Le devoir, 2 août 2006, Cahier A
CONFLIT AU PROCHE-ORIENT Après une accalmie relative des raids aériens, Israël a repris ses frappes hier sur le Liban tandis que Tsahal lançait son offensive terrestre Page A 2 ?www.ledevoir.com ?Le Devoir V o l .X C V II X " 1 7 2 ?L E M E R C R E D 1 2 A 0 1T T 2 0 0 6 ~ (s S c .v \ \ K s - 1$ SiM a f*- ADAI.BERTO ROQUE AGENCE FRANCE-PRESSE Hier à Cuba, les problèmes de santé du «lider Maximo » étaient sur toutes les lèvres.Comme plusieurs de ses compatriotes, ce Cubain s’est tourné vers la Granma afin d’en savoir un peu plus sur la proclamation de Fidel Castro, publiée hier en une du quotidien.Cuba sans Fidel.pour la première fois La passation temporaire des pouvoirs se fait dans le calme GUILLAUME B O U R G A U LT C ô TÉ Un jour sans Fidel Castro, le premier en 47 ans.Voilà ce qu’ont vécu hier 11 millions de Cubains, qui attendent, comme le reste du monde, d’obtenir plus de détails sur l’état de santé du Lider Maximo, lequel a temporairement délégué ses pouvoirs après avoir été opéré d’urgence lundi.Mais déjà cette passation de pouvoirs vers Raül Castro est apparue comme la répétition générale contrôlée de ce qui surviendra le jour de la mort du leader de la révolution cubaine.À en croire l’influent président du Parlement cubain, Rkardo Alarcon, ce moment est toutefois "bien loin» encore.Peu d’informations ont filtré concernant l’état de santé du président-dictateur, mais ce dernier a fait savoir dans un communiqué lu à la télévision que son état était «stable» et qu’il avait «bon moral».«Tout ce que l'on peut dire, c’est que la situation se maintiendra stable beaucoup de jours avant de pouvoir prononcer un verdict», indique celui qui doit avoir 80 ans le 13 août.Les seules autres informations partielles divulguées hier sont venues du Vene- zuela — pays que dirige son ami Hugo Chavez —, où on a indiqué que le processus de rétablissement du président Castro «évoluait positivement».Autrement, il faut se référer à la proclamation officielle lue à la nation lundi, dans laquelle Fidel Castro indique avoir subi une délicate opération aux intestins le contraignant à transférer «provisoirement» ses pouvoirs de chef du Parti communiste, des forces armées et du gouvernement à son frère Raül, VOIR PAGE A 8: CUBA MacKay défend l’appui à Israël Le ministre des Affaires étrangères qualifie le Hezbollah de «cancer» au Liban HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Ceux qui en appelaient à plus de nuance de la part du gouvernement conservateur dans la crise au libiui seront déçus.Le ministre canadien des Affaires étrangères a comparu hier pendant deux heures à Ottawa, au cours desquelles il a défendu la décision du Canada de prendre fait et cause pour Israël dans l’actuel conflit qui oppose l’État juif et le Hez-boltjih au Liban.Selon Peter MacKay, le choix entre un Etat démocratique et ce qu’il qualifie de «groupe de tueurs sans pitié» n'était «pas difficile à Jbire».Le gouvernement conservateur a pourtant réussi à braquer une nuÿorité de C;uiadiens contre lui en s’écar tant de la position traditionnelle canadienne d'équilibre des torts au MoyenT )rienL l !n sondage de la (inné Str» tegic Counsel effectué pour le compte du Globe and Mail et CTV paru hier démontre que 45 % des Canadiens n’ont pas apprécié les commentaires du [iremier ministre Stephen Haqx'r sur la crise.Le pourcentage grinijie à 61 % au Québec, l’ire, ce sont iras moins de 77 % des Canadiens qui croient que leur pays devrait re» Ur neutre dans ex* conflit.I Inc- autre tranche de 53 % estime que Stephen Harper a tait ces conunentaires pour plaire à son homologue américain.George W.Bush.VOIR PAGE A 8: ISRAËL ¦ lire autres textes en page A 2 ¦ L’éditorial de Josée Boileau en page A 6 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Outgames : la bulle des commerçants se dégonfle A A la mi-parcours des Outgames, la terre ne semble pas avoir arrêté de tourner dans le village gai.Si les commerçants s’entendent pour dire que l’affluence du quartier a augmenté, tous n’ont pourtant pas fait de si bonnes affaires.¦ Nos informations en page A 4 INDEX ->4 Actualités.A 2 .Annonces____B 4 Avis publics .B 6 Carrières____B3 Culture.B 8 Décès-B4 ! Économie .B 1 Éditorial .A 6 Idées________A 7 Météo________B6 Monde________A 5 Mots croisés B 4 Sudoku_______B 4 Télévision B 7 La prochaine Afrique du sida Mal connue en Bolivie, la maladie a explosé en trois ans En gagnant les élections présidentielles de décembre dernier en Bolivie, Evo Morales a (ait naître un immense espoir dans la population autochtone, l’une des plus pauvres du continent.Nos collaborateurs rentrent d’un séjour de trois mois dans ce pays.Quatrième texte d’une série de six.a l'heure indienne VIOLAINE BALLIVV GUILLAUME B O U R G A U LT - C ÔT É Cochabamba — Il pleut à verse sur le toit de tôle d’un petit hôpital de la campagne anonyme bolivienne, près de Cochabamba.D’ici une heure, les routes seront inondées et empêcheront le microbus de faire la liaison avec le village Les enfants réunis devront marcher des kilomètres dans la boue pour rentrer chez eux Les pieds chaussés de sandales et le ventre vide.Mais en ce matin mouiDé, aucun ne songe à se lamenter de quoi que ce soit «Nous sommes chanceux d’être ici», confie plutôt l'un des mômes au regard pénétrant Parce que lui et ses camarades sont ici volontairement, venus apprendre des leçons qui pourraient bien leur sauver la vie plus tard.Chaque mois, ces enfants se réunissent en effet pour assister à un cours d’éducation sexuelle donné par l’ani- mateur communautaire de la région.L’enseignement rapporte: ces jeunes peuvent maintenant répondre correctement quand l'enseignant leur demande comment s’attrape le sida.Simple?En Bolivie, ça relève de l’exploit.Ces jeunes sont en effet en avance sur 80 % du reste de la population qui, malgré les campagnes d’information, demeure en 2006 incapable d’Tndi-uer correctement un seul mode de transmission u virus.Ce pourcentage est plus élevé que dans les pays les plus touchés du continent africain.Pour les intervenants, le constat est criant: la Bolivie est malade d’un mal qu’elle ne connaît pas.Et qui profite de cette ignorance pour se propager à une vitesse fulgurante.VOIR PAGE A 8 SIDA MAK OS BRINIIICCI REUTERS Scène du quotidien è Cochabamba.L’ONUSIDA estime que 5 % des enfanta de* rues de ce vill^e sont atteints du sida, le plus souvent sans le savoir.Week-end en fête ! jardin des Premières-Nations moteuimnature ca S1 * 8 72 1400 «T V J ^ LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 AOÛT 2 0 0 6 A 2 L E S A C T U A LIT E S Conflit au Proche-Orient Québec refuse de se distancer de Harper ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le gouvernement du Québec opte pour l’extrême neutralité dans la crise libanaise et reftise de se distancer de la position pro-israélien-ne du gouvernement fédéral de Stephen Harper.C’est au moment de dresser le bilan des opérations de rapatriement et d’accueil des ressortissants étrangers que le ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis — accompagné de ses collègues Michèle Courchesne (Emploi) et Use Thériault (Immigration) — a présenté hier cette perspective «uniquement et strictement humanitaire» du gouvernement Charest dans le dossier libanais.M.Dupuis, très prudent, a indiqué que le gouvernement souhaitait «l’arrêt des hostilités le plus rapidement possible», dans l’esprit de la déclaration commune des pays du G8 lors de leur dernière réunion, tenue en Russie du 15 au 17 juillet.Refusant de critiquer ou même d'avoir l’air de nuancer la position du gouvernement Harper, M.Dupuis a insisté pour dire que le gouvernement canadien avait signé l’appel du G8, qui plaidait aussi pour la création d’une force de paix.De récents sondages indiquent qu’une portion importante de la population québécoise (61 % selon les résultats d’une enquête publiés hier dans le Globe and Mail', 67 % selon le sondage de Léger Marketing daté du 20 juillet) est en désaccord avec l’appui apporté par le premier ministre Harper aux opérations israéliennes en territoire libanais.Mais selon M.Dupuis, ce que les Québécois «souhaitent d'abord», c’est que leur gouvernement s’occupe des opérations humanitaires «pour recevoir les ressortissants canadiens qui revenaient au pays dans des conditions extrêmement tragiques».M.Dupuis a enchaîné en disant que «le Québec véhicule d’abord et surtout des valeurs de respect des communautés, des valeurs de paix, des valeurs d’accueil, et c'est ce que le Québec a fait dès que des hostilités sont survenues au Proche-Orient».Dans l’entourage de Jean Charest, on s’estime chanceux de ne pas avoir à prendre position directement sur la question: «Nous, on est dans la compassion!», a lancé hier avec un sourire de soulagement un membre du bureau du premier ministre.Francophonie Quant à une éventuelle participation de la Francophonie (organisation dans laquelle le Québec est un gouvernement participant) au règlement de la crise — réclamée notamment par l’ancienne ministre des Relations internationales Louise Beaudoin —, le gouvernement Charest n’y croit pas, selon ce que Le Devoir a appris hier.Le sujet a été abordé à Paris lors de la rencontre du 20 juillet entre le président Chirac et le premier ministre Charest (dont quelque 35 minutes, sur les 90 qu’a duré la rencontre, ont porté sur le Liban).Mais puisque le président Chirac était opposé à l’idée d’une intervention de la Francophonie, aucune initiative en ce sens ne devrait être prise par l’Organisation internationale de la Francophonie (GIF'), nous a-t-on confirmé.«D’ailleurs, l’OIF a déjà rejeté cette possibilité, allez voir sur leur site Internet», notait hier Hugo D’Amours, attaché de presse du premier ministre Charest.Bilan Par ailleurs, l’opération d’accueil des ressortissants se terminera jeudi.D’ici là, parmi les quelque 40 000 personnes qui étaient susceptibles d’être rapatriées au pays, 11 000 sont rentrées à Dorval, 4200 ont reçu une aide (des soins infirmiers et de l’aide financière) et 2500 ont été dirigées vers d’autres provinces après un séjour qui a duré en moyenne trois jours.Pour le gouvernement du Québec, les coûts projetés de l’opération sont de 2,9 millions de dollars.La part qu’Ottawa remboursera «est indéterminée, mais nous la souhaitons la plus large possible», a indiqué M.Dupuis.Le Devoir Liban Israël engage sa importante offensive plus militaire ALEXANDRE SHIELDS Après une accalmie toute relative des raids aériens sur le Liban, Israël a repris ses frappes de plus bel hier.Tsahal a même entamé son offensive terrestre en disant que les opérations militaires engagées pourraient durer plusieurs semaines, malgré les pressions internationales visant à obtenir un cessez-le-feu le plus rapidement possible.Les forces israéliennes ont d’ailleurs lancé hier soir une opération d’une envergure «sans précédent», selon des responsables libanais de la sécurité, avec le déploiement de troupes au sol autour de Baalbek, un fief du Hezbollah situé dans l’est du Liban.Des combats ont éclaté entre une unité héliportée israélienne, qui a atterri au sud de Baalbek, et des combattants du Hezbollah chiite, a indiqué la police libanaise.L’opération avait commencé par plusieurs frappes aériennes sur Baalbek, trois heures avant l’expiration officielle de la trêve de 48 heures décrétée par Israël dans ses bombardements aériens.L’armée israélienne s’est pour sa part refusée à tout commentaire sur les opérations en cours dans la Bekaa.Aucune information n’était disponible dans l’immédiat sur les cibles précises ou sur d’éventuelles victimes.De très violents heurts ont éga- .» Ji RONEN ZUVLUN REUTERS L’armée israélienne a lancé une offensive terrestre et repris ses bombardements, hier, au Sud-Liban après une trêve de 48 heures.lement fait rage hier au Sud-Liban entre le Hezbollah et l’armée israélienne, où l’heure était donc à l’escalade, au 21'' jour d’un conflit sanglant dont le bilan au Liban s’élève à au moins 830 morts.L’armée israélienne a pour sa part confirmé la mort de trois de ses militaires hier dans des affrontements à Aita al-Chaab, dans le sud du pays.