Le devoir, 15 avril 2006, Cahier A
V o l .X C V I I X 8 3 ?LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 V R 1 L 2 0 0 6 2.18$ LE DEVOII des pluies acides ¦ Dans Vest du Canada, 2(5 % du territoire accuse un excès d'acidité et '7^5 % est menacé Forêt £t acmci LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le problème des pluies acides, que d'aucuns pensaient réglé, menace par accumulation lente mais progressive pas moins de 75 % de l’est du Canada Dans cette immense région géographique, les niveaux d’acidité dépassent même la capacité d’absorption des sols .sur 21 % du territoire, révèle une série de documents inédits d’Environnement Canada obtenue par Le Devoir.Deux nouvelles menaces ont fait leur apparition, selon les analyses des chercheurs d’Environnement Canada En premier lieu, le nord du Québec est désormais aux prises avec deux nouvelles sources d’addité, soit les émissions des raffineries de pétrole et des centres d’extraction des sables bitumineux de l’Ouest ainsi que les émissions provenant des nouveaux centres de production pétrolière et gazière des Maritimes.Ces émissions sont refoulées dans des régions aussi éloignées que la Baie-James par des courants atmosphériques provenant de l’Atlantique.Même si ces dépôts acides demeurent faibles en raison des distances, leurs impacts sont potentiellement graves parce que la mince de couche de matière organique des sols nordiques n’a qu’un faible «pouvoir tampon* pour neutraliser ces addes.Deuxième nouveauté de ce rapport censé paraître en mai: l’Ouest canadien, épargné par le fléau acide dans les années 80, est désormais aux prises avec ce problème car le raffinage du pétrole en Alberta et en Saskatchewan, notamment celui des sables bitumineux, ajoute ses suies et ses vapeurs addes à celles de l’importante fonderie de Falconbridge à FTin-Flon, dans le nord du Manitoba Les cartes fédérales indiquent que le nord-ouest de ces provinces fait l’objet d’une addification croissante.Et une immense portion du Manitoba, près des rives de la baie James, affiche déjà un excès très net d’addité, ce qui porte à croire que le Québec — situé dans la trajectoire des vents dominants — pourrait recevoir une partie non négligeable de cette pollution.Selon l’analyse d’Environnement Canada, la situation «deviendra de plus en plus préoccupante pour l’Ouest canadien car ce qui apparaissait autrefois comme un problème pour l’est du continent menace désormais l’ouest.D’importantes augmentations des émissions d’oxyde de soufre et des oxydes d’azote sont prévues du côté de l’extraction des sables bitumineux dans le nord de l’Alberta et des navires qui opè- rent le long des côtes cte fax Colombie-Britannique*.Certes, précisent le-» documents fédéraux, les efforts consentis par le CZanada et les Etats-Unis depuis 25 ans dans la lutte contre les «dépôts acides» — on parie maintenant de erts» pour englober à la fois les pluies, les inarticulés sèches et les neiges acides- ont rapporté des dividendes.Globaleme-nt, «les niveaux d’acidité ont été réduits dans l’est du Canada au cours de la dernière décennie.Mais le bilan global indique cependant que ces niveaux n’ont pas diminué suffisamment.(.] En raison du type d’écosystème qu’on rencontre dans l’est, cette région géographique est plus vulnérable atex dépôts acides que d’autres parties du pays.Et h région compte plus d’industries et se retrouve en plus sur la route des émissiems transfrontalières de la région industrial usée du Midivest américain».Selon co bilan, les dépôts de dioxyde de soufre devraient diminuer dans l’est du pays d’environ 21 % dlci 2020 mais augmenteront de 15 % dans l’ouest du Canada, au point de dépasser les émissions de l’est d’ici 2010.Quant aux émissions d’oxydes d’azote, la deuxième composante des pluies «Les dépôts acides menacent de façon significative la santé humaine dans les zones urbaines du Québec» acides, elles devraient diminuer de 39 % dans l’est d’id 2020 et augmenter de 5 % dans l’ouest d’ici 2020 après avoir augmenté de 29 % entre 1985 et 2000.Les émissions de composés azotés dans l’ouest dépassaient déjà celles de l’est en l’an 2000.Au Québec, précise le rapport, les émissions de dioxyde de soufre ont été réduites dans le sud de la province entre 1980 et l’an 2000, mais celles relevées dans le nord ont légèrement augmenté, précisément là où le pouvoir tampon des sols est le plus faible.On prévoit, en conformité avec la tendance générale, que les émissions continueront de diminuer dans le sud du Québec mais quelles augmenteront dans le nord, menaçant plusieurs écosystèmes névralgiques pour les autochtones et les Inuits.La moitié des dépôts acides qui affirtent les villes et les écosystèmes québécois proviennent de l’Ontario et du Midwest américain.Ces pourcentages, établis par les dernières études fédérales de 1997, pourraient cependant changer avec l’entrée en scène de nouvelles sources d’émissions en provenance de l’Ouest et des Maritimes.Pour l’instant, Québec n’arrive pas à cerner l’importance de ces apports car son VOIR PAGE A 10: PLUIES Voyage au cœur d’un monde idéal Le village d’Ogimi, au Japon, détient le record mondial de longévité EUGÉNIE FRANCŒUR Qui a dit que vieillesse, décrépitude et maladies allaient de pair?A 104 ans, Ushi Okushima tient son arrière-arrière-petite-fille dans ses bras.On pourrait croire quelle est la doyenne d’Ogimi, le village qui détient le record mondial de longévité; pourtant non, elle ne l’est pas.C’est à Ogimi que Ton retrouve fa plus grande proportion de centenaires au monde.À l’entrée du village, sur une plaque, on peut lire: «À 70 ans, on est encore un enfant, et si on tente d’entrer au paradis à 90 ans, on se fait dire de revenir dans 10 ans* Ushi Okushima est en pleine santé, vigoureuse, et possède un sens de l'humour décapant Debout à Si tous les matins, elle prie les ancêtres, pratique spirituelle la «Plus je vieillis, plus fai d’énergie, et pfli pnvip Hp plus répandue d’Okinawa.Après ' le petit-déjeuner, eDe va marcher, la partager » puis 86 ren(i au travail Vous avez bien hi: au travail à 104 ans! Ushi emballe les tangerines au marché local Par choix, parce quelle trouve important de rester active et de participer à fa vie du village.Lorsque je hii demande le secret de sa longévité, de sa main solide, eDe prend fa mienne, me regarde droit dans les yeux et me confie: «Je suis heureuse, fai toujours été heureuse.Cest ça qui me garde en santé.Toi aussi tu dois absolument être heureuse * Je suis bouche bée.Que répondre à ça?Ushi vit aujourd’hui confortablement avec sa fatmiDe, mais sa vie n'a pas toujours été fadQe.VOIR PAGE A 10: JAPON INDE X .Actualités —A2 AnooDces —B8 Avis pubfcts B 6 Bourse_______B4 Carrières____B5 Décès________B8 Économie.B1 Éditorial____C4 Idées_______CS Monde.A8 Mots croisés.B 8 Météo_______B9 rerspecnve*.c l Rencontres D 2 Sports______B 9 Sudoku.D5 Le sommet, plus jamais ! Cinq ans plus tard, des acteurs revivent le Sommet de Québec Cela fera cinq ans la semaine prochaine.Pendant trois jours, du 20 au 22 avril 2001, Québec a été le siège d’une occupation nouveau genre.La ville déjà fortifiée était désormais ceinturée par un nouveau mur, devenu le symbole d’un dialogue de sourd s- ISABELLE PORTER ùébec — Coordonnateur de la coalition régionale OQP 2001, qui regroupait une trentaine d’or-^ ganisations militantes, Sébastien BoucKIrd se souvient d'une rencontre dans le petit local des Amis de fa Terre, à Québec: «On s’était réunis pour faire le bilan de Seattle, et là, on a réalisé que la prochaine étape, c’était chez nous!* En 1999, la réunion de l’OMC à Seattle avait révélé le mouvement antimondialisation à fa face du monde-.Le rôle dans l’histoire du Sommet des Amériques, prévu à Québec, venait de cHacn.jg;er.«Qi devait être une opération de protocole au départ», fait remarquer Denis Rioaj-d.qui était directeur général au bureau du sommet «Puis, grâce à des renseignements, cm a su que des manifestants préparaient qi*^tt}ue chose.Mon rôle a dû être modifié, et cm s’est retrouvés pris VOIR PAGE A 10: SOMMET JACOUKS NADEAU LE DEVOIR Du 20 au 22 avril 2001, plus de 50 000 manifestants ont corr%ne-*"gé ver» Québec.¦ Autres textes en pages A 6 e?*: A 7 JOYEUSES PÂQUES! Le Devoir ne sera pas publié lundi.De retour mardi.Bon congé ! BIBLIOtHf QUI QU t B tr.OISF I | André Alexis B Enfance I H J_____ ü WjÊÊÊÊÊHtmmmm Le monde adulte?Pas clair.T70 p3lfî€*Sj* 11,9s $ www.livres-bq.com « ) / LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 AVRIL 2006 LES ACTUALITES Célébrations du 400‘ anniversaire de la ville de Québec Québec autorise les travaux sur la promenade Champlain JEANNE CORRIVEAU Le gouvernement du Québec a donné le feu vert au projet de la promenade Samuel-de-Cham-plain, qui prévoit l’aménagement d'un parc littoral le long du fleuve Saint-Laurent, entre le quai Irving et la marina de Sillery.Les travaux, qui débuteront en juin, seront complétés à temps pour le 400 anniversaire de la fondation de Québec, a assuré le ministre responsable de la région de la Capitale nationale, Michel Després.Le conseil des ministres a autorisé par voie de décret jeudi la mise en œuvre du projet qui sera réalisé par la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ).Dès le 21 avril, celle-ci pourra lancer le processus d’appels d’offres afin de mener à bien le projet.La promenade constitue en quelque sorte un cadeau que le gouvernement offre à la capitale, qui soufflera 400 bougies en 2008, puisque c’est lui qui assumera les coûts du projet, évalués à 70 millions de dollars.Le projet Le projet consiste à transformer l’actuel boulevard Champlain en une voie plus «conviviale».S’il conservera ses quatre voies de circulation, le boulevard sera plus étroit et la vitesse de la circulation y sera réduite à 60 km/h.La CCNQ prévoit également d’aménager une piste cyclable, des aires de détente et des sentiers piétonniers auxquels s’ajouteront un centre d’accueil, des places publiques et de nouvelles infrastructures sportives, notamment deux terrains de soccer.Dans un rapport déposé en mars dernier, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avait donné son aval à ce projet qui permettra une réappropriation publique des berges.Il avait toutefois émis de sérieuses réserves à propos de la vitesse de la circulation sur le boulevard Champlain car U craignait que les nouvelles limites imposées ne soient pas respectées par les automobilistes.Le BAPE avait donc insisté pour que le promoteur adopte des mesures qui garantissent la réduction de la vitesse des automobilistes sans nuire à la fluidité de la circulation.Pour sa part, la mairesse Andrée Boucher ne s’était pas montrée très enthousiaste pour ce projet.Quelques semaines après son élection, en novembre dernier, elle avait dit douter que les citoyens se rendent en grand nombre sur cette promenade aménagée à grands frais.Lors des audiences publiques du BAPE, la Ville de Québec s’était toutefois dite favorable au réaménagement du boulevard Champlain.Le Devoir Pardonnez- leur.f PEDRO RUIZ LE DEVOIR ENVIRON 1000 personnes ont pris part hier à la 34' Marche du pardon dans les rues de Montréal.En ce Vendredi saint, qui marque le jour où Jésus fut crucifié, il s agissait notamment de «s’associer à l’amour que le Christ a eu pour les plus faibles et les plus pauvres», selon les mots du cardinal Jean-Claude Turcotte.Les croyants ont ainsi parcouru plus d’une quinzaine de kilomètres avant de terminer leur procession à la basilique Notre-Dame afin de marquer le début de la fin de semaine de Pâques par une grande messe.La mémoire des syndicats JUDITH LUSSI La CSN et la CSQ n’avaient pas d’éloges à faire hier au gouvernement Charest à foccasion du troisième anniversaire de son élection.