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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-06-26, Collections de BAnQ.

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VIDEOTRON COLOMBIE Des dizaines d élus démissionnent par peur de la guérilla Page A 5 Les syndiqués perturbent la programmation de TVA Page B 1 ?w w w .led e y o i r .e o m ?LE DEVOIR V o i.X C I I I X » 1 4 2 ?L E M E R C R E D 1 2 ti .1 U 1 N 2 O O 2 N 7 «' .T A X K S IJ Bois d’œuvre 5700 mises à pied à cause de la surtaxe Abitibi-Consolidated ferme temporairement 27 de ses installations VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR f Etranglée par la surtaxe sur le bois d’œuvre, la compagnie Abitibi-Consolidated ferme pour une période temporaire ou indéterminée 27 de ses installations.Ce dur coup frappera 5700 employés, dont une majorité de Québécois.D’ici une semaine, 700 travailleurs perdront leur emploi à cause du conflit qui oppose les Etats-Unis et le Canada.En effet, trois scieries situées dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean fermeront leurs portes pour une période indéfinie: celles de Saint-Fulgence, de Saint-Prime et de Roberval.Deux lignes de production de sciage subiront le même sort celles de Chibougamau et de Girardville.Abitibi a aussi annoncé l’arrêt de toutes ses exploitations de sciage et de rabotage pour une période de deux à quatre semaines.Cette décision laisse sur le carreau 5000 employés du Québec (travaillant dans 20 usines) et de la Colombie-Britannique (travaillant dans deux usines).VOIR PAGE A 8: SURTAXE Obliger les entreprises à respecter l’Afrique Le G6B fait ses recommandations aux membres du G8 HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR G6B Group of SU Billion Calgary — Les pays du G8 doivent reconnaître la responsabilité de certaines de leurs sociétés actives en Afrique dans l’aggravation des problèmes économiques et sociaux sur le continent et adopter un code d’éthique des entreprises, a conclu hier le G6B, le sommet parallèle à celui de Kananaskis.Le Sommet des peuples s’est clôt hier après-midi à Calgary avec la présentation d’une série de recommandations portant sur 14 thématiques.Celles-ci ont été remises par les militants au ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, et à la ministre de la Coopération internationale, Susan Whelan, au cours d’une discussion publique à bâtons rompus.Les militants ont demandé qu’elles soient relayées aux chefs de gouvernement qui amorceront leur réunion aujourd’hui.«Nous voulons que les leaders du G8 reconnaissent que les entreprises du G8 sont souvent partie intégrante aux problèmes vécus en Afrique», a déclaré Alex Neve, secrétaire général de la section canadienne d’Amnistie internationale.«La réponse du G8, jusqu’à présent, a été de s'en remettre à la bonne volonté des entreprises.Celles-ci doivent maintenant aborder cette question de front » Au cours du week-end, les participants au G6B ont démontré que l’exploitation de ressources naturelles en Afrique (or, diamants, pétrole, bois précieux, cacao) favorise les conflits civils et s’accompagne souvent de violations des droits de la personne et de non-respect de pratiques environnementales rudimentaires.VOIR PAGE A 8: AFRIQUE Lire aussi en page A 2 ¦ À Ottawa, des manifestants évoquent la possibilité que la violence éclate ¦ À Kananaskis, on se prépare déjà pour la bataille judiciaire INDEX Annonces.Bourse.Avis publics.Carrières.Culture.Économie.Éditorial .A4 B2 B 7 B 4 B 7 B 1 A6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 7 Nature.B 5 Télévision.B 8 Météo.B 7 Aux Palestiniens de choisir AM MAR AWAI) REUTERS Le Canada accepte Yasser Arafat comme interlocuteur «valable et légitime» du peuple palestinien.' ' 'M Æjm mm La mise à Vécart de Yasser Arafat ne suscite pas l’adhésion de la communauté internationale, Canada compris ASSOCIATED PRESS.REUTERS LE DEVOIR ET L'AGENCE FRANCE-PRESSE L> appel de George W.Bush en faveur d'une mise à ' l'écart de Yasser Arafat n’a pas suscité hier l'adhésion de la communauté internationale, ;i l’exception d’Israël, mais la création à terme d’un Etat palestinien à l’issue de réformes démocratiques a été généralement bien accueillie.Sur le terrain, l’armée israélienne a pris d’assaut tôt en matinée d’hier la forteresse qui abrite le quar tier général de l’Autorité palestinienne à Hébron, en Cisjordanie, tuant quatre policiers, selon des responsables de la sécurité palestinienne.U-s réactions ont été nombreuses au discours très attendu, prononcé lundi par le président Bush dans la roseraie de la Maison-Blanche.Mais chacun a préféré insister sur le volet qui lui semblait le plus proche de ses vues: la demande de mise sur la touche de Yasser Arafat ou bien l’établissement d’un Etat palestinien indépendant à certaines conditions.«Le gouvernement du Canada accepte M.Arafat comme IinterU>cuteur valable et légitime du peuple palestinien aujmrd’hui.Nous reconnaissons cependant qu 'il y a des problèmes dans l’État palestinien: problèmes de transparence, problèmes d’élections de législature, des détenteurs du vrai pouvoir, problèmes de justice, etc.Il est donc très encourageant que M.Hush ait mis l'accent sur cela, et nous sommes prêts à travailler avec l’Autorité palestinienne pour résoudre ses problèmes de démocratie.VOIR PAGE A 8: PALESTINIENS lire aussi en page A 5 ¦ Le président palestinien se croit encore bien en selle ¦ Incursion meurtrière dans la ville d’Hébron Équilibre des relations transatiantiques Cabinet I^indry L’Europe ne fait pas le poids, selon Schrôder L’influence européenne doit augmenter, estime le chancelier allemand CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Gerhard Schrôder, chancelier de la République fédérale d’AUemagne, a profité de son passage à Montréal, à la veille du Sommet du G8, pour plaider en faveur d’un meilleur équilibre dans les relations transatlantiques, ce qui ne saurait être atteint sans une capacité d’action accrue de l’Union européenne.Il s’agit là, selon lui, d’une condition «déterminante».Le chancelier était le conférencier spécial invité à l’ouverture de la huitième Conférence de Montréal, qui a pour thème central cette année les relations entre l’Europe et les Amériques.11 n’a cependant pas voulu aborder cette question de l’équilibre sous l’angle de la confrontation, préférant insister sur l’importance du maintien de liens entre l'Europe et l'Amérique dans le contexte de la mondialisation.«Sur ce point, a-t-il dit, l’Europe et l’Amérique assument ensemble la responsabilité liée aux chances de développement dans le monde.Et c’est aussi ensemble que nous devons assumer cette responsabilité, notamment en libéralisant plus avant le commerce international.» M.Schrôder s’en est tenu à un langage parfaitement diplomatique, mais non moins clair, en disant que le Canada et l’Europe partagent les mêmes points de vue sur presque toutes les questions de politique internationale.Lundi il avait eu un entretien avec le premier ministre Jean Chrétien à Ottawa, au cours duquel il lui avait suggéré de protester contre les subventions américaines à l’agriculture.Hier matin, il a rendu visite à Bombardier, qui est devenu un important industriel en Allemagne, et a eu une réunion avec le premier ministre Bernard Landry.Le chancelier a consacré en fait la plus grande partie de son exposé à dresser la liste des buts qui, selon lui, devraient être au cœur de la politique allemande et européenne au cours des prochaines années.Dans cette allocution soigneusement préparée, il a fait valoir que, malgré la modification du contexte international, l’Union européenne doit rester étroitement liée aux Etats-Unis et au Canada par le biais transatlantique, ce qui comprend bien sûr l’OTAN et le G8 en plus des relations bilatérales.VOIR PAGE A 8: SCHRÔDER JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chancelier allemand Gerhard Schrôder à la Conférence de Montréal hier.Fracassante démission d’un attaché politique Un attaché politique claque la porte du cabinet du premier ministre landry en lui reprochant son manque d’ouverture.Apres les déclarations fracassantes d’un ministre la semaine dernière, le premier ministre I andry doit maintenant faire face au départ d’un attaché politique qui croit que d’autres pourraient bientôt imiter son geste au gouvernement.Mathieu Santerre, qui a remis sa démission hier, reproche à M.I.andry d’avoir rabroué Joseph Facal au moment où le gouvernement et le PQ se devaient plutôt d’ouvrir les fenêtres et remettre en question son programme et ses idéaux.¦ A lire en page A 3 Isabelle Damnais .r ¦ ï*"—' Frontière du Roman Le persormagt réaliste et Sç5 fictions rowitrc :t«' « Un essai magnifique, brillant, soutenu par une imagination critique admirable.» Michel Biron, U' Devoir 246 RACES • 24,95 S DEVOIR LES ACTUALITES Le G8 à Kananaskis On se prépare déjà pour la bataille judiciaire D’APRÈS CANADIAN PRESS Calgary — La police et les manifestants présents au Sommet du G8 à Kananaskis se préparent non seulement à des batailles de rue, mais aussi à des affrontements, tout aussi virulents, au tribunal.A la veille du début de la rencontre des dirigeants du monde industrialisé, en Alberta, une quinzaine d’avocats et une vingtaine de bénévoles sont sur un pied d’alerte pour venir à la défense des militants qui seront accusés de méfait ou d’avoir troublé la paix.les avocats militants ont déjà invité tous les protestataires à gribouiller le numéro de téléphone de la ligne d’urgence légale sur leur main.«Nous sommes ici pour aider tous ceux qui ont besoin de conseils ou d’un avocat, parce que ce que nous avons vu aux manifestations précédentes, c’est que la police abuse de ses pouvoirs, a expliqué la représentante du collectif légal du G8, Sarah Dover.D’après notre expérience, ils arrêtent ou brutalisent les gens.» la méfiance de l’organisation envers la police est telle qu’elle avertit d'entrée de jeu les clients que leurs conversations sont peut-être sur écoute.Le Sommet du G8 a lieu dans un village des Rocheuses, mais la plupart des manifestations prévues auront lieu à Calgary.On espère notamment bloquer les routes du centre-ville ce matin, au moment de l’ouverture officielle de la rencontre.Al Redford, de la police de Calgary, affirme que ses troupes ont aussi des avocats, et que les 1400 policiers de la ville ont reçu une formation spéciale et ont un manuel d’instructions pour arrêter correctement les fauteurs de trouble.Les détenus de la prison locale de Spy Hill ont été transférés pour faire de la place aux éventuels protestataires, et les tribunaux de Calgary ont fait le ménage dans leurs dossiers pour pouvoir entendre les suspects le plus rapidement possible.Les heures d’audience ont même été prolongées jusqu’à 23h! Selon Redford, les manifestants qui seront arrêtés seront agréablement surpris.«Pour une prison, Spy Hill est très bien équipée, avec beaucoup de.téléphones publics et un centre de décontamination.» Heureusement, puisqu’il semble que les détenus pourraient attendre longtemps avant d’être formellement accusés.