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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-03-24, Collections de BAnQ.

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LE BUDGET AUD ET ¦ rurei 925 millions pour les forestières ¦ iranspons en commun 1.5 milliard pour tes villes .I (‘devoir.w w w LE DEVOIR ¦ Tabac Maintien de la taxe olympique 8 7c .r ax « s • l$ DE TOUT POUR TOUS PERSPECTIVES Le rêve albertain Michel Audet a dû rêver de puits de pétrole et de cow-boys solitaires dans la nuit de mercredi à hier.Quelques heures plus tôt, sa vis-à-vis albertaine, Shirley McClellan, avait déposé un budget prévoyant un surplus de 4,1 milliards en 2006-07, qui pourrait facilement être multiplié par trois à la fin de l’année.Le seul regret de Mme Mc- aClellan était d’avoir prévu une hausse des dépenses de 10 %, malgré une «gestion prudente».Hier, M.Audet était visiblement envieux.«On ne vit pas sur la même planète», a-t-il laissé tomber.Sans doute, mais à voir son budget, on pouvait se demander s’il n’avait pas découvert un Michel gisement de pétrole David quelque part en Gaspésie.Paraphrasant Mme McClellan, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, a parlé d’une «approche prudente» qui lui a permis de limiter la hausse des dépenses à 4,1 % alors qu’elje était d’à peine 2,3 % en 200506.Les employés de l’État qui pestent contre la loi 142, vont recevoir un choc en apprenant que le gouvernement avait les „ moyens d’augmenter les crédits consacrés à la santé de 63 % et ceux destinés à l’éducation de 5,4 %.Même s’il se fait tirer l’oreille pour respecter la promesse de Paul Martin en ce qui concerne les services de garde, le gouvernement Charest peut dire un gros merci à Stephen Harper, qui a accepté de respecter l’engagement préélectoral de Ralph Goodale sur la péréquation, ce qui a permis à M.Audet d’anticiper une hausse substantielle de 8,3 % des transferts fédéraux, au moins pour cette année.Il est bon d’avoir des amis.?Après un remaniement ministériel raté et un message inaugural moqué de toute part le ministre des Finances avait la lourde responsabilité de donner VOIR PAGE A 8: RÊVE 5uif*Atoi, Mi DNÉ De l’eau pour rembourser la dette GÉRARD BÉRUBÉ Le ministre Audet a introduit hier un premier mécanisme visant à endiguer l’évolution de la dette publique du Québec.En faisant appel à Hydro-Qué-bec, on crée le Fonds des générations, qui sera capitalisé et qui, espère-t-on, devrait contribuer à diminuer l’endettement du Québec de 30 milliards d’ici 2025.Du coup, compte tenu du flou des sources d’ap- provisionnement de ce fonds, la porte s’ouvre à une éventuelle hausse des tarifs d'électricité pour rembourser la dette, une possibilité que Québec se réserve d’ailleurs.Du coup également, le gouvernement introduit une redevance sur l’eau captée.Dans cette offensive visant à réduire le poids de la dette, le gouvernement mise d'abord sur une croissance économique plus forte que l’augmentation de la dette inhérente aux dépenses d’immobi- lisations.Mais la pièce maîtresse est la création du Fonds des générations.I,a formule a surpris hier.Le Fonds des générations sera géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec.Avec ce fonds, capitalisé, on fait le pari que le rendement obtenu sera supérieur au coût de la dette.Ce taux devrait osciller entre 4,5 % et 5,2 % VOIR PAGE A 8: EAU * Réduction de 40 % du poids de la dette en 20 ans ¦ 1,3 milliard de plus pour la santé, 660 millions pour Véducation ROBERT DUTR1SAC Québec — Le ministre des Finances, Michel Audet, a présenté un budget habile où le remboursement de la dette, grâce au nouveau Fonds des générations, se conjugue avec le développement accéléré de l'énergie renouvelable et où la santé et l'éducation reçoivent de l'oxygène grâce notamment à la hausse marquée de la péréquation.•Nous pouvons aujourd'hui nous engager envers les générations futures», a déclaré Michel Audet dans son discours à l'Assemblée nationale.Le deuxième budget Audet — et le quatrième du gouvernement Charest — prévoit des revenus de 57,9 milliards, en hausse de 4,4 %, alors que les dépenses de programmes croissent de 3,9 %, une solide augmentation par rapport au pourcentage de 2,7 % l’an dernier.Si on tient compte du service de la dette, les dépenses de l'État bondissent de 4,1 %, yontre 2,3 % en 2005-06.En fait, l’État engage les revenus de presque toute la croissance nominale de l’économie, qui se situera à 4,2 %, selon les prévisions du ministère.Pour équilibrer son budget, Michel Audet doit une fière chandelle au gouvernement fédéral.C’est un budget «pour une majorité de Québécois qui veulent se reconnoitre dans un Canada ouvert à leur différence», a dit le ministre.Cette différence s'est traduite par des espèces sonnantes et trébuchantes.Ainsi, le Québec recevra 8,3 % de plus en transferts fédéraux, une somme supplémentaire de 824 millions, dont 12 % de plus au chapitre de la péréquation.Cette augmentation de la péréquation découle de la déclaration VOIR PAGE A 8: AUDET «Nous pouvons aujourd’hui nous engager envers les générations futures», a déclaré Michel Audet ¦ Autres informations, pages A2,A3etA5 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 6 ¦ Des extraits du budget, page A 7 IRAK Les otages canadiens sont libres Des soldats canadiens ont participé à l'opération de sauvetage ¦ À lire en page B 1 INDEX .ce Avis publics B2 Cinéma_______C3 Décéa_______C 6 Éditorial-A6 Idées_______A 7 Météo_______C 4 Monde.B 8 Motscroiaés B2 Nature______C4 Resta-C7 Sudoku-C 6 Télévision.B 5 Week-end____C 1 Main basse sur le Jourdain L’annexion de cette riche vallée est au cœur du projet d’Ehoud Olmert Éhoud Olmert ", faEfS}'-' CHRISTIAN RIOUX Jiftlik (vallée du Jourdain) — Au loin, le Jourdain apparaît comme un mirage.Pour atteindre ce lieu mythique qui est le phis bas du monde et où, dit-on, Jésus a été baptisé, il faut serpenter pendant de longues minutes entre des collines aux tons pastel.Un peu comme lors d’un atterrissage, les oreffles* bouchent pendant que la mer Morte, a droite, et les sommets delà Jordanie à l’horizon vous laissent bouche bée.& Elections israéliennes Loin des visions de carte postale, la vallée du Jourdain est aujourd’hui au coeur du discours d’É-houd Olmert qui devrait succéder mardi a Ariel Sharon si on se fie aux sondages Le premier ministre a en effet annoncé que s’il se retirera de plusieurs territoires VOIR PAGE A 8: ISRAËL Pour la vérité, le réconfort et l’espoir.Paulette Chayer Gélineau I ahiennr Moreau on I | Pour une fois on ne me juge pas ! On me propose des solutions.» 8 M IVAII I k * A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 24 MARS 2006 LE BUDGET AUDET CULTURE Québec prend le virage du patrimoine LOUISE MAUDE RIOUX SOUCY Habitué à des hausses conservatrices de 2,5 % à 3,8 % avec le gouvernement Charest, le ministère de la Culture et des Communications a vu hier son enveloppe passer de 542 à 584 millions de dollars, un bonds de 8,5 %.Cette confortable marge de manœuvre a été accueillie avec enthousiasme par la ministre Line EJeauchamp, qui a vu dans ce budget Au-det de 4rès bonnes nouvelles» pour le milieu culturel.Une bonne part de cet argent neuf sera consacré aux immobilisations et à la préservation du patrimoine, un choix qui a eu l’heur de déplaire à plusieurs organismes culturels.Ceux-ci n’ont pas du tout apprécié de voir glisser cette manne au profit des institutions «alors que ni le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), ni la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) ne recevront un sou supplémentaire», a fait valoir Sébastien Gilbert le porte-parole du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL), une coalition qui regroupe 15 000 membres issus de divers organismes culturels.Le gouvernement a en effet choisi de mettre l’accent sur le patrimoine et les immobilisations.C’est ainsi que le