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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2002-03-14, Collections de BAnQ.

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PROCHE-ORIENT Washington reprend l’initiative Page A 5 RADIO-CANADA Grève possible des journalistes Page A 2 ?w w w .1 e (1 e v o i r .c o in LE DEVOIR V o l .X C I I I N " 5 5 ?1.E ,1 E T D I 1 1 M A H S 2 O O 2 87c + TA.XKS.| $ « C’est notre Picasso » 1 © JEAN-PAUL RIOPELLE - SODRAC (MONTREAL) 2002 Jean-Paul Riopelle, La Ville, huile sur toile, 1949 STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR "¦T es réactions d’immense sympathie ont afflué hier à la suite du décès j de Jean-Paul Riopelle, monument des arts tombé mardi.Le gouvernement du Québec a annoncé que des funérailles nationales auront lieu lundi à Montréal.L’Assemblée nationale lui a déjà rendu hom-mage hier après-midi.Les médias ont é-galement multiplié les émissions spéciales et relayé les commentaires d'experts venus tour à tour qualifier l’artiste de plus grand peintre canadien de l’histoire ou d'artiste majeur du XX' siècle.Le galeriste Michel Tétrault, le dernier à l’avoir représenté au Québec, l’a décrit comme «notre Picasso à nous».Toute la journée d’hier, les visiteurs et les journalistes ont envahi la nouvelle salle du Musée du Québec (MQ) consacrée à son œuvre et qui abrite notamment son gigantesque Hommage à Rosa Luxemburg.«C’était un artiste exceptionnel et les réactions nationales reflètent cette exception», a dit John Porter, directeur du MQ.«Une fierté s’exprime devant la créativité de cet artiste qui a été capable de se renouveler constamment pendant m demi-siècle.» Jean-Paul Riopelle, le plus important et le plus célèbre des peintres canadiens, s’est éteint mardi en début de soirée, chez lui, à 111e aux Grues.Âgé de 78 ans, il était malade depuis des années.Ne se déplaçant presque plus, il avait de la difficulté à s’exprimer et avait refii-sé de s’alimenter au cours de ses derniers jours.«De tous les signataires du manifeste Refus global, de tous les artistes qui ont évolué autour de Paul Émile Borduas, Riopelle est celui qui aura acquis la plus grande notoriété, ici comme à l’étranger», note François-Marc Gagnon, spécialiste incontournable VOIR PAGE A 8: RIOPELLE ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon ¦ Paris se souvient de Riopelle À lire en pages A 6 et B 8 m ! Cellules souches embryonnaires Les Instituts de recherche ont été bousculés Les chercheurs piaffaient d'impatience et il fallait endiguer la fuite des cerveaux PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) auraient été fortement incités à définir au plus tôt leur politique de financement des recherches portant sur les cellules souches provenant d’embryons.Selon Marcel-J.Mélançon, professeur et chercheur en bioéthique à l’Université du Québec à Chicoutimi, qui était membre du groupe de travail spécial qui a défini les lignes directrices de cette politique, les IRSC devaient annoncer leurs couleurs le plus rapidement possible car les chercheurs piaffaient d’impatience.Compte tenu de la mouvance mondiale d'une parL il devenait urgent d’endiguer la fuite des cerveaux.Devant le vide juridique canadien d’autre part, il fallait au plus tôt ériger des balises afin d’éviter que des chercheurs trop audacieux se lancent dans des expérimentations outrepassant les normes éthiques généralement admises.Les IRSC, le plus important organisme subven- VOIR PAGE A 8: CELLULES INDEX Rhino un jour, rhino toujours Actualités.A2 Éditorial.A6 Annonces.B 6 Idées.A 7 Avis publics.B 4 Les sports.B 5 Bourse.B 2 Mots croisés.B 4 Culture.B 6 Télévision.B 7 Économie.B 1 Météo.B 6 JACQUES NADEAU LE DEVOIR «D faut revendiquer notre droit à la folie.Les gens ne rient pas assez.C’est pour ça que ça va mal dans le monde», dit François Yo Gourd.JEAN DION LE DEVOIR C% est sans contredit * l’aventure la plus loufoque de l’histoire électorale canadienne.Pendant 30 ans, ils ont décapé le paysage à grands coups de pinceau absurde, aussi absurde que la vie politique elle-même.Ils ont promis de ne pas tenir leurs promesses, accusant ensuite les autres partis de plagier leur programme.Ils ont eu comme chef Cornélius 1", un petit rhinocéros né au zoo de Granby, qu’ils ont ensuite essayé d'acheter parce qu’il était le seul leader à n’étre pas déjà vendu.Ils a i -maient tellement prendre part à la lutte pour les sièges à Ottawa qu’ils parlaient d’«érections fédérales».As ont proposé d'aplanir les montagnes Rocheuses pour mieux unir le Canada, de transformer l’oratoire Saint-Joseph en centrale nucléaire et d’envoyer les Nordiques de Québec délivrer les otages américains en Iran.Ils ont proposé, en vertu du bilinguisme