier a été repris à Ottawa.«On ne peut répondre à des questions hypothétiques dans un domaine aussi complexe.[.] Les États-Unis examinent toutes les possibilités et nous continuerons à travailler au sein des Nations unies, comme parle passé, pour assurer l’application des sanctions contre l'Irak et obtenir que les inspecteurs puissent y entrer.Toute autre action future devra être envisagée en fonction des circonstances», a dit le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, à sa sortie des Communes.Il n’a même pas voulu dire si le Canada exigerait que cela se fasse sous le parapluie des Nations unies.John Manley s’est montré plus nuancé et précis.«Nous avons une très grande marge de manœuvre.Nous déciderons nous-méme de ce que nous allons faire.» Mais il a rappelé que les soldats déployés en Afghanistan l’étaient en vertu de résolutions des Nations unies et de l’OTAN.«En l’absence de ce genre de cadre de travail, ce ne serait pas la politique du Canada de s’engager dans d’autres opérations [.] Nous n’allons pas intervenir dans un autre pays sans au moins un cadre de loi international», a-t-il cjit Le Canada a toujours appuyé les Etats-Unis lorsqu’il était question d’obtenir le retour des inspecteurs des Nations unies en Irak, mais, a noté M.Manley, cela n’a rien à voir avec une éventuelle intervention militaire.La position du gouvernement Chrétien a reçu l’appui de tous les partis d'opposition, sauf de l’Alliance canadienne.Cette dernière voudrait que le Canada se tienne au coude à coude avec les Américains, y compris pour déloger le président irakien Saddam Hussein du pouvoir.Le député allianciste Brian Ballister a déploré les positions récentes du Canada Selon lui, elle constitue un recul.Il n'a pas clairement dit qu’il appuyait une intervention unilatérale, mais a ajouté: «Ce ne serait pas unilatéral si un autre pays offrait son appui moral.» Avec Reuters et la Presse canadienne LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel .Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury.^ étage.Montreal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint Martin Ouest.I-aval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.» y -» LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS lAitte contre le terrorisme Les ressources de la planète doivent être mieux partagées, dit Clinton L'ancien président américain a prononcé une allocution à Montréal au profit de deux hôpitaux pour enfants PRESSE CANADIENNE Bill Clinton a demandé au Ca-nada de continuer à soutenir les Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme, hier soir, à la Place des Arts, où l’ex-président américain a prononcé une allocution visant à recueillir des fonds pour les deux hôpitaux pour enfants de Montréal.Mais selon M.Clinton, il faut davantage qu’un effort militaire pour contrer le terrorisme: les ressources de la planète doivent être mieux partagées afin de réduire la pauvreté dont sont victimes des millions de personnes sur Terre., «J'espère qu’à titre d’amis des États-Unis, vous ferez ce que vous pourrez afin que votre pays et le mien essaient de bâtir un monde avec plus de partenaires et moins de terroristes», a dit M.Clinton.Bill Clinton ARCHIVES LF DEVOIR Au cours de son allocution de vant un parterre d’environ 3000 personnes, l’ex-président des Etats-Unis a remercié les Canadiens pour les efforts consentis afin d’aider les citoyens américains dans la foulée des attaques terroristes du 11 septembre à New York et Washington.11 a affirmé que leur promptitude à offrir de l’aide et leur générosité avaient été grandement appréciées.«Pour quiconque est déjà venu au Canada, leur attitude n'a pas constitué une surprise», a-t-il dit.Concernant la lutte contre la pauvreté, M.Clinton a affirmé que la globalisation de l’économie avait permis d’améliorer le niveau de vie dans plusieurs pays, mais qu’il inv portait de ne pas ignorer la persisr tance de certains problèmes.«Un milliard de personnes auront faim lorsqu'elles se mettront au lit ce soir», a-t-il dit.Les fonds recueillis grâce à M.Clinton, dont les honoraires s’élèvent à 290 000 $ US par conférence, seront versés à l’Hôpital pour enfants de Montréal et l'Hôpital Sainte-Justine.Les organisateurs espéraient recueillir 850 000 $.LEVINE Même dans le contexte budgétaire anémique actuel, le ministre croit à la nécessité de continuer à appliquer la loi antidéficit SUITE DE LA PAGE 1 le bon fonctionnement des urgences et des cliniques privées.