milieu culturel profitera lui aussi des revenus de la taxe sur le tabac puisqu’une partie sera utilisée pour la création d’un Fonds culturel du patrimoine québécois.Doté d’une enveloppe de 10 millions de dollars par année, ce fonds devrait générer en cinq ans pas moins de 200 millions de dollars en investissements si la contribution des partenaires est la hauteur des attentes du ministre des Finances.Cette initiative a été qualifiée de «très intéressante» hier par le directeur des programmes dHéritage-Mont-réal, Dinu Bumbaru.Ce dernier a souligné qu’il était rafraîchissant de voir que la fiscalité puisse être ainsi associée au patrimoine, un réflexe qui fonctionne très bien dans certains pays, notamment en Grande-Bretagne.Une enveloppe de 58 millions a également été ménagée pour réaliser des projets d’investissements en immobilisations principalement dans le réseau mal en point des bibliothèques municipales.Une aide accrue de cinq millions aux musées a aussi été annoncée.Ce faisant, le gouvernement investit dans des «institutions qui constituent aussi des attraits touristiques importants», a estimé M.Audet.Le ministre des Finances a également annoncé la fin du moratoire sur l’aide destinée aux écoles de formation artistique.«C’est une très bonne nouvelle que le milieu attendait depuis 20 ans.On va injecter un million de plus, un montant qui sera récurrent», a précisé l’attachée de presse de la ministre line Beauchamp, Véfonik Aubry.A ces sommes, s'ajoutent diverses mesures fiscales totalisant 3 millions de dollars qui visent notamment à améliorer la rente d’étalement du revenu d’artiste.Far ailleurs, Télé-Québec a vu son budget être augmenté de deux millions, tandis que la production de DVD musicaux et d’humour a été intégré au programme actuel de crédits d'impôt pour la production d’enregistrements sonores, à la grande satisfaction de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (AD1SQ).Toutes ces annonces n’ont toutefois pas suffit à rallier le milieu culturel, au premier chef le MAI, qui bataille depuis longtemps pour que Québec augmente de 23 millions les crédits alloués à la culture: 18 millions pour le CALQ et 5 millions pour la SODEC.«La ministre abancUmne les artistes et les organismes culturels à leursort.[.] C'est un ami du desengagement de l’Etat au profit du privé», a déploré Sébastien Gilbert La consternation était tout aussi grande du côté du plus grand syndicat d'artistes du Québec, l’Union des artistes (UDA), qui a accueilli ce budget avec «colère», selon les mots de son président, Pierre Cur-zi.«Ce qui est annoncé contredit la politique gouvernementale qui devrait favoriser les créateurs et la création.Le Parti libéral avait un beau programme électoral mais il ne l'applique pas en investissant plus dans le béton.Je ne nie pas les besoins du patrimoine religieux ou des musées.Seulement, les créateurs se retrouvent avec la portion congrue.» Avec Stéphane Baillargeon et Antoine Robitaille Le Devoir 158 millions pour le logement social ISABELLE PORTER Québec — Le milieu communautaire se réjouit des investissements de 158 millions dans le logement social nvüs déplore que le gouvernement n'intervienne pas phis directement dans la hitte contre la pauvreté, «Les fitnds en logement stKud sont une kmne chose, mais ça ne règle pas le problème de revenu des personnes les plus pauvres», signalait Vivian Labrie.du Collectif pour un Québec sans pauvreté, qui déplore qu'on ait privilégié le remboursement de la dette plutôt que l’amélioration des conditions de rie des phis démunis.Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) abondait dans ce sens.«Le FRAPRU se dit satisfait des 158 miliums additionnels que le budget Audet intestit dans la construction et la remnation de logements sociaux.|I1] considère toutefi>is indécent que le budget n'ait toujours rien prevu futur rehausser les prestations d'aide sociale c* même seulement futur les indexer pleinement au coût de la ne.» La balance des investissements annoncés dans le budget permettra de construire 1400 logements sociaux au Québec.Des 158 millions, 16 sur trois ans sont alloues à la rénovation d'habitations à loyer modique et 29 serviront à compenser la hausse des coûts de construction dans le secteur Par ailleurs, dix millions de dollars sur cinq ans sont investis dans un nouveau Fonds d'investissement pour les entreprises d’économie sociale auquel Fondaction.le Fonds de solidarité et le gouvernement fédéral verseront 48 millions de phis.Le gouvernement tente en outre de favoriser la philanthropie en faisant passer le taux de crédit de 20 à 24 % pour les dons de 200 $ et plus Collaboratrice du Detxtir V / n y.¦A 4.«fel D: kt W iff ; m *Ü JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le budget Audet permet de couvrir la hausse des coûts de système mais les universités n’ont rien obtenu au titre du réinvestissement 1 ÉDUCATION Les universités sont laissées pour compte La plus grosse part des 660 millions supplémentaires ira au primaire et au secondaire ANTOINE ROBITAILLE MARIE-ANDRÉE CHOUINARD /'A uébec — Avec le budget Audet, le gouverne-vy ment du Québec injecte quelque 660 millions de dollars supplémentaires dans le système d’éducation, mais l’argent neuf va presque exclusivement aux niveaux primaire et secondaire, et une petite portion au collégial, l’opération laissant de nouveau les universités sur le carreau.Dims un flot de réactions saluant sobrement cette augmentation de 5,4 % du budget de l’éducation pour 2006-07, les universités ont manifesté leur vive déception de se retrouver, «pour une quatrième année, sans réinvestissement», comme l'a déploré le président de la Conférence des recteurs et principaux d'université du Québec (CREPUQ), Roch Denis.La grande enveloppe de l’éducation est portée à 13 milliards, ce qui s'explique sans grand étonnement par l'ajout de 100 millions pour les élèves en difficulté.Cet ajout, qui correspond à l'entrée en piste de 1800 professionnels dans les écoles, constitue un effet direct de la dernière négociation publique avec les enseignants.L'ajout d’une heure et demie au primaire en septembre prochain augmente aussi le portefeuille des écoles, de 92 millions de dollars pour la prochaine année et de 143 millions par année ensuite.Devant cette hausse de leur budget les commissions scolaires ne pouvaient «que se réjouir» hier, même si les vraies réponses ne surgiront vraiment que dans les règles budgétaires à venir, a indiqué le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron.«Nous gardons nos applaudissements pour plus tard, mais il faut reconnoitre ce réel investissement», a indiqué hier M.Caron, qui se désolait par ailleurs de ne décoder aucune nouvelle mesure en matière de fiscalité scolaire, le réseau souhaitant un étalement des hausses de la taxe scolaire.Le gouvernement entend aussi consacrer.¦ 110 millions pour la transformation des laboratoires de science du deuxième cycle du secondaire; ¦ 40 millions pour la mise à jour et la création de nouveaux programmes en formation technique au collégial; ¦ 60 millions pour la construction du pavillon John Molson, de l’imiversité Concordia; ¦ 20 millions pour l'ajout d’équipements de technologie de l’information et des communications.Pour les cégeps, qui demandaient 245 millions en développement en phis de la protection des coûts de système, c'était le soupir de soulagement suivi d’un certain dépit.«Nos coûts de système sont couverts, et c’est un effort qu 'il faut reconnaître, mais force est de constater qu’il y a peu dans ce budget pour le développement du réseau collégial».a indiqué le président de la Fédération des cégeps, Gaëtan Boucher, qui a toutefois appris avec plaisir la reconduction d'un montant de 15 millions pour les cégeps en région.Les universités voient leurs coûts de système couverts, mais pas l'ombre de ce réinvestissement pourtant réclamé à grands cris.