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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-06-15, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE ÉDUCATION E DEVOIR.LES SAMEDI Les enseignants ont ( accepté l’entente sur l’équité.Et les enfants?Page B 12 $ 5 ET DIMANCHE 18 J 1' I X 2 0 0 2 Pollution agricole: Le resserrement des régies était attendu Page B 4 •PERSPECTIVES r Elections partielles CLÉMENT ALLARD Jean Charest Dumont marquera des points Landry pourrait recevoir un prix de consolation et Charest risque d'être inconsolable MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Peu importe les résultats aux élections partielles de lundi, il est d’ores et déjà acquis que l’ADQ de Mario Dumont marquera des points, en nombre de votes et même de sièges.Ses adversaires péquistes et libéraux concèdent eux-mêmes des chances bien réelles aux adé-quistes Marie Grégoire et Sylvie Lespérance, respectivement dans Berthier et Joliette.Les résultats dans les deux autres circonscriptions, Vimont et Lac-Saint-Jean, permettront de jauger encore mieux l’ampleur du vent de sympathie portant Mario Dumont en ce moment au Québec.Concédé rapidement aux libéraux en début de campagne, Vimont mettra finalement en scène une bataille serrée et Lac-Saint-Jean peut toujours causer des surprises.«C’est bien difficile d’imaginer que Lac-Saint-Jean pourrait basculer, pense le politologue de l’Université de Montréal Louis Massicotte, parce qu’ils ont un bon candidat et que c’est péquiste depuis 1976.Mais si le PQ perd, ce serait l’annonce d’un désastre aux élections générales.De même, si le PLQ ne gagne pas Vimont, c'est un très mauvais signe pour ce parti.» Hors de l’ADQ, le portrait sera donc beaucoup moins rose lundi soir.Déjà, les stratèges péquistes constatent d’ailleurs que le message du «bon gouvernement Landry» ne rejoint pas encore l’électorat «Ce n'est que depuis un mois, dit le politologue de Concordia Guy Lachapelle, que le gouvernement du PQ s’est mis en mode action, davantage prêt à répondre aux attentes des citoyens, après une longue période de réflexion.» Dépassés par les événements, les péquistes se rabattent rapidement sur l’idée que le PLQ fera pire qu’eux lundi et qu’avec un peu de travail et de pédagogie, les prochaines élections générales pourraient alors donner lieu à un combat nationaliste, entre la gauche péquiste et la droite adéquiste.Dans le camp souverainiste, les résultats de lundi pourraient aussi signifier un répit pour le Bloc québécois à Ottawa, eu égard notamment aux luttes intestines libérales.Si Michel Bellehumeur perd Joliette, Gilles Duceppe retrouverait son organisateur de VOIR PAGE B 2: ÉLECTIONS « Qui est Mario Dumont?Qui est Jean Charest ?» Le travail des jeunes Des ados aux champs Les agriculteurs ne veulent pas de la clause du salaire minimum dans les normes du travail PHOTO MAPAQ, MARC LAJOIE Ce sont les jeunes qui récoltent les fraises, les framboises et les concombres au Québec.•Cr.•.fypw' Pf*\ JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR haque été, quelque 2000 jeunes de 13,14, 15 ans se retrouvent couchés sur une plate-forme accrochée à un tracteur à ramasser à la main les futurs cornichons que nous achèterons dans les supermarchés.Un travail dur car, huit heures durant, il faut tenir la tête haute et garder la cadence d’une vingtaine de petits concombres à cueillir à la minute.On n’en meurt pas, mais c’est plus fatigant que de bosser au McDo et beaucoup moins payant Le tarif horaire des jeunes varie entre 4 et 4,25 $, auquel s’ajoute une prime d’assiduité si l’adolescent fait toute la saison (qui peut aller de la mi-juillet au début de septembre).Certains offrent aussi des primes de rendement chro-nométrant à tour de rôle les quelque 25 jeunes qui sont étendus côte à côte sur la plate-forme.11 y a deux ans, Jean-François Préville avait ainsi amassé 1200 $ grâce au bonus d’assiduité, qui lui avait donné au final 5,25 $ l’heure.Il avait alors 15 ans (16 ans en septembre).C’était sa première expérience de récolte de concombres, mais il avait fait la cueillette des fraises les deux années précédentes.Il se dit satisfait de son été, en dépit de l’effort exigé.«De toute façon, on est trop jeunes pour travailler ailleurs», note-t-il.Mais quand il a eu 16 ans bien comptés, il a opté pour un travail dans un dépanneur, payé au salaire minimum.Dans le concombre, seuls ceux qui avaient deux ou trois ans d’expérience et qui étaient performants allaient se chercher 7 $ l’heure, explique-t-il.Les jeunes qui ramassent du concombre de conserverie, comme ceux qui cueillent des fraises, ne sont pas couverts par la Loi sur les normes du travail, qui exclut ce type de salariés agricoles de l’application de la loi.Ça n’a rien à voir avec l’âge, plutôt avec le fait qu’il s’agit de «salarié surnuméraire embauché sur une base occasionnelle pour les récoltes» ou «affecté principalement à des opérations non mécanisées».Fraises et framboises.H est clair toutefois que seul un certain type de récoltes doit encore être fait à la main et exige de ce fait beaucoup d’employés: les fraises, les framboises, les bleuets, les concombres destinés à la transformation et les pommes.Quand des adultes s’en mêlent, même payés au rendement, le salaire minimum est assuré.C’est le cas des pommes par exemple, dont la récolte se fait à l’automne par des adultes, puisque les jeunes sont à l’école.Même chose pour la petite proportion d’adultes qui ramassent petits fruits et concombres.«On n’a pas le choix de payer le salaire minimum aux plus de 18 ans parce qu’on est en compétition, l’été, avec la grande entreprise qui embauche», résume Gilles Arsenault, président de l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec.Mais dans les faits, ce sont les jeunes qui récoltent fraises, framboises et concombres: huit travailleurs sur dix n’ont pas 18 ans, et la très grande majorité d’entre eux n’en ont pas 16.C’est précisément pour cette raison que les producteurs agricoles s'opposent avec force à la récente proposition du ministre du Travail, Jean Rochon, «d’accorder à tous les salariés agricoles le droit au salaire minimum ainsi qu’aux autres dispositions relatives au salaire».Cette proposition s’inscrit dans le cadre d’une grande révision de la Loi sur les normes du travail qui fera l’objet d’un projet de loi cet automne.Il faudrait que, dans le secteur agricole, «une exclusion à la norme du salaire minimum pour les étudiants de moins de 18 ans soit prévue», a fait valoir l’Union des producteurs agricoles au ministre, lors des consultations menées en vue de la révision.Une telle distinction existe en Ontario.Au Québec, elle a été abolie en 1981, lors de l’adoption de la Charte des droits et libertés de la personne.Le rendement En ce qui concerne la cueillette des fraises et des framboises, les producteurs insistent sur l’importance de payer au rendement: les jeunes, disent-ils, en sont à leur première expérience de travail et certains n’ont guère le cœur à l’ouvrage.Surtout quand ils sont envoyés là par des parents qui tiennent à occuper leur jeune qui ne veut plus fréquenter les camps de vacances.Les parents qui confondent frai-sières et garderies ne manquent pas, dit-on dans le milieu.Certains essaient même d’envoyer dans le champ des enfants de neuf ans, raconte Claude Rivest, de 1TJPA de Lanaudière.De plus, un jeune de 11-12 ans n'a pas la même conception du travail qu’un adolescent de 16 ou 17 ans, et leur objectif de gains n’est pas le même.«Ils ne font pas ça pour se nourrir: leur argent sert aux loisirs ou à l'achat de vêtements», disait cette semaine André Mousseau, vice-président de l’Institut québécois des ressources humaines en horticulture (IQRHH), alors qu’il participait aux consultations menées par le ministre Rochon.«Les jeunes travaillent à leur rythme; avec le salaire minimum, on devra exiger de tous un rendement suffisant», a ajouté la directrice de l’Institut, Martine Matteau.Ou alors se tourner vers les plus âgés, peut-être même faire venir encore plus de Mexicains à l’efficacité redoutable, et les jeunes n’auront plus qu’à se tourner les pouces.Est-ce bien ce que l’on veut comme société?, demandait M.Mousseau.Concurrence mondiale Pour les concombres, l’enjeu est à un autre niveau: celui de la compétitivité mondiale.«La compétition vient de la Pologne, de la Hongrie et même de l’Inde pour les gherkins, et leurs coûts de salaire sont moindres.On est dans un marché global!», s’exclame Gilles McDuff, directeur général de la Fédération québécoise des producteurs de fruits et légumes de transformation.Le secteur du concombre québécois de conserverie a ses particularités.Aux Etats-Unis, ex- plique M.McDuff, on fait dans le gros concombre récolté sur de grandes surfaces: la production y est donc à 70 % mécanisée, ce qui permet de récolter dix tonnes de légumes à l’heure.C’est le cas aussi de 30 % du concombre ontarien.Au Québec, on procède presque exclusivement à la cueillette manuelle en raison des catégories de concombres dont les transformateurs d’ici ont besoin.«Les anglophones sont plus consommateurs de concombres de calibre 3, ceux à tranche large, pour les hamburgers.Nous, on a plutôt du numéro 1 et du numéro 2, pour les petits cornichons mari-nés ou sucrés, ou pour la relish.Nos compétiteurs, ce sont les pays de l’Est.» Et le producteur se trouve tout au bout de la chaîne, ajoute M.McDuff.En gros, les grandes chaînes d’alimentation, qui ont leurs propres marques, cherchent à obtenir le meilleur prix pour la fabrication de leurs produits.Au Québec, elles négocient donc avec des firmes comme Bicks, Coronation, Mrs Whyte, et cellesci ne veulent pas que leurs propres produits coûtent beaucoup plus cher que les marques maison car le consommateur cherche constamment des aubaines.Les transformateurs exercent donc une grande pression à la baisse quand ils achètent des producteurs, assure M.McDuff.VOIR PAGE B 2: CHAMPS PHOTO MAPAQ, MARC LA/OIE Plus de 2000 jeunes travaillent à la cueillette chaque année.* BAUME & MERCIER GENEVE -1830 CV 'MM '•¦«i ji ¦ MK W f * - V CaoeLand S O*»**»*»» WmXIATIQUt tNAO» INOCrt»*!.CMAONOMÉTW OPnCRLEMCNT CCKTMI (COSQ.r»NCHl A ll»U S**/* W> MtTMS wvrw.baum*-«fMl-m«rc>«r.com *ï,*tS Spr.k k ¦ ¦ ¦ ¦¦ ¦ ¦a CHÂTEAU D’IVOIRE Dtpnk im 2020 de la Montagne, Montréal • (514) 845-4651 « On est trop jeunes pour travailler ailleurs » » L K I) K V 0 I H .L E S A M E D I 15 ET DI M A X C H E I 6 J L 1 X 2 0 0 2 B 2 ?PERSPECTIVES* Ces nouveaux pères laissés pour compte Peu de mesures existent pour favoriser le congé de paternité De plus en plus près de leurs enfants m % "Im* ‘ i vl JACQUES NADEAU LE DEVOIR Aglaëlune (trois ans) et Ulysse (quinze mois) s’amusent follement avec leurs parents, Patrick et Roxanne.Le couple d’enseignants attend avec impatience la venue du petit dernier ou de la petite dernière dans quelques semaines.CLAIR AN ORÉE CAUCHY LE DEVOIR Peu de pères bénéficient du congé parental de l'assurance-emploi, même si leur implication auprès de leurs enfants est croissante.En 2001, près de 11 % des demandes de congé étaient faites par des hommes, le reste par les mères.Il s’agit tout de même d’une augmentation significative comparativement aux 7,1 % de l’année précédente.L’automne dernier, Jean Gias-son, col bleu à Ville de Saguenay, a bénéficié du congé de six mois, indemnisé à 55 % de son salaire.•C’étaient les plus beaux mois de ma vie.Tu vois ton enfant se retourner pour la première fois, rire, se tenir assis seul.Je ne comprends pas qu'un père puisse passer à côté de cela», explique le père de deux enfants.Les conventions collectives devraient, selon lui, obliger les employeurs à compenser davantage les congés de paternité, comme c’est le cas pour les congés de maternité.Signe que l’implication accrue des pères est un phénomène relativement récent, un appel téléphonique à ce sujet dans les centrales syndicales est automatiquement acheminé aux responsables de la condition féminine.Autant à la FTQ et à la CSQ qu’à la CSN, les conseillères responsables de la conciliation travail-famille soulignent qu’elles s’adjoignent maintenant les membres des comités jeunes.•Dans les milieux de travail où il y a plus de jeunes, les pères poussent pour de.meilleurs congés de paternité», explique Jacques Théo-ret, conseiller jeune à la FTQ.Ce constat trouve un écho chez Joël Bolduc, qui travaille comme technicien en laboratoire dans un hôpital: •Deux générations s'affrontent au travail.Il y aies vieux pour qui les enfants, c’est la job des femmes, et les plus jeunes dont la blonde travaille.» Le père de 38 ans se fait parfois regarder de travers quand il quitte une réunion pour aller chercher ses enfents à la garderie.A l’instar de Joël, Denis Marchand, ingénieur en aérospatiale, constate une certaine crainte de la part de ses collègues à s’absenter du travail pour s’occuper de leurs enfants.Sa copine et lui ont adopté Choan (quatre ans) et Vanhiou (deux ans) au Vietnam.Denis a préféré laisser le congé pour adoption à sa copine.«Si je l’avais pris, j’aurais été l'un des premiers à le faire dans la compagnie.Les pères craignent qu’on pense qu'ils manquent d’ambition.Cela va prendre une génération pour changer cette mentalité.» Il a tout de même demandé à être muté du département des ventes internationales au service à la clientèle, pour voyager moins.«Chaque jbis que je revenais de voyage, des mots s'étaient ajoutés au vocabulaire du plus vieux.Je ne veux plus rater cela.» Un projet plus généreux Four prendre des congés parentaux, encore faut-il y avoir accès, comme le fait remarquer Isabelle Brabant, sage-femme depuis plus de 20 ans.«Im moitié des gens que je reçois n'ont même pas accès aux congés.Quand une mère a un emploi précaire, souvent le père ne peut se permettre de prendre un congé de paternité.» Les syndicats fondent beaucoup d’espoir sur le projet québécois d’assurance parentale, qui, contrairement au programme fédéral actuel, serait accessible à tous, peu importe que les parents soient travailleurs autonomes, sa- lariés réguliers ou précaires.Le projet de Québec prévoit un congé de paternité de cinq semaines — aucun congé spécifique aux pères n’est prévu dans le programme fédéral actuel.Il indemniserait aussi davantage les parents en congé.lo projet tarde à être implanté en raison d’un différend entre Québec et Ottawa sur le montant à transférer du programme d’assurance-emploi au programme québécois.La professeure d’économie Ruth Rose estime cependant que des campagnes de sensibilisation doivent nécessairement accompagner une amélioration du régime de congés parentaux.•En Suède, où le régime de congés parentaux est très généreux, une étude a démontré que les pères ne prenaient que 11,6 % des prestations parentales» Le Québec a beaucoup de pain sur la planche, selon la présidente du Conseil de la famille et de l’enfance, Nicole Boily: «Les mentalités doivent changer dans les milieux de travail.Il faut que les pères aient plus facilement accès aux mesures de conciliation travail-famille.» Pour Richard Cloutier, professeur de psychologie, il est temps que la société lance un message clair aux pères: «Votre rôle est important et on est prêts à payer collectivement pour ça!» Les enfants avant la retraite Au lieu de mettre de l’argent de côté pour la retraite, il faudrait économiser pour prendre du temps avec nos enfants.Pourquoi pense-t-on tellement à la retraite et si peu à nos enfants?», lance Ron Lawee, papa de Malika, trois ans, et de Joshua, 20 mois.Comme architecte à son compte, Ron Lawee n’avait pas accès au programme de congés parentaux.Il a réduit considérablement son nombre de contrats pour passer du temps avec ses enfants, pendant que sa conjointe terminait ses études de Barreau.«Je ne voulais pas travailler 45 heures par semaine et parquer les enfants chez la gardienne», explique l’Anglo-Montréalais de 46 ans.Ron Lawee compte reprendre ses activités normalement quand les enfants commenceront l’école et auront leurs propres activités.«J’ai voulu prendre le temps de bien connaître mes enfants, de les comprendre.Quand je passe du temps avec eux, je reçois en retour.U y a parfois des moments magiques dans une journée passée avec les enfants: tu ne peux pas programmer cela.Tu ne peux recevoir autant en jouant une demi-heure avec les enfants après le souper.» Ce père estime que les programmes de congés parentaux pourraient être plus généreux.«Ils devraient permettre de passer davantage de temps avec les enfants, pas juste pendant les premiers mois après la naissance mais pendant les premières années de vie de l'enfant.» ELECTIONS JACQUES NADEAU LE DEVOIR David Levine en est à son premier test électoral.CHAMPS Les adultes ne courent pas pour avoir un travail de cueilleur SUITE DE LA PAGE B 1 partielles lors d’un scrutin fédéral du même genre.Et qui sait, si la vague adéquiste finissait par atteindre les rives du Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay pourrait ramener son fauteuil aux Communes.Le ciel sur la tête du PLQ En fait, les pires nouvelles du ciel électoral risquent de tomber sur la tête du chef du Parti libéral, Jean Charest.Finir possiblement troisième dans trois circonscriptions et au coude à coude avec l’ADQ dans Vimont s’avère un coup dur pour un chef et un parti qui ne cessent de «travailler» les régions, et ce, depuis l’élection de 1998.Devant cette évidente perte de vitesse, on comprend M.Charest de répéter ad nauseam qu’il veut des élections générales.Mais les sondages et les partielles ne donnent pas encore un portrait réaliste de l’humeur électorale, selon louis Massicotte.Il parle d’un «flux total où l’on sait que ça bouge, mais pas trop dans quelle direction».11 se demande aux dépens de qui l’ADQ va vraiment progresser.«Cf n est pas nécessairement à l'encontre du Parti libéral.Le PLQ hésite à embrayer sur le discours nationaliste, mais Charest n’est quand même pas une catastrophe ambulante.» M.Massicotte pense qu’on assiste pour le moment à un effondrement du vote du PQ puisqu’il est facile pour un voteur péquiste — déçu des 38 limousines, des fusions et de la souveraineté cachée sous le boisseau — de passer à l’ADQ.À ce rythme, si le PLQ conservait une augmentation de 7 % et plus par circonscription aux partielles, il réussirait à remporter les prochaines élections.•Certaines questions sont ab- sentes des partielles et devront faire l’objet de réponses lors du scrutin général, estime de plus Guy La-chappelle.Qui est Mario Dumont?Qui est Jean Charest?Qui formera le meilleur gouvernement?Qui répond aux besoins des citoyens?» D’ici là, les résultats de lundi pourraient tout de même avoir certains effets: le leadership du premier ministre et du chef de l’opposition remis en cause; les deux vieux partis placés devant un nécessaire et réel effort de renouvellement: l’essoufflement souhaité de l’équipe Mario Dumont par les deux autres.Evidemment, cela ne milite certes pas en faveur d’élections automnales.Élections, leadership?Dans cet esprit.Guy Lachapelle pense que des courses au leadership ne sont pas à exclure.«Le PLQ a toujours changé de chef après des élections, mais le PQ.avant, à l'exception de Pierre Marc Johnson.Est-ce que Mme Marois pourrait faire mieux?Je crois même au retour possible de M.Bouchard.» Pour Bernard l-andry, un premier test de popularité aura lieu dans Joliette, lance louis Massicotte: «Cf sera intéressant de voir quels seront les résultats dans Saint-Jacques-de Montcalm, village natal du premier ministre qui est situé dans Joliette.» Malgré le vent adéquiste, les politologues demeurent prudents quant à la durée de la percée du parti de Mario Dumont.Flssentiel-lement, les partielles touchent surtout aux enjeux locaux, déplacent peu d’électeurs, dépendent surtout des organisations locales et du nombre de taxis disponibles.A ce chapitre, l’ADQ demeure un parti déficient, souligne louis Massicotte.«C'est un parti qui vit aux crochets de l'État, qui sous-perfbrme dans ses levées de fonds.Est-ce que ses finances lui permettront de matérialiser les appuis des sondages?En d’autres mots, est-ce que l'ADQ est autre chose qu 'un tme man show dirigé par un artiste de grand talent?» Guy Lachapelle en doute aussi.L’argument adéquiste du «pareil au même péquistedibéral» lui apparaît facile.Les votes pour Mario Dumont demeurent le stationnement des insatisfaits, selon lui.•Cest ce que j'appelle le mirage Dumont.On ne sait trop quelles sont ses politiques.[.1 Ce n'est pas un vote ferme en sa faveur.Le fait que ce soit si soudain prouve que c'est un phénomène passager.» Il croit toutefois que l’ADQ n’a pas encore fait le plein de votes au sein des forces libérales.L’objectif de Mario Dumont demeure toujours de prendre la place de chef de l’opposition, rappelle-t-il.Le chef adéquiste est populaire auprès des jeunes de 7 à 77 ans, en fait • Vincent Lemieux a toujours dit que le Parti québécois allait disparaître.Est-ce que ce ne serait pas le PLQ qui pourrait disparaître?Mario Dumont est un meilleur Bourassa que Jean Charest en tout cas.» Est-ce à dire que l’électorat québécois penche de plus en plus vers la droite?Si l’ADQ faisait une réelle percée lors du scrutin général, Guy Lachapelle pense qu’il s'agirait d'une démonstration assez claire de ce phénomène.Chose certaine, ajoute Louis Massicotte, avec l'ADQ la question nationale n’est tout simplement plus à l'ordre du jour.«L'écœurement constitutionnel est très fort, conclut-il, et le parti qui canalisera ce sentiment peut l'emporter» SUITE DE LA PAGE B 1 Certaines régions, comme Saint-Hyacinthe, font appel à une main-d’œuvre adulte dans les champs de concombres.Mais, comme dans bien d'autres domaines agricoles, les adultes ne courent pas ce type d'emploi.C'est pourquoi partout ailleurs on fait appel aux jeunes.«Le travail leur convient bien car il faut travailler couché à plat ventre», précise M.McDuff.Pourquoi alors ne pas les payer coqime les plus vieux?