«Quand je regarde nos délais pour avoir des résultats de laboratoire et que ça prend des semaines, c'est inapproprié.C’est un des grands éléments-clés d’investir dans le diagnostic.Il faut que le résultat parte vite au médecin», soutient David Levine.Ce dernier parle d’ailleurs de créer un service de laboratoire régional à Montréal, où convergeraient toutes les analyses réclamées tant par les hôpitaux, les cliniques que les cabinets.«Regrouper les activités de laboratoire dans un lieu central, avec de nouveaux appareillages, où la technologie permettrait un grand volume à un coût moindre, c’est quelque chose qu’il faut regarder très sérieusement», insiste-t-il.Prônée par le rapport Clair, l’idée de cliniques spécialisées affiliées à des hôpitaux, où seraient réalisées, à moindres coûts, des chirurgies mineures hors des hôpitaux, est aussi dans la mire du ministre délégué.«On regarde la possibilité de donner suite à la recommandation des cliniques affiliées et des rencontres exploratoires ont eu lieu avec les fédérations de médecins», affirme l'ex-délégué général du Québec à New York.Tous ces exemples, choisis par David Levine, montrent la détermination de ce dernier à faire bouger en profondeur le réseau des hôpitaux, même sans injection exceptionnelle de fonds supplémentaires.Cela dit, le principal intéressé convient lui-même que l'un des problèmes majeurs du réseau est son sous-financement.De quel ordre?Ce dernier SUITE DE LA PAGE 1 mettent en scène des cas malheureusement trop vrais dénoncés par l'organisme Libérez les enfants: on y parle de l’exploitation économique des enfants par le travail dans les mines, dans les champs et dans les usines du tiers-monde où on leur fait fabriquer des tapis pour des salaires de famine.» Rappelons que les organismes qui travaillent dans ce secteur estiment que plusieurs nations contreviennent à la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enlanL Près de 300 millions d’entre eux (!) vivraient ainsi dans des conditions ne rappelant rien de moins que l’esclavage.Quant aux six autres tableaux de Sculptures vivantes, ils font plus référence à L’Histoire de l’oie, ce conte pour enfants humiliés, et au fait que le petit Maurice réussit à survivre, dans la pièce, grâce à la relation qu’il établit avec son oie; on y rencontrera des animaux presque mythiques venant sortir des enfants de situations insoutenables.Les spectateurs assistant aux représentations «spéciales» de ITIQAM verront aussi des masques et une série de douze grandes (4' X 8') fresques peintes réalisées par des artistes et des participants aux ateliers supervisés par Solange Courval et Yolaine Lefebvre; elles aussi décrivent des animaux mythiques tirant des enfants d’un mauvais pas.Dans la salle Marie-Gérin-Lajoie, elles serviront de toile de fond aux scènes mimées de Sculptures vivantes.Théâtre «impliqué» Au théâtre Les deux mondes, ce travail d’animation n'est pas nouveau puisqu’il caractérise la compagnie depuis sa fondation en 1973 — sous le nom de La Marmaille.Monique Rioux, qui s'occupe particulièrement de ce secteur dans l’organigramme des Deux mondes, a déjà donné des ateliers un peu par- s’abstient toutefois de chiffrer l’ampleur du manque à gagner.«Dans le réseau, il y a une croissance des dépenses de 6 % et on [le gouvernement] donnera cette année 3,2% [de hausse des budgets], dit-il C’est sûr qu’on arrive chaque année à des déficits.Si on veut répondre aux besoins, il faut çombler le manque à gagner ou limiter les services».A l’instar de son coUègue et équipier François Legault, ministre en titre à la Santé, il rappelle que c’est du côté d’Ottawa qu’il faut chercher des revenus supplémentaires pour la santé.«On est responsables d’administrer le système, eux [le fédéral] de le payer.Nous, notre job s’est de nous assurer que chaque dollar investi donne 100 % de services directs à la population», claironne-t-il.Même dans le contexte budgétaire anémique actuel, le ministre Levine croit à la nécessité de continuer à appliquer la loi antidéficit, qui seule permet d'imposer des balises claires aux hôpitaux et d’obliger ces derniers à rendre des comptes à la population.Et d’ici à ce qu’Ottawa se décide à redistribuer ses surplus, David Levine se refuse à entrouvrir la porte à un système où certains citoyens pourraient obtenir un accès plus rapide à des services de santé en puisant dans leurs poches.