Le devoir, 19 février 2003, Cahier A
V o i.X C I V X :i 5 ?+ T A \ Y S LE DEVOIR budget Manley LE MERCREDI 19 F E V H 1 E H 2 O O 3 uis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Monger (responsable du site Internet), iosèe Boileau.Julie Carpentier (sports).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Pauline Grave! (science) ; Michel Garneau (caricaturiste) .Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (rr/erfmrs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l’information culturelle : Michel Rélair (responsable), Jean-Pierre l^gault.Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Ijunarche (arts visuels): à l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny.Éric Desrosiers, Valérie Dufour, Claude Turcotte; A l’information internationale Claude Lévesque, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); À l’information politique Hélcne Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (crnrespondants parlementaires à Québec), Kathleen I>vesque ; Marie Hélene Alarie (secrétaire à la rédaction) : l»uise-Maude Rioux Soucy.Genevieve Otis-Dionne (commis) l^a documentation Gilles Paré (directeur): Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril.Jean de Billy.Gyslaine Côté.Marlene Côté.Annie Duguay, Martin Fournier, Christiane Legiult, Amélie Maltais.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires).Laurence Theriault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Berubé (secrétaire).LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion.Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thériault (resprmsable service d la clientèle, distribution et tirage).Marie-Kve Santerre, (coordonnatrice à la promotion étala sollicitation), Monique L'Heureux, Use Lachapelle, Rachelle Leclerc.Marie-France Dalcourt.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur).Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).r t A 10 LE DEVOIR.LE MERCREDI 19 FÉVRIER 2 0 0 3 LE DEVOIR ACTUALITES EN BREF Habitation: le budget Manley déçoit (Le Devoir) — Au FRAPRU comme au Réseau québécois des OSBL d’habitation, on estime que les 320 millions en cinq ans injectés en habitation dans le budget Manley, qui complètent un précédent investissement de 680 millions, sont en deçà des besoins.«Au Québec, ça donnera 84 millions.Si le Québec met le même montant, ça signifie 2500 logements de plus sur cinq ans, calcule François Saillant, du FRAPRU.Ça ne compense pas les 40 000 logements perdus pendant toutes les années où le fédéral s’est retiré du secteur.» Pour Pierre Goyer, du Réseau des OSBL, «il faudrait d’abord reconnaître que la situation du logement exige un programme permanent».Il note aussi que le précédent programme fédéral de logement abordable, axé sur la classe moyenne, «ne nous a pas éblouis parson efficacité».Québec devra donc arrimer le tout aux besoins des plus démunis.La prolongation du programme fédéral d’aide aux sans-abri leur semble toutefois une bonne nouvelle, à condition qu'il serve d’abord à construire des logements avec soutien communautaire afin de sortir les gens de l’itinérance.COALITION SUITE DE LA PAGE 1 «L’obéissance de l’Irak à l’ONU n'a pas de précédent», a estimé hier l’ambassadeur de l’Irak à l’ONU, Mohamed al-Douri, lors d’un débat public au Conseil de sécurité consacré à l’Irak, évoquant une coopération «pleine et active» avec les inspecteurs.M.al-Douri a demandé au Conseil de sécurité de tenir compte des millions de personnes qui ont manifesté dans le monde contre une guerre en Irak.Une soixantaine de pays se sont inscrits pour participer à ce débat qui se poursuivra aujourd’hui et qui pourrait refléter les divergences qui s’aggravent entre Européens sur la crise irakienne.L’ambassadeur de l’Iran aux Nations unies, Javad Zarif, a déclaré que «l’extrémisme gagnerait énormément de points avec une aventure en Irak», qui ouvrirait «un scénario de cauchemars», et s’est inquiété des conséquences de l’éventuelle nomination d’un officier américain pour diriger ce pays.Selon un diplomate américain, la nouvelle résolution voulue par Washington sera 4rès musclée» et établira que l’Irak a commis de nouvelles violations «patentes», un terme déjà employé dans la résolution 1441 du 8 novembre, qui ouvre la voie à de «sérieuses conséquences», c’est-à-dire la guerre.Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a indiqué que l’administration américaine examine avec ses alliés ce projet de «deuxième résolution» et que celle-ci «pourrait être annoncée dès cette semaine, peut-être la semaine prochaine».George W.Bush a assuré hier qu’il ne se laissera pas dissuader par les manifestations mondiales contre une guerre en Irak.Tout en observant que «la démocratie est une belle chose», le président Bush a expliqué hier que l’ampleur des manifestations pacifistes qui se sont déroulées ce week-end partout dans le monde n’est pas de nature à influer sur ses décisions.«Le rôle d’un dirigeant, c’est de décider sa politique en fonction de la sécurité, dans le cas présent, la sécurité du peuple», a-t-il insisté.«Certains dans le monde ne considèrent pas Saddam Hussein comme un,e menace pour la paix, a reconnu le président des Etats-Unis.Avec tout mon respect, je ne suis pas d’accord.» Rectificatif Une erreur s’est glissée dans la légende accompagnant la photo montrant un artiste de cirque publiée en page une hier.La désignation anglaise «Latvia», utilisée pour nonuner le pays d’origine du personnage de la photo, aurait dû être traduite par «Lettonie».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Placedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Parcourriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir eut publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le aièRe social est situé au 2060, rue IV Bleury, 9* étage, Montréal.(Québec'), H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, MO.boulevard Industriel.Saint Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint Jacques Ouest.Montréal.I/agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest.Laval.Envol de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec' SUITE DE LA PAGE 1 Un autre milliard doit servir à la restauration des infrastructures municipales, là encore sur 10 ans, mais cette fois, on a mieux prévu le coup et promis de débourser 100 millions par année pour les deux prochaines années, ce qui ravira le monde municipal.Le milieu environnemental devra attendre, même si on s’engage à investir deux milliards sur cinq ans pour l’environnement et la mise en œuvre du protocole de Kyoto.Le gouvernement offre peu de précisions sur ses intentions, les décisions n’ayant pas toutes été prises.M.Maiüey est plus pressé quand il s'agit de faire certaines dépenses qui permettent de respecter des engagements que M.Chrétien risquait sinon de trahir.Pour ça, il a eu recours à une méthode de son prédécesseur, c’est-à-dire qu’il a imputé à l’année financière qui s’achève le tiers des 17 milliards de dépenses supplémentaires inscrites dans son plan triennal, un plan triennal qui commence avec l’année qui se termine le 31 mars prochain.D ajoute ainsi 6,4 milliards aux dépenses de cette année.Cela a pour effet de faire croître les dépenses de programmes de 11,5 % en seulement un an.Pour les deux années à venir, Ottawa calcule que ses dépenses croîtront d’encore 4 % par année environ.On arrive ainsi à une hausse moyenne d’un peu moins de 7 % par année alors que l’inflation devrait osciller entre 1,1 et 2,2 % durant cette période, selon les prévisions du mimstère des Finances.Il faut noter que la presque totalité des 6,4 milliards, payés à même les surplus de cette année, seront en fait des transferts dans des fonds qui seront utilisés sur une plus longue période de temps.C’est le cas du supplément de 2,5 milliards pour la santé, du fonds de 1,5 milliard pour l’équipement diagnostique et des 