«À 13, 14, 15 ans — parce que c’est bien de ça qu’on parle —, c’est souvent leur première expérience de travail: ça prend de l’encadrement, de la discipline, il y a de l’absentéisme.C’est toute une gestion! H y a une question d’endurance aussi: un jeune de 13 ans n ’a pas la même productivité que quelqu'un de 18 ou 19 ans.» M.McDuff croit fermement que, si le salaire minimum devait être appliqué, les producteurs opteraient pour d’autres cultures — soya, maïs, haricot sec, pomme de terre —, toutes récoltées mécaniquement.Déjà, dit-il, des producteurs se désintéressent du secteur en raison de la difficulté de trouver de la main-d'œuvre.En l’an 2000, il y avait 52 producteurs de concombres au Québec, selon le ministère de l'Agriculture.Leur nombre est en déclin, même si le volume de production n’a pas été affecté.Dans la région de Lanaudière par exemple, on en comptait environ 60 il y a vingt ans; il n’en reste plus qu’une vingtaine aujourd'hui, raconte Claude Rivest, de l’UPA du coin.Peut-être que certains continueront dans le concombre, ajoute M.McDuff, mais ils voudront alors tous «de la main-d’œuvre adulte pour obtenir le plus haut niveau de productivité possible et on va se retrouver avec des jeunes inoccupés dans les villages.Et des jeunes qui ne font rien, je ne pense pas que c’est sain socialement.» Ce qui ramène au même argument avancé pour la cueillette de fraises.Serait-il alors possible de fixer «une norme de rendement moyen, pour ne pas que 5 $ l’heure soit en fait le maximum atteignable pour sun jeune»?, demandait en consultation cette semaine le sous-ministre du Travail, Roger Lecours, à l’IQRHH.Même cette solution ne semble guère convenir.«Traditionnellement, l’horticulture est un lieu d'apprentissage des premières activités professionnelles, mais aussi d'apprentissage social, a répondu Mme Matteau.C’est aussi des valeurs comportementales que les jeunes viennent chercher.» D’accord, a dit le ministre Rochon, qui a néanmoins insisté: •Si les jeunes aident à faire avancer la production, est-ce normal de les exclure de l'application de la loi?» « Des jeunes qui ne font rien, je ne pense pas que c’est sain socialement » * ?> LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 1 « J l I N O O 2 K 3 PERSPECTIVES La renaissance d’un pays Le printemps culturel afghan Le départ des talibans a libéré les forces créatrices et les projets foisonnent Après cinq ans de silence imposé par les talibans, et dans un Afghanistan ravagé par 23 années de guerre, l’élection de Hamid Karzaï comme nouveau chef d’État et président de l’Autorité de transition de l'Afghanistan est une autre étape vers la libération de ce peuple.Depuis le renversement des talibans, le pays reprend vie et l’expression culturelle est en pleine effervescence.Musique, cinéma, théâtre, littérature: les projets se bousculent Et les artistes attendent beaucoup du nouveau gouvernement.DELPHINE MINOUI Kaboul — La scène semble trop belle pour être vraie.les yeux écarquillés, üs boivent du regard les images comme autant de perles de pluie en plein milieu du désert Le modeste écran de cinéma a été dressé au pied de la grande falaise ocre de Bamiyan.Au total, quelque 400 spectateurs se sont donné rendez-vous au cœur de cette vallée du centre de l’Afghanistan, nichée à 2500 mètres d’altitude.Depuis le départ des talibans, c’est la première fois qu’on projette un film à Bamiyan.Tout un symbole, à l’endroit même où, un an plus tôt les étudiants en théologie firent la preuve de leur haine la plus profonde pour toute forme de reproduction humaine en saccageant à coups d’explosifs, les traces du plus bel héritage culturel d’Afghanistan: deux grands bouddhas, sculptés à même la falaise aux Hie et IVe siècles, le long de cette ancienne route de la soie.À l’initiative d'Afghan Films (qui n’a pu sauver que la moitié de ses archives) et de l’assodation culturelle française Aïha, huit cinémas itinérants ont quitté Kaboul il y a un mois pour organiser des projections dans quelque 250 villes.Un véritable succès, de Hérat jusqu’à Kandahar.«Ce projet nous permet, par l’image, de sensibiliser les Afghans à des sujets de société.C’est le média le plus interactif, dans un pays où plus de 80 % des habitants sont analphabètes», explique Siddiq Barmak, le jeune directeur d’Afghan Films.Après cinq ans d’obscurité imposée par les talibans, les Afghans retrouvent progressivement la Iqmière, dans un élan culturel inédit «Evoquer le renouveau culturel afghan, c’est d’abord faire le triste bilan des dégâts causés par cette bande de fanatiques», constate Makhdoum Raheen, l’actuel ministre de la Culture, rappelant que l'offensive des talibans était avant tout culturelle: interdiction d’écouter de la musique, de foire des photos, de regarder des films et d'aller à l’école pour les filles.De graves dégâts Une visite du musée de Kaboul permet de mesurer l’ampleur des dégâts.Le grand hall désertique porte la trace des cadavres de vieilles sculptures datant du II' siècle, dont les photos (uniques et derniers témoignages de ces antiquités) ont été collées au mur.D’après Makh-doun Raheen, «les talibans ont détruit 60 % du patrimoine archéologique du musée».Et de constater tristement «Ils n 'ont fait que poursuivre un carnage commencé 20 ans plus tôt, au moment de l’invasion soviétique.» Ville «fantôme», entourée par les montagnes, Kaboul porte en effet la trace de combats successifs, qui ont atteint leur paroxysme dans la lutte opposant les différentes factions moudjahidines de 1992 à 1996, prélude à la prise du pouvoir par les talibans.Du théâtre de Kaboul, dans l’est de la ville, il mm ¦ MÊ y JA s: «Regardez autour de vous.Ça bouge à Kaboul!» Ce vieil homme n’hésite plus à enseigner pays.ne reste qu'une structure métallique sans âme, où les colombes volent au-dessus d’un toit imagi-naire.Assis sur le vieux plateau en ferraille, le jeune soldat qui monte la garde entame un for populaire afghan.«La vie, c’est quoi?Cest avoir un cœur fou et mourir sans avoir eu le temps de satisfaire ses désirs», raconte la chanson.«C’est Ahmad Zaher», dit le jeune homme.Ahmad Za-her, l’idole des Afghans, dont la voue de miel s’échappe de tous les transistors: du taxi collectif aux boutiques de Chiken Street dans le quartier commerçant de Shahr-é Now.Ahmad Zaher, dont le nom à lui seul rappelle les multiples dégâts provoqués par les différents conflits qui ont ravagé l'Afghanistan au cours de ces 23 dernières années.Assassiné en 1979, juste après l’invasion soviétique, comme beaucoup d'autres artistes afghans, il fut l’une des premières victimes de la dictature rouge.Puis l’arrivée des moudjahidines en 1992 acheva de détruire l’héritage culturel et musical laissé par le grand chanteur.C’est l’époque de la fermeture des tchâï khana (maisons de thé) et de la destruction de la «rue des musiciens», sous les roquettes du général Rachid Dostom, en 1994.Après leur prise du pouvoir, en 1996, les talibans se sont, à leur tour, efforcés d'effocer définitivement le mythe d’Ahmed Zaher en s’attaquant à son tombeau, dans le grand cimetière Shahâdâ Salehine.Depuis la libération de Kaboul, le 13 novembre 2001, de nombreux jeunes se retrouvent tous les vendredis (jour férié) autour de ce qui reste du caveau pour y allumer des cierges et réciter des poèmes.«Ahmed Zaher est le symbole de la résistance du peuple afghan.Sa musique a survécu à toutes les guerres.Elle a donné aux autres musiciens la force d’affronter les années les plus noires», explique Ha-med, un jeune fan de 27 ans.Dans sa modeste maison en terre de Karte Now, sorte de bidonville sur les hauteurs de Kaboul, Abdol Rachid Machinai' est aujourd’hui le plus heureux des musiciens: un véritable «del zenda» (cœur vivant ou cœur joyeux), AGENCE FRANCE-PRESSE aux plus jeunes les danses traditionnelles de son comme le dit l’expression afghane, la veille, ce maître de la sarinda (instrument à 17 cordes) à la barbe blanche et aux grands yeux bleus a joué dans un mariage jusqu’à 4h du matin: «Sous les talibans, les cérémonies de mariage s’étaient transformées en deuil.On ne pouvait ni chanter, ni rire, ni danser.On avait l’impression de veiller un mort», raconte-t-il.Pendant cinq ans.Machinai' s’est improvisé boucher pour nourrir sa famille.«Mais toutes les nuits, je jouais dans mes rêves», dit-il.Depuis la libération de Kaboul, Machinai ne quitte plus sa sarinda, confectionnée par son père il y a 40 ans et enterrée au fond du jardin sous les talibans.Chaque matin, il retrouve ses collègues musiciens dans les anciens studios d’enregistrement de la radio afghane.A quelques mètres du bazar, de l’autre côté de la rivière Kaboul, l’activité bat désormais son plein dans ce lieu laissé à l’abandon pendant cinq ans.C’est ici que Zamzama, de retour de son exil pakistanais, vient également répéter tous les jours.«C’est à nous, les Afghans, de reconstruire la culture de notre pays, raconte cette chanteuse afghane de 30 ans.Aujourd’hui, j’ai beaucoup d’espoir.Regardez autour de vous.Ça bouge à Kaboul!» Symboles d’une liberté d’expression inédite, une centaine de journaux afghans ont vu le jour au cours de ces quatre derniers mois.En attendant la reconstruction des cinémas, les jeunes se ruent vers les petits vidéoclubs de quartier, qui projettent des films indiens et iraniens.Sans compter les nombreux projets en cours: nouveaux tournages de films, ouverture d’une maison des écrivains, mise en scène de pièces de théâtre et restauration du patrimoine archéologique (dont les grands bouddhas de Bamiyan).LUnion des artistes afghans, récemment rouverte, compte déjà plus de 3000 membres, dont 200 femmes.«Mais ce n’est pourtant pas suffisant.Il faut élargir la place des femmes», constate Zamzama.La jeune diva est pour l’instant la seule chanteuse à être rentrée au pays.Elle fait également partie des rares femmes à oser se promener à visage découvert dans la rue.Les femmes sortent de l’ombre Les Afghanes retrouvent lentement leur place Privées d’éducation, interdites de travail et cloîtrées dans leurs maisons sous les talibans, les Afghanes retrouvent progressivement leur place sur la scène sociale et politique.Il leur faut pourtant composer avec la résistance des traditions religieuses.DELPHINE MINOUI Kaboul — La technique est compliquée, mais Hamida en a fait son affaire.Il suffit de s’entraîner, dit-elle avec un grand sourire tout en tentant une démonstration.L’appareil photo calé dans sa main droite, le devant de la bourqa retenu de la main gauche, Hamida pointe son objectif en direction du bazar, cœur a ¦k i*« ¦ I îî**»* >!Îi£ atinfà !- \ ‘J’'.jL/- S AGENCE FRANCE-PRESSE De nombreuses Afghanes ont retrouvé le chemin de l’école et du travail.de l’activité économique de Kaboul.Trois clichés pris à la va-vite, puis le visage de la jeune femme disparaît de nouveau sous le grand voile bleu qui recouvre tout son corps.A 29 ans, Hamida est la première photographe afghane à avoir le courage d’exercer ce métier bien délicat de traqueur d’images, après cinq ans d’interdiction de toute forme de reproduction graphique de la personne humaine sous le régime des talibans.Mais Hamida n’a pas peur de se lancer des défis.Pendant cinq ans, cette ancienne journaliste de la radio afghane, fille d’un pilote, a su résister à l’obscurantisme des étudiants en théologie, organisant des cours privés pour jeunes filles à son domicile.Au risque de sa vie.«On aurait pu m'arrêter et me mettre directement en prison», raconte la jeune photojoumaliste.Aujourd'hui, Hamida a l’impression de respirer de nouveau.Dès la création du mensuel Malalat, elle s’est empressée de poser sa candidature.Elle fait actuellement partie des cinq membres de l’équipe de ce premier magazine féminin créé depuis le départ des talibans.Dans le dernier numéro, elle a publié un portrait de Khatol Mohammad Zaï, la seule femme parachutiste d’Afghanistan, qui vient de reprendre son activité avec entrain.«Je cherche en priorité à interviewer et à photographier des femmes actives.Cest le meilleur moyen de rappeler aux autres Afghanes leur droit de travailler et d'étudier», explique Hamida Depuis le départ des talibans, de nombreuses Afghanes ont retrouvé le chemin de l’école et du travail à Kaboul.Certaines, comme Hamida n’ont jamais cessé d’être actives, même pendant les périodes les plus noires.La jeune femme cite en exemple l’une des deux femmes ministres, responsable du portefeuille de la Santé, Suhaila Seddiqi, une des rares chirurgiennes en exercice sous les talibans.De «Je serai la première à enlever ma bourqa quand le calme sera rétabli » retour d’un long exil de dix ans, sa consœur, Sima Samar, nommée à la tète du ministère inédit de la Condition féminine, s’emploie à faciliter l’accès au travail à toutes les Afghanes.Pour certaines femmes, l’entrée dans la vie active requiert d’abord une réinsertion progressive dans l’espace public.«Dans un pays où les droits des femmes ont été entravés par la guerre puis malmenés par les moudjahidines et ensuite réduits à néant par les talibans, le retour des Afghanes sur la scène sociale n’est pas évident.Dans bien des cas, il faut également obtenir l’accord du père ou du mari, surtout dans les provinces où les traditions religieuses ont toujours favorisé une culture machiste», explique Shafiqa Moaber.Cette ancienne professeure de science politique à {’université de Kaboul est aujourd’hui à la tête de l’association Ariana, un centre de formation réservé aux femmes.Les cours dispensés proposent un large éventail de matières: alphabétisation, cuisine, couture, informatique, anglais.«Autant de matières qui devraient permettre aux femmes de trouver ensuite du travail», commente Shafiqa.«Dans un pays où neuf personnes sur dix sont incapables de lire, l'éducation est la clef indispensable qui pourra faciliter l'émancipation des femmes et le respect qu’elles méritent en tant qu’êtres humains à part entière», insiste-t-elle.En attendant des jours meilleurs, les Afghanes demeurent pourtant prudentes.À Kaboul, seul un tiers des femmes a osé troquer la bourqa pour un léger foulard.«La liberté est un trop grand luxe tant qu'on n'aura pas résolu les questions de sécurité», explique Jamila Mou-jahed, responsable de l’association La Voix des femmes.Elle ajoute: «Je serai la première à enlever ma bourqa quand le calme sera complètement rétabli, mais pour l'instant, c’est encore trop tôt.» y m ZrÀ François I^gault M i c h el D a v i cl ?Le syndrome du parking Plus de la moitié des députés libéraux avaient déjà déserté l’Assemblée nationale hier matin.INiisque leur chef avait décidé de collaborer avec le gouvernement péquiste pour mettre tin prématurément à la session parlementaire.pourquoi seraient-ils allés jouer les figurants?Il est vrai que le menu législatif n’était pas gargantuesque et que le gouvernement finit toujours par avoir le dernier mot, mais l’opposition se fait généralement un point d'honneur de lui donner du fil à retordre.Normalement, on aurait vu Pierre Paradis s'indigner et crier à l'abus de pouvoir.Au contraire, il a fait preuve d’un rare esprit de coopération.On peut comprendre que Jean Charest ne tien ne pas plus que Bernard landry à se faire narguer par Mario Dumont au lendemain des partielles de lundi soir.Cette collusion des «vieux partis» n’est pas très glorieuse mais reflète bien la frustration croissance des députés face à ce golden boy de la politique québécoise, qui passe la plupart du temps en coup de vent à l'Assemblée nationale mais qui réussit toujours à se faufiler dans les bulletins de nouvelles.Au risque de démoraliser ses troupes, le chef du PLQ n'avait pas le choix d’annoncer qu'il sera dans Vimont lundi soir, mais son entourage est visiblement inquiet.C’est ce qu’on pourrait appeler le syndrome du parking.Ia* soir du 15 avril dernier, M, Charest s'était rendu à Baie-Comeau, sur la foi des assurances que ses organisateurs lui avaient données.Au lieu de célébrer une glorieuse victoire dans un château fort péquiste, il s’était trouvé dans l’humiliante obligation d'assister au triomphe de l’ADQ.loi télévision avait diffusé des images dévastatrices du chef du PLQ, l'air défait, sur un terrain de stationnement.?Inutile de dire que M.Charest joue très gros.Une défaite dans ce comté qui compte 17 % de non-francophones signifierait que les francophones tournent massivement le dos aux libéraux.Plus le taux de participation sera important, plus grandes seront les chances de l’ADQ.Or, en 1998, Vimont a été un des comtés où la participation a été la plus forte.Certes, l'organisation libérale est efficace, mais l’expérience de Saguenay a démontré qu’elle peut aussi faire sortir le vote adéquiste.l>e chef du PLQ survivrait sans doute à un nouveau revers, d’autant plus que le PLQ n’a pas de remplaçant valable sous la main, mais les prochains mois pourraient se transformer en un véritable cauchemar pour Jean Charest.En politique, le ridicule peut tuer.La coupe avait débordé pour Daniel Johnson lorsque le magazine britannique The Economist l’avait qualifié de «politicien le plus ridiculisé au Canada».Hier déjà, M.Charest n’a pas eu l’air très brillant dans son bilan de fin de session, qui se résumait en deux mots: élections générales.Le succès a aussi ses exigences.Les attentes sont maintenant telles à l’endroit de l’ADQ qu’il lui faut remporter au moins deux comtés sur quatre pour maintenir son élan.Autrement, on commencera à dire qu’au fur et à mesure où ils découvrent son programme, les électeurs se rendent compte de ce que signifierait concrètement l’élection d’un gouvernement Dumont En revanche, si Vimont vient s’ajouter à Berthier et Joliette, il faudra commencer à parler d'une vague adéquiste.Dans l’hypothèse presque invraisemblable où l’ADQ remporterait également Lac-Saint-Jean, il s’agirait d’un véritable raz-de-marée, et tous les espoirs seraient permis.?D’une certaine façon, la défaite de David lœvine a déjà été escomptée, de sorte que M.Landry pourrait encaisser le coup sans trop de dommages.Après tout, Berthier a élu un député libéral à trois reprises au cours du dernier quart de siècle.Une défaite du ministre délégué à la Santé témoignerait certes de l’impopularité du gouvernement mais surtout du manque de jugement de ceux qui l’ont expédié à l’abattoir.M.Landry a voulu mettre un terme aux conjectures sur son avenir en déclarant: «Quel que soit le résultat des élections partielles, il est de mon devoir de diriger une équipe extraordinaire aux prochaines élections générales.C’est ce que j'ai l’intention de faire.» On verra bien.Lucien Bouchard avait dit: «J’y suis, j’y reste.» Et il est parti.Chose certaine, la perte de Lac-Saint-Jean, considéré comme le meilleur comté de tout le Québec pour le PQ, serait un terrible coup pour le leadership du premier ministre.Notez bien qu’il a sans doute raison de dire qu’il sent autour de lui «une solidarité exemplaire et sans failles».N’importe quel de ses possibles successeurs aurait pu lui dire, comme il l'a lui-même rap^ porté: «C'est sur toi qu'on compte et sur nul autre.» C’est peut-être que nul autre n’a envie de prendre sa place dans des circonstances aussi défavorables, mais les motivations sont ici d’une impor-tan.ee secondaire.A vrai dire, certains commencent à chuchoter qu’une course au leadership, qui permettrait ce grand brassage d’idées sans cesse remis depuis le référendum de 1995, serait peut-être le meilleur moyen de sauver ce qui peut encore l’être du PQ, mais personne n'osera le dire publiquement.Surtout pas Pauline Marois, qui donne plus que jamais l’impression de marcher sur un fil de fer.En réalité, c’est François Legault qui apparaît comme l’étoile montante depuis quelques mois.Tout le monde au PQ connaît les ambitions du ministre de la Santé, comme celles d’André Boisclair.Peu importe, c’est toujours la vice-première ministre qu’on soupçonne des plus noirs desseins.De 3uoi devenir paranoïaque.Elle n’est pourtant pas u genre à poignarder un homme qui dit traverser une des périodes les plus difficiles de sa vie.mdavidCdledevoir.com B 4 LE DEVOIR.LES SA M EDI 15 ET DI M ANCHE 16 .ICI X 2 0 0 2 YMCA COURS DE LANGUES • ANGLAIS • FRANÇAIS • ESPAGNOL • ITALIEN Tests de niveaux : TOUS LES MERCREDIS DE MIDI A 18 H LE DEVOIR ECONOMI REUTERS Tempête sur les Bourses mondiales Wall Street passe au-travers de l’orage AGENCE FRANCE-PRESSE New York — L'i crise de confiance s’est amplifiée hier sur les Bourses mondiales, qui ont accentué leur dégringolade pour se rapprocher des niveaux atteints juste après les attentats du 11 septembre, Wall Street parvenant toutefois à se redresser en fin de journée.Une nouvelle fois, il n’a fallu qu’un chiffre américain un peu moins bon que prévu, celui de la production industrielle, pour que les Bourses européennes, déjà en plein marasme, chutent lourdement La production industrielle des Etats-Unis a progressé de 0,2 % en mai par rapport à avril, alors que le marché prévoyait une hausse de 0,3 %.Déjà très nerveux à cause de la crise persistante du secteur des technologies et des suspicions sur les comptes de nombreuses grandes entreprises, après le scandale Enron, les Bourses ont immédiatement réagi.Wall Street a perdu jusqu’à 215 points (-2,3 96) en début de séance avant de limiter ses pertes à -0,3 % et de clôturer à 9474,21 points.L’indice composite du Nasdaq, qui concentre les valeurs de la haute-techno-Ipgie, a terminé en hausse de 0,5 % à 1504,65 points.A Toronto, l’indice TSX perdait 0,5 %.En Amérique latine, Mexico limitait les dégâts avec une baisse de 0,6 %, mais Buenos Aires chutait lourdement de 2,6 % et Rio abandonnait 2,2 %.La Bourse de Francfort perdait jusqu’à 5 % en cours de séance, avant de clôturer en baisse de 3,7 % à 4303,85 points, à ses plus bas niveaux depuis huit mois.A Paris, Iç CAC 40 a fini en recul de 2,9 % à 3843,07 points.A Londres, l’indice Footsie des 100 principales valeurs a reculé de 3 % à 4630,80 points, désormais bien installé sous la barre des 5000 points.x/e crois que nous pourrions descendre jusqu’au pire niveau d'après le 11 septembre, soit 4400 points», a déclaré Tony Jackson, analyste chez ING.«Il semble pratiquement certain désormais que les marchés vont chercher de nouveau à tester ces niveaux», selon Robert Kerr, stratégiste actions à la Bank of America.Milan a reculé de 1,9 %, Madrid de 2,3 % et Zurich de 1,2 %.Plus tôt hier Tokyo a reculé de 2 %, l’indice Nikkei tombant sous le seuil des 11 000 points.Les valeurs des télécommunications et des nouvelles technologies ont été particulièrement malmenées.À Francfort, Deutsche Telekom est passé pour la première fois sous la barre des 10 euros, tandis qu’à Paris, Alcatel était autour de ses plus bas niveaux depuis 14 ans.les valeurs particulièrement mal en point ces dernières semaines, comme Vivendi Universal, faisaient également les frais de cette débâcle.Face à cette dégringolade, les experts sont extrêmement prudents sur les chances de rebond.«Le marché réagit émotionnellement, il est très difficile de prévoir quelle direction il va prendre», a indiqué Arthur Hogan, analyste de la maison de courtage Jefferies.«Il faut attendre que les investisseurs recommencent à s'attacher aux données économiques.» «Le problème réside dans le fait que cette crise de confiance ne cesse de s'intensifier depuis deux ans, compromettant par là les chances d'un rebond rapide des marchés boursiers», analyse Marc Touati, économiste chez Natexis Banques Populaires.