«Je crois au système universel depuis 25 ans.C’est une des valeurs sociales pour lesquelles je me suis embarqué dans le système de santé.Si le système n'est pas capable de fournir des services adéquats et accessibles dans des délais appropriés, des pressions grandiront pour avoir accès à ces services autrement.Nous avons cette grande responsabilité de rebâtir la capacité de livrer les services à la population.» tout sur la planète (en Russie, elle a même travaillé avec une troupe de danseurs sourds-muets!).C’est elle qui a développé ce concept original faisant appel aux arts visuels et au chant choral en plus d’impliquer directement les gens du milieu en les faisant se pencher sur des questions cruciales et trop souvent omniprésentes.Elle en avait imaginé la formule lors d’une tournée de onze villes dans les territoires Inuits en 1980 avec un spectacle intitulé On n’est pas des enfants d’école.Mais c’est avec leitmotiv, une autre production des Deux mondes, qu’elle en a trouvé la forme actuelle en greffant au spectacle une exposition de lettres provenant de Sarajevo assiégée.Elle développe présentement une nouvelle série d’ateliers autour du plus récent spectacle de la compagnie, Mémoire vive.Et elle prépare «quelque chose de spécial» avec le dramaturge Louis-Dominique La-vigne pour le prochain Festival de théâtre des Amériques en 2003.Depuis 1986, la compagnie est installée dans le quartier Villeray et anime toute une série d’événements en collaboration avec les écoles et les organismes de la communauté.Ce qui n’a pas empêché Les deux mondes de donner, au cours de ses 28 années d’existence, plus de 3000 représentations de ses productions dans plus de 200 villes de 27 pays, sur tous les continents.L’HISTOIRE DE L’OIE De Michel Marc Bouchard.Mise en scène: Daniel Meilleur.Avec Yves Dagenais et Alain Fournier.Une production du théâtre Les deux mondes présentée ce soir, demain et les 22 et 23 février à la salle Marie-Gérin-Lajoie de ITJQAM, dès 19h30.GENES Sl'ITE DE LA PAGE 1 nuits neanmoins dépassées.Its gènes sont brevetables et il | est désormais impossible de renverser la tapatr.( >n doit ; l’accepter ri songtr à ce que l’on peut faire pour s'assurer que ces brevets n auront pas de consequences m'jiistes perur la santé publique'.» En fin de compte, Marie-Angèle Her mitte ne s'oppose pas catégoriquement à toute tonne de propriété intellectuelle dans le domaine des biotechnologies.Mais le droit des brevets dans sa tbnnule actuelle lui apparaît un outil trop puissant.Pour réduire l’étendue de lx's brevets très laigi-s qui ; portent leurs tentacules jusque sur les produits (lests diagnostiques, modes de traitement et médicaments) émergeant de la recherche sur le gène breveté, plu sieurs experts, dont Mark»Angèle Hennitte, proposent que chaque inventeur puisse conserver sa capacité d’obtenir des brevets—même si son invention a affaire avec un gène breveté.Cela suppose que les brevets soient beaucoup moins étendus et qu’ils ne soient pas dépendants les uns des autres, poursuit Marie-Angèle Hennitte.Un brevet ne devrait par exemple porter que sur le test diagnostique développé à partir de la sequence génétique identifiée.Ainsi, la personne qui améliorerait i’efficadté de ce test pourrait obtenir un deuxième brevet indépendant du premier sans être obligée de demander l’autorisation et de payer fit's redevances au titulaire du premier brevet Pour le I> Dominique Stoppa-Lyonnet de l’Institut Curie de IVis, It's brevets sont des moteurs puissants qui font avancer la recherche.«Mais en ce qui concerne la bm'etabilité du virant, le système s’étrangle lui-même, dit-elle.Iss droits am/rrrs parles breiots semblent aujour-dhui sans fin et exorbitants.Que les brevets permettent à des laboratoires, à des investisseurs de rentrer tiems leurs frais.D'accord.Mais pas forcément de faire des profits complètement démentis.On dit toujours que les industries pharmaceutiques ont des emits considérables pour detelop-per des médicaments, mais ils sont récompensés au centuple.» L’autre cheval de bataille de Marie-Angèle Hennitte du CNRS est la reconnaissance des personnes qui ¦'donnent leur ADN» à des chercheurs qui sont susceptibles de découvrir des gènes importants et de les breveter.S*» Ion la smiologuc, il est primordial que le consentement de a"s personnes devienne une condition de brevetabilité.