500 millions pour la Fondation canadienne de l’innovation.Cette manœuvre comptable permet aussi à Jean Chrétien de respecter l’engagement pris il y a un an d’augmenter de 8 % par année le budget de l’aide publique au développement D atteint sa cible en 2002-03 en injectant avant le 31 mars 353 millions supplémentaires, ce qui porte le budget total à 2,65 milliards.Le total de l'APD atteindra 2,87 milliards en 2003-04 et 3,1 milliards l’année suivante.Les surplus de cette année permettent aussi de venir à la rescousse de la Défense nationale avec un versement immédiat de 270 millions pour éponger 100 millions de factures attribuables au dernier passage en Afghanistan et 170 millions en réparations et achat de pièces de rechange.Son budget sera aug- MILLIARDS Dette fédérale en fonction du PIB Recettes et dépenses fédérales en fonction du PIB 60 - ¦ « « 15 - 40 - Dépenses 1995- 2003- 1997- 2001- 1999- 2001- 2003- 2004 1995- 1998 2002 menté de 800 millions les années suivantes pour atteindre 12,75 milliards.Malgré tout, le gouvernement prévoit que la proportion de ses dépenses par rapport au produit intérieur brut restera relativement stable d’ici trois ans.Même chose pour ses revenus.Quant à la proportion de la dette, qui a atteint 44,5 % du PIB, elle continuera de baisser car le gouvernement continue d’y consacrer la réserve pour éventualités de trois milliards quH prévoit chaque année.M.Manley maintient cette réserve, y ajoutant même une «mesure de prudence» d’un milliard qui croît ensuite d’année en année.Comme prévu, le budget de M.Manley reproduit les engagements contenus dans l’«arrangement» sur la santé du 5 février dernier.Ottawa haussera de 17 milliards ses investissements actuels en santé, ce qui comprend les sommes qu’il dépense lui-même et 3,9 milliards promis en septembre 2000.Au total, c’est 10 milliards d’argent neuf que les provinces recevront sous forme de transferts.Le ministre confirme aussi la création, dès le 31 mars 2004, d’un nouveau transfert dédié à la santé et d’un autre pour les programmes sociaux et l’éducation post-secondaire.Actuellement, ils sont regroupés sous un seul chapeau.Une série de mesures destinées aux familles, aux handicapés et aux autochtones apparaissent au menu.La hausse de la prestation nationale pour enfants pour 2003 atteindra un maximum de 2632 $ par enfant et continuera d’augmenter pour atteindre 3243 $ en 2007.On parle d’un investissement supplémentaire de trois milliards sur cinq ans.Les autres contribuables, qui profitent toujours des réductions d’impôts annoncées en octobre 2000, jouiront d’une hausse graduelle du plafond de contributions au Régime enregistré d’épargne-retraite et d’une réduction des cotisations à T assurance-emploi en 2004.Les voyageurs, eux, auront le plaisir d’apprendre que la controversée taxe pour sécurité dans les aéroports sera abaissée de 12 à 7 $ pour un aller simple.Du côté des entreprises, on profitera entre autres de l’élimination progressive de la taxe sur le capital et le Fonds de la té-lévision recevra 75 millions de plus sur deux ans.Ottawa investira 114,5 millions sur deux ans pour mettre en œuvre son plan d’action pour les langues officielles.Mais le grand gagnant reste encore le secteur de la recherche, de l’innovation et de soutien aux études avec 1,7 milliard d’investissements nouveaux sur cinq ans.Le gouvernement fédéral prolonge aussi ses programmes d’aide aux sans-abri, à la rénovation domiciliaire et à la construction de logements abordables.Côté transparence, M.Manley fait quelques pas, mais ceux-ci demeurent modestes.Comme le recommandait la vérificatrice générale, il adopte une nouvelle méthode comptable qui rend mieux compte du passif et de l’actif du gouvernement mais qui change peu de choses aux chiffres finaux D s’engage aussi à tenir la consultation promise sur la méthode de fixation des taux de cotisation à l’assuranceemploi.D annonce enfin des modifications législatives