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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-07-22, Collections de BAnQ.

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V 0 I.¦ X (' V I I N 1 (j 3 ?_LES SAMEDI 2 2 K T I) I M A X ( H K 2 3 ,1 V 1 I L E T 2 0 0 (i_2 , 2 0 $ + r .\ \ k s .2 .0 $ LE DEVOIR NOUVELLE Juste cinq minutes encore Page E 8 De Beyrouth à Montréal If"* * ** ; I JACQIIüS NADKAI I I DKVOIK Exténués mais soulagés après une pénible opération de rapatriement, des centaines de Canadiens d’origine libanaise ont vécu de touchantes retrouvailles avec leurs proches qui les attendaient impatiemment à l’aéroport Montréal-Trudeau.Depuis le début de l’évacuation, 2500 Canadiens ont quitté le Liban à bord de navires affrétés par le gouvernement canadien.Entre soulagement et frustration Des centaines de ressortissants rentrent au Canada LI SA MARIE G E R VAI S De longues heures d’attente sous le soleil au port de Beyrouth, une traversée en mer difficile jusqu’en Turquie.Les citoyens canadiens qui sont rentrés du Liban en avaient beaucoup à dire sur l’opération de rapatriement qu’ils venaient de vivre.Premiers ressortissants d’origine libanaise à avoir été évacués et ramenés à bord des avions nolisés par le gouvernement canadien, c’est avec un certain soulagement mais une vive émotion qu’ils ont atterri à l’aéroport Montréal-Trudeau pour rejoindre les leurs.VOIR PAGE A 8: SOULAGEMENT WFTIBF**' .vte"® MKOU SOI.IC RKÜTERS -ci h Pendant qu’à Montréal et Toronto débarquaient hier des centaines de ressortissants, soulagés d’avoir pu quitter le Liban, l’armée libanaise enterrait dans une fosse commune à Tyr, dans le sud du pays, une centaine de civils tués ces derniers jours dans les raids israéliens.L’armée israélienne massée à la frontière Israël envisagerait une offensive terrestre; la crise humanitaire s’aggrave au Liban JACQUES CHARM K LOT Beyrouth — Devant l’efficacité limitée de ses frappes contre le Hezbollah.Israël a mobilisé hier des troupes supplémentaires, faisant craindre une offensive terrestre au liban, alors que les efforts diplomatiques se multipliaient pour tenter d’établir un cessez-le-feu.Crainte appuyée par le fait qulsraël.qui a accepté la mise en place d’un couloir humanitaire au Liban, a appelé les habitants à fuir le sud, contrôlé par le Hezbollah.Dans le même temps, les évacuations d’étrangers vers Chypre — notamment celle de milliers d’Américains — se sont accélérées, mais la situation d’un demi million de déplacés libanais devient de plus en plus critique, surtout dans le sud du pays, D‘s chasseurs bombardiers israéliens ont pilonné Baalbeck, fief du Hezbollah dans l’est du Liban, tuant quatre civils, et les bombardements israéliens se sont poursuivis dans le sud du pays, où le secteur de Tyr (83 km au sud de Beyrouth) a été touché.Hier soir, deux autres civils, dont une fillette de 11 ans, ont été tués dans des raids nocturnes au Sud-Liban.Pendant ce temps, de nouvelles salves de roquettes se sont abattues sur le nord d’Israël, dont à Haifa, la troisième ville du pays, où 19 civils ont été blessés.L’armée israélienne a annoncé qu’elle renforçait son dis|X)sitif militaire le long de sa frontière avec le liban en mobilisant plusieurs milliers de réservistes.Elle a également multiplié les brèves incursions dans le sud du liban et fait état d’un accrochage jeudi au cours duquel elle a |H*rdu quatre hommes.Ace sujet, l’armée israélienne a affirmé être en possession des corps de 13 combattants du Hezbollah tués dans cet accrochage.Lille a ajouté en avoir tué •environ une centaine- depuis le début de l’offensive contre le mouvement chiite alors que le Hezbollah ne reconnaît que 11 morts dans ses rangs.L’aviation israélienne a de nouveau lAché hier des tracts au Sud-Liban, appelant les habitants des villages VOIR PAGE A H LIBAN C’ondoleezza Rice part en mission au Proche-Orient ¦ Informations, analyses et commentaires sur la crise libanaise en pages A .3, A 7, B 1, H 3, B 4 et B 5 Les 13” FrancoFolies de Spa La cure par la fête Belle contradiction, c’est dans la même petite ville d’eaux des .Ardennes belges où Ton vient se reposer l’année durant que l’on fête le plus intensément les Francos venues.Et rarement à l’eau claire.Allez comprendre, ça fait autant de bien.SYLVAIN CORMIER Tôt hier, impossiblement tôt indécemment tôt, c’est-à-dire au beau milieu de la protocolaire matinee du 21 juillet, fête nationale des Belges, la Brabançonne a retenti, gracieuseté de la fanfare locale qui défilait dans les rues de Spa.fraîchement lavées a grande eau.VOIR PAGE A 8: CURE I X D E X 1 » .Actualités__A2 .Annonces .C 6 Av» publies _ C 5 Bourse ______C2 Carrières C3 Déc**_________C6 Économie C1 Éditorial .B4 Idée*_______B 5 Monde - A7 Mots croisés.C 6 Météo_______CS Perspective* B 1 Rencontres I) 2 Sport* .C 7 Sudoku______DS Martina Navratilova au service.des gais et des lesbiennes Les Outgames, une «excellente occasion» de lutter contre les préjugés GUILLAUME B O U R G AU LT C ÔT É O n raconte qu elle était en nage, terrible ment stressée à l’idée de répondre a la question qui allait venir.Cétah en 1981.Martina Navratilova était interrogée par l'immigration américaine, derniere etape avant d’obtenir la citoyenneté d’un pays ou elle habitait depuis qu elle avait fui la Tchécoslovaquie, six ans plus tôt Une seule chose pouvait bloquer ses démarches: son orientation sexuelle.En effet les lois n’etaient pas claires à ce sujet Quand l’agent de l’immigration lui posa la question, elle coupa la poire en deux et affirma qu’eDe était bisexuelle.La réponse était bonne, l'homme ne leva pas les yeux Quelques semaines plus tard.Martina Navratilova devenait citoyenne américaine El pratiquement aussitôt un journaliste publiait une entrevue dans laquelle eDe confiait a mots voiles quelle était lesbienne.Cela fit l’effet d’une bombe.Son •coming out* survenait a une époque ou la loi du silence régnait autour du sujet, surtout dans le monde du sport Et l'effet fut d'autant plus percutant que Navratilova était alors au sommet de la hiérarchie ten-nistique.Le succès du circuit féminin, récemment VOIR PAGE A 8 MARTINA Des droits à conquérir, page B I Émile Nelligan BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE 256 poèmes et textes dont 47 inédits LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 E T D I M A N CUE 2 A JUILLET 2 0 0 6 A ‘2 LES ACTUALITES- Bilis a fait 482 morts en Chine Pékin — Les inondations et glissements de terrain provoqués par les fortes pluies tombées dans le sillage de la tempête tropicale Bilis ont fait 482 morts en Chine, victime comme une partie de l’Asie du Nord d’intempéries d’une ampleur inhabituelle.Ce bilan contraste fortement avec celui de 228 morts EN BREF évoqué auparavant.les autorités de la province de Hunan, dans le centre du pays, ont plus que triplé le nombre annoncé de morts liées aux intempéries, le portant à 348, rapportait hier l’agence de presse officielle Chine nouvelle.Après l’annonce faite par la télévision, le ministère des Affaires civiles a demandé aux autorités locales de ne pas minimiser les bilans.Bilis était censé s’affaiblir après son arrivée en Chine, vendredi dernier.Au lieu de cela, il a chassé de chez eDes quelque trois millions de personnes, détruit 262 000 maisons et perturbé d’importants axes routiers et ferroviaires au cours de la semaine passée, selon le ministère des Affaires civiles.Le sud de la Chine est balayé par des tempêtes chaque année, mais la saison des pluies cette année s'est avérée meurtrière, avec plusieurs centaines de morts enregistrées avant le passage de Bilis.- Reuters L'art de vivre.MONTREAL 2035, RUE STANLEY 514 287.9800 TORONTO 225 KING STREET EAST 416.367 5959 OTTAWA OUVERTURE AUTOMNE 2006 WWW.5CACAItO.CX3M ** " ¦#* S* Aiiz Ml Le sourire d’un octogénaire ANTONY KAMI NJ U REUTERS s.NELSON MANDELA, qui a fêté ses 88 am mardi en famille, est sorti hier en public pour ren- il contrer des enfants de Johannesburg, la capitale économique de l'Afrique du Sud.L'ancien président du 1 plus riche pays du continent noir, Prix Nobel de la paix en 1993 pour avoir combattu l’apartheid, j s’ilhtstre encore aujourd’hui, notamment pour sa lutte contre le virus du sida.Les discussions avec les cols bleus prendront une tournure différente ; BRIGITTE SAINT-PIERRE Le directeur des relations professionnelles de la Ville de Montréal, Jean-Yves Hinse, croit que les discussions entre la Ville et les cols bleus prendront une tournure différente à la suite du refus de la Cour suprême d’entendre leur cause.C’est ce qu’il a déclaré hier lors d’une entrevue téléphonique.«U syndicat des cols bleus a cru que la cour allait les aider.Si ses membres avaient discuté avec nous, pour eux, c’est comme s’ils avaient donné leur aval à la convention collective, qu’ils contestaient», a-t-il déclaré.Il est d’avis que la situation est désormais différente.«Pour nous, c'est la fin d'une longue saga judiciaire avec le Syndicat des cols bleus, qui n’a servi ni les intérêts des cols bleus ni ceux des Montréalais, et qui a été coûteuse», a-t-il dit.Selon M.Hinse, il y a «depuis un bon petit moment» un rapprochement entre la Ville et les cols bleus.«Il reste des différends, mais il n’y a plus la même acrimo- nie», a-t-il déclaré.Jeudi, la Cour suprême a refusé d’entendre l’appel du Syndicat des cols bleus de Montréal.Le syndicat contestait depuis 2004 la décision de l’arbitre Gilles Lavoie, qui avait imposé des conditions de travail aux cols bleus.La Cour supérieure du Québec avait rejeté en décembre 2004 la requête en révision des cols bleus.En janvier 2006, la Cour d’appel avait aussi rejeté leur requête, sauf sur un point : elle avait abrogé un article concernant l’obligation de renégocier l’harmonisation des conditions de travail à la suite des défusions municipales.La convention collective imposée par l’arbitre arrivera à son terme en août 2007.Le syndicat et la Ville de Montréal devront donc négocier une nouvelle convention collective.«Ce ne sera pas simple, cela ne passera pas comme une lettre à la poste, mais je n'anticipe pas de problèmes», a dit M.Hinse.Le président du syndicat des cols bleus n’a pas rappelé Le Devoir.Le Devoir HYunoni VOICI LES NOUVEAUX MEMBRES DE LA FAMILLE HYUNDAI.PDSF : 25 995 $** pour le GL Modèle GLS V6 montré Le tout nouveau Santa Fe 2007 Moteur V6 de 2,7 L è DACT et CVVT de 185 chevaux • Freins antiblocage ABS • Contrôle électronique de la stabilité (ESC) et antipatinage • 6 coussins gonflables de série (deux frontaux, latéraux et rideaux latéraux) * Climatiseur • Jantes de 16 po en alliage d’aluminium • Radio AM/FM/CD/MP3 et 6 haut-parleurs • Glaces et verrouillage électriques • Porte-bagage au toit • Sièges pour 7 passagers' LOUEZ À PARTIR DE /V 365*%6,1% o$ par mois/60 mots de comptant.Frais ds livraison st ds dsstinatton inclus.de dépôt de securité FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 36 MOIS PDSF 2S995S** pour I» Gl MoUèl» GLS montra «¦» »- La toute nouvelle Entourage 2007 Moteur V6 de 3,8 L de 242 chevaux • Freins antiblocage ABS • 6 coussins gonflables de série (deux frontaux, latéraux et rideaux latéraux) * Banquette de 3* rangée escamotable Hyundai Hideaway"0 • Freins à disque aux 4 roues • Climatiseur • Télédéverrouillage avec alarme • Glaces, verrouillage et rétroviseurs dégivrants électriques • Tapis protecteurs (première et deuxième rangées) • Gagnante du prix 1" Choix Sécurité Or de ITIHS 0% FINANCEMENT À L’ACHAT’ JUSQU'À 36 MOIS II 5 ANS 5 en* / 100 OOO km hyundaicaneda.com HYunoqi Vu de lavant mm i ! s* o = I s ?IS * g IfNI" ! 