«Ça dépendra du volume», a expliqué le policier.Jusqu’à maintenant, la police n’a arrêté que deux militants américains accusés d'avoir fait des graffitis.Mais le tribunal est déjà à l’œuvre.L’Association canadienne des libertés civiles a en effet porté plainte hier contre la Ville de Calgary, qu’elle accuse d’avoir violé son droit d’assemblée en interdisant la tenue de manifestations contre le G8 dans les parcs municipaux.À Ottawa, les manifestants évoquent la possibilité qu’éclate la violence SANDRA CORDON PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les représentants des opposants à la mondialisation évoquent la possibilité de violence et de vandalisme à Ottawa, aujourd’hui et demain.Les manifestants descendront alors dans les rues de la capitale pour protester contre la tenue du Sommet du G8.Comme le groupe des huit leaders les plus puissants de la planète se réunit dans un endroit plutôt difficile d'accès, à Kananaskis, sur le flanc est des Rocheuses, en Alberta, plusieurs protestataires ont choisi Ottawa comme point de rencontre.Les organisateurs des manifestations promettent «des actions décentralisées et autonomes» contre les puissances politiques et économiques.«Notre opposition au G8 sera aussi vaste et variée que les institutions qui mettent en oeuvre le programme capitaliste à Ottawa tous les jours», a affirmé Brenda Inouye, une porte-parole de la coalition «Prenons la capitale», hier en conférence de presse.La coalition représente une douzaine de groupes différents.Les manifestants seront invités «à utiliser une diversité de tactiques», a déclaré Barbara Legault, une autre représentante.«Ça ne fera pleurer personne si, par exemple, une vitrine de McDonald est brisée.Quand on parle du G8 et de ces compagnies-là, on parie de mort, de meurtres, de déplacements de population, de gens qui sont en prison, d’une famine de 13 millions de personnes en Afrique alors que l’industrie agroalimentaire pourrait produire deux fois assez de nourriture pour toute la population de la planète.» «Une vitrine de McDo, ça se répare assez facilement.Mais ce que le G8 inflige à la majorité de la population, ça ne se répare pas si facilement que ça», a déclaré Karina Chagnon.A part la menace de congestion des artères de la ville, les résidants et commerçants d’Ottawa prévoyaient maintenir leur train-train quotidien.la plupart des bureaux du gouvernement fédéral demeureront ouverts.Cependant, la Cour suprême du Canada fermera ses portes pour des motifs de sécurité, une première dans l’histoire récente.Certaines boîtes postales ont été retirées du centre-ville, la colline parlementaire fait l’objet de mesures de sécurité renforcées et les touristes devront faire une croix sur les tours guidés aujourd’hui et demain.Ni la Gendarmerie royade du Canada ni la police d’Ottawa ne recommandent aux commerces du centre-ville de fermer leurs portes.«Nous respectons votre droit de manifester pacifiquement mais la police est prête à réagir à toute menace ou violence contre les personnes ou la propriété cette semai- REUTERS Pendant que les chefs d’État, dont le président américain George W.Bush, arrivaient à Kananaskis pour le Sommet du G8, les manifestants antimondialisation prévenaient que des actes violents pourraient être commis à Ottawa, là où ils ont décidé de se réunir.ne», a indiqué le sergent d’état-major Marc Richer.Jaggi Singh, l’une des 400 personnes arrêtées au cours des vastes manifestations au Sommet des Amériques à Québec en avril 2001, a soutenu que des provocations policières pourraient déclencher des affrontements à Ottawa, mais à une échelle beaucoup plus petite puisque les manifestants seront moins nombreux.La GRC a dit s’attendre à la venue d’environ 2500 manifestants à Ottawa.Sondage OMNIBUS hebdomadaire Québec: 4nn$ "TW W /question Sondage OMNICVVN bi-mensuel Canada: /question UN SONDAGE H AHIlit, EFFICACE et PRÉCIS DU MARCHE MONTREAL TORONTO WINNIPEG Un morceau du Québec en Europe Louise Beaudoin confirme Vouverture en 2004 d'un Centre Québec-Europe à Paris CHRISTIAN RIOHX CORRESPONDANT DU DEVOIR Bruxelles — C’est maintenant officiel: le Québec aura une vitrine à Paris did 2004.De passage à Bruxelles, la ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, a confirmé la nouvelle Olivieri librairie «bistro BISTRO DES DIZAINES D’ÉVÉNEMENTS DES MILLIERS DE LIVRES Ç2J9, Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Tél.: 51W39-3&39 Fax : 514*739.3630 service cUibrairieolivieri.com qui avait déjà filtré depuis plus d’une semaine.Elle en a profité pour affirmer la vocation européenne de ce centre et annoncer que le Mouvement Desjardins s’impliquera dans son volet commercial.Mais la ministre a d’abord nié l’affirmation du Devoir selon laquelle l’ancien premier ministre Lucien Bouchard serait intervenu pour convaincre certains ministres récalcitrants.Lucien Bouchard n’est pas intervenu dans ce dossier «depuis sa démission en janvier 2001», a dit son attaché de presse, Martin Roy, qui a aussi soutenu que le difficile accoucha ment du dossier n’est pas lié au débat sur la pertinence de créer ce centre aux États-Unis plutôt qu’à Paris mais bien aux suites du 11 septembre.«Les Amériques sont aussi prioritaires que l’Europe», a-t-il dit en citant l’augmentation des budgets des, représentations du Québec aux États-Unis.Avant d'avoir lu l’article du Devoir, plus tôt dans la journée, la ministre n’a pas hésité à vanter les avantages de son choix européen.«A Paris, nous avons un statut diplomatique exceptionnel.Nous avons une relation avec la France à nulle autre pareille.» Il s’agit aussi de se positionner, a-t-elle dit, en prévision de l'élargissement de l’Union européenne, qui devrait intégrer une douzaine de nouveaux membres d’ici 2004.La ministre, qui était invitée par la Ville de Bruxelles à l’occasion des célébrations de la Fête nationale du Québec, voit ce centre comme un «prototype» destiné au milieu des affaires et au secteur culturel.«C'est un morceau dg Québec transplanté en Europe.» A l’image des saisons du Québec qui parcourent maintenant le monde, l'expérience parisienne pourrait même un jour être «exportable dans les Amériques».Concrètement, le Québec regroupera dans un immeuble au centre de Paris une salle de spectacle de 150 places, un lieu d'exposition.un centre de documentation, une médiathèque, un restaurant-bistro servant des spécialités québécoises, un bureau d’information touristique, des services de renseignement sur l’immigration ainsi qu’un centre d’affaires destiné aux petites et moyennes entreprises qui veulent explorer le marché européen.C’est pour ce dernier volet que le Mouvement Desjardins a manifesté son intérêt par une lettre d’intention.Louise Beaudoin parle d’un «partenaire privilégié».Le centre louera des locaux et ses services aux gens d’affaires, qui pourront y travailler sur de longues périodes.On vise à ce que l’entreprise privée finance 50 % des coûts d’exploitation du Centre Québec-Europe d’ici cinq ans, même si «on sait que ça ne peut pas s’autofinancer complètement», a dit la ministre.Le centre devrait avoir un budget annuel de trois à quatre millions de dollars.H semble acquis que la librairie du Québec à Paris déménagera dans ces nouveaux locaux.Hervé Foulon, propriétaire de la maison d’édition HMH et de la Librairie du Québec, s’est dit enthousiasmé.Il attend tout de même qu’on lui propose un lieu intéressant.«Ça peut faire une magnifique vitrine du Québec.Sans compter que la librairie jouait déjà un peu le rôle d’un centre culturel.» Sans le volet culturel, le projet n’existerait tout simplement pas, a reconnu Louise Beaudoin.«C’est la continuité qui est en cause dans l’action des milieux culturels.» Depuis la fermeture, il y a dix ans, du centre culturel québécois, qui était situé sur la rue du Bac, l'action culturelle québécoise a, de l’avis de plusieurs, manqué de continuité.Même s’il est situé à Paris, ce centre permettra de coordonner les efforts que font les délégations et les bureaux du Québec en Europe, a affirmé le délégué général du Québec à Londres, Daniel Audet.«On va tabler sur les forces de chacun.Le centre aura un effet de levier.» Dans l'immédiat, le Québec est donc à la recherche d’un immeuble de cinq ou six étages comptant environ 3000 m2 de surface dans un quartier central et sur une artère animée.Il est surtout question du quartier des Halles, du Marais et de Saint-Ger-main-des-Prés.Ce nouveau centre devrait employer une quinzaine de personnes.Le centre québécois devrait être sous l’autorité d’un comité de parrainage.Y siégeront notamment des représentants des milieux économiques et culturels.* LE DEVOIR.LE MERCREDI 26 .1 C 1 N 2 0 0 2 A A -* LE DEVOIR «- ACTUALITES Manon Cornellier ?Entre l’arbre et l’écorce Ces deux dernières années, Paul Martin avait un plan de match bien précis.Pendant qu’il continuait son travail de ministre des Finances, son organisation collectait des fonds, recrutait des membres, prenait le contrôle de diverses instances du Parti libéral du Canada et élaborait un plan de communication pour une course au leadership qui devait avoir lieu fin 2003 ou début 2004.Lui-même consultait penseurs et analystes pour étayer ses positions sur un ensemble de sujets sur lesquels il devrait ou souhaiterait se prononcer.H s’y préparait, comme d’autres ministres, parce que le premier ministre Jean Chrétien avait fait comprendre à plusieurs personnes — il l'a lui-même publiquement avoué deux jours avant d’écarter l’ancien ministre des Finances du cabinet — qu'il comptait prendre sa retraite en 2003.Jean Chrétien a changé d’avis ce printemps et demandé à tous les prétendants au trône de cesser de faire campagne.Paul Martin a refusé, il a été évincé.Cette succession d’événements a complètement changé la donne politique pour le Parti libéral et Paul Martin.Le PLC devait tenir, en vertu de sa constitu-fion, un vote de révision du leadership en mars 2002.A la demande du premier ministre, on a retardé d’un an le congrès et le fameux vote qu’on espérait éviter.Celui-ci aura finalement lieu en février prochain, peu importe les risques de division qui y sont rattachés.Pour Paul Martin, cela change la signification de sa campagne.Il n'y a plus de course au leadership mais un vote de confiance à l’endroit du premier ministre.S’il continue à faire tournée et discours, le fût-il pour déloger le premier ministre ou en vue d’une future campagne au leadership?Il refuse de le préciser mais les pressions sur lui augmentent Ses troupes se mobilisent mot d’ordre ou pas, mais de plus en plus de gens veulent savoir pourquoi.Les idées différentes qu’on lui attribue suscitent aussi la curiosité.Nombreux sont ceux qui voudraient qu'il commence à les dévoiler maintenant qu’il n’est plus lié par la solidarité ministérielle.Dans l’entourage de Paul Martin, on dit faire face à un dilemme.Qu'il s’agisse du vote de février ou de ses futures politiques, Paul Martin ne peut se prononcer sans se nuire, et ce, peu importe ce qu’il dira.La raison en est toute simple.On n’avait pas envisagé une bataille contre le chef mais une lutte à quatre pour le leadership.Le contexte a changé, mais pas les munitions.Quand Paul Martin sollicitait des appuis, il ne demandait pas aux gens de choisir entre lui et Jean Chrétien ni de s’engager à renverser le premier ministre.Il leur demandait de choisir entre John Manley, Allan Rock, Sheila Copps et lui.Présenté ainsi, le choix était facile pour beaucoup de militants libéraux.Il ne l’est plus autant La liberté de parole acquise avec son expulsion du cabinet a aussi ses inconvénients.Son organisation avait élaboré une stratégie de communication pour les 90 premiers jours d’une campagne au leadership.Cette stratégie comprenait le dévoilement en cascade de ses positions.Son équipe est consciente que le nouveau contexte l’oblige à ouvrir son jeu, mais on veut attendre l'automne car se démarquer dès maintenant donnerait l’impression de désavouer et de nuire au gouvernement Cependant s’il attend trop ou s’il est trop prudent on le confondra avec le reste des aspirants au leadership.L'ex-ministre est en quelque sorte coincé et les fidèles de Jean Chrétien le savent, interprétant ses gestes à leur manière et le poussant à répliquer.Les ministres Stéphane Dion et Denis Coderre l’ont d’ailleurs mis au défi de clarifier ses intentions.Sinon, on l’accusera, comme l’a averti M.Dion, de préparer un «coup» contre le chef.Et voilà une image que bien des libéraux ne peuvent pas accepter, attachés qu'ils sont à leur tradition de loyauté.Les partisans de Jean Chrétien le savent et jouent cette carte de la fidélité à chaque détour.