Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2007-02-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
?www.ledevoir.com ?I I a y I t a « LE DEVOIR Vol.X C V I I I N " 2 1 ?LE VENDREDI 2 FÉVRIER 2007 8 8c + TAXES s 1 $ sent â 1 attaque pour attaquer la crédibilité du rapport de VONU sur le dim ijjl K cil! LOUIS-GILLES FRANCŒUR En prévision du choc que risquent de provoquer ce matin les conclusions des experts sur le climat réunis à Paris depuis une semaine, des négationnistes nord-américains et canadiens ont entrepris d’attaquer la crédibilité du quatrième rapport onusien, qui sera dévoilé ce matin, pendant que d'autres reprochaient à mots couverts aux gouvernements et aux écologistes de trop mettre l’accent sur la lutte contre les causes du mégaproblème.Ces attaques ont toutefois des allures de baroud d’honneur devant l'importance que prend le dossier des changements climatiques aux Etats-Unis, où trois aspirants à la présidence, un républicain et deux démocrates, ont publiquement pris position depuis deux jours en faveur d’un engagement ferme des Etats-Unis dans la bataille du climat Au Canada cependant, le Natural Resources Stewardship Project (NRSP) dénigrait par communiqué la crédibilité du rapport du Groupe intergouvememental d’experts sur le climat (GIEC), dont le «Sommaire réservé aux décideurs» a été débattu et finalement approuvé la nuit dernière par plus de 500 climatologues et scientifiques de partout sur la planète et divulgué à 3h30 ce matin, heure d’ici.C’est l’ébauche soumise à cet imposant groupe scientifique que Le Devoir dévoilait samedi dernier.Pour le NRSR qui a mobilisé plusieurs chercheurs états-uniens à l’appui de sa thèse néanmoins marginale, l’adoption du sommaire proposé par le GIEC est un geste plus politique que scientifique.Citant Richard Lindzen, profes-seur au MIT de Boston et membre du GIEC, le NRSP soutient que les conclusions du sommaire «traduisent un consensus entre des représentants gouvernementaux (dont plusieurs représentent leur pays au sein du protocole de Kyoto) plutôt qu’entre des scientifiques».Aussi, ajoute le groupe négationniste, le rapport lui-même ne sera pas disponible avant le mois de mai, car il faudra le modifier pour le rendre conforme aux conclusions de la rencontre scientifique de L’adoption du sommaire proposé par les scientifiques mandatés par l’ONU serait un geste plus politique que scientifique Paris.Au cours de cet exercice, ajoute le communiqué du groupe canadien, on ne sait pas ce qui se passera, les auteurs du rapport final ayant fait le serment de garder secrètes leurs délibérations.Le NRSP poursuit ses attaques contre la crédibilité du GIEC en ajoutant que plusieurs de ses membres censés contrôler les études et le bilan quinquennal statuent aussi sur leurs propres études.La réalité est quelque peu différente, car les analyses et les constats du GIEC sont basés sur une intégration des données et des analyses de 19 grands modèles mathématiques prévisionnels qui aboutissent par des chemins différents à des conclusions très similaires.Le bilan quinquennal du GIEC synthétise VOIR PAGE A 10: CLIMAT Kyoto : l’opposition tente de forcer la main des conservateurs, page A 4 Pas de changement de cap en justice Le remplaçant de Vie Toews tiendra la même ligne HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le milieu juridique nourrit ces jours-ci l’espoir de voir le gouvernement conservateur procéder au même virage en matière de justice criminelle que celui observé sur le front environnemental.Le Barreau du Québec, notamment, souhaite que le nouveau ministre fédéral, Rob Nicholson, se montre plus modéré et fasse marche arrière en ce qui concerne certaines initiatives législatives.Tout indique pourtant qu’il n'en sera rien.Selon les informations obtenues par Le Devoir, le Barreau du Rob Nicholson Québec a envoyé en 2006 plusieurs lettres au ministre fédéral de la Justice, la plupart pour critiquer ses nombreux projets de loi resserrant la justice criminelle.Le Barreau refuse aujourd'hui de les rendre publiques, espérant qu’avec le remplacement de Vie Toews par Rob Nicholson Ottawa adoucira ses positions.Son VOIR PAGE A 10: JUSTICE INDEX Annonces.A 4 Monde.B 9 Avis publics.B 6 Mots croisés.B 7 Cinéma.B 3 Nature.B 8 Décès.A4 Resta.B 7 Éditorial.A 8 Sudoku.B 8 Idées.A 9 Télévision.B 4 Météo.B 7 Week-end.B1 - «t ¦fl Caméra folle pour acteurs en délire Jocelyn Michel propose un roman-photo en 15 tableaux à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal ODILE TREMBLAY \ A la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, l’ange du bizarre a JL.Jl posé son aile sur 15 photos d’acteurs québécois.Cette exposition souffle le spectateur par l’originalité de ses mises en scène.Derrière la caméra: Jocelyn Michel, 31 ans et un œil d’exception.Oubliez les galeries de portraits en tête de pipe.Il s’agit d’une sorte de roman-photo en 15 tableaux étranges qui disent tout et suggèrent le reste.Un des clous de l’expo est la photo d’Isabelle Blais pataugeant dans une piscine à moitié vide, une tête de Mickey Mouse en guise d’interlocuteur, sous un ciel de nuages lourds.Saisissant également, ce portrait de Raymond Bouchard dans le bric-à-brac d’Ameublement Elvis, avenue Papineau.Quant à la scène où Marie-Chantal Perron semble s’envoler près d’un petit VOIR PAGE A 10: CAMÉRA JOCELYN MICHEL Marie-Chantal Perron, une des figures retenues par Jocelyn Michel.uns ‘%- ' ¦ • vmflSgf Wfet, Politique DU MÉDICAMENT Gratuité pour les uns, dégel pour tous les autres 3,2 millions de Québécois couverts par le régime public verront leur facture grimper LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Québec — C’est finalement une politique du médicament oscillant entre développement économique et justice sociale qui a été présentée hier aine Québécois par le gouvernement Charest au terme d’une réflexion qui aura duré plus de quatre ans.D’un côté, Québec rétablit la gratuité des médicaments pour les plus vulnérables; de l’autre, il met fin au gel des prix des médicaments, dénoncé avec insistance par les compagnies pharmaceutiques, pour introduire une indexation qui suivra désormais le rythme de l’inflation.Les quelque 3,2 millions de Québécois couverts par le régime public verront donc leur facture grimper, à l’exception de ceux pour qui on avait rétabli la gratuité après qu’ils l’eurent perdue aux mans des pé-quisles.Alix 45 000 personnes âgées pour lesquelles le gouvernement Charest avait rétabli la gratuité en 2005 s’ajouteront l’été prochain 280 000 personnes jugées VOIR PAGE A 10: MÉDICAMENT Philippe ¦ Accueil favorable du milieu de la santé, à lire en page A 5 LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 FÉVRIER 2007 A 2 LES ACTUALITÉS PARIS Ségolène Royal boude Jean Charest Le premier ministre rencontre Nicolas Sarkozy ce matin PIERRE VERDY AFP Jean Charest aura eu moins de chance qu’André Boisclair: Ségolène Royal a prétexté un horaire incompatible pour ne pas le rencontrer.CHRISTIAN RIOUX Paris — De passage à Paris pour une conférence sur l’environnement, le premier ministre Jean Charest en profitera pour déjeuner ce matin avec le principal candidat de la droite à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.Toutefois, contrairement à André Boisclair, qui avait décroché la semaine dernière des entretiens avec les deux principaux prétendants à la présidence, le premier ministre a essuyé un refus de la candidate socialiste.Au bureau de Ségolène Royal, on a prétexté un «déplacement» rendant impossible de trouver un moment propice durant les trois jours que Jean Charest passera à Paris.La candidate était à Grenoble hier soir et n’a pas annoncé de déplacement à l’étranger.«Malheureusement, les horaires ne coïncidaient pas.Il y aura d’autres occasions sans doute pour nous de se rencontrer», a décimé le premier ministre.Jean Charest ne rencontrera pas non plus son homologue Dominique de Villepin, auprès de qui il dit ne pas avoir sollicité de rendez-vous, mais il s’entretiendra ce matin en tête-à-tête avec le président Jacques Chirac.La semaine dernière, la candidate sociaüste avait provoqué la colère de Stephen Harper et de Stéphane Dion en évoquant les «valeurs qui nous sont communes, c’est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec».De Davos, en Suisse, Jean Charest avait emboîté le pas à ses collègues fédéraux et reproché à Ségolène Royal «de tenter d’influencer les Québécois».Le premier ministre ne voit pas de lien entre ces événements et la réponse de la candidate à ses demandes d'entretien.Lors du déjeuner avec Nicolas Sarkozy, les anciens premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé se joindront à eux.Le premier est le commissaire français des fêtes du 400" anniversaire de Québec alors que le second copréside la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale, à laquelle Jean Charest participe jusqu’à demain.Initiative personnelle du président Jacques Chirac, cette conférence rassemble sur une base informelle des responsables politiques et d’organisations non gouvernementales d'une soixantaine de pays.La rencontre vise à promouvoir la création d’un organisme de l’ONU qui serait à l’environnement ce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est à la santé.Le premier ministre du Québec et le président de la France avaient déjà discuté de cette question en 2003 lorsque Jacques Chirac avait passé des vacances au Québec.Jean Charest juge que l’atmosphère n’a jamais été si propice à des progrès.«On sent que ça bouge», a-t-il dit même à Washington et à Ottawa, qui viennent tous deux d’amorcer un virage vert «Ce que je sens, c’est que c’est beaucoup poussé par l’opinion publique.[.] L’enjeu n’est plus de savoir s'il y a un réchauffement climatique mais ce que nous devons faire.» Deux ateliers Jean Charest interviendra à deux ateliers.Le ministre canadien de l’Environnement, John Baird, participe aussi à l’événement.Jean Charest dit avoir prévu une discussion avec son homologue afin d’échanger des informations.«On se coordonne sans pour autant demander de permission.On n’est pas dans ce monde-là.» Le premier ministre compte notam-ment faire valoir l’exemple de la concertation environnementale qu’entretient le Québec avec les six Etats américains et les quatre provinces canadiennes de l’est de l’Amérique du Nord.Jean Charest juge positif le virage environnemental qui s’amorce à Ottawa.Mais il estime néanmoins que si le gouvernement canadien veut appliquer les traités environnementaux, «il devra trouver une façon que nous soyons d’une façon ou d’une autre à la table».Hier, Jean Charest a rencontré Laurence Pariseau, présidente du «Il y aura d’autres occasions sans doute pour nous de se rencontrer» On dit bien des choses sur le coût DES MÉDICAMENTS D'ORDONNANCE.Mais quel est le coût réel de ces médicaments?¦fX .y ï ; î •¦.•rsüiéfféjêï \ ^ \ \ m&é* • Médicaments d'origine brevetés Moins de 10 cents de chaque dollar consacré aux soins de santé au Québec1! Considérons maintenant comment ils contribuent à réduire.