«Toute cette recherche ne fonctionne pas si les gems ne demnemt pas les prexluits de leter corps.Il y a là un dem de matière première demi dépend l’industrie.Si on ne tiemt pas compte de la psyelwlogie des donneurs, de lerer existence, du fiiit qu ’ils emi accepté de demner leurs gènes, le système n 'est pas promis à un grnnei avenir», commentet-elle.Une exception: les tests diu|£nostiques Le juriste Richard Gold propose pour sa |)art diverses solutions juridiques visant à préserver l’accès de la (xr pulation aux tests diagnostiques.Pour ce professeur de McGill titulaire de la chaire BCE E-Govemance, le brevet sur une séquence génétique ne devrait porter que sur la molécule chimique elle-même et non sur l’information personnelle qu’elle renferme.«Un brevet ne devrait pas empêcher quelqu ’un de reproduire sa propre séquence d’ADN quand le seul but est d’avoir accès à l'infirr-matiem qui est codée par cette séquence», précise-t-il.Rappelons que pour effectuer un test diagnostique, il est nécessaire de reproduire en multiples exemplaires le gène suspecté afin de faciliter la lecture des acides nucléiques qu’il contient.Or, la simple reproduction d’un gene breveté constitue une infraction.«Si l'em distinguait clairement l’aspect structurel et phy sique de la molécule d’ADN de sem àspect infirrmatiemnel, les tests diagnostiques ne seraient plus sous la coupe des brevets, avance Richard Gold.[Grâce à cette dichotomie], on ne pourrait plus empêcher quelqu ’un de découvrir l'information que renferme la séquence d’ADN particulière qu’il porte en lui.Ear contre, si la séquence brevetée est employée pmr créer un médicament, le brevet s’appliquera, car utilise alors la molécule chimique.» Pour soustraire les tests diagnostiques de la portée des brevets, Richard Gold propose également d’avoir recours à une exemption particulière, dont les ternies sont inscrits dans la réglementation européenne.Selon cette exemption, des brevets ne peuvent être accordés sur une invention dont la commercialisation est susceptible de porter atteinte à l’ordre public et à la morale.Grâce à cette exemption, on ne pourra jamais breveter une Ixurr be notamment Un animal transgénique non plus, si les souffrances causées à l’animal ne compensent pas les bénéfices escomptés pour l’homme.Comme par exemple une souris à laquelle on a greffé un gène qui bloque la pousse des poils pour étudier la calvitie.«Si la commercialisation d'un brevet sur un gène empêche l’accès à un soin de santé [tel qu’un test diagnostique], c’est immoral, lance Richard Gold.Ce brevet devrait done être suspendu ou éliminé pour atteinte à la morale et à l’ordre publie.» Des licences obligatoires Pour sa part, la France envisage [’imposition de licences obligatoires qui forceraient les titulaires de brevets sur des gènes, comme Myriad Genetics, à accorder à d’autres laboratoires l’autorisation — une licence — de pratiquer des tests diagnostiques sur le gène breveté en échange de redevances raisonnables.Bien que les licences — obligatoires — d’office pour raisons de santé constituent une solution, Richard Gold craint les abus qu’elles peuvent entraîner.«Si on commence à accorder ce genre de licence dans le domaine de.la santé, les implications peuvent être assez désastreuses pmr l’industrie.Car si cm demne une licence obligatoire pour un test génétique, pourquoi ne le permettrionsounts pas pour un médicament m toute autre technologie?» Par ailleurs, Richard Gold recommande la création d’un tribunal particulier chargé de juger de la validité des brevets lorsque cellcMâ est remise en cause.Composé de spécialistes des biotechnologies et des questions éthiques et sociales et supervisé par les cours de justice, a: tribunal serait également habilité à examiner les poursuites pour contrefaçon.Tous les experts répètent que le temps presse, qu’il faut agir avant que nos systèmes de santé ne soient inondés par la déferlante des nouveaux tests génétiques que nous laisse entrevoir la grande prospérité des industries de biotechnologie.«Si le fédéral ne fait rien, dans cinq à dix ans, les coûts seront à ce point énormes que les provinces sermt forcées — par la population et le tarissement des finances publiques — d'user d’outils, comme les licences obligatoires, qui risquent d’avenr des conséquences inccmnues, voire négatives pcmr l’industrie, l’économie et le public», prévient Richard Gold.T^.c3tja\4rawt CZ5\«lewl=>erg - cuisine française qui fait bonne impression ?4 CE MIDI: Entrée + fesse de cerf braisé au.Maury + dessert «19$ ?Repas d’affaire à organiser?Demandez notre salon prive.359,*v.du Président-Kennedy (coin de Bleury).©Place des Arts «Tét: 285-8686 •gutenberg@qc.aira.com < THÉÂTRE y i » L K l> K V O I R .L K MARDI I 9 FÉVRIER 2 0 (I 2 B 5 -?LE DEVOIR ?