«Pour permettre un tel rebond, la reprise économique ne suffit pas.Il faut lui adjoindre un apaisement des risques géopolitiques internationaux et une plus grande transparence de la part des entreprises et des analystes.» Mais, selon Bryan Piskorowski de Prudential Securities, «les investisseurs restent cependant très myopes».Selon lui, les cours boursiers sont très sous-évalués à leur niveau actuel.Pollution d’origine agricole EN BREF Abitibi-Consolidated vend son usine de Saint-Félicien (PC) — le géant des pâtes et papiers Abitibi-Conso-lidated cède son usine de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, à un fonds créé spécifiquement pour cette acquisition.L’usine de pâte kraft blanchie passera donc aux mains du Fonds SFK Pâte, qui a déjà obtenu des facilités de crédit de 125 millions d’un consortium de banques canadiennes dirigé par Marchés mondiaux CIBC et Scotia Capitaux.Abitibi-Consolidated a déposé un prospectus provisoire auprès des organismes de réglementation des valeurs mobilières du Canada en vue d’un appel public au placement dans ce fonds.La compagnie s’accordera une participation minoritaire indirecte de 49 % dans le fonds.Par ailleurs, Abitibi-Consolidated conclura un contrat d’une durée de 20 ans avec l’usine afin de maintenir son approvisionnement actuel en fibre.le président et chef de la direction d’Abitibi-Consolidated, John Weaver, a affirmé que cette transaction améliorera la souplesse financière de l’entreprise et permettra d’obtenir une juste valeur pour son actif.Le resserrement des règles était attendu CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Les énormes pressions de l’opinion publique dans la plupart des régions du Québec depuis quelques années contre la pollution d’origine agricole et plus spécialement contre l’expansion de la production porcine ont fait basculer la dialectique en ce domaine, comme en font foi les réactions à la suite de l’annonce de nouvelles règles sur les exploitations agricoles par le gouvernement québécois.Il y a cinq ans, l’annonce de telles mesures aurait sans doute provoquer un tollé considérable en milieu agricole, particulièrement à l’Union des productions agricoles (UPA) et à la Fédération des producteurs de porcs du Québec.Hier, l’UPA a «réservé un accueil mitigé» aux nouvelles mesures.La fédération a commencé par dire que ces mesures étaient «disproportionnées par rapport à la problématique agricole réelle», mais elle y a quand même vu des notes positives.«Bien que les producteurs de porcs dénoncent plusieurs aspects du nouveau règlement, ceux-ci sont heureux que le principe des rejets réels soit enfin reconnu à compter du 15 juin 2002.Il est clair qu 'on sent une volonté du gouvernement de collaborer et de gérer l’environnement dès maintenant, sur la base de données représentatives par le biais d'une approche ferme par ferme.Chaque producteur sera mieux responsabilisé», a déclaré Clément Pouliot, président de la fédération.Celle-ci tenait d’ailleurs son assemblée annuelle à Magog.Comment ont réagi les délégués?«De façon sereine et calme.On savait qu 'il y aurait une réglementation plus sévère», a répondu M.PoulioL Ces mesures, dont l’annonce a été faite jeudi, sont perçues à la fédération comme une étape dans un dossier en évolution, tant du côté des producteurs eu égard à la protection de l’environnement que du côté de l’opinion publique qui parfois démontre une méconnaissance de la réalité, pense-t-on à la fédération.«De plus en plus d’organismes réclament un débat public.Peut-être est-ce la voie à prendre?Rien ne doit être écarté pour régler la problématique.U s’agit aussi d’une occasion pour combler le niveau de méconnaissance qui existe», soutient M.Pouliot, très conscient que le gouvernement a pris en considération non seulement les intérêts économiques des producteurs mais aussi toute la dimension sociale, environnementale et politique.M.Pouliot souhaite qu’on en arrive à un consensus dans la société sur un modèle durable de production.Réactions favorables Le gouvernement aura réussi avec cette annonce à susciter des réactions favorables de l’Union des municipalités du Québec, qui se dit d’accord avec la majorité des dispositions, ce qui devrait permettre une meilleure cohabitation des milieux ruraux et urbains.Même le président de l’Union paysanne, Roméo Bouchard, s’est dit agréablement surpris par l’annonce du gouvernement notamment en ce qui concerne le prolongement du moratoire, l’arrivée d’une centaine de nouveaux inspecteurs et la tenue d’un débat public au BAPE.Les groupes environnementaux, dont ITJnion québécoise pour la conservation de la nature, qui s’était retirée du comité de travail formé en mai pour discuter de la situation des porcheries, n’ont émis aucun communique hier en réaction à ces mesures gouvernementales.L’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQUINAC), qui représente les meuniers et les intégrateurs, c’est-à-dire les plus gros producteurs de porcs directement ou indirectement, est demeurée silencieuse également Elle tenait aussi son assemblée annuelle hier et une porte-parole a fait savoir qu’aucune déclaration ne serait faite avant la semaine prochaine.Parmi les inquiétudes de lUPA et de la fédération, il y a bien sûr la question des coûts d’ajustement Québec promet 257 millions sur trois ans pour aider les agriculteurs à se conformer aux nouvelles règles.Les producteurs disent ne pas savoir si ce sera de l’argent neuf, ni quand cet argent viendra.Ils affirment avoir eu de mauvaises expériences dans le passé.La fédération déclare que l’agriculture est le parent pauvre en matière de soutien gouvernemental comparativement aux secteurs industriel et municipal.Enfin, M.Pouliot prévoit que le moratoire prolongé de deux ans et les mesures plus sévères contribueront à faire régresser la production porcine au Québec, dont la part au Canada est déjà passé de 34 à 31 %.Il faut dire que la production porcine augmente dans l'Ouest Lan passé, la croissance fut de 4 % au Québec et les prévisions pour cette année étaient de 5 %, mais c’était avant l’annonce de jeudi.Ils étaient 330 000 au mois de mal É ÉÜN JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il y a une forte relation entre le niveau de scolarité et le chômage: plus le niveau de scolarité est bas, plus la probabilité de se retrouver au chômage est élevée, en fréquence et en durée.Portrait-robot du chômeur québécois VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Depuis le début de l’année, l’économie du Québec présente des statistiques de l’emploi qui font l’envie de plusieurs autres provinces.Si bien qu’entre avril et mai, le taux de chômage est passé de 8,6 à 8,3 %.Mais qui fait partie de ce groupe des sans-emploi?«Le chômage est comme un bain dans lequel l’eau coule et où il n'y a pas de bouchon: il y a beaucoup de roulement», explique l’économiste Pierre Fortin, de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Selon M.Fortin, chaque mois, 40 % des chômeurs trouvent un emploi et sont remplacés dans la même proportion par d’autres chercheurs d’emploi.H y a une forte relation entre le niveau de scolarité et le chômage, reprend Pierre Fortin.«Plus le niveau de scolarité est bas, plus la probabilité de se retrouver au chômage est élevée, en fréquence et en durée.Présentement, l’écart entre le taux de chômage du Québec et du Canada est le plus faible depuis 50 ans.[.] Pendant trà longtemps, ce qui nous a maintenus en arrière des taux enregistrés ailleurs en Amérique du Nord a été notre sous-scolarité.Au début des années 60, les gens de 30 à 40 ans avaient en moyenne sept ou huit années de scolarité.Aujourd’hui, ils ont en moyenne 14 ans de scolarité.Le taux de scolarité du Québec a rattrapé celui de l'Ontario.• Selon les données de Statistique Canada, le Québec comp- tait 330 000 chômeurs au mois de mai: 60 % d’hommes et 40 % de femmes.Et les trois quarts de ces chercheurs d’emploi avaient plus de 25 ans.Au total, environ 31 000 personnes ont affirmé quelles allaient commencer à travailler sous peu, et 20 000 sont des travailleurs mis à pied temporairement (des employés de scierie, par exemple).Le reste des chômeurs était à la recherche d’un emploi à temps plein (67 96) ou à temps partiel (18 %).«Le départ de l’année est fulgurant, autant pour le Canada que pour le Québec», souligne Joëlle Noreau, économiste et vice-présidente aux études économiques à la Fédération des caisses Desjardins.«On est un peu surpris par la vitesse à laquelle le marché de l’emploi s'est revivifié, et on pense que ce sera difficile de maintenir ce rythme toute l'année.Mais ce sont de bonnes nouvelles qui vont encourager les gens à tenter leur chance sur le marché du travail.» Par secteur Pour faire le portrait des chômeurs, l’économiste analyse les secteurs qui ont subi les plus lourdes pertes d’emplois depuis un an.Joëlle Noreau souligne que le ralentissement économique et les attentats du 11 septembre ont durement affecté le secteur des transports et de l’entreposage, qui a encaissé un recul de 43 500 emplois.L’hébergement et la restauration (perte de 6100 emplois depuis un an), l’administration publique (perte de 5200 emplois) et le secteur primaire (perte de 2800 emplois) viennent ensuite.Si les chiffres de l’emploi sont impressionnants, Pierre Fortin croit que le Québec peut féliciter ses hommes d’affaires.«L’économie est dominée parl’entreprenariat québécois.Mais une révolution comme ça n 'arrive pas en un jour.La révolution en éducation et pour encourager l'entrepreneurship a débuté dans les années 60 et 70.Aujourd'hui, cela arrive à maturité, indique-t-il.On voit encore que les 50 ans et plus ont en moyenne neuf ou dix ans de scolarité et que leur taux de chômage est plus élevé.Plus la génération est jeune, plus l'écart du taux de chômage est petit par rapport à l'Ontario.» Plusieurs spécialistes de l’emploi parlent d’un taux de chômage incompressible, un taux sous lequel le Québec serait incapable de descendre et qui serait en quelque sorte considéré comme le plein emploi.Pour plusieurs, donc, ce taux se situerait à 8 %.Ce n’e,st pas l’avis de Pierre Fortin.«À très court terme, je peux voir la province avec un taux de 7,75 %.[.] Je crois que le Canada peut afficher un taux en dessous de 6 %, mais avec la politique monétaire, on devrait avoir de la difficulté à avoir un taux inférieur à 6,5 ou 625 %.Si tel est le cas, le Québec pourrait avoir un taux un peu plus élevé que 7%.» Et cette bonne forme de l’économie québécoise, le professeur de I1JQAM l’explique par la diversification de l’industrie et l’élan des exportations.«R y a 15 ans, on exportait 20 % de notre production.Aujourd'hui.le chiffre est entre 35 et 40 %.Nous aims de bons entrepreneurs et une main-d'œuvre éduquée et stable.Cestbon pour les affaires.• Bechtel intensifie sa présence au Québec Au total, la firme d'ingénierie américaine prévoit créer 1200 nouveaux emplois CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Bechtel, une grande firme d’ingénierie américaine et multinationale qui avait joué un rôle majeur dans les travaux de conception et de construction du barrage LG-2 à la Baie-James, est présente au Canada depuis 1949, mais elle annonce un renforcement important de sa présence au Québec de diverses façons très concrètes.Primo, elle participe à une entreprise conjointe, à parts égales, avec BPR, Time des cinq plus grandes firmes d’ingénierie québécoises.BPR-Bechtel, qui aura au départ 350 employés provenant surtout de BPR, concentrera ses activités dans les secteurs de l’aluminium Montréal et de l’industrie lourde.Cette firme dont le nombre d’employés deviendra pourrait atteindre 1000 dans quelques années, offrira ses ser- le centre vices au Québec et ailleurs dans le monde.Son premier contrat nerveux majeur pourrait être un projet de ^ , , 160 millions pour une mine de global pour cuivre au Chili., .Secundo, Bechtel déménage les ProJets son Centre d’excellence de l’alu- Ap TWhtol minium de Denver à Montréal.Riley Bechtel, président et chef de la dans le direction du Groupe Bechtel, dê dare que Montréal deviendra le domaine de centre nerveux global pour les projets de Bechtel dans le domai- raluminium ne de l’aluminium ou encore «la base d’exécution des projets d’aluminium à grande échellç de Bechtel pour le monde entier».Pourquoi Montréal?A cause de son bassin de ressources humaines compétentes, de sa dimension internationale, de la croissance économique «particulièrement depuis quelques années sous le bon leadership du gouvernement», a ajouté M.Bechtel en conférence de presse.Dans une allocution faite en présence de Pauline Marois à l’occasion de l’ouverture des nouveaux bureaux de Bechtel dans l’édifice Les Ailes, le président a même dit que Bechtel était «heureux d'avoir un partenaire de premier ordre, le gouvernement du Québec».Bechtel dit vouloir collaborer à l’élan économique du Québec.Le nombre des employés dans son bureau pourrait passer de 150 à environ 700 dans les prochaines années, sans compter 650 autres emplois que BPR-Bechtel pourrait créer.Au total, on prévoit 1200 nouveaux emplois.Paul Lafleur, président et chef de la direction de BPR, se réjouit de cette alliance avec Bechtel qui donnera à cette entreprise québécoise un tremplin exceptionnel pour atteindre les marchés internationaux.Avec un chiffre d’affaires de 80 millipns, 12 bureaux au Québec, un à Paris et un aux Etats-Unis.BPR obtient au moins 95 % des revenus de ses activités au Québec.Cette firme, créée en 1961, emploie présentement 1000 personnes en incluant les 350 qui passent à la nouvelle entreprise conjointe.Pour sa part.Bechtel emploie 45 000 professionnels et 25 000 cols bleus.Elle a 1000 projets en cours dans une soixantaine de pays.Depuis sa fondation en 1898, elle est demeurée une société privée à gestion familiale.Une quatrième mesure de renforcement de la présence de Bechtel ici implique la nomination d Emery Leblanc, ex-président retraité d’Alcan, aux conseils d’administration de Bechtel-Québec et Bechtel-Canada. LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE IR .1 V I N 2 O O 2 B 5 «ÉCONOMIE* Une cour indonésienne met sa filiale locale en faillite Manuvie ferme ses bureaux en Indonésie et prépare sa réplique PRESSE CANADIENNE Toronto — La Financière Manuvie a fermé ses bureaux en Indonésie, hier, au lendemain d'un jugement d’une cour qui a mis en faillite sa filiale dans ce pays.Au Canada, l’ambassadeur indonésien a pour sa part été convoqué à une réunion par le ministère des Affaires étrangères, qui réclame un règlement a une longue dispute commerciale entre Manuvie et son ancien partenaire en Indonésie.Selon la deuxième plus importante compagnie d’assurance au Canada, la décision rendue jeudi par un juge indonésien est une nouvelle preuve de la corruption qui règne dans ce pays.Manuvie en appel dès lundi Mitchell New, vice-président et directeur des affaires juridiques pour Manuvie en Asie, a dit que la compagnie a reçu une copie du jugement de mise en faillite et qu’elle se prépare à en appeler dès lundi en Cour suprême dindonesie.•Nous allons également demander une ordonnance nous permettant de poursuivre les activités d'ici à ce qu’un jugement en appel soit rendu», a dit M.New en entrevue depuis Toronto.Pour l’instant, Manuvie s’inquiète surtout de ce que pourrait faire le liquidateur désigné par la cour.Le pire des scénarios, selon M.New, serait que le liquidateur dispose de l’actif.Manuvie pourrait reprendre le contrôle de sa filiale indonésienne mardi au plus tôt, ou à la fin du mois de juillet au plus tard, soit à l’expiration d’un délai de 45 jours pour le processus d’appel.«£« fait, si le gouvernement indonésien accorde à cette affaire l'attention qu’elle mente et s'il agit de façon appropriée — en tenant compte de l'intérêt de nos clients et employés, ainsi que de l’importance d'attirer dans ce pays des investisseurs etrangers —, tout ça devrait se régler rapidement devant la Cour suprême», a dit M.New.Le juge principal soudoyé ?Jeudi, le président de Manuvie, Dominic D'Alessandro, a accusé le juge principal dans cette cause d'avoir été soudoyé, même s'il n’a pas de preuve de ce qu'il avance.Selon M.D'Alessandro, c’est la seule explication plausible à ce jugement qui met en faillite l’une des compagnies d’assurance les plus rentables en Indonésie.L'agence de presse Bloomberg affirmait hier que le juge principal, qui est montre du doigt par Manuvie, s'est pourtant oppose à la mise en failli-, te, alors que ses deux collègues ont accédé à la re-: quête du plaignant et décrété que la compagnie Manuvie devait 2,6 millions SUS à son ancien partenaire financier.: la filiale indonésienne de Manuvie est contrôlée à 71 % par la société canadienne.File compte 4tX)(XX) clients et 41XX) employés.Rencontre du G7 à Halifax Uheure est aux propos rassurants REUTERS Les ministres des Finances des sept pays les plus riches de la planète étaient réunis à Halifax.RÎWON DES MINISTRES DES MINISTERS MEET Vm Canada AGENCE FRANCE-PRESSE Halifax — Les ministres des Fr nances des sept pays les plus riches de la planète, réunis hier et aujourd’hui à Halifax, vont tenter de rassurer sur l’avenir de la reprise économique mondiale, assombri par le malaise des marchés boursiers et la baisse du dollar.Les grands argentiers du Groupe des Sept (G7) devaient se retrouver hier soir pour un dîner de travail dans la ville portuaire canadienne située sur la côte atlantique.Craignant des manifestations de militants antimondialisation, les autorités ont mis en place un dispositif de sécurité important autour du centre de convention où se réunissent les ministres jusqu’à, ce soir.La rencontre du G7 (Etats-Unis, Canada, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) est destinée à préparer un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement du G8 (les mêmes pays plus la Russie) qui se tiendra fin juin dans l’Ouest canadien, à Kananaskis.Depuis leur dernière réunion en avril à Washington, les responsables du G7 sont confrontés à des perspectives économiques rendues plus incertaines par la forte baisse des Bourses mondiales et un mouvement de net repli du dollar.Le recul des marchés boursiers, surtout provoqué par la crise de confiance liée à la multipliçation des scandales financiers aux Etats-Unis, pourrait compromettre la relance économique mondiale en décourageant la consommation des ménages et les investissements des entreprises, soulignent les analystes.Recul du doUar américain La baisse du billet vert est un autre facteur important d’incertitude.Si les industriels américains se réjouissent de la dépréciation du dollar, tombé au plus bas depuis 16 mois face à l’euro, les Européens redoutent un ralentissement de leurs exportations qui pourrait être préjudiciable à la reprise naissante de leurs économies.Le recul du dollar reste jusqu'à présent limité et ordonné mais un plongeon de la monnaie américaine pourrait provoquer une crise financière majeure.•La dépréciation du dollar est certainement une bonne chose pour les États-Unis et l’Europe si elle reste ordonnée, mais on ne peut pas exclure les risques de décrochage et de crise financière», affirmait récemment un haut responsable monétaire européen.Reprise enclenchée Devant ces dangers, le G7 va se montrer rassurant en soulignant à Halifax que la reprise mondiale reste bien enclenchée.Le sous-secrétaire américain au Trésor pour les affaires internationales, John Taylor, a ainsi répété ces derniers jours que *la croissance aux États-Unis est bien sur les rails et commence à avoir un effet d’entraînement sur la croissance mondiale».Mais dans les coulisses, les Etats-Unis devraient presser le Japon de cesser ses interventions sur le marché des changes destinées à éviter une hausse trop forte du yen.•La croissance [au Japon] ne dépend pas d’interventions sur le marché des changes», a martelé jeudi M.Taylor en appelant Tokyo à adopter des réformes structurelles pour relancer durablement son économie.Outre le devenir de leurs économies, les ministres du G7 devraient accorder une large place de leurs débats à l’aide au développement, notamment à l’Afrique qui sera au centre du sommet du G8 à Kananaskis.Ils devraient notamment entériner un plan de réforme de la politique d’aide de la Banque mondiale OBM) prévoyant une augmentation de la part des dons — par rapport aux prêts — accordés aux pays les plus pauvres.Loto-Québec et la SAQ ont respecté leurs mandats Croissance presque nulle pour lj)to-Québec; bond de 9,3 % des ventes de la SAQ lC PRESSE CANADIENNE Loto-Québec et la Société des alcools du Québec (SAQ) ont présenté hier des résultats financiers qui témoignent des mandats différents que leur a confiés le gouvernement.Loto-Québec a fait part d'une croissance presque nulle de son chiffre d’affaires au cours du dernier exercice, qui s’est établi à 3,66 milliards, alors que le bénéfice net a progressé de 3,2 %, à 1,45 milliard.l,a société d’Etat a souligné que ses résultats •sont désormais à l’enseigne de la stabilité», après une décennie de forte croissance.En janvier, le nouveau président de Loto-Québec, Gaétan Frigon, s’était vu confier par le gouvernement, lors de sa nomination, le mandat de maintenir les profits de la société d'Etat et non de les augmenter.Au cours des 11 années précédentes, Ixrto-Qué-bec avait triplé ses ventes et profits, ce qui lui avait valu l'image d’une entreprise qui se préoccupe plus de ses résultats financiers que de son rôle social.Hier, Loto-Québec a précisé que ses ventes de loteries ont diminué de 1,8 % au cours du der- f nier exercice, pour atteindre 1,79 milliard, les revenus générés par les trois casinos ont toutefois augmenté de4,4 %, à 727 millions, les appareils de loterie vidéo, particulièrement contestés en raison des problèmes de jeu pa-thologique dont ils sont la cause, ont généré un chiffre d’affaires dé 1,07 milliard, en hausse de 1.4 %.IxMo-Québec précise toutefois qu’il s’agit A’«une nette stabilisation comparative-' ment aux hausses de 13 %, 21 % et 31 % observées au cours des trois dernières années».SAQ Quant à la SAQ, ses ventes ont fait un bond de 9,3 % lors du dernier exercice, pour atteindre 2,2 milliards.La croissance du bénéfice net a toutefois été moindre, de 3,5 %, à 488,7 millions.La SAQ, qui était sous la direction de M.Frigon jusqu’au passage de ce dernier à Ixrto-Québec, a précisé que les veilles de son réseau de succursales ont crû de 10,5 % pour s’établir à 1,4 milliard.Pour l’exercice en cours, le nouveau p.