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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-05-11, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET DI M A \ l H E I 2 M A I 2 O O 2 THÉÂTRE L’iconoclaste de la Volksbühne Page C 4 % CINÉMA Co Hoedeman à CinëKids Page C 7 * LE DEVOIR ?d ROLUNE LAPORTE A v Iconoclastement André Pappathomos et l'ensemble vocal Mruta Mertsi inaugurent la 19‘ édition du festival de Victo DAVID CANTIN Pour sa première sortie à l’extérieur de la métropole, l’ensemble vocal Mruta Mertsi inaugure la 19' édition du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV).Jeudi, au cinéma laurier, le compositeur et musicien André Pappa-thomas s’amène avec une troupe des plus imposantes qui compte, notamment, plus de 17 choristes, la violoncelliste Sheila Hannigan, de même que les improvisateurs Michel F.Côté ainsi que Bernard Falaise.Michel levasseur, le grand manitou du FIMAV, n’a donc pas fini de surprendre les habitués de cette manifestation des plus iconoclastes.L’éclatement contrôlé Entre deux répétitions à Montréal, André Pap-pathomas n’en revient pas encore.11 anticipe, avec un plaisir évident, cette grande soirée d’ouverture du FIMAV.Pour ce créateur atypique, l'invitation arrive telle *w»c tournure décisive, particulièrement riche et stimulante pour l’ensemble».Mais en quoi consiste, au juste, la recherche intransigeante de ce chœur qui se situe au confluent des traditions vocales occidentales et orientales?\a brève histoire de Mruta Mertsi commence en 1993, à l’occasion des Journées internationales Antonin Artaud qu’organise le département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal.André Pappathomas, un bassiste de formation qui a déjà joué avec l’électroa-cousticien Pierre Dostie et le jazzman Charles Pa-pasoff, met alors sur pied un ensemble mixte s’inspirant des phonèmes du poète maudit Une spiritualité plutôt fascinante se dégage de cette psalmodie grégorienne dans un contexte, par ailleurs, nettement contemporain.A la suite de cette expérience fondatrice, le chœur enrichit son répertoire de compositions originales de Pappathomas et décide de se produire dans des mises en situation très particulières: cela va de la performance en plein air sur le toit d’un édifice à l’obscurité complète d’une salle, en passant par la collaboration récente avec différents chorégraphes lors de la série Chœur et chorégraphes à l’Espace Tangente.Comme l’indique Pappathomas, «le travail repose d'abord sur une technique d’improvisation pour un ensemble vocal.J’ai donc, décidé de réunir, autour de moi, des gens qui ne proviennent pas nécessairement du conservatoire.Il y a, au départ, un goût du risque qui passe davantage parle biais du corps, de même qu’une émo-tùm aussi franche qu ’instinctive».Au FIMAV, Mruta Mertsi présente un tout nouveau spectacle qui compte beaucoup sur l'interaction imprévisible entre le chœur et quelques instrumentistes chevronnés.«Cette intégration des instruments avec les voix n’a rien VOIR PAGE C 2: FIMAV DANSE ; Future ro de letton Gabriel Gascon Janine Sutto Monique S p a z i a n i Andrée Lachapelle France Castel Monique Richard Nathalie G a d o u a s Sylvie Ferlatte Viola Léger Hélène L o i s e I I e Albert Miliaire Marc Béland Anne-Marie C a d i e u x James H y n d m a n Marie-France Lambert Bernard M e n e y Louise de Beaumont Frédéric D e s a g e r François T r u d e I Brigitte L a f I e u r Gérard Poirier Marc Beaupré Jean Harvey Richard Fréchette Patricia Nolin Sophie Clément Brigitte Haentjens Denis Marleau Guillermo deAndrea Gabriel Gascon Janine Sutto Monique S p a z i a n i Andrée Lachapelle France Castel Monique Richard Nathalie G a d o u a s Sylvie Ferlatte Viola Léger Hélène L o i s e M e Albert Miliaire Marc Béland Anne-Marie C a d i e u x James H y n d m a n Marie-France Lambert Bernard M e n e y Louise de Beaumont Frédéric D e s a g e r François T r u d e I Brigitte L a f I e u r Gérard Poirier Marc Beaupré |jean Harvey Richard Fréchette Patricia Nolin Sophie Clément Brigitte Haentjens Denis Marleau (Guillermo de Andrea Gabriel Gascon Janine Sutto Monique S p a z i a n i Andrée Lachapelle France Castel |M o n i q u e Richard Nathalie G a d o u a s Sylvie Ferlatte Viola Léger Hélène L o i s e I I e Albert Miliaire Marc Béland Anne-Marie C a d i e u x James H y n d m a n Marie-France Lambert Bernard M e n e y Louise de Beaumont Frédéric D e s a g e r François T r u d e I Brigitte L a f I e u r Gérard Poirier Marc Beaupré Jean Harvey Richard Fréchette Patricia Nolin Sophie .Clément Brigitte (Haentjens Denis Marleau [Guillermo deAndrea ( 2 LE I) E V 01 K .L E > S .t M E D I II E T l> I M A \ MIE 12 M A I 2 0 (luII lire FIMAV Il est assez difficile de ranger le métissage d’influences de Mruta Mertsi dans un créneau spécifique SUITE DE LA PAGE C 1 d'inédit, sauf que je souhaite que le processus puisse donner lieu à un terrain d’improvisation stimulant.Depuis quelques semaines, les répétitions vont dans le sens d’un éclatement contrôlé.Au fond, toute cette démarche musicale est beaucoup plus près du rapprochement humain que de la réflexion purement didactique», poursuit Pappathomas d’une voix songeuse.Sur la scène du cinéma Laurier, la prestation devrait prendre des accents électroacoustiques grâce à l’apport d’habitués du festival tels Bernard Falaise et Michel F.Côté.Certains se souviennent peut-être des spectacles de Klaxon Gueule ou de Papa Boa.Toutefois, les compositions de Pappathomas rappellent davantage certains chants hongrois, balinais, bulgare, ou encore les œuvres chorales de Claude Vivier.Comment d’ailleurs situer exactement ce répertoire fort original?Selon Pappathomas, il est assez difficile de ranger le métissage d’influences de Mruta Mertsi dans un créneau spécifique.«J’avoue avoir moi-même de la difficulté à cataloguer cette musique.En fait, pour tout dire, ma culture musicale n’est pas très vaste.Il existe, dans ce que fait Mruta Mertsi, un rapport au sens spirituel et au recueillement qui passe surtout par la totalité du corps humain.Il s'agit, en quelque sorte, de mettre en mouvement la voix.Ija mélodie s’impose donc comme véhicule du texte chanté.On peut dire que cette pratique s'approche de la musique actuelle, mais ce terme demeure selon moi encore très ouvert.» Désacraliser la chorale En concert, les 17 choristes sont répartis selon l’ordre des cinq pupitres.Ainsi, cinq basses, trois ténors, quatre altos, deux mezzos et trois sopranos gravitent autour des trois musiciens, de même que Pappathomas aux instruments inventés.Evidemment, le résultat surprend à l’écoute de pièces comme léna, Jouvencelle, Ourme ou Le Portrait.La subtilité des volumes, les timbres, mais aussi cette sorte de koto japonais qu’utilise Pappathomas ajoutent à la densité profonde des arrangements.Les plus récentes créations du directeur artistique mêlent la sensibilité du jazz à un art vocal où règne le dépouillement esthétique.