-— SALT LAKE CITY 2002 HOCKEY MASCULIN Le Canada offre une performance plus convaincante contre les Tchèques GARY HERSHORN REUTERS Le défenseur tchèque Roman Hamrlik tentait de contrer Ryan Smyth du Canada, hier, en première période du match entre les deux équipes.I* A T I N A O E / I) A N S E Le couple français décroche Tor REUTERS Sait I.ake City — Les patineurs français Marina Anissina et Gwendai Feizerat ont fait honneur à leur statut de favoris en décrochant hier la médaille d’or en danse sur glace aux Jeux olympiques de Salt lake City.Anissina et Feizerat, auteurs d’une prestation H presque parfaite sur le thème de la liberté, ont devancé les Russes Irina Lobatcheva et Ilia Averboukh, médaillés d’argent.las Italiens Barbara Fusar Poli et Maurizio Margaglio se sont adjugé le bronze.Anissina et Feizerat, en tête après le programme original, ont conservé leur avance pour offrir à la France sa première médaille d’or depuis le double avènement en couple d’Andrée et Pierre Brunet en 1928 et 1932.lancés dans leur pogramme par la voix de Martin Luther King, les Français ont ravi le public américain par leur interprétation du thème de la liberté, symbolisée par des portés très haut Anissina et Feizerat ont également proposé aux juges leur spécialité, le porté inversé, qui leur a valu quatre 5,9 en note artistique.la voix de Gloria Gaynor a moins porté chance à Fusar Poli et Margaglio.Ce dernier a en effet chuté en plein milieu de leur programme dansé sur l’air de «! Will Survive».Les juges les plaçait naturellement derrière les Français.Mais avec encore deux couples en lice, les espoirs de médaille étaient minces pour les Italiens.les Canadiens Shae-Lynn Bourne et Victor Kraatz se lançaient sur la glace, portés par la voix de Michael Jackson.I a prestation était rythmée et rapide.Mais au moment de conclure, Kraatz était visiblement déséquilibré.La défaillance n’était pas évidente, mais les juges en tenaient compte et classaient les Canadiens troisièmes.Restaient lobatcheva et Averboukh.Leur interprétation de Guerre et Faix tutoyait le sublime, et les Russes le sommet du podium.Mais les juges décidaient d’accorder la médaille d’or aux Français à cinq voix contre quatre.Anissina et Feizerat apportent ainsi sa troisième médaille d’or à l'équipe de France olympique, la septième des Jeux de Sait l^tke City tous métaux confondus.CLASSEMENT DES PAYS Pays Or Argent Bronze Total Allemagne 8 10 6 24 Norvège 8 6 0 14 États-Unis 4 7 7 18 Russie 4 5 3 12 France 3 3 1 7 Italie 3 2 3 8 Finlande 3 2 1 6 Suisse 3 1 2 6 Pays-Bas 2 2 0 4 Canada 2 1 4 7 Australie 2 0 0 2 Espagne 2 0 0 2 Autriche 1 3 9 13 Croatie 1 1 0 2 Corée du Sud 1 1 0 2 Chine 1 0 2 3 Estonie 1 0 1 2 Bulgarie 0 1 2 3 Suède 0 1 2 3 Japon 0 1 1 2 Pologne 0 1 1 2 Rép.tchèque 0 0 1 1 Slovénie 0 0 1 1 FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE West Valley City, Utah — Mario Lemieux a assumé son rôle de capitaine face à la République tchèque dans le dernier match de la ronde préliminaire, hier, au El Center, lemieux a marqué deux buts dans un match nul de 3-3 au cours duquel les deux équipes ont offert du hockey de haut niveau.Joe Nieuwendyk, en fin de troisième, a réussi l’autre but du Canada.Martin Havlat, deux fois, et Jiri Dopita ont déjoué Martin Brodeur.Le Canada termine ainsi troisième de son groupe derrière la Suède et la République tchèque.D affronta ra maintenant la Finlande demain en quarts-de-finale.Même s’il s'agit seulement d’un match nul, le Canada a disputé un très bon match, dominant 36-23 dans les tirs.Pour la première fois du tournoi, les joueurs à la feuille d’érable ont cessé d’être 22 individualités pour se fondre dans une équipe.Soudainement, la médaille d’or n’est plus un rêve.la formation canadienne était méconnaissable en première période.Les joueurs de Pat Quinn avaient retrouvé leurs jambes, leur cohésion et leur détermination.Ils ont dominé l’engagement qui s’est terminé sur une égalité de 1-1.Mario Lemieux était de retour après avoir sauté le match contre l’Allemagne pour soigner sa hanche.Quinn avait décidé de réunir lemieux, Paul Kariya et Steve Yzerman dans un même trio.Une bonne décision puisque Lemieux a réussi le premier but du match à 9 min 11 s.Il a déjoué Hasek d’un tir entre les jambières après avoir regardé du côté de Kariya.Hasek l’avait frustré quelques instants plus tôt Martin Havlat a créé l’égalité à 18 min 23 s d’un tir voilé que Martin Brodeur n’a pas été en mesure de capter de la mitaine.Chris Fronger a été victime d’un revirement qui a permis