(Par contre, quand on leur rappelle le sort que le chef actuel a réservé à son prédécesseur John Turner, ils répliquent que ce n'était pas la même chose.M.Turner avait essuyé deux défaites et était chef de l’opposition, pas premier ministre.) Mais cette notion de loyauté est forte, et Paul Martin fait tout pour ne pas se faire apposer l’étiquette assassine de comploteur.Plus populaire que son chef au sein du parti et dans la population, il veut de toute évidence préserver ses appuis mais en évitant de dire clairement quel objectif il poursuit.Il donne l'impression de souffrir d’indécision alors qu’il a préparé le terrain avec méthode.Il contrôle des pans entiers de la machine libérale et son organisation n’a jamais cessé de recueillir de l’argent et de recruter des membres.Ces derniers joueront un rôle central car il y aura deux votes de confiance d'ici février.Le premier, qui aura lieu de novembre à février, impliquera tous les membres du parti.Le second se tiendra parmi les délégués au moment du congrès de février.Les deux résultats seront connus en même temps.SU n’y avait que les délégués à contrôler, la partie serait plus facile pour Jean Chrétien.Il pourrait intimider ministres et députés pour qu’ils fassent élire des délégués favorables au chef, mais il en va autrement des membres.En fait, ce sont plutôt ces derniers qui exercent des pressions inverses sur les députés, au point d’en pousser certains, comme Hélène Scherrer, à demander le départ de M.Chrétien.Et une fois le vote terminé, Jean Chrétien ne saura pas quel député blâmer puisqu’on ne connaîtra le résultat que pour l’ensemole du pays.Pas question de les donner par circonscription.L’équipe Martin a veillé au grain.Au cas où.Plus populaire que son chef, Paul Martin veut préserver ses appuis mais en évitant de dire quel objectif il poursuit La mondialisation doit se réaliser à travers les gouvernements nationaux Paul Martin expose sa vision du nouvel ordre économique mondial en constrution KARINE FORTIN LE DEVOIR En dépit de l'erosion de leurs pouvoirs, les gouvernements nationaux sont plus à même d’assurer le bon déroulement de la mondialisation qu’un hypothétique gouvernement mondial, affirme Paid Martin.Devant un public de gens d’affaires reunis à Montréal pour la quatrième Conférence de Montréal, l'ancien ministre des Finances a plaidé pour un renforcement de la cooperation entre Etats nationaux dans le cadre de forums comme le G8 plutôt que pour la multiplication des institutions internationales ou la création d’un gouvernement supranational.«Ilfaut se demander ce que nous pouvons faire [.] pour que l'essor sans cesse croissant de l'économie de libre-marché contribue au bien-être de l'humanité, a-t-il déclaré.La solution passe invariablement non par un gouvernement mondial, mais par une saine gestion globale de toutes les nations souveraines du monde.Après tout, c’est d’abord aux gouvernements nationaux, et non aux institutions internationales, qu’incombe la tâche de donner à la communauté internationale les moyens d’agir plus efficacement.» De l’avis de l'ancien ministre, pour assurer la pérennité des Etats et le développement de relations internationales adaptées à la nouvelle réalité, il s’agit d’abord de réduire le nombre de crises financières internationales qui causent «la rupture de la cohésion sociale» et peuvent même provoquer la chute de gouvernements, comme en témoigne l’insoluble crise argentine.A cet égard, Paul Martin a d’ailleurs salué les efforts consentis au cours des cinq dernières années — alors qu’il tenait les rênes du ministère des Finances — par les dirigeants des pays les plus développés pour assurer une meilleure stabilité des marchés financiers.Le fondateur et ancien président du G20 a aussi insisté pour que se poursuivent les discussions — qu’il avait lui-même amorcées le printemps dernier — pour trouver une solution au problème de la dette des pays les plus pauvres.Dénonçant les récents «élans protectionnistes» des Etats-Unis et de l’Union européenne, il a réitéré son plaidoyer en faveur d’une ouverture des marchés aux pays en voie de développement.«Le secret de l’efficacité des marchés internationaux se résume en un mot: l’équité, a-t-il indiqué.Voilà en quoi consiste réellement une saine gestion publique.» Selon lui, les efforts des gouvernements nationaux pour humaniser la mondialisation doivent porter non seulement sur l’économie, mais aussi sur les politiques sociales, et notamment sur l’éducation et la santé, qui constituent «le meilleur moyen [.] pour vaificre la pauvreté».A cet égard, Paul Martin croit fermement que le modèle canadien pourrait inspirer les pays émergents et les pays en voie de développement «C’est le marché qui doit être au service des citoyens, et non le contraire.Et la seule manière d’obtenir ce résultat est d'exercer une saine gestion publique.Nous devons maintenant transmettre ce message au reste du monde.» jé g m «pu JACQUES NADEAU I.K DEVOIR L’ex-ministre des Finances, Paul Martin, estime que le Canada peut servir de modèle et montrer que le marché doit être au service du citoyen et non l’inverse.Malaise au sem du gouvernement Un attaché politique de Landry claque la porte Mathieu Santerre dénonce «la rigidité idéologique» du Parti québécois MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La déferlante adéquiste continue de secouer le gouvernement Landry.Le premier ministre a perdu un jeune attaché de 27 ans hier, Mathieu Santerre, qui a claqué la porte du cabinet du premier ministre «en raison de la rigidité idéologique stérile et paralysante qui est imposée aux éléments les plus dynamiques et les plus créateurs du Parti québécois».Cette démission-surprise survient à la suite des déclarations fracassantes du ministre Joseph Facal la semaine dernière sur un virage à droite à imposer au programme du PQ et du gouvernement M.Facal avait été vertement rabroué par le premier ministre Landry, mais M.Santerre estime qu'il s’agit là d’une erreur.«Joseph Facal a exprimé un point de vue, écrit-il dans sa lettre de démission, qui se démarque de la ligne de pensée traditionnelle du Parti québécois mais qui me semble rallier beaucoup plus de Québécoises et de Québécois.» Joint par téléphone, l’attaché politique explique qu’à ses yeux les concepts de gauche et de droite au Québec ne tiennent pas la route.Il ajoute aussi qu’il est incorrect de voir dans les propos du ministre Facal des relents adéquistes.«Cela relève d’une typologie caduque.Par exemple, en France, c’est la droite qui est nationaliste, alors qu ’ici, c’est la gauche.» Dans les coulisses ministérielles, la démission de M.Santerre a plus ou moins surpris.«Landry n’aurait jamais dû rabrouer M.Facal», chuchote-t-on.Même si, sur le fond, les idées avancées par le président du Conseil du trésor, notamment sur l’appui à la classe moyenne, dérangent, il fallait laisser courir le débat.Les péquistes promettent depuis trop longtemps déjà un tel remue-méninges, reconnaît-on.«J’espère que d’autres vont limiter, avance même un autre attaché politique en parlant de Mathieu Santerre, et ce, même au bureau du premier ministre.» M.Santerre travaillait à la préparation de la période des questions au spin du cabinet Landry depuis janvier dernier.Auparavant, il avait été attaché politique du ministre démissionnaire et leader parlementaire Jacques Brassard.Au cabinet du premier ministre, on semblait surpris de cette démission hier puisque jeudi dernier M.Santerre a participé au cocktail de fin de session de M.Landry.Dans sa lettre de démission, M.Santerre explique sa décision en donnant l’exemple d’événements récents impliquant les ministres Rita Dionne-Marsolais et Joseph Facal.Il existerait, selon lui, un gouffre générationnel et idéologique qui se creuse au gouvernement et au sein du PQ.«Ce n’était pas facile au cabinet depuis quelque temps, dit-il.Mais ces gens-là ont la couenne dure et c’est moins difficile de faire de la politique lorsqu'on avance des idées.Ce n’est malheureusement pas le cas en ce moment.» Dans sa lettre de démission, l’attaché politique reproche au premier ministre d’avoir conforté la ministre DionneMarsolais dans ses préjugés envers la génération montante et Mario DumonL fl croit également que M.Landry n'aurait pas dû rabrouer Joseph Facal pour avoir exprimé ce que plusieurs pensent tout bas sur le renouvellement nécessaire du modèle québécois.«A 27 ans, écrit-il, animé d’idéaux de liberté et de créativité, ces incidents m’ont profondément déçu, voire insulté.Il m’est donc devenu impossible d’assumer sereinement mes fonctions au sein de votre cabinet.» Devant le manque d’ouverture et de volonté de changement il croit que d’autres pourraient suivre.Reconnaissant qu’il y a du «mécontentement» au sein des cabinets ministériels à Québec en ce moment R écrit «Je ne suis pas le premier à prendre conscience de cette triste réalité et certainement pas le dernier à agir en conséquence.» EN BREF Michel Robert devient juge en chef de la Cour d’appel (PC) — Le premier ministre Jean Chrétien a annoncé hier la nomination d’un ancien président du Parti libéral, Michel Robert au poste déjugé en chef de la Cour d'appel du Québec.M" Robert succède à Pierre Michaud.Le juge en chef Robert, 64 ans, avait été nommé à la Cour d’appel du Québec en 1995.Son nom se retrouvait également sur la liste des candidats potentiels à la succession de la juge de la Cour suprême Claire UHeureux-Dubé, qui prendra bientôt sa retraite.Lorsqu’il était avocat expert en droit constitutionnel, Michel Robert a déjà représenté le gouvernement fédéral dans plusieurs dossiers, notamment celui qui a mené au rapatriement de la Constitution en 1981.Chefferie du NPD Un jeune Québécois sur les rangs ISABELLE DUCAS PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un Québécois de 29 ans a annoncé hier sa candidature à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD), en se donnant pour mission de forcer le parti à se renouveler et à se faire mieux connaître au Québec.