officiel, de passer la moitié de l'année en anglais, l’autre moitié en français, et le reste du temps en vacances.Ils ont tenté d’inscrire comme candidats un chien et une borne-fontaine.Michel Balthazar Deschamps a versé son dépôt de VOIR PAGE A 8: RHINO 300 résidences d’Oka exposées au radon Le programme gouvernemental de correction n ’a pas encore démarré après quatre ans LO U IS - G I LLES K R A N C ŒU R LE DEVOIR Trois cents résidences de la région d’Oka sont «exposées à des niveaux très élevés de radon», un gaz radioactif cancérigène qui s’infiltre généralement par le sous-sol, au point où plus de 200 de ces résidences dépassaient carrément les normes américaines et canadiennes il y a quatre ans.C’est ce que révèle une étude réalisée en 1998 par la Direction régionale de la santé publique (DSP) des Lauren-tides, selon laquelle le «risque collectif n'est pas négligeable» et que le risque individuel, qualifié «d’inacceptable» par les chercheurs, commandait à leur avis «une intervention immédiate».1st municipalité d’Oka a alors décrété un moratoire sur l'émission des permis de construction pourtant «une dans les trois zones sensibles alors circonscrites par les autorités de la Santé.lœ ministère de l’Environnement y a bloqué l’autorisation d’aqueducs pour barrer la route aux projets domiciliaires projetés ou en marche.Mais le programme d’intervention de la Société d’habitation du Québec (SHQ) destiné à financer à 75 % le contrôle des émissions de radon dans les maisons n’a pas encore financé un seul projet après trois ans d’existence.Ce programme est doté d’une enveloppe budgétaire de 400 000 $.Selon Alain F rançois, directeur de l’amélioration (Qualifiant la situation s les chercheurs commandaient intervention immédiate» VOIR PAGE A 8: RADON CULTURE Tout sur le Festival international du film sur Fart ¦ À lire en page B 7 25' anniversaire de lu mort de HUBERT AQUIN IlUBEIlT AQLTN PROCHAIN ÉPISODE I IOI'’ nmmvït'W Le roman le plus célèbre d’Hubert Aquin dans la prestigieuse collection du «Nénuphar 1*4 PAGES • 32,9SS LE DEVOIR.LE J E L' D I 14 MARS 2 0 0 2 LES ACTUALITES Recours collectif Les anciens combattants pourraient obtenir 4 milliards PRESSE CANADIENNE Toronto — Les Canadiens pourraient être mis à contribution pour une somme de près de quatre milliards de dollars, après que la Cour d’appel de l’Ontario eut statué à Toronto, hier, que le gouvernement fédéral avait contracté des dettes faramineuses à l’endroit de milliers d’anciens combattants handicapés.Le tribunal ontarien a en effet maintenu une précédente décision, rendue en octobre 2000, jugeant le fédéral redevable à quelque 10 000 ex-soldats dont les finances étaient gérées par le ministère des Anciens combattants entre 1919 et 1999.Selon le texte d’une poursuite en recours collectif déposée en 1999, les sommes en cause n’auraient pas été investies correctement, des millions de dollars en intérêts n’auraient jamais été versés et environ 50 millions en rentes de retraite et d’allocations d’hospitalisation auraient été injustement retenus.Un jour historique «C'est un jour historique», a lancé en conférence de presse un membre de l’équipe d’avocats menant la poursuite, Peter Seng-busch, de toute évidence ravi.«C’est une victoire remportée dans une bataille que nous avons menée depuis des années, et que les anciens combattants et leurs familles ont menée pendant des décennies», a-t-il ajouté dans un hôtel du centre-ville de Toronto, à quelques pas du tribunal.Bien qu’il ait été au courant du problème depuis le milieu des années 70, le gouvernement fédéral a tenté par tous les moyens — y compris en légiférant — d’éviter d’avoir à payer, a quant à lui affirmé l’avocat David Greenaway.«Le gouvernement doit faire face au problème de la mauvaise gestion du dossier des anciens combattants», a-t-il ajouté, précisant que la dette augmentait d’environ deux millions par semaine.À Ottawa, le ministre des Anciens combattants, Rey Pagtakhan, a indiqué que les avocats fédéraux étaient encore en train d’étudier la décision rendue plus tôt en journée.