pour améliorer la reddition de comptes des fondations mises sur pied par Ottawa, mais il ne va pas jusqu’à les soumettre à la loupe de la vérificatrice générale.M.Manley introduit aussi une examen continu, suivant un cycle de cinq ans, des programmes fédéraux afin de s’assurer que ces derniers demeurent pertinents.Sinon, on les éliminera et on profitera des économies pour en financer d’autres.On prévoit déjà un milliard d’économies cette aimée, mais les détails ne seront connus qu’en mai.MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 Pour le reste, pour les allégements fiscaux, il faut s’en remettre aux modalités de l’énoncé budgétaire d’octobre 2000 de Paul Martin.Il faut s’en remettre à ces 100 milliards sur cinq ans, les trois quarts visant les particuliers et les familles.Un plan qui a déjà réduit de 21 %, en moyenne, l’impôt fédéral sur le revenu des particuliers et qui a fait passer le taux général d’impôt des sociétés de 28 à 23 % (à 21 % pour les petites entreprises).A cela s’ajoute le taux d’impôt sur le gain en capital ramené à 50 % et l’indexation intégrale du régime d’imposition à compter du 1er janvier 2000.L’ensemble de ces mesures a produit un allégement total de 17 milliards en 2001, de 20 milliards en 2002.Selon les données du ministère des Finances, cet allégement atteindra les 24 milliards en 2003 et les 31 milliards en 2004.En fait, pour 2003, tout au plus le contribuable peut-il miser sur im facteur d’indexation de 1,6 %.Et continuer à bénéficier de la diminution des taux d’imposition appliquée le l'T janvier 2001.Le taux de 17 % passait alors à 16 %, celui de 24 % à 22 % et le taux supérieur, de 29 à 26 %.Sans oublier l’élimination de la surtaxe pour la réduction du déficit et l’augmentation de la Prestation fiscale canadienne pour enfants.Mais ce virage audacieux a eu lieu alors que John Manley se voyait confier les rênes du ministère des Affaires étrangères, après avoir été sept ans ministre de l’Industrie.À la tète du ministère des Finances, ü s’en tient à un renforcement de ce plan que l’on peut qualifier de tiède.Ainsi, le supplément de la Prestation nationale pour enfants sera majoré pour les familles à faible revenu (coût total de 200 millions en 2003- 04, de 300 millions en 2004-05).L’augmentation annuelle sera de 150 $ par enfant en juillet prochain, de 185 $ en juillet 2005 et de 185 $ en juillet 2006.Les programmes destinés aux personnes et enfants handicapés recevront des montants additionnels de 95 mifiions en 20034)4 et de 160 millions en 2004- 05.Dans la foulée, une nouvelle Prestation pour enfants handicapés a été instaurée et pourrait atteindre 1600 $ par année pour les familles à revenu faible ou modeste admissibles.Pour les autres, on pense essentiellement à la hausse du plafond des cotisations à un REER et à un régime de pension agréé.Une mesure de 105 millions (en manque à gagner) en 2003-04, de 165 millions pour l’exercice suivant En fait on vise à accélérer les hausses de plafond déjà prévues.Pour le REER, le plafond en 2003 passe de 13 500 $ à 14 500 $.Il est ensuite augmenté de 1000 $ par année, pour les années 2004 et 2005, pour passer de 16 500 $ à 18 000 $ en 2006 et être indexé ensuite.Initialement, le plafond devait atteindre son maximum à 15 500 $ en 2005 et être indexé ensuite.Mais encore et toujours cette référence à octobre 2000, l’essentiel de l’allégement du fardeau fiscal des particuliers, cette année, y trouvant racine.Ainsi, il est évalué que, sans les mesures de ce plan, une famille de quatre personnes à deux revenus totalisant 60 000 $ aurait payé 24 % de plus en impôts.Le différentiel atteint les 44 % dans le cas d’une famille de quatre personnes disposant d’un revenu unique de 40000$.La suite du plan quinquennal fera ressentir le gros de son impact en 2004.Le montant personnel de base passera alors de 7765 $ en 2003 à au moins 8000 $, et le montant pour conjoint de 6586 $ à 6800 $.Quant