3 H* if » O -4 ® V £.fftli I I lois S lï 52 §!|?H * Ç - 2 t k.- ttîïU .> A LE DEVOIR.LE"' SAMEDI > 1 ET DI M A N t II E .1 T I L L E T 2 O O li A 3 CTDALITES cfâüouterie Gâmbard 630-A RUt CATHCART.CENTRE-VH1E MONTRÉAL (514) 8664876 Prise de position pro-israélienne du premier ministre canadien Le milieu des affaires libanais en veut à Harper Le Canada est en train de délaisser sa tradition de «pacifiste et de missionnaire de paix » ISSAM KOHHSI KH U K'.Une rue du quartier sud de Beyrouth, cette semaine "’¦l FRANÇOIS DESJARDINS La prise de position clairement pro-israélienne adoptée par le premier ministre Stephen Harper dans l’actuel conflit au Proche-Orient pourrait nuire aux entreprises canadiennes dans l’éventualité d’une nouvelle ronde de reconstruction du Liban, estime la Chambre de commerce et d’industrie Canada-Liban (CCICL).«Il y a un très grand risque, vu la position politique de M.Harper», a dit lors d’un entretien le président de la CCICL, Fouad Boustani, également cadre supérieur à la Banque Nationale du Canada.«Les Libanais ne vont probablement pas penser aux Canadiens, parce que ce sont des contrats qui sont dirigés politiquement.» A son arrivée en Europe la semaine dernière, le premier ministre Harper a affirmé qu’Israël avait le droit de se défendre et que sa réaction était, selon lui, «modérée étant donné les circonstances».Cette prise de position est également celle des Américains, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne.Depuis le début de la crise, déclenchée par le rapt de deux soldats israéliens par le Hezbollah, les raids israéliens au Liban ont fait 338 morts alors que les tirs du Hezbollah ont tué 33 civils et militaires israéliens, selon l’Agence France-Presse.En ce qui concerne les dommages causés aux infrastructures, ceux-ci se chiffrent déjà à plusieurs milliards, a indiqué avant-hier le ministre libanais des Finances, Jihad Azour.Parmi les pertes, il a mentionné les sites militaires et du Hezbollah, l’aéroport de Beyrouth, des ports, des ponts, la route internationale Liban-Syrie, des stations d’essence, des usines et des aqueducs.Refermer l’écart Il faudra donc de l’aide extérieure pour reconstruire.Or, selon M.Boustani, les commentaires de M.Harper donnent l’impression que le Canada est en train de délaisser sa tradition de «pacifiste et de missionnaire de paix» qui a fait sa réputation au fil des ans.«Ça va faire mal, c'est certain», a-t-il dit La CCICL a participé aux missions du maire montréalais Pierre Bourque en 1995 et du premier ministre Bernard Landry en 2000.M.Boustani a dit que la CCICL et le milieu des affaires allaient tenter de refermer l’écart entre la politique et les intérêts économiques mais qu’«o« a une très grande pente à remonter».Spécialiste du Proche-Orient à l’Université de Sherbrooke, le professeur Sami Aoun estime toutefois que des compagnies canadiennes contrôlées par des Libanais d’origine pourraient «certainement aider à rebâtir» le pays, ne serait-ce que «par le biais des subventions et de l’aide canadienne officielle».Par ailleurs, a-t-il estimé, l’Agence canadienne de développement international aura un «rôle certain» à jouer car «elle a des constantes et ne suit pas les fluctuations de l'actualité».Au moins deux grandes entreprises canadiennes ont participe à la dernière ronde de reconstruction du Liban au cours des années 90.La firme d’ingénierie SNC-Lavalin et Postes Canada avaient reçu, en 1998, un contrat d’une valeur à long terme de 1,2 mil Hard pour créer un service ix>st;d libanais, Ubanl’ost.Le contrat d’exploitation était d’une durée prévue de 12 ans.1 .’expérience ne semble pas avoir généré les retombées espérées.Postes Canada et SNC-Lava-lin se sont départis de leur participation dans liban Post il y a belle lurette, ont-elles indiqué cette semai ne au Devoir.Dans son rapport annuel de 2001, SNC précise même que, si elle a vendu cette concession, c’est que celle-ci entraînait des pertes.L’octroi du contrat avait créé des remous au Liban: selon d’anciennes dépêches d’Associated Press, certains membres du Parlement libanais avaient déploré que le gouverne- ment du premier ministre de l'époque, feu Katik 1 lanri, n'ait pas tenté de Étire approuver le contrat pu k s pu lementaires.SNC Lavafin, dont l'iutique employe a Beyrouth doit d'ailleurs quitter le Liban ce week-end.a indiqué an Dewir qu'il était «encore trop tôt» pour dire si la coin pignie allait de nouveau chercher à taire pu lie de la reconstruction.«R faudra évaluer la situation», s'est limitée à dire la directrice des communications, Do Ininique Morval.Elle ne pouvait dire si les propos de M.Harper allaient effectivement avoir un impact Quant à Postes Canada, un porte-parole a lui aussi at firme qu’il était trop tôt pour discuter de contrats.•On ne sait pas dans quel état se trouve le servit ?postal».a dit François 1 egauit.Jusqu'ils sont «diriges politiquement», les prochains contrats pourraient être difficiles à obtenir, a dit Fouad Boustani.«Ce sinit dis compagnies étrangères, en princi pe.et les Français ont de grandis chances puisqu 'ils ont toujours soutenu les libanais», a dit M Boustani.La Chambre de commerce du Canada, (jui se donne un rôle de «porte-parole des entreprises canadiennes».n’a pis voulu s'avancer sur le sujet concernant la pisi lion de M.Hunier et l'impact sur les sociétés cana (tiennes.«Go ne tait pas partie de notre mandat», a dit le vk'e-président aux communications.Michel Baisalou.Pour sa part, un pirte-puulo (l'Exportation et 1 iôvelop piment Canada a affirmé que la question posée rôle vait davantage de la politique que du financement de projets, et que la société d'Etat ne pmvait donc foi nui 1er aucun commentaire.Un commerce difficile Pour l'instant, à tout le moins, le rommerre entre les deux ptys est au piint mort.1 es sociétés canadiennes qui font des affaires au Liban sont générale meut des PME.En 2003, le Canada y a expedie des biens d’une valeur de 31 millions, surtout des legumes, du papier, du bois, des véhicules et des produits pharmaceu tiques, la-s importations en provenance du Liban étaient de 9,8 millions, composées notamment d’ali ments en conserve, de boissons, de pierres précieuses, d'épices, de cale et de the.Parmi les sociétés canadiennes figure, entre autres, Clic li»|>orl-Kxport, basée à Montréal et spécialisée dans les légumineuses, les noix et k‘ riz.Le Devoir Une vigile devant le consulat israélien Le HCR entre en piste «L’idée est de garder une présence constante.pour démontrer notre angoisse» FÉLIX-ANTOINE LORRAIN Afin de dénoncer l’offensive israélienne dans le Sud-Liban, un regroupement de sympathisants à la cause libanaise tient une «vigile» depuis hier après-midi au square Dorchester, devant l’édifice abritant le consulat d’Israël à Montréal.«L'idée est de garder une présence constante devant le consulat pour démontrer notre angoisse et pour mettre de la pression sur le gouvernement canadien afin qu 'il change sa position [favorable a Israël]*, a expliqué Ahmad Rus-tom, membre de la coalition Ta-damon (solidarité en arabe), coorganisatrice de l’événement Pendant la nuit d'hier à aujourd'hui, les quelque dizaines de vigiles ont pu regarder des documentaires sur le Liban et la détention de Palestiniens en Israël, «pour donner un peu du contexte qui manque dans les discours politiques et médiatiques», a dit Jérôme Charaoui, de Tadamon egalement.Un micro était aussi offert à quiconque voulait se prononcer contre le conflit qui met le Liban à feu et à sang.En soirée, des membres de la communauté libanaise sont venus dire leur inquiétude au sujet des attaques israéliennes a Beyrouth et dans le Sud-Iiban.Selon ses organisateurs, la vigile devrait tenir bon jusqu’à 14h cet après-midi.Marche Les participants qui restent se joindront a la marche contre les attaques israéliennes au Liban, qui sera partie trente ntinutes plus tôt de la station de métro Guy-Concordia.Plusieurs centaines de manifestants sont attendus.Cette vigile se veut une continuité des manifestations dénonçant l'occupation de la Palestine par Israël qu’organise l'organisme Palestiniens et Juifs unis t P AJ I l presque tous les vendredis midi devant le consulat israélien.Comme c'est le cas depuis le debut des bombardements au üban.la manifestation d'hier midi s'est vue re-levee par quelques drapeaux du pays du Cedre.La porte-parole de Quebec Solidaire.Françoise David, était au nombre des manifestants prolibanais.Elle a profite de la tribune qui hii était offerte pour critiquer la distinction que fait Ottawa entre les citoyens et les residents permanents dans son plan d'évacuation des Canadiens au Liban.A i 1 * ¦ "i JACQUES NADEAU LE DEVOIN Ces deux policiers veillent au grain devant le consulat d’Israël à Montréal: aucune altercation n'est venue troubler les deux manifestations distinctes et opposé-es qui ont précédé la vigile de 24 heures effectuée au square Dorchester par quelques dizaines d’opposants à l’offensive israélienne dans le sud du Liban.Sur le trottoir opposé étaient regroupés des sympathisants israéliens dénonçant r*arfe de guerre- qu'a commis le Hezbollah en enlevant deux soldats israéliens le 12 juillet dernier •Sous répondons au message de haine qui se trouve de l'autre côté de la rue-, a expliqué Edmond Silber, un des organisateurs de la contre-manifestation, en reference aux messages «Israël: nettoyage ethnique- et -Israël apartheid-qu’on pouvait lire sur des affiches que tenaient des manifestants anti-israéliens.secstqm-uses Marcel LeBel DICCiONARIO 1 ANALÔGIC0 I iIMIIOt • Fltmilll • 111811» Méthode didactique innovatrice : la mnémotechnie Le Devoir Avec la Presse canadienne GUERIN «dlMur RM f» (514) 542 3401 Itsprm ton C'' enève — U* Haut-Commissa Jriat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) se prépare à portor secours à «des dizaines de milliers» de réfugiés libanais fuyant les combats entre Israël et le Hezbollah, a-t-il indiqué hier.Ix HCR va déployer une équi pe à partir de Damas pour sur veiller les arrivées de réfugiés a la frontière entre le Liban