• les taux de mortalité : le nombre des décès attribuables aux crises cardiaques a diminué de 64 % ; les décès liés à la bronchite, l’asthme et l’emphysème sont aujourd’hui 71 % moins nombreux; et le taux de mortalité associé au VIH / sida a chuté de 78%2.• le nombre d’hospitalisations : diabète - baisse de 39 % ; maladies respiratoires - baisse de 44 % ; maladies du foie - baisse de 31 %2.Nous croyons que, lorsque votre médecin vous prescrit un médicament d’origine breveté, il s’agit là d’un bon investissement dans votre santé et votre qualité de vie.Et vous ?Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada www.canadapharma.org Références: 1.Calcul de Rx&D basé sur des données de l'Institut Canadien D'information sur la santé, IMS Health Canada et CEPMB, rapports publiés en 2006.2.Sur une période de 20 ans.Source: Eco-Santé OCDE, rapport publié en 2006.MEDEF, équivalent français du Conseil du patronat Comme il le fera lors d’un tête-à-tête avec Jacques Chirac aujourd’hui, il s’est entretenu avec elle du projet de création d’une zone de libre-échange transatlantique entre l’Union européenne et le Canada.«Stratégiquement, ce serait une très belle occasion pour l’Union européenne de se faire une tête de pont sur les Amériques et en particulier pour la France», a dit Jean Charest L’entente pourrait tout particulièrement porter sur des domaines comme la mobilité de la main-d’œuvre et la coopération scientifique et technique, qui relèvent des provinces.Jusqu’ici, les responsables français se sont cependant montrés très peu enthousiastes devant ce projet depuis longtemps défendu par Jean Chrétien.Jean Charest n’a pas voulu commenter la grogne qui se manifeste au Parti québécois à l’endroit d’André Boisclair.«On va laisser le soin aux gens du Parti québécois de faire leurs débats.» Il a cependant dit se réjouir du succès du récent voyage du chef péquiste à Paris.«C’était très important à mes yeux que M.Boisclair puisse avoir une visite qui était au plus haut niveau», a-t-il dit.Le premier ministre avait d’ailleurs donné des indications en ce sens à la délégation générale.«Quand on est à l'extérieur du Québec, on laisse tomber les considérations partisanes.» Le Devoir Aires protégées L’Action boréale accuse LOUIS-GILLES FRANCŒUR Au moment où le premier ministre Jean Charest se pointe à Paris au Sommet sur l’environnement convoqué par le président Jacques Chirac, l’Action boréale l’accuse, ici au Québec, de renier les engagements qu’il a pris au Sommet de Rio en 1992 alors qu’il avait engagé le Canada à atteindre un objectif de conservation minimale de 12 % de son territoire.Actuellement selon les normes de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN), le Québec protège 3,4 % de son territoire contre toute exploitation commerciale alors que le Canada est en bonne voie avec une protection complète de 10 % de son territoire.En réalité, c’est le retard du Québec qui empêche pour l’instant le Canada d’avoir atteint son objectif global.Pour le groupe environnemental fondé par le poète-chansonnier Richard Desjardins, la remise en question récente de cet engagement par le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Bé-chard, traduit le «manque de courage politique en matière de protection de l’environnement» du Parti libéral du Québec.Selon Henri Jacob, président de l’Action boréale, «durant la campagne électorale [de 2003], Jean Charest avait bien promis d’atteindre 8 % de territoire protégé pour 2005.Après son élection, cette promesse a été reportée à 2006.Le 12 avril 2006, Claude Béchard s’engageait fermement à publier un registre des aires protégées du Québec, qui respecterait la norme de l’UICN, laquelle stipule que toute activité industrielle doit être exclue des aires protégées.Quatre ans après l’arrivée des libéraux au pouvoir, aucune aire protégée n’a encore été décrétée au Québec.Pire, M.Béchard remet en cause ce qu’il avait annoncé, à l'image d’autres dossiers environnementaux comme Orford, l’Ashuapmushuan et le Triton, dans lesquels il privilégie la surexploitation irréfléchie au détriment de l'environnement, héritage de nos enfants».L’Action boréale estime que l’inaction gouvernementale en matière d’aires protégées en forêt boréale «met en péril d’autres emplois» à travers le Québec parce que ces aires font partie des conditions de certification FSC qu’exigent les grands réseaux de distribution in-ternationaux pour acheter le bois d’ici.Jusqu’ici, conclut l’Action boréale, le gouvernement Charest a confiné le Québec dans ce domaine au statut de «cancre» par rapport aux autres provinces.Le Devoir » « LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 FÉVRIER 2007 A 3 POUTIQIIE Christian Rioux Haro sur le baudet Les destinées politiques sont impénétrables.Un jour an faîte, le lendemain dans la cave et bientôt sous terre.Qui sait?Les carrières de nos dirigeants politiques ressemblent plus souvent à des montagnes russes qu’à un long fleuve tranquille.Le hasard aura voulu que, la semaine dernière, le chemin d’André Boisclair croise celui de la candidate socialiste Ségolène RoyaL Par une curieuse coïncidence, les deux leaders ont de nombreux points en commun.Pour tout dire, depuis quelques mois, leurs parcours se ressemblent étrangement C’est à peine si on se souvient aujourd’hui qu’ils avaient tous deux été plébiscités en un seul tour de scrutin par plus de 50 % des militants de leur parti respectif.Deux victoires éclatantes.Il y a quelques semaines encore, ils symbolisaient le renouveau et plus encore, une nouvelle génération.Et pour cause: André Boisclair a attiré au Parti québécois 40 000 nouveaux membres.Ségolène Royal a fait augmenter de 50 % le membership du Parti socialiste.Dans les deux cas, il s’agit de jeunes, ceux-là mêmes qui, disait-on, préféraient les jeux vidéo à la politique.Et la ressemblance ne s’arrête pas là Les candidats partagent un profil atypique.L’un est une femme, ce qui représente une vraie révolution des mœurs en France.L’autre n’a jamais caché son orientation sexuelle ni ses frasques de jeunesse, ce qui a aussi créé une certaine émotion au Québec.Or voilà qu’après avoir dominé sans partage les sondages, l’un et l’autre piquent du nez.Autrefois «brillants», «dynamiques» et «rafraîchissants», les voilà soudain devenus «gaffeurs», «inexpérimentés» et «imma-¦ tares».Que s’est-il donc passé?Il ne s’agit pas de dissimuler les erreurs évidentes commises par les deux candidats mais d’observer par quel mécanisme étrange la machine s’est emballée.Les célèbres «gaffes» de la candidate Ségolène Royal sont vite devenues un leitmotiv qu’on répète aujourd’hui sans même avoir à rappeler exactement de quoi il s’agit Or, si la candidate a effectivement trébuché sur quelques phrases à l’étranger, plusieurs de ces erreurs supposées n’ont toujours pas été démontrées.Ainsi en est-il de son silence devant les déclarations sur Israël d'un élu du Hezbollah (qui avaient été mal traduites, dit-on).Ce silence n’a pas empêché la candidate de traiter de terroriste la même organisation (ce que Jacques Chirac n’a jamais fait).Et que dire de cette phrase ambiguë sur la rapidité de la justice chinoise dont le sens demeure impénétrable, à moins de soupçonner Ségolène Royal de maoïsme?Quant aux raisons pour lesquelles un candidat n’aurait pas le droit de faire en privé de l’humour à propos de la Corse, elles nous échappent encore.Qu’importe de toute façon puisque les célèbres «gaffes», vraies ou fausses, sont passées depuis longtemps aux profits et pertes.Plus vous essaierez de vous en expliquer, plus elles vous colleront à la peau.André Boisclair, lui non plus, n’a pas dit que des choses brillantes.Mais mettons un instant la maladresse politique de côté pour s’intéresser au sens — une fois n’est pas coutume.D faudra nous expliquer ce qui] y a d insensé à considérer que les crucifix n’ont pas, en principe, leur place dans les bâtiments publics.Ce qui ne signifie pas qu’il faille décrocher ceux de l’Assemblée nationale et des conseils municipaux.L’histoire a aussi ses droits.Maladresse encore que cette déclaration sur la distance que le Parti québécois devrait conserver avec les syndicats?Lucien Bouchard n'a jamais pensé autrement! Ici aussi, on assiste à un phénomène d’imprégnation qui colore tout De mémoire de correspondant on avait rarement vu visite à Paris plus réussie que celle d’André Boisclair.Qu’importe, on n’en retiendra rien.Elle aussi est passée aux profits et pertes.Inutile d’insister.?Il ne faut pas exagérer les parallèles, mais il y a tout de même quelque chose d’étonnant dans cette façon de passer, sans transition, de l’admiration béate à l’insurrection armée.Comment ne pas remarquer que, si les deux candidats ont fait des gaffes, ils tentent aussi, comme par hasard, d’imposer une nouvelle orientation à deux partis sociaux-démocrates.Evoquer Tony Blair, dont se revendiquent Mme Royal et M.Boisclair, n’est pas phis facile dans les syndicats québécois que dans le Parti socialiste français.Et puis, donner le pouvoir à une nouvelle génération, même si chacun fait semblant d’applaudir, ne peut que vous créer des ennemis.Remarquons d’ailleurs que, selon le sondage CROP le taux de satisfaction à l’égard d’André Boisclair est le plus bas chez les 55b0 ans, pour ne pas dire les baby-boomers.Pauvres électeurs.Comment ne seraient-ils pas cyclothymiques alors que les médias le sont par nature, eux dont la loi consiste souvent à gonfler juste assez une nouvelle pour pouvoir la dégonfler aussitôt?Cela fait deux nouvelles pour le prix d’une.Ainsi, ceux qui sont allés jusqu’à affirmer la semaine dernière que Ségolène Royal avait dit aux Québécois de voter pour l’indépendance — ce qu’elle n’a jamais dit — en ont été quittes pour un second scoop tout aussi fumant lorsque, le lendemain, elle a démenti ces propos.qu’elle n’avait pas vraiment tenus.De toute façon, reconnaissons que l’image des dirigeants politiques passe de moins en moins par le filtre de l’information.Les officines politiques ont compris depuis longtemps qu’elle est de plus en plus dépendante d’animateurs de variété et de chroniqueurs qui sont le plus souvent aussi des amuseurs.Pour faire acte de contrition, rien de tel qu’une entre vuç avec Christiane Charrette.A entendre les déclarations invitant André Boisclair à quitter la direction du Parti québécois, on pense à ces dirigeants d’entreprises rémunérés à coups de stock options et sommés de prendre la porte à la première chute du cours boursier.Comme si les électeurs s’étaient transformés en actionnaires: vite, rendez-moi mon argent! Ce ne sera pas la première fois qu’après avoir succombé au jeu de la séduction, la foule se prend tout à coup du désir païen de détruire ses idoles.Se pourrait-il que Ségolène Royal et André Boisclair n’aient jamais été aussi beaux, aussi intelligents et aussi doués qu’on l’a dit?Cela pourrait donc signifier qu’ils ne sont pas non plus les êtres immatures, gaffeurs et insignifiants qu’on décrit aujourd’hui.criouxffMedevoir.com Tourmente au Parti québécois Boisclair veut ramener les souverainistes au bercail «Parce que j’apprends, je change», dit le chefpéquiste Acculé dans les câbles, André Boisclair lance un appel aux souverainistes tout en décrivant une plate-forme électorale axée sur la création de la richesse et l’environnement.ROBERT DUTRISAC Québec — André Boisclair s’est donné l’objectif de stopper la désaffection croissante des souverainistes envers le Parti québécois.