à Havlat de foncer au filet L’attaquant des Sénateurs d’Ottawa a ajouté un second but à 3 min 08 s de la deuxième période.Il a pu déjouer Brodeur d’un tir de près à la suite d’une belle passe de Pavel Kubina.Encore une fois, le trio Smyth-lindros-Nolan était sur la patinoire.Un but contesté lemieux a créé l’égalité à 18 min 49 s à la suite d’un jeu similaire à son premier but Mais cette fois, Hasek a réalisé l’arrêt avant de tomber à la renverse.Après révision, le but a été accordé même s’il était impossible de voir la rondelle à la reprise.Une décision nettement favorable au Canada.le juçevidéo était-il français?Brodeur a réalisé Tarret du tournoi en début de troisième aux dépens de Jan Hrdina.Bien posté dans l’enclave, Hrdina a dirigé un tir que Brodeur a bloqué de sa mitaine après un spectaculaire plongeon.En plein le gen- Salt Lake City (AP, PC) — L’échelle de notation en 6.0 du patinage artistique pourrait bientôt être remplacée par un système de notation révolutionnaire, a annoncé hier le président de la Fédération internationale de patinage.Cette réforme prévoit également que 14 juges, au lieu de neuf à l’heure actuelle, participent à la notation des épreuves.Le vote de seulement sept d’entre eux serait pris en compte, mais les juges ne sauraient pas à l’avance si leur propre vote compterait, afin de réduire les possibilités de tricheries.«Ce projet est une révolution totale dans l’histoire de la Fédération internationale de patinage, a déclaré son président Ottavio Cinquan-ta.Mais, plus important, je promets que ce système réduira au maximum les possibilités de jugement par blocs.» La notation subjective du patinage artistique est critiquée depuis plusieurs années, car elle ouvre la porte aux négociations en coulisses et aux arrangements.En compétition, les patineurs partent sur une base parfaite de 6.0 et perdent des points à chaque erreur.Les patineurs peuvent également être pénalisés sur des jugements esthétiques.re d’arrêt qui devrait lui valoir d’affronter les Finlandais.Jiri Dopita a redonné les devants à la République tchèque à 13 min 17 s lorsqu’il a pu récupérer une rondelle libre à la gauche de Brodeur.Joe Nieuwendyk a répliqué à 16 min 36 s, profitant de l’excellent travail de Theoren Fleury.Wayne Gretzky se vide le cœur Wayne Gretzky était livide après le match.Jamais avons-nous vu le n° «99» dans pareil état L’objet de sa colère n’avait rien à voir avec le match nul de 3-3.Côté hockey, Gretzky était enchanté de la performa-ce des joueurs canadiens.Le directeur général de l’équipe canadienne en avait plutôt contre la charge de Roman Hamrlik aux dépens de Theoren Fleury en troisième période.Le défenseur des Islanders de New York a d’abord dardé Fleury avant de lui appliquer un double-échec.«Si un joueur canadien avait commis un tel geste, c’est la première question à laquelle je serais obligé de répondre, a-t-il lancé, du feu dans les yeux.On me demanderait si je suis Si la proposition de M.Cinquanta entre en vigueur, chaque élément technique, comme par exemple les sauts ou les boucles, se verra attribuer une valeur.Un double axel, par exemple, pourrait valoir deux points.Un élément plus difficile, comme un triple, pourrait en valoir trois.Les patineurs seront récompensés à chaque élément réussi, et l’exécution des figures sera également prise en compte.Le vainqueur de l’épreuve sera celui qui totalisera le plus de points, comme dans les autres sports subjectifs comme le plongeon.Consensus Cinquanta a présenté ces propositions de réforme lors du Conseil de l’ISU hier matin, et a déclaré qu’un «consensus» s’était établi autour d’elles.Cependant, ces propositions devront être adoptées par la Fédération tout entière, qui se réunira au mois de juin à Kyoto pour son congrès bi-annuel.Le projet n’en est qu’à ses balbutiements et Cinquanta a déclaré qu’il ne savait pas dans combien de temps il pourra être adopté et mis en œuvre.Ces propositions sont radicales.Depuis son intro- mal à l’aise, si j’ai honte, si le joueur devrait être suspendu, etc.Mais parce qu’il s’agit d’un Européen, on ne jait rien, on ne dit rien.Sauf qu ’il devra en payer le prix dans dix jours, f ai hâte de voir le match Rangers-Islanders.» «Je sais que les gens nous détestent, nous Canadiens.Ils veulent tous nous voir perdre, les Américains en tête.Notre problème, c'est que nous ne détestons pas les autres pays comme les autres nous détestent.Nous devrions peut-être adopter leur comportement.» «Je suis écœuré d’entendre certains commentaires à la télé, a-t-il ajouté, rageur.