«Je crois qu’il y a urgence, a-t-il reconnu à l’extérieur des Communes.Le gouvernement va procédera une révision rapide, j'en suis certain.» M.Pagtakhan a toutefois refusé de discuter des coûts potentiels de la décision rendue par la Cour d’appel de l’Ontario.Il n’a pas davantage voulu expliquer pourquoi le fédéral avait évité de parvenir à une entente, en dépit du fait qu'il ait changé son fusil d'épaule, au début des années 90, et commencé à verser des intérêts aux anciens combattants.Equité salariale CoecoQi Maman BOUTIQUE 1007, r(je Laurier Ouest, Outremont' Tél.: 274-2442 Grève possible à Radio-Canada Les 1200 membres du syndicat se prononceront sur les offres samedi PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Syndicat des communications de Radio-Canada tiendra samedi une grande assemblée syndicale lors de laquelle on pourrait adopter une motion de grève qui perturberait tout le service des nouvelles de la société publique.Le syndicat doit en effet se prononcer sur les offres patronales finales, déposées avant-hier.Le pré sident du syndicat, Michel Couturier, ne cache pas qu’il recommanderait le rejet des offres, «mais c’est au conseil syndical de décider», s’est-il empressé d’ajouter.Selon nos informations, le dé bat risque d’être houleux puisque l’attitude de la direction de Radio-Canada suscite la colère de plu- sieurs employés.Mais certains animateurs-vedettes craignent au plus haut point la tenue d’une grève et ils veulent tenter de convaincre leurs collègues, samedi, de ne pas s’engager dans cette voie.Discrimination salariale Le Syndicat des communications, qui compte quelque 1200 membres réguliers, dont les journalistes de la télévision et de la radio française, est en négociations depuis juin dernier pour le renouvellement de sa convention collective.Il y a deux semaines, le syndicat avait lancé une véritable bombe en diffusant dans les médias une étude sur la discrimination salariale dont seraient victimes les femmes journalistes et recher-chistes à Radio-Canada.Dans l’offre déposée mardi par la SRC, la direction a mis sur la table des augmentations salariales de 3 et 2 % pour les deux prochaines années, mais le syndicat déplore qu’aucune mesure ne soit ni proposée ni prise pour corriger la discrimination salariale selon le sexe.C’est permis, dit Radio-Canada Ces propos font bondir la direction de Radio-Canada, qui a catégoriquement réfuté les accusations de discrimination vendredi dernier.«Il n’y a pas de discrimination à la base, et il y a un système de rémunération additionnelle qui est permis par la convention collective», a dit Marc Sévigny, directeur des communications de Radio-Canada.«Si on nous démontre qu’il existe une véritable situation d'iniquité, nous regarderons ça et nous corrigerons la situation.Mais la démonstration n'est pas faite.» Les deux parties ne s’entendent pas sur plusieurs clauses normatives mais Michel Couturier fait valoir que la question de l’équité salariale est celle au sujet de laquelle les parties semblent le plus éloignées.Un appui inattendu La rémunération générale représente également un enjeu majeur et le syndicat a reçu hier un appui inattendu alors que la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, s’en est mêlée, affirmant à Ottawa qu’il faut «régler au plus sacrant» la discrimination envers les employés du réseau français de Radio-Canada face à leurs collègues du réseau anglais.Le Bloc québécois avait dénoncé le fait que les salaires offerts aux employés du réseau français de Radio-Canada au Québec sont plus faibles que ceux de leurs collègues du reseau anglais, un écart de 11 % pour les hommes et de 20 % pour les femmes, affirmait la députée bloquiste Christiane Gagnon.La ministre du Patrimoine a répondu que selon elle, tous les employés francophones de Radio-Canada à travers le pays sont victimes de discrimination.«Je suis contente que, pour la première fois, [cette question] soit mise en avant par le syndicat, a ajouté Mme Copps.Et j’espère que cette discrimination sera réglée au plus sacrant.» Loi fédérale sur la clarté référendaire Québec et le Parti Égalité s’affrontent en cour PRESSE CANADIENNE La Cour supérieure a commencé à entendre hier la requête en irrecevabilité déposée par le gouvernement du Québec à l’en-çontre d’une requête du Parti Egalité, qui conteste la loi par laquelle le gouvernement du Québec avait riposté à la loi fédérale sur la clarté référendaire.Le Parti Egalité et son chef, Keith Henderson, cherchent à faire invalider certaines dispositions de la loi qui avait alors été adoptée par l’Assemblée nationale, sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois, loi qui affirmait le droit du peuple québécois à disposer de lui-même.Le Procureur général du Québec a déposé une requête demandant à la Cour supérieure de déclarer irrecevable cette requête du Parti Egalité pour diverses raisons, potamment parce que le Parti Egalité n’a pas l’intérêt direct et personnel requis pour présenter une telle requête, que la cour est déjà saisie d'une autre cause, toujours pendante, et qui s’apparente à celle-ci, et aussi parce qu’il y a absence de «difficulté réelle et immédiate», comme le veut une telle requête pour jugement déclaratoire.Le Procureur général du Québec a aussi plaidé que le Parti Egalité et M.Henderson cherchaient, en vérité, à obtenir de la cour qu’elle se prononce sur les aspects politiques de l’accession du Québec à la souveraineté, ce qui n’est pas le rôle du tribunal, a plaidé M" Réal Forest, qui repré sente le Procureur général du Québec.L’avocat Brent Tÿler représente les intérêts du Parti Égalité.Me Forest a plaidé que la Cour suprême du Canada, lors du renvoi du gouvernement fédéral qui avait donné lieu à un avis consultatif, avait elle-même refusé de se prononcer sur les aspects poli- tiques de la question, les renvoyant aux acteurs politiques.A ses yeux, le Parti Égalité cherche donc à «faire un renvoi deux», comme le premier renvoi du fédéral devant la Cour supré JACQUES NADEAU LE DEVOIR me, mais cette fois d’initiative privée.