Élections partielles dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles et de Taillon le 14 août 2006 Du 2 au 10 août, c’est la révision spéciale Votre dernière chance pour apporter une modification à la liste électorale Pour faire une demande d’inscription ou de correction à la liste électorale, présentez-vous au bureau de révision spéciale, du lundi au vendredi, de 9h à 21 h, et les samedi et dimanche, de 9h à 17h, du 2 au 10 août.Pointe-aux-Trembles Taillon Sections de vote* Bureau de la directrice du scrutin 11901, rue Sherbrooke Est, Montréal 001 à 145 *Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis dVecnpOon Sections de vote* 001 à 189 Bureau du directeur du scrutin 1887, chemin du Tremblay, bureau 120.longueuil te numéro de votre section de vote est niqué sur votre avis d’inscription Important! Toute nouvelle inscription sur la liste électorale effectuée lors de la révision spéciale ne permet pas de voter par anticipation, mais uniquement le jour du scrutin.Pour en savoir davantage : • Consultez notre site Web au www.electionsquebec.qc.ca.• Écrivez-nous par courriel à info@electionsquebec.qc.ca.• Communiquez avec notre Centre de renseignements en composant sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).Les personnes sourdee ou matentendanies peuvent composer sans frais le 1 800 S37-0644.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pure* qu'un vot», ça compte Quelque 25 autres soldats ont été blessés par des tirs de roquettes antichar et des tirs d’armes automatiques, a précisé une porte-parole de l’armée, sans donner d’autres détails.Pas de cessez-le-feu Pendant que les armes parlaient Ip premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a de nouveau écarté tout cessez-le-feu, voulu par de nombreux pays et organisations dans le monde, réduisant à néant les espoirs d'une trêve immédiate.«Nous accepterons un cessez-le-feu lorsque nous saurons avec certitude que les conditions qui prévalent sur le terrain seront différentes de celles qui ont provoqué le déclenchement de cette guerre», a-t-il déclaré.Le cabinet de sécurité, qu’il préside, avait déjà décidé d'étendre les opérations terrestres au Liban sud, où, selon les média israéliens, deux divisions, soit près de 20 000 hommes, opéraient hier.L’armée israélienne a reçu le feu vert pour élargir ses opérations jusqu’au fleuve Litani, situé, suivant les endroits, entre cinq et trente kilomètres de la frontière, mais sans le dépasser, selon une source gouvernementale.Toutefois, le ministre israélien de l’Habitat Meir Sheetrit, a affirmé que les capacités de tirs du parti chiite ne pourraient être entière ment anéanties par la force, estimant que la solution du conflit entre Israël et le Hezbollah passait par un «règlement international».A terme, l’objectif est de créer «les conditions sur le terrain pour qu une force internationale dotée de pouvoirs effectifs puisse agir», a précisé le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz.La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rke, a déclaré de son côté qu’un cessez-le-feu au Liban pouvait être obtenu dans quelques jours.Certaines conditions doivent être remplies, a-t-elle précisé, notamment le renforcement du contrôle du gouvernement libanais sur le sud du pays pour empêcher de nouvelles attaques du Hezbollah contre Israël.Après la tragédie de Cana.le Liban refuse toutefois toute discussion avant une trêve immédiate et inconditionnelle.Une position qui s’explique par le fait que «la réaction internationale au massacre de Cana a été perçue comme un véritable abandon de la part des Libanais», selon la spécialiste du Moyen-Orient Marie-Joëlle Zahar.Elle se dit d’ailleurs très «pessimiste» pour la suite des choses.«Le fieu vert donne à Israel pour poursuivre ses opérations est très dangereux.Maintenant, seule l'option militaire semble envisagée: il sera encore plus difficile de revenir à la table des négociations.Pourtant, l'histoire d'Israël au Liban laisse présager un enlisement».a-t-elle explique.Difficile sortie de crise Parallèlement les efforts diplomatiques piétinaient hier en vue de sortir de cette crise, qui a déjà entraine le deplacerpent de plus de 900 000 Libanais.A Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères dé 11‘nion européenne ont renonce hier à appeler à «un cessez-le-feu immédiat» au Liban, notamment en raison de l'opposition du Royaume-Uni et de l’Allemagne.préférant préconiser une •cessation immediate des hostilités en ikc d'un cessez-le-feu durable».selon une source diplomatique.Les Nations unies ont toutefois annonce pour demain une nouvelle reunion a laquelle sont conviés les pays susceptibles d’envoyer des toupes au Sud-Liban dans le cadre d une force de stabilisation.Une quarantaine de pays devraient y partxTper.mais la France aurait décide de la boycotter, selon un diplomate qui a requis l'anonymat « Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI AGI T 2 O O « A 3 POLITIQUE Les candidats à la direction du Parti vert fédéral s’entre-déchirent à qui mieux mieux Il se targue de faire la politique autrement, mais le Parti vert est pris cette semaine dans une fin de course au leadership qui ressemble à celle de beaucoup d'autres formations politiques: assaisonnée d’une bonne dose de salissage, d’accusations et de démenti.pour une histoire d’argent.HÉLÈNE BUZZ ETTI Ottawa — L’environnementaliste et incontestable meneuse dans la course a la direction du Parti vert Elizabeth May, a-t-elle contrevenu aux règles sur le financement électoral comme l'en accuse un de ses adversaires?Voilà la question que se poseraient, selon David Chernu-shenko, beaucoup de militants.M.Chernushenko a donc demandé à sa formation de faire toute la lumière sur cette affaire avant que le PV ne soit davantage sali.L’histoire se présente ainsi.Mme May, militante environne-mentaliste de carrière, écrivaine et présidente sortante du groupe Serra Club, vient de publier un livre sur les changements climatiques.Elle a donc entrepris, en juin, une tournée pancanadienne pour en faire la promotion.Le problème, selon son adversaire.c'est que Mme May a profite de son passage dans plusieurs villes canadiennes pour participer à des activités partisanes en vue de son election à la tête du FV.Ce fut le cas à Montréal, où se tenait le lendemain le débat des candidats.Les frais engagés pour ces voyages devraient donc, selon lui, être imputés à sa campagne et enregistrés auprès d’Elections Canada.Sauf que certains de ces frais ont été payes par des groupes en-vironnementalistes ou autres, ce qu’interdit la Loi électorale canadienne.En outre, le Parti vert s'est imposé une limite de dépenses de 50 000 $ par candidat.Cette tournée aurait permis, selon lui, de diminuer artificiellement sa facture.•Est-ce moi contre Elizabeth May ou est-ce moi contre son éditeur de livres et je ne sais pas qui .finance sa tournée d’édition?», se demande M.Chernushenko.Les militants du parti ont jusqu'à vendredi pour poster leur bulletin de vote.Selon un avis émis par Elections Canada et transmis au Devoir par l'équipe du plaignant, des coûts devraient être répartis entre les deux événements raisonnablement».»lJs candidats au leadership devraient discuter de cette répartition des coûts avec leur agent financier et être prêts à la défendre advenant une plainte», écrit Mkhèle René, de Cotret.Elections Canada estime de phis que.si im événement «est utilise ou peut être raisonnablement perçu comme servant à promouvoir un candidat ou s'opposer à un autre, l’événement ilans son entier dint être considéré comme une dépensé de campagne au leadership».Cette precision est très importante car l’equi-pe de M.Chernushenko allègue que Mme May a été présentée, lors de ses allocutions, comme mie candidate à la chefferie et qu'elle a même parfois vendu des cartes de membre sur place.Elections Canada n'a pas pu répondre aux questions du Devoir hier.A cause de la chaleur excessive hier à Ottawa, les employés d'Elections Canada ont été renvoyés chez eux.Elizabeth May qualifie ces ;k.vu salions de tactique bassement partisane pour nuire à sa campagne.«Je suis désolée que mon vieil ami ait choisi une méthode si cynique.» Mme May dit travailler en étroite collaboration avec Élections Canada pour effectuer la repartition correcte des trais.Elk- soutient que les frais de transport et d’hébergement de sa tournée auraient totalise environ 14 tXX) $ (et non 30 tXX) $ comme le soutient son adversaire).Lout cela aurait été payé pu carte de crédit et k-s organismes qui limitaient ne lui auraient pis encore remboursé la part attribuable à ses activités de promotion.U' solde, soutient elle, sera payé pu sa campagne.Le Devoir r Election partielle dans Taillon Malavoy emprunte une idée à Québec solidaire La candidate péquiste plaide en faveur de la participation des citoyens aux prises de décisions BRIGITTE SAINT-PIERRE La candidate péquiste à l’élection partielle dans Taillon, Marie Malavoy, s’est engagée hier à rapprocher les pouvoirs publics des citoyens et a plaidé, à l’instar de Québec solidaire, pour leur participation à la prise de décisions, lors d’un point de presse à Longueuil.•La participation ci- Selon toyenne, c’est un thème qui m’est cher depuis tou- les jours», a-t-elle déclaré.Elle a évoqué l'idée de sondages, créer des groupes de ci- .„„ toyens qui prendraient EQ ne des décisions, à l'instar •„ des jurys, apres avoir entendu des experts.«Je qq ^ 35 % considère que je fais partie de l’aile progressiste du Parti québécois.Un bon nombre de valeurs intentions de que Québec solidaire défend, je suis prête à les dé- vote, contre fendre aussi», a-t-elle dit.Mme Malavoy, une 32 à 37 % ancienne vice-présiden- .^ te du PQ, est toutefois pour le r UJ d’avis qu’il est préférable de défendre ces valeurs dans un parti qui a des chances de prendre le pouvoir.S'inquiète-t-elle de la présence de Québec solidaire, qui pourrait ravir des appuis au PQ?*/e ne m attends pas à une percée importante, mais je m’attends à leur présence, ici [dans Taillon) comme ce sera le cas ailleurs.C’est à nous de convaincre les gens que nous présentons aussi des valeurs de gauche, d’équité, et qu’on est capables de livrer la marchandise, comme on l’a fait pour les centres de la petite enfance et pour l’équité salariale», a-t-elle dit.Comment expliquer, par ailleurs, le fait que, selon les sondages les plus récents de CROP et de Léger Marketing, le PQ ne recueille que 33 à 35 % des intentions de vote (contre 32 à 37 % pour le PLQ), dans un contexte où 64 % des Québécois se disent insatisfaits du gouvernement Charest?-Je crois que les gens sont en attente», a-t-elle répondu.Elle est d'avis que l’entrée du chef péquiste, André Boisclair, à l’Assemblée nationale sera une bonne chose pour son parti.De plus, «M.Charest a laissé planer un certain nombre d’espoirs, par exemple de raccommodement avec le gouvernement fédéral, sur le déséquilibre fiscal.Je pense que cette semaine, ce n’est pas une très bonne semaine pour lui.