«Manque de tratisparence, improvisation, gestion par crises et coups de force.» C’est la perception que la présidente de la CSN, Claudette Carbon-neau, retient du règne libéral.«Comble de l’ironie, les employés de l’Etat pourront fêter le troisième anniversaire du gouvernement libéral avec une moyenne, par jour de travail, de 2,40 $ avant impôt qu’ils recevront, à compter d’aujourd’hui, sur leur chèque de paie», s’est quant à lui exclamé Réjean Parent président de la CSQ.Au palmarès des critiques émises par le milieu syndical, l’adoption sous pression de la loi 124 remporte la palme d’or.On ne digère toujours pas l'utilisation du bâillon pour faire passer à l’Assemblée nationale cette loi qui «fragilise encore plus le réseau [des CPE] et la qualité des services», selon la CSN.En cette semaine sainte, les métaphores religieuses ne manquent pas aux syndicats pour décrire le bilan du gouvernement Charest.Réjean Parent le promet: «Son chemin de croix n'est pas terminé.» Quant à Mme Carbonneau, ce n’est pas une marche du pardon qu’elle suggère aux libéraux mais une résurrection.«Le gouvernement doit renouer le dialogue avec la population ainsi qu’avec le mouvement syndical», a dit la dirigeante de la CSN.Collaboration spéciale Certaines berlines témoignent de votre richesse.D'autres vous permettent de la conserver.Â/ÿ ;ér: ' h ^ h , 'X*" 1 Blü?V v .A\ ï ,4C Voici TAzera.Sac de golf et ensemble defers en prime 390$’* 4,8% ,ti I! y ï HYuncmi Vj de l evant hyundaicanada.com quvpt'mvM'v, v yapforftftKfe POSF d» I* tWflH'» Aîtxü XH» 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collègues des bureaux ministériels au sujet des sanctions prévues pour les membres du cabinet qui embarrasseraient ou contrediraient le gouvernement en public, affirment certaines sources.La sanction la plus grave — l’expulsion du cabinet le transfert à un autre portefeuille — n’a pas encore été imposée.Toutefois, la punition la moins sérieuse, l’humiliation publique, a été infligée à au moins deux ministres de cabinet et à un député de la Colombie-Britannique.Tous ont été contraints de ravaler leurs paroles en public, quelques heures après avoir provoqué des manchettes malheureuses pour les conservateurs.«Elle est constante», a indiqué un responsable du gouvernement au sujet de la pression exercée sur les ministres.«Le message vient d’en haut: en cas de mauvais pas, vous devrez vous rétracter publiquement, pas de “si”, de “et” ou de “mais”.«Tenez-vous-en donc à la ligne du parti ou vous devrez dire à tout le monde que vous êtes un pauvre idiot ayant commis une gaffe.» Le ministre de l’Industrie, Maxime Bernier, est devenu la plus récente victime de cette politique interne, cette semaine.M.Bemier a affirmé lors d’une entrevue à la radio que le Canada pour- E N Embuscade Kandahar, Afghanistan — Des soldats canadiens ont pris part à des combats dans le désert afghan à l’ouest de Kandahar, hier, après que les membres militaires et policiers d’une patrouille afghane furent tombés dans une embuscade tendue par un petit groupe de combattants talibans.Un véhicule blindé léger canadien a été atteint par deux grenades propulsées par roquette lors de cet accrochage ayant débuté quelque 10 kilomètres à l’extérieur de la A PATRICK PRICK REUTERS En bon père de famille, Steven Harper a accompagné son fils à une partie de hockey hier (Calgary contre le Colorado).En premier ministre qui dirige un gouvernement minoritaire, il a fait prévenir ses ministres qu’il ne tolérerait aucun faux pas de leur part.rait perdre ,sa bataille juridique contre les États-Unis et que les contribuables ne devraient pas être tenus de payer les garanties de prêt pour l’industrie du bois d’oeuvre.A la demande du cabinet du premier ministre, M.Bernier a été contraint de diffuser un communiqué de presse dans lequel U a précisé que ses propos sur le bois d’oeuvre ne reflétaient aucunement les opinions de son gouvernement, pas plus que celle de son ministère.«M.Bernier a clarifié sa position», s'est par la suite contenté de dire le premier ministre Harper.Presse canadienne BREF ville, le long de la principale route locale.Personne n’a été blessé, bien que le véhicule, de modèle LAV-III, a été légèrement endommagé.Un pneu a éclaté mais il a été remplacé sur place.«Les membres de l’équipage qui se trouvaient dans le véhicule ont été légèrement ébranlés, mais ils ont poursuivi leur tâche», a affirmé le major Scott Lundy, porte-parole du commandant de brigade.La patrouille afghane a été attaquée sur une importante route reliant les vüles de Kandahar et Herat vers llh, heure locale.- PC Les conservateurs ont décidé d’appliquer immédiatement les nouvelles règles du jeu SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Voulant prouver qu’ils lavent plus blanc, les conservateurs ont décidé d'appliquer dès maintenant les dispositions du projet de loi sur l'imputabilité touchant au financement politique, même si le texte est encore loin d’être adopté.•Nous avons déjà commencé à mettre en vigueur ces nouvelles régies», révèle le président du Parti conservateur, Don Plett, lors d’un entretien téléphonique avec la Presse canadienne.«Nous voulons donner l’exemple», précise-t-il.Le but est évidemment d'indisposer le Parti libéral, qui s'oppose ouvertement aux modifications visant à faire passer de 5000 $ à 1000 $ par année le montant maximal des contributions qu’un particulier peut verser à un parti enregistré.Le projet de loi propose aussi d’interdire tout don d'entreprise ou de syndicat.Actuellement, la limite à cet égard est de 1000 $ par année.«Je n 'accepte pas que ce soit malpropre défaire une contribution en Jonction de la loi actuelle, lance le directeur général du Parti libéral du Canada (PLC), Steven MacKinnon.Lorsque le projet de loi entrera en vigueur, nous allons l’appliquer, mais pas avant.» Il faut dire que les libéraux sont en pleine course à la direction et qu'en fonction des dispositions du CHRIS WATTIE REUTERS Steve MacKinnon projet de loi conservateur, un particulier ne pourrait pas verser plus de 1000 $ à un candidat au leadership.Actuellement, le seuil est de 5200 S.De plus, les libéraux continuent de dépendre davantage des dons de plus de 1000 $ que les conservateurs, habitués à récolter de petits montants d’un grand nombre de partisans.Les libéraux traînent une dette de quatre millions de dollars, qu’ils espèrent effacer d’ici la fin de l’année.«Ce n'est un secret pour personne que c’est le Parti libéral qui a été le plus affecté» par la précédente réforme électorale, mise en place par le gouvernement de Jean Chrétien en 2003-04, souligne M.MacKinnon.Cette loi.modelée sur celle adoptée au Québec en 1977, a imposé des seuils de 1000 $ et de 5000 $ à des dons qui pouvaient am para vaut être illimités.Attaque anti-PLC?En fait, le directeur général du PLC voit carrément dans l'initiative du gouvernement conservateur une façon de s'en prendre à son parti, «ILe premier ministre] Stephen Harper a pour obsession totale de réaligner le champ de bataille politique canadien et il veut passer st>us la rubrique de l'imputabilité des réformes qui, il le sait, nuiront à ses opposants politiques», martèle Steven MacKinnon.Ijes libéraux entendent donc se battre contre les changements prévus par le projet de loi.«L’aile parlementaire libérale fera ce qu'elle voudra, mais, pour ce qui est de l'institution du parti, nous nous opposons à ces changements», prévient M.MacKinnon, en précisant que les députés libéraux souhaitaient discuter de la question avec les conservateurs.De leur côté, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique n'ont pas l’intention, eux non plus, d’appliquer immédiatement les dispositions du projet de loi sur l’imputabilité.Presse canadienne La aotêroaa mn plaques ne booleveraa pas que la vie d'una aaula paraonne à la fois Ella boutevemaa das familles entières JJbÜP Société canadienne ¦ de la sclérose en plaques 1 0OO 260-7582 wvwv sderoseenplaqueft ce Anne-Marie CONNOLLY MOI.JE PARLE FRAHÇAIS ! Secondaire et formation générale des adultes Cahier d'exercices - 16,45 $ chacun GUERIN, éditeur Itee (514) 842-3481 ilomlie édition du «Français langue seconde par oDlectifs» En uenie dans toutes les Moraines es prix sont indicitii nis réserve de modifications - oMace* Comme choque mois, la sélection du vrai fromager dans nos 4 boutiques et sur notre site internet I m L'Epicurien Signé Le Pic, découvrez-l^jen avril avec sa recette exclus (514) 272 1161 Au Marché |ean-Talon (à côté de la SAQ), sur le Plateau Mont-Royal, rue Sherbrooke i.et à Repentigny.La fromagerie HAMEL À.i, -.iiLnfn: Boutique Courir m LONGUEUIL 1085, themin Chambly (a deux pas du Cégep) (450) 674-4436 MONTREAL * 4452, rue Saint-Denis r (près de Mont-Royal) (* | (514)499-9600 .Chaussures * de course à pied pour hommes et femmes, disponibles en plusieurs largeurs Du droit de l'enfant à l'intérêt de la famille : Nécessaire arrimage socio-judiciaire Colloque pluridisciplinaire organisé par la Fondation Charles-Coderre et la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke Inlormattan e* Inscription www.UShKteootoxxi/Ckce/oQOoqu» 819 821-8000, poste 3S21 La risette taJudstto'ü'USharixooke.oa Les 3, 4 et 5 mai Hôtel Delta Sherbrooke Conférences : Les besoins de l’enfant en situation précaire • La réponse socio-judiciaire de la communauté internationale (par M* Philippe Lortie, premier secrétaire de la conférence de La Haye de droit international privé) • La réponse judiciaire au Québec (par l’honorable François Rolland et l’honorable Guy Gagnon, juges en chef de la Cour du Québec) • La réponse psychosooale au Québec (par Lorraine Fillton du Centre jeunesse de Montréal, Service d’expertise et médiation à la famille, et Jean-Pierre Hotte, DG de l’Association des centres jeunesse du Québec) Ateliers sous forme d’échanges • Les règles procédurales : soutien ou entrave à une solution sur mesure pour chaque famille • Le rôle du juge : juger les causes?juger les gens?ou ne pas juger du tout?• Situation de l'enfant devant les Chambres de la jeunesse, cnminelle ou familiale • Droits et intérêts de l'enfant : opposition?complémentanté?