et la Syrie, ainsi que du personnel hu manitaire au Liban même pour aider les personnes ayant trouvé refuge dans des abris collectifs.Ix?HCR, qui dispose déjà de matériel de secours stocké en Sy rie et en Jordanie, «s’apprête à apporter une aide immédiate, parti culièrement sous la forme de tentes, de bâches en plastique et de couvertures-, selon un communiqué.Le Haut-Commissariat, qui se prépare à une opération de plu sieurs millions de dollars, précise qu’il agit a la suite de l’apix l à l’aide lancé par le gouvernement libanais aux Nations unies.Selon l’organisme de l’ONU, l’arrivée de réfugiés en Syrie s'apparente à «un flux caché*, la plupart d’entre eux trouvant re fuge chez des proches.Quelque 640 familles sont en outre hébergées dans des écoles avec l’aide du Croissant Rouge syrien, selon le communiqué.l e HCR se dit pu ailleurs préoccupé par le sort de quelque 20 000 réfugiés et demandeurs d'asile, des Irakiens pour la plupart, qui demandent a être évacués vers Chypre.Le HCR leur a fourni des abris et des vivres, selon le communiqué.Agence France-Presse 1891 5951 Marlène Kaza bon K tmo Coml'rXlJZh,* du, WÈË 9951 Élyse U, de cuir bwn 60“ 97W, IhederjaS* (R.MontrfaC ¦ S14 3S2 3913 www meubleifontaioe corri LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DI M A X ( HE 2 S JUILLET 2 O O ti A 4 •LES ACTUALITES- J\______ Gil Courtemanche De la crise libanaise, les Canadiens retiendront peut-être les cafouillage^ et l’improvisation qui ont caractérisé dans les premiers jours la réaction du gouvernement canadien.Ces citoyens d'origine libanaise laissés à eux-mêmes durant des jours, le désarroi, la colère et le désespoir des parents demeurés au Canada.Mais a plus long terme, il faudra se rappeler la rupture radicale opérée par le gouvernement Harper avec cinquante années de politique étrangère canadienne.Inspirée par Lester B.Pearson, cette politique était marquée par le souci de la conciliation, la recherche du compromis et l’affirmation d’une amitié critique à l’égard de nos voisins états-uniens.Ces principes, tous les gouvernements les ont maintenus et suivis comme s’ils faisaient partie de la fibre canadienne.Seul Joe Clark s’en écarta quand il évoqua la possibilité rapidement rejetée de transférer l'ambassade canadienne de Tel-Aviv à Jérusalem.Durant ces cinquante années, Ottawa a maintenu une politique indépendante et mesurée.Quand Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba et nationalise les grandes entreprises étrangères (majoritairement américaines) qui ont littéralement pillé le pays durant des décennies, le Canada maintient ses relations diplomatiques et commerciales avec le régime cubain.En ce qui concerne l’Espagne, il devient le principal fournisseur de denrées du pays et maintient sans broncher cette position malgré les lois de rétorsion adoptées par Washington.Le Canada se tient loin du conflit vietnamien.En 1970, le Canada reconnaît la Chine de Mao malgré la colère de Nixon, qui se rendra quelque?années plus tard aux arguments de Kissinger.A La rupture quoi sert-il de ne pas tenir compte de la réalité et d’ignorer un quart de la population mondiale?Durant les années 1970 et 1980, le Canada se démarque souvent de la politique américaine, qui appuie les dictatures en Amérique latine au nom de la lutte contre le communisme.Sur toutes ces questions, il est facile de constater que, historiquement, la position canadienne était plus juste que la position américaine.Plus près de nous, il en fut de même au Sommet de Rio, où le Canada appuya la déclaration sur la protection de la biodiversité, alors que les Américains s’y opposaient farouchement.Même distance et indépendance en ce qui concerne le Traité d’interdiction des mines antipersonnel, dont le Canada fut un des maîtres d’œuvre et que V/ashington refuse toujours de signer.Dans un autre domaine, le Canada a approuvé la formation de la Cour pénale internationale que les Américains récusent.Même distance et même réalisme, même sens des responsabilités dans les dossiers de Kyoto et de l'après-Kyoto.Faut-il enfin rappeler que le Canada a refusé de s’embarquer dans l’historique bourbier irakien?On commence à comprendre maintenant que, si M.Harper avait été au pouvoir en 2003, nous accueillerions chaque semaine des cadavres de soldats canadiens sacrifiés sur l’autel de la toute-puissance américaine.Sur la complexe question du Moyen-Orient, le Canada a maintenu une politique équilibrée qui reconnaît non seulement Israël, mais aussi son droit de se défendre ,en même temps que la nécessaire création d'un Etat palestinien.C’est avec cette longue tradition de justice et d’équilibre que Stephen Harper a décidé de rompre brutalement et aveuglément.En donnant un appui inconditionnel à l’interprétation israélienne de la «légitime défense», quelle politique appuyons-nous dorénavant?Nous appuyons la tentative de détruire le gouvernement que les Palestiniens se sont démocratiquement donné, à notre demande et à celle des Américains.Nous appuyons le kidnapping de dizaines de députés et de ministres élus.Sous prétexte de condamner le Hamas et le Hezbollah, responsables certes du déclenchement des hostilités, nous acceptons sans aucune réserve la destruction des infrastructures de la bande de Gaza et le fait que la vie d’un soldat israélien vaut dix fois plus que celle des Palestiniens ou des civils libanais.En fait, nous donnons notre appui aveugle et servile a une politique qui historiquement a toujours provoqué les effets contraires de ses objectifs.L’invasion israélienne du Liban au début des années 1980 procédait de la même logique que la stratégie suivie par Olmert aujourd’hui.Certes, l’OLP fut expulsée du Liban, mais les destructions massives du pays, le ressentiment provoqué par cette invasion puis par l’occupation du Sud-Liban durant seize ans ont engendré la situation qu'on prétend aujourd’hui dénouer à coups de canons.Les Syriens ont pris le contrôle du pays et se sont appuyés entre autres sur un mouvement qui était largement minoritaire dans la pauvre communauté chiite, la plus populeuse au Liban.Ce mouvement, c’était le Hezbollah, qui rapidement remplaça la milice chiite modérée du Amal.Avec l’appui de la Syrie, puis de l’Iran, le mouvement extrémiste profita du ressentiment des populations pauvres du Sud pour devenir, comme le Hamas à Gaza, la principale organisation caritative, politique et aussi terroriste dans une grande partie de Beyrouth et dans le sud du pays.C’est la politique de la force absolue contre le terrorisme qui a permis la naissance du monstre Hezbollah que nous connaissons aujourd’hui.En appuyant cette stratégie de la fuite en avant, nous acceptons de faire reculer le Liban vingt ans en arrière, nous acceptons plus de haine et de désespoir, deux facteurs qui poussent les jeunes dans les organisations terroristes, et nous acceptons de nous éloigner encore plus de la seule solution ap problème de la région, qui est la création d’un Etat palestinien.Voilà le choix absurde que vient de faire le Canada après cinquante années d’intelligence.Collaborateur du Devoir Soutien à la mission en Afghanistan Le chef de l’OTAN optimiste Kandahar, Afghanistan — Alors que l’OTAN se prépare à intensifier ses opérations dans le sud de l’Afghanistan, le chef de 1 organisation a indiqué qu’il ne s’inquiétait pas d’une baisse de l’appui international à la mission.La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l’OTAN dirigera, dès la semaine prochaine, les opérations dans les provinces du sud de l’Afghanistan.Cette mission périlleuse sera la plus difficile pour l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) dans ce pays, a soutenu hier Jaap de Hoop Sheffer, secrétaire général de l’alliance, à l’occasion d'une visite à la base de Kandahar, la base principale des opérations militaires internationales dans la région.Près de 2200 soldats canadiens, notamment, sont cantonnés dans ce secteur.«je crois que nous réalisons tous que cette mission n’est pas seulement l’opération la plus importante de l’OTAN, mais quelle est aussi la plus complexe.Cette opération comporte de nombreux risques», a dit M.de Hoop Sheffer.Mais le secrétaire général a rejeté les allégations voulant que la communauté internationale — y compris les citoyens de son propre pays, les Pays-Bas — allait demander la fin de la mission lorsque s'allongera la liste des soldats décédés.«Je ne crois pas que l’appui international déclinera si l'opération devient plus difficile», a-t-il affirmé.Selon un sondage mené auprès de 1000 Canadiens, dont les résultats ont été publiés cette semaine, plus de la moitié des répondants (56 %) s'opposent à la présence des troupes en Afghanistan, ou 17 soldats et un diplomate canadiens ont été tués.Le sondage a été mené après la mort du caporal Anthony Boneca.Les pays membres de l’OTAN devraient accorder le feu vert à l’expansion de la mission lors d’une rencontre qui se tiendra le 26 juillet à Bruxelles, en Belgique.Le nombre de militaires devrait alors passer de 9700 à 16 000.Presse canadienne Pendant cinquante ans, Ottawa a maintenu une politique indépendante et mesurée El H^tDnSrPartie,,es dans les circonscriptions de Pomte-aux-Trembles et de Taillon le 14 Lût 2( L’Europe transpire toujours Paris — La vague de chaleur qui a probablement provoqué le décès de 21 personnes depuis le début de la semaine en France, continuait hier de toucher d’autres pays d'Europe.Les températures n’ont pas égalé les records des jours précédents, mais aucune baisse vraiment notable n'est à prévoir dans les jours à venir.Les appels à la prudence de la part des autorités se sont multipliés dans plusieurs pays.«Londres désert», se lamente en titre le quotidien britannique Evening Standard dans son édition d'hier, avec, à l’appui, une photo de Hyde Park desséché.«Ceci n ’est pas le Sahara ou le Serengeti.Ces remarquables photographies prouvent à quel point la sécheresse a rendu secs |.| et poussiéreux, les parcs de Ijondres.» Le sud de l'Angleterre n’a pas connu une telle vague de chaleur depuis un siècle.Une température record de 36.3 degrés a été enregistrée en début de semaine.Les fenniers ont déjà commencé à récolter le blé.En Espagne, une personne prenant ini bain de soleil est décédée à Barcelone.Six personnes ont jusqu’à présent péri en raison de la canicule en Espagne.En Italie, les températures ont grimpe vendredi pour frôler les 39 degrés à Florence.Elles devraient encore augmenter en lin de semaine.De nombreuses villes transalpines ont revu à la baisse la température à partir de laquelle leur système d'alerte se met en branle, pour éviter la répétition de l’été 2003, qui vu 20 000 personnes environ succomber à la chaleur.A Rome, les services d'urgence apportent de l'eau aux touristes dans les queues à l’extérieur des musees et aux habitants attendant le bus dans les nies.Reuters Du 24 juillet au 1eraoût 2006, c’est la révision de la liste électorale Assurez-vous d'être inscrit sur la liste électorale, c'est votre responsabilité Un avis d’inscription vous a été transmis, indiquant les noms des peisonnes qui tiquient sur la liste électorale à votre adresse.Si votre nom n’y figure pas ou s’il y a une erreur, vous devez vous présenter au bureau de révision indiqué sur votre avis, du lundi au vendredi, de 9h à 21 h, et les samedi et dimanche, de 9 h à 17 h.entre le 24 juillet et le 1 * août 2006 Identifiez-vous Pool toute demande dinscription, vous devez présenter deux pièces dideotitè La première pièce doit indiquer votre nom et votre date de naissance et la seconde doit indiquer votre nom et votre adresse Pour en savoir davantage • Consultez notre site Web au www electionsquehec qc.ca.