«Il y a une volonté de désacraliser l’image qu’on se fait habituellement d'une chorale.Mes expériences 1 SOURCE FIMAV Après l’arrêt au FIMAV, la prochaine étape serait l’enregistrement éventuel d’un disque.SOURCE FIMAV En concert, les 17 choristes sont répartis selon l’ordre des cinq pupitres.précédentes dans les sphères du rock, du jazz et de l’électroacoustique m’ont permis d’approcher cet art d’une autre manière.Cela ne veut pas dire pour autant que tout est laissé au hasard.Des structures internes donnent à ces pièces une cohésion nécessaire.J’ai décidé également de n’écrire qu’en français.Après l’événement Artaud, la sonorité des glossola-lies dévoile un autre rapport aux mots.C’est peu intelligent, au sens péjoratif du terme.Cette langue invite à une grande disponibilité intérieure», raconte humblement Pappathomas.Après l’arrêt au FIMAV, la prochaine étape serait l’enregistrement éventuel d’un disque.Par contre, le compositeur montréalais est bien conscient que cette musique ne fracassera aucun record de ventes.«C’est très difficile de trouver les ressources nécessaires afin de produire un album de ce genre.J’aimerais, éventuellement, amener les choristes en studio pour quelques sessions.Lorsqu ’on est presque vingt, la situation peut parfois se compliquer.Toutefois, je ne désespère pas car le disque demeure une étape essentielle qu’il faudra franchir un jour.C’est aussi grâce à des concerts comme celui de Victoriaville que cette démarche se concrétise et pourrait se réaliser dans un proche avenir.On souhaite, aussi, faire d’autres prestations à l’extérieur de Montréal.Le FIMAV demeure un premier pas dans cette direction.On a particulièrement hâte de voir la réaction du public.Si ça se passe comme au spectacle-bénéfice au Lion d’Or, avec les Derome et Lussier, la soirée pourrait très bien être magique», concède Pappathomas.Si on se fie au flair habituel de Michel Levasseur, cette ht édition du FIMAV devrait encore une fois surprendre et éblouir.Avec Mruta Mertsi en ouverture, le ton est donné.D’autres suivront, dans l’effort de résister au conformisme de la création musicale au tournant du XXIs siècle.Cinq jours où les échanges les plus fructueux sont à l’honneur.L’exploration ne fait que commencer jeudi.MRUTA MERTSI Direction: André Pappathomas Le jeudi 16 mai, au cinéma Laurier, dans le cadre de la là' édition du Festival international de musique actuelle de Victoriaville.Parade de nous-mêmes, de ce que nous sommes ou avons été De ceux que nous aimons ou avons aimés.Du présent concret et du passé fabuleux.Portes ouvertes sur un futur rêvé PARADE DU TEMPS QUI PASSE D'ALEXIS MARTIN et JEAN-PIERRE RONFARD LA TROUPE J#” Alexis Martin Anne-Marie Provencher Colette Drouin Daniel Brière Isabelle Gingras Jean-Pierre Ronfard Julie Le Breton Luc Taillon Miro Monique Mercure Sylvie Daigle Valérie Le Maire UNE CRÉATION DU y ' Nouveau Théâtre Expérimental DU 5AU 22 JUIN 2002 DU MARDI AU SAMEDI À 20H30 AU MANÈGE DES FUSILIERS MONT ROYAL 3721 HENRI-JULIEN (ANGLE AVENUE DES PINS) RÉSERVATIONS 514.521.4191 ENTREE 18$ www.nte.qc.ca UuMk U: devoir m * 4 LE DEVOIR.FTMAV L’invasion britannique BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Cette année, la rencontre de presse pour presenter la programmation de la 15'' édition du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) s’est faite dans les bureaux du consulat britannique à Montréal.C’est qu’un fort contingent d’artistes britanniques déferlera à Vic-to.Cela ne veut pas dire que l’actuelle tournée de Jethro Tull va s’arrêter à Victoriaville, ni que Deep Purple se reforme pour autant Non, la musique actuelle briti-sh se nomme Keith Tippett, Fred Frith, Tony Oxley et Scanner.Du lot, la venue la plus impressionnante est celle de Keith Tippett.Tippet en sera à sa troisième présence à Victo, la première avec un aussi important groupe de musiciens.Il arrive avec Tapestry, un grand ensemble.Le pianiste, qu’on a entendu avec King Crimson dans les années 70, se produira sur scène avec pas moins de 21 musiciens, parmi lesquels des improvisateurs chevronnés, dont Paul Dunmall et Paul Rutheford, ou le batteur Tony Levin.Au total, trois sax ténors, trois altos, quatre trompettistes, trois trombones, un tuba, trois voix, une contrebasse et deux batteurs font partie de l’ensemble.Entre le jazz et les expérimentations vocales ou le rock.Tapestry ne s’est pas réuni en concert depuis deux ans, un quatrième concert à vie pour lui, après Ruvo en Italie, Le Mans en France et Bath en Angleterre.Le concert a liep le 18 mai.A cet attroupement britannique s’ajoute Fred Frith, dont l'abonnement pour Victo ne semble pas devoir cesser, bien qu’il soit pour la première fois programmé en soirée d’ouverture.Le batteur Oxley, quant à lui, en première mondiale, débarque avec nul autre que le pianiste Cecil Taylor et le trompettiste Bill Dixon (19 mai).Ils ont tous déjà joué l’un avec l’autre, mais jamais tous ensemble.La rencontre entre Scanner (de son vrai nom Stephen Rimbaud, alias Scannerfunk) et Stephen Vitiello, deux pas très vieux messieurs dont les parcours sont sensiblement opposés, se poursuit depuis 1998 sur disque et sur scène.Le premier, anti-vedette de la pop expérimentale britannique, et le second, ancien guitariste de rock, se réuniront quelques jours avant | leur concert pour fabriquer une banque de sons locaux à partir de laquelle ils vont travailler.Fait à , noter, Vitiello a malgré lui attiré l’attention après les événements du 11 septembre: son disque Bright and Dusty Things est la transcription sonore des lumières de New York captées par des cellules photosensibles à partir du 9V étage du World Trade Center (le 20 mai).Côté jeunes artistes, le duo de Sandro Forte et de James Duhamel, connu sous le nom de Wetfi-sh, se liera à une bande de musiciens — dont Hélène Boissinot (violoncelle, qui joue avec Jérôme Minière), Sébastien Croteau (chant de gorge), Philippe Hornsey (percussions) et VJ Pillow — et un trio de Nantes, le Trio Angulaire, pour présenter le projet Because they speak french in Quebec.Wetfish s'était mesuré au Metropolis de Fritz Lang, l’an dernier, lors du Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal.Toujours du côté des jeunes musiciens, une première mondiale cellelà, les Montréalais de Set Fire to Flames, un des nombreux projets qui émergent de Godspeed You Black Emperor!, monteront sur scène.Après un premier disque, le groupe en sera au tout premier concert de son existence.On sera à même d’entendre si la facture mélancolique du groupe mère l’emporte ou non sur la mouture plus expérimentale de la bande d’une quinzaine de musiciens.Chose importante, malgré le nombre de musiciens, le groupe tenait à se produire dans une salle intime: il jouera au cinéma Laurier.Autres noms à surveiller David Kristian, Alexandre St-Onge et Sam Shalabi, dont on ne cesse de dire du bien, reprendront leur expérimentation qui aime à cultiver le silence.Frith jouera quant à lui avec Joan Jeanrenaud, anciennement du Kronos Quartet.Le concert de fermeture sera plus expérimental que jamais à Victo, avec la rencontre inattendue du Japonais Merzbow (Masami Akita), favorisant un bruitisme à décaper les tympans, et de Pan Sonic, un duo finlandais, qui fait dans la techno minimaliste.Deux univers se croiseront, comme le veut le cliché, et tout peut arriver, annoncent les organisateurs.Du lot, la venue la plus impressionnante est celle du pianiste Keith Tippett ES SA M EDI 11 ET DI M A V (HE I 2 M A I 2 O ?La femme bleue du désert L’auteur mauritanien Moussa Diagana propose des mots d'Afrique écrits au Québec T II E A T K E SOURŒ I.AIRK DK JEU m * I fO La troupe sherbrookoise L’Aire de jeu présente Targuiya ou l'amour au temps de la guerre, un texte signé par l’auteur mauritanien Moussa Diagana.SOPHIE POl LIOT Au cœur du desert on appelle «Targui- l’homme