«Les chefs d'établissement accueillent avec déception et inquiétude ce budget», a déclaré hier le président de la CREPUQ, Roch Denis, précisant que «la déception est d'autant plus vive que les attentes sont grandes, connues et bien documentées».Ce silence financier à des demandes pourtant marte lées par les universités pourrait créer «une spirale financière désastreuse pour la santé des universités», a précisé M.Denis, qui espère encore que Québec et Ottawa se commettront sous peu pour soutenir les institutions.«Ilfaut espérer que le gouvernement accepte de tenir à l'automne ce grand débat sur le financement de l'édu- cation, parce qu il faudra arriver à trouver d’autres solutions», expliquait Gaëtan Boucher, faisant, allusion à ce débat public promis par le ministre de l’Education, Jean-Mare Fournier.Critique de l'opppsition en matière de finances et ancien ministre de l’Éducation, François Legault a aussi déploré l’absence d’argent neuf pour le secteur universitaire.Il n’y a pas dans le budget Audet de quoi «se préparer à l’économie du savoir’ puisque le gouvernement libéral ne fait «qu'attendre Ottawa», a-t-il déclaré.La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a aussi exprimé sa déconvenue devant les annonces d’hier, soulignant «qu'aucune nouvelle somme n'est accordée à ce domaine d’avenir», comme l’a indiqué le président, François Vincent, rappelant au passage que Jean Charest s’était pourtant engagé a réinvestir 240 millions sur cinq ans dans les universités du Québec.Quant à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FLCQ).son président Étienne Hudon-Gagnon, s'est déclare agréablement surpris que le gouvernement ait annonce le financement d'un plan de réussite de 20 millions de dollars au niveau collégial, et le fait que les fameux 103 millions de prêts et bourses aient été récupérés représente aussi une source de satisfaction.Notons que la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a aussi appris avec soulagement l’augmentation du budget de l’éducation, qu'elle aurait toutefois gonflee davantage plutôt que de créer un fonds des générations.Le syndicat s'est réjoui de cette nouvelle enveloppe de 12 millions de dollars — versés en trois ans — pour financer des services de garde à coût réduit pendant la semaine de relâche scolaire, une «mesure qui facilitera très certainement la vie des parents», a indique la centrale par voie de communiqué.Le Devoir AIDE CIBLÉE Coup de pouce aux forestières FRANÇOIS DESJARDINS Pour en finir avec «beauamp deparpiüement dans le àmaine économique», selon les dires du ministre Michel Audet, le budget annoncé hier a concentre les stimulants en bonne partie auprès du secteur forestier de même qu’auprés des petites et moyennes entreprises (PME).lesquelles bénéficieront encore d'une légère baisse du taux d imposition.le gouvernement a dévoilé une enveloppe de 925 millions sur quatre ans pour les entreprises forestières, frappées de plein fouet par la hausse du dollar canadien, le conflit du bois d'œuvre, la concurrence étrangère, les coûts énergétiques ainsi que les restrictions de coupe imposées par le rapport Coukxnbe.Si Ton fixité les 167 mffions annonces fan dernier mais non dépenses, l'aide totalise donc 1,1 miffiard sur la période.«Le secteur farestier se trouve dans une nouvelle réalité commemale».a dit le ministre des Finances.Michel .Audet Alors que l'effectif du secteur se chiffrait à 82 000 employés dans 1400 entreprises en 2008, environ 3300 emplois ont disparu depuis avril 2006.De façon plus spécifique, une enveloppe de 425 millions est prevue pour des prêts à Finvestissement et à la modernisation des équipements, alors qu'une autre tranche de 436 miffions devrait aidera réduire les coûts d'exploitation des entreprises.Ce deuxième montant sera notamment constitue d'un crédit d'impôt remboursable de 40 % pour fa construction de chemins d’accès et d'un credit pour les investissements realises jusqu'en 2009 par les compagnies de première transformation.fl y aura aussi une enveloppe de 44 millions pour laide aux travailleurs, laquelle sera destinee au soutien «pendant la période de transetum» et à la recherche d'emploi.Les mesures ont reçu un accueil mitigé de fa part de Guy Chevrette, qui dirige le Conseil de l'industrie forestière du Québec.Il a signalé qu'une partie de fa somme affectée aux prêts sera, tel que l’indique le budget, allouée aux entreprises «pouvant offrir des garanties à même les droits compensatoires et antidumping versés en fiducie» auprès des .Américains.«Mettons les choses au clair, c'est notre argent, a-t-il dit Ce sont des prêts à partir de nos dépôts.Pourquoi alors ne pas annoncer 12 milliard, soit le montant qu'on a en fiducie?» De phis, fa mesure empêche qu'un prêt couvre plus que 25 % d'un projet a-t-il déplore.Les Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) se sont rejouis de cette aide mais (Mit déploré que d’autres secteurs, comme le meuble, lahiminium et le vêtement n’obtiennent rien.«On s'attendait à mieux», a dit le president des MEQ.Daniel Charron.L’avis était le même à la Fédération des tra- vailleurs du Québeç.«Tai / impression que Québec a tout simplement abandonné les problèmes du secteur manufacturier», a dit Henri Massé, le président i Baisse d’impôt Le budget Audet contient par ailleurs un coup de pouce pour les PME, qui verront leur taux dimpos; Don sur la premiere tranche de 400 000 $ de revenus 8.5 % à 8,0 %, apres être passé l’an dernier de 8.t a 8.5 %.La nouvelle basse, a dit Québec, représente un allégement fiscal sur un an de 37 millions pour 100 000 PME, ^ imPos’don des grandes entreprises, que Quebec a commence à augmenter Fan dernier tout en récupérant la baisse annoncée par Ottawa, se situe à 9fP A cette annee.Même si Ottawa ria pas encore apphqré sa basse.Quebec maintient sa hausse.«H n'y a pçs grand-chose pour la grande entreprise», a dit Françoise Bertrand, qui dirige fa Fédération des chambres de commerce du Quebec.Le budget contient aussi une mesure de 100 mfl&on- "porc.Le Devoir I LE DEVOIR.LE VENDREDI 24 MARS 2000 A 3 LE BUDGET AUDET FINANCES PERSONNELLES Le fardeau fiscal des contribuables sera allégé Pourtant, les revenus fiscaux nets augmenteront de 88 millions GÉRARD BÉRUBÉ Hausse de la déduction pour travailleurs, bonification du crédit pour personne âgée à domicile, mesures d’encouragement à l’utilisation des transports en commun.Le budget 2006-07 du ministre Audet fait miroiter une réduction de l’impôt des particuliers de 362 millions.Des grenailles, di-sait-on hier, qui seront en partie compensées par une hausse de 88 millions provenant d’une hausse de l’imposition du dividende placée sous le thème d’une harmonisation avec le fédéral.Au total, avec l’indexation du régime fiscal, on se réjouit de pouvoir offrir un allégement de 1,5 milliard du fardeau fiscal des Québécois sur une base de pleine année.La principaie mesure visant le fardeau fiscal des particuliers est la hausse, de 500 $ à 1000 $, de la déduction pour les travailleurs à compter du 1" janvier 2007.L’impact fiscal se situe à 65 millions pour l'exercice en cours et à 288 millions pour l’exercice budgétaire de 2007-08.Cette déduction, introduite lors du budget précédent est égale à 6 % du revenu de travail (jusqu’à concurrence de 1000 $ à compter de 2007) et devrait permettre à 3,2 millions de tra-v dlleurs, dont 162 000 travailleurs autonomes, d’en bénéficier, fait-on miroiter.