• Intervenir auprès de l’enfant sans compromettre les responsabilités parentales Le nombre Os pccrtSdfxarts act limité à 100 panam» UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 AVRIL 2006 •LES ACTDALITES- Crime de réflexion Gil Courtemanche Décidément, les imams de l’indépendance ne ratent pas une occasion de se discréditer.Après le triste et désopilant «Manuel du parfait petit cancre indépendantiste», voilà que des écrivains et même un ex-premier ministre se drapent dans leur chasuble, montent en chaire et lancent l’anathème et l’excommunication contre les deux plus grands dramaturges québécois contemporains, Michel Tremblay et Robert Lepage.Ces anciennes icônes de l’indépendance sont ravalées au rang de «renégats» et de «traîtres» et l’ex-premier ministre annonce même qu’il n’ira plus assister aux représentations des œuvres de Tremblay.Un peu comme si un fou de littérature refusait de lire Céline sous prétexte qu’il était antisémite.Le masochisme déguisé en vertu.La véhémence des propos, le recours à l’insulte et à un langage haineux sont d’autant plus surprenants que les deux hommes voués à l’enfer bleu étaient plutôt modérés dans leurs affirmations et n’exprimaient que des réserves et des questions à propos du message indépendantiste.Aucun d’eux ne s’est proclamé fédéraliste ou n’a juré de lutter contre l’indépen- dance.Ils n’ont pas demandé audience à Michaëlle Jean pour proclamer leur allégeance à la Couronne.Non, à haute voix, en hommes de réflexion qu’ils sont, ils ont exprimé un malaise et des réserves.Cela illustre un phénomène troublant qui existe dans une bonne partie du milieu de la création au Québec et chez beaucoup d’intellectuels québécois.Tout peut être remis en question, chaque idée doit subir l’épreuve du temps, chaque dogme doit être dénoncé comme ce qu’il est c’est-à-dire une forme de totalitarisme.Tout mérite réexamen, sauf la foi indépendantiste et son dogme incarné par quelques thuriféraires autoproclamés.Cela est d’autant plus désespérant que tout historien des idées et des courants politiques expliquera que les idées ne survivent que si elles se renouvellent, que si elles sont soumises à une réactualisation permanente en fonction de la réalité qui, elle, n’attend pas que les idées évoluent pour modifier son cours.Le travail de l’intellectuel consiste en partie en un questionnement permanent sur la réalité et ses changements.La seule attitude qui lui est interdite est celle de la foi aveugle et de la défense du dogme.Cette dernière tâche est celle des curés et des policiers.D’ailleurs, ces écrivains qui recourent maintenant à l’injure pour vilipender des gens qui réfléchissent ne se sont pas gênés par le passé pour effectuer leur travail efficace de critique et de réflexion.Ils ont fait partie de la critique du rôle de l’Eglise dans la société québécoise, se sont battus pour la laïcité, pour les droits des femmes, contre la discrimination.Faut-il leur rappeler aujourd’hui qu’il y a quelques aie nées encore, la présence des crucifix dans les écoles, l’interdiction des relations homosexuelles (je ne parle pas du mariage entre conjoints de même sexe) ainsi que celle de l’avortement constituaient une sorte de dogme socio-religieux au même titre que leur vision de la vérité québécoise?Heureusement, il y eut des être critiques comme eux pour battre en brèche ces dogmes et les remettre à l’heure d’une nouvelle réalité.Tremblay et Lepage, en des termes plus que modérés et nuancés, se sont livrés au même exercice de réflexion.Ils sont donc coupables du crime de réflexion.La recherche et l'affirmation de l’identité culturelle qui débouche sur un pays se sont développées au milieu des années 60, coïncidant avec l’émergence de Tremblay.Elle s’est faite de pair avec la construction de l’État québécois moderne et la lutte contre l’anglicisation.Nous sommes aujourd’hui à des années-lumière de cette situation.Depuis, il y a eu la Caisse de dépôt, la loi 101 (qui a changé toute la donne) et les ententes avec le fédéral sur la sélection des immigrants.Aujourd’hui, c’est l’école qui menace le français, pas les menus unilingues des restaurants Murrays ni le président du Canadien national, contre qui Bernard landry s’est vaillamment battu.La volonté de s’approprier son destin collectif, aussi contenue dans le message indépendantiste, date de la même époque.C’était avant la nationalisation de l’hydroélectricité, avant la SGF, avant Bombardier et Jean Coutu.La place d’un Québec indépendant dans le monde et sa capacité de négocier des ententes font aussi partie du message indépendantiste.Mais la réflexion sur ces thèmes n’a pas évolué depuis la fin des années 70.C’était avant l’ALENA, avant la mondialisation puis la globalisation, avant l’Union européenne, avant l’Organisation mondiale du commerce, avant les changements climatiques.L’idée du Marché commun en Europe fut longtemps considérée comme une sorte de solution parfaite.On créait ainsi un marché unique tout en maintenant l’intégralité des souverainetés nationales.C’était avant la mondialisation, avant l’immigration illégale.Il a fallu s’ajuster, réfléchir, revoir le discours et en même temps l’idée.Le surprenant résultat de Québec solidaire n’est pas étranger à cette sourde remise en question de la pertinence de l’indépendance à la péquiste.Tremblay et Lepage reflètent un peu tous ces nationalistes qui demandent à l’indépendance d’être un projet de société différent, une vision de justice et de redistribution de la richesse, et non pas un projet d’Etat, un projet de drapeau.Mais surtout, leur grand mérite a été, dans ce milieu qui a l’anathème facile, d’avoir le courage de la réflexion et de la parole.Cela nous repose des nouveaux curés enfermés dans leur bréviaire vieillot et revanchard.collaborateur du Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michel Tremblay CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Robert Lepage La souveraineté ne doit pas être qu’un projet d’État, un projet de drapeau / Le Tout-En-Un Banque Nationale*0* : pour réaliser vos rénovations à votre rythme Le Tout-En-Un est une solution de financement flexible qui vous offre la liberté de choisir le moment propice à la réalisation de vos projets.Il vous permet aussi d’accéder instantanément à vos liquidités et de suivre de près l’évolution financière de chacun de vos projets grâce à un relevé détaillé.De plus, en y ajoutant l’assurance-prêt** de la Banque Nationale vous garantissez votre sérénité et la sécurité de votre entourage, et vous protégez votre principal actif.vous ! 1 888 TELNAT-1 (i sss 835-6281) www.bnc.ca/tout-en-un BANQUE NATIONALE LA PREMIÈRE BANQUE AU QUÉBEC •Sous réserve de l'approbation de crédit de la Banque Nationale.Certaines conditions s'appliquent.••Certaines conditions et exclusions s'appliquent, notamment pour l'admissibilité à l’assurance-prêt.MD : marque déposée de la Banque Nationale du Canada.Détresse liée au jeu Loto- Québec ne dit pas tout, selon une coalition ALEXANDRE SHIELDS Loto-Québec ne dit pas toute la vérité au sujet des problèmes liés au jeu compulsif dans ses trois casinos lorsqu’elle fait valoir qu’à peine plus d’une trentaine de cas de détresse et un seul suicide ont été rapportés entre 1998 et 2005.En fait, ces données ne sont que la pointe de 1,’iceberg, selon la coalition Éthique pour une modération du jeu (EMJEU).«Loto-Québec ment par omission en publiant seulement les données relatives aux interventions des services ambulanciers, soutient le porte-parole de la coalition, Alain Dubois.Ils ont d’autres informations qui pourraient être beaucoup plus utiles, notamment les données provenant des services de sécurité des casinos mais aussi des psychologues, qui interviennent beaucoup plus souvent que les ambulanciers.» M.Dubois tourne d’ailleurs en dérision l’information voulant qu’un seul suicide ait été signalé depuis sept ans.«Les joueurs compulsijs ne se suicident pas nécessairement au casino», lance-t-il.Selon lui, les quelques données fournies par la société d’État ne sont absolument pas ex-haustives.«Par exemple, une personne m’a appelé pour me dire que sa mère a fait une tentative de suicide au Casino de Montréal, a expliqué M.Dubois.La facture envoyée pour le transport en ambulance-in d i q u a i t pourtant “lieu public”, donc l’événement n’entre pas dans les statistiques du casino.Alors, comment peut-on prendre ces chiffres au sérieux?» Jeudi, Loto-Québec a publié pour la première fois des statistiques sur les interventions des ambulanciers dans les casinos du Québec.Entre septembre 1998 et mars 2005, sur un total de 1252 incidents, elle rapporte 34 cas de «détresse», dont 33 au Casino de Montréal, un cas de suicide et 208 «autres» interventions.Le porte-parole de la coalition EMJEU déplore justement que plusieurs incidents soient regroupés dans la catégorie «autres», ce qui ajouterait à l'imprécision des données.Selon lui, le service d’infirmerie du Casino de Montréal a souvent rapporté de six à douze interventions par semaine, dont la plupart étaient attribuables à des problèmes liés au jeu.La société d’État n'a cependant émis aucun commentaire au sujet des allégations de la coalition EMJEU.Œuvrant en réinsertion sociale auprès de joueurs compulsifs, M.Dubois s’interroge aussi à propos du refus de Loto-Québec de rendre publics les rapports détaillés des incidents en prétextant que cela remettrait en question la sécurité à l’intérieur des casinos.Une aberration, selon lui, puisque, «en ayant toutes les informations en main, on pourrait concevoir de meilleurs programmes de prévention et des plans d'intervention [auprès des joueurs compulsifs] beaucoup plus efficaces».M.Dubois a également souligné que ces données «incomplètes» sur les interventions des ambulanciers ont été publiées de façon très discrète.«Loto-Québec mise sur une grosse stratégie de communication et met l'accent* sur le jeu doit demeurer un jeu’» alors que des informations negatives pourraient selon lui nuire à cette «image».«Pourtant.quand vous voyez les joueurs qui sont assis devant un appareil de loterie vidéo, ils ont plutôt l’air de junkies du jeu», a-t-il lancé.Ces machines à sous ont rapporté plus d’un milliard de dollars l'an dernier.Le Québec a la plus forte proportion de joueurs compulsifs au Canada.Entre 1998 et 2005, phis d une centaine de suicides «dont le jeu pathologique est un des facteurs» ont été recensés dans la province, selon les données du Bureau du coroner du ministère de la Sécurité publique.«Les joueurs compulsifs ne se suicident pas toujours au casino » Le Devoir LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 AVRIL 200 ACTUALITES Huit personnes assassinées en Ontario Les victimes voulaient retourner leur veste Toronto — Les huit personnes prétendument associées aux Bandidos assassinées la semaine dernière en Ontario auraient été tuées parce quelles auraient mani-fcsté le souhait de quitter le gang.C’est du moins l’hypothèse qui apparaît la plus plausible aux enquêteurs qui cherchent à éclaircir les circonstances de ce massacre, écrivait le Globe and Mail hier.L’incertitude subsiste toutefois quant aux véritables motifs de la défection de ces personnes qui, selon un informateur, auraient parlé de xretourner leur veste» pour se joindre aux Hell's Angels, ennemis jurés de longue date des Bandidos et plus important groupe criminel en Ontario et ailleurs au Canada Cette thèse a été reprise jeudi par un ancien associé des Hell’s Angels, qui a affirmé que plusieurs Bandidos avaient parié de «sauter la clôture».«Ils voulaient se joindre ata Hells, mais [ceux-ci] ont refusé.Le reste de l’histoire est connu», a-t-il dit Six des motards tués par balles étaient des membres en règle des Bandidos.Tous étaient cependant rattachés à la section torontoise qui, jusqu’à la semaine dernière, comptait 12 membres.SAt'I.PORTO REUTERS Samedi 8 avril: des policiers remorquent une des quatre voitures dans lesquelles ils ont retrouvé les corps des huit victimes du règlement de comptes.Depuis que les HeU’s Angels ont commencé à s'étendre à l’ouest du Québec en 1999-2000, plusieurs Bandidos ont changé de camp pour celui des Hell's, qui comptent 34 sections à travers le Canada et environ 500 membres en règle ou associés.Une autre source a également indiqué que certains Bandidos roulant sur l'autoroute 401 pour assister à une réunion ont été filés par des agents d’infiltration de la police régionale de Durham, qui enquêtaient sur un meurtre survenu en Conférence de Bernard Shapiro sur l’éthique et les manuels scolaires L’école doit aiguiser le sens critique Il faut poser des questions sans donner toutes les réponses, dit le commissaire à Véthique MARIE ANDRÉE CHOUINARD Le commissaire à l’éthique du Canada, Bernard Shapiro, croit que nos systèmes scolaires s'acharnent beaucoup trop à fournir des réponses aux élèves plutôt que de favoriser le questionnement continu, propice au développement de valeurs morales et éthiques.Dans des sociétés aussi hétérogènes et multiculturelles que les nôtres, l’ancien principal de l’université McGill a toutefois convenu que les valeurs communes sont difficiles à déterminer, accusant au passage le système scolaire québécois «trop centralisé» de contrecarrer l’enseignement moral propre à chaque milieu.L’école, meilleur endroit pour encourager les jeunes à s’interroger», ne devrait pas fournir toutes les réponses mais tout faire pour s'assurer «de poser toutes les questions», a ajouté M.Shapiro.Sorti de ses dossiers fédéraux à saveur de controverse le temps d’une conférence portant sur l’éthique et les manuels scolaires, le commissaire à l’éthique Bernard Shapiro a affirmé hier à la Grande Bibliothèque qu'*«H système uniquement basé sur les connaissances, comme le nôtre, ne tient pas suffisamment compte du contexte dans lequel les enfants apprennent».