touareg et «Targuiya» son equivalent féminin.C'est elle qui est au cœur du récit portant son nom.signe par l'auteur mauritanien Moussa Diagana «71 a choisi d'incarner la survivance du peuple touareg à travers celles qui y détiennent l'autorité, soit les femmes, et plus précisément, dans le cas de la pièce, une jeune femme, confrontée à iappel de la modernité», explique Jaques Jalbert, metteur en scène orchestrant la création du texte de Diagana présentée du 22 au 26 mai au théâtre Prospero.Les Touaregs forment une société matrilinéaire, poursuit-il.lœs enfants portent le nom de la mère, les femmes sont propriétaires des troupeaux et ont le visage à découvert pendant que celui de leur douce moitié est voile.Et que ces messieurs se comportent convenablement.ou ils auront droit à la raclée! Pourtant, Targuiya (l’héroïne de la pièce porte le nom générique des femmes touaregs) est une fille mère expulsée de son village à cause de son état.Pas très féministe, tout cela! A la suite d’une guerre, tout juste terminée, Targuiya a perdu la mémoire.Elle ne sait plus qui est le père de son enfant, le découvrira-t-elle au cours de la pièce?Chose certaine, son sous-titre, «L'amour au temps de la guerre», promet moult émotions.Similitudes Jacques Jalbert.directeur du théâtre sherbrookois L'Aire de jeu, n’aborde pas pour la première fois l’univers des peuples du désert.Sa pièce Les Pasteurs nomades lui a d’ailleurs valu, en 1998, une invitation au Mali, où il a été reçu par l’Association Kilabo.«Les peuples nomades m’intéressent depuis longtemps.C’est un type de société unique et il risque l’extinction.Alors que la mondialisation tend à aplanir les différences entre les peuples, j'entends plutôt révéler les particularités de ce peuple pour instaurer un dialogue qui ne peut être que très enrichissant.» Quoi qu’il en soit, plutôt qu'aux disparités existant entre les peuples occidentaux et africains, Jacques Jalbert, lors de son séjour au Mali, s’est spontanément intéressé à leurs similitudes.«Il y a une parenté incroyable entre les peuples de l’Afrique de l’Ouest et celui du Québec.D’abord, nous sommes tous des décolonisés.Comme nous, ils mènent une quête d'affirmation et d’autonomie.Ils ten- tent, par exemple, de se réapproprier leurs langues, dont le Mpam-bara.Et quand je vois l’importance, chez eux, de la tradition orale, je ne peux que me rappeler ce conteur qui nous entretenait pendant de longues soirées quand j’étais enfant, dans mon village de Dégelis.» Selon le metteur en scène, c’est précisément cette influence de la tradition orale qu’a connue Moussa Diagana, couplée à sa grande culture — l’homme est détenteur d’un post-doctorat en sociologie —, qui rend son écriture si riche.Cela se concrétise, à en croire Jacques Jalbert, par un discours intelligent livré dans un vocabulaire métaphorique envoûtant.Pour témoigner ainsi de paix, d’amour et de justice, dans des mots d’Afrique écrits au Québec — c’est lors d'une résidence au CEAI ) puis a L’Aire de jeu que I tiagana a écrit ce deuxième texte1 pour le théâtre, son premier étant la légende de Wagadu vue par Sia Yata-béré, objet d’une adaptation cinématographique en 2001 —, il est heureux que l'équipe de Jacques Jalbert ne compte pas que des Occidentaux.Un acteur originaire du Burkina Faso (lldevert Meda) et deux Maliens (Maïmouna Doum-bia et Karim Diarra) côtoieront sur scène les Québécois Danny Gilmore et Catherine Dajczman.Qui plus est, Jacques Jalbert assure que, malgré la teneur du propos, le tout serait fait sans larmoiements ni mo- ralisme; quo toute la place sera lais sée à la poésie et à l’humanité.Et comme, selon ce qu’en dit le maître d’œuvre, il fut étonnamment aisé, tout au long du processus de création, d’arriver à des consensus au sein de l’équipe africani(-québécoise, il est permis de croire que les considérations exprimées par Targuiya sont universelles.TARGUIYA OU L’AMOUR AU TEMPS DE IA GUERRE Texte de Moussa Diagana.Spectacle présenté à Montréal du 22 au 26 mai, à Ottawa le 28 mai, à ITégelis le L juin et au Bide 4 juin.Festival Danse Canada en co-production avec le Centre national des Arts 7-15 juin 2002 www.canadadance.ca Billets en vente dès maintenant! (613,755-1111 ticketmaster.ca INFORMATION: (613) 947-7000 ext.741 «La plus large vitrine de création chorégraphique au pays.» Le Droit CD - DC for the Art* du Cenad» Heritage canadien n> LE DEVOIR 6* édition du 14 au 26 mai 2002 Carrefour INr£»RMT^RYL ¦kj® Québec OFFREZ-VOUS UN WEEK-END DE THÉÂTRE ALLEMAND À QUÉBEC ! 6 PAYS, 19 SPECTACLES, 13 JOURS DE COUPS DE CŒUR, D'INTENSITÉ ET DE DÉCOUVERTES THÉÂTRALES ! Aussi à l'affiche www.carrefourtheatre.qc.ca 1 NoVKMltO Thf Notebook tt Tl» Proof (hokhovlon^s.in the Divine Die DreiqroKhenoper Sonqspiei )immy,créiturederêve Meurtre Le Petit Peuple de k brume Once.Petit Pierre U Méridienne llirqir 11 recherche iux dépirtemenb limitrophes le Génie des ititres/Unreheirsed Deiuty (iméliis li Peste LesLibosdelijeuneaéition « Oportet.» De 11 nécessité de l'hérésie et de U musique pyqmée.EN CROATE AVEC SURTITRES FRANÇAIS hlesijum* fric* (Une histoire incertaine) EN ALLEMAND AVEC SURTITRES FRANÇAIS KTiicl'x tzm ti«»« Inspiré de Un tramway nommé désir de Tennessee Williams 17-18-19 mai à 20 h Théâtre de la Bordée 315, rue St-Joseph Est Une prèsenlalion COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE Québec SS Homm de Be mai à 20 h.14 h de Québec 18 au 19 ma Grand .emaf9u Une production de la SCHAUBÜHNE, théâtre berlinois mondialement renommé acteurs magnifiques lu texte avec unP ) plaisir commun cat C-ois heures, en allemand et on en redemande.,uvel Observateur un^production du prestigieux théâtre berlinois IIETRI IKSTITIT INTIR NAT UNIS VOLKSBÜHNE à surprise est belle matière théâtrale, sensible et généreuse Le soir, jruxefles BILLETTERIE Texte et mise en scène de NATASA R AJ KO VIC et BOBO JELCIC Production TEATAR & TD 23 et 24 mai à 19 h Théâtre Périscope 2, rue Crémazie Est itffrmrnr (418) 643-8131 / 1 877 643-8131 (sans frais) québec COUSE A.des Aim rr o*s irrrws OVOUtMC Québec ïî” CO LE SOLEIL fi IJ fi V 0 I K .L fi S SAMEDI II ET [) I M A X C H fi 12 M AI 2 0 0 2 Culture THÉÂTRE L’iconoclaste de la Scène du peuple Après le collectif De Onderneming et Romeo Castellucci, Théâtres du monde nous fait rencontrer un des metteurs en scène les plus controversés d’Europe Avant d’aller brasser la cage du côté du Carrefour international de Québec, Frank Cas-torf et sa Volksbühne s’installent pour quelques jours au Monument-National avec Endstation Amerika, une version terminus du célèbre Tramway nommé Désir de Tennessee Williams.Lecture hallucinée, et politique, d’un classique contemporain.MICHEL HÉLAI R LE DEVOIR Berlin, 1914.En plein cœur de ce qui était alors le quartier juif, des ouvriers décident de fonder la Volksbühne, la Scène du peuple.Pour pouvoir assister à autre chose qu’à du «théâtre bourgeois décadent», parce qu’ils veulent des spectacles plus près de la vie.et aussi pour être capables de payer leur place au théâtre.Deux guerres, la Dépression, la tourmente nazie, un Mur et un régime communiste plus tard, les deux grands axes qui définissaient la Volksbühne sont toujours les mêmes: présence au monde et accessibilité pour tous.Comme s’ils étaient tracés, inscrits encore dans les murs de l’édifice stalinien qui l’abrite depuis 1956 sur la Rosa-Luxemburg Platz dans ce qui fut Berlin-Est.Et bien