«Le défi, c’est de lancer un appel à tous les souverainistes de revenir au Parti québécois», a dit André Boisclair à l’issue de la première journée du caucus de ses députés qui se termine aujourd’hui.Le chef a indiqué qu’il sera question de souveraineté en campagne électorale et a réitéré son engagement à tenir un référendum le plus rapidement possible au cours du prochain mandat Le chef péquiste émergeait ainsi d’une semaine de tourmente où son leadership fut mis à mal par les sorties publiques de Bernard Landry.André Boisclair a dit qu’il allait écouter le message que tous ses députés lui ont livré hier: «Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.» Il est en mesure de changer.«Parce que j’apprends, je change», a-t-il dit Plusieurs souverainistes, dont Bernard Landry, craignent que le leadership défaillant d’André Boisclair ne compromette pour longtemps l’accession du Québec à la souveraineté.«Le PQ connaît des ratés dans le leadership.Il est clair que, si rien ne change, on s’en va nulle part», a soutenu hier le président du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose.L’ancien chef syndical a rappelé qu’il y a plus de souverainistes que de péquistes.«Je suis toujours surpris que les grands stratèges électoraux n’aient pas tiré la conclusion que ce qui est mobilisateur, c'est la question de l’indépendance du Québec.» Si les intentions de vote en faveur du PQ se situent à 32 %, comme le montre le dernier sondage Léger Marketing-Lê Devoir, l’appui à la souveraineté-association, de son côté, se maintient à 45 %.Hier, les députés péquistes ont pris connaissance des grandes lignes de la plate-forme électorale du parti.André Boisclair a donné un bref aperçu de deux thèmes qu’il entend exploiter lors de la campagne électorale.«Nous aurons un propos sur le développement économique», a-t-il dit.«Nous sommes au PQ très préoccupés par la situation économique», surtout dans les régions.«Nous devons, au Québec, faire en sorte d’être plus compétitifs, de créer plus de richesse chez nous.» Le chef péquiste s’est aussi engagé «à faire une loi sur les changements climatiques».Un gouvernement péquiste exigera davantage du secteur privé en matière de protection de l'environnement Lors de la prochaine campagne électorale, le PQ «ne sera pas le même qu’en 2003», a dit M.Boisclair.Les valeurs social-démocrates du PQ seront «actualisées» autour d’un réinvestissement en éducation et d’un soutien à la petite enfance.En matière d’accommodements raisonnables, André Boisclair propose l’imposition d’un «code de référence» pour guider tous les administrateurs publics.Le gouvernement mandaterait un forum de sous-ministres pour répertorier les pratiques qui ont cours en matière d’accommodements raisonnables.«Le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes est un principe incontournable», a dit le chef péquiste.Ainsi, il ne serait pas question que la Société d’assurance automobile du Québec puisse continuer cette pratique révélée par La Presse-, faire en sorte que ce soient exclusivement des évaluateurs masculins qui fassent passer les examens de conduite aux juifs hassidiques.Le Devoir m JACQUES NADEAU LE DEVOIR André Boisclair traverse une semaine éprouvante en raison de la charge menée contre son leadership par celui à qui il a succédé, Bernard Landry.Hier, le chef péquiste a indiqué qu’il ne se laisserait pas abattre si facilement et qu’il était en mesure de changer.Dumont ne veut pas de Ghislain Lebel à l’ADQ Le péquiste orphelin n'en continue pas moins d'admirer le chef adéquiste ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le chef adéquiste Mario Dumont ne veut pas de l’ancien député bloquiste et ancien candidat à la direction péquiste Ghislain Lebel dans son équipe.M.Lebel avait révélé au Devoir mercredi qu’il ne souhaitait pas renouveler sa carte de membre du Parti québécois et qu’il voterait pour l’ADQ lors des prochaines élections.Il a aussi confié avoir songé à représenter la formation de Mario Dumont dans Chambly, perspective qu’il avait abordée avec la présidente de la commission des aînés de l’ADQ, Luce Dupuis (une ancienne députée péquiste).Mme Dupuis avait plus tôt sondé l’intérêt de M.Lebel pour une candidature adéquiste dans Belœil.Mais le chef pdéquiste s’est montré très net hier.A la question: «Etes-vous prêt à l’accueillir dans vos rangs?», il a répondu «non» sans hésiter.«Ce que je sais [.] des positions de ce monsieur serait à mon avis difficilement compatible avec celles de l’ADQ, à moins que, sur des questions comme les [.)autochtones ou [.] l’immigration, il ait évolué beaucoup», a expliqué M.Dumont.En 2002, M.Lebel, notaire aujourd’hui âgé de 60 ans, avait provoqué une grande controverse lorsqu’il avait qualifié de «trahison» l’entente conclue entre le gouvernement péquiste de Bernard Landry et les communautés innues de la Côte-Nord.D y voyait une ratification implicite de la Constitution de 1982 et un précédent risqué.L’année précédente, M.Lebel avait suscité une polémique dans les rangs bloquistes en fustigeant le multiculturalisme.Informé du refus de Mario Dumont de l'accueillir à l'ADQ «à un poste actif», M.Lebel a répondu que de toute façon, il n’était pas membre de cette formation politique.«J’aurais été surpris qu’il veuille de moi, car j’ai toujours été un libre-penseur dans toutes les formations politiques auxquelles j’ai adhéré.De toute façon, je ne cherche pas de job», a-t-il répondu avant d’ajouter «Ça ne m’empêche pas dormir [.] et ça ne m’empêche pas d’admirer le courage de M.Dumont sur les accommodements raisonnables.» Par ailleurs, Mario Dumont a invité les Québécois qui veulent frouver une solution au problème des accommodements raisonnables à rejoindre sans délai l’ADQ.Loin de blâmer les autorités municipales d’Hérouxville pour avoir adopté un règlement sur le sujet, M.Dumont juge plutôt que c’est «un cri du cœur» que ces citoyens ont lancé.«La vraie dérive a eu lieu dans des accommodements déraisonnables.Il faut voir Hérouxville comme un cri du cœur», a-t-il dit Ce qui s’est passé dans cette municipalité «est le symptôme de ce qui se produit quand les gens en charge manquent à leur devoir et ne répondent pas à l’appel».Le Devoir Avec la Presse canadienne Martial loucher ENSEMBLE Fascicule A (240 p.) 15,95$ Fascicule B (176 p.) 15,95 $ Guide d'enseipnemnl (82 p.) 47,95 $ 514-843-5991 tmiQue ai culture religieuse pour les 2' et 3e années ou 2< cycle du secondaire.En uente dans toutes les llDralrles Los prix sont indiqués sous réserve de modificntions.François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.POUR TROUVER UNE SOLUTION A 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 FÉVRIER 2007 LES ACTUALITES Respect de Kyoto L’opposition tente de forcer la main des conservateurs ISABELLE RODRIGUE Ottawa — L’intérêt récent du gouvernement conservateur envers le problème du réchauffement climatique n’est qu’une manœuvre électorale, a plaidé hier le chef libéral Stéphane Dion.Pour une quatrième journée consécutive depuis la reprise des travaux aux Communes, les libéraux ont mis l’accent sur l'environnement Hier, dans le cadre d’une journée de l’opposition, ils ont forcé le débat sur une motion pressant entre autres le gouvernement conservateur minoritaire de «reconfirmer l’engagement du Canada à respecter intégralement les principes et les objectifs du protocole de Kyoto».Le vote sur cette motion devrait avoir lieu lundi, et tout semble indiquer que celle-ci sera adoptée puisque le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ont annoncé qu’ils l’appuieraient.Même si la motion est adoptée aux Communes, le gouvernement n’est cependant pas obligé d’en respecter la teneur.La stratégie des libéraux vise à obliger les conservateurs à se prononcer, lors d’un vote, en faveur ou non du protocole de Kyoto.Le Bloc avait fait de même avec une motion similaire au printemps 2006.Rien de tout cela n’ébranle toutefois le gouvernement conservateur, qui s’oppose à ce plus récent effort des libéraux.Selon le ministre de l’Environnement, John Baird, qui n’a en aucun cas critiqué le traité international, c’est l’affinnation dans la motion que la Loi canadienne sur la protection de l’environnement peut être utilisée dès maintenant pour réduire les émissions qui pose problème.«Cette motion n’est qu’une tentative de faire dérailler la réglementation la plus stricte des gaz à effet de serre de l’histoire canadienne», a résumé le ministre Baird, défendant les mesures présentées par les conservateurs l’automne dernier, C'est ce plan qui alimente les attaques des libéraux.Dans son discours pour expliquer et défendre la présentation de la motion, M.Dion s’est aussi attardé, une fois de plus, à dresser la liste des coupes effectuées l’an dernier par le gouvernement conservateur, à son arrivée au pouvoir.Ce n’est qu’à la fin de l’année 2006, se rendant compte que la population ne lui faisait pas confiance pour s’attaquer à un problème urgent d’envergure internationale, que le premier ministre Stephen Harper a changé de cap, soutiennent les libéraux.Pour le chef de l’opposition officielle, cette volte-face de son adversaire n’est pas sincère.«Les Canadiens ne sont pas dupes, a fait valoir M.Dion dans son discours aux Communes.Ils savent que le premier ministre n'est pas du tout attaché à la lutte contre les changements climatiques.Son seul engagement est de préparer son parti à une élection.» La motion n’est que la première attaque des libéraux.Aujourd’hui, les députés débattront du projet de loi du libéral Pablo Rodriguez sur le respect des ¦ objectifs de Kyoto.Les libéraux espèrent que la mesure sera soumise au vote en troisième lecture le 14 février.«Il nous faut un nouveau gouvernement», a répété à quelques reprises le chef libéral.Pas du tout, a répliqué le ministre Baird, qui s’est fait un plaisir de rappeler les «13 ans d'inaction» du gouvernement libéré.Presse canadienne Politique du médicament Accueil favorable dans le milieu de la santé L’opposition parle de promesse reniée et d’électoralisme LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY uébec — La politique du médicament déposée hier par le gouvernement Charest a reçu une volee de bois vert de la part de l’opposition.L’Action démocratique du Québec (ADQ) a parlé d’un «exercice cynique et électoraliste» tandis que le Parti québécois (PQ) dénonçait une «promesse libérale reniée pour plus de 350 OOO aînés».Par contraste, les milieux de la santé et des sociétés pharmaceutiques ont réservé un accueil plutôt favorable à cette politique qui a suscité un intérêt réel mais prudent chez ces divers intervenants.La riposte la plus cinglante est venue du chef de l'ADQ, Mario Dumont qui a accusé le gouvernement Charest de faire preuve de «cynisme» en déposant sa politique du médicament en période préélectorale.