-d.g.de la SAQ, Ixmis Roquet, prévoit maintenir la croissance, avec des ventes de 2,34 milliards et un bénéfice net de 519,7 millions.Plus faible progression depuis décembre Taux d’inflation de 1 % Transal 2002 Le Québec de l’aluminium a été reçu en France PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le taux d’inflation annuelle était de 1 % en mai dernier, rapportait hier Statistique Canada.Il s’agit de la plus faible progression observée au pays depuis décembre.En avril, la hausse annuelle était de 1,7 %.Au Québec, entre mai 2001 et mai 2002, la variation de l'inflation — à 0,4 % — a été parmi les plus faibles au pays, avec l’Alberta (0,2 %) et l’Ontario (0,8 %).La hausse de l’inflation a été de 2,2 % au Nouveau-Brunswick, mais la plus forte hausse, parmi les provinces et territoires, a été observée en Saskatchewan, à 2,7 %.Mais le taux d’inflation fondamentale — qui ne tient pas compte des fluctuations saisonnières de certaines denrées, dont l’énergie et les produits alimentaires — se situait en mai à 2,2 %, ce qui n’est pas sans inquiéter certains analystes.L’un d’eux, Warren Lovely, de CEC Wood Gundy, à Toronto, rappelle que la Banque du Canada visait un taux d’inflation qui ne dépasserait pas les 2 % et pourrait bien, en conséquence, songer à hausser les taux d’intérêt à court terme.•La plupart des gens s’attendaient à voir une faible hausse du taux d’inflation fondamentale en mai, mais ce n’est pas ce que nous avons obtenu», a-t-il dit Selon lui, la Banque du Canada pourrait être tentée de hausser les taux d’intérêt d’un quart de point dès le 6 juillet C’est la baisse des prix de l’énergie, de 10,5 %, toujours entre mai 2001 et mai dernier, qui a atténué la hausse de l’indice des prix à la consommation (IPC) à l’échelle canadienne et l’a maintenue à 1 %.Sans les prix de l’énergie, l’IPC aurait augmenté de 2,3 % de mai 2001 à mai 2002.Sur une base comparative mensuelle, l’indice a enregistré une progression de 0,2 % d’avril à mai.Au cours des mois précédents, les hausses avaient oscillé de 0,6 à 0,7 %.•Lespressions à la hausse sur HPC sont surtout venues de l’hébergement pour voyageurs et des cigarettes, tandis que les pressions à la baisse sont principalement attribuables à la chute des prix des légumes frais et de l’essence», dit l’agence.MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Il s'agit apparemment de la plus importante mission économique sectorielle jamais menée en France par le Québec: cette semaine, les représentants de 80 PME et centres de recherche du domaine de l’aluminium sont venus rencontrer leurs vis-à-vis français dans l’espoir de développer de nouveaux partenariats.Deuxième édition Ce grand rendez-vous a eu lieu à Lyon, dans le cadre de la deuxième édition du congrès Transal, une manifestation née à Jonquière en 1999 et organisée par le Centre technique des industries de la fonderie de France, en partenariat avec le Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium.Les 130 membres de la délégation québécoise n’ont pas chô- mé: en deux jours, la mission commerciale Aluminium France-Québec 2002 a donné lieu à 400 rencontres d’affaires, qui devraient déboucher sur des ententes de plusieurs dizaines de millions de dollars.Lyon est la capitale de la région Rhône-Alpes, où se concentre une bonne partie de l’industrie métallurgique française, à commencer par Péchiney.On y maîtrise les technologies les plus pointues, alors que le Québec, dans le domaine de la transformation, en est encore à ses premiers balbutiements.«•Le Québec produit 2,3 millions de tonnes métriques de métal par année mais n’en transforme que 15 %.Les Français, eux, transforment quatre fois plus qu’ils ne produisent, explique Ixicien Gen-dron, le directeur général du CQRDA Les Québécois sont intéressés par les technologies françaises.Les Français veulent avoir une ouverture sur le marché nord- américain.Notre râle, c’est de créer des opportunités.» Les retombées du premier Transal, il y a trois ans, s’étaient chiffrées à un peu plus de 45 millions, une estimation conservatrice.•Dans un secteur aussi concurrentiel, on n’aime pas donner trop de détails sur ses affaires», explique un expert les résultats de cette seconde édition ne seront pas connus avant une quinzaine de jours, mais déjà ils s’annoncent très bons.•L’intérêt de part et d’autre est très grand.Beaucoup de choses se sont tramées ici», a dit Lucien Gendron au terme d’une première journée bien remplie.Licences, partenariats, prises de participation, acquisitions, cessions de savoir-faire: les accords prendront toutes les formes imaginables."Les formules s’inventent au fur et à mesure.les entrepreneurs, les jeunes surtout, sont très inventif», a ajouté le président du CQRDA, qui a pignon sur rue dans Saguenay.Venez admirer nos suggestions-cadeaux pour la Fête de Pères : les shorts Passport, les t-shirts Hôrst, les chemises polo Klaus Bœhler, les chemises à manches courtes Viyella et Hathaway et les chapeaux Tilley.1184 PLACE PHILLIPS, MONTRÉAL, QUÉ.H3B 3C8 TÉL: 878-1931 minimum Les Obligations taux .~ Un investissement dont le rendement augmente chaque année.Boni de 1% fonds RftR - Les obligations a taux progressif peuvent être détenues dans un compte REER ou hors REER 2.10V ,wo% 3,60% 4,25% 5,25% 6,25% 7,25% 6,00% 8,50% 9,00% Vl 2* ' 3,10 % pour les nouveaux fonds REER 6' 7” 8' 9” 10* »fn»ée anne» anaae ann*« anaéa annfia *»né« «nné* Placements Québec SS Appelez-nous^ 1 800 463-5229 r la région ; Quebec - le 621-5229 On prépara l'avtnir www.placementsqc.gouv.qc.ca Heures d'ouverture : du lundi au vendredi de 8 h à 20 h LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 16 J l I X Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES vvwAv.offres.ledevoir.com o u v e CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-22-071852-027 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT 3088-4107 QUÉBEC INC.Part» demanderai LES INDUSTRIES FORESTIÈRES PRO PAC LTEE ET ALS Partie défenderesse Ordre est donné à NANCY CARRUTHERS CK INTERNATIONAL INC.et CK TRANS INTERNATIONAL INC.de comparaître au greffe de cette Cour situé au i est, rue Notre-Dame, salle 1.100, dans les 30 )ours de la date de publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie déclaration, inventaire de pièces, pièces P-1 à P-3 avis aux défenderesses, annexe 1, a été remise au greffe à l’attention de NANCY CARRUTHERS CK INTERNATIONAL INC.et CK TRANS INTERNATIONAL INC.Lieu : Montréal Date : 12 juin 2002 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT PROVINCE DU QUÉBEC, DIS- TRICT DE LONGUEUIl.NO DE COUR: 505-02-017495-023.COUR OU QUÉBEC.MARIETTE LANGLOIS ET GABRIEL ROUX.Parue demanderesse, VS MELANIE DUPORT, Partie défenderesse.le 26 JUIN 2002 à IDhOO heures de l avam-midi.au domicile de la parue défenderesse au numéro 1175, Talon, app 101.on la ville de Chambly, disrict judiciaire de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, ies biens et effets de la parte défenderesse, saisis en cette cause, consstant en: 1 téléviseur JVC el acc.; 1 jeu Super Nintendo avec cassettes et acc.: el autres biens saisis en cette cause CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Ville Lentoyne.le 12 juin 2002 SYLVAIN DARVEAU, HUISSIER GRENIER POISSANT ET ASS., HUISSIERS, TEL.: (4501466-2628 PROVINCE DU QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, NO 697408983 COUR MUNICIPALE LE PERCEPTEUR DE LA COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, Partie demanderesse, -vs- BEAU-LE PATRICK, Partie défenderesse, le 25 juin 2002 a 1ltiOO heures de ravant-midi, au domicile du défendeur, au 449 rue Thibodeau *4 en la ville de St-Jean-sur-Richelieu, district judiciaire d'Iberville, seront vendus par autorité de justice, les biens el effets de la partie défenderesse saisis, en celte cause, consistant en: 1 véhicule de marque Nissan 240SX noire 2 portes, immatriculé 217HPG, numéro de série JN1HS36S3KW013710.CONDITIONS ARGENT COMPTANT.Lemoyne, lé 13 juin 2002.NORMAND POISSANT, HUISSIER DE JUSTICE GRENIER i ASSOCIÉS, HUISSIERS, TEL: 1450)466-2628.MONTRÉAL L'ARTICLE 670 Cj!.c Canada, Province de Québec, Cour supérieure, Dislrid de Montréal, No.dossier: 500-05-008064-956, 500-09-008751-992, No.Shérif: 500-18-000930-025 Elizabeth KRAUS REMER, 6625, chemin Mackle, apt.306, Côte St-Luc, Québec, H4W 2Z8, partie demanderesse défenderesse reconventionnelle contre Joseph REMER et Manuel DALFEN et Morris BIRENBAUM en leur qualité d'exécuteurs testamentaires et de liquidateurs de ta Succession de Feu Elo REMER, au 300, Léo-Parizeau, bureau 1900, Montréal, Québec, H2W 2N1, partie défendeurs ès-qualité demandeurs reconventionnels et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL, mis-en-cause DÉSIGNATION La demi indivise appartenant à la demanderesse défenderesse reconventionnelle Elizabeth Kraus Remer, Adresse: 6625, chemin Mackle, appartemenl 306, côte St-Luc, Québec, H4W 2Z8 1.Le lot numéro UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-TROIS MILLE TROIS CENT QUARANTE-CINQ (1 563 345) du cadastre du Québec.2.Le lot numéro UN MILLION HUIT CENT CINQUANTE-HUIT MILLE SIX CENT TRENTE-QUATRE (1 858 634) du cadastre du Québec 3.Les droits indivis dans le lot UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE QUATRE (1 565 004) du cadastre du Québec.4.Les droits indivis dans les lot suivants: UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE CINQ (1 565 005), UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE SIX (1 565 006), UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE SEPT (1 565 007), UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE HUIT (1 565 008), UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE NEUF (1 565 009), UN MILLION CINQ NTE-CINQ MILLE DIX (1 565 01 MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE CENT SOIXANTE-CINQ MILLE DIX (1 565 010), UN .“ONZE (1 565 011), UN MILLION CINQ CENT SOIXANTE-CINQ MILLE DOUZE (1 565 012), du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal Tel qu'établi dans la déclaration de copropriétaire et modification tel qu'enregistré à Montréal sous les numéros 3240937 et 3245395 respectivement; L'immeuble servant de résidence familiale.La mise à prix est fixée à 41,300 00 $ soit 50 % de l'évaluation municipale de la moitié indivise de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le (acteur établi pour ce rôle par le ministre des affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales el moditiant certaines dispositions législatives L'adjudicataire devra verser au shérit, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication 20,650,00 $ soit 25 % de l’évaluation municipale de la moitié indivise de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des attaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et moditiant certaines dispositions législatives Pour être vendu au bureau du shérit, Palais de Justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame Est, Local 5.15 (5.111), Montréal, Québec, H2Y 1B6.le VINGT-NEUVIÈME (29’*~) jour d'AOÙT 2002 à DIX heures (lOhOO).Montréal, le 6 juin 2002 Michel PELLERIN, Shérif adjoint, Montréal PROVINCE OU QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL NO 695385471 COUR MUNICIPALE LE PERCEPTEUR DE LA COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL Partie demanderesse, -vs- DOR-CY.GERARD, Partie défenoeres se.Le 26 juin 2002 à 13h00, 959, rue Louvain est, en la ville et district de Montréal, seront vendus par autorité dé jusbcé.les Oter,s et effets de la partie défenderesse saisis, en celte cause, consistant en 1 véhicule automobile de marque Pontiac Sunbird 1989, immatriculé he: 1G2J611K1K7612551.CONDITIONS ARGENT COMPTANT.Montréal, 13jum 2002 GRENIER 8 ASSOCIÉS.HUISSIERS TEL: (514)397-9277 AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, â la suite du décès de Blandine Berthiaume lanoue.en son vivant domiciliée au 95 boulevard Saint-Joseph est, app C-613, Montréal, Québec, H2T 1H2, survenu le 8 décembre 2001, un Inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral.Pauline Berthiaume, le 11 juin 2002, devant Me Elizabeth Beaudoin, notaire.1681 A, avenue de LaSalle, Montréal, Québec, H1V 2J9, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés a l'étude de Me Elizabeth Beaudoin, notaire, sise au 1681 A, avenue de La-Salle, Montréal, Québec, H1V 2J9.Donné ce 12 juin 2002 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, COUR FÉDÉRALE NcGST-3104-01 LOI SUR LA TAXE D'ACCISE REPR PAR SOUS-MINISTRE OU REVENU DU QUE BEC Partie demanderesse MAR CEL DUPERE Pâme défenderes se AVIS DE VENTE JUDICIAIRE PRENEZ AVIS que ie 26062002 à 11:00 AU 1515 ALBERT, ST HUBERT, Darnel de LONGUEUIL.seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de MARCEL DUPERE, saisis en cette cause, son camion Ford F150, 1995 CONDITIONS: ARGENT OU CHE QUE VISE St-Eustache, ce 13 juin 2002, MARTIN CYR, huissier de justice PHILIPPE.TREMBLAY DION t ASSOCIES, HUISSIERS 165, rue Du Moulin, St-Eustache, Québec, J7R 2P5.Tél: (450)491 -7575.Fax (450)491 -3418.Province de Québec.District de St-Hyacinthe.no de cour 750-02-003884-018 H » H AGGREGATES INC., Partie demanderesse -vs- JEAN-TALBOT Partie défenderesse Le 27 juin 2002, a 10:00 heures de l'avanl-midi, au numéro 37 Principale, St-Basile-Le -Grand, district de Longueuil, se-ronl vendus par aulonté de justice, les biens et effets de la partie défenderesse, saisis en cette cause consistant en: un véhicule Chevrolet Cavalier 1994, 2 portes, bleu métatique, no de plaque XCX547-2 Québec.no de séné 3GAJC1147RSB02711.CONDITION: ARGENT COMPTANT.Saint-Hyacinthe, le 13 juin 2002.Sylvain Poissant, huissier de justice.A.COURNOYER 8 ASS., HUISSIERS, Tél: (450)773-2144.COMMISSION SCOLAIRE DU LAC-SAINT-JEAN • Savoir el Être» APPEL D'OFFRES PROJET: FENESTRATION ÉCOLE NOTRE-DAME Dossier: 0205-3 PROPRIÉTAIRE: COMMISSION SCOLAIRE DU LAC-SAINT-JEAN 350, Boulevard Champlain Sud Alma, Québec G8B 5W2 Tél.: (418) 669-6057 Fax: (418) 669-6016 ARCHITECTE: DENIS DESMEULES ARCHITECTE 720, rue Boulanger Ouest Alma, Québec G8B 4K6 Tél.: (418) 668-2579 Fax: (418) 668-2604 La Commission Scolaire du Lac-Saint-Jean Donneur d'ouvrage, demande des soumissions pour la réfection de la fenestration de l'École Notre-Dame, située au 1631, avenue Hamilton nord Alma (Québec) G8B 4Z1.Seules seront considérées aux fins du contrat, les soumissions présentées par les entrepreneurs ayant un établissement au Québec ou, lorsqu'un accord intergouvememental est applicable, au Québec ou dans une province ou un territoire visé par cet accord, et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., C.B.-1.1).Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au bureau de l'architecte, à compter du 20 juin 2002, contre un dépôt remboursable de (100,00 $) cent dollars ou d'un chèque visé du même montant.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé à l’ordre de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, égal à 10 % du montant de la soumission.ou d'un cautionnement de soumission donné par une institution financière légalement habilité à se porter caution, établi au même montant, valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée à la signature du contrat pour une garantie d’exécution et une garantie des obligations pour gages, matériaux et services.Chacune de ces garanties devra correspondre à 50 % du prix du contrat.Les soumissions (l'originale et deux copies) dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues à la Commission Scolaire du Lac-Saint-Jean jusqu'à lOhOO.heure en vigueur locale, le 8 Juillet 2002, pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité qua pour le contenu de leur soumission.La Commission scolaire ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des offres reçues et ouvertes.Monsieur Jocelyn Harvey Directeur du service des ressources matérielles MOTS CROISÉS 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 - Fermée.- Conces- sion.2 - Gourbet.- Parcours touristique.3- Religieuse.- Sous la balle.4 - Ville de Grande- Bretagne (Angleterre).5 - Épopée tamiliale.- Échelon.6- Le premier.Comm.de l'Ardèche.- Ancienne monnaie.7 - Récipient.- Lupuli- ne.8 - Conforme aux rites.- Énonces.9 - Indestructible.- Tel- lurs.10 - Roule rurale.- Irlda- cée originaire d'Amérique du Sud 11 - Local où l'on rentre le foin.- Réservoir de grande capacité.12 - Spécialiste de la Bible.- Dans.VERTICALEMENT 1 - Serpent.- Fran- cium.2 - Cithare.- Ventt au monde.3- Région fertile.-, Hirondelle de mer.4 - Artiste qui travaille le stuc.- Neuf.5 - Naviguant sur lest.- Gonfle.6 - Couper 7 - Consacré.- Parcou- ru des yeux.- Vide.8 - Inventer.- Ardeur.9 - Technétium.- Fonc- tionnement défectueux de qqch.• Ouïe.10 - Oestrus.- Lavande.- Nombre romain.11 - Oiseau palmipède.- Relative à la reproduction.12 - En outre.- Fait tort.- Pronom indéfini.Solution d'hier MOTS CROISES LE MONDE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT I.Soulevées s'il y a désaccord — II.Lancé au départ Ne devrait plus avoir de problèmes de croissance.— III.Attaque sur les points sensibles Accord dans le roman.— IV.Descend froidement Passif.Entre la base et le chapiteau — V Fait de beaux exposés.Exposé — VI.Rayée de la carte en 1991 Entrer en relation.— VII.Arrivée en criant.Va directement dans les caisses de Bercy — VIII.Laisser-aller Touchées à l'Intérieur.— IX.Fait la liaison.Du genre stupide.— X.Grande sensibilité au moindre mouvement VERTICALEMENT 1.Travailla chemin faisant.— 2.Touche les sans Prépara les récoltes ds demain.— 3.Une fois atteint, il faut s'y maintenir ou le dépasser.— 4.Une lois de plus Pratiquai l'ouverture.— 5.Coups en vache chez la monture.— 6.Ne sont plus plaisants, après avoir amusé la compagnie — 7.Crier dans les couches et les marais.Ouvre le passage — 8, Disposition royale.Renforce le propos enfantin Interjection.— 9.Lieu de rencontres Demi tour.Quart de tour.— 10.Chez les Slovènes.Travailleuses mais peu prêteuses.— 11.En paquet pour boucher.Très proche.— 12.Découpée.Solution de la samaina dernière Horizontalement I.Cordons-bleus.— II.Heurtoir.Na, — III.Adroit.E-mail — IV.RIB Teste SO.— V.Opalescent.— VI GEIE.Ile.Ne.- VII.Nouvel.Par.— VIII.Ah.Naines.VI.— IX.Ris.One, Tuée.— X Déboîtements.Verticalement 1.Charognard.— 2.OEdipe.Hie.— 3.Rur-bain.AB.— 4.Dro.Léon.— 5.Otite.Uaoi.— 6 Notes.Vint.— 7.SI.Science — 8.Bretelle.— 9 Mène, Ste.— 10.Un.— 11 Unis.Navet.— 12.Saloperies Philippe Dupuis District de JOUETTE.NO 00-04469-5 FRANCINE DE SERRES, PERCEPTEUR DES AMENDES POUR U VILLE DE JOUETTE.C CLAUDE JARDIN Le 27 juin 2002.a 16:00 heures, au 130.Hertet a Sl-Calwe, serant vendus par huissier tes biens saisis en cette cause soit: 1 télévision écran géant ((environ 43'.Hitachi et acc.; 1 lecteur DVD Panasonic, 1 vidéo Panasonic; 1 système de son comprenant 1 récepteur, ecfejr-cassénés aouûle, lecteur de disques compacts, 4 haut-parteurs Tecnmcs et acc .f récepteur Bell Expressvu avec coupole et acc., etc.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Jean-François Tremblay.H.J BÉLANGER S ASS.(450)759-5556.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE UVAL N0: 540-12-009135-021 COUR SUPERIEURE PRESENT GEORGIA SKORDALAKI Partie Demanderesse •c- PAUL ANDRE JOSEPH LE-BLANC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné a PAUL ANDRE JOSEPH LEBLANC de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Laval, 2800 Saint-Martin ouest, dans les quarante (40) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe a l'intention de PAUL ANDRE JOSEPH LEBLANC.Lieu: Laval Date: 13 juin 2002 Liliane Rhéaume Greffier adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL No 500-12-263826-020 COUR SUPERIEURE (Chambre de ia familiei PRESENT: LE GREFFIER-ADJOINT MAHBOOBEH DORKAUM Partie demanderesse C.MANIAGHAMALEK Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné â MANI AGHAMALEK de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, au 10 St-Antome Est.salle 1.100 à Montréal, dans tes 30 jours de te date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe a l'intention de MANI AGHAMALEK.üeu: Montréal Date: 11 juin 2002 PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE TERREB0NE COUR DU QUEBEC iPeliles creances NO 700-32-009936-012 MULTI-EXCAVATION NC Parce demanderesse.-vs- LES CONSTRUCTIONS DE VERSAILLES.Partie défenderesse.Le 28iême jour du mois de pn 2002.é l':0C heures de l'avanl-midi a a place d'affaires de la partie défenderesse située au 16.de l'AKaza' Biainviie.Quéoec.district de Terreoonne.