Ça n’a pas marché.[.] Je serais curieuse de voir les prochains sondages», a-t-elle dit.Avant de chercher à battre le Parti libéral lors d’élections générales, Mme Malavoy compte se faire élire députée de Taillon le 14 août.Elle a pris hier divers engagements, d’ordre social et environnemental, dont l'amélioration du réseau de transports en commun à Longueuil.André Dicaire démissionne pour raisons de santé ROBERT DUTRISAC Québec — Le premier fonctionnaire du gouvernement et secretaire général du Conseil exécutif, Andre Dicaire, a remis hier sa démission pour des rai-soqs de santé.Age de 61 ans.M.Dicaire a été nommé a ce poste au lendemain de la victoire des liberaux en avril 2003 par le premier ministre Jean Charest ’André Dicaire a été l’un des artisans des réalisations gouvernementales depuis l'élection du 14 avnl 2003.En plus de jouer un rôle dé dans le processus de transition gouvernemental.André Dicai-rr a dirigé la fonction publique québécoise et permis le déploiement de la t«io»i gouvernementale», écrit M.Charest dans un communique.Depuis 30 ans.M.Dicaire a occu- JACQIJESGRKNIFk I h DEVOIR La plupart des terrasses étaient pratiquement désertes, hier à Montréal, en raison de la vague de chaleur intense qui a submergé tout le sud-ouest du Québec.47 degrés Celcius, facteur Humidex compris La canicule ou presque.L’état d’urgence est décrété à New York Candidate libérale La candidate libérale dans Taillon, Véronique Mercier, s’est quant à elle engagée, lors d'un point de presse hier, à améliorer la qualité des infrastructures scolaires, à s'assurer «que les horaires des garderies soient adaptés aux besoins des familles de longueuil», à mettre en avant des mesures favorables aux aines, dont la retraite progressive, et à soutenir le projet de système léger sur rails reliant Montréal et la Rive-Sud, souhaité notamment par des acteurs économiques.Mme Mercier, qui est directrice adjointe du cabinet de la présidente du Conseil du trésor, a affirmé que Longueuil avait besoin d'une représentante au gouvernement pour défendre ses intérêts, notamment dans le dossier du budget de l'agglomération.Elle a fait valoir enfin que le PQ n'avait gagne les dernieres élections générales dans Taillon que par une majorité de 4483 voix.Le Devoir ALEXANDRE SHIELDS Accablante, intolérable, insoutenable, invivable.I>es Montréalais ne manquaient pas de qualificatifs pour décrire la chaleur intense qui a sévi hier, alors que la température ressentie a grimpé à 47 ° Celsius, facteur Humidex compris.Un bref épisode qui ne devrait pas perdurer, promettent les météorologues.Ce genre de situation se produit une à deux fois par été, selon André Cantin, porte-parole d'Environ-nement Canada.Il rappelle aussi que la journée d'hier, avec ses 33 ° Celsius, n’aura j)as permis de fracasser le record, établi en 1975, avec 37,6 degrés.Le passage de ce front chaud, suivi d'un front froid, devait cependant entraîner la formation d’orages potentiellement violents hier soir et au cours de la nuit, selon Environnement Canada.Une fois ces averses passées, les températures devraient redescendre autour de 26 à 28 degrés, selon M.Cantin.Et pas de canicule en vue, ajoute-t-il.précisant que cette vague de chaleur n’a pas entrainé d’épisode de smog important Conséquence inattendue, le haut taux d’humidité enregistré a donné du fil à retordre au Service d’incendie de la Ville de Montréal, qui a dû répondre à de nombreuses fausses alertes.îlusieurs systèmes d'alarme et des avertisseurs de fumée se sont ainsi déclenchés sans raison apparente.Cet épisode météorologique estival représente par ailleurs «une bonne occasion d'affaires» pour Hydro-Québec, selon la porte-parole de la société d’Etat, Marie Archambault IjC Québec exporte en effet de grandes quantités d'électricité vers le sud de l’Onta- pe différentes fonctions de responsabilité au sein de la fonction publique.Dans sa lettre de démission.M.Dicaire signale qu'il doit se mettre au repos complet pendant quelques mois en raison de problèmes à la colonne vertébrale.Il s'agit d’une séquelle, qui est aUee en s'aggravant d'un accident d'automobile dans lequel M.Dicaire a été impliqué a la fin des années 1960.Une fois rétabli, il sera réintégré au Conseil executif, mais a une fonction moins exigeante.Le secrétaire général associé du Conseil executif, Yves Pleau.âge de 60 ans.assure l’intérim.Le Conseil des ministres devrait designer un successeur a M.Dicaire d'ici quelques semaines Le Devoir rio, une région frappée par un épisode intense de canicule et où la consommation électrique a battu des records hi?r.Hydro-Québec vend aussi des méga watts aux Etats-Unis, ou la demande est également importante en raison de la chaleur accablante qui sévit sur toute la côte est du pays.À New York Le maire de New York Michael Bloomberg a d’ailleurs proclamé officiellement, et pour la première fois de l'histoire de sa ville, un état d'urgence relatif à la canicule, qui a fait monter le mercure à 38 degrés hier et faisait craindre une rupture de courant de grande ampleur.Dans la ville marquée en août 2003 par un «black-out» géant le maire a appelé les particuliers, les entreprises et les services publics à modérer leur consommation d’énergie pour éviter que les coupures de courant, qui ont paralysé une partie du district du Queens pendant plus d’une semaine, ne s'étendent a toute la ville.Depuis fa fin de semaine dernière, 383 centres ont été ouverts dans des centres communautaires ou des maisons de retraite, permettant ainsi au public américain de venir se rafraichir, tandis que les hôpitaux ont été placés en état d'alerte et que les piscines municipales restent ouvertes en soirée.En Californie, fa canicule historique qui s’est abattue sur cet Etat pendant quinze jours s'est apaisée depuis 1a fin de semaine après avoir coûté fa vie à 136 personnes, selon les statistiques provisoires du Bureau des services d'urgence du gouverneur Le Devoir Avec Associated Press PrcK'haines élections Mario Dumont craint davantage Charest que Boisclair RIVIÈRE-I> U - L O II I* SkyPower reprend ses activités ROBERT DUTRISAC L N uébec — Après une suspon C/ sion de près de deux semaines, SkyPower a repris ses activités H re tiré sa menace d'abandonner son projet Terravents visant fa construe firm de 134 éoliennes au coût de 350 millions de dollars dans fa MRC de Riviennlu loup.•SkyPower [SkyPower Wind Energy Fund IP] tient à exprimer son intention de collaborer pleinement, au cours des prochaines semaines, avec le gouvernement du (fuébec.par l'entremise du ministère (Us Ressources naturelles et de la Faune, et la MR(.’ de Rivièredu Lmp afin qu une entente puisse intervenir sur un plan final de localisation d’éo-hennes dans le cadre du projet Temi-vents», a indique hier fa société ontarienne par voie de communiqué.le redémarrage des activités de SkyPower survient à la suite* d'une rencontre tenue à la demande du ministre des Ressources naturelles et de fa Faune, lierre CorbeiL Cette rencontre, vendredi dernier, a réuni des représentants de SkyPower, dont son président Kerry Adler, le préfet de la MRC de Rivière-du loup, Michel Iagace, et k* aousmi-nistre Normand Bergeron.M.Bergeron agira à titre de «facilitateur», a précisé hier M.Curbed.à l'entrée du conseil des ministres.fa* ministre n'a pas voulu dire si fa MRC d«*vra amender son règlement sur l'implantation des éoliennes afin de faciliter fa vie du promoteur et permettre l'érection d’éoliennes sur des sites jugés impropres.-Les discussions se poursuivent, s'est contenté de dire hier M.CorbeiL la MRC est à Ui table » le 19 juillet dernier, le préfet et les 13 maires de fa MRC (k* Rivière* du-Loup ont rejeté à l'unanimité une exigence de SkyPower qui voulait que fa MRC abandonne son règlement pour en adopter un autre rédigé j»ar le promoteur.la MRC préfère s'en remettre au Bu reau d'audiences publiques sur l’environnement (BAPE), oui doit s** prononcer à fa mi-septembre.Ijes emplacements choisis par SkyPower pour fa construction de 43 de ses 134 éoliennes enfreignent le reglement de la MRC.Iz*» éoliennes en cause seraient notam menl situées trop près du fleuve (a moins de deux kilomètres), trop près des villages de Cacouna, de Saint-Arsène et (k* Saint-Epiphane (à moins de 1235 metres) ou encore trop pn*s de l’autoroute 20 et de fa route 132 (a moins de 1235 metres).le temps presse jiour SkyPower.I/• promoteur doit ériger 26 des 134 éoliennes dk) k* 31 décembre pro-diain, à défaut de quoi k-s investis scurs, qui ont souscrit pour 77 mil-Ikms de parts (k* sa société en commandite, seront contraints de rem botirser les crédits d’impôt auxquels a donné droit k*ur placement, soit jusqu'à 80 % de k-ur mise de fonds.Le De vêtir JOCELYNE RICHER uébec — Sur fa ligne de dé-Vy part, lors du déclenchement delà prochaine campagne électorale.le premier ministre Jean Charest partira gagnant, selon le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont Interroge hier sur la question de savoir lequel de ses deux rivaux — le chef du Parti Hbéral du Québec, Jean Charest ou le chef du Parti québécois.Andre Boisdair — serait le phis menaçant lors de la prochaine campagne électorale.M Dumont n'a pas hésite une seconde.•Malgré tous les déboires du gouvernement libéral, maigre que ça a été un des pires gouvernements de l’histoire, je pense que l’affaiblissement récent du leadership du Parti québécois fait que.demain matin, c'est encore les libéraux qui, au moment du déclenchement, vont être en meilleure positicm pour gagner», a prédit le chef adéquiste, kirs d’une entrevue a la Presse canadienne.•Cela peut paraître curieux, mats c'est encore ce que je crois-, a-t-il ajouté, semblant tenir d'emblée pour acquis que les électeurs vont tourner le dos au PQ d'André Boisclair et à son propre parti, depuis des aînées au troisième rang dans les sondages Presne canadienne Michel DAVID li PETIT INONDE DE SIINT-ANSELME L'ENRACINEMENT u temps des Epreuves les néiitiers r.uf mm tm+ftHve* (514) 542-3451 La tâtraiooiB est maintenant comoiftte et son succès assure.m vente chez Renaud Brav et dans les imraines LE DEVOIR.LE .MERCREDI 2 AOL' T 2006 ,\ I ?LES ACTUALITES- Outgames Les commerçants déchantent LISA-MARIE GERVAIS T| JACQUES NADEAU LE DEVOIR Malgré l’affluence de Montréalais et de touristes dans le Village gai pour les Outgames, les commerçants se plaignent de ne pas faire de si bonnes affaires.Étude de l’Institut de la statistique du Québec Les poupons ont la cote Moins d'avortements et plus de vasovasostomies Ala mi-parcours des Outgames, la terre ne semble pas avoir arrêté de tourner dans le Village gai.Si les commerçants s’entendent pour dire que l’af-tluence du quartier a augmenté, tous n’ont pourtant pas fait de si bonnes affaires.De l'avis de Fouad El-Fakri, propriétaire de Folie en vrac, une petite épicerie en plein cœur du Village, les Outgames.ça ne change pas le monde.«Il y a eu un plus grand va-et-vient sur la rue mais rien de miraculeux, a-t-il dit.On s'était tellement fait dire que ça allait être un événement d’envergure internationale avec des milliers de visiteurs de partout dans le monde.En ce qui me concerne, je.ne suis même pas sûr qu’il y a eu plus de gens que l'année dernière», a-t-il poursuivi en précisant qu’il n’a pas eu recours a des employés supplémentaires.Selon lui, le fait que les compétitions se tiennent le jour un peu partout dans la ville n’aide en rien les entrepreneurs qui œuvrent dans le commerce de détail.Les Outgames profiteraient ainsi beaucoup plus au milieu de la restauration.