«Je vais essayer de bâtir un NPD moins centralisateur, qui respecte les compétences des provinces et qui dit: oui, nous devons investir en santé et en éducation, mais d’une manière qui respecte les compétences des provinces», a expliqué Pierre Ducasse, un travailleur communautaire originaire de Sept-Iles qui habite actuellement Drummondville.M.Ducasse, qui est le premier Québécois francophone à briguer le leadership du NPD, reconnaît que son parti est une force politique négligeable au Québec, notamment parce qu’il est perçu comme étant trop centralisateur.Cette situation est attribuable aux dirigeants actuels qui, selon le candidat, ne réussissent pas à faire connaître la position réelle du NPD sur la question nationale.les néodémocrates, explique-t-il, sont en faveur d’un fédéralisme coopératif, qui requiert l'accord des provinces, et «asymétrique, qui reamnait que le Québec doit avoir des pouvrhrs que les autres prtwinces n ’rmt pas».Selon Pierre Ducasse, les Québécois devront bientôt réaliser que la province ne peut éternellement diviser son vote entre les fédéralistes et les souverainistes, une situation qui contribue à garder les libéraux au pouvoir à Ottawa, dit-il.M.Ducasse, qui était président associé du NPD depuis deux ans, est le deuxieme candidat à annoncer qu’il se lance dans la course à la direction du parti, après le député Bill Blaikie, a la suite du départ de la leader néo-démocrate, Alexa McDonough, qui a annoncé sa démission il y a quelques semaines.On s’attend à ce que le conseiller municipal torontois Jack Layton et le député Ijorne Nystrom se lancent également dans la course.Diplômé en sciences politiques, Pierre Ducasse est devenu membre du NPD à l'âge de 17 ans.Il a été candidat pour le parti en 1997 dans la circonscription de Manicouagan et a obtenu 4 % des voix.Selon le candidat, le NPD peut changer et devenir une option politique crédible.•Nous ne voulons pas n’être que la conscience sociale du pays, a-t-il indiqué.Le NPD doit se donner comme objectif de former un gouvernement majoritaire à l’intérieur de 10 ans et doit donc adopter les stratégies en conséquence.» LE DEVOIR.LE MERCREDI 26 J U I X 2 O O 2 A 4 ?LES ACTUALITES* Vingt-cinq millions pour protéger le patrimoine religieux FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Adel Tobbichi arrêté à Montréal Le presume terroriste sera extradé aux Pays-Bas JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gaétan Bourassa, le défenseur d’Adel Tobbichi, connaît peu de choses de son client.Six mois jour pour jour avant Noël, les ministres Lemieux et Boisclair ont revêtu les habits rouges du père Noël: ils ont ainsi distribué des millions aux quatre coins du Québec afin de rafraîchir le patrimoine bâti et religieux de la province.I.a métropole a eu droit au quart des investissements totaux de 25 millions de dollars.''Cette vaste opération de mise en valeur du patrimoine» profitera à 222 projets de restauration, dont 26 sont localisés à Montréal.Le Mar- Jean-Louis Roy à la tête de Droits et Démocratie (PC) — Le ministère des Affaires étrangères du Canada a annoncé, hier, que l’universitaire et ancien journaliste Jean-Louis Roy serait le prochain président de l’organisme humanitaire Droits et Démocratie.Actuel chancelier de l’Université de Sainte-Anne, en Nouvelle-Ecosse, Jean-Louis Roy a été secrétaire général de l’Agence de la Franco- ché Bonsecours, avec une enveloppe de deux millions, est le projet qui accapare la plus importante portion des fonds publics déboursés.Le chalet du Lac-desÆastors, situé sur le mont Royal, recevra pour sa part la deuxième somme en importance, soit 750 000 $.En outre, une aide de 410 000 $ a été accordée au fort Senneville, dans l’ouest de la ville.Datant du début du XVIII'' siècle, ce fort est l’un des deux seuls encore existants sur l’île avec celui de la Montagne construit par les Sulpiciens.la sul> vention accordée à l’entreprise propriétaire des lieux permettra de BREF phonie à Paris, entre 1990 et 1998, et directeur du quotidien Le Devoir, de 1971 à 1981.Il est nommé pour cinq ans à la tête de Droits et Démocratie.M.Roy, 61 ans, succédera à Warren Allmand, ancien Solliciteur général du Canada, qui a occupé le poste depuis 1997.Organisme non partisan créé en 1988 par le gouvernement fédéral.Droits et Démocratie encourage et appuie les valeurs universelles des droits de la personne et effectue la promotion des institutions et pratiques démocratiques partout dans le monde.consolider certaines structures fragiles, notamment les cheminées et les fondations.Des fouilles archéologiques précéderont les travaux.Avec une facture avoisinant les trois millions, ces trois projets accapareront l’essentiel de l’enveloppe destinée au patrimoine bâti à Montréal.Cet argent est accordé à la suite d’une évaluation faite par la Société d’habitation du Québec en collaboration avec le ministère de la Culture et des Communica-tioijs que dirige Diane Lemieux.A cela s'ajoute donc un montant de trois millions destiné à la restauration de 23 édifices religieux de la métropole, dont la majorité sont des églises catholiques.Cette enveloppe s’ajoute aux montants déjà versés depuis 1995 par l’entremise du programme Soutien à la restauration du patrimoine religieux.Les divers édifices, parmi lesquels figurent la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, l’église Notre-Dame-de-la-Défense, l’église unie Saint James et la synagogue Beth Solomon, pourront, avec ces sommes, entamer ou terminer divers travaux de restauration allant de la réfection de toitures à des travaux de maçonnerie, de fenestration ou de consolidation.Six de ces édifices jouissent d’un statut de protection au regard de la Loi sur les biens culturels.L’organisme de protection du patrimoine Héritage Montréal s’est réjoui d’une telle annonce, non sans préciser que la somme accordée devrait être récurrente.«C’est bien qu’il y ait de l'argent, a précisé le directeur des programmes, Dinu Bumbaru, mais on sait que les besoins sont beaucoup plus grands que ça.[.] L’argent qu'on dépense maintenant, c'est en grande partie de l’argent de rattrapage sur l'entretien qui n’a pas été fait.C’est de l’argent qui aurait dû être dépensé plus tôt par les propriétaires et par le gouvernement.» Par ailleurs, M.Bumbaru a fait remarquer que deux ministres brillaient par leur présence à l’annonce faite hier au Marché Bon-secours.une situation exceptionnelle.«Il est intéressant de constater qu’André Boisclair [le ministre des Affaires municipales et de la Métropole] accompagnait Diane Lemieux.Ce n’était donc pas un geste strictement culturel, comme ça l’est d’habitude, mais plutôt gouvernemental.Ça donne bon espoir et on espère ainsi voir se matérialiser au plus vite la fameuse politique du patrimoine.» JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR L> Algérien arrêté par la GRC ' vendredi dernier à Montréal ne s'opposera pas à son extradition aux Pays-Bas, a-t-il indiqué hier au juge Pierre Tessier, de la Cour supérieure.L’homme connu sous plusieurs identités, dont celles d’Amine Mezbar et d’Adel Tobbichi, est soupçonné d’avoir participé à un complot visant 4 faire exploser l’ambassade des Etats-Unis à Paris au printemps dernier.Amine Mezbar, alias Adel Tobbichi, ne désire pas prolonger davantage son séjour au Canada.Il a fait savoir à la cour hier qu’il n’avait pas besoin d’avocat pour le défendre et qu’il consentait à son extradition.Le juge lui a toutefois recommandé de revenir demain en compagnie de son avocat «Il est décontenancé par la façon dont les choses se déroulent avec toute l’attention dont il a fait l'objet par les médias», a expliqué Gaétan Bourassa, l’avocat assigné au dossier par l’Aide juridique, à l’extérieur de la salle d’audience.«Il pense que même s’il peut empêcher son extradition, il ne pourra plus vivre au Canada, et il préfère subir son procès aux Pays-Bas.» Mais l’avocat connaît peu de choses de son client H ne l’a rencontré que 15 minutes avant l’audience, précise-t-il, car un appel à la bombe le retenait à l’extérieur du palais de justice de Montréal.Lors d'une brève discussion avec son client, ce dernier lui a donné pour mandat de consentir à la requête d’extradition.L’avocat dit même ignorer la véritable identité de son client et son occupation.L'arrestation du ressortissant algérien, aussi connu sous les noms de Mathieu Miljadi Prajase-mita et J.P.D.Straebler, a été arrêté vendredi à la demande des autorités néerlandaises, qui le soupçonnent d’avoir participé à un complot mené par un groupe islamiste radical et destiné à faire sauter l’ambassade américaine à Paris au printemps dernier.On l’accuse notamment de fabrication de faux papiers d'identité, dont des passeports, de complot pour l'utilisation d’explosifs et de complot pour meurtre.La demande d’extradition de Mezbar fait suite à de longues enquêtes menées dans plusieurs pays d'Europe, dont la Belgique, les Pays-Bas, la France et l’Allemagne.L’Algérien aurait entretenu des liens avec le Takfir-Wal-Hi-jra, un groupe islamiste radical financé par Oussama ben Laden, qui planifiait l’attentat à Paris.L’existence de ce complot aurait été révélée par celui qu’on considère comme le dirigeant d’une cellule de ce groupe, Djajmel Be-ghal, appréhendé aux Emirats arabes unis en juillet 2001.Le 13 septembre dernier, de présumés membres de ce groupe, Jérôme Courtailler et Abdelghani Rabia, qui habitaient sous le même toit que Mezbar à Rotterdam, ont été arrêtés par les autorités néerlandaises.Le même jour, Nizar Trabelsi, ex-joueur de soccer tunisien, a été interpellé en Belgique.Le mandat qu'il avait reçu de l’organisation d’al-Qaïda était de servir de bombe humaine pour faire sauter l'ambassade des États-Unis à Paris.Des substances chimiques servant à la fabrication d’explosifs auraient été découvertes dans son appartement Six membres de ce groupe subissent actuellement leur procès à Rotterdam.Quant à Amine Mezbar, il habitait depuis plusieurs mois un appartement du 3965 de la rue Bélanger, à Montréal, et aurait même obtenu le statut de résidant permanent en avril 2000 sous le nom d’Adel Tobbichi.«On ne sait pas comment il a pu devenir résidant permanent», avoue M' James Brunton, le représentant du Procureur général du Canada.On ne détient toutefois aucune preuve qu'il ait participé à la planification d’actes terroristes au Canada.Si Mezbar persiste dans son intention de ne pas s’opposer à son renvoi aux Pays-Bas, les procédures d’extradition pourraient être engagées dès jeudi, à son retour devant la cour.INVESTISSEMENTS À MONTRÉAL Cathédrale Marie-Reine-du-Monde 303 000 $ Chalet du Lac-des-Castors 750 000 $ Chapelle Notre-Dame-du-Bonsecours 12 000 $ Couvent Sainte-Anne (Lachine) 76 800 $ Église adventiste du 7e Jour (LaSalle) 20 000 $ Église adventiste du 7e Jour (Westmount) 28 000 $ Eglise Immaculée-Conceptioin 170 000 $ Église Le Gesù 57 00O $ Eglise Notre-Dame-de-la-Défense 394 000 $ Eglise presbytérienne Saint-Luc 156 300 $ Eglise du Sacré-Cœur-de-Jésus 15 000 $ Eglise Saint-Georges 47 700 $ Eglise Saint-Jean-Baptiste 153 000 $ Eglise Saint-Nom-de-Jésus 103 000 $ Eglise Saint-Pierre-Claver 103 000 $ Eglise Saint John the Evangelist 153 000 $ Eglise Sainte-Claire (Pointe-aux-Trembles) 103 000 $ Eglise du Très-Saint-Rédempteur 53 000 $ Eglise unie Saint-James 439 800 $ Eglise unie Saint-Jean 92 000 $ Eglise unie Wesley 17 000$ Grand Séminaire 158 200$ Marché Bonsecours 2 000 000 $ Presbytère de l’Église-de-la-Visitation 103 000 $ Ruines du fort Senneville 410 000 $ Synagogue Beth Solomon 113 000 $ Total: 6 030 800 $ E N Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com •D • E *X AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous print, prendre cnnnnissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.Il BLéolll ne sera pas responsable des eneurs répétées.Merci de votre attention.pitopwBfa i vfwpitt BORD DE L'EAU Vaudreull-sur-Je-lac Cottage 2 c.c„ foyet, planchers chêne.Piscine chaulfee.garage double H MO p.c.de terrain tOmlndeFairview Merveilleux couchers de soleil, «ww.shperebleue.coiivlac CENTRE-SUD Alexandre-de- Séve 5 logements, façade 40 pi en pierre, cour unique 40 x 70.slat.Rdc 6 1Æ, pt chêne, foyer, rénové.Libre.Rev poss 38 000$.Pas d'agent 436000$.