«Un sujet aussi délicat, la santé de la population, ne devrait pas se retrouver dans une mouvance de cadeaux électoraux.Il faut qu’un parti politique soit au summum du cynisme pour se comporter comme ça», a-t-il dit La porte-parole de l’opposition officielle, Louise Harel, a pour sa part déploré le fait que les assistés sociaux devront financer la gratuité des médicaments à même les coupes «de 82 millions» faites dans leurs prestations.Son chef, André Boisclair, a quant à lui dénoncé la stratégie libérale consistant à «renier les engagements pris aux dernières élections».Jean Charest avait promis la gratuité des médicaments pour les 350 000 aînés bénéficiant du supplément de revenu, a-t-il souligné.De son côté, Québec solidaire s’est inquiété de l’impact qu’auront certaines dispositions financières sur le portefeuille des Québécois.Selon son porte-parole, Amir Khadir, «la décision du ministre d’indexer le prix des médicaments et de maintenir la règle de 15 ans sur les brevets aggrave la croissance inflationniste des dépenses de médicaments».Dans le milieu de la santé, la nouvelle politique a toutefois été globalement bien accueillie par les intervenants qui attendaient sa venue avec impatience.Ija.Fédération des médecins spécialistes, la Fédération des médecins résidents et l’Ordre des infirmières y ont vu la concrétisation de nombre de leurs demandes.Seuls les omnipraticiens ont émis un bémol en déplorant le fait qu’ils ont été écartés de la réflexion sur l’usage optimal des médicaments.Pourtant, indique leur fédération, un usage optimal des médicaments «ne peut pas se fai- re sans la collaboration des omnipraticiens».L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) craint elle aussi que l’usage optimal ne devienne un vœu pieux avec le temps si le gouvernement ne s’attaque pas d’urgence à la grave pénurie de pharmaciens dans les établissements de santé.Le Regroupement provincial des comités d’usagers ainsi que l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) ont aussi montré un intérêt pour cette nouvelle politique.Mais le président du Regroupement, Jean-Marie Du-mesnil, promet qu’il gardera le ministère à l’œil en ce qui a trait non seulement aux augmentations des primes mais surtout aux éventuelles dérogations qui pourraient changer la donne.L’importance que revêt le facteur économique dans cette politique a par ailleurs suscité beaucoup de méfiance.La Coalition Solidarité Santé n’a pas caché sa déception de voir que le gouvernement «a cédé aux pressions des compagnies pharmaceutiques» en mettant fin au gel des prix des médicaments brevetés tout en continuant d’accorder à cette industrie la garantie d’achat privilégié de ses produits pendant 15 ans, et ce, au détriment de l’industrie générique, dont les coûts sont moindres.La porte-parole de cette coalition, Gabrielle Pelletier, s’inquiète aussi de voif que les règles qui régis- ARCHIVES REUTERS sent cette nouvelle politique sont toujours inconnues.«Nous aurions aimé avoir plus de garanties et plus de transparence.» Comme la CSN, la Coalition Solidarité Santé a tenu à réitérer sa conviction selon laquelle un régime d’assurance médicaments entièrement public serait la voie la plus sûre pour garantir l’accès aux médicaments.Le Collectif pour un Québec sans pauvreté juge toutefois qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, même si l’annonce d’aujourd’hui ne répond pas entièrement à sa revendication première, c’est-à-dire d'accorder la gratuité à toutes les personnes dont les revenus sont inférieurs à 12 000 $ par an.Une meilleure accessibilité a aussi été réclamée par d’autres intervenants, dont l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic.Les sociétés de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D) ont pour leur part apprécié de voir le gouvernement reconnaître «le rôle des nouveaux médicaments dans notre système de soins de santé ainsi que celui d’une industrie pharmaceutique dynamique pour la société québécoise».La fin du gel est à cet égard un véritable soulagement pour elles, tout comme pour le Conseil du patronat, qui a chaudement salué cette initiative.Le Devoir Avec la Presse canadienne Le Parti vert est plus populaire et plus riche HELENE BUZZETTI Ottawa — Le Parti vert a le vent.dans les coffres.Depuis l’arrivée d’Elizabeth May à sa tête, le financement du parti environnemental va rondement.Tellement qu’il a amassé, au dernier trimestre, plus d’argent que les instances nationales du Bloc québécois.Selon les chiffres dévoilés par Élections Canada hier, le Parti vert a reçu au cours des trois derniers mois de 2006 la rondelette somme de 384 215 $ auprès de 3405 personnes.C’est quatre fois plus que ce que ce parti avait réussi à récolter le trimestre précédent.Pour l’année 2006 complète, le PV a récolté plus d’argent (800 000 $) qu’au cours des années 2004 et 2005 réunies.«Le Parti vert prend de l’ampleur: dans le nombre de ses membres, dans les sondages et dans son financement», a lancé au Devoir une Elizabeth May visiblement très satisfaite de ces résultats.Elle reconnaît que son élection, en août, a augmenté la visibilité du parti et contribué à sa popularité.Elle estime que le parti pourra continuer sur cette lancée.Elle se fixe même l’objectif de deux millions de dollars pour 2007.A titre de comparaison, au cours du même trimestre, le Bloc québécois a amassé un peu moins, soit 352 312 $, auprès de 4306 généreux donateurs.Pour toute l’année 2006 aussi, le Parti vert détrône le Bloc québécois, lequel n'a recueilli que 578 000 $.Toutefois, ces chiffres sont trompeurs car, depuis l’avènement de la nouvelle loi électorale, chaque circonscription est en droit d’amasser — et dç conserver — des fonds qui ne sont rapportés à Élections Canada qu’une fois l’an, au début de l’été.«Il y a dans les comtés un peu plus d’un million et demi de dollars», confirme le porte-parole du Bloc, Frédéric Lepage.Se sent-il menacé par le Parti vert?«Pas du tout.On a eu une campagne de financement en octobre et en novembre qui a très bien fonctionné.Nous avons rempli nos coffres.» Le NPD, compétiteur naturel du PV, ne semble pas affecté pour l’instant par ces chiffres.Pour l’année entière, le parti de Jack Layton a amassé un peu plus de quatre millions de dollars.Notons enfin que, pour la première fois en 2006, le Parti libéral du Canada a récolté plus d’argent que le Parti conservateur au cours du dernier trimestre.Pour l’année entière, toutefois, le PLC traîne la patte, ayant empoché 11 millions contre 19 millions pour le Parti conservateur.Le De vo i r Téléphone : Télécopieur : 514 985-3322 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir,eom I ?N «D » E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-venle-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIETES A VENDRE VAUDREUIL-D0RI0N Maison unifamiliale.3 c.c.À proximité de la gare et services.178 500$ 450-510-0159 CONDOMINIUMS ET CQPliOPlilÉTÉS Métro Crémazie JOLI CONDO Joli coin, 900 p.c.2 c.c.fermées.Salon el s-manger à aire ouverte Sys.alarme.Garage privé À voir! 514-389-1298 OUTREMONT - Luxueux condo Niveau tèrrasse, 4,’î, 2 c.à c.fermées.174 000$ Agents s'abstenir.514 272-3300 ESMIE A 2 KM DESUHON 2 étages sur terrain paysager de 4.5 acres avec 3 étangs avec vue panoramique sur les montagnes de Sutton et du Vermont.4 c.c.t 2 s.de b., s.à m.avec cuisine adj., un gr.salon avec foyer en pierres de taille accompagné d'un ascenseur électrique pour monter le bois, atelier, ch.troide, poêle à combustion lente répondant aux normes envir,, asp.central.Garage chauffé et remise.MLS 852137 349 000$ LOUIS DANDENAULT 4505384000 LES IMMEUBLES OVNAMIQUES INC.SUTTON LES PETITES ANNONCES DE 8 H30 A 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit ir&RÊ-J £321 visa APPARTEMENTS El LOGEMENTS À LOUER A MONTREAL Waverly - Liège R.de chaussée, 5 Rénové à neuf, grand patio, cour.514 389-4524 (répondeur) AHUNTSIC, Vue Rivière 212 Demi s.-s.620$ chauffé, éclairé.Rénové.Libre.514 382-9802 CDN - LUXUEUX GRAND 5 1 2 sur 2 derniers étages.Vue except Lumineux, 3 c.c., 21/2 s.de b, Cuisine équipée, balcons, Asc., pisc., sauna.Slat.Février.1950$ chauffé.514 575-0848 CDN - UdeM.Beau, grand 4’*.Cachet, propre, tranquille, électros, balcon, rénové.755$.Réf exigées et vérifiées.1-819321-1717 CDN Kent pr.Lavoie Beau 51/2 Haut duplex.Tranquille, éclairé.2 électros.Libre.1 200$ chauffé.514 739-0373 514 509-7886 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans dislinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse.l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.APPARIEMENTS ET LOOEMENÏS À LOUER LAURIER/HUTCHISON 4172 rénové, 5 électros, stat.ext.Electricité et chautlage non-inclus.Libre.1350$ 514 924-4383 514 844-7275 METRO CADILLAC 4 1/2 3 électros inclus.Libre 900$/mois 450-447-8057 OUTREMONT - Grand 71/2 2e, 1450 p.c.3 ou 4 c.c.Ensoleillé, Près de tous servives.Libre.1485$chaufté.514 808-0618 OUTREMONT GRAND 7 1/2 3 c.c.éclairé, bois franc, stat.Près Bernard.1950$ 514-273-0275 PLATEAU MONT-ROYAL luxueux 81/2.1950$/m chauffé.Stat.indus svp laisser mess 514-943-3496 S0US-L0CAÏI0N ILE-DES-SOEURS Grand 31/2 meublé, 4 mois.Garage, cable, 950$ chauflé 450 538-5414 OFFRE A PARTAGER OUTREMONT Chambre dble meublée ou non dans gr maison avec professionnelle non-fumeuse, cable Inclus, avec accès cuisine, lav./séch.420$/mois tt inclus.514-274-0510 CONDOMINIUMS À LOUER MOSAÏQUE CENTRE-VILLE UN NOM DE PRESTIGE Quartier (mander et international.De la Gauchelière / Bleury.Nouveau.Studios.App + mezz 1 c.c.2 c.c, 3 c.c.Électros inox.A'C.Sécurité.Conciergerie Gym Centre d'affaires.514 397-0002 www.mosaiquesoutham.com PLATEAU Idéal prof.Invlt., stag, cadres.31 ! «confort,meublé.Valss., literie, a/c, culs.inox.Lav/séc.Internet h-vlt.Cable+ tel.Metro Laurier, 2 min.Université.Quartier Latin.Tarit à la semaine.Visa.MC.Amex 514-886-8102 Ville St-Laurent -Rue Mulr.Château de Casson - 41/2.Solarium, loyer, pl.bois.5 électros.Garage.Pas d'animaux Réf.1350$ Libre.514 992-8788 PROPRIÉTÉ À10UER PETITE PATRIE sur 2 étages 8 pces, 2 sdb, meublé, jardin Réno.Pl.bols.Près métro J-Talon.N-Fum.1300$/m 514-525-6674 MEUBLÉS PIED À TERRE MILE-END Dans maison centenaire rénovée.Sem : 550$ - Mois : 1 600$ 514 277-7374 Tt indus, Stat.gileaux3lilas@hotmail.com VX-MONTREAL-LOFT 900 p.c.C.c.fermée, garage, piscine 1700$/mlt inclus.514 287 1313 HORS FRONTIERES EUROPE A LOUER MIDI DELA FRANCE Villa indfeduelle luxueuse, tt confort au calme, capacité 4 personnes, piscine, sur terrain clos.40 min.Aéroport Toulon-Hyères.Mi-mai à fin sept.Séjours à la quinzaine ou au mois.Juillet-août : 2000$/sem.Autres périodes : 1600$/sem.Réservations, détails et photos sur demande midameyer@lagoon.nc •’* PARISXVe •** Superbe appart.3”, meublé ancien, I.équipé, 2-4 pers., parc.Disp, sem./mois.(450) 968-0262 “PARIS VII-XV •" Superbe 21/2 (Champ-de-Mars) Tt rénové et équipé.Irès ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514-272-1803 À PARIS - Marais 400 euros/sem Provence - Toulon 400 euros* xyzapl@yahao.fr CARPENTRAS en Provence.Près Avignon.Joli et grand 3'5 Centre-ville.514-690-3600 PARIS - CANAL ST-MARTIN Pour quelques mois dès mai.31/2 tout équipé.900 Euro/m 011 33 1 42 02 0817 lmi@nelscape.ca CHAtETS À LOUER ILES-DE-LA-MADELEINE Bord de la mer, chalets à louer.