À partir de votre code postal, vous y trouverez une mine de renseignements dont l’adresse de vos bureaux do révision et de vote, ta Este des candidats et bien plus.• Écnvez-nous par courriel A Info^electionsquetoec.qc.ca • Communiquez avec notre Centre de renseignements en composant sans Dais le 1 Wê ÉLECTION (1 888 353-2846) Pointe-aux-Trembles Adresse du bureau de révision Sections de vote* Bureau de la directrice du scrutin 11 901.rue Sherbrooke Est.Montréal 001 à 145 Taillon Adresse du bureau de révision Sections de vote* Bureau du directeur du scrutin 1887, chemin du Tremblay, bureau 120.Longueutl 001 à 189 *l« nunwro de votre section de «oie est «xtoue sur voue «vu d rtscnpton ITbus les locaux où siègent les «xnmissioi» de révisicin sont accessibles aux personnes hanscaoees Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans hats % 1 800 537-06*4 u ixKM'rtimiz.vtRAi Ht s IL K TtONS tRi iJUfWC nonce qu'un vote, ço compte EN BREF Mort du chercheur Maurice Labbé Maurice Labbe.considère comme le tout premier chercheur cana-dien-français en mathématiques, s’est eteint hier à l’âge de 86 ans.Maigre une carrière et of fee.le scientifique, ne en 1920 à Ottawa, est avant tout reconnu pour avoir fonde le centre de recherches mathématiques de IT'niversité de Montreal.Après avoir occupe les postes de vice-recteur a la recherche a la même université et de directeur general du Conseil des sciences du Canada M.Labbe est devenu, en 1963.le premier president du Conseil de la science et de la technologie du Quebec.Scat apport au devebppement des sciences lui a valu plusieurs distinctions.dont le prix Armand-Frappier.decerne par le gouvernement du Quebec aux personnes avant contribue a F essor d’une institution de recherche.- Le Devoir i LE DEVOIR.LES SA M EDI 22 EL DIM A N C II E 2 A ,1 1' I L L K T 2 O O ti A .) ,ES AC T U A LI ï E S Dix ans après le déluge du Saguenay La nouvelle vie de la petite maison blanche «Au cours des six premières semaines qui ont suivi son ouverture, en juillet 2005, plus de 7000 personnes y avaient mis le pied» I-a petite maison blanche du Saguenay, aujourd'hui.MkiA JEAN-FRANÇOIS BONNEAU Véritable emblème du déluge du Saguenay de 1996, la petite maison blanche connaît des jours nouveaux.En cette saison où les 10 ans de la tragédie sont soulignés, des visiteurs venus d'un peu partout pénètrent à l'intérieur de ce lieu sauvé par miracle, question de découvrir le musée qui y est aménagé depuis l’été dernier.La propriétaire de la petite maison blanche, Jeanne d'Arc Lavoie-Genest, décédée environ un mois après le déluge, était bien loin de se douter que sa maison allait devenir un pôle d'attraction aussi grand.Sylvain Genest demeure surpris de constater que presque tout le monde connaît désormais le lieu où il a grandi et où il avait l’habitude d’aller dîner, avec ses grands-parents.Pendant plus d'une semaine, la petite maison fut au cœur de l'actualité, devenant le symbole du déluge.Pour M.Genest, la création d'un nouveau musée à l’intérieur de la petite maison blanche répond à un véritable besoin: "Au cours des six premières semaines qui ont suivi son ouverture, en juillet 2005, plus de 7000 personnes y avaient mis le pied.Les gens voulaient entrer à l’intérieur depuis longtemps.Ils désiraient la toucher et y laisser leur trace.» C’est par l’entremise du petit kiosque de souvenirs de ce lieu fétiche que Sylvain Genest s’est vite aperçu de la popularité de la maison de sa grand-mère.Peu à peu, les objets fétiches arborant une petite maison blanche devenaient plus nombreux: tasses, toiles d’artistes du Saguenay, porte-clefs.tout y passait.Que rétorque M.Genest à ceux qui estiment qu’il fait aujourd’hui fortune avec une histoire triste?«On ne peut pas dire que je fais fortune.Avant tout, j’aime faire plaisir aux gens.Je sais qu'il y a quelques personnes qui sont un peu frustrées de voir que j’exploite une tra- gédie.En même temps, je me dis que, si le deluge avait eu lieu en Floride, la petite maison blanche serait sûrement mille fois plus exploitée que présentement, à Saguenay.» Environ 75 000 $ ont été investis dans le projet muséal.Parmi les améliorations apportées figurent les diverses mises aux normes de construction ainsi que l’érection d’une chute créée spécialement pour donner une image de déluge permanente au quartier du bassin.Une maison, deux visions Il est possible de diviser les visiteurs de la petite maison blanche en deux.D’un côté, il y a ceux (pii s’intéressent d’abord au type de construction, aux fondations du bâtiment construit en 1900.Ils s’inter l ogent sur les autres maisons qui étaient construites tout près et qui ont été dévastées p;u le courant.Pour eux.il importe de bien se- situer sur le lieu, dévaluer, de comparer.C'est, en quelque sorte, la vision rationnelle ou scientifique des événements.D’autres visiteurs sont plutôt attirés par le «miracle»: «Ce qui intrigue, explique M.Genest.c’est que la pn>-prietaire ait offert une msr à sainte Anne avant de quitter les lieux.La petite maison blanche a-t-elle bénéficié d’une protection dinne?Eeut-etn.» Avec tout k’ tajxige médiatique, il y a de quoi penser que l'on en sait déjà énormément sur L» (X-tite maison blanche.Toutefois, M.Genest croit qu'il y a encore beaucoup à apprendre.1 es installations muséales en témoignent également.Au rez-de-chaussee, plusieurs maquettes ont été instaDées afin que k's visiteura cour prennent bien ce qui s'est reeüement passe.Il est [Xis sible de visualiser l'état des lieux avant, pendant et après le déluge, les murs sont ornés d'œuvres d’;u‘ listes qui ont été inspirés pu la jx'tite maison blanche.Des objets personnels avant appartenu à la famille de Jeanne d'Arc et d'AIyre.les propriétaires de la tuitison, permettent aussi de découvrir le style de vie qui ré gnait dtms la maison.«/e salon a etc récrée mn: souci du detail, tait remarquer Sylvain Genest.On y aperçoit, entre autres, un mannequin mécanique qui se berce C'est une copie conforme de ma grand-mere, » Un coin est réservé aux nombreuses Ciiricatiires pi blip's mettant en vedette La p-tite maison.Au grenier un documentaire tourne en pamanence, en plus de la vue impressionnante sur l'extérieur.Outre le projet de musée qui vient de voir le jour, d'autres klées sont en train de germer.I In liviv a déjà été pibüe sur Li petite maison bkuichc, il y a trois ans.Présentement, les visiteurs p'iivenl pTsonnaliser une pk'ire de gr.uiit qui restera à jamais collet- sur le pLm cher du sous-sol de Li p-tite maison.Ce pojet est tou jours en cours et se poursuivra au cours des pro ehaines années.L’idée d’un film est aussi dans l'air, mais M.( îenest préfère demcui er discret sur ce piint.Bref, la p-tite maison blanche n'a pis Uni de taire puîer d’elle, qu’on le veuille ou non! Collaboration sfrécittle «Si le déluge avait eu lieu en Floride, la petite maison blanche serait sûrement mille fois plus exploitée .» Les musulmans sont mal vus par 40 % des Québécois PPP et le prolongement de l’autoroute 25 Québec tranchera en 2007 ROBERT DUTRISAC BRI GfTTE SAINT-PIERRE La proportion de personnes ayant une opinion négative des groupes religieux est plus grande au Québec que dans les autres provinces.C’est ce que révèle un sondage li-ger Marketing commandé par l’Association d’études canadiennes et réalisé du 11 au 16 juillet.Deux répondants québécois sur cinq (40 %) ont affirmé avoir une opinion négative à l’égard des musulmans, contre près d’un répondant sur quatre (24 %) dans l’ensemble du Canada.Quelque 18 % des Québécois ont dit avoir une opinion négative à l’égard des Juifs, contre 9 % des Canadiens.Enfin, 14 % des Québécois ont mentionné avoir une opinion négative à l’égard des chrétiens, contre 10 % dans l’ensemble du Canda.«On n'a pas été étonnés nécessairement.On avait déjà constaté que les Québécois avaient l’air plus négatifs à l’égard des manifestations religieuses que les autres Canadiens.On peut penser au kirpan et au hi-jab», a déclaré hier en entrevue téléphonique Jack Jedwab, le directeur général de l’Association d’études canadiennes.M.Jedwab a néanmoins qualifié la situation de «Préoccupante».Il identifie trois facteurs qui pourraient l’expliquer en partie: le contexte politique mondial, des préjugés envers certains groupes comme les musulmans et le fait que les Québécois se méfieraient des religions organisées.La proportion des Québécois qui ont affirmé avoir une opinion positive à l’égard des musulmans (53 %) était néanmoins supérieure à celle des Alle- mands (36 %) et des Espagnols (29 %).Un sondage semblable effectué aux Etats-Unis, en Russie, au Royaume-Uni, en Erance, en Allemagne et en Es pagne a été rendu public en juin.C’est ce sondage qui a donné l'idée à l’Association d’études canadiennes d’en commander un pour le Canada.Par ailleurs, quelque 43 % des répondants québé cois ont mentionné avoir une opinion négative à l'égard des relations entre les Juifs et les musulmans en sol canadien, contre 31 % dans l’ensemble du Canada.Environ 36 % des Québécois ont dit avoir une opinion négative des relations entre les musulmans et les chrétiens au Canada, comparativement à 28 % des répondants de l’ensemble du Canada.Plus de deux Québécois sur trois (67 %) ont mentionné avoir une opinion négative concernant les relations entre les pays musulmans et les démocraties occidentales (contre 52 % des Canadiens).U-s répondants québécois ont déclaré dans une proportion semblable (68 %) avoir une opinion négative des perspectives d’accès à la démocratie dans les pays musulmans (comparativement a 56 % au Canada).Plus de trois Québécois sur quatre (77 %) ont affirmé avoir une opinion négative concernant le respect des musulmans pour les femmes (contre 67% au Canada).Dans le cadre du sondage de Ix-gcr Marketing, des entrevues téléphoniques ont été réalisées auprès d’un échantillon représentatif de 1504 Canadiens âgés de 18 ans et plus.La marge d’erreur maximum est de 2,5 %, 19 fois sur 20.Le Devoir Québec — Le gouvernement vient de franchir une autre éta|x- dans la réalisation en partenariat-public-privé (PPP) du prolongement de l’autoroute 25 en lançant un appel de propositions auprès des trois consortiums retenus en mars dernier.Ix-s proposition-' sollicitées par le gouvernement doivent lui parvenir d’ici mars 2007, et il entend annoncer son choix en juillet 2007.In mise en service de ce tronçon de 7,2 km do l’autoroute 25 et du pont qui enjambe la rivière des Prairies est prévue |x)iir 2010.SNC-Lavalin, associée a American Bridge, Dessau Doprin, T.Y Un International et Simard-Beau-dry, est dans la course tout comme le Groupe Axor et Bouygues, Acciona, le Groupe S.M.International ET Arup qui sont réunies dans le consortium Nouvelle Frontière.Un troisième consortium, Infras-Québec A25, regroupe, quant a lui, la Banque Macquarie, Construction Kiewit, Ciments Saint-Laurent, Par sons Overseas.Génivar et Miller Paving.Fait inusité dans les projets conventionnels, les consortiums dont les propositions ne seront [tas retenues toucheront 1 million $ pour leur peine.