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de a partie céfenoe-resse, saisis en cette cause, consistant en 1 génératrice Powerta-se 5000 #68848; f génératrice Honda 5000: 1 compresseur Ma-gneteck sur roulettes: f écnelle orange: 1 Pick Up Sierra GMC.vert # plaque FX95061, # série; Dams l'affaire de la FAILLITE DE i RICHARD BARRIAULT 1245 rue Girard St-Hubert (Qc) J4T 1H3 AVIS est par les présentes donné que Richnrti Barnaul! a fait cession de ses biens le 5 juin 2002, et que la première assemblée a lieu le 26 juin 2002, à 14 h OO, au 7100, rue Jean-Ttdon Est, bureau 600, Anjou |0c| HIM 3S3.Dole te 6 juin 2002.Johanne Serpone, CIR P Le Groupe Serpone, Syndic de Faillite Inc.7100, rue Jean-Talon Est Bureau 600, ANJOU (Québec) HIM 3S3 Tél.: 3SS-6SS3 Téléc.: 3SS-8423 " AVIS AUX ^ CRÉANCIERS ‘ DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : 9112-961.1 QUÉBEC INC.Auvent-enseigne Pko-creatioss, sociélé légalement constituée ayant son siège social et sa place d'affaires au 9350, bout Langelier à Sl-Léonard (Qc) HIP 3H8 et opérant sous la raison sociale «Auvent-Enseigne Pro-creadons Inc.».Avis est donné que 9112-9643 QUÉBEC INC./ AUVENT-ENSEIGNE PRO CREATIONS a fait cession des ses biens le 5' jour de juin 2002 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26 juin 2002 à 10 h 00 de l’avant-midi, au bureau du syndic, 50, Race Crémazie Ouest, bureau 404, Montréal (Qc) H2P2T6.Daté à Longueuil (Québec), ce 11 juin 2002.JEAN FORTIN fa associés syndics 2360, Marie-Victorin Est bureau 200 Longueuil (Québec) |4G 9B5 Tél.: (450) 442-3260 1 n\;il * Drtimmomhillc Montréal • Longueuil Sorel • St-llyaciiithe Si-.loan • ( hàleatigua> I rois-Rivières AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEUCES DE TOHBÈÊ Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications bu lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet ; www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@ledevoir.com RESTO-Casino inc.APPEL DE PROPOSITIONS N° 02-512 FOURNITURE DE MÉLANGES À MUFFINS POUR LES CASINOS DE MONTRÉAL ET DU LAC-LEAMY AINSI QUE POUR L'HÔTEL HILTON LAC-LEAMY Clôture: le 15 juillet 2002,11 h, heure locale Resto-Casino inc., filiale de Loto-Québec, désire recevoir des offres relativement à la fourniture de mélanges à muffins pour les casinos de Montréal et du Lac-Leamy ainsi que pour l’hôtel Hilton Lac-Leamy.Les fournisseurs peuvent obtenir l’information sur l’appel de propositions en visitant le site Internet de l’entreprise: ou en se présentant à: Direction de l’approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, 18B étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Du lundi au vendredi entre 9 h et 12 h et entre 13 h 30 et 16 h Émis le 15 juin 2002 AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire des faillites de : LUCIA DEL VECCHIO, enseignante - domiciliée et résidant au 467, Notre-Dame à St-François du Lac (Québec) JOG 1M0.Avis est donné que LUCIA DEL VECCHIO a fait cession de ses biens le 4r jour de juin 2002 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25 juin 2002 à 10 h 00 de l’avant-midi, au bureau du Syndic 2360, Marie-Victorin Est, bureau 200, Longueuil (Québec).MAISON VOTRE BEAUTE INC., société légalement constituée ayant son siège social et sa principale place d’affaires au 6977, St-Denis, Montréal (Québec) H2S 2S5.Avis est donné que MAISON VOTRE BEAUTE INC.a fait cession de ses biens le 5{ jour de juin 2002 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26 juin 2002 à 11 h 00 de l’avant-midi, au bureau du Syndic 50, Place Crémazie Ouest, bureau 404, Montréal (Québec).Daté à Longueuil Québec, ce 10 juin 2002.JEAN FORTIN Brunswick POSSIBILITÉS D’EMPLOI -Nous offrons l’Egalité d’accès à l’emploi- Selon le nombre de candidatures au{x) concours suivant(s), les exigences concernant les années d’expérience et la scolarité peuvent être accrues.AGENT OU AGENTE PÉDAGOGIQUE PROGRAMMES ET SERVICES EN ADAPTATION SCOLAIRE Ministère de l’Éducation Fredericton (Échelle salariale 6) Le secteur des Services éducatifs francophones (Services pédagogiques) du ministère de l’Éducation, à Fredericton, employeur assurant l’égalité d’accès à l’emploi, est à la recherche d’un agent ou une agente pédagogique.FONCTIONS : La personne choisie sera responsable de la planification et de l’élaboration des programmes et des services en adaptation scolaire au plan provincial.Elle veillera à l’administration provinciale de ces programmes et services et sera appelée à siéger à divers comités professionnels et à faire un certain nombre de déplacements à l’intérieur de la province.D’autres tâches connexes relevant de la Direction des services pédagogiques pourraient s'ajouter à celles déjà énumérées.CONDITIONS DE CANDIDATURE : Les personnes intéressées doivent avoir un diplôme universitaire au niveau de la maîtrise en éducation avec spécialisation en adaptation scolaire et posséder au moins cinq (5) années d'expérience en enseignement dans les écoles publiques.La personne choisie aura su démontrer les connaissances, les aptitudes, les habiletés et les capacités requises pour la réalisation des tâches décrites ci-haut ainsi qu'une compatibilité personnelle et professionnelle pour ces tâches de même qu'une bonne connaissance du système scolaire et des principes pédagogiques et administratifs établis par le ministère de l'Éducation.Elle devra posséder une connaissance des différents syndromes et handicaps et de la philosophie de l’inclusion.Elle devra connaître les principales caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage et d'adaptation, des élèves ayant des troubles du comportement et des élèves ayant un handicap quelconque et les interventions appropriées pour répondre à leurs besoins.L'équivalent en formation et en expérience pourrait être considéré.La maîtrise du français, à l'oral et à l'écrit, est essentielle.Les candldat(e)s sont prlé(e)s d'indiquer clairement dans leur demande comment ils/elles ont acquis les compétences et aptitudes requises pour ce poste.ÉGALITÉ D'ACCÈS À L'EMPLOI TRAITEMENT : De 1 907 $ à 2 623 $ à la quinzaine.Il faut faire parvenir votre demande au plus tard le 28 juin 2002, en indiquant le numéro de concours 02-2000-013, au Ministère de l'Éducation, Direction des ressources humaines, Place 2000, 250, rue King, 38 étage, C P.6000, Fredericton, NB, E3B 5H1, télécopieur : (506)444-4761.Carrières 'professions RENSEIGNEMENTS : Christiane LEGAULT : 514985.3316 j clegault@ledevoir.com Université du Quebec a Rimouski Professeure ou professeur substitut en études littéraires Les activités d’enseignement de la personne retenue porteront sur la critique littéraire ou l’histoire littéraire.Elle devra mener ses propres travaux de recherche et, éventuellement, participer à ceux des équipes départementales; encadrer les étudiants dans la poursuite de leur programme (baccalauréat, maîtrise et doctorat); participer aux différents organismes de l’Université et, éventuellement, assumer des responsabilités administratives.Exigences • Niveau de diplomation : Doctorat • Domaine de diplomation : Lettres ou études littéraires • Secteur de spécialisation et secteur privilégié de recherche : Critique littéraire ou histoire littéraire Date d’entrée en fonction : 1" août 2002 Traitement : Selon la convention collective en vigueur.Les personnes intéressées à ce poste doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 h le 2 juillet 2002 à ; M.Paul Chanel Malenfant, directeur, Département de lettres, Université du Québec à Rimouski, 300, allée des Ursulines, Rimouski (Québec) G5L3A1.Note : Toutes les personnes qualifiées sont invitées à poser leur candidature, mais la priorité sera donnée aux Canadiens et aux résidents permanents.Centrale des syndicats du Québec CSQ La Centrale des syndicats du Québec est à la recherche d’une personne pour occuper le poste suivant: CONSEILLÈRE OU CONSEILLER EN ÉDUCATION POST SECONDAIRE.MANDATS; • Conseiller la Centrale en ce qui concerne les projets et politiques gouvernementales relatives aux secteurs d’enseignement collégial et universitaire; • conduire ou effectuer des recherches en relations avec l’enseignement, l’organisation des réseaux ou toute autre question pertinente; • faire ou appuyer les interventions de la Centrale en matière d’éducation.QUALIFICATIONS: • Formation universitaire de 1" cycle directement pertinente ou une combinaison de formation et d’expérience équivalente; • connaissance des secteurs collégial et universitaire; • bonnes pratiques de recherche; • grande facilité de communication.LIEU DE TRAVAIL: Montréal CONDITIONS DE TRAVAIL: Selon la convention collective en vigueur.Nous vous prions d'acheminer votre curriculum vitae avant le 5 juillet 2002 à la Direction des ressources humaines de la CSQ au 320, rue St-Joseph Est, Québec (Québec) G1K 9E7 ou par courrier électronique à l’adresse suivante: ressourceshumaines@csq.qc.net et également de spécifier votre accord à ce que la Centrale prenne des informations d’une tierce personne.De plus, nous tenons à souligner que la CSQ respecte les principes d’égalité en emploi.Il est également à noter que le processus de sélection s'enclenchera au mois d'août 2002.CBC Radio-Canada CHEF DES ÉMISSIONS RADIO, VANCOUVER POSTE: Relevant de la direction régionale de la Radia française de Vancouver, le/la titulaire devra planifier, organiser ef diriger les activités nécessaires à la réalisation des émissions régulières et spéciales en matière de gestion des ressources matérielles (techniques) et humaines de production et ce, en étroite collaboration avec la production régionale et nationale.PROFIL DE COMPÉTENCES : La personne recherchée possède une formation universitaire dans un domaine relié à l’emploi et une expérience d'au moins 5 ans en production rod» ainsi qu'en gestion.Cette personne possède une connok-sance supérieure et opérationnelle des techniques et technologies du son, de la radio (production et diffusion), de l'informatique (rodiotique, quincaillerie et logiciels, outils bureautique).De plus, elle a su démontrer ses aptitudes en gestion de personnel et en gestion financière.Des connaissantes en rotations de travail permettraient de bien conjuguer aver les conventions en vigueur La personne devra agir à Ntre d’agent de changement en proposant de nouvelles approches et façons de faire tant en administratian qu'en production.RÉMUNÉRATION : Solaire : 60,000$ - 93,000$ selon l'expérience Endroit : Vancouver Veuillez faire parvenir votre candidature accompagnée d’un curriculum vrtoe récent avant le 29 juin 2002 6 l’attention de : Ressources humaines Offre d’emploi J09-2002 Korine Chevalier Société Radio-Canada 1400, haul.Rene Levesque est Montréal.Québec H212M2, (Télécopieur : 514 597-4562) SmmImS Ib pVIMNRMR FR9RDU@5 BH Carrières «professions L(fc ÉDITIONS ^ = » | j Maison d’édition JJJJJUm Sfyédaliséc dans la publication de matériel didactique — FRANCE jwa' fiiiruM.Y préscolaire, primaire et secondaire recherche Représentants(es) • Automobile requise • Disponibilité pour voyager • Excellente aptitude à communiquer • Planifie son travail de façon autonome • La connaissance de l'anglais serait un atout RENSEIGNEMENTS ; Christiane LEGAULT : 514.985.3316 clegault@ledevoir.com FAIRE PARVENIR VOTRE C.KÀ : Monsieur Gaétan Dufour, Vice-président Recherche, développement et commercialisation 9900, avenue des Laurentides.Montréal-Nord (Québec) HIH 4V1 Courriel çduionii8inmic-frgm,c,ui.s.a Télécopieur : (514) 329-0630 Conseil des arts et des lettres du Québec Directrice ou directeur des arts visuels, des arts médiatiques et de la littérature Le Conseil des arts et des lettres du Québec est une société d’État dont le mandat vise à soutenir le développement et la diffusion des arts et des lettres dans toutes les régions du Québec.Son rôle et son action découlent de la Politique culturelle du Québec, laquelle place la création au cœur du développement des arts et des lettres.Attributions : Sous l’autorité de la présidente-directrice générale, la directrice ou le directeur des arts visuels, des arts médiatiques et de la littérature a pour mandat de diriger et de coordonner, dans le cadre du plan d’activité du Conseil, la gestion de tous les programmes de bourses et de subventions destinés aux artistes professionnels, aux organismes artistiques, aux associations professionnelles, regroupements nationaux et organismes de services oeuvrant dans les domaines des arts visuels, des arts médiatiques et/ou de la littérature.Elle ou il doit être en mesure de poser un diagnostic clair sur l’évolution des secteurs relevant de sa juridiction, de définir les orientations et priorités d'action et d'élaborer les programmes d’aide financière permettant le développement de ces disciplines artistiques.En outre, elle ou il procède à l'actualisation régulière des programmes, réalise les activités de consultation, de concertation et représente le Conseil auprès des clientèles de son secteur d'activités êt des divers partenaires.Enfin, elle ou il agit à titre de conseiller(ère) stratégique auprès des membres de l’équipe de direction et du conseil d’administration sur toute question relative aux responsabilités de gestion qui lui sont confiées et au développement des disciplines artistiques relevant de sa compétence.Conditions d’admission : Détenir un diplôme d'études universitaires de premier cycle dans une discipline pertinente aux attributions de cet emploi dont l'obtention requiert un minimum de seize (16) années d'études ou l'équivalent.Posséder une expérience pertinente d'au moins huit (8) années dans l’exercice d'activités de niveau professionnel ou d'encadrement comprenant : a) un minimum de trois (3) années d’expérience reliées aux arts et aux lettres, notamment dans les secteurs d'activités des arts visuels, des arts médiatiques et de la littérature, b) un minimum de deux (2) années d êxpérience dans des activités d’encadrement et de gestion.Une excellente maîtrise de la langue française, parlée et écrite, est obligatoire.Une connaissance de la langue anglaise, parlée et écrite, est souhaitée.Profil recherché : La ou le titulaire doit faire preuve de loyauté face aux orientations et aux décisions du Conseil Elle ou il doit aussi faire preuve de discernement, de tact et de discrétion dans ses relations avec les clientèles et les différents intervenants.Elle ou il doit être polyvalent(e) et autonome; posséder un bon sens de l'initiative et de l'organisation; et faire preuve de rigueur, de transparence et d'équité.Lieu de travail : Québec Classification : Lieu de travail : Période d'inscription : Jusqu’au 1" juillet 2002 Secrétaire du Conseil Le Conseil des arts et des lettres du Québec est une société d'État dont le mandat vise à soutenir le développement et la diffusion des arts et des lettres dans toutes les régions du Québec.Son rôle et son action découlent de la Politique culturelle du Québec, laquelle place la création au cœur du développement des arts et des lettres Attributions : Sous l’autorité de la présidente-directrice générale, la ou le secrétaire du Conseil assure l'organisation et le bon déroulement des travaux du conseil d'administration, du comité exécutif et du comité de gestion du Conseil: elle ou II prépare l'ordre du jour et coordonne la préparation des documents soumis au conseil d'administration et aux différents comités; elle ou il élabore les règlements de régie interne du Conseil et s'assure de leur respect, elle ou il assure l'intégration, la cohérence et le suivi des recommandations de ces comités.De plus, elle ou il est responsable du suivi de la mise en oeuvre du plan d’activité du Conseil.Enfin, elle ou il réalise des études, des analyses ou des synthèses de dossiers et propose des stratégies d’intervention concernant ses activités; elle ou il élabore et recommande toutes mesures ou outils de travail susceptibles d’améliorer le bon fonctionnement du conseil (f administration et des dtvers comités.Conditions d'admission : Détenir un diplôme d’études universitaires de premier cycle dans une discipline pertinente aux attributions de cet emploi, notamment en droit ou en sciences politiques, dont l’obtention requiert un minimum de seize (16) années d'études ou l’équivalent Classification ; Lieu de travail : Appels de candidatures Posséder une excellente connaissance des milieux artistiques et culturels Posséder une expérience pertinente d'au moins huit (8) années, dont deux (2) années au sein de fonctions d'analyse et d'organisation du travail.Une excellente maîtrise de la langue française, parlée et écrite, est obligatoire.Une connaissance de la langue anglaise, parlée et écrite, est souhaitée.Profil recherché : La ou le titulaire doit avoir un souci de loyauté face aux orientations du Conseil, faire preuve d'un sens politique, de discrétion, de discernement et de tact dans ses relations avec les différents intervenants, être capable de travailler sous pression, être reconnu(e) pour son autonomie et sa souplesse Son travail demande une bonne capacité de travailler en équipe, un bon sens de la planification, de l'organisation et de la création, ainsi que de très bonnes capacités de communication, d'analyse, de rédaction et de synthèse Agente ou agent de recherche et de planification socio-économique Montréal Période d'inscription ; Jusqu’au t- juillet 2002 Chargé(e) de programmes (Arts visuels et arts médiatiques) Direction des arts visuels, des arts médiatiques et de la littérature Le Conseil des arts et des lettres du Québec ni une société d'État dont le mandat vise à soutenir le développement et la diffusion des arts et des lettres dans toutes les régions du Québec.Son rôle et son action découlent de la Politique culturelle du Québec, laquelle place la création au cœur du développement des arts et des lettres.Attributions : Sous l’autorité de la directrice ou du directeur des arts visuels, des arts médiatiques et de la littérature, la ou le titulaire participe à l'élaboration des orientations, stratégies et plans d'action des secteurs artistiques concernés et gère les programmes de bourses aux artistes professionnels et de subventions aux organismes artistiques des secteurs en conformité avec les politiques, directives, normes, barèmes et modalités de gestion en vigueur.Conditions d'admission : Détenir un diplôme d’études universitaires de premier cycle dans une discipline pertinente aux attributions de cet emploi dont l'obtention requiert un minimum de seize (16) années d’études ou l'équivalent dans les domaines des arts visuels et des arts médiatiques.Posséder une expérience d'au moins cinq (5) ans ayant permis à la candidate ou au candidat d’acquérir une connaissance approfondie des réalités, dés problématiques et des tendances liées aux domaines des arts visuels et des arts médiatiques au Québec et sur le plan international 0e l’expérience en gestion des demandes de bourses aux artistes professionnels et de subventions aux organismes artistiques est un atout.Posséder une excellente maîtrise du français parlé et écrit ainsi qu’une bonne connaissance des logiciels informatiques Word et Excel.Une connaissance d’un logiciel de gestion des demandes de bourses et de subventions est un atout.Profil recherché : La ou le titulaire doit avoir un souci de loyauté face aux orientations et aux décisions du Conseil, taire preuve de discrétion, de discernement et de tact dans ses relations avec les différents intervenants, en plus d'être capable de travailler sous pression, d'être reconnu(e) pour son autonomie et sa souplesse Son travail demande une bonne capacité de travailler en équipe, un bon sens de la planification et de l'organisation, ainsi que de très bonnes capacités de communication, d'analyse, de rédaction et de synthèse.Agente ou agent de recherche et de planification socio-économique Québec Période d'inscription : jusqu'au f juillet 2002 Inscriptions et renseignements : Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae au Conseil des arts et des lettres du Québec, à l'attention de Céline Huot, conseillère en ressources humaines agréée, Direction de lé coordination et de l'administration.Tél.: (418) S28-21M -Télécopieur : (411) S28-2327.Québec SS On prépare l'avenir www.calq.gouv.qc.ca B 8 LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2 0 0 2 LE MARCHE BOURSIER KM Mm mi in m» «k r OBC18 Ô85C 24,650 24500 24 500 0 000 ¦ CI8C19 %6ÛC 25550 25 450 25 550 +0 100 CIBC21 385C 27.050 27 000 27.050 +0.150 CI9C23 51900 26200 26000 26,200 +0.100 G DSC 24 8173 25,800 25400 25J00 +0.150 S ciBcas 110443 25 450 25300 25450 *0,100 G CUeCt* 13045 27 400 26 900 27 050 -0 200 G CNFtik 182572 76 450 75290 76050 -0.230 G C4fiN*ft« 340451 49 MÛ 48.370 48400 -0.600 • CPR* 409745 35 340 34,500 34,550 -0 450 G CStmrnro 588383 3 050 2 800 3,020 +0.220 S CdnTn 650 «i» «OOO «250-1 000 6 CTreA» 396006 30 300 30 050 30 26C -0 680 G CUtoAt 28261 56.100 57.100 57,300 D200 G CUBIB 600 58.200 57,450 57.450 0 000 G CdnWsBk 7654 27.190 26,600 26 650 -0 490 G CdrWoric 49 0,000 0,000 0.000 0,000 G CbnZo 39000 0.295 0,285 0.285 -0 005 G CanamAf 4206 8.850 8,390 8 400 +0,040 Canarco 42000 0,460 0.400 0.460 +0,060 G CanCapp 900 25.000 25,900 26 QfJO 0,000 G Cancorg 85000 M« 0,7« 02« 0,000 6 Cantor 109739 11 650 11, 8.400 7 500 ) 25,050 25.000 ) 13,920 13.330 ) 12,750 12^60 ) 0250 0210 0.960 Q.00C 22.50C 1000 24 3QC 3.000 25400 +1150 5200 4,170 96.000 -1.030 1570+0470 7250+0.750 2390+1030 96500 451C 2570 4,330 10,300 4.200 4210 +0.010 0.750 +0 320 18250 4.400 1010 4.020 3.950 4.05C 0,150 4,010 1 000 0 000 6,620 4,350 8.880 4 440 8.050 4.070 25.000 0 000 1355C *0.140 12300 +0,050 0250 +0010 DEBENTURES 10 93.000 93.000 93,000 0,000 45 75.000 72.000 75,000 -2,000 10 103250133250103250 -1 550 21 73 600 73.600 73.600 +0,600 9 79.000 79,000 79.000 -1.000 65 93.000 93.000 93.000 4.500 22 101,500101.500101.500 4250 20 98 750 97.500 98,750 +1.750 10 86.000 86 000 86.000 -1,900 17 85.00C 85.000 85.000 0,000 110 102,000101,000101.000 -2,000 211 84.990 83.250 83,550 +0.550 55 102,500102.350102.350 4.650 13 102.500102,000102,000 -1.000 15 88,000 88,000 88.000 +1.000 55 126,100126.100126,100 -1.150 56 109.000109.000109,000 0,000 175 104,500104,000104,000 4,250 2 106,750106,750106,750 4,250 15 107,500106,000106,000 -1.000 690 85.750 85,300 85,300 4,450 69 149250149,250149.250-12,750 30 73.000 73,000 73.000 -2,000 303 116,500116,000116,500 0.000 53 91,000 91,000 91 000 +0,500 293 108,000107,500107,500 4,500 DEBENTURES (en fonds américains) Agmco E d 98 126,000123 000123,000 +3,000 Huncann 80 100,000 99,500 99,500 -1,500 UNITES PARTAGÉES AGFMstru Amalgau Cl Master u Fidelty 93 j Fidelity 96 u F Chicago u GazMtrou Global Ip u Holing Cn 1 272 4,800 4.800 4.800 +0.050 1200 2,200 2,200 2,200 0.000 1410 2,950 2,950 2,950 +0,040 5000 4,000 4.000 4,000 -0.500 250 8,250 8,250 8,250 +0.050 16650 8,500 8,300 8,450 -0.010 21961 17,850 17,620 17,800 0,000 8215 1.450 1,390 1.450 +0,050 1400 0,730 0,730 1730 ¦0,030 130553 6.800 6.720 6.770 +0,020 1260 5,700 5,650 5.700 •0,100 1000 3,200 2,800 3.200 +0,770 258 20,350 20.350 20.350 -0,040 35850 8,950 8,750 8.750 -0.120 21822 32,950 32,600 32,900 +0,150 7489 9,090 8,780 9.000 +0,010 4600 15,130 15,000 15.130 +0,010 UNITES EN FIDUCIE Arctic u AtlasCu BPIGMu Bonterr un BoralxPu Bromptn u Ccsun CRSIIIu C Trust un CAptmntu Cdn Hotel u COHSndu CR estate u Con Res u Citadel u Citadel Hu Citadel tru Citadel S u Clean Pw u Cominar u Compass u Connor C u ConnorCL u Connors B u DDJ Cdn u Digital Wu Divers! Uu Enrplsu Enervst u Firm Cap u FAsiau F Premi u FPrem us u FPrmou Foremost u Freehold u Global Pis u GL Hydro u H&Ru Halterm u HCare bio u IAT Air u IPCun Incom FP u income Fn u Ipertormu Ig5s iglOs Labradoru Legacy Hu Lvngsn I u Mcknz Inc U ManulifA Midlehdhu Morgrdu Multi Fnd u MvdasFnu NALOdu NCEPtru Nee Su New Mill u North Wst u NorPptyu Northland 1: Northwtru Oceanexu PRTForu Pembma u Pngrwthu Pnmwstu Pro-ams Pro-ams b ProvMntu Resident! u Rebrmnt u RioCanu Rogers Su Ryl Host u SCIu Sage High u Sentry BCu Sentry du Sentry SFu Sentry g u Stomnbku Sixty Ptsu Skvtonu STaRSu Summit u Sun Srou Superior u Tr3Tn«Ju Taylor ngl Tnaxcar u Tnaxtecu RiaxCMu Tnaxu Ultima uo VeraacMu Viking u Westshor u World stu YMretru Yield M u 14600 34255 351544 7965 6008 73467 10735 37508 70060 8930 1100 16863 24498 7116 4700 42245 1606 57977 11,800 11.700 11,750 +0,060 10,480 10,430 10,430 0.000 12,300 12,200 12,280 +0,010 13.150 13,050 13,100 +0,050 22,950 22,000 22,020 4,980 4.540 4,470 4,500 0,000 10.450 10,350 10,400 +0,050 11,600 11,450 11,600 +0,200 9,700 9.630 9.700 +0,040 14,100 13,850 14,000 4,110 15.450 15,450 15.450 4,700 8.900 8,850 8,900 +0,100 11.540 11 390 11,500 +0,020 7,880 7,760 7.790 4,110 10,050 9.900 10,050 +0,100 10.900 10,630 10,800 +0,240 10.150 10,000 10,000 4,100 15,740 15,200 15,650 +0,550 4300 31,250 31,250 31,250 +0,050 6218 8,250 8,220 8,220 4,080 69812 13,950 13,750 13.870 +0,070 27300 9,220 