«Les écoles et tes manuels scolaires devraient favoriser la compréhension chez les jeunes des problèmes auxquels ils seront confrontés lorsqu 'ils seront adultes et non pas leur fournir des réponses toutes faites», crpit cet ancien sous-ministre de l'Education dans le gouvernement ontarien.Les manuels scolaires et les écoles ont tendance «à trop se JACOUES GRENIER LE DEVOIR Bernard Shapiro concentrer sur les valeurs intellectuelles plutôt que sur les valeurs morales et éthiques, où le consensus est beaucoup plus difficile à trouver», a déploré M.Shapiro, décochant au passage une flèche acérée vers les système d’éducation québécois, qu’il trouve trop centralisé.«Je sais que je ne ferai pas l'unanimité en disant cela, mais la gestion d’un système à distance a beaucoup à voir dans ce problème», a expliqué le commissaire, qui participait, le temps de son allocution, à un colloque sur le manuel scolaire, orchestré notamment par l’Université du Québec à Montréal.«Québec ne peut pas tout décider! Nous sommes beaucoup trop centralisés à l’heure actuelle, et cela ne favorise pas la prise en charge par les milieux des programmes et des cursus.» Si Montréal est nettement éclaté, même à l’intérieur de certains quartiers, ses contenus scolaires •ne devraient pas être les mêmes qu’à Val-d’Or, et même entre Ri-mouski et Chicoutimi, il y a sans doute des différences», a dit M.Shapiro, qui a parfois fait mention des délicats débats sur la question des congés liés aux fêtes religieuses pour exposer la diversité des valeurs dans un même milieu.«Ainsi, il n’est pas surprenant que dans un Québec moderne, le nationalisme québécois puisse être perçu parles uns comme raciste alors que, pour d’autres, il s’agit d'une richesse», a affirmé Bernard Shapiro, se gardant de faire quelque allusion que ce soit au récent tollé dirigé contre un certain guide pédagogique sur la souveraineté à l’école.Pour le ministre de l'Education, Jean-Marc Fournier, qui a fait une visite éclair au colloque en début d’après-midi hier, la réaction publique virulente à l’endroit de ce fameux guide confirme que «l'objectivité» dans le manuel et le guide scolaire «est une valeur quasi unanimement partagée».Le ministre Fournier en a profité pour rappeler qu’envers et Jean-Guy Tremblay en liberté La police d’Ottawa s'inquiète de la remise en liberté de Jean-Guy Tremblay, rendu célèbre dans les années 80 pour s’être opposé par l'entremise des tribunaux à ce que son ex-conjointe, Chantale Daigle, se fasse avorter.Selon Radio-Canada l'homme qui a été condamné à 14 reprises pour violence conjugale a été remis en liberté jeudi apres arcoir été incarcéré phis de cinq années dans un pénitencier de la region de Kingston Au dire d’un responsable de la police d'Ottawa, Jean-Guy Tremblay est un délinquant a haut risque et les autorités l'auront a l’œil.U avait été place dans une maison de transition de la région d'Ottawa Tété dernier mais était retourné en prison pour bris de condition.Cécile HUOT L’ORCUE ET SES MERVEILLES >20 pages-26.251 GUERIN edtteur Itee (514) 842-3481 un condBRSt de rapoarmon de l’orgue el son évolution En VMM dans toutes les Nfemms Les prix sont indiqués sous reserve de moddicatu Voiuv.(lOtiOUVliï lo VKlOC -tion du rôle de l’État et de l’économie.«Oh résume parjbis cela à l'opposition des figures historiques de Monroe et de Bolivar D’un côté, on prône un État minimal et un capitalisme presque sauvage.De l'autre, on valorise les politiques sociales et le nationalisme économique » Plus prosaïquement, Christian Deblock rappelle qu’il y a une limite, même pour les Etats-Unis, au nombre de négociations commerciales qu'on peut mener de front en même temps.D note à ce ç.iiv.1 ii ^ u uiipauciinr.«Jvo r.uus-ums represen- qu on peut mener ae iront en meme temps.11 note a ce tent tout de meme 21 % du PIB mondial et quelque chose chapitre que Washington accorde beaucoup phis dim- COMtne 85 % du PIF$ den AtnerinUPN» ranTViîUi f'Virict'ian rv\T*frorw»t» nof Iac?t*xr*-ir\o /nii r»™A comme 85 % du PIB des Amériques», rappelle Christian Deblock Et Iç Brésil voit bien que d’un point de vue géopolitique, les États-Unis continuent, à coups d’ententes bilatérales, de resserrer leur réseau d Influence.Selon Louis Bélanger, il est loin d’être impossible que la ZLEA ressuscite d’entre les morts.Mais pour cela il faudra tout d'abord que les négociations à l’OMC abou- portance, par les temps qui courent à d’autres répons que l'Amérique latine, notamment l'Asie et le Moyen-Orient Sans parler du sentiment protectionniste de la population américaine, qui monte d’un cran chaque fois que son déficit commercial se creuse.Le Devoir ^v/y/yy/Vy/y (//,////:l * s ~ fsA/x, IW !Wv vm;, y / / AaJsa ///yy/v KAAAA kVV / y ! Yj a JM QUI-S NADKAU I I DEVOIR L'AGENDA Mit ttlüt git de whites ta! ta [Md Lt Devoir P C7 n £7 NOUVEAUTÉ EN LIBRAIRIE Collectif d'auteurs d'ATTAC-Québec Où va notre argent ?Une fiscalité pour les riches Notre société produit bien assez d'argent pour tous.Il est temps d'exiger une répartition équitable et solidaire de notre richesse ! ISBN 2-923165-23-3 17 $ Les membres de l'Association québécoise pour la Taxation des Transactions financières pour l'Aide aux Citoyens qui ont collaboré à cet ouvrage sont : Omar Aktouf, Marc Bonhomme, Gaétan Breton, Alain Deneault, Raymond Favreau, Jacques B.Gélinas, François Gosselin, Pierre Henrichon, Robert Jasmin, Normand Mousseau, Jackie Navarro et Luce Prévost AlUCQuébec LANCEMENT OFFICIEL Le 19 avril 2006, à 18h, à la Place à Côté, 4571 Papineau, près de Mont-Royal.www.ecosociete.org Où en sommes-nous ?Où allons-nous?La section Jacques-Viger de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal vous invite à un débat autour de Babel-Québec Démocratie, citoyenneté et mode de scrutin avec l'auteur, Marc Brière l'ex-députée bloquiste de Rimouski, Suzanne Tremblay et Gabrielle Gérin du Forum social québécois Le politologue Guy Lachapelle animera le débat 4- Comment se porte la démocratie québécoise?4 L'établissement d’une citoyenneté québécoise est-il souhaitable?* Un consensus est-il possible sur la révision du mode de scrutin?4“ La prolifération des partis et des mouvements menace-t-elle la solidarité nationale?Beaucoup se posent ces questions et sentent le besoin de faire le point.Sommes-nous en présence d'une invincible ambivalence, d'une fatigue paralysante, d'un glissement vers l'indifférence ou d'un état momentané de confusion résultant de la profusion des orientations?4-Venez participer à ce grand débat citoyen! 4- le mardi 18 avril, à 19 heures, à la maison Ludger-Duvernay 82, Sherbrooke 0.(métro Place-des-Arts - sortie UQAM) UN DOCUMENT UNIQUE! M»» *t Monique Nemnl Le premier tome de cette biographie nous présente le jeune Trudeau dans ses années de formation jusqu'à son entrée à Harvard en 1944, période capitale pour cet intellectuel qui est devenu l'homme d'État le plus charismatique de l'histoire du Canada.Max et Monique Nemni sont parmi les très rares personnes à avoir eu accès aux archives personnelles de Pierre Elliott Trudeau.Professeurs et chercheurs de carrière, ils ont dirigé la revue Cité Libre pendant cinq ans.LES ÉDITIONS DF L'HOMME www.edhomme.com Que du hasard, Vous savez pourquoi on appelle ça des jeux de hasard ?justement, parce que c’est juste un jeu et que ce n’est rien que du hasard.La plupart des gens comprennent ça.Mais si vous croyez que vous pouvez avoir le dessus sur une machine ou que vous êtes capable de prévoir les résultats, là.ce n’est plus juste un jeu.Il existe de l’aide.Appelez.Vous n’avez rien à perdre.jeu : Aide et Référence 1 866 SOS-JEUX FONDATION MISE SUR TOI un» imhotiv* d» lotoOoébwc mise-sur-toi.loto-quebec.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 AVRIL 2 0 0 6 A 8 ?LE MONDE* Le Tchad rompt ses relations avec le Soudan La crise des réfugiés du Darfour risque de s'étendre CLAIRE SOARES REUTERS L’armée tchadienne a exhibé hier plusieurs dizaines de prisonniers dans la capitale, N’Djamena, où le président Idriss Déby a résisté A un assaut mené par un mouvement rebelle.^3 .ajarrsx.N»' HLM’ ABAKAR SALEH N> Djamena — La crise du Darfour menace de s’étendre.Le Tchad a rompu ses relations diplomatiques avec le Soudan et a ordonné aux diplomates soudanais de quitter le pays, a annoncé hier le président tchadien Idriss Déby au lendemain des combats qui ont opposé les rebelles aux forces gouvernementales à N’Djamena.Assurant que ces affrontements ont été soutenus par Khartoum, Idriss Déby a également déclaré qu’il allait expulser la totalité des 200 000 réfugiés soudanais du Darfour vivant actuellement au Tchad d’ici le 30 juin.Il a enjoint aux Nations unies et à l’Union africaine d’apporter leur aide pour arrêter ce qu’il considère comme des tentatives du Soudan visant à déstabiliser son gouvernement «La communauté internationale est restée totalement sourde et muette sur la situation entre le Soudan et le Tchad*, a-t-il affirmé à l’issue d’une réunion extraordinaire du gouvernement Ds «doivent comprendre la situation et qu’assez, c’est assez*.Le ministère soudanais des Affaires étrangères a de son côté démenti dans un communiqué diffusé par la radio d’Etat toute ingérence dans les affaires tchadiennes et appelé les parties à résoudre leurs problèmes de façon pacifique.Un porte-parole de l’ambassade soudanaise à N’Djamena a déclaré que le gouvernement tchadien n’avait pas notifié d’ordre d’expulsion des diplomates soudanais.Le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ont condamné l'attaque des rebelles sur N’Djamena.Ils ont appelé le Tchad et le Soudan à prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher toute violence supplémentaire ou une escalade des tensions entre les deux pays.Le général tchadien Mahamet Ali Abdullah a pour sa part affirmé qu’au moins 350 personnes ont été tuées et que 271 insurgés ont été capturés lors de l’assaut de la rébellion contre la capitale tchadienne, assurant que les forces rebelles ont été complètement anéanties.Il a souligné qu’il n’avait pas de décompte précis des victimes mais que le chiffre comprenait les troupes gouvernementales, les forces rebelles et les civils pris dans les combats.Il a ajouté que l’année avait aussi récupéré 14 camionnettes utilisées par les rebelles.Par ailleurs, l’année tchadienne a exhibé plusieurs dizaines de prisonniers, la plupart paraissant âgés de moins de 25 ans, sur la place de l’Indépendance.Certains rebelles ont déclaré avoir été enrôlés de force dans le Front uni pour le changement (FUC).D’autres ont raconté que des gradés avaient collaboré avec eux et leur avaient affirmé qu’ils ne rencontreraient aucune résistance en entrant dans la capitale jeudi matin à l’aube.Idriss Déby avait présenté les prisonniers à la presse jeudi soir.Quatre chars protégeaient le pa-lajs présidentiel hier.Le chef de l’Etat avait affirmé que les assaillants avaient été écrasés et qu’il avait ainsi déjoué la deuxième tentative visant à le renverser en un mois.Les rebelles ont en retour condamné le refus de négocier du président, qui a modifié la Constitution pour briguer un troisième mandat aux élections du 3 mai.