•Dans l’évolution du monde des FPP, c’est pratique courante comme on le voit dans les projets en Alter ta ou en Colombie-Britannique», a signalé Sandra Sultana, directrice du Bureau de la mise en œuvre des PPP au ministère des Transports.Cela représente une faible partie des coûts qu’engage chacun des consortiums pour rédiger sa proposition, a soutenu la fonctionnaire.l-e coût du prolongement de l’autoroute 25 est évalué à 4(X) millions, mais comme le constructeur encaissera les péages sur le nouveau tronçon, le débours pour le gouvernement sera limité à 75 mil lions, d’après une évaluation du ministère.Coût moins élevé Selon Mme Sultana, le gouvernement retiendra le projet dont le coût sera le moins élevé pour lui, et non pour les utilisateurs.Quelques balises seront toutefois fixées comme la pro|xu lion entre les tarifs exigés pour un véhicule de promenade et pour un camion lourd, par exemple En outre, les hausses de tarifs devront être prévi sibles.«On a appris des autres projets», a dit Mme Sultana.Ainsi, l’exploitation de l’autoroute 407 — construite en PPP sous le gouvernement conserva leur de Mike Harris — dont SNC-l-avalin est un des actionnaires, a soulevé la grogne de la (Mipula-tion en raison des hausses de larits.Ceux-ci ont doublé en cinq ans.Ijc gouvernement libéral de Dalton McGuinly a promis d’obtenir une révision à la baisse de ces ta rifs et s’est même adressé a la Cour.Mais il a été débouté, la liberté octroyée par le gouvernement Harris aux promoteurs en matière de tarifs étant quasi totale.Récemment, le gouvernement McGuinly est par venu à une entente avec les exploitants les utilisa leurs fréquents de l’autoroute ont bénéficié d’une baisse de tarifs, tandis que les autres doivent jiayer plus cher qu’avant.Le Devoir EN BREF Non à révacuation en cas de cyclone Washinton — Malgré la catastrophe provoquée par le cyclone Katrina en Louisiane il y a un an, un tiers dçs Américains vivant dans des Etats susceptibles d’ètre ravagés par un ouragan pensent qu’ils névacueraient pas leur maison en dépit des injonctions des autorités, selon une etude.L’enquête menée auprès de plus de 2000 habitants de huit Etats a risque comme la Floride, le Texas, les Caroline, la Géorgie et l'Alabaina, a été conduite par l’école de santé publique de Harvard.Quelque 33 % des residents affirment que.si le gouvernement leur demandait d evacuer leur maison en raison d’un cyclone majeur, ils ne seraient «pas sûn» de le faire.La proportion est encore plus importante quand les résidants sont proprietaires (39 %) et blancs (41 %).Plus des deux tiers d’entre eux (68 %) estiment que leur maison est solide et 54 % craignent qu’il y ait trop de monde sur les routes.Contrairement a l’image qu’a pu laisser la catastrophe de La Nouvelle-Orieans.les Noirs seraient phis prompts a quitter leur domicile que les Blancs (23 % contre 41 %).- AFP P SHIRT PASSION < SANDROi VERTIGO i OUI TOMBOLINI < GLORIA GAUDETTE PATRICK GÉRARD ETC.( k Pour Elle 277.av Laurier O.2704154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Hlltà THIERRY MUGLER FRANCESCO SMAI REPORTER TOMBOLINI SAN REMO T0RRAS KENNETH JC0LE J ETC.L M juillet, nous atxms arrête trois suspects lies ù l'enquête sur les attentats à la bt'mbe», a déclare K.F Raghuvanshi, k' chef île la brigade antiterroriste de Mumbay.Il a precise que deux îles suspects avaient été arrêtes dans le district de Madhubani.dans l'Etat de Bi-luu, mais il n’a donné aucun detail concernant k- troisième Selon la television locale, il a été arrête à Mumbay.Raghuvanahi a indique que k's trois hommes, tous des musulmans indiens, semblaient avoir des liens avec le Nepal et k’ Bangladesh et quTis étaient egak» ment reliés d’une certaine façon au Pakistan, sans fournir plus de precisions.New Delhi réclame des mesures concrètes «Sur la base des interrogatoires, aniu; avons appris que ces personnes étaient liées à des activités temr- ristes», a-t-il declare, ajoutant que leur rôle exact dans les attentats de Mumbay serait rendu public plus tard.Il s'agit des premières gardes à vue dans l'enquête sur ces attentats.Des centaines de personnes, en majorité des musulmans, out ete interrogées.le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs demande au Pakistan d'arrêter Syed Salahuddin.le chef du Hizb-uTMujahideen.une organisation séparatiste cachenürie basée au Pakistan, et de le livrer aux autorités indiennes.Le porte-parole du ministère, Navtej Sarna.a indique que New Delhi souhaitait egalement que le Pakistan interdise le Jamaat-ud-Pawa, une organe sation caritative qui.selon les Etats-Unis, sert de facade au Lashkar-e-Taiba.soupçonne par certains responsables indiens d’avoir planifie les attentats île Mumbay.Sarna a ajoute que New IVlhi restait déterminé à poursuivre le dialogue avec le Pakistan mais qu'lsla-mabad devait «prendre des mesures contre les gnmpes terroristes qui agissent depuis les territoires sous son arntnUe».Le Pakistan a nie toute implication dans les attentats.Reuters PHILIPPE G RANGE REAL Encore quelques années, et il n’y aura plus grand monde à juger au procès des criminels khmers rouges.Ta Mok.l’un des derniers hauts responsables du régime communiste qui a sévi au Cambodge de 1975 à 1979, est décédé hier.Emprisonné depuis son arrestation en 1999, puis inculpé trois ans plus tard de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide, le vieillard âgé d’environ 80 ans est mort dans un hôpital militaire de Phnom Penh, après avoir sombre dans le coma une semaine auparavant.Une «mort naturelle», selon un médecin militaire.Terreur.Il devait être le premier accusé à comparaître, à la mi-2007, devant un tribunal nüxte composé de 30 magistrats cambodgiens et internationaux charge de juger les hiérarques khmers rouges (lire ci-contre).Ta Mok, de son vrai nom Ek Chhoeun, a été commandant militaire du mouvement Khmer rouge dirige par Pol Pot.Le pouvoir khmer a instauré pendant près de quatre ans un régime de terreur.Pirges massives, déportation de tous les citadins dans des camps de travail, centres de torture et d'exécution: quelque 1,7 million de Cambodgiens ont payé de leur vie l'utopie polpotiste.Les Cambodgiens avaient donné à Ta Mok (littéralement «grand-père Mok») le surnom de «boucher» en raison de son zèle à massacrer.Dans le seul district d’Angkor Chey (sud-est du Cambodge).il a fait tuer 30 000 personnes.11 élimine sans état dame, dans de vastes purges internes, tous les cadres soupçonnés de «collusion avec l'ennemi vietnamien».Mais, en 1978, l’invasion du Cambodge par le Vietnam met fin au «retour à l’année zéro».Ta Mok dirige alors la guerilla de son fief d’Anking Veng.8a haine des Vietnamiens est telle qu'il se retourne contre Pol Pot, qu'il soupçonne d'être un agent de Hanoï, et le fait placer en resi- dence surveillée en 1997.Mais on ignore encore aujourd'hui si «frère numéro 1».décédé en 1998, est mort d’une crise cardiaque ou a été empoisonné par Ta Mok.Questionné à ce propos quelques mois après, ce dernier a expliqué que «de toute façon, maintenant, Pol Pot est devenu de la bouse de buffle.Il est plus utile comme ça car il sert d'engrais.» «Témoin clé».Ta Mok n’a jamais reconnu sa culpabilité.«Je n ai tué personne», répétait-il.Il avait néanmoins désiré témoigner.«Jugez-moi avant que je ne meure, pour que je puisse dire au tribunal qui a orchestré ces massacres», avait-il demandé d'annoncer à son avocat le 30 juin dernier.«Nous avons perdu un témoin clé», a déploré Kek Galabru, présidente de li-cadho.une organisation cambodgienne des droits de l’homme.«Si ce tribunal prend trop de temps, les anciens cadres khmers rouges mourront un par un.or les morts ne parlent pas», a-t-elle déploré en appelant à une accélération des investigations.Retards.11 a fallu sept ans de négociations entre l’ONU et le premier ministre cambodgien Hun Sen.lui-mème ancien Khmer rouge, pour établir cette cour de justice.Nombre de Cambodgiens ont vu dans ces procrastinations une volonté de Hun Sen de faire barrage à un vrai procès pouvant mettre au jour son propre rôle et celui de ses alliés politiques.La Chine, principal soutien du régime khmer rouge à l'époque, pourrait aussi voir exposer au grand jour le soutien financier et militaire qu elle apportait aux révolutionnaires cambodgiens.Les magistrats ont commence leurs travaux d’instruction ce mois-ci seulement.«Cela fait 28 ans que nous avons les témoignages des lictimes.s'ecrie Youk Chhang.directeur du Centre de documentation du Cambodge, qui a reuni les preuves des atrocités du régime Khmer, les magistrats doivent irament avancer rapidement.- Libération EN BREF RDC: les élections doivent être « crédibles » New York (Nations unies) — Le secretaire general de TON U.Kofi .Annan, a souligne hier que les prochaines elections en RDCongo devaient être «credibk's et transparentes» et s'est inquiété d'informations faisant état de violences dans la campagne et d’accès inégal aux médias.Dans un communique de son porte-parole.M .Annan s’est tèticite «des progrès accomplis par les autorités congolaises.avec le soutien de la communauté internationale, dans la préparation» du scrutin du 30 juillet.«les premières elections démocratiques dans ce pays depuis 45 ans».Mais il a «note avec préoccupation des infirmations faisant état de harcèlement, de violences entourant des événements de la campagne et d'accès inégal aux médias».«U est essentiel pour l’avenir du pays que ces eiectùms.un symbole d 'espoir pour l 'ensemble de l Afrique.soient libres et crédibles».a-t-ü insiste.