avant que ne s’amène Frank Castorf avec sa réputation d’iconoclaste.Multiplier les lieux Bien sûr, la Volksbühne a connu des orages et des passages à vide: on vida d’ailleurs le grand Piscator dans les années 20 parce qu’il était trop avant-gardiste.Et Goebbels et son ministère de la Propagande prirent les rênes de l’institution dès 1933.Mais les noms des principaux directeurs de la Volksbühne — le premier, Max Reinhardt, puis Erwin Piscator et, plus tard, Benno Besson dans les années 70 — viennent souligner son caractère à la fois populaire et révolutionnaire.Mais c’est quand même après une décennie de grisaille soviéto-théâ-trale que Frank Castorf, metteur en scène, ex-Allemand de l'Est banni par l’ancien régime, se retrouve à la tête de la maison après la chute du Mur, en 1992.Une fois en selle, après deux années d’intérim, Castorf va faire souffler un vent de renouveau sur la vieille compagnie.Il s’empressera de renouer avec la tradition avant-gardiste, dans la lignée de Piscator et de Besson, en s'entourant de collaborateurs prestigieux comme le dramaturge Cari Hegemann et le chorégraphe Johann Kresnik.Puis, il multipliera le lieu même de la Volksbühne en élargissant sa mission: marqué par les années 70, c’est un maniaque des nouvelles techno- THOMAS AURIN Du Tramway nommé Désir de Tennessee Williams, dont Endstation est une adaptation à la Castorf, il ne reste plus que la trame et la colonne vertébrale des personnages.logics, et cela se fait sentir tout autant dans les lieux d’expérimentation qu’il met en place que dans ses mises en scène éclatées qui font appel à la vidéo et aux nouveaux médias sur fond de rock’n’roll.Rapidement, Castorf transforme la Volksbühne en théâtre urbain, en lieu d'expérimentation résolument tourné sur la ville et ses occupants.Il crée ensuite les studios de cinéma du Prater (qui deviennent vite un des hauts lieux de la scène alternative de Berlin-Est).Il fait place aussi à l’art contemporain, organise des concerts de musique électronique, des lectures, des salons littéraires et une série de conférences («Capitalisme et Dépression») qui connaît tout de suite un succès bœuf — chaque conférence se termine avec la projection d'un film «dépressif».Un de ses collaborateurs, Bert Neumann, développe aussi le concept de théâtre «mobile» qui, un peu comme La Roulotte de Paul Buissonneau, sillonne les quartiers moins favorisés de Berlin.Pendant ce temps, sur la scène principale, Castorf invite d’autres metteurs en scène comme Christoph Schlingensief ou Thomas Bi-schoff.Récemment, on a pu voir à la Volksbühne une adaptation des Particules élémentaires de Michel Houellebeeq voisiner des auteurs plus classiques comme Tchékhov, Ibsen, Shakespeare et Brecht, passés, eux, à la moulinet-te façon Castorf.La méthode Castorf Endstation Amerika est une bonne illustration de la méthode Castorf.Par son sous-titre, Capitalisme et Dépression, la production se place directement dans l’axe développé par le Castorf directeur de théâtre, agitateur politique déguisé en animateur socioculturel.Dans tous les journaux européens auxquels il a donné des entrevues, on le traite d'ailleurs volontiers de provocateur et d’iconoclaste.Provocatrice, sa méthode l’est certainement Castorf avale tout ce qu’il touche.Et il le recrache, plutôt violemment, en affirmant sa lecture poliüque du monde.En bon Européen qui se respecte, tout est politique pour lui.Et le théâtre est un lieu de remise en question, un révélateur de Y «atomisation» et de la «désintégration» de la société contemporaine.Cette remise en question ne peut se faire, pour le metteur en scène, qu'à la lumière de ce qui se passe dans l’actualité.Castorf récrit les œuvres qu’il aborde en tenant compte des tendances et des grands courants politiques qui agitent le monde.Du Tramway nommé Désir de Tennessee Wilüams, par exemple, dont Endstation est une adaptation à la Castorf, il ne reste plus que la trame et la colonne vertébrale des personnages.L’action se passe aujourd’hui et l’Amérique en a pris pour son rhume depuis les années 40.Finie, la mythologie.Terminus! Bienvenue à Neverland.Blanche est devenue une sorte de Marilyn aussi poudrée que Barbie.Stanley, un ancien syndicaliste polonais, a vécu Solidarnosc avec Walesa et s’éclate maintenant en chantant du Lou Reed et en se défonçant à la vodka.Stella passe ses journées à se maquiller et à «essayer du linge» avec sa sœur.Tous ces gens s’ennuient à mourir au milieu de leurs gadgets: ils tuent le temps.Ds s’emmerdent Et la tension qui les habite — et qui vient occuper l’espace de désir du texte de Tennessee Williams — se transforme en une sorte de besoin d’éclatement d’explosion, qui viendra s’inscrire en filigrane tout au long du spectacle.C’est en ce sens que la lecture de Castorf est «politique».Et c’est pourquoi il ne pouvait s'empêcher de mettre en scène Tchernobyl et la Tchétchénie en adaptant Les Possédés de Dostoïevski (avis aux intéressés: Castorf en a d’ailleurs tourné une version vidéo, Damonen, qu’on projette au Goethe-Institut aujourd’hui à 14h et demain à 19h.Mais revenons à Endstation Amerika et à sa «source», le Tramway de Tennessee Williams.Jusqu'à quel point le metteur en scène est-il fidèle au texte?Jusqu’où faudrait-il qu’il le soit?Est-ce trahir la pièce ou lui donner un autre sens, voire les deux, que de l'adapter ainsi?Jusqu’à quel point peut-on manipuler le texte d’un auteur?Les choix politiques ou esthétiques d’un adaptateur-metteur en scène peuvent- SAISON 2002-2003 __—-T H É Â T.R E_-_ DENISE-PELLETIER UN GRAND THÉÂTRE POUR DE GRANDS TEXTES En attendant )t de Beckett U'iMiàm-u: W ?A ' ?|L^ Le Misanthrope de Molière Le Mc Corneille Revizor de Gojwi HORS-SÉRIE EN DÉCEMBRE Scrooqe \ «G: fiïr-.- ¦: ' Classiques et inclassables Rabais otiens aux abonnés jusqu'au 20 août 2002 sur les spectacles présentés é la Salle Frad-Barry tu collaboration ayec im ,5,4,253-8974 r\HYdro ABONNEMENT EN LIGNE Cov Québec www.dcnisc-pcllcticr.qc.ca Les disparus chronique de la cruauté D« Marie-Chnslme Lè-Huu Mise en scène Normand Daneau Avec Roxanne Boulianne.Richard Fréchette GéraW Gagnon.Denis Lamontagne.Kevin McCoy Concepteurs Nicolas St-Pterre.Sharoq Scott, J.Christian Gagnon Une production du Theatre Les Moutons Noirs du 7 mai au l" juin V, 523-2246 Reseau Admission (514)790 1245 wwvu admissloii.com le Devoir — ils à ce point extrapoler à partir de la situation initiale voulue par le dramaturge?Ce sont là des questions qui se posent certainement puisque — quel hasard! — quatre des cinq productions offertes cette année par Théâtres du monde sont des adaptations.Là-dessus, comme en bien d’autres domaines, Castorf a des choses surprenantes à dire.«Le concept de fidélité à l’œuvre est pour nous, gens de l’Est, radicalement différent de celui qui prévaut de l’autre côté», expliquait Castorf en entrevue avec un cyberhebdo français.«Il a toujours été dissimulé derrière un cache-sexe histo-rico-littéraire mais avait en PDA une signification politique.La fidélité à l’œuvre représentait la certitude du soir qui tombe.Hasard, renaissance, pulsions destructrices sont restées cachées derrière ce concept, laissant place nette à l’affirmation d’une idéologie.» Ceux et celles qui cherchent des réponses à ces questions en trouveront peut-être quelques-unes lundi.Entre midi et 14h, Wajdi Mouawad animera en effet une table ronde sur l’adaptation au théâtre dans le cadre des événements spéciaux organisés par Théâtres du monde.