«Le régime d’Idriss Déby est à la base de la crise dans cette partie du continent africain», estiment-ils dans un communiqué diffusé sur Internet Péby, au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1990, est affaibli par des dissensions internes sur l’affectation de nouveaux revenus du pétrole et la crise au Darfour depuis frois ans.Ce conflit a fait 180 000 morts et deux millions de déplacés.Khartoum accuse le Tchad de soutenir les rebelles soudanais et N’Djamena accuse le Soudan de soutenir ceux du Tchad, dirigés par des militaires ayant récemment tourné le dos à Déby.La radio soudanaise a affirmé hier que des milliers de Tcha-diens fuyant les violences faisaient la queue à la frontière avec le Darfour, dans l’est, et le gouverneur local a demandé l’aide de l’agence onusienne pour les réfugiés afin de les héberger.La République centrafricaine a annoncé la fermeture de sa frontière avec le Soudan pour protester contre «l’agression soudanaise» du Tchad, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Paul Ngoupandé à l’agence Associated Press.Il a affirmé que la décision avait été prise après le passage dans le nord du pays de rebelles tchadiens partis du Soudan pour attaquer N’Djamena.Associated Press Quel Parlement pour Haïti ?Les Haïtiens retournent aux urnes vendredi Aura lieu vendredi, 21 avril, le second tour des législatives en Haïti, nouvelle étape dans la fragile recomposition politique du pays après le cafouillage de la présidentielle qui a élu René Préval le 7 février dernier.GUY TAILLE FER Quelle atmosphère règne à Port-au-Prince?«Pas de remous, pas de grande fièvre électorale», affirme l’éditorialiste du Matin, Claude Moïse, joint cette semaine dans la capitale.«L’insécurité a considérablement baissé.Le banditisme n'a pas disparu, loin de là.mais ça n ’a rien à voir avec les violences et les enlèvements qu'on a vécus en décembre et en janvier derniers.» la tempête autour de la façon dont le nouveau président a été élu en février s’est tout à fait dissipée.dit M.Moïse.Et les rumeurs semblent s'ètre également tues au sujet de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, que des conjectures.après l’élection de M.Préval, ramenaient en Haïti de son exil sud-africain, où il se trouve depuis son renversement, en 2(XM.Les tensions autour de la présidentielle ont passé sous silence les élections législatives destinées à élire les 99 députés de l'Assemblée nationale et à pourvoir les 30 sièges au Sénat.L’enjeu n’en est pas moins capital, soulignent les observateurs: l'état grave d'instabilité politique en Hmti a été large ment tributaire, par le passé, de l'impasse dans les relations entre le Parlement et la présidence.Aucun sénateur n’a été élu au premier tour du 7 février; seule ment deux députés l’ont été.S’agissant donc de pourvoir presque tous les sièges au Parle ment, l’exercice de vendredi s’annonce délicat sur le plan de l’organisation du vote, encore que le Conseil électoral provisoire (CEP) assure avoir tiré les leçons du désordre qui a marqué la présidentielle.Il semble peu probable, selon M.Moïse, qu’un parti obtienne la majorité au nouveau Parlement.Cinq forces semblent toutefois se démarquer: le parti L’Espoir de René Préval, la Fusion des sociaux-démocrates, dont Serge Gilles était le candidat à la présidence, l'Organisation du peuple en lutte (GPL) de Paul Denis, l’Alliance démocratique, emmenée par Evans Paul, ancien maire de Port-au-Prince, et l’Union pour Haiti de Marc Bazin.Un premier test se présentera à M.Préval, élu avec une courte majorité de 51 %, après son entrée en fonction officielle, le 14 mai: faire entériner son choix de premier ministre par un Parlement qui s'annonce éclaté.Le danger existe que les frictions partisanes fassent capoter les efforts de stabilisation politique compte tenu de l’extrême faiblesse des institutions haïtiennes.N’empèche qu’il y a lieu d’être prudemment optimiste: d’abord parce que «les partis dominants sont sans grandes différences idéologiques et font tous partie du même tronc commun qui a formé le mouvement démocratique des années 80 et 90», analyse M.Moïse.Ensuite parce que «l’état d’esprit est maintenant tel que la classe politique est déterminée à laisser fonctionner le système».Enfin parce qpe les acteurs internationaux (Etats-Unis, France, Canada, Brésil, Chili, Argentine.) semblent pour la première fois accepter qu’il faille accompagner Haïti à long tenue.Défis immenses Élu pour un mandat unique de cinq ans, M.Préval, ancien proche d'Aristide, compterait par ailleurs proposer l’adoption d'un «pacte de gouvemabilité».étalé sur 25 ans, afin d'asseoir le développement institutionnel du pays.Les défis sont immenses dans les champs de l'éducation, de la san- té, de l'agriculture, de la justice (gangrenée par l’impunité) et de l’ordre public (où la corruption de la Police nationale le dispute aux méfaits de gangs armés disposant, selon un récent rapport, de 13 000 armes légères).Agir sur un horizon lointain?QueUe bonne idée, opine M.Moïse.«Depuis la fin du duvaliérisme qu ’on demande aux Haïtiens de faire vite», déplorait récemment en entrevue au Devoir, la sociologue Danièle Magloire, responsable de l'Organisation haïtienne de défense des droits des femmes.«Comment rendre ce pays gouvernable?Il faut prendre le temps de bâtir, il faut inscrire les choses dans la durée.» Aussi, et «sans être amnésique».l'opposition doit donner sa chance au nouveau président en le talonnant de façon constructive.«On ne peut pas se cantonner dans une opposition systématique.Pour le bien du pays, il faut composer avec Préval.» Le Devoir I sWWm I ¦ THIERRY MUGLER T 1 .REPORTER/ I .KENNETH G0LE PATRICKfGÉRARD ¦ ¦ T0MB0LINI T0MB0LINI.FRANCESCO SMAUO Vertigo, .sanremo OUI.TORRAS GLORIA GAUDETTE .TORRAS.mm.Ole* NID» Pour Elle 277, ïv.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 JUSQU’À V V DE RASA W SUR TOUT LA MARCHANDISE Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107.av du Parc 277-7558 Négation de l’Holocauste : le pouvoir iranien récidive Téhéran — Les dirigeants iraniens ont lancé hier une vio-Ipnte diatribe contre Israël et les États-Unis, affirmant qu’il y avait un «sérieux doute» sur l’existence de l’Holocauste et prédisant la «disparition* d’Israël lors d’une conférence internationale de soutien aux Palestiniens.«Que vous le vouliez ou non, le régime sioniste est en voie de disparition», a déclaré le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.Le président iranien a également répété ses propos controversés sur l’Holocauste.«S’il y a un sérieux doute sur l’Holocauste [des juifs], il n’y a pas de doute sur la catastrophe et l’holocauste qui touchent les Palestiniens», a-t-ü dit «Certaines puissances occidentales croient que, lors de la Deuxième Guerre mondiale, une importante population juive a été tuée et, pour compenser cette catastrophe, ils ont créé le régime [sioniste], a-t-il poursuivi.Si une telle catastrophe est vraie, pourquoi ce sont les peuples de la région qui devraient en payer le prix?» Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy a condamné «avec la plus grande fermeté» les «propos inacceptables» du président iranien.«Le droit à l’existence d’Israël et la réalité de l’Holocauste ne sauraient être contestés», a estimé le ministre.Agence France-Presse EN BREF Des ossements à Ground Zero New York — Quelque 300 nouveaux fragments d’ossements de victimes des attentats du 11-Sep-tembre ont été découverts en frois jours cette semaine près de Ground Zero, provoquant hier la colère de familles, mécontentes de la gestion du chantier.Les bouts d’ossements ont été retrouvés sur un chantier de préparation à la démolition du gratte-ciel de la Deutsche Bank, situé au bord du site du World Trade Center et de venu impraticable après avoir été endommagé le 11 septembre 2001.74 fragments avaient déjà été découverts le 1er avril, au même endroit sur le toit du bâtiment Selon le service de médecine légale de New York, d’autres découvertes de ce type sont à attendre.Ce service est ensuite chargé d’analyser les éventuelles traces d’ADN pour déterminer à quelles victimes ils appartiennent Dans un communiqué publié hier, un groupe de familles se dit «choqué et horrifié* d’apprendre cette nouvelle découverte par la voie de la presse.- AFP Verdict pour Outreau bis Saint-Omer — «Une décision scandaleuse», se sont indignés les avocats des six personnes condamnées hier par la cour d’assises du Pas-de-Calais à deux ans de prison pour corruption de mineurs mais acquittées pour viols et agressions sexuelles sur leurs enfants dans l’affaire dite «Outreau bis», en France.La septième accusée, la mère des soeurs V., a été acquittée.Au départ de ce procès, le dossier recensait 35 viols et 46 agressions sexueDes à l’encontre de dix enfants.Ces faits se seraient produits entre 1994 et 2001 à Outreau et au Portel (Pas-de-Calais), soit à la même période et au même endroit le quartier de la Tom du Renard, que celui de la première affaire d'Outreau, qui avait ébranlé la France.- AP Cuba expulse un «espion» tchèque La Havane — Cuba a justifié hier l’expulsion d'un diplomate tchèque en l'accusant d'espionnage au profit des États-Unis tandis que Prague répliquait en annonçant l'expulsion d'un fonctionnaire cubain, sur fond d'inquiétude sur l’avenir des relations entre l’Europe et Cuba.Mettant fin au silence officiel sur l'affaire, sans précédent depuis des années, le chef de la diplomatie cubaine.Felipe Ferez Roque, a accusé hier devant la presse le premier secrétaire de l'ambassade tchèque à La Havane d'être «un fonctionnaire [_] qui réalise en permanence un travail de renseignement, des tâches subversives».^ ce, «pour le gouvernement des Etats-Lmis» et son «appareil de subversion».Le diplomate incrimine, Stanislav Kazecky, 34 ans, en poste depuis avril 2004.s'est fait signifier mercredi quïl avait 72 heures pour quitter le territoire cubain.- AF? LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE I « AVRIL 2 O O « A 9 George W.Bush défend «Don» Rumsfeld Plusieurs généraux à la retraite ont réclamé la démission du secrétaire américain à la Défense JÉRÔME BERNARD Washington — Le président américain.George W.Bush, a apporté hier un soutien appuyé au secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, confronté aux appels à la démission par six généraux à la retraite.«La conduite énergique et décidée des affaires par le secrétaire Rumsfeld est exactement ce dont nous avons besoin dans cette période cruciale.Il a mon entier soutien et ma plus profonde reconnaissance», a déclaré M.Bush dans un communiqué publié après un entretien avec M.Rumsfeld.Le président Bush exprime son «ferme soutien» à la conduite des opérations en Irak par Donald Rumsfeld et conteste l’autoritarisme prêté au secrétaire à la Défense: «J’ai vu de mes propres yeux combien ''Don” s’appuie sur nos commandants sur le terrain et au Pentagone au moment de prendre les meilleures décisions pour accomplir ces missions.» M.Rumsfeld a lui-même rejeté hier ces appels à la démission et a minimisé l’importance de la grogne dans l’armée, dans un entretien que devait diffuser hier soir la chaîne de télévision aLArabiya.