•L'htstcnrr mgrra sévèrement ceux qui essaieraient de perturber ces électums», a ajoute M.Annan en appelant tous les Congolais et en particulier les candidats a taire en sorte que le processus electoral soit «ouvert, libre et equitable-.Il a egalement reaffirme l’engagement de FONT a contribuer a consolider la paix et le développement démocratique du pays La Mission de 1 ONT en République démocratique du Congo (Monuc) a deplore hier des «entraves» a la liberté de mouvement de certains candidats a la présidentielle du 30 juillet, au cours d'un point de presse a Kinshasa.- .AFP LE DEVOIR.LES SA M E D 1 •> •> r t n i vi i v r h y O •} I I ' I I I VT O t\ il 1 j - L E M 0 X 1) E ?Les habitants du Sud-Liban fuient vers Saïda SIERRA LEONE Début du procès de Charles Taylor Des femmes et des enfants libanais, réfutes il Saïda KRTKKS M1KE CORDER La Haye — L’audience préliminaire du procès de Charles Taylor, inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, s’est ouverte hier aux Pays-Bas, où l’ancien président libérien doit être jugé pour son rôle dans la sanglante guerre civile sierra-leo-naise.Il plaide non coupable mais encourt la prison à vie, L’ancien chef de guerre en costume gris et cravate est apparu encadré par deux gardiens des Nations unies dans une salle d’audience de la Cour pénale internationale (CPI) utilisée par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL).Taylor a écouté avec attention les déclarations des avocats mais n’a fait aucun commentaire.Le ministère public avait espéré commencer le procès au début de l’année prochaine, mais l’avocat de Taylor a fait savoir qu’il ne serait vraisemblablement pas prêt avant juillet 2007.«Compte tenu de l’importance de ce procès et étant donné le transfèrement de ce procès depuis la Sierra Leone, je ne pense pas qu'il puisse commencer avant juillet de l’année prochaine», a souligné Mr Karim Asad Ahmad Khan.Le conseil a par ailleurs déploré le sous-effectif au centre de détention, qui oblige son client à rester jusqu’à 16 heures par jour dans sa cellule, et la nourriture jugée «eurocentrique».Charles Taylor se trouve sous le coup de onze inculpations pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour avoir supervisé le viol et la mutilation de milliers de personnes durant les dix ans qu’a duré la guerre civile sanglante dans la Sierra Leone voisine.Le 20 juin dernier, Taylor était arrivé à Rotterdam en provenance directe de Sierra Leone, où il était détenu depuis le 29 mars.Il est maintenu dans une aile du centre de détention de très haute securité de la CPI à La Haye, la même prison où l’ancien president yougoslave Slobodan Milo- | sevic est mort en mars pendant | son procès pour génocide et J crimes de guerre.EUen Johnson Sirleaf, qui a succédé à Taylor à la présidence du liberia, avait demande que le procès soit transféré en Europe pour éviter d’éventuels troubles en | Afrique.Le procureur qui a rédigé l’acte j d’accusation de l’ancien président li- j berien avait salue son transfert estimant que c'était un grand jour pour les victimes du conflit sierra-léonais.«¦// a \ terrorisé l'Afrique de j l’Ouest pendant au moins j une décennie, a souligné David Crane.H a un pouvoir incroyable, presque mythique.Les gens ont peur de lui.» Charles Taylor a été inculpé pour son soutien présumé aux rebelles sierra-léonais, qui terrorisaient la population en coupant bras, jambes, oreilles et lèvres lors de la guerre civile de 1991-2002.Mais on estime qu’il a également joué un rôle dans des violences perpétrées au liberia et ailleurs en Afrique de l’Ouest.H avait déclenché l’insurrection au liberia en 1989 pins s’était fait élire à la présidence en 1997.Trois ans plus tard, des rebelles prenaient les armes contre lui et en 2003, et il se réfugiait au Nigeria dans le cadre d’un accord destiné à mettre fin à 14 ans de guerre civile au j liberia.En mars, l’ex-dictateur a été j capturé alors qu’il tentait de s’en- J fuir de son pays d’accueil, qui j avait accepté de le livrer à la justi- I ce de la Sierra Leone, et en juin le gouvernement néerlandais a accepté que le procès se déroule sur son territoire, les autorités britanniques s’étant engagées à fournir une cellule en cas de condamnation.Associated Press Saïda.Liban — Epuises, affamés.terrorises, les habitants des villages du Sud-Iiban continuaient hier à affluer vers la ville côtière de Saida, où leur calvaire n’est pas pour autant termine.Fuyant leur région pilonnée d«s puis dix jours par l’aviation israélienne, ils ont hissé des mouchoirs blancs sur leurs véhicules dans l’espoir d’éviter les bombes.«J’ai sans cesse à la bouche l'odeur de la mort et de la poudre qui se dégageait des décombres de la maison de ma sœur, qui a péri avec trois de ses enfants», raconte à l’AFP Maryam Jaafar, 40 ans.Originaire de Yater, un village au sud de Tyr, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Maryam a fui en catastrophe avec ses deux enfants à bord de la voiture de son mari.«J’ai accroché de grands mouchoirs blancs aux vitres pour que les Israéliens ne bombardent pas la wi-ture», dit-elle.«Nous avons parcouru des routes défoncées, contourné des ponts détruits pour finalement avoir du mal à trouvera nous loger à Saïda», principale ville du Sud-liban, désormais isolee par les bombarda ments aériens israéliens qui ont détruit les ponts de l’autoroute du littoral sur les quarante kilomètres qui la séparent de Beyrouth.•Nous avons fui, mais il reste au village de nombreux vieillards, ter- res dans leurs maisonnettes, démunis de tout», ajoute Maryam, la voix etranglee.Mi Hassan Karim, 40 ans, affirme que Yater a été matraque par les chasseurs-bombardiers «alors qu 'il n'y a au village aucun combattant du Hezbollah».«Ils ont détruit les maisons, les magasins, les reservoirs d'eau, les stations d'essence, les manufactures et ont laboure nos champs avec une haine indescriptible», dit-il.Mohammad .Ali Boussa.33 ans.handfcapé équipé d’une prothèse à la jambe, est arrive de Bourj Rahal, un autre village de La région de Tyr.avec les membres de sa famille et une dizaine de voisins entassés dans une camionnette sur laquelle ils ont laisse ma drapeau blanc.«Nous avons échappé de justesse à la mort lorsqu un missile a partiellement détruit notre maison.Nous avons fui sans rien, sans pain, sans eau potable», dit-il en regardant autour de lui.abattu, les tristes locaux de la municipalité où affluaient les réfugiés par dizaines.Soubhié Zein a pris place dans la camionnette avec sa fillette, abandonnant son mari au village.«Je dois à tout prix avoir des nouvelles de lui», dit-elle.Abbas, un garçon de neuf ans, arrivé avec ses parents d’Abbas-siyé, à l’est de Tyr, semble complètement abasourdi.«Je pleurais tout le temps et j’ai tout le temps les détonations des bombes qui résonnent dans les oreilles», dit-il.Saïda, également prise pour cible par l’aviation israélienne, pâtit d’un manque de vivres, d’essence, de médicaments et d’infra structures d’accueil.«lœs bombardements des routes perturbent les operations de secours.ce qui aggrave la situation humanitaire», explique à l’AFI’ le maire de Saïda, Abdel Rahmane Bizri, médecin.M.Bizri dit manquer surtout de matelas, pour ixmvoir loger les déplacés dans les eeoles publiques et privées, transformées en centres d’accueil, et affirme que des particuliers ont ouvert leurs portes aux ivlugies.Quelque 30 tXHi |>ersonnes déplacées.dont 40 % d’enfants et de vieillards, sont arrivées à Saïda, dont (> lV de grands malades et 2 % de femmes enceintes, selon les miers chiffres de la munk'ipalité.Ahmad Osseily.35 ans, venu de Siddiqine.attend depuis des heures dev-.mt la mairie pour trouver un toit à sa tamille de cinq personnes.•Je suis extenue Nous avons quitte notre village sous une pluie de bombes et nous avons laisse nos morts derrière nous sous les décombres», raconte-t-il.Agence France-Presse Agen ce France-Presse Chypre se sent abandonnée devant Vafflux de réfugiés Larnaea, Chypre — les autorités chypriotes se plaignent de l’absence d’aide de la communauté internationale pour faire face à l’afflux grandissant de personnes évacuées du I j-ban, transitant dans Hle.Depuis lundi, date du début des évacuations par mer, 20 000 personnes sont arrivées dans cette île de l’est de la Méditerranée.La majorité d’entre elles sont déjà reparties.Mais, selon des estimations, ce chiffre de 20 (XX) pourrait doubler avant la fin du week-end.Quelque 70 (XX) réfugiés pourraient ainsi au total transiter par Chypre, ce qui constitue un casse-tête logistique énorme pour file, dont la saison touristique a commencé et dont les infrastructures ne sont pas extensibles.«Jusqu'à maintenant.Chypre a ete pratiquement livrée à elle-même pour aider ces milliers de personnes», a déploré le porte-parole du gouvernement chypriote.Christodoulos l’a shardes, dev-.mt la presse.«Ce chiffre si incroyablement eleve constitue déjà un défi pmtr nos infiustructures et pour la capacité de Chypre à répimdre efficacement à ce grave problème humanitaire», a ajoute le porte-paroke Chypre a demandé notamment l’aide de l’Union européenne pour rapatrier des milliers de personnes originaires de pays qui n’ont pas dans l’immédiat la possibilité de le taire: les Philippines, le Sri 1-anka et l’Inde.Chypre réclame des avions pour ixiuvoir ramener chez idles les personnes qui n’ont pas d'argent «Nous sommes confrontes à un dilemme, a ainsi expliqué a la radio le ministre des Affaires étrangères, (îeorge l.illikas.Soit nous continuons notre effort humanitaire avec les moyens dont nous disposons, soit nous faisons ce que les autres pays font, c 'est-à-dire interdire Chypre aux non-Européens |.) Nous préférerions que cela n'arrive ramais- , a dit le ministre.Taylor fait face à 11 inculpations pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité A R G E N T I NE Le Mercosur cherche un second souffle auprès de Castro OLIVIER BAUBE Côrdoba, Argentine — Le Mercosur, marché commun sud-américain, a cherché hier à Côrdoba (nord) un second souffle à l'occasion de son 30' sommet, en présence du président cubain Fidel Castro, vedette «américaine» de cette réunion à laquelle ont assisté huit chefs d’Etat du continent.Le président argentin, Nestor Kirchner, a appelé hier, à l’ouverture de ce sommet, à une meilleure intégration de cette union de cinq pays (Argentine, Brésil.Uruguay, Paraguay et Venezuela), que beaucoup considèrent comme en crise, à commencer par certains membres eux-mêmes.M.Kirchner a ainsi exhorté à davantage de «solidarité».répondant ainsi aux critiques des pays membres les plus petits, l’Uruguay et le Paraguay.Le président paraguayen, Nicanor Duarte, avait peu auparavant souligné dans son intervention la nécessité pour le Mercosur de faire davantage preuve «d'esprit d'équipe» s’il voulait «marquer des buts».Les «petits* pays du Mercosur sont volontiers critiques à l'endroit de leurs collègues des ¦grands* pays, qu’ils accusent d’egoïsme.La ministre des .Affaires étrangères du Paraguay, Leila Rachid.avait une nouvelle fois brandi la menace jeudi d’une sortie de son pays du Mercosur si ce dernier ne se montrait pas plus solidaire.LAr-gentine et le Brésil ont promis d'oeuvrer en ce sens, et une réunion spéciale du Mercosur consacrée à ces «asymétries commerciales* sera convoquée dans les deux mois, a annonce le chef de la diplomatie argentine.Jorge Taiana Le president brésilien.Luiz In-acio Lula da Silva, a de son côté appelé a «la patience», promettant toutefois de travailler a la réduction des inégalités au cours de la présidence semestrielle du Mercosur que son pay s a commence a assumer hier.Tous ont exprimé leur volonté d’accélérer leur intégration, mais le président vénézuélien, Hugo Chavez, qui a officialisé début juillet son entrée officielle au sein du Mercosur, s'est montré le plus déterminé.Il a appelé, dès son arrivée jeudi soir à Côrdoba, à un «nouveau» Mercosur, plus social et plus proche des gens, exhortant ses collègues, pour y parvenir, à un «Côrdabazo» (coup de Côrdoba), du nom de cette révolte sociale née à Côrdoba en 1969, qui avait scellé la fin de la dictature de Juan Carlos Ongania (1966-70).Le président cubain, qui aura 80 ans en août, a écouté l'ensemble de ces interventions, aux côtés de ses sept collègues sud-americains, tous issus de la vague de gauche qui a déferlé ces dernières années sur l'Amérique du Sud.Il avait pour l'occasion troqué son treillis militaire vert olive, dans lequel il est apparu jeudi soir a son arrivée a Côrdoba.pour un costume sombre et une cravate.Il a pris le dernier la parole, ironisant sur son âge et égratignant au passage les Etats-Unis.