• Pour une personne vivant seule et ayant un revenu de 35 000 $, la déduction passe de 115 $ à 230 $.Elle passe de 100 $ à 200 $ pour une personne seule dégageant un revenu de 40 000 $.Un couple avec deux enfants et ayant deux revenus de travail totalisant 45 000 $ verra cette déduction passer de 200 $ à 400 $.Elle passera de 240 $ à 480 § pour un même couple totalisant un revenu de 75 000 $, selon les calculs du ministère des Finances.Les autres mesures, plus marginales, portent sur la bonification du crédit d’impôt remboursable pour le maintien à domicile d’une personne âgée.L’impact s’élève à cinq millions cette année et à 37 millions pour l’exercice 2007-08.Suivent l’amélioration du traitement fiscal relatif aux dons (trois millions cette année, 13 millions en 2007-08) et les mesures visant à encourager lutilisation des transports en commun (deux millions et six millions respectivement).Au total: 75 millions en 200607 et 345 millions en 2007-08.Mais pour parvenir à cette promesse de réduction du fardeau fiscal d’un milliard de dollars par année, les documents du ministre Audet chiffrent à 362 milüons l’impact des mesures annoncées hier sur la base d’une pleine année.A cela, il faut ajouter l’indexation des paliers d’imposition, introduite par le gouvernement précédent —(dont le taux se chiffre à 2,43 % en 2006 et que l’on situe à 2,2 % en 2007).qui se traduit par une réduction de 1,17 milliard de la charge fiscale des particuliers sur la même base temporelle, soit un total de 1,5 milliard.Michel Audet a souligné ceci: «L’indexation du régime fiscal pour les années 2004 à 2007 réduit la charge fiscale annuelle des contribuables québécois de 1,2 milliard.» Il a aussi ajouté qu’en 2006, «le taux d’indexation du régime d’imposition québécois [2,43 %] est le plus élevé au Canada».Transports et environnement - La mesure a peu d’incidence fiscale, mais le ministre Audet a annoncé une hausse de 100 % à 200 % de la déduction fiscale de l'employeur liée à l’achat de laissez-passer de transports en commun payés pour ses employés.S’ajoute la non-imposition, pour l'employé, de cet avantage fiscal accordé par l’employeur.•Un usage accru des transports en commun pourrait donc contribuer efficacement à réduire l’émission de gaz à effet de serre et à favoriser un développement durable», retient-on.D’où cet élément incitant les employeurs et les employés à utiliser les transports en commun.En supposant un coût annuel du laissez-passer de 800 $ et selon le taux d'imposition respectif retenu, la déduction fiscale de l’employeur passe de 79 $ à 158 $.Et on renonce à récupérer une valeur de 160 $ des mains de l’employé.Poursuivant sa logique pro-environnementale, le ministre des Finances a également annoncé une mesure visant à promouvoir l'utilisation des véhicules hybrides peu énergivores.Le régime de la taxe de Vente du Québec sera modifié pour y introduire un remboursement partiel de la TVQ en ce qui a trait à la vente ou à la location à long terme de tels véhicules, jusqu’à concurrence de 1000 $.Cette mesure s'applique à un véhicule admissible acheté à compter de maintenant et avant le 1" janvier 2009.Id, l’expression «véhicule hybride» «désignera un véhicule automobile dont la production d’énergie est assurée par l'association d’un moteur thermique et d’un moteur électrique».De plus, «le ministre du Revenu devra être convaincu que la consommation de carburant de ce véhicule, sur route ou en ville, est de six litres ou moins aux 100 kilomètres».JACOUKS NADEAU 1 K DKVOIK Le budget Audet prévoit 1,5 milliard de dollars pour développer les transports en commun.SOUTIEN AUX VILLES 1,5 milliard pour les transports en commun Un nouveau pacte fiscal sera bientôt conclu ISABELLE PORTER Québec — Le nouveau budget accorde 1,7 milliard de plus aux municipalités, dont 1,5 milliard ira aux transports en commun.Le gouvernement a également annoncé qu’il avait conclu une entente de principe avec les municipalités dans le dossier du pacte fiscal reposant sur le remboursement en sept ans de la taxe de vente CTVQ) vers les villes.•Les municipalités demandaient d’avoir une source de revenus stable basée sur le remboursement de la TVQ.Ça va leur être accordé.[.] Il s’agit d’une entente à long terme jusqu ’à sept ans», a expliqué le ministre des Finances, Michel Audet, en précisant que les détails de l’entente restent à préciser.Cette nouvelle entente et le remboursement progressif de la TVQ ne sont toutefois pas pris en compte dans le budget de cette année.Les autres nouvelles sommes prévues pour les villes dans le budget 200607 concernent plutôt les transports en commun.Ce secteur bénéficie d’une attention particulière dans le budget avec des investissements de 1,5 milliard en trois ans.«Les bienfaits des transports en commun sont indéniables.Un autobus remplace jusqu ’à 40 voitures et émet six fois moins de gaz à effet de serre», a signalé le ministre.«[Le transport collectif] est un choix intelligent, un choix écologique et le choix de notre gouvernement.» Ces fonds iront notamment à la rénovation du métro de Montréal (stations et wagons) et au développement du nouveau train de banlieue sur l’axe nord-est de Montréal A Québec, 15 millions sont attribués au Réseau de transport de la capitale (RTC) pour l’entretien du garage et des autobus.Pas de laissez-passer pour les employés de l'Etat Tel qu'annoncé plus tôt cette semaine, le gouvernement offrira des incitatifs fiscaux aux entreprises qui assument le coût des laissez-passer de leur personnel.L’Etat n’entend toutefois pas donner l’exemple avec ses propres employés.«Rien n’a été prévu pour cela, à moins que les syndicats soient ou- verts à en discuter», a indiqué un fonctionnaire du Conseil du trésor.Dans le même élan, on prévoit en outre de rembourser la taxe sur le carburant des sociétés de transports en commun.le gouvernement encourage également les Québécois à investir dans les véhicules hybrides en accordant aux futurs acheteurs un remboursement de la TVQ.La taxe sur le carburant payée à l'achat de biodiesel sera également remboursée.Le budget prévoit des injections d’argent ciblées pour les «grondes villes».On s'engage à payer à Québec et à Montréal la totalité des taxes foncières des musées, de la Grande Bibliothèque et du Grand Théâtre, une somme de huit millions.Les démarches de la métropole visant à attirer de «grands événements sportifs» seront aussi soutenues.Du côté de Québec, on investit dans le secteur des transports et tout particulièrement dans la modernisation de l'aéroport Jean-Lesage.Par cette contribution, le ministre Audet a dit vouloir contribuer «à l’essor économique de la ville de Québec mais aussi pour accueillir les milliers de personnes qui la visiteront à l’occasion des fêtes de son 4CÜ anniversaire».La somme consentie pour le moment est toutefois inférieure aux 15 millions réclamés par sa direction.«R y a des discussions en cours», a indiqué M.Audet «Québec est prêt à donner dix millions.- Autre annonce importante pour les villes, le gouvernement majore sa contribution au financement des services de la Sûreté du Québec par l’octroi de 112,5 millions en cinq ans.Cela permettra au gouvernement d’égaler la contribution des municipalités, comme c’était le cas auparavant Les conférences régionales des élus (CRE) se font quant à elles octroyer une enveloppe supplémentaire de huit millions.Les muruopalités ont fort bien accueil le budget du ministre Audet Elles se sont particuliérement réjouies de l’entente survenue à propos du pacte fiscal, qui prévoit le remboursement progressif de la TVQ sur les achats faits par les villes.«Cest une bonne nouvelle pour Montréal et pour les villes en général», a indiqué le inaire de Montréal, Gérald Tremblay, qui estime que cette mesure représentera pour Montréal une économie annuelle de 80 millions de dollars à partir de la septième année.