(450} 263-6811 CONDOMINIUMS El 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Logement à louer ?Propriété à vendre?Jg92$* 4 lignes, 3'’,, par ligne supplémentaire.Samedi seulement: 32% de plus.Heure de tombée: 14h00 tous les jours (lun.-ven 985-3322 Communiquer avec un conseiller publicitaire dis matnten Difffrtntsforfaits disponibles.Le devoir s t L K DEVOIR.LE M E R C R E D I R .1 L I N 2 O O 2 a r> LE DEVOIR LE MONDE Le discours du président américain sur un nouveau leadership Arafat: «Je ne me sens pas concerné» Le président palestinien, qui recevait hier le ministre français des Affaires étrangères, se croit encore bien en selle en bref REUTERS .>sé ê, Brrr! (Reuters) — Un navire de recherche océanographique sud-afncain, XAgulhas, se dirige vers les eaux glaciales de l’Antarctique, afin de secourir une centaine de marins à bord d’un autre navire, qui se trouve emprisonné par les glaces.Le Magdalena Olden-dorff est en difficulté depuis le 11 juin, après qu’il eut ravitaillé une base scientifique russe sur le continent polaire.LAgulhas navigue dans des eaux libres à 400 milles de distance, mais la température de l’air n’y dépasse guère 8° Celcius.Jean-Louis Debré élu au «perchoir» Paris (AFP) — L’ancien ministre de droite Jean-Louis Debré a été élu président de la Chambre des députés fiançais hier à l’issue d’un scrutin où il a recueilli, au second tour, la majorité absolue des suffrages exprimés des députés (342 voue sur 507 suffrages exprimés).Au premier tour, l’ancien ministre de l’Intérieur et président du groupe RPR dans l'Assemblée sortante était arrivé en tête avec 217 voix (sur 541 suffrages exprimés) devant l’ancien premier ministre de droite Edouard Balladur (163 voix), qui a alors annoncé son retrait.Brésil: Lula recule Sâo Paolo (Reuters) — Luiz Inacio Lula da Silva, favori de l’élection présidentielle d’octobre prochain au Brésil, perd deux points dans le dernier sondage d’opinion réalisé en vue du scrutin, a rapporté hier la télévision Globo.Lula, qui brigue la présidence pour la quatrième fois au nom du Parti des travailleurs (gauche), recueille 38 % des intentions de vote, contre 40 % fin mai, d’après l'enquête réalisée les 22 et 23 juin par l’institut Vox Populi, a précisé Globo.Le candidat du gouvernement, José Serra, gagne un point, à 21 %, ce qui confirme une tendance illustrée par un sondage CNT-Sensus publié lundi, d'après lequel l’écart diminue entre l’ancien ministre de la Santé et Lula.Les Américains deviennent sceptiques Washington (AFP) — La moitié des Américains estiment désormais que la guerre contre le terrorisme est dans l’iiqpasse.Ils ne sont aussi que 33 % à penser que les Etats-Unis sont en train de gagner cette guerre, selon un sondage publié hier par le quotidien USA Today.Au mois de janvier, époque où la presse américaine rapportait que les Etats-Unis avaient mis en déroute le groupe al-Qaïda d’Oussama ben laden, 66 % des Américains croyaient que les Etats-Unis étaient en phase de gagner la guerre contre le terrorisme lancée par le président George W.Bush après les attentats du 11 septembre.Selon le sondage USA Tbdby-CNN-Gallup publié hier, 14 % pensent que les terroristes sont en train de gagner, 33 % que les Américains sont en train de l’emporter, et 49 % pensent que personne n’est en train de gagner.la cote de popularité du président Bush reste élevée avec 73 % d’opinions favorables.L’Iran accepte l’aide américaine Abdare (Reuters) — Le président iranien Mohammad Khatami a annoncé hier que son pays acceptera finalement l’aide humanitaire gouvernementale américaine à la suite du séisme qui a fait 229 morts et des milliers de sans-abri samedi dans le nord-est du pays.Prié dimanche de dire si Téhéran accepterait l’aide proposée par le président George Bush, le ministre de l’Intérieur, Abdolvahed Moussavi-Lari, avait répondu: «Nous sommes prêts à accepter toute assistance des ONG.» Interrogé hier, le président lui-même a corrigé le tir en déclarant que toute aide américaine était acceptée.«De Taide, c'est de l’aide» — même si l’Iran a été dénoncé par le chef de la Maison-Blanche comme appartenant à un «axe mondial du mal».«C’est aux Palestiniens seuls qu’il revient de choisir leurs dirigeants.Arafat nous a annoncé la date des prochaines élections.[.J II faut aider les Palestiniens à préparer ces élections, et respecter leurs choix», a dit hier le chef de la diplomatie française.ALEXANDRA SCHWARTZBROD LIBÉRATRION Ramallah et Abu Dis — «Le discours de Bush appelant à un nouveau leadership palestinien?» C’est tout juste si Yasser Arafat ne fait pas mine de se retourner pour voir si la question ne s’adresse pas à quelqu’un d’autre.Il ouvre de grands yeux, affecte l’étonnement, puis secoue la tête: «Je ne me sens pas concerné, j’ai été élu démocratiquement.Ce sont aux seuls Palestiniens de décider.» Assiégé une nouvelle fois par les chars israéliens dans ses bureaux de la Moukata’a, au cœur d’un Ramallah figé par la chaleur et le couvre-feu, le leader palestinien tente de faire bonne figure au côté du nouveau ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, venu lui rendre visite dans les décombres de son quartier général.Son visage est très pâle, son corps est parcouru de tremblements, mais il reçoit ses hôtes comme s'il était encore le chef d’une vraie autorité, dans un vrai palais.Comme si la paix restait à portée de main.«Les derniers sondages montrent que la majorité du peuple israélien est en faveur de la paix des braves!.», déclame-t-il en se félicitant du «discours très important» de George Bush, qui «a évoqué, et c’est essentiel, la création d’un État palestinien.».Yasser Arafat fait-il semblant d’y croire ou y croit-il encore?«Bien sûr, les propos américains ne lui ont pas plu.Mais il ne peut pas se permettre d’ouvrir un conflit avec Washington.Il a donc choisi d'occulter ce qui fait mal et d'avancer comme si de rien n’était», explique un diplomate.Hier, pour accéder à la salle REUTERS Hébron — Les forces israéliennes ont tué quatre policiers palestiniens hier au cours d’une incursion dans la partie arabe de Hébron, septième ville de Cisjordanie, réoccupée par Tsahal depuis la semaine dernière.Des combats ont opposé l’armée israélienne à des tireurs palestiniens alors que des chars de Tsahal pénétraient dans la ville, rapportent témoins et services de sécurité palestiniens en faisant état de quatre morts du côté palestinien.Hébron est la seule ville de Cisjordanie divisée entre Israéliens et Palestiniens en vertu d’accords de paix intérimaires.L’armée a dit avoir découvert à Hébron un grand atelier de fabrication de bombes où se trou- AGENCE FRANCE-PRESSE Bogotà — La guérilla de Colombie a réussi, en moins d’un mois à saper les fondations de l’État avec une vague de menaces contre les élus, contraints à une démission en masse pour éviter d’être exécutés ou enlevés.Depuis le début juin, une cinquante de maires ont déjà renoncé à leurs fonctions et 120 au total ont été déclarés «objectifs militaires» par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (PARC, marxistes), principal groupe rebelle avec 17 000 hommes, dans 22 des 32 départements.L'impuissance manifeste du pouvoir face aux pressions des guérilleros survient dans une période de flottement, entre la fin de son mandat le 7 août pour Andrés Pastrana (conservateur), devenu «invisible» selon la presse, et l’investiture le même jour du président à poigne triomphalement élu au premier tour le 26 mai avec 53 % des suffrages, Alvaro Uribe (droite).Cette nouvelle tactique de la guérilla a relayé ses offensives sanglantes, avec plus de 500 morts de- 'Kjerr.m \ m AMMAR AWAD REUTERS Yasser Arafat a reçu hier dans les décombres de son quartier général le ministre français Dominique de Villepin.à manger du vieux chef, Dominique de Villepin a dû contourner les piles de sacs et de vieux bidons qui protègent la moindre ouverture de la Moukata’a, marcher sur des débris, contourner les matelas sur lesquels des hommes en armes fument et boivent le thé, hébétés par les nuits sans sommeil à guetter les grondements des hélicoptères de combat.vaient des ceintures d’explosifs censées servir à des attentats suicide ainsi qu’une voiture piégée prête à être utilisée.Une grande quantité d'armes a été saisie et un certain nombre d’activistes «recherchés» ont été arrêtés, dit un communiqué militaire.Selon des sources palestiniennes, les forces israéliennes ont arrêté 150 Palestiniens, dont le chef des renseignements pour la région de Hébron.Des soldats ont aussi pris le contrôle des locaux de l’Autorité palestinienne dans la ville.Hébron est la septième localité de Cisjordanie réoccupée par l’armée israélienne en riposte aux récents attentats suicide dans lesquels 26 Israéliens ont trouvé la mort à Jérusalem.L’incursion à Hébron est survenue quel- puis la rupture des pourparlers de paix par le président conservateur Andrés Pastrana le 20 février, au terme de trois années de discussions stériles pour tenter de mettre fin au conflit.la guerre civile a déjà fait plus de 200 (XX) morts en Colombie depuis 1964, avec une moyenne de 3000 enlèvements par an et plus de deux millions de déplacés par la violence.Dans ce pays aux trois cordillères andines difficiles d’accès, les groupes armés n’ont aucun mal à s'évanouir dans la nature après leurs offensives sanglantes ou l’enlèvement collectif de civils.Force publique absente Malgré une armée et une police dotées respectivement de 100 000 et 95 000 hommes, la force publique est totalement absente de 180 des 1098 communes de Colombie.50 maires ont été impunément assassinés depuis le début du mandat d’Andrés Pastrana en août 1998, dont huit en 2002.Tous les élus démissionnaires en juin ont justifié leur décision par l’absence de protection policière.Dans le département d’Arauca (est), à la fron- «J'ai redit au president de l’Autorité Palestinienne qu 'il devait combattre le terrorisme, il faut des résultats».a affirme le chef de la diplomatie française avant de marteler ce que le représentant de l'Europe dans la region, Miguel Angel Moratinos, venait juste de déclarer à sa sortie du bureau d'Arafat.