Ça se passe au Café du Monument-National et l’entrée est gratuite.Mouawad accueillera entre autres invités Cari Hegemann, de la Volksbühne, et Günther Lesage, du collectif flamand De Onderneming; Lorraine Pintal, Brigitte Haentjens et Théo Spychalski participeront aussi à la discussion.On doit réserver sa place pour assister à la rencontre au o (514) 842-0704.ï J cette pochade le dessine H un monde partagé | j; entre les croyances les plus farfelues le cynisme le plus nwi ]' Montréal 2 0C1 xes moutons ontle chic.” La Presse.Montré SOURCE THÉÂTRES DU MONDE Frank Castorf, directeur de théâtre, agitateur politique déguisé en animateur socioculturel.Le groupe des 33 ^ ^ ' gy-ct r**’ Texte Jean Régnier • Mise en scene Clément Cazelais • Ave; Jean Régnier et Ramer Wiens du 9 mai au 7 juin ^ à l’Espace Geordie 4001.rue Bern.Montreal 20$ • Reservations: (514) 349-3312 ' LE DEVOIR ’ ; S«8«NI media GroupeCîgnac 0 0 2 LE DEVOIR.LES S A M EDI II E T l> I M A N i II E I 2 M A I 2 (ill III IT DANSE CINE M A Casser le moule Vingt ans plus tard, Carole Courtois décide d’aller voir ailleurs avec Vacuum Zones troubles ISABELLE POULIN Pas facile de sortir d'un type de rôle lorsque les chorégraphes, les metteurs en scène, les réalisateurs ou même le public décident à votre place où vous êtes capable d’aller.C’est le drame de bien des artistes de la scène et du cinéma, ceux qui ont une drôle de tête, ou un corps puissant, ou une présence explosive.Prenons Carole Courtois, cette interprète qui, dès ses premières années de danse professionnelle, a été recrutée par Edouard Lock pour la tournée de Human Sex, pour ensuite se joindre à 0 Vertigo, la compagnie de Ginette Laurin, où elle brûlera les planches pendant 12 ans.Il y a eu ensuite La Damnation de Faust de Robert I^epage, des interventions en animation de rue, la compagnie Mobile Home et, entre-temps, dix ans de création de costumes pour une dizaine de productions en danse.Mais l’an dernier encore, elle se démenait sans mesure dans Bagne de Pierre-Paul Savoie, cette oeuvre coup-de-poing très bien servie par son incroyable force physique et celle de sa partenaire, Sarah Williams.Une vraie dynamo, la Carole.Petite, regard d’acier et muscles de fer.Mais après vingt ans de danse, où est Carole Courtois?Elle a justement décidé d’aller voir ailleurs.La compagnie Danse Cité a une formule toute désignée pour permettre aux artistes de la danse d'explorer de nouveaux territoires intérieurs ou esthétiques, pour eux-mêmes et aussi pour le public.C’est la fameuse formule Interprètes, où l'artiste invité choisit lui-même les collaborateurs à son projet chorégraphique.Pour la création du mouvement et la mise en scène, Carole Courtois s’est donc tournée vers Johanne Madore, l'inoubliable interprète sans peur des premières années vertigineuses de création de Ginette l^urin puis de Carbone 14 dans U Rail, Hamlet-Machine, Le Dortoir.Ces deux fauves-là devaient se rencontrer.Ce qui fut fait en 1998, dans La Damnation de Faust de Robert Lepage, dont Johanne Madore a collaboré à la chorégraphie et dans laquelle Carole Courtois dansait.«Carole et moi, nous avons le même âge, explique Johanne Madore.C’est une artiste à qui on a demandé de faire souvent les mêmes choses.Chez elle, il y a un changement, un tiraillement sur l’image du corps, son image comme artiste sur scène.C’est une femme, un être humain qui a besoin de se révéler et qui ne sait pas trop comment.Je crois qu 'elle est rou.ink uporti: Dans Vacuum, spectacle-cabaret, Carole Courtois, mi-chair, mi-pantin, se prête au jeu de la vulnérabilité, de la manipulation avec les deux autres corps polymorphes, mais pas nécessairement pervers.Pour la création du mouvement et la mise en scène, Carole Courtois s’est tournée venue me chercher parce qu'elle sent que je peux l’aider dans cette direction.Derrière sa force apparente, il y a un autre corps, en dedans, et c’est celui-là qui m'intéresse.» Johanne Madore Vacuunv.aspirer le corps intérieur Les deux artistes, passées maîtres en danse «extrême», se sont donc retrouvées et se sont mises au travail, en étroite collaboration avec deux autres interprètes, deux hommes riches d’expériences de scène fort différentes: Peter James, plus acteur que danseur et maintenant maître de piste au Cirque Eloise, et Lucas Jolly, un artiste de la performance, du théâtre de rue.Il en résulte Vacuum, spectacle-cabaret où la danseuse, mi-chair, mi-pantin, se prête au jeu de la vulnérabilité, de la manipulation avec les deux autres corps polymorphes, mais pas nécessairement pervers.«Ce qui me fascine, explique Johanne Madore, c’est le corps instable, désarticulé, l’hypertrophie musculaire ou émotive.Mettre à la surface ce qu’il y a dans les tiroirs secrets, comme si on ouvrait le ventre et qu'on mettait les organes sur la table.Ça permet de découvrir d’autres textures dans le corps, de travailler autrement que dans l’énergie cinétique, dynamique.C’est sûr qu’il y a un côté troublant, qui peut être grotesque, mais ce n’est pas un freak show.Il y a surtout une grande vulnérabilité et en même temps un cri, un cri suintant des organes.Comme si on voulait que les muscles passent à théâtre du rideau vert v ?ii avrii a i !» Mjaa La i veuve" rusée Goldoni Traduction Marco Micone_ Mise en scene Guillermo de Andrea nterpretes e! muses : Carole Courtois, Peter James et Lucas Jolly Chorégraphies et mise en scene Joanne Madore Concepteurs Gaëtan Oesombre, Carole Courtois.Robert Gautier, Eric Forget et Danielle Lecourtois du 1 5 au 2 5 mai 2002 du mercredi au samedi a 2 0 h 1182, boni St-Laurent - Rés.: 514-844-2172 Centre social espagnol.Sala Rossa Pnx de groupe disponibles |«848.boul.St-Laurent (angle Si Joseph! ü:Devoir liai Geneviève Rochette • Emmanuel Bilodeau • Pierrette Robitaille Tony Conte • Ginette Chevalier • Andréas Apergis • Isabelle Drainville • Jean Harvey • Guillaume Chouinard • Yvan Benoit Bernard Meney • Reda Guerinik • Florence P.Turgeon RÉSERVATIONS : (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Q,HoSo« *V I' làél.-J SPEXEl L.I.E.De Michael Cuesta.Avec l*aul Franklin Dano, Brian Cox, Rilly Kay, Bruce Altman.Janus Costa.Scenario: Stephen M.Ryder, Michael Cuesta, lîerald Cuesta.Image: Romeo Tirone.Montage: Eric Carlson.Kane Platt.Supervision musicale: Mark Wike.Etats Unis.2tXH, % minutes.M A K T t N BI L O l) E A l D1 entrée de jeu, on sent chez Michael Cuesta.un nouveau venu, une parenté avec le Gus Van Sant de My Own IVivate Idaho et de Drugstore Cowboy.Comme les films de son prédécesseur, L.I.F.s’aventure dans des zones troubles et se tire d'affaire grâce à la puissance de sa poésie, la pertinence de son regard et la volonté de l'auteur de placer le personnage au-devant du récit plutôt qu'à sa remorque.L’abréviation L.I.E.désigne le Long Island Expressway, cette autoroute qui longe la péninsule de Long Island sur la côte atlantique.Dans l’esprit d’Howie Blit-zer (Paul Franklin Dano), 16 ans, cette autoroute est un cimetière.Plusieurs personnages célèbres y ont perdu la vie, nous apprend-il dans la première scène du film dont il est le narrateur intermittent.D’autres, anonymes, y ont aussi laissé leur peau.C’est le cas de sa mère, récemment dis parue.Son père (Bruce Altman), un riche et malhonnête entrepreneur, s'est détourné du deuil et de son fils en s’envoyant en l’air avec une