«C’est une demande d’opinion juridique à la cour, qui n’est accompagnée d’aucun concept factuel», et qui est donc abstraite et basée sur des hypothèses.Lobbying Pas question d’enquête publique ROBERT DUTRISAC DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Invoquant l’absence de faits nouveaux, le président du Conseil du trésor, Joseph Facal, a rejeté hier la demande, formulée par les deux partis d’opposition, d'instituer une enquête sur la firme Oxy-gène 9 et ses liens avec des membres du gouvernement.Dès l’ouverture des travaux de l'Assemblée nationale, hier matin, le député de Saint-Laurent.Jacques Dupuis, a déposé une motion voulant que «le gouvernement du Québec prenne sans délai les mesures nécessaires pour que soit confié à une instance publique compétente un mandat d’enquête visant à déterminer si des liens privilégiés entre la firme Oxygène 9 et des membres du gouvernement, ou des personnes sous leur autorité, auraient procuré à quiconque des amntages indus à même des fonds publics».Après une première fin de non-recevoir, la demande d’enquête a été relancée lors de la périoide des questions par le chef de l’opposition officielle, Jean Charest, réclamant que la lumière soit feite sur ces affaires et offrant le témoignage de l’organisateur libéral Pierre Bibeau qui, à titre de président de la Société du Parc des Iles, a fait appel aux services d’Oxygène 9 pour obtenir une subvention.Le premier ministre Bernard Landry a réitéré son refus de lancer une enquête.«Nous n’avons pas l’intention, alors qu'aucune loi n’a été violée, de transformer cette assemblée nationale en tribunal ou en inquisition», a-t-il dit Pour Jacques Dupuis, le projet de loi sur le lobbying que s’apprête à déposer le gouvernement Landry est «un écran de fumée» pour faire oublier l’affaire Raymond Bréard et celle d’Oxygène 9.Selon M.Dupuis, il ne s’agit pas ici de lobby puisque M.Bréard affirmait au Devoir ne pas faire de lobby.Une enquête permettrait de déterminer si «des amis du premier mi- nistre» utilisent leurs relations privilégiées pour obtenir des subventions pour leurs clients, a-t-il dit M.Dupuis a rappelé les propos qu’a tenus le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Jean-Pierre Char-bonneau, lors du conseil national du PQ, quand l’affaire Bréard a éclaté.«On ne joue pas avec les questions qui sont liées à la moralité, l’intégrité et l’éthique», avait dit M.Charbonneau.Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, est venu appuyer la requête de l'opposition officielle, exigeant que l’on confie l’enquête au Vérificateur général.Marc Laviolette accuse Israël se comporte en Etat terroriste PRESSE CANADIENNE Québec — Le président de la CSN, Marc Laviolette, aimerait que toutes les nations du monde s’unissept pour dénoncer la façon dont l'État d’Israël se comporte envers les Palestiniens.Profitant hier de son allocution d’ouverture du Conseil confédéral de la CSN dans la capitale, le syndicaliste a comparé le premier ministre israélien, Ariel Sharon, aux terroristes ou despotes contemporains les plus connus.«Le peuple palestinien, a-t-il affirmé, dont une bonne partie n’a connu de toute son existence que les camps de réfugiés, ne retrouvera l’exercice des droits dont il est spolié depuis des décennies que le jour où les démocrates de toutes les régions du monde, de toutes les démocraties, se lèveront pour faire comprendre aux dirigeants d’Israël, [Ariel] Sharon en premier lieu, qu’ils ne se conduisent pas autrement que tous les Milosevic, Kara-dic, Ceaucescu, Saddam Hussein, ben iMden et autres grossiers personnages de ce monde.» Cela difi M.Laviolette a qualifié de O a résolution de l'ONU qui propose la création d'un État palestinien est historique à plus d’un égard.Tout d’abord parce que c’est la première fois que les États-Unis prennent une telle initiative.C’est également la première fois, depuis que le président Bush s’est installé à la Maison-Blanche, que les républicains se décident à redonner la préséance à la diplomatie, après des