9,070 9,100 4,090 32451 42,700 41,400 42,250 4,050 46333 13,280 13,250 13,270 4,010 5293 9,090 9,050 9,090 +0,090 16403 9,890 9,770 9,840 4.080 3030 26,950 26,800 26,800 0,000 3360 29,000 28,350 28,350 4,900 11590 25,150 25,000 25,110 +0,110 27725 10,380 10,300 10,340 4,030 38935 12,280 12,200 12,200 +0,050 17600 9,900 9,850 9,900 +0,050 3250 22,000 21,650 21,700 +0,100 1000 24,500 24,500 24,500 +0,100 46555 11,700 11,600 11,650 4,050 5350 18,100 17,900 18,080 +0,030 15700 4,480 4,030 4.260 +0,060 2100 25,250 25,250 25,250 4,250 09103 27,150 26,800 27,130 +0,180 111990 7,070 6,940 6,970 4,020 11060 10,050 9,920 10,000 4,050 3100 6,300 6,250 6,250 4,050 7050 21,350 20,700 21,190 4,070 24121 15,200 15,000 15,060 4,130 9,100 9,100 9,100 +0,040 6,900 6 900 6,900 0,000 10,690 10,570 10,610 +0,040 17000 14,700 14,110 14,250 4,500 38990 14,090 14,000 14,040 4,010 500 1700 9778 303473 3000 3000 2100 3050 14,380 14,190 14.250 +0,070 8,610 8,550 8.550 4,050 2,890 2,600 2,600 4,240 12,250 12,250 12,250 +0,050 10,900 10,800 10.800 4,010 6820 21,300 20,800 20,800 4,700 8547 22,100 21,750 21,950 4,150 28160 9.980 9,900 9,930 4,050 28.200 28,100 28,200 +0,150 27.000 26,950 27,000 +0,200 14,850 14,700 14,820 +0020 8,580 8,450 8,530 +0,170 11.000 10,650 10,850 4,050 4,540 4,410 4.500 0,000 96,500 96.000 96,000 4,500 7,400 7,260 7,400 0,000 9,150 9,100 9,100 4,050 6,500 1360 6,500 +0,200 12593 700 7694 141541 16055 5100 21000 4100 12530 21000 13902 24,900 24,500 24,900 4,100 69373 46788 300 1890 8663 23839 33704 2832 36110 4000 166166 131749 519498 43265 60875 284828 13355 97390 228897 15650 41752 12200 4400 5652 133032 1528 6020 151168 10036 10320 10547 37967 90820 93878 2790 1900 6147 5350 19675 29454 22006 9.900 9,710 9,760 4,090 12,400 12,210 12.250 4,110 9.250 9,250 9,250 +0,500 8.250 8,250 8,250 0,000 19,950 19,940 19.950 +0,020 11.060 10.950 10,990 4,020 10.990 10,810 10,940 +0,040 17,500 17,300 17,450 4,030 12.990 12,500 12,500 4,140 9.900 9850 9.850 4,150 11,540 11,350 11,500 +0.030 15.250 15,000 15,100 4,120 6.950 6 850 6,900 +0,030 18,910 18.860 13.880 +0,020 19.000 18,900 18.930 +0,020 10.740 10,550 10,600 0,000 14,640 14.550 14,600 +0,090 12,530 12500 12,500 0,000 13.000 12,910 12,950 +0,050 4,770 4,710 4,720 0,000 6.900 6,690 6.790 4,010 11.340 11,100 11,300 +0,200 12,990 11960 12,900 4,090 19.900 19,650 19,750 4.200 4,660 4,600 4.640 +0.050 20.200 19,850 19,850 4.350 20.950 20,750 20.850 +0 050 14.740 14.500 14,550 4.050 20,210 20,010 20,160 4.290 24,800 24,700 24,700 4,100 10.000 9.950 10,000 0,000 15,690 15,590 15.690 *0,120 10.590 10.500 10 520 +0.020 19,130 18,900 19.000 +0,030 7.750 7,600 7 600 4,050 4.680 4,650 4.550 +0,020 19,070 11570 19,070 +0,170 17.590 17,410 17,560 +0,050 20.240 20,120 20.200 0,000 8.150 1110 8,120 0.000 5,440 5,380 5,440 +0.030 8.390 8,300 1350 +0,100 7,490 7,300 7,490 +0.100 6,230 6,150 1230 +0.030 13.250 13,050 13,250 0,000 19.560 19,550 19.500 +0,030 17.750 17,750 17.750 0,000 TRANSIGE en fonds américains 9k Mtl '0 BusDevn ClîExch CIBC16P CNRüp CaribenU Echo 6 w European 0 GoMcorpu tncoEp RyBkK SNPMA SNPHp snpcm) SNPCipp TOBkG 13725 25,550 25,250 25.550 +0.220 500 6.550 6.550 6.550 4,150 9,890 9.350 9.690 +0,220 350 26.250 26250 26.250 0,000 200 63,010 63 010 63.010 -1,990 2480 12,140 12000 12.000 4.150 1450 0385 0.385 4.010 0.750 0 090 0.700 0.000 6.250 6.000 6.250 +0.270 2900 48,750 48.500 46.750 +0,150 1681 25,990 25,670 25,000 +0,040 4095 7 000 6,650 6.650 0.000 2450 25.100 25,060 25.060 0.000 2700 46440C 94200 200 11915 5 500 5.310 5,500 4 050 2243 25,000 24,910 25.000 0,000 9066 25.000 25,260 25,260 +0,040 MM 0 23000 0.100 0,100 0.100 0 000 Vers US u 900 21.300 21,100 21.300 4.060 AUTRES OÉIENniRES CMC ntl 750 7010 6.S60 6 560 4.890 Toronto Ces titres, transiges nier sont présentés er orQre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens Les lettres a et b différencient les categories d'actions ordinaires sans droit de vote f= action ordinaire sans droit oe vote ou a droit de vote subalterne; p ou 0= actions assujetties à des règlements spéciaux.pr= actions privilégiées r= actions privilégiées dont le dernier dividende n a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot bnsé Les cotes Toronto New York tsx JfffL.^ow Jones 7249,02 xjpr 9474,21 Dollar Or 1S canadien à New York 64,70pus 319,10$us' Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Ainque Su Sud (randl Arabie Saoudite inyal) Argentine (peso! Australie (dollar} Bahamas (dollan Sarbade (dollar) Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Chine (renminbi) Colombie (peso) Corée («on) Costa Rica (cote)) Égypte (livre) États-Unis (dollar) Europe (euro) Haiti (gourde) Hong Kong (dollar) Hongrie (forint) Inde (roupie) Indonésie (roupie) 0.1591 Iswl (shekel! 0,3196 0.4263 Jmigue (dollar) 0.0346 0,45001 Japon (yen) 0,012450 0,9096 Liban (livre) 0,001047 1.5566 Maroc (dirham) 0.1441 0.8037 Mexique (peso) 0,1696 1.5566 Nouvelle-Zélande (dollar) 0.7863 0,5824 Philippines (peso) 0.0314 0.6015 Pologne (zloty) 0.3935 0.00238 Pérou (sol) 0.4569 0,1924 Royaume-Uni (livre) 2,2328 0,000677 Rép.dominicaine (peso) 0.0921 0,001290 Rép.tchèque (couronne) 0,0494 0.004434 Russie (rouble) 0,0504 0,3429 Singapour (dollar) 0,8819 1.5457 Suisse (banc) 1,0135 1,4619 Suède (couronne) 0,1641 0.0582 Taiwan (dollar) 0,0467 0.2034 Thaïlande (baht) 0,0374 0,00622 Tunisie (dinar) 1,1147 0,0332 Ukraine (hryvna) 0,2972 0,000190 Venezuela (bolivar) 0,00138 Coup d’œil TORONTO S&P TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours Afiik j -7500.00 7000.00 f -6500.00 Jui AoC Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mai Avr Mai J 14 Jun 7249.02 La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX Canadian Smallcap Canadian MidCap 60 Index 60 Capped Index Cdn Consumer Discretionary 9382 Cdn Consumer Staples Cdn Div Metals & Mining Cdn Energy Cdn Financials Cdn Gold Cdn Health Care Cdn IT Cdn Industrials Cdn Materials Cdn Real estate Cdn Telecomm Services Cdn Utilities Canadian Venture S&P CDNX Le Marché Américain 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX S&P 500 NASDAQ Les plus actifs de Toronto 133280 7249.02 -34.58 -0.5 40397 502.27 -4.29 -0.8 16601 473.69 -6.32 -1.3 76281 406.47 -1.05 -0.3 76281 449.47 -1.17 -0.3 ry 9382 85.47 -1.42 -1.6 4188 169.57 -0.24 -0.1 3263 144.14 -3.43 -2.3 6571 125.85 +0.16 0.1 16478 111.18 -1.21 -1.1 19074 200.96 +10.35 5.4 2239 64.39 +0.41 0.6 31990 19.54 +0.09 0.5 8690 89.13 -0.62 -0.7 28513 139.42 +0.61 0.4 353 115.01 +0.34 0.3 3176 42.72 -0.59 -1.4 1050 138.20 -0.84 -0.6 18110 n 1196.53 +12.72 1.1 286915 9474.21 -28.59 -0.3 16455 2673.14 -31.68 -1.2 22036 276.60 -1.92 -0.7 325407 2773.92 -16.14 -0.6 * 540.25 -1.29 -0.2 * 905.39 -2.08 -0.2 * 1007.27 -2.29 -0.2 * 1504.74 +7.88 0.5 Volume Compagnies (OOO) BELL CDA INTL INC 18210 TVX GOLD CP KINROSS GOLD CP TOR BK PLACER DOME INC ASSANTE CP BARRICK GOLD CP Haut ($) Bas ($) Ferm.($) Var.l 25265 2.56 2.25 256 +0.11 4.5 18210 0.01 0.00 0.01 8458 2.22 2.03 2.07 +0.07 3.5 6853 3.57 3.27 3.30 +0.05 1.5 5933 35.37 34.85 35.15 -0.34 -1.0 4946 19.70 1880 19.60 + 1.30 7.1 3525 8.64 8.22 8.64 +0.42 5.1 3447 31.05 30.25 30.86 +1.55 5.3 B 3377 16.11 15.40 15.69 -0 56 -3.4 JC 3105 0.17 0.17 0.17 +0.01 6.3 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) ($) (%) WILLIAM 2241 O.OI O.OI 0.01 -0.01 -50.0 FRONTIER PACIFIC 1000 0.11 0.11 0.11 DISCFACTORIES CP 820 0.15 0.11 0.12 +0.02 20.0 AMER BONANZA GOLD 725 0.21 0.19 0.20 NAVIGATOR EXPLO 679 045 0.40 0.44 PAN ASIA MNG CP 618 006 0.05 0.06 +0.01 20.0 KENSINGTON RES 501 1.20 1.01 1.14 +0.01 0.9 SADDLE RES INC 457 0.52 0.51 0.52 +0.01 2.0 INTL WAYSIDE GOLD 425 0.17 0.16 0.17 +0.01 6.3 AVENTURA ENERGY 412 0.36 0.33 0.33 -0.02 -5.7 decisionplus.com WMTîi Procurez vous une Vision du marché boursier Télé phone: (514) 392-l3(*h • Sans frais: l-HTT-.WZ-Mht» www.marketvisionplus.com INDICES QUEBEC 14 juin 2002 Fermeture Variation journalière Variation journalière (H) Vanation depuis le 1er janvier IQ-30 1044,76 -7,34 -0.70S -0,66% IQ-150 1032.86 -10.83 -1.04S ¦0,68% 1150.00 1100.00 1050.00 1000.00 950.00 900.00 850.00 V i»âo] i l i i I ! I 1 I i , CfNIK o iKiirsf tr of suivi | Df t INDICf QUfèfC Une initiative du Département de finance de rUniveraité de Sherbrooke et de l'IRÉC.Indice - Québec 9 (le A oo) www.kj30-foIS0.ono f LE DEVOIR.LES SAMEDI E I D I NI A N (' H E I ti .1 1 I X 2 O O J Bâtir son portefeuille au jour le jour sur Internet avec.—-?LE DEVOIR *- ECONOMIE B « .Claude Chiasson Pour s'inscrire: www.globetrotter.net/proplacement Les unités de fiducie ne valent pas de bonnes obligations Nous sommes âgés de 61 et 68 ans, à la retraite depuis dix ans.Nous avons tenté d’explorer le marché boursier pendant quelques années, sans résultats exceptionnels.Au 30 septembre 2000, nos portefeuilles de FERR et de REER étaient constitués à 88 % d’obligations municipales, provinciales et démunies, à 2,5 % d’actions canadiennes (deux banques) et à 9 % de liquidités.L’échéance s’échelonnait sur une période d’environ sept ans et les montants étaient presque également répartis entre les diverses échéances.Les montants disponibles chaque année dépassaient largement le montant de nos responsabilités budgétaires et fiscales.Le rendement moyen étajt de plus de 12 %.A cette date, notre courtier a quitté son poste et nous a référés à un collègue.Ce dernier nous a convaincus de diversifier nos portefeuilles.À l’échéance des obligations, entre octobre 2000 et juillet 2001, nous avons acheté des actions d’Air Canada, de BCE (vendues au début de 2001), de CGI, de Nortel (il va sans dire), de Québécor, des obligations Alta Energy 8,5 % 20-12-40 et Shaw Comm 8,875 % PF-COPRS, des parts de fiducie, soit Citadel s-1.Algonquin Power, O&Y RE1T, Fort Chicago Energy, Legacy, Pengrowth Energy, Triax Carts III, Superior Propane, Pro-Ams US, Pro-Ams et Years Trust.Au total, 259 000 $ ont été investis entre Ip 2 octobre 2000 et le 3 juillet 2001.A ce jour, le rendement moyen était déjà négatif, soit -5,69 %.Ces résultats ne nous étaient pas encore connus de façon précise car nous n’avions pas encore maîtrisé le logiciel Quicken pour suivre l’évolution de nos placements.De plus, votre article dans l’édition du Devoir du 26 août 2001 est arrivé trop tard pour nous mais nous a convaincus dans notre décision de cesser ce genre de placements.Depuis juillet 2001, nous sommes revenus à nos anciennes habitudes et optons toujours pour des obligations démunies, en nous heurtant à la très forte réticence du courtier à chacun de nos achats.Le 9 mai dernier, notre courtier nous avouait ne pas comprendre notre choix.D nous assurait que la seule différence entre des parts de fiducie et des obligations démunies était le rendement de beaucoup supérieur avec les parts, notre capital à l’échéance étant garanti dans les deux cas.Voulant vérifier la prochaine date de distribution mensuelle de trois de nos parts, nous avons consulté le site Internet de trois fonds.Nous avons pris connaissance d’un communiqué de presse daté du 8 mai 2002 indiquant que le taux de distribution avait été modifié; il passait dorénavant de 9 % à 4 %, de 8,75 % à 6 % et de 9 % à 5 %.Et le courtier n’a pas Sucre Lantic s’associe à TransCanada Energy (PC) — Sucre Lantic s’est associée à TransCanada Energy, de Calgary, pour l’élaboration d’un projet d’une usine de cogénération au Québec.Le projet a été soumis hier à HydroQuébec Distribution, qui avait lancé un appel d’offres en mars dernier.Dans le cas de l’acceptation du projet, TransCanada Energy construirait l’usine de cogénération au gaz naturel d’approxi-mativement 160 mégawatts sur le terrain de Sucre Lantic, dans l’est de Montréal.Sucre Lantic prévoit réduire considérablement les coûts d’approvisionnement soufflé mot à ce sujet et est demeuré muet depuis.De notre côté, nous sommes muets d’étonnement et de déception.Nous essayons désespérément de trouver une solution dans le but de minimiser les dégâts et de nous permettre de retrouver la quietude qui était nôtre avant notre changement d’orientation.Nous nous trouvons dans une situation où nous accueillerions volontiers les conseils sages et éclairés dont vous avez toujours fait preuve.Notre courtier a-t-il raison ou avons-nous raison de douter de la pertinence de ses conseils?Nous avions songé à une solution que nous aimerions vous soumettre dans l’espoir de corriger la situation.Devrions-nous nous départir de nos nouvelles acquisitions?Au 31 mai 2002, nos nouveaux placements affichaient un rendement négatif moyen de 3,60 % fies obligations: +8,69 %; les parts de fiducie: 2,46 %; et les actions: 44,78 %).Devrions-nous vendre la totalité ou presque, ou garder les placements les plus rentables?Le produit de la vente serait investi dans des obligations démunies avec une échéance de plus de 10 ans, pour obtenir un meilleur taux et récupérer la perte le plus rapidement possible.Si nous décidons de vendre, serait-il sage de diriger nos comptes vers un courtier à escompte, dans le but de minimiser les commissions (de 125 $ par transaction à 29 $)?Nous avons été fort surpris devant le mutisme du site Internet de notre courtier CIBC, de celui de la Banque Royale (Actions en direct) et du tableau des dividendes du journal Les Affaires quant à la baisse du rendement de nos trois fonds.Le proverbe «Pas de nouvelles, bonnes nouvelles» existe-t-il dans le domaine des finances?Nous osons espérer qu’il vous sera possible de nous faire connaître votre opinion afin de nous orienter dans la décision que nous devrons prendre.Si vous avez besoin de plus de détails, nous nous ferons un plaisir de vous les communiquer.Nous vous remercions de l’attention que vous apporterez à notre demande.R.LL Lorsqu’ils abordent le monde du placement, les gens auraient intérêt à connaître avant toute chose les vertus des obligations négociables de grande qualité qui, dans le portefeuille de tout retraité, doivent occuper une place prépondérante (à la hauteur d’au moins 60 %), le reste (soit 40 % ou moins) du portefeuille pouvant être consacré aux actions.Et encore là, pas à n’importe quelles actions.Seules les actions de grandes entreprises canadiennes versant de généreux dividendes (et ce depuis plusieurs années, souvent depuis plus de dix ans) méritent en vapeur, un élément nécessaire à la production de sucre.Actuellement, la compagnie produit sa vapeur elle-même et pourrait l’acheter à moindre coût d’une éventuelle usine de TransCanada Energy adjacente à sa raffinerie.Selon un porte-parole de Sucre lantic, Dan Lafrance, il s’agit d’un projet d’environ 160 millions qui pourrait voir le jour en 2005 ou 2006.Productivité et production augmentent (PC) — la productivité du travail dans le secteur des entreprises au Canada a augmenté de 1 % au une place dans le portefeuille d’un retraité.Non pas celles d’Air Canada, qui est en faillite technique (elle survit grâce à la témérité des fonds communs de placement et des caisses de retraite; que voulez-vous.quand on gère l’argent des autres.), ni de Nortel (comme vous dites: il va sans dire), ni de CGI (titre de croissance à risque trop élevé pour des retraités), ni de Québécor (trop endettée).Aussi ne faut-il pas vous surprendre que cette partie de votre portefeuille ait pris toute une dégelée (- 45 %) depuis un peu plus d’un an.Et que dire des unités de sociétés de fiducie.Surtout quand je vois des noms comme Triax Carts 111, Pro-AmUS, Year Trust.Des noms affreux.11 ne faudrait pas en bourrer votre portefeuille car seul un Martien pourrait s’y retrouver.Certes, les unités de quelques bonnes sociétés de fiducie (on dit aussi des sociétés de redevances) peuvent avoir une place dans votre portefeuille, mais pas plus de 15 % de celui-ci, question de rehausser vos revenus de placement.Là, j’éviterais les sociétés de redevances pétrolières qui n’égalent en rien un investissement dans les actions d’une grande firme pétrolière intégrée, telle la Compagnie pétrolière Impériale liée.Pendant que vos trois sociétés de redevances pétrolières ont réduit leurs distributions mensuelles (risque dont ne vous a pas fait part votre charmant courtier), la Compagnie pétrolière Impériale Itée a maintenu son dividende en plus de reconduire son programme de rachat d’actions pour une autre année (ce qui a pour effet de soutenir le cours de l’action à long terme).Je donnerais plutôt la préférence aux sociétés de fiducie immobilières (y compris l’hôtellerie), de production d’électricité et à Superior Propane (distribution de propane).Je vous dis cela sans avoir étudié à fond leur cas.Enfin, évitez les obligations corporatives telles Alta Energy et Shaw Communications.Tenez-vous-en strictement aux obligations gouvernementales, traditionnelles ou démunies.Par ailleurs, votre courtier se trompe quand il dit que votre capital est assuré avec les sociétés de redevances comme il l’est à l’échéance des obligations négociables.Les sociétés de fiducie n’ont pas d’échéance.Fit, si elles ont une date de dissolution, la liquidation de leurs actifs ne vous assure pas de récupérer votre capital initial investi.Pas fort votre courtier.Donc, revenez à vos obligations même si cela implique de prendre des pertes.Vous aurez peut-être l’occasion de déduire ces pertes contre des gains imposés (au cours des trois dernières années) ou imposables, diminuant ainsi la perte nette après impôt.Les lecteurs qui désirent poser des questions à notre chroniqueur peuvent lui écrire à l'adresse suivante: claude.chiasson/oglobet rot ter.net.On peut retrouver cette chronique sur le site www.globetrotter.net.premier trimestre de 2002 par rapport au quatrième trimestre de 2001.Comparativement au premier trimestre de 2001, la productivité du travail a progressé de 2,8 % au premier trimestre de 2002.Par ailleurs, la croissance de la production réelle a été de 1,8 % dans le secteur des entreprises au premier trimestre.Il s’agit de la hausse trimestrielle la plus forte depuis celle de 2 % observée au quatrième trimestre de 1999.D’une année à l’autre, la production réelle au premier trimestre a été de 2 %.Selon Statistique Canada, la force du marché de l’immobilier et le redressement des exportations et de la fabrication sont en grande partie à l’origine de cette croissance.ANALYSE TECHNIQUE Décrochage anticipé ¦Vf i c h e I Car i g ti a n Eh bien, c’est de la part des vendeurs qu’est venue la vague.En effet, dès le début de la semaine, la majorité des secteurs ont vu arriver les vendeurs par milliers, les indices généraux et de nombreux secteurs ont tous subi cette vague.Le TSX 60 (TSF EXSO) et le TSX 40 (TSE TX40), déjà appuyés sur leur support des derniers mois, ont finalement percé à la baisse.lx> TSX 20 de petite capitalisation a connu la même baisse mais comme ce segment du marché était demeuré plus haut, la vague de vendeurs l’a ramene sur son support.Les deux premiers ont probablement assez chuté et vont se stabiliser.le mouvement prendra la forme d’un déplacement de coté ou d’un repli à la hausse à très court terme.Mais après, les marchés pourraient rechuter une nouvelle fois à la baisse'.Si tel est le cas, l’indice l’SX 20 suivra ce mouvement et percera à son tour son important support Vous voyez maintenant pourquoi depuis quelques semaines, j’insistais sur le fait qu’il était préférable de voir venir le coup on diminuant certaines positions menaçantes.Même chose pour les aurifères et les minières qui étaient au sommet de leur tendance haussiè-re.lx's deux secteurs se sont fortement repliés.Il est fort possible que les titres en question reixirtent à la hausse puisque la tendance haussière n’est pas inver-see.Mais si, au contraire, It's titres d’or et de mines plongeaient à nouveau, premièrement il sera difficile de prendre la decision de vendre mais surtout il n'y aurait plus beaucoup de profits à sauver.Je gage qu’un paquet de gens seront encore une fois pris dans le même dilemme.Us se diront: «Ha! Je vais attendre que ça remonte.» Je vous laisse sur trois exemples de titres qui ont fait chuter leur sec-leur Kn l’occurrence, Shaw Cable (TSE SRI.B) et It's autres câbles du secteur de la consommation de luxe, Molson, (l’SE MOLA) et d’autres du secteur de la consommation de biens nécessaires, ainsi que Moore (TSE MCI.) des titres industriels.A moins que ça ne retourne, on revient en marché baissier.Attention à vos sous! S&P TSX 60 Index (X-TX60 TSE) 200 Jours Support Support S&P TSX Cdn MidCap Index (X-TX40TSE) 200 Jours Support S&P TSX Cdn SmalICap (X-TX20 TSE) 200 Jours Suppôt Sa^Ocl J Nov] Déc] Moore Cp Ltd (MCI.TSE) 200 Jours Support1 Molson Inc Cl A NV (MOL.A TSE) 200 Jours î upport Shaw Communications (SJR.B TSE) Support Sejj OctJ Nov[ Mar Avr Mai J Les taux d’intérêt Voici les tau» ffintérh en vigueur le 13 juin 2002 dans (es principales institutions financières au Canada Ces tau* sont fournis par les institutions financières Banques Dépôt a terme Prêt hypothécaire 30-59 jn i 1 an lin 5l« 6 meo 1 1 M 3ik Sam HSBC Canada 1,00 1,75 3,50 4,50 5,65 5,55 6,75 7.40 Nationale 1,00 1.60 3.00 4,25 5,50 5,55 6.75 7,40 Royale 1.00 1,60 3,00 4,25 5.50 5,55 6,75 7,40 Scotia 1,00 1,60 3,20 4,50 5,50 5.55 6,75 7,40 TO 1.10 1,60 3.80 4.25 5,65 5,55 6,75 7,40 B Montréal 100 2,00 3,00 4,25 5,65 5,55 6,75 7,40 CIBC 1.00 1,85 3.00 4,25 5,65 5,55 6,75 7,40 Desjardins* 1,00 1,10 2.75 4.00 5,50 5,55 6,75 7.40 * r»n tupoer pu « FMtrmn an cmm Dmrem du UuéMc Fiducies Dépôt i terme Prêt hypothécaire 30-54 jn 1 » 3 m 5 IM 6mM tan 3» Sw Desjardins 1,00 1.60 3.00 4,25 5,50 5,55 6,75 7,40 Dr.Investors — 1,60 3,00 4,25 5,50 5.55 6,75 7,40 London Life — 2.55 3.85 4,55 5,50 5,55 6,67 7,40 ¦ Environnement Environment ¦ ¦ Canada________Canada____ Cours-Vidéo sur CD-ROM Bourse: la recette gagnante jjp^àfed ï V w /Mi## ij ¦ j R V 8 CD-Rom 45 clips vidéos 6 heures 30 de cours .la boutique decisionplus.com Téléphone: (514) 392-1366 Sans frais: 1-677-392-1366 Internet boutique.dedsionplus com Claude Chiasson EN BREF \ i \ B 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 JUIN 2 0 0 2 EDITORIAL Un moment de vérité En quelques mois à peine, la scène politique québécoise s'est radicalement transformée.Devant la montée subite de popularité de l’Action démocratique, tant le Parti québécois que le Parti libéral se retrouvent aujourd'hui en équilibre instable.Sauront-ils retomber sur leurs pieds?Nous aurons une première réponse à l’issue des quatre élections partielles de lundi.L Bernard Descôteaux ¦0 0- Assemblée nationale a mis fin à ses travaux hier de façon un peu précipitée, libéraux et pé-quistes ne voulant pas, dit-on, donner l’occasion au chef de l’ADQ, Mario Dumont, de pavoiser au lendemain de ces quatre élections dont il est déjà assuré de sortir victorieux dans au moins deux circonscriptions.Cela ne changera pas grand-chose à la réalité car ce scrutin sera le point d’orgue d’une saison politique qui a été dominée d’abord par les difficultés du gouvernement Landry, puis par la prestation de l’ADQ qui, tout à coup, s’est imposée comme un troisième joueur d’égale force.Le premier ministre Bernard Landry et le chef de l’opposition, Jean Charest, n’ont d’abord voulu voir dans la brusque poussée de fièvre adéquiste qu’un phénomène passager.Spontanément, ils ont fait front commun pour dénoncer les politiques conservatrices de cette formation.