«Cest la première fois que le gouvernement reconnaît les villes, rum pas comme une création du gouvernement du Québec mais comme des partenaires financiers», a commenté M.Tremblay.le maire a également salué les mesures touchant les transports en commun, notamment en ce qui a trait aux investissements dans les infrastructures et aux incitatifs fiscaux liés à l’achat de cartes mensuelles de transport «Je suis convaincu que cette mesure aura un effet positif sur l ’utilisation de ce moyen de transport, sur la qualité de l’air de notre ville et sur la circulation», a-t-il dit.le budget ne règle pas l’épineux dossier des déficits d’exploitation des sociétés de transport, mais le maire Tremblay demeure confiant que les discussions engagées avec Québec au sujet d’un nouveau cadre financier pour les transports en commun pourront mener à une entente d'ici la fin du printemps.Le président de l'Union des municipal] tés du Québec (UMQ) et maire de Sner-brooke, Jean Perrault, considère le budget comme un engagement du gouvernement de «travailler vers de meilleures relations avec le monde municipal-: «On voit maintenant une invitation au partenariat», a-t-il dit.L’ensemble des mesures prévues dans le budget, y compris les fonds provenant de la taxe spéciale sur le tabac, permettront des investissements de 500 millions dans les infrastructures municipales au cours des cinq prochaines années, a signalé le maire de laval et président de la Coalition pour le renouvellement des infrastructures du Québec, Gilles Vaillancourt, qui a parlé d’une «très très bcmne nouvelle pour les municipalités».Le Devoir Avec la collaboration de Jeanne Corriveau L’État reconnaît enfin les villes comme des partenaires financiers, dit Gérald Tremblay PÉNURIE DE MAIN-D’CEUVRB Des mesures pour retarder la retraite Dividende Enfin, le ministre des Finances se joint à son homologue du fédéral et harmonise le traitement fiscal associé aux dividendes.Ottawa avait abaissé l’imposition du dividende le 23 novembre dernier afin de rétablir un certain équilibre avec le traitement fiscal associé aux fiducies de revenu.Mais dans le cas de Québec, l'harmonisation se traduira par une hausse des entrées fiscales.L’équation fait appel à un taux de majoration et de Crédit d’impôt pour dividendes.Ce mécanisme se voudra phis cohérent et plus équitable, promet-on.Ainsi, le taux de majoration sera harmonisé aux regies fédérales pour le dividende versé par les grandes sociétés (il passera de 25 % à 45 %); il demeure inchangé, à 25%, pour le dividende verse par lès petites entreprises.Quant au taux de crédit d'impôt, il sera augmenté pour les dividendes reps d’une grande entreprise (de 10,8 % à 11,9 %) et diminué pour ceux provenant d'une petite entreprise (de 10.8 % à 8%).-i L’effet net de ce jeu d’ajustement «Ces mesures augmenteront les revenus fiscaux du gouvernement du Québec de 88 millions sur une pleine année», peut-on lire dans les documents budgétaires.GÉRARD BÉRUBÉ Le gouvernement poursuit son engagement visant a moduler l’encadrement des retraites progressives au-delà de 60 ans.Les mesures retenues hier ne visent toutefois que les régimes complémentaires du secteur privé et tentent en bout de piste d'endiguer le mouvement inverse favorisant les retraites anticipées.Dans son plan budgétaire, le ministre des Finances a rappelé rengagement pris à Tissue du Forum des générations, en octobre 2004, qui consistait à relever des défis des finances publiques et des changements démographiques au Québec».On envisageait entre autres des mesures visant à favoriser la retraite progresâre alors qu'a Fheure actuelle, les regimes complementaires «incitent peu a prolonger la vie active».On allait jusqu'à s'inspirer du cas des régimes à prestations déterminées, qui ont plutôt tendance à stimuler les retraites anticipées.Du moins, avec ces régimes, les travailleurs ont peu d'incitation a demeurer au travail apres f âge de 60 ans.«Au cours des trois dernières décennies, l’âge moyen de la retraite au Québec a considérablement diminué.A titre d’exemple, pour les hommes, l’âge moyen de la retraite a reculé de cinq ans, passant de 65 ans en 1970 à 60 ans en 2000», une tendance plus accentuée au Québec que dans le reste du Canada, prend-on soin d’ajouter Or, «dans le contexte du vieillissement de la population et de la pénurie de main-d’œuvre qui pourrait en découler, il sera important d’inciter les travailleurs a prolonger leur vie active», ajoute-t-on.Afin de favoriser le prolongement de la vie active et de s'assurer que les nouvelles modalités ne seront pas «une alternative plus avantageuse que le travail à temps plein-, on retient la possibilité que les régimes versent une rente de retraite a une personne dé^igeant un revenu de travail et ce, simultanément à l’accumulation de service dans un régime de retraite.On reconnaît également le versement de prestations accessoires dans le cas d'une retraite progressive ou du travail à temps plein.Ces modafités ne s’appfiqueraient qu'aux régimescompiémentairesderetraiteaprestationsdé-temmées du secteur privé, premkm soin de rappeler.De plus, pour ces régimes, l’accès à la retraite pro gressive ne sera permis qu'a compter de 60 an» ou 30 années de service.La rente versée pendant la retraite progressive serait proportionnelle à la réduction du temps de travail alors que le versement des prestations accessoires débuterait a compter de 60 ans ou 30 années de service afin de favoriser une retraite tardive.•Pour réaliser son engagement visant à favoriser la retraite progressive, le gcruvemement du (Juébec a pré sente au gouvernement fédéral les nouvelles modalités et continuera de travailler en collaboratum avec ce dernier afin d'assurer leur mise en œuvre», lit-on dan» le plan budgétaire On croit que ces modalités vont rendre plus souple et phis attrayante la retraite progressive.On croit aussi aue les travailleurs pourront maintenir leur niveau de vie tout en réduisant leur temps de travail et en améliorant leurs revenus futurs, également à la retraite Et on croit enfin que l’impact sera positif sur (offre de travail Le Devoir Le Devoir LE BUDGET DE LA VILLE 2006 MESSAGE DU MAIRE ET DU PRESIDENT DU COMITÉ EXÉCUTIF Chères citoyennes, chers citoyens, Notre administration propose, pour 2006, un budget responsable dont l'élaboration a été guidée par notre volonté de continuer d'améliorer sans cesse les services à la population, de bien cibler les priorités et de rechercher l'équité sur l'ensemble du territoire.Nous continuons à bâtir ensemble une ville encore plus sécuritaire, propre, verte, prospère, culturellement riche où chaque citoyenne et citoyen trouve sa place.Et, par surcroît, nous relevons tous ces défis sans augmenter le fardeau fiscal global des Montréalaises et des Montréalais.Nous déployons également des efforts additionnels pour embellir Montréal.Nous allons intensifier les travaux de réfection routière, mettre l'accent sur la propreté et créer de nouveaux espaces verts.Malgré des contraintes exigeantes, nous lançons de nouvelles initiatives comme l'implantation graduelle d'un service de premiers répondants, le renforcement de la sécurité routière, le prolongement des heures d'ouverture des bibliothèques et le début de la construction de 15 000 nouveaux logements abordables.Ce budget reflète aussi la nouvelle réalité de l'île de Montréal.Quinze villes partagent désormais, avec Montréal, un destin commun.Elles vont travailler avec nous par l'entremise du nouveau conseil d'agglomération.Avec l'appui de tous les employés et de tous nos partenaires, nous continuons de voir grand pour Montréal et y consacrons quotidiennement nos meilleures énergies.DE MONTRÉAL Les principales sources de reve et d'affectati Autres revenus de sowces totales 16,0 % 14% 10,8 % Taxes suris «leur foociee / 57,9 tenant Heu 'U' taxes 6.1 % Taxes suf une ¦an aam I Les dépenses par fonctions municipales Géra Id Tremblay Le président du comité exécutif, Frank Zampino, FCA lent au comité e; J 2yL- Santé et txenètfe 3,3% Aménagement urbanisme et développement 4,8% Administration générale 14,8% Frais de financement 10,8% Autres activités financières 10,8% Sécurité publique WéA \ 20,3% Loisirs et culü 10,7 P I Budget global de 2006 Le budget global de 2006 est de 3 855 milliards de dollars avec un gel du fardeau fiscal global des contribuables.Ce