«N’empêche que si les compétitions avaient eu lieu dans le quadrilatère, ça aurait tout changé.Mais là, le jour, c’est mort et le soir, les gens se rassemblent plutôt dans les bars et les restaurants», a-t-il remarqué.Si les Out-games revenaient l’an prochain, il ne changerait rjen à sa planification estivale.À moins qu’une meilleure visibilité ne soit donnée au Village lors de la promotion de l’événement, a-t-il précisé.Surenchère À quelques pas de là, de l'autre côté de la rue Sainte-Catherine, Chantal Maheux, gestionnaire consultante au restaurant Deeli-te, a tenu elle aussi à remettre les pendules à l’heure.«Je m’attendais à beaucoup plus de gens, d’après ce que nous avait dit la SDC [Société de développement commercial du Village gai]», a-t-elle affirmé.La jeune entrepre-neure a dénoncé une certaine surenchère de la part des médias et des organisateurs, ce qui a certes joué dans sa préparation.«On a beaucoup investi pour rendre ça beau.On avait acheté des parasols, des auvents, des tables, des couverts supplémentaires et de l’alcool.On avait même engagé une “drag-queen”», a-t-elle raconté.C’est beaucoup d’efforts même si, jusqu’à présent, on n’est pas perdant, a-t-elle ajouté.Elle estime néanmoins qu'il y a eu définitivement plus d’achalandage qu’à l’habitude et même qu’à tout autre festival.Mme Maheux s’est surtout dit déçue du peu de flexibilité des organisateurs, ce qui n’a pas joué en faveur des commerçants du Village.«Le soir du défilé, on s'est fait dire qu'on devait défaire notre terrasse.Mais la parade ne passait même pas sur notre bout de rue».s’est-elle étonnée.Les commerçants au détail, encore moins chanceux, n’ont même pas pu occuper le trottoir devant leur boutique.«On n’a même pas le droit de mettre une table ou deux devant le magasin alors qu’on est normalement autorisé le faire», a déploré pour sa part Yves Pelletier, propriétaire de la boutique d’artisanat Albatroz.Une occasion ratée de Caire de bonnes affaires, a-t-il noté.Une différence Le directeur de la Société de développement commercial du Village gai, Nicolas Pomerleau, reconnaît que certaines règles de sécurité, qui faisaient partie de l’entente signée, ont pu en contrarier plusieurs.«Mais c’était mieux d’accepter ces conditions que de ne pas fermer la rue du tout», a-t-il souligné.Même s’il n’est pas en mesure d’avancer des chiffres, l’organisation du Village en vue des Outgames aurait été un succès sur toute la ligne.«Au terme du premier week-end, les commerçants auraient fait un chiffre d'affaire aussi élevé que lors du deuxième week-end des festivités de Divers/Cité, qui est généralement beaucoup plus payant, a-t-il affirmé.Les gens s’attendent même à doubler leurs ventes dans le courant de la fin de semaine.» Selon lui, les jeux gais y sont pour beaucoup.«C'est sûrement les Outgames qui ont fait la différence.Mais on pourra mieux prendre la mesure de leur impact dans le Village lorsqu’on aura les chiffres de l’année prochaine», a-t-il conclu.Le Devoir Viol collectif La police de Montréal se défend Le Service de police de la Ville de Montréal a réagi hier à cette histoire d’une jeune femme de 21 ans qui affirme avoir été violée par 13 individus en un peu moins de deux jours, du 20 au 22 juillet.Le père de la victime dénonce quelques aspects du travail poBcier après les incidents présumés, et entend porter des plaintes de nature déontologique contre les premiers intervenants.Selon la version de la victime, les deux policiers qui se sont présentés après l'agression se sont moqués de son état lui reprochant d'ètre intoxiquée.Selon lan Lafrenière, de la police de Montréal, le premier appel fait à la centrale en était un pour une femme en détresse.Les policiers se sont rendus sur les lieux et selon l'agent Lafrenière.il semblerait que la jeune femme n’ait pas voulu s'adresser à eux.mais plutôt à un policier quelle connaissait et qui n'était pas en service ce jour-là.Elle a par la suite été conduite à la maison Le Chaînon, un refuge pour fenunes violentées.Selon l’agent Lafrenière.un autre appel a été logé 23 minutes phis tard par une des travailleuses de la maison, signalant une agression sexuelle.A ce moment, toujours selon l'agent Lafrenière, cinq enquêteurs ont ete charges du dossier.Suspects arrêtés Far la suite, neuf individus ont ete arrêtes; depuis, quatre ont ete relâches faute de preuves, mais cinq demeurent detenus.Âges de 21 à 28 ans.ils feront face à des accusations d’agression sexuelle amiee.possession d'arme dans un dessein dangereux.sequestration, voies de fait simples et complot Les suspects demeurent détenus pour la suite des procedures, tandis qu'un cinquième suspect a ete relâche.Quatre autres suspects seraient toujours au large.Le père de la victime, lui.a qualifie les premiers intervenants d’incompétents.Il dénoncé aussi que l'enquête soit suspendue jusqu'en septembre, en raison du depart en vacances de l'enquêteur à qui le dossier avait été confie.L'agent Lafrenière rétorqué que les autres enquêteurs au dossier continuent leur travail.Presse canadienne ISABELLE LAPORTE Les poupons ont la cote.Le nombre d’avortements a diminué au Québec en 2005, tandis que celui de vasovasostomies — l’opération qui consiste à renverser la vasectomie — a augmenté, selon les données publiées hier par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).En 2005, il s’est pratiqué 28 080 avortements, ou interruptions volontaires de grossesse (IVG).C’est 5 % de moins qu’en 2004, année où on avait enregistré un nombre record d’avortements.«J’ai été un peu surpris, car c’est une baisse importante.Normalement, quand ça change, ça ne change pas si vite», a commenté Louis Duchesne, démographe à l’ISQ.Cette diminution est aussi remarquable car elle contrecarre une tendance lourde.De 1971 à 2004, le nombre absolu dTVG n’a jamais cessé d’augmenter, sauf quelques années où on avait remarqué de faibles baisses allant d’une fraction de 1 % à 3 %.Cette diminution n’est pas simplement attribuable à la démographie.Autrement dit, si on avorte moins, ce n’est pas à cause du vieillissement général de la population.En fait, on observe que le taux dTVG par 1000 femmes de 15 à 44 ans — paramètre qui permet d’éliminer le biais démogra- Une étude de Statistique Canada confirme l’existence du phénomène des jeunes adultes qui demeurent plus longtemps qu'avant au domicile de leurs parents ou qui y reviennent après un premier départ.L’agence a comparé cinq cohortes de jeunes adultes nés entre 1947 et 1976 pour observer leur comportement au fil des ans.Par exemple, un homme de la première vague du baby-boom (né entre 1947 et 1956) avait une probabilité de 49 à 59 % de quitter le domicile de ses parents pour la première fois avant d'atteindre î'àge de 22 ans.Pour un homme de la génération X (né entre 1967 et 1976), la probabilité d’avoir quitté le nid familial à cet âge est passée à 46 ou 53 %.Le phénomène des enfants boomerang — ceux qui reviennent au domicile de leurs parents après un premier départ — est aussi confirmé.Ainsi, 14 % des jeunes adultes de la première cohorte du baby-boom sont revenus au domicile de leurs parents après un premier départ, comparé à 22 % chez les jeunes adultes de la génération X.À cause du travail Le phénomène des jeunes adultes qui demeurent encore au domicile de leurs parents s’est accru au début des années 1980 et au début des années 1990.Statistique Canada souligne d’ailleurs que.durant ces périodes, le pays traversait une récession.Les jeunes adultes peuvent en effet avoir plus de difficulté à décrocher un emploi durant ces périodes de turbulence économique.L'agence a remarque l'influence d'autres facteurs que l'emploi, notamment la géographie.Ainsi, les jeunes adultes du Québec ont une Regina.Sask.— Un garçon de 10 ans.qui avait selon toute vraisemblance été enleve par un pedophile ontarien en Saskatchewan.a été retrouve vivant hier.La Gendarmerie royale du Canada de Saskatchewan rapporte que Zachary Miller se trouvait dans une maison de ferme abandonnée à Kipling, à 60 km de Whitewood ou il habite, prés de la frontière du Manitoba.Les policiers ont érigé un périmètre autour de l’edifice et croient que le ravisseur.Peter Whitmore, et le deuxième jeune qui l'accompagne sont encore à l'intérieur.Les policiers recherchent en effet toujours Jordan phique — est passé de 18,9 à 18,1, ce qui représente une baisse de 4,4 %.La dernière fois qu'on a noté une telle réduction, c’était il y a presque 20 ans.En 1987, on avait pratiqué 4,3 % moins d’avortements que l’année précédente, par tranche de 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans.Chez les hommes Cette évolution pourrait bien sûr indiquer un usage plus efficace de la contraception, mais il est intéressant de constater qu’elle survient dans un contexte où les vasovasostomies continuent de gagner en popularité.En effet, de plus en plus d'hommes souhaitent recouvrer leur fertilité après avoir subi une vasectomie.«Souvent, ce sont des hommes qui ont des regrets ou qui se remettent en couple avec une nouvelle conjointe», estime Louis Duchesne, tout en précisant que les chiffres sont muets à cet égard.En 2005, 583 vasovasostomies ont été pratiquées.C’est 11 % de plus qu’en 2004 et 33 % de plus qu’en 1998.Notons que lundi Statistique Canada a publié des données montrant que la natalité était légèrement en hausse au Québec.En 2004, les pouponnières québécoises ont accueilli 74 072 bébés, une augmentation de 0,2 %.plus grande propension à quitter le domicile familial lorsqu’ils sont plus âgés.Au pays, c’est dans l’Ouest canadien que la tendance à quitter la maison plus tôt dans la vie est la plus forte.De même, les jeunes adultes élevés dans une petite ville étaient plus enclins à partir tôt de la maison familiale.Le fait d’avoir été élevé dans une famille reconstituée y est également pour quelque chose, particulièrement pour les femmes.Ainsi, les jeunes femmes adultes qui avaient vécu dans une famille recomposée avaient 57 % plus de chances de quitter tôt le domicile familial que celles qui avaient été élevées dans une famille traditionnelle avec deux parents.