«J’entends servir le président à son gré, a-t-il dit, selon la transcription de l’entretien.Si, parmi des milliers et des milliers d’amiraux et de généraux [.], chaque fois que deux ou trois personnes n'étaient pas d’accord, nous changions le secrétaire à la Défense des Etats-Unis, ce serait comme un tourbillon.» Il a rejeté les critiques selon lesquelles il est arrogant et n’accepte pas la contradiction: «Tout le monde peut avoir une opinion et l’exprimer» L’opposition démocrate a ironisé sur le soutien de M.Bush, rappelant un précédent remontant au cyclone Katrina en septembre, quand le président avait félicité chaleureusement un responsable pour ensuite le limoger quelques semaines plus tard.Coïncidant avec le troisième anniversaire de l'invasion de l'Irak en 2003, la grogne anti-Rumsfeld au sein de l’armée américaine a éclaté publiquement CHRISTIAN SPILLMANN Rome — La découverte d’une énorme erreur du ministère de l'Intérieur italien dans le décompte des bulletins contestés lors des législatives a ruiné hier les chances de Silvio Berlusconi de renverser l’issue du scrutin et l’a contraint à proposer une négociation à Romano Prodi., «Une erreur matérielle dans certaines provinces a conduit à revoir le nombre des bulletins contestés de 43 028 à 2131 pour la Chambre des députés et de 39 822 â 3135 pour le Sénat», a annoncé le ministère dans un communiqué.«La partie est finie.Cela me fiait plaisir Maintenant, l’heure est venue de reconnaître notre victoire et d’en terminer avec cette comédie», a déclaré hier soir le chef de l’Union de la gauche, Romano Prodi.Le chef du gouvernement sortant n’entend pas pour autant reconnaître la défaite.«Nous continuons.Nous résisterons», a assuré hier soir Silvio Berlusconi, cité par l’agence An sa, à un groupe de personnes rencontrées à la sortie de sa résidence, rue du Plébiscite, dans le centre historique de Rome.Mais dans une lettre ouverte adressée au quotidien Corriere della sera qui doit la publier aujourdîiui, il invite Romano Prodi à «réfléchir ensemble à de nouvelles solutions» et propose une «entente partielle, limitée dans le temps, pour affronter les échéances institutionnelles immédiates, économiques et internationales du pays».Le mandat du chef de l'Etat Carlo Azeglio Ciampi arrive à son terme le 18 mai.Son successeur doit être élu par les deux nouvelles chambres du Parlement et les avec une série d’appels à la démission par six généraux à la retraite qui l’accusent d'être responsable des erreurs commises en Irak.Un des généraux concernés, le général John Batiste, a nié hier que ces appels soient coordonnés.«Il s'agit absolument d’une coïncidence» si plusieurs généraux expriment en même temps leur grogne, a-t-il assuré.«Je n’ai rien à gagner à faire cela.U n’y a pas du tout de motivation politique», a affirmé cet ancien commandant de la 1" division d'infanterie de l'armée de terre en Irak, sur la chaîne NBC.Pour lui, «il s’agit de responsabilité: responsabilité concernant les plans de guerre qui ont été élaborés pour envahir l’Irak mais n’ont pas réussi à conduire à la paix, responsabilité pour ce qui s’est passé à Abou Ghraïb, responsabilité pour une façon de diriger qui utilise l’intimidation et les insultes».Selon l'éditorialiste du Washington Post, David Ignatius, il n’y a pas de doute que ces six généraux à la retraite «expriment le point de vue de centaines d’autres officiers toujours dans l’armée».«Rumsfeld devrait démissionner parce que l'administration Bush est en train de perdre la guerre sur le front intérieur», a-t-il écrit dans un éditorial publié hier.«Beaucoup d’Américains ont tout simplement arrêté de croire les arguments de l’administration sur l’Irak et Rumsfeld est un symbole de ce déficit de crédibilité», a-t-il ajouté.Au moment du scandale des sévices à la prison irakienne d’Abou Ghraïb en 2004, le secrétaire à la Défense avait proposé au président Bush de partir, mais celui-ci avait refusé.En décembre 2005, des rumeurs de départ avaient couru.Des noms avaient alors été évoqués pour le remplacer, notamment le sénateur démocrate Joseph Lieberman, ancien candidat démocrate à la viceprésidence en 2000, et le numéro deux du Pentagone, Gordon England.Agence France-Presse représentants des 20 régions.Il chargera ensuite le vainqueur des élections législatives de former un gouvernement.L’objectif est de permettre au nouveau gouvernement d'être prêt pour le sommet européen prévu en juin et d’être en mesure de présenter à ses partenaires un projet de budget en ligne avec les obligations européennes en matière de déficit public.Silvio Berlusconi admet implicitement sa défaite dans cette lettre, dans une mise en garde à Romano Prodi.«Au cas où une ligne extrémiste serait adoptée, Forza Italia et ses alliés mèneront une bataille cohérente pour la défense des intérêts que lui ont confiés 50 % des électeurs italiens», affirme-t-il.La proposition de Silvio Berlusconi a été sèchement rejetée comme «inacceptable» par Massimo D’Alema, un des dirigeants de la coalition de Romano Prodi.Et l’initiative de Silvio Berlusconi a sévèrement été critiquée par un des responsables de la Ligue du nord, le mouvement populiste allié de Silvio Beriusconi.«En allant sur cette ligne, il va détruire la Maison des libertés [nom de la coalition de la droite]», a jugé le ministre de la Justice, Roberto Castelli.Mais les chiffres ne permettent plus à Silvio Berlusconi d'espérer renverser la victoire remportée par l’Union de la gauche à la Chambre des députés avec 25 224 votes d’avance.De plus, les bulletins de vote revalidés après les contrôles se répartissent à parts égales entre les deux coalitions.Il va maintenant devoir démontrer les lourdes accusations qu’il a portées sur ce scrutin en parlant de «magouilles à n’en plus finir» et de «très nombreuses ARCHIVES REUTERS À ceux qui affirment qu’il n’accepte pas d’être contredit, M.Rumsfeld (photographié mardi au Pentagone) a répondu hier sur les ondes d’al-Arabiya: «Tout le monde peut avoir une opinion et l’exprimer.» irrégularités dans les votes des Italiens de l'étranger».Les vérifications vont s'accélérer et la validation par la Cour de cassation pourrait survenir au début de la semaine prochaine.Cette situation met Silvio Berlusconi en difficulté et certains de ses alliés ont déjà pris leurs distances.Les centristes de l’UDC (Union des démocrates chrétiens et du centre) ont dit être convaincus que les contrôles ne modifieraient pas le résultat du scrutin et la ligue du nord, le mouvement populiste, est déjà entrée dans l’opposition.«La gauche a gagné.Qu ’elle gouverne si elle le peut», a lancé un de ses responsables, le ministre du Travail Roberto Maroni.Car les premiers tiraillements ont commencé entre les partenaires de Romano Prodi.L'ancien magistrat Antonio di Retro, chef du petit parti Italie des valeurs, s'est plaint d’être mis à l’écart et a accusé Clemente Mastella, le chef du petit mouvement centriste Udeur, de «passer son temps à réclamer des postes».Agence France-Presse L’Autorité palestinienne part à la recherche de financement Gaza — Le ministre palestinien des Affaires étrangères.Mahmoud al-Zahar, a entamé hier une tournée dims plusieurs pays arabes afin d'obtenir un soutien financier pour l’Autorité palestinienne, mise en difficulté par la suspension des aides américaines et européennes après l’arrivée du Hamas à la tète du gouvernement U' mouvement islamiste, qui a pris les rênes du gouvernement le 29 mars, se dit dans l'incapacité de verser les sakiires des 140 (XX) fonctionnaires palestiniens.la- ministère des Finances a prévenu jeudi que l’Autorité palestinienne pourrait faire faillite dans quelques mois.Zahar, qui effectue là son premier déplacement à l'étranger en tant que ministre des Affaires étrangères, a quitté la bande de Gaza hier matin pour se rendre pu' la route au Caire, qnt déclaré des responsables.Après cette étape en Egypte, il se rendra en Arabie Saoudite, en Jordanie, en Syrie et dans plusieurs Etats du Golfe.Aucune étape n’est en revanche prévue en Iran, dont les dirigeants se sont pourtant engagés à combler les pertes dues à l’interruption des aides étrangères.Lors d’une réunion au Soudan fin mars, les 22 membres de la ligue ;unbe se sont engages à maintenir leur aide mensuelle aux Palestiniens à environ 55 millions de dollars.U- Hamas a cependant exhorté les dirigeants arabes à accroître leurs dons pour compenser la fin des aides européennes et américaines ainsi que la suspension par Israël du versement des taxes qu’il perçoit au nom des Palestiniens, les pays arabes n’ont toutefois toujours lias respecté l'ensemble de leurs précédentes promesses de dons.Un responsable du Hamas les a mis en garde contre les risques de troubles intérieurs s’ils ne venaient |ias en aide à l’Autorité palestinienne.Le nouveau gouvernement palestinien doit verser aux fonctionnaires des salaires mensuels pour un montant total de 118 millions de dollars.Il a en outre hérité d’une dette de 1,3 milliard de dollars.Face à cette situation, le Hamas a lancé un appel aux dons sur son site Internet.les donateurs sont priés de verser de l’argent sur des comptes ouverts dans deux banques en Egypte.Ijors de cette tournée, Zahar devrait aussi être interrogé sur les signaux envoyés par certains dirigeante du Hamas, y compris lui-même, sur une possible inflexion de la position du mouvement islamiste à légard d’Israël.Zahar et d’autres responsables du Hamas ont cependant assuré que leur organisation ne se dirigeait pas vers une reconnaissance de l’Etat juif.«Aide d’urgence» russe A Casablanca, où il mettait fin à une visite de trois jours au Maroc, le président de l’Autorité iwlestinien-ne, Mahmoud Abbas, a exhorté les ])ays arabes à intensifier leur aide afin d’éviter la faillite de l’administra-tion palestinienne dans trois ou quatre mois.le chef de la diplomatie russe, Sergueï lavrov, a promis hier au président de l’Autorité palestinienne que Moscou allait (xlroyer «prochainement» une «aide financière d’urgence» aux Palestiniens.Selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères, les deux responsables ont discuté lors d’un entretien téléphonique des «ix-rsixrtives» du processus de paix israélo-palestinien.Reuters Agence France-Presse L’avenir des finances publiques du Québec Le principal intéressé s’est défendu d’être arrogant Berlusconi refuse sa défaite devenue évidente et propose une négociation à Prodi nm u Ottawa L'Université canadienne Canada's university Les études supérieures en droit à l'Université d'Ottawa : le droit en action ! Des programmes de pointe : • Droit et technologie • Common law et commerce international • Études des femmes Des cours stimulants : • Droit international humanitaire • Droit comparé • Droits de la personne La vie à Ottawa : • Campus au centre-ville • Proximité des ministères et organismes fédéraux • Qualité de vie remarquable Bourses d'admission et assistanats de recherche attrayants Date limite : l” juin 2006 Visitez notre site Web : www.llmlld.uOttawa.ca Une Initiative de : Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques Mercredi 17 moi Hôtel Delta Montréal Les changements démographiques prévus au cours des prochaines décennies modifieront la situation du Québec Douze conférenciers aborderont ces impacts sous l’angle des finances publiques, de la fiscalité, de l'endettement et de la citoyenneté.Avec la collaboration de : ASDEQ Cl RA NJ O LE DhVOIR Claude Castonguay exposera la nécessité du changement pour éviter la détérioration de nos services putties.Joseph Facal et Pierre Fortin du Manifeste pour un Québec uode et Bernard Élie et Pierre Paquette, du Manifeste pour un Québec solidaire, présenteront les solutions qu’ils préconisent en vue d'y détecter certains consensus possibles et pistes à explorer Inscription : www.U5hertffooke.ca/adm/rechCTChe/chatrafiscattte • 450 463-1835 poète 13S3 Les places sont limitées.