budget est en hausse de 141 M$ par rapport au budget comparatif de 2005 qui était de 3 714 milliards de dollars.La part relevant du conseil municipal est de 1,935 milliard de dollars pour les services locaux dont 845 M$ pour les arrondissements et la part du conseil d'agglomération est, quant à elle, de 1,991 milliard de dollars.Principaux services d'agglomération offerts par la Ville de Montréal : • alimentation en eau, assainissement des eaux et gestion des matières résiduelles • sécurité publique (police, sécurité civile et sécurité incendie), service de premiers répondants et centre d'urgence 9-1-1 • transport collectif des personnes • gestion du réseau de voirie artérielle • développement et promotion économiques De plus, pour faire face aux priorités 2006, la Ville de Montréal investit 546 M$ dans ses projets d'immobilisations, soit 260 M$ pour les services locaux dont 130 M$ sont alloués aux arrondissements et 286 M$ aux services d'agglomération offerts sur l’île de Montréal.Les documents sur le budget 2006 sont disponibles dans le portail Internet de la Ville de Montréal : ville.montreal.qc.ca/finances État des activités financières - Budget du conseil municipal (tn millitrs dt dollars] I Hygiène du milieu 8,3% Transport 18,2 % I Parmi les principales priorités en 2006 : Investissements dans les secteurs névralgiques : • investissement de 125 M$ pour refaire les artères de l'île et les rues locales et pour colmater les nids-de-poule; • un montant de 33 M$, provenant de la SOFIL*, consacré à la gestion de l'eau; • mise en place d'actions ciblées en propreté : 10 M$.Amélioration des services aux citoyens : • ajout d'effectifs, dont 133 policiers, pour la sécurité routière : 10,1 M$; • implantation graduelle du service de premiers répondants : 6,6 M$; • intervention soutenue pour contrer les problèmes liés aux gangs de rue : 0,5 M$; • prolongation des heures d'ouverture des bibliothèques : 2 M$.Soutien aux grands projets et création de richesse : • mise en place graduelle d'un bureau chargé de veiller au développement des projets prometteurs, Imaginer - Réaliser Montréal 2025 : 2 M$; • développement du pôle bioalimentaire dans l'Est de Montréal : 4,8 M$; • développement du secteur de la Cité scientifique : 1,5 M$; • implication active de la Ville lors d'événements nationaux et internationaux : 3,3 M$.• Placée sous l'autorité du ministre des Finances, ia SOFIl a pour mission de verser une aide financière aux organismes municipaux pour contribuer à la réalisation de projets d'infrastructures en matière d'eau potable, d'eaux usées, de voirie locale et de transport en commun.État des activités financières - Budget du conseil d'agglomération Comparatif 2005 Budget 2006 ““ Comparatif 2005 Revenus Revenus Taxes 960 992,3 982 521,7 Taxes 1 501 998,7 Paiements tenant lieu de taxes 88 639,1 93 660,6 Paiements tenant lieu de taxes 134 034,9 Autres revenus de sources locales 455 848,4 514 225,1 Autres revenus de sources locales 162 199,1 Transferts 433 314,1 367 141,1 Transferts 82 596,5 Revenus spécifiques transférés aux Revenus spécifiques transférés aux activités d'investissement (47 649,2) (25 693,0) activités d'investissement (36 927,8) Total des revenus 1 891 144,7 1 931 855,5 Total des revenus 1 843 901,4 Dépenses de fonctionnement Dépenses de fonctionnement Administration générale 343 886,2 361 529,5 Administration générale 263 579,6 Sécurité publique 17 324,1 17 770,0 Sécurité publique 722 056,0 Transport 187 152,6 202 536,5 Transport 401 506,9 Hygiène du milieu 121 706,4 128 905,4 Hygiène du milieu 195 846,6 Santé et bien-être 89 116,9 87 804,9 Santé et bien-être 37 592,4 Aménagement, urbanisme et développement 127 1 69,4 130 774,0 Aménagement, urbanisme et développement 54 250,1 loisirs et culture 318 621,4 333 751,9 Loisirs et culture 73 783,0 Trais de financement 344 269,5 342 345,0 Frais de financement 66 913,0 Total des dépenses de fonctionnement 1 549 246,5 1 605 417,2 Total des dépenses de fonctionnement 1 815 527,6 Autres activités financières Autres activités financières Remboursement de la dette à long terme 341 898,2 329 792,6 Remboursement de la dette à long terme 54 764,8 Autres transferts aux activités d'investissement 0,0 0,0 Autres transferts aux activités d'investissement 2 141,0 Total des autres activités financières 341 898.2 329 792,6 Total des autres activités financières 56 905,8 Total des dépenses 1 891 144,7 1 935 209,8 Total des dépenses 1 872 433,4 Surplus des activités financières Surplus des activités financières avant affectations - (3 354,3) avant affectations (28 532,0) Affectations Affectations Surplus accumulé non affecté 0,0 0,0 Surplus accumulé non affecté 0,0 Surplus accumulé affecté 0.0 3 354,3 Surplus accumulé affecté 30 913.9 Réserves financières et fonds réservés Réserves financières et fonds réservés - virement de 0,0 0,0 - virement de 6 444.4 - (virement 4) 0,0 0,0 - (virement i) (8 826,3} - 3 354,3 28 532,0 Budget 2006 1 557 325,9 142 916,8 183 211,4 90 572,2 (26 230,0) 1 947 796,3 267 909,1 763 340,2 420 491,1 201 140,0 41 291,2 55 685,5 79 570,5 74 590,9 1 904 018,5 68 903,1 18 272,0 87 175,1 1 991 193,6 (43 397,3) 0,0 52 223,6 0,0 18 826,3) 43 397,3 ’ Le budget eompiritif 2005 est présente à titre tixticttif.tes données de I* cotQfme • Comparatif 2005 * ont été redressées en tenant compte, notamment du retrait des crédits relatifs au* villes reconstituées pour les rendre, dam ia mesure du possible, corroarao*es à celles du budoe* de 2006s Considérant les nombreuses modifications législatives et administratives intégrées au budget de 2006, plus particulièrement celles relatives au partage des compétences locales et cf agglomération, te t Comparât f 2005 * refiéte le plus fidefemen* ooss»b*e ces changements^ Montréal CAPITAL DE RISQUE L’accent sera mis sur les PPP ?LE BUDGET A U D E T?A 5 GÉRARD BÉRL’BÉ Le gouvernement du Québec poursuit le recentrage de son aide en matière de financement des entreprises en mettant davantage l’accent sur les PPP En guise d’illustration de cette démarche sur la pointe des pieds, le budget d'hier a réintroduit le plafond an-huel de 150 millions accordé au Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD), mais en dimi-ïiuant le crédit d’impôt à 35 %, icontre 50 % auparavant Saluant l’abondance et l’efficacité du capital de risque au Québec, je ministre des Finances, Michel Audet, a rappelé que depuis 2003, À’aide pour soutenir les projets d’entreprise est accordée à la condition que les mises de fonds publiques s'effectuent en partenariat avec le secteur privé».Dans la fou-ée, il a souligné le recentrage de a mission de la Société générale (de financement et d’Investisse-Iment Québec, la privatisation de certaines Innovatech ou la trans-jformation des autres en sociétés piixtes ainsi que la création du Fonds d’intervention économique régional (FIER) selon une formu-je d’appariement des mises de fonds du secteur privé.! En matière d’argent neuf, les jnesures annoncées hier prévoient l'injection de 150 millions èn trois ans (dont environ 50 millions du gouvernement) dans le développement des régions.Dans (son approche directe envers les entreprises régionales, les fonds locaux d’investissement seront dotés d’une enveloppe addition- nelle de 45 millions (dont 13,5 millions du gouvernement) alors que les FŒR-régions recevront 45 millions (dont 30 millions du gouvernement).Le Fonds d’investissement en économie sociale recevra pour sa part une contribution remboursable de 10 millions du gouvernement, versée sur cinq ans.Cette enveloppe atteindra les 58,5 millions compte tenu de l’apport des autres partenaires.Les autres mesures présentées hier rétablissent le plafond du CRCD à 150 millions par année.Cette limite annuelle avait été abaissée au cours des trois dernières années, respectivement à 75 millions, à 100 millions et à 100 millions.Toutefois, le crédit d’impôt est ramené de 50 % à 35 %.Rappelons que l’achat des parts du CRCD constitue un abri fiscal en ce sens qu’il donne droit à un crédit d'impôt (au provincial seulement) désonnais égal à 35 % du coût d'acquisition, jusqu’à concurrence de 875 $ (1250 $ auparavant) par année.Cette déduction est conditionnelle à ce que ces actions, non admissibles au REER, soient détenues pendant une période minimale de sept ans.Enfin, le ministre Audet apporte d’autres assouplissements aux fonds fiscalisés (Fonds de solidarité FTQ et Fondaction), notamment pour leur permettre d'investir dans des fonds locaux de capital de risque ou dans des fonds étrangers qui investissent au moins l’équivalent dans des entreprises québécoises.Le Devoir Les écologistes montent aux barricades LOUIS-GILLES FRANCŒUR T J « détournement des fonds " LJ qui devraient être consacrés à la protection de l’eau», s’indignait Eau-Secours.