«Je suis content d'avoir 80 ans.d’autant plus quand on a un voisin qui cherche à vous éliminer».a-t-il déclaré.Dans l'apres-midi, il devait participer a une grande manifestation convoquée par des organisations sociales et de gauche sur le campus universitaire de Côrdoba, cé» lebre pour son université datant du XVII siecle Le *lider maximo», au pouvoir depuis 47 ans, n’a pas quitté son ile depuis le mois de décembre dernier, quand il avait assisté a Bridgetown, a la Bar-bade.a un sommet de la Cari-com, le marché commun de la Caraïbe.Fidel Castro retrouve aussi en Argentine la terre natale de son compagnon de combat Ernesto ¦Che* Guevara, ne a Rosario, distant de quelque 400 km, mais qui a passé une partie de sa jeunesse a Côrdoba.Agence France-Presse Le président argentin a exhorté à davantage de « solidarité * entre les cinq pays Outgames présentent droits humains LGBT 26 au 29 juillet 2006 Palais des congrès • Montréal Inscrivez-vous! Passes journalières aussi disponibles.Joignez-vous à 2000 participants de plus de 100 pays, réunis pour faire avancer les droits humains des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT) à travers le monde.Près de 40 orateurs de prestige, incluant : - Mme Louise ARBOUR Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de I homme, Genève, - Mme flaire l'HEUREUX-OUBÉ juge } la Cour suprême du Canada (1987-2002); - Mme Martina NAVRATILOVA gagnante de 18 championnats du Grand Chelem de tennis en simple, en double et en mixte; - Mme Irshad MANJI auteure du livre Musulmane mais libre, - M.Mark TEWKSBURY médaillé d'or, d'argent et de bronze en natation aux Jeux olympiques de SéouM1988) et de Banetone (1992); - M.Martin CAUCH0N ministre de la Justice et Procureur général du Canada (2002 200Ï).200 ateliers, dont 2 séances plénières par jour et 40 ateliers simultanément.Workers Out! : séances en compagnie de 500 représentants de centrales syndicales i travers le monde Out for Business : séances avec plus de 300 professionnels et gens d'affaires discutant d’enjeux importants pour la communauté LGBT internationale.Un héritage pour les droits humains ; la Déclaration de Montréal sera présentée lors de la ^ Conférence et portée aux autorités des Nations Unies et des gouvernements nationaux.Inscrivez-vous! www ?r$ort$r0âS«[OQctieOfCi Clique: sur l'onglet « Conférence » J À ol sa l'XXjtgamesmondiaux Canaris 55 u Montréal ___________________V"""-______________ ____:ik B CCI q'Sjs w =• : =r CanariS MÎrntréal Mrjntresl av« m> 9» _____« 1 % LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 JUILLET 2 0 06 A 8 CTDALITES CURE sV.IT K DE LA PAGE 1 L’hymne national servait une fois de plus de clairon pour le bataillon des fêtards de la nuit francofol-le, arrachant les fantassins de la kermesse à un sommeil en forme de peau de chagrin.Car il faut bien le dire: à Spa, pendant ces 13"' Francos, c’est trêve.de repos.Gounod, le compositeur, qui fit ses ablutions dans les saines eaux de Spa la curative en 1872, en serait tout chose, et pas moins surpris que s’il apprenait le sort fait à son Air des bijoux par la Casta-fiore: la «perle des Ardennes» n’a-t-elle pas de tout temps été lieu d’apaisement et de ressourcement, sorte de sanatorium à la grandeur de la ville?Même Laurent Saulnier, le programmateur en chef des FrancoFolies de Montréal, est un peu abasourdi.Onze ans qu’il n’avait pas trempé son gros orteil dans l’eau pétillante: en goguette, rap port aux Outgames qui ont forcé la tenue des Francos montréalaises en juin dernier, il en profite pour s’offrir une petite tournée des festivals de chanson francophone en Europe: Francos mères à la Rochelle, saucette à Spa, puis virée par la Bretagne et ses Vieilles Charrues.En 1995, c’était en tant qu’Elvis Costello de la critique rock montréalaise (à Voir) qu’il avait abouti aux marches des thermes de Spa: je l’entends encore maugréer.Quelle idée avait-on eu d'accorder une franchise francofolle à Spa, cette «ville de convalescents qui ferme à minuit» (je cite de mémoire)! À l’époque, faut-il rappeler, les résidants se plaignaient du bruit passé le couvre-feu.Rien que jeudi, Saulnier s’est promené sans répit d’une scène à l’autre du milieu de l’après-midi au milieu de la nuit, échantillonnant une bonne dizaine de spectacles, dont pas mal de Belges (Venus, Malibu Stacy, Alec Mansion), quelques vieilles connaissances (Arthur H, Mickey 3D) et une poignée de compatriotes (Nicolas Ciccone, Damien Robitaille).Spa, a-t-il constaté, ne daigne désormais s’assoupir qu’upe fois les festivaliers repus, rassasiés, épuisés.A 150 concerts en cinq jours, sans compter les dizaines de prestations des artistes nomades qui font la tournée des «bars en folies», il y a de quoi abreuver le recruteur jusqu’à plus soif.Et mesurer l’écart vertigineux entre le Spa d’hier et le Spa d’aujourd’hui.«Ça n’a plus rien à voir», résumait Saulnier en plein bain de foule au parc de Sept Heures, tout souriant.G's soirées, à vrai dire, ne se terminent pas une fois achevé le dernier spectacle programmé.La ville décuplant de population pendant les Francos, il s’agit d’occuper les masses déambulantes et plus ou moins imbibées.Tous les bars et cafés s’y mettent: groupes de «covers» ici, karaokés là, il y a de la musique d;ms les rues jusqu'aux petites heures.Le collègue lTiili|> ix‘ Renaud, de la Première Chaîne de Radio-Canada, en parle comme d’un «gros Deux Pierrots à ciel ouvert».Mieux, il y a les rois québécois de la dé-brouillardise, j’ai nommé Lundo et sa Chango Family, qui ont trouvé le moyen de faire durer la fête bien après l'extinction des feux.En plus de la ronde des «bars en folie», la tribu joue chaque fin de soirée au Lido, la boîte qui accueillait mercredi le showcase événementiel du slammeur Grand Corps malade: l’idée est d’en faire le lieu d'échouage de tous les noctambules du festival.«On veut que les artistes viennent jammer après leurs shows, que tout le monde se retrouve là.», souhaitent les cuivres de la Chango, êtres grégaires par excellence.Aux FrancoFolies de Spa, comprend-on, plus op fête fort et plus on fête tard,.mieux on se porte.A croire que la cure passe par la fête.C’est presque logique: quand la canicule dure et que les bouteilles d’eau carbo-gazeuse ne suffisent plus à rafraîchir les esprits échaudés, autant que ça bouge.C'est l’approche que préconise [karkwa], le j meilleur band de rock québécois proposé aux Spa-dois depuis des années: hier en après-midi, sous le soleil exactement, le quintette chauffait autant qu'il cuisait.Son jeu était plus franc, plus puissant que jamais, les versions des Vapeurs, des Tremblements s'immobilisent et de Coup d’état étaient presque apocalyptiques tellement les musiciens étaient irradiés de rayons UV.Knph.iël triomphe à peu de frais Chose certaine, le chanteur guitariste Louis-Jean Cormier et les autres gars de |karkwa| se démenaient mille fois plus que Raphaël la veille.Ra- j phaël?Mais si, Raphaël, l'idole française de l'heure, i sacré star aux dernières Victoires de la musique, Raphaël dont le dernier album est indélogeable des premières positions des classements depuis plus d’un an.Raphaël?Minois mignon, voix d’ange, bonnes chansons pop, textes pas demies de substance: on avait bien aime l'album, qui a peu ou pas tourne chez nous, l e Raphaël de la scène a moins convaincu les observateurs, qui lui ont trouvé le triomphe un chôma facile la' type bouge peu, parle peu, en fait peu.Tout passe par la voix, dûment angélique, par les sourires, dûment mignons, et les chansons, bonnes à fredonner, mais on ressortait néanmoins jeudi soir de la place Pierre-Rapsat sans vraie fer- : veur (je parle des observateurs, pas des 9(KX) fans extatiques d’emblee).On prêterait nettement les gars de Mickey 3D, qui se sont formidablement | acquittes de l’ingrate tâche de précéder Raphaël devant ses raphaéliens.Railleur, le chanteur Mickaël Furnon ne ratait pas une occasion de rappeler aux Belges leur incurie au foot, voire leurs singularités langagières (toutes les phrases se terminant par «une fus.»).Même leur chanson la plus engagée, La France a peur, texte bien senti sur l'intolérance et la paranoïa, devenait ht France a peur., de la Belgique.Même les tans locaux de Raphaël trouvaient ça drôle il faut dire que les Belges ont le sens de l'humour aussi développe' que le sens de la tète.Collaborateur du Devoir Svlvain Cormier est l'invité de Wallonie-Bruxelles Musiques aux FrancoFolies de Spa.LIBAN SUITE DE LA PAGE I situés au sud du fleuve litani, a 40 km au nord de la frontière avec Israël, «à évacuer leurs localités immédiatement».Depuis jeudi, les opérations militaires israéliennes au 1 âban ont pris une nouvelle dimension, avec de violents combats au sol sur la frontière entre les deux pays.Toutefois, la campagne de frappes aériennes se poursuit et, sauf retournement de la situation, il n’est pas certain que Tsahal se prépare à envahir le sud du liban, comme en 1978 et en 1982.Engager des actions sur une vingtaine de kilomètres à l’intérieur du Liban serait une opération à hauts risques.Cette solution est pourtant souhaitée par une bonne partie de l’appareil militaire israélien, qui se sent exclu de la guerre en cours.Pour la première fois de son histoire, T sahal est commandée par un aviateur, le général Dan Halutz.Il met en œuvre une nouvelle façon de faire la guerre en utilisant essentiellement l’aviation, la marine et l’artillerie.