aux seuils, celui du deuxième palier passera de 32 183 $ en 2003 à au moins 35 000 $, le seuil de la troisième fourchette sera d’au moins 70 000 $, contre 64 368 $ cette année, et celui de la quatrième fourchette, d’au moins 113 805 $.Et ce n’est qu’en 2004 que le taux de cotisation des employés à l’assuranceemploi tombera sous les 2 $, à 1,98 $ du 100 $ de gains assurables.Il est à 2,10 $ cette année.Pour les entreprises, le taux général d’impôt passe de 25 a 23 % cette année.Quant aux nouvelles mesures annoncées, mentionnons la hausse, de 200 000 $ à 300 000 $ en quatre ans, du plafond de la déduction accordée aux petites entreprises.Et l’élimination, sur cinq ans, de l’impôt fédéral sur le capital.Cette surcharge sera retirée dès l’an prochain dans le cas des sociétés de taille moyenne.Le coût de l’ensemble des nouveÜes mesures destinées aux entreprises est estimé à 230 millions en 2003-04 et à 685 millions l'exercice suivant Surtout, pas d’harmonisation au régime fiscal américain, qui veut éliminer l’imposition sur le dividende.On estime, à Ottawa, qu’une fois complétée l’élimination progressive de la taxe sur le capital, le taux moyen d’impôt des entreprises au Canada sera 4e 6,6 points de pourcentage inférieur à celui des Etats-Unis.Un avantage qui devrait demeurer, souligne-t-on, même si la mesure controversée du plan Bush était adoptée.En fait si les deux plans de relance du président américain lui ont valu des reproches voulant que son administration privilégie la voie des déficits budgétaires, la tendance de ce côtèci de la frontière pousse résolument vers la sauvegarde de cette tradition de surplus abondants.De cette marge de manœuvre budgétaire reconquise.D’ailleurs, dans son discours, M.Manley n’a pas été sans se réjouir du fait que, pour la première fois de notre histoire, la dette canadienne est inférieure à celle des Etats-Unis.Et que la croissance projetée des dépenses de programmes totales soit inférieure à la croissance de l’économie.Question de priorités.Pendant ce temps, dans les provinces, chez les contribuables.SUITE DE LA PAGE 1 qui composent le programme de premier cycle.Ces avancées ambitieuses font actuellement l’objet de réflexions au sein du conseil universitaire, une des instances décisionnelles de l’université.«Nous ét'aluons la possibilité d’inscrire au programme la maîtrise de deux langues nécessaires pour obtenir le diplôme, en plus de la connaissance d’une troisième langue», explique le recteur Bruno-Marie Bé-chard, désigné «bâtisseur du mois» par la revue Commerce dans son édition de février, dans laquelle on 1 associe carrément à un «vent de renouveau» soufflant actuellement sur la région de Sherbrooke.Cette idée s’inscrit dans le cadre du plan d’action stratégique 2001-05 lancé par l'université en septembre dernier.Dans le cadre d'une politique linguistique institutionnelle que le vice-rectorat à l’enseignement élabore actuellement, l’UdeS suggère la maîtrise non seulement du français mais aussi d’une deuxième langue qu’on suppose être l'anglais «mais qui pourrait aussi bien être l’espagnol, par exemple», précise Jacques Viens, directeur des communications à l'université.On se rappellera qu’un projet similaire, lancé récemment par l’Université du Québec à Montréal autour de l'élaboration de sa propre politique linguistique, a soulevé les passions au sein de la communauté.La proposition du groupe de travail sur l'intégration des étudiants non francophones et la langue d’enseignement de permettre aux étudiants de suivre 10 % de leurs cours disciplinaires dans une langue autre que le français en a fait sursauter plus d'un.L’UQAM avait d'ailleurs refusé, pour des raisons linguistiques, de conclure en 2001 un contrat de formation en anglais pour des cadres de la société Bombardier, contrat que s'empressa de signer.lllniver-sité de Sherbrooke! •Nous donnons des cours en anglais en formation SHERBROOKE sur mesure, et la possibilité de