•Un budget vraiment “cheap”, intellectuellement malhonnête, en forme de poudre aux yeux», selon Greenpeace.•Ce n’est pas un budget vert, même s'il contient quelques signaux intéressants du côté des transports en commun», ajoutait-on au Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCRE).C’est en ces termes qu’ont réagi hier à titre préliminaire quelques leaders écologistes qué-oécois à la suite du budget Audet Eau-Secours et Greenpeace ont été scandalisés d’apprendre que les redevances sur l’eau imposées à Hydro-Québec n’iront pas au Fonds vert, comme promis depuis deux ans par le gouvernement Charest mais au Fonds des générations, et ce, contrairement aux recommandations de la commission sur l’eau.Il s’agira d'une taxe •déguisée dont écoperont les clients d’Hydro-Québec mais pas les multinationales de l'eau», que Québec ne fe’est pas encore décidé à assujettir à cette taxe.Pire, l'étatisation de l eau pour en faire une machine à taxes mettra fin à son statut de bien commun, un statut juridique qui avait fait consensus devant la commission nationale sur l’eau, a commenté André Bouthillier, dEau-Secours.•L'argent de l’eau doit revenir à l'eau», a-t-il dit en notant que Québec manque de fonds pour réaliser l’inventaire des nappes souterraines, le premier pas vers leur protection, sans cesse différée.Pour Steven Guilbeault, de Greenpeace, en s’alimentant aux revenus des exportations grâce à le nouveaux surplus d'électrici-e, Québec encourage la création l’une surcapacité de production mx dépens des dernières ri-rières vierges du Québec, tout :ela au profit de l'économie des rtats-Unis.Guy Lessard, du RNCRE, ap-ïlaudit à l’aide financière accor- dée aux agriculteurs qui voudront investir dans le traitement du li-sier, une mesure particulièrement utile aux régions en surplus.Mais André Bouthillier y voit une autre aide financière accessible aux seuls gros producteurs.Pour Steven Guilbeault, l’investissement de 1,5 milliard en trois ans dans les transports en commun pourrait être gonflé par la part du fédéral.Et le reste, soit dix millions aux biocarburants et aux réductions des taxes sur le carburant des transports en commun, ^est bien peu et laisse sur le carreau tout le reste de la province», a-t-il dit Transports en commun Le financement par les employeurs des laisser-passer de leurs employés pour les transports en commun ne fait pas l'unanimité.•Si les entreprises embarquent, ça peut être intéressant», a dit Guy Lessard.Selon Steven Guilbeault, Québec restreint le nombre de bénéficiaires en laissant le contrôle de la mesure aux employeurs; une déduction fiscale pure et simple aux usagers aurait touché plus de monde, a-t-il dit.Tous s’entendent pour qualifier de «poudre aux yeux» la subvention de 1000 $ qu'on accordera à l’achat des voitures hybrides consommant moins de six litres aux 100 kilomètres.L’impact sera purement théorique sur les émissions de gaz à effet de serre parce que ces véhicules sont trop peu nombreux; •Il fallait plutôt accorder une aide financière à tous les véhicules qui font moins de six litres aux 100 kilomètres, quels qu’ils soient, car le choix offert aux consommateurs aurait été beaucoup plus large», a commenté Steven Guilbeault.Celui-ci a noté en conclusion que le budget du ministère de l'Environnement stagnera une année de phis malgré les besoins et que l'aide financière aux groupes environnementaux en péril sera d'autant moins au rendez-vous que le Fonds vert est privé des redevances promises sur l'eau.Le Devoir JACQUES NADEAU LK DEVOIR Le budget consolidé de la santé atteint 22,1 milliards, soit 1,3 milliard de plus que l’an dernier.BUDGET DE 22,1 MILLIARDS La part du lion va à la santé FRANÇOIS DESJARDINS CLAIRANDRÉE CAUCHY Le réseau de la santé recevra une fois de plus cette année la plus grande partie de l’augmentation des dépenses, le ministre des Finances, Michel Audet, ayant annoncé hier une injection de 1,3 milliard dans un système de soins de santé dont le budget consolidé atteint désormais la somme de 22,1 milliards.Cette hausse de 6,3 %, a dit le ministre, représente rien de moins que les deux tiers de l’augmentation totale des dépenses du gouvernement •C’est considérable», a dit M.Audet en reconnaissant le poids de la santé, qui risque de s’alourdir avec les changements démographiques.«Le financement à long terme sera un défi, surtout si on constate qu’une mission comme celle-là gruge les deux tiers des revenus disponibles pour le gouvernement.» La hausse de 1,3 milliard, estime le gouvernement Charest, devrait notamment améliorer l’accès aux chirurgies ainsi que le fonctionnement des salles d’urgence.Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, dévoilera le détail des nouvelles mesures au cours des prochains jours, a-t-on laissé savoir.Québec compte aussi faire des investissements de 485 millions en immobilisations, soit des équipements médicaux, des lits en CHSLD, un plan d’action pour les personnes en perte d’autonomie et des installations en radio-oncologie et en cardiologie.En ce qui concerne les grands projets hospitaliers à Montréal, le budget prévoit que Québec dispo- sera «bientôt d une évaluation rigoureuse des coûts et de propositions sur les meilleurs moyens d’assurer leur réalisation».Le financement du système de santé à long terme fera l'objet d’une consultation en avril.Le budget Audet prévoit par ailleurs de bonifier le crédit d’impôt pour le maintien à domicile des personnes âgées, une mesure qui coûtera environ 54 millions au gouvernement.Le crédit passe de 22 % à 25 % alors que le plafond des dépenses admissibles passe de 12 (MK) $ à 15 (XX) $.On rendra admissibles les services infirmiers pour les gens ayant des besoins particuliers, tant dans les résidences pour personnes âgées qu’à domicile.Québec estime que la modification du crédit permettra à 290 000 personnes âgées, soit 180 000 de plus qu’en ce moment, de demeurer plus longtemps à la maison.Le Parti québécois a affirmé que l’investissement en santé est inférieur de 200 millions à la promesse d’une injection de 1,5 milliard.«Le ministre aura une autre année difficile», a dit le critique du PQ en matière de finances, François Legault.-Il ne pourra pas améliorer l’accès aux soins à domicile et ne pourra pas non plus éliminer les listes d’attente, qui atteignent des sommets importants.Faut-il lui rappeler que plus de 110 OOO personnes attendent sur les listes, dont plus de 41 OOO personnes hors des délais médicalement raisonnables?C’est 6000 de plus que lorsqu'il est arrivéjn poste, en 20Ç3.» Satisfaction timide dans le milieu I.e milieu de la santé a salué hier cet important effort budgétaire en santé.On précise cependant qu'une part notable — plus de 55 % — des nouvelles sommes ira directement dans les salaires et qu’il en restera bien peu pour développer de nouveaux services.