À la sem., meublés.5 min.plage Juillet/aoù! : 450$sem/1 c.c 500$sem/2 c.c.Spécial pour mai/juin/sept.: 350$sem/1 c.c.400$sem/2 c.c.418 986-2207 418 986-5105 MONT-STE-ANNE - CONDO 2 ou 3 c.c.Foyer, pisc.sauna.www.condoduplateau.com .2 jrs ou +.514-327-2929 ŒUVRES D’AR! OEUVRE DE ROCK PLANTE (Réjan Ducharme) et Francine Simonin 514-495-9888 RECHERCHE TABLEAUX R.Richard, lacourto, Hudon, et autres.418-808-8742 ANTIQUITÉS ARMOIRE ANCIENNE À VENDRE 450 246-2837 LIVRES ET DISQUES •Librairie Bonheur d'Occasion’ achète à domicile livres de qualité en tout genre.(514)914-2142 4487 de la Roche,Mt-Royal BOIS DE FOYER •" BOIS DE FOYER SEC De première qualité.Sur livraison seulement.514-519-3975 VÊTEMENTS, FOURRURE MANTEAU DE CASTOR CANADIEN très long, grandeur 8 ans.MANTEAU DE CASTOR AMÉRICAIN trois-quart, grandeur 8 ans.Dans les deux cas, le prix demandé est de 500 $ 514-838-8894 ANIMAUX COUPLE DEJOUES PERRUCHES VERTES À donner.Cage incluse.Cause: déménagement.514 631-0350 BUREAUX Poste de secrétaire-comptable et service à la clientèle pour magasin de portes et fenêtres.Temps plein.514 387-8080 (Demetrio) IMATIQUE ET BUREAUTIQUE VOTRE ORDINATEUR BOGUE OU EST LENT 7 Mise à jour et réparation P.C,, Mac et portables.tOansd'exp.Julien, étudiant.Service à domkale.514 573-7039 COURS ATELIER D'ECRITURE À MTL Avec l'auteure, Sylvie Massicotte Infos : 450 247-0489 MASSOTHÉRAPIE ABONDANCE ET CRÉATION Massage énergétique tantrique axé sur l'expansion de votre énergie.Du mardi au samedi, 2 ou 4 mains.Pour H/F/CPL Jade : 514-833-1382 iesjardinsdejade@videotron.ca Mona - Nouveau studio! Massage professionnel.4804BavduParc.514271-0999 NOUVEAU - Meilleur MASSAGE Beautés de toutes nalionaiilés 635 Provosl-Lachine 514 637-1979 ENTRETIEN.RÉNOVATION ENTREPRENEUR RETRAITÉ Pour vos projets de salle de bains, cuisine, sous-sol et autres J.Massé : 514 745-0503 RBQ : 8340 8468 Of DÉMÉNAGEMENTS G.JODOIN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres Assurance complète 514-253-4374 AUTOMOBILES MAZDA PROTÉGÉ 2003 LX Aut.A.C.8 roues.112 000km.inspecté.10 360$ 514-768-2687 jour/soir.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre ronnaissanre de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie gui s'y sciait glissée.Il un ont ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.SLA : 3 lettres du mot paralysie La SLA vous enlève TOUT, sauf votre lucidité Aidez-nous à vaincre cette maladie mortelle qui tue 3 Québécois par semaine ! SOCIÉTÉ DK A SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIOUE DO QUÉBEC (SLA-Quélrccl (514) 725-2653 1-877-725-7725 (ionsfrais) >ur publication section décès I" necrologse@lememoriel.com 2190, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2H1K3 (5 h) 525*1149 Télécopieur : (514) 525*7999 www.lememorieUom •^JOn^iriQrîfèl Tous les jours de to h 30 è 18 W-jo Les petits frères des Pauvres La famille des personnes âgées seules Afu‘ donner 1.866.627.8653 IMMOBILIER A VENDRE/À LOUER _________$ pour urilriois sur 4 lignes de texte.i»6r2^1ail'P*!fJUpÇlém®!î,aLr?' L'ann°nce est annulable en tout temps.La facturation s établit alors en fonction du tarif régulier, jusqu a concurrence du tarif promotionnel.LES PETITES ANNONCES 514 985-3322 petitas«nnoncB»eied«voir.cotn 636051713^ LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 FÉVRIER 2007 A 5 ACTUALITES Montréal, ville sale Tourisme Montréal appuie son président Gérald Tremblay dit n’avoir jamais réclamé le départ de Charles Lapointe ALEXANDRE SHIELDS L) organisme Tourisme Mont-1 réal a réitéré hier son appui à son président, Charles Lapointe, après que le maire Gérald Tremblay eut demandé sa tête en raison des propos qu’il a tenus mardi.M.Lapointe avait déclaré que Montréal était une ville malpropre et que son administration encourageait l’immobilisme.Ironie du sort, cet appui est survenu quelques minutes après que M.Tremblay se fut rétracté, affirmant qu’il n’avait jamais demandé la démission de M.Lapointe.Le porte-parole de Tourisme Montréal, Pierre Bellerose, a néanmoins fait valoir que le conseil d’administration avait «renouvelé avec enthousiasme sa confiance en Charles Lapointe».«Nous appuyons toutes les actions de cette semaine de M.Lapointe», a-t-il ajouté, en référence à ses propos tenus mardi qui insistaient sur la malpropreté de Montréal et le manque de leadership de l’administration Tremblay dans le domaine.Et selon M.Bellerose, il est maintenant temps de «parler des nouvelles avenues de coopération» entre la Ville et Tourisme Montréal.Avant même le début de la rencontre extraordinaire tenue par le conseil d’administration de Tourisme Montréal, le maire Tremblay a soutenu qu'il n’avait jamais «demandé la tête de Charles Lapointe».«J’ai demandé, par contre, au conseil d’administration de réfléchir sur ses déclarations; alors, ce sera la décision du conseil d'administration de Tourisme Montréal», a-t-il expliqué sur les ondes d’Info 690.Plus tôt en journée, M.La-pointe avait reçu l’appui de l’opposition officielle à l’hôtel de vil- le de Montréal, qui a été prompte à lancer une campagne de lettres d’appui afin de demander à Tourisme Montréal «de ne pas céder au chantage du maire Tremblay».«Garder le silence aurait été bien plus préjudiciable pour l’avenir de Montréal et sa place sur la carte touristique et sur la scène internationale», a écrit la chef de l’opposition, Nou-shig Eloyan, dans une lettre d’appui qu'elle a fait parvenir à M.Lapointe hier matin.Projet Montréal Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a lui aussi dénoncé «la susceptibilité et l’intransigeance» de Gérald Tremblay, une attitude qui équivaut selon lui à de la «censure».«Le maire doit laisser les partenaires de la Ville s’exprimer librement.La déclaration de M.Tremblay démontre clairement qu’il se soucie davantage de son image que de celle de sa ville.Au lieu de prendre acte du problème, il cherche à tuer le messager.C’est inquiétant», a commenté M.Bergeron.Pour sa part, le syndicat des cols bleus de Montréal a également souligné que la ville était malpropre, attribuant cette situation au manque de ressources.Son président, Michel Parent, juge d’ailleurs que la situation est pire dans le centre-ville que dans les nouveaux arrondissements.«Im propreté, l’état du mobilier urbain, l’entretien des rues, boulevards et trottoirs sont autant de petites misères que nous ne voyons plus», a dit Charles Lapointe mardi.Il a proposé du même coup, «sans mettre un sou de plus», d’instaurer «une culture de la qualité».Bref, «que nous fassions avec qualité ce que nous avons à faire».Le Devoir Demande d’extradition Karlheinz Schreiber perd une autre bataille JIM BRONSKILL Ottawa — Le long combat mené par Karlheinz Schreiber afin d’empêcher son extradition en Allemagne va se poursuivre pendant encore au moins une ronde ou deux, en dépit du dur coup porté hier par la Cour suprême du Canada.Le plus haut tribunal au pays a rejeté la demande d’appel de l’homme d’affaires canadien et allemand.Comme cela est la coutume, il n’a pas précisé les raisons ayant motivé son refus.Schreiber, recherché par la justice allemande qui l’accuse d’évasion fiscale, de fraude et de corruption, a cependant l’intention de faire valoir devant la Cour d’appel de l’Ontario qu’il n’a pas profité d’un procès juste en raison de remarques qu’il prétend préjudiciables faites à son sujet par un porte-parole d’un tribunal allemand, en mars.Arrêté il y a plus de sept ans, Schreiber a été actif au sein de groupes de pression, a été consultant et a été impliqué dans des ventes d’hélicoptères, d'avions de ligne Airbus et d’armes.En 2004, le Canada a ordonné son extradition en Allemagne, dont les autorités l’accusent d’évasion fiscale concernant des commissions secrètes de plus de 46 millions de dollars obtenues pour avoir servi d’intermédiaire dans le cadre de diverses transactions.Schreiber avait été libéré sous caution moyennant le versement d’une somme de 1,3 million de dollars, mais il a passé la nuit de mercredi à hier dans une prison de Toronto, en attendant la décision de la Cour suprême.Il demeurera en état de détention au moins jusqu’à la tenue d’une enquête sur cautionnement, la semaine prochaine.Schreiber est devenu connu au Canada en raison d’allégations de paiements illégaux relativement à l’achat en 1988 de 34 avions de ligne à réaction Airbus par Air Canada, alors société d’Etat Aucune accusation n’a été portée.Il a par la suite été révélé que Schreiber a remis à l’ancien premier ministre Brian Mulroney — aujourd’hui conseiller du gouvernement de Stephen Harper — 300 000 $ en plusieurs versements ayant débuté en 1993, peu après qu’il eut quitté ses fonctions.Un porte-parole de M.Mulroney a indiqué que cette somme lui avait été versée en guise d’indemnité pour l’aide accordée afin d’assurer la promotion de l’entreprise de pâtes alimentaires de Schreiber et pour avoir favorisé des rencontres avec des dirigeants d’affaires internationaux.Presse canadienne Le débat a continué de faire rage hier à la Chambre des communes au sujet de l’octroi du contrat d’achat de quatre avions militaires à la société Boeing, certains disant même douter que l’industrie aérospatiale canadienne puisse en profiter.«On va changer le lave-glace, on va mettre de l’huile, puis on va mettre du gaz.That’s it, that’s all.Ça n’a pas de sens», a dit le député libéral Denis Coderre.Contrat pour l’achat de quatre avions C-17 de la société Boeing Des retombées marginales pour l’indiistrie aérospatiale canacUenne ?Le contrat sera signé aujourd’hui même en Ontario Les partis d’opposition ont continué de talonner le gouvernement Harper hier au sujet de l’achat des quatre avions C-17 de Boeing.Ce contrat sera d’ailleurs signé cet après-midi, en Ontario, alors que le Bloc québécois et le Parti libéral soutiennent que cet achat est mal ficelé et que le Québec va «perdre des emplois».ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le ministre de la Défense avait hâte de signer définitivement le contrat pour l’achat des quatre C-17 de l’avionneur américain Boeing.Et ce sera chose faite cet après-midi, à Trenton, en Ontario.Selon les informations qui circulent à Ottawa, le contrat annoncé demain sera d’une valeur d’environ un milliard de dollars, ce qui correspond au coût d’acquisition des appareils.Mais la valeur totale devrait éventuellement atteindre près de 3,4 milliards sur 20 ans, incluant l’entretien.De plus, il n'était pas clair hier si Boeing et le fédéral allaient révéler la répartition régionale des retombées économiques, ce qui est au cœur de la controverse aux Communes depuis trois jours.Certaines sources affirment que Boeing et Ottawa se sont entendus pour fixer immédiatement 60 % des premières retombées économiques, alors que les 40 % restantes viendraient sur une longue période.11 n’a pas été pos- sible de faire confirmer cette information hier.Malgré l’imminence de la signature du contrat la controverse s’est poursuivie hier aux Communes.Le critique libéral en matière de défense, Denis Coderre, a fait écho aux informations qui circulent au sein du ministère de la Défense et dans le milieu très actif des lobbyistes militaires, à savoir que les retombées économiques de 3,4 milliards seraient uniquement indirectes, ce qui empêcherait l’industrie aérospatiale canadienne de profiter de l’expertise de Boeing pour se développer.Selon plusieurs sources, Boeing aurait décidé, avec l’assentiment d’Ottawa, non seulement de faire construire toytes les parties de l’avion aux Etats-Unis, mais aussi d’en faire l’entretien de deuxième et troisième ligne, soit l’entretien d’importance.Boeing n’aurait donc pas l’obligation de céder une partie de sa propriété intellectuelle sur certaines pièces.Boeing a toujours l’obligation de réinvestir au Canada l’équivalent de chaque dollar du contrat, donc 3,4 milliards, puisque c’est une loi canadienne.Mais rien ne l’oblige à fournir des retombées économiques directes.Hier, Denis Coderre était furieux, lui qui aurait aimé un contrat plus avantageux pour le Canada.