«La présence d’un beau-parent semble amener les jeunes adultes à quitter la maison à un plus jeune âge», soulignent les auteurs de l’étude, Pascale Beaupré, Pierre Turcotte et Anne Milan.La taille de la famille est aussi un facteur déterminant.Ainsi, le fait de grandir dans une famille nombreuse a tendance à inciter les jeunes adultes à partir plus tôt La religion constitue un autre facteur clé.Par exemple, les personnes qui n'ont jamais assisté à un service religieux durant leur jeunesse étaient plus susceptibles de quitter tôt le domicile familial.Statistique Canada relève aussi certaines études qui ont démontré que la raison pour laquelle le jeune adulte quitte le domicile parental influence la probabihté d’y revenir.Ainsi, un jeune qui quitte la résidence familiale pour des études, pour travailler ou pour marquer son indépendance est plus susceptible d’y revenir qu’un jeune qui la quitte pour former son propre couple.Bruyere, âgé de 14 ans.de Winnipeg.porte disparu à Brandon depuis le 22 juillet Les policiers ont été alertes par un résidant qui a aperçu une fourgonnette correspondant au signalement donne par les policiers.La police recherchait intensément le petit Zachary depuis sa disparition de Whitewood.dimanche.Un mandat d'arrestation pancanadien avait été émis à l’endroit de Whitmore, et on avait déclenché une alerte nationale •Amber* — disparition ou enlèvement d'un enfant Presse canadienne ¦i,V Communication de l'État néerlandais 4 avril 2007 ?date limite de dépôt des demandes de restitution « de biens culturels spolié lors de la Deuxième Guerre mondiale » Après la libération en 1945, de nombreux objets d'art confisqués ou acheté par l'occupant allemand pendant la guerre ont été rapatriés aux Pays Bas.4 217 pièces provenant en partie de biens juifs ont ainsi été | rassemblées par l'État dans la collection NK (NK-collectie), ainsi nommée ! | d'après la Stichting Nederlands Kunstbezit (SNK), l'association chargée I d'administrer les objets d'art récupérés.I Depuis 2001, les Pays-Bas ont assoupli leur politique de restitution des objets répertoriés dans la collection NK, et provenant de spoliations subies involontairement pendant la Deuxième Guerre mondiale par les I propriétaires de l'époque, pour autant que ceux-ci en aient été victimes ! du fait de leur appartenance à un groupe persécuté.Le Comité consultatif pour les demandes de restitutions de biens culturels et la Deuxième Guerre mondiale (Comité des restitutions) conseille le secrétaire d'État à l'enseignement, à la Culture et auxi Sciences sur les demandes individuelles de restitution de biens culturels actuellement administrés par l'État néerlandais.La date limite de dépôt des demandes de restitution est reportée au 4 avril 2007.Les demandes dûment motivées seront adressées par écrit au : Ministère de l'Enseignement, de la Culture et des Sciences À l'attention du Secrétaire d'État à la Culture Boîte postale 16375 2500 BJ La Haye Pays-Bas Vous trouverez une brève notice contenant des informations utiles sur le site Internet de l'Ambassade des Pays-Bas à Ottawa, www.netherlandsembassy.ca Il vous indiquera aussi à qui vous adresser pour toute demande de i renseignements complémentaires.Pour en savoir plus sur la politique de l’État néerlandais en matière de restitution, sur le Comité des restitutions et le dépôt des requêtes, et sur | les objets répertoriés dans la collection NK, consultez les sites suivants en néerlandais et en anglais : www.minocvv.nl www.restitutiecommissie.nl www.herkomstgezocht.nl ou www.originsunknown.org Le Devoir Statistique Canada confirme le phénomène des Tanguy Presse canadienne SASKATCHEWAN Un des deux enfants enlevés par un pédophile est retrouvé vivant I LE DEVOIR.LE MERCREDI A O Ü T 2 O O 6 LE MONDE Ahmadinejad et les sanctions promises par le Conseil de sécurité La « menace » de l’ONU est « sans valeur » Téhéran — L’Iran ne renoncera pas à la technologie nucléaire sous la «menace et la force», a deche ré hier le président iranien Mahmoud Ahmadinejad au lendemain de la résolution du Conseil de sécurité exigeant la suspension de son enrichissement, qualifiée de «[sans] valeur».«Le peuple iranien maîtrise la technologie nucléaire pacifique [.] et estime que le cycle du combustible nucléaire est son droit.On ne peut pas parler au peuple iranien en utilisant le langage de la menace et de la force», a estimé le président iranien lors d'un déplacement à Bojnourd, chef-lieu de la province de Khoras-san nord (non}-est), retransmis par la télévision d’Etat «S’ils ne l’ont pas encore compris, ils le comprendront bientôt en faisant une expérience amère», a ajouté le président iranien, qui n’a toutefois pas évoqué directement la résolution adoptée la veille.Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté lundi une résolution donnant à l’Iran jusqu’au 31 août pour suspendre toutes ses activités d’enrichissement d'uranium, faute de quoi il envisagera l'adoption de sanctions pour l’y contraindre.«Cette résolution a été préparée pour foire pression sur l’Iran et créer des obstacles sur la voie des négociations», a déclaré de son côté le porte-parole des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi.«Très certainement, cette résolution n aura pas de résultat constructif et ne peut qu aggraver la situation», a-t-il ajouté.Cana Un peu plus tôt le président du Parlement Gholam-Ali Hadad-Adel avait critiqué le Conseil de sécurité en affirmant que «de telles résolutions n'ont aucune valeur».«Le Conseil de sécurité n'ose pas condamner le massacre de Cana [au Liban sud] et se contente de le déplorer, ce que n’importe quelle vieille dame peut faire de chez elle, et il adopte une résolution pour s’inquiéter des activités nucléaires iraniennes», at-il encore dit La première salve était partie la veille, quand l’ambassadeur de l'Iran à l'ONU, Javad Zarif, a accusé les Etats-Unis et leurs allies européens d'«imposer une résolutùm totalement destructif et injustifiée» qui «ne peut qu 'exacerber la situatüm».La presse conservatrice a embrayé le pas.Cette résolution est «inacceptable pour Tlran», selon le quotidien Jomhouri Eslami, qui a estimé que «le Conseil de securité est malheureusement devenu un instrument aux mains des États-Unis».Il en a tiré la conclusion que l’Iran réagira à la décision du Conseil en «suspendant son adhésion au traité de non-prolifération [TNP]“.Un autre journal conservateur, Siassat Rouz, s'est rallié à cette position en jugeant que «le retrait de l'Iran du TNPest une obligation».Mais il est aDe plus loin en appc^ lant l'Iran à «préparer la bataille finale» contre les Etats-Unis.«Le développement des bases américaines dans le monde les rendent plus vulnérables», a affirmé le journal en suggérant d’«attaquer ces bases dans un premier temps», et en conseillant à l'Iran de «contacter les gouvernements amis et les peuples musulmans prêts à mener des operations suicide pour lutter contre Top-pression».c’est-ikiire les Etats-Unis.En contrepoint, le quotidien modéré Kargozaran a assimile l’adoption de la résolution à un échec de la politique extérieure de l'Iran.Selon lui.Téhéran pariait sur l'appui de la Chine çt de la Russie pour contrer les Etats-l'nis au Conseil.Mais ils se sont alignés sur Washington car leurs relations commerciales avec ce dernier sont infiniment plus grandes qu'avec Téhéran, d’après Kargozaran.Téhéran n’en paraît pas moins décidée à s’en tenir «à son propre calendrier plutôt qu'à celui fixé par le Conseil de sécurité.L'Iran a prévu de donner une réponse le 22 août à l’offre des grandes puissances visant à ce qu'il suspende son enrichissement d’uranium.Agence France-Presse Présidentielle et législatives congolaises Un ex-rebelle parle d’irrégularités DAVID LEWIS Kinshasa — Un parti d'opposition congolais dirigé par un ancien rebelle, Azarias Ruber-wa, a affirmé hier que les premières élections pluralistes organisées dans le pays depuis 40 ans avaient été marquées par des fraudes, et il a menacé de contester les résultats.«Ces irrégularités sont si importantes qu'elles faussent les résultats du scrutin sur / 'ensemble du territoire national», dit dans un communiqué le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).Alors que le dépouillement des millions de suffrages exprimés dimanche se poursuit, ces accusations de fraude compliquent encore la tâche des autorités et des 17 000 hommes de la force de la Mission des Nations unies au Congo (MO-NUC) chargés d'assurer le bon déroulement du scrutin.Avec un total de 32 candidats à la présidence et de 9700 candidats briguant l’un des 500 sièges de l’Assemblée nationale, les autorités électorales et l'ONU cherchent à éviter que des querelles sur les résultats n’entrainent une crise politique.Le RCD fait état de bourrages d’urnes et d’un manque d’impartialité de certains responsables électoraux, et affirme que des rebelles hutus rwandais ont fait pression en faveur d'un vote pour le président sortant Joseph JIROSK REUTERS Azarias Ruberwa Kabila, grand favori du scrutin.Il se plaint d’une multiplication des fausses cartes d’électeur et accuse le parti de Kabila d’avoir distribué de l’argent à des électeurs afin qu’ils votent pour lui.Ruberwa a dit que si ces fraudes n'étaient pas sanctionnées, son parti se réservait le droit de contester le processus électoral par des moyens légaux, en saisissant la Cour suprême, ou par des «moyens démocratiques».Les autorités électorales ont exhorté les candidats à ne pas revendiquer prématurément la victoire avant la publication des résultats of ficiels, attendue did le 20 août et les observateurs internationaux africains, européens et américains ont invité tous les candidats à accepter ces résultats.Un observateur a déploré, sous le sceau de l’anonymat que le RCD formule si vite des allégations de fraude massive.Faisant fi des mises en garde contre les revendications prématurées, un autre ancien rebelle candidat à la présidence, Jean-Pierre Bemba, a affirmé lundi soir qu’il était en tête.Citant des résultats préliminaires recensés par des observateurs de son parti, il a déclaré à des journalistes qu'il bénéficiait d’une nette avance dans six des 11 provinces congolaises, en particulier dans l'ouest et le sud.Mais à Bukavu, dans l’est du pays, la radio locale a rapporté hier soir que Kabila y avait remporté la majorité des suffrages et plusieurs milliers de ses partisans ont fêté cette annonce en dansant dans les rues à la lumière de feux de joie.Les autorités électorales locales ont déclaré que les résultats annoncé^ à Bukavu étaient «prématurés».A Kinshasa, les rues étaient calmes hier, jour férié marquant la «Fçte des parents».A Kigali, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande, s'est réjoui hier de ce que le bon déroulement des élections en RDC voisine apporte un nouvel espoir de paix dans la région des Grands Lacs.Le Rwanda, qui a entretenu ces dernières années de difficiles relations avec son grand voisin, s’est dit prêt à coopérer avec le vainqueur du scrutin dans l’intérêt de la paix entre les deux pays.Le Rwanda a envahi le Congo en 199ti et 1998 pour traquer les miliciens hutus responsables du gé-nocide qui a fait 8(X) (XX) morts au Rwanda en 1994.Murigande a dit que le Congo devait régler la question du désarmement de ces miliciens, toujours retranchés dans la jungle, s’il veut entretenir de bonnes relations avec Kigali.«Cette question doit être réglée mais si elle ne Test pas.cela sera source de problèmes dans l’avenir», a-t-il averti.Il s’est toutefois dit convaincu que le Congo avait cessé d’apporter une aide militaire aux rebelles hutus et a annoncé que le Rwanda ouvrirait une mission diplomatique à Kinshasa une fois retom bée la fièvre post-électorale.Reuters ÉLECTIONS RDC Démissions en série en Somalie Annan définit la force de l’ONU au Darfour New York — Le secrétaire généra] des Nations unies.Kofi Annan, recommande le déploiement au Darfour, au début de 2007, d’une force de l’ONU pouvant compter de 15 300 à 18 600 hommes selon les options, dans un rapport au Conseil de sécurité rendu public hier.Pour cette force qui.sous réserve de l'accord du gouvernement soudanais, doit remplacer l'actueDe force de l’Union africaine (UA) au Darfour, M.Annan propose trois options, qui différent selon la répartition des forces entre unités terrestres et éléments aériens d'intervention rapide.¦ Un effectif d’environ 17 300 hommes, répartis en 14 bataillons dlnfanterie et deux compagnies de forces spéciales, et appuyés par trois avions de reconnaissance.huit helicopteres armés de reconnaissance tactique et 18 helicopteres de transport polyvalents.Un maximum de 200 officiers de liaison et de 300 observateurs militaires de l'ONU seraient egalement déployés dans ce cas de figure.