jeune secrétaire.Lui trompe son spleen en dévalisant des maisons, tout aussi spectrales que la sienne, avec trois copains, dont Billy (Gary Tertio), qui fait naître en lui ses premiers désirs charnels.Ces désirs, Howie finira par les reporter sur un quinquagénaire pédophile (Brian Cox) qui lui offre son attention et, au delà de son propre désir, un certain réconfort.D’où les zones dangereuses dont je parlais plus haut.Cuesta ne fait aucun compromis en faveur du consensus, présente ce prédateur vêtu du costume du mentor et fait taire le scandale par la douceur des personnages.LL F.ne fait qu'une bouchée de nos à-prioris moraux, construits sur les mensonges sous-entendus dans le litre qui n’en finit plus de multiplier les niveaux de sens.A l’inverse, la mise en scène se révèle plus pratique que métaphorique, plus frontale que subtile, comme si le cinéaste avait voulu soutenir son propos sur le mensonge en poussant celui-ci jusque dans la forme du film.Dommage, toutefois, que la musique assassine prolonge jusqu'au malaise cet appétit de contrastes.Cuesta.en revanche, sait y faire avec les acteurs.l'acteur anglais Brian Cox apporte une humanité et un charme à son personnage de prédateur sexuel, révélant sa fêlure à travers son de-sir.l’enfant qu’il était sous la carapace du monstre qu'il est devenu.De tous les adultes représentes dans L.I.F., il est le moins monstrueux parce qu’il ne ment ni à lui-méme ni aux autres.Sa franchise est un refuge pour Howie, détendu avec adresse et sensibilité par le jeune Paul Franklin Dano, qui habite le film comme un phare son rocher.Entre autres vérités, ce beau et étonnant L.I.F.nous assure d’une chose: ce n'est pâs par Hollywood qu'on aura des nouvelles de Michael Cuesta.sound ( INI-MA DU PARC Paul Franklin Dano dans le rôle de Howie Blitzer.travers la peau, que cette enveloppe-là éclate.C’est un combat entre l’intérieur et l’extérieur.» Faire éclater les limites, encore une fois.Elles ont grimpé sur les murs, tourné sur elles-mêmes à des rythmes infernaux, confronté le vide, de vraies kamikazes.Mais là, c’est une autre aventure: défaire l’image, ne plus être belle, performante et conforme aux attentes.Un défi qui demande une autre bravoure.VACUUM Projet Courtois - formule Interprètes Une production de Danse Cité, du 15 au 25 mai, à 20h, au Centre social espagnol, 4848, boul.Saint-I eurent.LE FESTIVAL DE THÉÂTRE DES AMÉRIQUES PRÉSENTE Théâtres du IVT/'-ynde 4e édition www.fta.qc.ca « Une heureuse initiative.d'excellents comédiens.un bon spectacle.Mk Une heureuse Veuve » ¦ Jean Beaunoyer.La Presse Il « Spectacle rebondissant., truffé de moments pétillants comme du |H mousseux italien.» HH, Dominique Lachance Le Journal ^H de Montréal «.le spectacle nous plonge dans l'ambiance vaguement mystérieuse de Venise.paradis du déguisement et de l’imposture.» Marie Labrecque.Voir Le grand metteur en scène et plasticien Romeo Castellucci orchestre un ^^hallucinant triptyque inspiré de la Genèse.\ DERNIERE ce soir à 20h! THÉÂTRE DENISE-PELLETIER SPECTACLE SANS PAROI LS jJiüÉUJ’JjrÆjJ ïflKl] ;AP!TAL!SME ET DÉPRESSION Le subversif metteur en scène Frank Castorf détourne Un tramway nommé Désir ! Oàmonen film de frank castorf D’APRÈS LES POSSÉDÉS DE DOSTOÏEVSKI EN VERSION FRANÇAISE AU 60ETHE-INSTITUT 11 mai à I4h e112maiai9h 13-14 MAI - MONUMENT-NATIONAL EN ALLEMAND AVEC SURTITRES FRANÇAIS ET ANGLAIS | ÉGALEMENT À L’AFFICHE belgique^De Ondernemlng The NotebookaE GRAND CAHIER) à 18h The ProofaA PREUVE) à 21 h USINE C EN ANGLAIS AVEC SURTITRES FRANÇAIS canada^da da kamera Cul-de-sac 16-17-18 MAI EQZ20E3 USINE C EN ANGLAIS 514-790-1245 1-800-361-4595 ADMISSION.COM I.K I) K V 0 I R .LES S A M K l> I 11 ET I) I NI A \ < H E M A I l 0 0 2 C (» ?Culture ?CINÉMA Télé-théâtre brouillon THE CATS MEOW De Peter Bogdanovich.Avec Kirsten Dunst, Cary Ehves, Pkiward Herrmann, Eddie Izzard, Joanna I Aim ley, Jennifer Tilly.Scénario: Steven Peros.Image: Bruno Delbonnel.Montage: Edward G.Norris.Musique: Ian Whitcomb.États-Unis, 2(K)1, 112 minutes.M A K TIN BILODEAU Le survol de la filmographie de Peter Bogdanovich, de 'line Inst Picture Show à Texasville, en passant par Paper Moon, communique moins l’impression d’une œuvre cohérente que celle d’un catalogue de pastiches bien faits et de comédies «à la manière de».The Cat’s Meow, qui ramène le cinéaste au grand écran après une éclipse télévisuelle de neuf ans, conforte ce sentiment Comme ses films précédents — à l’exception notable de Mask, un film plus personnel et conséquemment plus abouti —, Ihe Cat’s Meow est l’œuvre d'un cinéphile.Car avant de faire du cinéma, et bien après avoir commencé, l’auteur de What’s Up Doc écrivait sur le 7" art et sur les grandes ligures du cinéma américain d’avant-hier: Welles, I.ang, Ford, Hawks.Comme son confrère Martin Scorsese, Bogdanovich connaît l’histoire du cinéma américain sur le bout des doigts et toutes les histoires, sordides ou pas — et certaines l’impliquant —, qui ont contribué à sa légende.Celle qu’il nous raconte ici, à la manière d’un screwball à la George Cukor, appartient à la légende, comme toutes les intrigues invérifiables.Afin d’amuser sa maîtresse Marion Davit's (excellente Kirsten Dunst), star du «silver screen» de trente ans sa cadette, et prenant prétexte de l’anniversaire d’un producteur en péril (Cary Elwes), le magnat de la presse William Randolph Hearst (Edward Herrmann) convia une poignée d’amis, issus du milieu de la presse et du cinéma, à prendre le large avec lui, sur son voilier, pour une croisière de trois jours le long de la côte californienne.Parmi les invités se trouve la célèbre échotie-re Louella Parsons Oennifer Tilly), alors toute nouvelle recrue de l’empire de presse Hearst, l’écrivaine anglaise Elinor Glyn (la «fabulous» Joanna lumley), aussi narratrice du récit, ainsi que Charles Chaplin (Eddie Izzard).CeluRi est si outrageusement épris de la belle Marion qu’il provoque dans sa maladresse Tire de son puissant et paranoïaque hôte.Or, en voulant abattre Chaplin d’une balle de revolver, ce dernier tue par mégarde le producteur jubilaire.Le poids de l’argent et la force de son empire auraient, dit-on, suffi à étouffer l’affaire, mais pas à faire taire la rumeur, laquelle a voyagé jusqu’à nous, alimentée comme on s’en doute par des cafouillages biographiques et des fantasmes scénaristiques.Vie Cat’s Meow est le produit de ces derniers.Passé l’énoncé de ses conditions (un voilier, dix personnages, trois jours), le cinéaste travaille sur une toile blanche, où la vérité historique importe moins que le pourquoi du jeu.Bogdanovich, hélas, ne semble pas ixmvoir répondre à cette question.Son film hésite entre la peinture de milieu et la tragicomédie sentimentale, qui conduisent à un même naufrage.En chemin toutefois, il aura décroché quelques flèches empoisonnées en direction des nouveaux riches, comme en témoigne cette partie de ping-pong entre deux oisives incompétentes pendant laquelle trois domestiques impassibles s’affairent à courir les balles.Ou encore cette image, furtive, des invités en tenue de soirée, attablés devant un repas gastronomique, se passant la bouteille de ketchup.Il eût fallu à ce télé-théâtre un scénario plus ambitieux et consistant que celui-ci, brouillon, pour les besoins duquel Bogdanovich déplace constamment le point de vue, diluant du même souffle la pertinence du regard.I SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Baron de Majid Majidi est un film sombre dans son traitement comme dans son thème.SOURCE CINEMA DU PARC Une scène de Cat's Boat de Peter Bogdanovitch.