Ça me rappelle ce qu’on disait de nous dans les années 70.Oui, je suis furieux.Je suis dégoûté d’entendre ce que les gens disent de nous.On nous fait toujours passer pour des voyous.Mais lorsqu’il s’agit d’un Européen, on envoie tout sous le tapis.Tout ça est de la merde.Les Jeux ont maintenant deux histoires canadiennes.Le patinage artistique et le hockey.Ici, personne veut nous voir gagner.Heureusement, nos partisans sont fidèles.Quant à nous, nous sommes encore debouts, prêts à jouer le prochain match contre la Finlande», a conclu Gretzky après s'être vidé le cœur.duction aux Jeux, le patinage n’a pas modifié son système de notation, et un 6.0, comme un 10.0 en gymnastique, est considéré universellement comme la marque de la perfection.Mais le scandale qui a entaché la compétition des couples à Salt Lake est la preuve qu’une évolution était nécessaire, a ajouté M.Cinquanta.«Il est temps de trouver quelque chose de nouveau, a-t-il dit.Nous sommes très fiers de [ce projet] et très fier d’avoir essayé de proposer un système pour tout le sport.» Lundi dernier, le titre des couples avait été attribué aux Russes Elena Berezhnaya et Anton Sikha-rulidze.Ils l’avaient emporté par cinq voix contre quatre devant les Canadiens, malgré une faute de Sikharulidze à la réception de son double axel.Le lendemain, la juge française Marie-Reine Le Gougne avait affirmé qu’elle avait subi des pressions pour placer les Russes en première position, mettant en cause sa fédération.L’ISU et le Comité international olympique ont finalement décidé d’attribuer une deuxième médaille d'or au couple canadien Jamie Sale-David Pelletier.patinage: artistique La Fédération internationale propose une réforme CURLING SUITE DE LA PAGE 1 Et que dire de nos professionnels de la NHL, représentants du berceau du hockey, déclassés par la Suède, pas foutus de faire mieux que 3-2 contre l'Allemagne, bande de minables.Le seul plaisir qui se dégage d’un tel gâchis, c’est celui de voir le suave Don Cherry manger ses chaussettes.Aussi ai-je un conseil pour vous requinquer le canayen.11 suffit de se brancher sur Salt lake City en matinée ou à TSN à n’importe quelle heure du jour, de la nuit ou des deux.Et de regarder du curling.Le matin, il y a du curling à la télé car pendant que la crème de la jeunesse sportive du monde fait la grasse matinée, les curlers sont déjà à l’œuvre.Avec un café et une rôtie au beurre de cacahuètes, on n’est pas loin du nirvana.?Non seulement le curling est-il la seule discipline olympique dont l’on puisse rire de bon cœur sans crainte de susciter Tire de quelque ami lecteur-amie lectrice, mais il s’en dégage une fierté pas possible.Vous avez vu ça?En tête, les curlers et curieuses canadiens.le quatuor de Kelley Law, de Brandon (Manitoba), huit victoires et une défaite après le tour préliminaire.Le quatuor de Kevin Mar- tin, d’Edmonton (Alberta), huit victoires et une défaite après le tour préliminaire.L’Ouest ne nous a pas donné que Stockwell Day.Une fierté qui s'exporte, aussi.Prenez le magazine américain ESPN.ESFN, qui n’a pas l'habitude de s’intéresser à tout ce qui ne se déroule pas à l’intérieur des frontières des USA, et encore moins aux sports dits de grand-mère.va jusqu'à consacrer un portrait olympique à Kelley law (qui, mentionnons-le pour une bonne compréhension de ce qui suit, portait les cheveux longs jusqu’à il n’y a pas si longtemps).«Elle est la Anna Koumikova du Canada.Sauf que Law gagne.Et elle accepte de vous parler.Un animateur de radio l'a consacrée “l/i femme mariée la plus sexy du monde du sport”.Son mari Bruce dit: “L’attention quelle suscite n’est pas un gros problème, mais je n’en ris pas non plus.’’ law non plus n’en rit pas.Dans une épicerie de Coquitlam (C.-B.) où elle habite, les cris perçants d’une admiratrice l'ont forcée à se sauver du comptoir des laitues.“Il faut croire que je suis une idole", déclare-t-elle, perplexe.“Tout ce que je peux dire, c’est merci.’’» Vous dire, j’ai même lu dans un quotidien de Toronto à grand tirage que lorsque Law crie à pleins poumons Hurry! Hardi Haaaaarrrrrddddd!, des journa- listes canadiens-anglais s’en trouvent émoustillés.Ça va brosser d’aplomb en ronde des médailles.S’instruire en s’amusant huitième chapitre, en compagnie de l’inépuisable Dictionnaire historique de la langue française de chez Robert.Puisqu'on ne cesse de nous ressasser que le patinage artistique est une question de goût, j’ose la question à 30 milliards US, soit la somme que compte dépenser la Chine pour préparer les Jeux de Pékin de 2008: et vous, que pensez-vous des costumes, du demi-pouce de mascara, des gars qui essuient le rouge à lèvres sur leur visage à la fin et, d'une manière générale, de l’allure générale des danseurs sur glace?