remettre les travaux en anglais existe chez nous», ajoute M.Viens.L’établissement, que l’on connaît surtout pour l’originalité de son régime d’enseignement coopératif, où les connaissances théoriques s’allient à des expériences de stage en milieu pratique, souhaite du même souffle mettre en place une école de langues avec ses partenaires de la région et du secteur de l’enseignement supérieur (neuf établissements réunis sous l’appellation de «pôle universitaire de Sherbrooke»), Suivant le principe selon lequel «un esprit sain évolue mieux dans un corps sain», l’université veut également jouer d’audace — une de ses marques de commerce — en ajoutant au parcours obligatoire des étudiants de premier cycle des crédits en activité physique.«Je voudrais que ça Jasse partie de la formation générale, que ça y soit carrément inscrit», lance le recteur, reconnu pour son dynamisme contagieux.Cette idée, elle aussi lancée par les pistes d’action du plan stratégique, se marie à d'autres objectifs comme ceux de créer un centre d’excellence de l’activité physique et de réduire de moitié — d'ici 2005 — les statistiques d’épuisement professionnel au sein de la communauté universitaire.L’UdeS, qui faisait récemment l’objet d’un reportage de la British Broadcasting Corporation et d’Euro-news sur les universités du monde qui se distinguent des autres par des succès particuliers, prend la planète comme terrain de jeu.«Mon échiquier, c’est le monde», affirme sans ambages son jeune recteur dans* 1 la trentaine, l’un des plus jeunes à diriger une université en Amérique du Nord.Son opération de conquérant l’a d’abord mené à Longueuil: l’étonnement général autour de la nouvelle appellation de l'édicule du métro de Longueuil — désormais «Longueuil-Université de Sherbrooke» — n’a pas surpris M.Béchard.«Les gens ont été étonnés, et c’est normal: Us ne savaient pas qu’on était établis à Longueuil», explique-t-il, ravi de l’effet produit, qui fera de la publicité à la présence de l’établissement sur la rive sud.Outre la présence sherbrookoise à Longueuil — «on est quand même là depuis plus de 40 ans!» —, le recteur, dans ses discours, parle désormais de cinq universités dans le paysage du Montréal métropolitain: Sherbrooke et ses consœurs, soit l’Université de Montréal, l'UQAM, Concordia et McGill.«R y aura vraisemblablement un jour un pôle universitaire à Montréal, je l’espère», affirme le recteur, qui affirme ne pas vouloir concurrencer les autres ni fouiner dans leur clientèle.«Notre objectif n est pas de grossir, nous sommes même contre le fait de grossir», affirme M.Béchard, dont l'université a toutefois inscrit comme priorité de son plan d'action l’objectif d’accroître la qualité de ses candidats au premier cycle.Mais l’UdeS innove et bouscule peut-être un peu sur son passage à force de faire de la publicité au sujet de ses bons coups.«Ce n ’est pas dans les gènes universitaires de mettre en valeur les universités», ex-plique-t-iL «Moi, j’essaie de compenser par excès de l’inverse!», ajoute-t-il en riant.Après le coup du métro Longueuil-Université de Sherbrooke et la une de la revue Commerce sous le titre «Le phénomène Béchard», le recteur promet de nouvelles constructions à Longueuil pour accroître la visibilité de rétablisse" ment, en plus de multiplier les passages dans les chambres de commerce et autres arènes de pouvoir.L’UdeS, qu’il a lui-même choisie pour son dynamisme, «a le vent dans les voiles et joue un rôle unique», en plus de présenter un profil prometteur calqué sur la société du savoir: «Nous ne sommes pas là pour générer une élite cultivée sans égard au marché du travail.Notre finalité est liée au secteur économique, et ce n’est pas tabou ni péché mortel comme le pensent certains», affirme M.Béchard, dont l’université étudie actuellement la possibilité d’émettre des obligations pour entretenir et élargir son parc immobilier.f
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