«ÉTONNANT.« Vous LAISSERA PENSIF POUR LONC, REM PS.Richard Gere est exceptionnel.» BILL ZWECKLR.WFLD-TV, l:HICAGO PETEK TRAVERS.ROllING STONE «RENVERSANT.Diane Lane est brillante, OFFRANT LA PERFORMANCE DE SA CARRIÈRE.» STEVE OLDFIELD.WOFL- IV.ORLANDO «BOULEVERSANT.Puissant provocant.» DAVID SHEEHAN.CBS TV «PROVOCANT.Vous PARLEREZ DE CE FILM PENDANT DES SEMAINES.» TONY TOSCANO.K|ZZ-TV.SALT LAKE CITY RICHARD GERE DIANE UNE OLIVIER MARTINEZ INFIDELE version française de «UNFAITHFUL DU RÉALISATEUR DE LIAISON FAXALE FOLiraEirâ&TpSB mwra.tMïNE MU® DIANE UNE «LE' 0ÜY1MEZ ramusBifîioffi ^JAVlP.UCBlffiMMV.roAlESta ”S5SiAN« jKOTBIM'.8SC IMENŒMiffiïBB AÏNOU KHAN ™»miw (UIACBPN ^ADHANll ’*1 AL'fi SANfflttUJAMffiOMR ¦il—¦¦¦ VERSION FRANÇAISE -LES CINÉMAS- I-CINÉPLEX ODÉON-i r FAMOUS PLAYERS STARCITÉ i |-LES CINÉMAS 1 — MÉQA PLEX™ QUZZO i r~CINÉPLEX OOÉON——1 [QUARTIER LATIN | MONTRÉAL ?| IILANGEUER 6 ?11 JACQUES CART1EB14 ?11 LASALLE (Place) ?| r—MÊOA PLEX - OUZZO—1 i—MÉOA PLEX - OUZZO — FAMOUS PLAYERS- -CINÉMA-1 I -CINEPLEX OOEON -i TASCHEREAU 18 ?[ [PONT-VIAU 16 ?[ I COLOSSUS LAVAL ?| ST-EUSTACHE ?11 BOUCHERVILLE ?| -CINÉPLEX ODEON-1 —MÊQA-PLEX - OUZZO —Y —LES CINÉMAS OUZZO— CHATEAUGüAY ENCORE A [TERREBONNE 14 ?11STE-THÉRÈSE 8 ?•CINÉPLEX OOÉON- ST-BRUNO ?— CINÉMA TRIOMPHE—i LACHENAIE ?— CINÉPLEX ODEON—i r—CINEPLEX ODEON—i r GALERIES ST-MYAClNTHfc • CARREFOUR D0R10N ?11 PLAZA DELSON ?11ST-HYACINTHE ?-CINÉPLEX ODÉON GALERIES SI-HYACINTHE ST-JE AN ?!—CAFIBÉFOUR OU NORD—i ST-JÉRÔME ?13 A _ _ __ lui — , ¦ — — —- _ I-CINE .ENTREPRISE- L.AFFICHES Fst-basiles -CINÉMA DE PARIS- VALLEYFIELD ?VERSION ORIGINALE ANGLAISE -CINÉPLEX OOÉON - - CINÉMAS AMC -I |-FAMOUS PLAYERS-I I-CINÉPLEX OOÉON-I I-CINÉPLEX OOÉON-1 I-— CINEPLEX OOEON——1 LE FORUM 22 ?[ [COUSEE KIRKLAND ?[ ILASALLE (Place) ?11 CAVENDISH IMail) ?11CÙTE-DES-NEIGES ?| r—LES CINÉMAS GU2ZO—i r—LES CINÉMAS GU220—| I-MÊGAPLEX'“ G U220- r-MÉGA PLEX ' GU220 —i r—FAMOUS PLAYERS—l [lACORDAIRE 11 7\ [des SOURCES 10 ?[ [SPHERETECH 14 ?[ 1 TASCHEREAU 18 ?11 DORVAL ?I i FAMOUS PLAYERS—i j— MÉQA-PLEX' GU220 — r—CINÉMA PINE — LAISSEZ-PASSEH REFUSÉS [COLOSSUS LAVAL ?[ [pONT-VIAU 16 ?[ | STE-ADÉLE ?Choisir l’enfer BARAN Réalisation et scénario: Majid Majidi.Avec Hossein Abedini, Zhara Bahrami, Mouhammad Amir Naji, Hossein Mahjoud Abbas Rahimi.Image: Mohammad Davudi.Musique: Ahrnad Pezhman.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR L> Iranien Majid Majidi était ' lauréat (pour la troisième fois) du grand prix des Amériques au dernier FFM avec ce Baron.Trois fois, c’est beaucoup, et ces nouveaux lauriers avaient fait gronder la critique.Sorti du contexte du festival, Ba-ran a pourtant son intérêt.Majid Majidi, à qui on doit notamment Les Enfants du ciel et Les Couleurs du paradis, met souvent des enfants en scène.Le propos de Baron renferme toutefois une dénonciation politique plus proche de son premier long métrage, Baduk (1991) — mettant en lumière l’exploitation des enfants contrebandiers entre l’Iran et le Pakistan — que de ses œuvres récentes.L’Afghanistan des talibans n’apparaît qu’en creux dans Baron puisque toute l’action se déroule dans un chantier de construc- tion iranien où la main-d’œuvre illégale afghane, sous-payée, fait rouler le commerce sous les grognements des travailleurs ira- SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Le réalisateur iranien Majid Majidi.VENT D EST FILMS ET 7E ART / DISTRIBUTION EN COLLABORATION AVEC LA FTO.LE CONSEIL CONJOINT ET DES SYNDICATS AFFILIÉS, LA CSO.LA SPGO ET LAFPC.PRÉSENTENT .EVO DE LA CA SSE OU COMMENT DÉTOURNER 45 MILLIARDS SUR LE DOS DES CHOMEURS SANS SE FATIGUER UK DOCUMENTAIRE D ÉRIC MICHAUD PRÉCÉDÉ DE «MÉMOIRES D’UNE PETITE CITÉ» DE VALÉRIE LAVOIE OUI TRAITE DES CHANEEMENTS URBAINS TELS DUE VÉCUS DANS LE QUARTIER ST-ROCH A QUÉBEC • .it1!?*! .jin,.v e « Centris R*LL?L * i.1.' J 3 AU 14 MAI À I5H15 ETUHDO «JEA.1VTVE MOREAU.EST ÉBLOUISSANTE» - Daniel Rioux, ?1/2 Le Journal de Montréal «JEANNE MOREAU, EST STUPÉFIANTE» - Marc-André Lussier, La Presse Jeanne Moreau est Marguerite Duras amour-là i\tv AYMERJC DEMARJGNY D'Après Ir renun àt Y ANN .ANDREA Publie jmt LES ÉDITIONS PAUVERT Scénario |OSÉI DAYAN Pulopies en la colUbonooR de YANN ANDREA - MARES SELL - GILLES TAURAND Muuqur ANGELO BADALAMENT1 laugr CAROLINE CHAMPETŒR l' vor» SYLVIE FENNEC l ominev MIMI1 EMPIRA Non MICHEL KHARAT Monatc ANNE BOISSEL Monty ponorc MOUHRAD L0UANCH1 Mixage JEAN-PAU LOUBLIER [Timtoir de production JEAN-PAUL BATTAGC.IA Producteur rvecunt CHRINTINF GOZLAN l LIN FILMS ALAIN SARDE - ARTF FRANCE CINEMA Livre gm.nriTTd 713 en b participation de CANAL ?n SORCA STUDIO LMAGES * licpomNo www.cetamourla-lefilm.com TVWFjtM^ L'AFFICHE! [ü version originale française avec sous-titres anglais MAISON DU CINÉMA - SHERBROOKE ?EX-CENTRIS 5W.i47.2H* Isa (Ü3S mr r LE FILM OUI A BATTU LE RECORD DU BOX-OFFICE FRANÇAIS AU QUÉBEC GAGNANT 4 CÉSARS IH >\ , ——-T’— Ml 1 M I l K I II M l>l I WM I H • 1- M /*’ ’FaiuUwtVefti* m a # t)’cTl lTouUntt _.O niens à peine moins exploités.L’action nous parvient à travers le regard de Lateef (Hossein Abedini), adolescent iranien bagarreur et plein de sève qui persécute un temps Rhamat (Zhara Bahrami), un jeune réfugié afghan qui a pris son emploi, jusqu’à ce qu’il découvre en lui une tille déguisée.L’admiration pour son courage mais aussi la passion amoureuse se disputeront le cœur de Lateef et le transformeront à tout jamais.Baron est un film sombre dans son traitement comme dans son thème.Sombre, car ce chantier de construction nous parvient toujours à travers le clair-obscur d’un lieu suffocant où des hommes triment dans la poussière, contribuant au climat oppressant.Nul espoir en vue ici, si ce n’est un quasi-esclavage subi en silence — Rhamat ne parle d'ailleurs jamais —, et sa condition se joue au delà des mots.L’Afghanistan que fuient ces réfugiés semble d’autant plus effrayant que les travailleurs illégaux lui préfèrent pareil enfer iranien.C’est de misère extrême qu'il est question, et Rhamat, encore une enfant, bientôt contrainte à soulever de lourdes pierres dans une rivière en furie, devient le symbole de la terrible exploitation des innocents dans un monde trop ravagé pour manifester de la pitié.Les éléments-chocs sont au poste mais l’émotion passe pourtant mal dans Baron, faute peut-être d’interactions réelles entre Rhamat et Lateef, faute aussi d’un jeu d’acteurs vraiment convaincant.Le film, avec des longueurs et des moments morts, demeure en suspens sans atteindre sa pleine charge.Il pose néanmoins un regard inédit sur le destin de ces réfugiés afghans, devenus quasiment apatrides tant leur patrie est invivable.Il me semble toutefois que le distributeur eût mieux fait de sortir le film dès l'automne dernier, alors que la guerre en Afghanistan battait son plein.Ce qui se rapportait alors de près ou de loin au pays des talibans suscitait la curiosité de tout le monde.Bien sûr, aujourd’hui, la situation est la même qu’hier en Iran, où un immense contingent de travailleurs afghans illégaux constitue une main-d’œuvre exploitée et misérable, mais l’intérêt du public a un peu diminué.Il faut dire que les talibans ont perdu le pouvoir, ce qui rend le sujet moins brûlant d'actualité.En ce sens, Kandahar, de Makhmalbaf, est un film dont la distribution a mieux enfourché le vent politique que Baron.