«Pensez-y bien!», ont-ils martelé aux électeurs de Berthier, Joliette, Lac-Saint-Jean et Vimont, montrant du doigt les incohérences, les faiblesses et les vides d’un programme dont la caractéristique principale est d’être un collage de propositions adoptées au fil des ans.Cette stratégie s’est toutefois révélée insuffisante pour contrer le mouvement d’humeur des électeurs qui, en ce moment, se préoccupent davantage d’ouvrir les fenêtres pour faire entrer un peu d’oxygène que d’analyser froidement les tenants et aboutissants du programme adéquiste.Les résultats de ces quatre élections seront à analyser avec soin.Si d’aventure l’ADQ l’emportait dans les quatre comtés, cela aurait pour effet de stimuler encore plus la ferveur populaire envers ce jeune parti.Le PQ et le PLQ pourraient difficilement espérer que l’on revienne à l’équilibre traditionnel des forces entre les «bleus» et les «rouges».Tant Bernard Landry que Jean Charest ont besoin, lundi, de l’emporter dans au moins un comté chacun, ce qui leur permettrait de prétendre que le ballon adéquiste commence à se dégonfler.Celui qui a le plus à perdre dans ces élections est le chef libéral.Contrairement au premier ministre, il ne peut invoquer des raisons comme l’usure du pouvoir pour expliquer le refus de l’électorat francophone fatigué du PQ de reporter ses voix vers son parti.Particulièrement éloquent sera le rang qu’occuperont lundi soir les candidats libéraux dans Berthier, Joliette et Lac-Saint-Jean.S’il fallait qu’ils soient bons troisièmes, on pourrait alors conclure que la stratégie de présence dans les régions, mise en avant depuis deux ans par Jean Charest est inefficace.Si, en plus, le PLQ perdait Vimont qu’on disait acquis aux libéraux dès le départ les regards se tourneraient inévitablement le chef de ce parti.Bernard Landry, pour sa part ressentira lourdement un échec complet dans cette série de partielles, et ce, même s’il était donné perdant au point de départ Ces quatre comtés étaient représentés par des députés péquistes et deux d’entre eux pouvaient être considérés comme des châteaux forts.Alors que son parti atteint les plus bas taux de popularité jamais enregistrés depuis 30 ans, il a impérativement besoin de trouver un courant ascendant pour montrer que le PQ peut renouer avec le succès.Le premier ministre est le maître du jeu électoral parce qu’il est celui qui en détermine l’échéancier.Il peut se donner du temps, encore au moins un an, avant de déclencher des élections générales.Ce répit lui est indispensable pour faire la démonstration que le PQ, même après huit ans au pouvoir, peut se renouveler et être porteur de changement davantage que le PLQ et l’ADQ.Les électeurs lui diront lundi s’il peut entretenir quelque espoir en ce sens.Pour lui comme pour Jean Charest, l’heure du dépouillement des voix sera un moment de vérité crucial.bdescoteaux@ledevoir.ca Le doigté de Karzaï qnformément aux souhaits exprimés par l’ONU, les Etats-Unis et la communauté européenne, les délégués afghans ont élu Hamid Karzaï à la tête du gouvernement provisoire.Choisi à la faveur de la Loya Jir-ga, l’assemblée traditionnelle afghane, Karzaï' devra organiser la tenue d’élections générales dans 18 mois.D’ici là, i sera aux prises avec un travail nécessitant beaucoup de doigté politique, de finesse stratégique.De quoi s’agit-il?Réconcilier les composantes ethniques qui s’entretuent depuis 23 ans.L’exercice sera d'autant plus complexe que des voix discordantes ont entonné les hymnes de la critique à propos de la formation, toujours inachevée, du gouvernement.La plupart d’entre elles proviennent des rangs rassemblant les représentants pachtounes, ethnie à laquelle appartiennent Karzaï' et l’ex-roi Mohammad Zaher Shah, qui a vu son rôle réduit à celui de figurant.En effet, l'ancien monarque et ses partisans ont assisté, impuissants, à la mise en pièces de leur programme.Serge Truffaut Toujours est-il que bien des chefs de file de la population pachtoune — qui, soit dit en passant, domine le profil démographique de l’Afghanistan — sont excédés par la présence trop marqué?de représentants tadjiks et ouzbeks aux postes clés.On se rappellera que ces deux groupes ethniques ont constitué l'essentiel de l’Alliance du Nord du commandant Massoud qui, pendant des années et des années, a été le seul à combattre la folie talibane à laquelle bien des Pachtounes avaient adhéré.Que des Tadjiks et des Ouzbeks soient appelés à détenir les portefeuilles des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité, postes qu'ils détenaient depuis la formation du gouvernement provisoire en décembrer dernier, ne manquera pas d’ulcérer les Pachtounes et d'aiguiser passablement leur esprit de revanche.D'autant plus que, dans le gouvernement sortant, les Pachtounes étaient archi-minoritaires.Bon, ils avaient hérité du ministère de l’Irrigation, mais.Cela étant, depuis sa nomination, en décembre dernier, Karzaï a eu l’intelligence politique de créer des liens suffisamment étroits avec ceux qu’on appelle les seigneurs de la guerre pour que ceux-ci soient désormais ses principaux soutiens.Ainsi, en ayant satisfait Içs chefs de file de l’Alliance du Nord et les seigneurs, le chef de l’État afghan dispose d’appuis suffisamment puissants et bien organisés pour tuer dans l'œuf toute tentative de renversement qui émanerait des rangs patchounes.En deux mots, Karzaï joue fort bien sa partie.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDREE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE MoWiEE Vi Di** Ans SuR LtS NàDvf li,£ç Au l?UCB£c.KÏ O (U ) i(i c3 ^ Jÿ G ~ -« tS^ÎÎÊ letl-oir K LETTRE -?- Un peu de respect! Je tiens à répondre à la lettre de Suzanne Julien: je ne peux pas laisser passer ça comme ça.J'ai la gorge nouée, les dents serrées et une boule dans l’estomac.En bref, je suis folle de rage.Je suis étudiante de niveau universitaire et je dois travailler de nombreuses heures par semaine pour arriver à payer le loyer, les comptes, le transport, etc.Les prestations du programme de prêts et bourses du gouvernement du Québec (qui nous rendent si riches, si l’on en croit ses propos) suffisent à peine à couvrir les frais de cours et de livres.C’est de la folie à l'état pur ou de l’ignorance crasse d’affirmer, comme le fait Mme Julien, que «maintenant, on a les bourses au cégep et à l’université; elles permettent même à un très grand nombre d’étudiants d’arriver à l’école en auto, au point où les parkings sont pleins».Pour tous les étudiants qui triment dur, qui ont comme valeur d’apprendre et d’aller à l’école coûte que coûte et même s'ils n’en ont pas les moyens, par soif de savoir et pour rêver d’un meilleur avenir, et qui travaillent 30, 35, 40 heures par semaine pour arriver à gagner leur croûte, qui ont les yeux cernés durant les cours, qui font des dépressions (parlez-en aux services professionnels d’aide psychologique de n’importe quelle université québécoise), je hurle: un peu de respect, s’il vous plaît! Je suis convaincue que Mme Julien a trimé dur toute sa vie.Je ne fais pas partie du groupe de jeunes qui accusent la génération communément désignée comme les baby-boomers d’avoir tout eu tout cuit dans la bouche, mais je la prie fortement de s’informer et de reconnaître les efforts des générations qui la suivent.Je n’en peux plus de ces discours à la «dans mon temps, c’était bien pire.», ou encore: «vous autres, vous êtes gâté, les jeunes.vous vous plaignez pour rien !» Chaque génération affronte les difficultés de la vie, souvent sous différentes formes, mais la constante est que, comme dirait le chroniqueur Jean Dion: «Yen aura pas d’fa-ciles!» Je comprends, d’autre part, qu’elle dise tout cela parce qu’elle en a contre le programme de l’Action démocratique, mais ce ne sont pas tous les jeunes et encore moins uniquement les jeunes qui voteront pour l’ADQ aux prochaines élections.J'ai 22 ans et je voterai PQ.Marilyse Hamelin Étudiante en journalisme à l’UQAM Montréal, 12 juin 2002 Passages aura passé C’est avec stupeur et indignation que j’ai appris la suppression de l’émission Passages de la grille-horaire de la Société Radio-Canada.Cette émission de prestige faisait honneur à notre société d’État; sa disparition en est le déshonneur.Passages s’adressait à notre intelligence et à notre sensibilité.Depuis plusieurs années, à l’écoute de cette émission, je me sentais enrichi et stimulé par les propos rigoureux, le partage d'idées et les commentaires éclairants.Dans la grisaille, la superficialité, l’à-peu-près dans lesquels baigne actuellement la quête de sens, l’émission Passages était un phare qui permettait de mieux cerner la récité des êtres, des choses et des événements.A travers Passages, notre radio d’État nous comblait et justifiait sa présence irremplaçable sur les ondes.Hélas, cela devient de moins en moins vrai.Je le déplore vivement Je compte sur le vice-président Sylvain La-franœ pour dire au réalisateur François Ismert toute ma gratitude pour le choix judicieux des thèmes abordés, des livres commentés, des invités choisis.Ma reconnaissance va aussi aux deux animateurs de l’émission, Jean Larose et Georges Leroux, fis ont su, tout au long de ces années, animer les débats avec intelligence, rigueur et sans arrogance aucune.Je peux témoigner que, grâce à eux, je comprends un peu plus «ce qui nous arrive au juste».Le 11 juin 2002 est un jour triste pour l’auditeur fidèle que j'étais.J’ai assisté à la fin d’une grande émission de Radio-Canada Pierre Partikian Longueuil, 11 juin 2002 REVUE DE PRESSE Le G 8 et le cheval sauvage Antoine Robitaille CJ est quand même prodigieux: le maire de Calgary se nomme Bronconnier.David de son prénom.Tout le monde, évidemment dit Dave ou Bronco.«cheval sauvage».Quel nom prédestiné (ou «aptonyme») ! Et «nier» de Bronconnier, qui se prononce near, à l'anglaise.On peut donc traduire: «près du cheval sauvage».Tout ça dans la ville du Stampede, du Saddledome, des chapeaux de cow-boy.et du Sommet du G8.Bien que Cal-gary soit à 110 kilomètres de Kananaskis, lieu officiel du prochain sommet des pays les plus industrialisés, qui se tiendra les 26 et 27 juin, la capitale de l’Alberta semble La presse être saisie par l'angoisse des manifs antimondialisation.Le maire Bronconnier, élu en octobre dernier, a choisi la fermeté, voire la fermeture, face aux mani-festants.La Ville a en effet du Canada refusé d'accéder à quelque demande que ce soit des organisateurs de groupes antimondialisation qui voulaient installer un «village de solidarité» à Calgary.Le Calgary Herald désapprouve cette attitude.En éditorial, il écrivait cette semaine que «les dirigeants de la Ville devraient cesser de se réfugier derrière des contraintes administratives pour commencer à penser à des solutions».Le Herald trouve normal que les manifestants veuillent se donner un lieu de rassemblement où ils pourront «assister à des conférences et à des spectacles, participer à des ateliers».Le Herald rappelle qu’à Gênes, les manifestants ont eu accès à des stades, alors qu’à Québec, université et cégeps ont été mis à leur disposition.«La Ville rappelle que dormir dans les parcs est interdit, mais en refusant d'offrir un lieu aux manifestants, elle les pousse en quelque sorte vers l'illégalité.» Le Hérald dénonce le «manque de volonté politique» du maire Bronconnier: «Le message que les autorités municipales envoient au monde entier, c’est que les manifestations politiques sont interdites à Calgary.Ils devraient avoir honte!» Rick Bell, dans le Calgary Sun, rendait compte hier d’une visite que le maire a faite à la rédaction du Sun.Le chroniqueur trouve que «Bronco» exagère: «Il nous dit que les anarchistes sont à nos portes, voire que les provocateurs sont peut-être déjà parmi nous, déterminés à tout détruire.» Le portrait est trop manichéen, écrit Bell: «Pas d’ambiguïté dans son discours, c’est nous contre eux.Calgary contre l’axe du mal.» Les propos du maire, écrit Bell, ont des accents de «scénario de film d’action hollywoodien» car il parle d’élever «des barricades en béton, des clôtures» ; ü dit qu’il «boudera les endroits de la ville favorisant les troubles».Aussi, le maire se dit prêt à «déclarer l’état d'urgence et a constitué une troupe spéciale de policiers nommée Mass Arrest Processing Unit».Dans la conversation, le maire a aussi signalé la présence «d’avions américains» qui resteront stationnés à l’aéroport la disponibilité «d’équipement expressément conçu pour riposter contre les anarchistes».L’armée sera prête à intervenir si nécessaire.«Bronco signale enfin que le FBI, la CIA et “d’autres agences de renseignement" suivront attentivement le déroulement des opérations.» ?Hier en éditorial, le Calgary Sun se disait rassuré par l'attitude du maire.Ce dernier s'est présenté à la rencontre avec la rédaction du Sun avec «un dossier de cinq pouces d’épaisseur», lequel dossier, a-t-il assuré, était rempli de «documents secrets».Cela prouve que «cette ville est prête à tout», écrit le Sun, rassuré.Le Sun poursuit en notant que contrairement à ce que les médias ont affirmé, «ce maire respecte le droit des citoyens de manifester publiquement».Mais aux yeux du Sun — qui revenait sur le refus de Bronco d'offrir un lieu de rassemblement aux manifestants —, «ce n’est pas aux autorités municipales à organiser ces manifestations».Le Sun donne raison au maire, qui a renvoyé les organisateurs de manifs aux syndicats, «qui ont une expertise en la matière».La responsabilité du maire, c’est de «faire marcher sa tnlle».Et c'est ce qu’il fait, insiste le Sun, qui félicite Bronconnier de «mettre tout en œuvre pour protéger les citoyens de Calgary».Et si le désordre, la chienlit, s’emparait de Calgary?•Le maire nous a montré un autre dossier qui ne le quittera pas et qui contient toutes la procédure à suivre pour déclarer l'état de siège.» Le Sun rappelle ensuite le sens de «l’hospitalité» et «l’amabilité légendaire» des gens de l’Ouest: c’est précisément ce que les manifes- tants auront la chance de découvrir «s'ils se comportent convenablement».S’inspirant de façon involontaire du ton et des paroles d’une chanson d’Elvis Presley, le Sun, menaçant, ajoute ensuite: «Si les manifestants viennent ici pour semer le désordre [ “looking for trouble^, ils obtiendront ainsi des chambres gratuites à Thôtel aux barreaux” [“CrowbarHotel”] à Spy Hill.» Ènthou-siaste, le Sun conclut par une description : «“Les activistes et les anarchistes viendront dans notre ville”, déclare Bronconnier en posant la main sur son fameux dossier, “et nous sommes fin prêts”.» ?Prêts à quoi?Il semble pourtant que les manifestants ne soient que très peu préparés.C’est ce qu’avançait le Herald mardi.Les «anarchistes» de Calgary, selon certains de leurs «camarades américains», ont «tellement mal préparé les manifestations contre le G8 qu’ils devraient avoir honte».Du coup, les opposants au G8 songent à se rendre plutôt à Ottawa, où les organisations sont, à ce qu’on dit, bien huilées.«Mais interrogeons-nous», ironise le Herald à propos des groupes antimondialisation locaux: «S’ils s’étaient avérés une équipe très disciplinée, organisée à fond, ayant planifié des mois à l'avance leurs actions, mais quel type d’anarchistes seraient-ils donc?Alors, toutes nos félicitations, extrémistes de Calgary.Vous faites notre fierté.» ?Catherine Ford, dans le Calgary Herald, écrivait hier qu’entre le G8 et la Journée mondiale de la jeunesse, les gens de Calgary auraient bien aimé pouvoir choisir.Ford prétend que s'ils avaient été consultés, les gens de Calgary auraient préféré «une invasion de quelques centaines de milliers d’adolescents qui crient, prient et fêtent à une horde de huit politiciens dorlotés dont la présence signifie un accès limité à la propriété publique et des infractions massives aux droits civiques».Entre le pape et Doublevé (George W.Bush), Ford dit préférer le souverain pontife, «dont les positions, les encycliques sont fréquemment en rupture avec le monde moderne», puisque cela vaut mieux que «le très moderne président des États-Unis, dont la rhétorique sonne faux et nationaliste à l’extrême et qui dirige une administration profondément xénophobe».> LE D E V (Il H .LES SAMEDI 15 ET DI M ANCHE 1 ti .1 l’ 1 N 2 0 0 2 H 1 l IDÉES Politique québécoise Le surf à Mario Nous ne tenons pas à exister.Nous n’avons pas le temps: il faut faire les courses.Denise Bombardier ?Le choc des générations FRANÇOIS HÉBERT Ecrivain u bord de la plage péquiste, dont le sable s'enlise dans le sable, il faut prendre acte de la vague à Mario, dont l’écume le porte et sur laquelle il surfe, évitant comme la peste le sol ferme, les écueils et toutes les profondeurs.Mario est un gars de surface, et c’est capital dans une société du spectacle où l’important, ce n’est pas la rose mais l'écran et votre face.Voyez-le poser, posé sur rien et filant sur les clichés et les intonations.Mario est l’homme du moment, en effet, car ce n’est pas un homme mais un enfant, digne descendant de Bourassa et de Lévesque, lesquels avaient toujours l'air de ne jamais avoir eu de père et encore moins d’avoir des enfants.L’un prenait ses hot-dogs pour des cigares, l’autre rongeait ses cigarettes, mais il n’est peut-être pas nécessaire d'avoir recours à Freud et à des métaphores douteuses pour observer que c’était tout simplement deux téteux.Le véritable pouvoir leur échappa toujours.Indépendamment de ses agissements, Duplessis fut un père, lui, et c’est pourquoi on l’attaqua si souvent, sous tous les prétextes, sauf pour la bonne raison: il avait le pouvoir, et il ne convenait pas qu’il l’eût Au fédéral, par contre, les Trudeau et Chrétien sont des bucks.Il n’y a qu’à voir le timbre à l’effigie du père du rapatriement on lui a mis le visage sur un genou plus phallique encore qu’un gros bâton de baseball.Pour sa part, Jean Charest avait un atout majeur pour succéder aux provinciaux, mais il l’a coupée, sa chevelure blonde et bouclée, digne d’un beau Jean-Baptiste de parade ou d'un attachant personnage de Peanuts.Jacques Parizeau avait beaucoup trop l’air d’un père (il n’était pas locataire à Québec, il buvait, il savait ce qu’il voulait, il avait des plans, il donnait des ordres.) et Lucien Bouchard aussi, mais c'était un masque, et on a vu au Centaur qu'il en était encore au stade du miroir.Un jour, il en a eu assez que le peuple ne lui donne pas les jouets qu’il voulait, il s’est mis à pleurer et il est rentré chez lui, chez ses enfants, lesquels lui tiennent lieu de parents.Des pousseux de tondeuses Mais revenons à Mario, qui serait en train de «faire l’histoire».Dans un temps obnubilé par le temps justement, il importe que les choses changent, peu importe dans quel sens.Et elles changeront certainement, car elles changent toujours, les choses.Elles changeront dans un sens ou dans l'autre, dans n’importe quel sens à vrai dire, et c’est le message de Mario, et il va gagner, car les choses vont changer, puisqu’on le veut, puisqu’il le dit et puisqu'elles changent automatiquement, les choses.Sauf qu’en même temps, comme on dit, plus ça change, plus c’est pareil.Et c’est aussi ce que répète Mario à propos des autres politiciens, qui ne seraient pas comme lui mais sclérosés.D’ailleurs, depuis son entrée en politique, il surfe sur les actes et les idées d’autrui, pour ne pas dire sur le dos des autres.Mais toujours en mettant des bémols.Il a d’abord fait sien le programme de revendication de Bourassa contre Mulroney, puis il a surfe sur le dos d’,Allaire contre Bourassa, puis il a épousé le point de vue de Parizeau contre le fédéral au référendum, puis il a trouve du bon sens à Bouchard, puis il a profité d’une sorte de complicité de Landry, pour enfin prendre son élan, et le voilà qui voudrait maintenant voler de ses propres ailes, la planche ne lui suffisant plus.Petit bémol deviendra grand, mais 83 % des gens ne savent pas ce qu’il représente, ce représentant du peuple: un génie, un enfant, Icare, le bon sens incarné, le vide, un poisson, un politicien comme un autre.Mario le mariolle, le petit Jésus revenu.Le problème avec Mario, en réalité, ce n’est pas Mario lui-même, c’est qu’il colle si bien à la réalité québécoise, cette écume, cette légèreté, cette vapeur.Nous avons peur de notre propre profondeur.Notre sens de la réalité est un sens de la réalité des autres.Cela nous rassure.Nous ne tenons pas à exister.Nous n’avons pas le temps, il faut aller faire les courses.Nous ne sommes plus des porteurs d’eau, certes, mais nous sommes devenus des piliers de centres commerciaux et des pousseux de tondeuses.On peut s’attendre à tout et à n’importe quoi du vote d’une tondeuse.Sur le drapeau, Mario mettra des tondeuses à la place de la fleur de lys.Ça lui fera au moins une politique, ce que n’ont ni les pé-quisles, qui voudraient que leur drapeau, par enchantement, devienne celui d'un pays, ni les libéraux, que les enchantements agacent mais qui ne savent comment revenir sur Terre depuis que la Terre n’existe plus mais seulement le Canada, piqué d'unifoliés comme dans le vaudou pour en finir avec le rêve québécois, qui stagne, dit-on, à 42 %, comme une grosse vague endormie.De façon confuse est en train de prendre forme au Québec une lutte des classes à l’ancienne, servie à la moderne pour paraphraser une publicité d'antan que comprennent ceux qui ont baigné dans le discours marxisant tout en mangeant de la soupe Campbell.Cette lutte cruelle, qui ne fait pas de quartier, c’est celle des classes d'âge.En d’autres termes, une bataille rangée* entre les générations.les trentenaires piaffent d'impatience, les quinquagénaires s'immobilisent, et en deçà et au delà de ces classes d'âge, c’est à l'avenant.