«Les anciennes armes prestigieuses, comme les blindés, les parachutistes ou les forces spéciales, vivent très mal cette situation», indique un expert militaire occidental.Pour Israël, le Hezbollah s’avère, en tout état de cause, un ennemi coriace.L’objectif de «détruire» le Hez-bollali s’éloignerait et il ne s’agirait plus désormais que de «Thandicaper», a d'ailleurs indiqué hier le général israélien Ido Nehushtan, à Haïfa.Au dixième jour d’un conflit qui a plongé le Liban d;ins le chaos, Israël et la formation chiite ont répété hier qu’ils étaient déterminés à continuer à en découdre.Israël exige la libération de deux soldats captu- SOULAGEMENT SUITE DE LA PAGE 1 «On est fatigués mais contents d'être là», a fait savoir Assaad Rizk, à sa sortie de l’aéroport, accompagné de sa femme et de leurs deux fillettes.«Je savais qu ’on allait finir par revenir, mais j’avais peur que ce soit long», a confié l’homme qui a immigré au Canada il y a dix ans.Visiblement exténué et soulagé, il a toutefois reconnu avoir eu très peur pour ses enfants.«Je ne voulais pas quelles restent marquées par la guerre comme moi j'avais pu l’être, a-t-il dit.Mais comme elles n 'ont jamais connu les bombes, elles n ’ont pas réalisé ce qui se passait.» Accueillie chaleureusement par les siens, Siham Kortas, en pleurs, s’en est prise au «silence international» devant les médias.«Comment ça se fait qu’lsraël continue de bombarder sans que personne ne fasse rien?», a-t-elle demandé, la voix brisée par l’émotion.Après une attente pénible, assise par terre au port de Beyrouth sous 35 degrés avec sa mère âgée de 85 ;uis, Mme Kortas s’est finalement embarquée sur un ix'tit bateau turc qui a mis dix heures pour la mener à Adana, en Turquie, avec une escale à Chypre.«On est restés un long moment au beau milieu de la mer parce que l'armée israélienne voulait faire des vérifications.Ils ne voulaient pas nous laisser partir», a-t-elle indiqué.Une longue traversée qui semble en avoir marqué plus d’un.«Iw bateau faisait comme ça, a raconté Lamia Hallak, en agitant vivement la main de haut en bas pour imiter le mouvement des vagues.Mes enfants ont vomi sans arrêt tout au long du voyage», a-t-elle indiqué en précisant qu’ils n’étaient pas les seuls à avoir été affaiblis par une attente de plus de 24 heures au port de Beyrouth.Ayant envoyé ses enfants de sept et dix ;ms seuls en vacances d;ms sa famille à Beyrouth, Mme Hallak a raconté ne pas avoir hésité une seconde pour aller chercher ses fils, dès MARTINA SUITE DE LA PAGE 1 émancipé de son pendant masculin, reposait en grande partie sur ses larges épaules, ainsi que sur celles, plus frêles, de si grande rivale et amie Chris Evert.Navratilova homosexuelle, c'était une deuxième secousse importante en quelques mois.Une autre grande dame de la raquette, Billie Jean King, venait en effet de confesser publiquement qu'elle avait eu une relation extraconjugale avec sa secrétaire, qui la poursuivait pour non-paiement de pension.Dans les deux cas le milieu savait, mais le public et les commanditaires réagirent mal.«J'ai dû perdre des dizaines de contrats de publicité au cours de ma carrière», reconnaît Martina Navratilova.le lesbianisme n'avait pas la cote.Le fournisseur de raquettes de King lâcha la légende vivante qu’elle était.La compagnie Avon se retira discrètement de la commandite générale du circuit, que certains qualifiaient de repaire de lesbiennes.Selon Joh-nette Howard, l'auteure d’un nouveau livre consacré | à Navratilova et Evert, Les Rivales, des tabloïds offraient même des primes à qui rapporterait des histoires salaces sur les joueuses.Choix assumé A la difference de King, qui était mariée, Navratilova a toujours assume suis complexe son orientation sexuelle, même si ça n’a pas toujours été facile.En 1980, elle perd ainsi la présidence de l'association des joueuses pour cette raison.En finale d'un tournoi.l'eu après sa confession, un spectateur encourage rageusement Chris Evert, «pour qu ’une iruie femme gagne».Le physique muscle de Navratilova lui vaut des quolibets.En 1984, une adversaire declare en conference de presse que «ce n'est pas.tàcile de oner contre un homme» — remarque dont Amélie Mauresmo, l'actuelle munero 1 mondiale, a d'ailleurs récemment fait l'objet de la part de Martina Hingis d.uis des termes sensibk'ment identiques.«Mais en general, sur le court, entre les joueuses, c était correct», affirme l’athlète aujourd’hui àgee de rés le 12 juillet par le Hezbollah, ainsi que le désarmement de ce mouvement Pour sa part celui-ci demande un cessez-le-feu sans condition et des négociations en vue de la libération de centaines de prisonniers libanais.La diplomatie parait dans les circonstances, tota-lemept impuissante.L’Etat hébreu a accueilli fraîchement les propositions du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour un «arrêt immédiat des hostilités», prévoyant la libération des soldats israéliens, une conférence internationale et une force de stabilisation au Liban.Le Hezbollah les a également rejetées.«La seule chose que nous acceptons est un cessez-le-feu inconditionnel, suivi de négociations indirectes sur l’échange de prisonniers», a déclaré un député du parti chiite.Hussein Haj Hassan.Le conflit entre Israël et le Hezbollah avait fait hier soir 341 morts au Liban, dont 305 civils, et quelque 1000 blessés, tandis que 33 Israéliens, dont 15 civils, ont été tués.L’ONU a demandé «la pleine coopération» d’Israël pour assurer un accès humanitaire immédiat aux victimes du conflit au Liban.D’autant que, pour l’heure, tous les efforts d’apaisement se sont heurtés à la détermination des belligérants à ne céder sur rien.Un sommet sur le Liban à Rome Devant cette situation, la secrétaire d’État américaine, Condpleezza Rice, a annoncé qu’elle quitterait demain les Etats-Unis pour le Proche-Orient, où elle doit notamment rencontrer le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, mais aussi le président palestinien, Mahmoud Abbas.Mme Rice se rendra aussi à Rome pour rencontrer les responsables d’un «groupe de contact» sur le Liban.La réunion, dont la date a été fixée à mercredi prochain, le 26 juillet, se tiendra au niveau ministériel avec la participation de ministres occidentaux et des Saoudiens.Les Israéliens devraient également y participer, le premier jour de l’annonce des bombardements.«J’ai mis peu de temps à convaincre mon mari de m’accompagner, et le 15 juillet on a finalement pris Tavion pour le Liban», a-t-elle expliqué.L’aéroport de Beyrouth venant d’être bombardé, leur appareil a été contraint de s’arrêter à Casablanca (Maroc), ne laissant d’autre choix au couple que de se rendre par ses propres moyens à Beyrouth.Six jours plus tard, visiblement émue d’avoir retrouvé ses rejetons sains et saufs, Lamia Hallak a tenu à remercier les autorités canadiennes qui, selon elle, ont fait de leur mieux dans cette situation de crise.«A partir du moment où on est descendus du bateau, on a été très bien traités.On a pu manger à notre faim et prendre des douches», a-t-elle souligné.Malgré quelques ratés dans l’exécution du plan, Siham Kortas s’est aussi montrée indulgente.«Il y a eu un manque d'organisation, mais elles [les autorités canadiennes] seront meilleures la prochaine fois», a-t-elle avancé en admettant que le gouvernement a néanmoins accompli un travail considérable.En tout, au cours de la journée d’hier, au moins quatre appareils transportant 1083 Canadiens devraient avoir atterri à Toronto et à Montréal.Près d’une trentaine de vols sont encore attendus dans les prochains jours qui assureront le transport quotidien d’environ 4000 personnes en provenance de Chypre et de la Turquie.A l’aéroport Montréal-Trudeau, la plupart des arrivants étaient accueiljis par des membres de leurs familles ou des amis.A peine une quarantaine de personnes, qui n’avaient nulle part où aller, ont nécessité le soutien d’urgence offert par la Croix-Rouge, dont la moitié étaient en transit vers une autre ville du Canada.«Environ une quinzaine de personnes profiteront ce soir d’une nuit à l’hôtel et des bons de commande pour les repas», a souligné Myrian Marotte, porte-parole de la Croix-Rouge, en se disant satisfaite du déroulement de l’operation, laquelle s’est faite dans le calme jusqu'à présent.Le «sauvetage» de Harper Peu après 4h hier matin, l’avion du gouverne- 49 ans, que nous avons interviewée la semaine dernière avant quelle ne participe à fa Conférence internationale sur les droits humains des homosexuels qui s'ouvre mercredi prochain dans le cadre des Out-games de Montréal.«Mais le public a mal réagi, ce n’était pas une déclaration populaire à faire.Tl y avait encore beaucoup d'homophobie, je suis sure que beaucoup de gens se tenaient loin de moi pour cette raison.Sauf qu en fin de compte les fans de tennis veulent surtout voir du bon tennis, et je donnais du bon tennis.» Si Martina Navratilova a attendu jusqu'en 1981 pour reveler son homosexualité, c’est simplement par crainte de voir sa demande de naturalisation refusée.En 1967.fa Cour suprême des Etats-Unis avait en effet publié un arrêt stipulant que les etrangers homosexuels pourraient être expulses au pretexte qu'ils étaient des «personne affligées d'une personnalité psychopathe».Cinq ans plus tard.l'American Psychiatrie .Association avait eu beau affirmer que l’homosexualité n'était pas un trouble mentaL les avocats de Navratilova restaient préoccupés par cette question.«Sans cela, fen aurais parie avant, dit-elle.Je n ai jamais voulu vivre autrement.Je n'ai jamais pensé que j'avais quelque chose à cacher, alors c'etaù naturel d'en parler» C’est ainsi qu'elle est devenue une icône pour 1a communauté arc-emciel un de ses premiers symboles, une athlète au sommet de son art vivant sous l’oeil constant des photographes, mais assumant son choix sans gène.Ses longues relations avec des personnalités connues ont défrayé fa chronique, suscitant autant de commentaires que son style de vie clinquant qui contrastait formidablement avec son enfance passée derrière k' rideau de far.«Je suis comme je suis.rappeDe Navratilova.Je ne sais pas comment les autres me considèrent, ii ce n est pas important L'important à mes yeux est que mon 'Statut" de lesbienne céièbrr.une des plus visibles à être sortie du placard, me permet d'atxnr de Tin-fiuence et peut-être s bureaux du Devoir sont situes au 2050.rue De Bleury.9 etage, Montreal (Quebec), H5A 3M9 5î ITace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30'à 17h, Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?Iji rédaction Au téléphoné 5U-ÎW5-3333 B.ir 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