«C’est avec les retombées directes qu’on peut faire de la recherche et du développement.Les retombées indirectes, c’est changer le papier de toilette dans les avions.On va changer le lave-glace, on va mettre de l’huile, puis on va mettre du gaz.That’s it, thafs ali Ça n’a pas de sens.» Au Sénat, le ministre des Travaux publics, Michael Fortier, a réfuté ces informations.«Nous voulons que ces dollars soient réinvestis au Canada dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense, partout au Canada, pour s’assurer d’avoir des compagnies plus dynamiques qu’elles ne le sont aujourd'hui», a-t-il dit Les TCA Le syndicat des TCA, qui représente 12 000 travailleurs dans l’industrie aérospatiale, a également plongé dans la bagarre hier.Dans un communiqué, la centrale syndicale dénonce «le manque de fermeté» du gouvernement Harper, qui laisse le loisir à Boeing de construire joutes les parties de l’avion aux Etats-Unis.Et puisque l’industrie canadienne se concentre à 55 % au Québec, le syndicat attaque particulièrement les ministres québécois, leur reprochant leur laisser-aller.Michel Gauthier, du Bloc québécois, a de son côté réclamé pour une troisième journée consécutive une part plus élevée des retombées pour le Québec, alors que les informations qui circulent laissent entendre que la province va récolter de 20 à 25 % des retombées, soit autant que l’Ontario et l’ouest du pays.Le ministre de l’Industrie, Maxime Bernier, refuse de garantir une plus grande part au Québec, soutenant que c’est le libre marché qui doit dicter les règles et laissant ainsi le feu vert à Boeing pour choisir qui aura les contrats.«C’est inacceptable.Ce n’est pas ça qu’on attend d’un gouvernement.Ce n’est surtout pas ça qu’on peut accepter quand on sait bien que, quand vient le temps de protéger l’industrie automobile [ontarienne], il n’y a jamais de problème», a lancé Michel Gauthier.Le Bloc réclame 60 % des retombées pour le Québec.«[Maxime Bernier] savait très bien qu’en prenant cette décision-là [laisser le choix à Boeing], il portait un coup fatal à l’industrie aéronautique au Québec.On va perdre des emplois.On va perdre du développement technologique», a dit Michel Gauthier.Le Devoir EN BREF Grève dans des CPE Les membres du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval ont voté mardi soir en faveur d’un plan d'action qui comprend sbc journées de grève d’ici le 31 mars.La première journée est prévue lundi prochain.Les syndiqués et l’Association patronale des CPE (APCPE), qui compte 25 établissements dans la région montréalaise, ne s’entendent pas sur la création de postes d’aide-éducatrice.«Pour nous, l’introduction d’une nouvelle catégorie d’emplois, celle d’aide-éduca- trice, est inacceptable, dit Véronique Lapierre, présidente du syndicat.L’employeur nous affirme que les aides-éducatrices remplaceront les éducatrices pour de courtes périodes, par exemple l’accueil, le dîner, les siestes, les pauses, les sorties, la fermeture, etc., alors que ces moments de routine représentent près de 70 % de notre journée de travail!», affir-me-t-elle.En clair, «Taide-éduca-trice va se retrouver à faire les mêmes tâches à un salaire moindre», selon Mme Lapierre.Le président de l’APCPE, Martin Boucher, réplique que ces aides-éducatrices seront simplement appelées à faire de «petits remplacements».- Le Devoir Aide d’urgence Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) presse le gouvernement du Québec de renouveler le programme de supplément au loyer d’urgence dont bénéficient quelque 3500 ménages à faible revenu.Ce programme, instauré en 2001, permettait aux ménages qui étaient sans logis au 1" juillet de ne pas payer plus de 25 % de leur revenu pour se loger, la subvention couvrant la différence entre ce montant et le coût réel du loyer.«Les locataires doivent ces jours-ci indiquer s’ils renouvellent ou non leur bail.Ils subissent énormément de stress et d’inquiétude.Si la subvention n’est pas renouvelée, ils subiront une importante hausse de leur loyer et plusieurs se verront dans l’obligation de trouver un nouveau logis, au risque de se retrouver de nouveau dans la rue», fait valoir la porte-parole du FRAPRU, Marie-Josée Corriveau.Au cabinet de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, on affirme avoir «bon espoir d’être en mesure de confirmer la reconduction dans les prochaines semaines».- Le Devoir Par un collectif d’auteurs Directeur de la collection: Francis J.borkouishi Right om Adventure in English senes Student Book 1 ISBN 978-2-7608-5610-3 LIDEC inc.514-843-5991 f® année du 2® cycle du secondaire LOTO QUÉBLC 02 11 Gagnants Tirages des résultats du: 2007-01-31 37 compl.Lots 7 875 642,00 $ 41 205,40 $ 1 215,70$ I 4/6 9 834 45,90$ 3/6 161 206 10,00$ 2/6+ 112 086 5,00$ Ventes totales : 15 295 334$ Prochain gros lot (approx ) : 4 000 000 $ 19 30 39 43 Ventes totales : Lots 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00$ 5.00$ 491 246,50 $ E0tra 4901240‘ uU 500 000$ •décompoMble dan» In deux sont GROS LOT CE SOIR 10 OOO 000 $ En cas de dispantô entre cetto liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a A la di Sta Ce soir 21 h Cinquième étape : Panzano, Chianti i \ telequebec.tv DEVOIR VENDREDI 2 FÉVRIER 2 0 0 7 a a L E L E LE MARCHE BOURSIER Accord m wesuim uorp Ufoftîm fïrt western ersi Mtr o 951 joïoîpto ' inc.A A ont)Md '• Aecon Group mm inc ’remium Inc Pr 3 PnmeDivCIA 1 Prime RM Exch (mâcher 1 ; ' : 1 >; ‘ia- y aïo Intl Nickel o Inti Royalty 1 nd Sovetan o WË IH p.jnnp-l Pwr Fin Pr L Networks Ltd.o Inc h I.'W-' ¦Kü 126 27.090 Fnd Un 47 I ün 42667 14 Alimntatr A MV ueoecor uebecor ueenstake ston Mna uest Capital 2 jestAiro 1 jesterre o 2 Au B 37 —3ioo1 AmerBBH Amenop Res i Arnica Aflaturd Amisco indF iR Donnelley Amvescap Exch767 AnatoliaT 19057 Anderson Energ260962 4 Andrew Pell A 4177 11 Angiotech Phrm314532 1 Amhony Clark mtn 750 0.7 350 0310 0.350 470 12000 12.150 »0.050 ,'r: "-'Ç, vamoetn Mm i G'C ne R Mmh i nm Arbor Mem B Aroor Men Cl Apollo Aquiline Res '.annoeWi Ascendnt Aspen Grp o Asoreva Pha Astral All.' ;ii.Ada Aina Atrium ATS Auto Aug pur Gold o 7 Kaboose In^ 85100 rass Kangaroo Media 7165 3 KatanoaM Katanga Mng 135 Katanga Mng Wt Kelman Tect 5 Rockyview Engyl 1.770 1.81 Khan Res o 2 10.720 '0 74'.• rs oomiT Au'a iu'i.xn Au’oj Aust 15 A 4185 ividendlSPr 4190 ausi boiomon* Australia Solm Automodular Avcorp Ind lx - NaUMb Azure Dvna o 1 8 Roval Laser o 1 uane Un 54707 1 Mum 06616 Rubicon o 1721 Russel Mils 2124 II ulleiG'OupUl 55494 1 i p IIEsI rexision Ln îylo Engy Un2464 Toenx un 453- i72a Pizza Uni 1 es Un 21 Pnme,Vest UnZ4 omertum aov 3 I undoro o w IS i ledoma Mng?5?900 lirac Well 88518 1 .r 14.140 14 pnavista Un nnlr.i ian Tec ivailev A o 224923 moCorp 1213912 npBwTfipZiO® i mi :•'(! tnada Btaad isca mu rasca-Sr anam Group ![i21232 evsun Res o anarc Res o 3 ew Gold 0 ,r >.'.11 A ¦ rompton Edw U4 inner tn râpitol Engy 336781 SnSf m Bioscience usa' I' ll t -¦ ¦an ni (jfDalhi,m J lascadeslnc ,Vi innen Ml" j!A nüen4 IM'.II'I dn Gen 5 dn General 1 in Gold Hunt n im 8k A jdn Income dnlileÇIA 1 Mn Lite Pr A |dn Nat Rail 241221 Jdn Nat Res 177 dnRovHtm évcsque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) : à l’information politique : Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Robitaille et RobertDutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen I^évesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction) : Marie-Pier Frappier, Alexandre Shields (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome.Patrick Cossette (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE ET LE MARKETING Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Dave Cameron, Marlène Côté, Christiane Legault, Amélie Maltais, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Martine Riopelle Isabelle Sanchez Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thèri&ult tftrectrice adjointe), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bcrnatchez, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin! Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBITION ET TIRAGE Alexandre Gaudreau (coordonnateur à la promotion et à la sollicitation).Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette Nathalie F'ilion Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau.Danielle Ross.* L » A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 FÉVRIER 2007 1 ICTUALITES CAMERA SUITE DE LA PAGE 1 avion, elle relève de la fantaisie pure.Jocelyn Michel est photographe pigiste et travaille souvent pour la revue Famous Québec.Il avait l’habitude de croquer les vedettes avec sa caméra.«Mais ça donne souvent des prises de vue tellement plates.Or les acteurs aiment jouer.C’est leur métier.Il suffît de les entraîner ailleurs, de leur dire: “Tu es un gambler, un tueur à gages, un laveur de chars.Tu viens de trouver un corps mort”.» Le directeur des Publications Famous Québec, Mathieu Chantelois, l’a encouragé à sortir des sentiers battus, lui réservant une page pour ses prises de vue insolites.Il a continué, faisant ses repérages lui-mème, dégotant des accessoires ici et là, comme ce tableau sylvestre de 50 livres superposé au véritable sous-bois où Anne-Marie Cadieux pose en nymphe moderne.La série avait commencé à l’automne 2005 avec le seul comédien français du lot, Romain Duris.En guise d’accessoires: un escabeau et un néon dans un entrepôt verdâtre de l’édifice Belgo.C’était parti.Né à Arvida, Jocelyn Michel ne se destinait pas à la photographie.«C’est arrivé par accident», assure-t-il.Lors de ses études en sciences pures, un cours complémentaire en photo a scellé sa vocation.Cette série, il la filme sur pellicule, retravaillant le tout au numérique.