«C'est aux Palestiniens seuls qu 'il revient de choisir leurs dirigeants.Arafat nous a annoncé la date des Prochaines élections: en janvier et.février pour les présidentielles et les legislatives: en mars pour les municipales.1.] Il faut aider les Palestiniens à préparer ces elections, et respecter leurs choix.» l'iis à revers par le discours de Bush, eux qui défendent depuis des mois la «légitimité démocratique» du leader palestinien, les Européens semblent décidés à rester ferme sur le sujet.Moins placide À quelques kilomètres de Ramallah mais une bonne heure de route à cause des barrages israéliens, le président du Parlement palestinien se montre beaucoup moins placide que Yasser Arafat.«Après dix ans de négociations difficiles, nous nous attendions à ce que George Bush arrive avec des réponses sans ambiguïtés sur des choses aussi essentielles que les frontières ou Jérusalem», enrage Abu Ala dans sa maison d’Abu Dis.«Nous nous attendions à ce qu'il dise: “OK.les gars, j’ai la solution", et non pas qu'il punisse ou complimente tel ou tel leader.Croyez-moi, les Palestiniens ne sont pas contents du tout de ce discours.Ils comptent bien continuer.» Continuer l’intifada?Une lueur passe dans les yeux fatigués du numéro deux palestinien, qui se remet tout juste- d’une opération du cœur.«Tout.» Hier, l’armée israélienne a tué quatre policiers palestiniens à Hébron, la ville la plus peuplée de Cisjordanie, quelle a reprise.Elle y a fait prisonniers une centaine d’hommes.C’est la septième des huit principales villes autonomes de Cisjordanie quelle réoccupe.Un extrémiste du Jihad islamique a par ailleurs été abattu dans la bande de Gaza après avoir lancé des grenades contre une position de l’armée israélienne.ques heures après un discours clé du président américain George W.Bush, qui a engagé les Palestiniens à se donner de pouveaux dirigeants afin de pouvoir instaurer un État provisoire sans Yasser Arafat à sa tête.En Cisjordanie, Tsahal a réoccupé les villes Bethléem, Ramallah, Djénine, Naplouse, Toulkarem, Kalkilia et aujourd’hui Hébron.Le gouvernement israélien a fait savoir que ses troupes resteront dans les zones autonomes jusqu’à ce que cessent les attaques anti-israéliennes.Selon la sécurité palestinienne, dix activistes du Fatah de Yasser Arafat ont été arrêtés par des soldats israéliens durant la nuit dans un village des environs de Bethléem.I lébron abrite quelque 4(X) colons juifs qui vivent retranchés parmi 120 (XX) habitants palestiniens.tière vénézuélienne, les 13 députés (dont deux nationaux et onze régionaux), sept maires et 77 conseillers municipaux, soit 97 élus au total, ont renoncé à leur poste.Cette cascade de menaces touche désormais les grandes ville comme Bogota et Cali, troisième ville en importance avec deux millions d’habitants.Élu en 2001, le maire de la capitale, Antanas Moc-kus, a déjà écarté toute démission éventuelle.«J’ai l'intention d’achever les trois années de mon mandat», a-t-il déclaré lundi.Dans ce climat de tension croissante, le pouvoir a échoué jusqu’ici dans ses tentatives pour rassurer les élus.L’offre du gouvernement aux maires menacés d’exercer leur mandat dans des bases militaires n’a tenté aucun d’entre eux.Connu pour sa faiblesse devant les exigences de la guérilla durant les trois ans de négociations avec les PARC, Andrés Pastrana en a été réduit lundi soir à demander la «solidarité internationale» pour défendre la démocratie, sans que cet appel soit assorti de la moindre suggestion concrète.Incursion meurtrière dans la ville de Hébron Quatre policiers palestiniens sont tués lors de combats La guérilla mine l’État colombien Depuis le début de juin, des dizaines d’élus municipaux démissionnent par crainte d'être exécutés ou enlevés par les FARC Protocole de Kyoto 130 000 hectares réduits en cendres L’Australie déçoit l’Europe AGENCE FRANCE-PRESSE Luxembourg — L’Union européenne a exprimé hier sa «déception» après la décision de l’Australie de ne pas ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, annoncée au début du mois par le premier ministre australien John Howard.Les ministres européens de l’Environnement, réunis à Luxembourg, ont publié une déclaration appelant d’autre part «toutes les parties» signataires de la convention des Nations unies sur le changement climatique à «assumer leurs responsabilités» vis-à-vis de cette convention et à réduire leurs émissions aux niveaux de 1990.L’UE appelle en particulier tous les pays industrialisés qui ont accepté les mesures d’application du protocole de Kyoto, décidées lors des conférences de Bonn et Marrakech, à ratifier le protocole «dès que possible».Les Quinze soulignent le fait que plus de 70 pays ont maintenant ratifié le protocole, ce qui est «un signal clair» que cet instrument est «le seul cadre multilatéral effectif» pour combattre le changement climatique.Bush déclare l’Arizona zone sinistrée ASSOCIATED PRESS Phoenbc — Le président américain George W.Bush a décidé de classer l’Arizona en état de catastrophe naturelle en raison des incendies qui ravagent ses forêts, a annoncé la Maison-Blanche hier., Ces incendies dans l’est de cet État ont réduit en cendres plus de 130 000 hectares, soit une surface supérieure à celle de Los Angeles, depuis leur départ en deux foyers, la semaine dernière.Alors que les deux feux ont fusionné dimanche, environ 30 000 personnes ont fui de plus d’une demi-douzaine de villes.La décision a été annoncée par le porte-parole présidentiel Ari Fleischer a bord du Boeing Air Force One transportant M.Bush dans l’Arizona.Évoquant les personnes évacuées, M.Fleischer a ajouté: «Le président s’y rend pour leur dire que le gouvernement fédéral les entend et qu'il mobilise toutes les ressources nécessaires pour les aider» M.Bush compte rencontrer des pompiers et certains habitants qui ont trouvé refuge dans un campement de la Croix-Rouge américaine érigé sur un terrain de football à Eagar.Ce grand feu de forêt qui ravage l’Arizona n’est que J’un des 18 qui sévissent dans six États de l’Ouest américain.On estime qu’ils ont détruit plus de un million d’hectares.MIKE BLAKE REUTERS Le feu continue de faire rage dans la région de Heber, en Arizona. A (> LE DEVOIR, LE MERCREDI 26 J l’ I X EDITORIAL La tutelle américaine Le plan du président Bush pour le Proche-Orient a ceci de limpide que son application reviendrait à mettre l’Autorité palestinienne sous tutelle américaine, et ce, avant même qu’israéliens et Palestiniens n’amorcent des négociations.En exigeant notamment le retrait de Yasser Arafat, la Maison-Blanche prend le risque de l’échec.C' Serge Truffaut ?esî un secret de Polichinelle que le secrétaire d’Etat Colin Powell a bataillé ferme afin que ses vues sur le conflit entre Palestiniens et Israéliens l’emportent sur celles que partagent le vice-président Dick Cheney et le secrétaire à la Défense, Donald Rurpsfeld.Le premier voulait que la création d’un Etat palestinien soit clairement datée.En ce sens, il reprenait ou adhérait aux propositions formulées par le président égyptien Hosni Moubarak.Mais voilà, à l’issue d’un bras de fer avec les seconds, il a perdu la partie.Ces derniers ont obtçnu ce qu’ils souhaitaient, soit que la déclaration officielle d’un Etat palestinien soit obligatoirement soumise à une série de conditions.La plus spectaculaire d’entre elles, on le sait, est cette obligation faite aux Palestiniens de se débarrasser de l’actuel président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat.La Maison-Blanche ayant la certitude que le chef historique de la cause palestinienne est l’un des principaux responsables de la série d’attentats suicide, elle estime, suivant sa logique, qu’il doit déguerpir.Rien de moins.La Maison-Blanche voudrait qu’à la faveur d’élections, les Palestiniens se dotent d’une direction totalement renouvelée.Il y a là un paradoxe.En effet, vouloir une nouvelle direction, c’est ouvrir grand la porte aux adversaires palestiniens d’Arafat, principalement les religieux du Hamas et du Djihad palestinien.Qu’on y songe: si Arafat est directement associé à la politique de terreur, alors tous les membres de son organisation le sont également Autrement dit aucun membre de ceux qui, par exemple, ont négocié à Camp David ne devrait trouver grâce aux yeux de Bush et des siens.Restent ces groupes qui, comme le Hamas, ont vu leur popularité continuellement progresser ces dernières années.Les sondages à cet égard sont éloquents.En clair, une campagne électorale sans la présence d’Arafat et de ses proches opposerait les intégristes aux marxistes du FPLP du FDLP et autres.Cela étant on ne manquera pas d’observer que le plan de Bush ne peut être viable que si ses principaux alliés du monde arabe mettent la main à la pâte.Pour éviter un échec, Bush a besoin du soutien actif des Egyptiens et des Saoudiens.Un soutien qui révèle lui aussi un paradoxe.Lequel?L’Arabie Saoudite est une contradiction de la démocratie alors que l’Egypte en est la caricature.Cela rappelé, imagine-t-on Moubarak et le prince Abdallah faire des pieds et des mains afin de convaincre les Palestiniens de se doter, ce qui est souhaitable, d'une structure démocratique calquée sur celles qui ont cours en Occident?Evidemment non.Cet pspect du plan mis à part, le président Bush a toujours évoqué l’État palestinien en lui accolant le vocable «provisoire».En deux mots, il a été vague.Que signifie ce «provisoire»?Nul ne le sait.Une chose, cependant, est certaine: son concept de l’État palestinien provisoire est si vague qu’il peut être sujet à mille et un changements et donc à autant de bouleversements susceptibles d’envenimer davantage les relations entre les populations.Curieusement, lorsqu’on prend en considération les divers points évoqués jusqu’ici, on constate que le plan de Bush est en quelque sorte une copie conforme de celui élaboré à Oslo.Il est fort probable que la série de conditions posées par Bush va lui aliéner davantage qu’actuellement les 22 nations qui composent la ligue arabe.Ces dernières, faut-il le rappeler, ont entériné le plan saoudien en mars dernier.Celui-ci s’articulait sur le principe suivant: la sécurité des Israéliens contre la terre pour les Palestiniens.Pour la première fois de leur histoire, bien des nations étaient enclines à reconnaître le droit à l’existence d’Israël.Il y a fort à parier que le geste de Bush va convaincre certaines d’entre elles — l’Iran, la Syrie — de continuer à instrumentaliser la cause palestinienne à leurs propres fins.Uoption européenne L”^! e gouvernement Landry, au moment de décider de l’implantation d’un premier centre culturel et écono-nuque à l'étranger, avait à choisir entre l'Europe et les Etats-Unis.On a opté pour l'Europe avec raison, même si ceux qui plaidaient en faveur des États-Unis pou- —-.vaient prétendre à des retombées plus rapides de ce côté.Favorisé par Ï’ALENA, le commerce avec nos voisins du Sud connaît depuis dix ans une croissance exponentielle et représente désormais 85 % de nos exportations internationales.Le choix de Paris plutôt que New York allait de soi dans la mesure où l’objectif recherché est de créer un contrepoids à l’attraction du marché américain.La formule retenue d’un centre multifonctionnel rayonnant sur l’ensemble de l’Europe répond aux contraintes budgétaires du gouvernement québécois.Condamné à la simplicité budgétaire, on créera ce qui sera d’abord un lieu de rencontre servant à la fois créateurs et gens d’affaires.Cette cohabitation est ce qui fera l’originalité de cette Maison du Québec.Certains auraient voulu que