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 AVRIL 2006 QUALITES JAPON SUITE DE LA PAGE 1 A Okinawa, un archipel situé au large du Japon qui compte 13 million d’habitants, la vieillesse n’est pas une affliction gênante; au contraire, elle est vénérée, respectée.Plus on vieillit, plus on est consulté pour une multitude de décisions qui touchent la famille et la communauté.Tout un contraste avec nos sociétés occidentales, où trop souvent nos aînés sont mis au rancart et leur sagesse, à la poubelle.Kamachi Uehara a célébré son 991 anniversaire il y a quelques semaines.Beau temps, mauvais temps, il enfourche son vélo et va rejoindre ses amis pour une partie de croquet La journée où nous l’avons rencontré, il faisait 12 degrés, il pleuvait et il ventait Sa femme est morte il y a trois ans; ce fut la plus grosse épreuve de sa vie.Sa résilience lui a permis de conserver son optimisme.Son secret?«Je regarde devant.Je ne me morfonds pas dans le passé.Je continue d’avancer.» Kamachi a décidé de vivre seul et de conserver son autonomie.Tous les matins, après les prières, il jardine.C’est probablement l'une des activités les plus répandues d'Okinawa.Tous les centenaires et quasi-centenaires rencontrés cultivent leurs propres légumes et fleurs.Pour les repas, Kamachi reçoit Taide d’une employée de la municipalité.Le gouvernement japonais met à la disposition de ses aînés une série de programmes, de mesures, pour les inciter à demeurer autonomes.Après l’école, il n'est pas rare de voir des jeunes rendre visite à Kamachi afin de lui tenir compagnie.Sa fille de 73 ans, une inf irmière à la retraite, habite la porte d’à côté et veille au bien-être de son père.Les histoires d’Ushi et de Kamachi n’ont rien d’exceptionnel à Okinawa.Le Lr Craig Willcox s’intéresse à la longévité des gens d’Okinawa depuis plus de 25 ans.En compagnie de son frère jumeau, le professeur Brad Willcox, et du Dr Makoto Suzuki, ils recensent les centenaires et suivent de près leur état de santé.«Ce qui surprend, dit Craig Willcox, c’est que ces centenaires ne sont pas malades, ils sont Juste vieux.» On ne vit pas seulement plus vieux à Okinawa, on vit aussi plus en santé, l^s habitants de l’archipel courent trois ou quatre fois moins de risques que les Occidentaux de souffrir de maladies dégénératives liées à l’âge.Toutes proportions gardées, on compte trois fois plus de centenaires à Okinawa qu’en Amérique du Nord.Un rapport de l’OMS publié en 1996 indique que c’est à Okinawa que l’on retrouve la plus faible incidence de cancers, de maladies du cœur et d’attaques d’apoplexie, les trois principales causes de décès dans les pays occidentaux.Pour illustrer l'ampleur du phénomène de la très grande longévité des gens d’Okinawa, le D1 Craig Willcox donne l’exemple d’une ville de 1(H) 000 habitants.Si cette ville se trouvait à Okinawa, 18 personnes y décéderaient de maladies coronariennes.Par contre, si la ville était située aux Etats-Unis, 100 personnes y mourraient de ces maladies.Ils ajoutent que, si les Américains adoptaient le style de vie des gens d’Okinawa, on pourrait fermer 80 % des unités de soins coronariens et réduire d'un tiers les soins offerts aux cancéreux.Après compilation de leurs données et en comparant les résultats avec des recherches américaines, les scientifiques ont conclu qu’en moyenne, un Américain passe les sept dernières années de sa vie malade, comparativement à deux années et demie à Okinawa.Suffisant pour nous convaincre?Les études du trio de chercheurs permettent de distinguer plusieurs facteurs qui favorisent la longévité à Okinawa.Ils sont nombreux, à commencer par leur régime alimentaire exemplaire.Ainsi, les vieillards que j’ai interviewés ne consomment aucune nourriture industrielle, transformée.Ils pratiquent aussi la restriction calorique.Ça ne veut pas dire qu’ils se privent, mais plutôt qu’ils consomment des aliments dont la densité calorique est très basse et qui conduisent plus rapidement à la satiété.Ces NANCY LESSARD Ushi Okushima, 104 ans, en compagnie de son arrière-arrière-petite-fille.aliments sont également riches en vitamines et en minéraux.Les chercheurs n’ont jamais retrouvé de traces de malnutrition ou de carences vitaminiques chez les centenaires.«Ce que ça veut dire, m’explique Craig Willcox, c'est que, si vous prenez un repas type d’Okinawa de 280 calories, vous mangez des légumes légèrement sautés, du riz, du tofu et de la soupe misa.Vous ingérez 500 grammes de nourriture hautement nutritive.Prenons maintenant les mêmes 280 calories en Amérique du Nord.Pour le même nombre de calories vous n’avez qu 'un hamburger au fromage qui pèse 120 grammes, dépourvu des nutriments nécessaires à une bonne santé.Et comme vous avez encore faim, ajoute-t-il, vous ajoutez les frites, les boissons gazeuses et le lait frappé.» Le régime alimentaire traditionnel d’Okinawa se compose de légumes, de soja, de fruits, d’algues, qu'ils consomment en grandes quantités et régulièrement.Viennent ensuite le riz, l’emo (patates sucrées), les poissons, les crustacés, le porc et les produits laitiers, qu’ils mangent souvent mais en petites quantités.Pour ce qui est des desserts, ils en mangent très peu et très rarement.J’ai d’ailleurs pu le constater de visu dans un restaurant de Naha, la capitale: le tofu dessert que j’ai choisi se mangeait en deux petites cuillerées à thé à peine! Selon les chercheurs, l'alimentation n'explique pas à elle seule la longévité de la population d’Okinawa La génétique ainsi que des (acteurs sociaux et culturels jouent un rôle déterminant.Craig Willcox compare les gènes des vieillards d’Okinawa à des Mercedes Benz.«Vous pouvez aller loin avec une Ford Escort, dit-il en souriant si vous l’entretenez bien.Mais si vous prenez aussi bien soin de la Mercedes, elle ira plus vite et plus loin.» la capacité des insulaires à faire face aux grandes épreuves de la vie pourrait servir de modèle à bien des égards.Pendant la Deuxième Guerre mondiale, plus de 200 (XX) résidants d’Okinawa ont péri.Les affrontements entre les Américains et les Japonais furent extrêmement sanglants.Ushi se souvient très bien de ces années difficiles.«C’est mon optimisme qui m’a permis de survivre, explique-t-elle.Nous n’avions rien à manger, nous vivions cachés dans la forêt, mais, malgré tout, je remontais le moral des autres.» Elle a connu l’extrême pauvreté, comme la presque totalité des vieillards d'Okinawa.Encore aujourd’hui, Okinawa demeure la plus pauvre des préfectures du Japon.«Mais qu'est-ce que ça veut dire, être pauvre, se demande Craig Willcox, si vous avez suffisamment à manger?Si vous cultivez votre jardin, vos besoins sont limités et vous êtes heureux.H faut relativiser la pauvreté.» Après la Deuxième Guerre mondiale, l’archipel d’Okinawa est resté sous occupation américaine jusqu’en 1972.Encore aujourd’hui, la présence américaine est importante; il s’agit du plus nombreux contingent du Pacifique.«Malgré tout, dit Craig Willcox, ces gens n’ont pas de ressentiment envers les Américains.Ces gens sont incapables d’hoir» A les fréquenter, on remarque vite les dénominateurs communs.Ils sont curieux, leur esprit est alerte, ils s'informent, se tiennent à jour et se découvrent de nouvelles passions.A 91 ans, Kinye Miyagi a formé un club de karaoké et il enseigne la danse.«Plus je vieillis, plus j’ai d'énergie, s’exclame-t-il, et j’ai envie de la partager.» D cuisine lui-même, nettoie la maison et reprise ses vêtements depuis 25 ans, depuis le décès de sa femme.Selon les chercheurs, l’harmonie des relations intergénérationnelles est un autre facteur qui contribue à la santé et à la longévité des résidants d’Okinawa.Les insulaires apprennent dès leur jeune âge le principe dTuimaru, qui signifie se prêter mutuelle assistance.Chacun est responsable du bien-être de chacun.On sent un respect profond envers les aînés et les femmes âgées jouent un rôle de premier plan dans la vie spiritueDe et religieuse.EDes sont les gardiennes de la sagesse, des rituels.Plus elles vieillissent, plus elles ont de responsabilités.La grande majorité de la population pratique l’adoration des ancêtres, une pratique tout autant culturelle que religieuse.Dans les prières adressées aux ancêtres, la femme la plus âgée de la maison demande santé et protection pour sa famille et sa communauté.Au cours d’une rencontre sur lHe de Kudaka avec Masa Uchima, 93 ans, cette dernière interrompt poliment notre entretien à 12h30.«C’est l’heure où je dois aller prier et m'acquitter de mes responsabilités», dit-elle pour s’excuser.Masa nous invite à nous joindre à elle.La frêle noro (prêtresse) part appuyée sur sa marchette, avec du thé chaud et son kimono, qu’elle revêt dès son arrivée au minuscule temple.Le rituel, d’une grande dignité, dure une vingtaine de minutes.Elle offre du thé, allume des bâtons d’encens et prie les ancêtres.Au retour, elle me confie: «Je veux vivre encore longtemps, j’ai encore beaucoup de travail à faire.» Dans chaque foyer d’Okinawa, on retrouve Hinu-kan, la déesse de la cuisine.Matin et soir, la doyenne de la maison prie cette déesse et l’informe des allées et venues de chaque membre de la famille.La femme peut seulement commencer à cuisiner lorsque son esprit est calme.La croyance dit que, sinon, l’agitation de celle qui prépare le repas aura un impact sur la qualité de la nourriture.Difficile de ne pas tomber sous le charme de ces centenaires et vieillards, tous plus attachants les uns que les autres.La doyenne que j’ai rencontrée, Clÿyo Asato, 108 ans, ne connaît pas le mot «stress».A la regarder, je pouvais entendre le silence de son esprit et sentir la profonde stabilité de tout son être.Je la sentais totalement sereine, en paix avec elle-même.Avant de la quitter, je lui ai demandé un conseil de longévité pour les jeunes générations.«Arrêtez de trop penser, a-t-elle répondu.Arrêtez de vous faire des soucis.Profitez de chaque instant et vivez une vie authentique, et non pas superficielle.» Je m'attendais à tqe faire dire de faire de l’exercice et de bien manger! A plonger dans la lumière de ses yeux et par son rire contagieux, j’ai juste envie de la prendre dans mes bras, j'ai juste envie de célébrer la vie.Pas demain, maintenant Et si le dicton disait vrai?Il n’y a pas de meilleur médicament que le bonheur.eugeniejrancoeur@yahoo.ca Collaboration spéciale PLUIES SUITE DE LA PAGE 1 réseau de collecte de données n'est pas suffisamment développé dans le nord.Québec songe à installer un poste d'échantillonnage dans la région de LG4 du côté québécois mais, à 400 kilomètres de la côte de la baie James, cet unique station pourrait donner une idée bien imprécise, voire sous-évahier les apports de l'ouest a précisé au Devoir w chercheur au fait du dossier.Selon ce bilan fédéral inédit «en raison de sa population particulièrement dense, les dépôts acides menacent de façon significative la santé humaine dans les zones urbaines du Québec».La réduction généralisée de la vitalité biologique des sols risque de provoquer «un déclin des écosystèmes forestiers qui, à leur tour, vont affecter les plantes et la vie sauvage qui dépendent des forêts, ainsi que les cours d’eau.Dans la portion plus au nord du Québec, que domine la forêt, la fabrication du sirop d’érable ainsi que l’industrie forestière sont menacées La réduction prévue de la productivité des écosystèmes aquatiques va affecter la biodiversité, l’intégrité de l’environnement dont dépend la santé publique ainsi que l’industrie touristique».Les chercheurs estiment que les dépôts acides, même après 25 ans de réductions soutenues en raison des accords canado-américains de 1991, font perdre chaque année un demi-million de mètres cubes de bois aux forêts de la région atlantique.D s’agit d’une perte de plusieurs centaines de millions de dollars.Les populations de poissons sont aussi durement touchées dans les lacs qui s’acidifient sans cesse.La perte est jugée substantielle pour l’industrie de la pêche sportive, qui contribuait à hauteur de 1,9 milliard à l’économie canadienne en 1996.Autre cas éloquent la corrosion des lignes électriques réduit leur vie utile de 50 %, une perte de plusieurs dizaines de millions par année.les dépôts acides frappent plusieurs écosystèmes naturels comme les lacs, les rivières, les sols et les forêts, tout comme ils grugent les édifices et les monuments publics et menacent à plusieurs égards la santé humaine.Selon Environnement Canada, une réduction additionnelle de 50 % des émissions d’oxyde de soufre dans l’est éviterait chaque année 550 mortalités prématurées, 1520 interventions d’urgence à domicile et 210 000journées de crises d’asthme, un coût économique susceptible d’atteindre les cinq milliards de dollars par année.Les principales sources d’émissions acides sont l’extraction minière de métaux non ferreux, le raffinage des métaux, la production d’électricité dans les centrales thermiques au charbon ou au pétrole ainsi que la production et la distribution du pétrole et du gaz naturel Dans l’est du Canada, les principales sources d’émissions acides se concentrent dans le corridor Windsor-Québec, dans la partie centresud du Nouveau-Brunswick, dans le centreest de la Nouvelle-Ecosse et à Terre-Neuve.Dans l’ouest du pays, l’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan abritent désormais d’importantes sources d’émissions alors que plusieurs foyers démissions ont aussi été relevés sur les côtes de la Colombie-Britannique.C’est dans les années 60 et 70 que le problème des «pluies acides», comme on l'appelait alors, a été découvert et est devenu un enjeu international.Après des années d’affrontement entre le gouvernement Trudeau et les Etats-Unis, qui refusaient alors de reconnaître la réalité de la menace adde, le courant de sympathie qui s’était établi entre le premier ministre conservateur Brian Mulroney et le président républicain Ronald Reagan avait permis d’en arriver à l’accord de Québec, signé en 1991.Cette entente engageait les deux pays à réduire leurs émissions.Selon cette étede fédérale, fl faudrait réduire de 75 % les niveaux d’émissions acides actuds dans les deux p^rs pour ramener les émissions sous le seuil critique.Reste à savoir si Stephen Harper saura convaincre George W.Bush de ramener les émissions américaines sous les seuils aixlelà desquels les lacs, les rivières, les forêts et les sols agricoles perdent chaque jour un peu phis de leur vitalité.Le Devoir SOMMET SUITE DE LA PAGE 1 entre les médias, la société qui s’inquiétait et des gens qui ne voulaient rien savoir du sommet.(.J Ce n’était pas prévu comme ça.Au départ, les sommets étaient très courus.Les villes se battaient pour les avoir» Au moins 50 (XX) manifestants allaient y converger.Pour les coalitions militantes de la région, cela présentait d’imposants défis logistiques.Il fallait les loger, les nourrir.Au Comité d’accueil du Sommet des Amérique (CASA), une coalition d'allégeance libertaire et anticapitaliste, on s’est réuni toutes les fins de semaine, pendant des mois, pour faire de la popote qu’on congelait ensuite.De quoi servir pas moins de 12 (XX> repas pendant les trois jours du sommet L’ampleur de l’événement avait de quoi faire peur.Et les organisateurs ont subi une pression démesurée.«Mon moins beau souvenir du Sommet des Amériques, c'est peut-être que j’ai commencé à faire de la pression (artérielle] à ce moment-là», affirme en riant Denis Ricard, aujourd’hui à la tète de l'Organisation des villes du patrimoine mondial.Là-dessus, lui et les manifestants sont d'accord: le Sommet des Amériques de 2(XH a été un moment de grand stress.«Après le sommet, il y a eu beaucoup de démobilisation, st' rappelle Hélène Nazon, du CASA Certains (>nt.tait des dépressions, beauamp fiisaient de l'anxiété.» la?mur Le grand public, lui.a vraiment commencé à s'intéresser à tout cela lorsque tes médias ont révéle en novembre 2(XX) que les autorités comptaient érigér un mur sur un périmètre de 3,8 kilomètres afin de tenir les manifestants à distance du sommet officiel.Ce mur est devenu le symbole d’une fracture politique profonde.On l'a surnomme te «mur de fa honte».D'après Denis Ricard, Ottawa n'avait tout simplement pas te choix.« Tout le monde aurait préféré, moi le premier, qu'on n'ait pas à faire une clôture dans la ville.De tous les sommets auxquels on a participé, c'était la première fois qu'on était Migés de faire ça.Mais peut-être que ce sera la dernière aussi parce que les choses se sont calmees depuis.• La clôture ceinturait une txirtie du Vieux-Québec, soit du Château Frontenac à l'hôtel Le Concorde et jusqu’au Centre des congrès, où se déroulaient tes négociations.Li GRC avait loué tous les appartements situés à l'intérieur du périmètre.25 (XX) personnes accréditées pouvaient y pénétrer.De l'autre côté se trouvait le quartier du Faubourg, et c’est dans cette zone, à proximité du Grand Théâtre, qu'ont eu lieu les affrontements les plus violents entre policiers et manifestants.L'épicerie de Clément Saint-Laurent était située sur 1a ligne de front Pendant le sommet sa porte turière donnait sur la clôture: fa porte avant, sur les manifestants.«Ma peur, c’était que la maison brûle.» Ironie du sort, l'épicerie Moisan était une des seules maisons canadiennes à avoir survécu au gpuul feu de Quebec, au XK' siècle.«A un moment donné, le samedi, les Black Bloc ont incendie un conteneur à déchets dans la rue à côté.Le feu est devenu tellement intense que l’asphalte fondait dans la rue.» la?feu a finalement été maîtrisé, mais il a fallu arroser l’épicerie, devenue trop chaude.Aujourd'hui.cet épisode n’est plus qu'un mauvais souvenir.mais M.Saint-Laurent en veut encore au gouvernement fédéral, qui s’est peu soucié, à son avis, des commerçants établis à l’extérieur du périmètre.Pour lui, le mur demeure te symbole d’une grande insulte.«La preparation du sommet, ça été la barrière.Pourtant, il y avait une façon plus psychologique de préparer les gens, de donner une ouverture, de les laisser participer à des renamtres.Ib auraient pu laisser entrer des organismes au Centre des congrès et les laisser s’exprimer On a un peu provoqué la classe ouvrière, la classe oniinaire.C'est comme si on nous avait mis de côté, mots les petits Québécois, pour foire de la grosse business.IJ y omit quelque chose de vraiment insultant là-dedans » lin beau cadeau Bref, te mur a bien servi les contestataires.«Ironiquement.en faisant le mur.ils nous .taisaient le plus beau cadeau qui soit», se rappelle Robert Jasmin, d’AT-TAC, im des membres d'OQP 2001.«Cctait une pnwo-cation.Il y a eu plus de questionnements dans la population après Ixsgens se demandaient pourqutn ça prenait un mur.Les médias imt repris ça.Limage de ces politi-liens qui avaient besoin de se cacher pour négocier a eu un effet boule de neige.Le mur est deienu un symbole très.fort, et c'était évident qu 'il était là pour être abattu.» Lorsqu’on lui demande s’il croit toujours que le périmètre était justifie, le ministre de la Sécurité pu- blique à l’époque, Serge Ménard, invoque la sécurité des.manifestants.«Nous, il nous fallait un périmètre.S’il avait follu que les agents américains aient à intervenir.Nos méthodes étaient les plus pacifiques possibles.On ne voulait pas que de vraies balles soient tirées.» Pour 1e gouvernement péquiste de l’époque, le sommet a été une opération très firustrante.On aurait voulu jouer un autre rôle dans toute cette histoire.«Mes collègues du conseil exécutif étaient révoltés.Ils me disaient: “Le fédéral va négocier, puis nous, notre rôle, c ’est de taper sur des manifestants!’’» Le mur a en outre suscité des inquiétudes au bureau du maire, se rappelle l’ex-attachée de presse de Jean-Paul L'Allier, Luci Tremblay.«Quand les policiers nous ont présenté le plan du périmètre de sécurité, ç’a été le choc.Nous avons fait de fortes négociations pour diminuer sa taille.Si on les avait écoutés, tout le Vieux-Québec aurait été dans le périmètre.» Pour elle, c'est une preuve de plus du peu de considération qu’on a manifesté à l'endroit de l’administration municipale: «C’était un événement du gouvernement fédéral.Ça se passe dans ta ville mais t as pas grand-chose à dire.» D’ailleurs, le maire n’a pas caché sa sympathie pour la démarche du Sommet des peuples, qui a eu lieu juste avant le sommet, au Vieux-Port.M.L'Allier a même fait installer une grande banderole affichant le slogan du Sommet des peuples, «Un autre monde est possible», sur le toit de l’hôtel de ville.Et comme on pouvait s’y attendre, le mur est tombé.dès le vendredi après-midi.Serge Ménard était aux preniières loges.C’est d'ailleurs le premier moment qui lui est revenu à l'esprit quand Le Devoir l’a interrogé à propos du sommet.«J’étais bien posté.J’étais au ministère des Relations internationales, j'avais une rue plongeante sur la situation.Je me souviens encore d'avoir vu la marche qui s'en venait.Quand la clôture a cédé, moi, je m 'attendais, un peu comme dans les films, à ce que la foule s'engouffre dans la brèche.Mais pas du tout.Rapidement, des gars et des .tilles sont allés s asseoir sur la clôture en faisant des signes “peace ’ Je me suis dit “Ça y est, ils ont les photos qu'ils veulent.'» Pourquoi ne pas avoir traversé?Robin Couture, hii aussi du CASA repond que ce frétait pas nécessaire.«Ce qui était important, c'était que le mur tombe.Le mur, c’était un symbole.On n’avait rien à faire de l’autre côté.Le mur tombé, pour nous, le travail continuait dans l’éducation populaire.» Et maintenant?Cinq ans plus tard, peu de traces subsistent de cet événement hors du commun, si ce n’est ces quelques graffitis qu'on a oublié d’effacer, comme ce «Free people not trade», angle Salaberry et René-Lévesque.Or, pour Robert Jasmin, le sommet a laissé davantage de traces.«Avec le recul, on se rend compte que ç’a été une opération de conscientisation sans précédent.Le sommet a servi de porte d'entrée pour tout ce qui touche à la mondialisation.» Sébastien Bouchard va encore plus loin.A son avis, l'événement a pernais de marquer la rupture entre le Parti québécois et fa gauche au Québec.«/émets l'hypothèse que la réponse du PQ à la Marche mondiale des femmes et au Sommet des Amériques a été un facteur favorisant la construction de la gauche Politique au Québec.(.] Autour du Sommet des Amériques, le PQ a été ridicule.Tout ce qu’il a foit, c’est demander sa chaise autour de la table.» Si, pour les militants, la mobilisation de cette époque suscite une certaine nostalgie, pour les autorités, c’est autre chose.Cinq ans plus tard, Denis Ricard se réjouit surtout de l'avoir mené à terme mal gré tout «On avait tout contre nous, on est passés au travers et ça me rend très heureux » Le sommet a quand même généré des retombées économiques de 133 millions dans la région et permis d’attirer de nouveaux événements internationaux au Centre des congrès, dont des rencontres de l’OTAN, indique 1e directeur de l’Office du tourisme, Pierre Labrie.Mais lui aussi relativise les choses.«Aujourd'hui, on n'évaluerait pas un dossier d’accueil de la même façon.(.] Ça été un des meilleurs client à vie pour le Centre des congrès et la pire semaine de Tannée dans certains commerces » Clément Saint-Laurent est évidemment de ceux-là.«Moi, je n'ai aucun bon souvenir du sommet.Je n'ai pas foit d'argent, j'ai été pénalisé Puis, politiquement parlant, fai l'impression que ça n'a rien donné.[.] S’ils organisent un autre sommet, c’est pas compliqué, je m’en vais d’ici» Collaboratrice du Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.(X etage, Montréal (Québec), H3A3M9 S3 Plaee-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au telephone Par télécopieur Extérieur de Montreal (sans frais) 514-985-3333 514-9853360 redaction4iedevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-9853344 Par télécopieur 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