«KITSCH n.m.inv.et adj.inv.est un mot allemand introduit vers I960 (1962, E.Morin, L'Esprit du temps).L’allemand kitsch est probablement dérivé de kitschen “ramasser la boue des rues" d’où “rénover des déchets, revendre du vieux” (en Bavière) plutôt qu’emprunté à l’anglais sketch “esquisse".Ix kitsch s'est affirmé dans la Bavière de l’hyper-romantique et maniériste l/mis II, où le mot apparaît vers 1870 pour qualifier des reproductions d’art bon marché.Il connaît une première diffusion autour du modem style de 1900 et un “second souffle” mondial.contemporain du pop art, vers 1960.Concept inséparable de la triade industrie-masse-consommation, il prospère dans les lieux et les moments de civilisation ‘flottante”.«Le mot, en histoire de l’art et dans l’usage courant, s’applique au caractère esthétique d’objets de grande diffusion surchargés, inauthentiques, de mauvais goût.Un concept plus scientifique correspond à “objet dont la finalité et le sens sont transférés”.Dans l’usage courant, il s’applique à tout ce qui relève d’un mauvais, goût provocant.» Provocant?A l’instar des patineurs inscrits en couple, les danseurs sur glace ont reçu ordre de 1TSU, avant les Jeux, de mettre la pédale douce sur les postures suggestives.Nancy Meiss, une Américaine, juge de danse: «Si je veux qu ’un jeune homme brandisse les atouts de sa partenaire dans mon visage, je vais louer un film porno.Les concurrents masculins se comportent comme des proxénètes.» Mais il n'y a pas toujours grand-chose à faire.Comme le dit Ann Shaw, de l’ISU, avec une circonspection admirable: «lorsque les partenaires sont projetés en tous sens, il y aura toujours des occasions où des photographes alertes pourront prendre des clichés malheureux.» ?Pourquoi, une fois en si bon chemin, ne pas avoir utilisé le Dic- tionnaire pour jaser de curling?Farce que le mot ne s’y trouve pas.Quant à «frisage», il nous emmène sur des pistes pas vraiment pertinentes.Tournons-nous donc vers Curling for dummies, un sacré livre de chevet.Vous croyez, n’est-ce pas, que le curling tire son appellation du fait qu’il faut donner une trajectoire courbe aux pierres?Ah que nenni (bis) ! Alors qu’une école minoritaire soutient qu’il s’agit d’un dérivé de «kuting» ou «quoiting» qui, en ancien anglais, désignait la pierre elle-même, la grande majorité des exégètes de la glace penche plutôt du côté du léger crissement que fait la pierre en glissant, «crrr», «to cuir», qui s’est transformé en «curling».J’ai aussi le plaisir de mentionner au passage que l’acte de naissance au Canada de ce sport d’origine écossaise a été donné en 1760 à Québec, tout juste après la bataille des plaines d’Abraham.L’une des unités victorieuses, le régiment des 78th Highlanders, obtint de son commandant.Simon Fraser, la permission de fondre des boulets de canon pour en faire des pierres à jouer.Ça se passait sur la rivière Saint-Charles.Comme on dit hé ben.?L’avantage de suivre les Jeux olympiques sur deux téléviseurs indépendants?Non, pas la possibilité de regarder Danemark-République tchèque au curling en version intégrale à TSN pendant qu’on prend les dernières nouvelles du sulfate de glucosamine à la SRC.L’avantage, c’est la Vérité.Ainsi hier, à 15h27, Marie-José Turcotte annonce que les deux sauteuses acrobatiques canadiennes médaillées, Veronica Brenner et Deidra Dionne, ne sont pas disponibles pour une entrevue parce que «c’est le party là-bas, elles ne parlent pas aux médias».Or au même moment, au même moment, en direct, Brenner et Dionne sont en train de donner une entrevue à la CBC.Ils ne m’auront pas.Je vois tout j’entends tout je sais tout Et je suis même capable de comprendre Gilles Gosselin lorsqu'il parle en anglais.«Veronica, speak me of your jump.» «Podium, a dream?» Et le danger de suivre les Jeux olympiques avec deux téléviseurs, deux ordinateurs, l’un branché haute vitesse pour faire du surf des neiges, l’autre portatif pour envoyer les textes et consulter les fils de presse, une radio et deux branchements téléphoniques?S'enfarger dans les huit kilomètres de fils lorsqu’on va se chercher un Perrier limette au frigo à trois heures du matin.jdiotCq ledevoir.com l y
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