le mandat du centre ne soit que culturel.Cette vocation ne sera pas oubliée.Elle constituera même l'essentiel de la vitrine qu’on veut présenter aux Européens.Le centre aura une salle de spectacle, un lieu d’exposition, une bibliothèque, sans oublier la Librairie du Québec, invitée à s’y installer.Quant aux gens d’affaires, ils y trouveront le pied à terre qui leur fait défaut actuellement.La présence de ces deux groupes dans ce centre est plus naturelle qu’il n'y paraît à première vue, des liens de plus en plus nombreux se tissant entre les milieux de la culture et des affaires.Leur cohabitation à Paris pourra être l’occasion d’heureuses rencontres.Moins évidente est la dimension européenne de ce projet.Paris est l’une des grandes capitales de l’Europe mais n’est que l’une d’entre elles.Pour remplir son mandat de rayonnement sur l’ensemble du continent, le Centre Québec-Europe aura besoin de relais.Le réseau actuel du Québec en Europe compte trois délégations, celles de Paris, Bruxelles et Londres, et de petites antennes à Munich, Berlin, Barcelone, Milan et Rome.Il devra être élargi et renforcé, notamment dans les pays qui se joindront bientôt à la Communauté européenne.la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, disait hier vouloir associer le secteur privé à la gestion du Centre Québec-Europe.Il y a là une piste à explorer, à pousser plus loin pour développer la présence du Québec partout en Europe.L'idée n’est pas de faire jouer aux entreprises un rôle qui n’est pas le leur mais d'en faire des partenaires de l’action extérieure du Québec.Bernard Descôteaux ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDREE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRF.Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE PRoHÈMC Avec ARAFAT, C'£$T Qtfit Au JL r ïï in bdcscotcauxa t cite voir, ca Félix toujours vivant Près de 15 ans déjà que tu es mort, Félix.Mais pour moi et bien des gens, tu es toujours vivant dans l’espace et dans le temps.Avec ton souffle offert à tous vents et ta guitare de conquérant, tu es toujours enraciné comme un arbre; les bras nus et le front dans la lumière.Il est vrai que tu cultivais l’amour du peuple québécois dans les jardins de l’île d’Orléans.Le 24 juin, cette année, tu as été mis à l’honneur puisque, en cette journée de notre fête nationale, les gens de la fondation qui porte ton nom ont inauguré la place qui te revient, soit l’espace Félix-Leclerc.Plus qu’un symbole, tu es comme une âme chaleureuse qui nous accompagne et qui nous montre les petits chemins de traverse qui nous mènent à la rivière, là où les crapauds chantent la liberté.Le bonheur n’est jamais très loin avec toi.Nous aurons maintenant le privilège d’aller te rendre visite sur cette île d’Orléans qu’il faudra presque rebaptiser un jour l’île Félix-Leclerc.Et ce sera tout en notre honneur, encore une fois.Yvan Giguère Fondateur de la Journée de l'hymne au printemps Québec, 23 Juin 2002 Le bébé avec l’eau du bain pour le pouvoir «Le modèle québécois remis en question», titrait La Presse du 20 juin dernier.Pour sauver le pouvoir, certains sont prêts à rejoindre un grand nombre de ceux qui, pour le gagner, sont prêts à jeter le bébé avec l’eau du bain, comme on dit.Il ne faut pas confondre les acquis sociaux et démocratiques de la Révolution tranquille et de l’esprit québécois qui l’a prise en main avec LETTRES -?- l’excès de bureaucratie et de corporatisme qui est venu se greffer dessus comme un mauvais et quasi indestructible champignon.La démocratie n’est pas pn supermarché de biens et de services qu’un État rendrait à la po-¦ pulation en concurrence avec un secteur privé.Il y a un discours de consommation qui se mêle maintenant à l’analyse sociale et politique (l’économisme, un autre mot pour le dire) qui est une mauvaise herbe et qui empêche la démocratie citoyenne de respirer.Bien entendu, l’État, c.’est nous.Cet État ne felt pas sans nous, sans que nous ayons quelques responsabilités à partager les uns les autres.Cela fait peur et dérange certainement Autrement c’est le chemin vers la tyrannie du pain et des jeux.Je me demande comment en ce qui concerne une certaine jeunesse qui veut aujourd’hui gouverner, se lancer en politique ne semble être autre chose que le pouvoir pour le pouvoir, le pouvoir pour soi.R-S.: bravo pour la libre opinion de Camil Bouchard {Le Devoir du même jour) intitulée «Le projet de loi pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion est un gain démocratique».Guy Demers Juin 2002 Irréversiblement mauvais Enfin des voix qui osent s’élever, auxquelles bien volontiers je m’unis, pour dénoncer l’état de dégradation avancé de notre cinéma occidental, dont le film Irréversible — que je boycotterai effectivement —, promu par des critiques irresponsables, est un bel exemple.Oui, il faut réagir, et tant pis pour les insultes du genre bigot conservateur, âmes sensibles, réactionnaire, et j’en passe.face à cette culture systématique de la violence dans laquelle se complaisent tant de producteurs, acteurs, actrices de cinéma et de la télévision, sous prétexte de liberté d’expression.Et qu’on n’aille pas nous dire que c’est le grand public, ce public exploité, manipulé on ne peut mieux par tous ces gens bassement mercantiles, qui en demande! Le public, on lui forme le goût, on l’éduque comme lorsqu’on fait appel à sa générosité pour des causes humanitaires, par exemple.Il a une âme, ce public, une conscience qui l’élève au-dessus de ses instincts, vers la beauté et non cette constante laideur morale si honteusement valorisée.Mais par-dessus tout, je suis triste pour la jeunesse qui grandit avec le sentiment entretenu par des médias cupides que le monde n’est que moche, vulgaire et violent En un mot irréversiblement mauvais! N’y a-t-il pas un autre côté à la médaille?Josiane Trihey Juin 2002 La complexité du Québec Alexis Cossette-Trudel écrivait récemment qu’un dernier référendum témoigne d’une impasse culturelle au Québec.Cette impasse doit être précisée: est-elle sociale, culturelle ou partisane?Il a étonnamment écrit qu’il faut réinventer le Québec: j’estime qu’il faut davantage saisir sa complexité.Il faut donc une analyse objective des nouveaux discours qui émergent La révolution de 1960 demeure incomprise: une refondation de notre société risque une très grave approximation.Il y a encore plusieurs débats sur l’interprétation des conséquences de cette révolution.Quels ont été, à titre d’exemple, les rôles sociaux du laïcisme québécois?Toute réinvention québécoise s’inscrit inévitablement dans une continuité de ces débats.J’estime ainsi que M.Cossette-Trudel doit nécessairement, en tant qu’universitaire et citoyen, préciser la relation de cette réinvention à ces débats actuels qu’il importe de maîtriser.Jean Philippe Bourdeau Montréal, 18 juin 2002 LIBRE OPINION Lettre au premier ministre Jean Chrétien MARC BÉLANGER Candidat libéral, élection 2000, dans Matapédia-Matane Cher M.Chrétien, je crois que, dans la conjoncture actuelle, le mode d’évaluation de notre çhef, soit celui reposant sur le vote de confiance, est déficient.En effet, la situation déplorable dans laquelle notre parti se trouve actuellement, qui découle en grande partie de l’absence d’une opposition politique réelle à Ottawa, fait ressortir une grande faiblesse démocratique de notre organisation politique.La constitution de notre parti doit être modifiée afin d’éviter que cette situation ne se répète dans le futur.Cette formule ne permet pas d’assurer que le chef en place soit le meilleur.Elle ne nous assure pas non plus que ce dernier continue à se surpasser afin de se renouveler, d’amener de nouvelles idées, de revoir périodiquement sa façon de diriger En fait, elle ne permet pas de nous convaincre que le chef en place ne s’éloigne pas trop de ceux qui l’ont élu et qu’il persévère, malgré le temps, à être celui qui représente le mieux les aspirations des membres du parti.Naturellement, on ne peut exiger une course au leadership chaque année: les nouvelles règles devraient fixer le terme du mandat du chef à huit ans.L’élection à la direction devrait ainsi permettre un maximum de deux mandats (gagnant ou perdant).Une fois cette période complétée, le chef devrait avoir le droit de demander qu’on renouvelle son mandat.Il devrait alors démontrer, dans le cadre d’une course à la direction, qu’il est encore le meilleur aux yeux des membres.Le système actuel du vote de confiance ne nous permet pas d’avoir un véritable débat d’idées ni de confirmer que le chef en place est à ce moment précis, le plus apte à gouverner comme les membres du parti le souhaitent.Après 12 ans sous la tutelle d’un chef, il est important de donner la chance au parti de susciter un réel débat d’idées afin de lui permettre de se renouveler.Actuellement la seule façon d’y arriver, c’est de désavouer d’abord notre chef.Cela semble illogique, surtout lors d’une période très favorable comme celle que connaît notre parti.J’ai cru comprendre, lors d’une de vos récentes interventions, qu’un résultat similaire à celui que vous avez obtenu lors de la course au leadership en 1990 pourrait être suffisant à vos yeux lors du vote de confiance de février 2003.Je me permets bien humblement de vous mentionner que le résultat obtenu en 1990 signifie qu’à ce moment-là, 58 % des représentants considéraient que vous étiez le meilleur candidat Le vote de février 2003 ne reflétera théoriquement que le pourcentage des représentants qui ont encore confiance en vous pour diriger le parti.En fait cela ne signifiera pas que vous êtes le premier choix des membres.En 1990, à une question similaire à celle qui sera posée en février 2003, le pourcentage aurait pu être de 90 % et plus.On ne pourra jamais comparer les deux résultats.Au cours des dernières années, vous avez défendu avec ferveur des résultats démocratiques clairs.Ceux de février 2003 ne pourront que donner un résultat ambigu.D’un côté, nous ne pourrons pas être certains qu’il s'agit d’un vote de non-confiance car plusieurs pourraient se prononcer contre vous pour avoir fi- i nalement une course à la direction.D’un autre côté, ce vote ne nous autorisera pas non plus à être certains que vous êtes le premier choix des membres du parti.En réalité, il ne sera pas possible de vous évaluer par comparaison car il n’y aura pas eu de véritable débat d’idées en raison du fait que, sans course réelle, il n’existera pas de véritable liberté d’expression à l’intérieur de notre organisation.Nombreux sont les observateurs qui soulignent l'importance d’un quatrième mandat qui pourrait vous assurer une place spéciale dans l’histoire politique canadienne.Je ne connais pas votre intention à cet égard, mais si vous avez rendez-vous avec l’histoire un jour, je souhaite que vous soyez jugé sur vos qualités dp leader démocrate et non sur une statistique.A titre de leader, vous devez reconnaître la faiblesse de notre système actuel et être l’instigateur des changements à y apporter.Un «grand leader» ne doit pas utiliser à ses propres fins les faiblesses d'un système et surtout, ne pas les laisser en héritage à ses successeurs.La décision que vous prendrez prochainement et votre façon d'agir dans la gestion de cette crise seront scrutées à la loupe par le personnel