«Je veux marier la tradition à l’innovation», dit-il.Sa constance: «Une distance entre le sujet et ma caméra.» Il monte à l’assaut des mondes imaginaires, tout en couleurs et en décors délirants, collés aux réalités québécoises plus ou moins trash.Certains tableaux sont poétiques, tel celui de Pascale Bussières en prière sur une nappe à pique-nique au parc LaFon-taine.D’autres sont inquiétants, par exemple Roy Dupuis en jaquette d'hôpital contemplant un squelette, variation sur la vanité de l’existence.Dernièrement, Jocelyn Michel s’est enhardi à créer une composition à trois personnages: Gilles Renaud, Juliette Gosselin et Sylvie Moreau soudain otages d’une scène d’accident avec ambulance.«On a loué le pont Champlain, reçu l’aide de la Croix-Rouge.Mon rêve est d’aller de plus en plus loin dans ce sens-là.» «Jusqu’ici, ça s’est passé souvent très vite, préciset-il.Je faisais des photos pour Famous et entraînais les comédiens un moment dans un décor à côté.Comme Marie-Chantal Perron, à l’heure du tournage de Tout sim ma mère.On était près de l’aéroport de Saint-Hubert.Je lui ai dit: “Viens avec moi cinq minutes."Elle a fait mine de s’envoler.Et voilà!» L’expo a bénéficié d’un sérieux coup de pouce des Rendez-vous du cinéma québécois, qui se sont à juste titre entichés de la série.L’an dernier, ils avaient épaulé Jocelyn Michel pour monter et accrocher six de ses photos à la Cinémathèque québécoise (reprises au Festival de l’Abitibi).Jocelyn Michel considère le cadre de la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal comme son vrai pied à l’étrier.Son but consiste à réunir une trentaine de photos en album.À son tableau de chasse, il brûle d’ajouter entre autres Michel Çôté, Patrick Huard, Rémy Girard, Ginette Reno, Elise Guilbault, Julien Poulin, Marc-André Grondin.Et des cinéastes?«Je pense à Denys Arcand, bien sûr.Ce serait formidable de le diriger en train de diriger.» Jusqu’ici, le jeune photographe n’a reçu l’aide d’aucune institution publique.Il vient tout juste de frapper à la porte du Conseil des arts du Canada, à travers une demande de bourse.«J’aurais besoin d’argent pour le livre, bien entendu, mais aussi pour faire des mises en scène plus compliquées: virer des chars à l’envers, impliquer les pompiers.» , De telles photos mises en scène existent aux États-Unis et en Europe, évidemment.Mais le concept n’avait jamais vraiment été exploité au Québec.Jocelyn Michel revendique les influences des maîtres du genre: Jeff Wall (pour l’orchestration), Gregory Crewdson (pour les montages contrastés), David Lachapelle (pour le côté farfelu).Où puise-t-il son inspiration?Ici et là.Parfois, un lieu appelle l’histoire; parfois, le profil de l’acteur commande une couleur de mise en scène; parfois, une situation absurde impose sa loi.Le bad guy du cinéma québécois, Pierre Lebeau, a été capté dans une salle de bains publique ensanglantée d’une scène de crime.«Je voulais quelque chose à la Quentin Tarantino», dit-il.Patrice Robitaille se retrouve dans une décharge publique en train de relier des fils électriques.«Ça s’intitule “Le branché”.» «A travers mes photos, je raconte une histoire, conclut ce jeune photographe au talent fou.Au spectateur le soin de la réinventer à sa guise.» Le Devoir Enfin du boulot pour le réparateur Maytag Toronto — Maytag procède au rappel volontaire d’environ 201 540 lave-vaisselle de marques Maytag et Jenn-Air vendus au Canada dans des magasins à rayons, des magasins d’appareils électroménagers ainsi que des centres de rénovation car ils peuvent s’enflammer.Les modèles, de prix allant de 399 $ à 999 $CAN, ont été vendu?de juillet 1997 à juin 2001; ils ont été fabriqués aux Etats-Unis.Dans certains cas, l’agent de rinçage peut couler du distributeur et entrer en contact avec le câblage interne du lave-vaisselle, ce qui peut générer un court-circuit et des flammes, et poser ainsi un risque d’incendie.Les consommateurs doivent cesser immédiatement d’utiliser les produits visés par le rappel.- PC Précision t)ans l’article intitulé «Un ancien candidat à la direction du PQ claque la porte», publié dans notre édition du Tr février, nous citions Ghislain Lebel rapportant des propos de la chroniqueuse Josée legault.Avant de la citer, nous aurions dû vérifier auprès de cette dernière si M.Lebel rendait vraiment justice aux opinions de la chroniqueuse.Nous nous en excusons auprès d’elle.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 CLIMAT Un comité sénatorial enquête sur les tentatives de l’administration Bush de museler des chercheurs SUITE DE LA PAGE 1 aussi les conclusions de plusieurs centaines d’études réalisées par plusieurs milliers de chercheurs à travers le monde, dont les conclusions généralement convergentes sont actuellement validées à Paris par un groupe scientifique qui requiert pour chaque mot l’unanimité des 500 participants.Les conclusions du GIEC sont pour une grande part basées sur plusieurs études de la NASA et de la National Ocçanic and Atmospheric Administration (N O AA) des Etats-Unis, un pays dont l’administration fédérale renie pourtant le protocole de Kyoto.Enfin, qotons que l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis, dpnt les négationnistes canadiens citent la critique d’un des chercheurs, a approuvé l’été dernier une déclaration conjointe avec quatre autres grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, déclaration qui va précisément dans le sens des conclusions du GIEC.D’ailleurs^ hier à Paris, les débats se sont enflammés, selon l’agence Associated Press, autour de la marge d’erreur de la conclusion centrale du GIEC, qui attribue clairement aux humains le réchauffement en cours de la planète.Alors que le groupe scientifique concluait qu’il est 4rès probable» que le réchauffement soit d’origine humaine (c’est-à-dire probable à plus de 90 %), certains auraient voulu qu’on dise «quasiment certain» (c’est-à-dire à plus de 99 %).Mais la délégation de la Chine, le pays qui, l’an prochain, devrait devenir le premier émetteur en importance sur la planète, s’est opposée à tout durcissement supplémentaire de la formulation, ont rapporté les délégués de la Barbade, Leonard Fields, et du Zimbabwe, Washington Zhakata.La conclusion finalement retenue — le «très probable» suggéré par le GIEC — va quand même plus loin que celle du rapport de 2001, qui affirmait, sans préciser le degré de fiabilité de l’assertion, que le réchauffement était «probablement» attribuable aux émissions de C02 d’origine humaine.Pendant ce temps, au Canada, le Conference Board déplorait, étude à l’appui, qu’on parle trop peu ici de la nécessité de s’adapter aux changements climatiques, ce qu’on devrait faire plutôt que de toujours discuter, comme le font les écologistes et les politiques, de la nécessité de mobiliser les énergies pour agir sur les causes du problème.Dans un communiqué rédigé uniquement en anglais, le Conference Board dit estimer que «quoi qu’on fasse pour réduire les émissions, le climat va changer et cela affectera les Canadiens», expliquait son vice-président, Gilles Rhéaume.La baisse des niveaux des Grands Lacs, donnait-il en exemple, risque de provoquer des pénuries d’eau et de modifier les récoltes dans les Prairies canadiennes alors que les trois régions côtières du pays seront aux prises avec la hausse du niveau des mers.Il faut, selon le Conference Board, mettre en avant dès maintenant des politiques «d’adaptation» aux changements climatiques, axées sur les problèmes que les institutions publiques et le secteur privé devront affronter.Selon le Conference Board, les politiques, le public et les médias passent à côté d’une di-mension fondamentale des changements climatiques en parlant trop peu des problèmes d’adapta- tion et en mettant trop l’accent sur la lutte contre les changements climatiques, un dossier qui a fait beaucoup jaser mais qui a suscité peu d’action, soutient l’organisme.A l’opposé de cette démarche, un groupe dinves-tisseurs institutionnels américains totalisant des actifs de 41 trillions $US a demandé hier aux 2400 sociétés industrielles les plus importantes de la planète de dévoiler dès maintenant et chaque année leurs émissions de gaz à effet de serre afin que tout le monde puisse suivre leur progression ou le danger qu’elles représentent pour la sécurité climatique.Ces 284 grands investisseurs estiment que le Carbon Disclosure Project, qui vise à préciser aux investisseurs la dépendance au carbone des société industrielles, est désormais un incontournable pour qui veut vraiment donner l’heure juste à propos de ses perspectives d’avenir sur le plan économique.Ces grands investisseurs plaident pour un changement draconien des politiques gouvernementales dans la lutte contre les sources d’émissions car, à leur avis, il serait inutilement coûteux d’investir dans l’adaptation si le problème n’est pas attaqué à sa source même.Le Congrès s’échauffe Les conclusions du prochain rapport du GIEC et les majorités démocrates au Congrès modifient totalement le débat sur les changements climatiques.C’est ainsi que la sénatrice Hillary Clinton et son principal adversaire à l’investiture démocrate, le sénateur Barack Obama, ont tous deux signé au cours des derniers jours le projet de loi présenté au Sénat par Joe Lieberman, un indépendant du Connecticut et ancien colistier d’Al Gore, ainsi que par le sénateur républicain John McCain, de l’Arizona.Ce projet de loi, un des cinq récemment déposés au Congrès, propose de ramener d’ici 2012 les émissions de GES des États-Unis au niveau de 2004 avec, par la suite, une baisse annuelle de 2 % pour atteindre une réduction globale de 60 % d’ici 2050.Tous les projets de loi déposés proposent un plafonnement des émissions des grands émetteurs — et, dans certains cas, des émissions de tous les secteurs économiques — ainsi que la mise en place d’un marché de crédits d’émissions, calqué sur le modèle européen, ce que l’administration Bush et les promoteurs des combustibles fossiles refusent totalement Le comité sénatorial où les grandes figures du Sénat se sont presque toutes prononcée?cette semaine pour un engagement ferme des Etats-Unis dans la bataille du climat siège en même temps qu’un autre comité sénatorial qui instruit une enquête sur les tentatives de l’administration Bush de museler les chercheurs de la NASA et de la NOAA, notamment, afin qu’ils ne parlent pas publiquement de leurs travaux et, surtout, qu’ils évitent les conclusions et les commentaires contraires aux vœux de l’administration.Le nombre d’interventions visant à forcer la science du climat dans le sens des visées de l’administration Bush est tel que le Sénat a ouvert une enquête publique.Le Devoir Avec TAssociated Press et l’Environmental News Service JUSTICE SUITE DE LA PAGE 1 vœu risque de ne pas être exaucé.«Je ne pense pas que ça va changer de direction», indique au Devoir Geneviève Breton, la directrice des communications de M.Nicholson.En fait, on chuchote en coulisse, depuis le remaniement ministériel de début d’année, que le nouveau ministre n'a pas le mandat de modifier en substance les projets de loi déjà déposés.On rappelle à ce titre que le premier ministre Stephen Harper les a souvent annoncés lui-même.