«Pour tout ce qui concerne les coûts de système, les augmentations salariales, même la hausse des coûts des médicaments.l'argent est au rendez-vous.Ce qui est bien, c’est que le ministre est aussi allé chercher de l’argent pour le développement.On aurait cependant aimé qu’il y en ait un peu plus», a déclaré la présidente de l’Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Lise Denis.L'AQESSS juge que les 60 millions prévus pour le développement de services ne suffiront pas à mettre en œuvre les engagements annoncés, tels le plan d’action en santé mentale, les modifications à venir à la Loi sur la protection de la jeunesse et la garantie d'accès aux soins pour certaines chirurgies.L’AQESSS estimait qu’il aurait fallu au moins 110 millions pour le développement.«Les établissements ne disposeront pas cette année de toutes les ressources pour donner leur pleine impulsion aux différents plans d'action ministériels», a indiqué Mme Denis.Le ton est similaire du côté de la Fédération des médecins spé- cialistes (FMSQ).Le président Yves I htgré doute de trouver dans ce budget les sommes nécessaires pour mettre en place les fameuses cliniques affiliées sur lesquelles on compte tant afin de réduire les listes d’attente.Tout en saluant l’ampleur de l'investissement en santé, son collègue de la Fédération des médecins omnipraticiens, Renald Dutil, craint lui aussi que les budgets ne suffisent pas à améliorer les services de première ligne.«Si on veut développer davantage les groupes de pratique en médecine familiale, les cliniques réseau et le grand dossier de la prise en charge et du suivi, ce budget n'est pas rassurant», a fait valoir M.Dutil.I a Fédération des infirmières (F'IIQ) s’inquiète quant à elle de l’élargissement du programme de crédits d’impôt pour les soins à domicile aux soins infirmiers, y voyant un «glissement» vers le privé.*// y a une ouverture à ce que les gens achètent des soins infirmiers alors que le système public doit prendre en charge ces besoins», a fait valoir la vice-présidente de la FIIQ, Michèle Boisclair.Ixi présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a pour sa part dit estimer que cette hausse du crédit d’impôt pour les soins à domicile était en quelque sorte du tape-à-l’œil •car on n'annonce pas de nouveaux services».Selon eDe, «tes derniers relevés montrent qu'on ne répond qu'à 8 % des besoins en s/nns à domicile».la centrale compte d’ailleurs évoquer, en commission parlementaire dans les suites du jugement Chaod-li, les «volets mal couverts par la loi, comme les serins à domicile ou les services pour les clientèles vulnérables» Le Devoir Largent annoncé ne suffira pas à mettre en œuvre tous les plans d’action prévus Andrée JOUCOEUR Ronald PLANTE Luce SABOURIN LA CALCULATRICE TROUSSE DE DE CROMAGNON DEPANNAGE EH Pour BXDiiquor le sens réel des mathématiques aux Pour rÉMiflra t«i femantis Gafcsre -995tchacw Botoenl 4.5 .6,/-TOI Boüm 2.3 (inckunt ittictm) - 961 ni lariati, lis •Htiliaiais al an irtaaaliaiaiaas Guérin soir 19 h 30 y avoir du sport Faut-il sortir la religion du milieu de travail et de l'école?Avec Paul Bégtn.Patnce Brodeur, Kanna Goma et Patrick Lagacé.Identification biométrique : doit-on craindre Big Brother?Avec Tony Cannavmo.Pierre Donaldson, Jacques Lanctôt et Dominique Pèse hard.Invité : Stéphane Archambault telequebec.tv Télé-Québec LE DEVOIR, LE VENDREDI 24 MARS 2 006 A 6 EDITORIAL ) Jean-Robert Sansfaçon Uillusionniste Pour une fois, un budget du gouvernement Charest répond de façon équilibrée aux attentes les plus souvent manifestées par les uns et les autres, qu’il s’agisse du fardeau fiscal ou du système de soins de santé, de l’éducation, du logement social ou de la dette.Mais voilà, il y a aussi teUement d’astuces dans ce deuxième budget du ministre Michel Audet qu’on cherche désespérément à savoir où tout cela nous mène.sinon à des élections hâtives.our les salariés, le budget Audet double à 1000 $ par année la déduction pour les dépenses de travail et prévoit une formule de remboursement du coût des transports en commun par les employeurs.Pour les personnes âgées, il bonifie le crédit de maintien à domicile et la création de places en centre d’hébergement de longue durée.Aux PME, il offre une petite diminution de l’impôt sur les profits et diverses mesures d’aide à rmdustrie forestière.La culture n’est pas en reste, pas plus que les jeunes des régions, les familles qui attendent un logement social et les municipalités qui pourront investir dans les transports en commun.Même les producteurs de porcs ont droit à un petit cadeau! En somme, il y en a pour tout le monde, pour pas cher, dans ce budget ni trop lucide ni trop solidaire, juste un peu.Plusieurs voulaient que le gouvernement s’attaque à la dette, le voilà qui répond avec la création d’un fonds des générations.Modeste, ce fond, mais qui aurait approuvé une augmentation massive des tarifs d’électricité pour rembourser la «maudite dette»?Quant à l’idée de confier l’argent à la Caisse de dépôt pour obtenir des rendements supérieurs au taux d’intérêt payé sur cette dette, là encore, le choix est acceptable.A la condition, bien sûr, que les milliards qui seront placés dans ce fonds au fil des ans ne servent pas à autre chose.Habile, tout cela, de la part d’un gouvernement qui n’est surtout pas reconnu pour ses bons coups.Les fonctionnaires du ministère des Finances du Québec sont des gens capables de vrais petits miracles quand on leur demande d’innover au coût le phis bas, même en pigeant un peu plus dans la poche des contribuables.Il y a aussi une bonne part d’illusionnisme dans ce budget Comme l’ont mentionné les partis de l’opposition, au moment même où on versera quelques dizaines de millions dans le Fonds des générations, la dette continuera d’augmenter de plus de deux milliards par année.Or, puisque la somme déposée chaque année sera modeste et ne servira pas à rembourser le capital emprunté, l’effet total sera de seulement ralentir la croissance de la dette à long terme.Autre subtilité que le ministre Audet n’a pas dite ouvertement en harmonisant la méthode de taxation des dividendes avec Ottawa, comme il l’annonce, les investisseurs québécois paieront non pas moins mais 88 millions de plus d’impôt par année puisque la régie en vigueur au Québec était jusqu’ici plus généreuse que celle d’Ottawa Quant à la mesure de remboursement d’impôt par les employeurs du coût des transports en commun, ce n’est pas un hasard si Québec prévoit qu’elle ne lui coûtera que la somme ridicule de six millions par année puisque très peu d’entreprises ont les moyens d’offrir un avantage aussi coûteux à leurs employés sans profiter en échange d'un crédit d’impôt.En effet, seules les entreprises qui font beaucoup de profit tireront un avantage à introduire une telle mesure.Ixs autres n’en auront pas les moyens.De façon pour le moins paradoxale, le plan gouvernemental n’a même rien prévu pour ses 450 (XX) employés, pas plus que pour les jeunes, les organisations sans but lucratif, les villes ou les commissions scolaires.Par ailleurs, le monde syndical, la FTQ au premier plan, a bien raison de mentionner l’absence de mesures destinées à faire face à la saignée d’emplois dans le secteur manufacturier.À cause de la mondialisation, l’emploi a fondu depuis deux ans dans le textile, le meuble et l’aéronautique.Pourtant, seul le secteur forestier profitera d’un coup de pouce de l’État.Comme si nos élus étaient une fois de plus en retard d’une révolution sur la réalité économique.Ce quatrième budget libéral renoue avec la tradition des budgets québécois remplis autant d’imagination que d’astuces comptables.Mais pour être réalistes, avouons qu'il en faudra beaucoup plus pour convaincre les électeurs que ce gouvernement a bien en main la gestion et l’avenir du Québec.j- rsansfacontpledei'oir.corn LE Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPJERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE
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