«Tasse-toi, mon onde!», disent les uns; «pousse pas, le jeune!», répliquent les autres.Un ami européen de passage parmi nous s’étonnait de ce qu’il a qualifié notre obsession de l’âge dans le discours public.Il paraît qu’on sent très souvent le besoin, aux bulletins de nouvelles et dans les entrevues à la télévision, de mettre en lumière l’âge des gens, qu’ils soient politiciens ou artistes, la-s mises à la retraite prématurées, donc brutales, des années passées dans des secteurs névralgiques, celui de la santé au premier chef, seraient en quelque sorte une condamnation de ce mouvement perpétuel, celui de l’addition des décennies.Or le problème, c’est que ceux-là mêmes qui ont été à l’origine de pareilles décisions avaient plus ou moins l’âge de ceux à qui ils montraient la porte de sortie tout en leur déroulant un tapis doré.Ils avaient simplement oublié (ou cru, ce qui est pire) que le pouvoir les épargnait.Les baby-boomers supposément élevés selon les valeurs anciennes du respect des parents, de la solidarité collective et de l’oubli de soi sont aussi ceux qui ont choisi de rompre l’héritage et de chanter les vertus du plaisir personnel, de l’épanouissement individuel et du jeunisme, aidés en cela par les progrès de la science et de la médecine.les baby-ooo-mers ont cru en la jeunesse éternelle, celle de leur corps comme celle de leurs idées.Troupes de choc de la révolution culturelle d’après 1%8, ils se sont engourdis ou, plus justement, se sont anesthésiés, se faisant accroire que leur mode de vie fixait la mode à jamais, que leurs idées étaient incontestables, qu’ils étaient les amis de leurs enfants plutôt que leurs parents et que ces derniers se devaient, eux, de se prendre en main, faute de quoi ils les installeraient dans des foyers dits d’accueil où ils les parquent trop souvent.Les jeunes qui ne se reconnaissent pas dans le système mis en place par la génération des parents doivent aussi comprendre que ceux-ci ne débarrasseront pas la place comme ils le souhaitent parfois, avec gaieté de cœur et sans résistance.Une génération ne peut pas en chasser une autre.Ce n’est pas le multiculturalisme, cette idéologie ghettoïsante, qu’il faut prôner, mais le multigénérationnel.Le succès de l’ADQ de Mario Dumont dans les sondages suscite des commentaires acerbes et ou-tranciers du genre: «si Mario est élu, on quitte le Québec» ou: «il est trop jeune, trop ignorant, pour diriger le gouvernement».C’est oublier que Robert Bourassa était dans la trentaine lorsqu’il a pris le pouvoir dans les années 70, que les péquistes de la première génération élue n’avaient aucune expérience politique et parlementaire.Dans ce cas, bien sûr, ces derniers se sont d’abord retrouvés dans l’opposition et non au pouvoir, une différence de taille.Mais il est certain que l’arrivée de l’ADQ à la tête du Québec nous plongerait dans une crise politique.La prise du pouvoir par le parti de Mario Dumont ouvrirait la porte à un gouvernement par les fonctionnaires, dépositaires, eux, de l’expérience.Ce n’est pas l’âge qui doit jouer en faveur ou contre Mario Dumont (ou Jean Charest ou Bernard I^ndry) mais plutôt la qualité et la pertinence de leurs programmes.Bien sûr, l’expérience est aussi liée à l’âge; bien sûr, le changement de la garde suppose un changement de génération de dirigeants; bien sûr, il existe une telle chose dans l’époque médiatique que l’usure de l’image et l’attrait de nouvelles tètes; enfin, l’envie de changer pour changer est une réalité bien humaine.L’argument de l’âge est une arme à deux tranchants qu’on doit éviter de soulever si on ne souhaite pas ébranler une structure sociale fragilisée par l’éclatement des familles ainsi que la perte des repères identitaires et des figures symboliques paternelles et maternelles.Le choc des générations sape des assises dont la solidité n’est plus assurée.Le jeunisme et le ressentiment anti-générationnel sont des produits hautement inflammables.Qu’on se le dise au cours des mois qui viennent.denbomburdierCajeart hlink.net Ecrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous.vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris ,, votre numéro de téléphone.PALESTINE \ / GIL COHEN MAGEN REUTERS La lutte du peuple palestinien est au carrefour des plus grandes préoccupations qui doivent nous animer à l’heure actuelle.Un cri du cœur Il faut cesser de revendiquer la paix au Moyen-Orient R PAUL LÉVESQUE Médecin arement le conflit israelo-pa-lestinien aura-t-il été aussi médiatisé que ces derniers temps.Pourtant jamais une réalité bien connue n’a-t-elle été aussi occultée que maintenant Je parle ici de cette donnée historique incontournable et irréfutable: Israël est d’abord et avant tout \jn fait colonial.Un fait colonial au même titre que l’Afrique du Sud ou l’Algérie française.Un pays constitué par des colons venus d’Europe et qui, avec l’aide d’un gouvernement impérial européen — la Grande-Bretagne —, se sont emparés de territoires et de richesses prétendument «libres» en expulsant ou en exterminant les habitants qui s’y trouvaient déjà, en l’occurrence les Palestiniens.Depuis 50 ans, l’humanité tente de trouver une façon de faire réparation pour les atrocités liées au colonialisme, cette page parmi les plus sombres de l’histoire de l’Occident Or les dirigeants israéliens non seulement refusent de reconnaître les torts dont ils ont été responsables mais insistent pour perpétuer cette politique rétrograde et l’étendre à tous les territoires qu’ils occupent illégalement depuis 1967.Non seulement ils poursuivent de façon accélérée, au mépris de l’opinion internationale, la colonisation de ces territoires, ils ont aussi repris à leur compte les méthodes les plus abjectes et les plus barbares qui, ailleurs, ont justifié la mobilisation de forces d’interposition internationales: le nettoyage ethnique.Il ne faut pas se le cacher l’assaut des derniers mois d’Israël en territoire palestinien, la destruction systématique des administrations civiles et des infrastructures n’ont qu’un seul et unique but: l’évacuation forcée et la dispersion des populations qui s’y trouvent ou leur réduction dans des enclaves concentrationnaires, des «réserves» où, rongées Il faut revendiquer l’évacuation des territoires occupés par Israël par la désintégration morale et physique, elles connaîtront le même sort que celui que nous avons fait subir aux populations amérindiennes.Dans ce contexte, il est absolument inadmissible de mettre sur un même pied, comme le font de nombreux commentateurs, la violence des agresseurs et celle de leurs victimes.Demander avant toute chose la fin des attentats terroristes, comme le font les dirigeants israéliens, leur ami George Bush et plusieurs autres, c’est comme demander à quelqu'un qu’on a saisi à la gorge et qu’on tient la tête sous de l’eau de cesser de se débattre.On dit que les Palestiniens ont droit à leur territoire.C’est plus qu’un droit, c'est une question de vie ou de mort.L’histoire a amplement démontré qu’avec le développement de l’économie de marché, tous les peuples dont l’identité ne repose pas sur une assise territoria- le dont ils contrôlent les frontières et les ressources sont voués à la disparition.C’est pourquoi, à mon avis, il faut cesser de revendiquer la paix au Moyen-Orient Il faut revendiquer plutôt l’évacuation des territoires occupés par Israël, le démantèlement de toutes les colonies qui s’y trouvent et l’institution d’un statut international pour Jérusalem.C’est la seule voie vers une paix juste et durable.la lutte du peuple palestinien est au carrefour des plus grandes préoccupations qui doivent nous animer à l’heure actuelle.Elle symbolise la fin définitive de l’époque coloniale en même temps qu’elle nous montre que la survie d’un peuple doit s’appuyer sur certaines solidarités étrangères à la logique du commerce et du marché.Elle ouvre le chemin vers un pluralisme authentique et véritable, la seule voie possible pour l'humanité.Comme le Vietnam l’a été à une certaine époque, la cause du peuple palestinien doit devenir le point de ralliement de tous ceux qui ont à cœur de faire de la planète un monde meilleur.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports), Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site /nternet).Josée Boileau, Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Michel Carneau (caricaturiste) •, Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques).Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle Michel Bélair (responsable).Jean-Pierre I^gauH, Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche farts visuels): è l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny, Éric Desrosiers.Valérie Dufour.Pauline GravH.Claude Turcotte; à l’information internationale Claude l>veaque, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); h l’information politique Hélène Buzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementai res à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).louise-Maude Kioux Soucy (commis).la documentation Gilles IVé (directeur): Manon Derome.Serge Laplante Rachel Rochefort (Ottawa) LA PI BLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy.Gyslaine CAté.Marlène Cdté, Martin Fournier, Véronique Géraud.Anouk Hurbutt.Christiane Lrgault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland.(publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Hélène (iervais, Marie-Eve San terre, (coordonatrice a la promotion et à la sollicitation), Monique L’Heureux.Use l^achapelk'.Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Olivier Ijchambre (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointeodministrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) * < < L £ DEVOIR.LES* SAMEDI 5 ET DIMANCHE 16 JUIN 2002 LE DEVOIR EDUCATION CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Luc Ferry Construire son savoir PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Le philosophe français Luc Ferry, récemment devepu ministre de la Jeunesse et de l'Education nationale du nouveau gouvernement français, préconise une pédagogie où le travail et le rôle du titulaire sont davantage valorisés.Un revalorisation du travail s’impose en éducation, croit Luc Ferry qui, avant d’être nommé ministre, était président du Conseil national des programmes, l’organisme chargé d’arrêter le contenu des programmes d’enseignement au lycée.«Le travail est absolument irremplaçable.L’un des défauts de l’éducation moderne est qu’on n’insiste pas assez sur la valeur du travail», affirme le ministre, qui a enseigné la philosophie pendant de nombreuses années à l’Université Paris VIL «S’ils ne travaillent pas, les élèves ne passeront pas le seuil au delà duquel les sciences dures deviennent intéressantes.» Sa vision de l’éducation, Luc Ferry la puise dans les réflexions du grand philosophe allemand Emmanuel Kant, lequel réconcilie les deux grandes conceptions de l’éducation qui s’affrontaient déjà au XVni' siècle.D’une part, le modèle traditionnel d’une éducation, qui consiste à dresser les enfants comme on dompte un animal et où la relation avec le maître s’apparente à celle du roi vis-à-vis de ses sujets, qui ne sont que des êtres inférieurs qu’il faut contraindre.D’autre part, une éducation par le jeu.Les enfants n’étant pas des animaux, on peut imaginer qu’en jouant, ils acquerront un certain nombre de connaissances.L’enseignement des mathématiques est alors remplacé par le jeu d’échecs ou le jeu de dames.«Dans l'éducation par le jeu, on s’affranchit de la férule du maître.En l’absence du maître, l’éducation devient anarchique», souligne le philosophe Ferry.La notion de travail Or l’approche synthétique qui réconcilie ces deux conceptions table sur la notion de travail.«Dans l'activité qu'on appelle travail, on retrouve la liberté du jeu et la contrainte du dressage, explique-t-il.On exerce sa liberté comme dans le jeu mais, en même temps, cette liberté se heurte à la réalité, comme celle d’un problème à résoudre, par exemples Dans sa conception d’une éducation réussie, Luc Ferry accorde néanmoins un rôle central au maître.«Le maitre fait travailler les élèves, mais tout à fait hors du dressage, précise-t-il.C’est ce qu’on appelle les méthode actives, où le maître donne aux élèves des obstacles à surmonter qui sont adaptés à leur âge et aux connaissances qu’on veut leur faire découvrir.Et c'est en surmontant les obstacles que l’élève apprend.» Par exemple, on concevra et fabriquera un petit journal en classe.On invitera les élèves à trouver des thèmes d’articles et même à confectionner le document.Le maître n'est donc pas là pour bourrer le crâne de l’enfant mais pour lui proposer les bons exercices à faire et l’aider en lui apportant aussi les connaissances qui lui manquent.Selon Luc Ferry, les cours magistraux restent donc nécessaires, à condition qu'ils soient conçus comme des «moyens de délivrer des connaissances dont l’enfunt a besoin pour construire son travail».«Fondamentalement, c'est l’enfant lui-même qui construit son savoir.Et pour ce faire, il aura besoin de travailler.Le maître sera là pour l'aider et non pas pour se substituer à lui ou lui transmettre directement le savoir dans la tête», résume le philosophe-pédagogue qui, à titre de ministre, se dit plus que jamais déterminé à revaloriser la pédagogie du travail.La présence des professeurs à l’école -Science Objet TERRE 41 .> Les 40 heures de l’équité L’entente salariale avec Québec a été acceptée par les deux tiers des enseignants; qu’en restera-t-il pour les enfants, dans la classe?Après un an de négociations ponctuées d'importants moyens de pression de la part des enseignants, une entente est enfin conclue entre Québec et ses enseignants du primaire et du secondaire.Ouf!, souffle-t-on de toute part.Si les deux parties ont une vision différente des gains qu’elles ont réalisés, un groupe important semble avoir été négligé tout au long de çe bras de fer.Et les enfants, dans tout ça?MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Pendant toute l’année scolaire, à divers degrés, ce sont les enfants qui ont fait les frais des tractations amorcées il y a plus d’un an entre le gouvernement et leurs enseignants.Congé de devoirs, grève illégale, boycottage des sorties et de la formation liée à la iéforme, journée de surveillance en lieu et place d’une journée d’enseignement, report des bulletins: les élèves ont encaissé les coups pour ces moyens de pression jugés nécessaires par les syndicats d'enseignants afin de démontrer au gouvernement le sérieux de leurs revendications.Mais maintenant que l’entente sur l’équité salariale a été acceptée par les deux tiers des enseignants, que restera-t-il de cette entente dans la classe?Les élèves y verront-ils une différence?Québec bombe le torse en soulignant l’importance d’avoir redonné à des enseignants qui le méritaient une dose de reconnaissance et de les voir ressortir de cette joute avec cinq heures supplémentaires de présence obligatoire à l’école.Les syndicats se targuent d'avoir convaincu leur vis-à-vis de la lourdeur de leur tâche mais voient justement un «irritant» dans ces cinq heures de plus.Et les élèves, monsieur le ministre?«Je crois beaucoup au professionnalisme des enseignants», répondait cette semaine Sylvain Simard en entrevue au Devoir à ce sujet.«Je crois que ce temps de présence à l’école va créer une forte incitation à la participation à la vie éducative de l’école», même si personne ne les «force à le faire».Bonne question ! Et les enfante, madame la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement?«Bonne question!, rétorquait jeudi Johanne Fortier lorsque in-tçrrogée à ce sujet «Que peut-on dire ?.Ecoutez.C’est une plus grande présence [des profsj systématique à l’école», lance-t-elle, visiblement embêtée, ajoutant plus tard que «personne ne peut forcer les enseignants à faire autre chose que du travail personnel de ces cinq heures».En vertu de l’entente nationale, ce sont actuellement 27 heures par semaine de temps de présence à l’école que doivent faire les enseignants, heures auxquelles on ajoute du travail à la maison pour atteindre les fameuses et désormais célèbres «40 heures de l’équité».A compter de 2003-04, les enseignante seront obligés de passer 32 heures par semaine à l’école (voir tableau).Cette somme englobe le temps d’enseignement (passé en classe), la tâche éducative (encadrement, aide aux devoirs, activités parascolaires, réunions avec les parente, etc.) et la tâche globale (correction, recherche.travail personnel, etc.).Soulagé d’avoir terminé cette négociation avec ses profs, le ministre Simard n’a toutefois aucune prise additionnelle sur le temps d’enseignement, bien évidemment, mais surtout sur la tâche éducative, que Québec aurait bien voulu revamper au départ Dans son plus récent bulletin d'information syndicale, le Syndicat de l’enseignement de la région de Laval, celui dont les membres ont rejeté le plus for- aux élèves (aide aux devoirs, activités parascolaires.) pour que les 32 heures soient sans conséquence.» D’autres syndicats ont exprimé leur colère devant ce règlement même choqués que la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) et sa mère, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), aient troqué une reconnaissance de la tâche des enseignante à 100 % contre une augmentation du temps de présence à l’école.En dehors de ces chamailleries et interprétations multiples, l’entente sur l’équité salariale aux mille et uij visages soulève quelques paradoxes.A propos de la tâche des enseignants, dont on discute depuis plus d’un an, divers scénarios ont été lancés dans l’arène: si le ministère de l’Education a brandi une d’arrangements locaux permettant de réduire les 27 heures de présence obligatoire, ce qui fait actuellement partie des mœurs.«C’est un gain formidable, ça, poursuit le ministre.On l’a arraché, il n’y a plus de possibilité de temps de présence de moins de 32 heures par semaine à l’école.Dans la réalité de tous les jours, dans des centaines d’écoles au Québec, ça représente une différence très sensible.» Au Québec, 19 des 61 commissions scolaires ont recours à cet outil d’arrangement local que prévoyait la convention actuelle pour diminuer le nombre d’heures de temps de présence à l’école, le réduisant parfois aux seules heures prévues par le temps d’enseignement et la tâche éducative (24 heures au primaire, 20 heures au secondaire).A la commission scolaire des Bois- «éiàïiwiipSSS .Y- f vmxA J8 : ., ••.K.•, .* f f.i si JACQUES NADEAU LE DEVOIR personne tement l’entente de principe (92 % contre), évoque clairement l’une des idées les plus véhiculées autour de ces cinq heures supplémentaires à l’école.«Certains disent que c’est une coquille vide, que les directions d’école ne pourront pas avoir de contrôle sur ces cinq heures additionnelles de présence», écrit la présidente Ghislaine Raymond dans Le Fer de lance, paru le 10 juin dernier.«A Laval, nous ne pouvons adhérer à ce point de vue.Le gouvernement ne peut avoir écrit et dit depuis plus d'un an qu’il voulait que les enseignants soient plus longtemps en soutien IES 21 HEURES HEBDOMADAIRES DES ENSEIGNANTS AVANI ['ENTENTE SECONDAIRE Temps d'enseignement 20,5 heures 17 heures 5 minutes Tâche éducative • 2,5 heures 2 heures 55 minutes Tâche globale 4 heures 7 heures Travail à la maison 13 heures 13 heures TES 32 HEURES HEBDOMADAIRES DES ENSEIGNANTS APRES ['ENTENTE Temps d'enseignement Tâche éducative Tâche globale Travail à la maison 17 heures 5 minutes 2 heures 55 minutes enquête démontrant que les profs travaillaient en réalité 35 heures par semaine, c’est finalement sur la base de l’enquête des enseignante, dont le total approchait plutôt les 40 heures par semaine, que les négociations se sont bâties.Si plusieurs syndicats d’enseignante n’ont pas semblé ébranlés par l’ajout des cinq heures hebdomadaires (à preuve, 65 % des 21 000 enseignante qui se sont prononcés ont donné leur aval au règlement), c’est que, dans bien des cas, «ça ne changera rien».«On les fiait déjà, ces 32 heures! Rappelez-vous que notre enquête démontre que nous travaillons 40 heures par semaine», a rappelé Johanne Fortier, présidente de la I%E.Le ministre de l’Education souscrit à cette philosophie, louant le «grand professionnalisme» des enseignants.Cependant, confronté à cet apparent paradoxe — s’ils font déjà 32 heures, que diable cette entente changera-t-elle?— , il avance: «Je ne pense pas que tous faisaient les 32 heures, explique Sylvain Simard.Vous savez, pendant toute cette période, le ministère lui-même avait une autre évaluation du temps de présence, qui donnait 35 heures par semaine.» Les savante calculs du MEQ et des négociateurs qui ont mené le bal avec les enseignante permettent en effet de dire que si 80 % des enseignante du primaire faisaient en réalité plus de 32 heures, ce pourcentage chute à 55 % au secondaire.L’une des dispositions de cette entente prévoit, sans qu’on en ait fait grand bruit, que les syndicats et les commissions scolaires ne pourront plus signer Francs, on utilise par exemple cette disposition particulière dans le cadre de l’entente locale avec le syndicat depuis des années, et l’outil a été reconduit en 2000, lors des dernières retouches à la convention.«Chez nous, il n’y a pas de temps de présence obligatoire à l’école au delà de la tâche éducative», explique François Labbé, directeur des ressources humaines.Une direction d’école ne peut donc obliger un enseignant à rester à l’école au delà de 24 heures au primaire et de 20 heures au secondaire.L’entente qui sera conclue formellement à la prochaine rentrée scolaire devrait éliminer cette disposition et changer grandement les habitudes, particulièrement au secondaire, où les enseignants augmenteront soudain leur présence à l’école de 12 heures par semaine ! «C’est un grand changement, en effet», explique M.Labbé, qui croit à une implantation en douceur pour ne brusquer personne.«Dans le cadre de la réforme, ce sera du temps de présence très précieux pour le travail en équipe, les rencontres de planification.C’est un gain important pour nous.» Le gouvernement, s’engage aussi à mettre 256 millions de plus par année dans la cagnotte pour payer ses professeurs, ce qui correspond à un redressement salarial moyen de 6 %.Cette contrepartie de cinq heures additionnelles à l’école, qui hérisse certains syndicats, sera peut-être mieux définie lors de la prochaine négociation de la convention collective nationale.Une façon de dire.à la prochaine ! TERRE Consultez nos capsules en environnement en ligne à www.cybersciences.com Un tour de Terre environnemental qui va droit au coeur des enjeux dh XXIe siècle.Des illustrations brûlantes d’actualité, des entrevues et des reportages concis sur la Terre la vie qu’elle abrite.Un numéro à conserver ! En vente jusqu'au 13 septembre 2002 ou par abonnement au (514) 875-4444 ou au I 800 667-4444 ISdence www.cybersciences.com
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