¦ Une force d’environ 18 600 hommes soutenue par seulement quatre hélicoptères de reconnaissance et neuf helicopteres de transport Cette option prévoit deux bataillons d’infanterie supplémentaires pour compenser la moindre capacité de réponse aérienne rapide.¦ Enfin, une force d'environ 15 300 hommes avec 11 bataillons d’infanterie, un total de cinq compagnies de forces spéciales et 14 hélicoptères tactiques.Cette option donnerait à la force une capacité de réaction rapide supérieure, au détriment de sa présence au sol.La force de l’ONU doit prendre le relais de la mission de l’UA, qui compte quelque 7000 hommes mais est mal équipée et sous-financée.Toutefois, le gouvernement soudanais y est farouchement opposé.Par ailleurs, le chef de la rébellion ougandaise de l’Armee de résistance du seigneur (LRA).Joseph Kony.recherché par la Cour penale internationale, a demandé «pardon» hier pour les atrocités infligées par son mouvement à des civils, selon des sources concordantes.•Dans un ton de réconcihatum.il a demandé pardon», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la LRA Obonyo Olweny.citant les propos du chef rebelle Agence France-Presse Baidoa — Douze autres ministres ont quitté hier le gou vernement intérimaire somalien, aggravant la crise politique dans un pays qui avait déjà enregistré le départ de 18 responsables la semaine dernière.•Nous avons pris cette décision Parce que ce gouvernement n 'a pas rempli la mission qui lui était assignée H n 'a pas réussi a réconcilier les Somaliens», a déclare Said Hav san Shire, un ministre adjoint démissionnaire.Shire, le minisfre de l’Eau et des Ressources minérales Mohamud Salad Nur et deux autres ministres adjoints ont annoncé leur démission à Baidoa.siege provincial du gouvernement intérimaire du président Abdullahi Yusuf Huit autres ministres et ministres adjoints ont donné leur démission hier en fin de journée, apres que le premier ministre Ali Mohamed Gedi etrt a nouveau rédame le report des négociations avec les fartions islamistes qui contrôlent Mogadiscio et une grande partie du Sud snmaBen depuis juin.•Nous ne pouvions que démissionner parce que nous pensons que si les dtsntssums sont a nouveau reportées, cela influera sur tes effort de paix» a déclaré a Reuters Hassan Ab-shir Farah.ministre de la Pèche et des Ressources marines.•Certains craignent déjà qu’une guerre éclate Nous avons juré de protéger le peuple, c'est pourquoi nous avons estimé ne plus pouvoir être membres de ce gouvernement • Le gouvernement, qui comptait originellement 42 membres, avait pourtant connu un répit pendant la fin de semaine avec le rejet par le Parlement d’une motion de censure contre Gedi.Mais les islamistes, maitres de la capitale, ont ouvert un nouveau tribunal isla mique appliquant la charia a environ 600 km au nord, ont fait savoir hier des responsables locaux, signe de l'extension de leur in fluence dans le pays •Si les habitant de toutes les régions de Somalie nous le demandent [.), nous irons établir partout des tribunaux islamiques», a déclaré Mohamed Koryarey, chef des milices des tribunaux islamiques dans la région d'Adaado, a 120 km de la région semi-autonome du Puntland.Le mouvement islamique s'était d'abord présenté comme modéré, mais Tmfluence croissante a sa tête de l'extrémiste Hassan Dahir Aweys fait craindre rétablissement en SomaBe d’un Etat islamique cal-sur le modèle de l'Afghanistan talibans Signe de la progression en SomaBe des tenants d'une application systématique de la ch» ria.les tribunaux islamiques de la region de Shabelle, à 170 km au nord de Mogadiscio, ont autorisé un homme a tuer le meurtrier de son fils, ont rapporté des habitants de la région.Reuters REUTERS Un policier musqué irakien veillait hier, dans un liûnitnl de Huqubu, à 65 kilomètres au nord-est de Bagdad, sur un Insurgé.La «guerre oubliée» en Irak a fait une soixantaine de morts Bagdad — Au moins 61 personnes, dont 26 soldats ira kiens et un militaire britannique, ont été victimes hier en Irak d’at tentais qui soulignent l’impuissance du gouvernement de Nouri al Maliki à améliorer la sécurité.Vingt-trois soldats irakiens au moins ont été tués lors de l’ex plosion d'une bombe au passage de leur car sur une route entre Tikrit et Baïdji.dans le «triangle sunnite» au nord de Bagdad, a annoncé l’armée À Tal Afar, clans le nord-ouest du pays, une voiture piégée a tué trois autres soldats irakiens et en a blessé quatre, a dit la police.Dans la capitale, un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée de vant une file de soldats qui venaient toucher leur solde dans une banque, tuant une dizaine de personnes, dont uny femme âgée.la télévision d’Etat a recensé 14 victimes de cette attaque, qui a eu lieu dans le quartier de Karra da, où une voiture piégée avait fait 27 morts la semaine dernière A Moukdadiya, à 90 km au nord-est de la capitale, une voiture piégée a explosé devant un hôpital au passage d’une pa trouille de police, faisant au moins sept morts et huit blessés, a annoncé la jxdice.A Kirkouk, la grande c ité pétrolière du nord, une bombe a explosé au passage d'une autre pa trouille de police, tuant deux policiers et en blessant un troisième.A Bassora, la grande ville du sud, un soldat britannique a été tué dans un attaque au mortier, a annoncé un porte parolc militaire.Sur les lieux de l'attentat de Bagdad, jonchés de morceaux de cadavres carbonisés, un journalis te de Reuters a assisté a des scènes de désolation.Une gardon d’une douzaine d’années dont la mère a été tuée dans l’explosion déchirait sa chc mise et criait «ma mère! ma mère' ma mère!» tandis que des pas sauts tentaient de I éloigner du corps déchiqueté.«Il faut que nous portions des armes pour nous protéger, Si nous attendons que les forces de sécurité irakiennes le fus sent, nous mourrons brûlés comme tous ces innocents», s'exclamait pour sa part un vendeur conh-m plant la scène.«le gouvernement ne sert à rien Il y a ru une explosion ici il y a quelques jours à peine, le minute re de l'Intérieur doit reconnoitre qu 'il a perdu la guerre contre les terroristes», ajoutait il l’romesHen, proincMSOH Deux mois après son iuvestitu re, le gouvernement de Maliki doit effectivement faire la preuve qu'il est en mesure de prévenir la répétition de tels carnages dans la capitale.Il a présenté un plan de- fécond liation fourni en promesses, mais lieu disert quant aux modalités du rétablissement de la sécurité.Etats Unis ont annoncé leur intention de renforcer leur présence dans la capitale, mais la stabilité a long terme dépend principalement des forces ira kiennes.Mouaffak al Koubaïé, conseiller a la sécurité du gou ver nement, a annoncé a la presse que l'armée allait dépêcher de nouvelles brigades a Bagdad.¦let quatrième brigade arrivera le 6 août de la province de Saladdm et elle sera suivie d'autres brigades», a-t-il promis.Reuters EN MK K F Reddition à Alger Alger — Vingt-quatre rebelles du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC.proche d aHjaida) se sont rendus aux forces de sécurité algérvTines dans le cadre de l'offre d’amnistie de six mois qui expire fin août, rapportaient hier des journaux Fl Khabar, citant des responsables de la sécurité non identifiés, écrit que les rebelles se sont rendus apres avoir été encerclés par l'armée dans des montagnes proches de Tipaza.a une cinquantaine de kilometres a l'ouest d’Alger */e m'attends a la redditum d'un nombre croissant de terroristes dans Us jours et les semâmes a venir», a dit a Reuters un resplluante pour chauffer ses miü-sons, cela irait carrément à l'encontre du nouveau credo écologiste de Jean Charest et de ce qu’il veut accomplir avec son Plan vert.Ce dernier devrait pourtant savoir qu'il ne suffit pas de se réclamer constamment du protocole de Kyoto pour établir sa crédibilité en matière de lutte contre les changements climatiques; encore faut il qu’il y ait un minimum de cohérence dans l’action de son gouvernement.Or, cette cohérence lui tait cruellement défaut au chapitre de sa politique énergétique.Un marché A assurer En Lût, il n’est iras nécessaire d’être grand clerc pour comprendre que si Ton n'hésite pas à nager ainsi en pleine contradiction, c’est qu'il faut à tout prix assurer un marché |xmr le gaz naturel qui proviendrait du terminal méthanier que Gaz Métro veut construire à lé-vis, à environ un kilomètre de Tîle d’( frléans, avrte la présence d’un jxirt méthanier à proximité de zones habitées, tandis que l’énergie propre produite l iiez eux serait offerte aux Américains.Quelle étrange façon pour le Québec de contribuer au res-|xx1 des engagements pris |>ar le Canada en ratifiant le protocole de Kyoto! Izi position du l*Q Si Tixlieux parti pris du gouvernement Charest en faveur des puissants intérêts financiers en cause qui s’agitent dans les officines lilxrales ne surprend guère, il faut constater avec tristesse que le l’ait i qtiêliécois se fait complice, sans doute inconsciemment, de bi straté gie du tandem Chan*st Tessier.Saluons cependant bi contribution a ce débat des dé-[xitées Rita Dionne-Marsobüs et Agnes Maltais qui, |iar bi pertinence et bi qualité de burs interventions, tant à l’Assemblée nationale qu’a l'extérieur de celle-ci, ont su mettre en lumière l'improvisation et La mauvaise foi du gouvernement Charest dans le dossier Kabaska.Malgré cela, le K J ne se résout pas.jxiur des rai sons qui demeurent obscures, a dénoncer bi volonté du gouvernement liliéraJ de laisser créer de toute |àoce | une zone industrialo-portuaire dans un milieu chanr pêtre pour y accueillir un terminal méthanier Il biut ra|>|x-ler pitr ailleurs que celui-ci constituerait une épine au Ibun de llle d’( irieans, lieu décrété arrondissement historique par l’Etat québécois en 1970, puisqu'il représenterait une menace constante pour la sécurité de sa population, tout comme |xmr celles de Beaumont et de l'extrémité est de lévis.Pourquoi voit loir jouir a bi roulette russe avec bi sécurité de mix et celles qui seraient condamnés a vivre a l'ombre de cette un lu sine a hauts risques?Voila une belle occasion qui s’offre au KJ d’agir en conformité avis ce que son c hef, André Boiadair, déchirait lors du lanc ement de bi coalition Sauvons Kyoto le 4 juin dernier -Nous ferons de la lutte contre les gaz a effet de serre un enfeu électoral.» Et il ajoutait quelques jours plus tard devant les jeunes militants de vin parti réunis a Saint Hyacinthe -Pourquoi ne senons-nous pas les premiers en Amérique du Nord a réduire de façon significative notre dépendance a l’endroit des énergies fossiles *» En s'exprimant ainsi, André Boise lair a clairement trac é la voie que doit emprunter le KJ dans le dossier Rabaska Si celui-ci devait trahir les princ ipes énoncés par son chef en n'osant pas ramener a la rai son ces promoteurs qui n’hésitent pas, au nom de ci-qu "ils appellent k- dévekippement économique, a faire bon marché de la protection de l'environnement et de la sécurité publique, il sera difficile de k- prendre au sérieux quand il abordera la question de la réduction des émissions de gaz a effet de serre kirs du prochain rendez-vous électoral.le Québec mérite mieux qu'un l’Q qui serait une pàk- imitation du HQ dans un domaine aussi vital pour la qualité de vie des génération» futures.?Saint lord Elgin ?Gouverneur général du Canada de 1847 à 1854, lord Elgin réussit à semer le germe d'une division politique durable au sein de la population du Bas-Canada UÈQMPE DI DEVOIR LA RÉDACTION Jouroalrrtrs à l’ménrmaboft jiiXrate H ¦Bétropobtwtr (*nià DaBarr adjoint an dimlnr d* iintormatv/m Jrmnr Carrrvnu af*otm mnnsn^oUx Mafv Ai/O** Chourrurd (MncaUem )***+¦ h'^înm faéttonahl* rrtfirm$aMr ér la Pag* léémi Hhmt MyVu 'fndut ri farts it soetéU CUurtfMlrer b aochv tCtnéraf) J**B Dion.Lwm-Cî-ilkf Francarur ennrenntmni B*tkzst Muftfltr imponsaPIt in trtt Jnttrnrt IjntTmcr Jew OmAbwim» DwMMrt 'ommu Intrrntfi iMbriV f*ttt (santé Ismt**- Maud* kvrj* Vmktjt (Ctttinm, Paulin* (efnnrl (stiantnf Michel Garoeau tcaricatntitU) .Diane Precosrt iresponsablt its pagtt tkrmattgnes) Martin Doclo«.Michel* Malenfant et Chris?toe Duma/*?