politique de notre organisation et les futurs dirigeants de notre parti.Les dispositions que vous prendrez pour gérer la situation actuelle influenceront inévitablement la gestion future du Parti libéral du Canada.M.Chrétien, au nom de la démocratie, déclenchez une course à la direction, soumettez aux membres vos idées et laissez-leur une véritable chance de comparer.Si cela est votre destin, montrez à tous que vous êtes le chef que désire la majorité des membres de notre parti. LE DEVOIR.LE MERCREDI > *i .1 C 1 \ 2 O O IDEES f Le nouveau partenariat avec l'Afrique t Selon le DNC-D, l’indice de développement humain, l’espérance de vie et le PIB par habitant en Afrique sont les plus faibles du monde.Seulement 20 h des populations africaines ont accès à des soins de santé et 34 % souffrent de malnutrition.L’Afrique détient par ailleurs le record mondial du chômage.Plus ça change.L’Afrique n’a jamais été exclue des rouages mondiaux, elle a simplement été confinée dans une périphérie dominée MI LOUD CHENNOUFI Journaliste et étudiant à l'École des hautes études commerciales 1 y a un an, l’Union africaine adoptait le canevas du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NPDA, ou NEPAD d’après l’acronyme anglais) .Accueillie avec un rare enthousiasme par le FMI et la Banque mondiale, l’initiative a même mené le G8 à inscrire le développement de l’Afrique à l’ordre du jour du sommet de Kananaskis, en Alberta, prévu les 26 et 27 juin 2002, soit en fin de semaine.Cet engouement s’explique par le ferme engagement des chefs d’Etat africains en laveur d’une stratégie qui radicalise le dogmatisme des plans d'ajustement structurel (PAS), mise en œuvre en Afrique depuis une vingtaine d’années.Jusqu’ici, les résultats ont été désastreux.Les maux du continent noir sont connus: maladies, guerres, pauvreté, malnutrition, injustice, despotisme, etc.Le NPDA se veut la voie royale de lutte contre ces fléaux; son objectif est A'«éradiquer la pauvreté en Afrique et de placer les pays africains, individuellement et collectivement, sur la voie d’une croissance et d'un développement durables», fl est également question de «promouvoir et protéger la démocratie et les droits de l’homme».Mais les moyens envisagés pour réaliser ces objec-tife et traduire ces professions de foi dans la réalité forcent au scepticisme.La rectitude politique exige que le discours sur le développement soit enjolivé par des expressions comme «promotion des droits humains», «saine administration» (ou «bonne gouvernance», d’après l’anglais), «développement durable», etc.Même le FMI et la Banque mondiale se plient à cette exigence alors que, dans les faits, leur politique n’a jamais souffert la moindre altération significative.Il y a fort à parier que le cas du NPDA ne sera pas différent car les nobles idéaux dont il est parsemé ne suffisent pas à voiler les véritables desseins qui fondent sa raison d’être.Le principal point d’articulation du NPDA est une interprétation des causes du marasme africain, essentiellement attribué à «la marginalisation de l’Afrique dans le contexte de la mondialisation».Il est donc nécessaire de considérer que «[.] les avantages d'une intégration gérée efficacement [dans l'économie mondialisée] présentent les meilleures perspectives pour une prospérité économique et une réduction de la pauvreté dans l'avenir».Une ahurissante amnésie, car l’Afrique n’a jamais été exclue des rouages mondiaux de l'économie moderne; elle a simplement été confinée à la seule place qu’on a bien voulu lui accorder, c’est-à-dire celle d’une périphérie dominée.Selon Samir Amin, actuellement président du Forum mondial des alternatives, l'intégration de l’Afrique à l’économie mondiale s'est effectuée en trois phases.La première correspond à l’ère de la traite des Noirs, où l'Afrique a été contrainte de fournir une main-d’œuvre réduite à des conditions d’existence infrahumaines, ce qui a causé un grave dépeuplement du continent 11 n’y a pas très longtemps que l’Afrique a recouvré la proportion de la population mondiale qui était la sienne au XVI' siècle.La deuxième phase est celle de la période coloniale, qui s’étend du XK1' siècle aux années 60 du XX siècle.L’intégration a eu lieu d’abord par la mise sur le marché mondial des produits agricoles tropicaux soumis à des oligopoles liés au colonialisme et pénalisant les paysans africains.Ensuite, par l’exploitation minière de l'Afrique méridionale moyennant l’emploi d'une main-d’œuvre autochtone, non qualifiée et bon marché.Enfin, par l’économie du pillage, grâce à laquelle les produits proprement africains étaient surtaxés afin de décourager les producteurs locaux et de favoriser les sociétés concessionnaires.Les pays considérés aujourd’hui comme les moins avancés sont précisément ceux qui ont été les plus exposés à l’exploitation coloniale.La troisième phase a commencé avec les expériences de développement au lendemain de l’indépendance; elle est toujours en cours.L’échec de ces expériences, que René Dumont annonçait déjà en I960, a rendu les pays africains particulièrement vulnérables aux pressions des institutions de Bretton Woods.La crise de la dette a exacerbé cette vulnérabilité à un point tel que les économies africaines ont dû subir les unes après les autres des plans d’ajustement structurel imposés par le FMI et la Banque mondiale sous la bienveillance de la communauté internationale.On se souvient que l’argument principal pour justifier les PAS était de remettre les économies concernées sur le sentier de la croissance et de les intégrer à l’économie mondiale afin de lutter contre la pauvreté.Le NPDA conserve le même leitmotiv.la critique douce selon laquelle les PAS m’ont pas accordé suffisamment d'attention à la prestatùm des services sociaux» est le minimum que les auteurs du NPDA se sont sentis dans l’obligation de faire par souci de crédibilité car l’ajustement structurel est devenu indéfendable.Si ses auteurs voulaient réellement nuancer le NPDA par rapport à l’ajustement Le NPDA structurel, ils auraient remis en cause la stabilisation macroéconomique, cette politique [.] est monétariste officiellement destinée à lutter contre l’inflation mais visant en réalité à for-un gage cer l’Etat à un désengagement total.Il n’y a j , aucune trace d'une telle remise en cause de Donne dans le NPDA Or la stabilisation en tant « j.que première étape de l’ajustement com-(.onauue prend des mesures qui minent de l’intérieur à l’intention toute politique de développement La liberalisation au pas de charge du des pays commerce extérieur, la dévaluation substantielle et brutale des monnaies locales, l'aboli-industrialisés tion des subventions aux produits de première nécessité, la hausse vertigineuse des taux d'intérêt la baisse en valeur réelle des dépenses publiques dans les secteurs de la santé et de l’éducation, l'obligation de thésauriser sous forme de réserves de change les recettes en devises fortes qui échappent au paiement des services de la dette, etc., toutes ces mesures ont aggravé un problème endémique dans les économies africaines.Selon le Forum Afrique-Canada, de 1970 à 1997, les termes de l’échange ont ainsi chuté de 119 % du PIB en défaveur de l’Afrique, ce qui s’est traduit par un transfert net des ressources de l’Afrique, le continent le plus pauvre, vers le reste du monde.Selon le PNUD, l'indice de développement humain, l’espérance de vie et le PIB par habitant en Afrique sont les plus faibles du monde.Seulement 20 % des populations africaines ont accès à des soins de santé et 34 % souffrent de malnutrition.L’Afrique détient par ailleurs le record mondial du chômage.Ces tendances ont toutes les chances de se mainte- nir car le NPDA occulte la discussion des politiques publiques héritées de l’ajustement structurel.Nouveaux codes d’investissement Selon le Forum Afrique-Canada, de nombreux pays africains, en collaboration notamment avec la Banque mondiale, ont révisé leurs codes d'investissement pour accorder le même statut aux entreprises locales et étrangères, rendre possible de substantielles réductions d’impôts sur la vente des produits miniers, garantir un engagement à long terme sur les taux de redevance, exonérer d’impôts les importations effectuées par les entreprises locales et multinationales et offrir des droits d’exploitation de sites miniers transférables et hypothécables.Ces dispositions montrent que le mythique Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) n’est pas mort; au lieu d’être adopté dans un cadre multilatéral, chaque pays africain aura à promulguer une législation qui le rendra opérationnel de fait Chose certaine, cela engendrera une concurrence entre les pays africains pour attirer l’investissement étranger.Une concurrence dont bénéficieront les économies qui sauront offrir les conditions sociales de travail les moins contraignantes pour le capital étranger, la fiscalité la plus avantageuse et la plus grande permissivité pour que les pro fits ne soient pas nécessairement réinvestis là où ils auront été générés, c'est-à-dire en Afrique.Far ailleurs, bien avant la réunion de Kananaskis, le G8 a fait savoir que seuls certains pays ciblés feront l’objet du plan d’action qui doit être adopté en réponse au NPDA soit, autrement dit, les pays qui bénéficient de certaines infrastructures, où les matières premières sont abondantes, etc.Et même à propos des infrastructures, le NPDÀ privilégie la participation du capital privé local et étranger.Cette privatisation déjà en vigueur depuis des années en Afrique, le NPDA compte donc l’étendre aux infrastructures sans en exclure tel ou tel secteur, pas même celui de l’eau.La logique de l’ajustement structurel et de l’AMI est donc intacte.Cela étant, il est douteux qu’il s’agisse réellement d'une stratégie «fondée sur un ordre du jour dont ont décidé les Africains de leur propre initiative et de leur propre gré afin de déterminer eux-mêmes leur destin».Quant à la «bonne gouvernance», elle est affirmée avec force lorsqu’il s’agit d’économie et d’entreprises locales.Elle vise surtout à assurer aux partenaires du Nord que les finances publiques seront gérées selon le dogme du déficit zéro et que les entreprises locales seront soumises au modèle le plus pur de la concurrence, même dans les cas où elles seront soumises à la concurrence déloyale d’entreprises étrangères beaucoup plus puissantes.Dès qu’il est question des actions dans les secteurs sociaux, les termes du NPDA sur la «bonne gouvernance» deviennent vagues.L’importance qu’on accorde à ces derniers ne procède pas des droits auxquels ils font référence (santé et éducation, par exemple) mais seulement en tant qu’éléments susceptibles de favoriser la compétitivité, étant donné que le but est «d’améliorer la compétitivité du continent et de permettre à l'Afrique de participer aux processus de mondialisatùm».la réalité du NPDA est qu'il n’est pas une initiative autonome de l’Afrique destinée à soulager les peuples du continent mais un gage de bonne conduite à Imtentipn des pays industrialisés.Avec le NPDA les chefs d'Etat africains ont offert le fouet qui servira à martyriser davantage les êtres humains les plus défavorisés de la planète.PI - ^ * m .4 I a i n - A’ o b
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