mois et des mois d’une politique qui, au fond, n’en était pas une puisqu’elle s’était fondue dans l’indifférence que Bush et les siens avaient affichée pour ce dossier.C’est une première, enfin, car cette résolution a été conçue et proposée par les Américains sans que ces derniers n’aient au préalable consulté les Israéliens.Elle est historique et s'avère aussi très surprenante.Que l’administration Bush ait pris une telle initiative révèle en effet un certain ras-le-bol de la politique au forceps que suit de manière maladive le premier ministre Ariel Sharon.En effet, contrairement à ce dernier, les Etats-Unis ont profité de cette proposition pour saluer les efforts déployés par le prince saoudien Abdallah.Soit dit en passant, on notera que la Syrie, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, s’est une fois de plus permis de jouer les empêcheurs de tourner en rond en s’abstenant de voter en faveur du texte proposé et amendé par d’autres.Ce faux pas des Syriens laisse peut-être présager un retour au plan original du prince Abdallah lors du sommet des pays arabes, qui se tiendra à Beyrouth dans une dizaine de jours.En ayant refusé de voter une résolution qui reconnaîtrait l’État palestinien.les Syriens ont récolté une volée de bois vert de la part des autres nations arabes.Or il se trouve que ce sont ces mêmes Syriens qui avaient convaincu les 22 ministres des Affaires étrangères de la ligue arabe, réunis la fin de semaine dernière au Caire, d’édulcorer le plan Abdallah.En attendant, il est fort probable, voire souhaitable, que les dissensions qui ont cours au sein du cabinet Sharon vont se poursuivre.Après que le ministre Peres eut confié, il y a moins d’une semaine, être effrayé par la politique suivie actuellement, voilà que le ministre de la Défense, Benyamin Ben-Eliezer, s'est permis à son tour une polémique avec Ariel Sharon.L’origine de cette querelle?En prévision de la mission qu'amorce aujourd’hui l’envoyé spécial américain Anthony Zinni, le patron des forces militaires avait ordonné la suspension d'un certain nombre d’activités militaires dans les territoires occupés.Cela a provoqué la fureur de Sharon, qui a abusé du pouvoir de dernière instance qui revient à sa fonction pour contrecarrer les plans d’Eliezer.De cet épisode, on retiendra qu’après le chef de la diplomatie, le ministre de la Défense a jugé opportun de modifier les plans de Sharon.A ce propos, c’est ce même ministre qui a exprimé son souhait que des élections soient tenues l’automne prochain.Cela posé, c'est à se demander si Sharon va comprendre le message clair que l’ONU, les Etats-Unis et les ministres importants de son propre gouvernement lui ont envoyé en moins d’une semaine.La réponse?Il est trop va-t-en-guerre pour obtempérer.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGL Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE WouiUÇMfNT tiCcToPAL*.CT LC QhkHkrt CST.\\ \ s née ( \ t V, SmBabwcJ 1 C UCt.'ON j — - O O » IDEES Il est urgent de se doter d’une politique québécoise du patrimoine Les mesures de protection en place, trop souvent transgressées, ne parviennent pas à assurer l’intégrité d’édifices ou de sites patrimoniaux LOUISE DUSSEAULT-LETOCHA Présidente d'Héritage Montréal PHYLLIS LAMBERT Fondatrice du Centre canadien d’architecture e 27 février dernier, Le Devoir publiait un article faisant état de certaines préoccupations face aux questions urgentes en matière de protection et de gestion du patrimoine architectural au Québec.L’article citait également des exemples d'activités concrètes menées ailleurs dans le monde par les gouvernements et les administrations publiques.Dès le lendemain.un éditorial du Devoir s’attardait plus spécifiquement sur la responsabilité du gouvernement à l’égard des richesses de notre passé.Nous voulons ici préciser notre pensée, décrire les principaux enjeux à long terme en matière de protection du patrimoine et énoncer des pistes d’action à mener à très court terme.En effet, le temps presse, et, faute d’une attention adéquate et immédiate, bien des éléments de notre patrimoine sont menacés d’une disparition irrémédiable.Tout d’abord, nous ne voulons pas laisser l’impression que rien ne se fait au Québec.Il y a lieu de reconnaître la valeur d’initiatives particulières, comme l’action québécoise sur certains biens du patrimoine religieux, et de souligner les intentions énoncées par la ministre de la Culture et des Communications, Diane Lemieux, en ce qui concerne la relance des inventaires et la nomenclature des biens culturels classés.Nous sommes aussi conscients que des gestes concrets ont été faits, notamment, à Montréal, le classement du restaurant Le 9e de l’ancien magasin Eaton et le travail en