«M.Harper a toujours été derrière M.Toews.Le mandat était clair, il n’a pas changé», assure une source gouvernementale fiable, qui ajoute que M.Nicholson «est au moins aussi à droite que M.Toews».Déjà, M.Nicholson a annoncé la semaine dernière qu'il ne reviendrait pas sur une décision de M.Toews, contestée par tout le monde juridique, modifiant la composition des comités de sélection des juges.Comme prévu, donc, un représentant des corps policiers siégera à ces comités et le représentant de la magistrature n’y aurait plus droit de vote, avec pour résultat que ce sont les membres nommés par Ottawa qui détiendront la majorité.Le Barreau du Québec a dit craindre que ce changement ne permette à Ottawa de choisir ses juges selon un «profil».lœ Barreau du Québec s’oppose aussi au projet du gouvernement conservateur de rehausser à 16 ans l'âge de consentement sexuel parce qu’il instaurera ainsi un automatisme aveugle pouvant conduire à criminaliser des personnes ne faisant rien de mal.«Nous nous interrogeons sur l’opportunité d’une initiative qui aurait pour effet de criminaliser des activités de nature sexuelle auxquelles se livre une partie de la population», écrit le bâtonnier Stéphane Rivard dans une lettre datée du 14 novembre et adressée au ministre fédéral de Injustice de l’époque, Vie Toews.Cette lettre constitue la première intervention connue du Barreau du Québec à propos du projet de loi fédéral.Le bâtonnier (sorte de président de l’association des avocats du Québec) rappelle que la loi actuelle exige déjà du juge qu’il considère la différence d’âge entre les deux personnes en cause, l'évolution de leur relation amoureuse et l’emprise et l’influence qu’exerçait l’adulte sur l’adolescent.«Ces critères, lorsqu’ils sont bien appliqués, favorisent la condamnation en fonction des circonstances indésirables de l’acte et non du seul fait de l’âge des parties», ajoute le bâtonnier.M.Rivard conclut donc qu’il serait préférable de se questionner «sur l'efficacité de la loi telle qu'elle est présentement» avant de vouloir la modifier.Le projet de loi déposé par les conservateurs fait passer de 14 à 16 ans l'âge à partir duquel un adolescent est réputé capable de consentir à avoir des relations sexuelles.Si une personne de moins de 16 ans a des relations avec une personne de plus de cinq ans son aînée, ce conjoint plus âgé pourra être poursuivi.Il pourrait en outre être désigné délinquant sexuel et fiché dans le registre conçu pour garder la trace de ces criminels.Ce projet de loi n’a pas encore été adopté.Le Barreau se tient coi aujourd’hui car il espère trouver en la personne de Rob Nicholson un ministre plus ouvert à ses préoccupations.«Nous voulons donner une chance au coureur», expliquait il y a quelques jours au Devoir la porte-parole Sylvie Berthiaume.M.Nicholson, un conservateur de Niagara Falls, occupait auparavant la fonction très peu connue du public de leader en Chambre.Homme discret, plusieurs analystes ont conclu qu’il contribuerait à adoucir l’image du gouvernement conservateur dans le domaine de la justice criminelle.Mais M.Nicholson n’est pas nécessairement moins catégorique sur ces questions que son prédécesseur.Il appartient à la filiale du feu Parti progressiste-conservateur.Il a représenté sa circonscription à la Chambre des communes de 1984 à 1993.Lors du vote de juillet 1987 sur le rétablissement de la peine de mort au Canada, il avait voté en sa faveur (l’initiative avait été défaite par 21 voix).Il avait voté contre le projet de loi C-43 en mai 1990 qui rétablissait un droit, mais très limité, à l’avortement.(11 avait aussi voté contre un projet de loi similaire deux années plus tôt.) Plus récemment, en juin 2005, M.Nicholson avait voté, comme la presque totalité de son caucus, contre le projet de loi autorisant le mariage entre les personnes de même sexe et pour la réouverture de ce débat en décembre dernier.Des 11 projets de loi relevant du ministre de la Justice, huit sont encore à l’étude à la Chambre des communes.De ce nombre, plusieurs suscitent la controverse.Outre celui sur l’âge de consentement sexuel, il y a celùi rehaussant les peines minimales pour les crimes commis avec des armes à feu, celui qui renverse le fardeau de la preuve sur l’accusé quand vient le temps de le désigner criminel dangereux ou encore celui réduisant les défenses possibles des personnes accusées d’avoir conduit en état d’ébriété.Le Devoir MEDICAMENT «Nous approchions du moment où nous allions voir des fabricants retirer leurs produits des tablettes des pharmacies» SUITE DE LA PAGE 1 vulnérables sur le plan financier, soit tous les aînés qui reçoivent 94 % ou plus du supplément de revenu garanti, de même que les prestataires d’assistance emploi sans contraintes sévères à l’emploi, les prestataires avec contraintes temporaires et les titulaires d’un carnet de réclamation.Tous les autres Québécois seront assujettis aux règles de cette nouvelle politique qui met un terme au gel des prix des médicaments.Selon le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard (accompagné pour l’occasion des ministres de la Solidarité sociale et du Développement économique), ce dégel était inévitable.«Le maintien de cette position était devenu intenable et impossible dans un contexte nord-américain qui voit les prix des médicaments grimper sans cesse.[.] Nous approchions du moment où nous allions voir des fabricants retirer leurs produits des tablettes des pharmacies et des établissements.» Cette nouvelle a fait le bonheur de l’industrie pharmaceutique hier, qui réclamait avec force la fin de la politique de non-augmentation des prix des médicaments, en vigueur depuis 1994.L’industrie a aussi vu la règle des 15 ans, qu’elle a âprement défendue, être reconduite dans sa forme actuelle.Le dégel sera toutefois rigoureusement balisé, a promis le ministre Couillard.Ainsi, la hausse maximale permise devra correspondre à l’augmentation de l’indice des prix à la consommation (IPC).Des ententes dont les termes n’ont pas été rendus publics ont été conclues en ce sens avec les compagnies pharmaceutiques, mais des dispositions ont aussi été prévues pour une renégociation à la pièce.Ainsi, un fabricant pourra réclamer une hausse supérieure à celle permise s’il le juge à propos.Dans ce cas précis, il reviendra au ministre de trancher.Hier, il a été impossible de savoir si de telles ententes risquent de se multiplier ou non une fois la politique en vigueur.Au ministère, on juge que ce recours restera somme toute marginal.«L’impression voulant que tous les fabricants vont demander une dérogation est fausse et alimente un stress inutile.On s’attend à ce que ce soit un recours ponctuel», a indiqué le sous-ministre Roger Paquet, d’autant que «tout cela reste assujetti à l’entente qui fait que le prix le plus bas au Canada est garanti au Québec», a renchéri M.Couillard.Dans le souci de faire baisser les coûts du régime, cette politique introduit également un nouvel encadrement des médicaments génériques.Dès juin 2007, le prix du premier médicament générique sera limité à 60 % du prix du médicament innovateur alors qu’il sera fixé à 54 % pour les suivants.Enfin, la marge bénéficiaire maximale des grossistes en médicaments sera ramenée de 9 % à 7 %.Dans l’ensemble, toutes ces mesures financières auront un impact minime sur le portefeuille des contribuables, a assuré le ministre Couillard, qui chiffre ce montant à 15 millions de dollars sur un budget qui a atteint les trois milliards en 2006.«Il faut faire la résultante de toutes les mesures, celles qui augmentent les coûts et celles qui les diminuent.Au total, elles auront un impact marginal.On parle d’un demi de 1 %.[.] Les déterminants qui poussent sur le coût des médicaments sont ailleurs: dans le vieillissement, dans le nombre d’ordonnances qui augmente sans cesse et dans l'arrivée de nouvelles molécules.» Voilà pourquoi la politique du médicament fait aussi de l’usage optimal un cheval de bataille de premier plan.Au Québec, 10 % des hospitalisations sont liées à un problème de médication.Des ressources supplémentaires seront donc dégagées pour faire baisser ce triste bilan.Au nombre des mesures proposées, on compte l’introduction d’un service téléphonique Info-Médicaments — futur petit frère du bien connu Info-Santé —, la promotion de la médication à domicile et l’informatisation de l’acte thérapeutique entre le pharmacien et le médecin.Québec s’immisce aussi dans la manière de faire des pharmaciens et des grossistes en les invitant à se doter d’un code de pratique clair dont le respect sera une exigence supplémentaire.Les rabais négociés au volume par les pharmaciens avec les fabricants de médicaments seront ainsi plafonnés à 20 %, une initiative jugée «futile, contre-productive et inéquitable» par l’Association québécoise des pharmaciens-propriétaires (AQPP).«Non seulement [cette mesure] ne profitera ni au gouvernement, ni aux citoyens du Québec, mais elle fragilisera la pharmacie québécoise», a commenté son directeur général, Normand Cadieux.Selon l’AQPP, cette mesure créera un préjudice pour les patients qui seront les premiers touchés par cette mesure.Ces rabais sont souvent réinjectés de façon à assurer un service plus rapide et plus efficace, par exemple en augmentant le personnel, arguë l’association.«La stratégie du ministre aura pour seul effet de prendre de l’argent chez les pharmaciens, donc dans le système de santé du Québec, et de l’acheminer ailleurs dans le monde, notamment en Ontario, a indiqué M.Cadieux./e ne vois pas en quoi les Québécois y gagneront quelque chose.» Rappelons que lors de sa création, en 1997, le régime public d’assurance médicaments coûtait 1,1 milliard de dollars.Depuis, sa croissance a été exponen-tielle, avec une augmentation moyenne de 12,5 % par année.Depuis quelques années, on observe toutefois une tendance à la baisse.En 2006, ce taux était passé à 6,1 %.Le ministre Couillard a bon espoir que sa politique maintienne un taux semblable pour les trois prochaines années.«Idéalement, nous visons les 5 %», a-t-il précisé.Le Devoir Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Les abonnements 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 363-0305 Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3344 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 'test.ilUlis|,'”iti™.1 mxamn donl ta cau« h» prpdutoou lw wÿçCT iyivail inlénesser m tacteui* Si vous ne souhaite* pas recevoir de correspondance de ces oruanisaUons, veuille* en avertir notre service à la diemèle >r Mme.Montréal.(Québec).Ht A .IMS II ™t Imnrimé iw Imnrimerie Québécor Sl-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur .U Devoir est publié du lundi au samedi parle Devoir Inc.dont le sieur social est situé au 2050, rue De Dleury.(C étage, Montréal, (Québec).H3A3M9 II est imprimé par Imot I jagenee Presse Canadienne est autorisée tt employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.I* Vernirent distribué par Messaueries Dynamiques, division du Gp •.-ri.—.-ï r->-Yr-a -r-v -^“V vr1 " Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest Montréal Dynamiques, division du (.roupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l^ival.F.nvoi de publication — Enregistrement n° 0658.Dépftt légal: Bibliothèque nationale du Québec.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.