@A L’AFFICHE! n>ÂmsPiENB^~~[ ["centre laval'?1 dffl Chron»ffJ.Video tous les sat L’agenda LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET D I M A N ( Il E 2 M A I 2 O O 2 Pour/“horaire compte^ ewnufcez I p ' CinCTna Lx/genda e x Ce n t r i s horaires S14 847 2206 www.ex-cintris.com Co Hoedeman, poète et explorateur Un florilège de films signés Co Hoedeman est présenté à Ex-Centris dans le cadre dominical de Ciné-Kid.Belle occasion de se replonger dans l’univers poétique du grand cinéaste d’animation.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Co Hoedeman est un poète de l’animation doublé d’un explorateur de la matière.Son art consiste à trouver sans cesse de nouveaux matériaux à apprivoiser pour leur insuffler de l'émotion, n a travaillé tour à tour le papier, les jeux de blocs, les animaux en peluche, les marionnettes, tout ce qu'on voudra mais en y ajoutant sa signature de tendresse, d’imagination et de fantaisie.Chaque génération a ses œuvres favorites signées Hoedeman.Les tout jeunes enfants ne jurent que par ses quatre récents films sur Ludovic, l’ourson en peluche qui leur parle de leurs propres détresses et de leurs petites joies.Leurs aînés préfèrent son immortel Château de sable aux poétiques personnages pétris d’humour et de charme qui lui valut en 1878 un Oscar, une volée d’autres prix et la reconnaissance internationale.«J’aime innover, dit-il, découvrir des matériaux, explorer des terrains que je ne connais pas encore.» Le cinéaste passe un an ou deux de sa vie sur un film qui durera entre dix et quinze minutes.Le cadre de l’ONF lui plait, étant pour lui espace de liberté.«Dans l’entreprise privée, il faut faire des concessions, réaliser des films qui répondent à la demande de l’industrie.» Alors que l’animation par ordinateur progresse partout, lui continue à travailler à la façon d’un artisan mais ne dédaigne pas à l’occasion ajouter un petit effet numérique par-ci par-là Originaire des Pays-Bas, Co Hoedeman est un fleuron de l’ani- SOURCE EX-CENTRIS Co Hoedeman, le papa de Ludovic.mation à l’ONF.Depuis 35 ans, il est le démiurge d’univers filmiques étranges, écrivant souvent ses scénarios, mais aussi construisant marionnettes et décors, réglant les éclairages, manipulant la caméra.Pas étonnant si plusieurs de ses courts métrages mettent en scène des deus ex machina qui donnent vie aux figurines fabriquées.Le deus ex machina, c’est lui.De plus en plus souvent toutefois, Co Hoedeman a tendance à foire appel à des coscénaristes, mêlant leurs idées aux siennes pour découvrir de nouvelles pistes inédites.A Ex-Centris, dans le cadre de Ciné-Kid, quelques-uns de ses meilleurs films sont présentés en bouquet aux enfants.Belle occasion de revoir son chef-d’œuvre Château de sable, mais aussi le remarquable Tchou-tchou (1972), conçu avec des jeux de blocs qui s’emboîtent pour faire rempart à un dragon.A voir également: La Boîte (1989), où le petit personnage créé par un artiste s’anime soudain et part à la conquête de son univers.Le programme comprend aussi trois des quatre Ludovic, dont les enfants sont si friands: Une poupée dans la neige, où l’ourson Ludovic devient ami avec une poupée qui s’anime.Un crocodile dans mon jardin, où la ménagerie de papier de Ludovic lui joue des tours, et Un vent de magie, histoire fine d’amitiés qui se nouent et d’hostilités qui se dénouent.«Les Ludovic, c'est terminé, dit-il aujourd’hui./’e« ai fait quatre adaptés à chaque saison.Ces histoires d’ourson s'adressaient aux enfants entre deux et six ans, mais mon prochain projet vise les huit à dix ans.» Cette fois, il se propose de travailler avec des silhouettes en ombres chinoises de feuilles d'aluminium et de feuilles de plomb, qui deviendront à l’occasion tridimensionnelles.«Le lieu de l’action sera un carrefour où circulent toutes sortes de gens.Je choisirai des enfants de plusieurs origines dont on suivra le parcours.Il s'agit d'une aventure assez ambitieuse de trois ou quatre films qui constitueront au bout du compte une sorte de long métrage.» Ne comptez pas trop sur la télévision pour diffuser les films de Co Hoedeman.Ses œuvres circulent beaucoup plus librement dans le réseau des festivals de films pour enfants, même si le public adulte en goûte toute la finesse.Les films de Co Hoedeman sont présentés à Ex-Centris les 12,19 et 26 mai à llh, en version française.«LUC PICARD EST ENCORE UNE FOIS MAGNIFIQUE.MOÏSE L’AFFAIRE RÛCH THÉRIAULT MÉRITE D’ÊTRE VU.» PATRICK GAUTHIER.L£ JOURNAL DE MO N T R ( AL «.LUC PICARD EST IMPECCABLE.» CHANTAL GUY.LA PRESSE «.MOÏSE EST UN FILM PERTINENT.» NATHALIE PITHOWSKI.LAPfltSSE POLLY WALKER • LUC PICARD ISABELLE BLAIS* ISABELLE CYR JULIE LAROCHELLE * PASCALE MONÎPETIT ELIZABETH ROBERTSON MG! St LAFFAfRE ROCH THÉRÏAULT Rt- UÏÉ P- R MARIO AZZOPAROI must tr’tr’Y.CHSlt D LfllMï .CUM/M3H é '"VfpMS1 FAMOUS n>VM «TANCfTt.I-FAMOUS MUkVf W —1 r—* «MOU* PLMCTS —A N MONTREAL ?1IFARISIEN ?11 VERSAILLES ?1L CINÉMA ’ScakAum] I ŒciNtM» ’«iompwï —i,-FUUOU6 PUkvCT*—1 r— MEOAitr- auzzo —i p—famoub *i>ye**——» r- cinéma- ACMENAIE ?] [CAM, AWOMONOwTl I MCQUPÙWTP14?1 [ COtOMUS LAVAI ?1 |3T-EU«TACHE ?r- M*QA PUfX - QUZ20 —, -ONtPVEX OOeOM-| |-ONeFCO OOtOH-I p—ONtMACABMMMl—¦.r~ MtOA-Plt» - OJJETO —I [PONT-VIAU 16 ?] [iÔuCHERVTLUE ?! |8T-BRUNO ?I ICHATEAUOUAY ITEWWE10NN6 14 7\ I-dNCFveX OOtON i r-—CIN£»L.EX yOtC*l —1 I — CNE MA 9 ¦ 11 r **MOJ4 BTxBCfTf i *——— CAPTTOt.— ' ~ I IcMFtWwi D0B0Ü71 fptAZA PELSOnTI fjcicK FOBEItTH | HULL ?I [STJEAhTH r—CINÉMA »-i r OAUB» rr-MVAOMTMi -, I-DC ir*-i f-^uf CAWWeMOuA '0-i p—CAMVFOun OU MONO —1 1 PATIN EAU ?| [sT-HYAC INTHE ?] iTBOIS-IWlftp oT^l | JOLIETTE ?] [ 8T-JÉR6ME ?| r—-CaNÉMACANTOL-I f—ONtMA MCNMAMS —-I i-CINÉMA MAOOO-I - CMtMA 1_AUW«A-1 [-CJNÉM» «TLAUAtNT- [PRUMMO^u/Tl ISHAWINKIAN 7] I MAOOO ?| [ VTCTOfttAVTLLE ?[ 1SOREL-TRACY ?! vwinnii r~awAWBv*y~irsTâuüÎLivnnôuSgTnLLtTirrriTotîVTH A L’AFFICHE! Ludovic, l’ourson en peluche qui parle aux jeunes enfants de leurs propres détresses et de leurs petites joies.SOURClî KX lTNTKIS «ABSOLUMENT FABULEUX!» K’I \l I I()NIM K BOT, I I ASM l'ne rêverie g’ramliose pour un spectacle liors tlu commun.» NOIK: I I SOI I II I III xi \/l III Il |t)l l\\ \l 1)1 MON I k’i Al \prè- 1.1 l*i:m I sINV.I cl MK ROCOSMOS JAi yi l 5 El RICIN ^rtW.tle le Peuple Migrateur festival^^^H lia international de ¦ musique a tuejle de VictoriBville du -|6 au 20 mai 2002 I ¦ ?.¦ " 'i,-, ; , E’ - Keith Tippett's Tapestry « First weaving » Samedi 18 mai, 22 h IS The British Council «% Cascades tine experience unique! 4 an» de preparation et tournage! S équipé» mobilisée» aux 4 coin» du globe! I.a planete vue par le» oiseaux chr4stal , ,,, FIÜMS www a liristal ilnu.com w ww .jxMipIcmicraknr.ioin Mruta Mertsi Direction André Pappathomas Jeudi 16 mai, 20 h riïmmm Set Fire to Flames Vendredi 17 mai, 20 h BllTcT “T I FAMOUS PUAVERS 1 I MEGA-PLEX - QUiZO—I -CINÉMA-1 EX-CENTRIS ii4.t47.2io« 11 PARISIEN ?11 JACQUES CARTIER 14 ?11ST-EU8TACHE ?1 I—MÉQA-PLEX-QU2ZO-1 r—CINÉMA TRIOMPHE—l t-CINÉ PL EX OOÉON-11-CINÉMA PINE -I 1 PONT-VIAU 16 ?I [lACHENAIE ?11 BOUCHERVILLE ?] 1 3TE-ADÉLE ?| VSMDNITN.1 QATINEAU ?11DRUMMONDVILLE ?11SHERBROOKE ?I A l AFFICHE! I-LE CARREFOUR 10- I JOLIETTE ?I- CINÉMAS AMC -1 ILE FORUM 22 ?I Qik-.Ix ¦
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