cours en vue de mettre en place un régime global de protection et de mise en valeur du mont Royal.Cependant, la réalité nous rappelle constamment qu’afin d’éviter que la perte de biens patrimoniaux se poursuive, il est urgent de mettre en place un véritable cadre de protection, de gestion et de mise en valeur du patrimoine.Une telle mesure aurait le mérite de clarifier le partage des responsabilités publiques et favoriserait l’harmonisation des lois, règlements et normes d’application entre les gouvernements fédéral, provincial et municipal ainsi que les sociétés et instances parapubliques.L’exemple suivant illustre bien le manque de cohérence actuel.Sur le mont Royal, dans un site du patrimoine, le gouvernement fédéral a vendu en 1999 la Ferme sous les Noyers, ancien quartier général de l’armée, à un promoteur qui a remplacé ce site historique par des condos sans que le gouvernement du Québec n’intervienne.Une situation semblable ne risque-t-elle pas de se reproduire, dans les négociations en cours entre un organisme associé à la Caisse de dépôt et une société du gouvernement fédéral, en ce qui concerne l’achat des espaces verts adjacents à Habitat 67 pour y construire des tours résidentielles?Un tel projet menace la relation visuelle qui existe entre ce monument d’architecture moderne et le fleuve, ses îles et le Vieux-Port, Ce ne sont pas là les seuls exemples du manque de cohérence dans le partage des responsabilités en matière de gestion du patrimoine.Au centre-vil- f r' Le patrimoine architectural, paysager et archéologique de Montréal demeure encore extrêmement riche et diversifié ||r\r- pilla Hi JACQUES GRENIER l,K DEVOIR En ce moment même dans le Vieux-Montréal, arrondissement historique depuis 1964, l’intérieur d’un bien public de grande valeur patrimoniale, soit ^’ancien palais de justice (édifice Cormier), fait l’objet de rénovations majeures par une société d’Etat.le, il y a quelques semaines, l’ancien YMCA, construit en 1912 et situé dans l’aire de protection du Mount Stephen Club, monument historique classé, a été réduit en poussière.Ce geste malheureux résulte d’autorisations données par des instances ne détenant pas les connaissances scientifiques nécessaires pour juger des solutions proposées par le promoteur.Par ailleurs, en ce moment même dans le Vieux-Montréal, arrondissement historique depuis 1964, l’intérieur d’un bien public de grande valeur patrimoniale, soit l’ancien palais de justice (édifice Cormier), fait l’objet de rénovations majeures par une société d’Etat — la Société immobilière du Québec (SIQ) — sans qu’un mécanisme indépendant et statutaire du ministère de la Culture et des Communications ne soit en place pour veiller aux intérêts du patrimoine.Que se passera-t-il dans le cas du projet immobilier sur l’îlot Balmoral (site de la future salle de concert de l’OSM), où se trouvent deux bâtiments commerciaux inscrits au registre des biens culturels du Québec, dont la réalisation sera de nouveau confiée à la SIQ?Au delà de ces exemples, le patrimoine architectural, paysager et archéologique de Montréal demeure encore extrêmement riche et diversifié.Cependant, une très faible proportion de ce patrimoine jouit d’un réel statut de protection.Or les mesures de protection en place, trop souvent transgressées, ne parviennent pas à véritablement assurer l’intégrité d’édifices ou de sites patrimoniaux.Les événements récents entourant la tentative de transformer la maison Not man en hôtel sont une illustration de cette situation symptomatique.Ce monument classe, de même qu’un jitrdin et un bâtiment ayant autrefois abrité un hôpital qui sont partie intégrante de ce site historique, n’a pu être protégé que grâce à une mobilisation populaire soutenue.Ces problèmes ne devraient plus se présenter de nos jours.Depuis 25 ans, le Québec réfléchit sur des façons de se donner un regime efficace et ri goitreux de protection et de mise en valeur du patrimoine.Ainsi, en 1976, le ministre de la Culture, Jean-Paul l’Allier, publiait un livre vert intitulé Pour l'évolution de la politique culturelle, dont un chapitre entier, consacré au patrimoine, proposait des mesures novatrices et concrètes telle la mise en place d’une régie du patrimoine.Puis, en 1991, la poli tique culturelle adoptée par l’Assemblée nationale soulignait de nouveau le besoin de doter le Québec d’une politique du patrimoine.Pourtant, ce n’est qu’en 1999 que la ministre de la Culture et des Communications a constitué un groupe-conseil présidé par Roland Arpin pour préparer les bases d’une politique moderne en la matière.Rédigé après d’importantes consultations menées auprès de spécialistes et d'organismes expérimentés en patrimoine, le rapixirt du groupe-conseil (rapport Arpin) a été publié le 15 novembre 2(XX).Même s’il peut encore être amélioré, cet imposant document constitue une base sérieuse à laquelle le gouvernement ne semble malheureusement pas prêt à donner suite.On attend donc toujours que le gouvernement du Québec produise un projet de politique du patrimoine qui puisse être commenté et adoplé.C’est donc dire qu’il est grand temps d’instaurer des mécanismes rigoureux de sauvegar de afin d’assurer la cohérence et la qualité des interventions de conservation du patrimoine, privé comme public, au lieu du cas par cas, qui est encore trop souvent la règle à Montréal comme ailleurs au Québec.11 est aussi grand temps d’adopter une attitude préventive et dynamique en mettant fin à l'apprentissage par es-sais-erreurs qu’on a déjà répété ad nauseam.Tel que l’indiquent les conventions internationales, comme la Convention du patrimoine mondial à laquelle adhèrent le Canada et le Québec, une politique du patrimoine est un outil fondamental qui établit les principes de base pour la protection, la gestion, la restauration ou la mise en valeur des biens culturels et qui aide à en reconnaître la valeur dans le développement d’une société.Une telle politique, adoptée par l’Assemblée nationale, devra accorder au ministère de la Culture et des Communications une autorité réelle pour que l’ensemble du gouvernement du Québec, les ministères et les sociétés d’Etat assument leurs responsabilités dans la protection et la mise en valeur du patrimoine au Québec, la politique du patrimoine devra aussi reconnaître le réseau des acteurs qui participent à cette œuvre de sauvegarde et de valorisation, notamment les municipalités et les organismes qui maintiennent l’attention sur ces enjeux.Enfin, cette politique du patrimoine devra établir des normes de reconnaissance et de conservation des biens patrimoniaux et, bien entendu, mettre en place des mécanismes efficaces, compétents, crédibles et permanents pour les appliquer et les faire respecter.En novembre dernier, l’Assemblée générale des Nations unies déclarait 2002 «année des Nations unies pour le patrimoine culturel».C’est donc une occasion réelle qui s’offre au Québec, lieu d’une concentration remarquable de biens culturels de toute nature, pour enfin adopter une politique promise et imaginée depuis si longtemps.Dans le monde actuel, c’est la marque d’un État moderne que d’affirmer et d’assumer avec rigueur et créativité sa responsabilité envers les lieux, les objets et les gens qui portent son identité, sa culture et sa mémoire.Hausse de 1 % du taux de présence syndicale en deux ans Le mouvement syndical prend de la vigueur au Québec p HENRI MASSÉ Président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) our la deuxième année d'affilée, le taux de présence syndicale a augmenté au Québec en 2001.Pour la deuxième année également, le Québec se classe à cet égard au premier rang au Canada et en Amérique du Nord.Cette performance remarquable témoigne de la vitalité de notre mouvement syndical, contrairement à ce qu'affirment certains analystes, de droite ou de gauche, qui parlent du déclin des syndicats chez nous.Certes, le syndicalisme ne se pratique plus aujourd’hui exactement comme dans les années 60 ou 70, signe qu'il évolue avec son temps et qu’il sait s’adapter au monde qui change.Mais sa force et son rapport de force sont toujours bel et bien là Selon le dernier relevé annuel de Statistique Canada, le taux de présence syndicale au Québec est en hausse, à 40,4 %, comparativement à 39,9 % en 2000 et 39,5 % en 1999, comme l’indique le tableau ci-contre.Cette montée de près de 1 % en deux ans s’est traduite par l’arrivée de près de 100 000 nouveaux syndiqués, ce qui en a porté le nombre total à 1,216 million.En comparaison, ce taux, n’est que de 32,2 % au Canada et d’environ 15 % aux États-Unis.Ces nouveaux syndiqués œuvrent dans des secteurs d’emploi en forte activité, comme la construction, mais aussi dans d’autres secteurs où nos efforts de syndicalisation ont été fructueux.