(rtltfttnrn K*née Leo Geimont et Vffe Pagein irtltrttnn snmnmiratrtt) .Jarqyet Grenier et Jacquet Nadeau pkt*eg*apkts i rinfnrmatin* rulturefl* Michel Retar (theom- rt cakttr Cmifan Juhr Carpentier i/mprtrr; Pact.’ Bennefi •pmprtrr rainm spéemmx rt cmUnnit tir ntté-mi ^nephane H«»Uarger*n 'rrptrtrr) paw) ( aarhoat netiet/.Cerofene Moantprt,* (\mW Odd* Tfemhlef Frederityne fMvfon tnrnnmérmtrt à l'information économique Gérard Berube ad/erar «« éirtettnr it l information Dq®in»Qtce Petijr ’pupitre Phthppe Pap r*au (snrnumiratrt > Lr Detroitert Claude Turcoü* Fraoçor* Detjardtna ttnmmmPrairtt, ê rtafnrmnCion mterimbonuie Jean-Pierre Lejraul?ipmptirr mtematumoi rt ptsgr rdsfamait Good* leweaque.Guy TadHrr adr.mt en itrrstnrrét /'iqfenamfieu) Serf* Truffaut ièéik/naiutt) * Ftrimmafaem politiqti* H*Vt>* buttr*.Marem CorneRer e?fat* i a«l'*ntfuay Corrnpémdamtt pertrmfuUnm 4 Oftawae Arîriine Rebrtailie et Robert Dutraac nxrrrspoudamts parifmtnîasrn è (/ntè+r ¦¦ Kathleen Leuenqu* Manhae Namehn -itrrtunrt à la rrdasltem Dappte* far%*tStt+ Stuefdt cammnJ \m dor cementation G«n*t Par* ‘iirtdrnr Manon Derrer* ft» h*t Rte hrfur* tfmarna) LA PTBUCTTE ET UE MARKETING Je» de Bifh Jeae-Franctwa Bote* Marfrne udte.Dane Cameron.Yaa Ham*- Chnurar Lefaul?Ameh* MafU* Jacquet fa Nad*-*, ( tare Parju** Marthe Kjoprft* Me beiir* P *HMnd Satin Netiat Mefcmnd* Sururd IptMsfrtmtrn lewrenr* Thtitautt »'•«¦! - le -ri IZADMINISTNATION Fnnçt** Btmoa .emt-eitmr- Vmte Canid 4n itrtvat - '.CeUnr Fnms.Ghidanr LjArw Cl—rim.B.1—— arfinmli ICUudme Ch—rter M—qw» fSsa—.Paw»» Rc— » LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 AOÛT 2006 A 8 ACTUALITES CUBA SUITE DE LA PAGE 1 âgé de 75 ans.Un «stress extrême» causé par la charge de ses fonctions et un récent voyage en Argentine expliquerait, selon Castro lui-même, cette «crise intestinale aiguë avec des saignements importants» qui a obligé «une opération chirurgicale complexe».Selon certains médecins, il pourrait s'agir d’un ulcère du duodenum ou encore d’un cancer du colon.Les spéculations les phis diverses restent possibles.Plusieurs semaines de convalescence sont en tout cas prévues.Dauphin constitutionnel du vieux leader barbu selon l'article 94 de la Constitution cubaine, Raül Castro dirigera donc l’ile communiste dans l’intervalle.Pour les ,deux tiers de la population née après le coup d’Etat de 1959, une journée sans «Fidel» aux commandes est une première absolue.Une surprise, certes, mais Castro les avait récemment quelque peu préparés à la recevoir, après des années de tabou absolu sur la question de sa succession et l’avenir de la révolution une fois sa figure omniprésente disparue.Ses ennuis de santé (notamment une spectaculaire chute en 2004 ou un évanouissement en plein discours-fleuve en 2001) et le passage normal des ans l’ont ainsi forcé à évoquer qu’il y aurait un après-Castro.Ainsi, en août 2005, il demandait à des étudiants ce qu’il faudrait faire «pour que le processus révolutionnaire soit irréversible».Car, sans lui, la révolution pouvait «s'autodétruire».Puis, le mois passé, il conliait ne pas avoir l’intention de gouverner jusqu’au jour de ses 100 ans.Venant de sa part, ces mots sonnaient comme le lancement officiel de la transition.Castro et les autres Une forme de transition-passation, plus précisément.C’est ainsi que les Cubains ont pu voir beaucoup plus souvent que d’habitude Raül Castro ce,s derniers temps.C’est le successeur désigné.Eternel second de son frère depuis les prémisses mêmes de la révolution, le ministre de la Défense q’a pas le charisme ou l’éloquence du chef de l’État, c’est un discret.Mais il exerce depuis quatre décennies un contrôle ferme sur l'armée et la police.On l’accuse d’avoir fait fusiller des centaines d'opposants au début du régime castriste: il apparaît toutefois généralement plus pragmatique que son frère.Ces dernières années, alors que les effectifs militaires diminuaient après la disparition des subventions soviétiques, il a multiplié les incursions de l'armée dans les secteurs les plus dynamiques de l'économie cubaine: le tourisme et les transports.Selon certains, il pourrait être tenté de réformer légèrement la révolution cubaine pour copier les expériences chinoise et vietnamienne.Il a déclaré dans un discours récent que le vrai successeur du Lider Maximo serait le Parti communiste.D'autres personnages clés du castrisme actuel risquent de jouer un rôle primordial dans l’après-Cas-tro.Les noms de Felipe Pérez Roque (ministre des Affaires étrangères), Carlos Urge (vice-président du Conseil d'Etat) et Ricardo Alarcôn reviennent souvent sur la table.C’est le noyau central du pouvoir cubain, les rares personnes en qui Castro n’a pas perdu confiance au fil des ans.Auteur de Cuba, totalitarisme tropical, l’écrivain cubain Jacobo Machover affirmait hier en entrevue avec Libération que «Raül Castro est une sorte de clone |de Fidel].C'est une succession dynastique comme il a pu y en avoir en Corée du Nord.Le scénario était d'ailleurs prévu de longue date.Il suivra la même politique.meme s'il prétend ouvrir un peu le régime dans le futur.Four le moment, tout continue comme avant.Il n'y a pas de dissidents parmi ceux qui sont nommés, ce sont les fidèles parmi les fidèles.» Exilé en France, M.Machover estime que «cette succession ne peut être que temporaire, vu l’âge de Raül: 75 ans.On sait de plus qu'il est malade, et surtout que c’est un alcoolique chronique.Il disparait souvent et ses discours sont assez incohérents.Cela dit.Raul Castro dispose de l'essentiel du pouvoir depuis déjà un certain temps.Il a la mainmise absolue sur les forces armées.Il a par ailleurs, au sein de l'appareil, énormément de fidèles.» Dans ces circonstances, Jacobo Machover ne compte pas sur une réelle ouverture du nouveau régime, peu importe qui le dirigera.Ainsi, selon l’écrivain et journaliste, les dissidents cubains vivent actuellement dans la crainte d’une nouvelle vague de répression, et ils «espèrent une réaction de la communauté internationale (pour que celle-ci profite de la disparition] de la figure mythique de Castro pour exiger une démocratisation accélérée de Cuba, et non pas une succession dictatoriale».Calme dans les rues Hier, la situation était calme à La Havane.Aux ;ir-rêts d'autobus comme dans les bureaux, l'état de santé de Fidel Castro était sur toutes les lèvres, les uns exprimait leur inquiétude, les autres souhaitant que Castro se rétablisse rapidement.Par contraste, à Miami, des milliers d'exilés ont festoye toute la nuit de hindi à hier dans les rues de la ville.IVis d’assaut, les circuits téléphoniques des deux côtés du détroit ont été saturés pendant plusieurs heures.C'était toutefois plus tranquille dans la journée hier, l'absence de nouvelles fiables empêchant de pronostiquer l'issue de la situation.De son côté, le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, a indique que des plans d'urgence étaient mis en place pour reagir à une éventuelle immigration massive de Cubains, les garde-côtes américains ont indiqué n'avoir détecté aucune activité anormale dans le détroit de Floride.On anticipe qu'un éventuel changement de pouvoir à La Havane se traduira pur une immigration massive de Cubains vers les Etats-Unis, si les nouvelles autorités cubaines devaient relâcher les strictes mesures de surveillance mises en place' depuis des décennies.Ennemis jures de Fidel Castro, les États-Unis ont tait savoir hier qu'ils n'envisageaient pas pour l'instant de détente dans les relations entre' les deux pays.Le Devoir Avec Libération.1a' Monde.El hits.F AFP.AP et Reuters ., er STQrP 1 support inc ANDY CLARK REUTERS À Vancouver, des manifestants ont dénoncé hier l’appui à Israël défendu par le gouvernement Harper.Un sondage publié hier a démontré que 45 % des Canadiens n’ont pas apprécié les commentaires du premier ministre Stephen Harper sur la crise.ISRAËL SUITE DE LA PAGE 1 M.Harper avait déclaré, dès le premier jour de l’éclatement de la crise, le 13 juillet dernier, que la réplique d’Israël à l’enlèvement de deux de ses soldats par le groupe Hezbollah, consistant à pilonner les infrastructures civiles au Liban, était selon lui «mesurée».M.Harper n’a jamais reculé depuis, malgré les critiques d’une bonne partie de la population.Hier, son ministre MacKay a été mabnené par les députés des trois partis d’opposition.Loin de s’excuser, M.Mac-Kay en a rajouté.«Ce n’était pas un choix difficile à faire entre un Etat, un gouvernement démocratiquement élu, une démocratie qui est attaquée par des terroristes, un groupe de tueurs sans pitié», a déclaré M.MacKay en réponse à la député du NPD Alexa McDonough.«Le Liban est l’otage du Hezbollah.Le Hezbollah est un cancer qui ronge le Liban en détruisant sa stabilité et sa démocratie.» Dans ce conflit à géométrie variable, le ministre Peter MacKay estime que la confrontation est d’abord et avant tout entre Israël et le Hezbollah, et que le Liban constitue en quelque sorte une victime collatérale.«Le Liban est pris dans les feux croisés», a expliqué le ministre.M.MacKay a même dit aux journalistes après son témoignage que la position de son gouvernement dans ce conflit était «classique».Les députés autant libéraux que blo-quistes et néo-démocrates n’ont pas apprécié les commentaires du ministre.Alexa McDonough a probablement été la plus virulente.Citant l’opinion publique canadienne et une large part de la communauté internationale, la députée du NPD s’est écriée: «Somme-nous tous dans l’erreur de croire que ce gouvernement a abandonné son rôle de joueur «multilatéraliste» et internationaliste indépendant, prêt à utiliser son pouvoir de force intermédiaire pour obtenir un cessez-le-feu et faire pression sur les deux partis, plutôt que de se ranger dans le rang dün des protagonistes?» la question du cessez-le-feu a fait l’objet de beaucoup de discussions en comité.la Canada, comme les États-Unis, n’a pas réclamé l’arrêt immédiat des hostilités.M.MacKay s’est dit hier en faveur d’un tel cessez-le-feu, mais seulement une fois que le Hezbollah aura cessé ses tirs de roquettes sur Israël et libéré ses otages «Le Hezbollah a initié cette crise et il a une obligation minimale de mettre un terme maintenant à ses assauts sur Israël.» Le chef de la diplomatie canadienne a même minimisé l’importance de la voie diplo- matique à ce stade-ci en terminant son allocution ainsi: «Nous continuerons à prôner une solution diplomatique constructive, mais les mots et la pensée magique ne mettront pas un terme à cette violence.» En apparence, le Canada peut sembler se rallier au concert des voix internationales, mais il n’en est rien.M.MacKay fait plutôt sienne la position américaine, qui dit préférer un arrêt des hostilités durable (entendre par là à venir plus tard) à un cessez-le-feu immédiat (mais sans résolution des causes profondes).D’ailleurs, tous les députés conservateurs siégeant au comité ont voté contre une motion de Francine Lalonde enjoignant Ottawa d’exiger un tel cessez-le-feu immédiat Cette motion a tout de même été adoptée, l’opposition étant majoritaire.La bloquiste Francine Lalonde s’est quand même dite déçue puisque sa motion originale, tenant sur plus de deux pages, condamnait entre autres choses les bombardements israéliens parce que «ne respectant pas le principe de proportionnalité».Toutes ces références ont été amendées.Les députés de l’opposition ont reproché à Ottawa d’endosser une stratégie militaire israélienne contre-productive.Le député libéral Keith Martin, en comité, a rappelé que les bombardements israéliens avaient fait grimper l’appui populaire au Hezbollah de 13 à 89 %.Quant à une éventuelle force d’interposition internationale, M.MacKay a indiqué que le pays était peu enclin à y participer.