À titre d'exemple, la FTQ a fait des gains importants en 2001 auprès des camionneurs indépendants (notamment au port de Montréal), dans l’aérospatiale, le vè tement et le textile, les services financiers (plusieurs caisses Desjardins, Sécur), le commerce (plusieurs magasins Rona, Réno-Dépôt et Archambault), l’hôtellerie, la sylviculture et les municipalités, la FTQ, qui augmente son effectif chaque année, a franchi le cap du demi-million de membres.EUe est, de loin, la plus importante centrale syndicale au Québec.Des bémols Il y a cependant des bémols.La hausse enregistrée depuis deux ans ne nous a pas encore permis de remonter au niveau de 1997, alors que le taux de présence syndicale atteignait 41,5 % des salariés en emploi au Québec, et encore moins au sommet de 45 %, atteint il y a une douzaine d’années.De plus, on constate une grande différence entre le secteur public, où le taux de présence syndicale est de 81,4 %, et le secteur privé, où il n’est malheureusement que de 27,7 %.C’est pourquoi nous avons réclamé si fort une réforme du Code du travail, que nous avons finalement TAUX DE PRESENCE SYNDICALE PAR PROVINCE (2001) Canada 32,2% Québec 40,4% Terre-Neuve 40,0% Manitoba 36,7% Saskatchewan 36,1% Colombie-Britannique 35,1 % île-d u-Prin,ce-F?d ou ard 30,2% Nouvelle-Écosse 29,3% Nouveau-Brunswick 28,8% Ontario 27,8% Alberta 24,6% obtenue, afin de faciliter l’accès au syndicalisme, en particulier pour les petits salariés, les femmes et les jeunes.Le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté reste encore d’avoir un emploi syndiqué.Ainsi, le salaire horaire moyen des femmes syndiquées est de presque 40 % plus élevé que celui des femmes non syndiquées, sans parler des avantages sociaux.Le principal défi du mouvement syndical est de s'implanter davantage dans le secteur tertiaire privé, parmi le personnel de bureau, de commerces et de services.La FTQ et ses affiliés ont mis en œuvre de nouvelles stratégies de recrutement, plus ciblées, qui commencent à porter fruits.Nous avons notamment pour objectif d’augmenter notre membership féminin, qui représente actuellement le tiers de notre effectif.Des solutions Les succès de la FTQ auprès des salariés s’expliquent, entre autres, par sa pratique d’un syndicalisme pragmatique et responsable, capable d’apporter des solutions et pas seulement des problèmes.Far exemple, nous agissons concrètement pour le maintien et la création d'emplois grâce à notre Fonds de solidarité et à ses nombreux fonds d’investissement sectoriels, régionaux et locaux.Nous avons aussi une politique de présence au sein de plusieurs organismes — de la CSST à la Caisse de dépôt — qui témoigne de notre rôle actif dans la recherche de solutions.Selon un sondage FTQ-Léger Marketing rendu public lors de notre congrès en novembre dernier, près du tiers des salariés non syndiqués préféreraient être syndiqués s’ils en avaient le choix.Cette proportion monte à 60 % chez les jeunes de 18 à 24 ans, ceux-ia mêmes qui vont assurer le nécessaire rajeunissement du mouvement syndical.Il y a donc encore de l’avenir pour les syndicats.et beaucoup de pain sur la planche.l’équipe nu devoir la RÉDACTION Journalisiez à l'information Reoenik' et métropolitaine Gérald Dallaire lod/etsl an dirrrteur de l'information), Valérie Dufour (ftntral).François Cardinal tortuahté municipale).Mari«-Andree Chouinard Uducatwn) Yves d’Avignon fiporU).l’aule des Rivieres f éditorialiste), Iran Dion.Louiî^Oilles Francœur (environnement J.Benoit Munger (responsable du site Internet), Dominique Reny, Josée Boileau.Éric Desrosiers, Pauline Gravel f scientifique é.Brian Myles (justice et faits dti'*n>, Isabelle Paré (santé).Michel Garneau (caricaturiste/ , Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques).Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; b l’informa tkm culturelle .Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargcon (théâtre).Paul Cauchon 'médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma).Bernard Lamarche (arts tnsuels); à l’information économique (iérard Berube (adjoint au directeur de l'information).Claude Lévesque.Claude Turcotte.René I^ewandowski.h l’information internationale Jean-Pierre I>ej{ault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cor ne! lier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (corresjfiondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louise Maudr Rioux Soucy (commis).l-a documentation Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy.Gyslaine Côté.Marlene Côté.Martin Fournier.Véronique Géraud, Anouk Hurbutt.Christiane I^gault, Jacques A Nadeau, Claire Paquet.Micheline Ruelland.(publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) I.A PRODUCTION Christian (/oulet (responsable de la pntduction).Claudine Bédard.Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Can tara.Richard Des Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida.INFOKMATÏQl’E, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, D1STRIBITTON ET TIRAGE.Unda Thériault (responsable service à la clientèle distnbutvm et tirage).Hélène Gervai», Marie-Eve Santerre, (cnordimatnce à la promotion et a la sollidtatvm), Monique L’Heureux.Lise 1 ^chapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des serrnees comptables).Céline Furoy, Olivier Ijchambre (contrôleur).Ghislaine lafleur.Claudette 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