«Le Canada est déjà très impliqué en Afghanistan et il a d’autres engagements en Haïti.Il songe aussi à contribuer en Afrique, au Soudan, et le Canada n’a pas reçu de demande de participation.» Le Canada sera quand même vraisemblablement convié à une réunion de l’ONU, demain, sur les pays «contributeurs de troupes».Le comité parlementaire des Affaires étrangères, qui se réunissait exceptionnellement hier, en plein congé estival, pour entendre le ministre, a siégé pendant de longues heures.Après le témoignage du ministre, pendant lequel il a dû défendre le bilan de son gouvernement pour l’opération de rapatriement des Canadiens coincés au Liban, les députés ont débattu pendant phis de trois heures et demie la motion de Mme Lalonde.La Crobc-Rouge, l’ACDI ainsi que des représentants de la communauté libanaise n’ont donc pas pu être entendus.D’ailleurs, des critiques se sont fait entendre à l’effet que les témoins retenus ne reflétaient pas la diversité de la diaspora libanaise au Canada, dont le Conseil national des relations canado-arabes, qui n’avait pas été invité.Le Devoir SIDA SUITE DE LA PAGE l Il n’y a pas si longtemps, la Bolivie passait encore pour ime contrée épargnée par la maladie, affichant un nombre de cas qui surprenait par sa faiblesse.Puis, en trois mis, les choses ont changé du tout au tout Les experts parlent maintenant d’une présence généralisée, avec des cas déclarés dans chacune des provinces du pays, et dans toutes les couches de la société.L’ONUSIDA calcule qu’en 2005, le quart des homosexuels de Santa Cruz — ville la plus populeuse et riche du pays — étaient séropositifs.Les chiffres indiquent qu’un peu plus d'une femme enceinte sur 100 a donné naissance à un bébé infecté dans la région de Cobija, au nord du pays.Que 5 % des enfants des rues de Cochabamba sont malades, le plus souvent sans le savoir.Et encore, ces données ne représenteraient que la pointe de l’iceberg.Plusieurs médecins avouent oublier, encore aujourd’hui, de faire le test de dépistage, même quand les symptômes de la maladie sont flagrants.11 faudrait multiplier par dix ces chiffres pour avoir un portrait plus juste de La situation.«Quand je pars à la recherche de financement pour les programmes de prëventùm, on me répond presque systé-matiqui'mcnt que la Bolivie n ’en a pas besoin, déplore le Dr Edgar Valdez, directeur de l’Institut de développement humain (1DH), chef de file de la lutte contre le sida ici.«Mais il ne faut pas regarder les chiffres pour deviner le futur du pays II faut regarder le comportement de la population.Tous les cléments sont reunis pour que.d'ici dix ans.le proNème ait atteint la même ampleur que tlans les pays africains.» M.Valdez pense au machisme, qui empêche les femmes de refuser d’avoir des rela-i tions sexuelles avec leur mari, même s’il est infecté.Et surtout à l'alcoolisme.«Chez nous, on mesure la réussite d’une fête à la quantité d'alcool absorbée», déplore-t-il.Environ 70 % des malades ont été contaminés alors qu'ils étaient en état d’ébriété.Mise à l'écart Mais le pire pour ceux qui travaillent à contenir ce nouveau défi de santé publique, c'est l’ignorance.Car elle permet à la maladie de se propager, tout en affli-geant d’une chigie de plomb ceux qui sont déjà tombés.C'est ainsi que le missionnaire français Jean-Claude Séguin s’est vu confier à son arrivée au pays, en 2003, la pire des tâches qu’il avait pu imaginer fossoyeur.Un jeune homme vient alors de mourir, emporté par le sida.Mais à Cochabamba — pourtant l’épicentre d'une campagne de lutte contre la discrimination — aucun prêtre n’en voulait dans son église, affirme M.Ségim Ni dans soq cimetière.On avait peur de la contamination A force de négocier, puis en allongeant quelques sous — une «donation» —Jean-Claude Séguin finira par convaincre une communauté religieuse excentrée de lui ouvrir ses portes.Devant le dédain des employés de la moigue et du croque-mort, c’est lui qui devra laver et habiller le corps du défunt Puis creuser la tombe dans le minuscule espace qui lui avait été réservé entre deux allées retirées.Loin des regards.Ici, la discrimination a pris racine dans tous les milieux.dans les hôpitaux comme dans les rangs des fonc-tionnaires responsables du programme de lutte contre le sida, dit Daniel Ruiz, responsable d'un organisme voué à la défense des droits des malades.En 2006, il arrive encore que des quotidiens réputés publient les noms et les adresses de personnes sidéennes, comme s’il s’agissait de dangereux criminels.Des universités refusent les étudiants incapables de trouver qu’ils sont séronégatifs.Et JeanClaude Séguin a dû rappeler à l'ordre le collège des médecins cet hiver, devant le refus presque systématique des spécialistes de traiter les sidéens.Quant aux enterrements, si la situation s'est un peu améliorée.il ne faut pas l'attribuer à un changement de mentalités.«On a moins d'ennuis depuis qu 'on a obtenu que la cause du deçà ne soit plus inscrite sur l'avis», dit-il L'an dernier, Jean-Claude Séguin a ouvert de peine et de misère l'un des premiers refuges aux personnes atteintes du sida.Situé à la sortie de Cochabamba.au confluent des montagnes arides de Yalti-plano et des plaines luxuriantes de l’Orient, il accueillait cet hiver 16 hommes et une jeune femme.Tous rejetés par leur famille.«Ils ont tous vécu une histoire horrible», affirme le missionnaire.«Plusieurs finissent par penser que le suicide est la seule option.• Wilfredo, 25 ans.l'avoue le prentier, lui qui a eu la malchance d'être soigne dans un hôpital par une infirmière qui était aussi sa voisine.Quand il en est sorti, la nouvelle de sa maladie avait déjà fait le tour du quartier.Ses «amis* l'attendaient les mains armées de pierres et de bâtons.Ses objets personnels avaient été jetés à la rue.Sans le prêtre «Juan Claudio», lui-même y serait probablement encore.Car fl n'existe que peu de ressources locales pour venir en aide aux sidéens en Bolivie.La quasi-totalité de l’assistance fournie repose plutôt sur des intérêts étrangers.La maison du prêtre Séguin survit grâce aux dons européens.C’est l’organisation canadienne Aide à l'enfance (Save the Children) qui finance les ateliers et les manuels d’éducation sexuelle offerts à plus de 30 000 enfants.Et c’est encore l’ONG canadienne qui apporte une partie du budget de 1H)H du Dr Valdez, permettant ainsi la mise sur pied de programmes de sensibilisation dédiés aux populations autochtones.La Bolivie, elle, semble dépassée par la situation.Minée par corruption, puis par l'instabilité politique des dernières années, elle s'est montrée incapable d’utiliser efficacement les sommes octroyées par la communauté internationale pour atteindre les objectifs élémentaires de lutte contre l’épidémie quelle s’était eDe-mème fixés.Quatre femme sur cinq n’ont jamais reçu le lait maternisé destiné à En liter la transmission du virus aux nourrissons, et pour lequel des sommes ont bel et bien été versées.Et les malades dépendent encore entièrement de la générosité du Brésil pour recevoir leurs doses de médicaments en trithérapie.Aujourd’hui, le Fonds mondial de lutte contre le sida menace donc de retirer sa subvention de dix miUions de dollars allouée pour cinq ans.Une somme considérable pour ce pays.«Ce sera la catastrophe si nous perdons cet argent», s’inquiète le EK Valdez.Le gouvernement d’Evo Morales a bien fait naître un peu d'espoir en annonçant un plan «corruption zéro».Mais le changement de garde signifie aussi un renouvellement des fonctionnaires en charge des programme de lutte contre le virus.«Oh repart un peu à zéro.Plusieurs ne connaissent même pas l’urgence du problème et la gravité de la maladie.» Collaboration spéciale Reportage réalisé avec le soutien financier de F AC DI ¦ A lire demain: La Pachamama pour tous: l’émergence du MST en Bolivie Le Canada en Bolivie Pour la période 2005-06, ce sont environ 26 millions de dollars, provenant des taxes des Canadiens et des Québécois, qui seront acheminés en Bolivie par l'entremise de l'Agence canadienne de développement international (ACDD.La Bolivie est, avec la Guyane, le seul pays de l’Amérique (ht Sud à avoir été retenu par le Canada pour Elire partie du club des 25 pays où se concentrera la plus grande partie de laide internationale canadienne à partir de 2010.Selon cette nouvelle politique d'aide bilaterale, Ottawa réservera désormais les deux tiers des budgets alloues pour l’aide internationale à ces 25 «partenaires prioritaires», principalement des pays africains.Pourquoi La BoEvie?«Cest le pays le plus pauvre de la région», indique-t-on simplement à Ottawa.On mentionne aussi que «les efforts faits par le pays pour assurer son développement» ont justifié son inclusion dans le groupe.Elus pauvre que la BoHvie.Haiti n’a pas été retenue dans cette Este.Sans qu’on puisse préciser de combien, le budget alloue à la Bolivie par l'ACDI est donc appelé «à croître légèrement» au cours des prochaines années.Trois axes de développement sont ciblés: la gouvernance (50 % du budget, notamment pour l'aide à la Cour électorale nationale et le programme de Défenseur du peuple), la santé (25 %, surtout pour des campagnes de vaccination) et l'assainissement des eaux (15 %, pour l’accès à l'eau potable).Présente depuis 1967 en Bolivie.l'ACDI finance aussi sept organismes volontaires, comme le CECI et Oxfam, qui ont chacun leurs propres programmes et priorités.Au Centre d'étude et de cooperation internationale (CECI), on travaille ainsi béaucoup sur la question de l’économie solidaire et du commerce equitable.Au bureau de l'ACDI à La Paz, on affirme que le changement majeur que vit actuellement la Bofivie, avec l'élection d’un président indien résolument à gauche, ne changera pas la façon de travailler de l’organisme: «Les orientations du gouvernement changent.mais les besoins de la population demeurent», explique le consul canadien en Bolivie et responsable de l’ACDI là-bas, Enrique Madueno.V.B.et G.B.-C.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury, 9" etage.Montréal (Québec).H3A 3M9 8?ITace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 51*-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 51*8853333 IV télécopieur 514-985-3360 IV courrier redaction & ledewir eom lai publicité Au telephone 514-985-3399 IV télécopieur 514-985-33ré Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres .Au telephone 514-985-3344 IV télécopieur 514-985-3340 IV courrier avisdev# ledevoir com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-9853322 FV télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au telephone 514-9853355 du Hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 FV télécopieur 514-965-5967 FV courriel abonnements^:ledevoir.com Extérieur 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